552 - Grandir en Eglise !

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E g lise en MARTINIQUE G randir en Eglise ! N° 552 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 5 novembre 2017 3ème Chantier : Dossier sur l'Education et la Pastorale des Jeunes

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EDITORIAL «L e plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ». (Mat 12,13). Aujourd’hui, la liturgie nous invite à faire l’expérience d’\ un serviteur quelconque, et de la conversion. Nous sommes tous appelés à vivre une vraie conversion du cœur, celle de pouvoir abandonner tout sentiment de supériorité pour ajuster notre vie à celle du Chri\ st. En somme, pour que Dieu trouve une place dans notre cœur, nous devons être humbles, nous laisser renouveler, nous convertir en changeant nos habitudes, notre manière de faire et d’être, afin\ de revêtir l’homme nouveau façonné à l’image du Christ. C’est en notre for intérieur qu’il nous faut quitter notre orgueil, notre refus d\ e faire confiance au Seigneur, notre égoïsme et tout ce qui nous empêche de devenir serviteur docile. Dans le contexte biblique, les verbes enseigner et éduquer sont des termes en réalité indissociables. Dans son discours à la Congré\ gation pour l’Education catholique, le pape propose le dialogue comme éducation et comme méthode. Il ajoute que « L’homme ne peut vivre sans espérance, et l’éducation est génératrice d’espé\ rance… Il faut « se mettre à l’écoute des jeunes ! ». Les jeunes, font l’objet de notre dossier qui porte sur l’Educatio\ n catholique. Il est introduit par notre archevêque qui précise les sept objectifs prioritaires de l’éducation catholique, dans le cadre du\ plan pastoral E CCLESA ’M 2020 !. Dans cette édition, Mgr Macaire nous interpelle également sur les prénoms que nous choisissons pour nos enfants. Sommes-nous conscients qu’il existe un lien entre le prénom et l’œuvre de la Parole qui réalise ce que le prénom déclare ? En fait, le prénom d\ onné à quelqu’un exprime qui il est et qui il représente pour celui qui l\ e nomme. A méditer… Nous continuerons à vous informer sur les avancées d’E CCLESA ’M 2020 ! en paroisse. Aujourd’hui, c’est celle de Rivière-Salée qui p\ artage ses nouvelles dispositions. Découvrez, par ailleurs, le 1 er commentaire de La feuille de route de la famille selon le cœur de Dieu (EenM n° 549) rédigé par le Père Bannais, Délégué épiscopal à la Pastorale Familiale. Nous profitons de ce mois de novembre, pour la fête de tous les saints comme pour celle de la commémoration des fidèles défunts\ , pour rendre hommage aux serviteurs de la Parole, en pensant particulièrement à tous les prêtres et aux différentes personnes en mission dans l’Eglise, disparus cette année. Comme eux, redonnons sa place à l’Amour et, comme le Christ, soyons au service de tous,\ en toute humilité. Sachons-le, l’humilité n’est pas une faiblesse, mais une force.\ Le serviteur est celui qui connait ce que veut le maître, et qui est au service de son maître. C’est pour cela que Jésus lance cet appel à ses contemporains, comme à nous, de se faire petits. Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE • Quels prénoms ave\b-vous choisis  pour vos enfants ? LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • Parole dominicale •   La paroisse de Rivière-Salée  en marche avec  Ecclesia’M 2020 ! •  La « Feuille de route de la famille »,fruit d’ ECCLESIA ’M 2020 ! Commentaire de l’Art.1 : Le mariage • Les merveilles d’un pèlerinage •   Mémento de grands témoins de l’Église en Martinique décédés en 2017 •  Sœur Marie-Marguerite Ardin •  Pourquoi prier pour les morts ? •  Les mouvements de jeunes  dans notre diocèse •  7 objectifs de l\n’éducation catholique •  Interview du père Alain Ransay, Directeur Diocésain de l’Enseignement  Catholique •   Discours du pape à la Congr\négation  pour l’Éducation catholique 7 9 8 15 13 16 18 10 •   Mémento de grands témoins de l’Église•   Mémento de grands témoins de l’Église Dossi\br  : EDUCATION CATHOLIQUE 2 MÉDIAS 19 3 4 6 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com AN TCHÈ LÉGLIZ-LA VERS LA VIE 17

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C ’est une question sérieuse !  Il y a quelques années, un  catholique martiniquais était  décédé accidentellement en France  métropolitaine. Il portait un prénom  musulman. Quand le drame est arrivé,  le prêtre du village n’a pas pensé qu’un  chrétien pouvait porter une tel nom  et n’a pas voulu contrarier une famille  qu’il croyait musulmane. Il a organisé  une prière avec des paroissiens pour  le défunt, mais n’a pas contacté la  famille de peur de les froisser. La  famille, de son côté, disait : « on n’a  pas vu le prêtre ! ». Quand j’ai appelé  celui-ci, il fut tout étonné. J’ai dû lui  expliquer, honteux, qu’aux Antilles,  nous choisissons parfois les prénoms  de nos enfants en fonction des séries  TV ou des personnages des émissions  de télé-réalité, sans vraiment réfléchir  au nom que nous leur donnons.  De tout temps et dans toutes les  civilisations, on sait que conférer un  prénom à quelqu’un est d’une grande  importance. Le prénom est ce qui rend  unique. Et même si, chez nous, on a  pris la mauvaise habitude d’appeler  les gens comme à l’école ou dans  l’administration par le nom de famille,  c’est le prénom et le prénom seul qui  dit qui je suis aux yeux des hommes  et aux yeux de Dieu.    Dans la Bible, le prénom exprime  le plan de Dieu sur un être choisi.  Dieu change le prénom de ceux qu’Il  appelle (Abram devient Abraham,  Saraï devient Sara, Jacob devient Israël,  Simon devient Pierre, Saul devient Paul  et, en Apocalypse (2,17), il est dit : « au vainqueur, ... je donnerai (…) un nom nouveau… ».   D’autres ont un prénom qui, dès  l’origine, révèle le plan de Dieu pour  eux… Moïse, Joseph, Josué, David,  Jean (le Baptiste), Marie... En effet,  il nous est révélé que Dieu appelle chacun par son nom (Is 43,1 ; Jn 10,3).  Le nom de tout homme est sacré. Le nom est l'icône de la personne. Il exige le respect, en signe de la dignité de celui qui le porte. Le nom reçu est un nom d'éternité. Ainsi, dans le Royaume, le caractère mystérieux et unique de chaque personne marquée du nom de Dieu resplendira en pleine lumière (Catéchisme n° 2158-2159).   Mais dans la vie de tous les jours,  est-ce si important ? Oui, parce que  le prénom est la première parole  que l’on prononce sur quelqu’un. Il  est donc soit une bénédiction, soit  une malédiction. La façon dont est  appelé quelqu’un, exprime qui il est  et qui il représente pour celui qui le  nomme. Que signifie ton prénom ?  d’où vient-il ?   Bien sûr, l’âme humaine reste libre  et ce n’est pas un vocable qui peut  vraiment déterminer ce que chacun  est ou va devenir. Mais, dans la mesure  où il définit le lien avec les autres, et  ce, dès l’origine de notre existence, le  prénom n’est pas neutre. Il veut dire  quelque chose (mais quoi ?). Il met en  lien avec d’autres, avec une culture  (mais laquelle ?). Porter le prénom  de son grand-père ou de sa grand- mère de bonne mémoire, porter le  prénom d’un étranger ou de personne,  ou porter le prénom d’une personne  célèbre ou d’un saint est (ou pas !) un  signe d’amour ou de mépris.   Ainsi, donner n’importe quel prénom,  avec n’importe quelle orthographe, à  un enfant, sans réfléchir et sans prier,  peut être une forme de malédiction  qui peut l’accompagner toute sa vie  et forger sa relation aux autres d’une  façon ou d’une autre. On sait comment un  surnom méchant peut faire du mal. Mais  qu’en est-il du prénom donné par ceux  qui accueillent un être à sa naissance ?  Il pose question : Si ce prénom est juste  un caprice, une mode qui n’a aucun  sens en soi, celui qui porte ce prénom  peut se demander s’il a de l’importance  dans la vie ? Si ce prénom est celui d’une  vedette de cinéma, doit-il ressembler à  ce personnage aux yeux de ses parents ?  Si c’est un prénom venant d’une autre  religion, comment va-t-il prendre le  chemin de sa foi chrétienne ? Et enfin,  si, même sans le savoir, les parents ont  choisi un prénom qui est une invocation  à un esprit ou une divinité quelconque,  comment grandira son âme ?    C’est pourquoi l’Eglise demande aux  parents, parrains-marraines et au curé de veiller à ce que ne soit pas donné aux baptisés de prénoms étrangers au sens chrétien (Canon n° 855). Enfin, s’il est  trop tard et que votre prénom ou celui  de votre enfant vous trouble, on peut  toujours y ajouter un prénom chrétien  (comme celui de Marie ou de Jean) : cela  sanctifie tous les prénoms !!! + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ Quels prénoms avez- vous choisis pour vos enfants ? MOT DE L’ÉVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 3

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EGLISE UNIVERSELLE\n Discours du pape à la Congrégation pour l’Éducation catholique C hers frères et sœurs, Je remercie le cardinal préfet  pour les paroles d’introduction  à cette rencontre et je salue cordialement  les membres de la Congrégation pour  l’éducation catholique nommés  récemment, parmi lesquels le préfet  lui-même qui préside pour la première  fois l’assemblée plénière. Je salue les  membres de la fondation  Gravissimum educationis, depuis peu constituée pour  relancer les contenus de la déclaration  conciliaire.   Ces jours-ci, vous avez pris en considé- ration de nombreux sujets pour faire un  bilan du travail du dicastère au cours des  trois dernières années, et pour tracer les  orientations des engagements à venir.  Les secteurs du vaste champ de  l’éducation qui sont de la compétence  de votre Congrégation vous ont engagés  dans une réflexion et une discussion sur  différents aspects importants, comme  la formation initiale et permanente  des enseignants et des dirigeants, en  considérant aussi la nécessité d’une  éducation inclusive et informelle ; ou  comme la contribution irremplaçable  des Congrégations religieuses, ainsi  que le soutien qui peut venir des Églises  particulières et des Organisations de  secteur. Une bonne partie de votre travail a  été consacré aux institutions universitaires  ecclésiastiques et catholiques pour la  mise à jour de la Constitution apostolique  Sapientia christiana, à la promotion des  études de droit canonique en relation  avec la réforme des processus de nullité  du mariage, ainsi qu’au soutien de la  pastorale universitaire. Vous avez en  outre considéré l’opportunité d’offrir  des directives pour développer la  responsabilisation de tous ceux qui sont  impliqués dans le domaine exigeant de  l’éducation.   Comme je l’ai rappelé dans l’exhortation  Evangelii gaudium, « les universités  sont un milieu privilégié pour penser  et développer cet engagement  d’évangélisation » et « les écoles  catholiques […] constituent un apport  de valeur à l’évangélisation de la culture,  même dans les pays et les villes où une  situation défavorable nous encourage à  faire preuve de créativité pour trouver les  chemins adéquats ».  Sur cet horizon de l’évangélisation, je  tiens à vous partager quelques attentes.  Avant tout, face à un individualisme  envahissant, qui rend humainement  pauvre et culturellement stérile, il est  nécessaire d’humaniser l’éducation.  L’école et l’université n’ont tout leur sens  qu’en relation avec la formation de la  personne. À ce processus de croissance  humaine, tous les éducateurs sont appelés  à collaborer avec leur professionnalisme  et avec la richesse d’humanité dont ils  sont porteurs, pour aider les jeunes à  être des bâtisseurs d’un monde plus  solidaire et pacifique. Plus encore, les  institutions éducatives catholiques ont la  mission d’offrir des horizons ouverts à la  transcendance.  Gravissimum educationis rappelle que l’éducation est au service  d’un humanisme intégral et que l’Église,  en tant que mère éducatrice, regarde  toujours les nouvelles générations dans  la perspective de la « formation de  la personne humaine en vue de sa fin  ultime, ou pour le bien des différentes  sociétés dont l’homme est membre et  dans lesquelles, devenu adulte, il aura  des fonctions à assumer ».  Une autre attente est que croisse la culture  du dialogue. Notre monde est devenu  un village mondial avec de multiples  processus d’interaction, où chaque  personne appartient à l’humanité et  Le dialogue comme éducation et comme méthode ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 4

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La Pastorale de la Communication du Sanctuaire Sacré-Cœur de Balata organise, le mardi 14 novembre 2017, à 18h30 précises, une conférence-débat intitulée "Le droit à la vie", avec l'Association Mère de Miséricorde. Toute l'équipe vous attend nombreux pour participer à cet échange. Pour de plus amples informations, contactez le 0596 643 418. En présentant la liste des membres du Service Diocésain de la Pastorale Familiale (SDPF), nous avons omis de nommer M. et M me Albert et Sonia Arnauld (photo ci-contre) . Le SDPF est donc composé de Père Wilfried Bannais, délégué de l’Evêque à la Pastorale Familiale, Alain et Béatrice Arnauld (responsables), Albert et Sonia Arnauld, Carine Baude et Jocelyn et Sandra Valbon. CONFERENCE-DEBAT « Le droit à la vie » COMMUNIQUÉ la Pastorale Familiale (SDPF M. et M Le SDPF partage l’espérance d’un avenir meilleur  avec la famille entière des peuples. En  même temps, malheureusement, il y a  de nombreuses formes de violence, de  pauvreté, d’exploitation, de discrimination,  de marginalisation, d’approches  restrictives des libertés fondamentales  qui créent une culture du rejet. Dans ce  contexte, les instituts éducatifs catholiques  sont appelés en première ligne à  pratiquer la grammaire du dialogue qui  forme à la rencontre et à la valorisation  des diversités culturelles et religieuses.  Le dialogue, en effet, éduque quand la  personne entre en relation avec respect,  estime, écoute sincère et qu’elle s’exprime  avec authenticité sans ternir ni mitiger  son identité nourrie par une inspiration  évangélique. Nous sommes encouragés  par la conviction que les nouvelles  générations, éduquées chrétiennement  au dialogue, sortiront des salles de cours et  des universités motivées pour construire  des ponts et, par conséquent, pour trouver  de nouvelles réponses aux nombreux  défis de notre temps. Dans un sens plus  spécifique, les écoles et les universités  sont appelées à enseigner une méthode  de dialogue intellectuel finalisé à la  recherche de la vérité. Saint Thomas a été  et est encore maître dans cette méthode  qui consiste à prendre au sérieux l’autre,  l’interlocuteur, en cherchant à saisir  jusqu’au fond ses raisons et ses objections,  pour pouvoir répondre de manière non  pas superficielle mais adéquate. C’est  seulement ainsi que l’on peut vraiment  avancer ensemble dans la connaissance  de la vérité. Il y a une dernière attente que je voudrais  partager avec vous : la contribution de  l’éducation pour semer l’espérance.  L’homme ne peut vivre sans espérance et  l’éducation est génératrice d’espérance. En  effet, l’éducation fait naître, elle fait grandir,  elle se situe dans la dynamique du don de  la vie. Et la vie qui naît est la source la plus  jaillissante d’espérance ; une vie tendue  vers la recherche du beau, du bon, du  vrai et de la communion avec les autres  pour une croissance commune. Je suis  convaincu que les jeunes d’aujourd’hui ont  surtout besoin de cette vie qui construit un  avenir. Pour cela, le véritable éducateur est  comme un père et une mère qui transmet  une vie capable d’avenir. Pour avoir cette  trempe, il faut se mettre à l’écoute des  jeunes : le « travail de l’oreille ». Se mettre  à l’écoute des jeunes ! Et nous le ferons en particulier avec le prochain synode des  évêques qui leur sera consacré. Et puis  l’éducation a en commun avec l’espérance  la même « étoffe » du risque. L’espérance  n’est pas un optimisme superficiel, ni  la capacité de regarder les choses avec  bienveillance, mais avant tout c’est savoir  risquer de manière juste, précisément  comme l’éducation.  Chers frères et sœurs, les écoles et les  universités catholiques apportent une  grande contribution à la mission de  l’Église quand elles sont au service de la  croissance en humanité, dans le dialogue  et dans l’espérance.  Je vous remercie du travail que vous faites  pour faire des institutions éducatives des  lieux et des expériences d’évangélisation.  J’invoque sur vous le Saint-Esprit, par  l’intercession de Marie, Trône de la  Sagesse, pour qu’elle rende efficace votre  ministère en faveur de l’éducation. Et je  vous demande, s’il vous plaît, de prier pour  moi, et je vous bénis de tout cœur. Merci.  Pape François  ■ Source : Zénith, 9 février 2017 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 5

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Dimanche 5 no\bembre 2017 la P arole  Dominicale L es paroles de cet évangile sont  dures. Jésus y dénonce ce qu’on  pourrait appeler « les pièges de l’autorité ». Premier piège : « Ils disent et ne font  pas. » Les scribes et les pharisiens  étaient très forts pour parler de la  loi. Ils étaient très rigoureux à l’égard  des autres. Mais leur vie n’était pas  du tout en accord avec leurs paroles.  Voilà un avertissement très clair et une  mise en garde très forte à ceux qui ont  pour mission d’annoncer l’Evangile, les  évêques, les prêtres, les catéchistes et  tous les éducateurs de la foi.  Deuxième piège : Pratiquer l’autorité  comme une domination et non comme  un service. La tentation est grande pour  ceux qui ont l’argent, le savoir et le  pouvoir de s’en servir pour dominer les  autres, et pour imposer leur supériorité.  Cette mise en garde vaut aussi pour  chacun de nous. N’oublions pas que  tout ce que nous avons reçu nous a  été confié comme une responsabilité  au service de tous.  Troisième piège : la tentation de  vouloir paraître, d’agir pour être  remarqué des hommes, d’attirer à soi  la considération et l’intérêt des autres.  Au lieu de parler de Dieu et de son  évangile, nous parlons de nous, nous  ramenons tout à nous. C’est comme  si un professeur d’histoire ne parlait  que de lui au lieu de la matière qu’il  doit enseigner. Nous chrétiens, c’est  de la Parole de Dieu que nous avons  à témoigner. Le Royaume de Dieu est  là et il faut l’annoncer.  Quatrième piège : la tentation de se  croire important, de rechercher les  honneurs, les premières places, les  premiers rangs. Alors, Jésus voudrait  nous rappeler les valeurs de l’humilité.  Les titres et les honneurs ne sont pas  mauvais en eux-mêmes. Mais le fait  de porter ces titres implique aussi  une responsabilité, un témoignage à  donner, une mission au service des  autres. Nous ne sommes pas au-dessus  d’eux, mais avec eux pour être les  témoins de celui qui est « l’Amour ».  Un jour, nous aurons à rendre compte  de cette mission.  Si nous voulons accueillir la Bonne  Nouvelle de l’Evangile et en témoigner,  nous devons mettre de la cohérence  dans notre vie. Jésus n’aime pas les  doubles jeux ni les hypocrisies. Si Jésus  dénonce ces agissements, ce n’est pas  pour nous condamner, mais pour nous  inviter à faire le ménage dans notre  vie. Aujourd’hui, le Christ nous invite à  faire un pas de plus. Donner de temps  en temps, c’est bien. Mais porter une  attention bienveillante aux autres, les  respecter et les rejoindre dans ce qu’ils  vivent, c’est mieux. C’est là que se vit la  véritable solidarité. Dimanche dernier,  l’évangile nous invitait à aimer comme  Jésus. C’était un appel à entrer dans ce  courant d’amour qui doit nous unir à  Dieu et aux autres. Ce message doit  d’abord transformer celui qui l’annonce  sinon ce serait un contre témoignage.  La tentation est grande d’alourdir et  de compliquer la loi du Christ et d’être  exigeants pour les autres. Il nous faut  tenir compte des gens simples, de ceux  qui vivent des situations compliquées,  sinon ils vont se décourager. N’oublions  pas que l’Evangile c’est la Bonne  Nouvelle annoncée aux pauvres,  c’est un message libérateur. Les chefs  religieux du temps de Jésus s’étaient  érigés en juges. Aujourd’hui, Jésus  nous rappelle que nous ne sommes  pas le juge de l’autre, mais son frère.  Il ne s’agit pas de dominer, mais de  servir en toute simplicité. Le Christ  a voulu que le plus grand soit celui  qui sert. C’est à cette condition que  le témoignage des chrétiens pourra  porter son fruit. Si nous voulons  témoigner de la tendresse de Dieu, il  faut que cela soit en accord avec ce  que nous vivons auprès de ceux qui  nous entourent. Depuis le concile de  Vatican II, les laïcs prennent une part  plus active à la vie de l’Eglise, et c’est  heureux. Cela nous oblige à réviser  nos relations entre prêtres et laïcs et à  les rendre plus fraternelles. C’est cette  fraternité qui nous structurera en tant  que communauté. A trois reprises, Jésus  nous demande de ne pas nous donner  de titres : « Ne vous faites pas appeler enseignants, ni Maîtres, ni Pères ».  C’est une manière de dire que nous  sommes tous frères et tous égaux en  humanité. Nous sommes tous enfants  du même Père. Cet évangile nous  provoque donc à une véritable remise  en question. Mais le Seigneur n’est pas  un juge qui cherche à nous prendre  en défaut. Comme pour les disciples  d’Emmaüs, il est notre compagnon de  route et il chemine avec nous. Rien ne  peut nous séparer de son amour. Texte proposé par le père Jacek Ossowski  ■ Malachie 1,14b – 2\•,2b.8-10  •  Psaume 1\b0  •  1 Thes\•saloniciens 2,7b-9.1\b \• •  Matthieu 2\b,1-12\• 31 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A LITURGIE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 6

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D ans le cadre du  chantier n° 1 « Accompagner et protéger les familles »,   des référents de la Pastorale de la  famille ont été nommés. Lors des  préparations aux baptêmes, ils  devront apporter la bonne nouvelle  du mariage chrétien aux couples  présents.  Déjà, huit jours après  les baptêmes, à la messe d’action  de grâce, les référents accueillent   les parents pour leur présenter  la pastorale de la famille. Dans  l’esprit de ce chantier, lors de leur  anniversaire de mariage, les couples  reçoivent la bénédiction et bientôt la  feuille de route de la famille.  Pour  le chantier n° 2   « Convertir la pastorale en mission du parvis »,  le curé de la paroisse est présent  sur le parvis après la messe, lorsque  c’est possible.  Il lui reste encore  à encourager ses fidèles à ne pas  rentrer trop rapidement à la maison,  et à rester pour échanger sur le parvis. Dans ce chantier, la paroisse continue  les animations de Noël à cité  Thoraille, au  stade de Petit-Bourg,  au Foyer rural de Desmarinières et  au marché du bourg de Rivière-Salée,  et la  messe annuelle du foyer Rural  de Médecin chaque 1 er  octobre.  Des PCE ont été mises en place à  Cité Thoraille, Cité Matouba et au  quartier Desmarinières. Des messes  et des temps d’adoration y sont déjà  programmés.  Les visites aux malades se poursuivent  avec les membres de la P astorale de  la santé paroissiale. Les bénédictions  de maison se font régulièrement. C’est  l’occasion  pour la paroisse d’aller à la  rencontre des familles et d’évangéliser.  Le curé, accompagné d’une catéchiste,  a visité les parents d’enfants absents  au catéchisme, ainsi que des parents  de la paroisse après la mort de leurs  enfants. Habituellement, la présence  du prêtre aux veillées mortuaires rend  bien visible la mission du parvis. Dans ce chantier, pour favoriser  l’accueil, l’ouverture de l’église en  semaine  a été mise en place et cela,  grâce à l’investissement des laïcs. Le  dimanche, les mouvements et les  chorales assurent l’accueil  suivant  un planning. Pour mieux accueillir, 3  nouveaux  WC sous forme de mobil- home ont été réalisés pour plus de  commodités.   Dans le cadre du  chantier n°3,   « Bâtir une éducation chrétienne »,  la paroisse poursuit l’implication  des parents dans la catéchèse en les  invitant à faire des PCE et des réunions  chez un parent du groupe, à tour de  rôle. Le but est que les parents ayant  des enfants dans le même groupe se  connaissent et prient ensemble. Les post-confirmés (CH3, Mystagogie)  occupent une grande place dans ce  chantier. La paroisse leur propose de  s’engager dans 13 activités : éveil à la foi,  art floral, aide animateur en catéchèse,  chorale de la catéchèse, chorale des  jeunes, cours de  guitare et d’orgue,  JMC (J eunes messagers du Christ)….  Le curé propose aux post-confirmés, le  1er dimanche du mois, une sortie pour  découvrir la nature, avec animation,  confession et messe, lorsque c’est  possible. Un second rendez-vous, est  proposé le 3 ème  samedi du mois sur la  paroisse afin de prier, louer, approfondir  sa foi et préparer les sorties.   Pour  le chantier n°4 , « Guérir le monde par l’évangile », un jour  férié de l’année, la paroisse organise  la Journée de la Bible. De la genèse à  l’apocalypse, des passages de la Bible  sont lus à l’église, de  6h30  à 17h30. On  commence  à 6h par les laudes pour  terminer à 18h par la messe. Pour susciter l’unité entre différentes  composantes de notre peuple, la  paroisse organise le 21 mai au soir (veille  du 22 mai), une animation culturelle,  la marche au flambeau, à travers les  champs de canne de Rivière-Salée,  avec prière. Le thème de la marche est   « Guérison et réconciliation ». Le chantier n° 5,  « Soigner et délivrer les âmes », invite à offrir la guérison  spirituelle. Dans ce but, le prêtre  propose la confession après les messes  du matin. Père Benjamin Francois-Haugrin  ■ VIE DU DIOCÈSE La paroisse de Rivière- Salée en marche avec E CCLESIA ’M 2020 ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 7

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Voici l’un des premiers fruits d’ ECCLESIA ’M 2020 !  : la feuille de route de la famille selon le  cœur de Dieu ! Que le nom de Dieu soit \•béni !!  P ar cette initiative de notre  archevêque Mgr David Macaire,  notre Eglise veut faire entendre  sa voix et offrir son aide à ceux qui,  connaissant déjà la valeur du mariage  et de la famille, cherchent à la vivre  fidèlement ; à ceux qui, plongés dans  l'incertitude et la confusion, sont à la  recherche de la vérité ; et à ceux qui  sont injustement empêchés de vivre  librement leur projet familial. Apportant  son soutien aux premiers, sa lumière aux  deuxièmes et son secours aux autres,  l’Eglise se met au service de tout homme  soucieux du sort du mariage et de la  famille, comme le rappelait saint Jean  Paul II dans son exhortation apostolique  Familiaris Consortio.                          Cette feuille de route est destinée à toutes  les familles de notre diocèse et au-delà…   quelles que soient leurs situations de vie.  Elle indique, comme un phare dans la nuit,  un chemin, une direction à suivre pour  que les familles martiniquaises puissent  vivre dans l’amour, réaliser leur vocation  et aller de l’avant.        Tout le monde n’avance pas au même  rythme. Certains tombent en route,  d’autres s’en s’éloignent, d’autres encore  vivent des échecs.  D’où l’importance  d’avoir un repère comme la feuille de  route qui permet aux familles de garder  confiance devant les difficultés, de se  relever, de fixer leur attention sur le  Christ malgré leurs fragilités, pour devenir  ainsi des « Eglises domestiques », c’est- à-dire des communautés d’espérance  et d’amour, de véritables écoles de vie  où parents et enfants expérimentent la  force du vivre ensemble, la puissance  du don et du pardon, la joie d’aimer et  d’être aimé. Qu’il est bon d’entendre, au  début de ce premier article, combien  toutes les familles sont bénies par le  Seigneur.  Elles le sont, non pas parce  qu’elles sont parfaites, mais bien parce  qu’elles constituent l’un des biens les  plus précieux de l’humanité et qu’elles  sont un don de Dieu.  Le sacrement de mariage est lui aussi  un don de Dieu… pour la sanctification  et le salut des époux. C’est pourquoi il  suppose d’avoir la foi et de tendre, pour  les époux, à s’aimer réciproquement  comme le Christ qui a aimé l’Eglise et s’est  livré pour elle. Ainsi, par ce sacrement, les  époux bâtissent leur union sur le Christ ; ils  s’engagent par Lui, avec Lui et en Lui à tout  faire pour que leur amour, dont Dieu est la  source, grandisse, et à être l’un pour l’autre  un véritable soutien. En accueillant la Vie,  ils manifestent cette ouverture aux autres.  L’amour est exigeant car il ne cherche pas  son intérêt, mais il trouve sa joie dans ce  qui est vrai (1 Corinthiens 13). L’enjeu est  de taille : la sainteté et le bonheur de la  famille !  Telle est la volonté de Dieu, et le désir de  l’Eglise.   P. Wilfried Bannais  ■ La « Feuille de route de la famille », fruit d’ E CCLESIA ’M 2020 ! Commentaire de l’Art.1 :  Le mariage VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 8

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En plus des groupes de Pastorale des Jeunes qui existent dans la plupart des paroisses, il y  a aussi des mouvements diocésains et des mouvements locaux (beaucoup de groupes pour  les jeunes existent : chorales, groupes de prière et de louange, groupes de Rosaire, "Young  Caritas" du Secours Catholique, Conférences Saint-Vincent de Paul de jeunes et, bien sûr,  les servants d'autel et les groupes de Post-Confirmation qui \•fleurissent un peu partout).  L’AJC rassemble tous les mouvements d’Action Catholique des Jeunes (MRJC, JEC, JOC) dans une action commune. Ce mouvement concerne les jeunes actifs de  18 à 35 ans. La méthode est celle de tous les mouvements  d’Action Catholique : Voir, Juger, Agir. Par la réflexion et l’action, le mouvement donne  aux   jeunes une grande autonomie pour se laisser façonner  et appeler par Jésus-Christ dans toute leur vie, pour vivre  et agir dans le monde selon la foi en Jésus-Christ, pour  développer un esprit critique et positif, pour devenir des  témoins du Christ et de l’Evangile dans leur milieu et pour  s’engager dans la vie sociale et ecclésiale. Président : Rémi Guédon - Tél : 0696 06 43 93 En 1830, à la rue du Bac, Marie a demandé à  la Sœur Catherine Labouré de faire naître un  mouvement de jeunes. Il fut reconnu en 1847  par le pape Pie IX.  La Jeunesse Mariale se répartit en trois sections : Rayons de soleil (5-11ans), Rayons de joie (12-15 ans) et Rayon   (15-20 ans et plus).  La mission éducative cherche à développer le sens des  responsabilités, du partage et des règles de vie ; il s’agit  de construire des hommes et des femmes « debout », de  susciter un esprit apostolique qui les poussera à s’engager  au service des autres, notamment par des temps de  réflexion. L’action de la Jeunesse Mariale se situe autour d’un axe :  Vivre-Contempler-Servir. Ce mouvement diocésain regroupe 500 adhérents (voir  carte page 12). Présidente : Chantal Trébeau Cité Godissard – Bât. Z3 – Esc. D – Porte 1 97234 Fort-de-France - Tél : 0596 64 04 38 L’Action Catholique des Enfants (les Cœurs Vaillants-Ames Vaillantes), c’est l’évangélisation  des enfants par les enfants (de 6 à 15 ans). La méthode est celle de tous les mouvements d’Action Catholique :  Voir, Juger, Agir. La pédagogie, à la fois individuelle et communautaire, est basée  essentiellement sur le jeu. Elle permet aux enfants de s’organiser  entre eux, de prendre conscience des situations qu’ils vivent, de  vivre et d’agir en cohérence avec leur foi, d’être des exemples  pour ceux qui les entourent, y compris les adultes, de se préparer à  assumer des responsabilités et d’être sève nouvelle dans le monde. A la fin de chaque année, une Journée Jeu rassemble tous les  groupes paroissiaux. Les deux autres temps forts de l’année sont  la récollection des enfants et le feu de camp annuel. Mouvement Cœurs Vaillants-Ames Vaillantes de Martinique 4 rue de la Guinée - Terres Sainville - 97200 Fort-de France Le Président : Enor Oxybel : 0696 32 91 34  Le Coordinateur diocésain : Edouard Havre : 0696 36 08 23 Les Scouts et Guides de Martinique sont un mouvement de  jeunesse catholique qui consiste à sauvegarder l’idéal du bonheur  de Lord Baden Powell : "Le bonheur ne vient pas à ceux qui  l’attendent assis. La meilleure manière de l’atteindre est de le  donner aux autres." Ce mouvement a donc pour idéal de former  des chrétiens et des personnes fidèles, enthousiastes et n’ayant  pas peur de prendre des initiatives. A chaque âge sa réponse : •   les Louveteaux et les Jeannettes (8-11 ans), pour jouer, grandir et  gagner en autonomie dans l’univers de la forêt ; •   les Scouts et Guides (11-14 ans), pour apprendre et découvrir le  meilleur en soi et autour de soi ; • les Pionniers et Caravelles (14-16 ans), pour oser vivre des rêves  et se rendre utile ; •   les Compagnons (17-21 ans), pour vivre des expériences, utiles  pour soi et les autres, avec des partenaires. Plusieurs paroisses de Martinique accueillent des groupes de Scouts et de Guides (voir carte page 12). Scouts et Guides de Martinique B.P. 812 - Cité Bon Air - 97244 Fort-de-France Tél. : 05 96 73 15 12 ; GSM : 06 96 27 41 88E-mail : scoutsetguides.mq@gmail.com Délégué Territorial : Maurice Ferné Secrétaire Général : Frédéric Banguiau ACTION JEUNESSE CHRETIENNE (AJC) JEUNESSE MARIALE Jeunes en marche vers le Christ avec Marie L’ACTION CATHOLIQUE DES ENFANTS (ou CV-AV) LES SCOUTS ET GUIDES DE MARTINIQUE ACTION JEUNESSE Contactez vos paroisses et renseignez-vous pour vos jeunes !!! N'hésitez pas non plus à contacter directement les mouvements ou les délégués de la Pastorale des Jeunes de votre paroisse. Les mouvements de jeunes dans notre diocèse EDUCATION CATHOLIQUE  Les mouvements de jeunes dans notre diocèse DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 9

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 Rencontrer  Jésus-Christ et le célébrer dans l’Esprit-Saint,    Apprendre à prier et à obéir à Dieu et être disponible pour sa vocation,  Faire grandir la Foi, l’Espérance et l’Amour,  Rendre un culte à la Vérité, personnellement et en Eglise, à la suite  de la Vierge-Marie,   Rechercher partout ce qui est Beau et éliminer le désordre et  l’impureté,   Apprendre à faire le Bien en toute Liberté et savoir le reconnaître  dans le monde autour de soi.    Acquérir le sens de la parole donnée, de l’autorité et de l’obéissance,   Cultiver le sens de l’effort, du travail et du sacrifice et s’entraîner  au  pardon,   Faire grandir le sens de la pauvreté, de la simplicité et du partage,   Enseigner la beauté de la sexualité et valoriser le sens de la chasteté et de la gratuité dans les rapports humains,     Entretenir le sens du sacré et de la fête,   Soigner le sens de l’hygiène sanitaire et alimentaire et faire  l’apprentissage sain des arts et du sport.   Cultiver en toute occasion les vertus cardinales : la Prudence (en pratiquant le voir-juger-agir), la Force (notamment celle de la  non-violence, de la fidélité et du courage), la  Tempérance (la paix  profonde qui vient du contrôle de ses passions et du sang-froid) et  la Justice (envers les hommes et envers Dieu),    Proscrire absolument ce que Dieu condamne : les modes  scandaleuses, les tenues et les maquillages inconvenants et  sexy, les musiques et les jeux électroniques obscènes et violents,  l’invocation des esprits, la pornographie et la fornication, l’usage  des stupéfiants, les paroles "malélevé" et les commérages, les  sorties dans les milieux malpropres, les mensonges, la violence  sous toutes ses formes… Aujourd’hui,  l’ Archevêque  et  l’équipe  diocésaine  du  \b ème   chantier  «  Bâtir  une  éducation  chrétienne  »  présentent  aux  éducateurs,  aux  catéchistes,  aux  animateurs  de  cheminement,  aux  responsables de la Pastorale des jeunes  et  des  mouvements,  mais  aussi  aux  parents,  parrains  et  marraines,  aux  professeurs, aux prêtres…  les 7 objectifs  prioritaires  de  l’Education  catholique.  Bien  qu’il  soit  issu  directement  des  discussions  synodales,  il  serait  bon  que  ce  texte  soit  redébattu  en  équipe  par  les  intéressés  (comme  il  le  sera  certainement  au  cours  de  l’Assemblée  synodale  des  jeunes  le  \b  décembre  prochain).  Il  appartiendra  à  chaque  entité  de  traduire  ces  7  objectifs  en  projets  pédagogiques,  en  actions  et  en  animations diverses, selon les situations,  les possibilités et les charismes…  Ainsi, tout éducateur catholique doit faire  en sorte que les jeunes qui lui sont confiés  acquièrent : 1 3 2 L’expérience spirituelle  La maturité humaine \n La maîtrise et la formation  de l’affectivité 777 objectifs de l’éducation catholique Dans le cadre du plan pastoral ECCLESIA ’M 2020 !, plusieurs synthèses simples et précises sont publiées sous la forme de « feuilles de route ». Ces documents veulent aider les différents acteurs des chantiers pastoraux à harmoniser les finalités, leur donner des orientations pour la mission sur le terrain et leur proposer des catalogues non exhaustifs d’actions concrètes à réaliser. 77 EDUCATION CATHOLIQUE  DOSSIER 777777 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 10

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  Étudier la Bible et le Catéchisme de l’Eglise Catholique,   S’intéresser à l’histoire de l’Eglise (la vie des saints en particulier),   User des nouvelles technologies de communication pour le bien,   Aller à la rencontre de témoins dans les différents domaines de la vie.   Initier à l’animation des groupes de jeunes (BAFA-BAFD),    Être formé à la mission avec des plus anciens,   Faire une expérience d’Eglise (voyage, humanitaire,  JMJ…),  S’habituer à être accompagné spirituellement,   Exercer des responsabilités comme leader,    Apprendre à témoigner par la parole et par l’exemple dans son milieu de vie.    Prendre soin des pauvres et des miséreux,    Ne pas rejeter ni se moquer des personnes différentes,   Accueillir les étrangers,   Visiter les malades et les personnes isolées,   Faire des offrandes à l’Eglise.   Appartenir à un groupe,  Exercer ses charismes,   Prendre un engagement missionnaire dès la Confirmation,   Être attentif aux prêtres et aux personnes consacrées. 5 La connaissance de l’Histoire Sainte  de la Bible à nos jours  7 La formation et l’accompagnement  au leadership  6 L’initiation à la mission, au bénévolat   et au service 4 L’attention aux plus pauvr\nes  et aux exclus  objectifs de l’éducation catholique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 11

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EDUCATION CATHOLIQUE  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 12 TOUTES LES PAROISSES OÙ IL EXISTE UNE PASTORALE DES JEUNES

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EenM : P. Alain Ransay, bonjour. Vous avez été nommé Directeur Diocésain de l'Enseignement Catholique il y a un an : quelle situation aviez-vous trouvée ? Combien d'élèves scolarisez-vous ? Bonjour Michel ! J’ai trouvé une situation correcte sur le plan organisationnel, du bon travail ayant été fait avant mon arrivée. Concernant le nombre d’élèves, l’année dernière ils étaient 4524. Ce qui est très peu comparativement à la Guadeloupe qui nous est proche à tous les points de vue, et qui scolarise 9 000 élèves, soit deux fois plus. EenM : Quel bilan tirez- vous de cette 1 ère année ? Les résultats aux examens ont-ils été satisfaisants ? Du point de vue des examens, on ne peut pas se plaindre, mais ce n’est pas un gage de réussite pour nous. D’ailleurs le nouveau classement regarde ce que l’on appelle la « plus-value », on regarde l’évolution des élèves depuis la seconde et l’on voit ce que l’équipe éducative en a fait pendant les trois années de Lycée. A ce compte-là, on n’est pas les meilleurs. Je signale que, là encore, la Guadeloupe nous devance : cette année, le lycée (sous tutelle diocésaine) de Massabielle est sorti premier ; il y a un autre établissement de l’Enseignement catholique, je crois que c’est en Guyane, qui est troisième. EenM : Vous avez pu préparer la rentrée 2017 : avez-vous introduit des changements ? Nous avons saisi une opportunité qui s’est présentée pour ouvrir une annexe du Séminaire Collège Ste Marie à Rivière Salée. EenM : L'Etat et les collectivités vous ont-ils soutenu ? Je n’ai pas eu de difficultés au regard de l’Etat et de ses services comme le Rectorat. Il faut aussi saluer l’excellente coopération de la CTM et de la Mairie de Rivière- Salée. EenM : On parle beaucoup du caractère propre de l'E nseignement catholique : pouvez-vous nous expliquer de quoi il s'agit ? Le caractère propre c’est notre identité catholique. Nos établissements sont ouverts à tous, mais cela ne signifie pas que nous devons mettre notre identité entre parenthèses. Au contraire, pour dialoguer avec l’autre, il faut être soi-même. Si dans une rencontre l’un des interlocuteurs se fait passer pour ce qu’il n’est pas, il fausse le dialogue. Donc le caractère propre signifie que l’établissement est bien catholique et que l’Evangile est l’âme du projet éducatif qui sous-tend toutes les activités intellectuelles, culturelles et cultuelles de l’établissement. EenM : En cette rentrée, nous avons beaucoup entendu parler des contrats aidés et de leur diminution : qu'en est-il pour l'E nseignement catholique martiniquais ? En Martinique, on peut dire que nous avons été de bons élèves, les personnes en contrats aidés que nous avons embauchées l’étaient en vue d’un CDI. Donc cette crise ne nous a absolument pas touchés. EenM : Enfin, êtes-vous satisfait de la manière dont la catéchèse est organisée dans nos établissements ? Envisagez-vous des modifications dans le cadre d'E CCLESIA 'M 2020 ! ? Je ne peux que saluer le travail qui a été fait jusqu’ici car il repose sur le dévouement de nombreux bénévoles. Cependant, notre Archevêque a défini une nouvelle direction pastorale avec le 3 ème chantier synodal « Bâtir une éducation chrétienne » ; nous nous sommes engagés sur la voie qu’il a indiquée avec la création d’une EAP (Equipe d’animation pastorale) qui a pour but de coordonner et de mutualiser les différents projets pastoraux des divers établissements en les centrant sur E CCLESIA ’M 2020 ! EenM : Merci P. Ransay et bonne année à l'Enseignement catholique ! Propos recueillis par Michel Déglise ■ Interview du père Alain Ransay, Directeur Diocésain   de l'Enseignement C\•atholique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 13

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Montre Jésus par ton éducation, Dans tes us et coutumes, dans ta famille et tes milieux de vie Dans toutes tes attitudes qu’elles soient rectitude En respectant les tiens pour leur faire du bien Sans mettre de frein pour enfreindre Sa loi Acceptant de te soumettre Le recevant pour Maître Sans jamais te démettre Montre Jésus dans ta tenue et dans ta retenue Dans la chasteté et la pureté de tes comportements Dans chacun de tes gestes sans les croire obsolètes Montre Jésus dans ton regard sans craindre d’être ringard Qu’il traduise Ses égards sans les égarements Qui viendraient démentir ce qu’Il voudrait nous dire Montre Jésus dans le son de ta voix Qu’il puisse se faire émoi en entrant sous Son Toit Montre Jésus dans le choix de tes mots Dans ton écoute qu’elle soit sans écoutilles Et néglige les broutilles qui souvent sont futiles Montre Jésus en demeurant fidèle Sans jamais faire fi d’Elle Montre Jésus en évitant l’outrance Te faisant bienveillance sans aucune connivence Et avec assurance refusant la violence Adoptant le respect pour générer la paix Montre Jésus qui te donne la force pour pouvoir avancer Et refaire des essais qui seront fructueux Quand tout semble perdu que tu te crois vaincu Montre Jésus choisissant de jeûner plutôt que déjeuner De prier plutôt que de t’approprier En préférant l’alter plutôt que ton ego Adoptant le partage comme un nouvel adage En te faisant service sans te croire asservi Montre Jésus répondant à l’appel Si tu dois être prêtre sachant te tenir prêt Et sort de ta torpeur oubliant tes rancœurs Montre Jésus qui apporte la vraie vie avec Le Saint-Esprit Il donnera le bonheur qui ne sera pas un leurre Et arrive à son heure Avec la liberté qui nous sort du péché. Nicole Irène Piquion Montre Jésus par ton éducation, EDUCATION CATHOLIQUE  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 14

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Le frère Nicolas Tixier, du couvent de Strasbourg, prédicateur du Rosaire 2017prédicateur du Rosaire 2017 Le frère Nicolas Tixier, du couvent de Strasbourg, prédicateur du Rosaire 2017 Le frère Nicolas Tixier, du couvent de Strasbourg, L’accueil et le dévouement des hospitaliers L’accueil et le dévouement des hospitaliers L’accueil et le dévouement des hospitaliers au service des maladesau service des maladesau service des maladesau service des malades L’association Pèlerinage du Rosaire poursuit d’année en année sa mission de conduire  des pèlerins, valides ou malades, \•vers la cité mariale de Lourdes.  V enus de tous les diocèses de  la France hexagonale, mais  aussi de l’Outre-mer, quelque  22.000 participants avaient fait le  voyage à la rencontre de Marie, mère  de l’Eglise et servante du Seigneur.  « Il a fait pour moi des merveilles »,  une acclamation du Magnificat qui  servait de thème à  cette 109 ème  édition,  prêchée par le frère Nicolas Tixier, du  couvent de Strasbourg, responsable de  la formation des novices dominicains,  mais aussi aumônier des gens du  voyage.  Son expérience auprès  de cette  communauté, mal connue et souvent  rejetée, a marqué toutes ses homélies  et sa grande conférence, comparant les  gitans à « d’éternels pèlerins, des fils du  vent, qui peuvent nous provoquer à  redécouvrir la dimension itinérante de  notre vie de foi, pour mieux en vivre ».  En effet, suivre le Christ nous oblige  toujours à prendre la route pour aller  vers nos frères les plus faibles, en  particulier les milliers de personnes  âgées, malades ou handicapées  rencontrées lors de cette belle  semaine  qui fête le Rosaire. A Lourdes,  la présence et  le dévouement  des  membres de l’Hospitalité sont autant de  merveilles, d’attention, de compassion,  d’écoute et de douceur  que ne peuvent  s’expliquer qu’à la lumière de la foi  en en un Dieu Miséricordieux. Oui, en  dépit de vicissitudes de notre monde  moderne, le message évangélique de  l’amour inconditionnel du prochain  continue de vivre dans cette parenthèse  que nous propose le pèlerinage  du Rosaire. Pour leur part, les 166  participants martiniquais ont vécu  pleinement cet appel à reconnaître  et rendre grâce pour les grandes ou  petites choses que Dieu accomplit dans  leur vie. Chacun a repris le chemin  de son quotidien, raffermi et revigoré  par ces grandes célébrations et ces  belles processions autour de Marie,  celle qui a cru à la merveille  promise  de devenir mère du fils de Dieu et mère  des Hommes. « Latcho Drom ! » leur a  dit le frère Tixier, c’est-à-dire « Bonne  route » dans la langue des gitans, et  sans doute à l’année prochaine !  Bernadette Helmany  ■ Les merveilles d’un pèlerinage ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 15

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Mgr Maurice Marie-Sainte est  décédé le 27 août 2017, à l’âge de  89 ans. Ordonné prêtre à Rome le  21 décembre 1955 par le Cardinal  Fumasoni Biondi, il rentre en  Martinique en 1959. D’abord  aumônier de lycée, puis responsable  de la pastorale des vocations et  Vicaire général du diocèse, il est  ordonné évêque le 12 octobre 1969.  En 1972, il devient Archevêque de la  Province ecclésiastique Martinique,  Guadeloupe, Guyane. M. l’Abbé Pamphile  Monnerville  est décédé le  21 juin 2017, à l’âge de 87 ans.  Ordonné prêtre le 24 février  1958 à La Croix Valmer, il  a exercé son ministère dans  plusieurs paroisses du diocèse  avant de partir pour quelques  années en Haïti. A son  retour, il sera successivement  aumônier de l’institution  La Ruche, des hôpitaux et  du Secours Catholique. À  cause de sa santé, il passa les  dernières années de sa vie au  Centre Emma Ventura. Le Dr Justin Etifier  est décédé le 12  septembre 2017 à l’âge de 91 ans.  Il a exercé en cabinet au Lorrain où il  demeurait depuis 1964, puis à l’hôpital  de la commune jusqu’à sa retraite en  1992.  Fervent catholique, il était membre des  Equipes Notre-Dame. Il se souciait  de ses frères qui sont dans le besoin  et partipait à de nombreuses collectes  faites en leur faveur. Il a œuvré, entre  autres,  dans  la formation des adultes,  l’information des familles, les Equipes  E nseignantes et les conférences  médicales notamment. Le Révérend Père Peter Caesar, osb,  est décédé  le 14 septembre 2017, à l’âge de 84 ans. Originaire  de Sainte-Lucie, il fit profession monastique le 8  septembre 1962 et fut ordonné prêtre le 8 septembre  1982 au Monastère Notre-Dame du Mont-des-Oliviers  de Terreville. Nommé Prieur le 13 octobre 1987, il  assuma cette charge trente années durant, jusqu’à  son rappel à la Maison du Père. Le Révérend Père Alphonse Théon, CSSp,     est décédé le 7 juin 2017, à l’âge de 94 ans. Il fit\   profession religieuse le 5 octobre 1943 à Piré, et fut  ordonné prêtre le 6 octobre 1946 à Chevilly. Il arriva  à la Martinique dès 1947 en qualité de professeur  et directeur du Petit Séminaire. Il fut également  curé à Basse-Pointe, Ajoupa-Bouillon, Marigot,  et aumônier des Equipes Enseignantes pendant de  nombreuses années. Il avait quitté la Martinique  en 2014 pour l’Abbaye de Langonnet en Bretagne,  communauté spiritaine transformée en Maison  d'accueil pour les Pères âgés. M me Marcelle Prudent,   née Titina, est décédée  le 10 octobre 2017, à  l’âge de 86 ans. Ancienne  Directrice départementale de la DASS, elle fut  un des membres fondateurs  de  l’Association des  Centres de Préparation au Mariage (ACPM), des  CV-AV (Cœurs vaillants, Ames vaillantes), du  CLER (Amour et famille) antenne de Martinique  et de Radio Saint Louis avec son frère Henri  Titina (animation d'émissions et commentaires  de l’Evangile durant 15 ans). Elle reçut l’insigne de Chevalier dans l’Ordre  national du Mérite (Ministère de la Santé) en  1987. Marcelle Prudent a été animatrice de la  première session CANA à la Martinique aux  côtés de son mari Guy, en 1990, et cofondatrice  de la Communauté du Chemin Neuf  en 1994. Le Révérend Père Peter Caesar, osb,Le Révérend Père Peter Caesar, osb, le 14 septembre 2017, à l’âge de 84 ans. Originaire  de Sainte-Lucie, il fit profession monastique le 8  septembre 1962 et fut ordonné prêtre le 8 septembre  1982 au Monastère Notre-Dame du Mont-des-Oliviers  de Terreville. Nommé Prieur le 13 octobre 1987, il  assuma cette charge trente années durant, jusqu’à  son rappel à la Maison du Père. Mémento de grands témoins de l’Église en Martinique décédés en 2017 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 16

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Que se passe-t-il après la mort ? Aucun de nous ne peut dire ce qui se  passe après la mort. Toutefois, nous  avons souvent vécu l’expérience de la  mort soit à travers un être cher, une  connaissance, un voisin, un ami….   La mort fait donc partie de notre vie. En  recevant le baptême, nous devenons  des témoins de l’espérance du Christ. Le baptême fait de nous des  ressuscités. Entraînés par le Christ,  nous entrons dans une dynamique  de mort et de résurrection. Nous ne  savons pas exactement ce qu’est notre  propre résurrection, nous y croyons.  Sainte Thérèse de Lisieux disait : « je  veux passer mon ciel à faire du bien  sur la terre ».   Pourquoi prier pour les morts ? La pensée de prier pour les morts afin  qu'ils soient délivrés de leurs péchés  est une pensée sainte et pieuse. Des  pratiques séculaires, d'un bout à l'autre  du monde, révèlent une croyance en  l'immortalité de l'âme (différentes  pratiques funéraires d'une civilisation  à l'autre).   Voilà quelques passages bibliques : Dans le 2 ème  livre des Maccabées (12.  42-46), le roi Judas exhorte le peuple  à faire une collecte pour offrir un  sacrifice aux âmes des soldats morts  pour la nation. Pour saint Paul, la prière pour les morts  est une conséquence naturelle de  l’espérance chrétienne en la résurrection  : -  Espérance dans la miséricorde de Dieu  (Ephésiens 2.4) ; -  Espérance en une vie où il n’y aura plus  de larmes ni de deuil (A pocalypse 21.4) ; -   Espérance en la résurrection des vivants  comme des morts (1 Thessaloniciens  4.13-14).   La prière pour les morts a un rapport  direct avec le purgatoire. Nous prions  pour ceux d’entre nous qui sont sortis de  cette vie, dans la ferme espérance qu’ils  reçoivent un très grand soulagement par  les prières que l’on offre pour eux dans  le saint et grand sacrifice. Cela sous- entend qu’il existe avant le jugement  un feu purificateur.    Le purgatoire dans cette optique  n’est pas un lieu, ni un temps mais un  « devenir de guérison » où s'exprime  notre solidarité fraternelle et spirituelle.    Cependant, l'important c’est de savoir  que le chrétien peut faire dire des  messes, prier pour les morts. C’est une  question de solidarité spirituelle. La Solidarité spirituelle, nous pouvons  déjà la vivre sur terre : tout mal commis  dans notre monde affecte la société, tant  par l’exemple qu’il donne, que par les  conséquences qu’il engendre.   Comment prier pour les morts ? Nous pouvons prier pour les défunts,  et en même temps nous recommander  à leurs prières, pour aider notre âme à  s’orienter vers plus d’amour. Vivre dans la mémoire de nos disparus  ne doit pas être considéré comme  mortifère et déprimant. C’est au  contraire un vrai témoignage de foi dans  la résurrection et la vie éternelle. L’Eglise nous propose cette vision  de gloire et nous invite à vivre dans  l’espérance du renouveau par-delà la  mort.   Le lieu par excellence de la communion  avec les saints est l’Eucharistie. C’est là  que le Seigneur Jésus les a sanctifiés  dans la plénitude de son amour.  C’est là que nous pouvons demander  humblement à Dieu de nous faire  passer de cette table, où il nous a reçus  en pèlerins, au banquet préparé dans  sa maison.   A chaque messe, l’Eglise prie d’abord  pour tous ceux qui reposent dans le  Christ, mais elle élargit sa prière à tous  les morts dont le Seigneur connaît la  foi, à tous « les hommes qui ont quitté  cette vie et dont il connaît la droiture ».    Dans notre prière, nous affirmons enfin  que Jésus est le lien entre nos frères  défunts et nous.   Quant à nous, dans nos églises, nous aimons bien entonner ce cantique qui dit entre autres : « Mwen ka monté adan wayòm-lan ki Jési préparé pou mwen ». Men ès nou paré ? (1) … P. Hippolyte Toglobesse, Curé de la paroisse de Sainte-Luce  ■ Pourquoi prier pour les morts ? ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA (1) Je monte vers le royaume que Jésus a préparé pour moi ». Mais sommes-nous prêts ! ? Question ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 17

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MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017 Préparons 2017 ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,00 €€15 janvier 2017 E g lise en MARTINIQUE N° 540REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017 M archons dans la lumière ! Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !Préparons 2017 !MMMMMMMMMMM archons dans la lumière ! M archons dans la lumière ! M Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! Sœur Marie-Marguerite Ardin 5 février 1935 – 4 octobre 2017 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr A gathe, Gaby Ardin est née le 5 février 1935, à  Schœlcher (Martinique). A 24 ans, elle rentre dans  la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres  à Didier (Fort-de-France). Elle reçoit alors l’Habit le 28 août, sous le nom de Sœur Marie- Marguerite. Elle prononcera ses premiers vœux le 28 août  1959, puis les vœux définitifs, le 28 août 1966. Sœur Marie-Marguerite sera envoyée au chevet des malades  qu’elle affectionne tant. Elle avait un charisme particulier  pour les souffrants, les pauvres et les démunis. L’apostolat  déjà défini, notre sœur exercera dans divers Hôpitaux en  Guadeloupe, Martinique et Guyane.   En 1992, jeune retraitée, la mission prendra d’autres formes  pour notre Sœur qui accepte tout ce qui lui est proposé avec  bonne humeur : elle aidera à la fois à la Maison de Retraite de  Bethléem et à l’Infirmerie de la Maison Provinciale. De 1992 à 1999, elle assurera le poste de Secrétaire Provinciale,  puis reprend alors le rythme du service paroissial. En 2012, sa santé ne lui permettant pas de se déplacer  facilement et allègrement, Sr Marie-Marguerite demeure à  la Maison Provinciale, attentive et accueillante à toutes les  personnes fréquentant la communauté et la chapelle. Mercredi 3 octobre 2017, après la prière des Vêpres, de  manière imprévue, notre Seigneur vient à sa recherche pour  la conduire dans sa demeure éternelle. Ma chère Sœur, tu étais quelqu’un de relationnel, aimant  beaucoup les contacts et les échanges fraternels. Tu avais  des principes pour créer un climat convivial, et être aussi  disponible et à l’écoute de l’autre avec beaucoup de discrétion.  Les services, tu savais les rendre de bon cœur et avec le sourire  et le rire. Les blagues tu savais aussi les donner. Merci, Sœur Marie-Marguerite pour ce que tu nous as transmis.  Merci, pour ce que tu as été pour nous et que tu es pour Dieu. Entre dans la paix et dans la joie de Celui que tu as cherché  et aimé. Qu’il daigne te faire miséricorde et t’accueillir dans  sa demeure éternelle.  ■ « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! » VERS LA VIE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 18

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a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\• MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\•X Téléphone : 06 96 \•\b10 \b\b\b - E-mail : mi\•chel.pouch@wanadoo.fr oui ,  j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br  sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b. oui , j\b  souhait\b  êtr\b  contacté  pour  un  r\bnd\bz-vous  au  S\brvic\b  d\bs  l\bgs  \bt  donations ou à mon \Sdomicil\b. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’\bspéranc\b \bn héritag\b M\bs coordonné\bs  ❏ Mm\b ❏ M\bll\b    ❏ M. Nom  Prénom Adr\bss\b   Cod\b postal Vill\b  Téléphon\b E-mail Paroiss\b  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\•INIQUE Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Dimanche 12 novembre 2017 Y a-t-il un féminisme Outre-mer ? Y a-t-il un féminisme en Outre-mer ? L’égalité homme-femme est-elle appliquée ? Le droit des femmes est-il  respecté ? Dans des sociétés ou les femmes sont le véritable pilier de la famille, sont-elles pour autant valorisées et  comment ? Cette semaine, place aux femmes sur le plateau de Dieu m’est témoin. Nous recevrons la Martiniquaise  Gisèle Bourquin, présidente de l’association Femmes au-delà des mers.  Dimanche 19 novembre 2017 Dieu, l’homme et la mer Qu’est-ce que la pastorale de la mer ? Quelle est sa mission ? Que font les prêtres en charge de cette pastorale ?  Comment accompagnent-ils les marins ? Dans nos terres entourées d’eau, nous nous posons plus que jamais la  question. Cette semaine, nous irons en Martinique, au côté du père Hippolyte. Le curé de Sainte-Luce en charge de la  toute jeune P astorale de la mer, multiplie sa présence auprès des marins et même des yoleurs. Pour la première fois  depuis très longtemps, il a béni les yoles juste avant le départ de la plus célèbre course de bateaux de Martinique.  MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 novembre 2017 – n° 552 19

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Saint Martin de Tours, apôtre de la Miséricorde - 11 novembre - Le saint de Tours a partagé son manteau en deux pour le donner à un mendiant. Quel exemple de charité, d'honnêteté, et de courage ! A cette époque, dans l'armée romaine, ce type de geste pouvait se \ payer très cher.

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