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E g lise
en MARTINIQUE
N° 538
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
12 février 2017
Choisis la V ie

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EDITORIAL
«
S
i tu le veux, tu peux observer les commandements...
Il dépend de ton choix de rester fidèle... La vie
et la mort sont proposées aux hommes, l'une et
l'autre sont données selon leur choix. »
Nous avons donc une option fondamentale entre la vie et
la mort. Dieu indique le chemin pour arriver à la vie, mais
respecte nos options. Il veut pour nous la vie et le bonheur, mais
il respecte notre liberté. Nous avons ainsi la responsabilité
de notre propre destin. Nous sommes donc libres de choisir,
tout en sachant que nos choix conditionnent notre futur.
Cependant, gardons à l’esprit que le choix de chacun à une
certaine répercussion sur le destin de la collectivité…
Ce samedi 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de
Lourdes, l’Eglise célèbre la 25
ème Journée mondiale du malade.
Le thème retenu cette année est Émerveillement pour tout ce
que Dieu accomplit : Le Puissant fit pour moi de grandes choses…
(Lc 1,49). Le 12 février est le Dimanche de la Santé : Choisis
la vie. Heureux celui qui marche dans la Loi du Seigneur. Le
pape François a exprimé sa proximité et son encouragement
aux malades, aux soignants et à tous ceux qui participent à
restaurer la santé des malades.
Nous sommes invités à être en communion de prière avec les
malades du monde entier, mais également à réfléchir sur notre
propre santé… ce bien reçu, que nous devons sauvegarder.
C’est parti ! Le 1
er chantier du plan pastoral ECCLESIA’M 2020 !
sur la famille a été lancé le samedi 4 février. Il a rassemblé
de nombreuses personnes (couples, célibataires, religieux...)
pour un « brainstorming », technique bien connue des
professionnels de la communication, permettant de trouver un
maximum d’idées dans un minimum de temps, pour ensuite
les transformer en solutions concrètes. Cette Assemblée
synodale a, en effet, contribué à une première ébauche de
fiches d’actions. Ce chantier a été une très belle expérience
à en juger par les différents échos recueillis. Rêvons d’un
monde plus beau à faire ensemble… car la valeur de la famille
est importante pour adoucir les relations entre les gens.
Les prochaines séances de travail sont d’ores et déjà
programmées pour les autres chantiers du plan pastoral
ECCLESIA’M 2020 ! La dynamique est lancée, soyons donc
optimistes, voire même ambitieux !
Heureux … Pas n’importe comment, mais dans le respect de
la loi du Seigneur qui est chemin de vie. Soyons des témoins
de Celui qui est la Résurrection et la Vie. Choisissons la vie !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• La solitude mortelle
23
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
232323
UN PEU D'\bUMOUR
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole domini\bale
• ECCLESIA’M 2020 !
- Assemblée synodale du \bhantier n° 3 : \e Bâtir une édu\bation \bhrétienne
- Assemblée synodale du \bhantier n° 4 : \e Guérir le monde par l'Evangile
• Les rendez-vous mensuels de l’OSPEM
• Coup d’envoi du 1
er \bhantier
du plan pastoral ECCLESIA''M 202\e0 !
" Protéger et a\b\bompagner la famille
• Fête de la \bonversion de Saint Paul au Morne-des-Esses
• Les paroissiens de Tartane ont fêté leur Saint Patron : François de Sales
et les 60 ans de leur paroisse
• Evêques et Vi\baires généraux réunis en Martinique
• Agenda de l'Ar\bhevêque
• "Nous ré\bon\bilier… L'amour du Christ nous y presse"
• Visite de l'Evêque à la \bommunauté du Chemin Neuf au Do\emaine du Fort
• 11 février : Journée mondi\eale des malades
• 12 février : Diman\bhe de l\ea Santé
• La Pastorale de la Santé dans no\etre dio\bèse
• Ren\bontre des référents de paroisse du 14 janvier 2017
• Témoin de la foi
• François Angot
• Message du pape François pour
la XXV
e Journée mondiale du malade 2017
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• 11 février : Journée mondi\eale des malades• 11 février : Journée mondi\eale des malades• 11 février : Journée mondi\eale des malades
Dossier : SANTÉ
• Témoin de la foi• Témoin de la foi
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4
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr
POINT DE VUE
VERS LA VIE 20
21

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La solitude mortelle
« J’étais malade, tu m’as visité » (Mt 25,36)
N
otre société n’aime pas la
vie. Elle ne l’aime ni avant
sa conception, ni dans le
sein maternel, ni quand elle est dimi-
nuée et surtout pas lorsqu’elle arrive
à sa fin. Elle n’aime pas la vie des
enfants qu’elle gâte de 1000 cadeaux,
pas plus que la vie des ados qu’elle
trompe de 1000 promesses et encore
moins celle des adultes qu’elle gâche
de 1000 soucis. Notre société n’aime
pas la vie.
Ne lui dites surtout pas que je vous
ai dit ça : elle me traitera d’archaïque
et de menteur. Elle vous dira qu’elle
aime la vie, plus que tout, plus que
moi. Mais la vie qu’elle aime, elle
ne le sait peut-être pas, est une vie
superficielle, virtuelle et menteuse :
une vie où on est toujours jeune,
toujours beau, toujours riche, toujours
aimé, toujours en bonne santé et
toujours en mouvement… en fait,
une vie qui n’existe pas.
La vraie vie, celle qui ne veut connaître
que les beautés, les joies durables
et réelles des profondeurs, elle se
reconnaît dans le visage du travailleur
fatigué, de l’enfant qui chante, libre de
tout écran, de la maman épuisée en fin
de journée, du pauvre que l’on a aidé,
de l’étranger accueilli ne serait-ce que
d’un sourire, du prisonnier visité, du
malade que l’on tient par la main…
Notre société a du mal à reconnaître
cette vie-là.
Revenons au malade qui va vers
la fin. Aux yeux du monde, la vie
est partie, ou en tout cas elle est en
train de partir, elle s’amenuise. Avec
la santé ou la jeunesse, la société
s’enfuit, la compagnie aussi, même
chez nous. Bientôt, plus personne
ou très peu. Il ne reste plus, auprès
de certains gens alités, qu’une télé
allumée pour donner un peu de
« vie » à une chambrette à l’odeur
des médicaments. Comme si l’exemple désastreux des
sociétés occidentales n’avait pas
suffi, nous avons foncé dans le mur
de l’isolement des personnes âgées,
des malades et des faibles. Ceux
qu’on appelait jadis des « grandes
personnes » sont devenus parfois des
quantités négligeables. C’est un piège
qui assombrit terriblement l’avenir
de tous et fait sombrer le présent de
chacun dans l’angoisse désespérée
du carpe diem : « mangeons et buvons
car demain nous mourrons » (1 Co
15,32).
Les penseurs nihilistes de cette
civilisation des ténèbres ont depuis
longtemps appris aux familles à avoir
de moins en moins d’enfants, afin de
les « gâter » de plus en plus . Oui, mais
voilà, nos grands-mères vieillissaient
avec un « minimum vieillesse » de
quelques dizaines de petits enfants,
elles transmettaient la vie par une
vieillesse vivante, même dans la
maladie et jusqu’au moment de leur
dernier soupir. Notre génération se
propose de vieillir avec de belles
pensions, bien soignée, mais sans
famille, dans une mortelle solitude.
C’est un choix.
Ajoutons que la solitude, plus
gourmande que prévu, n’attend
plus la vieillesse ou la maladie pour
nous affecter : les séparations, les
divorces, les divisions familiales,
une vie dissolue ou tout simplement
une carrière bien remplie favorisent
l’arrivée précoce du fléau dans notre
existence… Et dire que notre monde
croit aimer la vie !
Et si, au contraire, ceux qui luttent entre
la vie et la mort, ceux qui tiennent
malgré une santé décadente ou un
handicap humiliant, étaient, bien plus
que les soirées et les fêtes, l’antidote
durable à nos angoisses mortifères ?!
Lors de mes visites pastorales, j’ai
l’occasion de visiter, à domicile ou
dans des centres, des dizaines de
personnes souffrantes et diminuées
par l’âge ou la maladie… Vous ne
devinerez jamais à quel point elles
sont pour moi une recharge d’énergie
et de vie. Rien n’est plus vivifiant que
quelqu’un qui ne gaspille pas son peu
de santé, mais le mobilise pour aimer,
vivre… et finalement montrer Jésus.
Voici donc un des secrets pour guérir
de notre maladie de l’isolement : offrir
une présence fraternelle à un malade
ou une personne seule. Peut-être
obtiendrons-nous un merci, mais
ne nous y trompons pas : celui des
deux qui sera guéri, celui des deux
qui aura repris vie et aura rechargé
sa batterie de tendresse… n’est pas
celui qu’on pense.
Et si l’un des projets de la société
martiniquaise et de nos paroisses
dans les années qui viennent était
de ne plus garder aucune personne
âgée et aucun malade sans famille ?!
Pensons-y !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’ÉVÊQUE
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EGLISE UNIVERSELLE\e
C
hers frères et sœurs,
Le 11 février sera célébrée,
dans toute l’Église et de façon
particulière à Lourdes, la XXV ème
Journée mondiale du malade, sur
le thème : Émerveillement pour
tout ce que Dieu accomplit : Le
Puissant fit pour moi de grandes
choses… (Lc 1,49). Instituée par mon
prédécesseur saint Jean-Paul II en
1992, et célébrée pour la première
fois, justement à Lourdes, le 11
février 1993, cette Journée constitue
une occasion d’attention spéciale
à la condition des malades et, plus
généralement, de ceux qui souffrent ;
et en même temps elle invite qui se
prodigue en leur faveur, à commencer
par les proches, les personnels de
santé et les volontaires, à rendre
grâce pour la vocation reçue du
Seigneur d’accompagner les frères
malades. En outre, cette occasion
renouvelle dans l’Église la vigueur
spirituelle pour développer toujours
mieux cette part fondamentale de
sa mission qui comprend le service
envers les derniers, les infirmes, les
souffrants, les exclus et les marginaux
(cf. Jean-Paul II Motu proprio
Dolentium hominum, 11 février 1985,
n. 1). Les moments de prière, les
Liturgies eucharistiques et l’Onction
des malades, le partage avec les
malades et les approfondissements
bioéthiques et théologico-pastoraux
qui auront lieu à Lourdes en ces jours
offriront certainement une nouvelle et
importante contribution à ce service.
Me plaçant dès à présent
spirituellement près de la Grotte de
Massabielle, devant l’effigie de la
Vierge Immaculée, en qui le Tout-
Puissant a fait de grandes choses pour
la rédemption de l’humanité, je désire
exprimer ma proximité à vous tous,
frères et sœurs qui vivez l’expérience
de la souffrance, et à vos familles ;
comme aussi mon appréciation à tous
ceux qui, dans leurs différents rôles et
dans toutes les structures sanitaires
répandues dans le monde, agissent
avec compétence, responsabilité et
dévouement pour votre soulagement,
votre traitement et votre bien-être
quotidien. Je désire vous encourager
tous, malades, personnes qui
souffrent, médecins, infirmières,
proches, volontaires, à contempler
Message du pape François
pour la XXV
e
Journée mondiale
du malade 2017
Émerveillement pour tout \be que Dieu a\b\bomplit :
Le Puissant fit pour moi d\ee grandes \bhoses…
(L\b 1,49)
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en Marie, Salut des malades, la
garante de la tendresse de Dieu pour
chaque être humain et le modèle de
l’abandon à sa volonté ; et à trouver
toujours dans la foi, nourrie par la
Parole et par les sacrements, la force
d’aimer Dieu et les frères aussi dans
l’expérience de la maladie.
Comme sainte Bernadette, nous
sommes sous le regard de Marie.
L’humble jeune fille de Lourdes
raconte que la Vierge, qu’elle a
appelée “la Belle Dame”, la regardait
comme on regarde une personne.
Ces simples paroles décrivent la
plénitude d’une relation. Bernadette,
pauvre, analphabète et malade, se
sent regardée par Marie comme une
personne. La Belle Dame lui parle
avec grand respect, sans prendre un
air supérieur. Cela nous rappelle que
chaque malade est et reste toujours
un être humain, et doit être traité
comme tel. Les infirmes, comme les
porteurs de handicaps même très
lourds, ont leur inaliénable dignité
et leur mission dans la vie, et ne
deviennent jamais de simples objets,
même si parfois ils peuvent sembler
seulement passifs, mais en réalité, ce
n’est jamais ainsi.
Bernadette, après être allée à la Grotte,
grâce à la prière, transforme sa fragilité
en soutien pour les autres, grâce à
l’amour, devient capable d’enrichir
son prochain, et surtout, elle offre sa
vie pour le salut de l’humanité. Le fait
que la Belle Dame lui demande de
prier pour les pécheurs nous rappelle
que les infirmes, les personnes qui
souffrent, ne portent pas seulement
en eux le désir de guérir mais aussi
celui de vivre chrétiennement
leur vie, en arrivant à la donner
comme d’authentiques disciples
missionnaires du Christ. Marie donne
à Bernadette la vocation de servir
les malades et l’appelle à être Sœur
de la Charité, une mission qu’elle
exprime dans une mesure si haute,
qu’elle devient un modèle auquel
chaque agent de santé peut se référer.
Demandons donc à l’Immaculée
Conception la grâce de savoir nous
mettre toujours en relation avec le
malade comme avec une personne
qui, certainement, a besoin d’aide,
parfois aussi pour les choses les plus
élémentaires, mais qui porte en elle
un don personnel à partager avec
les autres.
Le regard de Marie, Consolatrice des
affligés, illumine le visage de l’Église
dans son engagement quotidien pour
les personnes dans le besoin et celles
qui souffrent. Les fruits précieux de
cette sollicitude de l’Église pour le
monde de la souffrance et de la maladie
sont un motif de remerciement au
Seigneur Jésus, qui s’est fait solidaire
avec nous, en obéissance à la volonté
du Père et jusqu’à la mort de la croix,
afin que l’humanité soit rachetée.
La solidarité du Christ, Fils de Dieu
né de Marie, est l’expression de la
toute-puissance miséricordieuse de
Dieu qui se manifeste dans notre vie
– surtout quand elle est fragile, blessée,
humiliée, marginalisée, souffrante –
infusant en elle la force de l’espérance
qui nous fait nous relever et nous
soutient.
Tant de richesse d’humanité et de
foi ne doit pas être perdue, mais
plutôt nous aider à nous confronter
à nos faiblesses humaines et, en
même temps, aux défis présents
dans le monde de la santé et de
la technologie. À l’occasion de la
Journée mondiale du malade, nous
pouvons trouver un nouvel élan
pour contribuer à la diffusion d’une
culture respectueuse de la vie, de
la santé et de l’environnement ; une
impulsion nouvelle à lutter pour le
respect de l’intégralité et de la dignité
des personnes, également à travers
une approche juste des questions
bioéthiques, de la protection des
plus faibles et de la sauvegarde de
l’environnement.
À l’occasion de la XXV ème Journée
mondiale du malade, je renouvelle ma proximité dans la prière et mon
encouragement aux médecins,
aux infirmiers, aux volontaires et
à toutes les personnes consacrées
engagées au service des malades
et des indigents ; aux institutions
ecclésiales et civiles qui œuvrent
dans ce domaine ; et aux familles qui
prennent soin avec amour de leurs
proches malades. À tous, je souhaite
d’être toujours des signes joyeux de
la présence et de l’amour de Dieu, en
imitant le témoignage lumineux de
tant d’amis de Dieu parmi lesquels
je rappelle saint Jean de Dieu et
saint Camille de Lellis, patrons des
hôpitaux et du personnel de santé,
et sainte Mère Teresa de Calcutta,
missionnaire de la tendresse de Dieu.
Frères et sœurs, tous, malades,
personnels de santé et volontaires,
élevons ensemble notre prière
à Marie, afin que sa maternelle
intercession soutienne et accompagne
notre foi et nous obtienne du Christ
son Fils l’espérance sur le chemin de
la guérison et de la santé, le sens de
la fraternité et de la responsabilité,
l’engagement pour le développement
humain intégral et la joie de la
gratitude chaque fois qu’elle nous
émerveille par sa fidélité et sa
miséricorde.
Ô Marie, notre Mère, qui, dans le Christ,
accueille chacun de nous comme un
enfant, soutiens l’attente confiante de
notre cœur, secours-nous dans nos
infirmités et nos souffrances, guide-
nous vers le Christ ton fils et notre
frère, et aide-nous à nous confier au
Père qui accomplit de grandes choses.
Je vous assure tous de mon souvenir
constant dans la prière et je vous
adresse de grand cœur la Bénédiction
apostolique.
Le 8 décembre 2016,
Fête de l’Immaculée Conception.
Franço is
■
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Dimanche 12 fév\bie\b 2017
la P arole Dominicale
C
hers frères et sœurs,
Les textes liturgiques de ce
dimanche nous exhortent à
fournir plus d’efforts dans notre vie
de foi tout en comptant, bien sûr, sur
la grâce de Dieu sans laquelle nous
ne pouvons rien.
Dans la première lecture, Ben Sirac
nous encourage à rester fidèles
au Seigneur en observant ses
commandements si nous voulons
parvenir au Royaume : « Si tu le
veux, dit-il, tu peux observer les
commandements, il dépend de
ton choix de rester fidèle ». Cela
n’est pas du tout évident, d’où le
besoin de se convertir au jour le
jour et de rester assidu à la prière
et à l’accomplissement de bonnes
œuvres.
Dans la deuxième lecture, Saint
Paul, dans sa première lettre aux
Corinthiens, nous exhorte lui aussi à
cet effort dans la foi en nous disant de
nous laisser guider par l’Esprit pour
entrer dans la sagesse du mystère de
Dieu, sagesse tenue cachée, prévue
par lui dès avant les siècles pour
nous donner la gloire. Cette sagesse
n’est rien d’autre que son amour
incommensurable qu’il a envoyé
son Fils nous révéler. Dieu attend
de nous que nous répondions à son
amour au jour le jour en l’aimant et
en aimant les autres.
Dans l’Evangile, nous avons une
partie du Sermon de Jésus sur la
montagne dont les béatitudes en
sont l’introduction. Ce Sermon sur la
montagne est en quelque sorte « le
plan » du ministère de Jésus. Jésus se
présente comme le nouveau Moise,
mais il ne donne pas une nouvelle
loi en tant que telle ; il accomplit
simplement ce qui existait déjà : « Ne
pensez pas que je suis venu abolir la
Loi ou les Prophètes, dit-il, je ne suis
pas venu abolir, mais accomplir ».
Il nous explique le vrai sens des
commandements de Dieu, et nous
exhorte à un surpassement : « Si
votre justice ne surpasse pas celle
des Scribes et des Pharisiens, vous
n’entrerez pas dans le Royaume des
Cieux ». Ce qui se faisait déjà n’était
pas mal, mais Jésus nous dit que cela
n’est pas suffisant ; il nous faut faire
plus, voire mieux que cela. Nous
devons aller au-delà des simples
prescriptions en veillant chaque jour
à ce que notre cœur batte à l’unisson
de celui de Dieu. En d’autres termes,
ce qui nous est demandé dans la
pratique des commandements, c’est
un cœur qui plait à Dieu, un cœur
rempli d’amour pour Lui et pour le
prochain.
Ainsi pour Jésus il ne faut pas
simplement s’attaquer au mal, il faut
surtout s’en prendre à sa racine. Le
meurtre et l’adultère avant d’être
commis sont le plus souvent d’abord
prémédités dans le cœur, d’où le
besoin de « couper », c’est-à-dire
d’arrêter toutes les mauvaises
intentions et les mauvaises pensées
avant qu’elles ne prennent racines
dans le cœur et nous poussent à
poser des actes que Dieu condamne.
C’est en cela que consiste notre effort
qui ne peut être fourni qu’avec la
grâce de Dieu.
Refaisons nôtre la prière d’ouverture
en demandant au Seigneur d’aider
chacun de nous à travailler à avoir
un cœur droit et sincère où Il pourra
demeurer. Qu’il nous écoute et nous
exauce, lui qui est vivant et nous
aime maintenant et pour les siècles
des siècles !
P. Roland Sandwidi,
Vicaire de Morne-Vert
■
Ben Sirac le Sage 15,15-20 •\P Psaume 118 • 1 \bori\Pnthiens 2,6-10 • \PMatthieu 5,17-37
6 ème Dimanche du Temps Ordinaire - Année A
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ECCLESIA’M 2020 !
Samedi 4 mars 2017, de 8h à 16h\e, au Couvent de Cluny
La catéchèse doit être impliquée dans la pastorale de la
famille et du parvis. La dimension horizontale du signe
de croix doit être vécue par des action\Ps croisées.
Le programme
Samedi 4 mars 2017, de 8h à 16h\e, au Couvent de ClunySamedi 4 mars 2017, de 8h à 16h\e, au Couvent de Cluny
Assemblée synodale du chantier n° 3\P
Samedi 11 mars 2017, de 8h à 16h\e, au presbytère de BellevueSamedi 11 mars 2017, de 8h à 16h\e, au presbytère de Bellevue
Bâtir une éducation chrétienne
Enjeu du chantier
Notre société crée-t-elle encore de
l’Espérance ? Quel est le rôle de l’Eglise ?
Il est bon que nous puissions prendre
conscience de ce que nous léguons aux
enfants et aux jeunes de notre temps.
Nous avons reçu de nos parents le
courage et le goût de l’effort pour se
surpasser. La responsabilité de notre
société se situe là.
Notre humanité évolue et les enfants
et les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas
pires que ceux d’hier. Les nouvelles
générations s’appuient sur l’héritage que
leur laissent les anciens.
Il nous faut revoir notre système
d’éducation, où l’élite sera privilégiée.
Cela passe par la famille, lieu de
l’apprentissage de tout : amour, solidarité,
respect et mise en valeur de l’autre… Il y
a aussi tous ceux vers qui les enfants ont
le regard tourné.
Oui, en Eglise, nous devons apprendre
à « élever les enfants », c'est-à-dire les
faire grandir, les responsabiliser en les
accompagnant. Nous avons à prendre
conscience que nous sommes en route
avec eux dans la même barque ou encore
la « maison commune » (pape François).
Partant de ce constat, la mission de la
catéchèse et de toute œuvre d’éducation
ecclésiale doit porter avant tout sur
l’accompagnement de la famille, afin que
chacune de ses composantes retrouve sa
dignité et devienne à son tour un témoin
de la foi.
Avec le chantier « Bâtir une éducation
chrétienne » , la mission du parent, de l’éducateur, du catéchiste prend un
autre sens et plus de responsabilité. Sa
formation doit être plus importante.
Il nous faut partir de ce qui existe et qui
donne des résultats assez satisfaisants.
Personnes invitées\: :
Des parents, des prêtres (responsables
des ateliers), les membres du Service
diocésain de la catéchèse (secrétariat
des ateliers), des psychologues chré-
tiens, des médecins, des catéchistes
spécialement invités par les curés,
des pédagogues.
Toute personne concernée et intéressée
par l’éducation chrétienne des enfants
et des jeunes peut s’inscrire auprès du
Service diocésain de la catéchèse (0596
63 70 70 / catechese@orange.fr) avant le
1
er mars 2017. Un mail de confirmation
sera retourné aux personnes non
invitées par ailleurs, la présentation
de ce mail sera demandée à l'entrée
du rassemblement.
Les repas et collations seront tirés du sac.
Sur le site du diocèse, un questionnaire
en ligne permettra à un maximum de
personnes d’apporter leur pierre à
l’édifice. Remplissez-le et faites-le
remplir largement autour de vous (par
mail, whatsapp, facebook...) : c’est
l’affaire de quelques clics qui enrichiront
la réflexion diocésaine. Des jeunes
du Cheminement et de la Pastorale
des Jeunes seront impliqués pour la
diffusion du questionnaire et l’aide à
ceux qui n’auraient pas internet.
8h00 Accueil
8h15 Messe : « Vous, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »
9h15 Mot de l’Evêque et
présentation du Chantier
9h30 Réflexion en 11 sous-ateliers
11h30 Repas
Rédaction de la synthèse
13h00
Synthèse
Premières conclusions
15h00 Propositions et mise en place
d’un groupe de travail pour la
suite de la réflexion
15h45 Mot de l’Evêque
16h00 Envoi
VIE DU DIOCÈSE
Samedi 4 mars 2017, de 8h à 16h\e, au Couvent de ClunySamedi 4 mars 2017, de 8h à 16h\e, au Couvent de Cluny
Pierre Valey, Délégué diocésain Délégué diocésain Délégué diocésain Pierre Valey, Délégué diocésain Pierre Valey,
à la CatéchèseDélégué diocésain à la CatéchèseDélégué diocésain
P. Emmanuel Chaulvet P. Emmanuel Chaulvet P. Emmanuel Chaulvet P. Emmanuel Chaulvet Délégué diocésain Délégué diocésain Délégué diocésain P. Emmanuel Chaulvet Délégué diocésain P. Emmanuel Chaulvet P. Emmanuel Chaulvet Délégué diocésain P. Emmanuel Chaulvet P. Emmanuel Chaulvet Délégué diocésain P. Emmanuel Chaulvet
à la Pastorale à la Pastorale Délégué diocésain à la Pastorale Délégué diocésain Délégué diocésain à la Pastorale Délégué diocésain
des Jeunes
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ECCLESIA’M 2020 !
Assemblée synodale du chantier n° 4\P
Guérir le monde par l'Evangile
Samedi 25 mars 2017, de 8h30 à 1\e6h30, à la Maison d\ees Œuvres du presbytère de la Cathédrale
L’Eglise désire entrer en dialogue avec le monde sur différents sujets, parce que
l’Esprit la convoque et lui donne mandat de porter la lumière de l’Évangile. Nous
sommes invités à « sc\Pruter les signes des temps ».
D
ieu merci, la Doctrine sociale
de l’Eglise est ancienne et
profonde et elle est de plus
en plus écoutée, d’autant plus que
les grandes idéologies mensongères
se sont écroulées ces dernières
décennies. C’est donc le moment
favorable de proposer au monde
cette visée inspirée par l’Évangile,
gratuitement et sans arrière-pensée.
L’Eglise ne défend aucun intérêt
particulier lorsqu’elle apporte sa
contribution au monde ; par amour,
elle offre les lumières de la Parole de
Dieu.
Bien des sujets de société nous
intéressent, notamment ceux qui
concernent la vie et le bonheur
de l’Homme créé à l’image et à la
ressemblance de Dieu : sa vie sociale,
c’est-à-dire étymologiquement « la
politique », la justice, son rapport à la
nature, la paix dans le monde, le travail,
les loisirs, la culture, les religions…
Au moyen de cette pensée, nous chercherons à entrer en
dialogue et à aider le monde
politique, le monde de
l’entreprise, les décideurs,
les « communicants », à bâtir
une Civilisation de l’Amour
et du respect de la Nature.
Selon les réalités sociales
telles que : le tourisme, la culture,
les migrants, le monde de la mer…
comment créer et animer des
pastorales spécialisées ? et comment
préparer l’Eglise aux évolutions futures
de la société martiniquaise ?
Invités :
Tous les mouvements d’Action
Catholique, les membres de l’OSPEM
et des EDC, les représentants des
pastorales spécialisées (tourisme,
culture, migrants, monde de la mer,
Bèlè Légliz, …), des spécialistes pour
préparer le diocèse aux évolutions
sociétales, toute personne intéressée
par le thème.
Sur le site du diocèse, un questionnaire
en ligne permettra à un maximum
de personnes d’apporter leur pierre
à l’édifice. Remplissez-le et faites-le
remplir largement autour de vous
par
mail, facebook, whatsapp :
c’est l’affaire de quelques clics qui
enrichiront la réflexion diocésaine sur
ce chantier n° 4.
Déroulement de la journée :
VIE DU DIOCÈSE
8h30 : Accueil
8h50 : Célébration eucharistique
9h30 : Intervention de l’archevêque
9h45-12h00 : Formation des groupes, travail en atelier,
intervention des experts
12h15 : Déjeuner
14h00 : Restitution du travail en atelier
15h00 : Débat et synthèse
16h00 : Conclusions
l’Esprit la convoque et lui donne mandat de porter la lumière de l’Évangile. Nous
Laurent Vestris, Laurent Vestris, Laurent Vestris, Président de la FemacPrésident de la FemacPrésident de la FemacLaurent Vestris, Président de la FemacLaurent Vestris, Laurent Vestris, Président de la FemacLaurent Vestris, Laurent Vestris, Président de la FemacLaurent Vestris,
Sur le site du diocèse, un questionnaire
Président de la FemacPrésident de la Femac
chercherons à entrer en
dialogue et à aider le monde
Selon les réalités sociales
telles que : le tourisme, la culture,
Yves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers CCYves-Marie Grivalliers CYves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers CYves-Marie Grivalliers oordinateur de l'Ospemoordinateur de l'Ospemoordinateur de l'Ospemoordinateur de l'Ospemoordinateur de l'Ospemoordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers oordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers oordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers oordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers oordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers Yves-Marie Grivalliers oordinateur de l'OspemYves-Marie Grivalliers
Michel Gallet de Saint-AurinMichel Gallet de Saint-AurinMichel Gallet de Saint-Aurin RR Michel Gallet de Saint-Aurin R Michel Gallet de Saint-Aurin esponsable des EDCesponsable des EDCesponsable des EDC Michel Gallet de Saint-Aurin esponsable des EDC Michel Gallet de Saint-AurinMichel Gallet de Saint-Aurin esponsable des EDC Michel Gallet de Saint-AurinMichel Gallet de Saint-Aurin esponsable des EDC Michel Gallet de Saint-Aurin
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 8

Page 9
ECCLESIA’M 2020 !
L
es chants d’entrée (Rêve d’un
monde) et de sortie (Ensemble,
Ensemble) ont traduit l’esprit
d’unité et de solidarité qui ont subsisté
tout au long de la matinée.
Après la lecture de l’Evangile du jour,
le Père Benjamin Francois-Haugrin
(le représentant de l’évêque au
sein de l’OSPEM) a effectué un bref
commentaire dans lequel il s’est
évertué à faire le lien entre la Parole
de Dieu et le thème du jour : « Place du
Père, de la Parole de Dieu et de la Foi
dans la famille martiniquaise ».
Le coordinateur de l’OSPEM, Yves-
Marie Grivalliers dans son mot de
bienvenue a rappelé une nouvelle
fois les raisons de la création de
l‘observatoire ainsi que ses objectifs
et sa composition. Il a terminé en
proposant à l’assistance l’ordre du jour
de la rencontre. Trois membres de l’OSPEM se sont
succédés à la tribune d’une part pour
présenter la synthèse des réponses au
questionnaire remis aux participants
de la réunion du 26 novembre 2016
(Elina Devoue) et d’autre part pour
témoigner de leur vécu sur le terrain :
Père Benjamin (la présence du père
lors des inscriptions pour le sacrement
de baptême), Michel Marty (le type de
famille effectuant les demandes de
logement dans les sociétés HLM).
Le travail en ateliers a consisté à
répondre à deux questions :
1. Par quoi as-tu été interpellé(e) dans
les interventions?
2. a) Quelle(s) action(s) es-tu prêt(e) à mener individuellement, collecti-
vement ou en famille ?
b) Où ? Quand ? Comment ?
L’archevêque, qui nous a fait l’agréable
surprise de nous rendre visite, a
participé à la présentation à la synthèse des réponses apportées par
les représentants des quatre groupes
constitués selon les couleurs figurant
sur les badges. Il a donné son avis sur
certaines propositions d’actions comme
la création d’un groupe de parole dans
toutes les paroisses. Le Père Benjamin,
de son côté, est intervenu sur les valeurs
morales qui sont revenus dans la
remontée des réponses. Son intervention
figure sur le site du diocèse, dans l’onglet
OSPEM, de même que les réponses aux
questions précitées.
La réunion s’est terminée par la lecture
de la prière qui est lue à la fin de chaque
rencontre de l’OSPEM. Le prochain
rendez-vous est fixé au samedi 25 février
2017 à l’occasion de la fête des grands-
mères : Place et parole des personnes
âgées dans la famille martiniquaise.
Yves-Marie Grivalliers
Coordinateur de l’OSPEM
■
Le premier rendez-vous de l’Observation Socio Politique de l’Eglise en Martinique
(OSPEM) depuis sa présentation officielle le samedi 26 novembre 2016 s’est déroulé
devant une cinquantaine de personnes, dont une forte délégation des Equipes du Rosaire,
le samedi 28 janvier 2017. \bhaque participant, à son arrivée, recevait un badge de couleurs
différentes (vert, jaune, rouge et rose) sur lequel il inscrivait son prénom.
Les rendez- vous mensuels
de l’OSPEM
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 9

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Je rends grâce à Dieu pour cette journée riche
tant sur les échanges que sur les rencontres. J’ai
senti les participants concernés et impliqués par
ce chantier : Protéger et accompagner la Famille.
Nous aurons à nous retrouver pour poursuivre
ce travail de fond dont le fruit est la sainteté,
l’épanouissement et le témoignage vivant de nos
familles.
Une rencontre très enrichissante et ô combien
utile pour faire progresser l’accompagnement des
familles dans notre diocèse, et particulièrement
dans les paroisses. Beaucoup d’idées ont pu
émerger de ces rencontres en groupe et sous-
groupe.
Merci à Mgr Macaire pour cette belle initiative.
En route pour ECCLESIA’M 2020 !
L
es participants ont été heureux de proposer
des actions pastorales prioritaires en
cohérence avec le mot d'ordre, les directives
pastorales et les problématiques indiqués par notre
archevêque. Ce fut également un temps fraternel et
convivial pendant lequel les invités ont pu mieux
se connaître les uns les autres.
Les synthèses des travaux et du questionnaire
de préparation seront communiquées par le
secrétariat général du synode diocésain.
L'équipe ressource remercie les animateurs, les
participants, le centre Saint Raphaël et tous ceux
qui ont contribué à l'organisation de ce premier
temps fort sur le thème prioritaire de la famille,
Eglise domestique et cellule de base de la société.
Que l'Esprit Saint fasse de chacun d'entre nous des
prophètes porteurs de cette pastorale familiale et
défenseurs des membres de toutes les familles
afin de « montrer Jésus partout en Martinique et
au-delà, personnellement et en Église."
Beatrice et Alain Arnauld,
responsables diocésains de la pastorale Familiale
■
La première assemblée synodale dans le cadre du projet pastoral
du diocèse,
E\b\bLESIA'M 2020 , s'est tenue samedi 4 février 2017,
au \bentre Saint Raphael, sous le présidence de Mgr David Macaire.
Les mouvements invités de la pastorale familiale du diocèse et les
structures accompagnant la famille en Martinique ont tous participé
à cette journée de réflexion et de communion sur les relations entre
l'Eglise et les familles.
Très heureuse d’avoir participé en couple à ce
chantier fondamentalement indispensable à nos
familles martiniquaises souvent blessées. Ce travail
nous a procuré une très grande joie ; la joie
profonde du Christ, de l’Eglise et le désir d’aller
plus loin dans la connaissance de soi, du couple,
de la famille. Aussi, témoigner que Jésus-Christ est
vivant et que l’Eglise est bien la réponse à tous, pour
tous dans cette vie. Soyons en marche, Alléluia.
Quelques té\boignages\:…
Catherine
Saint-Prix,
Association Alternative Espoir
Père Wilfrid Bannais,
délégué diocésain à la
Pastorale Familiale
utile pour faire progresser l’accompagnement des utile pour faire progresser l’accompagnement des utile pour faire progresser l’accompagnement des utile pour faire progresser l’accompagnement des Ingrid Vestris, animatrice de l’atelier
sur la Parentalité
Beatrice et Alain Arnauld,
Coup d’envoi
du 1
er
chantier
du plan pastoral
ECCLESIA’M 2020 !
« A\b\bompagner et protéger
la famille »
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 10

Page 11
P
aul, considéré comme l’un
des principaux fondateurs
du christianisme, est un
personnage hors du commun, en
particulier du fait de son itinéraire
spirituel centré sur la notion essentielle
qu’est la conversion. Il étonnera le
monde et fera l'admiration de tous
par ses écrits inspirés, ses travaux, les
merveilles de son apostolat … Une
fois converti, Paul n’avait plus qu’un
seul souci : faire grandir la foi de
toutes les communautés chrétiennes.
Sur la paroisse du Morne-des-Esses,
répondant pour l’occasion à l’appel
de Saint Paul qui a beaucoup œuvré
pour la communion fraternelle, dès
le 17 janvier, les équipes du Rosaire
et la Légion de Marie ont débuté
les festivités par une neuvaine. Les
jeunes étaient invités à assister
à la projection d’un film sur la vie
du saint. Le week-end suivant, la
pastorale des jeunes « Jénes Mon'
dézès doubout pou Jézi », très
impliquée sur la paroisse, a invité
les membres de « la Caravane de
l’espoir » et le père Olivier-Marie
Lucenay pour l’animation d’un
temps d’évangélisation organisé sur
la place Eugène Mona, sur le thème
« Chrétien, qui es-tu ? ». Le 25 janvier, jour J, la soirée s’est
organisée autour d’actions animées par
différents mouvements de la paroisse :
clôture de la neuvaine, en créole, par le
groupe Bélè Légliz ; temps de louange
et d’adoration animé par le groupe de
prière « Arche d’Alliance ». Le clou de
la soirée fut la messe présidée par le
Curé, père Gibon, entouré des pères
Lémy (curé de Trinité et de Tartane
et modérateur du district), Doganou
(vicaire au Morne-des-Esses), Mirta et
Calaber (prêtres habitués), et le diacre
Emmanuel Lordinot.
La célébration, animée par la pastorale
des jeunes, a réuni un grand nombre de
paroissiens. Dans son homélie, le père
Gibon a rappelé aux fidèles que Paul
a fait l’expérience de Jésus Christ et le
Seigneur l’a envoyé vers son Eglise. Il a
été appelé à témoigner. Il a également
ajouté :
Aujourd’hui, dans notre
relation à Dieu, prenons-nous le temps
de demander à l’Eglise quelle est notre
mission ? Nous aussi, nous sommes
appelés à témoigner de la relation que
nous vivons avec le Seigneur. Nous
avons à être signes de sa présence. A
travers l’histoire de Saul, quelle que soit
la nôtre, le Seigneur vient nous chercher
dans notre faiblesse, notre misère, nos
difficultés, nos manquements, et nous
appelle à témoigner. Il ne cesse de nous
choisir. Il nous appelle tels que nous
sommes. Son amour est plus grand que
nos manquements. Le Seigneur veut
vivre à travers nous. Il nous appelle à
un chemin de conversion.
Après le chant d’envoi « Nous sommes
une génération choisie », entonné par
les jeunes, les paroissiens se sont
retrouvés pour un partage convivial. ■
A l’occasion de la fête de la conversion de Saint Paul, célébrée le 25 janvier, la
paroisse du Morne-des-Esses avait concocté un beau programme de festivités en
l’honneur de son sai\Pnt patron.
Justine Lordinot
Crédits photos : A. Coridon ■
Fête de la conversion de Saint Paul
au Morne-des-Esses
Groupe de prière Arche d’AllianceGroupe de prière Arche d’AllianceGroupe de prière Arche d’Alliance
Une danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè LéglizUne danseuse de Bèlè Légliz
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 11

Page 12
M
ardi 24 janvier 2017, à
19h, une messe solennelle
concélébrée par père Gaby
Lémy, curé de la paroisse, et son vicaire,
père Pierre-Alex Zonzon, a rassemblé
les paroissiens dans la joie et l’action
de grâce. Une neuvaine à Saint François
de Sales, commencée le 15 janvier, avait
préparé les cœurs à l’évènement. Au
cours de la messe, nous avons confié au
Seigneur le père Michaud, ainsi que tous
les prêtres qui ont desservi la paroisse,
tous ceux et celles qui ont travaillé à
la construction du bâtiment ou à sa
rénovation, et aussi tous les frères et
sœurs qui ont été des pierres vivantes
de cette Eglise.
Mercredi 25, enfants du catéchisme,
jeunes du cheminement, parents et
catéchistes ont, au cours d’une marche
du souvenir, découvert les ruines de
l’ancienne maison de l’Abbé Lavigne ;
la croix, œuvre de M. Gaston Hardy,
lieu où les marins-pêcheurs rendaient
hommage à leurs collègues décédés
en mer ; et enfin à Corps de Garde
(communément appelé Colgate),
les ruines de l’ancien presbytère de
Tartane, appelé encore maison du père
Michaud.
Jeudi 26, nous avons vécu un temps
d’adoration eucharistique, notre
méditation étant nourrie par des extraits
d’écrits de François de Sales.
Vendredi 27, les paroissiens ont rendu
hommage au père Marc Lafleur, prêtre
Canadien, successeur du père Aurèle
Michaud en qualité de curé résident.
Ce fut l’occasion pour les Tartanais qui
ont connu le père Michaud et travaillé à
ses côtés, d’échanger leurs souvenirs.
Dimanche 29, c’est la foule des
grands jours qui est venue célébrer
son Seigneur, rendre grâce pour
ses merveilles et honorer son Saint
patron. La messe solennelle, présidée
par Mgr David Macaire entouré de
plusieurs prêtres et d’un diacre,
s’est déroulée en présence
de nombreux invités dont des
autorités civiles de Trinité et la
presse.
Un temps fort a été l’installation
par Monseigneur, du père Gaby
Lémy comme curé de Tartane.
Quelques « kout kôn lanbi » ont
souligné certains moments de la
célébration.
Journalistes, marins-pêcheurs, touristes,
hôteliers et restaurateurs, sportifs,
ont été heureux de prendre part à la
traditionnelle procession des offrandes.
A l’issue de la messe, l’évêque a présenté
ses vœux à la presse. La fête a été clôturée
par le pot de l’amitié.
La cellule de communication ■
24 janvier 1957 – 24 janvier 2017 : 60 ans que la 1 ère pierre de l’église de Tartane a
été posée par le prêtre \banadien, père Aurèle Michaud. \bette date du 24 janvier, où
l’Eglise fait mémoire de Saint François de Sales, a été choisie par Mgr Henri Varin-
de-la-Brunelière alors évêque à la Martinique, qui souhaitait dédier cette paroisse à
son propre saint patron, François de Sales. Excellent communicateur par sa parole
et par sa plume, François de Sales est le saint patron des écrivains et de la presse
catholique. Notre humble communauté de Tartane est ô combien honorée d’avoir pour
modèle cet esprit éclairé, ce Père de la foi !
Les paroissiens de Tartane
ont fêté leur Saint patron,
François de Sales, et
les 60 ans de leur paroisse
VIE DU DIOCÈSE
Installation officielle du Curé, père LémyInstallation officielle du Curé, père LémyInstallation officielle du Curé, père LémyInstallation officielle du Curé, père Lémy
Photo souvenir avec les journalistesPhoto souvenir avec les journalistes
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 12

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D
ès notre arrivée à Fort-de-
France, nous avons été pris en
charge pour un programme
intense. La visite rapide de Mgr François
Gnonhossou en Martinique a permis
une rencontre « béninoise » avec des
prêtres originaires de ce pays, le Bénin,
actuellement en ministère en Martinique.
Mgr Macaire avait bien préparé la
rencontre, alternant temps de travail,
prières et rencontres.
Rencontres et Prière : Ainsi, tôt
le samedi matin, un autre visiteur dans
la région, le père John Fogarty, supérieur
général des Spiritains, a pu échanger
avec les pasteurs de ces diocèses liés
depuis longtemps à cette congrégation
missionnaire. Riche échange sur la
présence de prêtres qui ont marqué
les Antilles-Guyane, nombreux dans les
années 50 et cependant bien présents
-une dizaine de spiritains dans chaque
diocèse-. Nous avons réfléchi aussi
sur la place des spiritains dans nos
Eglises, avec attention aux pauvres :
ministère auprès des prisonniers, des
jeunes en difficulté… Puis, lors de deux
longues séances de travail, Mgr Macaire,
Mgr Lafont et Mgr Riocreux ont
présenté leurs diocèses respectifs :
l’évangélisation en cours avec le plan
pastoral en Martinique « ECCLESIA’M
2020 ! » et les nombreux travaux en
cours dans le diocèse.
Dans la situation particulière en pleine
expansion de la Guyane, Mgr Lafont
nous a fait part de son grand souci
pour les migrants venant de la région
ou réfugiés politiques d’Afrique ou
du Moyen Orient. Il a aussi souligné
l’importance de la Parole de Dieu
diffusée largement dans son diocèse.
Dans le même souci de faire connaitre
la Parole de Dieu, l’Evangile de Matthieu
sera diffusé prochainement à 15.000
exemplaires en Guadeloupe.
Puis, lors de temps de prière ensemble
ou avec les séminaristes, nous avons
pu prier, vivre une lectio divina à partir
de l’Evangile du dimanche, et célébrer
l’Eucharistie dans la chapelle restaurée
de l’évêché…construite en 1916 grâce
à l’aide des paroissiens de Pointe-à-
Pitre (le Père Lequien, curé de St Pierre,
St Paul était devenu alors évêque de
Martinique) !
Le dimanche, évêques et vicaires
généraux ont célébré dans différentes
paroisses, ce qui a permis d’associer
plusieurs paroisses. Ainsi, Mgr Macaire
a donné le sacrement de confirmation
à 40 jeunes de Schoelcher. Mgr Lafont
a célébré aux Terres-Sainville, et
Mgr Riocreux à Emmaüs. Celui-ci a pu
également présenter la rencontre à
radio Saint Louis.
Sujets abordés : Après la
présentation générale, les six
participants à la rencontre ont réfléchi
à plusieurs thèmes : la vie et le
ministère des prêtres, la formation des
séminaristes, les radios catholiques,
l’aumônerie Antilles-Guyane en France,
les officialités…
Nos diocèses se réjouissent de la
présence de séminaristes en formation
localement ou en métropole – Aix en
Provence et Toulouse –. La mise en place
d’un lieu de formation en Martinique,
les récentes ordinations, la présence
La rencontre annuelle des évêques de Martinique, Guadeloupe et Guyane,
accompagnés de leurs vicaires généraux, est toujours un temps de convivialité, de
prières et d’échanges. En cette année 2017, l’archevêque, Mgr Macaire, invitait dans
son archevêché, également lieu d’accueil de 7 jeunes e\Pn formation.
Evêques et Vicaires généraux réunis en Martinique
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 13

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de séminaristes dans nos paroisses et
notamment leur participation aux JMJ,
sont autant de signes d’espérance pour
nos Eglises particulières. Les jeunes
ont été au centre de notre réflexion en
parlant des grands évènements à venir.
Ainsi, le rassemblement des jeunes des
Antilles, qui se déroule tous les trois
ans, aura lieu du 10 au 23 Juillet 2018
en Martinique : plus de 1000 jeunes
de toutes les îles de la Caraïbe sont
attendus. Et bien sûr, les JMJ à Panama
en Janvier 2019.
Reprenant la réflexion faite lors de la
conférence des évêques à Lourdes
en novembre dernier, nous avons
eu un bel échange sur les prêtres
et leur ministère, d’autant plus que
nos trois presbyteriums venaient de
vivre leur retraite sacerdotale. Nous
avons également posé la question de
rencontres possibles entre prêtres de
nos différents diocèses. Un échange
sur les radios en présence de deux
personnes engagées dans la vie
de radio Saint Louis (le président,
G. Petit-Charles, et le responsable
des programmes, M. Deglise) nous a
donné l’occasion de voir comment
nos radios peuvent être des outils
d’évangélisation. Malgré la faiblesse
de nos moyens, nous devons veiller
à la qualité des programmes et à la
diversité des intervenants permettant
ainsi de faire entendre la Parole de Dieu
« par-dessus les toits ».
For\bation, Catéchèse, Pau-
vretés :
Autre dossier important :
celui de la formation et de la catéchèse.
Le père Gérard Pinçon, doyen de la
faculté de théologie de Lyon nous a
présenté le programme « Théo en
ligne », déjà en place en Martinique.
En Guadeloupe, durant trois jours,
catéchistes, laïcs et prêtres réfléchiront
sur la catéchèse en présence de la
directrice nationale de la catéchèse et
du catéchuménat, Pauline Dawance.
Un temps a été consacré aussi aux
officialités avec une intervention du
Père Gérard Nison, vice-official de
Paris et official du diocèse de Fort-
de-France.
Enfin, le lundi matin, après la messe
chez les sœurs Saint Paul de Chartres,
trois sujets ont été abordés en
présence de personnes concernées.
Tout d’abord, la vie consacrée
dans nos diocèses, don de Dieu
pour nos Eglises par ces religieuses
apostoliques ou contemplatives ainsi
que des religieux, telle la congrégation
des petits frères de l’Incarnation à
Gourbeyre (Guadeloupe). Ensuite, un
temps substantiel a été consacré sur
les pauvretés et les activités du Secours
Catholique et de la Conférence Saint
Vincent de Paul. Enfin, grâce à une vidéo-
conférence, associant nos économes
diocésains, nous avons échangé sur
la vie matérielle et financière : Denier
de l’Eglise en augmentation, quêtes
régulières dans nos assemblées,
immobilier important à gérer.
En définitive, une rencontre riche faite
de moments joyeux de vraie fraternité
et d’amitié. Au-delà de l’aspect formel,
c’est une réunion de frères dans la foi,
pasteurs de diocèses vivants et jeunes,
heureux de vivre la joie de l’Evangile.
+ Mgr Jean-Yves Riocreux ■
VIE DU DIOCÈSE
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 12 février :
- 10h30 : Messe des malades au Centre Emma Ventura
- 17h30 : Vêpres solennelles à l’église Emmaüs
Lundi 13 février :
- Conseil d’Administration de l’Association diocésaine de la Martinique
Mardi 14 février :
- Assemblée des modérateurs
Mardi 14-mercredi 15 février :
- Visite pastorale du Monastère Notre-Dame du Mont des Oliviers (Terreville)
Mercredi 15 février :
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 16 février :
- Rencontre avec l’Abbé Pierre-Hervé Grosjean et les EDC
- 18h : Reprise du cours de théologie spirituelle (DUET)
- 18h30 : Eglise Emmaüs : Conférence de l’Abbé Grosjean sur le thème « Eglise et politique : défis et enjeux »
Samedi 18 et dimanche 19 février :
- Villa FL (Californie) : Week-end de préparation au mariage (ACPM)
Samedi 18 février :
- 18h : Confirmation à Bellevue
Dimanche 19 février :
- 17h30 : Vêpres solennelles (lieu à préciser)
Mardi 21 février :
- Conseil épiscopal
Mercredi 22 février :
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Vendredi 24 février :
- Morne-Rouge : Visite pastorale des Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande
Samedi 25 février :
- Envoi en mission, dans les cellules d'écoute et de prière, des laïcs formés par le Service Padre Pio
Dimanche 26 février :
- 17h30 : Vêpres solennelles à l’église Emmaüs
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 14

Page 15
E
n Martinique a eu lieu une
célébration œcuménique, le
jeudi 26 février, à la paroisse de
Coridon, organisée par la paroisse, la
Communauté du Chemin Neuf et l'Eglise
Réformée.
La célébration était basée sur la
réconciliation offerte de façon
irrévocable par notre foi en Jésus-
Christ. En confessant d'abord nos
péchés symbolisés par des briques qui
formaient un mur entre nous et devant
Dieu, nous avons accueilli les paroles
de réconciliation en lisant Ezéchiel 36,
25-27; 2Co 5, 14-20 et Luc 15, 11-24. Puis
le pasteur Christian Bouzy et le père
Thibaut du Rusquec ont commenté
ces passages de l'Ecriture. Nous avons
échangé des gestes de paix et confié nos
intentions au Seigneur avant de conclure
par la prière du Notre Père.
Ce fut un bon temps de prière et
d'échange fraternel avec la présence
de membres de l'Eglise Réformée, des
pasteurs Christian Bouzy et Jean-Luc
Leibe, de catholiques.
Le pape François parlait, lors des vêpres
œcuméniques en la basilique Saint-
Paul-hors-les-murs, le 25 janvier 2017,
de l'unité des chrétiens qui adviendra
"lorsque nous saurons reconnaître les
dons les uns des autres et que nous
serons capables... d'apprendre les uns
des autres, sans attendre que ce soient
les autres qui apprennent d'abord de
nous." Le Chemin de l'unité est encore long, il
nous faut persévérer.
P. Thibaut du Rusquec, ccn,
délégué épiscopal à l'œcuménisme
■
La semaine de prière pour l'unité des chrétiens avait lieu, comme chaque année,
entre le 18 et le 25 janvier avec pour thème cette année : "Nous réconcilier. L'amour
du \bhrist nous y presse." (cf. 2\bo5,14-20). Le travail préparatoire au niveau mondial a
été préparé par les diverses communautés chrétiennes d'Allemagne, particulièrement
marquées par la commémoration du 500
ème anniversaire de la Réforme.
Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, Pasteur Jean-Luc Leibe, aumônier protestant
et père Thibaut du Rusquec évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy, et père Thibaut du Rusquec évangélique militaire, pasteur Christian Bouzy,
"Nous réconcilier… L'amour
du Christ nous y presse"
A
près un temps de présentation autour d'un thé/café, nous avons
célébré l'eucharistie.
A l'homélie, Mgr David Macaire, commentant l'évangile du
possédé libéré d'une légion de démons, a exhorté à \
suivre la simplicité
de l'Evangile. Souvent notre vie est compliquée parce que nous avons
des légions, mais le Christ veut faire de nous des apôtres.
Après le repas partagé dans la convivialité et la fraternité, l'évêque a pris
congé de la communauté à 15 h. Merci Jésus pour ta présence dans l'Eglise
en Martinique et pour le cadeau qu'est Mgr David Macaire.
Père Arnaud Goma, ccn ■
\b'est vers 9h30, le lundi 30 janvier, que Mgr David Macaire est arrivé au domaine du
Fort à Saint-Pierre. Pour les frères et sœurs de la communauté du \bhemin Neuf, ce
fut un temps béni d'accueillir le berger qui vient prendre soin de ses brebis.
Visite de l'Evêque à la communauté
du Chemin Neuf au Domaine du Fort
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 15

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Sur le visage de chaque être humain,
encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la mala\
die, brille le visage du Christ
Choisis la vie
Heureux celui qui marche dans la Loi du Seigneur
11 février : Journée mondiale
des malades
12 février : Dimanche de la Santé
D
epuis 1992, l’Eglise universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée mondiale
des malades. Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, qui est l’occasion
de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de
sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.
Le dimanche de la santé (généralement le dimanche le plus proche du
11 février, soit le 12 février pour l’année 2017) s’adresse aux malades, aux
soignants et à tous ceux qui participent à restaurer la santé des malades.
C’est une occasion d’inviter tous les chrétiens à réfléchir sur leur santé, ce
bien qui nous est donné et que nous devons sauvegarder pour être utiles à
nos frères. C’est aussi l’occasion de les sensibiliser à la place de nos frères
souffrants et à leur dignité.
Source : http://www.eglise.catholique.fr/
Santé DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 16

Page 17
E
n Martinique, la pastorale de la
santé a été portée sur les fonts
baptismaux, le 2 juillet 2005, à la
salle paroissiale de l’église de Bellevue,
par son Excellence, Mgr Michel Méranville.
La première responsable de la pastorale
diocésaine de la santé a été le Dr Roselyne
Robinel.
Bien avant cette date, les chrétiens
catholiques du monde de la santé en
Martinique se sont regroupés au début des
années 1980 en l’équipe de santé. Elle était
constituée des jeunes issus de la jeunesse
estudiantine chrétienne, d’une douzaine
de membres des différents milieux
hospitaliers et extrahospitaliers. Elle a
été dirigée pendant plus de dix ans par
Anne-Marie Molinard, infirmière au Centre
Hospitalier Régional et Universitaire de
la Meynard à Fort-de-France. A partir de
décembre 2000, l’équipe de santé connait
un changement de nom. Elle devient
« chrétiens dans le monde de la santé ».
Ce groupe apporte l’amour et l’espoir aux
personnes en situation de handicap. Ce
mouvement était présidé par la Sœur
Marie-Elisabeth Tiberghien.
Leurs activités étaient très riches et variées.
Ils ont procédé le dimanche 10 décembre
2000, sous la présidence du Dr Josiane
Jos-Pelage et de Mme Simone Marie-Anais,
à l’organisation du Jubilé du monde de la
santé, au cours duquel plusieurs sujets
ont été abordés : la souffrance morale, la
souffrance sociale, la souffrance spirituelle,
la médecine et la technicité.
Le lundi 11 novembre 2002, se tenait
le premier colloque du mouvement
« Chrétiens dans le monde de la santé »
dans la commune de Saint Joseph. Le
thème à l’ordre du jour est « Nous te
rendons grâce, car tu nous as choisis pour
servir en ta présence ». Il a été question
lors de ce rassemblement de plusieurs
débats portant sur l’évolution des droits
des malades depuis 1958, le personnel
soignant devant les enjeux du service
de l’homme, les médecins s’interrogent
sur le sens du service de l’homme dans
la médecine aujourd’hui, le service de
l’homme et foi chrétienne, l’homme au
cœur des dispositifs de la santé, la dignité
de l’homme et foi chrétienne.
Le deuxième colloque s’est tenu sur
deux dimanches (21 et 28 mars 2004)
à la salle paroissiale de Bellevue,
où les participants ont exploré les
différents aspects des soins palliatifs
et de l’euthanasie, la bioéthique et les
problèmes posés sur la découverte d’une
anomalie au début de la vie.
En septembre 2009, après 5 ans de bons
et loyaux services à la tête de la Pastorale
diocésaine de la santé, le Dr Roselyne
Robinel a été remplacée par Mme
Viviane Pierre-Francois, nouvelle
responsable de la Pastorale diocésaine.
Elle a conduit les activités de la pastorale
jusqu’en septembre 2014. Pendant ce
quinquennat, la pastorale diocésaine
de la santé a mené :
des rencontres : avec les jeunes des
paroisses de Balata, de De Briant, de
Terres-Sainville sur le thème précis :
le corps, la religion et l’amour.
des recollections : l’écoute, le travail
en équipe autour du malade,
fraternité et vérité, franchir la porte
de la foi ;
des formations : Pourquoi suis-je
visiteur de malades ? Demeurez dans
mon amour, Bénévolat et laïcité ;
des conférences sur divers problèmes
de santé : les soins palliatifs, le
cancer du côlon, le don d’organes,
le diabète ;
des messes : de rentrée de la
pastorale et des malades.
Depuis septembre 2014, le délégué de
l’Evêque à la Pastorale de la santé est
le Dr Joël Boko.
Partout où est l’Eglise, la mission est à l’œuvre, car la promesse de Dieu est pour tous,
promesse réalisée en Jésus-\bhrist ayant pris notre humanité et annonçant la bonne nouvelle,
avec une attention particulière pour les personnes en situation de handicap : maladies, misère
et pauvreté. Sur instructions du concile Vatican 2, la conférence des Evêques de France a
procédé à la mise en pl\Pace dans chaque diocèse de la pastorale de la santé.
La Pastorale de la Santé dans notre diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 17

Page 18
Missions et object\:ifs
A la suite du concile Vatican II, la
Conférence des Evêques de France
a procédé à la mise en place dans
chaque diocèse des délégations de la
pastorale de la santé dont le dynamisme
procède d’un espoir et d’un amour pour
l’homme.
La pastorale diocésaine de la santé en
Martinique (PDS) s’est construite dans
le même concept. Elle a pour mission de
rendre l’Eglise présente et active auprès
de ceux qui souffrent.
Son objectif n’est pas de créer de
nouvelles structures, mais :
de créer une relation harmonieuse
entre les différents acteurs qui
interviennent auprès des personnes
en situation de handicap ;
de rendre sur tout le diocèse, un
témoignage d’évangélisation et
d’amour en étroite collaboration avec
toutes ses structures ;
de constituer un lien entre les
différentes pastorales de santé au
niveau régional et au niveau national ;
d’être partie prenante dans tous les
débats de la société concernant la
santé.
La pastorale diocésaine de la santé en Martinique est dirigée par un comité
diocésain, présidé par un responsable diocésain nommé par l’évêque.
Le comité diocésain représentatif des sous-groupes de la pastorale diocésaine
de la santé, soumet à l’Evêque les orientations et les activités de la pastorale
diocésaine de la santé. Ce comité se réunit en session ordinaire une fois par
trimestre, ou en session extraordinaire sur convocation du responsable, ou sur
proposition d’un de ses membres.
Au moins dix jours avant le début de l’année pastorale, le comité diocésain se
réunit en séminaire de rentrée, où il bénéficie d’un enseignement, et procède à
la ratification du programme d’activités.
La dernière réunion ordinaire de l’année pastorale en cours, a lieu au plus tard
au mois de juin. Il permet de procéder au bilan des activités de l’année pastorale
en cours et en la même occasion, à la présentation du programme de l’année
pastorale suivante.
Le comité diocésain est dirigé par un bureau de coordination qui comprend un
coordinateur qui est le responsable diocésain, un coordinateur adjoint ou une
coordinatrice adjointe, un trésorier ou une trésorière.
Fonctionne\bent
Constitution
La pastorale diocésaine de la santé en Martinique est constituée de quatre sous-
structures :
la Pastorale paroissiale de la santé (PPS) coordonnée par deux référents et
constituée :
- du Service évangélique des malades (SEM) qui est formé de bénévoles qui
cherchent à répondre à l’appel du Christ : « J’étais malade et vous m’avez visité ».
Ils rendent visite, au nom de la paroisse, à toutes les personnes qui en font la
demande ou qui leur sont signalées, à l’hôpital, à domicile ou en maison de
retraite. Ces visites se font en lien avec les familles et les professionnels de la
santé, qui sont les partenaires indissociables.
- des Ministres extraordinaires de la communion aux malades (MECM) qui
apportent le Corps du Christ à leurs frères et sœurs malades. Ils collaborent à ce
que l’Eglise demeure présente et vivante auprès des malades. Le déroulement
de ce service est régi par des lois et dispositions bien précises.
L’Action catholique des milieux sanitaires et sociaux (ACMSS) qui regroupe les
professionnels de santé et les étudiants du monde de la santé et du secteur
socio-éducatif, confrontés à la misère, la maladie et au handicap, et qui croient
en la valeur de tout être humain. Ils partagent leurs expériences, cherchent un
sens chrétien à ce qu’ils vivent. Ils éclairent leur réflexion à la lumière de leur foi.
Le Mouvement des médecins catholiques (MMC) qui est un groupe de réflexion
permettant des échanges entre les médecins catholiques, sur leurs pratiques
et leur vécu quotidien avec l’éclairage de l’Eglise. Ce mouvement est affilié à la
Fédération française des associations de médecins catholiques.
Les Aumôneries catholiques des hôpitaux et des cliniques (ACHC) : au sein
des hôpitaux et des cliniques, il existe une aumônerie dirigée par un aumônier,
prêtre ou laïc, chargé de représenter l’Eglise auprès des malades.
Santé
Missions et object\:ifs
DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 18

Page 19
Les prochains rendez-vous
de la Pastorale sont les suivants :
- Messe diocésaine des malades,
- Journée de réflexion sur les
personnes âgées, le 1 er avril 2017,
au Centre Emma Ventura,
- Journée diocésaine de la Pastorale
de Santé (le lieu à définir)
sont les suivants :
- Messe diocésaine des malades,
M
algré une large communi-
cation, le nombre de parti-
cipants a été moindre par
rapport aux années précédentes.
Il n’en demeure pas moins que les
débats ont été d’excellente qualité.
Après la prière d’ouverture faite
par Félicienne Guion-Firmin, la
représentante des référents de
paroisse au sein du comité de la PDS,
le responsable diocésain, Joël Boko, a
présenté à l’assemblée les membres
présents du comité diocésain, ainsi
que les prochaines activités de l’année.
La présentation du programme de la
matinée a été effectuée par Yves-
Marie Grivalliers, responsable de la
communication au sein du comité.
Nicole Déglise, professionnelle de
santé à la retraite, membre du comité
diocésain, a traité du sujet du bon
fonctionnement du référent sous une
forme très apprécié par l’assistance,
alliant la Parole de Dieu, notamment
les épîtres de Saint-Paul, et la réalité
du terrain.
Yves-Marie Grivalliers a présenté la
plaquette des référents de paroisse. On
y trouve, en première partie, l’historique
de la Pastorale diocésaine de la Santé en
Martinique, sa mission et ses objectifs, sa
constitution et son fonctionnement (pour
répondre à la demande des nouveaux
référents de paroisse). La deuxième
partie est réservée aux référents, à savoir :
leur nomination, l’intérêt de choisir deux
référents, les missions, la signification
d’un service de l’Eglise. La prière qui se
trouve à la fin de la plaquette illustre
l’état d’esprit que doit avoir le référent
de paroisse. C’est pour cela qu’elle vous
est proposée en fin d’article.
Arlette Louri a dirigé le riche et fructueux
débat qui s’est instauré entre les
intervenants et les participants.
Après une pause bien méritée, le père
Médard Kounoudji est intervenu sur un
sujet très intéressant : mettre à profit
les indulgences au sein du l’Eglise,
dans la suite logique de l’année de la
miséricorde.
Faute de candidat, le choix du 3 ème
référent de la PDS pour le Sud n’a pas
abouti. L’appel est lancé auprès des
personnes qui n’étaient pas présentes
le 14 janvier dernier. La rencontre s’est terminée à 13h,
après la prière du père Médard
Kounoudji, suivie du chant final.
Les référents de paroisse du diocèse se sont retrouvés le samedi 14 janvier 2017,
au Foyer de charité, de 9h à 13h, pour participer au premier rendez-vous de l’année
de la Pastorale diocésaine de la santé \P(PDS).
Rencontre des référents de paroisse
‘‘
Seigneur, répands sur nous
ta miséricorde.
Donne-nous la grâce de l’abandon entier dans
tes mains, afin de n’être qu’un serviteur inutile
et d’accomplir du mieux possible, tout ce que Tu
nous demandes et jusqu’au bout de notre vie. Amen.
‘‘
nous demandes et jusqu’au
‘‘
nous demandes et jusqu’au
bout de notre vie. Amen.
‘‘
bout de notre vie. Amen.
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Page 20
POINT DE VUE
C
atéchisme, première communion et
confirmation ont bien sûr scandé
mon adolescence sans interrogation
majeure de ma part. Un désir confus de
me retrouver dans l'action avec d'autres
jeunes, m'a conduit à la Jeunesse Étudiante
Chrétienne (J.E.C.) où j'ai retrouvé une
classe d'âge partageant la même confiance
dans les aumôniers qui nous guidaient,
avec la célèbre maxime que nous n'avons
pleinement découverte que plus tard : « voir,
juger, agir ».
A l'âge de dix-sept ans, j'ai dû laisser ma
Martinique natale pour suivre, bien loin
de là, à Paris, mes études supérieures de
droit. J'ai alors reçu l'heureux conseil de
ne pas laisser en jachère mes convictions
religieuses, et de prendre contact avec
la paroisse universitaire des étudiants
antillais d'Outre-Mer, connue usuellement
sous la dénomination de « groupe de la rue
Thibaud ». L’accueil reçu fut à la hauteur de
mes espérances, sous l'affectueuse et savante
direction d'un historien et théologien de
l'ordre du Saint Esprit, le père Joseph Michel.
Ce dernier nous dispensa ou fit dispenser
toute une formation de fond : théologie et
philosophie de base, art de la parole, mais
aussi pratique assidue des sacrements, et
incitation à l'engagement auquel m'avait
quelque peu prédisposé mon passage à la
Jeunesse étudiante chrétienne.
C'était par ailleurs le temps du communisme
et du marxisme-léninisme, athées et
militants, voir même agressifs, dont on
ne peut avoir qu'une très faible idée
aujourd'hui. Nos camarades étudiants,
hypnotisés par une propagande virulente,
ne cessaient de nous attaquer, n'admettant
pas que d'anciens colonisés se laissent
séduire par l’«opium du peuple». Ces
attaques incessantes nous conduisirent très
tôt à apprendre à nous défendre, mais aussi
à découvrir les misères populaires bien
réelles que prétendaient effacer à jamais
nos contradicteurs. Nous nous sommes
alors mis à nous former en économie sociale
(économie et humanisme), sur le contenu
exact du marxisme, la compatibilité entre
justice sociale et religion. Nous avons donc
appris sous les rafales de critiques, que
le christianisme était aussi une religion
de justice et d'action, qui avait le souci du
bien commun, qu'il convenait de rechercher
de manière très concrète par des actions
résolues vouées au développement des
communautés et des personnes.
Puis, après mes études, est venu le temps
du retour à la Martinique et de l'exercice
passionné de la profession d'avocat. Dans le
même temps, le pli étant pris, et la formation
ayant été reçue, j'ai comme naturellement
été conduit à militer au sein d'un organisme
social catholique, le « secrétariat social de la
Martinique », dont le père Pierre Despointes,
fondateur du Foyer de Charité de Trinité,
était l’aumônier.
J'ai par la suite adhéré au mouvement « La
vie nouvelle », à l'instigation de l'un de mes
amis, zélateur diligent du personnalisme
communautaire chrétien, à la suite du
philosophe Emmanuel Mounier. Il y
était entre autres affirmé qu’un chrétien
authentique ne pouvait se satisfaire de
la seule foi, sans les œuvres, et qu'en
tant que personne humaine, il avait le
devoir de s'engager au service des autres,
et d’en promouvoir concrètement le
développement.
Séduit par ces idées, je continuai à adhérer
à ma religion chrétienne et à la mettre en
pratique, mais en donnant à mon action
économique et sociale un éclairage
différent. Petit à petit se faisaient jour en moi,
l'idée et le sentiment qu'il faudrait peut-être
aller plus loin et exercer une influence plus
forte et plus panoramique sur la vie sociale
pour le bien commun de tous. Mes amis,
mes camarades de groupe, ne cessaient
de me représenter qu'il ne suffisait pas de
« pratiquer » assidûment, comme je le faisais
pour être fidèle à nos idéaux chrétiens : il
fallait aussi, le cas échéant, oser « se salir
les mains », éventuellement par l'action
politique. L'occasion m’en fut peu après
donnée, je la saisis non sans péripéties de
tous ordres, et je fus en définitive (avec un
certain étonnement) élu comme conseiller
général de la Martinique, tout en pratiquant
le culte catholique, et en continuant à me
former en tous domaines.
J'ai notamment suivi au moins une « retraite
fondamentale au Foyer de Charité de
Trinité ». J’exerçai par la suite mes fonctions
d'élu local pendant douze années. Je devins
peu après bâtonnier de l'ordre local des
avocats au barreau de Fort de France, et je fus
admis à exercer les fonctions de magistrat,
cessant dès lors mes fonctions purement
politiques. Je regagnai donc l'Europe, cette
fois en qualité de juge en région parisienne.
Ma foi ne m'avait pas quitté. Marié et père
de cinq enfants, je continuai à pratiquer
ma religion. J'estimai cependant qu'une
plus grande réserve externe s’imposait
désormais à moi pour respecter le principe
de neutralité républicaine, sans déroger
à mes convictions religieuses, et je mis en
sourdine les démonstrations de foi par trop
ostensibles.
Je terminai ma vie professionnelle à la tête
d'une Cour d'Appel métropolitaine.
Aujourd'hui je mesure bien mieux le double
enracinement de ma vie :
- D'une part, une foi de plus en plus forte,
tirant sa force de la confiance dans les
paroles mêmes de Jésus-Christ ;
- D’autre part, la conviction que la vraie
charité est inséparable de la recherche
active du bien commun, du bien de tous,
même au risque des « salissures » que peut
engendrer l'action. Oui, qu'aurait été la foi
sans les œuvres, et sans les tentatives pour
les réaliser ?
Je ne regrette ni les unes, ni les autres.
Léon-Laurent Valère ■
Mon parcours a commencé de la manière la plus classique, par une éducation à la vie chrétienne
solidement et tendrement initiée par ma mère, institutrice certes laïque, mais exigeante quant
au respect de sa religion catholique. J'ai en ai donc connu très tôt la pratique et les rites, quoique
mon père fût membre d'une société phi\Plosophique agnostique.
Témoin de la foi
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 20

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VERS LA VIE
En vue de la réhabilitation des cloches de l’église Notre-Dame de la Nativité, le père Crépin Hounza,
le Chœur et les musiciens de la paroisse de Schœlcher ont le plaisir de vous inviter au concert spirituel
organisé le dimanche 19 février 2017, à 16h, à l’église du bourg.
Une quête sera faite pour le financement de ces travaux.
Venez nombreux et merci pour votre générosité ! Ephata Event présente la « FAR WEST INDIES », un carnaval autrement !!!
Cowboys, indiens et toutes les légendes du Far West sont invités (déguisement correct exigé) Le dimanche 19 février 2017, de 12h à 22h20 €, un repas chaud compris. Bar soft
Animation : DJ, danse, initiation au K’Ribbean Fit, défilé, show live Invités : Rosy, Ryden, Riddla
Show de clôture assuré par Kwaxicolor
Ticket en vente chez : I ❤mobile (La Galléria, Rond-Point, Place d’Armes), Beauté plurielle Cluny, Appaloosa, et auprès des membres d’EPHATA. Infoline : 0696 71 61 49
Concert spirituel
Vous l’avez attendu, nous y sommes…
COMMUNIQUÉ
N
é à Nantes, François est l’un
des heureux garçons d’une
fratrie de 11 enfants. A la suite
d’une visite du père Augro, supérieur
du séminaire de la Mission de France,
il demande à rentrer à Lisieux comme
l’avaient déjà précédé de nombreux
jeunes de la région nantaise.
François est ordonné prêtre le 30 mars
1950.
En 1957, il est envoyé à Fort-de-France
et fait équipe avec Georges Zaïre et
Gonzague Dambricourt. Aumônier
du port, il trouva du travail dans une
imprimerie. Prenant conscience de
l’échec scolaire de bien des jeunes,
Georges et François furent les
pionniers du Centre d’Orientation
de Promotion Educative et Sociale
(COPES). Aucune structure n’existait
pour proposer une formation
professionnelle et prendre en charge
ceux qui n’avaient pu obtenir leur
certificat d’étude, ni accéder au
collège. Devant l’afflux des demandes,
le père Ménoret, curé de Sainte-
Thérèse, met une salle paroissiale
à disposition qui abritera le Centre
Saint-Justin.
En 1967, il rentre en métropole. Arrivé à
l’âge de la retraite, il a rejoint d’autres
prêtres âgés à la maison des frères
Huneaux à Brienon.
Ses obsèques ont été célébrées le
mercredi 11 janvier 2017, à Brienon,
et conformément à sa volonté, il a été
inhumé au cimetière de Pontigny. ■
Une messe pour le repos de
l’âme du père François Angot
sera célébrée par le père Gédio,
le dimanche 19 février 2017,
à 10h, en l'église de Sainte-
Thérèse.
François Angot
20 juillet 1923 – 5 janvier \e2017
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 21

Page 22
UN PEU D'HUMOUR…
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 22

Page 23
Dimanche 19 février 2017
Handicapés et sacrements
Comment les personnes handicapées ont-elles accès aux sacrements ? Comment y sont-elles préparées ? Quelle est la réalité
de ces pastorales Outre-mer ? Cette semaine Dieu m'est témoin met en lumière les difficultés des personnes handicapées à
se faire accompagner dans leur foi.
Dimanche 26 février 2017
Veufs et veuves en Église
Quelle est la place des veufs et des veuves dans l’Église ? Peuvent-ils se remarier et comment le sacrement du mariage
est-il alors vécu ? Comment nouer une nouvelle vie de couple après le deuil ? Qui sont les veufs et les veuves consacrés
et pourquoi font-ils le choix d’offrir leur veuvage à Dieu ? Le frère Paul-Dominique Marcovits, dominicain, très investi au
sein de l’Église pour les veufs et les veuves, nous aidera à comprendre les chemins du veuvage. Nous irons écouter les
différents témoignages de veufs et de veuves.
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
MEDIAS
99.5 - 101.3 et 105,1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\Pvérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRAN\bE \bEDEX\P
Téléphone : 06 96 \P310 333 - E-mail : \Pmichel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et \Cassurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’AR\bHEVÊ\bHÉ DE MARTI\PNIQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 février 2017 – n° 538 23

Page 24
- 11 février -
Notre-Dame de Lourdes
Prions pour toutes les personnes
qui connaissent l’épreuve,
en particulier celles qui sont
pauvres, réfugiées ou marginalisées,
pour qu’elles trouvent
dans nos communautés
accueil et réconfort.
Pape François, intention de prière pour février 2017
