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E g lise
en MARTINIQUE
S pes messis in semine
L’espoir de la moisson est dans la semence…
N° 550
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
8 octobre 2017
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EDITORIAL
L
e Seigneur prend soin amoureusement de son Eglise,
sa vigne. Un jour, Il sera demandé, à chacun de nous,
de « remettre le produit de la vigne», car nous devons
produire du fruit qui demeure, en nous enracinant dans la
personne du Christ, pierre d’angle qui soutient l’Eglise. Aussi,
une relecture de notre vie nous permettra de voir ce que Dieu
a fait pour nous et ce qu’Il attend de nous.
« L’espoir de la moisson est dans la semence… », tel est le
titre de la présente édition, en lien avec les textes de ce jour,
mais également avec tout le contenu du journal.
En effet, l’ordination presbytérale de Michel Delvarice, le
17 septembre dernier, à la cathédrale Saint-Louis, est un
événement réconfortant et plein d’espérance pour notre
Eglise. Conscient de la présence du Seigneur à ses côtés, il a
choisi de consacrer sa vie à son service et à celui de l’Égl\
ise
qu’il aime.
Dom Peter Caesar, parti discrètement rejoindre le père, et à
qui nous rendons hommage dans la revue, a beaucoup aimé le
Christ et l’Eglise lui aussi. Le père prieur était doté d’\
un bon
esprit fraternel et exerçait sa mission avec douceur et bonté.
Aimer l’Eglise, cette vigne confiée par Dieu à nos responsables\
religieux, c’est aussi l’aider à vivre ! Le dossier sur l’E\
conomat
qui vous est présenté dans cette édition est très explicite.
Notre archevêque nous invite à participer au Denier de
l’Eglise, principale ressource du diocèse, afin de l’aider à\
faire
face à ses besoins, et accomplir sa mission. Oui, l’Eglise a
besoin de nous, et nous avons besoin d’elle. De très beaux
projets sont en attente. Soyons donc généreux et solidaires !
Chacun à notre mesure, donnons ! Souvenons-nous, avec
reconnaissance, que tout bien vient de Dieu…
L’argent donné à des fins utiles est une « graine semée »\
, de
laquelle on attend une croissance précieuse… A méditer !
Nous sommes la vigne bien-aimée de Dieu. Dieu attend les
fruits de sa vigne : le droit, la justice et l’amour mutuel.
En ce mois du Rosaire, par l’intercession de maman Marie,
prions et supplions Dieu de nous aider à demeurer dans son
amour, à être de bons serviteurs de son royaume, pour porter
de bons fruits.
Très belle journée à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
• Mea Culpa !
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole dom\bn\bcale
• Retour sur ord\bnat\bon de M\bchel De\Plvar\bce - M\bchel Delvar\bce, nouveau prêtre du d\bocèse
- C’est quelqu’un « de la\P ma\bson » qu\b éta\bt à l’honneur…
- Quelques témo\bgnage\Ps
• Hommage à Dom Peter Caesar
• Témo\bgnage du Père Dan\bel de Reynal
• Format\bon d\bocésa\bne 2017-2018
• Le D\bocèse de Mart\bn\bque et\P ses ressources
Note sur les fi nances du d\bocèse
• La pu\bssance de l’offrande
• Un peu de
Lect\bo D\bv\bna
• Centena\bre des appar\bt\bons de \PFat\bma
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AGENDA DE L'ARCHEVÊQUE 17
D\bssier : ECONOMAT
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5
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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C
hers diocésains de 7 à
107 ans,
Pour vous motiver à participer
au Denier de l’Eglise…
… j’avais pensé vous redire
que, contrairement aux idées
reçues et à certaines campagnes
mensongères, notre diocèse est
pauvre.
… je me proposais de larmoyer
en rappelant que les perspectives
financières de l’Eglise sont
inquiétantes. Peut-être, nous
ne pourrons plus répondre aux
appels de l’Esprit et financer
nos projets apostoliques. Nous
serons même contraints de
laisser se détériorer nos biens
et, plus grave encore, notre mission
(la formation des séminaristes et
des ministres, les ambitions pour
l’éducation des jeunes, les réformes
des administrations et accueils
paroissiaux…).
… je voulais vous dire tout net qu’une
fois que les projets en cours seront
achevés (la reconstruction complète
de l’église du Morne-Vert, de la salle
paroissiale du Vauclin, de l’église
de Sainte-Thérèse et du clocher de
Balata…), nous n’aurons pas les
moyens, avant plusieurs années, de
nous lancer dans d’autres chantiers
dont certains sont déjà urgents
aujourd’hui.
… je tenais à vous redire que, bien
entendu, tout en essayant de joindre
les deux bouts, notre diocèse se
montre très généreux, malgré ses
moyens limités, envers les démunis,
les communautés et associations
nécessiteuses ; il aide financièrement
des œuvres ou des opérations de
solidarité internationale….
Mea Culpa ! Pour inspirer mon
propos, j’ai voulu, à l’invitation de
quelques fidèles laïcs, relire dans
l’Écriture les textes relatifs au don*.
J’ai alors compris que c’était bien de
faire appel à votre générosité pour les
besoins de nos communautés, mais
que l’essentiel du message de Dieu
quant à l’offrande était ailleurs. Les
dons des fidèles ne se réduisent pas
au simple financement des projets !
L’offrande utilise l’argent pour régler
techniquement des problèmes
matériels, mais elle est avant tout
une réalité spirituelle !!!
La Parole de Dieu m’a rappelé que,
même si l’Eglise avait beaucoup de
moyens, les fidèles se doivent de faire
des offrandes ! Et cela, d’abord pour
établir un lien avec Dieu en faisant un
usage saint de nos biens terrestres. Si
les grands projets de l’Eglise servent à
motiver les donateurs, ils ne sont pas
une fin. Ils sont un moyen, pour les
croyants, de rendre grâce à Dieu pour
ses bienfaits. La Parole de Dieu est
très claire : ce n’est pas uniquement
par son grand nombre de
prières, mais aussi par l’offrande,
une offrande substantielle et
conséquente, une offrande qui
fait un peu mal au porte-monnaie,
une offrande faite avec foi et avec
joie (comme la pauvre vieille qui
mettait deux piécettes en prenant
sur son nécessaire) que le croyant
est béni par Dieu.
Ainsi donc, même si, pour
financer son fonctionnement
et ses investissements, l’Eglise
Catholique supplie les fidèles de
faire offrande du revenu d’une
à deux journées de travail par
an (soit 0,3%, que la plupart des
catholiques d’ailleurs ne donnent
même pas !), la Parole de Dieu,
elle, invite les croyants à faire don
de la dîme (soit 10 % ) de leurs biens. Le
prophète Néhémie [1] précise que « la
dîme de la dîme » revient directement
au « trésor du Temple » (c’est-à-dire 1%
des revenus pour le fonctionnement
propre de l’Eglise) ; le reste de l’offrande
doit être consacré, selon le bon cœur
de chacun, à des œuvres bonnes et
pieuses : œuvres et actions de charité,
vocations, investissements particuliers
dans l’Eglise (ex : grosses opérations
immobilières), sollicitations diverses…
En résumé, le don est une preuve
d’amour. Comme le jeûne, il est une
reconnaissance envers Dieu pour sa
bonté ; comme la prière, il est une
source de bénédiction. Ce sont des
œuvres de Miséricorde ! (cf Mt 6)
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Mea Culpa !
(1) Un prêtre, fils d'Aaron, accompagnera les lévites quand ils lèveront la dîme; les lévites achemineront
la dîme de la dîme vers le Temple de notre Dieu, vers
les salles du Trésor (Néhémie 10,39)
* Voir le texte sur la Lectio Divina page 15
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 3
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D
u printemps 1915, à Fatima,
l’Ange du Portugal apparaissait
pour la première fois à Lucie dos
Santos qui était accompagnée de trois
amies de son âge : Maria Justina, Teresa et
Maria-Rosa Matias. Cette année-là, l’Ange
leur apparut trois fois sans rien dire.
L’année suivante, il apparut à nouveau
trois fois à Lucie et ses deux cousins
François et Jacinthe Marto. Enfin, en 1917,
de mai à octobre, la Sainte Vierge leur
apparut six fois.
Ce centenaire est une occasion unique
pour mieux connaître et faire connaître
le message de Fatima et en particulier la
dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
Cette dévotion consiste essentiellement
à réparer les outrages commis envers le
Cœur Immaculé de Marie et à prier pour
la conversion des pécheurs en offrant tous
les sacrifices de notre vie quotidienne,
et en faisant une communion réparatrice
à ces deux intentions chaque premier
samedi du mois. À ces deux pratiques,
s’ajoute la récitation quotidienne du
chapelet pour obtenir la paix dans
le monde, la consécration au Cœur
Immaculé de Marie et le port du scapulaire
de Notre-Dame du Mont Carmel.
Cette dévotion est une volonté de Dieu
Lui-même révélée par Notre-Dame aux
petits voyants de Fatima.
Une première fois, le 13 juin, elle leur
confia : « Jésus veut établir dans le monde
la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui
embrassera cette dévotion, je promets
le salut. Ces âmes seront chéries de Dieu
comme des fleurs placées par Moi pour
orner son trône».
Une deuxième fois, le 13 juillet 1917, elle
leur dit : « Pour les sauver [les pécheurs],
Dieu veut établir dans le monde la
dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l’on
fait ce que je vais vous dire, beaucoup
d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. »
L’importance de cette dévotion a été de
nombreuses fois soulignée par sœur
Lucie, en particulier dans une lettre du
19 mars 1939 au père Aparicio : « De
la pratique de cette dévotion, unie à la
consécration au Cœur Immaculé de Marie,
dépendent pour le monde la paix ou la
guerre».
Le 26 décembre 1957, elle confia également
au père Fuentès : « Elle [Notre-Dame] a
dit, aussi bien à mes cousins qu’à moi-
même, que Dieu donnait les deux derniers
remèdes au monde : le saint Rosaire et la
dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et
ceux-ci étant les deux derniers remèdes,
cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres».
Comparée aux demandes déjà formulées
par Notre-Dame, cette dévotion a des
fruits si extraordinaires (la conversion des
pécheurs et la paix dans le monde) qu’il
faut vraiment profiter de ce centenaire
pour la faire connaître. Dans ce but, une
lettre liaison est éditée 2 fois par mois.
Pour la recevoir, indiquez votre adresse
internet à la page suivante : www.
fatima100.fr
Du 13 mai au 13 octobre 2017, l’Église c\blèbre le centenaire des apparitions mariales à
Fatima. Le Saint-Père s’est rendu à Fatima, les 12 et 13 mai 2017, afin de canoniser Francisco
et Jacinta Marto, b\batifi\bs le 13 mai 2000 par \lle pape Jean Paul II, à l'occasion du Jubil\b.
Quelles sont les pratiques
de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ?
➊ La récitation quotidienne du
chapelet pour obtenir la paix,
http://www.fatima100.fr/
le-chapelet-quotidien
➋ Les prières et les sacrifices de la vie quotidienne offerts pour la
conversion des pécheurs,
http://www.fatima100.fr/les- sacrifices-pour-la-conversion-
des-pecheurs
➌ La communion réparatrice des
premiers samedis du mois,
qui comprend 5 obligations :
la confession, la communion,
un chapelet et 15 minutes de
méditation sur les mystères
du rosaire, le tout en esprit de
réparation
http://www.fatima100.fr/les-
premiers-samedis-du-mois
➍ La consécration (individuelle,
familiale, paroissiale…) au Cœur
Immaculé de Marie,
http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-
immacule-de-marie
➎ Le port du scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel.
http://www.fatima100.fr/le-port-
du-scapulaire
Source : https://hozana.org/communaute/6376-
centenaire-des-apparitions-de-fatima ■
Centenaire
des apparitions
de Fatima
www. fatima100.fr
EGLISE UNIVERSELLE\P
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Dimanche 8 octobre \b017
la P arole Dominicale
LITURGIE
C
hers frères et sœurs,
Les textes sacrés de ce jour,
27ème dimanche du temps
ordinaire, nous parlent de l’amour
incommensurable de Dieu pour chacun
de nous, et nous exhortent à répondre
à cet amour en menant une vie qui Lui
plaise par l’accomplissement de sa sainte
volonté.
Dans la première lecture, le prophète
Isaïe, reprenant le chant d’un bien-aimé à
sa vigne, décrit l’amour de Dieu pour son
peuple et l’attitude ingrate de ce dernier :
« Mon ami, dit-il, avait une vigne sur un
coteau plantureux. Il en retourna la terre
et en retira les pierres, pour y mettre un
plant de qualité. Au milieu, il bâtit une
tour de garde et creusa aussi un pressoir.
Il en attendait de beaux raisins, mais elle
en donna de mauvais».
Il nous suffit de revoir un peu l’histoire
du peuple de Dieu pour comprendre ce
qu’Isaïe veut dire. On se rappelle de son
esclavage en Egypte et comment Dieu
est venu à son secours. Il l’a nourri de
la manne, lui a donné l’eau du rocher
et l’a conduit jusqu’à la terre promise
où ruissellent le miel et le lait. Sur cette
terre promise Il n’a cessé de veiller sur lui,
mais lui en retour, à plusieurs reprises,
s’est montré ingrat en s’éloignant de Dieu
pour faire à sa tête. Il n’a pas toujours
répondu positivement à l’amour de Dieu
pour lui : « Le plant qu’il chérissait, conclut
le prophète Isaïe, ce sont les hommes
de Juda. Il en attendait le droit, et voici
l’iniquité ; il en attendait la justice, et voici
les cris de détresse».
Isaïe chante le même chant pour nous
aujourd’hui. Dieu ne cesse de prendre
soin de chacun de nous. Il nous entoure
chacun de sa sollicitude paternelle. Mais
où en sommes-nous à son égard ? Il se
dépense pour nous, que faisons-nous
en retour pour Lui et pour le prochain
qu’Il a créé comme nous, à son image
et à sa ressemblance ? Combien de fois
avons-nous été reconnaissants à Dieu en
nous efforçant de conformer notre vie à
sa sainte volonté ? Isaïe, en des termes
très forts, nous dit ce qui va nous arriver
si nous continuons à ne pas répondre à
l’amour de Dieu par une vie d’amour :
« Eh bien, je vais vous apprendre ce que je
vais faire de ma vigne : enlever la clôture
pour qu’elle soit dévorée par les animaux,
ouvrir une brèche dans son mur pour
qu’elle soit piétinée. J’en ferai une pente
désolée… ».
Il faut bien comprendre que ce n’est pas
Dieu qui va faire ça à l’homme, mais plutôt
ce que l’homme devient, lorsqu’il n’a plus
l’amour de Dieu et des autres dans son
cœur. Il devient misérable. C’est ce que le
psalmiste a constaté, et il appelle Dieu au
secours : « Dieu de l’univers, reviens ! Du
haut des cieux, regarde et vois : visite cette
vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta
main puissante. Jamais plus nous n’irons
loin de toi : fais-nous vivre et invoquer
ton nom ! ». C’est dire que sans Dieu qui
est Amour, nous ne sommes rien et ne
pouvons rien.
Répondons donc à l’amour de Dieu par
une vie d’amour, si nous voulons avoir
la vie, le bonheur. Pour y parvenir, Saint
Paul, dans la deuxième lecture tirée de sa
lettre aux Philippiens, nous dit de prier
et de prendre à notre compte tout ce qui
est vrai et noble, tout ce qui est juste et
pur, tout ce qui est digne d’être aimé et
honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui
mérite des éloges. En d’autres termes, il
faut vivre dans l’amour de Dieu et des
autres.
Dans l’Evangile, Jésus lui aussi nous parle
de l’amour éperdu de Dieu pour chacun
de nous et nous exhorte à y répondre
positivement. Dans une parabole, il
parle d’une vigne, comme Isaïe dans la
première lecture. Dieu, le propriétaire
prend d’abord bien soin de la vigne et la
confie ensuite à des vignerons. Au temps
de la vendange nait un problème : les
vignerons refusent de donner le fruit au
propriétaire, tuent ses envoyés et même
son propre fils pour prendre possession
de la vigne et en disposer à leur guise.
Encore une fois de plus la vigne, c’est le
peuple de Dieu et donc chacun de nous à
l’égard de qui Dieu ne cesse de manifester
sa sollicitude paternelle. Grâce à lui nous
avons la vie, une famille, un travail, pour
la plupart, avec un salaire … Songeons-
nous toujours à lui dire merci et à partager
ce que nous avons avec les autres ? Bien
souvent nous pensons, comme ces
vignerons, être maitres de nos vies, de
ce que nous sommes et de ce que nous
avons au point de ne plus vivre pour Dieu
et pour les autres. Et cela est grave.
Gardons toujours à l’esprit que nous
ne sommes rien sans Dieu et que nous
aurons à Lui rendre compte. Ainsi, nous
répondrons toujours à son Amour par
une vie d’amour, pour avoir part à son
Royaume. Que Lui-même vienne au
secours de notre faiblesse, Lui qui est
vivant et nous aime maintenant et pour
les siècles des siècles !
P. Roland Sandwidi ■
Isaïe 5,1-7 • Psaume 7 • Philipp\liens 4,6-9 • Matt\lhieu 21,33-43
27 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
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Dimanche 17 septembre, à 15h, en la Cath\bdrale Saint Louis de Fort-de-France,
son excellence Mgr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France,
a ordonn\b Michel Delvarice prêtre pour le Diocèse de Martinique. Cette c\bl\bbration
d’ordination a un caractère particulier pour l’Eglise en Martinique, car c’\btait la
première ordination presbyt\brale de Mgr David dans son diocèse. Michel est \bgalement
le premier Haïtien ordonn\b pour le diocèse de Martinique.
A
gé de 41 ans, Michel Delvarice
a été jugé digne d’être
ordonné pour la charge du
presbytérat. Originaire de Port-au-
Prince, Michel est un homme d’une
grande humilité, patient et généreux.
Dans une cathédrale comble, de
nombreux fidèles du diocèse ont
tenu à l’accompagner. Le presbyterium
était fortement représenté, avec
également des prêtres Haïtiens
de la Congrégation du Très Saint
Rédempteur, et le père Anson Dacine,
fraichement ordonné pour le diocèse
de Basse-Terre (Guadeloupe).
Ce sont les pères Pétuel Gérard (CSSR)
et Christian Catayée qui ont remis
l’étole et la chasuble à Michel, signes
marquants des attributs du prêtre.
La Schola Cantorum Saint-Louis, sous
la direction du père Patrick-Alexis
Phanor, a accompagné avec émotion
cette célébration. La Litanie des
Saints et le chant à Marie ont marqué
la communauté diocésaine. Ainsi
c’est toute l’Eglise universelle qui a
pu intercéder pour l’ordinand afin
que Dieu lui confère le sacerdoce.
C’est pourquoi durant la prostration,
l’ordinand, face contre terre, s’offre
totalement à l’action de Dieu.
Dans son homélie, Mgr David Macaire a
rappelé la mission, et même les dangers
auxquels le futur prêtre devra faire face
dans l’Eglise aujourd’hui. Dans son mot
de remerciements, le père Michel a
tenu à remercier tous les acteurs de
la célébration et tous ceux qui l’ont
accompagné dans son cheminement
vocationnel. Il a lancé un vibrant appel
aux jeunes « Faites confiance à Jésus,
car Lui seul peut nous donner la joie
profonde que vous cherchez. Donnez-
lui votre vie, car celui qui donne sa vie
à Jésus ne sera pas déçu ».
Portons tous en prière le père Michel
Delvarice afin que sa vie sacerdotale
soit toujours guidée par l’Esprit Saint,
et que son ministère soit comme une
« Flamme jaillie d’auprès de Dieu ».
Pastorale des vocations ■
VIE DU DIOCÈSE
Michel
Delvarice,
nouveau prêtre
du d\bocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 6 du 8 octobre 2017 – n° 550
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Il y avait une certaine excitation dans la cath\bdrale ce 17 septembre 2017. Cela faisait trois
ans à peu près qu’il n’y avait pas eu d’ordination presbyt\brale, la dernière \btant celle du
P. Olivier-Marie Lucenay, le 23 novembre 2014. Mais le contexte \btait autre.
C’est quelqu’un « de la maison » qui était à l’honn\
eur…
T
out d’abord, Michel étant
inséré dans la pastorale de
la paroisse de la cathédrale,
c’est quelqu’un « de la maison » qui
était à l’honneur. On a pu noter ainsi
la grande implication des paroissiens
de la cathédrale pour l’organisation de
l’événement. Ils avaient été aidés de
paroissiens ayant côtoyé Michel à Saint-
Christophe et à Sainte-Thérèse.
Un deuxième point à relever dans
le contexte : l’ouverture des portes
frontales de la cathédrale. En effet, le
fait d’avoir accès à tout l’intérieur de la
cathédrale a été significatif. Pour ma part,
j’ai été un peu ému en voyant la longue
procession d’entrée passer la grande
porte : c’était la première de Mgr Macaire
à tout point de vue. Première ordination
presbytérale, première procession
solennelle franchissant la grande porte
de la cathédrale. Que de symboles !
Le troisième point du contexte est le
fait que nous venions de perdre, trois
semaines auparavant, Mgr Maurice
Marie-Sainte et que Dom Peter Caesar
était rappelé à Dieu l’avant-veille.
Nous étions manifestement dans
une séquence de la vie d’Eglise qui
s’apparentait à un renouvellement, à
une page que l’on
tournait.
Ainsi, tournés
vers l’avenir
grâce à cette
ordination,
nous étions
bien disposés à
accueillir un nouveau
prêtre venu d’ailleurs, là encore une
première.
Père Christian Catayée, Vicaire épiscopal
chargé de la vie spirituelle
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 7
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Ce fut une très grande grâce pour le diocèse
de Martinique et aussi pour nous, les
Rédemptoristes, car Michel a commencé son
cheminement vocationnel chez nous. Nous avons
appris à le connaître et il est encore un frère
pour nous. Et c’est pour cela que nous avons
tenu à l’accompagner, non seulement par notre
prière, mais aussi par notre fraternelle présence.
La veille, nous l’avons accompagné pour une
journée de désert. Le dimanche après-midi,
Michel était consacré par l’Esprit Saint. La
cérémonie a été magnifique, avec une liturgie
belle, priante, bien orchestrée. Grand merci à
tous ceux et celles qui s’y sont donnés depuis
des semaines…!Ce qui m’a le plus marqué
lors de cette célébration
c’est :
- la prostration lors de la litanie
des saints, ce moment qui montre
combien l’Eglise du ciel est unie à
l’Eglise de la terre.
- l’onction du Saint-Chrême : les mains
du prêtre sont consacrées ; elles sont
appelées à sans cesse bénir, à sans
cesse être tendues vers les autres.
C’est par elles que Dieu se donnera
aux hommes.
- l’accolade avec les autres prêtres
qui a marqué l’entrée du nouveau
prêtre dans le
presbyterium.
- l’envoi pour le
nouveau prêtre qui a été
accueillie chaleureusement.
Il faut aussi signaler la présence
des religieuses de différentes
congrégations œuvrant en Martinique.
Sans la présence de nos frères et sœurs
aux côtés de Michel, cette ordination
n’aurait pas eu pour nous cette couleur
divine d’unité, de force et de joie.
La cérémonie était tout
simplement magni-
fique. J’ai eu la chair
de poule….
VIE DU DIOCÈSE
Emilie Félixine,
amie de père Michel
Je trouve
que c’est une
belle expé-
rience mission-
naire. L’ordination
de Michel s’est faite dans notre
diocèse, et le peuple était en fête.
C’était l’affaire de toute l’Eglise.
La prière finale de Michel a été
un beau témoignage de recon-
naissance pour chacun de nous.
Très beau partage
et très belle
cérémonie. C’est
un jour de joie
pour notre Eglise
car un frère
s’est engagé à
notre service.
Nous continuerons
à le soutenir par nos
prières
Sœur
Sabine Angèle, Frédéric
et Cathy
Père Pétuel Gérard, CSsR
Quelques
témoignages
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 8
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Le 14 septembre dernier, le jour où l’Eglise c\bl\bbrait la
fête de la Croix Glorieuse, le R\bv\brend Père Peter Caesar,
Prieur du Monastère Notre-Dame du Mont-des-Oliviers, à
Terreville, nous a quitt\bs pour la Maison du Père, « God of
Love », comme il disait souvent.
L
e père Barthelemy Peter Caesar est
né le 5 novembre 1933, à Soufriere,
sur l’île de Sainte-Lucie. Issu d’une
famille de neuf enfants, il a passé une
grande partie de son enfance aux côtés
de son parrain qui était, à l’époque,
directeur d’école. C’est aussi son parrain
qui s’est occupé de son instruction et de
son éducation spirituelle. Il fit profession
monastique le 8 septembre 1962, puis
poursuivit des études théologiques à
l’Ecole de la Foi de Fribourg, en Suisse,
pour être ordonné prêtre le 8 septembre
1982.
Il est nommé Prieur du monastère Notre-
Dame-du-Mont-des-Oliviers le 13 octobre
1987. Dès cet instant, le père Peter Caesar
a exercé sa responsabilité comme un
père et un guide spirituel pour ses frères
moines. Homme d’une grande sagesse
et humilité, il avait une prédilection pour la Miséricorde Divine : dans ses
enseignements, il citait régulièrement le
Petit Journal de Sœur Faustine pour nous
exhorter à la Miséricorde.
Travailleur infatigable pour poursuivre
la construction du monastère depuis
son arrivée en Martinique, le père Peter
Caesar a mis ses talents de menuisier au
service de la communauté, en fabriquant
meubles, bancs et autres mobiliers
liturgiques nécessaires au bien-être et à
la prière des frères.
Le père Prieur a dirigé le monastère de
Terreville une trentaine d’années comme
un père qui veille sur sa famille. Il a laissé
la marque de son silence, de son humilité
et de sa douceur dans la mémoire et le
cœur de ses frères moines et des fidèles.
Père Thierry Jérôme ■
HOMMAGE À DOM PETER CAESAR
À Dieu, Père Prieur
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 9
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M
es frères moines m’ont
demandé d’être leur porte-
parole pour témoigner de
la vie de notre père Prieur et frère
très aimé, le père Peter Caesar que
le Seigneur a rappelé à lui.
La plupart d’entre vous, frères et
sœurs venus célébrer avec nous
cette eucharistie du dernier adieu,
avez connu et apprécié les qualités
humaines et chrétiennes du père
Prieur.
Au Chapitre général de la
Congrégation de Solesmes auquel
il a participé, les autres supérieurs
appréciaient sa sagesse, sa
bienveillance, son équilibre, son
optimisme. Parmi nous, il était un
modèle, un vrai moine, un père attentif
aux besoins de la communauté et à sa
marche à la suite du Christ.
La principale qualité du moine, c’est
l’obéissance.
Obéir, dans la Sainte Ecriture, c’est
écouter le Seigneur et faire ce qu’il
nous demande. Tous les amis de Dieu,
d’Abraham à la Vierge Marie, sont
des hommes et des femmes qui font
la volonté de Dieu. Le plus obéissant
d’entre eux sera Jésus, fils de Dieu,
fils de Marie.
La règle des moines, règle dite de
saint Benoît, nous apprend à imiter
Marie et Jésus.
Le père Peter Caesar a été attiré par
le Saint-Esprit à être un moine. Prier
et travailler : c’est le résumé de la
vocation bénédictine.
Le père Peter Caesar a été sollicité,
dans sa longue vie de moine, à réaliser
des missions qui, parfois, dépassaient
ses capacités, mais qu’il a pu mener à
bien avec la grâce du Seigneur.
Relisons rapidement les principales
étapes de sa vie monastique, tout en
sachant que nul ne connaît le secret
des cœurs que Dieu seul.
Le père Peter arrive au monastère de Ste Marie du Mont-Pelé, à Saint-
Pierre, dans les années 1960. Il y
trouve une communauté bien fournie
et plusieurs jeunes au noviciat où il est
admis. Il fait la connaissance de Dom
Léonce Crenier, notre père fondateur,
un saint homme fort original, et du
père Basile Schmidt, premier prieur
de la communauté.
Il est accueilli par le père Patrick
Webster, Saint-Lucien comme lui,
un vrai maître spirituel et disciple de
saint Benoît. C’est lui qui assure, avec
le père Basile Schmidt, la formation
des postulants.
Venu de l’île de Sainte-Lucie, le jeune
Peter Caesar ne sait pas le français : il
lui faut apprendre la langue et s’initier
à la culture martiniquaise. Appelé à la
vie monastique, à devenir un homme
de prière, il lui faudra s’adresser à
Dieu en latin (une autre langue à
apprendre !). A l’époque, la liturgie
était tout en latin et l’office divin,
chaque jour, c’était de 4 à 5 heures
de prière communautaire.
Intelligent et sachant s’adapter, plein
d’humour et de bonne humeur, mais
aussi très fervent, le frère Peter aimait
rendre service et apportait un cadeau
à ses frères postulants ou novices :
sa joie.
Après quelques années, le père
Prieur lui demanda d’apprendre à
confectionner les habits des frères.
C’était encore quelque-chose
d’inattendu. Il se mit à l’œuvre et
réussit.
Il vécut, comme toute la communauté,
l’épreuve du transfert de Saint-Pierre
à Terreville. Le père Patrick Webster,
le Prieur de l’époque, lui proposa
d’apprendre le métier de menuisier-
ébéniste. Quelques années plus tard,
il aura la charge, entre autres, de
fabriquer les bancs et le mobilier de
notre église. On dit qu’il était très
doué dans ce nouveau métier.
Le père Patrick Webster ayant été
nommé évêque de St George’s
(Grenada) - grosse épreuve pour la
communauté - un nouveau prieur
venu de Solesmes, le père Gérard
Dautremer, prit la relève.
Un beau jour, il convoque le frère
Peter et lui demande quelque-chose
d’encore plus difficile que tout ce
qu’on lui avait demandé jusque-là.
Il lui propose de faire les études de
théologie en vue du sacerdoce. Il
obtient l’accord du frère Peter et
décide de l’envoyer à Fribourg (en
Suisse) pour suivre la formation
prévue pour les vocations tardives.
Le père Peter ne l’a jamais su, je
pense, mais je peux dire aujourd’hui
que cette décision prise par le Père
Prieur avait son origine dans le
souhait de plusieurs frères de voir le
frère Peter devenir prêtre. Il y avait un
consensus dans la communauté sur
ce point car tous appréciaient chez
notre frère ses qualités de jugement,
son équilibre, son esprit religieux et
sa piété.
À la fin de ses études, il nous revient et
reprend sa place parmi nous, devenu
prêtre mais restant moine avant tout.
Nouveau changement de Prieur en
1981, et le père Peter Caesar est
nommé sous-prieur jusqu’en 1987,
lorsque le Prieur, devenu sérieusement
malade, dû abandonner sa charge et la
remettre au père Peter. Charge qu’il a
assumée trente années durant, jusqu’à
son rappel à la maison du Père, le 14
septembre 2017.
Par le baptême, nous sommes tenus
à l’obéissance de la foi, quelle que
soit notre vocation dans l’Église et
les services que l’Église nous confie.
Rappelons-nous la parole de
l’Archange Gabriel à la Vierge Marie,
à l’Annonciation : « L’Esprit-Saint
viendra sur toi et la puissance du
Très-Haut te couvrira de son ombre,
car rien n’est impossible à Dieu »
(Luc 1,35).
■
HOMMAGE À DOM PETER CAESAR
T\bmoignage du Père Daniel de Reynal, osb
nommé évêque de St George’s
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 10
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Un Archevêché situé à Fort-de-France.
47 paroisses, desquelles dépendent environ 200 lieux
de culte en comptant les chapelles, les aumôneries, les
hôpitaux etc.
75 prêtres, dont 10 ont atteint l’âge de la retraite, mais
poursuivent leur activité, et 3 sont effectivement retirés.
Un Evêque émérite.
12 diacres, ministres ordonnés et bénévoles, au service de
paroisses ou de mouvements d’Eglise.
3 séminaristes à Toulouse, 5 en Martinique et 2 diacres en
vue du Sacerdoce.
5 communautés religieuses au service des paroisses.
6 établissements scolaires.
Une vingtaine de services et associations périphériques
de l’Eglise.
Vous le savez, aujourd’hui, de grandes
ambitions habitent les responsables de
notre communauté diocésaine. Les enjeux
principaux sont :
Des projets de construction ou de
réhabilitation dans de nombreuses
paroisses (en vérité presque toutes)
pour les églises, les chapelles ou
le centre paroissial. Beaucoup de
communautés n’ont pas les moyens
et doivent compter sur la solidarité
avec les autres paroisses. (D’ailleurs,
quelle que soit votre paroisse, faites
l’expérience : allez dans le centre
paroissial autour du presbytère, dans
votre église ou près d’une chapelle de
quartier et vous verrez des installations
vétustes ou à l’abandon faute de
réparations, ou trop exiguës faute de
moyens…). Nous ne pouvons laisser
mourir et pourrir l’héritage laissé par les
générations précédentes. Le Seigneur
nous en demandera des comptes.
Les prêtres (qui reçoivent l’équivalent
du RSA + un honoraire de messe
par jour), les religieuses et les laïcs à
rémunérer, à former et à équiper pour
la mission…
Les grands projets diocésains
(construction d’églises, réhabilitation
d’immeubles, formation des jeunes et
des ministres…).
Beaucoup de personnes ignorent que les
paroisses et la Curie diocésaine N’ONT
AUCUN REVENU en dehors des dons des
fidèles.
Ces dons arrivent de 4 façons :
• Les quêtes représentent 60%. Elles financent principalement
le fonctionnement des paroisses
(paiement des factures, petits travaux de
maintenance, produits consommables,
salaires des employés…). En Marti-
nique, les quêtes sont correctes,
mais elles baissent malgré une petite
remontée ces derniers temps.
• Les legs qui représentent 0,1%. Ils financent, selon la volonté des
donateurs, des projets ponctuels
(réfection de sanctuaire, fondation de
centre, réparations…). En Martinique,
les legs ont presque disparu, pourtant
l’essentiel du patrimoine de l’Eglise
et des outils qui nous permettent
aujourd’hui de remplir notre mission
vient du fait que des gens ont légué
une partie de leurs biens à l’Eglise qui leur a tant apporté de leur vivant et qui
prie pour eux après leur mort. Il semble
aujourd’hui que cette forme de gratitude
soit moins bien comprise. Il faut donc
que chacun y réfléchisse. Nous ferons
une campagne de motivation.
• Les ventes diverses de bougies. En
Martinique, il y a beaucoup de gaspillage
dans ce domaine. Il faut que les
paroissiens responsables veillent. Les
paroisses perdent beaucoup d’argent à
cause de personnes indélicates. Un peu
d’attention devrait corriger ce défaut.
• Enfin, le fameux
Denier de l’Eglise.
Il représente 16%. En Martinique, le
Denier est très insuffisant. Beaucoup
de familles ne font aucun don à l’Eglise.
Le Denier doit normalement financer
les grands projets de construction, les
indemnités et l’assurance maladie des
prêtres, le salaire des personnels laïcs,
tous les grands projets des pastorales
diocésaines. Il semble que les fidèles
de Martinique, notamment les plus
jeunes, n’aient absolument pas compris
le sens de cette offrande faite à Dieu
dans l’Eglise. Sur près de 100 000 familles
catholiques, seules 13 000 sont fidèles
à ce don !
+ Mgr David Macaire ■
CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES FINANCES DU DIOCÈSE
LE DIOCÈSE DE SAINT-PIERRE ET FORT-DE-FRANCE, C’EST :
Le Diocèse
de Martinique
et ses ressources
ECONOMAT DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 11
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 12
RESULTAT : 623 * - * Pour investissements/travaux diocèse
Le Diocèse dans son ensemble ne reçoit aucune subvention
d’exploitation, ni de l’Etat, ni des collectivités locales, ni du
Vatican. Il ne vit que de la générosité des fidèles. Les ressources
du Diocèse sont constituées exclusivement :
Au niveau des paroisses : des quêtes dominicales, des
offrandes versées à l’occasion des célébrations particulières
(baptêmes, mariages, obsèques...), et des ventes de lumignons
et du journal Eglise en Martinique.
Au niveau de l’Evêché : du Denier de l’Eglise et des legs.
Ces ressources sont utiles au financement de :
La rémunération et les charges sociales des prêtres pour
800.000
€.
Les frais de formation des séminaristes pour 70.000 €.
Les salaires des employés diocésains pour 1.600.000 €.
L’entretien et les amortissements des bâtiments.
Les besoins courants de fonctionnement s’évaluent à
environ 6 millions d’euros par an.
RESSOURCES/DÉPENSES - ANNEE 2016
ASSOCIATION DIOCESAINE DE MARTINIQUE - ANNEE 2016
Sur les 50 églises paroissiales, 2/3 appartiennent aux communes depuis la loi de
séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Les autres appartiennent au Diocèse,
ainsi que la plupart des chapelles, des salles paroissiales ou diocésaines, et des presbytères. Tous ces bâtiments doivent être
entretenus par les paroisses, qui n’ont pas toujours les moyens d’assurer les gros travaux nécessaires.
Les investissements effectivement réalisés en 2016 s’élevaient à environ 4.333.000
€.
Les besoins de financement liés au plan diocésain d’investissement sur l’immobilier se montent à près de 30 millions d’Euros.
Sur les 50 églises paroissiales, 2/3 appartiennent aux communes depuis la loi de
séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Les autres appartiennent au Diocèse,
PATRIMOINE IMMOBILIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 13
}
}
Investissement
Fonctionnement
LES GRANDS PROJETS DU DIOCESE
SUR LES 10 ANS À VENIR (AU MOINS)
EGLISES
Constructions et grosses réparations
Sainte Thérèse 6 000 000 €
Balata4 000 000 €
Nouvelle Eglise Centre4 000 000 €
Cathédrale 400 000 €
Desmarinières600 000 €
Accessibilité et chapelles3 500 000 €
18 500 000
€
PROJETS EQUIPEMENTS DIOCESAINS
Enseignement Supérieur Catholique
(ICEA) 1 500 000 €
Bâtiment de la JEC 200 000
€
Emmaüs 400 000
€
Maison diocésaine de Plateau Fabre 400 000
€
2 500 000
€
CENTRES PAROISSIAUX
Ajoupa-Bouillon 15 000 € Morne-Rouge 250 000 €
Anses d'Arlet 500 000
€ Morne-Vert 100 000 €
Balata 50 000
€ Prêcheur 50 000 €
Basse-pointe 150 000
€ Redoute 200 000 €
Bellefontaine 400 000
€ Régale 30 000 €
Bellevue 100 000
€ Rivière-Pilote 150 000 €
Carbet 300 000
€ Rivière-Salée 50 000 €
Case-Pilote 70 000
€ Robert 150 000 €
Cathédrale 200 000
€ Sainte-Anne 200 000 €
Coridon 50 000
€ Saint-Christophe 50 000 €
De Briant 400 000
€ Saint-Esprit 150 000 €
Diamant 150 000
€ Saint-Joseph 100 000 €
Ducos 300 000
€ Sainte-Luce 350 000 €
Fonds-Saint-Denis 650 000
€ Sainte-Marie 200 000 €
Francois 50 000
€ Saint-Pierre 900 000 €
Grand-Rivière 50 000
€ Sainte-Thérèse 500 000 €
Gros-Morne 500 000
€ Schœlcher 450 000 €
Jossaud 100 000
€ Tartane 100 000 €
Lamentin 200 000
€ Terres-Sainville 200 000 €
Lorrain 50 000
€ Trinité 1 000 000 €
Macouba 100 000
€ Trois-Ilets 1 000 000 €
Marigot 50 000
€ Vauclin 600 000 €
Marin 250 000
€ Vert-Pré 50 000 €
Morne-des-Esses 50 000
€
11 565 000
€
SOIT UN TOTAL DE 32 565 000 €
* Les chiffres présentés dans ces tableaux ne sont qu’une estimation pré\
visionnelle.
Ils seront plus précis au fur et à mesure des études.
2014 2015 2016
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EEM : Cher père, pourquoi nous parler
de l’offrande ?
Chez nous, l’offrande est souvent un
tabou. Certains fidèles soutiennent que
l’offrande n’a rien de spirituel et que c’est
une invention des hommes d’Eglise.
D’autres affirment que l’offrande n’est
plus d’actualité. D’autres encore n’ont
rien contre l’offrande… aussi longtemps
qu’ils n’offrent que le superflu de ce
qu’ils possèdent. Le sujet fait débat. Je
pense que ces pensées viennent du diable
qui cherche à empêcher les fidèles de
vivre les bénédictions qui découlent de
la puissance de l’offrande, et l’Eglise
de disposer de moyens pour sa mission.
EEM : Pouvez-vous nous expliquer ce
que vous entendez par là ?
Donner est un acte que tout homme,
chrétien ou non, peut poser. Le cadeau
reflète le cœur de l’homme : quand on
aime, on offre ce qui nous est précieux.
On « fait sacré » (sacrifice) un bien
matériel en le transformant en acte
d’amour.
Le but de cette interview est donc
d’éclairer sur la puissance de l’offrande
et d’apprendre à offrir d’une manière
qui plaise à Dieu, telle que Jésus nous
l’enseigne : Donnez et il vous sera donné
(Lc 6,38).
EEM : Alors, pourquoi dites-vous qu’il
y a une opposition à l’offrande chez
certains fidèles ?
Bonne question ! Alors qu’on paye sans
discuter les frais d’avocats, de médecins,
de sport, de divertissements ou de
vêtements (ce qui est légitime) et que
d’autres (parfois les mêmes) sont prêts
à dépenser des milliers pour financer
les œuvres du démon (marabouts,
voyants, gadé-zafè…) qui les enfoncent
davantage dans la misère, les malheurs et
la maladie… pour les affaires de Dieu,
on est plus réticent.
Certains chrétiens refusent de donner,
de peur « d’enrichir encore » l’Eglise.
Si cette catégorie de fidèles qui, je n’en
doute pas, aime son Eglise, continue à
n’offrir aux quêtes que des miettes de
ses revenus, c’est qu’elle a mal saisi
l’enseignement des Saintes Écritures
sur l’offrande. L’Eglise sera toujours
pauvre puisqu’elle doit entretenir un
grand patrimoine au service de tous et
qu’elle est mendiante : comme le Temple
de Jérusalem et les Lévites, son seul
héritage ce sont les dons des fidèles.
EEM : Pourquoi faut-il offrir à Dieu ?
Il n’a pas besoin de nos offrandes ; ses
grâces, par définition, sont gratuites !?
Oui, mais l’Homme, à l’image de Dieu,
est créé fondamentalement pour donner.
Nous faisons des offrandes car cela est
agréable à Dieu. C’est un commandement
pour Israël : On ne paraîtra point devant
Yahvé les mains vides (Dt 16,16).
L’offrande manifeste notre foi en un Dieu
invisible. Nous qui sommes visibles,
nous offrons quelque chose de visible à
notre Père céleste qui est invisible, parce
que nous croyons qu’Il existe. Oui, il y
a une force spirituelle dans l’offrande.
(Toute fiancée qui reçoit un don de
son bien-aimé le comprendra). C’est
pourquoi l’origine de l’offrande c’est
l’amour. Dans la Bible, tous ceux qui
ont fait une offrande ne se sont pas fiés
à un raisonnement, mais ils ont répondu
dans la foi à un appel divin.
EEM : Quelle est la puissance spirituelle
de l’offrande ?
Elle assure la protection de nos familles.
C’est pourquoi le diable n’aime pas que
l’on donne. Il sait qu’il y a là une réelle
puissance : l’offrande ouvre le cœur de
l’Homme à la volonté du Tout-Puissant
et favorise l’exaucement des prières ;
l’offrande brise le cycle de la misère, car
elle devient pour le miséreux le premier
acte de victoire sur son indigence ; enfin,
l’offrande produit la multiplication
de ce que l’on a, elle est comme une
semence spirituelle. C’est un acte de
foi : on met en terre un grain de maïs, on
récolte des épis. Jésus Christ lui-même
est une semence. Il a fallu que le Père
le mette en terre pour qu’il ait le monde
entier comme récolte (Jn 3,16).
EEM : Qu’en pense Jésus ?
On pourrait donner plusieurs exemples…
Jésus a aimé en priorité les pauvres, mais
il n’a pas négligé les autres ; il leur a
donné, comme à Zachée, d’accueillir le
salut en faisant une offrande substantielle
de leurs biens ! Marie, la sœur de Lazare,
a su toucher le cœur de Jésus en offrant
un parfum d’une grande valeur (Jn 12,
1-8) ; son offrande fut un acte d’amour
qui a suscité la faveur divine.
EEM : Alors, quels sont les grands
principes pour faire une offrande ?
➊ « Que chacun donne comme il l’a
résolu en son cœur, sans tristesse ni
contrainte ; car Dieu aime celui qui
donne avec joie » (2 Co 9,7). Sans
joie, pas d’offrande. On ne fait pas un
cadeau en boudant, en murmurant,
avec un cœur triste.
➋ L’offrande est quelque chose qui
coûte : l’offrande est un sacrifice. Si
l’on donne juste de son superflu, cela
n’est pas valable. Le roi David disait :
« … je n’offrirai point au Seigneur des
holocaustes qui ne me coûtent rien »
(1 S 24, 20-24). Nous ne pouvons pas
offrir à Dieu ce qui ne nous coûte rien.
➌ Donner, c’est répondre à un appel
de Dieu : comme pour Abraham
pour le sacrifice de son fils unique
(Gn 22,1-2), Dieu vérifie l’amour et
la sincérité de la foi du croyant en
l’appelant au don.
Père Joseph-Pérald Rémy,
Curé du Robert et du Vert-Pré
■
Une interview du Père Joseph-P\brald R\bmy, CSSp, cur\b des paroisses
du Robert et du Vert-Pr\b
l’offrande produit la multiplication
ECONOMAT DOSSIER
La puissance de l’offrande
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 14
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Abraham offre la dîme au prêtre
Melchisédech (Gn 14,18-20). Melchi-
sédech, roi de Salem, apporta du pain
et du vin ; il était prêtre du Dieu Très-
Haut.
Il prononça une bénédiction (…)
" Et Abram lui donna la dîme de tout ".
Jacob promet l’offrande au Dieu qui
le protège (Gn 28,20-22). Jacob fit ce
vœu : "Si Dieu est avec moi et me garde
en la route où je vais (…) de tout ce que
tu me donneras je te payerai fidèlement
la dîme."
La loi fixe le montant et la destination
de l’offrande : (Dt 14,22-29). Chaque
année, (…)
si tu ne peux pas apporter la
dîme parce que le lieu choisi par Yahvé
pour y faire habiter son nom est trop
loin de chez toi, quand Yahvé ton Dieu
t'aura béni, tu la convertiras en argent, tu
serreras l'argent dans ta main et tu iras
au lieu choisi par Yahvé ton Dieu.Tu ne
négligeras pas le lévite qui est dans tes
portes, puisqu'il n'a ni part ni héritage
avec toi.
(Dt 26,12-14) (cf Dt14, 28-29) : tu
prendras la dîme de tous tes revenus
(…), tu diras en présence de Yahvé ton
Dieu : "J'ai retiré de ma maison ce qui était
consacré. Oui, je l'ai donné au lévite, à
l'étranger, à l'orphelin et à la veuve, selon
tous les commandements que tu m'as
faits, sans outrepasser tes commandements
ni les oublier ".
Les prophètes insistent sur la nécessité
spirituelle de l’offrande (2Chr 31,3-6).
Le roi prit une part sur ses biens pour les
holocaustes, holocaustes du matin et du soir,
holocaustes des sabbats, des néoménies et
des solennités, comme il est écrit dans la Loi
de Yahvé. Puis il dit au peuple, aux habitants
de Jérusalem, de livrer la part des prêtres
et des lévites afin qu'ils puissent observer
la Loi de Yahvé. (…), et ils apportèrent une
large dîme de tout.
(Nh 13,10-12) : J'appris également que
les parts des lévites ne rentraient plus
(…). Aussi tançai-je les magistrats en ces
termes : "Pourquoi le Temple de Dieu est-il
à l'abandon? " (…) . Alors tout Juda apporta
aux magasins la dîme du blé, du vin et de
l'huile.
(Sir 35,4-10) : Ne parais pas devant le
Seigneur les mains vides, car tout cela est
dû selon les préceptes. L'offrande du juste
réjouit l'autel, son parfum s'élève devant le
Très-Haut. Le sacrifice du juste est agréable,
son mémorial ne sera pas oublié. Glorifie
le Seigneur avec générosité et ne sois pas
avare des prémices que tu offres.
Chaque
fois que tu fais une offrande, montre un
visage joyeux et consacre la dîme avec joie.
Donne au Très-Haut comme il t'a donné,
avec générosité, selon tes moyens. Car
le Seigneur paie de retour, il te rendra au
septuple.
L’apôtre saint Paul montre aux chrétiens
la cohérence du don avec l’Évangile (2
Cor 8, 7-13). Mais, de même que vous
excellez en tout – foi, parole, science,
empressement de toute nature, charité
que nous vous avons communiquée –, il
vous faut aussi exceller en cette libéralité.
Ce n'est pas un ordre que je donne ; je veux
seulement, par l'empressement des autres,
éprouver la sincérité de votre charité.
Vous connaissez, en effet, la générosité
de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour
vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était,
afin de vous enrichir par sa pauvreté (…).
Il ne s'agit point, pour soulager les autres,
de vous réduire à la gêne ; ce qu'il faut,
c'est l'égalité.
(2Cor 9,6-12) : Songez-y : qui sème
chichement, moissonnera aussi chiche-
ment ; qui sème largement, moissonnera
aussi largement. Que chacun donne selon
ce qu'il a décidé dans son cœur, non d'une
manière chagrine ou contrainte ; car Dieu
aime celui qui donne avec joie. (…). Car
le service de cette offrande ne pourvoit
pas seulement aux besoins des saints ;
il est encore une source abondante de
nombreuses actions de grâces envers
Dieu.
M
es bien chers Diocésains,
Ému par la détresse de nos frères caribéens touchés dans \
leurs biens et pour
certains dans leur chair, par les récentes catastrophes naturelles, je faisais
appel à votre générosité, ou plutôt à votre compassion\
.
Immédiatement, dans toutes les paroisses de notre diocèse, vous vo\
us êtes mobilisés
pour apporter votre aide à ceux qui en avaient besoin.
Je suis heureux et fier de vous annoncer que votre élan a été d\
’ampleur.
En effet, les différentes quêtes ont permis de récolter 118 576,74€ .
Plusieurs tonnes de vivres ont d’ores et déjà été achemin\
ées, notamment à La Dominique,
par le biais du Secours Catholique. D’autres envois suivront, ainsi que des aides de
fond pour les sinistrés.
Ensemble et individuellement, vous avez montré Jésus !
Soyez 118 576 fois bénis !
+ David Macaire ■
Un peu de Lectio Divina
La solidarité envers les sinistrés
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 15
Page 16
B
onjour frères et sœurs,
La formation diocésaine fait
sa rentrée en ce début du
mois d’octobre. Cette année encore,
elle propose différentes formules de
formation :
■ Un parcours universitaire avec l’Université Catholique de Lyon
(cours en ligne, en présentiel et
sous forme de sessions réservées
prioritairement aux étudiants
inscrits à theo en ligne.
■ L’approche d’une réalité sociale,
ou un aspect de la vie chrétienne,
sous un angle essentiellement
pastoral (formule du mercredi soir
de 18h à 20h, ouverte à tous et
décentralisée).
■ Un parcours de Psychologie, le jeudi
soir de 18h à 20h, sur un semestre,
ouvert à tous (Lieu : bâtiment
annexe église de l'église Bellevue,
dernier étage. Participation aux
frais : 70 euros).
■ Des rencontres autour de la Bible, ouvertes à tous, le mercredi à partir
de 16h (Lieu : bâtiment annexe de
l'église de Bellevue, dernier étage).
Le parcours universitaire, s’il est effectué
dans sa totalité, permet d’obtenir le
DUET (Diplôme Universitaire d’Études
en Théologie). Les inscriptions se font
par l’intermédiaire de M me Jeanne
Potiron qui assure le relais avec theo en
ligne. Participation aux frais : 70 euros
par session.
Cette année, dans le cadre de la
formule du mercredi soir, nous avons
choisi de mener notre réflexion
autour de la peur. Cette émotion
est présente pratiquement à tous
les niveaux de notre existence. Le
monde fait peur, nous baignons dans
une culture de la peur, amplifiée
par la médiatisation d’évènements
terrifiants : catastrophes naturelles,
épidémies à répétition, médicaments
dangereux, attentats, agressions,
pollutions… Les impacts sur le
comportement de l’homme sont réels.
On pense spontanément au repli
sécuritaire, à la culture d’une certaine
image de soi pour se fondre dans la
masse ou affirmer une identité qui,
de ce fait, correspond peu à la réalité ;
on pense aussi à la méfiance et la
violence. En résumé, des attitudes
défensives, voire paralysantes. Mais
la peur, si elle est reconnue et prise
en considération, peut aussi générer
d’autres démarches. Elle peut, par
exemple, révéler des faiblesses, des
fragilités, ou encore des manques
de connaissances, la présence de
dangers. Elle signale alors la nécessité
de développer des ressources pour
faire face de façon positive à chacune
de ces situations.
Ainsi, il semble que la peur n’agisse
pas toujours de façon négative. Elle
peut intervenir dans des processus
qui invitent au dépassement de soi.
Elle apparaît tantôt comme un frein,
tantôt comme un levier. Qu’en est-il
réellement ?
- Quels éclairages la Bible apporte-
t-elle ?
- Quelles sont nos peurs en Martinique
(plan personnel, plan collectif) ?
- Quelles sont les peurs entretenues ?
- Quel impact le passé esclavagiste a pu avoir à ce niveau ?
- Comment le Christ s’est-il situé face à l’épreuve de la mort ?
- Quelles postures spirituelles se
dégagent de son comportement ?
(Méditation autour de la passion à
partir de l’Évangile, sens et portée
du chemin de croix) ?
Formation
diocésaine
2017-2018
Lettre du Délégué épiscopal en charge de la Formation
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 16
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Voici le tableau prévisionnel pour la formule du mercredi soir :
Participation aux frais : 70 euros.
*Une formation nouvelle devrait être proposée cette année. Elle porte sur l’accueil, l’écoute et l’accompagnement d’un
public avec des problématiques spécifiques (addictions, pathologies mentales). Cette formation est assurée par une
équipe de professionnels (accompagnée de médecins) et s’adresse à ceux qui exercent des responsabilités dans l’Eglise
(catéchistes, cellules d’intercession, animateurs, prêtres…). Dates et lieu seront communiqués ultérieurement.
Bonne année pastorale ! Bien fraternellement.
P. Hugues Lafine, Délégué épiscopal en charge de la Formation ■
11-18 octobre
8-15 novembre 29 nov - 6 déc.
3-10 janvier
24-31 janvier
4-11 avril 25 avril - 2 mai
16-23 mai
Rivière-Salée La peur :
frein ou levier ? Eclairage
de la Bible Nos peurs
en Martinique Le Christ face
à l’épreuve
Bellevue Eclairage
de la Bible Nos peurs
en Martinique Le Christ face
à l’épreuve La peur :
frein ou levier ?
Saint-Pierre Nos peurs
en Martinique Le Christ face
à l’épreuve La peur :
frein ou levier ? Eclairage
de la Bible
Sainte-Marie Le Christ face
à l’épreuve La peur :
frein ou levier ? Eclairage
de la Bible Nos peurs
en Martinique Dates
Lieux
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 8 octobre :
- 7h30 : Messe d’installation du nouveau Curé des Trois-
Ilets, le père Crépin Hounza
- 14h30 : Messe de rentrée du Renouveau charismatique à l’église du Lamentin
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 9 octobre :
- 17h30 : Comité Diocésain de l’Enseignement Catholique
à Bellevue
Mardi 10 octobre :
- Conseil épiscopal
Mercredi 11 octobre :
- 15h : Rencontre avec les confirmands de la paroisse de De Briant à l’évêché
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Vendredi 13 octobre :
- Réunion des prêtres du district du Nord Caraïbe
Samedi 14 octobre :
- Messe du Service Saint Padre Pio
- 14h00 : Enseignement pour Les samedis de l’ACPM ) à Cluny
- 16h30 : Rencontre avec les confirmands de la paroisse
du Morne-Rouge
- 18h30 : Messe d’installation des reliques de sainte Faustine au Morne-Rouge
Dimanche 15 octobre :
- 9h : Messe d’installation du nouveau Curé de Sainte-
Marie, le père Gilles Aïzo
- Rassemblement des 35-50 ans au Millenium du Morne- Rouge
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Lundi 16 octobre :
- Réunion des prêtres du district du Grand Sud
Mardi 17 octobre :
- Conseil presbytéral
Mercredi 18 octobre :
- Réunion des prêtres du district du Nord Atlantique
- 15h : Rencontre avec les confirmands de la paroisse de
Ducos à l’évêché
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 19 octobre :
- Réunion des prêtres du district du Grand Nord
- Messe de rentrée des Entrepreneurs & Dirigeants Chrétiens (EDC)
Vendredi 20 octobre :
- Réunion des prêtres du district du Centre Ouest
Samedi 21 octobre :
- Messe de la fête patronale de la Maison St Jean Paul II
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 17
Page 18
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017
Préparons 2017 !
lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,00 €€15 janvier 2017
E g lise en MARTINIQUE
N° 540REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017
M archons dans la lumière !
Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE
PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !Préparons 2017 ! MMMMMMMMMMM archons dans la lumière ! M archons dans la lumière ! M
Nom : .......................................................................\
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Oui,
je m’abonne !
COMMUNIQUÉ
Pour le service du Diocèse aux Armées Françaises, le Cardinal André Vingt-Trois,
Archevêque de Paris, assisté de Mgr Luc Ravel, Archevêque de Strasbourg, et de Mgr
Emmanuel Lafont, Évêque de Cayenne, en présence de Mgr Luigi Ventura, Nonce
apostolique en France, a conféré la consécration épiscopale à Mgr Antoine de Romanet
de Beaune, prêtre du Diocèse de Paris, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le dimanche
10 septembre 2017.
Ce sont désormais 219 aumôniers militaires et près d'un million\
de soldats avec leur famille dont Mgr Antoine
de Romanet, 54 ans, aura la charge. 5
e évêque aux Armées, il succède à Mgr Luc Ravel, actuellement
archevêque de Strasbourg.
La Pastorale des jeunes lance un appel en vue du grand rassemblement des jeunes
de la Caraïbe qui sera organisé en Juillet 2018 en Martinique.
Oui, la pastorale des jeunes de Martinique a BESOIN DE VOUS :
Dans le cadre des Journées Caribéennes de la Jeunesse (JCJ 2018)\
, grand
rassemblement des jeunes catholiques de la Caraïbe, qui se dérouleront du 10 au
23 Juillet 2018,
NOUS RECHERCHONS :
• 300 bénévoles motivés et dynamiques pour assurer l’organisation du festival AVANT, PENDANT et APRÈS ces 2 semaines.
• et 150 familles d’accueil qui pourront héberger les jeunes caribé\
ens et leurs accompagnateurs PENDANT 1 SEMAINE.
Si vous êtes intéressés à participer à ce grand moment de\
joie et d’échange culturel chrétien...
Rdv sur le site www.jcj.pasto972.com
Nous comptons sur vos prières et votre collaboration afin que cet événement soit une réussite ! En savoir : Infoline Pastorale des Jeunes : 06 96 220 527
Mgr Antoine de Romanet de Beaune,
nouvel évêque aux Armées françaises Appel de la Pastorale des Jeunes
de Beaune, prêtre du Diocèse de Paris, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le dimanche
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 18
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a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
ECCLESIA'M 2020 !
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\l MARTINIQUE Service legs et donations Archevêch\b de Fort-de-France - 5-7, rue du R\bv\brend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\lX
T\bl\bphone : 06 96 31\l0 333 - E-mail : mi\lchel.pouch@wanadoo.fr
oui , je s\buhaite recev\bir en t\bute c\bnfidentialité v\btre br\bchure p\bur m’inf\brmer
sur les p\bssibilités de legs, d\bnati\bns et assurances-vie à l’Ass\bciati\bn Di\bcésaine.
oui , je s\buhaite être c\bntacté p\bur un rendez-v\bus au Service des legs et
d\bnati\bns \bu à m\bn d\bm\Cicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes c\b\brd\bnnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
N\bm Prén\bm
Adresse
C\bde p\bstal
Ville Téléph\bne
E-mail
Par\bisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\lINIQUE
Nom : .......................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
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Ville : .......................................................................\
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Dimanche 15 octobre 2017
Se préparer au mariage, pour quoi faire ?
Pourquoi faut-il se préparer au mariage ? Est-ce obligatoire ? A quoi servent les préparations au mariage ? Qu’y
apprend-on ? Est-ce l’assurance d’un mariage réussi ? Une bonne préparation empêche-t-elle un divorce ? Pour
répondre à toutes ces questions, Dieu m'est témoin reçoit un couple de futurs mariés, Jessica Ravier et Rony Martel.
Dimanche 22 octobre 2017 Les enfants de la Creuse
Entre 1963 et 1985, près de 2150 enfants réunionnais furent envoyés en métropole dans des régions rurales plus ou
moins désertes. Pupilles pour certains, placés dans des foyers pour d’autres, ils furent pour beaucoup arrachés à
leur famille, séparés de leurs frères et sœurs, officiellement pour une vie meilleure, plus décente. Près de 60 ans plus
tard, ceux qu’on a appelé les « enfants de la Creuse » cherchent encore à comprendre ce qu’ils qualifient de «crime
contre l’enfance», de déportation. Dieu m’est témoin s’interroge sur la capacité de résilience face à un tel drame.
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 octobre 2017 – n° 550 19
Page 20
Mois d’Octobre, Mois du Rosaire
Ceci est mon testament et mon héritage : Aimez et faites aimer la Sainte Vierge, priez et faites prier le Rosaire !
Saint Padre Pio
