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E g lise
en MARTINIQUE
N° 544
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
7 mai 2017
An vérité M ari, ou bien béni !

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EDITORIAL
A
n vérité Mari, ou bien béni ! Le mois de mai est le
mois de Marie. Il arrive à terme avec la fête de la
Visitation. Tout au long de ce mois, nous devrions
être attentifs à l’Appel du Seigneur. Comme Marie, soyons
dans la soumission… disons Oui au bon Berger, et soyons prêts
à nous mettre en marche à sa suite pour vivre de la Bonne
Nouvelle et la partager avec nos frères.
Enfants d’un même Père, nous sommes tous aimés par Dieu
et tous appelés de façon particulière. En ce 4
ème dimanche de
Pâques, l’Eglise célèbre la 54
e Journée mondiale de prière pour
les vocations qui a pour thème « Poussés par l'Esprit pour la
mission ». Le pape François nous invite à nous arrêter sur \
la
« dimension missionnaire » de l’appel chrétien. Celui qui s’est
laissé attirer par la voix de Dieu et s’est mis à la suite de Jésus,
affirme-t-il, découvre bien vite en soi l’irrésistible dési\
r de porter la
Bonne Nouvelle à ses frères, à travers l’évangélisation et le service
de la charité. Tous les chrétiens sont constitués missionnaires de
l’Évangile !
Eglise en Martinique vous propose un dossier intitulé : « Un
grand champ à moissonner ». Il est introduit par le père
Emmanuel Chaulvet, délégué de l’Evêque à la pastorale \
des
vocations. Des sœurs et frères ont répondu à des appels les
engageant dans différents états de vie, dans divers services,
et en témoignent.
Aujourd’hui particulièrement, prenons donc le temps de
méditer sur les Vocations dans leurs diversités (vie maritale,
vie consacrée, vie religieuse, ministère ordonné…),
encourageons et soutenons les vocations au sein de notre
Église.
Nous rappelons dans cette édition que Mgr Macaire a proposé
au diocèse, en ce 100
ème anniversaire des apparitions de
Fatima, une année consacrée au Cœur Immaculé de Marie.
Comme Marie, écoutons la Parole de Dieu et laissons-nous
transformer jour après jour.
Confions-lui nos prières et demandons-lui de les présenter
à Jésus.
Beau Mois de Marie à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
AGENDA DE L'ARCHEVÊQUE
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• « Bonne fête Maman ! »
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• \barole dominicale
• Neuvaine pour l’abolition de l’esclavage
• 2017, une année du \Mcœur immaculé de Marie !
• Le Mouvement Sacerdotal Marial (MSM)
• Témoignage du père Olivier Rolland,
vicaire de la paroisse Notre-Dame d’Auteuil (\baris)
et responsable national du MSM po\Mur la France
• Les néophytes
• La souffrance des aidants familiaux, la souffrance des soignants :
deux souffrances qui se rejoignent ?
• Les Equipes Ense\Mignantes de la Martinique \M
• Une délégation de l\Ma Fondation Jérôme Lejeune en visi\Mte dans le diocèse
• L’Externat Notre Dame de Redoute : une vieille dame de 100 ans
• Temps fort pascal au Morne-des-Esses
• Un grand champ à moissonner…
• Est-ce que tu m'aimes ?
• St Dominique Savio\M, priez pour nous \M!
• Quelques témoign\Mages… • Message du pape François pour la 54
e
Journée mondiale de prière pour les vocations
« \boussés par l'Esprit po\Mur la mission »
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D\bssier : LES VOCATIONS
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian C ATAY É RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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R
assurez-vous, je ne me suis
pas trompé de date et je sais
que la fête des mères tombe
dans quelques semaines.
Mais nous voilà au mois de Mai, c’est
le Mois de Marie. En ce centième
anniversaire des apparitions de Fatima,
j’ai voulu que notre diocèse vénère
particulièrement le Cœur Immaculé de
Marie. J’ai demandé aux familles, aux
catéchistes, aux mouvements mariaux,
aux Petites Communauté Ecclésiales de
retrouver cette belle coutume du mois
de Marie en dressant dans chaque
maison un petit coin prière (comme
une crèche à Noël) autour d’une image
de la Maman de Jésus. Chaque membre
de la famille y apportera quelques
fleurs et on peut y disposer une Bible :
Marie n’est-elle pas, par excellence, La
« Bienheureuse qui a cru en la Parole »
(Luc 1, 45), celle qui a donné chair au
Verbe de Dieu (Jn 1, 14) et celle qui
« méditait et retenait dans son cœur
tous les évènements » (Luc 2,19.51) ?
J’invite donc tous les chrétiens,
y compris nos frères protestants,
dont certains doivent trouver cette
coutume étrange, à faire de même et
à honorer la Mère de Jésus. Car, ce
faisant, nous ne faisons rien d’autre
(comme la plupart des coutumes de
l’Eglise Catholique) que de suivre
Jésus et faire ce que Jésus a fait !
En effet, la Parole de Dieu nous dit que
Notre Seigneur a été « semblable à
nous en toute chose excepté le péché »
(Hb 4,15). Or, tout bon fils « honore
son père et sa mère » (Dt 5,16), selon
le cinquième commandement. Il ne
s’agit pas simplement de ne pas faire
« wont » à son père et à sa mère, ni
non plus d’un simple respect comme
on respecte le bien d’autrui ou la
nature, etc.
Honorer son père et sa mère, c’est leur
rendre un culte de vénération ! Il ne
s’agit pas non plus de les « adorer » :
on n’adore que Dieu ; toute adoration
de quelque chose ou de quelqu’un
d’autre est de l’idolâtrie. Mais
vénérer, ce n’est pas adorer, c’est
remercier sans jamais être quitte,
c’est reconnaître ce que l’on doit à
quelqu’un qui nous a fait un don que
jamais nous ne pourrons remettre.
Vénérer, c’est rendre grâce ! Or, notre
mère nous a donné la vie. Quelle
que soit cette mère, jamais nous ne
pourrons lui remettre ce qu’elle a fait
pour nous. N’est-ce pas !?
Ainsi l’Écriture Sainte nous dit : « De
tout ton cœur, honore ton père et
n'oublie jamais ce que ta mère a
souffert. Souviens-toi qu'ils t'ont
donné le jour : que leur offriras-tu
en échange de ce qu'ils ont fait pour
toi? » (Sirac 7,27-28). Jésus respecte la
Parole de Dieu ; lui aussi, ayant voulu
avoir une mère, a rendu honneur
à celle-ci. Il l’a fait jusque dans le
ciel puisque le livre de l’Apocalypse
nous révèle que « la Femme qui mit
au monde un enfant mâle, celui
qui doit mener toutes les nations
avec un sceptre de fer » (Ap 12,5)
« apparut dans le ciel, comme un signe grandiose : enveloppée de
soleil, la lune sous ses pieds et sur sa
tête une couronne de douze étoiles »
(Ap.12,1.5).
La Parole de Dieu nous révèle donc
que Jésus, en premier, rend grâce
à sa Mère et la vénère dans le ciel
comme il le fit sur la terre, en bon
fils qu’il était.
Ce que Jésus a accompli dans le ciel,
nous l’imitons ici-bas, notamment
par le « mois de Marie » : selon la
volonté de Jésus, nous recevons
Marie pour Mère et prenons Marie
chez nous (Jn 19,26-27) et, à la
suite de Jésus, nous élevons Marie
dans nos cœurs, nos maisons, nos
lieux de prière. Nous la vénérons
doublement, non seulement parce
qu’elle est notre Maman, mais aussi
parce qu’elle est la Maman de Celui
qui nous fait vivre : Merci, Marie,
d’avoir dit « Oui ».
Évidemment, il n’y a pas assez d’un
mois par an pour lui dire : « Bonne
fête, Maman Marie ! ».
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
« Bonne fête Maman ! »
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 3

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C
hers frères et sœurs,
Au cours des années passées,
nous avons eu l’occasion
de réfléchir sur deux aspects qui
concernent la vocation chrétienne :
l’invitation à ‘‘sortir de soi’’ pour se
mettre à l’écoute de la voix du Seigneur
et l’importance de la communauté
ecclésiale en tant que lieu privilégié
où l’appel de Dieu naît, s’alimente et
s’exprime.
À présent, à l’occasion de la 54 ème Journée
mondiale de prière pour les vocations,
je voudrais m’arrêter sur la dimension
missionnaire de l’appel chrétien. Celui
qui s’est laissé attirer par la voix de
Dieu et s’est mis à la suite de Jésus
découvre bien vite en soi l’irrésistible
désir de porter la Bonne Nouvelle à
ses frères, à travers l’évangélisation
et le service de la charité. Tous les
chrétiens sont constitués missionnaires
de l’Évangile ! Le disciple, en effet, ne
reçoit pas le don de l’amour de Dieu
pour une consolation privée ; il n’est
pas appelé à porter lui-même ni à
défendre les intérêts d’une entreprise ;
il est simplement touché et transformé
par la joie de se sentir aimé de Dieu et
il ne peut pas garder cette expérience
pour lui-même : « La joie de l’Évangile
qui remplit la vie de la communauté des
disciples est une joie missionnaire ».
(Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 21)
L’engagement missionnaire, par
conséquent, n’est pas quelque chose
qu’on va ajouter à la vie chrétienne,
comme s’il s’agissait d’un ornement,
mais au contraire, il est situé au cœur de
la foi même : la relation avec le Seigneur
implique le fait d’être envoyé dans le
monde comme prophète de sa parole
et témoin de son amour.
Même si nous expérimentons en
nous beaucoup de fragilité et que
nous pouvons parfois nous sentir
découragés, nous devons élever la tête
vers Dieu, sans nous laisser écraser
par le sentiment d’inadéquation ou
sans céder au pessimisme, qui fait de
nous des spectateurs passifs d’une vie
fatiguée et routinière. Il n’y a pas de
place pour la crainte : c’est Dieu lui-
même qui vient purifier nos ‘‘lèvres
impures’’, en nous rendant aptes pour
la mission : « Ta faute est enlevée, ton
péché est pardonné. J’entendis alors
la voix du Seigneur qui disait : ‘‘Qui
enverrai-je ? qui sera notre messager ?’’
Et j’ai répondu : Me voici : envoie-moi ! »
(Is 6, 6-8).
Chaque disciple missionnaire sent
dans son cœur cette voix divine qui
l’invite à ‘‘passer’’ au milieu des gens,
comme Jésus, ‘‘en guérissant et faisant
du bien’’ à tous (cf. Ac 10, 38). J’ai déjà
eu l’occasion de rappeler, en effet, qu’en
vertu du baptême, chaque chrétien est
un ‘‘christophe’’, c’est-à-dire ‘‘quelqu’un
qui porte le Christ’’ à ses frères (cf.
Catéchèse, 30 janvier 2016). Cela vaut
de manière particulière pour ceux qui
sont appelés à une vie de consécration
spéciale et également pour les prêtres,
qui ont généreusement répondu : ‘‘Me
voici, Seigneur, envoie-moi !’’. Avec un
enthousiasme missionnaire renouvelé,
ils sont appelés à sortir des enceintes
sacrées du temple, pour permettre à
la tendresse de Dieu de déborder en
faveur des hommes (cf. Homélie de la
Messe chrismale, 24 mars 2016). L’Église
a besoin de prêtres ainsi : confiants et
sereins pour avoir découvert le vrai
trésor, anxieux d’aller le faire connaître
à tous avec joie (cf. Mt 13, 44) !
Certes, nombreuses sont les questions
qui surgissent lorsque nous parlons de
la mission chrétienne : que signifie être
missionnaire de l’Évangile ? Qui nous
donne la force et le courage de l’annonce ?
Quelle est la logique évangélique dont
Message du pape F ranç\bis p\bur la 54 e J\burnée
m\bndiale de prière p\bur les v\bcati\bns
« Poussés par l'Esprit pour la mission »
EGLISE UNIVERSELLE\M
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s’inspire la mission ? À ces interrogations,
nous pouvons répondre en contemplant
trois scènes de l’Évangile : le début de
la mission de Jésus dans la synagogue
de Nazareth (cf. Lc 4, 16-30) ; le chemin
que parcourt le Ressuscité aux côtés des
disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35) ;
enfin, la parabole de la semence (cf. Mc 4,
26-27).
Jésus est oint par l’Esprit et
envoyé. Être disciple missionnaire
signifie participer activement à la mission
du Christ, que Jésus lui-même décrit dans
la synagogue de Nazareth : « L’Esprit
du Seigneur est sur moi parce que le
Seigneur m’a consacré par l’onction. Il
m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle
aux pauvres, annoncer aux captifs
leur libération, et aux aveugles qu’ils
retrouveront la vue, remettre en liberté
les opprimés, annoncer une année
favorable accordée par le Seigneur »
(Lc 4, 18-19). C’est aussi notre mission :
être oints par l’Esprit et aller vers nos
frères annoncer la Parole, en devenant
pour eux un instrument de salut.
Jésus se joint à notre che\bin.
Face aux questions qui émergent du
cœur de l’homme et aux défis qui
surgissent de la réalité, nous pouvons
éprouver une sensation d’égarement
et sentir un manque d’énergies et
d’espérance. Il y a le risque que la
mission chrétienne apparaisse comme
une pure utopie irréalisable ou, en tout
cas, comme une réalité qui dépasse nos
forces. Mais si nous contemplons Jésus
ressuscité, qui marche aux côtés des
disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-15),
notre confiance peut être ravivée ; dans
cette scène évangélique, nous avons
une authentique ‘‘liturgie de la route’’,
qui précède celle de la Parole et du Pain
rompu et nous fait savoir que, à chacun
de nos pas, Jésus est à nos côtés ! Les deux
disciples, blessés par le scandale de la
Croix, sont en train de retourner chez
eux en parcourant la voie de l’échec : ils
portent dans leur cœur une espérance
brisée et un rêve qui ne s’est pas réalisé.
En eux, la tristesse a pris la place de la joie de l’Évangile. Que fait Jésus ? Il ne
les juge pas, il parcourt la même route
qu’eux et, au lieu d’élever un mur, il
ouvre une nouvelle brèche. Lentement,
il transforme leur découragement,
il rend brûlants leurs cœurs et ouvre
leurs yeux, en annonçant la Parole et en
rompant le Pain. De la même manière, le
chrétien ne porte pas seul l’engagement
de la mission, mais dans les fatigues et
dans les incompréhensions, il fait aussi
l’expérience que « Jésus marche avec lui,
parle avec lui, respire avec lui, travaille
avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui
au milieu de l’activité missionnaire »
(Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 266).
Jésus fait ger\ber la se\bence.
Enfin, il est important d’apprendre de
l’Évangile le style de l’annonce. Souvent,
en effet, même avec les meilleures
intentions, il peut arriver de céder à
une certaine frénésie du pouvoir, au
prosélytisme ou au fanatisme intolérant.
L’Évangile, au contraire, nous invite à
rejeter l’idolâtrie du succès et de la
puissance, la préoccupation excessive
pour les structures, et une certaine
anxiété qui répond plus à un esprit
de conquête qu’à l’esprit du service.
La semence du Royaume, bien que
petite, invisible et parfois insignifiante,
grandit silencieusement grâce à l’œuvre
incessante de Dieu : « Il en est du règne
de Dieu comme d’un homme qui jette en
terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme
ou qu’il se lève, la semence germe et
grandit, il ne sait comment » (Mc 4, 26-27).
Voilà notre première confiance : Dieu
dépasse nos attentes et il nous surprend
par sa générosité, en faisant germer les
fruits de notre travail au-delà des calculs
de l’efficacité humaine.
Par cette confiance évangélique, nous
nous ouvrons à l’action silencieuse
de l’Esprit, qui est le fondement de la
mission. Il ne peut jamais y avoir de
pastorale vocationnelle ni de mission
chrétienne sans la prière assidue
et contemplative. En ce sens, il faut
alimenter la vie chrétienne par l’écoute
de la Parole de Dieu et, surtout, prendre soin de la relation personnelle avec le
Seigneur dans l’adoration eucharistique,
‘‘lieu’’ privilégié de la rencontre avec
Dieu.
C’est cette intime amitié avec le Seigneur
que je désire vivement encourager,
surtout pour implorer du ciel de
nouvelles vocations au sacerdoce et à
la vie consacrée. Le peuple de Dieu a
besoin d’être guidé par des pasteurs
qui consacrent leur vie au service de
l’Évangile. C’est pourquoi je demande
aux communautés paroissiales, aux
associations et aux nombreux groupes
de prière présents dans l’Église : contre la
tentation du découragement, continuez à
prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers
à sa moisson et de nous donner des
prêtres amoureux de l’Évangile, capables
d’être proches de leurs frères et d’être,
ainsi, un signe vivant de l’amour
miséricordieux de Dieu.
Chers frères et sœurs, aujourd’hui
encore, nous pouvons retrouver l’ardeur
de l’annonce et proposer, surtout aux
jeunes, la sequela du Christ. Face à la
sensation répandue d’une foi fatiguée
ou réduite à de purs ‘‘devoirs à
accomplir’’, nos jeunes ont le désir de
découvrir l’attrait toujours actuel de la
figure de Jésus, de se laisser interroger
et provoquer par ses paroles et par ses
gestes et enfin, de rêver, grâce à lui, d’une
vie pleinement humaine, joyeuse de se
consacrer à l’amour.
La Très Sainte Marie, Mère de notre
Sauveur, a eu le courage d’embrasser
ce rêve de Dieu, en mettant sa jeunesse
et son enthousiasme dans ses mains.
Que son intercession nous obtienne la
même ouverture de cœur, la diligence
à professer notre ‘‘Me voici’’ à l’appel
du Seigneur et la joie de nous mettre
en route (Lc 1, 39), comme elle, pour
l’annoncer au monde entier.
Du Vatican, le 27 novembre 2016
Premier dimanche de l’Avent
François ■
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Dimanche 7 mai 2017
la P arole Dominicale
N
ous célébrons les vocations
en ce 4ème dimanche de
Pâques illuminé par la figure
du bon Pasteur. Que l’image ne nous
trompe pas. Si ce Pasteur est bon, il
n’a rien d’un fade ou d’un doucereux.
C’est un Pasteur qui n’a pas craint d’aller
au-devant du danger, de se faire Agneau
et de se laisser immoler pour nous. Mais
l’Agneau immolé s’est redressé dans sa
résurrection. Il est maintenant, plus que
jamais, le Pasteur, le « Vrai ».
Ce dimanche qui valorise le Berger
valorise aussi les brebis. Par notre
baptême et par les vocations, à quelle
dignité ne sommes-nous pas appelés !
Lecture et Evangile le proclament !
En effet, proclame St Jean, grâce à
Jésus nous sommes entrés dans une
nouvelle relation à Dieu : Voyez comme
il est grand, l’amour dont le Père nous a
comblés ! On le répète, mais c’est trop
souvent un savoir théorique. Il faut en
redécouvrir la splendeur avec le cœur !
Il y faut l'Evangile ; aussi le monde, qui
n'a pas découvert Dieu, ne peut pas
connaître ce que nous sommes.
Mais qui sommes-nous donc ? Les
enfants de Dieu, ni plus ni moins ! Quelle
dignité du baptême, quel Trésor qui
devrait nous faire trembler d’effroi et de
joie tous ensemble ! Comme Jésus, nous
pouvons appeler Dieu « notre Père »,
avec tout ce que ce mot audacieux
contient d’intimité, de noblesse, de
fierté. De soi, il se trouve entre Dieu et nous un abîme que nous ne saurions
franchir. Or le Christ Jésus a jeté un pont
entre Dieu et nous ; désormais, nous
sommes de la famille de Dieu. C’est à
vous couper le souffle !
Nous ne faisons que le soupçonner. Ce
que nous serons ne paraît pas encore
clairement
; nous le voyons comme à
travers un épais brouillard. Mais lorsque
le Fils de Dieu, Jésus, paraîtra dans sa
gloire, à notre mort et à la fin des temps,
alors son éclat rejaillira sur nous et il
épanouira dans sa splendeur ce qui
n’est encore que timide bourgeon.
Nous serons alors semblables au Christ
tel qu’il est depuis sa résurrection.
Divinisés ! Mieux que ne pouvait
le penser le serpent du paradis
terrestre et avec lui, toute la littérature
contemporaine : « Vous serez comme
des dieux ! »
Nous le verrons tel qu’il est. Face à
face, dans une vision directe, sans
intermédiaire. Comment le dire ? Nous
balbutions ! Mais ce sera ainsi. Quelle
joie ! Dès aujourd’hui !
Dans l'Evangile, Jésus établit une
comparaison entre le berger mercenaire
et le bon Pasteur. Jésus n'est pas un
mercenaire pour de l'argent. Non il est
le bon Pasteur dans une affectueuse
relation entre lui et nous, comme dans
la meilleure des familles. Je connais mes
brebis et mes brebis me connaissent ;
l’expression « connaître » est à prendre au
sens fort d’expérimenter ; tel un homme
connaît sa femme. Je les connais comme
je connais mon Père. Ce « comme» est
plus qu’une comparaison ; l’intimité entre
le Père et le Fils est une source qui se
déverse en nous. Extraordinaire ! Il s'agit
de l'expérimenter vitalement et non pas
seulement avec la tête.
Le berger n’a rien de joliment champêtre,
il est tragique : Jésus n’abandonne pas
les brebis, il ne s’enfuit pas quand vient
le loup ; Il donne sa vie pour ses brebis :
c’est une claire annonce de la passion.
Une passion non subie, mais librement
acceptée : Je donne ma vie moi-même et
j’ai le pouvoir de la recevoir à nouveau.
Et je le ferai largement, pour le monde
entier : J'ai encore d'autres brebis, qui
ne sont pas de cette bergerie. Elles
écouteront ma voix ! Il s'agit de nous,
aujourd'hui, au-delà de la Palestine et
2000 ans après.
A l'inverse du mercenaire, nous « comp-
tons » pour Jésus et ceci éternellement !
Sans Dieu, un jour, nous ne serons plus
« personne pour personne ». Avec Jésus,
nous serons « toujours quelqu'un pour
quelqu'un » et quel « Quelqu'un » : pour
Jésus qui est notre Dieu et qui nous aime
jusqu'au bout, jusqu'à la mort, jusqu'à la
Croix !!! Quel trésor que le baptême ! Quel
bonheur d'éternité qu'une vocation de
prêtre à la suite du Bon pasteur !
Père Denis Lecompte ■
Site : www.saint-cordon.com
LITURGIE
Actes 2,14a.36-41 • \m Psaume 22 • 1 Pier\mre 2,20b-2\b • Jean \m10,1-10
4 ème Dimanche de Pâques - Année A
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C
omme il le dit dans ses vœux pour 2017
« en des temps à nouveau troublés par des
puissances mondiales ennemies de la foi
et de l’Eglise, le message de Fatima nous donne un
chemin d’Espérance et de réconfort. C’est par la
prière et la consécration de nombreuses âmes aux
Cœurs de Jésus et de Marie que nous parviendrons
à remporter la victoire sur les ténèbres ».
Il en appelle donc à toutes les initiatives des
pasteurs, des mouvements et des paroisses pour
que le message de Marie se répande dans les
cœurs, dans les familles et dans les communautés.
Il souhaite que les parents, les enfants et les jeunes
réapprennent à dire le chapelet chaque jour et
que la Vierge soit intronisée dans chaque famille.
Il aimerait qu’on prépare dans les groupes de
catéchisme un vrai « Mois de Marie », que le mois
du Rosaire soit célébré par un Rosaire perpétuel
et diverses manifestations, et que notre diocèse
honore les rendez-vous du 13 de chaque mois,
surtout au mois de Mai où un évènement diocésain
nous rassemblera.
Le chant du Salve Regina, selon le désir des
communautés et des pasteurs, pourra se poursuivre,
notamment à la fin des messes célébrées le
Samedi ou les jours de fêtes mariales. Mais il est
spécialement demandé qu’à la fin des autres
messes et le plus souvent possible, soit dite ou
chantée la prière ci-contre :
Pour continuer l’élan du Jubilé de la
Miséricorde, porter spirituellement
ECCLESIA’M 2020 ! et apporter de
la lumière dans les ténèbres qui
menacent, notre évêque propose au
diocèse, en ce 100
ème anniversaire
des apparitions de Fatima, une
année du Cœur Immaculé de Marie.
Reprise du communiqué du Vicaire épiscopal chargé de la Vie
spirituelle, père Christian Catayée (cf revue n° 535, p. 17
) ■
2017, une année
du cœur immaculé de Marie !
Visite notre diocèse, Seigneur, protège-nous !
Pour sanctifier nos âmes, délivre de l’ennemi
les familles, les paroisses, les jeunes, la société.
Apprends-nous, avec l’aide de la Vierge Marie,
comment Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise.
Cœur Sacré de Jésus… J’ai confiance en Toi ! Cœur Immaculé de Marie… Prie pour nous ! Et que tout esprit loue le Seigneur ! Amen !
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Qu’est-ce que le MS\.M ?
Le 8 mai 1972, lors d’un pèlerinage à Fatima, Don Stefano Gobbi, prêtre italien, sent
une inspiration intérieure qui le pousse à mettre toute sa confiance en Marie et qui
lui fait percevoir comment, par son intermédiaire, elle rassemblera des prêtres
du monde entier, ceux qui accepteront son invitation à se consacrer à son Cœur
Immaculé, à être fortement unis au Pape et à l’Église unie à lui, et à conduire les
fidèles dans le sûr refuge de son Cœur maternel.
C’est Marie qui a fait surgir ce Mouvement, en parlant au cœur de Don Gobbi
(+ 2011) par le moyen de locutions intérieures, et qui l’a répandu de manière
silencieuse et extraordinaire dans le monde entier sans structure, sans moyen
humain, sans publicité : plus de 100 000 prêtres diocésains et religieux dans le
monde se sont inscrits auprès du secrétariat international.
Au sein du Mouvement Sacerdotal Marial est apparu, dès 1974, le Mouvement
Marial, qui regroupe tous les fidèles non prêtres, qui sont aujourd’hui au
nombre de plusieurs dizaines de millions d’inscrits. Le nombre d’ailleurs est
sans importance, puisque le Mouvement est plus un « esprit » qu’une organisation.
Depuis le 10 juillet 2013, il est reconnu par l’Église comme une association privée de
fidèles, à laquelle l’évêque de Côme a donné la per\
sonnalité juridique.
Le MSM a pour but d'aider ceux qui le veulent à écouter la Sainte \
Vierge, et à collaborer
à l’œuvre du Saint-Esprit, à la louange de la très Sainte Trinité. Appartient donc à l'esprit
du Mouvement celui qui, inscrit ou non, se consacre au Cœur Immaculé de Marie et qui, cherchant à vivre
d'une manière cohérente et travaillant dans l'obéissance et pour le bien de l'Église, aide auss\
i tout le monde
à vivre la consécration à la Vierge.
Il est ouvert à tous, prêtres, diocésains et religieux, laïcs et religieux non prêtres, sans distinction d'âge et de fonction.
Cet abandon à Marie signifie pour tous, une prise de conscience plus aigüe de leur consécration faite à Dieu au jour
de leur baptême pour tous les fidèles et pour les prêtres, lors de leur ordination sacerdotale.
Cette année, centenaire des Apparitions de Marie à Fatima, est une année intensément mariale où notre Mère
du Ciel, Femme revêtue de Soleil, vient nous redire l’importance de la prière toute simple du chapelet, de la conversion
des cœurs, et combien nous comptons à son Cœur de Mère, à qui Dieu nous confie.
VIE DU DIOCÈSE
Le Mouvement
Sacerdotal Marial (MSM)
Une œuvre d'amour que le Cœur Immaculé de Marie
fait surgir aujourd'hui dans l'Église pour aider tous
ses enfants à vivre, dans la confiance et l'espérance filiale, les moments que nous vivons.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 8

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Le Mouvement se développe, à
l'intérieur de la vie ecclésiale, par
une activité typique qui consiste à
rassembler les prêtres et les fidèles
dans des rencontres de prière et de
fraternité, appelées "Cénacles".
Nos rencontres sont appelées ‘Cénacles’
parce que le Cénacle est cette chambre
haute où Jésus a institué l’Eucharistie,
où il a retrouvé ses apôtres après sa
Passion pour leur donner des preuves
de sa Résurrection, et où ils ont reçu
l’Esprit Saint, à la Pentecôte.
La structure des Cénacles est très
simple. À l'imitation des disciples, qui
étaient réunis avec Marie au Cénacle
de Jérusalem, on se retrouve ensemble.
Dans nos Cénacles, en prière avec Marie,
nous adorons Jésus dans l’Eucharistie,
nous invoquons l’Esprit Saint pour qu’il
vienne renouveler la face de la terre,
nous vivons, quand c’est possible, la
grâce du sacrement de la Réconciliation,
nous prions pour renforcer l’unité
dans l’Église et faisons l’expérience
d'une authentique fraternité. Les
Cénacles de famille sont aujourd'hui
particulièrement providentiels, vu les
attaques contre les familles et la grave
désagrégation de la vie familiale.
Le MSM est présent en Martinique
depuis plus de 30 ans ; il est connu
depuis le 13 juin 1985 et compte
aujourd’hui près de 800 membres
répartis dans une soixantaine de
cénacles de famille, de communauté
ou de paroisse.
Nos activités
Pour aller plus loin :
www.msm-france.com
Contacts : Contacts : Contacts
Josette : 06 96 23 38 22
ou Flore : 06 96 33 62 97
C’est bien cela que Marie m’a
appris au cours de ma vie de
prêtre. Je suis prêtre depuis 25
ans cette année. J’ai été ordonné
à Paris, par le Cardinal Lustiger,
en 1992, avec 19 autres jeunes
hommes. Et en 1994, deux jeunes
de 25 ans m’ont fait découvrir le
Mouvement Sacerdotal Marial,
dans lequel je suis entré très vite
et dont je suis, depuis 2013, le
responsable national.
C’est dire que presque toute ma
vie de prêtre s’est déroulée sous
la conduite attentive de Marie
qui s’est découverte à moi, tour
à tour, sous plusieurs aspects :
comme premier et plus parfait
disciple de son Fils, elle nous
apprend à l’écouter et à le suivre ; comme Mère attentive, elle veille
sur notre vie et s’occupe de tout
pourvu que nous la laissions faire ;
elle qui a conçu le Verbe – la
Parole – dans son Cœur avant de
le concevoir en son sein, elle nous
aide à entrer dans la connaissance
des Écritures ; c’est par la venue
sur elle de l’Esprit Saint que le
Fils du Père a assumé en elle sa
nature humaine, et c’est encore
de l’Esprit Saint qu’elle a été
comblée à la Pentecôte, alors
qu’elle priait avec les apôtres.
J’ai découvert, dans ces années,
comment il nous fallait recevoir
Marie pour Mère, et comment, à
l’exemple de saint Joseph, il fallait
prendre tout ensemble « l’Enfant
et sa Mère » si nous voulions être
enfants de l’Église.
En venant en Martinique pour
la 2 ème fois en janvier 2016,
j’ai été heureux de rencontrer
votre nouvel archevêque, des
prêtres remarquables et de voir
comment le Mouvement marial
se développait, avec de nombreux
fidèles qui sont pour les prêtres un
soutien par leur prière, leur amour
et leurs engagements.
Comme ils prient bien ! Comme ils
chantent avec ferveur ! Comme ils
sont attentifs à se laisser enseigner !
Mon cœur de prêtre a été heureux
de voir la foi de tous ceux là qui
sont venus prier avec leur Mère,
et qui composent une immense
famille, qui dépasse les frontières,
les langues, les couleurs et qui est
unie dans l’Esprit Saint.
■
Témoignage
du père Olivier Rolland,
vicaire de la paroisse Notre-Dame d’Auteuil (\baris)
et responsable national du MSM po\Mur la France
La joie de se confier en tout à Marie
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 9

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Projet paroissial :\.
Chaque année, lors des célébrations de la Mystagogie, les néophytes sont invités à
intégrer les groupes de leur choix sur la paroisse. Malheureusement, après quelques
mois, l’équipe du Catéchuménat des adultes est souvent alertée par plusieurs
responsables sur l’aspect fugitif de la présence, voire l’abandon de ces "nouvelles
plantes" au sein des groupes paroissiaux qu’ils ont choisi d’intégrer librement.
Ces adultes sont le plus souvent livrés à eux-mêmes jusqu’à décrocher radicalement.
Face à cette réalité, une petite équipe s’est composée :
- Père Jan Mielewski, curé de la paroisse de Ducos : validateur du projet très impliqué dans le cheminement et ne manque pas de répondre aux sollicitations de l'équipe
ainsi que des cheminants ;
- M
me Marie-Ange Pigeon de la paroisse de Ducos, responsable du service du
Catéchuménat Adultes
- M
me Marie-Klod L’Heveder-primeon de la paroisse du Diamant, animatrice de 1 ère
année, psychothérapeute gestaltiste de profession.
Ces derniers ont donc décidé d’accompagner les Néophytes adultes en les invitant à
se regrouper autour de rencontres spirituelles, leur permettant de garder éveillé l'Esprit
saint reçu à la Confirmation et au Baptême.
Objectifs de l’accco\b\.pagne\bent des néoph\.ytes volontaires :\.
- Rejoindre l’Autre dans sa difficulté, ses doutes, ses incertitudes, ses limites…
- Permettre aux Néophytes de garder en éveil l'Esprit saint.
Déroule\bent des ren\.contres :
- Rencontre à thème ou chacun est écouté, respecté dans son histoire et où il peut poser toutes les questions.
- Jour et heures : le jeudi ou vendredi soir, de 18h30 à 20h30
- Rythme : 1 fois par mois
- Lieu : la salle des baptêmes
Pour le bon fonctionnement du groupe, il a été demandé à tous les Néophytes de s’engager
comme ils l’ont fait lors des deux sacrements. Un cadre à également été établi par l’équipe
organisatrice.
Depuis 6 ans, on peut estimer à 4 par an le nombre de néophytes qui s'engagent dans des
mouvements pour une durée variable. Les groupes les plus sollicités sont la proclamation
de la parole, la catéchèse et les chorales. Il y a également un aumônier de la prison, des
animateurs du catéchuménat des adultes et des visiteurs de malades.
Nadiège Onier ■
Eglise en Martinique a choisi de mener une enquête sur la paroisse Notre-Dame de la
Nativité de Ducos. Avec l’aide de père Jan Mielewski et de toute l’équipe du Catéchuménat
des adultes, nous en apprenons beaucoup sur les Néophytes.
J’ai été confirmée en mai 2016. Je continue d’être suivie au sein du groupe d’accompagnement des néophytes.
Mon accompagnateur spirituel est Père Jan.
La Confirmation a été pour moi un moment très intense en émotions.
C’est comme un renouveau qui m’a donné davantage l’envie d’ap-
profondir ma foi et de la vivre différemment : témoignages de l’Evangile
dans ma vie, travailler plus pour Dieu…
J’espère jour après jour me rendre plus semblable au Christ.
Définition de néop\.hyte :
Du grec « neos » nouveau et « phutos »
plante, de « phuein » naitre, souvent
traduit par « nouvelles ou jeunes
plantes » : nouveau baptisé.
Un néophyte est une personne adulte
ou non qui vient de recevoir un ou
plusieurs sacrements de l'initiation
chrétienne : Baptême, Confirmation,
Eucharistie.
Qui sont les néophy\.tes ?
Les jeunes baptisés adultes portent
traditionnellement dans l’Eglise le nom
de «néophyte » en référence à la lettre
de Paul à Timothée (1Tm 3,6) où le
mot désigne celui qui est devenu, par
le baptême, une nouvelle créature. La
lettre aux Ephésiens emploie aussi ce
mot pour désigner le baptisé en tant qu’il
est rempli d’une nouvelle lumière. Aussi,
les étapes de l’initiation chrétienne ne
s’arrêtent pas aux rites célébrés la nuit
de Pâques. Le rituel conseille de vivre
et de célébrer après la vigile pascale
un temps complémentaire qu’il appelle
«mystagogie ».
Ense\bble des règles\.
fixant le déroule\be\.nt
d'un céré\bonial
Bien souvent, le néophytat consiste
en une catéchèse proposée au cours
de ces cinquante jours après Pâques.
Elle est appelée « mystagogie » parce
qu’elle aide les nouveaux baptisés à
mieux comprendre la vie divine qu’ils
reçoivent en participant aux mystères
que sont les sacrements. D’autres
moyens sont privilégiés : la pratique de
l’amour fraternel, le partage d’Evangile,
la participation à l’Eucharistie, etc.,
et permettent aux jeunes baptisés
d’acquérir une expérience plus vraie
et plus consciente de la vie chrétienne.
Source : http://www.catechese.catholique.fr/
actualites/
VIE DU DIOCÈSE
Les néophytes
profondir ma foi et de la vivre différemment : témoignages de l’Evangile
Nadiège OnierNadiège Onier
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 10

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L
a première séquence « Identifier
la souffrance » a été introduite par
M
me Carine Baude, psychologue
clinicienne, sur la base des témoignages
précédents. Elle a mis un mot sur des
comportements, des postures, des
paroles et explicité certains éléments à
prendre en considération, qui serviront
de base à une réflexion, voir à une
prise de conscience. Soignants comme
aidants sont sensibles à la souffrance
ou à la douleur des autres mais souvent,
dissocient la tête (l’intellect, la raison)
du corps et du cœur, donc des signes
et ressentis physiques, de leurs propres
émotions et sentiments, c'est-à-dire qu’ils
se maltraitent eux-mêmes. Ainsi, nous
pouvons reconnaître que la souffrance du
soignant et celle de l'aidant se rejoignent
dans le fait qu'elles sont supposées
inexistantes par les autres, par les
personnes aidantes ou soignantes elles-
mêmes. Leurs qualités personnelles
ou professionnelles supposeraient un
"antidote" à leur propre souffrance. Cela
entraîne souvent de la solitude, une
absence de soutien et particulièrement
une difficulté à demander de l'aide.
La deuxième séquence portait sur
l’éclairage biblique. Le père Thierry
Aurokiom, prêtre accompagnateur de
l’aumônerie du Centre pénitentiaire de
Ducos et aumônier à l’hôpital Clarac
(soins palliatifs), a fait remarquer que
Jésus a fait de la souffrance sous toutes
ses formes « son adversaire et non son
allié » ; il a « déconnecté » la souffrance
physique (maladies…) d’avec le péché.
A ce sujet, il y a un texte particulièrement
parlant qui est le récit de la guérison de
l’aveugle de naissance (Jean 9,3). Par sa
Passion, sa Mort et sa Résurrection, Jésus
s’est identifié à tous les souffrants de la
terre. En nous donnant son Fils, Dieu le
Père nous a montrés jusqu’où pouvait
aller son Amour. Dans ses blessures
d’amour, nous sommes guéris !
Puis, débuta la troisième séquence
« Comment faire une fois que cette
souffrance est identifiée, pour vivre
mieux et s’en libérer ? ». Mme Marie-
Michelle Hilaire, psycho-sociologue,
commence son exposé en nous
présentant les cinq blessures affectives
décrites par Lise Bourbeau. Il s’agit de la Trahison, le Rejet, l’Abandon,
l’Humiliation et l’Injustice. Suite à ces
blessures, nous ressentons une ou
plusieurs émotions. Une émotion
exprimée, donc libérée dure environ
trois minutes (la colère, la peur, la
tristesse, la joie ou l’amour …). Mais,
si l’émotion ou les émotions ne sont
pas exprimées, il y a accumulation et
« la cocotte minute explose »…. Or
dans notre société martiniquaise, nous
avons appris très tôt et le plus souvent,
à réprimer et à contrôler nos émotions.
En conclusion, SOYONS BIENVEILLANTS
ENVERS NOUS-MEMES, PRENONS LE
TEMPS DE NOUS AIMER, D’ETRE A
L’ECOUTE DE NOTRE CORPS ET DE
NOS EMOTIONS, pour prendre soin de
l’AUTRE AVEC EMPATHIE.
Mme Dominique Angeon,
responsable diocésaine ACMSS
et vice-présidente de la FEMAC/M
■
Le 8 avril 2017, l’Action Catholique des Mouvements Sanitaires et Sociaux (A.C.M.S.S)
invitait les aidants familiaux et les soignants à un forum à la salle paroissiale de l’église
de Balata, de 9h à 12h. Les aidants familiaux ont pu exprimer un vécu au quotidien qui
n’est pas toujours facile émotionnellement et physiquemen\mt, ainsi que les soignants. Le 8 avril 2017, l’Action Catholique des Mouvements Sanitaires et Sociaux (A.C.M.S.S)
La souffrance
des aidants
familiaux,
la souffrance
des soignants :
deux souffrances
qui se rejoignent ?
Contact : Contact : Contact :
Association Martiniquaise
des Aidants Familiaux (AMAF) Tél : 0696 92 80 45
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 11

Page 12
L
e thème : " Les situations
conflictuelles à l'école " avait
été présenté, du point de vue
spirituel par notre aumônier le père
Alain Ransay. Puis Mme L'Heveder,
psychothérapeute Gestaltiste avait
proposé un exposé sur les questions
liées au conflit :
- Peut-on prévenir le conflit ? Si oui,
comment ?
- Quel doit être mon attitude lors d'un conflit ?
- Est-ce que le Seigneur a quelque chose
à voir dans les conflits que je dois
assumer ?
- Est-ce qu’il y a de bons conflits ou de bons combats ?
Les participants étaient invités à
débattre en carrefour. Ce temps de
partage très apprécié a été suivi d'une
mise en commun, et d'une synthèse en
grand groupe. Des propositions ont été
partagées et relevées. En conclusion,
selon le père Alain Ransay : Il n'y a de
bon conflit que dans la mesure où il
est inévitable et qu'il nous a permis de
progresser. Autant que faire se peut, il
faut éviter les conflits.
Selon M me L'Heveder, Le désaccord
amène la nouveauté. L'important est
de construire du nouveau. On peut
transformer le conflit en quelque chose
de très enrichissant.
Ces temps d'enseignements ont été
animés tout au long de la matinée par
la prière.
Cette rencontre s'est clôturée par la
célébration eucharistique à laquelle
étaient conviés les paroissiens de
Bellevue.
Un mois plus tard, le lundi 10 avril, le
lendemain du dimanche des Rameaux,
les Equipes Enseignantes organisaient
leur Assemblée générale annuelle.
Pour la deuxième fois de l'année, c'est
la paroisse de Bellevue et son curé, le
Père Alain Ransay, qui accueillaient les
membres de l'association pour ce temps
fort du mouvement.
Après la prière et le mot d'accueil du
président, les différents rapports
ont étés présentés et mis aux voix.
Nouvellement nommée Chevalier
des Palmes Académiques, notre Vice-
Présidente Sonia Potorel, Docteur en
langue anglaise, nous a fait part de
son départ pour la France hexagonale
afin d'exercer de nouvelles fonctions
au sein de la Francophonie. De ce fait,
elle rejoindra le CDEP (Les Chrétien de
l'Enseignement Public) de Paris.
Puis un très beau film documentaire
retraçant la vie et l'œuvre du Professeur
Jérôme Lejeune a été projeté. On y
apprenait que M. Jérôme Lejeune avait
découvert, en 1959, le chromosome
responsable de la trisomie 21. Le combat
de cet homme pour la valeur de la vie
humaine dès les premiers stades du
développement de l’embryon et sa
détermination face à ses détracteurs
ont profondément ému l’assemblée.
La messe célébrée par notre aumônier
le père Alain Ransay a conclu cette
matinée riche en émotions.
Après la bénédiction d'envoi, les
participants ont partagé sur place un
pot de l'amitié.
Christophe HONORE,
Responsable diocésain des EEM
■
Le 3 mars dernier, la première rencontre des Equipes Enseignantes de la Martinique
se déroulait à la salle Gauthier de la paroisse de Bellevue, et avait attiré un nombreux
public d'enseignants\m et de personnels de l’Education.
Carrefours (3 mars 2017- Entrée en Carême)Carrefours (3 mars 2017- Entrée en Carême)Carrefours (3 mars 2017- Entrée en Carême)Carrefours (3 mars 2017- Entrée en Carême) Mme L'heveder, psychothérapeute GestaltMme L'heveder, psychothérapeute GestaltMme L'heveder, psychothérapeute GestaltMme L'heveder, psychothérapeute Gestalt
VIE DU DIOCÈSE
Les Equipes Enseignantes de la Martinique :
Un début d'année ric\Mhe d'enseignements
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 12

Page 13
M
édecin et pionnier de la
génétique, le professeur
Jérôme Lejeune découvre la
trisomie 21 en 1958. Dès lors, il donne
sa vie à ses patients, consacrant ses
qualités de chercheur à la quête d’une
solution thérapeutique et sa mission
de médecin à l’accueil et aux soins de
ses malades. Atteints d’une maladie
génétique affectant leur intelligence, les
trisomiques 21 étaient alors mis à l’écart
de la société, moqués pour leurs traits
étirés et leur démarche maladroite,
leurs familles montrées du doigt. Le
professeur Jérôme Lejeune n’aura de
cesse de les soigner, d’améliorer leurs
conditions de vie, de défendre leur
dignité d’être humain. Il déploiera toute
son énergie et son génie à mettre au
point des traitements thérapeutiques
afin de mettre en échec la déficience
intellectuelle. Hélas, il mourra
d’épuisement en 1994, sans avoir trouvé
le moyen de les guérir. La Fondation
Jérôme Lejeune, créée en 1995, prendra
alors sa succession.
Au lendemain de la mort du professeur,
le pape Jean-Paul II écrivait que son
ami, « Frère Jérôme », avait pleinement
assumé la responsabilité particulière
de savant, prêt à devenir un signe de
contradiction dans une époque devenue
permissive. Défenseur ardent de la vie
et d’une médecine au service réel des
malades, son procès de béatification est
actuellement en cours à Rome. La Fondation Jérôme Lejeune a fait du
chemin depuis sa création. Avec plus de
8500 patients, elle est devenue le lieu de
consultation le plus important au monde
pour les personnes avec une déficience
intellectuelle d’origine génétique. La
Fondation leur offre un service médical
tout à fait singulier en leur proposant, en
un même lieu et au cours d’un seul rendez-
vous, toutes les expertises dont ils peuvent
avoir besoin : pédiatre, généticien,
gériatre, psychologue, psychiatre,
orthophoniste… Simultanément,
la Fondation a considérablement
développé la recherche thérapeutique en
finançant des programmes scientifiques,
en signant des partenariats avec des
laboratoires et des universités, en
intégrant des chercheurs dans son
équipe pour conduire avec ses patients
les premiers essais cliniques. Tout ce
travail est sur le point de porter ses
fruits, avec la perspective de nouveaux
médicaments. Le professeur Lejeune
l’avait prédit lorsqu’il affirmait que nous
trouverons, car c’est un effort intellectuel
moins grand que d’envoyer un homme
sur la lune. Nous savons qu’il est possible
de trouver les médicaments nécessaires
pour soigner les personnes trisomiques.
Reste à atteindre ce but. Pour cela, il suffit
de le vouloir et de refuser la dérive d’une
médecine sélective qui parfois préfère
tuer le patient quand elle ne sait pas le
soigner : actuellement en France, 96%
des enfants détectés trisomiques in utero
sont éliminés.
Confrontée à une société devenue
eugénique et transhumaniste, la
Fondation Jérôme Lejeune s’est fait
connaître en prenant la défense
de la vie, de la conception à la mort
naturelle. Par la force des choses,
devant l’indifférence générale face
aux innombrables transgressions
éthiques qui modifient chaque jour
les perspectives de notre civilisation,
la Fondation est devenue avocat de
la vie, fondant sa prise de parole sur
l’héritage scientifique et éthique laissé
par le professeur Lejeune. La Fondation
Jérôme Lejeune est à la Martinique pour
rencontrer les prêtres et enseignants,
éducateurs, professionnels de santé
et étudiants, hommes politiques et
familles : tous ceux qui souhaitent
réfléchir aux enjeux d’une science qui
sert la dignité de la personne ou au
contraire s’en affranchit. ■
Conférences publiques :
Le 9 mai, à 18h, à \M La favorite
le 10 mai, à 18h, à \M Bellevue
La Fondation Jérôme Lejeune, représentée par son Président Jean Marie Le Méné, et son
directeur général Thierry de La Villejégu, est attendue à la Martinique, du 6 au 12 mai,
invitée par Mgr David Macaire à témoigner de la vie du professeur Jérôme Lejeune et des
missions qu’elle remplit à sa suite, dans les domaines de la médecine, de la recherche
et de la défense de la vie.
Pr LejeunePr LejeunePr LejeunePr Lejeune
Une délégation de la Fondation Jérôme Lejeune
en visite dans le diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 13

Page 14
C
et événement est l’occasion unique pour toutes les
générations qui ont fréquenté l’établissement de se
retrouver et de partager des moments exceptionnels.
Le dîner prestige du 23 janvier a marqué le début des festivités
qui se dérouleront tout au long de l’année 2017. Le 7 avril, les
« choralies » organisées en nocturne dans les jardins de l’école
ont connu un vif succès : anciens élèves et parents, amis et
sympathisants ainsi que toute la communauté scolaire ont été
enchantés de la manifestation. Nous adressons nos plus vifs
remerciements à toutes les chorales qui y ont participé (Ecole
de la Maîtrise, Séminaire Collège, Externat de Redoute, le Chœur
du Morne-des-Esses, Exultet et Spirituel voices)
La journée Portes ouvertes du 13 mai sera une occasion
particulière de réunir anciens, nouveaux et sympathisants
dans l’enceinte de l’établissement. Vous y êtes cordialement
invités (voir flyer).
En voilà quelques éléments du programme de la journée : 9h : messe
10h30 : accueil à l'école au son du groupe Tambou NDD et pot d'accueil
11h : discours d'ouverture
(voir Flyer pour la suite du temps fort)
Deux autres rendez-vous à noter dans votre agenda :
le midi/minuit du 2 juillet 2017, au domaine de Rivière
Blanche à Saint Joseph, et le dîner de clôture du centenaire
en décembre au Lycée de Bellefontaine.
L’équipe éducative de l’Externat Notre Dame de Redoute ■
La petite école Externat Notre Dame , plus communément appelée « Petit Couvent de
Redoute », est à l’honneur cette année. Elle fête en effet ses 100 ans.
VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE
L’Externat Notre Dame de Redoute :
une vieille dame de 100 ans
1917 - 2017
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 14

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Temps fort pascal au Morne-des-Esses
A
travers des séquences tantôt
jouées, tantôt sous forme de
tableaux ponctués de chants,
ce petit groupe de jeunes a vécu une
expérience inoubliable de transmission
et de témoignage de leur foi.
La chorale Les Ménestrels a clôturé la
soirée par une représentation de la
Passion en créole. Les acteurs n’ont
pas démérité et le spectacle fut de très
grande qualité.
La forte participation du public lors de
cette animation fût un moment de grâce,
d’accueil par les sens de la Parole de
Dieu.
Maryse Sébastien
Responsable du mouvement Scouts et guides du Morne-des-Esses
■
Le lundi saint, les Scouts et guides ont présenté à la communauté de Saint Paul du
Morne-des-Esses, en première partie de soirée, une mise en scène de la création haute
en couleur. Ce temps fort cadrait très bien avec les activités « Spiritualité et vie scoute »
et « Expression artistique » du Mouvement.
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 7 mai :
- 7h30 : Messe à Régale à l’occasion des 60 ans de la paroisse
- 11h30 : Messe au Foyer de Charité pour les 50 ans de présence des Equipes Notre-Dame en Martinique
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 8 mai :
- 8h30 : Messe à la cathédrale de Saint-Pierre en mémoire des victimes de l’éruption du 8 mai 1902
Du lundi 8 au mercredi 10 mai :
- Visite pastorale du district du sud
Mercredi 10 mai :
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 11 mai :
- 9h : Messe à la cathédrale pour les policiers morts en service
- Cours de théologie spirituelle
Vendredi 12 mai :
- Visite à la communauté du Chemin Néocatéchuménal
Samedi 13 mai : Célébration du 100 ème anniversaire
des Apparitions de Fatima au Morne-Rouge
-10h : Messe
- Rencontre avec les confirmands élèves de Saint-Joseph de Cluny, à la Communauté du Chemin Neuf
Dimanche 14 mai :
- 9h30 : Confirmation à la paroisse de Trinité
- 15h : Confirmation des recommençants à la cathédrale Saint-Louis
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 15 mai :
- Conseil d’Administration de l’Association Diocésaine de la Martinique
Mardi 16 mai : Conseil épiscopal
Mercredi 17 mai :
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 18 mai :
- Cours de théologie spirituelle
Samedi 20 mai :
- 7h30 : Confirmation à la paroisse de Sainte-Anne
- 10h : Confirmation à la paroisse du Marin
- 17h : Confirmation à la paroisse de Macouba (pour les paroisses de
Macouba et Grand-Rivière)
Dimanche 21 mai :
- 8h30 : Confirmation au Fort Saint-Louis
- 11h : Célébration commémorative de nos ancêtres esclaves (au stade Georges Gratiant du Lamentin)
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
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Dans le cadre du 22 mai, Mgr Macaire propose de commencer une neuvaine pour
l'abolition de l'esclavage, à compter du 13 mai. Il la conclura lors des vêpres solennelles
du 21 mai, et priera pour la guérison \mdes blessures de l'escavage.
L'évêque invite tous les fidèles et les hommes de bonne volonté à prier pour préparer
spirituellement le 22 mai, en vue de la Réconciliation à laquelle il appelle tous les Antillais.
Psaume 85 (84) :
« Tu as aimé, Seigneur, cette terre, Tu as fait revenir les déportés
de Jacob ;
tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa faute ; (…)
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ;
qu’ils ne reviennent jamais à leur folie !
Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera
notre terre.
Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.
Gloire au Père, au Fils et au Sa\mint-Esprit…
Notre Père…
Prions :
Seigneur ! Le 22 Mai nous commémorons la fin de
l’esclavage et de la traite négrière aux Antilles. Les
conséquences de ce drame et des crimes commis
sont encore sensibles dans ce monde où tu nous
envoies bâtir avec tous la Civilisation de l’Amour.
Elles entravent l’évangélisation et la vraie libération
de notre société.
Toi qui a permis la réconciliation des peuples moins
de cinquante ans après les guerres mondiales du XX e
siècle et les crimes contre l’humanité perpétrés entre
eux, donne aux peuples des Antilles et de la Guyane
la grâce de l’Unité dans la Vérité.
En ce Jubilé de la Miséricorde, alors que de nombreuses
personnes issues des différentes composantes de
la société antillaise appellent à une réconciliation
réparatrice, nous nous tournons vers Toi : que la
Justice et la Paix s’embrassent, que l’Amour et la Vérité
se rencontrent sur notre terre et dans nos cœurs et
qu’ainsi la Grâce surabonde là où le péché a abondé
(Rm 5,20).
Par l’intercession des saints Onésime et Philémon,
esclave et maître, devenus des « frères très chers dans
le Seigneur » (Phil 1,16) qu’aucun antillais quelle que
soit son origine ou la couleur de sa peau ne demeure
esclave d’aucune haine, ni d’aucune injustice.
AMEN !
Notre Dame de la Délivr\mande :
Priez pour nous. (3 fois)
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort de France
■
Neuvaine pour l’abolition de l’esclavage
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 16

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Un grand champ à moissonner…
Pourquoi une Journée de
prière \bondiale pour les
vocations ?
Il est bon de se rappeler la demande
du Seigneur Jésus : « Priez donc le
maître de la moisson d’envoyer des
ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38).
Depuis plusieurs années, le manque
manifeste de prêtres nous a fait céder
au pessimisme, alors que Dieu dans
son infinie bonté ne cesse d’appeler
ses enfants à Le suivre.
L’Eglise, en proposant cette Journée
mondiale de prière pour les
vocations, nous rappelle que le
Seigneur est toujours à l’œuvre, et
qu’Il faut raviver notre confiance.
Le pape François, dans son message à
l’occasion de cette Journée, rappelle
l’expérience des disciples d’Emmaüs.
Avant de rencontrer le Ressuscité, ils
ont laissé la tristesse prendre la place
de la joie de l’Evangile. Au contact
de Jésus, leurs cœurs redeviennent
brûlants. Et du coup, ils redeviennent
missionnaires.
Cette Journée est donc un appel à la
joie, à la confiance, à l’audace pour
fuir tout découragement.
Que veut dire prier pour les
vocations ?
Nous pouvons rendre grâce, car de plus en
plus de jeunes et moins jeunes entendent
l’appel du Seigneur et commencent -même
timidement- à se mettre en marche avec le
Seigneur.
Cependant, le constat est le suivant : les
bruits, la radio, la télé, les distractions
modernes et les agitations intérieures
étouffent cet appel qui est comme « le
murmure d’une brise légère » (1 R 19, 12).
Prier pour les vocations est de l’ordre d’un
acte de foi. C’est redevenir audacieux et
nous tourner vers le Seigneur afin qu’Il
nous donne des prêtres et des consa-
cré(e)s. C’est prier pour que nos « brouil-
lages intérieurs » ne nous empêchent pas
d’entendre et de reconnaître la voix du
Bon Pasteur qui nous dit : « demandez et
on vous donnera » (Mt 7,7).
Co\b\bent les co\b\bunautés
sont-elles concernées par la
question des vocati\.ons ?
Il est question de notre responsabilité.
Pas seulement de la mienne en tant que
délégué de l’Evêque. Pas seulement des
prêtres et des consacrés. Mais de toutes
les communautés, à commencer par les familles, qui doivent créer un climat
favorable à l’écoute de l’appel de Dieu.
Si deux d’entre vous sur la terre se mettent
d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux
cieux. En effet, quand deux ou trois sont
réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux
(Mt 18, 19-20).
Aussi, j’encourage les familles, les
communautés paroissiales, les PCE, les
délégués à la pastorale des jeunes et des
vocations, les responsables des servants
d’Autel… à imaginer des veillées de prières
et des temps de rencontres et de partages
avec les prêtres et les consacré(e)s. Mais
pas seulement ça. Comment pouvons-nous
être un signe de soutien et d’encouragement
vocationnel pour les jeunes et les moins
jeunes si nous laissons la place aux
cancans, aux ragots, aux luttes de pouvoir
comme dans le monde ? Si nous sommes
en contradiction avec l’Evangile ? Il y va
de la conversion de nos mentalités et
des structures et du coup je rends grâce
pour
ECCLESIA’M 2020 ! qui nous aidera à
innover pour soutenir la dynamique de la
pastorale des vocations.
Que la Vierge Marie, Notre Dame de la
Délivrande, nous soutienne. Que Saint
Dominique Savio intercède pour nous. ■
Le 4 ème dimanche de Pâques est la Journée mondiale de prière pour les vocations,
particulièrement pour les vocations sacerdotales et religieuses. La \b4
ème Journée
intitulée « Poussés par l'Esprit pour la mission » se déroulera le dimanche 7 mai
2017. Le père Emmanuel Chaulvet, Délégué de l’Evêque à la pastorale des vocations,
nous aide à en sais\mir le sens.
LES VOCATIONS DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 17

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Est-ce que tu m’aimes ?
C
ette question est terrible,
n’est-ce pas ?! Elle s’adresse à
Pierre dans un moment assez
impressionnant de l’Évangile.
Tout d’abord, Celui qui pose la question
a encore dans ses mains la marque
des clous et sur sa tête les traces de
la couronne d’épines. Il a souffert
terriblement, cloué sur une croix, peu
de jours avant et, surtout, Il est mort et
ressuscité. Ce n’est pas tous les jours
qu’on dialogue avec un ressuscité !
Ensuite, c’est une conversation intime,
au bord d’un lac, après une pêche
miraculeuse. Un filet rempli de gros
poissons, comme ça, instantanément !
Cela montre que Celui qui parle vient du
Ciel. Il sait ce qu’Il dit, on sait qui Il est :
c’est un dialogue qui a un goût d’éternité.
Par contre, celui à qui s’adresse la
terrible question est celui-là même
qui a lâché trois fois son ami au pire
moment de son existence, lorsque
tous l’abandonnaient. Les deux se
retrouvent pour la première fois seul à
seul. La question est posée trois fois. Elle
s’enfonce peu à peu, avec Miséricorde,
dans l’esprit de l’homme qui l’entend…
« Est-ce-que tu m’aimes ? ».
Aujourd’hui, comme Pierre, nous serions
nombreux à répondre OUI à la question
de Jésus : « OUI, Seigneur, tu sais tout,
tu sais bien que je t’aime ! ». Mais,
attention, à moins d’être totalement
inconscient, c’est une réponse bien
dangereuse. On sait ce qu’il en a coûté
à Pierre et aux autres apôtres. Ils ont
donné leur vie. D’ailleurs, Jésus ne nous
trompe pas : dire « oui », c’est parfois
aller « là où l’on ne souhaite pas ». Pierre
et les autres apôtres, devenus des amis
de Celui qui était mort pour eux, sont
allés jusqu’au bout de ce OUI. Ils ont
donné leur vie.
Et nous, aujourd’hui, qui n’avons même
pas vu Jésus mourir d’amour sur le
calvaire aux jours de sa chair !? Que vaut
notre OUI ? Est-ce un OUI- sentimental
qui s’envolera dès qu’un autre amour,
une difficulté, un doute viendra ? Est-ce
un OUI-de-politesse, parce qu’on nous a
appris au catéchisme à dire qu’on aime
Jésus ? Est-ce un OUI-sous-condition, si
ma vie ressemble à ce que j’ai prévu et
que Jésus ne dérange pas mes plans ?
Un ami répond-il ce genre de OUI-mé-
pa-déranjé-mwen, OUI-mé-pa-alé two
lwen à celui qui l’aime ?
Cependant, chers frères et sœurs,
nous L’avons vu, 1000 fois, à chaque
eucharistie, mourir et ressusciter sur
l’autel entre les mains du prêtre ! Jésus
est trop beau, trop donné, son amitié
pour nous lui a coûté trop cher, pour
que nous passions rapidement sur la
réponse à sa question « est-ce que tu
m’aimes ? »
Certes, le OUI à Jésus est trop grand, trop
surdimensionné par rapport à notre
cœur, trop lourd de conséquences
dans nos vies. Il nous fait peur et
nous dépasse. Seuls des inconscients
peuvent répondre à l’Amour par
l’amour, car Aimer c’est tout donner !
En vérité, cette question est terrible, elle
nous place dans une impasse : ne pas
dire OUI est un affront, mais dire OUI
est trop fort pour nous…
Heureusement, ce n’est pas avec nos
propres forces que nous répondons. Comme pour l’apôtre, le contexte est
surnaturel : une rencontre incroyable
entre une créature et son Dieu. C’est
poussés par l’Esprit que nous sommes
rendus capables d’entrer dans le
chemin de l’intimité et du réconfort
de Jésus. C’est entourés par l’Eglise,
la Vierge Marie, les saints, les fidèles,
les pasteurs et les autres amis de Jésus
que nous pouvons être disposés pour
une aventure sans limite jusqu’à la vie
éternelle.
La Mission qui s’ouvre à celui ou
celle qui dit « OUI », le (la) conduira
peut-être jusqu’au bout de la terre
et certainement jusqu’au bout de
lui(elle)-même. Avec l’Esprit, il (elle)
vaincra les ténèbres en lâchant ses
pauvres lumières pour l’unique
Lumière. A la suite de Jésus, il (elle)
ira loin, traversera les ravins de la mort,
avec, pour unique filet, toujours et
partout, les bras d’Amour du Crucifié.
La vocation fait peur. C’est normal.
Mais n’oublions jamais qu’elle est
une histoire d’amour. Une réponse
d’amour suscitée par l’Esprit d’Amour,
une re-création du Dieu d’Amour qui
peut faire de nous des missionnaires
de l’amour.
« Est-ce que tu
m’aimes ? » est l’unique
question de Dieu.
« Est-ce que tu L ’aimes ? » est l’unique
question de l’Eglise à chacun de ses
enfants.
« Est-ce que je L ’aime ? » est l’unique
question de notre vie.
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Le Comité diocésain de la Pastorale des vocations propose de découvrir le mot de
Mgr David Macaire à l'occasion de la Journée\m mondiale de prière pour les vocations.
LES VOCATIONS DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 18

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Té\boignages…
Faire rayonner l’amour de Dieu dans sa maison, être le plus proche possible de la volonté du Seigneur.Faire grandir dans la foi et le respect de l’autre, montrer l’exemple à ses enfants n’est pas toujours simple.
La vie en couple ressemble parfois aux montagnes russes. Mais malgré les hauts et les bas, il s’agit pour
moi d’avancer en réalisant que le plus important est la communicat\
ion et le respect due à mon épouse.
Tout cela est un combat au quotidien.
Chaque épreuve que Dieu permet sur notre route, fortifie l’amour dans le couple.
Mon rôle de chef de famille est de protéger les miens de toutes mes forces, mais surtout avec l’aide de Dieu afin de leur
apporter de la joie, du bonheur et de l’amour. Une vocation est avant tout une grâce de Dieu qui appelle et invite l’homme à répondre. La
réponse de l’homme s’exprime par un « oui » parfois faible, timide et hésitant. Mais Dieu se
montre toujours rassurant. Dieu m’a appelé à devenir prêtre et je suis heureux de l’être et de lui consacrer
ma vie pour son saint service et celui de mes frères.
Heureux ceux qui répondent à l’appel d’Amour de Dieu. Malgré \
les vents contraires… il y a une joie infinie
et indescriptible à être prêtre, religieux ou religieuse. Réjouissez-vous vous tous qui avez la vocation… car le
Seigneur vous aime d’une manière particulière.
Seigneur, je te remercie de ton appel. En effet vers l’âge de 12-13 ans, en lisant la Parole de Dieu, un appel retentit en mon cœur : "J’ai soif". Cela a eu une résonance forte dans mon
cœur. Je me suis sentie appelée à être missionnaire, à vouloir faire connaître Jésus à tous, car
j’ai senti qu’Il m’aimait beaucoup. Il y a eu des hauts et des \
bas. Je me suis engagée après la
confirmation à aider les catéchistes. Puis, après mes études, j’ai demandé à entrer au couvent. Je loue le Seigneur pour tout.
Je suis religieuse depuis bientôt 50 ans. Jean-François
montre toujours rassurant. Dieu m’a appelé à devenir prêtre et je suis heureux de l’être et de lui consacrer
ma vie pour son saint service et celui de mes frères.
Heureux ceux qui répondent à l’appel d’Amour de Dieu. Malgré \
les vents contraires… il y a une joie infinie
et indescriptible à être prêtre, religieux ou religieuse. Réjouissez-vous vous tous qui avez la vocation… car le
père Crépin Hounza
Action de grâce
de Sr Marie-Pierre GD
(Sr de Saint-Joseph de Cluny)
Depuis de nombreuses années, le Saint Patron du foyer vocationnel en Martinique est
Saint Dominique Savio. Aussi, le Comité diocésain de la Pastorale des vocations vous
présente la prière officielle pour les vocations. Cette prière est aussi une neuvaine
que l’on peut renouveler à tous moments, suivie \md’une dizaine de ch\mapelet.
Saint Dominique Savio, priez pour nous !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 19

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Travailler au service des vocations est un long chemin. La première fois que j’entendais parler de Vocation,
je l’ai de suite assimilée au fait de devenir religieuse. Cela ne m’avait guère enchantée.
Après quelques séances de travail, j’ai rapidement compris que chacun est appelé de manière particulière à
aimer. Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même.
En tant que membre du Comité diocésain de la Pastorale des vocations, j’ai découvert que ce rôle suggère bien des res-
ponsabilités. La tâche n’est pas simple mais elle est enrichissante. Pouvoir toucher chacun et faire prendre conscience que
la vocation est le piment d’une vie n’est pas chose aisée.
L’atout de ce comité réside dans sa composition : religieuse, laïque consacrée, père et mère de famille, époux et épouse, jeunes à la recherche
de leur vocation, prêtre. Tous les visages de notre Martinique représentés afin de réfléchir et mettre en place des projets rendant la compré-
hension de la vocation accessible à tous. Le plus difficile a toujours été de dédramatiser ce mot et en faire un trésor plutôt qu’un fardeau.
Etre membre du Comité des Vocations suppose la mise en lumière de cette recherche. Comment être certain que ce que nous proposerons,
aidera réellement les autres ? Comment apporter la réponse juste ? Comment captiver les jeunes \
? Comment faire de la Vocation un objet
de réflexion profonde, personnelle et vécue en famille ?
Toutes ces questions sont au cœur de nos réunions de travail et des actions menées. Le Seigneur nous offre la grâce de voir les jeunes
s’engager, mais surtout poser des actes, lors des retraites vocationnelles que nous mettons en œuvre.
Travailler avec des personnes revêtant les différentes couleurs de l’Eglise m’a énormément apporté. Cela a rendu les religieuses plus
accessibles, ouvert le champ des possibles à travers les laïques consacrées, présenté un visage aimant de la famille, véhiculé la joie des
prêtres. Le travail au sein de l’équipe rend le mot « vocation » agréable et plein de promesses. La promesse qu’en trouvant ma vocation,
je trouverai le bonheur.
Il faut tout donner, pas de demi-mesure possible. J’avais 33 ans et j’étais loin de l’Eglise, avec tous mes rêves et mes travers. Et le Maître de la vie, Jésus le Christ, va poser un sceau sur mon cœur pour Le suivre dans la radicalité de l’Evangile avec l’assurance que son amour
ne me quittera jamais. Naitra ainsi en moi le désir de l’aimer et de le faire aimer.
J’ai compris que le Seigneur m’appelait à la vie consacrée e\
t je me suis offerte à Jésus Eucharistie. L’expérience de Théodelinde
Dubouché - en religion Mère Marie Thérèse du Cœur de Jésus, fondatrice de la congrégation d\
e l’Adoration réparatrice - m’a séduite.
Offrir toute ma vie à Dieu et vivre au cœur du monde : c’est la forme qu’a pris mon appel. A la suite d’une formation de plusieurs années,
je me suis consacrée à Dieu par les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans "L'Union Thérèse de Jésus", groupe de laïques
consacrées qui reçoit du Carmel sa spiritualité et son sens missionnaire.
Ma vie s'appuie sur l’oraison et l’adoration eucharistique pour aimer le Dieu Trine et me laisser aimer.
Depuis mon ‘oui’, la joie et la paix intérieure m’habitent, me guident et me soutiennent.
Les années ont passé et je peux dire avec Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Oh mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux
chanter vos miséricordes. »
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 13)\
.
« Ne crains pas car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi, tu comptes be\
aucoup à mes yeux, tu as du prix et moi je t’aime.
Ne crains pas car je suis avec toi. » (Is 43, 1 et 4).
Ces paroles bibliques sont pour moi dons de Dieu sans cesse à recevoir, une promesse toujours à réaliser, combat à livrer chaque jour.
Elles sont un roc sur lequel se construit ma vie jour après jour. Car pour aimer, il faut du temps et de multiples purifications, des morts à
soi pour des résurrections nouvelles.
Mon impression d’entendre battre le cœur du monde allume en moi un grand désir de faire aimer l’Amour afin que tous découvrent qu’ils
sont aimés. C’est pour cela que transmettre la foi est pour moi une mission de chaque jour afin que Jésus manifeste son grand Amour.
J’ose dire comme Sainte Thérèse de l’enfant Jésus : « Je ne me repends pas de m’être livrée à l’amour ! »
Té\boignages…
Travailler au service des vocations est un long chemin. La première fois que j’entendais parler de Vocation, Travailler au service des vocations est un long chemin. La première fois que j’entendais parler de Vocation, Géraldine
Josette C.
(Consacrée – Union Thérèse de Jésus)
LES VOCATIONS DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 20

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544 – question aux jeunes
Question aux jeunes sur facebook
recueillis sur la
page Facebook
de père Olivier-
Marie Lucenay
Question aux jeunes
Qu’est-ce qui
est à la mode aujourd’hui ?
544 – question aux jeunes
La Vierge pèlerine revient !
Très prochainement, un album souvenir du pèlerinage de l’icône « Marie, Mère de Miséricorde » à découvrir dans le diocèse.
Merci de lui faire bon accueil !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 mai 2017 – n° 544 21

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Dimanche 14 mai 2017
Comment vivre la miséricorde ?
Rediffusion
Qu’est-ce que la miséricorde ? Cette année jubilaire a-t-elle abouti à une conversion spirituelle de l’Église, comme le souhaitait le
pape François. Comment les missionnaires de la miséricorde agréés par le Saint Père, ont-ils rayonné dans les différentes paroisses
et quel a été leur rôle ? Quel lien faisons-nous entre la miséricorde et le sacrement de réconciliation ? Dieu m’est témoin revient sur
cette année jubilaire.
Dimanche 21 mai 2017
Que faire face à la violence ?
Près de 3,7 millions de crimes et délits ont été enregistrés en France en 2016 par la police et la gendarmerie. Parmi les départements
les plus touchés, la Guyane bat tous les records, avec plus de 23 faits de violence pour 1 000 habitants. La Guadeloupe, la Martinique
et La Réunion ne sont pas en reste, et se placent dans le top 10 des départements les plus dangereux. Dieu m’est témoin souhaite
se pencher sur ces violences qui sont présentes dans nos sociétés.
Dimanche 21 mai 2017
Entreprendre et réussir
La santé, la recherche, l’automobile, la restauration ou encore l’énergie... Le nombre de créations de startups s’est envolé. Cette
semaine, Dieu m’est témoin s’intéresse à ces entrepreneurs ultra-marins qui réussissent à monter leur société malgré un contexte
économique difficile. Quels obstacles et difficultés ont-ils surmontés ? Quel est le secret de leur réussite ? Autant de témoignages
qui illustrent que, malgré les difficultés économiques, entreprendre et réussir est possible et donne de l’espoir !
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\m MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - \b-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP \b86 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\mX
Téléphone : 06 96 3\m10 333 - E-mail : mic\mhel.pouch@wanadoo.fr
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L\bGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes c\b\brd\bnnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
N\bm Prén\bm
Adresse
C\bde p\bstal
Ville Téléph\bne
E-mail
Par\bisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\mNIQUE
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Mois de mai,
mois de Marie…
Marie, donne-nous des cœurs attentifs,
humbles et doux
pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous.
Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer, les servir, éteindre toute discorde
et voir en nos frères souffrants et brisés la présence de Jésus vivant.
Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres. Seigneur, souris-nous
dans le regard de tes pauvres.
Seigneur, reçois-nous un jour
dans l’heureuse compagnie de tes pauvres. Amen !
Jean Vanier
