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E g lise
en MARTINIQUE
N° 545
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
21 mai 2017
Elevé de terre, il nous libère

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EDITORIAL
E
n ce 6 e dimanche de Pâques, la liturgie nous instruit
sur la présence et l’œuvre de l’Esprit Saint chez celui
qui accueille le message de Foi. Jésus se manifeste à qui
est dans la vérité, Lui qui est la Vérité même. Par son E\
sprit,
Il vit en nous, et avec nous. Nous ne sommes donc jamais
seuls. Sachons tout de même ouvrir nos cœurs pour apprendre
à l’écouter et entrer en communication avec Lui. Consacrons
du temps à l’étude de la Parole de Dieu et accueillons-la au
plus profond de nos cœurs.
Comme les jeunes séminaristes qui ont été admis au ministère\
de prêtre pour le diocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France,
le 7 mai dernier, soyons fidèles au Seigneur.
La communion avec Dieu engendre et rend nécessaire la
communication avec les hommes. Les réseaux sociaux sont
aujourd’hui d’excellents moyens pour communiquer. Mais
communiquer Jésus, est-ce chose aisée ?
Chaque année, l’Eglise célèbre la Journée mondiale des
communications sociales le dimanche suivant la fête
de l'Ascension. Pour la 51
e Journée du 28 mai, intitulée
« Communiquer l’espérance et la confiance en notre temps »,
le pape exhorte chacun à une communication constructive qui,
en rejetant les préjugés envers l'autre, favorise une culture de l\
a
rencontre grâce à laquelle il est possible d’apprendre à reg\
arder la
réalité en toute confiance ; une communication qui ne soit jamais \
disposée à accorder au mal un premier rôle, mais qui cherche à\
mettre en lumière les solutions possibles, inspirant une approche
active et responsable aux personnes auxquelles l’information est
communiquée.
En lien avec cette Journée, un dossier est proposé sur
l’organisation de la communication dans notre diocèse.
Ce mois de Marie nous inspire de très beaux textes. Celui
intitulé « Marie, l’immaculée Mère de Dieu, modèle
d’adoration » en est la preuve. Les rencontres mariales se
multiplient également dans le diocèse. De très beaux coins
de prière ont été disposés dans nos maisons. Vous en jugerez
par vous-même en voyant les photos recueillies sur la page
Facebook du père Lucenay, et celles reçues de nos lecteurs.
Dieu est avec nous et avec ceux que nous aimons. Laissons-lui
le soin de tout ce qui nous concerne...
Que l’Esprit Saint vienne au secours de notre faiblesse !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• A la recherche de la vraie liberté
LITURGIE
SOCIÉTÉ
EGLISE DE LA CARAÏBE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• Par\ble d\bminicale
• L’Ascensi\bn du Seigneur (2\i5 mai)
• La Visitati\bn (31 mai) • Semaine épisc\bpale à Sainte-Lucie
• Les fêtes de la F\bi
• Marie, l’immaculée mère de Dieu, m\bdèle d’ad\brati\bn
• Matinée mariale au R\bbert
• Questi\bn aux jeunes
• Célébrati\bn de l’admissi\bn et de l’engagement des sém\iinaristes
• C\bmmuniquer en Eg\ilise :
- Organisati\bn de la c\bmmunicati\bn
dans le di\bcèse
- Organigramme
• Réc\bllecti\bn Cheminement Marig\bt – Tartane
• Les esclavages de n\btre temps
• Sœur Maria Ge\brgette Tsang Sam M\bï • Message du pape Franç\bis p\bur la 51
ème j\burnée
m\bndiale des c\bmmunicati\bns s\bciales
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Couverture : le Corcovado au Brésil
AGENDA DE L\bARCHEVÊQUE 20
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr
VERS LA VIE 21

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L
e Seigneur Dieu m’a donné des
ailes. Des ailes pour rechercher
la liberté et je suis remonté loin…
loin dans l’histoire.
Je suis remonté jusqu’au paradis
terrestre… jusqu’à l’Eden... lorsque
l’homme et la femme étaient installés
tranquillement, avec des fruits qu’ils
pouvaient cueillir à volonté. Il n’y avait
pas de travail, pas de malheur, pas de
maladie, pas d’esclavage, pas de péché. Et
j’ai cru, qu’avec mes ailes, j’avais trouvé la
véritable paix. Mais voilà que le serpent
est arrivé pour porter la haine et pour
entraîner l’homme dans le péché. Ils
avaient perdu la liberté.
Alors je me suis envolé plus loin, pour
essayer de retrouver cette liberté. Pour la
chercher à travers l’histoire. J’ai cherché
longtemps.
En survolant l’Égypte, j’ai vu une colonne
de nuée et un peuple oppressé par
l’esclavage. Et j’entendis aussi la voix
de Dieu qui disait : "J’ai vu la misère de
mon peuple". Dieu envoya Moïse dire à
tous ceux qui opprimaient les esclaves,
à Pharaon : "Laisse partir mon peuple"
(Let my people go)… Dieu guidait son
peuple… Il avait vu sa misère. Et j’ai vu la
mer se séparer. Alors, les misérables, les
pauvres, les esclaves ont traversé à pied
sec, et j’ai vu couler l’armée puissante du
pharaon. Et, avec le peuple des esclaves,
j’ai chanté : "Chantons le Seigneur qui a
fait éclater sa Gloire, qui a jeté à l’eau
cheval et cavalier"…
Malheureusement, au bout de quelques
jours dans le désert, la liberté a été de
nouveau perdue. Le peuple était là
pour célébrer son Dieu. Mais, une fois
libéré, il était tombé dans l’esclavage de
l’idolâtrie. Ils ont récriminé, puis ils se
sont fabriqué un veau d’or ; ils se sont
prosternés devant. C’était un esclavage
pire que celui d’Égypte !
Alors je me suis envolé à nouveau pour
rechercher la vraie liberté, celle qui ne
se perd pas.
En survolant l’histoire, je suis arrivé en
1848, lorsqu’après le commerce que l’on
a appelé "triangulaire", entre l’Europe,
l’Afrique, les Amériques, lorsqu’après
plusieurs siècles d’oppression, les
esclaves des Antilles obtenaient une
liberté politique.
Je me dis : "Ça y est. Cette fois, j’ai trouvé
la liberté, la vraie liberté… Les chaînes
ont été brisées. Par une action de
l’intelligence, de l’humanisme, par une
action politique. Ça y est… Ils avaient
la liberté, la paix". Mais ceux qui étaient
esclaves étaient devenus des miséreux et
des chaînes étaient restées dans les têtes.
Malgré l’espoir revenu, la drogue, le
chômage, la violence, la pornographie,
l’argent facile, les jeux, la consommation,
ont fini par envahir ceux qui avaient
obtenu cette liberté-là. Alors je me suis
désespéré et je me suis envolé très haut
sur les ailes de l’histoire.
Et je me suis rendu compte qu’il y a une
liberté dans ce monde, la liberté de faire
ce dont on a envie. Et cette liberté-là est
une liberté du mensonge : elle s’appelle
"la loi de la jungle" ou encore "le tout est
permis". C’est donc la loi du plus fort.
J’ai compris que la liberté toute seule,
la liberté sans rien d’autre, devenait
une idole. Et comme toutes les idoles,
comme le veau d’or, comme le fruit
de la connaissance du bien et du mal,
comme les luttes politiques, la liberté
seule pouvait écraser et pouvait être plus
dangereuse encore. « Entre le faible et le
pauvre, disait Lacordaire, c’est la liberté
qui opprime et la loi qui libère ».
Et le Seigneur m’a emmené jusqu’à
aujourd’hui, pour vous regarder
dans les yeux. Et voir que le triangle
de jadis, le triangle qui séparait tous
les peuples, le triangle de la haine, de
l’oppression, pouvait devenir un cœur,
une communion.
J’ai compris que la liberté sans l’amour,
la liberté sans la communion des
hommes entre eux et avec Dieu, n’était
rien. La liberté avec la communion, la
liberté dans le Corps du Christ qui
rassemble des milliers de frères en un
seul Corps, cette liberté-là était bonheur
pour tous.
Alors j’ai compris que la liberté qu’Adam
et Ève désiraient, la liberté que le peuple
était allé chercher au désert, la liberté
pour laquelle les esclaves avaient
lutté, nous l’avons aujourd’hui parce
que nous sommes là, en Eglise, et que
nous communions au Corps du Christ.
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
A la recherche de la vraie liberté
en survolant l’histoire de l’humanité
(extrait d’un texte paru dans la revue Alizés)
MOT DE L’ÉVÊQUE
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L
'accès aux médias, grâce au
développement technologique,
est tel que beaucoup de gens ont
la possibilité de partager instantanément
l'information et de la diffuser de manière
capillaire. Ces informations peuvent être
bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses.
Par le passé, nos pères dans la foi parlaient
de l'esprit humain comme de la meule d’un
moulin qui, actionnée par l'eau, ne peut
pas être arrêtée. Celui qui est responsable
du moulin a cependant la possibilité de
décider de moudre du grain ou de l’ivraie.
L'esprit de l'homme est toujours en action
et ne peut cesser de "moudre" ce qu'il
reçoit, mais c’est à nous de décider de quel
matériel l’approvisionner (cf. Cassien le
Romain, Lettre à Léonce Higoumène).
Je voudrais que ce message puisse atteindre
et encourager tous ceux qui, dans leur milieu
professionnel ou dans leurs relations
personnelles, "moulent" chaque jour
beaucoup d’informations pour offrir un pain
frais et bon à ceux qui se nourrissent des
fruits de leur communication. Je voudrais
exhorter chacun à une communication
constructive qui, en rejetant les préjugés
envers l'autre, favorise une culture de la
rencontre grâce à laquelle il est possible
d’apprendre à regarder la réalité en toute
confiance.
Je pense qu’il faut briser le cercle vicieux
de l'anxiété et endiguer la spirale de la
peur, fruit de l'habitude de concentrer
l'attention sur les "mauvaises nouvelles"
(les guerres, le terrorisme, les scandales
et toutes sortes d'échec dans les affaires
humaines). Il ne s’agit pas évidemment
de promouvoir une désinformation où
le drame de la souffrance serait ignoré,
ni de tomber dans un optimisme naïf qui
ne se laisse pas atteindre par le scandale
du mal. Je voudrais, au contraire, que tous
nous cherchions à dépasser ce sentiment
de mécontentement et de résignation
qui nous saisit souvent, nous plongeant
dans l'apathie, et provoquant la peur ou
l'impression qu’on ne peut opposer de
limites au mal. D’ailleurs, dans un système
de communication où domine la logique
qu’une bonne nouvelle n’a pas de prise et
donc ne constitue pas une nouvelle, et où le
drame de la souffrance et le mystère du mal
sont facilement donnés en spectacle, il peut
être tentant d'anesthésier la conscience ou
de tomber dans le désespoir.
Je voudrais donc apporter une contribution
à la recherche d'un style ouvert et créatif de
communication qui ne soit jamais disposé
à accorder au mal un premier rôle, mais qui
cherche à mettre en lumière les solutions
possibles, inspirant une approche active
et responsable aux personnes auxquelles
l’information est communiquée. Je voudrais
inviter à offrir aux hommes et aux femmes
de notre temps des récits marqués par la
logique de la "bonne nouvelle".
La bonne nouvelle - La vie de l'homme
n’est pas seulement une chronique aseptisée
d’événements, mais elle est une histoire, une
histoire en attente d'être racontée à travers
le choix d'une clé de lecture qui permet de
sélectionner et de recueillir les données les
plus importantes. La réalité, en soi, n'a pas
Message du pape François pour la 51 ème
journée mondiale des communications sociales
« Ne crains pas, car je suis avec toi » (Is 43,5)
Communiquer l'espérance et la confiance en notre temps
EGLISE UNIVERSELLE\i
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 4

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une signification univoque. Tout dépend
du regard avec lequel elle est saisie, des
"lunettes" à travers lesquelles on choisit de la
regarder : en changeant les verres, la réalité
aussi apparaît différente. D’où pouvons-
nous donc partir pour lire la réalité avec de
bonnes "lunettes" ?
Pour nous chrétiens, les lunettes appropriées
pour déchiffrer la réalité, ne peuvent être
que celles de la bonne nouvelle, de la
Bonne Nouvelle par excellence : «l'Evangile
de Jésus, Christ, Fils de Dieu» (Mc 1,1). Avec
ces mots, l'Evangéliste Marc commence son
récit par l'annonce de la "bonne nouvelle"
qui concerne Jésus, mais plus qu’une
information sur Jésus, c’est plutôt la bonne
nouvelle qui est Jésus lui-même. En lisant les
pages de l'Évangile, on découvre en effet,
que le titre de l'œuvre correspond à son
contenu et, surtout, que ce contenu est la
personne même de Jésus.
Cette bonne nouvelle qui est Jésus lui-
même, n’est pas bonne car dénuée de
souffrance, mais parce que la souffrance
aussi est vécue dans un cadre plus large,
comme une partie intégrante de son amour
pour le Père et pour l'humanité. En Christ,
Dieu s’est rendu solidaire avec toutes les
situations humaines, nous révélant que
nous ne sommes pas seuls parce que nous
avons un Père qui ne peut jamais oublier ses
enfants. «Ne crains pas, car je suis avec toi»
(Is 43,5) sont les paroles consolatrices d'un
Dieu qui depuis toujours s’est impliqué dans
l'histoire de son peuple. En son Fils bien-
aimé, cette promesse de Dieu – « Je suis avec
toi » – arrive à assumer toute notre faiblesse,
jusqu'à mourir de notre mort. En Lui aussi
les ténèbres et la mort deviennent des lieux
de communion avec la Lumière et la Vie.
Ainsi, une espérance voit le jour, accessible
à tous, à l'endroit même où la vie connaît
l'amertume de l'échec. C’est une espérance
qui ne déçoit pas, parce que l'amour de Dieu
a été répandu dans nos cœurs (cf. Rm 5,5) et
fait germer la vie nouvelle comme la plante
germe du grain jeté en terre. Dans cette
lumière tout nouveau drame qui arrive dans
l'histoire du monde devient aussi le scénario
d’une possible bonne nouvelle, car l'amour
parvient toujours à trouver le chemin de la proximité et à susciter des cœurs capables
de s’émouvoir, des visages capables de
ne pas se décourager, des mains prêtes à
construire.
La confiance dans la semence du
Royaume -
Pour introduire ses disciples
et les foules à cet état d'esprit évangélique
et leur donner les bonnes "lunettes" pour
approcher la logique de l'amour qui meurt
et ressuscite, Jésus utilisait les paraboles,
dans lesquelles le Royaume de Dieu est
souvent comparé à la semence, qui libère
sa puissance vitale justement quand
elle meurt dans le sol (cf. Mc 4,1 à 34).
L’utilisation d’images et de métaphores
pour communiquer l'humble puissance
du Royaume n’est pas une façon d’en
réduire l'importance et l'urgence, mais la
forme miséricordieuse qui laisse à l'auditeur
l’"espace" de liberté pour l'accueillir et la
rapporter aussi à lui-même. En outre, elle
est le chemin privilégié pour exprimer
l'immense dignité du Mystère Pascal,
laissant les images – plus que les concepts –
communiquer la beauté paradoxale de la
vie nouvelle dans le Christ, où les hostilités
et la croix n’empêchent pas, mais réalisent
le salut de Dieu, où la faiblesse est plus forte
que toute puissance humaine, où l’échec
peut être le prélude à l’accomplissement le
plus grand de toutes choses dans l'amour.
Et c’est justement ainsi, en réalité, que mûrit
et s’approfondit l'espérance du Royaume de
Dieu : « Comme d’un homme qui aurait jeté
du grain en terre : qu’il dorme et qu’il se lève,
nuit et jour, la semence germe et pousse »
(Mc 4,26-27)
Le Royaume de Dieu est déjà parmi nous,
comme une graine cachée à un regard
superficiel et dont la croissance se fait en
silence. Celui qui a des yeux rendus clairs
par l’Esprit Saint peut le voir germer et ne
se laisse pas voler la joie du Royaume par
les mauvaises herbes toujours présentes.
Les horizons de l'\bsprit - L'espérance
fondée sur la bonne nouvelle qui est Jésus
nous fait lever les yeux et nous pousse à
le contempler dans le cadre liturgique de
la Fête de l'Ascension. Bien qu'il semble
que le Seigneur s’éloigne de nous, en fait,
les horizons de l’espérance s’élargissent.
Effectivement, chaque homme et chaque
femme, dans le Christ, qui élève notre
humanité jusqu’au Ciel, peut librement
«entrer dans le sanctuaire grâce au sang
de Jésus, chemin nouveau et vivant qu’il
a inauguré pour nous en franchissant le
rideau du Sanctuaire, c'est-à-dire sa chair »
(He 10, 19-20). A travers « la force de l'Esprit
Saint » nous pouvons être «témoins» et
communicateurs d'une humanité nouvelle,
rachetée, « jusqu'aux extrémités de la terre»
(cf Ac 1,7-8).
La confiance dans la semence du Royaume
de Dieu et dans la logique de Pâques ne
peut que façonner aussi la manière dont
nous communiquons. Cette confiance nous
permet d'agir – dans les nombreuses formes
de communication d’aujourd'hui – avec la
conviction qu’il est possible d’apercevoir et
d’éclairer la bonne nouvelle présente dans
la réalité de chaque histoire et dans le visage
de toute personne.
Celui qui, avec foi, se laisse guider par
l’Esprit Saint devient capable de discerner
en tout évènement ce qui se passe entre
Dieu et l’humanité, reconnaissant comment
Lui-même, dans le scénario dramatique
de ce monde, est en train de tisser la trame
d'une histoire de salut. Le fil avec lequel est
tissée cette histoire sacrée est l'espérance,
et son tisserand est nul autre que l'Esprit
Consolateur. L'espérance est la plus humble
des vertus, car elle reste cachée dans
les plis de la vie, mais elle est comme le
levain qui fait lever toute la pâte. Nous la
cultivons en lisant encore et encore la Bonne
Nouvelle, l'Evangile qui a été "réédité" en
de nombreuses éditions dans la vie des
saints, des hommes et des femmes qui sont
devenus des icônes de l'amour de Dieu.
Aujourd'hui encore c’est l'Esprit qui sème
en nous le désir du Royaume, à travers de
nombreux "canaux" vivants, par le biais
de personnes qui se laissent conduire par
la Bonne Nouvelle au milieu du drame de
l'histoire et qui sont comme des phares dans
l'obscurité de ce monde, qui éclairent la
route et ouvrent de nouveaux chemins de
confiance et d'espérance.
Pape François ■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 5

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Chaque année, les 21 évêques de la Caraïbe se réunissent p\bur une semaine de
renc\bntres, de prières et d’amitié. Cette c\bllégialité épisc\bpale se vit ainsi dans cette
renc\bntre qui renf\brce les liens entre les di\bcèses antillais. Cette année, il s’agissait
de la 61
ème assemblée de l’AEC (Antilles Episc\bpal C\bnférence).
Sainte-Lucie
« Simply beautiful ». Ce slogan local
exprime bien cette beauté naturelle
de cette île découverte par Christophe
Colomb le 13 Décembre 1502, en la
fête de cette sainte sicilienne du 5ème
siècle. Ce nom a été retenu alors pour
cette magnifique île devenue un pays
indépendant en 1967. Situé au sud de
la Martinique, elle a été française, puis
anglaise, mais l’influence française est
restée par les noms des lieux. De plus, les
plaques en l’honneur des missionnaires
français venus en nombre de Vendée
au 19 ème et 20 ème siècle rappellent
l’évangélisation par les Fils de Marie
Immaculée (FMI). Ainsi, dans l’église de
« La Soufrière », tout près du superbe
site des deux pitons, une plaque rappelle
que le premier évêque de ce diocèse
créé en 1957, fut curé de cette paroisse.
Et il est vrai que c’est tout « simplement
beau », lorsqu’on arrive en bateau depuis
la capitale Castries. Mgr Robert Rivas,
l’évêque du lieu avait bien organisé
notre rencontre, comme nous l’avions fait
d’ailleurs en avril 2013 en Guadeloupe.
Procession des évêques dans la ville au
son de la fanfare, messe d’ouverture dans
la grande cathédrale ND de l’Immaculée
Conception, diner officielle avec le
gouverneur et le premier ministre du
pays… Le dimanche fut occupé par
cette ouverture solennelle de notre
assemblée.
4 jours de travail\y
Puis, suivant un programme bien établi,
dans le magnifique site du monastère
des bénédictines à Coubaril, nous avons
prié chaque jour avec les 12 religieuses
italiennes, antillaises, africaines. Puis,
nous avons abordé les nombreux points
de notre agenda chargé. Mgr Pinder,
évêque des Bahamas et président de
notre conférence AEC, nous a donné
son ultime message exprimant la joie et
l’honneur de ce service de présidence
pendant six ans. Mgr Girasoli, nonce
apostolique dans la Caraïbe nous a
transmis les salutations du pape François
rencontré à Rome en avril, et nous a
annoncé la visite ad limina à Rome à
la mi-avril 2018. Cette annonce nous a
permis d’envisager notre prochaine
rencontre qui se tiendra dans la Ville
Eternelle l’an prochain, et celle de 2019
à Cayenne en Guyane.
La méthode de travail de notre conférence
est à la manière anglo-saxonne, détendue
(cool !) avec l’anglais comme langue
habituelle… les trois évêques français
parlant fort heureusement la langue de
Shakespeare.
Parmi les points importants, notons la
publication prochaine d’une lettre sur
l’évangélisation, une réflexion sur la
communication, l’échange sur les Caritas-
Secours Catholique, en présence de
délégués de la région, y compris de Haïti.
Les Jeunes et les \yVocations
Dans le cadre de la préparation du
Synode romain sur les jeunes en octobre
2018, nous avons abordé longuement ce
sujet, en soulignant aussi les prochains
rendez-vous : rassemblement régional en
juillet 2018 en Martinique, après ceux à
Sainte-Lucie en 2012 et à Antigua en 2015.
Mgr Macaire a annoncé que plus de 1000
jeunes sont attendus dans son diocèse,
venant de toutes les îles et notamment
des Antilles françaises. De même, à la
suite des JMJ de Cracovie l’an dernier,
qui a vu la participation de centaines de
jeunes de la Caraïbe, nous avons préparé
les JMJ de Panama, pays proche de nos
îles. J’ai pu annoncer que des jeunes
français profiteront de ces JMJ pour une
découverte de l’Eglise aux Antilles lors
d’une escale en Guadeloupe et à Saint-
Martin, en janvier 2019.
Nouveau président
Au cours de notre rencontre, nous avons
élu un nouveau président de l’AEC.
Mgr Gabriel Malzaire, évêque de Roseau
(La Dominique), originaire de Sainte-
Lucie a été élu président. Mgr Jason
Gordon, évêque des Barbades, originaire
de Trinidad a été élu vice-président.
La présence de « notre » cardinal antillais
a été une joie pour lui et pour tous.
Mgr Kelvin Félix, archevêque émérite de
Castries pendant 25 ans a pris sa retraite à
Soufrière (La Dominique), et rayonne par
sa simplicité, sa bonté et sa joie !
+ Jean-Yves Riocreux, évêque de Guadeloupe
Mgr Kelvin Felix, Archevêque de Castries
De 1981 à 2008
Mgr Gabriel Malzaire, Evêque de Roseau
Depuis 2002 ■
EGLISE DE LA CARAÏBE
Semaine épiscopale à Sainte- Lucie
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 6

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Dimanche 7 mai 2017
la P arole Dominicale
B
ien-aimés de Dieu,
Il y a six semaines, nous
célébrions avec grande joie la
solennité pascale. Nous cheminons
au rythme du temps liturgique,
dans la foi, vers l’Ascension et la
Pentecôte. Les textes de ce 6ème
dimanche de Pâques nous préparent
au grand événement du don de
l’Esprit Saint, événement capital et
fondateur de l’Eglise du Christ. C’est
dans la puissance du Saint Esprit
que les disciples poursuivent la
mission du Christ avec courage et
tendresse. Par le même Esprit Saint,
le lien est maintenu entre le Christ et
ses disciples, dans l’amour.
La grande persécution des chrétiens
à Jérusalem a poussé beaucoup de
disciples du Seigneur à s’éloigner
de la Ville Sainte, à l’exception des
Apôtres. Philippe s’est retrouvé en
Samarie où il a annoncé l’Evangile
aux habitants qui ont cru et ont reçu
le baptême. L’éclat de sa mission
parvint aux onze Apôtres. Pierre et
Jean ont été envoyés pour constater
et authentifier la foi des nouveaux
convertis. Arrivés, sur les lieux, ils
s’émerveillèrent devant la grâce
de Dieu. Les Apôtres Pierre et Jean
ont alors imposé les mains aux
baptisés qui reçurent l’Esprit Saint
les confirmant dans la foi et l’unité
de l’Eglise. Ce rite de l’imposition des
mains est réservé au départ, dans
la grande tradition de l’Eglise, aux douze Apôtres (Ac 6,6) et à leurs
successeurs que sont les évêques.
Dans les Actes des Apôtres, ce rite
s’accompagnait généralement des
manifestations prodigieuses comme
au jour de la Pentecôte. Il est à l’origine
du sacrement de Confirmation dont il
constitue la matière. L’évangélisation
de la Samarie par Philippe et l’action
de Pierre et Jean montrent bien la
complémentarité des ministères dans
l’Eglise et la place de l’Esprit Saint
qui fait l’unité des disciples dans la
même foi et dans la même Eglise. Tous
baptisés et ayant reçus l’Esprit Saint,
nous sommes envoyés dans le monde
pour être des témoins de l’Evangile.
Dans la 2 ème lecture, Saint Pierre
exhorte les chrétiens à adopter
un style de vie qui soit digne du
Christ. Il les invite à être prêts et à
suivre l’exemple du Christ malgré
les persécutions, les calomnies, les
souffrances. Les chrétiens que nous
sommes, devons, par nos paroles
et nos comportements, partout et
toujours, imiter le Christ et devenir
des témoins vivants de l’amour
du Christ pour l’humanité. Nous
manifestons ainsi l’espérance qui
est la nôtre. Seuls, nous ne saurions
réussir ! Aussi devrions-nous compter
sur le Saint Esprit qui fortifie et nous
donne la grâce de garder le sang-froid,
la patience, l’amour et de répondre
même à ceux qui nous contrarient
« avec douceur et respect ».
Ce qui touche et rend sensible la
péricope de l’Evangile de ce jour,
c’est sans doute la répétition du
verbe « aimer ». Jésus le mentionne
cinq fois. Il ramène tout à l’amour.
« Si vous m’aimez… ». Il fait de
l’amour le fondement de notre
attachement à lui, à l’évangile et à ses
commandements. Tout commence
par l’amour et tout répond à la
logique de l’amour ; et la loi dont il
est question est celle de l’amour. La
preuve de notre amour pour le Christ
se traduit par notre obéissance à ses
commandements. « Si quelqu’un
dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de
la haine contre son frère, c’est un
menteur. En effet, celui qui n’aime
pas son frère, qu’il voit, est incapable
d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et
voici le commandement que nous
tenons de lui : celui qui aime Dieu,
qu’il aime aussi son frère. » 1Jn 4,
20-21. Lorsque nous aimons le Christ,
nous gardons ses commandements,
nous sommes aimés par Lui et par
le Père. Et l’Esprit Saint, qui est notre
Défenseur, a pour mission de nous
faire entrer dans la Vérité de cet
Amour.
Préparons nos cœurs à recevoir
l’Esprit Saint, dans l’Amour du Christ
Ressuscité !
P. Crépin Hounza
Administrateur de Schœlcher
■
LITURGIE
Actes 8,5-8.14-1 • \ïPsaume 65 • 1 Pier\ïre 3,15-18 • Jean\ï 14,15-21
6 ème Dimanche de Pâques - Année A
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 7

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LITURGIE
Un peu d’histoire…
Jusqu’au IIIème siècle, la montée de
Jésus Christ dans la gloire des cieux,
ainsi que l’effusion de l’Esprit Saint
étaient liées au mystère pascal, et ne
faisaient l’objet d’aucune cérémonie
particulière dans la liturgie, la joie de
Pâques étant fêtée avec allégresse
pendant la cinquantaine de jours
suivant la Résurrection du Seigneur.
Vers la fin du IIIème siècle, on a
commencé à commémorer l’Ascension
et la Pentecôte le dimanche clôturant
cette cinquantaine pascale. Entre le
IVème et le Vème siècle, le besoin se
fit ressentir de commémorer ces deux
évènements à des dates distinctes,
selon la chronologie du livre des Actes
des Apôtres (Ac 1,3). Ainsi est née la célébration de la fête de l’Ascension,
quarante jours après Pâques.
…et du sens
Etroitement liée à sa Résurrection,
l’Ascension de Jésus Christ évoque
son triomphe dans la gloire et marque
le passage de sa vie à celle de l’Eglise
(Marc 16,14-19). L’Ascension de Jésus
marque donc un achèvement, le
couronnement de sa longue marche
au milieu des hommes. L’œuvre de
réconciliation voulue par Dieu ayant
été menée à bien, le Père rappelle le Fils
à sa droite. C’est le triomphe du Christ
ressuscité, son intronisation céleste,
l’établissement de sa souveraineté
royale sur toute créature. Cette gloire
du Christ exalté à la droite du Père
sera aussi la nôtre. L’Ascension de
Jésus constitue, en effet, avec sa
Résurrection, un gage de notre propre
accès à la béatitude céleste. Avec elle,
se réalise pleinement l’espérance de
notre propre résurrection.
■
L
’introduction de cette fête par
le pape Urbain VI, en 1389,
fait suite à une initiative des
Franciscains qui avaient inscrit dans
leur bréviaire la solennisation de la
rencontre de Marie et de sa cousine.
En avançant la célébration de cette
fête du 2 juillet au 31 mai, les pères du
Concile Vatican II ont voulu la situer
entre l’annonce à Marie et la Nativité
de Jean Baptiste (24 juin), en accord
avec les textes évangéliques.
A travers la démarche de Marie, la
fête de la Visitation met en lumière le
premier évènement visible de l’Histoire
du Salut, la première manifestation en
ce monde du Christ-Sauveur. Marie
qui se rend auprès de sa cousine est
l’image, l’anticipation, de Jésus qui
vient apporter le salut au monde.
Ce premier signe de salut met aussi
en relief le rôle de médiatrice joué
par la Mère de Dieu dans l’œuvre de
rédemption du Tout Puissant. En effet,
la Vierge Marie apparait bien ici comme
le moyen dont se sert le Seigneur pour
accomplir les premières démarches de
sa vie terrestre, pour apporter l’amour
et le pardon à l’humanité. Marie est
celle qui nous donne Dieu, qui nous
conduit à lui, qui nous le fait connaitre,
tout en se faisant humble et discrète, en
s’effaçant derrière son Fils comme elle
le fera à Cana.
Père Wilfrid Bannais ■
L’Eglise célèbre la fête de la Visitati\bn de la Vierge à sa c\busine Elisabeth (Luc 1,
39-56), le dernier j\bur du m\ï\bis de Marie, c’est-à-dire le 31 Mai, évènement qui était
c\bmmém\bré à la date du 2 juillet, avant la réf\brme liturgique de Vatican II. Quarante j\burs après Pâques, l’Eglise fête l’Ascensi\bn de Jésus Christ, c’est-à-dire
sa m\bntée dans la gl\bire auprès de s\bn Père, après être apparu p\bur la dernière f\bis
à ses disciples.
L’Ascension du Seigneur (25 mai)
La Visitation (31 mai)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 8

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La Première Commun\yion
Comme son nom l'indique, c'est la
première des communions qu'un chrétien
recevra au cours de sa vie. C'est recevoir
la première fois le Corps du Christ. Il
s'agit d'un événement important qui est
généralement solennisé par une belle
cérémonie.
Aujourd'hui, en Martinique, la Première
Communion intervient en règle générale
vers la fin de la 3
e année du catéchisme. Il
y a en ce moment une expérience menée
sur la paroisse des Trois-Îlets où le jeune
fait sa première communion, accompagné
de sa famille, en cours d'année et non en
groupe.
Avec la Première Communion, le jeune
devient un pratiquant comme les autres
puisque désormais il peut se confesser et
communier. Voilà pourquoi la 4e année du
catéchisme est importante : c'est l'année
de la fidélité aux sacrements qui permettra
d'ancrer une véritable vie sacramentelle.
Il n'y a pas de prescriptions propres à la
Première Communion. Chaque paroisse a
ses us et coutumes en la matière. Il est bon
de le souligner.
Il convient de bien préparer cet
événement spirituellement et non pas
se focaliser sur le rite social comme c'est
malheureusement le cas un peu trop
souvent.
La Profession de F\yoi
Jadis appelée "Communion Solennelle",
la Profession de Foi est un rite, au cours
d’une messe, où le jeune assume
solennellement les engagements du
baptême que ses parents, parrain et
marraine avaient pris. Il confirme en
quelque sorte le « oui» de son baptême
puisqu’il était (généralement) bébé lors
de son baptême.
La Profession de Foi n’est pas un
sacrement, mais simplement un acte
officiel et public pour attester de sa foi.
Il y a des pays où ce n’est pas pratiqué.
Il n’y a pas « obligation » à faire sa
Profession de Foi. C’est un rite de
réappropriation : désormais ce ne sont
plus les parents, parrain et marraine
qui sont responsable de la foi du
jeune mais lui-même. En quelque
sorte, la mission du parrain/marraine
est accomplie lors de la Profession
de foi puisqu’il/elle devait
veiller à soutenir les parents
dans l’éducation chrétienne
de l’enfant. La Profession
de Foi marque que cette
éducation chrétienne est
faite même s’il reste tout de
même le cheminement vers
la Confirmation.
A la Profession de Foi, des
symboles marquant du
baptême sont là : l’eau, la lumière, le vêtement blanc qui en
l’occurrence est l’aube, la croix.
Il est vrai que jadis, la Profession de foi
était pratiquement célébrée la veille
de la Confirmation. Ce qui fait que
souvent on a fait la confusion, mettant
l’accent plutôt sur la solennité de la
Profession de Foi au détriment de la
Confirmation.
Nous souhaitons à nos jeunes qui
vont accomplir ces rites une belle
vie d’authentique chrétien. Que le
Seigneur les accompagne et les guide
tout au long de leur vie. Et surtout que
ces rites ne soient pas des « trompe-
l’œil », mais l’expression réelle d’une
démarche de foi !
Père Christian Catayée ■
N\bus entr\bns dans une péri\bde marquée par les différentes démarches en par\bisse
des jeunes du catéchisme (Première C\bmmuni\bn, Pr\bfessi\bn de F\bi). Fais\bns un p\bint
bref sur ces fêtes de la f\bi.
Profession de foi au François Profession de foi au François Profession de foi au François
VIE DU DIOCÈSE VIE DU DIOCÈSE
Les fêtes de la Foi
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 9
Première communion au François

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En t\but temps, sur la terre et au ciel Marie, la Vierge très
Sainte, ad\bre et c\bntemple la Trinité Sainte dans s\bn Fils.
Après son pèlerinage dans le diocèse de
Martinique, la Vierge revient chez vous en ce
mois de Marie… dans un album photos ! Il est
disponible dans les paroisses depuis le 13 mai
2017.
Prix de vente : 3 euros
Album photos
de la Vierge Pèlerine
VIE DU DIOCÈSE
I
ndéniablement, c’est la première à
avoir adoré Jésus en le portant. Elle
a exercé toutes les actions d’une
mère à l’égard de son Fils, vrai Homme
et de son Dieu, vrai Dieu (Jn 1,1).
A nous aussi, ses enfants, Mère attentive
comme aux noces de Cana (Jn 2, 3-5), elle
nous montre Celui qui est Miséricorde,
et nous apprend à l’adorer.
Marie a vécu une relation physique
avec son Fils dans son sein, mais surtout
une relation spirituelle très forte et
profonde.
Personne ne s’est adonné et ne s’adonne
à la contemplation du Christ avec autant
d’assiduité que Marie.
Comme modèle d’adoration, elle nous entraîne dans cette intimité spirituelle
d’amour avec Jésus son Fils.
Notre Sainte Mère nous apprend le
silence intérieur et extérieur, formant
notre cœur à un cœur de petit enfant
à l’écoute des paroles de notre Dieu.
A travers l’adoration, elle nous fait
ressentir et partager tout son amour
pour son Dieu.
Jésus, le Saint des saints s’est abaissé
jusqu’à nous afin de nous permettre de
nous exalter, nous élever devant lui et
le monde avec nous.
A chaque adoration, Marie, Mère
Immaculée nous donne son Fils ; être là
dans cette présence d’amour, en attente
d’être enveloppés de cette même
Lumière divine qui a envahi son âme
et son corps au moment de la venue
du Fils de Dieu dans ce monde. Nous
faire, nous aussi participer à ce mystère
de la rédemption. Etre là pour consoler,
recueillir et essuyer les larmes de Jésus.
Avec Marie adorons-Le, avec Marie
comblons-Le, avec Marie remercions-Le,
avec Marie réparons les offenses, la
grande indifférence qui l’entoure.
Avec Marie, par Marie et comme Marie
devenons de parfaits adorateurs de
notre Dieu, qu’une barrière d’amour soit
élevée autour de sa divine présence !
Flore Romer ■
Marie, l’immaculée
mère de Dieu,
modèle d’adoration
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Page 11
M
archant à la suite de la
statue de Notre-Dame du
Rosaire portée par des
fidèles dans les rues du bourg, nous
avons entonné des chants mariaux
jusqu’à l’arrivée à l’église.
Tout au long du parcours, les enfants
de la "Jeunesse mariale" ont lancé des
pétales de fleurs sur le trajet.
Arrivés à l’église, nous avons médité
la prière du chapelet, puis il y a eu le
mot de bienvenue de M me Luc Pauline,
responsable paroissiale des équipes
du Rosaire.
Après ce premier temps fort, nous en
avons eu un second avec l’Eucharistie
célébrée par le père Olivier-Marie
Lucenay, vicaire sur la paroisse du
Lamentin, avec les prêtres de notre
paroisse, le père Joseph-Pérald Rémy
et le père Percy Acquah.
Lors de son homélie, le père Lucenay
nous a mis en garde contre tout ce
qui, aujourd’hui, peut nous détourner
de Dieu.
"Ne soyez pas aveuglés par l’argent, le
pouvoir, la puissance" dans un monde
sans Dieu, nous a-t-il exhorté. Nous
devons être attentifs à ne pas nous
éloigner de la lumière de Dieu par des
pratiques douteuses, et rester unis
dans l’amour de Dieu et du prochain.
Le père Olivier-Marie nous a rappelé
également que le 1
er mai est aussi la
fête de saint Joseph, père nourricier de
notre Seigneur Jésus-Christ, et il nous
a invités à prier souvent avec ce Saint.
On pourrait presque dire que ce
n’était pas une fête mariale, mais la fête de la Sainte Famille : Jésus, Marie
et Joseph.
Un autre temps fort a émaillé notre
rencontre lorsque 9 fidèles ont reçu
le scapulaire de Saint Joseph.
Pour clôturer cette belle matinée le
prêtre a procédé à la bénédiction, puis
il nous a envoyés en mission, vivre et
semer ce que nous avions reçu.
Merci aux différentes équipes du
rosaire qui sont venues vivre ce
temps avec nous ; c’est avec joie
que la communauté les accueillera
à nouveau.
Les Equipes du Rosaire du Robert ■
Le lundi 1 er mai 2017, fête du travail, les équipes du R\bsaire de Trinité, du Vert-Pré,
de Sainte-Marie, de Saint-J\bseph et du Gr\bs-M\brne se s\bnt j\bintes à celle du R\bbert
p\bur une matinée mar\ïiale au presbytère du R\bbert.
Matinée
mariale
au Robert
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Question aux jeunes sur facebook
recueillis sur la
page Facebook
de père Olivier-
Marie Lucenay
Question aux jeunes
Publie une ph\bt\b
de t\bn c\bin de prière p\bur le m\bis de Marie
Marie Alice Marie Alice Marie Alice Marie Alice
AmusanAmusanAmusanAmusanAmusanAmusan
Danielle
(Gros-Morne)(Gros-Morne)
Evelyne Evelyne Evelyne Evelyne
Francois SagneFrancois SagneFrancois SagneFrancois Sagne
Evelyne
Francois Sagne
Evelyne Evelyne
Francois Sagne
Evelyne Evelyne
Francois Sagne
Evelyne Evelyne
Francois Sagne
Evelyne
Elian EtileElian EtileElian Etile
Emmanuella (Lamentin)Emmanuella (Lamentin)Emmanuella (Lamentin)
Coralie EiralocCoralie EiralocCoralie EiralocCoralie Eiraloc
Nadiège Nadiège Nadiège
(Ermitage (Ermitage (Ermitage
Nadiège
(Ermitage
Nadiège Nadiège
(Ermitage
Nadiège Nadiège
(Ermitage
Nadiège
F-de-F)F-de-F)F-de-F)
(Ermitage
F-de-F)
(Ermitage (Ermitage
F-de-F)
(Ermitage (Ermitage
F-de-F)
(Ermitage
Odile PancaldiOdile PancaldiOdile Pancaldi
Sophie DucrosSophie DucrosSophie Ducros
Stella (Morne-des-Esses) Stella (Morne-des-Esses) Stella (Morne-des-Esses)
Sylvina (Lamentin)Sylvina (Lamentin)
Jacques-Amalia et KiraJacques-Amalia et KiraJacques-Amalia et KiraJacques-Amalia et KiraJacques-Amalia et Kira Flore (F-de-F)Flore (F-de-F)Flore (F-de-F)Flore (F-de-F)Flore (F-de-F)
Carine (Diamant)Carine (Diamant)
Lily RoseLily Rose Axiane (Lamentin)Axiane (Lamentin)Axiane (Lamentin)Axiane (Lamentin)
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Page 13
C’est au c\burs de l’\bffice des Vêpres s\blennelles
du 4
ème dimanche Pâques, en la 54 ème J\burnée
m\bndiale de prière p\bur les v\bcati\bns, que
les séminaristes Franck, R\bbert-Marie et
Gi\bvanny \bnt été admis parmi les candidats
au ministère de prêtre p\bur le di\bcèse de
Saint-Pierre et F\brt-de-France.
E
n recevant leur habit de Chœur – la soutane blanche et le
surplis – ils ont prononcé eux-mêmes leur engagement à
être fidèles au Seigneur Jésus-Christ, dans l’obéissance au
Pape, à Mgr David et à leurs supérieurs légitimes.
Cette étape de leur cheminement est une reconnaissance par l’Eglise
du chemin parcouru, et un encouragement à avancer au large. Témoignages des sé\yminaristes :
J’ai confiance en toi ! A ces mots de
notre archevêque, à l’issu de mon
engagement, mon âme a été envahie d’une grande
paix. C’est Jésus Lui-même qui par la bouche de
Son serviteur m’a renouvelé Sa Confiance. Je me
sais aimé du Seigneur, de notre Eglise, de tous ceux
qui ont si généreusement contribué à ma formation
humaine, intellectuelle et spirituelle. Aujourd’hui
beaucoup de jeunes ont du mal à dire « oui » au
Seigneur parce qu’ils ont le sentiment qu’ils vont
perdre quelque chose, mais bien au contraire, le
Christ n’enlève rien, Il donne tout !
Robert-Marie
Giovanny Ce fut pour moi une expé-
rience extraordinaire, car je
me savais mourir à moi-même en prononçant
les mots de mon engagement. Cependant, je sais
que j’ai fait le bon choix car, jour après jour, le
Seigneur me le confirme. Ce que j’ai choisi : c’est
de prendre ma croix et de Le suivre (Mt 10, 38),
sachant qu’un jour dans ses parvis vaut mieux que
mille ailleurs (Ps 84,11).
L’engagement que nous avons pris devient
une ligne continue faisant son apparition sur un
bitume frais nous indiquant une direction à suivre.
Ce fut un moment inoubliable, plein d’émotion. Une
grande joie de partager ce moment avec l’Eglise
et ceux et celles qui prient chaque jour pour nous.
une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un une ligne continue faisant son apparition sur un Extrait du droit canonique
Canon 245
1. Par la formation spirituelle, les séminaristes
deviendront capables d'exercer avec fruit le
ministère pastoral et seront formés à l'esprit
missionnaire, en sachant que le ministère toujours
exercé avec une foi vive et avec charité contribue
à leur propre sanctification ; de même, ils
apprendront à cultiver ces vertus si appréciées dans
la communauté humaine, afin qu'ils parviennent à
concilier harmonieusement les valeurs humaines et
les valeurs surnaturelles.
2. Les séminaristes seront formés de telle sorte
que, pénétrés de l'amour de l'Eglise du Christ, ils
se lient au Pontife Romain, successeur de Pierre,
par un amour humble et filial, s'unissent à leur
propre Evêque comme de fidèles coopérateurs et
collaborent avec leurs frères ; par la vie commune
au séminaire et les liens de l'amitié et de la concorde
entretenus avec leurs confrères, ils se prépareront
à l'union fraternelle avec le presbyterium diocésain
dont ils feront partie dans le service de l'Eglise.
Canon 247
1. Ils seront préparés par l'éducation appropriée à
garder l'état de célibat, et ils apprendront à l'estimer
comme un don particulier de Dieu.
Célébration de l’admission et
de l’engagement des séminaristes
Dimanche 7 mai 2017\i, Cathédrale Saint-L\buis
Franck
Mgr Macaire entouré de Giovanny, Robert-Marie et Franck
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Mgr Macaire a défini les missions
essentielles de chaque entité :
Le Comité de Communication du diocèse
(Comcom) est constitué des trois membres
du bureau et des responsables des services
et médias diocésains. Il se réunit au moins
une fois par semestre.
■ Groupe Eglise en Martinique ( Eglise en
Martinique, revue bi-mensuelle, et Eglise
catholique en Martinique, site internet) :
publications écrites officielles du diocèse,
informations, …
■ Groupe radio Saint Louis (Radio
diocésaine, avec son site internet
et sa Webtv) : formation, prière,
outil de communion, informations,
retransmissions audiovisuelles
■ Les médias externes catholiques sont
des relais d’information, comme le sont
les médias publics et privés laïcs.
■ Le Secap, chargé des émissions de service
public, doit centrer ces émissions sur la
formation et l’apologétique.
■ Le service Multimédia diocésain réalise
et produit des émissions diocésaines
(Echos de l’Eglise catholique sur KMT,
Catéchèses de l’Evêque, Messes et
événements en direct sur la Webtv St
Louis, etc.). Il archive les émissions qu’il
produit.
L
a nouvelle organisation de la communication diocésaine a été
officiellement mise en place le 1 er septembre 2015, lors de la
création du Comité de Communication du diocèse (Comcom)
par Mgr David Macaire. Elle distingue deux directions dans le travail
de notre communication : ad fideles (vers les chrétiens catholiques)
et ad gentes (vers le grand public), précisant le rôle dévolu à chaque
groupe et service dans la communication.
Pour la mission ad fideles, le groupe "Eglise en Martiniqe" et le
groupe "radio Saint Louis" représentent les organes officiels. Les
autres médias externes catholiques (Autres sites internet, DMT,
KTO, RCF, Radio Vatican, La Croix, etc.) sont également des voies
de transmission d’informations, dont la gestion est rattachée au
bureau du Comité de Communication du diocèse (Comcom), bureau
constitué de trois membres : l’Evêque qui en est le Président, secondé
par le Conseiller de l’Evêque à la Communication et le Délégué de
l’Evêque à l’Information.
Pour la communication ad gentes, il a été constitué un service chargé
spécifiquement de l’émission d’information catholique sur le service
public (Martinique 1 ère radio) : le service des Emissions Catholiques
sur l’Audiovisuel Public (Secap). Sa mission est définie par l’Evêque
et suivie par le bureau du Comcom. Les interventions dans les autres
médias laïcs (Martinique 1ère Tv, Tv et radios privées, presse écrite,
sites laïcs…) sont sous la gestion directe du bureau du Comcom
(Evêque secondé par le Conseiller de l’Evêque à la Communication et
le DEI) ; le porte-parole principal, dans ces médias, est le DEI, prêtre
diocésain. Le porte-parolat peut être cependant confié à d’autres
(clercs ou laïcs) en fonction des sujets.
Dans le but de produire des émissions catholiques diocésaines de
différents formats, destinées aux médias catholiques et autres, il a
été constitué un Service Multimédia diocésain en relation étroite
avec le groupe radio Saint Louis. Les deux forment le Pôle audiovisuel
diocésain. Ce service multimédia répond aux besoins formulés par
le bureau du Comcom.
Le secrétaire général de la communication est chargé de la gestion
ordinaire de la communication diocésaine (rapport avec les
responsables des groupes et services nouvellement constitués)
sous l’autorité de l’évêque.
Organisation de la
communication dans le diocèse
A l’\bccasi\bn de la 51 ème J\burnée M\bndiale des c\bmmunicati\bns s\bciales célébrée le
dimanche 28 mai, n\btre d\bssier présente l’\brganisati\bn de la C\bmmunicati\bn dans
n\btre di\bcèse.
COMMUNIQUER EN EGL\iISE DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 14

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Membres du Service multimédia Membres du Service multimédia
Dans les locaux de Martinique 1Dans les locaux de Martinique 1 ère Rencontre des journalistesRencontre des journalistes Interview par Michel DégliseInterview par Michel Déglise
Jubilé des médias à TartaneJubilé des médias à Tartane
Père Anglio,
Coordinateur du Secap
Père Anglio,
Coordinateur du Secap
Père Anglio,
Tournage à l’EvêchéTournage à l’EvêchéTournage à l’Evêché Emission à Radio Saint-LouisEmission à Radio Saint-Louis
Composition du Comité de Communication du Diocèse :Composition du Comité de Communication du Diocèse :- Président : Mgr David Macaire, Evêque de la Martinique- Président : Mgr David Macaire, Evêque de la Martinique- Secrétaire général : M. Michel Déglise, Conseiller de - Secrétaire général : M. Michel Déglise, Conseiller de l’Evêque à la Communicationl’Evêque à la Communication- Porte-Parole : Père Christian Catayée, Délégué de l’Evêque - Porte-Parole : Père Christian Catayée, Délégué de l’Evêque à l’Information- Membres : P. Claude Anglio, Coordinateur du Secap, Mme - Membres : P. Claude Anglio, Coordinateur du Secap, Mme Justine Lordinot, Rédactrice en chef de la revue Eglise en Martinique, M. Justine Lordinot, Rédactrice en chef de la revue Eglise en Martinique, M. Hervé Lordinot, Administrateur général du site internet diocésain Eglise Hervé Lordinot, Administrateur général du site internet diocésain Eglise catholique en Martinique, M. Georges Petit-Charles, Président du groupe catholique en Martinique, M. Georges Petit-Charles, Président du groupe Radio Saint Louis et Coordinateur général du Service multimédia.Radio Saint Louis et Coordinateur général du Service multimédia.• Mme Eve-Lyne Bazin, du secrétariat de l’archevêché, est • Mme Eve-Lyne Bazin, du secrétariat de l’archevêché, est affectée au secrétariat administratif du Comcom.
Mgr David Macaire a procédé aux nominations suivantes
dans son décret concernant les nominations
diocésaines :
■ Père Christian Catayée est nommé Délégué de l’Evêque à
l’Information, porte-parole de l’Evêque.
M. Michel Déglise est nommé Conseiller de l’Evêque à la
Communication, secrétaire général du Comité de Communication
du diocèse.
Sous l’autorité de l’Evêque qui en est le Président et, avec lui,
ils forment le bureau du Comité de Communication du diocèse
(Comcom).
■ Père Christian Catayée, est nommé directeur de la publication de
la revue bimensuelle Eglise en Martinique, et M me Justine Lordinot,
rédactrice en chef de la revue Eglise en Martinique.
■ Le diacre Hervé Lordinot, est nommé administrateur général du
site internet diocésain Eglise catholique en Martinique, directeur
financier, et M. Michel Déglise, administrateur délégué et directeur
de la rédaction du site internet Eglise catholique en Martinique.
■ M. Georges Petit-Charles, président du groupe Radio Saint-Louis,
est nommé coordinateur général du Service Multimédia diocésain.
M. Patrick Dorin est nommé coordinateur adjoint.
■ Père Claude Anglio, est nommé coordinateur du Service de
l’Eglise Catholique sur l’Audiovisuel Public (radio Martinique 1 ère).
M. Yann Brédas est nommé coordinateur adjoint.
Composition du Comité de
Communication du Diocèse :
■ Président : Mgr David Macaire, Evêque
de la Martinique
■ Secrétaire général : M. Michel
Déglise, Conseiller de l’Evêque à la
Communication
■ Porte-Parole : Père Christian Catayée,
Délégué de l’Evêque à l’Information
■ Membres : P. Claude Anglio,
Coordinateur du Secap, Mme Justine
Lordinot, Rédactrice en chef de la
revue Eglise en Martinique, M. Hervé
Lordinot, Administrateur général
du site internet diocésain Eglise
catholique en Martinique , M. Georges
Petit-Charles, Président du groupe
Radio Saint Louis et Coordinateur
général du Service multimédia.
■ Mme Eve-Lyne Bazin, du secrétariat
de l’archevêché, est affectée au
secrétariat administratif du Comcom.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 15

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EVEQUE
Groupe
EGLISE EN MARTINIQUE Groupe
RADIO SAINT LOUIS MÉDIAS EXTERNES
■ bi-mensuel
Justine Lordinot,
Rédactrice en chef
de la revue Eglise
en Martinique
Eglise en Martinique est
l’organe officiel de communication écrite de
l’évêque. L’équipe s’attache à rendre compte
de l'actualité diocésaine et de donner la
parole aux différents mouvements qui font
vivre l’Eglise qui est en Martinique.
Composition de l’équipe de rédaction :
- Mgr David Macaire
- Père Catayée, Directeur de publication
- Justine Lordinot, Rédactrice en chef
- Eve-Lyne Bazin, Secrétaire
- Michel Déglise
- Nadiège Onier
- Père de Coulanges (partie liturgie) ■
Radio FM
■ Webtv
■ site multimédia ■
Site satellites
■ Site CEF
■ CFRT ( D.m.T.)
■ KTOTV
Comité de Communication
EVEQUE
Conseiller Com et Secrétaire général
du comité de communication
Georges Petit-Charles, Président
du groupe Radio Saint
Louis, Coordinateur
général du Service
multimédia diocésain
Ce nouveau service
est chargé de diffuser
en direct les grands événements
diocésains, les catéchèses de
l’Evêque et la messe dominicale de
8h, depuis l’église Emmaüs, de réaliser
des émissions, de durées variables,
pour les autres médias audiovisuels
et d’archiver toutes ses productions.
Avec le coordinateur
adjoint, Patrick Dorin,
nous avons monté une
équipe d’une dizaine
de personnes béné-
voles que nous formons
progressivement.
Communication ad fideles
■ site internet
Michel Déglise
Directeur de la rédaction
Yann Brédas, Assistant
de communication
Gestionnaire technique du site
martinique.catholique.fr
ainsi que des sites hébergés par le site
Web diocésain (sanctuaires, paroisses,
mouvements).
Eglise en Martinique est du groupe Radio Saint
Ce nouveau service
est chargé de diffuser
Avec le coordinateur
,
voles que nous formons
Gestionnaire technique du site
martinique.catholique.fr
Délégué épiscopal
à l'information
P. Christian Catayée Michel Déglise
COMMUNIQUER EN EGL\iISE DOSSIER
Conseiller Com et Secrétaire général
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 21 mai 2017 – n° 545 16

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INTERVENTION
DANS LES MÉDIAS
EMISSION SERVICE PUBLIC
ARCHIVES MULTIMEDIASSERVICE MULTIMEDIAS
Mgr David Macaire
■ Martinique 1 ère
■ Radios privées
■ TV privées
■ Presse
■ Sites
Comité de Communication
Le père Claude Anglio,
Coordinateur du
Service des Émissions
Catholiques sur
l'Audiovisuel Public
(SECAP).
Ce service assure la présence de
l’Église sur Radio Martinique et a mission
d'initier les auditeurs à la Parole de Dieu
ainsi qu'à l'enseignement doctrinal, moral
et social de l’Église.
Yann Brédas, coordinateur adjoint
Communication ad gentes
Le père Claude Anglio ,
Ce service assure la présence de
Délégué épiscopal
à l'information
P. Christian Catayée Pages
Facebook
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D
ès 8h, les jeunes ont pu intégrer leurs groupes
respectifs (Joie, Amour, Espérance, Paix, Sagesse et
Foi). Le travail en carrefour leur a permis de collaborer
et de faire assez rapidement connaissance.
Le matin, la réflexion a porté sur les sacrements en général,
mais plus particulièrement sur le Baptême, ce socle puissant
et solide sur lequel se construit toute notre vie chrétienne,
et la Confirmation qui va rendre ferme, comme son nom
l’indique, la semence de vie divine reçue au Baptême, pour
faire progressivement de nous, des adultes dans la foi.
A la lumière de la Parole de Dieu, Ils ont revu quelques aspects
du Baptême. Chaque groupe a travaillé sur un texte différent.
Trop de jeunes ignorent encore leur date de Baptême. Ils ont
été invités à faire les démarches nécessaires. La célébration
mensuelle des anniversaires de Baptême à la paroisse de
Tartane incite petits et grands à se renseigner sur cette date
importante de leur vie chrétienne.
En fin de matinée, notre réflexion a débouché sur le sacrement
de Confirmation qui « parfait le Baptême ».
Au moment du repas tiré du sac, les jeunes étaient heureux
d’être ensemble et les animatrices ont mis ce temps à profit
pour échanger sur leur expérience.
L’après-midi, les jeunes ont tourné par groupes dans 3
ateliers ; tous semblaient ravis.
L’atelier poterie a révélé quelques talents. Les pains au
chocolat et les pancakes réalisés dans les 2 autres ateliers,
ont tout de suite servi de goûter.
Un grand merci aux jeunes animatrices du Marigot qui, par
leur bonne humeur, leurs chants de louange, leur rire, ont créé
une bonne ambiance et semé la joie dans les cœurs.
La journée s’est clôturée par un temps d’adoration suivi d’un
moment de louanges.
Le samedi 29 avril 2017, les jeunes de la 2 ème étape de Cheminement de Tartane, encadrés
par le père Z\bnz\bn et leurs animatrices, étaient heureux d’accueillir ceux du Marig\bt.
Il s’agissait de vivre ensemble un temps de réc\bllecti\bn et partager des activités.\ï
Témoignages...
« Tartane est un lieu agréable. Nous y avons passé une superbe journée. Ce n’est pas souvent que nous faisons des échanges entre paroisses. Nous
avons apprécié l’accueil ; la mise en place des ateliers a été\
une excellente idée ; les jeunes s’y sont bien intéressés. »
« Cette rencontre nous a permis d’échanger. Très bonne
initiative, rien à redire ! »
« J’ai apprécié le fait que les jeunes et nous-mêmes avons
su créer des liens. Je remercie Tartane pour son accueil car
ce n’était pas évident. Nos jeunes avaient des à-priori ,mais
tout s’est bien vite dissipé. »
« Je sais que vous n’êtes pas nombreux à Tartane et nous,
nous sommes arrivés en force. Je craignais, mais ça s’est
superbement bien passé, aussi bien entre animatrices qu’entre
jeunes. C’est une expérience à renouveler ! Nous vous atten-
dons au Marigot !
« Ce fut une journée très agréable.
Les jeunes se sont tout de suite sentis
à l'aise. Il n'y a pas eu de problème
d'intégration entre les deux groupes.
Cette entente s'est vérifiée lors des ateliers où il a régné une
bonne entente, les jeunes étaient disciplinés et ont été trè\
s
réceptifs aux différentes activités proposées.
Ce qui m'a agréablement surpris c'est la joie, l'enthousiasme
des jeunes à louer le Seigneur. Ils ne se faisaient pas prier
pour chanter. Ils ont beaucoup apprécié cet échange. Cela
leur a permis de se rendre compte qu'ils sont confrontés aux
mêmes problématiques que d'autres jeunes de leur âge. »
Des animatrices du Marigot
Une jeune
animatrice de Tartane
Récollection Cheminement
Marigot – Tartane
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E
sclaves pour dettes, victimes de
négriers modernes ou clandestins
pris au piège de la traite des êtres
humains, enfants, femmes et hommes
subissent les pires traitements, réduits au
statut d'objets. Contrairement à l’époque de la
traite transatlantique, le critère déterminant
n’est pas la couleur de la peau, ni l’origine
ethnique, mais la vulnérabilité qui permet
une emprise totale sur une personne.
L'Organisation Internationale du Travail
(OIT), l'agence de l'ONU chargée d'élaborer
les normes internationales du travail, estime
que 215 millions d'enfants âgés de 5 à 17
ans travaillent. Parmi eux, 53 millions de
jeunes de moins de 15 ans font un travail
particulièrement dangereux. Selon l'OIT,
plus de 8 millions sont esclaves, soit en
servitude pour dettes, contraints à un travail
forcé, recrutés dans des conflits armés ou
prostitués.
Ce fléau n’épargne aucun pays. En France,
cette nouvelle servitude se retrouve
notamment dans l'esclavage domestique,
les ateliers clandestins, la mendicité forcée,
et la prostitution forcée…
Il existe aujourd'hui différentes formes
contemporaines d’esclavage. Le Comité
contre l'esclavage moderne en a répertorié
quelques-unes :
\bsclavage pour dette : Quand la misère
est trop grande, une personne contracte une
dette que leur «prêteur» leur demande de
rembourser en travaillant pour lui. Toute la
famille se retrouve ainsi aliénée jusqu'au
remboursement. Le plus souvent leur travail
n'arrive jamais au bout de la dette qui peut
même se transmettre à leurs enfants.
Travail forcé : Il concerne les personnes
contraintes sous la menace d'effectuer
des travaux difficiles dans des conditions
parfois dangereuses. Leur rétribution est
inexistante et ils sont souvent enfermés,
privés d'identité, soumis à des violences
physiques et psychologiques. Les enfants
en sont les principales victimes.
\bsclavage sexuel : L'exploitation
sexuelle des femmes et des enfants,
particulièrement vulnérables, constitue
une des formes les plus répugnantes
de l'esclavage. Souvent piégées par des
trafiquants, les jeunes femmes sont victimes
d'une extrême violence. Ces pratiques
criminelles concernent les enfants dans
certains pays.
\bsclavage traditionnel : Dans quelques
rares pays (Mauritanie, Niger, Soudan,
différents pays du Golfe persique) subsiste
un esclavage par ascendance, un groupe de
population ou des individus sont considérés
comme asservis de par leur naissance…
La religion chrétienne condamne la pratique
de l’esclavage, car elle considère que les
êtres humains sont à égalité devant Dieu
et qu’aucun être humain ne peut prétendre
ou asservir un autre être humain. Depuis le
2 juin 1537, le pape Paul III (1534-1549), dans
sa lettre Veritas Ipsa, interdisait formellement
l’esclavage, contraire selon lui au message
de la religion catholique. Il a confirmé cette
interdiction dans la Bulle Sublimis Deus le 9
juin 1537.
Par ailleurs, de par le monde, beaucoup
d’entre nous sommes esclaves de bien
de choses : portable, maison, argent…
des choses qui, tout en nous offrant une
certaine «liberté », créent une véritable
«dépendance ».
Pouvons-nous, ou souhaitons-nous sortir
de ces esclavages ? A nous d’en faire notre
propre analyse.
Synthèse d’articles réalisée par Justine Lordinot ■
L'esclavage a été ab\bli depuis l\bngtemps. Il existe p\burtant, enc\bre auj\burd'hui, des
esclavages s\bus différentes f\brmes dans le m\bnde entier. Chaque j\bur, de n\bmbreuses
pers\bnnes vivent dans le désesp\bir et la servitude. Ces esclaves m\bdernes c\bnstituent
une main d'œuvre sans v\bix, sans défense. La misère et l’espérance d’une vie meilleure
p\bussent h\bmmes, femmes et enfants dans les mains des expl\biteurs sans pitié qui les
affament, les maltraitent, les terr\brisent.
Les esclavages
de notre temps
SOCIÉTÉ
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SOCIÉTÉ
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 21 mai :
- 8h30 : Confirmation au Fort Saint-Louis, pour l’Aumônerie
militaire
- 11h : Célébration commémorative de nos ancêtres esclaves (au stade Georges Gratiant du Lamentin)
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 23 mai :
- Conseil presbytéral
Mercredi 24 mai :
- Rencontre avec les confirmands des Terres-Sainville
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 25 mai : Solennité de l’Ascension du Seigneur
- 8h : Confirmation à la paroisse de Saint-Joseph
- 10h30 : Confirmation au Centre pénitentiaire de Ducos
Vendredi 26 mai :
- Rencontre avec les confirmands de la Cathédrale
Samedi 27 mai :
- 9h : Confirmation à la paroisse du Lamentin
- 17h : Confirmation à Ajoupa-Bouillon pour les paroisses d’Ajoupa-Bouillon et Basse-Pointe
Dimanche 28 mai :
- 8h : Confirmation à la paroisse de Case-Pilote
- 11h : Confirmation à l’église de Bellevue pour les élèves du couvent de Cluny
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 29 mai :
- Conseil diocésain pour les Affaires Économiques
Mardi 30 mai :
- Conseil épiscopal
Mercredi 17 mai :
- Visite pastorale de l’institution de La Ruche
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 1 er juin :
- Cours de théologie spirituelle
Vendredi 2 juin :
- Rencontre avec les confirmands de Sainte-Thérèse
Samedi 3 juin :
- 8h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Luce
- 10h30 : Confirmation à la paroisse de Josseaud
- 17h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Thérèse
Dimanche 4 juin :
- 8h : Confirmation à la paroisse des Terres-Sainville
- 10h30 : Confirmation à la paroisse de la Cathédrale
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lettre Veritas Ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnant l’esclavage
La Vérité elle-même, qui ne peut ni tromper ni se tromper, a dit clairement lorsqu’elle destinait les
prédicateurs de la foi au ministère de la parole : « Allez enseigner toutes les nations ». Elle a dit toutes,
sans exception, puisque tous les hommes sont capables de recevoir l’enseignement de la foi. Ce que
voyant, le jaloux adversaire du genre humain, toujours hostile aux œuvres humaines afin de les détruire,
a découvert une nouvelle manière d’empêcher que la parole de Dieu soit annoncée,\
pour leur salut, aux
nations. Il a poussé certains de ses suppôts, avides de satisfaire leur cupidité, à déclarer publiquement que
les habitants des Indes occidentales et méridionales, et d’autres \
peuples encore qui sont parvenus à notre
connaissance ces temps-ci, devaient être utilisés pour notre service, comme des bêtes brutes, sous prétexte
qu’ils ne connaissent pas la foi catholique. Ils les réduisent en \
esclavage en leur imposant des corvées
telles qu’ils oseraient à peine en infliger à leurs propres ani\
maux domestiques. Or Nous, qui, malgré notre
indignité, tenons la place du Seigneur sur terre, et qui désirons,\
de toutes nos forces, amener à Son bercail
les brebis de Son troupeau qui nous sont confiées et qui sont encore hors de Son bercail, considérant que
ces Indiens, en tant que véritables êtres humains, ne sont pas seulement aptes à la foi chrétienne, mais
encore, d’après ce que Nous avons appris, accourent avec hâte vers cette foi, et désirant leur apporter
tous les secours nécessaires, Nous décidons et déclarons, par l\
es présentes lettres, en vertu de Notre
Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples \
qui parviendraient dans l’avenir à la
connaissance des chrétiens, même s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées, peuvent
librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et de la propriété de leur\
s biens, et ne doivent pas
être réduits en esclavage. Toute mesure prise en contradiction avec ces principes est abrogée et invalidée.
De plus, Nous déclarons et décidons que les Indiens et les autres peuples qui viendraient à être découverts
dans le monde doivent être invités à ladite foi du Christ par la prédication de la parole de\
Dieu et par
l’exemple d’une vie vertueuse. Toutes choses passées ou futures contraires à ces dispositions sont\
à
considérer comme nulles et non avenues.
Donné à Rome, le 2 juin de l’année 1537, troisième de Not\
re Pontificat.
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S
œur Maria est née en Guyane,
le 24 avril 1925, dans une
famille de six filles. Depuis
l’âge de 16 ans, Georgette pensait
à la vie religieuse, mais elle ne put
réaliser son désir, car sa mère s’y
opposait. Elle se maria donc le
29 décembre 1950 avec M. Roger
Alexandre Tsang Sam Moï. De cette
union devaient naître neuf enfants.
Pour Georgette, commençait une
vie de famille simple, laborieuse,
austère même par certains côtés.
Son attention maternelle pour ses
enfants s’est poursuivie durant toute
sa vie.
Consciencieuse et bien organisée,
elle a pu mener de front : vie familiale
et vie professionnelle à la Sécurité
Sociale où, depuis son entrée le 1
er
juin 1953, elle a rapidement gravi les
échelons jusqu’à devenir fondé de
pouvoir en 1973.
Après le décès de son mari, survenu
le 18 septembre 1969, Georgette,
devenue veuve à 44 ans, s’occupe
encore de ses enfants. Elle prend sa
retraite le 1
er mai 1985. C’est alors
que, ses enfants devenus adultes,
elle entend à nouveau cet appel à la
vie religieuse. Elle pensa tout d’abord
pouvoir le réaliser grâce au Père
Crosson, fondateur des frères de la
Résurrection, ordre fondé pour les
veufs. En l’église de Saint-Antoine,
en présence du frère Augusto Monti,
elle reçut l’habit religieux, prononça ses premiers vœux et essaya, avec
des efforts héroïques, de fonder
la branche féminine des sœurs
de la Résurrection. Mais, suite à
la défection de toutes celles qui
s’étaient engagées avec elle, elle se
retrouva seule, et Sœur Georgette
chercha une nouvelle orientation
religieuse.
Elle se tourna alors, avec sa
sœur Irène, vers le monastère
de Sainte-Marie des Anges, de la
Congrégation de Solesmes, à Bout
Bois, en Martinique. Elle s’installa
dans un premier temps à la Maison
saint Benoît où là, elle propagea sa
dévotion mariale à tout le quartier en
initiant, le 15 août 1987, la procession
des enfants à la Vierge Marie.
Irène à son tour renonça à la
perspective d’une vie religieuse,
tandis que Sœur Georgette,
accueillie et dirigée par Mère
Michaël Kenec’hdu, la Prieure du
Monastère, persista dans son désir
de se donner à Dieu seul. Elle entra
au monastère le 11 février 1991, en
la fête de Notre-Dame de Lourdes,
pour se mettre à l’école Seigneur
selon la Règle de saint Benoît.
Elle reçut la vêture le 8 décembre
1991 avec le nom de Sœur Maria,
en raison de sa grande dévotion
mariale et fit profession temporaire
le 26 décembre 1993 en la fête de
la Sainte Famille. Elle fit profession
solennelle le 29 décembre 1996 en
présence de Mgr Morvan, l’évêque
de Cayenne d’alors.
Au monastère, Sœur Maria se
vit confier des charges qu’elle
remplit avec zèle et compétence.
La fabrication des chapelets était
l’une de ses occupations préférées.
Elle prit l’initiative de commencer la
production de confitures d’oranges
amères, qui sera à l’origine de la mise
en service d’un atelier moderne de
fabrication de confitures.
Un des traits marquants de Sœur
Maria était sa dévotion et son amour
de la Sainte Vierge. Nous avons la
ferme espérance que celle qu’elle a
tant aimée et respectée la conduira
à Jésus, qu’elle a cherché d’un grand
désir toute sa vie. ■
Le Seigneur a rappelé à lui dans la nuit du 27 avril 2017 sœur Maria, Ge\brgette Tsang
Sam M\bï, à l’âge de 92 ans, et \ïdans la 24
ème année de sa pr\bfessi\bn m\bnastique.
VERS LA VIE
Sœur Maria Georgette
Tsang Sam Moï
(1925–2017)
M\bniale du Prieuré Sainte-Marie des Anges (L\ie Carbet)
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Journée « Portes ouvertes » sur la paroisse de François
La paroisse Saint Michel du François vous invite tous à venir en famille à sa Journée Portes ouvertes,
le jeudi 25 mai 2017, jour de la fête de l’Ascension, de 9h à 13h, sur le site de son église et du presbytère.
Venez nombreux !
Au programme :
- Messe à 7h
- A partir de 9h : présentation d’ateliers réalisés par ses services, jeux réalisés par ses jeunes, animations par les chorales, collation, découvertes de toutes ses activités paroissiales et plusieurs aut\
res surprises.
Festival des Jeunes "Sport et Spirit"
à la Communauté de Chemin Neuf
Tu as entre 17 et 35 ans et tu souhaites vivre une expérience alliant \
le sport et la foi avec d'autres jeunes ?
La Communauté du Chemin Neuf organise le Festival des Jeunes
"Sport et Spirit"
, du 26 au 30 Juillet 2017, au domaine
du fort à Saint Pierre.
Au programme : musique, sports nautiques, enseignements et
témoignages.
Pour t'inscrire : www.mq.chemin-neuf.org
C\bMMUNIQUÉS
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a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
ECCLESIA'M 2020 !
Dimanche 4 juin 2017
Miracles : mode d'emploi
Depuis les apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, 69 guérisons ont été reconnues miraculeuses à Lourdes. Un
chiffre modeste au vu des 000 7 dossiers de guérisons déposés à ce jour ; le processus pour reconnaître un miracle est sélectif et
rigoureux. Dieu m’est témoin se penche cette semaine sur ces dossiers miraculeux. Comment un miracle est-il reconnu et selon
quels critères ? Quel est le processus de vérification ?
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\ï MARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns
Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Ré\ïvérend Père Pinch\bn
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\ïX
Téléph\bne : 06 96 310\ï 333 - E-mail : mi\ïchel.p\buch@wanad\b\b.fr
\bui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
\bui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\ïINIQUE
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Marie, Mère et Etoile de la nouvelle évangélisation
Toi, remplie de la présence du Christ,
tu as porté la joie à Jean-Baptiste,
le faisant exulter dans le sein de sa mère.
Toi, tressaillant de joie,
tu as chanté les merveilles du Seigneur.
Étoile de la nouvelle évangélisation,
aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
du service, de la foi ardente et généreuse,
de la justice et de l'amour pour les pauvres,
pour que la joie de l'Évangile
parvienne jusqu'aux confins de la terre
et qu'aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.
Mère de l'Évangile vivant,
source de joie pour les petits,
prie pour nous.
Amen. Alléluia !
Pape François, 2016 (extraits) La Visitation
- Domenico Ghirlandaio (1449-1494)
Fête de La Visitation
31 mai
