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E g lise en MARTINIQUE N° 543 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 23 avril 2017 Moi, j’ai choisi J ésus-Christ dans ma vie

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EDITORIAL E n ce dimanche de clôture de l’octave de Pâques, l’Eglise nous invite à tourner notre regard vers le mystère de la Divine Miséricorde. Très belle occasion de raviver notre foi et notre amour du Christ ressuscité. Toute la liturgie de la Parole prolonge la bonne nouvelle de la Résurrection par l’amour miséricordieux du Père. Dans la méditation proposée dans la rubrique « Eglise universelle », le pape François appelle à « Vivre une miséricorde incarnée ». Parcourant les pages de la sainte Écriture, précise le Saint-Père, nous trouvons que la miséricorde est avant tout la proximité de Dieu avec son peuple. Une proximité\ qui se manifeste principalement comme aide et protection…. C’est quelque chose qui brûle le cœur et le provoque à aimer\ , reconnaissant le visage de Jésus Christ surtout en celui qui est plus loin, faible, seul, perdu et marginalisé. Cette Miséricorde, l’abbé Gaston Jean-Michel, rappelé par Dieu le 21 avril 2015, l’a sans aucun doute expérimentée, lui qui s’était fait sienne la devise de l’Action catholique : Voir, Juger, Agir. Fervent défenseur de ce mouvement en Martinique, il était de tous les combats. Ce grand homme à l’esprit vif et au franc-parler a consacré sa vie à Dieu dans l\ e service de ses frères. Soucieux des grands problèmes de notre monde contemporain, il se documentait sans cesse, afin d’en saisir au mieux les problématiques et d’y faire pénétrer la \ lumière de l’Evangile. Les mouvements d’Action catholique lui rendent hommage dans cette édition. ECCLESIA’M 2020 ! a maintenant son site Web. Celui-ci sera officiellement lancé par Mgr Macaire ce dimanche de la divine miséricorde, à l’occasion de l’anniversaire de son\ ordination épiscopale. Notre dossier fait référence au 1 er mai, fête du travail et de saint Joseph travailleur. Ce dernier travaillait pour subvenir aux besoins de sa famille, et vivait avec elle sans la délaisser… un bel exemple qui ne nous est inaccessible. Aujourd’hui, par l’intercession de saint Jean-Paul II, demandons au Seigneur la grâce de nous laisser imprégner par son amour miséricordieux ! Choisissons la vie, choisissons Jésus-Christ dans notre vie. Laissons-nous envelopper par la Miséricorde de Dieu ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL AGENDA DE L'ARCHEVÊQUE MOT DE L’EVÊQUE MÉDIAS •  « Je ne m’en irai plus en \bgypte » LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE •  La divine Miséricorde ! Tout ce que Dieu fait pour l’homme est une  expression de son amour mi\aséricordieux • Parole dominicale •  Hommage au père Gaston Jean-Michel •  Journée de l'apostolat des femmes  catholiques de la Mart\ainique  « Femme debout rayonne et resplendis » • Journée diocésaine de la Jeunesse •  Assises régionales Guadeloupe/Martinique  des EDC : une première édition pleinement  satisfaisante •   Le 1 er mai : Fête du Travail  et de Saint Joseph A\artisan • Quelques valeurs fondamentales •  La place du travail dans la pensée soci\aale  de l’Eglise   •  Sœur Marie-Agnès Zon\azon •  Vivre une miséricorde incarnée 6 7 8 10 9 12 13 18 14 15 D\bssier  :  1 ER MAI – FÊTE DU TRAVAIL Couverture : Le véritable tableau de Jésus Miséricordieux (par Eugeniusz K\ azimirowski en 1934). Le seul qui ait été peint sous les indications de Sainte Faustine. 2 19 3 4 5 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr 1818 VERS LA VIE

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L a terre peut s’arrêter de tourner ; la politique des hommes peut s’enfoncer dans le cancan permanent ; le monde professionnel peut se transformer en jungle d’agressivité ou de paresse ; la vie sentimentale de nos contemporains peut s’apparenter à un champ de ruines au milieu d'un désert rempli de scorpions et de serpents ; le monde économique peut trembler de toute part et menacer de s’effondrer à la prochaine crise ; l’éducation peut se muer en parcours d’obstacles pour détourner les plus fragiles ; les arts et les artistes peuvent se jeter à corps perdu dans l’abîme de l’obscénité et de l’immoralité ; le climat et l’environnement peuvent devenir fous à cause de la voracité humaine ; la culture peut s’appauvrir au point de ne promouvoir que les idées de mort ; la jeunesse peut se laisser gangréner par la violence et les plaisirs faciles ; le sport peut pourrir à cause de l’argent ou du dopage ; les religions peuvent être contaminées par la critique, l’idiotie et même la haine ; les familles peuvent exploser les unes après les autres, faiblesse après faiblesse, égoïsme après égoïsme, blessure après blessure ; les âmes peuvent être abîmées par les superstitions et les magies … bref, la misère peut se répandre partout sur la planète, et même dans nos vies… Mais nous, debout, nous résistons ! Notre part d’héritage et notre coupe, c’est la Miséricorde ! La proclamation du mystère de la Miséricorde ne s’est pas arrêtée le 20 novembre 2016, lorsque le pape François a fermé la porte du Grand Jubilé à la Basilique Saint-Pierre ! Au contraire, tout a commencé à ce moment-là. En Martinique, nous avions choisi de fermer les cinq portes de la Miséricorde en sortant dans les rues. Ainsi, à chaque fois, la porte ne s’est pas refermée sur un peuple calfeutré à l’intérieur d’un bâtiment, terrorisé par le monde où Satan déchaîne ses suppôts, mais la porte s’est refermée sur une Eglise Catholique audacieuse, « en sortie », témoin de la Joie de l’Évangile, selon le mot du pape François. L’Église est la première réponse de Dieu à ce monde terrassé par l’ennemi : une « Église-manif », manifestation permanente de sa Miséricorde. Plus les ténèbres semblent progresser, plus les fils et les filles de Lumière sont de sortie ; plus le péché les salit, plus ils sont des témoins joyeux d’une Espérance qui n’est pas de ce monde ! Saint Jean-Paul II disait, en canonisant sainte Faustine, que la « Miséricorde est le don que le Christ fait au monde par son Église à l’aube du 3 ème millénaire ». C’est pourquoi, mes amis, n’oubliez pas la Miséricorde ! Jésus crucifié a été transpercé d’une lance ; de son Cœur ouvert ont jailli du sang et de l’eau. Une fois ressuscité, Il n’a pas voulu refermer cette blessure ; au contraire, c’est de ce Cœur transpercé que continuent de jaillir, jusqu’à la fin des temps, les grâces qui sauvent les hommes des filets des enfers… Lors du Jubilé, la Miséricorde a rendu droit les sentiers, comblé les vallées, abaissé les collines, rendu la vue aux aveugles, ramené les cœurs des fils vers leur père, fait courir les boiteux et entendre les sourds ; elle a guéri les cœurs brisés, libéré les captifs, consolé les affligés, comblé de biens les affamés, renversé les puissants de leur trône et élevé les humbles ; elle a réconcilié les cœurs divisés, fait la paix là où il y avait la division, chassé les puissances de ténèbres, converti les grandes pécheresses, retourné les pécheurs, fait régner la Paix aux frontières ; elle a donné aux cœurs purs de voir Dieu, aux miséricordieux d’obtenir Miséricorde ; elle a rassasié les assoiffés de Justice ; elle a donné le Royaume de Dieu en héritage aux pauvres ; aux doux, elle a confié la terre ; elle a redressé ce qui était courbé, réchauffé ce qui était froid. En un mot, la Miséricorde a ressuscité ce qui était mort ; par elle, Celui qui était mort est devenu Vivant ! A ceux qui ont choisi de la suivre dans le désert de ce monde, pas question de retourner en Égypte, on ne peut plus reculer, reculer ; il nous faut avancer, avancer… + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ « Je ne m’en irai plus en Égypte » MOT DE L’\bVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 3

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C hers frères et sœurs, Nous partageons avec joie et reconnaissance ce moment de prière qui nous introduit au Dimanche de la Miséricorde, tant désiré par saint Jean-Paul II pour accomplir une demande de sainte Faustine. Les témoignages qui ont été proposés et les lectures que nous avons entendues ouvrent des trouées de lumière et d’espérance pour entrer dans le grand océan de la miséricorde de Dieu. Combien sont les visages de sa miséricorde, avec lesquels il vient à notre rencontre ? Ils sont vraiment nombreux ; il est impossible de tous les décrire, parce que la miséricorde de Dieu est en croissance continuelle. Dieu ne se fatigue jamais de l’exprimer et nous ne devrions jamais nous habituer à la recevoir, à la rechercher et à la désirer. C’est quelque chose de toujours nouveau qui provoque étonnement et surprise en voyant la grande imagination créatrice de Dieu quand il vient à notre rencontre avec son amour. Dieu s’est révélé en manifestant plusieurs fois son nom, et ce nom est «miséricordieux» (Ex. 34,6). Comme grande et infinie est la nature de Dieu, aussi grande et infinie est sa miséricorde, à tel point qu’il semble une entreprise ardue de pouvoir la décrire sous tous ses aspects. Parcourant les pages de la sainte Écriture, nous trouvons que la miséricorde est avant tout la proximité de Dieu avec son peuple. Une proximité qui se manifeste principalement comme aide et protection. C’est la proximité d’un père et d’une mère qui se reflète dans une belle image du prophète Osée : «Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger» (11, 4). Cette image est très expressive : Dieu prend chacun de nous et le soulève tout contre sa joue. Que de tendresse cela contient, que d’amour cela exprime ! Tendresse : une parole qui semble aujourd’hui oubliée, mais dont nous avons tous tellement besoin. (…). Nous n’avons pas un Dieu qui ne saurait pas comprendre nos faiblesses et y compatir (He 4, 15). Au contraire ! Justement en vertu de sa miséricorde Dieu s’est fait l’un de nous : «Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché» (Gaudium et spes, n. 22). En Jésus, donc, non seulement nous pouvons toucher de la main la miséricorde du Père, mais nous sommes poussés à devenir nous-mêmes instrument de sa miséricorde. Il peut être facile de parler de miséricorde, alors qu’il est plus engageant d’en devenir concrètement des témoins. C’est un parcours qui dure toute la vie et ne devrait connaître aucune pause. Jésus nous a dit que nous devons être «miséricordieux comme le Père» (cf. Lc 6, 36). Que de visages a donc la miséricorde de Dieu ! Elle nous est fait connaître comme proximité et tendresse, mais aussi en vertu de cela comme compassion et partage, comme consolation et pardon. Qui plus en reçoit, plus il est appelé à l’offrir, à la partager ; elle ne peut être tenue cachée ni gardée seulement pour soi-même. C’est quelque chose qui brûle le cœur et le provoque à aimer, reconnaissant le visage de Jésus Christ surtout en celui qui est plus loin, faible, seul, perdu et marginalisé. La miséricorde va à la recherche de la brebis perdue, et quand elle la retrouve elle exprime une joie contagieuse. La miséricorde sait regarder dans les yeux chaque personne ; chacune est précieuse pour elle, parce que chacune est unique. Chers frères et sœurs, la miséricorde ne peut jamais nous laisser tranquilles. C’est l’amour du Christ qui nous «inquiète» tant que nous n’avons pas atteint l’objectif ; qui nous pousse à embrasser et à serrer contre nous, à impliquer tous ceux qui ont besoin de miséricorde pour permettre à tous d’être réconciliés avec le Père (2 Co 5, 14-20). Nous ne devons pas avoir peur, c’est un amour qui nous rejoint et nous implique au point d’aller au-delà de nous-mêmes, pour nous permettre de reconnaître son visage dans celui de nos frères. Laissons-nous conduire Vivre une miséricorde incarnée EGLISE UNIVERSELLE\a ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 4

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docilement par cet amour et nous deviendrons miséricordieux comme le Père. Nous avons écouté l’Évangile. Thomas ne croyait pas, et a trouvé la Foi en touchant les mains dans les plaies de Jésus. Une foi qui n’est pas capable de toucher les plaies du Christ n’est pas la Foi ! Une Foi qui n’est pas capable d’être miséricordieuse, n’est pas la Foi ! C’est une idée, une idéologie ! Notre Foi est incarnée ! Dieu s’est fait chair pour nous, a souffert pour nous! Et si nous voulons vraiment y croire, nous devons nous approcher des plaies du Seigneur, les caresser, baisser la tête, et laisser les autres caresser nos plaies. Il est bien alors que ce soit l’Esprit Saint qui guide nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la Miséricorde qui se communique à nos cœurs. Ne mettons pas d’obstacles à son action vivifiante, mais suivons-le docilement sur les sentiers qu’il nous indique. Demeurons avec le cœur ouvert, pour que l’Esprit puisse le transformer ; et ainsi, pardonnés et réconciliés, devenons des témoins de la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré le Seigneur ressuscité, vivant au milieu de nous ». Extrait de la méditation du pape François lors de la veillée de la Divine Miséricorde, le 2 avril 2016 ■ Au cours de son anniversaire d’ordination épiscopale, Mgr David Macaire lancera officiellement le site dédié à ECCLESIA’M 2020 ! le Dimanche de la Divine Miséricorde (23 avril 2017). Lancement du site ECCLESIA’M 2020 ! Agenda de l’Archevêque Dimanche 23 avril : Fête de la Miséricorde Divine - 8h30 : Célébration de 1 ère communion à la paroisse du Morne-Rouge - 15h-18h : Louange eucharistique à la cathédrale Saint-Louis et Vêpres solennelles Lundi 24 avril : - Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques Mardi 25 avril : - Assemblée des Modérateurs Mercredi 26 avril : - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 27 avril : - Réception des travaux de la cathédrale Saint-Louis - Cours de théologie spirituelle Samedi 29 avril : - 9h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Marie Dimanche 30 avril : - 4h30 : Messe télédiffusée par Le Jour du Seigneur, en direct de l’église du Robert Du 30 avril au 6 mai : - À Sainte-Lucie : Assemblée Plénière de la Conférence des Évêques de la Caraïbe Samedi 6 mai : - 18h : Confirmation à la paroisse du Morne-Vert Dimanche 7 mai : - 7h30 : Messe à Régale à l’occasion des 60 ans de la paroisse - 11h30 : Messe au Foyer de Charité pour les 50 ans de présence des Equipes Notre-Dame en Martinique - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 5

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LITURGIE La divine Miséricorde ! La Miséricorde Divine est un don de Dieu qui nous est offert pour nous permettre  de  nous  libérer\b  de  nous  affermir  et  de  nous  renouveler  intérieurement.  C’est  par l’apparition sur terre de son fils unique venu pour nous sauver que Dieu nous  manifeste tout son Amour\b sa Miséricorde. Dieu désire réconcilier l’humanité avec  Lui ; aussi cette Miséricorde est la plus grande preuve de son amour pour\f nous. A insi, ce n’est pas « par hasard » que notre Seigneur s’adresse en 1933 à Sœur Faustine et lui fait des demandes très précises. Oui, notre monde va mal, notre monde a besoin de la Miséricorde, c’est le seul remède qui va permettre de renouveler les relations entre les hommes dans les familles, dans la société et de renouveler la paix dans nos cœurs. Avec l’aide de l’abbé Michel Sopocko, son confesseur et directeur spirituel, sœur Faustine s’attelle à réaliser les tâches précises du Seigneur. Il s’agit de la réalisation du tableau représentant Jésus miséricordieux, l’instauration de la fête de la Divine Miséricorde, aujourd’hui date d’anniversaire de l’ordination de notre Archevêque, Mgr David Macaire, et la fondation d’une congrégation religieuse dont le rôle est de faire connaître au monde entier le message de la Miséricorde Divine et son incarnation dans la vie de l’Eglise. C’est en 1965, avec l’ouverture du procès de béatification de sœur Faustine par l’évêque de Cracovie, aujourd’hui Saint Jean-Paul II, que nous répondons à l’appel du Christ. Le pape la béatifie et effectue la première canonisation du millénaire. De même, il institue la fête de la Miséricorde, le premier dimanche après la fête de Pâques. La Miséricorde Divine, nous devons nous l’approprier et la demander si souvent. Elle est un cadeau. Regardons et contemplons cette belle image du Christ Miséricordieux proposée à notre vénération. Comme nous dit Saint Thomas d’Aquin, « toute l’humanité du Christ doit être vénérée » ; Il agit partout et sur tous ceux qui croient en Lui. A la fin du mois de mars de cette année 2017, l’acteur américain, Jim Caviezel qui jouait le rôle du Christ dans le film « Passion » de Mel Gibson, a fait l’expérience de la miséricorde de notre Seigneur. Il s’est rendu en Pologne afin de prier dans le sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie. Il s’est recueilli et a prié avec d’autres pèlerins durant de longues heures devant l’icône de Jésus. Avec son épouse Kerri, l’acteur d’Hollywood vit pleinement sa foi. Ces dernières années, ils ont adopté trois enfants handicapés atteints du cancer du cerveau. S’adressant à un jeune prêtre polonais, il confie qu’il voit en eux, le visage du Christ souffrant. Et dans un échange intense et fructueux, le prêtre partage : « Monsieur, plusieurs fois j’ai regardé votre film, et maintenant, quand je pense à Jésus, je vois toujours votre visage ». L’acteur lui a répondu : « Tu es prêtre, chaque jour, tu célèbres la messe et lors de la consécration, tu réalises tout ce qui s’est passé au Calvaire par la puissance de ton sacerdoce. Moi, je ne suis qu’un acteur… ». Par ces mots, Jim exprime le mystère et la force de l’Eucharistie à ce jeune prêtre. Il nous invite à demeurer dans la foi et à nous abandonner à Dieu. Alors, comme notre Seigneur nous dit « Soyez miséricordieux, comme le Père Céleste est miséricordieux… » En Martinique, nous aussi, faisons l’expérience de la Miséricorde Divine. Depuis l’Année Jubilaire de la Miséricorde, les grâces du Seigneur ne cessent de se multiplier ; l’icône de la Miséricorde s’est multiplié dans les familles chrétiennes ; ce vase que Jésus nous offre, approprions-nous le, vénérons-le. Jésus a dit à Sainte Faustine « Je donne aux hommes un vase avec lequel ils doivent venir puiser les grâces à la source de la Miséricorde. Ce vase, c’est ce tableau avec l’inscription « Jésus, j’ai confiance en Toi ». P. Jan Mielewski, curé de Ducos ■ T\but ce que Dieu fait p\bur l’h\bmme est  une expressi\bn de s\bn am\bur mi\Mséric\brdieux ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 6

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Dimanche 23 avril 2\b17 la P arole  Dominicale E n ce deuxième dimanche de Pâques consacré à la Miséricorde divine, le jour où nous fêtons particulièrement la grâce donnée à l’humanité de pouvoir sortir de ses misères et de ses conditions de mort, nous avons l’occasion de découvrir dans l’évangile de Saint Jean ce que peut signifier dans notre vie la rencontre du Christ ressuscité, signe visible du Dieu de vie qui vient nous sauver. En effet, Dieu, dans sa miséricorde, ne veut pas laisser l’humanité pécheresse dans la condition de mort, de misère ni de souffrance. Il a donc décidé de renouveler la création, dont le sommet est l’homme, par le mystère de l’incarnation, de la mort et de la résurrection de son fils. Au fait, selon saint Jean, le temps d’accomplissement de la nouvelle création est inauguré par le mystère de la résurrection le jour de Pâques, le jour où Jésus insuffla à ses disciples son Esprit saint comme Dieu souffla la vie dans les narines de l’homme au jour de la création (cf. Gn2, 7). Dès lors, tous ceux qui portent le nom « disciples du Christ » auront la même mission que Jésus, avec l’aide de l’Esprit saint qu’ils ont reçu. C’est de donner à l’humanité une vie nouvelle en lui annonçant que Dieu est amour, pardon et miséricorde. Car telle est la Vérité dont elle a besoin pour promouvoir la réconciliation, la paix et la joie. Ce mouvement miséricordieux que Dieu fait vers l’humanité enfermée, perdue et éprouvée dans sa peur et son incrédulité, nous pouvons le remarquer à travers le double usage de l’expression : « Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19. 26). Au fait, le double usage de la même expression peut nous aider à comprendre qu’il y a dans ce texte deux réactions possibles des disciples et du monde, face à la réalité du mystère pascal qui ne demande que croire. D’un côté, il y a celle de ceux qui ont pu voir Jésus, qui ne font pas de la résistance, se contentant juste de la parole de paix et des signes que Jésus montre ; de l’autre, celle de ceux, à l’instar de Thomas, qui exigent des signes visibles et tangibles et qui finissent par être touchés par la miséricorde de Dieu. Nous pouvons aussi remarquer qu’il a une troisième réaction, celle du monde hostile au message de l’évangile suscitant la peur et l’enfermement des disciples. Jésus vient donc les sortir et les libérer du tombeau de la peur, de l’incrédulité mais aussi de l’hostilité non prospère à la vraie vie. C’est un phénomène que nous pouvons retrouver dans l’évangile du cinquième dimanche du carême quand Jésus s’est montré comme le maître de la vie en ramenant Lazare à la vie : « Lazare, sors ! … Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller. » (Jn 11, 43- 44). Cependant, avec Pâques, Jésus donne en même temps le moyen de sortir du tombeau : c’est l’accueillir en tant que lumière au milieu des ténèbres de nos peurs et de notre manque de foi, en nous laissant éclairer par l’Esprit saint dont il nous fait don pleinement le jour de la pentecôte. Frères et sœurs, disciples du Christ, annoncer la foi en Christ ressuscité, « Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise », venir au secours de l’humanité croyante ou incrédule dans ses misères et ses agressivités, est une heureuse ambition qui dépasse la force de nos qualités humaines. Puisqu’on a affaire à un monde parfois hostile, violent et non réceptif au message évangélique qui peut parfois nous traumatiser au point de perdre tout espoir de survivre et de croire, il est donc urgent de faire d’abord un travail pascal sur nous-mêmes, afin de nous armer avec efficacité de l’Esprit du courage, de confiance, d’abandon et de miséricorde. Il s’agit, là, de laisser Jésus nous joindre par le mystère de la messe que nous devons célébrer avec plus de dignité. Car c’est notre rencontre avec le ressuscité, notre jour de résurrection avec lui, le moment où il nous sort de nos misères expressions de notre mort et de nos tombeaux, le moment où à travers lui et par la grâce de l’Esprit saint nous faisons le passage : de l’orgueil à l’humilité, de l’égoïsme à l’ouverture du cœur et au partage, de l’accusation de l’autre à la remise en cause de soi-même, de la foi superficielle et parfois superstitieuse à la foi enracinée dans la Parole de Dieu et éclairée par la raison, de la peur du démon à la crainte et à l’amour du Seigneur, de la notion d’un Dieu punisseur et éloigné à la conscience de la miséricorde et de la proximité de celui que Jésus nous demande de tutoyer et d’appeler Père (Abba), de la prière routinière et quelquefois ritualiste qui s’arrête aux lèvres à celle vécue au quotidien à travers les gestes et les paroles, du souci de la quantité en statistique des fidèles à celui de la qualité de la foi individuelle et collective, du doute sur l’efficacité de la foi à l’abandon à la puissance de Dieu… Que toute notre vie soit Pâques par la miséricorde de Dieu et la grâce de l’Esprit saint. P. Lucianno Rinasoa ■ Actes 2\b42-47  •  Psaume 117  •  1 Pi\ferre 1\b3-9  •  Jean 20\b\f19-31 2 ème Dimanche de Pâques - Année A Dieu miséricordieux vient nous sortir de nos tombeaux ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 7

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Le père Gaston Jean-Michel a consacré une grande partie de sa vie à évangéliser les hommes et les femmes, particulièrement les Martiniquais et les Martiniquaises, selon le triptyque de l’action catholique : Voir, Juger, Agir ! Le père Gaston était un homme d’église. Il était également, entre autres, un homme de Cœur, un homme d’Esprit, un homme de Bien. Il fut et restera à jamais gravé dans nos mémoires comme étant un grand homme qui a marqué de son empreinte l’Église catholique de Martinique. Lui disons du fond du cœur : Merci infiniment père Gaston Jean-Michel ! avec un " comme Guide spirituel de beaucoup d’hommes et de femmes qu’il accompagna vers de droits chemins avec un " comme Apôtre au service du diocèse de la Martinique durant de nombreuses années (du 21/12/1935 au 21/04/2015) avec un " comme Sage homme parmi le presbyterium de la Martinique dont il fut longtemps le doyen avec un " comme Tuteur qui a soutenu et redressé bien des hommes courbés sous le poids de leurs péchés avec un " comme O rateur éloquent dont les discours étaient écoutés et respectés avec un " comme Nommé Prélat d’Honneur de Sa Sainteté le pape Benoît XVI (le 18/10/2009) avec un " comme Jaciste parce qu’il fut le fondateur de la « Jeunesse Agricole Chrétienne » (J.A.C.) de Martinique en 1939 avec un " comme Elémentaire car lorsqu’il instruisait, ce qui paraissait compliqué devenait simple et clair avec un " comme Altruiste parce qu’il consacrait du temps aux autres hommes et femmes malgré ses nombreuses occupations avec un " comme Nourricier car il a su sustenter la communauté catholique martiniquaise d’une nourriture spirituelle avec un " trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison entre les hommes et les femmes, notamment de Martinique, et Dieu avec un " comme Modeste par nature car il faisait preuve de simplicité et avait une opinion modérée de son mérite avec un " comme Infatigable précurseur, fervent militant et défenseur de l’Action catholique en Martinique avec un " comme Cultivé car c’était un véritable puits de science qui avait reçu de Dieu le don de la connaissance et de l’intelligence avec un " comme Historien parce que passionné par l’histoire et plus particulièrement par l’histoire de l’Église en Martinique avec un " comme Exemplaire fut sa vie consacrée à un sacerdoce, à un entier dévouement à Dieu et à une aide indéfectible aux hommes et aux femmes avec un " comme Laborieux car il ne ménagea pas ses efforts notamment pour mener à bien tous les projets dont il fut le fondateur ou l’initiateur " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison " trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " " comme " comme " comme " G A S T O N J E A N - M I C H EL VIE DU DIOCÈSE Le  prénom  et  le  nom  de  famille  Gaston  Jean-Michel  s’écrivent successivement en toutes lettres : Hommage au père Gaston Jean- Michel ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 8

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A u cours de son homélie, Monseigneur a exhorté les Femmes catholiques à devenir des témoins du Christ dans leur famille : « témoin du respect de la vie, témoin du respect de l’autre au sein de votre famille, soyez aujourd’hui témoin de la beauté du mariage par votre choix d’être une épouse, une mère, d’être une femme tout court dans le comportement et aussi dans la tenue vestimentaire. Que la Vierge Marie qui se nourrissait de la parole de son Fils soit votre modèle. Que les femmes soient des femmes de lumière, des femmes qui accueillent la Parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. » L’Archevêque a également saisi cette occasion pour préciser que les femmes occupent une très grande place dans l’Eglise. Mais il faut comprendre qu’on n’annonce pas l’Evangile seulement parce qu’on parle, mais on annonce l’Evangile par le témoignage de sa vie, et c’est ce que les femmes sont invitées à faire, a-t-il expliqué. Monseigneur s’est également félicité du nombre de femmes qui ont pris part à ce congrès, et il a émis le voeu de voir les femmes de ce pays être encore plus actives, « et qu'Au sortir de cette journée, elles avancent davantage au large dans leur foi en faisant le témoignage devant tout le monde ». La place de la femme dans la société doit être une place de choix ; les femmes ont toujours accompagné Jésus dans sa mission. Il faudrait que les femmes se prennent au sérieux, qu’elles sachent qu’elles sont les mamans de l’humanité, d'où l'importance de comprendre la valeur et la sacralité de leur corps, comme l’a fait ressortir Sœur Christine dans son enseignement. Les femmes réparties en ateliers ont également partagé sur les plusieurs thématiques : rayonner et resplendir dans le mariage, dans le célibat, dans la vie professionnelle, dans le bénévolat, dans l'église. Elles ont témoigné de leurs expériences en s’interrogeant sur les problématiques concrètes de la vie, et la mise en place d’une stratégie d’action. Mgr David Macaire a confié la responsabilité de l'apostolat des femmes catholiques de la Martinique au renouveau charismatique, ainsi que différents projets pour un meilleur épanouissement spirituel. Raymonde Moundangui Coordinatrice du RCCM ■ Elles sont venues près de 2000 des quatre coins de l'île. Engagées ou non\b débordantes  d’allégresse\b elles ont assisté de manière énergique à cette rencontre du 2 avril 2017\b  au Millénium du Morne-Rouge. L’un des moments forts de ce grand rassemblement des  femmes du diocèse a été sans aucun doute la messe présidée par Mgr David Macaire  qui a souhaité la b\fienvenue à toutes les femmes.  Journée de l'apostolat des femmes catholiques de la Martinique « Femme debout rayonne et resplendis » ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 9

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L es 1200 jeunes présents furent accueillis par une allée d’honneur constituée des membres de la pastorale des jeunes du Gros-Morne. Des cris de bienvenue accueillaient la foule permettant à tout un chacun de toucher du doigt la joie pure de Jérusalem accueillant son roi. Cette journée a débuté par la prière, puis par le chant “Nous sommes une génération choisie” ; ce chant, comme le reste de l’animation de la matinée, fut assuré par la chorale Soul’s Harmony de Saint-Joseph. Un temps d’adoration animé par le père Emmanuel Chaulvet a été suivi d’un temps de louange. Père Emmanuel proposa ensuite un enseignement qu’il débuta ainsi : “Jésus meurt pour les pécheurs que nous sommes” ! Il rappella que c’est le même Dieu qui nous appelle chaque dimanche et qui dit “J’ai quelque chose pour toi”, tout particulièrement durant la Semaine sainte. Or le Vendredi Saint est devenu “la fête de la bouffe” avec les accras de tout parfum. Et la Veillée pascale est jugée trop longue par beaucoup de jeunes, il y fait trop chaud alors que durant cette veillée on revit l’histoire sainte pour découvrir le Dieu qui nous a conçus et nous donne tout ce dont on a besoin. « Cher jeune, ta vie sur cette terre n’est qu’un passage, à quoi bon t’attacher aux choses de ce monde ! » Car l’on peut être esclave de tant de choses : le portable, mais aussi esclave de soi-même, de sa réputation, de son apparence. Il insista sur le fait qu’il faut poser un acte de foi. Dieu attend que les jeunes s’engagent pour Lui, qu’ils relèvent le défi de la foi et commencent à lire la Bible pour découvrir la présence et les bienfaits de Dieu dans nos vies ; car Dieu est Dieu, Il mérite l’adoration. Le père Emmanuel s’adressa ainsi aux jeunes : Toutes les fois où tu “zaye” quelqu’un, tu abandonnes Jésus, toutes les fois où tu regardes la pornographie, tu abandonnes Jésus, toutes les fois où tu as plusieurs copines, tu abandonnes Jésus… A l’heure de sa condamnation, Jésus a aussi été abandonné par ses amis. Pourtant malgré cet abandon, au matin de Pâques, le Seigneur Jésus ne condamne personne. De même toi, jeune qui l’abandonne par ton comportement, Il ne te condamne pas, Il te dit : « Je sais qui tu es et Je t’aime. » A toi de faire tiennes ces paroles pour dire “Ma force c’est que Dieu m’aime et je vais apprendre à m’aimer”. Et le père Emmanuel ouvrit à tous une part de sa relation à Dieu, en ces mots : “Je suis heureux maintenant à mon âge car un jour je vais tout quitter pour Toi”. Il exhorta ainsi les fidèles à ne pas se tourner vers la boisson, la drogue avec les amis (autant de vecteurs qui empêchent la réflexion et le discernement), mais à savoir résister à la tentation, à apprendre à dire NON ; et enfin faire confiance à Dieu car Dieu agit toujours et agit en son temps. Pour clôturer la matinée trois ateliers sont proposés aux jeunes :  Ton corps s’exprime (autour de la tenue vestimentaire et de l’alimentation)  Libre-échange avec le père Emmanuel  Liturgie et échange avec les séminaristes Ce dimanche 9 avril\b dimanche des Rameaux\b la paroisse Notre-Dame de la Visitation au  Gros-Morne a accueilli la Journée Mondiale de la Jeunesse sous la tente de la rencontre\b  organisée par la pastorale diocésaine des jeunes.\f VIE DU DIOCÈSE Journée diocésaine de la Jeunesse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 10

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Les jeunes avaient également la possibilité de se confesser sur place. Après les ateliers, c’est avec une danse sur des rythmes caribéens, que le groupe Light Event annonce une agréable nouvelle aux jeunes, à savoir que les JCJ, Journées Caribéennes de la Jeunesse, se dérouleront en Juillet 2018 en Martinique. Cet évènement rassemblera plusieurs délégations de la Caraïbe en Martinique pour vivre un grand moment de foi. Un site internet y est consacré : www.jcj.pasto972.com. A 14h30 a débuté la messe des Rameaux présidée par notre archevêque. Mgr David Macaire débuta son homélie par ce cri de Jésus sur la croix, qui est aussi le cri de nombreux jeunes : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ! » Il rappelle l’histoire du chemin de vie sous forme de pas sur le sable où l’homme accuse Dieu de l’avoir abandonné dans l’épreuve, alors que la réponse de Dieu est “Dans l’épreuve, je te portais”. Trop souvent, après la confirmation, les jeunes disent “au revoir” à l'Église, puis poussent ce cri alors que ce sont eux qui ont abandonné Dieu ; un cri qu’ils poussent assez souvent entre 15 et 35 ans, la tranche d’âge de la pastorale des jeunes, mais aussi période où certaines décisions peuvent affecter la vie à tout jamais : avortement, déception amoureuse, recours au quimboiseur, difficultés professionnelles... En réponse, il existe un autre cri, un cri que nous offre le Pape en thème de cette JMJ, le cri des enfants de Dieu, le cri exalté de Marie : “Le Puissant fit pour moi des merveilles !” (Luc 1,49). L’évêque rappelle encore que le Seigneur propose deux voies, deux choix et nous dit : “choisi la vie”. Avec le choix de la vie, chaque jeune pourra dire : “J'étais mort et Il m’a sauvé, j’empruntais un chemin de mort, une relation de mort, j’avais déjà chuté, j’étais déjà tombé et le Seigneur m’a relevé et m’a sauvé !” Pour sortir de tous ces pièges, Mgr David propose de vivre sous la tutelle d’un roi ; pas n’importe lequel, le Roi de la vie, de nos vies : Jésus. Un Roi qui n’impose aucune loi car Il n’est pas un président mais un roi qui règne par l’Amour, car Il a donné sa vie par amour. Toi qui veux être heureux, Il a déjà payé pour tous tes péchés. « Il a fait pour moi des merveilles. » C’est ainsi que Mgr Macaire conclut son homélie qui laisse place à la solennité du récit de la Passion du Christ et du reste de la messe. Au cours de la messe, une quinzaine de catéchumènes adolescents de différentes paroisses a fait le 3 ème scrutin, dernière étape avant d'être baptisés lors de la vigile pascale. Monseigneur a souhaité que cette étape se fasse en ce jour afin que ces jeunes se sentent tout de suite intégrés à la pastorale des jeunes, et plus globalement à notre Eglise. Ce fut un moment fort de la célébration. La journée se clôtura par un temps de louange animée par la Chorale Source de Joie de la pastorale des jeunes du Marigot qui assurait l’animation de la messe. C’est avec beaucoup de joie et d’espérance que les jeunes sont repartis, prêts à entrer, avec confiance, dans cette Semaine sainte ! La cellule communication Pastorale diocésaine des jeunes de la Martinique ■ Témoignages...émoignages...émoignages...Témoignages...T Aujourd'hui je suis venue avec des fardeaux dont j'ai pu me libérer. Cette jour- née m'a permis d'avoir cer- taines réponses que j'attendais. Si cela devait se refaire je reviendrais !! Rien à dire. Le seul bémol, vu la chaleur, des brumisateurs auraient été super ! Ce fut une journée très enrichissante, j'ai ressenti la présence de l'Esprit Saint et ce fut une grande joie de voir tous ces jeunes rassemblés au nom de Dieu. Bravo ! Défi relevé, la Pasto ! " C’est dommage que les ateliers n’aient pas été plus nombreux et diversifiés. Marie-Danielle, 32 ans , paroisse de Case Pilote (Déléguée paroissiale ) Frédéric, paroisse de Rivière Salée Pour ma part, ce fut une excellente journée ; j'ai vu "la Martinique" ras- semblée. Un beau moment d'échanges inter- générationnels. Un moment qui m'a permis de vivre ma foi autrement, dans la joie ! J'ai été apaisé aujourd'hui ! Merci à la Pasto. Je n'ai pu venir que pour la messe mais c'était super ! J'ai eu des révé-lations me concernant et j'ai apprécié ce moment. et j'ai apprécié ce moment. George, 21 ans, Cathédrale (cérémoniaire de l’évêque ) Journée très conviviale. Cela m’a permis de me ressourcer. Je suis fière de voir les jeunes martiniquais aussi attachés à l’Eglise. Çà fait chaud au cœur de voir que la relève de notre Eglise catholique est assurée sur notre île. Laura, 21 ans, paroisse de Ducos Journée super bien animée, la pasto sait intéresser les jeunes, bonne organisa- tion ! A refaire avec plus d'ambiance ! Jason et Josué, 15 ans (frères Jumeaux), paroisse de Ste Anne Nous sommes venues avec notre Pastorale avec des idées arrêtées, mais nous avons finalement été touchées par la grâce de Dieu. C'était super !" avons finalement été touchées par la grâce avons finalement été touchées par la grâce Alexandra et Laurian, 16 ans, paroisse des Anses D'Arlet Magdalena, 22 ans, paroisse de Bellevue ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 11

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D ans le cadre des Assises régionales des EDC, qui ont lieu une année sur deux (les années paires, ces Assises sont nationales : les prochaines auront lieu à Strasbourg les 16,17 et 18 mars 2018), la Martinique a eu la joie d’organiser les premières Assises régionales pour nos deux départements d’outre-mer. Forte de 4 équipes en Martinique et d’une équipe unique mais nombreuse en Guadeloupe, la région Antilles est désormais bien représentée au sein du mouvement national des EDC. Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, peut être satisfait de cette situation, puisqu’il est à l’origine de ces équipes EDC de Martinique. En effet, peu de temps après sa prise de fonction, il a souhaité voir se créer ce mouvement en Martinique et, après 3 équipes créées dès novembre 2015, une quatrième a vu le jour début 2017. Il avait confié cette mission à Michel Gallet de Saint-Aurin, qui est aujourd’hui le responsable régional des EDC. Plus de 75 personnes se sont donc réunies samedi, au Foyer de Charité de Trinité, pour entendre les témoignages et conférences en lien avec la Pensée Sociale de l’Eglise. Membres des EDC Antilles, conjoints, sympathisants, futurs membres, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, l’assemblée était diverse et riche de ses différences. Deux représentants éminents du mouvement national des EDC avaient fait le déplacement afin de donner, si besoin était, encore plus de poids à cette rencontre régionale. Dominique Gardy tout d’abord, Président de la région " Français de l’étranger et des Outremers ", et Nicolas Masson ensuite, Président de la commission des sources bibliques et théologiques des EDC. En outre, Mgr Macaire nous a fait l’honneur et la joie de nous consacrer sa journée, et de nous enrichir de ses interventions toujours percutantes et de sa bonne humeur contagieuse. Michel Gallet de Saint-Aurin et le comité organisateur de ces Assises quant à eux, ont veillé au bon déroulement de cette journée qui s’est achevée par une messe présidée par Monseigneur dans la chapelle du Foyer de Charité. La qualité et la richesse des interventions de Nicolas Masson sur la dynamique de la PSE dans l’action et l’humilité, et sur la dignité de la personne, premier principe de la PSE, ont permis à chacun de réfléchir à ce thème majeur au sein des EDC. Au préalable, deux témoignages forts avaient ouvert la journée : un membre des EDC Guadeloupe et un membre de la toute récente quatrième équipe EDC de Martinique ont expliqué les raisons de leur engagement au sein de ce mouvement. Les applaudissements nourris qui ont salué leur intervention ont donné le ton de cette journée : sincérité, amitié, engagement, partage, toutes ces valeurs étaient présentes dans l’assemblée et parmi les intervenants. L’après-midi, de riches échanges se sont déroulés autour de la subsidiarité et du bien commun, à partir du témoignage de deux chefs d’entreprise venus expliquer comment ils avaient revu leur mode de management, en tenant compte de trois principes de la Pensée Sociale de l’Eglise : l’autonomie, l’aide, la suppléance. Chacun a pu participer à ce débat et de nombreuses interventions ont ponctué ce moment de la journée. Enfin, Mgr Macaire nous a fait partager sa connaissance de Laudato Si, acte 1 d’un appel pour une nouvelle civilisation. En conclusion, ce fut une journée riche, forte qui sans aucun doute a marqué tous les participants. Chacun est reparti avec de nombreux sujets de réflexion en tête et nul doute que les EDC de Martinique et de Guadeloupe s’en trouvent confortés. RV en 2018 pour un compte-rendu des Assises nationales à Strasbourg. Un participant ■ Le samedi 1 er avril ont eu lieu les premières Assises régionales Guadeloupe/Martinique  des  Entrepreneurs  et  Dirigeants  Chrétiens  (EDC)\b  au  Foyer  de  Charité  de  Trinité\b  en  Martinique\b sur le thème « la Pensée Sociale de l’Eglise : synthèse \fet décryptage ». VIE DU DIOCÈSE Assises régionales Guadeloupe/Martinique des EDC : une première éditi\bn pleinement satisfaisante ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 12

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Le 1 er  mai :  Fête du Travail et de Saint Joseph Artisan Pour  tout  le  monde\b  le  1 er  mai  correspond à la fête du travail.  Pour les catholiques\b c'est aussi la fête de Saint Joseph\b \ftravailleur\b depuis 1955.  L e 1 er mai 1886, aux États-Unis, 200 000 travailleurs obtiennent, dans la lutte et la mort de plusieurs personnes, la journée de huit heures. En mémoire de cette victoire, les syndicats européens instituent la « Fête des travailleurs » fêtée tous les 1er mai. Cette journée, fériée en France depuis 1941 par décision du gouvernement de Vichy, de nos jours appelée « Fête du travail », sert à honorer tous les travailleurs. C 'est le pape Pie XII qui fixe la fête de Saint Joseph Artisan au 1 er mai. Nous pouvons souligner la spécificité de cette fête puisque sanctifiée et bâtie autour d’une des figures de Saint Joseph : son activité professionnelle. Il est vrai que nous ne savons pas beaucoup sur Saint Joseph, à part son nom et quelques rares épisodes de l’enfance de Jésus. Dans l’Evangile, nous ne retrouverons aucune parole de lui et pourtant nous retenons que c’est un homme juste, empressé à respecter la Parole de Dieu ; que c'est l'obéissance prompte et généreuse qui lui est demandée ; que son langage c'est le silence ; c'est l'écoute de voix angéliques qui lui parlent pendant le sommeil ; c'est le travail manuel sous ses formes les plus modestes et les plus rudes, celles qui valurent à Jésus le qualificatif de « fils du charpentier » (Mt 13,55). Nous comprenons donc que par cette vie simple, notre glorieux Saint Joseph reste le modèle de tous ceux qui sont voués au travail. Ainsi, Saint Joseph fait partie des quelques saints à avoir deux fêtes : le 19 mars, qui est sa fête principale, et le 1 er mai où nous sommes invités à contempler le travailleur Joseph. Cette fête de Saint Joseph est également l’opportunité d’une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. La fête de Saint Joseph artisan est riche de significations. Elle nous présente Joseph comme modèle du travailleur. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit : «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front», animait l'âme de Joseph artisan. Cette fête nous révèle aussi que le Christ a voulu partager tous les aspects de notre vie humaine : il a vécu dans une famille, il a appris à travailler avec son père. Devant les transformations du monde du travail ainsi que l’essor numérique, l’Eglise a pour rôle d’amener le travailleur à appliquer les prescriptions de l’Evangile au sein de son emploi et de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de Saint Joseph y contribue merveilleusement. Il n’y a donc pas de lieu qui ne soit appelé à recevoir la lumière de l'Évangile. Nous sommes par conséquent appelés à vivre notre foi partout où nous nous trouvons et où nous exerçons des responsabilités. Sur notre lieu de travail, nous sommes appelés à être celui qui intègre, et non pas celui qui exclut, particulièrement les moins reconnus. Nous sommes appelés à témoigner de la Bonne Nouvelle au cœur des réalités professionnelles au travers de nos actes et de notre relation aux autres. A l’image de Saint Joseph le travail doit être envisagé, non comme un esclavage, mais comme un privilège car il sanctifie l'homme. C'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin qu’il devienne une prière. Nadiège Onier ■ 1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 13

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Est-il risqué de s'affirmer chrétien au travail ? Pas du tout, je vis pour Jésus ! Même pas peur ! Tout vient de Dieu et c'est par lui que nous existons. Affichez-vous un symbole reli- gieux dans votre bureau ou sur vous ? Oui, à mon cou, ma croix et ma médaille miraculeuse qui veillent sur moi et m'accompagnent partout où je vais. Avez-vous déjà vécu des brimades au travail ? si oui comment avez-vous réagi ? Oui ; le plus souvent avec calme, mais ce n’est pas toujours évident car on a souvent tendance à répondre du « tac au tac ». Alors, il faut vraiment tourner sa langue dix fois dans sa bouche en pensant très fort : Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. En tant que chrétien, quel sens donnez-vous à votre travail ? Je remercie le Seigneur pour le travail que j'ai aujourd'hui. Et si demain c'est un autre labeur, alors je le remercierai de nouveau. Que tout soit fait selon ta volonté, Seigneur et non la mienne. Est-il risqué de s'affirmer chrétien au travail ? J'ai de la chance de pouvoir échanger avec les collègues qui partagent la même religion que moi. Nous nous retrouvons parfois dans des réunions, ou autres et aussi nous sommes dans la même paroisse. Nous avons des discussions religieuses. Hier une collègue m'a demandé de prier pour son fils qui passe un examen et elle n'est pas du tout pratiquante. Je ne rencontre aucune difficulté à ce niveau pour l’instant. Affichez-vous un symbole religieux dans votre bureau ou sur vous ? J'ai affiché dans mon bureau des pensées de Mère Theresa, ou de très belles prières qui mènent à la réflexion. Je peux porter ma croix sans difficulté. Avez-vous déjà vécu des brimades au travail, si oui comment avez-vous réagi ? Je n'ai pas vécu de brimades pour l'instant. En tant que chrétienne, quel sens donnez-vous à votre travail ? Être Chrétien, c'est à tout instant, et plus spécialement dans le \ domaine du travail, où il faut constamment se remettre en question, savoir être humble et disponible pour les collègues, les écouter, les accepter comme ils sont. Pas toujours facile, même avec celles qui sont chrétiennes comme moi. Vivre sa foi au travail\b c’est possible. En voici quelques témoi\fgnages… Quelques valeurs fondamentales au travail A tous ceux qui travaillent, quelles que soient leurs tâches, Saint Joseph est offert comme modèle et comme protecteur, lui dont la vie a consisté essentiellement à accomplir humblement, silencieusement, son travail de charpentier et de père de famille. Qui mieux que saint Joseph peut nous apprendre l'amour du travail, lui dont l'enfant Jésus apprit à travailler de ses mains d'homme ? Cependant, dans notre milieu professionnel, nous devons tenir compte de quelques valeurs fondamentales, pour notre "mieux-vivre", notre "mieux-être", et ceux de nos collègues. Parmi celles-ci, nous trouvons : Le Respect :  Considérer ses collègues comme des partenaires, et les traiter avec considération, diplomatie et humilité. Le  Travail  d’é\buipe  : Accepter les différences et encourager la participation de tous les membres de l'équipe, reconnaître la contribution de chacun et être solidaire envers les décisions de l'équipe. Clive Adat, Syndicaliste chrétien L’Autonomie :  Utiliser à bon escient la marge de manœuvre accordée et faire preuve de rigueur. La  Communication  :  Etre transparent dans sa gestion quotidienne et faire preuve d'une écoute active, s'assurer de la compréhension de l'autre. 1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER Nadiège Champrobert ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 14

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La place du travail dans la pensée sociale de l’Eglise Dans sa lettre encyclique  Laborem exercens * publiée pour  le 90 ème  anniversaire de  Rerum Novarum  (Encyclique publiée  par Léon XIII en 18\f91)\b saint Jean-Paul II revient longuement  sur le sens du travail dans la vie de \fl’homme. A l’occasion  du 1 er mai\b fête de saint Joseph t\fravailleur\b nous vous en  proposons quelques extraits choisis en vous invitant à lire  (ou relire) toute l’encyclique : C 'est par le travail que l'homme doit se procurer le pain quotidien et contribuer au progrès continuel des sciences et de la technique, et surtout à l'élévation constante, culturelle et morale, de la société dans laquelle il vit en communauté avec ses frères. Le mot «travail» désigne tout travail accompli par l'homme, quelles que soient les caractéristiques et les circonstances de ce travail, autrement dit toute activité humaine qui peut et qui doit être reconnue comme travail parmi la richesse des activités dont l'homme est capable et auxquelles il est prédisposé par sa nature même, en vertu de son caractère humain. Fait à l'image, à la ressemblance de Dieu lui-même dans l'univers visible et établi dans celui-ci pour dominer la terre, l'homme est donc dès le commencement appelé au travail. Le travail est l'une des caractéristiques qui distinguent l'homme du reste des créatures dont l'activité, liée à la subsistance, ne peut être appelée travail ; seul l'homme est capable de travail, seul l'homme l'accomplit et par le fait même remplit de son travail son existence sur la terre. Ainsi, le travail porte la marque particulière de l'homme et de l'humanité, la marque d'une personne qui agit dans une communauté de personnes ; et cette marque détermine sa qualification intérieure, elle constitue en un certain sens sa nature même. […]  Le travail humain C'est pourquoi je désire consacrer le présent document au travail humain, et je désire encore plus le consacrer à l'homme dans le vaste contexte de la réalité qu'est le travail. Si, en effet, comme je l'ai dit dans l'encyclique Redemptor hominis publiée au début de mon service sur le siège romain de saint Pierre, l'homme «est la première route et la route fondamentale de l'Eglise», et cela en vertu du mystère insondable de la Rédemption dans le Christ, il faut alors revenir sans cesse sur cette route et la suivre toujours de nouveau selon les divers aspects sous lesquels elle nous révèle toute la richesse et en même temps toute la difficulté de l'existence humaine sur la terre. Le travail est l'un de ces aspects, un aspect permanent et fondamental, toujours actuel et exigeant constamment une attention renouvelée et un témoignage décidé. De nouvelles interrogations, de nouveaux problèmes se posent sans cesse, et ils font naître toujours de nouvelles espérances, mais aussi des craintes et des menaces liées à cette dimension fondamentale de l'existence humaine, par laquelle la vie de l'homme est construite chaque jour, où elle puise sa propre dignité spécifique, mais dans laquelle est en même temps contenue la constante mesure de la peine humaine, de la souffrance et aussi du préjudice et de l'injustice qui pénètrent profondément la vie sociale de chacune des nations et des nations entre elles. S'il est vrai que l'homme se nourrit du pain gagné par le travail de ses mains, c'est-à-dire non seulement du pain quotidien qui maintient son corps en vie, mais aussi du pain de la science et du progrès, de la civilisation et de la culture, c'est également une vérité permanente qu'il se nourrit de ce pain en le gagnant à la sueur de son front, autrement dit par son effort et sa peine personnels, et aussi au milieu de multiples tensions, conflits et crises qui, en rapport avec la réalité du travail, bouleversent la vie de chaque société et même de toute l'humanité. Nous célébrons le quatre-vingt-dixième anniversaire de l'encyclique Rerum novarum à la veille de nouveaux développements dans les conditions technologiques, économiques et politiques qui, selon nombre d'experts, n'auront pas moins d'influence sur le monde du travail et de la production que n'en eut la révolution industrielle du siècle dernier. Les facteurs de portée générale sont multiples : l'introduction généralisée de l'automation dans de nombreux secteurs de la production, l'augmentation du prix de l'énergie et des matières de base, la prise de conscience toujours plus vive du caractère limité du patrimoine naturel et de son insupportable pollution, l'apparition sur la scène politique des peuples qui, après des siècles de sujétion, réclament leur place légitime parmi les nations et dans les décisions internationales. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 15

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Ces nouvelles conditions et exigences requéreront une réorganisation et un réaménagement des structures de l'économie d'aujourd'hui comme aussi de la distribution du travail. Malheureusement de tels changements pourront éventuellement signifier aussi, pour des millions de travailleurs qualifiés, le chômage, au moins temporaire, ou la nécessité d'un nouvel apprentissage ; ils comporteront selon toute probabilité une diminution ou une croissance moins rapide du bien-être matériel pour les pays les plus développés ; mais ils pourront également apporter soulagement et espoir aux millions de personnes qui vivent actuellement dans des conditions de misère honteuse et indigne. Il n'appartient pas à l'Eglise d'analyser scientifiquement les conséquences possibles de tels changements sur la vie de la société humaine. Mais l'Eglise estime de son devoir de rappeler toujours la dignité et les droits des travailleurs, de stigmatiser les conditions dans lesquelles ils sont violés, et de contribuer pour sa part à orienter ces changements vers un authentique progrès de l'homme et de la société. […]  Le travail et l’homme L'Eglise est convaincue que le travail constitue une dimension fondamentale de l'existence de l'homme sur la terre. Elle est confirmée dans cette conviction par la prise en compte de l'ensemble du patrimoine des multiples sciences consacrées à l'homme : l'anthropologie, la paléontologie, l'histoire, la sociologie, la psychologie, etc. ; toutes semblent témoigner de cette réalité de façon irréfutable. Toutefois, l'Eglise tire cette conviction avant tout de la source qu'est la parole de Dieu révélée, et c'est pourquoi ce qui est une conviction de l'intelligence acquiert aussi le caractère d'une conviction de foi. La raison en est que l'Eglise -il vaut la peine de le noter dès maintenant- croit en l'homme : elle pense à l'homme et s'adresse à lui, non seulement à la lumière de l'expérience historique ou avec l'aide des multiples méthodes de la connaissance scientifique, mais encore et surtout à la lumière de la parole révélée du Dieu vivant. Se référant à l'homme, elle cherche à exprimer les desseins éternels et les destins transcendants que le Dieu vivant, Créateur et Rédempteur, a liés à l'homme. L'Eglise trouve dès les premières pages du Livre de la Genèse la source de sa conviction que le travail constitue une dimension fondamentale de l'existence humaine sur la terre. L'analyse de ces textes nous rend conscients de ce que en eux – parfois sous un mode archaïque de manifester la pensée – ont été exprimées les vérités fondamentales sur l'homme, et cela déjà dans le contexte du mystère de la création. Ces vérités sont celles qui décident de l'homme depuis le commencement et qui, en même temps, tracent les grandes lignes de son existence terrestre, aussi bien dans l'état de justice originelle qu'après la rupture, déterminée par le péché, de l'alliance originelle du Créateur avec la création dans l'homme. Lorsque celui-ci, fait «à l'image de Dieu..., homme et femme», entend ces mots : «Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre et soumettez-la », même si ces paroles ne se réfèrent pas directement et explicitement au travail, elles y font sans aucun doute allusion indirectement, comme une activité à exercer dans le monde. Bien plus, elles en démontrent l'essence la plus profonde. L'homme est l'image de Dieu notamment par le mandat qu'il a reçu de son Créateur de soumettre, de dominer la terre. En accomplissant ce mandat, l'homme, tout être humain, reflète l'action même du Créateur de l'univers. Le travail, entendu comme une activité «transitive» – c'est-à-dire que, prenant sa source dans le sujet humain, il est tourné vers un objet externe –, suppose une domination spécifique de l'homme sur la «terre», et à son tour il confirme et développe cette domination. Il est clair que sous le nom de «terre» dont parle le texte biblique, il faut entendre avant tout la portion de l'univers visible dans laquelle l'homme habite ; mais par extension on peut l'entendre de tout le monde visible en tant que se trouvant à la portée de l'influence de l'homme, notamment lorsque ce dernier cherche à répondre à ses propres besoins. L'expression «dominez la terre» a une portée immense. Elle indique toutes les ressources que la terre (et indirectement le monde visible) cache en soi et qui, par l'activité consciente de l'homme, peuvent être découvertes et utilisées à sa convenance. Ainsi ces mots, placés au début de la Bible, ne cessent jamais d'être actuels. Ils s'appliquent aussi bien à toutes les époques passées de la civilisation et de l'économie qu'à toute la réalité contemporaine et aux phases futures du développement qui se dessinent déjà peut-être dans une certaine mesure, mais qui pour une grande part restent encore pour l'homme quasiment inconnues et cachées. […]  L’homme à l’image de Dieu En devenant toujours plus maître de la terre grâce à son travail et en affermissant, par le travail également, sa domination sur le monde visible, l'homme reste, dans chaque cas et à chaque phase de ce processus, dans la ligne du plan originel du Créateur; et ce plan est nécessairement et indissolublement lié au fait que l'être humain a été créé, en qualité d'homme et de femme, «à l'image de Dieu». Ce processus est également universel : il concerne tous les hommes, chaque génération, chaque phase du développement économique et culturel, et en même temps c'est un processus qui se réalise en chaque homme, en chaque être humain conscient. Tous et chacun sont en même temps concernés par lui. Tous et chacun, dans une mesure appropriée et avec un nombre incalculable de modalités, prennent part à ce gigantesque processus par lequel l'homme «soumet la terre» au moyen de son travail. […] 1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 16

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L'intention fondamentale et primordiale de Dieu par rapport à l'homme qu'«il créa ... à sa ressemblance, à son image», n'a pas été rétractée ni effacée, même pas lorsque l'homme, après avoir rompu l'alliance originelle avec Dieu, entendit les paroles : «A la sueur de ton front tu mangeras ton pain». Ces paroles se réfèrent à la fatigue parfois pesante qui depuis lors accompagne le travail humain; elles ne changent pas pour autant le fait que celui-ci est la voie conduisant l'homme à réaliser la «domination» qui lui est propre sur le monde visible en «soumettant» la terre. Cette fatigue est un fait universellement connu, parce qu'universellement expérimenté. Ils le savent bien, ceux qui accomplissent un travail physique dans des conditions parfois exceptionnellement pénibles. Ils le savent bien les agriculteurs qui, en de longues journées, s'usent à cultiver une terre qui, parfois, «produit des ronces et des épines», et aussi les mineurs dans les mines ou les carrières de pierre, les travailleurs de la sidérurgie auprès des hauts- fourneaux, les hommes qui travaillent dans les chantiers de construction et dans le secteur du bâtiment, alors qu'ils risquent fréquemment leur vie ou l'invalidité. Ils le savent bien également, les hommes attachés au chantier du travail intellectuel, ils le savent bien les hommes de science, ils le savent bien, les hommes qui ont sur leurs épaules la grave responsabilité de décisions destinées à avoir une vaste résonance sur le plan social. Ils le savent bien les médecins et les infirmiers, qui veillent jour et nuit auprès des malades. Elles le savent bien les femmes qui, sans que parfois la société et leurs proches eux-mêmes le reconnaissent de façon suffisante, portent chaque jour la fatigue et la responsabilité de leur maison et de l'éducation de leurs enfants. Oui, ils l e savent bien, tous les travailleurs et, puisque le travail est vraiment une vocation universelle, on peut même dire : tous les hommes. Et pourtant, avec toute cette fatigue -et peut-être, en un certain sens, à cause d'elle- le travail est un bien de l'homme. Si ce bien porte la marque d'un bonum arduum, d'un «bien ardu», selon la terminologie de saint Thomas, cela n'empêche pas que, comme tel, il est un bien de l'homme. Il n'est pas seulement un bien «utile» ou dont on peut «jouir», mais il est un bien «digne», c'est-à-dire qu'il correspond à la dignité de l'homme, un bien qui exprime cette dignité et qui l'accroît. En voulant mieux préciser le sens éthique du travail, il faut avant tout prendre en considération cette vérité. Le travail est un bien de l'homme -il est un bien de son humanité- car, par le travail, non seulement l'homme transforme la nature en l'adaptant à ses propres besoins, mais encore il se réalise lui- même comme homme et même, en un certain sens, «il devient plus homme». Sans cette considération, on ne peut comprendre le sens de la vertu de l'ardeur au travail, plus précisément on ne peut comprendre pourquoi l'ardeur au travail devrait être une vertu ; en effet la vertu, comme disposition morale, est ce qui permet à l'homme de devenir bon en tant qu'homme. Ce fait ne change en rien notre préoccupation d'éviter que dans le travail l'homme lui-même ne subisse une diminution de sa propre dignité, alors qu'il permet à la matière d'être ennoblie. […]  Le Christ\b l’homme du travail Cette vérité d'après laquelle l'homme participe par son travail à l'œuvre de Dieu lui-même, son Créateur, a été particulièrement mise en relief par Jésus-Christ, ce Jésus dont beaucoup de ses premiers auditeurs à Nazareth «demeuraient frappés de stupéfaction et disaient : "D'où lui vient tout cela ? Et quelle est la sagesse qui lui a été donnée ? ... N'est-ce pas là le charpentier ?». En effet, Jésus proclamait et surtout mettait d'abord en pratique l'«Evangile» qui lui avait été confié, les paroles de la Sagesse éternelle. Pour cette raison, il s'agissait vraiment de l'«évangile du travail» parce que celui qui le proclamait était lui-même un travailleur, un artisan comme Joseph de Nazareth. […] Dans le travail de l'homme, le chrétien retrouve une petite part de la croix du Christ et l'accepte dans l'esprit de rédemption avec lequel le Christ a accepté sa croix pour nous. Dans le travail, grâce à la lumière dont nous pénètre la résurrection du Christ, nous trouvons toujours une lueur de la vie nouvelle, du bien nouveau, nous trouvons comme une annonce des «cieux nouveaux et de la terre nouvelle» auxquels participent l'homme et le monde précisément par la peine au travail. Par la peine, et jamais sans elle. D'une part, cela confirme que la croix est indispensable dans la spiritualité du travail; mais, d'autre part, un bien nouveau se révèle dans cette croix qu'est la peine, un bien nouveau qui débute par le travail lui-même, par le travail entendu dans toute sa profondeur et tous ses aspects, et jamais sans lui. […] Dans ces réflexions consacrées au travail de l'homme, nous avons cherché à mettre en relief tout ce qui semblait indispensable, étant donné que, grâce au travail, doivent se multiplier sur la terre non seulement «les fruits de notre activité» mais aussi «la dignité de l'homme, la communion fraternelle et la liberté». Puisse le chrétien qui se tient à l'écoute de la parole du Dieu vivant et qui unit le travail à la prière savoir quelle place son travail tient non seulement dans le progrès terrestre, mais aussi dans le développement du Royaume de Dieu auquel nous sommes tous appelés par la puissance de l'Esprit Saint et par la parole de l'Evangile! » Extraits proposés par Michel Déglise ■ * Laborem exercens, Jean-Paul II, Bayard Editions, 1981, 58 p. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 17

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I ssue d’une famille chrétienne de 6 enfants, à Saint Esprit (Martinique), Agnès-Marie- Thérèse-Françoise grandit dans une foi fervente et pratiquante. Bien vite, la petite fratrie est privée d’affection maternelle. Marie- Thérèse était âgée de 6 ans quand le Seigneur rappela à Lui leur chère maman. L’éducation humaine et spirituelle des filles fut confiée aux Religieuses de Saint Paul de Chartres de l’Ouvroir des Orphelines, à Fort-de-France. La présence de ces consacrées œuvrant dans cette mission d’apostolat affermissait sa foi et son amour exclusif pour le Christ : « A l’orphelinat, la prière avait une grande place dans notre vie », dira-t-elle plus tard. C’est ainsi que, le 18 février 1952, fête de Ste Bernadette Soubirous, Marie-Thérèse fit son entrée dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres. Le 2 février 1954, c’est la prise d’habit. Elle est désormais appelée, Sœur Marie-Agnès. A la demande de sa Supérieure, elle apprendra à jouer de l’orgue, pour non seulement accompagner les jeunes dans le chant, mais aussi pour leur apprendre à leur tour à exercer cet instrument de musique pour l’accompagnement de la liturgie dominicale. Dans toutes ses missions, elle transmettait également aux jeunes filles le goût de la couture, de la broderie et du travail bien fait… savoir acquis à l’Ouvroir. En Février 2017, la maladie la frappe soudainement sans lui donner de répits. Pourtant, elle gardait. « Ce qui me permet de supporter tant de souffrance, c’est l’offrande faite au Seigneur pour les vocations sacerdotales et religieuses. » disait-elle. Et, elle prononçait le nom de Jésus, Jésus, Jésus. Durant toute sa consécration sa devise sera : « Faites tout ce qu’il vous dira. ». Marie, disait- elle, m’aide à voir le côté positif de toute chose. Si je tombe je pense à cette phrase que Dieu disait à Abraham : « Marche en ma présence et soit parfait. » Ce qui signifie pour moi que malgré les chutes, toujours s’humilier et repartir car il est un Père Miséricordieux. Dimanche soir, notre Seigneur, dans sa grande miséricorde vient la visiter pour lui redemander sa vie. Sœur Marie-Agnès, avec vous nous remercions le Seigneur qui tout au long de votre parcours vous a aidée dans la voie qu’il a tracée pour vous. Avec vous, nous lui redisons notre confiance. Merci pour votre endurance dans la souffrance, merci pour votre sourire et votre joie. Merci pour tout ce que vous avez transmis à une génération de jeunes filles là où vous êtes passées ; elles en sont reconnaissantes. Puisse notre Seigneur vous accueillir dans sa Maison et vous accorder toute sa tendresse et sa miséricorde. Merci pour ce que vous avez été pour nous et pour ce que vous êtes pour Dieu ! Que votre âme soit inondée de sa paix et de sa lumière. Entre ses mains, nous vous remettons. A Dieu ! ■ VERS LA VIE  Sœur Marie- Agnès Zonzon     21 janvier 1929\a – 02 avril 2017 « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! » ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 18

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Dimanche 30 avril 2017 Dieu n'envoie personne en enfer Qu’est-ce que l’enfer ? Quelle représentation s’en fait-on ? A-t-il encore sa place aujourd’hui dans le langage chrétien ? Quelles sont les idées reçues sur l’enfer ? Cette semaine Dieu m’est témoin propose le deuxième volet d’une trilogie consacrée au purgatoire, à l’enfer et au paradis. C’est le P. Elvis Elengabeka, spiritain et professeur d’exégèse à l’Université Catholique de Paris, qui poursuit cette catéchèse cathodique. En bibliste aguerri, il fera sur le plateau un tour d’horizon de ce que disent les Écritures sur l’enfer. Dimanche 7 mai 2017 On ira tous au paradis ? Le paradis existe-il ? Tout le monde ira-t-il au paradis ? Quelle représentation s’en fait-on ? Pourquoi en avons-nous encore parfois une vision onirique ? La Bible en fait-elle des descriptions ? Cette semaine Dieu m’est témoin termine, avec ce troisième volet, sa trilogie consacrée au purgatoire, à l’enfer et au paradis. Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\f MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7\b rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\fX Téléphone : 06 96 3\f10 333 - E-mail : m\fichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je s\buhaite recev\bir en t\bute c\bnfidentialité v\btre br\bchure p\bur m’inf\brmer  sur les p\bssibilités de legs, d\bnati\bns et assurances-vie à l’Ass\bciati\bn Di\bcésaine. oui , je  s\buhaite  être  c\bntacté  p\bur  un  rendez-v\bus  au  Service  des  legs  et  d\bnati\bns \bu à m\bn d\M\bmicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage Mes c\b\brd\bnnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. N\bm  Prén\bm Adresse   C\bde p\bstal Ville  Téléph\bne E-mail Par\bisse  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\fINIQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 19

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