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E g lise
en MARTINIQUE
N° 539
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
26 février 2017
U n carême…
personnellement et en Eglise

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EDITORIAL
U
ne femme peut-elle oublier son enfant ? … Même si
elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
Dieu, notre Père plein de tendresse, est attentif à
chacun de nous. Il prend soin de tout ce qu’il a créé. Nous
pouvons donc mettre toute notre confiance en Lui. Ne nous
inquiétons donc de rien !
Le Carême est le thème central de la présente édition. Un
carême… personnellement et en Eglise !
Cette année, dans son message intitulé «La Parole est un
cadeau. L’autre est un cadeau », le pape François nous invite
à ouvrir la porte de notre cœur à l’autre, car toute personne est un
don, autant notre voisin que le pauvre que nous ne connaissons
pas. Le Carême est un temps propice pour ouvrir la porte à ceux
qui sont dans le besoin et reconnaître en eux le visage du Christ.
Un article de père de Coulanges nous introduit également
à ce temps important : « Ce qui est premier dans le carême,
ce n’est pas se retourner sur soi-même, mais se tourner vers
Dieu », nous dit-il.
Par ailleurs, pour un partage spirituel communautaire afin
d’éclairer notre route vers Pâques, le questionnaire de
carême nous est proposé pour les cinq semaines : « Faire
faire l’expérience de la communauté, de l’Esprit-Saint et
de la mission à chaque baptisé ». Il est étroitement lié \
aux thématiques des grands chantiers du plan pastoral
ECCLESIA’M 2020 ! lancé par notre archevêque.
L’Eglise a besoin de nous. C’est notre contribution volontaire
au denier qui lui permet d’accomplir chaque jour sa mission.
Elle ne vit que grâce à la générosité et à la solidarité de tous
ses membres pour couvrir la rémunération des prêtres et des
salariés laïcs de notre diocèse, pour restaurer les églises.\
..
La campagne de Denier de l’Eglise est lancée. Soyons
généreux, donnons !
Rappelez-vous le proverbe, nous dit St-Paul (Co 9,6) : A
semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on
récolte largement. Que chacun donne comme il a décidé dans
son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui
donne joyeusement.
Ayons confiance en Dieu. Cherchons d’abord son royaume
et sa justice… Que l’Esprit Saint nous aide à revenir à Lui \
de tout notre cœur, et à vivre ce temps de carême dans la
fidélité à sa Parole qui est Vie.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• La procrastination permanente
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
DOSSIER CARÊME
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole \bominicale
• En préparation au carême
• QUESTIONNAIRE DE CAREME 2017
Faire faire l’expérience \be la communauté,
\be l’Esprit-Saint et \be \nla mission
à chaque baptisé
• Coup \b’envoi \bu 5
ème chantier
\bu plan pastoral ECCLESIA’M 2020 !
« Soigner et \bélivrer les âmes »
• Messe \bes mala\bes à Basse-Pointe
• L’ACPM au Salon \bu Mariage
• La Pasto Day \bes 25-35 ans,\n spéciale « célibataires »
• Diplôme Universitaire Etu\bes Théologiques Visite \bu Doyen \be L’Université Catholique
\be Lyon en Martinique
• Agen\ba \be l'archevêque
• Avec vous, montrer Jésus
• Sœur Marie-Marthe\n Régis-Luce
• Message \bu pape François
pour le Carême en 2017
« La Parole est un \bon. L’autre est un \bon. »
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Doss\ber : CAMPAGNE DU DENIER DE L’EGLISE 2017
• Sœur Marie-Marthe\n Régis-Luce
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr
VERS LA VIE 22

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La procrastination permanente
- Vous procrastinez !
- Hein ??!
- Je dis que vous souffrez de
procrastination !
- Que voulez-vous dire !? La
procrastination… c’est grave mon
Père !?
- Oh ! Elle est partout, ou presque : à l’école, au travail, à la maison, dans
les couples, entre amis, dans le
commerce et dans la construction,
dans l’administration, dans les
études, à l’hôpital, dans la vie
spirituelle et, du coup, même dans
l’Eglise… et finalement, en nous-
même !
- Mais c’est quoi ? Quelle est la
définition de la procrastination ?
- C’est le fait de remettre au lendemain
ce que l’on peut faire le jour-même.
Vous savez, lorsque les choses
traînent sans raison, lorsqu’on
s’habitue au provisoire qui dure ou
qu’on laisse un travail à moitié fait
sans l’achever totalement, lorsqu’on
a promis de faire quelque chose
« yon’n sé jou-a » : un service, un
travail, une demande en mariage, un
chantier, une visite, un courrier, une
corvée, une démarche… et qu’on
laisse le temps passer sans jamais le
faire. Alors, notre vie ressemble à une
vieille voiture qu’on a laissée là, sur
le bord du chemin : des gens y volent
des pièces, les herbes poussent
sous les roues, les moisissures
envahissent la carrosserie.
- C’est une maladie ?
- Plutôt un syndrome, le signe d’une
maladie spirituelle. Elle tue à petit
feu, les sociétés d’abord, les âmes
ensuite. Elle décourage tout le monde.
Lorsqu’elle atteint une société, une
famille, une entreprise, une paroisse,
tout le monde ralentit comme un
vieux diesel, c’est le déclin… On
a de moins en moins d’entrain, de
moins en moins de force, le goût de
l’effort et la noblesse du travail-bien-
fait disparaissent au fur et à mesure :
ni "pran kouraj", ni "pran kouri", c’est
"rété la, i bon kon sa".
Alors, les anciens, remplis d’amer-
tume, font des reproches aux
jeunes générations. Les plus jeunes
ne respectent plus les "grandes
personnes". Les actifs n’aiment plus ce
qu’ils font et critiquent leurs leaders,
leurs collègues, leurs collaborateurs.
La méfiance s’installe dans le dialogue
social, les responsables s’énervent
et rouspètent, les subordonnés se
sentent oppressés et se révoltent…
L’un des signes de ce syndrome est le
dynamisme apparent des personnes
extérieures qui arrivent auprès de
la communauté procrastinante. Elles
réussissent à réaliser des projets, à
faire des affaires, à bâtir des choses
et même à imposer des idées contre-
culturelles, alors que les premiers se
demandent ce qui leur arrive.
- C’est chaud !
- Non, c’est froid et glacial comme la mort. Mais il y a pire. Ce sont
les jeunes qui sont contaminés
par ce virus spirituel. Quand ils
regardent une société atteinte de
procrastination, ils ne veulent plus
rien faire puisque rien ne va. Ils
ont envie de s’amuser et de jouir
et rien d’autre. Mais les joies sont
fausses et éphémères, comme des
stupéfiants. Après le déclin, advient
la décadence. Et alors que les plus
ambitieux vont ailleurs construire
leur vie, d’autres s’arrêtent sur le
bord du chemin, ils perdent espoir :
yo ka pèd’ fwa ! Le pays s’effondre.
- Mais en quoi tout ça regarde-t-il les chrétiens ?
- Pour un chrétien, c’est un péché grave, une offense au Dieu de
l’Espérance et de la Vie, un refus de
se laisser guider par Lui. « 59 Jésus
dit un jour à quelqu’un : "Suis-moi."
Celui-ci dit : "Permets-moi de m'en
aller d'abord enterrer mon père." 60 Mais il lui dit : "Laisse les morts
enterrer leurs morts ; pour toi, va-t’en
annoncer le Royaume de Dieu." 61 Un autre encore dit : "Je te suivrai,
Seigneur, mais d'abord permets-
moi de prendre congé des miens." 62 Mais Jésus lui dit : "Quiconque a
mis la main à la charrue et regarde
en arrière est impropre au Royaume
de Dieu." » (Luc 9,59-62). Surtout,
quand il s’agit des affaires de Dieu,
d’un acte de charité, de la remise en
ordre de sa vie ou de la réalisation
d’une promesse, la procrastination
est un péché grave.
- Quel est le médicament ?
- Assez simple. C’est une question de volonté. Prendre la décision,
avec l’aide de la sainte Grâce,
de ne plus reporter à demain ce
qu’on peut faire aujourd’hui. Voilà
une bonne résolution de carême :
réaliser une chose que je dois faire
depuis longtemps ou faire chaque
jour ce que je dois faire… rien de
plus, rien de moins. C’est le meilleur
remède, une cure surtout pour ceux
qui savent que ce ne sont pas ceux
qui disent « Seigneur, Seigneur »
qui seront sauvés, mais « ceux qui
mettent en pratique la Parole de
Dieu ».
Bon carême !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 février 2017 – n° 539 3

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Dimanche 26 fév\bie\b 2017
la P arole Dominicale
J
ésus sait que celui qui veut devenir
son disciple à un grand combat à
mener. Il nous dit « Aucun homme
ne peut servir deux maîtres … Vous
ne pouvez pas servir à la fois Dieu et
l’argent». En effet, lorsque l’argent
devient une idole, notre seul centre
d’intérêt, il devient l'objet de notre
adoration.
Puisqu'il existe un risque à se laisser
asservir par ce maître qu'est l’argent
et d’en devenir son l'esclave, un choix
s’impose entre Jésus et l’argent pour
ne pas passer à côté du royaume de
Dieu. Il faut choisir entre l'amour pour
Jésus ou l'amour de l’argent. Hier
comme aujourd’hui dans un monde
matérialiste, les paroles de Jésus sont
dures à entendre.
En effet, si en Matthieu 19,24 Jésus dit
bien à ses disciples : Il est plus facile à
un chameau de passer par le trou d'une
aiguille qu'à un riche d'entrer dans le
royaume de Dieu, ne nous méprenons
pas, il n’est pas contre l’argent. Et on le
voit bien en Matthieu 25,14-30, dans
la parabole des talents racontée par
Jésus, parabole dans laquelle le maître
reproche à son serviteur d’avoir enterré
son argent au lieu de le mettre à la
banque. Il aurait a récupéré son agent
avec les intérêts.
Toutes les certitudes des disciples
de Jésus s'effondrent, eux qui
croyaient que la richesse était signe
de bénédiction, assurance du salut,
tandis que la pauvreté serait signe de
malédiction. Les disciples se posent une
question : Qui peut donc être sauvé ?
(Mt 19,25). Jésus répond : Aux hommes
cela est impossible, mais à Dieu tout est
possible. Aux disciples inquiets, Jésus
rappelle que Dieu fait miséricorde. Il
leur fait comprendre également, que
le royaume de Dieu n'est pas une
affaire de richesse ou de pauvreté
matérielle. Tout dépendra de l'usage
que nous aurons fait des biens qu'il
nous a donnés. Riches ou pauvres, nous
devons toujours choisir entre Dieu et
l'argent ; lequel de ces deux maîtres que
nous voulons servir ? Nous ne pouvons
pas servir les deux maîtres ; un des deux
sera forcément rejeté. Dans notre liberté
Jésus nous laisse choisir : entre les deux,
quel est ton choix ?
Jésus disait à ses disciples en Matthieu
25,27 : Rendez à César ce qui est à César
et à Dieu ce qui est à Dieu. Frères et
sœurs, Jésus ne condamne pas l’argent
mais son usage, il veut nous mettre en
garde. L’argent est un maître redoutable,
il transforme un homme le rendant
capable de tout et même du pire pour
en posséder. Dans les familles, l’argent
provoque de violents conflits. Dans
les couples, hommes et femmes se
déchirent pour des questions d’argent,
cela va jusqu’au divorce. Avec le pouvoir
que donne l'argent, nous pouvons
devenir des prédateurs et dominer sur
les autres, en les rendant dépendants
de nous et en leur imposant tous nos
caprices. Certains l'ont bien compris et
s'en servent !
L’amour de l’argent produit l’amour
exclusif des biens matériels, il tue en
nous la présence de Dieu, et nous
empêche d'être pleinement homme
et enfant de Dieu. Face au danger
que représente l’amour de l’argent,
Jésus demande aux disciples de ne
pas se soucier de la nourriture et des
vêtements. En effet, le risque serait de
passer son temps à chercher à avoir
toujours plus d’argent et d’oublier
l’essentiel qui est d’abord de vivre. La
nourriture et les vêtements sont au
service de l’homme et donc de la vie ;
ils ne doivent pas faire l’objet d’une
recherche sans limite. Selon Jésus, le
Père céleste qui prend soin des oiseaux
du ciel et les lis des champs, qui n’ont
rien mérité, fera davantage pour nous
les hommes qu’il a mis au sommet de
la création.
Jésus affirme que : Dieu donne, et il va
se désoler du manque de foi de ses
disciples devant les promesses du
Père. Et nous, croyons-nous en ses
promesses ?
Frères et sœurs, sans être insouciants,
laxistes ou irresponsables, ne nous
faisons plus de soucis pour notre
avenir. Ne passons pas notre temps
dans l’inquiétude des malheurs qui
risquent de nous arriver. Nous n’aurons
pas que des malheurs dans notre vie, il y
aura aussi des grâces. Faisons confiance
à Dieu, il a beaucoup de bonnes choses
à nous donner. Il fait toute chose en
temps utile, Jésus le confirme lui qui
nous dit : A chaque jour suffit sa peine.
Frères et sœurs, que la peur face à
l'avenir ne nous fasse pas vivre esclaves
sous le pouvoir de l'argent. Vivons libres
dans la confiance en Dieu. Si nous
choisissons Jésus comme notre seul
maître, il prend soin de nous. Amen !
Père Benjamin François-Haugrin
Curé des paroisses de Rivière-Salée et de Régale
■
Is 49,14-15 • Ps 61 • 1 Co 4,1-\a5 • Mt 6,24-34
8 ème Dimanche du Temps Ordinaire - Année A
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EGLISE UNIVERSELLE\n
C
hers frères et sœurs,
Le Carême est un nouveau
commencement, un chemin
qui conduit à une destination sûre : la
Pâques de la Résurrection, la victoire
du Christ sur la mort. Et ce temps nous
adresse toujours un appel pressant à
la conversion : le chrétien est appelé
à revenir à Dieu « de tout son cœur »
pour ne pas se contenter d’une vie
médiocre, mais grandir dans l’amitié
avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle
qui ne nous abandonne jamais, car
même lorsque nous péchons, il
attend patiemment notre retour à
Lui et, par cette attente, il manifeste
sa volonté de pardon.
Le Carême est le moment favorable
pour intensifier la vie de l’esprit
grâce aux moyens sacrés que l’Eglise
nous offre: le jeûne, la prière et
l’aumône. A la base de tout il y a la
Parole de Dieu, que nous sommes
invités à écouter et à méditer avec
davantage d’assiduité en cette
période. Je voudrais ici m’arrêter
en particulier sur la parabole de
l’homme riche et du pauvre Lazare.
Laissons-nous inspirer par ce récit si
important qui, en nous exhortant à
une conversion sincère, nous offre la
clé pour comprendre comment agir
afin d’atteindre le vrai bonheur et la
vie éternelle.
1. L’autre est un \hdon
La parabole commence avec la
présentation des deux personnages
principaux ; cependant le pauvre y
est décrit de façon plus détaillée :
il se trouve dans une situation
désespérée et n’a pas la force de se
relever, il gît devant la porte du riche
et mange les miettes qui tombent
de sa table, son corps est couvert
de plaies que les chiens viennent
lécher. C’est donc un tableau sombre,
et l’homme est avili et humilié.
La scène apparaît encore plus
dramatique si l’on considère que
le pauvre s’appelle Lazare : un nom
chargé de promesses, qui signifie
littéralement « Dieu vient en aide ».
Ainsi ce personnage ne reste pas
anonyme mais il possède des traits
bien précis ; il se présente comme
un individu avec son histoire
personnelle. Bien qu’il soit comme
invisible aux yeux du riche, il nous
apparaît connu et presque familier,
il devient un visage et, comme tel,
un don, une richesse inestimable,
un être voulu, aimé, dont Dieu se
souvient, même si sa condition
concrète est celle d’un déchet
humain.
Lazare nous apprend que l’autre est
un don. La relation juste envers les
personnes consiste à reconnaître
avec gratitude leur valeur. Ainsi le
pauvre devant la porte du riche ne
représente pas un obstacle gênant
mais un appel à nous convertir
et à changer de vie. La première
invitation que nous adresse cette
parabole est celle d’ouvrir la porte
de notre cœur à l’autre car toute
personne est un don, autant notre
voisin que le pauvre que nous ne
connaissons pas. Le Carême est un
temps propice pour ouvrir la porte
à ceux qui sont dans le besoin et
reconnaître en eux le visage du
Christ. Chacun de nous en croise
sur son propre chemin. Toute vie qui
vient à notre rencontre est un don
et mérite accueil, respect, amour. La
Parole de Dieu nous aide à ouvrir les
yeux pour accueillir la vie et l’aimer,
surtout lorsqu’elle est faible. Mais
pour pouvoir le faire il est nécessaire
de prendre au sérieux également ce
que nous révèle l’Évangile au sujet
de l’homme riche.
2. Le péché nous rend \haveugles
La parabole met cruellement en
évidence les contradictions où se
trouve le riche. Ce personnage,
contrairement au pauvre Lazare,
ne possède pas de nom, il est
seulement qualifié de “riche”. Son
opulence se manifeste dans son
habillement qui est exagérément
luxueux. La pourpre en effet était
très précieuse, plus que l’argent ou
l’or, c’est pourquoi elle était réservée
aux divinités et aux rois. La toile de
lin fin contribuait à donner à l’allure
un caractère quasi sacré. Bref la
richesse de cet homme est excessive
d’autant plus qu’elle est exhibée
tous les jours, de façon habituelle :
« Il faisait chaque jour brillante
chère ». On aperçoit en lui, de
Message \bu pape François
pour le Carême en 2017
« La Parole est
un don. L’autre est un don. »
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manière dramatique, la corruption
du péché qui se manifeste en trois
moments successifs : l’amour de
l’argent, la vanité et l’orgueil.
Selon l’apôtre Paul, « la racine de tous
les maux c’est l’amour de l’argent ».
Il est la cause principale de la
corruption et la source de jalousies,
litiges et soupçons. L’argent peut
réussir à nous dominer et devenir
ainsi une idole tyrannique. Au lieu
d’être un instrument à notre service
pour réaliser le bien et exercer la
solidarité envers les autres, l’argent
peut nous rendre esclaves, ainsi
que le monde entier, d’une logique
égoïste qui ne laisse aucune place
à l’amour et fait obstacle à la paix.
La parabole nous montre ensuite
que la cupidité rend le riche
vaniteux. Sa personnalité se réalise
dans les apparences, dans le fait
de montrer aux autres ce que lui
peut se permettre. Mais l’apparence
masque le vide intérieur. Sa vie reste
prisonnière de l’extériorité, de la
dimension la plus superficielle et
éphémère de l’existence.
Le niveau le plus bas de cette
déchéance morale est l’orgueil.
L’homme riche s’habille comme un
roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant
d’être simplement un mortel. Pour
l’homme corrompu par l’amour des
richesses, il n’existe que le propre
moi et c’est la raison pour laquelle
les personnes qui l’entourent ne
sont pas l’objet de son regard. Le
fruit de l’attachement à l’argent est
donc une sorte de cécité : le riche
ne voit pas le pauvre qui est affamé,
couvert de plaies et prostré dans son
humiliation.
En regardant ce personnage, on
comprend pourquoi l’Évangile est
aussi ferme dans sa condamnation
de l’amour de l’argent : « Nul ne
peut servir deux maîtres : ou bien il
haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il
s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois
Dieu et l’Argent ».
3. La \barole est un \hdon
L’évangile du riche et du pauvre
Lazare nous aide à bien nous
préparer à Pâques qui s’approche.
La liturgie du Mercredi des
Cendres nous invite à vivre une
expérience semblable à celle que
fait le riche d’une façon extrêmement
dramatique. Le prêtre, en imposant
les cendres sur la tête, répète ces
paroles : « Souviens-toi que tu es
poussière et que tu retourneras en
poussière ». Le riche et le pauvre,
en effet, meurent tous les deux et
la partie la plus longue du récit de
la parabole se passe dans l’au-delà.
Les deux personnages découvrent
subitement que « nous n’avons rien
apporté dans ce monde, et nous n’en
pourrons rien emporter ».
Notre regard aussi se tourne vers
l’au-delà, où le riche dialogue avec
Abraham qu’il appelle « Père »
montrant qu’il fait partie du peuple
de Dieu. Ce détail rend sa vie encore
plus contradictoire car, jusqu’à
présent, rien n’avait été dit sur sa
relation à Dieu. En effet dans sa vie,
il n’y avait pas de place pour Dieu,
puisqu’il était lui-même son propre
dieu.
Ce n’est que dans les tourments
de l’au-delà que le riche reconnaît
Lazare et il voudrait bien que le
pauvre allège ses souffrances avec
un peu d’eau. Les gestes demandés
à Lazare sont semblables à ceux
que le riche aurait pu accomplir et
qu’il n’a jamais réalisés. Abraham
néanmoins lui explique que « tu
as reçu tes biens pendant ta vie
et Lazare pareillement ses maux ;
maintenant ici il est consolé et toi tu
es tourmenté ». L’au-delà rétablit une
certaine équité et les maux de la vie
sont compensés par le bien.
La parabole acquiert une dimension
plus large et délivre ainsi un message
pour tous les chrétiens. En effet le
riche, qui a des frères encore en
vie, demande à Abraham d’envoyer
Lazare les avertir ; mais Abraham
répond : « ils ont Moïse et les
Prophètes ; qu’ils les écoutent ». Et
devant l’objection formulée par le
riche, il ajoute : « Du moment qu’ils
n’écoutent pas Moïse et les Prophètes,
même si quelqu’un ressuscite
d’entre les morts, ils ne seront pas
convaincus ». Ainsi se manifeste le
vrai problème du riche : la racine de
ses maux réside dans le fait de ne
pas écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a
amené à ne plus aimer Dieu et donc
à mépriser le prochain. La Parole de
Dieu est une force vivante, capable de
susciter la conversion dans le cœur
des hommes et d’orienter à nouveau
la personne vers Dieu. Fermer son
cœur au don de Dieu qui nous parle
a pour conséquence la fermeture de
notre cœur au don du frère.
Chers frères et sœurs, le Carême
est un temps favorable pour nous
renouveler dans la rencontre avec le
Christ vivant dans sa Parole, dans ses
Sacrements et dans le prochain. Le
Seigneur qui – au cours des quarante
jours passés dans le désert a vaincu
les pièges du Tentateur – nous montre
le chemin à suivre. Que l’Esprit Saint
nous aide à accomplir un vrai chemin
de conversion pour redécouvrir le
don de la Parole de Dieu, être purifiés
du péché qui nous aveugle et servir
le Christ présent dans nos frères dans
le besoin. J’encourage tous les fidèles
à manifester ce renouvellement
spirituel en participant également aux
campagnes de Carême promues par
de nombreux organismes ecclésiaux
visant à faire grandir la culture de
la rencontre au sein de l’unique
famille humaine. Prions les uns
pour les autres afin que participant
à la victoire du Christ nous sachions
ouvrir nos portes aux faibles et aux
pauvres. Ainsi nous pourrons vivre
et témoigner en plénitude de la joie
pascale.
Du Vatican, le 18 octobre 2016
François ■
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L
’accueil d’un évènement aussi
important ne s’improvise
pas. Toute notre vie est
concernée par lui. Pas seulement la
vie religieuse, mais aussi notre vie
personnelle, familiale, sociale. Il s’agit
d’opérer une greffe de la vie du Christ
ressuscité sur notre vie.
Quarante jours pour prendre le
chemin d’un retournement, d’une
conversion, d’une transformation
de nos relations avec Christ, sans
négliger les personnes de notre
entourage.
De semaine en semaine, nous
sommes invités à redécouvrir ce
que Christ attend de chacun de
nous, dans notre vie personnelle,
familiale, communautaire.
Notre vie chrétienne ne peut pas
ignorer, ni négliger les obstacles, les
pièges liés à notre mode de vie, qui
risquent de nous empêcher d’être
libres pour répondre à l’appel du
Christ.
La vie moderne n’est-elle pas trop
souvent parasitée par toute sorte de
slogans, de messages publicitaires
qui nous conditionnent dans notre
manière d’être ?
Quand on parle du carême,
beaucoup pensent aux privations,
aux sacrifices qu’ils auront à faire. L’entrée en carême ouvre notre vie
dans trois directions :
- la relation à Dieu par la prière
- la relation à soi-même : par le jeûne
- la relation aux autres : par l’aumône
Pas de spectacle, dit l’évangile,
mais la sincérité du cœur. Ce qui
est premier dans le carême ce n’est
pas se retourner sur soi-même, mais
se tourner vers Dieu. Redécouvrir
que Dieu fait alliance avec nous.
Qu’Il prend l’initiative de venir vers
nous, en et par Jésus Christ.
Les textes de la Bible que nous allons
méditer au cours de ce carême vont
pour la plupart d’entre eux, nous
parler du renouvellement de notre
alliance avec Dieu. Jésus Christ nous
révèle que son Père communique
avec notre humanité. En lui et par lui,
Il partage notre vie, en tout, excepté
le péché.
Vivre le carême ce n’est pas d’abord
se mortifier, mais accueillir, ouvrir
sa vie de tous les jours à l’amour
libérateur de Dieu pour nous.
Par la prière ravivons la conscience
de sa présence amoureuse en nous
et pour nous.
Cette conviction de foi est exprimée
dans la prière du Psaume 24 :
« Dirige-moi, enseigne moi, Seigneur,
ta tendresse, ton amour est de
toujours ». Sa bonté est offerte à
tous, même aux pécheurs que nous
sommes.
Tout au long de ce carême, tournons
notre regard et notre vie vers le
Seigneur pour contempler son
visage de tendresse.
Vivre le carême chrétiennement, c’est
s’engager résolument à la suite du
Christ sur le chemin de la conversion
qui est un combat à mener au
quotidien contre les forces du mal.
L’appel de Jésus à la conversion est
pour nous tous : « les temps sont
accomplis, le Règne de Dieu est
tout proche. Convertissons-nous et
croyons à la Bonne nouvelle. ».
Prions les uns pour les autres en
vue d’une conversion à mener en
continue, parce que Dieu ne cesse de
nous aimer malgré notre faiblesse.
Prions pour que ce temps de carême
soit un temps de grâce pour chacun
de nous, soyons remplis de l’amour
du Père et du Fils dans l’Esprit.
Père Jean de Coulanges
■
Carême, \buarante jours pour se préparer à l’évènement majeur de notre foi, le
noyau dur de notre foi chrétienne étant la Résurrection du Seigneur.
Paul aux Corinthiens 15,14 dit : « Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication
est vide et vide aussi votre foi ».
DOSSIER CARÊME
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SEMAINE 1 : Accompagner et protéger les familles
QUESTIONNAIRE DE C\2AREME 2017
Faire faire l’expérience de la communauté,
de l’Esprit- Saint et de la mission à chaque baptisé
Textes
Lecture de Ben Sirac le Sage, chapitre 7, 9-36
Ne dis pas : « Le Dieu Très-Haut verra l’abondance de mes offrandes ; quand je les présenterai devant lui, il les
acceptera ». Ne te décourage pas dans ta prière, et ne néglige pas de faire l’aumône. Ne te moque pas d’un homme
qui est dans la peine, car le Dieu qui humilie est aussi celui qui élève. Ne cultive pas le mensonge contre ton frère,
et pas davantage contre ton ami. Ne consens jamais au mensonge : l’habitude de mentir ne produit rien de bon.
Ne pérore pas devant les anciens, et ne rabâche pas dans ta prière. Ne prends pas en dégoût les travaux pénibles,
ni le travail des champs institué par le Très-Haut. Ne te joins pas à la compagnie des pécheurs, souviens-toi que
la colère ne tardera pas. Humilie-toi profondément, car l’impie aura pour châtiment le feu et les vers. Ne vends
pas un ami pour de l’argent, ni un frère de sang pour l’or d’Ophir. Ne te détourne pas d’une épouse sage et bonne,
car sa valeur surpasse l’or. Ne maltraite pas l’esclave qui travaille fidèlement, ni le journalier qui se dévoue sans
compter. Aime de tout ton cœur l’esclave intelligent, ne lui refuse pas la liberté. As-tu du bétail ? Prends-en soin ;
s’il te rapporte, ne t’en défais pas. As-tu des enfants ? Éduque-les ; dès le jeune âge, apprends-leur à obéir. As-tu
des filles ? Veille à leur vertu, et montre-leur un visage sérieux. Donne ta fille en mariage, tu auras conclu une affaire
importante, mais donne-la à un homme de bon sens. As-tu une femme selon ton cœur ? Surtout, ne la renvoie pas !
Mais si elle n’est pas aimée, méfie-toi d’elle ! De tout ton cœur, honore ton père, et n’oublie pas les douleurs de
ta mère. Souviens-toi que tu leur dois d’être né ; comment leur rendras-tu ce qu’ils ont fait pour toi ? De toute ton
âme, révère le Seigneur et vénère ses prêtres. De toute ta force, aime ton Créateur et ne délaisse pas ceux qui le
servent. Crains le Seigneur et honore le prêtre, donne-lui la part qui est prescrite : prémices, sacrifice de réparation,
épaules des bêtes immolées, sacrifice de consécration et prémices saintes. Tends aussi ta main au pauvre, pour
être pleinement béni. Que ta générosité s’étende à tous les vivants ; même envers les morts sois généreux. Ne te
détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés. N’hésite pas à visiter un malade : en agissant ainsi,
tu seras aimé. Quoi que tu fasses, souviens-toi que ta vie a une fin, et jamais tu ne pécheras.
Magistère
Cela ne signifie pas qu’il faut cesser de prendre en compte la décadence culturelle qui ne promeut pas l’amour et
le don de soi. Les consultations préalables aux deux derniers Synodes ont mis en lumière divers symptômes de
la ‘‘culture du provisoire’’. Je fais référence, par exemple, à la rapidité avec laquelle les personnes passent d’une
relation affective à une autre. Elles croient que l’amour, comme dans les réseaux sociaux, peut se connecter et
se déconnecter au gré du consommateur, y compris se bloquer rapidement. Je pense aussi à la peur qu’éveille
la perspective d’un engagement stable, à l’obsession du temps libre, aux relations qui calculent les coûts et
les bénéfices, et qui se maintiennent seulement si elles sont un moyen de remédier à la solitude, d’avoir une
protection, ou de bénéficier de quelque service. Ce qui arrive avec les objets et l’environnement se transfère sur
les relations affectives : tout est jetable, chacun utilise et jette, paie et détruit, exploite et presse, tant que cela sert.
Ensuite adieu ! Le narcissisme rend les personnes incapables de regarder au-delà d’elles-mêmes, de leurs désirs
et de leurs besoins. Mais celui qui utilise les autres finit tôt ou tard par être utilisé, manipulé et abandonné avec
la même logique. Il est significatif que les ruptures aient lieu souvent entre des personnes âgées qui cherchent
une espèce d’autonomie, et rejettent l’idéal de vieillir ensemble en prenant soin l’un de l’autre et en se soutenant.
« Au risque de simplifier à l’extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes
QUESTIONNAIRE DE CARÊME
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SEMAINE 2 : Convertir la pastorale en Mission du Parvis
à ne pas fonder une famille, parce qu’il n’y a pas de perspectives d’avenir. Par ailleurs, la même culture offre à
d’autres tant d’options qu’ils sont aussi dissuadés de créer une famille ». Dans certains pays, de nombreux jeunes
« sont souvent induits à repousser leur mariage pour des problèmes économiques, de travail ou d’études. Parfois
aussi pour d’autres raisons, comme l’influence des idéologies qui dévaluent le mariage et la famille, l’expérience
de l’échec d’autres couples qu’ils ne veulent pas risquer de vivre à leur tour, la peur de quelque chose qu’ils
considèrent comme trop grand et trop sacré, les opportunités sociales et les avantages économiques qui découlent
de la simple cohabitation, une conception purement émotionnelle et romantique de l’amour, la peur de perdre leur
liberté et leur autonomie, le refus de quelque chose qui est conçu comme institutionnel et bureaucratique ». Nous
devons trouver les mots, les motivations et les témoins qui nous aident à toucher les fibres les plus profondes des
jeunes, là où ils sont le plus capables de générosité, d’engagement, d’amour et même d’héroïsme, pour les inviter
à accepter avec enthousiasme et courage le défi du mariage.
Pape François, Amoris Laetitia.
Questions
• Quelle est votre définition de la famille ? La famille est-elle voulue par le créateur ou une réalité humaine assumée
par Dieu ? L’être humain peut-il se passer de famille ? Comment souligner deux dimensions dans la famille :
affective et sociale ? En quoi la famille est-elle un « bout » de la société ?
• Est-il si important pour l’Eglise de s’intéresser à la famille ? Comment percevez-vous le regard de l’Eglise sur votre propre famille ? Comment la famille est-elle la première communauté ecclésiale qui me concerne ?
• Vie de couple - vie de famille, quels liens, quels rapports ? Puis-je sacrifier ma vie de couple au profit de ma famille ou l’inverse ?
Questions personne\hlles :
• concrètement, combien d’heures dans la semaine suis-je en famille ? Est-ce que j’accepte les remarques de mes proches ou est-ce que je veux systématiquement imposer mes idées, opinions, décisions ?
Effort de la semaine\h :
passer une soirée gratuite en famille, partager un repas familial, mettre de côté mes occupations pour me consacrer
à ma famille.
Textes
Lecture de la lettre de St Jacques, chapitre 2, 14-24
Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous
leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour
vivre, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. En revanche, on
va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres
que je te montrerai la foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils
tremblent. Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? N’est-ce pas par ses
œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ? Tu vois
bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite. Ainsi fut accomplie la parole de
l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. » Vous
voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.
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QUESTIONNAIRE DE CARÊME
Magistère
L’Église “en sortie” est une Église aux portes ouvertes. Sortir vers les autres pour aller aux périphéries humaines
ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens. Souvent il vaut mieux ralentir
le pas, mettre de côté l’appréhension pour regarder dans les yeux et écouter, ou renoncer aux urgences pour
accompagner celui qui est resté sur le bord de la route. Parfois c’est être comme le père du fils prodigue, qui laisse
les portes ouvertes pour qu’il puisse entrer sans difficultés quand il reviendra.
L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir
partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et
s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close. Mais il y a d’autres portes qui ne
doivent pas non plus se fermer. Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire
partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle
raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est “ la porte”, le Baptême. L’Eucharistie, même si elle constitue la
plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment
pour les faibles. Ces convictions ont aussi des conséquences pastorales que nous sommes appelés à considérer
avec prudence et audace. Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme
des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun
avec sa vie difficile.
Si l’Église entière assume ce dynamisme missionnaire, elle doit parvenir à tous, sans exception. Mais qui devrait-
elle privilégier ? Quand quelqu’un lit l’Évangile, il trouve une orientation très claire : pas tant les amis et voisins
riches, mais surtout les pauvres et les infirmes, ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, « ceux qui n’ont pas de
quoi te le rendre » (Lc 14, 14). Aucun doute ni aucune explication, qui affaiblissent ce message si clair, ne doivent
subsister. Aujourd’hui et toujours, « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile », et l’évangélisation,
adressée gratuitement à eux, est le signe du Royaume que Jésus est venu apporter. Il faut affirmer sans détour qu’il
existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls.
Pape François, Evangelii gaudium
Questions
• Quels sont les gestes et les attitudes essentiels à l’accueil ? Quels sont les freins « naturels » à l’accueil ? Avons-nous
déjà été accueillis sur une terre (pays, commune, paroisse, famille) étrangère ? Avez-vous observé un changement
ou une évolution dans la manière d’accueillir en général ?
• « Là où tu es, tu es le chrétien qui convient ». Ai-je tendance à renvoyer vers une autre personne chaque fois qu’on me sollicite au nom de ma foi ? Est-ce que j’assume ma responsabilité de chrétien(ne) dans le monde ?
• Quelle image colle le plus à l’Eglise : un club de "bien-pensance" ou un hôpital de campagne ? Quel est mon rapport avec ceux qui sortent du lot ? « Catholique » vient du terme grec « kata holon » (selon le tout) : comment
le tout est-il présent dans notre Eglise ?
Questions personne\hlles :
• Quelles sont mes peurs vis-à-vis des autres ? Quels sont les racismes/discriminations présents en moi ? M’arrive-
t-il d’avoir des regards en coin vers des personnes à la messe ?
Effort de la semaine\h :
C’est la semaine du sourire ! J’aurai à cœur de transpirer la joie d’être chrétien à la maison, au travail, au loisir par
mes sourires et une attitude positive et constructive et en fuyant toute critique…
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SEMAINE 3 : Bâtir une éducation chrétienne
Textes
Lecture de Ben Sirac le Sages, chapitre 20, 1-13
Certains reproches sont intempestifs ; certains silences dénotent quelqu’un d’intelligent. Mieux vaut s’expliquer
que rester en colère. Qui avoue ses faiblesses évite d’être humilié. Qui veut établir la justice par la violence est
comme l’eunuque qui voudrait déflorer une jeune fille. Tel se montre sage en gardant le silence, tel autre se rend
odieux par son bavardage. Tel garde le silence, car il n’a rien à répondre, tel autre, par sens de l’opportunité.
L’homme sage se tait jusqu’au moment opportun, que le sot, imbu de lui-même, lai\
ssera passer.
Qui parle trop se rend insupportable, qui se croit tout permis devient odieux. C’est bien de montrer du repentir
après un blâme, tu éviteras ainsi de t’obstiner dans le mal. D’un malheur on peut tirer profit, et une aubaine
peut tourner au désastre. Certains cadeaux sont offerts en pure perte, et d’autres te rapportent le double.
Parfois la gloire conduit à l’humiliation, et parfois d’humbles gens ont pu relever la tête.
Voici quelqu’un qui achète beaucoup pour pas cher, mais paie encore sept fois le prix. Le sage se fait aimer
pour ses seules paroles, mais les largesses des sots sont prodiguées en vain.
Magistère
L’homme a besoin de connaissance, il a besoin de vérité, car sans elle, il ne se maintient pas, il n’avance pas. La
foi, sans la vérité, ne sauve pas, ne rend pas sûrs nos pas. Elle reste un beau conte, la projection de nos désirs
de bonheur, quelque chose qui nous satisfait seulement dans la mesure où nous voulons nous leurrer. Ou bien
elle se réduit à un beau sentiment, qui console et réchauffe, mais qui reste lié à nos états d’âme, à la variabilité
des temps, incapable de soutenir une marche constante dans notre vie. Si la foi était ainsi, le roi Achaz aurait
eu raison de ne pas miser la vie et la sécurité de son royaume sur une émotion. Par son lien intrinsèque avec
la vérité, la foi est capable d’offrir une lumière nouvelle, supérieure aux calculs du roi, parce qu’elle voit plus
loin, parce qu’elle comprend l’agir de Dieu, fidèle à son alliance et à ses promesses.
Justement à cause de la crise de la vérité dans laquelle nous vivons, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire
de rappeler la connexion de la foi avec la vérité. Dans la culture contemporaine, on tend souvent à accepter
comme vérité seulement la vérité de la technologie : est vrai ce que l’homme réussit à construire et à mesurer
grâce à sa science, vrai parce que cela fonctionne, rendant ainsi la vie plus confortable et plus aisée. Cette
vérité semble aujourd’hui l’unique vérité certaine, l’unique qui puisse être partagée avec les autres, l’unique
sur laquelle on peut discuter et dans laquelle on peut s’engager ensemble. D’autre part, il y aurait ensuite
les vérités de chacun, qui consistent dans le fait d’être authentiques face à ce que chacun ressent dans son
intériorité, vérités valables seulement pour l’individu et qui ne peuvent pas être proposées aux autres avec la
prétention de servir le bien commun. La grande vérité, la vérité qui explique l’ensemble de la vie personnelle
et sociale, est regardée avec suspicion. N’a-t-elle pas été peut-être -on se le demande- la vérité voulue par les
grands totalitarismes du siècle dernier, une vérité qui imposait sa conception globale pour écraser l’histoire
concrète de chacun ? Il reste alors seulement un relativisme dans lequel la question sur la vérité de la totalité,
qui au fond est aussi une question sur Dieu, n’intéresse plus. Il est logique, dans cette perspective, que l’on
veuille éliminer la connexion de la religion avec la vérité, car ce lien serait la racine du fanatisme, qui cherche
à écraser celui qui ne partage pas la même croyance. Nous pouvons parler, à ce sujet, d’un grand oubli dans
notre monde contemporain. La question sur la vérité est, en effet, une question de mémoire, de mémoire
profonde, car elle s’adresse à ce qui nous précède et, de cette manière, elle peut réussir à nous unir au-delà
de notre « moi » petit et limité. C’est une question sur l’origine du tout, à la lumière de laquelle on peut voir la
destination et ainsi aussi le sens de la route commune.
Pape François, Lumen Fidei
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SEMAINE 4 : Guérir le monde par l’Evangile
QUESTIONNAIRE DE CARÊME
Questions
• Quelle est ma définition de la vérité ? Peut-il y avoir deux vérités contradictoires ? L’Eglise est-elle la seule à détenir la vérité ? Quelles sont les « sources » de vérité (médias, professeurs, prêtres, scientifiques, amis) ? Qui
ai-je tendance à croire d’emblée ? Pour vous, qu’est-ce que la désinformation ?
• Est-il facile d’accepter la vérité quand elle ne vous arrange pas ? Quels sont les cas où la vérité dérange ?
• Eduquer est-il simplement une transmission du savoir ? Comment définir une éducation chrétienne ? Croyez-vous
qu’il soit possible d’éduquer « comme avant » ? Pourquoi ? Quelles seraient les qualités d’un(e) éducateur(trice)
chrétien(ne) ?
• Est-il possible de bien éduquer sans être chrétien (croyant) ?
Questions personne\hlles
• Ai-je des doutes sur les enseignements de l’Eglise ? Ai-je déjà tendu l’oreille à « d’autres voix » ? Est-ce que je fais l’effort de me former (foi, science, connaissance) ?
Effort de la semaine\h
Lire en entier un article d’un magazine ou écouter un enseignement en entier.
Textes
Evangile de Jean, chapitre 9, 24-41
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire
à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur ».
Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent
je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? ». Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit,
et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous
aussi, devenir ses disciples ? ».
Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous
savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est ». L’homme leur répondit : « Voilà
bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons,
n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était
pas de Dieu, il ne pourrait rien faire ». Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et
tu nous fais la leçon ? ». Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit :
« Tu le vois, et c’est lui qui te parle ». Il dit : « Je crois, Seigneur ! ». Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors :
« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux
qui voient deviennent aveugles ». Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui
dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? ». Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas
de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure.
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Magistère
L’idéologie, qui utilise les difficultés sociales pour attiser le mépris et la haine et qui voit l’autre comme un ennemi à anéantir,
est ennemie de la paix. Malheureusement, de nouvelles formes d’idéologies se présentent continuellement à l’horizon de
l’humanité. Se déguisant en porteuses de bien pour le peuple, elles laissent au contraire derrière elles pauvreté, divisions,
tensions sociales, souffrance et souvent aussi, la mort. La paix, au contraire, se conquiert par la solidarité. D’elle germe la
volonté de dialogue et la collaboration qui trouve dans la diplomatie un instrument fondamental. L’engagement convaincu
du Saint-Siège et de l’Église catholique à écarter les conflits, ou à accompagner les processus de paix, de réconciliation et
de recherche de solutions négociées avec les autres, se situe dans la perspective de la miséricorde et de la solidarité. Voir
que certaines tentatives entreprises rencontrent la bonne volonté de beaucoup de personnes qui, de diverses parties,
œuvrent activement et effectivement pour la paix, donne du courage. Je pense aux efforts accomplis ces deux dernières
années pour rapprocher Cuba et les États Unis. Je pense aussi à l’effort entrepris avec ténacité, quoiqu’avec difficultés,
pour terminer des années de conflit en Colombie.
Cette démarche entend favoriser la confiance réciproque, soutenir des chemins de dialogue et souligner la nécessité de gestes
courageux, qui sont toujours plus urgents également au proche Venezuela, où les conséquences de la crise politique, sociale
et économique pèsent depuis longtemps sur la population civile ; ou bien dans d’autres parties du globe, en commençant
par le Moyen Orient, non seulement pour mettre fin au conflit syrien, mais aussi pour favoriser une société pleinement
réconciliée en Irak et au Yémen. De plus, le Saint-Siège renouvelle son appel pressant afin que reprenne le dialogue entre
Israéliens et Palestiniens pour arriver à une solution stable et durable qui garantisse la coexistence pacifique de deux États à
l’intérieur de frontières reconnues internationalement. Aucun conflit ne peut devenir une habitude dont il semble presque
qu’on ne puisse se défaire. Israéliens et Palestiniens ont besoin de paix. Tout le Moyen Orient a un besoin urgent de paix !
De même, je souhaite la pleine mise en œuvre des accords destinés à rétablir la paix en Lybie, où il est très urgent de réparer
les divisions de ces dernières années. De la même manière, j’encourage tout effort au niveau local et international pour
reprendre la cohabitation civile au Soudan et au Sud Soudan, en République Centrafricaine, tourmentés par de persistants
affrontements armés, des massacres et des dévastations, comme également en d’autres nations du continent marquées
par des tensions et une instabilité politique et sociale. En particulier, j’exprime le souhait que le récent accord signé dans la
République Démocratique du Congo, contribue à faire en sorte que ceux qui ont des responsabilités politiques s’emploient
avec diligence à favoriser la réconciliation et le dialogue entre toutes les composantes de la société civile. Ma pensée va,
de plus, au Myanmar pour qu’une coexistence pacifique soit favorisée et, qu’avec l’aide de la communauté internationale,
on ne manque pas d’assister ceux qui en ont un grave et urgent besoin.
Pape François, Vœux au Corps diplomatique 2017
Questions
• La foi est-elle affaire privée ? L’Evangile change-t-il la vie personnelle des individus et/ou la vie en société ? Qu’observez-
vous de la société qui vienne de l’Evangile ? « Guérir le monde par l’Évangile » : comment comprenez-vous cette
expression ? Quels sont les domaines où vous souhaiteriez prioritairement que l’Evangile transforme ?
• Le pluralisme religieux est-il un frein à la proclamation de l’Evangile ? Peut-on vivre sa foi dans un monde multiconfessionnel ?
Proposer l’Evangile peut-il être un manque de respect de la liberté de conscience ?
• Peut-on témoigner de sa foi tout en s’engageant dans la vie de la société ? Comment parler du Christ sans avoir à prononcer son nom ?
Questions personne\hlles
• Est-ce que j’évangélise ? Ai-je honte dans certaines situations d’afficher mon appartenance à l’Eglise ?
Effort de la semaine\h
C’est la semaine du témoignage ! Je veillerai, quand l’occasion se présentera, à témoigner de ma foi, de ma confiance
dans le Seigneur. Je n’hésiterai pas à inviter quelqu’un (proche ou autre) à vivre la Semaine Sainte (je me renseignerai
au préalable sur les horaires).
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SEMAINE 5 : Soigner et délivrer les âmes
QUESTIONNAIRE DE CARÊME
Textes
Lecture du prophète Isaïe, chapitre 43, 1-12
Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël : Ne crains pas, car je t’ai
racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu tr\
averseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te
submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas.
Car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Pour payer ta rançon, j’ai donné l’Égypte, en échange
de toi, l’Éthiopie et Seba. Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime, je donne des
humains en échange de toi, des peuples en échange de ta vie. Ne crains pas, car je suis avec toi. Je ferai revenir
ta descendance de l’orient ; de l’occident je te rassemblerai. Je dirai au nord : « Donne ! » et au midi : « Ne retiens
pas ! Fais revenir mes fils du pays lointain, mes filles des extrémités de la terre, tous ceux qui se réclament de mon
nom, ceux que j’ai créés, façonnés pour ma gloire, ceux que j’ai faits ! ». Faites sortir le peuple aveugle qui a des
yeux, les sourds qui ont des oreilles. Toutes les nations sont rassemblées, les peuples sont réunis. Qui, parmi eux,
peut annoncer cela et nous rappeler les événements du passé ? Qu’ils produisent leurs témoins pour se justifier ;
qu’on les entende et qu’on puisse dire : « C’est vrai ! ». Vous êtes mes témoins – oracle du Seigneur –, vous êtes
mon serviteur, celui que j’ai choisi pour que vous sachiez, que vous croyiez en moi et compreniez que moi, Je suis.
Avant moi aucun dieu n’a été façonné, et après moi il n’y en aura pas. C’est moi, oui, c’est moi qui suis le Seigneur ;
en dehors de moi, pas de sauveur. C’est moi qui annonce, qui sauve et qui proclame, et non un dieu étranger parmi
vous. Vous êtes mes témoins – oracle du Seigneur –, et moi, je suis Dieu.
Magistère
Le regard de Marie, Consolatrice des affligés, illumine le visage de l’Église dans son engagement quotidien pour
les personnes dans le besoin et celles qui souffrent. Les fruits précieux de cette sollicitude de l’Église pour le
monde de la souffrance et de la maladie sont un motif de remerciement au Seigneur Jésus, qui s’est fait solidaire
avec nous, en obéissance à la volonté du Père et jusqu’à la mort de la croix, afin que l’humanité soit rachetée. La
solidarité du Christ, Fils de Dieu né de Marie, est l’expression de la toute-puissance miséricordieuse de Dieu qui
se manifeste dans notre vie – surtout quand elle est fragile, blessée, humiliée, marginalisée, souffrante – infusant
en elle la force de l’espérance qui nous fait nous relever et nous soutient.
Tant de richesse d’humanité et de foi ne doit pas être perdue, mais plutôt nous aider à nous confronter à nos
faiblesses humaines et, en même temps, aux défis présents dans le monde de la santé et de la technologie. À
l’occasion de la Journée Mondiale du Malade nous pouvons trouver un nouvel élan pour contribuer à la diffusion
d’une culture respectueuse de la vie, de la santé et de l’environnement ; une impulsion nouvelle à lutter pour
le respect de l’intégralité et de la dignité des personnes, également à travers une approche juste des questions
bioéthiques, de la protection des plus faibles et de la sauvegarde de l’environnement.
À l’occasion de la XXV ème Journée mondiale du Malade, je renouvelle ma proximité dans la prière et mon
encouragement aux médecins, aux infirmiers, aux volontaires et à toutes les personnes consacrées engagées au
service des malades et des indigents ; aux institutions ecclésiales et civiles qui œuvrent dans ce domaine ; et aux
familles qui prennent soin avec amour de leurs proches malades. À tous, je souhaite d’être toujours des signes
joyeux de la présence et de l’amour de Dieu, en imitant le témoignage lumineux de tant d’amis de Dieu parmi
lesquels je rappelle saint Jean de Dieu et saint Camille de Lellis, patrons des hôpitaux et du personnel de santé, et
sainte Mère Teresa de Calcutta, missionnaire de la tendresse de Dieu.
Frères et sœurs, tous, malades, personnels de santé et volontaires, élevons ensemble notre prière à Marie, afin
que sa maternelle intercession soutienne et accompagne notre foi et nous obtienne du Christ son Fils l’espérance
sur le chemin de la guérison et de la santé, le sens de la fraternité et de la responsabilité, l’engagement pour le
développement humain intégral et la joie de la gratitude chaque fois qu’elle nous émerveille par sa fidélité et sa
miséricorde.
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O Marie, notre Mère,
qui, dans le Christ, accueille chacun de nous comme un enfant, soutiens l’attente confiante de notre cœur,
secours-nous dans nos infirmités et nos souffrances, guide-nous vers le Christ ton fils et notre frère,
et aide-nous à nous confier au Père qui accomplit de grandes chose\
s.
Pape François, Message pour la 25° journée mondiale du malade 2017
Questions
• Quels sont les maux les plus importants pour un être humain ? Quel est l’écho de la souffrance humaine en nous ? La souffrance est-elle un échec ?
• Que puis-je faire face à la souffrance (douleur) de l’autre ? Quels sont les maux que je considère comme irréparables ?
Que pensez-vous qu’il faudrait améliorer pour que la détresse et la souffrance soient prises en compte ?
• Qui doit traiter la souffrance ? L’Eglise ou l’État ?
• « Là où tu es, tu es le chrétien qui convient ». Faut-il laisser le traitement de la souffrance à des spécialistes (psychologues, médecins, prêtres, etc.) ? Suis-je vraiment impuissant face aux blessures de mes frères et sœurs ?
• Seriez-vous d’accord pour dire qu’il y a un mal très grave qui n’est pas forcément une souffrance ressentie ? Pouvez-
vous donner un exemple ? Faut-il alors « forcer » l’autre à se sauver ?
• Vouloir aider, est-ce de l’ingérence ?
Questions personne\hlles
• Quelles sont mes blessures intérieures ? Dans mon passé, il y a-t-il un événement négatif qui a encore des
répercussions aujourd’hui ? Ai-je conservé une rancune ? À quand remonte ma dernière confession « authentique » ?
Effort de la semaine\h
Être attentif à toute forme de souffrance (physique et psychologique, voire spirituelle). Consoler quelqu’un. Prendre
la résolution de visiter ou téléphoner à un ami, collègue ou parent malade. Prier pour les confesseurs.
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M
gr Macaire a choisi cette date afin de placer ce chantier sous le regard
de Notre-Dame de Lourdes, fêtée le 11 février, et l’associer à la Journée
mondiale du Malade instaurée il y a 25 ans par Saint Jean-Paul II.
La journée a commencé par la célébration eucharistique, organisée par la Pastorale
diocésaine de la Santé à Basse Pointe, présidée par notre archevêque et à laquelle
ont participé de nombreux malades, professionnels de santé et des participants du
5
ème Chantier.
Elle s’est poursuivie par l’assemblée synodale elle-même, ouverte par Mgr Macaire qui,
après avoir chanté le « Veni Creator » avec l’assemblée, a rappelé les grandes lignes du
projet ECCLESIA’M concernant ce chantier n°5. Avant le déjeuner, le Dr Eliane Catorc a
présenté la promotion de la santé selon la charte d’Ottawa, et le père Jean-Marie Yang-
Ting, une réflexion sur l’accompagnement spirituel et l’écoute, dans une démarche
holistique, c’est-à-dire en tenant compte de l’interrelation entre le corps, l’âme et l’esprit.
L’après-midi a été consacrée aux travaux en trois ateliers : le premier, autour de la
guérison spirituelle, le deuxième, de l’accompagnement spirituel et le troisième, de
la santé et du bien-être.
La restitution des synthèses de ces travaux a montré la richesse des propositions
élaborées lors de ces séances, preuve que l’Esprit-Saint a soufflé, et s’est poursuivie
par l’analyse du questionnaire mis en ligne pour ce chantier, qui souligne notamment
l’importance du sacrement de réconciliation comme sacrement de guérison. Il reste
maintenant à établir, à partir de cette base solide, un plan d’action et un calendrier
pour répondre aux demandes tirées des réponses au questionnaire proposé
préalablement à l’assemblée synodale et soulignant l’attention devant être portée à la
santé physique, mentale et spirituelle, et à l’accompagnement de toute personne, jeune,
âgée, isolée, handicapée, malade et souffrante (physiquement, psychologiquement
et spirituellement).
La journée s’est terminée par le partage d’un goûter « spécial santé », et la bénédiction
finale donnée par Mgr David Macaire. ■
Le samedi 11 février 2017, au Foyer
de Charité de Trinité, s’est déroulée
l’assemblée synodale portant sur le
5
ème chantier d’ ECCLESIA’M 2020 ! :
« Soigner et délivrer les âmes »,
\bui a réuni 130 participants, laïcs
et clercs.
Nicole Déglise et
Tony Allaguy-Salachy,
Nicole Déglise et
Tony Allaguy-Salachy,
Nicole Déglise et
équipe pilote Tony Allaguy-Salachy, équipe pilote Tony Allaguy-Salachy,
L'atelier « Guérison
Spirituelle » a
manifesté la soif
des disciples du
Christ à soulager
tous ceux qui
souffrent, qui sont
en attente.
Une vraie
manifestation de
l'Esprit-Saint.
Il en est ressorti une totale adhésion de
chaque prêtres, religieux et autres. Tous
convaincus de l'Evangile; Mt 10,8 "Guérissez
les malades, ressuscitez les morts…". Nous
avons entendu les pleurs et les larmes. Merci
Seigneur !
Quelques témoignage\hs…
des disciples du
Jacqueline Larcher, père Rondof,
père Sosthène
Miguelle
Honoré-Fondrose et Eric Firmin
Jean-Jacques
Célestine
Cette Assemblée synodale
nous a permis de réfléchir aux
actions à mener pour « montrer
Jésus » dans notre pays
Martinique, mais aussi pour
dire à chaque Martiniquais que
l’Eglise est à côté de lui et qu’il
n’est pas seul.
Atelier « Accompagnement
spirituel »
Journée très riche avec
enseignement sur le corps,
l’âme et l’esprit. Les
réflexions et les réponses
aux questions étaient très
fructueuses. Très beau
chantier pour la guérison
des âmes et le bien-être
général.
Coup d’envoi
du 5
ème
chantier
du plan pastoral
ECCLESIA’M 2020 !
« Soigner et \bélivrer les âmes »
VIE DU DIOCÈSE
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C
’est dans ce contexte que
l’Association des Centres de
Préparation au Mariage (ACPM)
occupait un stand, pour la 4
ème année
consécutive, participant au rayonnement
de cette manifestation qui connait un
succès manifeste au fil des ans.
Un stand presqu’insolite au couleur
du mouvement, présence de l’Eglise
et donc du Christ au cœur du monde.
Le projet des animateurs ACPM
engagés : accueillir et accompagner les
couples, agréablement surpris de cette
présence, afin de les inviter à fonder
leur union sur le roc, en la personne
de Jésus (Mt 7.24-27). Une proposition
qui rencontrait un vif écho et répondait
très souvent au désir des fiancés,
ravis de voir l’Eglise venir au-devant
d’eux dans leur cheminement vers le
sacrement du Mariage. Outre que la
fête soit belle et inoubliable, l’ACPM
de son côté leur proposait qu’elle soit
durable, avec la grâce de Dieu. Notre
stand fut comme à l’accoutumée très
visité, bien au-delà des seuls chrétiens
de confession catholique, recueillant
de vifs encouragements à poursuivre
cette belle mission.
Le samedi soir, nous recevions la visite
de notre archevêque dont la présence
dans les allées du salon suscita un
enthousiasme joyeux, en même temps
qu’elle manifestait l’importance pour
l’Eglise des couples et des familles
en tant que lieux de mission et de
transmission.
Nous retiendrons cette joie et
remercions chaleureusement
l’organisatrice du Salon pour son
accueil, tout comme nos nombreux
visiteurs, ainsi que les membres ayant
animé le stand, sans oublier notre
archevêque.
Vous aurez compris que rendez-vous
est d’ores et déjà pris pour l’année
prochaine.
Ralph Ragoo ■
Les 10, 11 et 12 février derniers, se tenait au Palais des Congrès de Madiana la 24 ème
édition du Salon du Mariage. Une soixantaine d’exposants professionnels de ce secteur
économi\bue, rivalisait d’originalité et de propositions afin d’assurer aux mariés \bue
la fête soit belle et inoubliable.
Le 11 février dernier, Mgr Macaire, entouré de
nombreux prêtres et diacres du diocèse, a célébré
la messe des malades à la salle des fêtes de Basse-
Pointe.
Organisé par la Pastorale de la Santé du diocèse,
cet événement a réuni des centaines de malades,
de personnes à mobilité réduite et leurs familles.
Jour de joie, de partage ! Le Seigneur
agit dans les cœurs des malades. J’ai
accompagné ma mère Alice, et ce
fut pour moi une joie immense car
elle attendait cette rencontre avec
son Dieu qu’elle aime tant. Que le
Seigneur continue à agir dans nos
églises !
Alberte Cabrimol
et sa mère (Lorrain)
Cette journée est importante pour
moi et je sens que je suis dans la
joie. J’ai reçu l’onction des malades
et je me sens mieux maintenant.
Avec la grâce de Dieu, Merci.
Mme Louisia
Blezes
(Basse-Pointe)
L’ACPM
au Salon du Mariage
Un engagement \bans la fi\bélité !
Messe des malades à Basse-Pointe
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U
ne centaine de
jeunes a répondu
à cette invitation,
dont une dizaine d’hommes.
La journée du samedi était
ponctuée de temps de louange
(merci Ingrid et Larry), de
témoignages (merci Céline
et Franck), de sketch (merci
à GPF), d’un enseignement
du père Emmanuel Chaulvet,
suivi de temps d’écoute et
de confession. Dans l’après-
midi nous avons eu la grâce
de vivre un temps d’adoration
et de guérison, animé par le
père David et soutenu par Vwa
Manmay Foyal. Ce moment
fut très intense. Beaucoup
de larmes ont coulé, signe de
libération.
Le dimanche, Mgr Macaire a
célébré l’Eucharistie et nous
a enseignés tout au long de la
journée. Des temps d’écoute
et de confession se sont
également mis en place. Merci
à tous les prêtres qui ont pu
se libérer. Merci aux choristes
de la Communauté du Chemin
Neuf. Rendons grâce à Dieu. ■
Parce \bue beaucoup de jeunes vivent mal le célibat (Célibattus) tandis \bue d’autres le vivent
très bien
(Célibattants) , la Pastorale des jeunes a mis en place, les 4 et 5 février derniers,
deux journées de récollection, au Domaine du\a Fort à Saint-Pierre, pour les 25-35 ans.
Témoignages…
La Pasto Day des 25-35 ans, spéciale « célibataires »
Cœur à guérir, Amou\nr à \bonner
Au début, je n'étais pas convaincue, je me demandais ce que j'aurais bien
pu y "apprendre". Je peux dire que j'en suis repartie L.I.B.E.R.E.E. Je \
ne
pourrai l'expliquer en détails, ici mais parfois on a besoin d'entendre des
choses que l'on sait déjà. J'avais besoin d'entendre qu'il fallait que je pardonne et que je me
pardonne. J'ai déposé mon fardeau au pied de l’Autel et pris un pain de vie (besoin d'actes
symbolisant le "passage" ou juste l'étape à franchir). Ma phrase \
du début était Accepter
pour apprécier ma condition de célibataire afin de m'Aimer et d'Aimer de nouveau. Le
Seigneur m'a guérie. Je repars le cœur apaisé, fière de pouvoir dire que je suis heureuse.
Je remercie le Seigneur pour ces deux jours qui étaient GENIAUX ! Aujourd'hui je n'ai
plus peur, je crois au célibat heureux, et si c'est une façon de se préparer à la vie éternelle,
alors, je suis prête !
Je vis en métropole et suis actuellement en vacances. Je craignais que cette réco
s'apparente à un speed-dating et je me disais ‘si c’est le cas,\
je repars’. Les
sketchs furent le premier déclic. Toutes nos blessures sont dues à un manque
d'amour. Apprendre à aimer Dieu, à s'aimer soi-même avant de prétendre aimer l'autre.
L'adoration fut intense et difficile. J'ai compris que je ne devais pas retenir mes larmes car
c'est le Seigneur qui agissait. Durant l'enseignement de Mgr David, j'avais l'impression
qu'il s'adressait à moi particulièrement. Je repars avec le cœur plus léger, plus libre, il
est en joie. J'ai obtenu des réponses, des solutions, un guide pour m\
'aider à avancer. Je
me suis rendu compte que je ne vivais pas si bien mon célibat que je ne le pensais. En
repartant dimanche, j'ai pris mon téléphone afin d’envoyer un message. Et maintenant, je
peux commencer à vivre pleinement mon célibat et être heureuse. Merci Seigneur.
J’ai fait des mauvaises choses. Et aujourd’hui ça a été pour moi une délivrance. J’ai compris qu’une relation ne se construit pas n’importe comm\
ent. Il faut
mettre Dieu en premier et je n’avais jusqu’alors jamais réalisé. J’étais dans
une lutte perpétuelle. Je ne devais pas venir aujourd’hui mais sans doute… le Seigneur
m’attendait. Et pour cause, j’ai rencontré deux « ex » lors de cette rencontre, et je pense
que c’est pour tirer un trait sur mon passé et avancer. Je cherche la paix, c’est un bon
début aujourd’hui. Affaire à suivre.
Audrey, 29 ans
Priscilia, 31 ans
Karl,
30 ans
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Diplôme Universitaire Etudes Théologiques
Visite du Doyen de L’Université Catholique de Lyon en Martinique
L
e Diplôme Universitaire d’Etudes
Théologiques a ouvert en
Martinique en septembre 2014,
avec l’accord et le soutien de Mgr Michel
Méranville, sous la responsabilité péda-
gogique du père Hugues Lafine, délégué
pour la formation auprès de l’évêque.
Notre Archevêque, Mgr David Macaire, a
encouragé la poursuite de cette initiative
qui conduit à une formation diplômante.
En effet, il s’agit d’études suivies en ligne
avec la faculté de théologie de Lyon. Un
tutorat personnalisé (chaque étudiant
est suivi par un tuteur) vient compléter
les cours magistraux. Actuellement, une
soixantaine d’étudiants (toutes années
confondues) poursuit cette formation.
Dès le lundi 15 janvier, à son arrivée, le
Doyen a rencontré l’équipe qui pense à tous les projets de formation sur le plan
diocésain. Le lendemain, il a rencontré
tous les prêtres du diocèse réunis en
assemblée à l’archevêché.
Il a animé ensuite, une rencontre biblique
avec les paroissiens de Redoute. Le père
Pinçon a parallèlement animé deux
émissions sur Radio Saint-Louis, l’une
sur Qohélet qui a été largement suivie
et appréciée, l’autre, sur son parcours
personnel et universitaire au cours d’une
interview exceptionnelle accordée à
Michel Déglise.
Pour finir, le père Pinçon a rencontré les
évêques de la Province ecclésiastique
(Guadeloupe – Guyane) en visite dans
notre Diocèse. Dans l’intervalle, le Doyen
a pu trouver du temps pour visiter notre île
qu’il commence à mieux connaître.
Le partenariat avec Lyon semble bien
engagé pour le bonheur du Diocèse, la
Faculté de Théologie de Lyon et de ces
étudiants « méritoires » et « audacieux ».
Equipe pédagogique DUET - Martinique ■
Les Etudiants inscrits au DUET (Diplôme Universitaire d’études
théologi\bues) en partenariat avec Lyon, ont eu la joie de recevoir le
Doyen de cette faculté, le père Bertrand Pinçon, en visite dans notre
diocèse pour rencontrer l’é\buipe pédagogi\bue et\a les étudiants.
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 26 février :
- 17h30, Vêpres solennelles à l’église Emmaüs
Lundi 27 février :
- 8h, Messe pour les serviteurs de la session
d’évangélisation de St Vincent de Paul au Palais des
Sports du Lamentin
- 10h, Conseil épiscopal
Mercredi 1
er mars :
- 9h, Messe des Cendres au monastère Sainte-Marie- des-Anges
- Évangélisation au Millenium du Morne-Rouge
Samedi 4 mars :
ASSEMBLEE SYNODALE DES PAROISSES
- 8h-16h au Couvent de Cluny, Chantier n° 2 : « Convertir la pastorale en mission du parvis »
Dimanche 5 mars :
- Sainte-Luce, Rencontre avec les diacres permanents - 15h, Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale
Saint-Louis
- 17h30, Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Du 6 au 8 mars :
- Visite pastorale du district du Nord Atlantique
Mercredi 8 mars :
- 18h, Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 9 mars :
- Cours de théologie spirituelle
Samedi 11 mars :
ASSEMBLEE SYNODALE
- 8h-16h au Presbytère de Bellevue, Chantier n° 3 : « Bâtir une éducation chrétienne »
Du 12 au 17 mars :
- Prédication de la retraite des prêtres du diocèse de Bayonne
Le partenariat avec Lyon semble bien
Samedi 4 mars :Samedi 4 mars :Samedi 4 mars :Samedi 4 mars :Samedi 4 mars :
Samedi 11 mars :Samedi 11 mars :Samedi 11 mars :Samedi 11 mars :Samedi 11 mars :
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VERS LA VIEVERS LA VIEVERS LA VIE
L
e 4 avril 1933, au quartier
Morne-des-Esses, à Sainte-
Marie (Martinique), naissait
Gabrielle Régis-Luce, surnommée
Eliane. Baptisée le 2 juin 1933, puis
confirmée le 19 août 1943 à l’église
Saint Paul du Morne-des-Esses,
Gabrielle rentre dans la Congrégation
des Sœurs de Saint Paul de Chartres
le 14 août 1955. Le 28 août 1956, c’est
la vêture et la réception du nouveau
nom, Gabrielle est désormais appelée
« Sr Marie-Marthe ».
De 1957 à 2007, elle est envoyée dans
divers champs d’apostolat (Guyane,
Guadeloupe, Martinique) pour
témoigner de l’amour du Seigneur
à tous ceux qu’elle côtoyait. Sa santé l’obligeant à arrêter toute
activité, elle rentre définitivement à
la Maison Provinciale. C’est alors que
commence pour elle une nouvelle
mission : distribuer fidèlement des
pains de vie à tout le monde, au
temps de fête comme à l’ordinaire.
Merci, ma sœur, pour ta délicate
attention envers chacune de nous,
pour tes talents d’art floral que tu
savais mettre à profit. Merci pour
ton sourire et tes gâteries, pour ton
endurance dans la maladie. Merci,
ma sœur pour ce que tu es pour
nous et ce que tu es pour Dieu.
Qu’il daigne te faire miséricorde et
t’accueillir dans sa Maison. A Dieu, nous te remettons ; repose
en paix ! ■
• Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande
du Morne Rouge
1
er vendredi du mois
• Sanctuaire Notre-Dame de la Salette à
Sainte Anne2
ème vendredi du mois
• Basilique du Sacré-Cœur Montmartre de
Balata3
ème vendredi du mois
• Messe du samedi matin au sanctuaire
Notre-Dame de la Salette.
Restez à l'écoute de Radio Saint-Louis si
changement.
Le comité
Les Nuits des Sentinelles
de l’Eucharistie
COMMUNIQUÉ
Sœur Marie-Marthe Régis-Luce
4 avril 1933 – 8 fé\nvrier 2017
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
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Dimanche 5 mars 2017
Fidélité et infidélité
Qu’est-ce que la fidélité ? La fidélité nous prive-t-elle parfois de liberté ? A quoi est-on fidèle ? Cette semaine Dieu m’est
témoin s’interroge sur le sens de la fidélité dans un monde où tout va très vite, et où l’engagement ressemble parfois à une
contrainte. Pour en parler, nous recevrons le P. Manuel Grandin, jésuite et directeur du réseau Magis, réseau de spiritualité
ignatienne. Il nous dira comment les jeunes l’interrogent sur son sens de la fidélité. Il se confiera sur son idéal de fidélité en
tant que prêtre. Nous irons en Martinique rencontrer Max. Il a accepté de nous parler de sa vie d’adultère, de cette époque
sombre où il trompait sa femme et nous dit comment depuis, sa vie a changé.
Dimanche 12 mars 2017
Anne-Marie Javouhey, aujourd'hui
Quelle est la place des veufs et des veuves dans l’Église ? Peuvent-ils se remarier et comment le sacrement du mariage
est-il alors vécu ? Comment nouer une nouvelle vie de couple après le deuil ? Qui sont les veufs et les veuves consacrés
et pourquoi font-ils le choix d’offrir leur veuvage à Dieu ? Le frère Paul-Dominique Marcovits, dominicain, très investi au
sein de l’Église pour les veufs et les veuves, nous aidera à comprendre les chemins du veuvage. Nous irons écouter les
différents témoignages de veufs et de veuves.
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
MEDIAS
99.5 - 101.3 et 105,1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\a MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\aX
Téléphone : 06 96 3\a10 333 - E-mail : mi\achel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souha\bte recevo\br en toute confident\bal\bté votre brochure pour m’\bnformer
sur les poss\bb\bl\btés de legs, donat\bons et assurances-v\be à l’Assoc\bat\bon D\bocésa\bne.
oui , je souha\bte être contacté pour un rendez-vous au Serv\bce des legs et
donat\bons ou à mon dom\C\bc\ble.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en hér\btage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
V\blle Téléphone
E-ma\bl
Paro\bsse
(facultat\bf)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\aINIQUE
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Seigneur Jésus, aide -nous à te faire de la place.
Viens faire le ménage dans notre cœur.
Libère -nous de tout ce qui nous empêche de t’aimer
et d’être avec toi dans la joie.
Guide -nous pour que nous soyons davantage attentifs aux autres.
