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E g lise
en MARTINIQUE
N° 543
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
23 avril 2017
Moi, j’ai choisi J ésus-Christ
dans ma vie
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EDITORIAL
E
n ce dimanche de clôture de l’octave de Pâques,
l’Eglise nous invite à tourner notre regard vers le
mystère de la Divine Miséricorde. Très belle occasion
de raviver notre foi et notre amour du Christ ressuscité.
Toute la liturgie de la Parole prolonge la bonne nouvelle de
la Résurrection par l’amour miséricordieux du Père.
Dans la méditation proposée dans la rubrique « Eglise
universelle », le pape François appelle à « Vivre une
miséricorde incarnée ». Parcourant les pages de la sainte
Écriture, précise le Saint-Père, nous trouvons que la miséricorde
est avant tout la proximité de Dieu avec son peuple. Une proximité\
qui se manifeste principalement comme aide et protection….
C’est quelque chose qui brûle le cœur et le provoque à aimer\
,
reconnaissant le visage de Jésus Christ surtout en celui qui est
plus loin, faible, seul, perdu et marginalisé.
Cette Miséricorde, l’abbé Gaston Jean-Michel, rappelé par
Dieu le 21 avril 2015, l’a sans aucun doute expérimentée,
lui qui s’était fait sienne la devise de l’Action catholique :
Voir, Juger, Agir. Fervent défenseur de ce mouvement en
Martinique, il était de tous les combats. Ce grand homme à
l’esprit vif et au franc-parler a consacré sa vie à Dieu dans l\
e
service de ses frères. Soucieux des grands problèmes de notre
monde contemporain, il se documentait sans cesse, afin d’en
saisir au mieux les problématiques et d’y faire pénétrer la \
lumière de l’Evangile. Les mouvements d’Action catholique
lui rendent hommage dans cette édition.
ECCLESIA’M 2020 ! a maintenant son site Web. Celui-ci
sera officiellement lancé par Mgr Macaire ce dimanche de
la divine miséricorde, à l’occasion de l’anniversaire de son\
ordination épiscopale.
Notre dossier fait référence au 1
er mai, fête du travail et de
saint Joseph travailleur. Ce dernier travaillait pour subvenir
aux besoins de sa famille, et vivait avec elle sans la délaisser…
un bel exemple qui ne nous est inaccessible.
Aujourd’hui, par l’intercession de saint Jean-Paul II,
demandons au Seigneur la grâce de nous laisser imprégner
par son amour miséricordieux ! Choisissons la vie, choisissons
Jésus-Christ dans notre vie. Laissons-nous envelopper par la
Miséricorde de Dieu !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
AGENDA DE L'ARCHEVÊQUE
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• « Je ne m’en irai plus en \bgypte »
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• La divine Miséricorde ! Tout ce que Dieu fait pour l’homme est une
expression de son amour mi\aséricordieux
• Parole dominicale
• Hommage au père Gaston Jean-Michel
• Journée de l'apostolat des femmes catholiques de la Mart\ainique
« Femme debout rayonne et resplendis »
• Journée diocésaine de la Jeunesse
• Assises régionales Guadeloupe/Martinique des EDC : une première édition pleinement
satisfaisante
• Le 1
er mai : Fête du Travail
et de Saint Joseph A\artisan
• Quelques valeurs fondamentales
• La place du travail dans la pensée soci\aale de l’Eglise
• Sœur Marie-Agnès Zon\azon • Vivre une miséricorde incarnée
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D\bssier : 1 ER MAI – FÊTE DU TRAVAIL
Couverture : Le véritable tableau de Jésus Miséricordieux (par Eugeniusz K\
azimirowski en 1934). Le seul qui ait été peint sous les indications de Sainte Faustine.
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr
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VERS LA VIE
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L
a terre peut s’arrêter de
tourner ; la politique des
hommes peut s’enfoncer
dans le cancan permanent ; le
monde professionnel peut se
transformer en jungle d’agressivité
ou de paresse ; la vie sentimentale
de nos contemporains peut
s’apparenter à un champ de ruines
au milieu d'un désert rempli de
scorpions et de serpents ; le monde
économique peut trembler de toute
part et menacer de s’effondrer à la
prochaine crise ; l’éducation peut
se muer en parcours d’obstacles
pour détourner les plus fragiles ;
les arts et les artistes peuvent se
jeter à corps perdu dans l’abîme
de l’obscénité et de l’immoralité ;
le climat et l’environnement peuvent
devenir fous à cause de la voracité
humaine ; la culture peut s’appauvrir
au point de ne promouvoir que les
idées de mort ; la jeunesse peut se
laisser gangréner par la violence
et les plaisirs faciles ; le sport peut
pourrir à cause de l’argent ou du
dopage ; les religions peuvent être
contaminées par la critique, l’idiotie
et même la haine ; les familles
peuvent exploser les unes après
les autres, faiblesse après faiblesse,
égoïsme après égoïsme, blessure
après blessure ; les âmes peuvent
être abîmées par les superstitions
et les magies … bref, la misère peut
se répandre partout sur la planète,
et même dans nos vies… Mais nous,
debout, nous résistons ! Notre part
d’héritage et notre coupe, c’est la
Miséricorde !
La proclamation du mystère de la
Miséricorde ne s’est pas arrêtée le
20 novembre 2016, lorsque le pape
François a fermé la porte du Grand
Jubilé à la Basilique Saint-Pierre !
Au contraire, tout a commencé à ce
moment-là. En Martinique, nous avions choisi de fermer les cinq
portes de la Miséricorde en sortant
dans les rues. Ainsi, à chaque fois,
la porte ne s’est pas refermée sur un
peuple calfeutré à l’intérieur d’un
bâtiment, terrorisé par le monde où
Satan déchaîne ses suppôts, mais la
porte s’est refermée sur une Eglise
Catholique audacieuse, « en sortie »,
témoin de la Joie de l’Évangile, selon
le mot du pape François.
L’Église est la première réponse
de Dieu à ce monde terrassé par
l’ennemi : une « Église-manif »,
manifestation permanente de sa
Miséricorde. Plus les ténèbres
semblent progresser, plus les fils et
les filles de Lumière sont de sortie ;
plus le péché les salit, plus ils sont
des témoins joyeux d’une Espérance
qui n’est pas de ce monde !
Saint Jean-Paul II disait, en canonisant
sainte Faustine, que la « Miséricorde
est le don que le Christ fait au monde
par son Église à l’aube du 3 ème
millénaire ». C’est pourquoi, mes
amis, n’oubliez pas la Miséricorde !
Jésus crucifié a été transpercé d’une
lance ; de son Cœur ouvert ont
jailli du sang et de l’eau. Une fois
ressuscité, Il n’a pas voulu refermer
cette blessure ; au contraire, c’est de
ce Cœur transpercé que continuent
de jaillir, jusqu’à la fin des temps, les
grâces qui sauvent les hommes des
filets des enfers…
Lors du Jubilé, la Miséricorde a rendu
droit les sentiers, comblé les vallées,
abaissé les collines, rendu la vue
aux aveugles, ramené les cœurs
des fils vers leur père, fait courir les
boiteux et entendre les sourds ; elle
a guéri les cœurs brisés, libéré les
captifs, consolé les affligés, comblé
de biens les affamés, renversé les
puissants de leur trône et élevé les
humbles ; elle a réconcilié les cœurs
divisés, fait la paix là où il y avait
la division, chassé les puissances
de ténèbres, converti les grandes
pécheresses, retourné les pécheurs,
fait régner la Paix aux frontières ;
elle a donné aux cœurs purs de voir
Dieu, aux miséricordieux d’obtenir
Miséricorde ; elle a rassasié les
assoiffés de Justice ; elle a donné
le Royaume de Dieu en héritage aux
pauvres ; aux doux, elle a confié la
terre ; elle a redressé ce qui était
courbé, réchauffé ce qui était froid.
En un mot, la Miséricorde a ressuscité
ce qui était mort ; par elle, Celui qui
était mort est devenu Vivant !
A ceux qui ont choisi de la suivre
dans le désert de ce monde, pas
question de retourner en Égypte,
on ne peut plus reculer, reculer ; il
nous faut avancer, avancer…
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
« Je ne m’en irai plus en Égypte »
MOT DE L’\bVÊQUE
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C
hers frères et sœurs,
Nous partageons avec joie et
reconnaissance ce moment
de prière qui nous introduit au
Dimanche de la Miséricorde, tant
désiré par saint Jean-Paul II pour
accomplir une demande de sainte
Faustine. Les témoignages qui ont
été proposés et les lectures que nous
avons entendues ouvrent des trouées
de lumière et d’espérance pour entrer
dans le grand océan de la miséricorde
de Dieu. Combien sont les visages de
sa miséricorde, avec lesquels il vient
à notre rencontre ? Ils sont vraiment
nombreux ; il est impossible de tous
les décrire, parce que la miséricorde
de Dieu est en croissance continuelle.
Dieu ne se fatigue jamais de l’exprimer
et nous ne devrions jamais nous
habituer à la recevoir, à la rechercher
et à la désirer. C’est quelque chose
de toujours nouveau qui provoque
étonnement et surprise en voyant la
grande imagination créatrice de Dieu
quand il vient à notre rencontre avec
son amour.
Dieu s’est révélé en manifestant
plusieurs fois son nom, et ce nom est
«miséricordieux» (Ex. 34,6). Comme
grande et infinie est la nature de
Dieu, aussi grande et infinie est sa
miséricorde, à tel point qu’il semble une
entreprise ardue de pouvoir la décrire
sous tous ses aspects. Parcourant
les pages de la sainte Écriture, nous
trouvons que la miséricorde est
avant tout la proximité de Dieu avec
son peuple. Une proximité qui se
manifeste principalement comme aide
et protection. C’est la proximité d’un
père et d’une mère qui se reflète dans
une belle image du prophète Osée :
«Je le guidais avec humanité, par des
liens d’amour ; je le traitais comme un
nourrisson qu’on soulève tout contre
sa joue ; je me penchais vers lui pour
le faire manger» (11, 4). Cette image est
très expressive : Dieu prend chacun de
nous et le soulève tout contre sa joue.
Que de tendresse cela contient, que
d’amour cela exprime ! Tendresse : une
parole qui semble aujourd’hui oubliée,
mais dont nous avons tous tellement
besoin. (…). Nous n’avons pas un Dieu
qui ne saurait pas comprendre nos
faiblesses et y compatir (He 4, 15). Au
contraire ! Justement en vertu de sa
miséricorde Dieu s’est fait l’un de nous :
«Par son incarnation, le Fils de Dieu
s’est en quelque sorte uni lui-même
à tout homme. Il a travaillé avec des
mains d’homme, il a pensé avec une
intelligence d’homme, il a agi avec une
volonté d’homme, il a aimé avec un
cœur d’homme. Né de la Vierge Marie,
il est vraiment devenu l’un de nous, en
tout semblable à nous, hormis le péché»
(Gaudium et spes, n. 22). En Jésus,
donc, non seulement nous pouvons
toucher de la main la miséricorde du
Père, mais nous sommes poussés à
devenir nous-mêmes instrument
de sa miséricorde. Il peut être facile
de parler de miséricorde, alors qu’il
est plus engageant d’en devenir
concrètement des témoins. C’est
un parcours qui dure toute la vie et
ne devrait connaître aucune pause.
Jésus nous a dit que nous devons
être «miséricordieux comme le Père»
(cf. Lc 6, 36).
Que de visages a donc la miséricorde
de Dieu ! Elle nous est fait connaître
comme proximité et tendresse,
mais aussi en vertu de cela comme
compassion et partage, comme
consolation et pardon. Qui plus en
reçoit, plus il est appelé à l’offrir, à la
partager ; elle ne peut être tenue cachée
ni gardée seulement pour soi-même.
C’est quelque chose qui brûle le cœur
et le provoque à aimer, reconnaissant
le visage de Jésus Christ surtout en
celui qui est plus loin, faible, seul,
perdu et marginalisé. La miséricorde
va à la recherche de la brebis perdue,
et quand elle la retrouve elle exprime
une joie contagieuse. La miséricorde
sait regarder dans les yeux chaque
personne ; chacune est précieuse pour
elle, parce que chacune est unique.
Chers frères et sœurs, la miséricorde
ne peut jamais nous laisser tranquilles.
C’est l’amour du Christ qui nous
«inquiète» tant que nous n’avons pas
atteint l’objectif ; qui nous pousse à
embrasser et à serrer contre nous, à
impliquer tous ceux qui ont besoin
de miséricorde pour permettre à tous
d’être réconciliés avec le Père (2 Co 5,
14-20). Nous ne devons pas avoir peur,
c’est un amour qui nous rejoint et nous
implique au point d’aller au-delà de
nous-mêmes, pour nous permettre
de reconnaître son visage dans celui
de nos frères. Laissons-nous conduire
Vivre une
miséricorde
incarnée
EGLISE UNIVERSELLE\a
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docilement par cet amour et nous
deviendrons miséricordieux comme
le Père.
Nous avons écouté l’Évangile. Thomas
ne croyait pas, et a trouvé la Foi en
touchant les mains dans les plaies de
Jésus. Une foi qui n’est pas capable de
toucher les plaies du Christ n’est pas
la Foi ! Une Foi qui n’est pas capable
d’être miséricordieuse, n’est pas la Foi !
C’est une idée, une idéologie ! Notre Foi
est incarnée ! Dieu s’est fait chair pour
nous, a souffert pour nous! Et si nous
voulons vraiment y croire, nous devons
nous approcher des plaies du Seigneur,
les caresser, baisser la tête, et laisser les
autres caresser nos plaies. Il est bien
alors que ce soit l’Esprit Saint qui guide
nos pas : C’est lui l’Amour, c’est lui la
Miséricorde qui se communique à nos
cœurs. Ne mettons pas d’obstacles à
son action vivifiante, mais suivons-le
docilement sur les sentiers qu’il nous
indique. Demeurons avec le cœur
ouvert, pour que l’Esprit puisse le
transformer ; et ainsi, pardonnés et
réconciliés, devenons des témoins de
la joie qui jaillit du fait d’avoir rencontré
le Seigneur ressuscité, vivant au milieu
de nous ».
Extrait de la méditation du pape François
lors de la veillée de la Divine Miséricorde, le
2 avril 2016
■
Au cours de son anniversaire d’ordination épiscopale, Mgr David Macaire lancera
officiellement le site dédié à ECCLESIA’M 2020 !
le Dimanche de la Divine Miséricorde (23 avril 2017).
Lancement du site ECCLESIA’M 2020 !
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 23 avril :
Fête de la Miséricorde Divine
- 8h30 : Célébration de 1 ère communion à la paroisse
du Morne-Rouge
- 15h-18h : Louange eucharistique à la cathédrale Saint-Louis et Vêpres solennelles
Lundi 24 avril :
- Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques
Mardi 25 avril :
- Assemblée des Modérateurs
Mercredi 26 avril :
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 27 avril :
- Réception des travaux de la cathédrale Saint-Louis
- Cours de théologie spirituelle
Samedi 29 avril :
- 9h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Marie
Dimanche 30 avril :
- 4h30 : Messe télédiffusée par Le Jour du Seigneur, en direct de l’église du Robert
Du 30 avril au 6 mai :
- À Sainte-Lucie : Assemblée Plénière de la Conférence des Évêques de la Caraïbe
Samedi 6 mai :
- 18h : Confirmation à la paroisse du Morne-Vert
Dimanche 7 mai :
- 7h30 : Messe à Régale à l’occasion des 60 ans de la paroisse
- 11h30 : Messe au Foyer de Charité pour les 50 ans de présence des Equipes Notre-Dame en Martinique
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
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LITURGIE
La divine Miséricorde !
La Miséricorde Divine est un don de Dieu qui nous est offert pour nous permettre
de nous libérer\b de nous affermir et de nous renouveler intérieurement. C’est
par l’apparition sur terre de son fils unique venu pour nous sauver que Dieu nous
manifeste tout son Amour\b sa Miséricorde. Dieu désire réconcilier l’humanité avec
Lui ; aussi cette Miséricorde est la plus grande preuve de son amour pour\f nous.
A
insi, ce n’est pas « par hasard »
que notre Seigneur s’adresse en
1933 à Sœur Faustine et lui fait
des demandes très précises. Oui, notre
monde va mal, notre monde a besoin de
la Miséricorde, c’est le seul remède qui
va permettre de renouveler les relations
entre les hommes dans les familles, dans
la société et de renouveler la paix dans
nos cœurs. Avec l’aide de l’abbé Michel
Sopocko, son confesseur et directeur
spirituel, sœur Faustine s’attelle à réaliser
les tâches précises du Seigneur. Il s’agit
de la réalisation du tableau représentant
Jésus miséricordieux, l’instauration
de la fête de la Divine Miséricorde,
aujourd’hui date d’anniversaire de
l’ordination de notre Archevêque,
Mgr David Macaire, et la fondation d’une
congrégation religieuse dont le rôle est
de faire connaître au monde entier le
message de la Miséricorde Divine et son
incarnation dans la vie de l’Eglise.
C’est en 1965, avec l’ouverture du procès
de béatification de sœur Faustine par
l’évêque de Cracovie, aujourd’hui Saint
Jean-Paul II, que nous répondons à
l’appel du Christ. Le pape la béatifie et
effectue la première canonisation du
millénaire. De même, il institue la fête
de la Miséricorde, le premier dimanche
après la fête de Pâques.
La Miséricorde Divine, nous devons
nous l’approprier et la demander si
souvent. Elle est un cadeau. Regardons
et contemplons cette belle image du
Christ Miséricordieux proposée à notre
vénération. Comme nous dit Saint
Thomas d’Aquin, « toute l’humanité du
Christ doit être vénérée » ; Il agit partout
et sur tous ceux qui croient en Lui.
A la fin du mois de mars de cette année
2017, l’acteur américain, Jim Caviezel
qui jouait le rôle du Christ dans le
film « Passion » de Mel Gibson, a fait
l’expérience de la miséricorde de notre
Seigneur. Il s’est rendu en Pologne
afin de prier dans le sanctuaire de la
Miséricorde Divine de Cracovie. Il s’est
recueilli et a prié avec d’autres pèlerins
durant de longues heures devant l’icône
de Jésus. Avec son épouse Kerri, l’acteur
d’Hollywood vit pleinement sa foi. Ces
dernières années, ils ont adopté trois
enfants handicapés atteints du cancer
du cerveau. S’adressant à un jeune
prêtre polonais, il confie qu’il voit en eux,
le visage du Christ souffrant. Et dans un
échange intense et fructueux, le prêtre
partage : « Monsieur, plusieurs fois j’ai
regardé votre film, et maintenant, quand
je pense à Jésus, je vois toujours votre
visage ». L’acteur lui a répondu : « Tu es
prêtre, chaque jour, tu célèbres la messe
et lors de la consécration, tu réalises
tout ce qui s’est passé au Calvaire par
la puissance de ton sacerdoce. Moi, je
ne suis qu’un acteur… ».
Par ces mots, Jim exprime le mystère
et la force de l’Eucharistie à ce jeune
prêtre. Il nous invite à demeurer dans la
foi et à nous abandonner à Dieu. Alors,
comme notre Seigneur nous dit « Soyez
miséricordieux, comme le Père Céleste
est miséricordieux… »
En Martinique, nous aussi, faisons
l’expérience de la Miséricorde
Divine. Depuis l’Année Jubilaire de la
Miséricorde, les grâces du Seigneur
ne cessent de se multiplier ; l’icône
de la Miséricorde s’est multiplié dans
les familles chrétiennes ; ce vase que
Jésus nous offre, approprions-nous le,
vénérons-le. Jésus a dit à Sainte Faustine
« Je donne aux hommes un vase avec
lequel ils doivent venir puiser les grâces
à la source de la Miséricorde. Ce vase,
c’est ce tableau avec l’inscription « Jésus,
j’ai confiance en Toi ».
P. Jan Mielewski, curé de Ducos ■
T\but ce que Dieu fait p\bur l’h\bmme est
une expressi\bn de s\bn am\bur mi\Mséric\brdieux
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Dimanche 23 avril 2\b17
la P arole Dominicale
E
n ce deuxième dimanche de Pâques
consacré à la Miséricorde divine, le
jour où nous fêtons particulièrement
la grâce donnée à l’humanité de pouvoir
sortir de ses misères et de ses conditions
de mort, nous avons l’occasion de découvrir
dans l’évangile de Saint Jean ce que peut
signifier dans notre vie la rencontre du Christ
ressuscité, signe visible du Dieu de vie qui
vient nous sauver.
En effet, Dieu, dans sa miséricorde, ne
veut pas laisser l’humanité pécheresse
dans la condition de mort, de misère ni de
souffrance. Il a donc décidé de renouveler
la création, dont le sommet est l’homme, par
le mystère de l’incarnation, de la mort et
de la résurrection de son fils. Au fait, selon
saint Jean, le temps d’accomplissement
de la nouvelle création est inauguré par le
mystère de la résurrection le jour de Pâques,
le jour où Jésus insuffla à ses disciples son
Esprit saint comme Dieu souffla la vie
dans les narines de l’homme au jour de
la création (cf. Gn2, 7). Dès lors, tous ceux
qui portent le nom « disciples du Christ »
auront la même mission que Jésus, avec
l’aide de l’Esprit saint qu’ils ont reçu. C’est
de donner à l’humanité une vie nouvelle en
lui annonçant que Dieu est amour, pardon et
miséricorde. Car telle est la Vérité dont elle
a besoin pour promouvoir la réconciliation,
la paix et la joie.
Ce mouvement miséricordieux que Dieu
fait vers l’humanité enfermée, perdue et
éprouvée dans sa peur et son incrédulité,
nous pouvons le remarquer à travers le
double usage de l’expression : « Jésus
vint, les portes étant fermées, se présenta
au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec
vous ! » (Jn 20, 19. 26). Au fait, le double
usage de la même expression peut nous
aider à comprendre qu’il y a dans ce texte
deux réactions possibles des disciples et du
monde, face à la réalité du mystère pascal
qui ne demande que croire. D’un côté, il y
a celle de ceux qui ont pu voir Jésus, qui
ne font pas de la résistance, se contentant
juste de la parole de paix et des signes que
Jésus montre ; de l’autre, celle de ceux, à
l’instar de Thomas, qui exigent des signes
visibles et tangibles et qui finissent par
être touchés par la miséricorde de Dieu.
Nous pouvons aussi remarquer qu’il a une
troisième réaction, celle du monde hostile
au message de l’évangile suscitant la peur
et l’enfermement des disciples.
Jésus vient donc les sortir et les libérer
du tombeau de la peur, de l’incrédulité
mais aussi de l’hostilité non prospère à la
vraie vie. C’est un phénomène que nous
pouvons retrouver dans l’évangile du
cinquième dimanche du carême quand
Jésus s’est montré comme le maître de la vie
en ramenant Lazare à la vie : « Lazare, sors !
… Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller. »
(Jn 11, 43- 44). Cependant, avec Pâques, Jésus
donne en même temps le moyen de sortir
du tombeau : c’est l’accueillir en tant que
lumière au milieu des ténèbres de nos peurs
et de notre manque de foi, en nous laissant
éclairer par l’Esprit saint dont il nous fait don
pleinement le jour de la pentecôte.
Frères et sœurs, disciples du Christ, annoncer
la foi en Christ ressuscité, « Montrer
Jésus partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise », venir au
secours de l’humanité croyante ou incrédule
dans ses misères et ses agressivités, est une
heureuse ambition qui dépasse la force de
nos qualités humaines. Puisqu’on a affaire
à un monde parfois hostile, violent et non
réceptif au message évangélique qui peut
parfois nous traumatiser au point de perdre
tout espoir de survivre et de croire, il est
donc urgent de faire d’abord un travail
pascal sur nous-mêmes, afin de nous armer
avec efficacité de l’Esprit du courage, de
confiance, d’abandon et de miséricorde.
Il s’agit, là, de laisser Jésus nous joindre par
le mystère de la messe que nous devons
célébrer avec plus de dignité. Car c’est
notre rencontre avec le ressuscité, notre
jour de résurrection avec lui, le moment où
il nous sort de nos misères expressions de
notre mort et de nos tombeaux, le moment
où à travers lui et par la grâce de l’Esprit
saint nous faisons le passage : de l’orgueil
à l’humilité, de l’égoïsme à l’ouverture du
cœur et au partage, de l’accusation de l’autre
à la remise en cause de soi-même, de la
foi superficielle et parfois superstitieuse
à la foi enracinée dans la Parole de Dieu et
éclairée par la raison, de la peur du démon
à la crainte et à l’amour du Seigneur, de la
notion d’un Dieu punisseur et éloigné à
la conscience de la miséricorde et de la
proximité de celui que Jésus nous demande
de tutoyer et d’appeler Père (Abba), de la
prière routinière et quelquefois ritualiste qui
s’arrête aux lèvres à celle vécue au quotidien
à travers les gestes et les paroles, du souci
de la quantité en statistique des fidèles à
celui de la qualité de la foi individuelle et
collective, du doute sur l’efficacité de la foi
à l’abandon à la puissance de Dieu…
Que toute notre vie soit Pâques par la
miséricorde de Dieu et la grâce de l’Esprit
saint.
P. Lucianno Rinasoa ■
Actes 2\b42-47 • Psaume 117 • 1 Pi\ferre 1\b3-9 • Jean 20\b\f19-31
2 ème Dimanche de Pâques - Année A
Dieu miséricordieux vient nous sortir de nos tombeaux
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 7
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Le père Gaston Jean-Michel a
consacré une grande partie de sa vie à
évangéliser les hommes et les femmes,
particulièrement les Martiniquais et les
Martiniquaises, selon le triptyque de
l’action catholique : Voir, Juger, Agir !
Le père Gaston
était un homme d’église.
Il était également, entre autres, un homme
de Cœur, un homme d’Esprit, un homme
de Bien.
Il fut et restera à jamais gravé dans
nos mémoires comme étant un grand
homme qui a marqué de son empreinte
l’Église catholique de Martinique.
Lui disons du fond du cœur :
Merci infiniment
père Gaston Jean-Michel !
avec un
" comme
Guide spirituel de beaucoup d’hommes et de
femmes qu’il accompagna vers de droits chemins
avec un
" comme Apôtre au service du diocèse de la Martinique
durant de nombreuses années (du 21/12/1935 au
21/04/2015)
avec un " comme Sage homme parmi le presbyterium de la
Martinique dont il fut longtemps le doyen
avec un " comme Tuteur qui a soutenu et redressé bien des
hommes courbés sous le poids de leurs péchés
avec un " comme O rateur éloquent dont les discours étaient
écoutés et respectés
avec un
" comme Nommé Prélat d’Honneur de Sa Sainteté le
pape Benoît XVI (le 18/10/2009)
avec un " comme Jaciste parce qu’il fut le fondateur de la
« Jeunesse Agricole Chrétienne » (J.A.C.) de Martinique
en 1939
avec un
" comme Elémentaire car lorsqu’il instruisait, ce qui
paraissait compliqué devenait simple et clair
avec un
" comme Altruiste parce qu’il consacrait du temps aux
autres hommes et femmes malgré ses nombreuses
occupations
avec un
" comme Nourricier car il a su sustenter la communauté
catholique martiniquaise d’une nourriture spirituelle
avec un
" trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison
entre les hommes et les femmes, notamment de
Martinique, et Dieu
avec un
" comme Modeste par nature car il faisait preuve de
simplicité et avait une opinion modérée de son mérite
avec un " comme Infatigable précurseur, fervent militant et
défenseur de l’Action catholique en Martinique
avec un " comme Cultivé car c’était un véritable puits de science
qui avait reçu de Dieu le don de la connaissance et de
l’intelligence
avec un
" comme Historien parce que passionné par l’histoire
et plus particulièrement par l’histoire de l’Église en
Martinique
avec un " comme Exemplaire fut sa vie consacrée à un sacerdoce,
à un entier dévouement à Dieu et à une aide indéfectible
aux hommes et aux femmes
avec un
" comme Laborieux car il ne ménagea pas ses efforts
notamment pour mener à bien tous les projets dont il
fut le fondateur ou l’initiateur
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" comme " comme "
" trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison " trait d’union parce qu’il a permis d’établir une liaison "
" comme " comme "
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G
A
S
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O
N
J
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A
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M I
C
H EL
VIE DU DIOCÈSE
Le prénom et le nom de famille Gaston Jean-Michel
s’écrivent successivement en toutes lettres :
Hommage au père Gaston Jean- Michel
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 8
Page 9
A
u cours de son homélie,
Monseigneur a exhorté les
Femmes catholiques à devenir
des témoins du Christ dans leur famille :
« témoin du respect de la vie, témoin
du respect de l’autre au sein de votre
famille, soyez aujourd’hui témoin de
la beauté du mariage par votre choix
d’être une épouse, une mère, d’être une
femme tout court dans le comportement
et aussi dans la tenue vestimentaire.
Que la Vierge Marie qui se nourrissait
de la parole de son Fils soit votre
modèle. Que les femmes soient des
femmes de lumière, des femmes qui
accueillent la Parole de Dieu, et qui la
mettent en pratique. »
L’Archevêque a également saisi cette
occasion pour préciser que les femmes
occupent une très grande place dans
l’Eglise. Mais il faut comprendre qu’on
n’annonce pas l’Evangile seulement
parce qu’on parle, mais on annonce
l’Evangile par le témoignage de sa vie,
et c’est ce que les femmes sont invitées
à faire, a-t-il expliqué.
Monseigneur s’est également félicité
du nombre de femmes qui ont pris
part à ce congrès, et il a émis le voeu
de voir les femmes de ce pays être
encore plus actives, « et qu'Au sortir de
cette journée, elles avancent davantage
au large dans leur foi en faisant le
témoignage devant tout le monde ».
La place de la femme dans la société
doit être une place de choix ; les femmes
ont toujours accompagné Jésus dans sa
mission. Il faudrait que les femmes se
prennent au sérieux, qu’elles sachent
qu’elles sont les mamans de l’humanité,
d'où l'importance de comprendre la
valeur et la sacralité de leur corps,
comme l’a fait ressortir Sœur Christine
dans son enseignement.
Les femmes réparties en ateliers ont
également partagé sur les plusieurs
thématiques : rayonner et resplendir
dans le mariage, dans le célibat, dans la
vie professionnelle, dans le bénévolat,
dans l'église.
Elles ont témoigné de leurs expériences
en s’interrogeant sur les problématiques
concrètes de la vie, et la mise en place
d’une stratégie d’action.
Mgr David Macaire a confié la
responsabilité de l'apostolat des
femmes catholiques de la Martinique
au renouveau charismatique, ainsi que
différents projets pour un meilleur
épanouissement spirituel.
Raymonde Moundangui
Coordinatrice du RCCM
■
Elles sont venues près de 2000 des quatre coins de l'île. Engagées ou non\b débordantes
d’allégresse\b elles ont assisté de manière énergique à cette rencontre du 2 avril 2017\b
au Millénium du Morne-Rouge. L’un des moments forts de ce grand rassemblement des
femmes du diocèse a été sans aucun doute la messe présidée par Mgr David Macaire
qui a souhaité la b\fienvenue à toutes les femmes.
Journée de l'apostolat des femmes catholiques de la Martinique
« Femme debout rayonne et resplendis »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 9
Page 10
L
es 1200 jeunes présents furent
accueillis par une allée d’honneur
constituée des membres de la
pastorale des jeunes du Gros-Morne.
Des cris de bienvenue accueillaient
la foule permettant à tout un chacun
de toucher du doigt la joie pure de
Jérusalem accueillant son roi.
Cette journée a débuté par la prière,
puis par le chant “Nous sommes une
génération choisie” ; ce chant, comme
le reste de l’animation de la matinée, fut
assuré par la chorale Soul’s Harmony de
Saint-Joseph.
Un temps d’adoration animé par le père
Emmanuel Chaulvet a été suivi d’un
temps de louange.
Père Emmanuel proposa ensuite un
enseignement qu’il débuta ainsi : “Jésus
meurt pour les pécheurs que nous
sommes” !
Il rappella que c’est le même Dieu qui
nous appelle chaque dimanche et qui
dit “J’ai quelque chose pour toi”, tout
particulièrement durant la Semaine
sainte. Or le Vendredi Saint est devenu
“la fête de la bouffe” avec les accras de
tout parfum. Et la Veillée pascale est
jugée trop longue par beaucoup de
jeunes, il y fait trop chaud alors que
durant cette veillée on revit l’histoire
sainte pour découvrir le Dieu qui nous
a conçus et nous donne tout ce dont on
a besoin.
« Cher jeune, ta vie sur cette terre n’est
qu’un passage, à quoi bon t’attacher aux
choses de ce monde ! » Car l’on peut être
esclave de tant de choses : le portable,
mais aussi esclave de soi-même, de sa
réputation, de son apparence.
Il insista sur le fait qu’il faut poser un
acte de foi. Dieu attend que les jeunes
s’engagent pour Lui, qu’ils relèvent le
défi de la foi et commencent à lire la
Bible pour découvrir la présence et les
bienfaits de Dieu dans nos vies ; car Dieu
est Dieu, Il mérite l’adoration.
Le père Emmanuel s’adressa ainsi aux
jeunes : Toutes les fois où tu “zaye”
quelqu’un, tu abandonnes Jésus, toutes
les fois où tu regardes la pornographie,
tu abandonnes Jésus, toutes les fois où
tu as plusieurs copines, tu abandonnes
Jésus…
A l’heure de sa condamnation, Jésus
a aussi été abandonné par ses amis.
Pourtant malgré cet abandon, au
matin de Pâques, le Seigneur Jésus ne
condamne personne.
De même toi, jeune qui l’abandonne par
ton comportement, Il ne te condamne pas,
Il te dit : « Je sais qui tu es et Je t’aime. » A
toi de faire tiennes ces paroles pour dire
“Ma force c’est que Dieu m’aime et je vais
apprendre à m’aimer”.
Et le père Emmanuel ouvrit à tous une
part de sa relation à Dieu, en ces mots :
“Je suis heureux maintenant à mon âge
car un jour je vais tout quitter pour Toi”.
Il exhorta ainsi les fidèles à ne pas se
tourner vers la boisson, la drogue avec les
amis (autant de vecteurs qui empêchent
la réflexion et le discernement), mais à
savoir résister à la tentation, à apprendre
à dire NON ; et enfin faire confiance à
Dieu car Dieu agit toujours et agit en
son temps.
Pour clôturer la matinée trois ateliers
sont proposés aux jeunes :
Ton corps s’exprime (autour de la tenue vestimentaire et de
l’alimentation)
Libre-échange avec le père Emmanuel
Liturgie et échange avec les
séminaristes
Ce dimanche 9 avril\b dimanche des Rameaux\b la paroisse Notre-Dame de la Visitation au
Gros-Morne a accueilli la Journée Mondiale de la Jeunesse sous la tente de la rencontre\b
organisée par la pastorale diocésaine des jeunes.\f
VIE DU DIOCÈSE
Journée diocésaine
de la Jeunesse
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 10
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Les jeunes avaient également la
possibilité de se confesser sur place.
Après les ateliers, c’est avec une
danse sur des rythmes caribéens,
que le groupe Light Event annonce
une agréable nouvelle aux jeunes,
à savoir que les JCJ, Journées
Caribéennes de la Jeunesse, se
dérouleront en Juillet 2018 en
Martinique.
Cet évènement rassemblera
plusieurs délégations de la Caraïbe
en Martinique pour vivre un grand
moment de foi. Un site internet y est
consacré : www.jcj.pasto972.com.
A 14h30 a débuté la messe des
Rameaux présidée par notre
archevêque.
Mgr David Macaire débuta son
homélie par ce cri de Jésus sur la
croix, qui est aussi le cri de nombreux
jeunes : « Mon Dieu, Mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ! »
Il rappelle l’histoire du chemin de
vie sous forme de pas sur le sable
où l’homme accuse Dieu de l’avoir
abandonné dans l’épreuve, alors
que la réponse de Dieu est “Dans
l’épreuve, je te portais”.
Trop souvent, après la confirmation,
les jeunes disent “au revoir”
à l'Église, puis poussent ce cri
alors que ce sont eux qui ont
abandonné Dieu ; un cri qu’ils
poussent assez souvent entre 15
et 35 ans, la tranche d’âge de la
pastorale des jeunes, mais aussi
période où certaines décisions
peuvent affecter la vie à tout jamais :
avortement, déception amoureuse,
recours au quimboiseur, difficultés
professionnelles...
En réponse, il existe un autre cri,
un cri que nous offre le Pape en
thème de cette JMJ, le cri des enfants
de Dieu, le cri exalté de Marie :
“Le Puissant fit pour moi des
merveilles !” (Luc 1,49).
L’évêque rappelle encore que le
Seigneur propose deux voies, deux
choix et nous dit : “choisi la vie”.
Avec le choix de la vie, chaque
jeune pourra dire : “J'étais mort
et Il m’a sauvé, j’empruntais un
chemin de mort, une relation de
mort, j’avais déjà chuté, j’étais déjà
tombé et le Seigneur m’a relevé et
m’a sauvé !”
Pour sortir de tous ces pièges,
Mgr David propose de vivre sous
la tutelle d’un roi ; pas n’importe
lequel, le Roi de la vie, de nos vies :
Jésus.
Un Roi qui n’impose aucune loi car
Il n’est pas un président mais un
roi qui règne par l’Amour, car Il a
donné sa vie par amour.
Toi qui veux être heureux, Il a déjà
payé pour tous tes péchés. « Il a fait
pour moi des merveilles. »
C’est ainsi que Mgr Macaire conclut
son homélie qui laisse place à la
solennité du récit de la Passion du
Christ et du reste de la messe.
Au cours de la messe, une quinzaine
de catéchumènes adolescents de
différentes paroisses a fait le 3 ème
scrutin, dernière étape avant d'être
baptisés lors de la vigile pascale.
Monseigneur a souhaité que cette
étape se fasse en ce jour afin que
ces jeunes se sentent tout de suite
intégrés à la pastorale des jeunes,
et plus globalement à notre Eglise.
Ce fut un moment fort de la
célébration.
La journée se clôtura par un temps
de louange animée par la Chorale
Source de Joie de la pastorale des
jeunes du Marigot qui assurait
l’animation de la messe.
C’est avec beaucoup de joie et
d’espérance que les jeunes sont
repartis, prêts à entrer, avec
confiance, dans cette Semaine
sainte !
La cellule communication
Pastorale diocésaine des jeunes de la Martinique
■
Témoignages...émoignages...émoignages...Témoignages...T
Aujourd'hui je suis venue
avec des fardeaux dont j'ai pu me libérer. Cette jour-
née m'a permis d'avoir cer-
taines réponses que j'attendais. Si cela devait
se refaire je reviendrais !! Rien à dire. Le seul
bémol, vu la chaleur, des brumisateurs auraient
été super !
Ce fut une journée
très enrichissante, j'ai
ressenti la présence
de l'Esprit Saint et ce fut une grande joie de
voir tous ces jeunes rassemblés au
nom de Dieu. Bravo ! Défi relevé, la Pasto ! "
C’est dommage que les ateliers n’aient pas été
plus nombreux et diversifiés.
Marie-Danielle,
32 ans , paroisse de
Case Pilote (Déléguée paroissiale )
Frédéric,
paroisse de
Rivière Salée
Pour ma part, ce fut une
excellente journée ; j'ai
vu "la Martinique" ras-
semblée. Un beau moment d'échanges inter-
générationnels. Un moment qui m'a permis de
vivre ma foi autrement, dans la joie ! J'ai été
apaisé aujourd'hui ! Merci à la Pasto.
Je n'ai pu venir que pour
la messe mais c'était
super ! J'ai eu des révé-lations me concernant
et j'ai apprécié ce moment.
et j'ai apprécié ce moment.
George,
21 ans, Cathédrale
(cérémoniaire de l’évêque )
Journée très conviviale. Cela
m’a permis de me ressourcer.
Je suis fière de voir les jeunes
martiniquais aussi attachés à
l’Eglise. Çà fait chaud au cœur de voir
que la relève de notre Eglise catholique est
assurée sur notre île.
Laura,
21 ans, paroisse
de Ducos
Journée super bien
animée, la pasto sait
intéresser les jeunes,
bonne organisa-
tion ! A refaire avec
plus d'ambiance !
Jason et Josué, 15 ans (frères
Jumeaux), paroisse de Ste Anne
Nous sommes venues
avec notre Pastorale
avec des idées
arrêtées, mais nous
avons finalement été touchées par la grâce
de Dieu. C'était super !"
avons finalement été touchées par la grâce avons finalement été touchées par la grâce
Alexandra
et Laurian,
16 ans, paroisse des
Anses D'Arlet
Magdalena,
22 ans, paroisse
de Bellevue
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 11
Page 12
D
ans le cadre des Assises
régionales des EDC, qui ont lieu
une année sur deux (les années
paires, ces Assises sont nationales : les
prochaines auront lieu à Strasbourg les
16,17 et 18 mars 2018), la Martinique a eu
la joie d’organiser les premières Assises
régionales pour nos deux départements
d’outre-mer.
Forte de 4 équipes en Martinique et
d’une équipe unique mais nombreuse
en Guadeloupe, la région Antilles est
désormais bien représentée au sein du
mouvement national des EDC. Mgr David
Macaire, archevêque de Saint-Pierre et
Fort-de-France, peut être satisfait de cette
situation, puisqu’il est à l’origine de ces
équipes EDC de Martinique. En effet, peu
de temps après sa prise de fonction, il a
souhaité voir se créer ce mouvement en
Martinique et, après 3 équipes créées
dès novembre 2015, une quatrième a
vu le jour début 2017. Il avait confié cette
mission à Michel Gallet de Saint-Aurin, qui
est aujourd’hui le responsable régional
des EDC.
Plus de 75 personnes se sont donc
réunies samedi, au Foyer de Charité de
Trinité, pour entendre les témoignages et
conférences en lien avec la Pensée Sociale
de l’Eglise. Membres des EDC Antilles,
conjoints, sympathisants, futurs membres,
hommes et femmes, jeunes et moins
jeunes, l’assemblée était diverse et riche
de ses différences. Deux représentants
éminents du mouvement national des
EDC avaient fait le déplacement afin
de donner, si besoin était, encore plus
de poids à cette rencontre régionale.
Dominique Gardy tout d’abord, Président
de la région " Français de l’étranger et des
Outremers ", et Nicolas Masson ensuite,
Président de la commission des sources
bibliques et théologiques des EDC. En
outre, Mgr Macaire nous a fait l’honneur
et la joie de nous consacrer sa journée,
et de nous enrichir de ses interventions
toujours percutantes et de sa bonne
humeur contagieuse. Michel Gallet de
Saint-Aurin et le comité organisateur de
ces Assises quant à eux, ont veillé au bon
déroulement de cette journée qui s’est
achevée par une messe présidée par
Monseigneur dans la chapelle du Foyer
de Charité.
La qualité et la richesse des interventions
de Nicolas Masson sur la dynamique
de la PSE dans l’action et l’humilité, et
sur la dignité de la personne, premier
principe de la PSE, ont permis à chacun
de réfléchir à ce thème majeur au sein des
EDC. Au préalable, deux témoignages forts
avaient ouvert la journée : un membre
des EDC Guadeloupe et un membre de
la toute récente quatrième équipe EDC de
Martinique ont expliqué les raisons de leur
engagement au sein de ce mouvement. Les
applaudissements nourris qui ont salué
leur intervention ont donné le ton de cette
journée : sincérité, amitié, engagement,
partage, toutes ces valeurs étaient
présentes dans l’assemblée et parmi
les intervenants. L’après-midi, de riches
échanges se sont déroulés autour de la
subsidiarité et du bien commun, à partir
du témoignage de deux chefs d’entreprise
venus expliquer comment ils avaient revu
leur mode de management, en tenant
compte de trois principes de la Pensée
Sociale de l’Eglise : l’autonomie, l’aide, la
suppléance. Chacun a pu participer à ce
débat et de nombreuses interventions
ont ponctué ce moment de la journée.
Enfin, Mgr Macaire nous a fait partager sa
connaissance de Laudato Si, acte 1 d’un
appel pour une nouvelle civilisation.
En conclusion, ce fut une journée riche,
forte qui sans aucun doute a marqué tous
les participants. Chacun est reparti avec
de nombreux sujets de réflexion en tête
et nul doute que les EDC de Martinique
et de Guadeloupe s’en trouvent confortés.
RV en 2018 pour un compte-rendu des
Assises nationales à Strasbourg.
Un participant ■
Le samedi 1 er avril ont eu lieu les premières Assises régionales Guadeloupe/Martinique
des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC)\b au Foyer de Charité de Trinité\b en
Martinique\b sur le thème « la Pensée Sociale de l’Eglise : synthèse \fet décryptage ».
VIE DU DIOCÈSE
Assises régionales Guadeloupe/Martinique des EDC :
une première éditi\bn pleinement satisfaisante
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 12
Page 13
Le 1
er
mai : Fête du Travail
et de Saint Joseph Artisan
Pour tout le monde\b le 1 er mai
correspond à la fête du travail.
Pour les catholiques\b c'est aussi la fête de Saint Joseph\b \ftravailleur\b depuis 1955.
L
e 1 er mai 1886, aux États-Unis, 200 000 travailleurs
obtiennent, dans la lutte et la mort de plusieurs
personnes, la journée de huit heures. En mémoire
de cette victoire, les syndicats européens instituent la
« Fête des travailleurs » fêtée tous les 1er mai. Cette
journée, fériée en France depuis 1941 par décision du
gouvernement de Vichy, de nos jours appelée « Fête
du travail », sert à honorer tous les travailleurs.
C
'est le pape Pie XII qui fixe la fête
de Saint Joseph Artisan au 1 er
mai. Nous pouvons souligner la
spécificité de cette fête puisque sanctifiée
et bâtie autour d’une des figures de Saint
Joseph : son activité professionnelle.
Il est vrai que nous ne savons pas
beaucoup sur Saint Joseph, à part son
nom et quelques rares épisodes de
l’enfance de Jésus. Dans l’Evangile,
nous ne retrouverons aucune parole
de lui et pourtant nous retenons que
c’est un homme juste, empressé à
respecter la Parole de Dieu ; que c'est
l'obéissance prompte et généreuse qui
lui est demandée ; que son langage c'est le
silence ; c'est l'écoute de voix angéliques
qui lui parlent pendant le sommeil ; c'est
le travail manuel sous ses formes les
plus modestes et les plus rudes, celles
qui valurent à Jésus le qualificatif de
« fils du charpentier » (Mt 13,55). Nous
comprenons donc que par cette vie
simple, notre glorieux Saint Joseph reste
le modèle de tous ceux qui sont voués
au travail.
Ainsi, Saint Joseph fait partie des
quelques saints à avoir deux fêtes : le 19
mars, qui est sa fête principale, et le 1 er mai
où nous sommes invités à contempler le
travailleur Joseph.
Cette fête de Saint Joseph est également
l’opportunité d’une triple fête patronale :
fête de l'Église, fête de la famille et du
foyer, fête du travail et de l'atelier.
La fête de Saint Joseph artisan est riche
de significations. Elle nous présente
Joseph comme modèle du travailleur. Le
souci de l'accomplissement de la Volonté
du Père qui a dit : «Tu mangeras ton pain
à la sueur de ton front», animait l'âme de
Joseph artisan.
Cette fête nous révèle aussi que le Christ
a voulu partager tous les aspects de
notre vie humaine : il a vécu dans une
famille, il a appris à travailler avec son
père.
Devant les transformations du monde
du travail ainsi que l’essor numérique,
l’Eglise a pour rôle d’amener le travailleur
à appliquer les prescriptions de l’Evangile
au sein de son emploi et de lui enseigner
toute sa dignité ; la figure de Saint Joseph
y contribue merveilleusement.
Il n’y a donc pas de lieu qui ne soit appelé
à recevoir la lumière de l'Évangile. Nous
sommes par conséquent appelés à vivre
notre foi partout où nous nous trouvons
et où nous exerçons des responsabilités.
Sur notre lieu de travail, nous sommes
appelés à être celui qui intègre, et non
pas celui qui exclut, particulièrement les
moins reconnus. Nous sommes appelés à
témoigner de la Bonne Nouvelle au cœur
des réalités professionnelles au travers de
nos actes et de notre relation aux autres.
A l’image de Saint Joseph le travail doit
être envisagé, non comme un esclavage,
mais comme un privilège car il sanctifie
l'homme. C'est l'effort et non le succès qui
garantit le mérite et la récompense.
Comme saint Joseph, imprégnons notre
travail de foi, d'espérance et de charité
afin qu’il devienne une prière.
Nadiège Onier ■
1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 13
Page 14
Est-il risqué de s'affirmer
chrétien au travail ?
Pas du tout, je vis pour Jésus !
Même pas peur ! Tout vient de Dieu
et c'est par lui que nous existons.
Affichez-vous un symbole reli-
gieux dans votre bureau ou sur
vous ?
Oui, à mon cou, ma croix et ma médaille miraculeuse
qui veillent sur moi et m'accompagnent partout où
je vais.
Avez-vous déjà vécu des brimades au travail ? si
oui comment avez-vous réagi ?
Oui ; le plus souvent avec calme, mais ce n’est
pas toujours évident car on a souvent tendance à
répondre du « tac au tac ». Alors, il faut vraiment
tourner sa langue dix fois dans sa bouche en pensant
très fort : Père pardonne leur car ils ne savent pas
ce qu'ils font.
En tant que chrétien, quel sens donnez-vous à
votre travail ?
Je remercie le Seigneur pour le travail que j'ai
aujourd'hui. Et si demain c'est un autre labeur, alors
je le remercierai de nouveau. Que tout soit fait selon
ta volonté, Seigneur et non la mienne.
Est-il risqué de s'affirmer chrétien au travail ?
J'ai de la chance de pouvoir échanger avec les
collègues qui partagent la même religion que moi. Nous nous retrouvons parfois dans des réunions, ou autres et aussi nous sommes dans
la même paroisse. Nous avons des discussions
religieuses. Hier une collègue m'a demandé de
prier pour son fils qui passe un examen et elle n'est
pas du tout pratiquante. Je ne rencontre aucune difficulté
à ce niveau pour l’instant.
Affichez-vous un symbole religieux dans votre bureau ou sur
vous ?
J'ai affiché dans mon bureau des pensées de Mère Theresa, ou de
très belles prières qui mènent à la réflexion. Je peux porter ma
croix sans difficulté.
Avez-vous déjà vécu des brimades au travail, si oui comment
avez-vous réagi ?
Je n'ai pas vécu de brimades pour l'instant.
En tant que chrétienne, quel sens donnez-vous à votre travail ?
Être Chrétien, c'est à tout instant, et plus spécialement dans le \
domaine du travail, où il faut constamment se remettre en question,
savoir être humble et disponible pour les collègues, les écouter,
les accepter comme ils sont. Pas toujours facile, même avec celles
qui sont chrétiennes comme moi.
Vivre sa foi au travail\b c’est possible. En voici quelques témoi\fgnages…
Quelques valeurs fondamentales
au travail
A tous ceux qui travaillent, quelles que soient leurs tâches, Saint
Joseph est offert comme modèle et comme protecteur, lui dont la vie
a consisté essentiellement à accomplir humblement, silencieusement,
son travail de charpentier et de père de famille. Qui mieux que saint
Joseph peut nous apprendre l'amour du travail, lui dont l'enfant Jésus
apprit à travailler de ses mains d'homme ? Cependant, dans notre
milieu professionnel, nous devons tenir compte de quelques valeurs
fondamentales, pour notre "mieux-vivre", notre "mieux-être", et ceux
de nos collègues. Parmi celles-ci, nous trouvons :
Le Respect : Considérer ses collègues comme des partenaires, et
les traiter avec considération, diplomatie et humilité.
Le Travail d’é\buipe : Accepter les différences et encourager
la participation de tous les membres de l'équipe, reconnaître la
contribution de chacun et être solidaire envers les décisions de
l'équipe.
Clive Adat,
Syndicaliste chrétien
L’Autonomie : Utiliser à bon escient la marge de manœuvre
accordée et faire preuve de rigueur.
La Communication : Etre transparent dans sa gestion
quotidienne et faire preuve d'une écoute active, s'assurer
de la compréhension de l'autre.
1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER
Nadiège
Champrobert
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 14
Page 15
La place du travail dans
la pensée sociale de l’Eglise
Dans sa lettre encyclique Laborem exercens * publiée pour
le 90
ème anniversaire de Rerum Novarum (Encyclique publiée
par Léon XIII en 18\f91)\b saint Jean-Paul II revient longuement
sur le sens du travail dans la vie de \fl’homme. A l’occasion
du 1
er mai\b fête de saint Joseph t\fravailleur\b nous vous en
proposons quelques extraits choisis en vous invitant à lire
(ou relire) toute l’encyclique :
C
'est par le travail que l'homme
doit se procurer le pain
quotidien et contribuer au
progrès continuel des sciences et de
la technique, et surtout à l'élévation
constante, culturelle et morale, de
la société dans laquelle il vit en
communauté avec ses frères. Le mot
«travail» désigne tout travail accompli
par l'homme, quelles que soient les
caractéristiques et les circonstances
de ce travail, autrement dit toute
activité humaine qui peut et qui
doit être reconnue comme travail
parmi la richesse des activités dont
l'homme est capable et auxquelles il
est prédisposé par sa nature même,
en vertu de son caractère humain.
Fait à l'image, à la ressemblance
de Dieu lui-même dans l'univers
visible et établi dans celui-ci pour
dominer la terre, l'homme est donc
dès le commencement appelé
au travail. Le travail est l'une des
caractéristiques qui distinguent
l'homme du reste des créatures
dont l'activité, liée à la subsistance,
ne peut être appelée travail ; seul
l'homme est capable de travail,
seul l'homme l'accomplit et par le
fait même remplit de son travail son
existence sur la terre. Ainsi, le travail
porte la marque particulière de
l'homme et de l'humanité, la marque
d'une personne qui agit dans une
communauté de personnes ; et cette
marque détermine sa qualification
intérieure, elle constitue en un
certain sens sa nature même. […]
Le travail humain
C'est pourquoi je désire consacrer le
présent document au travail humain,
et je désire encore plus le consacrer à
l'homme dans le vaste contexte de la
réalité qu'est le travail. Si, en effet, comme
je l'ai dit dans l'encyclique Redemptor
hominis publiée au début de mon
service sur le siège romain de saint
Pierre, l'homme «est la première route
et la route fondamentale de l'Eglise», et
cela en vertu du mystère insondable de
la Rédemption dans le Christ, il faut alors
revenir sans cesse sur cette route et la
suivre toujours de nouveau selon les
divers aspects sous lesquels elle nous
révèle toute la richesse et en même
temps toute la difficulté de l'existence
humaine sur la terre.
Le travail est l'un de ces aspects, un aspect
permanent et fondamental, toujours
actuel et exigeant constamment une
attention renouvelée et un témoignage
décidé. De nouvelles interrogations,
de nouveaux problèmes se posent
sans cesse, et ils font naître toujours
de nouvelles espérances, mais aussi
des craintes et des menaces liées à
cette dimension fondamentale de
l'existence humaine, par laquelle la
vie de l'homme est construite chaque
jour, où elle puise sa propre dignité
spécifique, mais dans laquelle est en
même temps contenue la constante
mesure de la peine humaine, de la
souffrance et aussi du préjudice et de
l'injustice qui pénètrent profondément
la vie sociale de chacune des nations
et des nations entre elles. S'il est vrai
que l'homme se nourrit du pain gagné
par le travail de ses mains, c'est-à-dire
non seulement du pain quotidien qui
maintient son corps en vie, mais aussi
du pain de la science et du progrès,
de la civilisation et de la culture, c'est
également une vérité permanente qu'il
se nourrit de ce pain en le gagnant à la
sueur de son front, autrement dit par son
effort et sa peine personnels, et aussi au
milieu de multiples tensions, conflits et
crises qui, en rapport avec la réalité du
travail, bouleversent la vie de chaque
société et même de toute l'humanité.
Nous célébrons le quatre-vingt-dixième
anniversaire de l'encyclique Rerum
novarum à la veille de nouveaux
développements dans les conditions
technologiques, économiques et
politiques qui, selon nombre d'experts,
n'auront pas moins d'influence sur le
monde du travail et de la production
que n'en eut la révolution industrielle
du siècle dernier. Les facteurs de portée
générale sont multiples : l'introduction
généralisée de l'automation dans de
nombreux secteurs de la production,
l'augmentation du prix de l'énergie
et des matières de base, la prise de
conscience toujours plus vive du
caractère limité du patrimoine naturel
et de son insupportable pollution,
l'apparition sur la scène politique
des peuples qui, après des siècles de
sujétion, réclament leur place légitime
parmi les nations et dans les décisions
internationales.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 15
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Ces nouvelles conditions et exigences
requéreront une réorganisation et
un réaménagement des structures
de l'économie d'aujourd'hui comme
aussi de la distribution du travail.
Malheureusement de tels changements
pourront éventuellement signifier aussi,
pour des millions de travailleurs qualifiés,
le chômage, au moins temporaire, ou la
nécessité d'un nouvel apprentissage ; ils
comporteront selon toute probabilité une
diminution ou une croissance moins
rapide du bien-être matériel pour les pays
les plus développés ; mais ils pourront
également apporter soulagement et
espoir aux millions de personnes qui
vivent actuellement dans des conditions
de misère honteuse et indigne.
Il n'appartient pas à l'Eglise d'analyser
scientifiquement les conséquences
possibles de tels changements sur la
vie de la société humaine. Mais l'Eglise
estime de son devoir de rappeler
toujours la dignité et les droits des
travailleurs, de stigmatiser les conditions
dans lesquelles ils sont violés, et de
contribuer pour sa part à orienter ces
changements vers un authentique
progrès de l'homme et de la société. […]
Le travail et l’homme
L'Eglise est convaincue que le travail
constitue une dimension fondamentale
de l'existence de l'homme sur la terre.
Elle est confirmée dans cette conviction
par la prise en compte de l'ensemble
du patrimoine des multiples sciences
consacrées à l'homme : l'anthropologie,
la paléontologie, l'histoire, la sociologie,
la psychologie, etc. ; toutes semblent
témoigner de cette réalité de façon
irréfutable. Toutefois, l'Eglise tire cette
conviction avant tout de la source
qu'est la parole de Dieu révélée, et c'est
pourquoi ce qui est une conviction de
l'intelligence acquiert aussi le caractère
d'une conviction de foi. La raison en est
que l'Eglise -il vaut la peine de le noter
dès maintenant- croit en l'homme : elle
pense à l'homme et s'adresse à lui, non
seulement à la lumière de l'expérience
historique ou avec l'aide des multiples
méthodes de la connaissance
scientifique, mais encore et surtout
à la lumière de la parole révélée du
Dieu vivant. Se référant à l'homme, elle
cherche à exprimer les desseins éternels
et les destins transcendants que le Dieu
vivant, Créateur et Rédempteur, a liés à
l'homme. L'Eglise trouve dès les premières
pages du Livre de la Genèse la source de
sa conviction que le travail constitue une
dimension fondamentale de l'existence
humaine sur la terre. L'analyse de ces
textes nous rend conscients de ce que en
eux – parfois sous un mode archaïque
de manifester la pensée – ont été
exprimées les vérités fondamentales
sur l'homme, et cela déjà dans le contexte
du mystère de la création. Ces vérités
sont celles qui décident de l'homme
depuis le commencement et qui, en
même temps, tracent les grandes lignes
de son existence terrestre, aussi bien
dans l'état de justice originelle qu'après
la rupture, déterminée par le péché, de
l'alliance originelle du Créateur avec la
création dans l'homme.
Lorsque celui-ci, fait «à l'image de
Dieu..., homme et femme», entend ces
mots : «Soyez féconds, multipliez-vous,
emplissez la terre et soumettez-la »,
même si ces paroles ne se réfèrent
pas directement et explicitement au
travail, elles y font sans aucun doute
allusion indirectement, comme une
activité à exercer dans le monde. Bien
plus, elles en démontrent l'essence la
plus profonde. L'homme est l'image de
Dieu notamment par le mandat qu'il
a reçu de son Créateur de soumettre,
de dominer la terre. En accomplissant
ce mandat, l'homme, tout être humain,
reflète l'action même du Créateur de
l'univers.
Le travail, entendu comme une activité
«transitive» – c'est-à-dire que, prenant
sa source dans le sujet humain, il est
tourné vers un objet externe –, suppose
une domination spécifique de l'homme
sur la «terre», et à son tour il confirme
et développe cette domination. Il est
clair que sous le nom de «terre» dont
parle le texte biblique, il faut entendre
avant tout la portion de l'univers visible
dans laquelle l'homme habite ; mais par
extension on peut l'entendre de tout le
monde visible en tant que se trouvant
à la portée de l'influence de l'homme,
notamment lorsque ce dernier cherche
à répondre à ses propres besoins.
L'expression «dominez la terre» a une
portée immense. Elle indique toutes les
ressources que la terre (et indirectement
le monde visible) cache en soi et qui,
par l'activité consciente de l'homme,
peuvent être découvertes et utilisées à
sa convenance. Ainsi ces mots, placés
au début de la Bible, ne cessent jamais
d'être actuels. Ils s'appliquent aussi
bien à toutes les époques passées de
la civilisation et de l'économie qu'à
toute la réalité contemporaine et aux
phases futures du développement qui
se dessinent déjà peut-être dans une
certaine mesure, mais qui pour une
grande part restent encore pour l'homme
quasiment inconnues et cachées. […]
L’homme à l’image de Dieu
En devenant toujours plus maître de la
terre grâce à son travail et en affermissant,
par le travail également, sa domination
sur le monde visible, l'homme reste,
dans chaque cas et à chaque phase
de ce processus, dans la ligne du plan
originel du Créateur; et ce plan est
nécessairement et indissolublement lié
au fait que l'être humain a été créé, en
qualité d'homme et de femme, «à l'image
de Dieu». Ce processus est également
universel : il concerne tous les hommes,
chaque génération, chaque phase du
développement économique et culturel,
et en même temps c'est un processus
qui se réalise en chaque homme, en
chaque être humain conscient. Tous et
chacun sont en même temps concernés
par lui. Tous et chacun, dans une
mesure appropriée et avec un nombre
incalculable de modalités, prennent part
à ce gigantesque processus par lequel
l'homme «soumet la terre» au moyen
de son travail. […]
1ER MAI – FÊTE DU TRA\aVAIL DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 avril 2017 – n° 543 16
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L'intention fondamentale et primordiale
de Dieu par rapport à l'homme qu'«il
créa ... à sa ressemblance, à son image»,
n'a pas été rétractée ni effacée, même
pas lorsque l'homme, après avoir
rompu l'alliance originelle avec Dieu,
entendit les paroles : «A la sueur de
ton front tu mangeras ton pain». Ces
paroles se réfèrent à la fatigue parfois
pesante qui depuis lors accompagne
le travail humain; elles ne changent
pas pour autant le fait que celui-ci
est la voie conduisant l'homme
à réaliser la «domination» qui lui
est propre sur le monde visible en
«soumettant» la terre. Cette fatigue est
un fait universellement connu, parce
qu'universellement expérimenté. Ils le
savent bien, ceux qui accomplissent un
travail physique dans des conditions
parfois exceptionnellement pénibles.
Ils le savent bien les agriculteurs
qui, en de longues journées, s'usent
à cultiver une terre qui, parfois,
«produit des ronces et des épines», et
aussi les mineurs dans les mines ou
les carrières de pierre, les travailleurs
de la sidérurgie auprès des hauts-
fourneaux, les hommes qui travaillent
dans les chantiers de construction
et dans le secteur du bâtiment, alors
qu'ils risquent fréquemment leur vie ou
l'invalidité. Ils le savent bien également,
les hommes attachés au chantier du
travail intellectuel, ils le savent bien les
hommes de science, ils le savent bien,
les hommes qui ont sur leurs épaules
la grave responsabilité de décisions
destinées à avoir une vaste résonance
sur le plan social. Ils le savent bien les
médecins et les infirmiers, qui veillent
jour et nuit auprès des malades. Elles
le savent bien les femmes qui, sans
que parfois la société et leurs proches
eux-mêmes le reconnaissent de façon
suffisante, portent chaque jour la fatigue
et la responsabilité de leur maison et
de l'éducation de leurs enfants. Oui,
ils l e savent bien, tous les travailleurs
et, puisque le travail est vraiment une
vocation universelle, on peut même
dire : tous les hommes.
Et pourtant, avec toute cette fatigue -et
peut-être, en un certain sens, à cause
d'elle- le travail est un bien de l'homme.
Si ce bien porte la marque d'un bonum
arduum, d'un «bien ardu», selon la
terminologie de saint Thomas, cela
n'empêche pas que, comme tel, il est un
bien de l'homme. Il n'est pas seulement
un bien «utile» ou dont on peut «jouir»,
mais il est un bien «digne», c'est-à-dire
qu'il correspond à la dignité de l'homme,
un bien qui exprime cette dignité et qui
l'accroît. En voulant mieux préciser le
sens éthique du travail, il faut avant tout
prendre en considération cette vérité. Le
travail est un bien de l'homme -il est un
bien de son humanité- car, par le travail,
non seulement l'homme transforme
la nature en l'adaptant à ses propres
besoins, mais encore il se réalise lui-
même comme homme et même, en un
certain sens, «il devient plus homme».
Sans cette considération, on ne peut
comprendre le sens de la vertu de
l'ardeur au travail, plus précisément on
ne peut comprendre pourquoi l'ardeur
au travail devrait être une vertu ; en effet
la vertu, comme disposition morale, est
ce qui permet à l'homme de devenir bon
en tant qu'homme. Ce fait ne change en
rien notre préoccupation d'éviter que
dans le travail l'homme lui-même ne
subisse une diminution de sa propre
dignité, alors qu'il permet à la matière
d'être ennoblie. […]
Le Christ\b l’homme du travail
Cette vérité d'après laquelle l'homme
participe par son travail à l'œuvre de
Dieu lui-même, son Créateur, a été
particulièrement mise en relief par
Jésus-Christ, ce Jésus dont beaucoup
de ses premiers auditeurs à Nazareth
«demeuraient frappés de stupéfaction
et disaient : "D'où lui vient tout cela ? Et
quelle est la sagesse qui lui a été donnée ?
... N'est-ce pas là le charpentier ?». En
effet, Jésus proclamait et surtout mettait
d'abord en pratique l'«Evangile» qui
lui avait été confié, les paroles de la
Sagesse éternelle. Pour cette raison, il
s'agissait vraiment de l'«évangile du
travail» parce que celui qui le proclamait
était lui-même un travailleur, un artisan
comme Joseph de Nazareth. […]
Dans le travail de l'homme, le chrétien
retrouve une petite part de la croix
du Christ et l'accepte dans l'esprit de
rédemption avec lequel le Christ a
accepté sa croix pour nous. Dans le
travail, grâce à la lumière dont nous
pénètre la résurrection du Christ,
nous trouvons toujours une lueur de
la vie nouvelle, du bien nouveau, nous
trouvons comme une annonce des
«cieux nouveaux et de la terre nouvelle»
auxquels participent l'homme et le
monde précisément par la peine au
travail. Par la peine, et jamais sans elle.
D'une part, cela confirme que la croix
est indispensable dans la spiritualité
du travail; mais, d'autre part, un bien
nouveau se révèle dans cette croix qu'est
la peine, un bien nouveau qui débute
par le travail lui-même, par le travail
entendu dans toute sa profondeur et
tous ses aspects, et jamais sans lui. […]
Dans ces réflexions consacrées au
travail de l'homme, nous avons cherché
à mettre en relief tout ce qui semblait
indispensable, étant donné que, grâce
au travail, doivent se multiplier sur la
terre non seulement «les fruits de
notre activité» mais aussi «la dignité
de l'homme, la communion fraternelle et
la liberté». Puisse le chrétien qui se tient
à l'écoute de la parole du Dieu vivant et
qui unit le travail à la prière savoir quelle
place son travail tient non seulement
dans le progrès terrestre, mais aussi
dans le développement du Royaume de
Dieu auquel nous sommes tous appelés
par la puissance de l'Esprit Saint et par
la parole de l'Evangile! »
Extraits proposés par Michel Déglise ■
* Laborem exercens, Jean-Paul II, Bayard
Editions, 1981, 58 p.
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I
ssue d’une famille chrétienne de 6 enfants,
à Saint Esprit (Martinique), Agnès-Marie-
Thérèse-Françoise grandit dans une foi
fervente et pratiquante. Bien vite, la petite
fratrie est privée d’affection maternelle. Marie-
Thérèse était âgée de 6 ans quand le Seigneur
rappela à Lui leur chère maman. L’éducation
humaine et spirituelle des filles fut confiée
aux Religieuses de Saint Paul de Chartres de
l’Ouvroir des Orphelines, à Fort-de-France.
La présence de ces consacrées œuvrant
dans cette mission d’apostolat affermissait
sa foi et son amour exclusif pour le Christ : « A
l’orphelinat, la prière avait une grande place
dans notre vie », dira-t-elle plus tard.
C’est ainsi que, le 18 février 1952, fête de
Ste Bernadette Soubirous, Marie-Thérèse fit
son entrée dans la Congrégation des Sœurs de
Saint Paul de Chartres. Le 2 février 1954, c’est
la prise d’habit. Elle est désormais appelée,
Sœur Marie-Agnès.
A la demande de sa Supérieure, elle apprendra
à jouer de l’orgue, pour non seulement accompagner les jeunes dans le chant,
mais aussi pour leur apprendre à leur tour
à exercer cet instrument de musique pour
l’accompagnement de la liturgie dominicale.
Dans toutes ses missions, elle transmettait
également aux jeunes filles le goût de la
couture, de la broderie et du travail bien fait…
savoir acquis à l’Ouvroir.
En Février 2017, la maladie la frappe
soudainement sans lui donner de répits.
Pourtant, elle gardait. « Ce qui me permet
de supporter tant de souffrance, c’est
l’offrande faite au Seigneur pour les vocations
sacerdotales et religieuses. » disait-elle. Et,
elle prononçait le nom de Jésus, Jésus, Jésus.
Durant toute sa consécration sa devise sera :
« Faites tout ce qu’il vous dira. ». Marie, disait-
elle, m’aide à voir le côté positif de toute chose.
Si je tombe je pense à cette phrase que Dieu
disait à Abraham : « Marche en ma présence
et soit parfait. » Ce qui signifie pour moi que
malgré les chutes, toujours s’humilier et
repartir car il est un Père Miséricordieux.
Dimanche soir, notre Seigneur, dans sa
grande miséricorde vient la visiter pour lui
redemander sa vie.
Sœur Marie-Agnès, avec vous nous remercions
le Seigneur qui tout au long de votre parcours
vous a aidée dans la voie qu’il a tracée pour
vous.
Avec vous, nous lui redisons notre confiance.
Merci pour votre endurance dans la souffrance,
merci pour votre sourire et votre joie. Merci
pour tout ce que vous avez transmis à une
génération de jeunes filles là où vous êtes
passées ; elles en sont reconnaissantes.
Puisse notre Seigneur vous accueillir dans sa
Maison et vous accorder toute sa tendresse
et sa miséricorde.
Merci pour ce que vous avez été pour nous et
pour ce que vous êtes pour Dieu !
Que votre âme soit inondée de sa paix et de
sa lumière.
Entre ses mains, nous vous remettons.
A Dieu !
■
VERS LA VIE Sœur Marie-
Agnès Zonzon
21 janvier 1929\a – 02 avril 2017
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
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Dimanche 30 avril 2017
Dieu n'envoie personne en enfer
Qu’est-ce que l’enfer ? Quelle représentation s’en fait-on ? A-t-il encore sa place aujourd’hui dans le langage chrétien ? Quelles sont
les idées reçues sur l’enfer ? Cette semaine Dieu m’est témoin propose le deuxième volet d’une trilogie consacrée au purgatoire, à
l’enfer et au paradis. C’est le P. Elvis Elengabeka, spiritain et professeur d’exégèse à l’Université Catholique de Paris, qui poursuit cette
catéchèse cathodique. En bibliste aguerri, il fera sur le plateau un tour d’horizon de ce que disent les Écritures sur l’enfer.
Dimanche 7 mai 2017
On ira tous au paradis ?
Le paradis existe-il ? Tout le monde ira-t-il au paradis ? Quelle représentation s’en fait-on ? Pourquoi en avons-nous encore parfois
une vision onirique ? La Bible en fait-elle des descriptions ? Cette semaine Dieu m’est témoin termine, avec ce troisième volet, sa
trilogie consacrée au purgatoire, à l’enfer et au paradis.
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\f MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7\b rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\fX
Téléphone : 06 96 3\f10 333 - E-mail : m\fichel.pouch@wanadoo.fr
oui , je s\buhaite recev\bir en t\bute c\bnfidentialité v\btre br\bchure p\bur m’inf\brmer
sur les p\bssibilités de legs, d\bnati\bns et assurances-vie à l’Ass\bciati\bn Di\bcésaine.
oui , je s\buhaite être c\bntacté p\bur un rendez-v\bus au Service des legs et
d\bnati\bns \bu à m\bn d\M\bmicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes c\b\brd\bnnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
N\bm Prén\bm
Adresse
C\bde p\bstal
Ville Téléph\bne
E-mail
Par\bisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\fINIQUE
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