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E g lise
en MARTINIQUE
T ournés vers l'avenir…
Mgr Maurice Marie-Sainte (4 janvier 1928 - 27 août 2017)
N° 548
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
10 septembre 2017
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EDITORIAL
C
’est la rentrée et en ce 23 e dimanche ordinaire A,
les paroles du Christ nous interpellent sur la notion
de cohésion, d’unité, de communion dans notre
communauté. Jésus nous propose d’adopter une attitude de
douceur et d’humilité, de nous intéresser au sort de notre
prochain, d’être responsable les uns des autres dans nos
différents lieux de vie.
Le pape François nous rappelle que « chaque petite pierre a sa
place dans l’Eglise ». Entrons donc dans la nouveauté de vie
que le Seigneur ouvre devant nous. C’est à chacun de trouver
la meilleure façon de partager ses talents, dans l’harmonie des
échanges, pour être Eglise.
Mgr Maurice Marie-Sainte, parti discrètement rejoindre le
Père le 27 août dernier, à 89 ans, était déjà bien sensibilisé à
cette notion de partage. Pendant ses 35 ans d’épiscopat, il a
souhaité que chacun prenne sa place au sein de la communauté
et soit en responsabilité dans les paroisses. Pour cela, prions et
agissons, conseillait-il.
La rentrée est un moment privilégié pour les annonces de notre
archevêque. Rappelons-nous que notre diocèse est placée
dans la dynamique du projet pastoral E
CCLESIA ’M 2020 !
Mgr Macaire a donc procédé à quelques changements dans
son presbyterium, signe que l’Eglise est en marche...
Réjouissons-nous avec le frère Kerry Michael Moran ordonné
diacre en vue du sacerdoce, le samedi 26 août 2017, à la
basilique Notre Dame de la Délivrande du Morne-Rouge ;
portons dans nos prières le diacre Michel Delvarice qui sera
ordonné prêtre le 17 septembre prochain à la Cathédrale
Saint-Louis.
Eglise en Martinique s’est fait l’écho de quelques temps forts qui
se sont déroulés dans les paroisses durant les mois de juillet et \
août (Sainte-Marie, Diamant, Carbet…).
Confions notre année pastorale au Seigneur et demandons
lui de nous donner un vrai souci de nos frères, de briser notre
indifférence pour pouvoir témoigner de l’Evangile.
Demandons-lui des frères pour éclairer notre péché (correct\
ion
fraternelle), et d’ouvrir nos cœurs à la charité fraternell\
e.
Aimer, il suffit d’aimer…
Une belle année pastorale à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• Un tournant à ne pas rater
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole \bominicale
• Hommage : Mgr Marie\e-Sainte, 35 ans \b’épiscopat
- Mgr Marie-Sainte, un homme humble, \biscret… et responsable
- Poême : un amour m'a\etten\b
- « Tous responsables en église»
- Témoignages
• Les nouveautés pastorales 2017-2018
• Retour sur quelques temps forts \be juillet et Août
- Mercre\bi 30 août : Notre-Dame \be la Délivran\be
Pèlerinage \biocésain \bes jeunes
- Fête \be la Paroisse ND \be l’Assomption
- La paroisse \bu Diamant à l’horizon \b’
ECCLESIA ’M 2020 !
- Chrétiens \bans le mon\be \bu travail (CMT)
- Paroisse \bu Carbet - Saint Jacques fêté \epar les fi \bèles
- Pastorale \bu tourisme -
Lau\bato Si mi Signore !
• Sœur Juliette \bu Sacré-Cœur Cécé • Chaque petite pierre a sa place \bans l’Eglise
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AGENDA DE L'ARCHEVÊQUE 21
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
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VERS LA VIE 22
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A
ujourd’hui comme hier, l’avenir
appartient aux prophètes, aux
fous, aux « violents », comme
dit Jésus. Et quand les « violents de
l’amour » se taisent, ce sont les « violents
de la haine » qui prennent le dessus.
Dieu merci, une génération de jeunes
laïcs et de prêtres est en train de relever
le défi et ne se laisse pas endormir sous
l’édredon d’une intégration sociale de
l’Eglise trop polie pour être honnête.
Le pape Benoît XVI nous a encouragés
à être une minorité créatrice, mais
nous avons encore du mal à nous
débarrasser du complexe de supériorité
de la religion majoritaire… Derrière
ce vocable dont nous affublent
régulièrement les journalistes et les
politologues et que nous avons fini
par intégrer, se cachent des boulets
qui nuisent terriblement à la ferveur
missionnaire de l’Eglise :
• Dans notre fonctionnement : il y a ce
petit orgueil d’être premiers, les aînés
condescendants qui laissent une part
de gâteau aux autres religions, leur font
la leçon et se montrent bons élèves
devant l’instituteur républicain ; il y a
aussi la tentation de devenir le musée
des gloires passées, l’incapacité
sénile à se réformer rapidement et à
s’adapter à la culture actuelle.
• Dans notre rapport au monde : nous
subissons le poids institutionnel, la
réputation inconsciente d’appartenir
au « système », les mondanités, voire
les compromis diplomatiques avec
des puissances diverses, le devoir
d’hurler avec les loups de la bien-
pensance en toute occasion et de jeter
aux orties la folie révolutionnaire de
l’Évangile… et surtout, l’obligation de
ne pas faire de vagues.
En Martinique, le problème est encore
plus évident. Ici, les catholiques sont
vraiment majoritaires. Mais malgré
cela, la société martiniquaise n’est
pas (n’est plus ?) du tout catholique.
Même si « Mgr Macaire » est invité sur
les médias, même si France-Antilles
parle régulièrement de ce qui se passe
dans nos églises et même s’il y a des
gens dans les églises… (en fait, il n’y
en a pas tant que ça, puisqu’une grande
majorité de baptisés, en particulier les
plus jeunes, ne fréquentent plus nos
communautés), la plupart des gens
ont une idée complètement fausse
de ce qu’est et de ce qu’annonce
l’Eglise. Nous n’avons pas réussi,
depuis plusieurs années, à façonner
suffisamment de familles, de paroisses,
de jeunes, d’hommes et de femmes
selon le cœur de Dieu pour que la
société martiniquaise soit vraiment
transformée par l’enseignement de
l’Eglise.
Ce pays soi-disant catholique et
considéré comme tel me paraît
terriblement anticatholique. Partout,
je vois pulluler « fornication, impureté,
débauche, idolâtrie, magie, haines,
discorde, jalousie, emportements,
disputes, dissensions, scissions,
sentiments d'envie, orgies, ripailles
et choses semblables » (Galates 5,20-
21). Une société où le monde du travail
est plein de violence, où l’avortement
bat tous les records, où le divorce est
considéré comme un acte normal, où la
vulgarité, le stupre, la fornication et la
pornographie ont envahi la culture de
nos jeunes, où le luxe et l’esprit bling-
bling hantent les rêves des gens, où les
pauvres et les personnes âgées sont
ignorés… « n’héritera pas du Royaume
de Dieu » (Galates 5,21). Quel que soit
le nombre de prières, ce peuple-là
n’honore Dieu que des lèvres !
C’est pour cela qu’il ne faut pas rater
le tournant qui s’offre à nous en cette
année. Il ne faut pas rater E CCLESIA ’M
2020 ! Il est grand temps que le Seigneur
visite notre diocèse et le protège, qu’Il
sanctifie nos âmes et délivre de l’ennemi
les familles, les jeunes, la société et
qu’Il nous apprenne, avec l’aide de la
Vierge Marie, comment Montrer Jésus
partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise !
Sinon, voilà ce qui se passera demain :
Les générations nouvelles diront aux
chrétiens :
- Vous qui étiez majoritaires, qu’avez-
vous fait !? Regardez comme nous
sommes malheureux !
Alors nous dirons :
- Ce n’est pas de notre faute, d’autres
tiraient les ficelles !
Mais ils répondront :
- Alors pourquoi, en votre qualité de
prophètes, ne vous êtes-vous pas
révoltés ! Pourquoi, si l’Eglise est notre
mère, n’a-t-elle pas lutté bec et ongle
pour que tout cela cesse ? Pourquoi
n’avez-vous pas réussi à nous faire
faire une expérience suffisamment
forte de Dieu pour que nous-mêmes
ayons le Saint Esprit en nous et soyons
forts !
Alors, si nous bégayons dans notre
réponse, ils nous diront peut-être :
- Nous allons chercher une autre mère,
une autre religion, un autre dieu.
On y est presque.
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
Un tournant à ne pas rater
MOT DE L’ÉVÊQUE
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Chers frères et sœurs, bonjour !
L
'Evangile de Mt 16,13-20 nous
rapporte un passage clef du
chemin de Jésus avec ses
disciples : le moment où il veut vérifier
à quel point se trouve leur foi en Lui.
Auparavant, il veut savoir ce que
les gens pensent de Lui. Et les gens
pensent que Jésus est un prophète,
ce qui est vrai, mais ils ne saisissent
pas le centre de sa personne ni de sa
mission. Ensuite, il pose à ses disciples
la question qui lui tient le plus à
cœur, c’est-à-dire qu’il leur demande
directement: “Mais vous, qui dites-
vous que je suis?” (v.15) Par ce “mais”,
Jésus distingue nettement les Apôtres
de la foule, ce qui revient à dire : mais
vous, qui êtes avec moi tous les jours,
et qui me connaissez de près, qu’est-ce
que vous avez saisi de plus ?
Le Maître attend des siens une réponse
élevée et différente de celles de
l’opinion publique. Et, en effet, une
réponse de ce type jaillit du cœur de
Simon appelé Pierre : “Tu es le Christ, le
Fils du Dieu vivant” (v.16). Simon Pierre
prononce des paroles plus grandes que
lui, des paroles qui ne viennent pas
de ses capacités naturelles. Il n’avait
peut-être pas fait l’école élémentaire et
il est capable de dire ces paroles, plus
fortes que lui ! Mais elles sont inspirées
par le Père céleste (cf. v. 17), qui révèle
au premier des Douze la vraie identité
de Jésus : Il est le Messie, le Fils envoyé
par Dieu pour sauver l’humanité. Grâce
à cette réponse, Jésus comprend que,
grâce à la foi donnée par le Père, il y a
un fondement solide sur lequel il peut
construire sa communauté, son Eglise.
C’est pourquoi il dit à Simon : “Tu es
Pierre – c’est-à-dire pierre, roc – et sur
cette pierre je bâtirai mon Eglise (v. 18).
Aujourd’hui, avec nous aussi, Jésus veut
continuer à construire son Eglise, cette
maison avec des fondements solides
mais où les fissures ne manquent pas
et qui a continuellement besoin d’être
réparée, comme au temps de saint
François d’Assise.
Certes, nous ne nous percevons pas
comme des rocs, mais seulement
comme de petites pierres. Cependant
pas une petite pierre n'est inutile, au
contraire, entre les mains de Jésus, elle
devient précieuse, parce qu’Il la prend,
la regarde avec une grande tendresse,
la travaille par son Esprit, et la place au
bon endroit auquel il a pensé depuis
toujours, et où elle peut être utile à
toute la construction. Et nous tous,
bien que petits, nous devenons des
“pierres vivantes” parce que quand
Jésus prend sa pierre dans sa main, il
la fait sienne, la rend vivante, pleine
de vie, pleine d’Esprit Saint, pleine de
vie de son amour, et c’est ainsi que
nous avons une place et une mission
dans l’Eglise : elle est une communauté
de vie, faite de tant de pierres, toutes
différentes, qui forment un unique
édifice, sous le signe de la fraternité et
de la communion.
De plus, l’Evangile de Mt 16,13-20
nous rappelle que Jésus a aussi voulu
pour son Eglise un centre visible de
communion, dans Pierre – il n’est pas
non plus une grande pierre, c’est une
petite pierre, mais prise par Jésus elle
devient centre de communion -, dans
Pierre et dans ceux qui lui auraient
succédé dans la même responsabilité
primatiale, qui, depuis les origines,
ont été identifiés avec les évêques
de Rome, la ville où Pierre et Paul ont
rendu leur témoignage par le sang.
Confions-nous à Marie, Reine des
Apôtres, Mère de l’Eglise. Elle se trouvait
au Cénacle, à côté de Pierre, quand
l’Esprit est descendu sur les Apôtres
et les a poussés à sortir, à annoncer à
tous que Jésus est le Seigneur.
Aujourd’hui, que notre Mère nous
soutienne et nous accompagne de
son intercession, afin que nous
réalisions pleinement cette unité et
cette communion pour lesquelles le
Christ et les Apôtres ont prié et ont
donné leur vie.
Pape François, 27 août 2017
Source : Zénit
■
Chaque petite pierre
a sa place dans l’Eglise
Pierre, « centre visible
\be communion »
EGLISE UNIVERSELLE\e
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Dimanche 10 septem\bre 2017
la P arole Dominicale
C
ette voix du Seigneur nous
tourne vers les autres, vers le
prochain.
L’Apôtre Paul la résume en quelques
mots, Celui qui aime les autres a
parfaitement accompli la loi.
Dans l’évangile de Matthieu, Jésus dit :
Si ton frère a commis un péché, va lui
parler seul à seul et montre-lui sa faute.
L’Eglise n’est pas une communauté de
purs, de gens parfaits, à l’époque de
Matthieu comme aujourd’hui pour
nous.
Jésus a prévu que les chrétiens ne
seraient pas meilleurs que les autres,
même s’ils tendent par vocation vers
la perfection.
Ce sont les mêmes personnes qui sont
dans l’église et dans la société civile.
Jésus sait qu’avec nous, il y aura
des problèmes de tout genre : des
incompréhensions, de l’égoïsme, des
rivalités, des jalousies…
Jésus donne une méthode pour essayer
de résoudre et dépasser les difficultés
qui pourront naître un jour ou l’autre
dans la communauté.
Que ce soit une association, une équipe,
une famille, une communauté, une
école, une entreprise, la parole de Jésus
peut être mise en application.
Si personne n’a le souci de la cohésion
du groupe, de la communion entre les personnes, il y a de forte chance que
ce groupe se disloque et que chacun
se retire dans son bon droit.
Que de conflits et d’oppositions
pourraient être évités si on avait pris
le temps de se parler et surtout de
s’écouter. On est souvent pressé de
parler, de se justifier, de faire entendre
ses arguments et moins disposé à
entendre ce que l’autre a à nous dire.
Aucun groupe n’est à l’abri du péché de
la division, même pas l’Eglise.
« Si ton frère a commis un péché… que
faire ? Va lui parler… seul à seul... ».
Il faut parler, rétablir le dialogue,
partager la Parole, sortir de la prison
du silence, de la suspicion. Parler dans
un climat d’écoute, d’accueil et non de
jugement. Parler avec une volonté de
pardon et de réconciliation.
Hélas, quand nous rencontrons celui ou
celle qui nous a fait de la peine, notre
premier mouvement est de déclencher
les hostilités, les reproches, les critiques,
nous sommes prêts à lui faire la leçon.
Si nous avons à faire des reproches,
faisons-les dans un climat d’amour et
de pardon. On peut faire une remarque
à un frère, à une sœur que si on l’aime
vraiment. Faire une observation, à
condition de la faire avec humilité et
en reconnaissant ses propres limites
et faiblesses.Va lui parler seul à seul… montre lui
sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné
ton frère.
C’est dans le contexte de la
réconciliation qu’il faut comprendre
cette phrase de Saint Paul : Ne gardez
aucune dette envers personne. Sauf la
dette de l’amour mutuel.
Quand on parle de dette, on pense
à l’argent prêté non remboursé. La
seule dette, dit Paul, que nous pouvons
garder de quelqu’un c’est l’amour.
Nous avons une dette envers nos
parents et nos éducateurs, envers ceux
qui nous ont aidés à nous construire,
la dette de la reconnaissance et de
l’amour.
Quand ils sont loin ou déjà partis vers le
Père, nous pouvons les rejoindre dans
l’amour de Dieu par la prière.
Devant le refus et l’échec, Jésus
demande de ne pas baisser les bras,
de ne pas se décourager, mais de faire
appel à d’autres frères et sœurs, à la
communauté, pour trouver une issue
favorable.
Avons-nous toujours cette volonté et
cette pratique de la réconciliation ?
Père Jean de Coulanges
■
LITURGIE
« Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur,
mais écoutons la voix du Seigneur. »
Ezéchiel 33,7-9 •\u Psaume 94 • Romai\b 1\u3,8-10 • Matthie\uu 18,15-20
23 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
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Son parcours
N
é le 4 janvier 1928 à Balata (Fort-
de-France), il était le 3 ème d’une
famille modeste de 7 enfants.
Après des études primaires à Tivoli, puis
secondaires au Lycée technique de Fort-
de-France, il entra au Séminaire-Collège
pour se préparer à la prêtrise en 1950.
Il poursuivit ses études au Séminaire
Saint-Alexandre d’Ottawa au Canada
pendant 4 ans. Il termina sa formation à
Rome où il reçut le diaconat au début de
l’année 1955 et fut ordonné prêtre le 21
décembre 1955 par le Cardinal Fumasoni
Biondi (Préfet de la Congrégation pour
l’Evangélisation des Peuples).
De retour en Martinique en 1959, il
célébra sa première messe au Sacré-
Cœur de Balata, sa paroisse natale.
D’abord aumônier de lycée, puis
responsable de la pastorale des
vocations et Vicaire général du diocèse,
il est ordonné évêque le 12 octobre 1969.
C’est le premier Martiniquais accédant à
l’épiscopat dans son propre pays.
C’est avec une grande fierté que les
chrétiens de Martinique ont accueilli cet
évènement. En 1972, il devint Archevêque
de la Province Ecclésiastique que Rome
avait formée en 1967 avec les diocèses de
la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
Son action
Homme humble et discret au cours
de son long épiscopat (1969-2004), il a
notamment eu à gérer les remous de la
période de l’après-Concile. Son projet
pastoral intitulé « TOUS RESPONSABLES »
était dans l’axe de Vatican II qui avait
réaffirmé l’importance du Sacerdoce
Commun de tous les baptisés. Chacun, en
particulier les laïcs, était invité à prendre
sa place dans la communauté.
Son projet pastoral reposait sur l’éveil et
la formation d’un laïcat responsable qui
reflète le nouveau visage de l’Eglise après
le Concile Vatican II (1962-1965). Ce projet,
dont le mot-clé était la responsabilité,
trouve encore aujourd’hui un héritage
concret dans le plan pastoral E CCLESIA ’M
2020 ! issu de la récente démarche
synodale conduite par Mgr Macaire, son
2ème successeur.
Au terme de son épiscopat, cet objectif fut
en grande partie atteint. Le diocèse compte
désormais de très nombreux hommes
et femmes laïcs en responsabilité qui
mettent leurs compétences au service
du Christ et de son Eglise. Cela fait
l’admiration des prêtres et évêques de
passage.
Sous son épiscopat, on vit se lever de
nombreuses initiatives : Radio Saint-Louis
(radio diocésaine qui est aujourd’hui
la première radio associative de l’île),
le mouvement du NID (Œuvre de
Miséricorde envers les Prostitué(e)s),
Foi & Lumière (accompagnement des
personnes porteuses de handicap), Mère
de Miséricorde (pour aider ceux qui sont
tentés d’interrompre une grossesse et
pour accompagner ceux qui l’ont fait) et,
dès 1975, le Renouveau Charismatique. Il
accueillit également deux communautés
nouvelles : l’Emmanuel et le Chemin
Neuf. Il a encouragé et accompagné
personnellement la fondation des Petites
Communautés Ecclésiales (PCE) dans les
quartiers des paroisses rurales.
Dans le domaine de la catéchèse,
il fut soucieux de rejoindre la famille
tout entière, conscient que si le milieu
de l’enfant n’était pas évangélisé les
catéchistes perdaient leur temps. Il
prolongea le temps de formation des
jeunes en instituant deux années de
Cheminement avant la confirmation. Il
fit naître la Pastorale des Jeunes après
le grand rassemblement des Rameaux
79 au Stade Louis-Achille avec plus
de 2000 jeunes représentant tous les
mouvements de jeunes existant dans
le diocèse.
Un des signes forts de la fécondité de
son ministère fut qu’il procéda à un
grand nombre d’ordinations de jeunes
martiniquais à la prêtrise (près de 25,
surtout les dernières années), au moment
même où la plupart des diocèses de la
Monseigneur Marie- Sainte,
Un homme humble, \biscret... et responsable !
VIE DU DIOCÈSE
4 janvier 1928 - 27 août 2017
Ordonné Prêtre le 21 décembre 1955 Ordonné Evêque auxiliaire
de Martinique 12 octobre 1969
Archevêque de Martinique 1972-2004
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 6
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Josiane PELAGE Il s’en est allé
rejoindre le Père,
dans la plus grande discrétion, comme il
avait vécu, dans l’humilité. Monseigneur
Marie-Sainte, Archevêque, aura marqué
l’histoire de l’Eglise en Martinique.
Une humilité qui lui aura permis d’épouser
pleinement l’esprit du Concile Vatican II
qu’il a fait découvrir à l’Eglise en Martinique.
Le nouveau Concile proposait, comme signe
des temps, un renversement des modèles
traditionnels de l’Eglise où le pouvoir et
l’autorité devenaient Service et la pyramide
hiérarchique institutionnelle Communion
du peuple de Dieu.
Le peuple de Dieu, c’est-à-dire chaque
chrétien, là où il se trouve, appelé à
rendre présent et vivant le Christ : « Tous
responsables ensemble de notre Eglise ».
Les laïcs, pendant son épiscopat, ont trouvé
leur véritable mission dans l’Eglise : une
présence au monde dans leur milieu de
vie (famille, école, travail, société). Tel
était le leitmotiv ou mieux l’esprit pastoral
devenu Projet pastoral pendant plusieurs
décennies. Éveil et formation d’un laïcat
responsable pour en faire des témoins
vivants de l’Évangile. Tout au long de
ces trente années consacrées au diocèse,
Monseigneur Marie-Sainte n’a pas ménagé
ses efforts pour mettre à la disposition des
laïcs des moyens de formation et créer des
liens entre les mouvements.
Si tous, laïcs ou communautés religieuses,
ont retrouvé leur place dans l’Eglise pendant
son épiscopat, quelle que soit leur situation,
Monseigneur Marie-Sainte avait un souci
tout particulier des vocations sacerdotales.
La vocation est le fruit béni de Dieu d’un
ministère fécond. Une bonne vingtaine
de prêtres ont été ordonnés entre 1971 et
2004, sans compter les séminaristes en
discernement ou en formation qu’il a confiés
à l’Eglise à son départ.
Cette fécondité, pour ceux qui l’ont approché,
s’enracinait dans une vie de prière et de
jeûne qu’il aura conservée jusqu’au bout.
Le sacrifice d’une vie sainte et agréable à
Dieu. Une vie offerte pour le salut du monde.
Cette présence à l’Eglise était ponctuée,
selon les époques, de priorités qu’il savait
repérer. Comme l’attention particulière
à la jeunesse, la famille et la catéchèse.
Aumônier du Lycée de Filles au début de son
ministère, au milieu des années 60, puis de
la Jeunesse Etudiante Chrétienne (JEC),
il a organisé en 1963 le premier Pèlerinage
de jeunes au sanctuaire de Notre-Dame
de la Délivrande du Morne-Rouge ; un
pèlerinage devenu maintenant une tradition.
Ses rassemblements annuels de la jeunesse,
les camps de Jécistes à Sainte-Anne, les
camps de Guides de France à Bagatelle,
ont marqué les esprits ; tout à la fois par la
profondeur de ses enseignements religieux
que par la jovialité dans ses rapports avec les
jeunes. Beaucoup se souviennent encore de
ces soirées passées à regarder les étoiles ou
ces histoires invraisemblables qu’il racontait
à ceux qui avaient du mal à s’endormir. Une
autre priorité était l’enseignement religieux
surtout après le Concile Vatican II qui avait
donné une impulsion à l’inculturation
de la foi. La direction diocésaine de la
catéchèse, confiée à un laïc et de plus à une
femme (NDLR : Annie Rousselin) : c’était
presque un pari fou, une vrai gageure. Ce
choix était inspiré par la conviction profonde
que la transmission de la foi se fait par la
femme, comme dans la tradition juive. Qui
mieux qu’une femme peut faire « retentir la
foi » dans le cœur des toutes jeunes âmes ?
La mission de l’Eglise ne s’arrête pas
dans ses murs. La communion a pour but
la mission au service du monde, aimait
à répéter Monseigneur Marie-Sainte.
L’organisation du diocèse avait prévu des
commissions de réflexion élargies, telle la
Commission Justice et Paix dont le but était
d’éclairer l’Evêque sur des problèmes de
la vie du monde que les chrétiens devaient
évangéliser. Monseigneur Marie-Sainte
savait également saisir des moments clés
de la vie de la Martinique pour rappeler, par
une lettre pastorale solennelle, à chacun ses
devoirs de citoyens de justice et de paix dans
un contexte caraïbe troublé par de profondes
inégalités sociales et économiques. Ou
encore, lors des commémorations de
l’abolition de l’esclavage, rappeler que « ce
passé, si douloureux qu’il soit, doit être
dépassé ». « Nous souvenir pour mieux
façonner l’avenir ». Rameaux 1998.
Cet article n’est qu’un témoignage à chaud
de ce qui a marqué ce très riche épiscopat
qui fera date dans l’histoire de l’Eglise en
Martinique. Dans ce contexte culturel local,
marqué par l’esclavage et la colonisation,
après 150 ans d’évangélisation par un clergé
missionnaire, l’émergence d’un clergé
de couleur en situation de responsabilité
ne s’est pas déroulée sans souffrance et
incompréhension. Une souffrance parfois
« crucifiante », que Monseigneur Marie-
Sainte assumait en silence, comme sa
contribution à la souffrance du Christ qui,
de condition divine, s’est humilié jusqu’à
la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu
l’a exalté, nous dit saint Paul dans l’Épitre
aux Philippiens si chère à Monseigneur
Marie-Sainte.
Puisse Dieu le faire participer dès aujourd’hui
à cette Pâque éternelle.
Témoignage…
Caraïbe et de la Métropole se plaignaient
d’une crise des vocations sacerdotales.
Sa personnalité
Mgr Marie-Sainte avait une étonnante
capacité d’écoute et d’ouverture. Ennemi
des idéologies et du prêt-à-penser, il a
su donner leur chance à des réalités
ecclésiales nouvelles, souvent suspectées
du fait même de leur nouveauté. Son
ouverture s’étendait avant tout aux
personnes. Bien que possédant des
convictions personnelles fortes, il savait
composer avec les caractères et les
sensibilités et se laisser convaincre parfois.
Il porta à chaque instant le souci de
la communion ecclésiale dans son
diocèse. Veillant systématiquement
à ouvrir chacun aux autres réalités
de l’Eglise et du monde. Il détestait
l’esprit de clocher ! Il avait le souci de
rejoindre l’Eglise universelle en initiant
les travaux de la Province ecclésiastique
Antilles-Guyane, participant à ceux de la
Conférence des Evêques de la Caraïbe,
tout en développant la communion avec
les Antillais de métropole, les évêques
de France, les autres évêques des Outre-
mer, et bien sûr avec le Saint-Père et le
Vatican. Discret et réservé, Monseigneur Maurice
Marie-Sainte s’est efforcé de vivre au
milieu de ses frères. Davantage serviteur
que maître, il a œuvré pendant 35 ans
pour le diocèse de Martinique. C’est le
plus long épiscopat du diocèse depuis
sa création en 1850.
Il décède ce dimanche 27 août 2017, jour
de la Résurrection sur laquelle sa foi était
centrée, en la Neuvaine de notre Dame
de la Délivrande, patronne du diocèse.
Chronique inspirée des travaux de M me Suzette
Quitman (in Histoire du Diocèse de Martinique,
éd. Du Signe, p. 69-70)
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 7
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Ce qui se passera de l’autre côté, Quand tout pour moi
Aura basculé dans l’éternité, Je ne le sais pas.
Je crois, je crois seulement Qu’un Amour m’attend.
Je sais pourtant qu’alors il me faudra faire, Pauvre et sans poids,Le bilan de moi.
Mais ne pensez pas que je désespère. Je crois, je crois tellementQu’un Amour m’attend.
Quand je meurs, ne pleurez pas ; C’est un Amour qui me prend.
Si j’ai peur – et pourquoi pas ? – Rappelez-moi simplement
Qu’un Amour, un Amour m’attend.
Il va m’ouvrir tout entièreA sa joie, à sa lumière.
Oui, Père, je viens à Toi Dans le vent,
Dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va,
Vers ton Amour, Ton Amour qui m’attend.
Mère Alice Aimée (1896-1976)
Carmélite
Texte que Mgr Marie-Sainte affectionnait particulièrement et avait tenu à conserver.
Un amour m’attend…
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 8
VIE DU DIOCÈSE
Page 9
Eglise e\b Marti\bique vous propose u\b extrait
de l’ouvrage i\btitulé «Le mot de l’évêque». Ce
livre regroupe différe\bts éditoriaux rédigés par
Mgr Marie-Sai\bte dura\bt so\b épiscopat e\b ce qui
co\bcer\be les orie\btatio\bs pastorales. Ce message de
l’évêque i\btitulé « Tous respo\bsables e\b Eglise ? »
date du 2 octobre 1994, et reste toujours d’actualité.
J
e propose ici quelques réponses.
Elles seront un rappel pour
beaucoup et une information
pour tous.
Les prêtres
Ils se situent, autour de l’évêque, au
cœur de la communion ecclésiale.
Premiers responsables de la Mission,
présidant l’Assemblée chrétienne, ils
sont ministres de la Parole de Dieu et
des sacrements. Mais ils ne sont pas
à eux seuls l’Église, loin de là. Leur
ministère, pour indispensable qu’il
soit, n’est que l’expression de la foi et
l’aboutissement de la vie chrétienne
de tous les fidèles. Par leur ministère,
ils accueillent, offrent et consacrent
l’action de ces fidèles, notamment les
services et les responsabilités propres
à tous les membres de l’Eglise de
Dieu…
Il est évident que l’évêque et les prêtres
ne peuvent poursuivre de tels objectifs
qu’avec le concours actif des fidèles.
C’est là une application quotidienne
et progressive de notre visée pastorale
diocésaine déjà ancienne : « TOUS
RESPONSABLES DANS L’ÉGLISE ».
La diminution du nombre de prêtres,
pour éprouvante qu’elle soit, contient
cependant un bienfait : celui de provoquer chaque chrétien à
devenir plus responsable de la foi
de toute l’Église ; celui d’amener la
paroisse à mieux devenir communauté,
à l’exemple de la primitive Église dont
il nous faut sans cesse rappeler les
quatre points essentiels :
Ils étaient fidèles à écouter l’ensei-
gnement des apôtres, à vivre en com-
munion fraternelle, à rompre le pain,
à participer aux prières (Actes 2, 42).
La pénurie de prêtres porte aussi en
elle une grande espérance : stimuler
chaque membre de la communauté-
Église à accepter une responsabilité,
à assurer un service, à investir une
partie de son temps et de ses talents
pour faire marcher sa paroisse, son
mouvement…
Laïcs responsables
L’avenir de l’Église catholique dépend
en très grande partie de l’éveil et de la
formation d’un laïcat responsable,
autour des prêtres, bien sûr. Dieu
merci,
dans notre diocèse, cet
objectif est atteint progressivement
d’année en année.
Dans les différents secteurs de la vie
et de la pastorale - familles, quartiers,
paroisses, institutions, établissements
scolaires catholiques, mouvements,
communautés,etc. - les laïcs trouvent
leur place, assurent des services,
prennent leurs responsabilités.
Pensons par exemple aux 2000
catéchistes qui assurent l’éducation
de la foi de nos enfants !
Une cinquantaine de responsables
diocésains des mouvements font le
point deux fois chaque année autour
de l’évêque.
\bn conclusion
Je le rappelle souvent, et je constate
que nous le vivons de mieux en
mieux : évêque et prêtres, religieuses
et laïcs, nous sommes tous, chacun
à sa place, membres du Corps du
Christ. Nous sommes aussi, chacun
pour sa part, responsables de la
croissance de ce Corps, de sa santé,
de son épanouissement. C’est en
conjuguant nos efforts, en partageant
tout ce qui peut être partagé dans
nos vies respectives, bref en nous
donnant la main, que la mission de
l’Église pourra être remplie dans notre
monde. Mieux on le comprendra, plus
l’Église du Christ se construira, et mieux
le monde s’en apercevra.
Pour cela, prions et agissons !
+ Maurice Marie-Sainte ■
« Tous responsables
en Eglise ? »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 9
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Père Alain Ransay, curé de Bellevue Mgr Maurice Marie-Sainte était avant tout un très
grand timide qui stressait déjà la veille d’une grande célé-
bration liturgique. Du coup, il pouvait apparaître à beaucoup
comme distant et froid alors qu’il tentait sans succès de gérer\
son trac. Mais quand vous aviez affaire à lui dans l’intimité, c’était un tout autre
personnage. Il était jovial, toujours souriant et savait rire de tout, partant parfois
dans de grands éclats de rire. Il était, comme l’a dit Mgr Maca\
ire, un écologiste avant
la lettre, aimant particulièrement la mer et les animaux. C’est po\
urquoi ce natif de
Balata a préféré la commune de Sainte-Anne à tout autre lieu\
de la Martinique. Je
dois ajouter que, parallèlement, il était un passionné d'éle\
ctronique et un bricoleur
invétéré.
Comme évêque, il a tout simplement été un bon papa. Il craig\
nait par-dessus tout
de mésuser de son autorité, c’est la raison pour laquelle, il prenait le temps de la
prière, de la réflexion et des consultations avant de prendre une décision importante."
Mgr Maurice
Marie-Sainte
était un homme simple, à
l’écoute de ses salariés.
J’ai travaillé en bonne collabo-
ration avec lui et j’ai apprécié
particulièrement son humanité.
Monseigneur, repose en paix, je
n’oublierai jamais ton passage
sur terre.
Danièle
Sacarabany comptable
Monseigneur Marie-Sainte : un homme d’une grande simplicité aux
côtés de qui j’ai eu le privilège, le bonheur et la grâce de travailler
pendant plusieurs années. D’un abord sérieux, son visage s’i\
lluminait comme celui
d’un enfant quand il riait aux éclats, ce qui arrivait très souvent.
Avec lui, j’ai appris à connaître et à aimer l’Eglise. Il a\
imait profondément l’Eglise et
il n’a eu de cesse de nous faire partager cet amour. À travers toutes ses entreprises,
il s’est évertué à nous la faire découvrir et vivre comme MYSTERE, COMMUNION
et MISSION.
Il aimait ses prêtres, ses premiers collaborateurs, et disait souvent qu’il avait un
bon Presbyterium. Ce qui m’a frappée, c’est la place qu’il d\
onnait aux laïcs et aux
religieuses qu’il considérait comme des collaborateurs indispensab\
les. Il les rencontrait
régulièrement, leur écrivait, notamment pour les vœux de nouvel an. Il n’oubliait pas
les religieuses martiniquaises en mission à l’extérieur.
Son amour de l’Eglise était tel qu’il répétait souvent : « N’entendons-nous pas le
Christ nous dire : Mon Corps me fait mal ? »
Puissions-nous, en mémoire de lui, laisser résonner en nous ce cri\
du Christ et œuvrer
avec notre nouveau pasteur, dans la dynamique d’E CCLESIA ’M 2020 !, à la beauté et
à la bonne santé de notre Eglise diocésaine.
Jeanne Latour
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 10
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EEM : Mgr Macaire, vous nous présentez aujourd’hui
les nominations pour l’année pastorale 2017-2018.
Pouvez-vous nous expliquer cette démarche ?
Oui, volontiers. Car elle est parfois mal comprise.
Beaucoup de personnes voient cela à la manière du
monde, un peu comme quand on déplace un professeur
ou un fonctionnaire, pour des raisons techniques,
d’avancement ou, pire, de punition. Dans l’Eglise, les
nominations, comme tout ce que nous faisons ou disons,
sont en vue de la MISSION que Jésus a confiée à son
Corps.
L’évêque ne fait pas des nominations pour remplir des
cases, mais en raison d’une visée pastorale, d’un projet
prophétique, dans le but de sanctifier le peuple et ses
pasteurs. Quand on relit le livre des Actes desApôtres, on
voit bien que cette mission est sans cesse renouvelée, on
perçoit que l’Esprit Saint ne nous laisse jamais tranquille.
Cela dit, je pense que l’Esprit aime aussi la stabilité et
le travail en profondeur. C’est pour cela, vous l’aurez
noté, qu’il y a cette année, à partir du mois d’octobre,
nettement moins de changements que l’an dernier. En
voilà les principaux :
Le père Philippe Décilap se verra confier plusieurs
missions dans le domaine de l’animation spirituelle et de
l’enseignement ; il résidera au Foyer Dominique Savio
et œuvrera aussi sur la paroisse de Schoelcher. C’est le
père Behn-Daunais Cherenfant, originaire d’Haïti,
religieux des Clercs de Saint-Viateur, qui prendra en
charge la paroisse du Saint-Esprit.
Le père Arnack Bokombé, jusque-là Vicaire résidant
à Terres-Sainville, rejoindra le père David Rondof sur
l’ensemble paroissial Saint-Pierre/Fonds-Saint-Denis/
Prêcheur.
Le père Francky Vilsaint, originaire du diocèse de
Jérémie en Haïti, jusque-là missionnaire en Guadeloupe,
renforcera l’équipe de l’immense secteur paroissial de
Saint-Christophe/Sainte-Thérèse/Emmaüs/Volga.
Le père Laurent Sounouvou, jusque-là Vicaire à Sainte-
Luce et Josseaud, devient Vicaire du père Jacek Ossowski
au François.
Le père Paul-Rosemond François, originaire du
diocèse de Jacmel en Haïti, jusque-là missionnaire en
Guadeloupe, devient Administrateur de la paroisse de
Josseaud.
Le père Enel Constant, originaire du diocèse d’Anse-à-
Veau-et-Miragoâne en Haïti, sera nommé Administrateur
des Anses d’Arlet. Cette paroisse demandait en effet un
curé à temps plein depuis longtemps et je suis heureux
de pouvoir le leur donner cette année.
Le père Jean-Michel Monconthour, jusque-là Curé des
Trois-Ilets et des Anses d’Arlet, devient Curé des paroisses
de la Cathédrale et des Terres-Sainville (il a déjà exercé
cette charge jusqu’en 2014). Il sera secondé principalement
par le futur prêtre Michel Delvarice (qui sera ordonné
le 17 septembre prochain à la Cathédrale). Les pères
Patrick-Alexis Phanor et Emmanuel Chaulvet, qui ont
des charges diocésaines par ailleurs, restent membres de
cette équipe pastorale. Enfin, un important changement
aura lieu puisque le père Christian Catayée reçoit la
charge, comme Vicaire Épiscopal, de mettre en œuvre les
décisions synodales de E CCLESIA ’M 2020 ! . Cette charge lui
demande une grande disponibilité et n’est pas cumulable
avec la pastorale paroissiale ; il ne sera donc plus Curé de
la Cathédrale et des Terres-Sainville.
Le père Crépin Hounza, jusque-là Administrateur de la
paroisse de Schoelcher, prendra la charge de la paroisse
des Trois-Ilets.
Enfin, le père José Ngoma, après neuf années de service
dans notre diocèse, poursuivra son apostolat dans le diocèse
de Guadeloupe. Avec lui, nous rendons grâce pour son
ministère, pour sa gentillesse et nous espérons que sa
nouvelle mission lui apporte beaucoup de bonheur, ainsi
qu’aux fidèles de Guadeloupe.
Le père Fortuné Gibon, Vicaire Général, jusque-là Curé
de Sainte-Marie et de Morne-des-Esses, est nommé Curé
de Schoelcher.
Le père Gilles Aïzo, jusque-là Curé de Grand-Rivière
et Macouba et Modérateur du district du Grand-Nord,
sera le nouveau Curé de Sainte-Marie. Et le père Jules
Doganou devient Administrateur de la paroisse de
Morne-des-Esses.
Le père Médard Kounoudji, déjà Administrateur de
Basse-Pointe, deviendra aussi Curé de Grand-Rivière.
Le père Grégoire Jagowdzik, déjà Curé d’Ajoupa-
Bouillon, recevra les charges de Curé de Macouba et
Modérateur du district du Grand-Nord.
Le père Philibert Madrandélé est nommé Vicaire du
père Alain Ransay à Bellevue.
Tandis que le père Sosthène Godjo prend la charge des
paroisses du Lorrain et du Marigot.
Le diacre Gaëtan Présent, futur prêtre, sera le second
membre de cette équipe pastorale. Il fera dans ces
paroisses ses premiers pas dans la pastorale diocésaine.
Les nouveautés
pastorales
2017- 2018
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 11
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Comme je vous le disais à vos confrères de
France-Antilles, un curé est celui qui vous
prêche la Parole de Dieu tous les dimanches,
qui baptise vos enfants, vous accompagne
dans les évènements heureux et malheureux
de votre vie, celui qui restaure votre âme
dans la confession et qui organise les équipes
paroissiales… Un curé peut changer votre vie,
il est le père dans la foi de ses paroissiens…
C’est donc presque toujours un arrachement
de voir partir « son » prêtre. C’est parfois
déstabilisant pour des équipes, des personnes,
des familles, etc. Ce n’est jamais évident. En
tout cas, un changement de prêtre ne doit pas
vouloir dire un bouleversement général dans
une communauté.
EEM : Il y a quand même des changements
significatifs ?
En effet, notamment dans le rôle du Vicaire
Épiscopal, le père Christian Catayée. Depuis
deux ans, je lui ai confié la tâche de s’occuper
de tout le domaine spirituel qui souffrait,
en Martinique, d’un manque de soutien et
d’organisation ; il continue ce travail cette
année. Mais les circonstances pastorales
m’ont conduit à lui demander de se consacrer
aussi à la mise en oeuvre des 90 décisions et
orientations issues de la démarche synodale
ECCLESIA’M 2020 !
Ainsi donc, détaché momentanément de
la charge de pasteur qu’il a exercée avec
succès pendant plus de 18 ans dans différentes
paroisses, il se consacrera, en mon nom, à
visiter les districts, les paroisses, les PCE, les
mouvements et à les aider à se réorganiser, à
mieux accueillir les familles et les jeunes, à
travailler au salut des âmes et du monde. Il ne
chômera pas.
J’ai aussi demandé au P. Philippe Décilap,
qui aspirait à un ministère plus spirituel, de
se consacrer en priorité à la sanctification des
fidèles par la prédication Verbo et Exemplo.
Il accompagnera la communauté du Foyer
Dominique Savio avec les garçons venus
discerner leur vocation. Puis, tout en assistant
le Vicaire Général, père Fortuné Gibon, dans
sa tâche pastorale à la paroisse de Schoelcher,
il veillera à organiser, avec d’autres prêtres,
des permanences de confessions pour le
plus grand nombre. Prédicateur, il offrira
des enseignements aux différents groupes et
centres qui auront besoin de lui.
Vicaire
Épiscopal, le père Christian Catayée . Depuis Épiscopal, le père Christian Catayée . Depuis
deux ans, je lui ai confié la tâche de s’occuper
Épiscopal, le père Christian Catayée . Depuis
J’ai aussi demandé au P. Philippe Décilap ,
CURIE DIOCESAINE
Vicaire Général P. Fortuné Gibon
Vicaire Épiscopal chargé du Munus
Sanctificandi et d’E CCLESIA ’M 2020 !P. Christian Catayée
Vicaire Judiciaire
P. Gérard Nison (Paris)
Chancelier P. Arnaud Houévoyéha
Économe diocésain D. Hervé Lordinot
Organisation diocésaine
DELEGUES DE L’EVEQUE
Délégué Épiscopal à la Pastorale
Familiale P. Wilfried Bannais
Délégué Épiscopal en charge de la
Formation P. Hugues Lafine
Délégué Épiscopal à l’Éducation
et l’Enseignement Catholiques P. Alain Ransay
Délégué Épiscopal à l’Aumônerie
des Antillais/Guyanais P. Marcel Crépin
Délégué Épiscopal à la Pastorale
des PCE P. Joseph-Pérald
Rémy
Délégué Épiscopal pour les séminaristes,
Directeur de la Maison St Jean-Paul II P. Emmanuel
Chaulvet
Délégué Diocésain à la Pastorale
des Jeunes P. Emmanuel
Chaulvet
Délégué Diocésain pour les Vocations P. Emmanuel
Chaulvet
Délégué Diocésain pour l’Immobilier P. Jacek Ossowski
Délégué Diocésain à la Catéchèse D. Pierre Valey
Délégué Diocésain à la Pastorale
du Tourisme P. Luc Philippon
Délégué Diocésain au Catéchuménat
des Adultes P. Emmanuel
Saint-Honoré
Délégué Diocésain à la Pastorale
Liturgique D. Paul Rougon
Délégué Diocésain à la Pastorale
des Chorales P. Patrick-Alexis
Phanor
Délégué Diocésain à la Pastorale
des Sanctuaires P. Patrick-Alexis
Phanor
Prêtre accompagnateur du Foyer
Dominique Savio P. Philippe Décilap
Délégué Diocésain à la Pastorale
des Hommes D. Jean-Paul Levif
Délégué Diocésain à la Pastorale
de la Mer P. Hippolyte
Toglobesse
Délégué Diocésain à la Pastorale
des Migrants P. Francky Vilsaint
Délégué Diocésain à la Pastorale
de la Santé Dr. Jacqueline Moetus
Délégué Diocésain
« Summorum Pontificum » P. Pierre Zécler
Comme je vous le disais à vos confrères de Comme je vous le disais à vos confrères de
VIE DU DIOCÈSE
*Nouvelles nominations
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 12
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EEM : Nous imaginons que E CCLESIA ’M 2020 !
continue ?
Plus que jamais. 2017-2018, c’est l’année-clef ! Après
l’excitation des débuts, vient le temps de labourer le
terrain. Ce sera moins excitant, mais il faut que tout
le monde s’y mette ! Les prêtres ont reçu des feuilles
de route à travailler avec leurs Conseils Pastoraux et
leurs collaborateurs.
Le rôle du Vicaire Épiscopal, le père Catayée, sera
justement de veiller au suivi de ces feuilles de route.
Permettezmoi de souligner quatre domaines auxquels
je serai particulièrement attentif cette année :
1) La famille. Bientôt sera diffusée une charte de la
famille catholique qui, sans vouloir exclure personne,
donnera aux familles quelques repères pour cheminer
selon le coeur de Dieu. Je crois que cet outil en aidera
beaucoup. Mais il faudra aussi une vraie mobilisation
pour aider toutes les familles, notamment celles en
situation de fragilité ou celles qui ont le courage
d’accueillir la vie.
J’ai d’ailleurs décidé, si elles me le demandent, de
baptiser, en personne, les enfants des jeunes femmes
seules qui acceptent de mener à terme une grossesse,
malgré les difficultés, les critiques et les pressions de
mort. Je baptiserai aussi moi-même, dès le troisième,
les enfants des familles qui, malgré la culture no-life,
accueilleront généreusement plus de deux enfants.
2) Le catéchisme ensuite (c’est toujours la famille,
d’ailleurs !). Il faudra absolument que revienne aux
parents le devoir d’éduquer la foi de leurs enfants. Les
catéchistes doivent donc se transformer en des « super
nannies » chargées en priorité d’aider les parents qui
en ont besoin à éduquer chrétiennement leurs enfants.
Nous sommes en train de préparer des documents avec
des paroisses-phares pour accompagner cette mutation.
La famille.
Le catéchisme
SERVICES DIOCESAINS
Service Diocésain de la
Pastorale Familiale Béatrice & Alain Arnauld
Service d’Accueil Spirituel
et de Délivrance Padre Pio M. Tony Allaguy-Salachy
Secrétaire Général de
la Communication M. Michel Déglise
Observatoire Socio-
Politique (OSPEM) M. Yves-Marie Grivalliers
Commission d’Art Sacré P. David Rondof
Service Diocésain de
la Pastorale des Migrants Mme Flore Malfleury
Observatoire de la
Religiosité M. Michel-Ange Amar
Direction des Pèlerinages D. Yves Bobi
Comité des Libraires
Catholiques D. Yves Bobi
Comité Diocésain
de la Charité M. Patrick Domergue
Projet d’Institut Catholique M. Matthieu Bergot
Institut de Miséricorde et de
Confession P. Philippe Décilap
Réseau de
la Post-Confirmation M. Frédéric Félixine
Aumônier des Etudiants P. Olivier-Marie Lucenay
*Nouvelles nominations
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 13
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3) Les PCE dont j’espère voir une véritable expansion
dans les prochains mois, en nombre et en qualité ! Je
confie cette intention à l’intercession de Mgr Jean-
Michel et de Mgr Marie-Sainte ! J’espère qu’ils nous
aideront dans le ciel.
4) Enfin, dans les centres paroissiaux, j’espère une
vraie transformation de l’accueil, des lieux, des
attitudes et des méthodes.
Une question doit nous animer : comment accueillir
et offrir une vraie expérience du Christ aux actifs de
35-55 ans qui sont sur les parvis de nos églises et
n’y entrent plus ? Faisons-nous seulement attention
à eux !? Y a-t-il dans nos paroisses des « portes
ouvertes » pour eux, des temps de mission et de
formation qui leur sont destinés !? Qu’attendent-ils !?
EEM : Vous avez aussi procédé à d’autres nominations
qui ne sont pas directement paroissiales.
En effet, outre les nominations de prêtres dans les
paroisses qui intéressent directement beaucoup de
fidèles, l’évêque procède à des nominations diverses
pour servir les besoins pastoraux du peuple de Dieu.
Il y a les vicaires de l’évêque (Vicaires Général,
Épiscopal et Judiciaire), les membres de la Curie
diocésaine, les délégués de l’évêque pour les différentes
pastorales, les responsables des services diocésains et
des missions diocésaines (comme E CCLESIA ’M 2020 !),
les aumôniers des institutions (hôpitaux, prison,
écoles…) et les aumôniers des différents mouvements.
En tout, une centaine de personnes - prêtres, diacres
ou laïcs - reçoit une lettre de l’évêque et se dévoue au
service de la Mission.
La liste est donc longue, mais je laisse à Eglise en
Martinique le soin de présenter à ses lecteurs une
partie de mes collaborateurs actuels, notamment les
vicaires, les délégués pour les différentes pastorales
et les responsables des services diocésains les plus
récemment créés… à condition qu’ils n’oublient pas
de prier pour moi et pour eux ! (La liste complète
sera disponible dans un annuaire diocésain en cours
de constitution).
EEM : D’autres pistes ?
OUI. Tout d’abord les grands rendez-vous des jeunes :
l’Assemblée synodale du 3 décembre, les Journées
Caribéennes de la Jeunesse de juillet prochain.
Et, pour finir, le Denier de l’Eglise. Je vous le dis tout
de suite : il y a quelque chose que je ne comprends
pas chez les fidèles de notre communauté. Il faudra
en parler. Mais ce sera une autre fois.
EEM : A bientôt Monseigneur !
Les PCE
vraie transformation de l’accueil, des lieux, des
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 14
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L’archidiocèse de Saint-Pierre et Fort de France, la paroisse de la cathédrale Saint-Louis
et la famille Delvarice ont la joie de vous inviter à la célébr\
ation d’ordination presbytérale
du diacre Michel Delvarice, en la cathédrale Saint-Louis de Fort de France, le dimanche
17 septembre 2017 à 15h.
L’ordre presbytéral lui sera conféré par son excellence Mgr D\
avid Macaire, op,
archevêque de Saint-Pierre et Fort de France.
Le futur prêtre se recommande à vos prières, sous le tendre regard de Notre-Dame du
Perpétuel Secours, patronne d’Haïti, et celui de Notre-Dame de la Délivrande, patronne
de la Martinique.
L’Esprit du Seigneur est sur moi, car le Seigneur m’a donné l’\
onction ; il m’a envoyé
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Ordination presbytérale de Michel Delvarice
L’archidiocèse de Saint-Pierre et Fort de France, la paroisse de la cathédrale Saint-Louis
et la famille Delvarice ont la joie de vous inviter à la célébr\
ation d’ordination presbytérale
Le futur prêtre se recommande à vos prières, sous le tendre regard de Notre-Dame du
Perpétuel Secours, patronne d’Haïti, et celui de Notre-Dame de la Délivrande, patronne
L’Esprit du Seigneur est sur moi, car le Seigneur m’a donné l’\
onction ; il m’a envoyé
«C
onsolons le cœur
immaculé de Maman
Marie », voici le thème
qui a réuni de nombreux jeunes à la
Basilique Notre-Dame de la Délivrande
du Morne-Rouge, le samedi 26 août
2017, à l’occasion du Pèlerinage
diocésain. L’objectif de cette rencontre
était de rassembler les jeunes autour
du cœur de Maman Marie afin de leur
montrer quelle est la voie la plus sûre,
la plus fidèle menant à Jésus.
Au programme : une méditation
du chapelet suivie d’un temps
d’adoration, ainsi qu’un ensei-
gnement proposé par le père
Emmanuel Chaulvet.
Le point d’orgue de cet après-
midi fut sans nul doute
l’ordination diaconale de Kerry
Moran, Tertiaire de l'Ordre des
Servites, et cérémoniaire de Mgr David
Macaire. En ce sens, le diacre Gaëtan
Présent – qui sera ordonné prêtre
prochainement dans notre diocèse–
a expliqué aux jeunes la signification
d’une ordination diaconale.
Le temps fort s’est achevé par une
eucharistie présidée par Monseigneur
David Macaire. Il a ordonné Kerry Moran
comme nouveau diacre dans notre
diocèse, au cours d’une magnifique
célébration animée par le groupe vocal
Fontaine de Feu. À l’occasion de cette
ordination, plusieurs prêtres de l’île
avaient répondu présents à l’invitation
de Mgr Macaire. Dans l’action de grâce,
Kerry nous a fait part de sa fierté d’être
en Martinique et a tenu à remercier
tout un chacun d’avoir facilité son
intégration au sein du diocèse de la
Martinique.
Florian Alphonsine - Membre de la
Pastorale des Jeunes de la Martinique
■
Mercredi 30 août : Notre- Dame de la Délivrande
Pèlerinage diocésain des jeunes
Retour sur quelques temps forts
\bes mois \be juillet et août 2017
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 15
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Le 15 août est la date rete\bue da\bs le cale\bdrier liturgique pour célébrer la fête de
l’Assomptio\b. La Vierge Marie, Notre Dame de l’Assomptio\b, Sai\bte Patro\b\be de la paroisse
de Sai\bte-Marie, a été mise à l’ho\b\beur à travers les différe\bts temps forts qui o\bt po\bctué
cette belle fête mariale.
Quelques
témoignages…
C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images
que je retiens et ce que j’ai vécu, j’en ressors comblée et remplie de joie. C’est une
expérience à refaire l’année prochaine, j’ai déjà hâte !
C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
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e, et de par les images C’est la première fois que je participe à une procession marial\
e, et de par les images
Andréa
Grand moment de spi-
ritualité avec Marie.
J’ai passé un moment très
agréable.
Grand moment de spi- Myrta
En tant que membre du groupe
du Rosaire, c’est une grâce
pour moi d’avoir participé à cette proces-
sion, j’ai bien aimé. Je me suis sentie attirée
davantage vers Maman Marie que j’aime
beaucoup. Cela me pousse à continuer à
avancer dans ma vie avec elle.
Emilienne En tant que membre du groupe
du Rosaire, c’est une grâce
C
omme chaque année, la
paroisse de Sainte-Marie vibre
particulièrement à l’occasion
de la fête du 15 août. Les festivités ont
débuté dès le dimanche 6 août 2017, fête
de la transfiguration, par le lancement de
la neuvaine.
Durant la semaine précédant la fête, deux
jours ont été réservés pour la proclamation
de la Parole par les paroissiens au sein
des six chapelles de la commune. Ainsi,
l’ensemble de la communauté, les ainés
comme les plus jeunes, ont pu faire
résonner la Parole de Dieu à travers la
lecture de l’Evangile de St Mathieu au plus
profond des quartiers de Sainte-Marie
(Rodon, Reculée, Eudorçait, Bezaudin, Saint-
Jacques et Pain de sucre). Cette démarche a
permis à chacun de s’approprier la Parole
du « Verbe fait chair » et de l’intérioriser
tout comme Marie méditait les évènements
auxquels elle était témoin.
La journée du mardi 8 août a été consacrée
à un temps fort spirituel, dès 9h, autour de l’exposition du Saint Sacrement, temps
d’adoration, de prières d’intercessions et
de confession clôturée par l’Eucharistie
à 18h.
Le mercredi soir, la communauté a
bénéficié d’un enseignement assuré
par le diacre Jean-Paul Levif autour du
thème de la « Puissance du Rosaire ».
Cet enseignement très riche et apprécié
de tous a contribué à fortifier le chrétien
en le sensibilisant sur les bienfaits
accordés par la Vierge Marie tout au long
de sa vie, et d’autre part, la puissance
du chapelet, véritable arme contre
l'ennemi.
Les enfants de la paroisse ont eux aussi
participé activement à cette belle fête
à travers les activités proposées par
VAC’ KT. Tous étaient invités aux deux
projections de film qui ont ponctué la
soirée du vendredi.
La journée du dimanche 13 août a
débuté par l’Eucharistie animée par
le Chœur Salvé, chorale provenant de
Saint-Denis (93), en tournée dans le
diocèse. Elle s’est poursuivie dans la soirée
par une procession aux flambeaux, temps de
méditation des mystères du Rosaire à la suite
de la Reine des cieux. Cette longue marche
a rassemblé des centaines de pèlerins de
toutes générations, voulant déposer aux
pieds de notre Dame de l’Assomption
tous les évènements douloureux qu’a
connu la commune de Sainte-Marie, et
plus largement, le monde entier. Toutes
ces démarches ont contribué à préparer
solennellement le temps de l’Eucharistie
du mardi 15 août, point culminant de la
neuvaine. La messe, célébrée en présence
de l’édilité de la commune, M. René Vatenar
et son équipe municipale, a réuni un très
grand nombre de fidèles. Elle a ainsi clôturé
cette belle fête paroissiale, laissant place aux
festivités de la ville.
La fête de Notre Dame de l’Assomption a
bel et bien été, pour la communauté de
Sainte-Marie, une occasion de montrer
Jésus partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise, sous le regard
de notre Maman du Ciel !
Le CPP ■
VIE DU DIOCÈSE
Fête de la paroisse
Notre Dame
de l’Assomption
de Sainte- Marie
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 16
Page 17
L
es mois de juillet et d’août ont été
riches en événements pour la
paroisse du Diamant.
De nombreux fidèles étaient présents à
la fête de St Thomas qui a débuté, sous la
présidence de l’Evêque, par la bénédiction
d’une sculpture réalisée par l’artiste Joël
Gordon, représentant l’apôtre Thomas
touchant le côté transpercé du Christ. St
Thomas, appelé Didyme (le Jumeau) est
bien "l'un des Douze" qui a été choisi par
Jésus dès les premiers jours de sa vie
publique, pour en faire ses apôtres. Il est
bien celui qui doute et qui dit : "Si je ne
vois pas dans les mains la marque des
clous, si je ne mets pas ma main dans son
côté, non, je ne croirai pas." (Jn 20, 25). Il
est important de le rappeler, explique le
curé de la paroisse, car le saint patron de
la paroisse du Diamant est bien St Thomas,
apôtre de Jésus, pour ne pas le confondre
avec St Thomas d’Aquin, un religieux de
l’ordre des frères dominicains, proclamé
docteur de l’Eglise par le Pape Pie V.
Mgr David Macaire, entouré du père Yves
Boccovi, du père Claude Anglio, ancien
curé de la paroisse du Diamant et du père
Gérard Nison, official de la Martinique,
au cours de son homélie a commenté les
grandes lignes de cet Evangile de Jean
et interrogé les fidèles sur la personne
de Thomas : où était-il lorsque le Christ
ressuscité s’est présenté aux autres
disciples ? « Thomas, l’un des Douze,
n’était pas avec eux lorsque Jésus vint »
(Jn 20,24). Pourquoi ensuite a-t-il douté de
sa venue parmi eux ? Des questions qui
invitent le chrétien à réfléchir à sa propre
incrédulité.
St Thomas, rappelle l’évêque, est aussi
celui qui a professé haut et fort sa foi
lorsque le Christ lui dit : Avance ton doigt
ici, et vois mes mains ; avance ta main,
et mets-la dans mon côté : cesse d’être
incrédule, sois croyant (v. 27). A ces mots
l’apôtre Thomas répond : Mon Seigneur
et mon Dieu ! (v. 28). C’est le passage
instantané du voir au croire, le sommet
du mystère de la rencontre avec le Christ :
Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux
qui croient sans avoir vu (v. 29). L’évêque
insiste sur la foi du croyant, l’exemple
de St Thomas le croyant est celui qui est
capable de dire : Seigneur, je veux te suivre,
enseigne moi, montre-moi le chemin, Mon
Seigneur et mon Dieu. Un moment de
partage a clôturé ce premier temps fort
paroissial.
C’est le dimanche 9 juillet que s’est
déroulé le déjeuner en louange, animé
par le groupe «Jésus comme un phare»
de Rivière-Pilote, qui a rassemblé autour
du père Yves et son invité Père Anglio,
plus de 300 personnes. En amont de la
manifestation, les paroissiens se sont
organisés pour que la fête soit belle.
L’après-midi, a été marquée par la mise
en scène d’un passage biblique sur les
grâces accordées par Dieu à Salomon,
notamment celle de la Sagesse (1 Rois
3, v. 16-28). A notre tour, qu’aimerions-
nous demander à Dieu pour nous et
nos familles ? La journée s’est achevée
par les remerciements et la bénédiction
finale. Une première initiative paroissiale
qui restera gravée dans les mémoires et
qui demande à être réitérée. Les avis
sont unanimes : «Tout était bon… il faut
renouveler ce moment…». Les fonds
récoltés sont au profit de la rénovation
du mobilier de l’Eglise.
Enfin, au mois d’août, la fête a été à
son apogée avec la célébration de
l’Assomption de la Vierge Marie qui était également une messe d’action de grâces
pour le père Yves Boccovi, lequel fêtait
ses 20 ans d’ordination. Compte tenu de
la circonstance, la messe s’est déroulée à
Saint Joseph où le père Yves a débuté son
ministère, avant d’être nommé au Vauclin,
puis aux Terres Sainville, et actuellement
au Diamant. La communauté paroissiale
de ces différentes communes, venue en
grand nombre, a marqué cet évènement
marial et sacerdotal par des chants de
louange, des danses d’ouverture et de
clôture haut en couleur et en rythme
culturel. Un grand moment de partage
fort en émotions et riche en bénédictions.
La célébration s’est terminée par un temps
convivial et d’échanges entre paroissiens
du centre, du nord du sud et du grand sud.
Des familles, des fidèles d’ici et ailleurs qui
se rassemblent pour vivre des moments
conviviaux : la paroisse du Diamant est
une opportunité de par son histoire, sa
«carte de visite touristique» pour mettre
en place des actions qui rendent visible
le peuple de Dieu : «Foi et Culture». Ces
actions qui s’inscrivent dans la ligne
droite du projet pastoral, E CCLESIA ’
M 2020 !
répondent aux grandes orientations
validées par Mgr Macaire pour le 2 e
chantier synodal, Convertir la pastorale
en mission de parvis : accueillir, sortir,
donner à chacun sa petite communauté
ecclésiale (PCE). L’Esprit Saint nous a
appelés à faire de nos paroisses une
mission, écrit l’évêque, c’est désormais le
mot d’ordre de tous les acteurs de la vie
paroissiale. Les paroissiens du Diamant,
autour de leur curé, se mettent en route
pour relever un tel défi. C’est aussi L’Eglise
en Martinique.
Animateurs en Cheminement
de la Paroisse du Diamant
■
La paroisse du Diamant à l’horizon
d’ E CCLESIA ’ CCLESIA ’ CCLESIA M 2020 ! « Foi et Culture »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 17
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L’actio\b catholique ouvrière représe\btée e\b Marti\bique par le mouveme\bt Chrétie\bs
da\bs Mo\bde du Travail
(CMT) a participé avec deux de ses membres, Marguerite Félix et
Rochambeau Marie Elisabeth, du 15 au 21 juillet 2017, à Avila, (Espag\be) au sémi\baire
et à l’Assemblée gé\bérale du Mouveme\bt Mo\bdial des Travailleurs Chrétie\bs (MMTC).
N
ous étions rassemblés
pour discuter et renouveler
notre engagement à relier
l’Evangile et le monde du travail autour
du thème « Terre, Toit et Travail pour
un vie digne ». 120 délégués de 42
mouvements des travailleurs chrétiens
des 4 continents (Afrique, Amérique,
Asie et Europe) étaient présents.
Durant ces journées, nous avons vécu
ensemble d’une manière solidaire et
fraternelle. Lors de notre rencontre,
nous avons pu compter parmi nous les
principaux responsables de l’Eglise et
les représentants de divers syndicats
d’Espagne qui nous ont encouragés à
intensifier les relations entre l’Eglise et
le monde du travail.
Nous rendons grâce à Dieu pour ces
50 années de présence chrétienne
de notre mouvement dans le monde
du travail et pour le chemin parcouru
aux côtés de tant de frères et sœurs
travailleurs, partageant leurs doutes
et leurs espoirs, leurs joies et leurs
peines.
Nous nous sentons soutenus par
le pape François dans notre tâche
d’évangélisation. Dans le message
qu’il a adressé à notre assemblée par
l’intermédiaire de l’évêque d’Avila,
le Saint-Père nous appelle à « une
nouvelle impulsion pour rapprocher
l’Evangile du monde du travail, pour
que la voix des travailleurs continue à
résonner au sein de l’Eglise, et de mener
la lutte afin que le monde entier puisse
vivre dans la dignité et que personne
ne soit exclu ».
Nous avons approfondi l’enseignement
du Pape sur la pastorale ouvrière,
« l’économie du rejet » et le travail
décent.
Nous partageons
nos préoccupations
sur le chômage, le
manque d’emplois
décents et la grande
précarisation des
relations de travail
dans le monde.
Cette réalité qui
génère douleur et
souffrance est le résul-
tat d’un système basé
sur « la culture du
rejet » et qui transforme les personnes
en marchandises. Ces caractéristiques
se trouvent dans tous les pays et ne
tient pas compte de la solidarité et du
respect de « la maison commune ».
Nous nous sentons interpellés car
la douleur de toute la famille des
travailleurs est aussi la nôtre. Nous
voulons être un signe d’espoir et
montrer l’espérance, individuellement
et collectivement. Notre engagement
personnel est de maintenir une attitude
qui renforce notre présence parmi
nos frères et sœurs travailleurs afin
que se réalisent ainsi des processus
d’humanisation permettant à Jésus
d’être présent à travers nous. Chaque
geste et signe d’amour vis-à-vis des
autres, dans les lieux de vie précaires
et pauvres, et nos engagements plus
explicites avec nos mouvements font
grandir la solidarité.
Nos défis passent par la poursuite de
l’évangélisation du monde du travail.
Annoncer la bonne nouvelle nous
associe au projet d’humanisation que
Dieu poursuit pour tous et qui place la personne, faite à son image, au centre
de toutes les préoccupations …
Nous sommes conscients de nos
limites dans cette tâche, et nous
comptons aussi sur l’engagement des
autres acteurs majeurs qui mènent la
lutte en faveur de la dignité sacrée de la
personne. Nous partageons ensemble
le slogan « Terre, toit et Travail pour une
vie décente ». Le pape François nous
encourage à continuer à construire des
alternatives, qu’elles soient petites ou
grandes. Le Mouvement Mondial des
Travailleurs Chrétiens veut continuer
à croître, en partenariat avec d’autres
associations, pour construire un
monde plus juste, plus solidaire et
plus durable.
Nous offrons notre engagement, notre
travail et nos luttes à tous les travailleurs
du monde depuis le niveau local,
régional et mondial pour répondre à
notre mission évangélisatrice et ainsi
adapter l’organisation du MMTC pour
mieux répondre à cette tâche.
CMT, Avila, Espagne, juillet 2017 ■
VIE DU DIOCÈSE
Chrétiens dans le Monde
du Travail (CMT)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 18
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Le père Philippo\b, curé de la paroisse sai\bt Jaques du Carbet, a présidé diverses
ma\bifestatio\bs orga\bisées da\bs la cadre de la fête de sai\bt Jacques, patro\b de
la paroisse. Neuvai\be, adoratio\b, processio\b des reliques, messe sole\b\belle,
Garde\b party, fresque viva\bte, auta\bt de mome\bts où les fidèles o\bt participé
avec beaucoup de joie.
Plusieurs tableaux de la vie Plusieurs tableaux de la vie Plusieurs tableaux de la vie Plusieurs tableaux de la vie
de saint Jaques ont été présentés
lors de la fresque réalisée par
le groupe gestuel de la paroisse
« la transfiguration » l’atelier gestuel « la transfiguration » l’atelier gestuel « la transfiguration » l’atelier gestuel « la transfiguration » l’atelier gestuel
a offert un excellent spectacle
« la transfiguration » l’atelier gestuel
a offert un excellent spectacle
« la transfiguration » l’atelier gestuel
lors de la clôture de la neuvaine
Beaucoup de recueillement durant Beaucoup de recueillement durant
la procession. Pour une première, les la procession. Pour une première, les la procession. Pour une première, les la procession. Pour une première, les
Beaucoup de recueillement durant
la procession. Pour une première, les
Beaucoup de recueillement durant Beaucoup de recueillement durant
la procession. Pour une première, les
Beaucoup de recueillement durant Beaucoup de recueillement durant
la procession. Pour une première, les
Beaucoup de recueillement durant
fidèles ont battu le bitume sur plus
d’un kilomètre. Ici la 4
fidèles ont battu le bitume sur plus
d’un kilomètre. Ici la 4
fidèles ont battu le bitume sur plus ème fidèles ont battu le bitume sur plus ème fidèles ont battu le bitume sur plus station à ème station à ème
Morne Charlotte
C
’est la première fois que la
paroisse Saint-Jacques du
Carbet vit autant d’activités
dans la cadre de la fête de son saint
patron. En effet, sous la présidence
du curé de la paroisse, diverses
manifestations ont composé le
programme pendant 9 jours. Les
festivités ont débuté par le lancement
de la neuvaine, le dimanche 16 juillet
après l’Eucharistie dominicale.
Pendant 9 jours, en présence du Saint Sacrement et des reliques de saint
Jacques, les fidèles ont prié et chanté
des cantiques dans une grande
ferveur. Fêté saint Jacques, c’est aussi
partager avec les paroissiens. A cet
effet, un déjeuner a été organisé le
dimanche 23 juillet, entre 12h et 16h.
Le lundi 24 juillet dans la soirée, les
fidèles ont participé à la procession
des reliques de saint Jacques. Du
rond-point du coin, jusqu’à l’église,
le cortège a fait 5 stations qui ont été consacrées aux chants et aux prières.
Arrivé dans l’église, le groupe gestuel
de la paroisse a présenté une belle
fresque vivante reprenant la vie de
saint Jacques. Les différents tableaux
ont été très bien présentés. Les
festivités ont été clôturées le mardi
25 juillet par une messe solennelle
et un concert organisé par le Chœur
d’hommes des Pitons.
Gérard Monstin ■
Saint Jacques fêté par les fidèles
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 19
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Le temps des vaca\bces, je l'espère pour u\b gra\bd \bombre, do\b\be l’occasio\b d'apprécier
autreme\bt \bos relatio\bs avec les autres, de poser u\b regard d'actio\b de grâces sur la
créatio\b comme sai\bt Fra\bçois d’Assise :"Laudato Si Mi Sig\bore".
C
ombien de fois ai-je béni notre Dieu tout puissant, créateur
du ciel et de la terre pour tous ces beaux régimes de banane
en attente de coupe pour l'exportation, pour ces beaux
carrés de dachine en attente de récolte. La tempête Harvey est
passé le vendredi 17 août sans nous meurtrir, laudato Si mi Signore !
Cependant, nous portons dans nos prières tous nos frères et sœurs
des Etats-Unis d’Amérique, en particulier ceux du Texas qui ont
été victimes de cette grosse tempête transformée en ouragan très
puissant.
La dernière semaine du mois de juillet fut un grand moment du temps
des vacances en Martinique. "Partez en Martinique" pour reprendre
l'invitation du Comité Martiniquais du tourisme. Laudato Si Mi
Signore pour la bénédiction des yoles du 31 ème tour de la Martinique
2017 par notre archevêque Mgr David Macaire accompagné du
père Hyppolite, notre délégué diocésain à la Pastorale de la mer ; le
2 août la Pastorale du tourisme accueillait dans la joie l'étape Anses-
d’Arlet/Marin ; dès 9h, l'église accueillait les fidèles "yoleurs" venus
soutenir ces équipes sportives du bois dressé. Merci à notre radio
diocésaine pour sa très efficace communication. Woulo bravo pour
Radio Saint-Louis ! Merci au père Sylvanus d'avoir accepté de vivre
cette halte spirituelle avec le monde de la yole.
La Pastorale des réalités du Tourisme et des Loisirs met en place son
calendrier pour la nouvelle année pastorale 2017-2018.
Bonne rentrée à tous !
Père Luc Philippon - Délégué diocésain à la Pastorale du tourisme ■
Laudato Si mi Signore !
PASTORALE DU TOURISME
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 20
Page 21
Monseigneur David Macaire invite à la messe d'envoi en mission des acteurs de la pa\
storale
familiale, le dimanche 24 septembre 2017 à 15h à la cathédrale St Louis de Fort-de-France :
- les responsables et les membres de mouvements de pastorale familiale d\
u diocèse ainsi que leurs familles,
- les référents paroissiaux de pastorale familiale ainsi que leurs\
familles,
- les familles d'enfants scolarisés dans l'Enseignement Catholique,
- et, plus largement, toutes les familles du diocèse.
A l'issue de la célébration, Monseigneur David Macaire bénira personnellement chaque famille
présente et lui remettra une feuille de route des familles.
Le Service Diocésain de Pastorale Familiale
Le Curé de la paroisse Saint-Michel du François et l’association Notre-Dame du Cénacle vous invitent
à la célébration de Notre-Dame de Fatima qu’ils organisent, le mercredi 13 septembre 2017, à l’église
Saint Michel, à partir de 15h.
Programme
• Chants à Marie - Louange - Chants à l’Esprit-Saint
• Enseignement : Père Laurent Sounouvou
• Exposition du Saint-Sacrement - Adoration - Confession
• Chapelet - Adoration du Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur-Immaculé de Marie
• Sainte-Eucharistie
• Procession avec la Sainte-Vierge Notre-Dame de Fatima et bénédictionInformations : E-mail : notredameducenacle@orange.fr
Journée Mariale avec Notre Dame du CénacleMesse d'envoi en mission
COMMUNIQUÉS
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 10 septembre :
- 9h : Messe de jubilés de Sr Sylvie (60 ans) et Sr Marie-
Pierre (50 ans) [de St Joseph de Cluny] à Sainte-Marie
Lundi 11 septembre :
- Matinée avec la Maison Saint-Jean-Paul II (MSJP II)
Mardi 12 septembre :
- Assemblée des Modérateurs
Mercredi 13 septembre :
- 15h : Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Rivière-Salée à l’évêché
Samedi 16 septembre :
- Rencontre avec les animateurs de Cheminement des 47 paroisses et le Service diocésain de la Catéchèse
Samedi 16-dimanche 17
septembre :
- Couvent de Cluny : Nuit des guerriers du salut (Pastorale des Hommes)
Dimanche 17 septembre :
- 6h : Messe de la Nuit des guerriers du salut
- 15h : Ordination presbytérale de Michel Delvarice à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 19 septembre :
Notre-Dame de la Salette
- 10h : Messe à Sainte-Anne avec onction des malades
Mercredi 20 septembre :
- 15h : Rencontre avec les confirmands de la paroisse du François à l’évêché
- 18h : Reprise des Catéchèses de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 21 septembre :
- 8h30 : Saint Matthieu : Messe patronale des Douaniers à l’église de Bellevue
- 18h : Conférence sur le thème :
« Femmes médiatrices
de paix dans la pensée judéo-chrétienne »
(club Soroptimist Fort-de-France Alizés sud)
Vendredi 22 septembre :
- 18h : Messe de rentrée de la MSJP II
Samedi 23 septembre :
- 8h30 : Messe d’envoi du pèlerinage du Rosaire à Redoute
- Rencontre avec les bergers du Renouveau charismatique
- 18h30 : Messe de rentrée de l’encadrement scout à Tracée
Dimanche 24 septembre :
- 9h30 : Confirmation à la paroisse de Rivière-Salée
- 15h : Messe d’envoi des acteurs de la pastorale familiale à la cathédrale Saint-Louis.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 21
Page 22
Sœur Juliette du Sacré-Cœur Cécé
25 mai 1921 – 2 ju\eillet 2017
L’Institut Diocésain d’Etudes Supérieures Gaston Jean-Michel \
de la Martinique, en partenariat avec l’Université
Catholique de Lyon, vous propose un parcours cohérent de théologie sur les fondamenta\
ux de la foi chrétienne
en philosophie, exégèse biblique, théologie dogmatique, morale et histoire de l’Église pour l’obtention du
Diplôme Universitaire d’Etudes Théologiques (DUET).
Ce parcours comprend des cours en présentiel, des sessions et des cours à distance avec « Théo en ligne »
de l’Université catholique de Lyon.
Les personnes qui n’ont ni le baccalauréat, ni d’équivalent, mais souhaitent suivre les cours et les valider,
peuvent s’inscrire au titre d’étudiants libres. En fin d’études, leur sera délivrée une attestation de validation.
Les inscriptions et réinscriptions des étudiants auront lieu en se\
ptembre : dernier délai le 15 septembre 2017.
Une permanence sera ouverte au dernier étage du bâtiment de la bibliothèque diocésaine, située à côté de
l’église de Bellevue, du 6 au 15 septembre 2017 :
• Le lundi, mardi et jeudi, de 8h30 à 15h
• Le mercredi et vendredi, de 8h30 à 17hPour toutes informations complémentaires et formalités d’inscription, s’adresser à :
Mme Jeanne Potiron, secrétaire du Service diocésain - Tél : 0696 16 08 55 ou secretariat.duet972@gmail.com
Formation diocésaine 2017-2018
Diplôme Universitaire d’Etudes Théologiques (DUET)
L
e 25 mai 1921, naissait à Vieux-
Habitants, Guadeloupe, Urbain
Marie Gisèle Cécé. Elevée
dans la foi chrétienne, Gisèle ressent
l’appel du Seigneur, à se donner à Lui,
exclusivement, dans la vie consacrée
sans retour, comme elle l’exprimait.
En 1941, elle quitte la petite institution
chrétienne, pour aller travailler au
Pensionnat St Paul de Bouillon. Elle fait
la connaissance des religieuses qu’elle
désire imiter dans leur attachement à
servir Dieu.
Le 20 août 1942, âgée de 21 ans, elle
arrive en Martinique et rentre dans la
Congrégation des Sœurs de Saint Paul
de Chartres. Après une année, elle
expérimente la vie apostolique auprès
des faibles et des démunis à l’Hôpital
Civil, puis au Marin, de 1943 à 1946. De
retour au Noviciat, Gisèle prend l’Habit
le 9 décembre 1946, et est appelée
désormais Sr Juliette du Sacré-Cœur.
Novice, elle est envoyée de nouveau
auprès des malades, à l’hôpital de Saint
Esprit. Le 2 février 1949, c’est l’émission des
premiers vœux puis, les vœux définitifs le
2 février 1954. Le Christ souffrant dans les
hôpitaux attire notre Sr Juliette du Sacré-
Cœur. Elle est affectée alors dans divers
établissements de santé en Martinique et
en Guadeloupe, jusqu’en 1957.
Après une expérience paroissiale sur
la Cathédrale de Fort-de-France, une
nouvelle mission lui sera confiée :
l’instruction des plus petits en étant
maitresse d’école. Notre sœur enseignera
dans les établissements scolaires de la
Province en Guadeloupe jusqu’en 1976. Sa
carrière terminée, elle continuera d’offrir
son aide au sein de sa communauté à
Marie-Galante et donnera des cours de
musique aux enfants.
En 2006, Sr Juliette rentre définitivement
à Maison Provinciale. Le 28 août 2016,
toute heureuse, elle fête ses 70 ans de vie
religieuse, entourée de sa famille venue
pour l’occasion. La religieuse sait que
la vie sur terre est un pèlerinage qu’il
faut assumer dans la foi et l’amour ; dans
l’espérance de voir un jour Celui qui dans
sa grande miséricorde nous a appelées,
pour l’aimer et le servir dans le service
des hommes.
Dimanche 2 juillet 2017, Notre Seigneur
vient la visiter pour la ramener, en silence,
dans sa demeure éternelle.
Sr Juliette, dans le silence tu as su te
remettre entre les mains de ce Dieu
d’amour, qui connait chacun de ses
enfants et les appelle par son nom.
Merci pour ta force dans l’épreuve, ton
endurance. Merci pour ce que tu es pour
nous et pour ce que tu es pour Dieu. Nous
te remettons entre ses mains tendres
et paternelles. Qu’Il daigne, Lui le Bon
Pasteur, t’ouvrir les portes du paradis et
t’accueillir auprès de Lui. Que ton âme
repose en paix ! A Dieu !
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Sœur Juliette Sœur Juliette Sœur Juliette
VERS LA VIE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 22
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a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
ECCLESIA'M 2020 !
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\u MARTINIQUE Service legs et do\batio\bs Archevêché de Fort-de-Fra\bce - 5-7, rue du Révére\bd Père Pi\bcho\bBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\u
Télépho\be : 06 96 3\u10 333 - E-mail : m\uichel.pouch@wa\badoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confi\bentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités \be legs, \bonations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un ren\bez-vous au Service \bes legs et
\bonations ou à mon \C\bomicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coor\bonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
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POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\uNIQUE
Dimanche 10 septembre 2017
Parents, passeurs de culture !
Est-ce facile d’être parent ? Est-ce inné ou cela s’apprend-il et comment ? Comment élever ses enfants en accord avec ses traditions ?
Et quelle culture leur transmettre lorsque les deux parents viennent d’univers différents ? Toutes ces questions, l’Outre-mer y est
particulièrement confronté. Cette semaine, Dieu m’est témoin sera connecté, entre autres, avec la Martinique. Le père Hugues Lafine,
curé de Redoute, présentera les forums parents-enfants mis en place initialement pour aider les parents à préparer leurs enfants
à la confirmation. Il expliquera comment ce forum s’est ouvert plus largement aux difficiles questions que se posent les parents.
Dimanche 17 septembre 2017 Ma culture dans la peau
Aujourd’hui en France, il y aurait près de sept millions de personnes tatouées. Effet de mode, revendication identitaire ou culturelle,
attrait artistique ? Face à l’engouement pour ces marques corporelles, Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine au langage de notre
peau, dans un territoire plus particulièrement concerné que les autres : la Polynésie. Quelle est l’histoire du tatouage polynésien ?
D’où vient-il ? Quelle différence faire entre le tatouage marquisien et tahitien ? Que signifient-il ? Comment est-il redevenu aujourd’hui
une marque identitaire forte ? Existe-t-il un tatouage religieux ? Et que dit l’Église sur cette question ?
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 septembre 2017 – n° 548 23
