553 - 19 novembre : Journée Mondiale des Pauvres

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Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen ! Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. E g lise en MARTINIQUE 19 novembre : Journée Mondiale des Pauvres N° 553 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 19 novembre 2017

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EDITORIAL E n ce 33 e dimanche ordinaire, une semaine avant la solennité du Christ-Roi, toute l’Eglise célèbre la 1 ère Journée mondiale des pauvres instituée par le pape François au terme du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. L’Eglise doit vivre la charité. « Dieu préfère les pauvre\ s, l’Eglise aussi… La pauvreté rend semblable à Jésus », nous préc\ ise notre archevêque dans son article intitulé « La préférence »\ . Mais, parlons-nous de la misère, ou de la pauvreté spirituelle ? Le Mot de l’évêque et les éléments du dossier intitulé « l\ ’Eglise et le traitement de la misère », nous aideront sûrement à y voir p\ lus clair. La parabole des talents de la liturgie de ce dimanche nous invite à utiliser, à bon escient et au bénéfice de nos frères, les dons que nous avons reçus. Il en va de même pour les responsabilités qui\ nous ont été confiées par Dieu. Prenons soin d’aider ceux qu\ i sont dans le besoin et prions le Christ qui s’est fait pauvre et qui est venu servir les pauvres, de nous aider à l’imiter en toute chose. Le 3 décembre 2017, 1 er dimanche de l’Avent, la nouvelle traduction du Notre Père remplacera officiellement l’ancienne formulation. La 6 e demande sera ainsi formulée : « et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Notre Vicaire épiscopal chargé de la vie spirituelle et sacramentelle du diocèse nous recommande de faire Eglise en respectant l’entrée en vigueur de l’usage litur\ gique. Nous continuons à vous informer sur les avancées d’E CCLESIA ’ M 2020 ! L’Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM) est au cœur de cette dynamique. Elle nous fait partager les nouveautés apportées dans ses actions pour que le mariage soit toujours le « signe efficace de la présence du Christ\ ». Par ailleurs, nous avons souvent des questionnements de tout ordre (théologique, sacramentel, dogmatique…). Aujourd’hui, dans la nouvelle rubrique « An tchè légliz-la », c’est l\ e père Catayée qui nous parle de la tenue vestimentaire à adopter dans l’église. N’oublions pas que le pauvre n’est pas seulement l’indigent. Soucions-nous donc du bien-être matériel et spirituel de notre prochain. Seigneur, ne nous laisse pas entrer en tentation… d’indifférence et d’orgueil. Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •  La Préférence  LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • Parole dominicale • \bhrist, Roi de l’univers •  Entrée en vigueur de l’usage liturgique  de la Nouvelle traduction du Notre Père •  Installation de Père Gilles Aïzo,  nouveau curé de Sainte-Marie •  L’A\bPM au coeur d’ ECCLESIA ’M 2020 ! Un mouvement au service d’un sacrement •  Fruits d' ECCLESIA ’M 2020 ! Échos de la paroisse de Basse-Pointe •  Fête de l'Action catholique : Interview de  Laurent Vestris, Président de la FEMA\b/M •  Quelle tenue vestimentaire dans l’Eglise ? •  Le \bomité Diocésain de la \bharité \o(\bD\b), nouveau service du diocèse de Martinique •  Quelques mouvements d'entraide  et de solidarité à l’œuvre dans le diocèse • Interview de Laurent Lagier • L’Eglise et les Frères de la Rue •    Extraits du Message du Saint-Père  pour la Journée mondi\oale des pauvres  du 19 novembre 2017 6 7 8 9 10 12 13 14 15 16 17 Dossi\br  : L’EGLISE ET  LE TRAITEMENT DE LA\S MISÈRE  2 MÉDIAS 19 3 4 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 18

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D ieu préfère les pauvres,  l’Eglise aussi. Pour les  baptisés, la préférence  pour les pauvres n’est donc pas une  option, ni même un choix, c’est une  évidence qui découle d’un instinct  immédiat et surnaturel. Attention,  le pauvre n’est pas seulement celui  grâce à qui on obtient une place au  Ciel ! Si l’Eglise enseigne  [1], selon la  parole du Seigneur dans l’Évangile  de saint Matthieu au chapitre 25,  que pour entrer dans la joie  éternelle de Dieu il faut pratiquer les ce n’est pas pour « utiliser » la  misère des autres pour obtenir  une récompense divine. C’est  parce que Jésus est le pauvre par  excellence et que tout pauvre est Jésus pour nous ! En d’autres termes,  la pauvreté rend semblable à Jésus.  On dit même que la pauvreté est  un conseil évangélique et que nous  devons tous devenir pauvres…  D’ailleurs, après le refus du jeune  homme de se débarrasser de ses  richesses, le Seigneur affirme que  si nous ne sommes pas pauvres,  il nous sera plus difficile d’entrer  dans le Royaume de Dieu qu’à un  chameau de passer par le trou d’une  aiguille (Mc 10,17-22)… Mais alors, la pauvreté serait-elle  une bonne chose ? Faut-il renoncer à  tout bien, tout confort, pour se loger,  se nourrir et faire du bien à ceux  qu’on aime ? Dira-t-on aux pauvres  que leur état est voulu par Dieu ?  Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il  y a une pauvreté et une richesse  matérielles et une pauvreté et une  richesse spirituelles.  La  pauvreté matérielle s’appelle la  misère  et elle doit être combattue  par tous, car elle porte atteinte à la  dignité de l’être humain et elle est  un fruit du péché. Mais elle a un côté  positif si elle conduit à la pauvreté spirituelle, celle qui fait ressembler à  Jésus, celle qui permet de se tourner  à chaque instant vers Dieu Provident  pour tout recevoir de Lui et ne se  considérer comme propriétaire de  rien. Le pauvre en esprit se dit en lui- même à chaque instant : « qu’as-tu  que tu n’aies reçu » [1 Co 4,7 ; "donne- nous aujourd'hui notre pain de ce  jour" (Mt 6,11)] et il loue Dieu par  toute sa vie.    La richesse matérielle (argent, biens,  jeunesse, science, santé, talents, amis,  notoriété...) n'est une bénédiction que  pour celui qui considère sa richesse  comme un don que Dieu lui fait  pour combattre les pauvretés. Aux  yeux de Dieu, il est avant tout un  intendant ! Le fait de se considérer  comme propriétaire exclusif des  biens que l’on possède est un déni  du commandement de l’amour : « tu  aimeras ton prochain comme toi- même » (Mc 12,31). Le riche égoïste  (c’est le cas de certaines conceptions  du capitalisme)… court un grand  danger moral, celui de la richesse  en esprit. C'est-à-dire l’idolâtrie des  biens de ce monde qui rend aveugle  et sourd à la pauvreté d’autrui.   Ainsi tous, riches et pauvres, doivent  se montrer pauvres en esprit,  détachés de toutes richesses, et  humbles, attachés à Dieu seul. Mais aujourd’hui, à cause d’un  mensonge extraordinaire du démon,  les pauvres eux-mêmes courent un  grand danger. Non seulement ils sont  indigents, mais voilà que l’ennemi  parvient à leur faire croire que leur  seule source de bonheur réside  dans les biens de ce monde. Ainsi  tout le monde rêve d’habiter dans  des châteaux, d’avoir un yacht et un  jet privés, d’être une star, de mener  grand train et, pour cela : de gagner  au loto (le nouveau « ciel »). Devant  l’étalement des richesses et des  paillettes sur les écrans de ce monde,  la solidarité populaire disparaît, les  fils méprisent leurs pères qui sont  d’humbles travailleurs et convoitent  le bonheur factice des stars… (quelle  chimère !). Comme il y a toujours  quelqu’un de plus riche que soi,  personne n’est jamais heureux…    Voilà pourquoi notre préférence, c’est  la pauvreté.  + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ ‘‘ œuvres de miséricorde  corporelle : nourrir les  affamés, loger les sans- logis, vêtir les déguenillés,  visiter les malades et les  prisonniers, ensevelir les  morts »  (Catéchisme N°2447)         ‘‘ ce n’est pas pour « utiliser » la  ‘‘ ce n’est pas pour « utiliser » la  prisonniers, ensevelir les  ‘‘ prisonniers, ensevelir les  (Catéchisme N°2447)       ‘‘ (Catéchisme N°2447)       La Préférence (1) Voir le Catéchisme de l’Eglise Catholique aux numéros 2443 -2449 MOT DE L’ÉVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 3

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EGLISE UNIVERSELLE\o Extraits du Message du Saint-Père pour la Journée mondiale des pauvres du 19 novembre 2017 P etits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, par des actes et en vérité (1 Jn  3,18). Ces paroles de l’apôtre Jean  expriment un impératif dont aucun  chrétien ne peut faire abstraction. La  gravité avec laquelle le ‘‘disciple bien- aimé’’ transmet, jusqu’à nos jours, le  commandement de Jésus s’accentue  encore davantage par l’opposition  qu’elle révèle entre les paroles vides qui sont souvent sur nos lèvres, et les  actes concrets auxquels nous sommes  au contraire appelés à nous mesurer.  L’amour n’admet pas d’alibi : celui qui  entend aimer comme Jésus a aimé doit  faire sien son exemple ; surtout quand  on est appelé à aimer les pauvres.  La façon d’aimer du Fils de Dieu, par  ailleurs, est bien connue, et Jean le  rappelle clairement. Elle se fonde sur  deux pierres angulaires : Dieu a aimé le  premier ; et il a aimé en se donnant tout  entier, y compris sa propre vie. Un tel amour ne peut rester  sans réponse. Même donné de  manière unilatérale, c’est-à-dire  sans rien demander en échange,  il enflamme cependant tellement  le cœur que n'importe qui se sent  porté à y répondre malgré ses  propres limites et péchés. Et cela  est possible si la grâce de Dieu,  sa charité miséricordieuse sont  accueillies, autant que possible,  dans notre cœur, de façon à  stimuler notre volonté ainsi  que nos affections à l’amour  envers Dieu lui-même et envers  le prochain. De cette façon, la  miséricorde qui jaillit, pour ainsi  dire, du cœur de la Trinité peut  arriver à mettre en mouvement  notre vie, et créer de la compassion  et des œuvres de miséricorde en  faveur des frères et des sœurs qui  sont dans le besoin. […] Ne pensons pas aux pauvres  uniquement comme destinataires  d’une bonne action de volontariat à  faire une fois la semaine, ou encore  moins de gestes improvisés de  bonne volonté pour apaiser notre  conscience. Ces expériences, même  valables et utiles pour sensibiliser  aux besoins de nombreux frères et  aux injustices qui en sont souvent  la cause, devraient introduire à  une rencontre authentique avec les  pauvres et donner lieu à un partage qui devient style de vie. En effet, la  prière, le chemin du disciple et la  conversion trouvent, dans la charité  qui se fait partage, le test de leur  authenticité évangélique. […]  Nous sommes appelés, par  conséquent, à tendre la main  aux pauvres, à les rencontrer, à  les regarder dans les yeux, à les  embrasser, pour leur faire sentir  la chaleur de l’amour qui rompt le  ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 4

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A l'occasion de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens, la Pastorale des Artistes vous donne rendez- vous, pour un concert live, le mercredi 22 novembre, à 19 heures, au Grand Carbet du Parc culturel Aimé-Césaire. Une tradition instaurée par le musicien et aumônier de la Pasto'Arts, Olivier Cypria-Coppet, depuis 2011, et qui sera une nouvelle fois respectée grâce à l’engagement d'artistes de talent, qui offriront louanges et prières au Seigneur. L'édition 2017 a pour thème "Tu n'es pas seul" et mettra en lumière les valeurs d’entraide et de solidarité. Au nombre des artistes présents, on peut citer Orlane, marraine de la Pasto'Arts, Rosy, Mali, Émile Naroyanin, Jean-Luc Guanel, Philippe Rastocle, Jean-Luc Bourgrainville, Joël Lasnier, Joël Lutbert, Claudine Pennont, Cyrielle Cospar, Joby Valente et Jean-Marc Dalmat dit Le penseur des temps ! La scène sera sublimée par Mickaëlle Lorédon et Magalie Goyete. Tarif : 10 euros en prévente et 15 euros sur place. Une partie des fonds collectés sera reversée à la Maison d'accu\ eil des familles et amis de détenus. PASTO'ARTS en concert COMMUNIQUÉ Billets en vente : Librairie Source de Lumière 5 Bis, rue Lamartine 97200 Fort-de-France Tél. : 0596.63.09.05.Librairie Immaculée Conception 22, rue Schœlcher 97232 Le Lamentin Tél. : 0596.39.22.13. cercle de la solitude. Leur main tendue  vers nous est aussi une invitation à  sortir de nos certitudes et de notre  confort, et à reconnaître la valeur que  constitue en soi la pauvreté. N’oublions pas que pour les  disciples du Christ, la pauvreté est  avant tout une  vocation à suivre Jésus pauvre. C’est un chemin derrière lui  et avec lui, un chemin qui conduit à  la béatitude du Royaume des cieux  (cf. Mt 5,3 ; Lc 6, 20). Pauvreté signifie  un cœur humble qui sait accueillir sa  propre condition de créature limitée  et pécheresse pour surmonter la  tentation de toute-puissance, qui  fait croire qu’on est immortel. […] Nous savons la grande difficulté qui  émerge dans le monde contemporain  de pouvoir identifier clairement  la pauvreté. Cependant, elle nous  interpelle chaque jour par ses mille  visages marqués par la douleur, par  la marginalisation, par l’abus, par  la violence, par les tortures et par  l’emprisonnement, par la guerre,  par la privation de la liberté et de  la dignité, par l’ignorance et par  l’analphabétisme, par l’urgence  sanitaire et par le manque de travail,  par les traites et par les esclavages,  par l’exil et par la misère, par la  migration forcée. La pauvreté a le  visage de femmes, d’hommes et  d’enfants exploités pour de vils  intérêts, piétinés par des logiques  perverses du pouvoir et de l’argent.  Quelle liste impitoyable et jamais  complète, se trouve-t-on obligé  d’établir face à la pauvreté fruit  de l’injustice sociale, de la misère  morale, de l’avidité d’une minorité  et de l’indifférence généralisée ! […] […] En ce dimanche, si dans notre  quartier vivent des pauvres qui cherchent protection et aide,  approchons-nous d’eux : ce sera un  moment propice pour rencontrer  le Dieu que nous cherchons. Selon  l’enseignement des Écritures (cf.  Gn 18, 3-5 ; He 13, 2), accueillons- les comme des hôtes privilégiés à  notre table ; ils pourront être des  maîtres qui nous aident à vivre la  foi de manière plus cohérente. Par  leur confiance et leur disponibilité à  accepter de l’aide, ils nous montrent  de manière sobre, et souvent joyeuse,  combien il est important de vivre de  l’essentiel et de nous abandonner à  la providence du Père. […] Du Vatican, le 13 juin 2017 Mémoire de saint Antoine de Padoue  Franciscus  ■ Lien : w2.vatican.va/content/francesco/fr/ messages/. ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 5

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Dimanche 19 n\bvembre 2017 la P arole  Dominicale E n ce 33 ème  dimanche du temps  ordinaire, nous poursuivons  notre lecture du chapitre 25 de  l’évangile selon St Matthieu. Après  l’échec des cinq vierges insensées qui,  s’étant reposées sur leurs acquis, se  sont vues exclues des Noces éternelles,  aujourd’hui la liturgie nous relate  l’expérience de trois serviteurs qui  rendent des comptes à leur maître.  Gardons en mémoire que ces paraboles  ont pour fonction de nous éclairer sur  le Royaume des cieux (Mt 25,1). Après l’image de l’Epoux, ici Dieu  nous est présenté comme un maître  qui confie à trois de ses serviteurs  une partie de ses biens, sans aucune  indication explicite, avant de partir en  voyage. Les serviteurs ont cependant  compris qu’à son retour, ils auraient à  rendre compte de leur gestion de ces  talents. Les deux premiers ont alors  entrepris de les faire fructifier par leur  ingéniosité, tandis que le troisième,  à cause d’une méconnaissance de  l’identité du Maître, eut peur de perdre  cet unique talent et s’en alla le cacher.  Avant de le critiquer, reconnaissons  qu’il est plus confortable de prendre  des risques avec cinq ou deux talents  plutôt qu’un seul. S’il le perd il aura  tout perdu ! Afin d’entrer dans le cœur de cette  parabole du Royaume, notons  tout d’abord que le maître revient  littéralement après « beaucoup de  temps ». Cela manifeste sa patience,  qui laisse le temps aux serviteurs de  faire fructifier ses dons. Comment  ne pas y entendre l’année accordée  par le Seigneur pour la libération et  la guérison de son peuple, annoncée  par Isaïe puis Jésus au temple de  Jérusalem (Lc 4, 18-19 citant Is. 61,  1-2) ! Nous comprenons alors que ces  talents correspondent aux dons reçus  de Dieu pour bonifier l’humanité  dans l’attente de son retour. Cela  est essentiel pour comprendre la  conclusion de la parabole.  Les deux premiers, par leur zèle,  ont non seulement reconnu l’origine  divine de leurs talents (« tu m’as  confié… »), mais rendent au maître  ses talents, plus les bénéfices obtenus  par leur contribution personnelle  (« voilà, j’en ai gagné… »). Ils rendent  grâces. Ils furent alors appelés bons  et fidèles serviteurs et entrèrent dans  la joie du Maître. Ils restèrent fidèles  au Maître en pensée et en action, et  ne perdirent pas de vue leur mission :  faire fructifier les talents reçus. Quant  au dernier, le mauvais et le paresseux,  il fut jeté dans les ténèbres parce qu’il  eut peur du Maître et du risque, et n’a  pas fait fructifier son talent. Il a caché  le don reçu de Dieu et n’a donc pas  œuvré au bien de ses frères. Cette  sentence doit nous secouer, car nous  comprenons qu’il n’y a pas que les  méchants qui risquent l’enfer, mais  aussi les paresseux dans la mission. Qu’en est-il de moi aujourd’hui ?  Suis-je conscient que Jésus revient ?  Ai-je repéré les dons de Dieu en moi.  Oui, tu en as forcément comme moi  même ! Il donne à chacun « selon  ses capacités ». Est-ce que je les  utilise pour servir mes frères ? Cette  parabole avec sa rigueur, se veut  paradoxalement rassurante. Jésus  nous invite, en effet, à ne pas regarder  à nos limites, mais à sa confiance en  nous. La capacité accompagne le don !  En d’autres termes, Dieu ne gaspille  pas ses grâces ! S’il les donne il sait que  nous pouvons les faire fructifier. Notre  assurance ne doit donc pas reposer  dans la petitesse, a priori, du don,  mais dans la confiance du donateur en  nous. Comme cette veuve qui n’a pas  eu peur de tout donner car elle était  viscéralement attachée au donateur  (Lc 21,1-4 ; Mc 12, 41-44). Alors tous, détournons les yeux de  nous-mêmes, fixons-les sur le Maître  avec reconnaissance, et œuvrons avec  génie à la sanctification du Monde.  Oui Jésus revient, mais pas d’abord  pour nous juger, mais pour se réjouir  avec nous du salut des âmes !  P. Olivier-Marie Lucenay,  Vicaire au Lamentin  ■ Isaïe 25,6-10a  • \i Psaume 22   • Philipp\iiens 4,12-14\b19-20   \i• Matthieu 22,1-14 33 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A LITURGIE ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 6

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Le  dimanche  26  novembre,  le  dernier  dimanche  de  l'année  liturgique,  nous  fêtons  le  Christ  Roi  de  l'univers\b  C'est  l'occasion  de  mettre  toute  chose  en  ce  passage  vers  une  nouvelle année liturgique sous le règne de Jésus-Christ\b Il est venu installer un Royaume  de justice et de paix, d'amo\iur et de vérité\b Et il le construit avec nous et pour nou\is\b M ais la royauté du Christ  est bien particulière, les  lectures de ce dimanche  nous invitent à contempler Dieu  qui est comme un berger et nous  qui sommes son troupeau. Il nous  conduit vers de vert pâturage  (cf Psaume 22). Il prend soin de  chacun d'entre nous.  Nous avons peut-être l'image d'un  roi qui est quelqu'un d'attentif à  sa réputation, à sa gloire, à son  prestige, à sa grandeur et à sa  force, qui est en quelque sorte tout  tourné vers lui-même. « Vous savez que les chefs des nations  dominent sur elles en maîtres et que  les grands leur font sentir leur pouvoir.  Il n’en doit pas être ainsi parmi vous :  au contraire, celui qui voudra devenir  grand parmi vous, sera votre serviteur,  et celui qui voudra être le premier  d’entre vous, sera votre esclave » (Mt 20,  25b-27). Le Christ nous propose ainsi un autre  visage de gouvernement : c'est un  Roi Serviteur. D'ailleurs celui qui a  des responsabilités, entre autres  politiques, doit être tout tourné vers le  bien des autres et non vers ses intérêts  particuliers ou individualistes. Jésus Roi- serviteur est celui qui a le souci de tous,  surtout des plus petits. Ne va-t-il pas vers  les lépreux, exclus de la société ? Ne  met-il pas les enfants au centre car c'est  en leur ressemblant que nous aurons  part au Royaume des cieux ?... Il y a donc comme un renversement  de certaines valeurs : c'est l'autre qui  est au centre des préoccupations, et  surtout le plus pauvre qui ne peut rien  donner en retour ou en échange. Car  l'amour est d'abord une question de  gratuité. Et quand Jésus raconte cette  parabole du jugement dernier (cf  Matthieu 25, 31-46) que nous lisons  ce dimanche, il insiste non pas sur  l'intransigeance de Dieu, mais sur les  œuvres de miséricorde à réaliser. Car  Dieu désire que "tous reçoivent le vie"  (1Corinthiens 15, 22). La Fête du Christ Roi de l’univers  exprime de manière spécifique la  relation que la liturgie instaure entre  royauté du Christ et mystère de la croix- résurrection : "le Christ est ressuscité  d'entre les morts, lui, premier ressuscité  parmi ceux qui se sont endormis."  (1Corinthiens 15, 20). Jésus vient  donner à chacun, par l'offrande de  sa vie, une joie nouvelle, car Il donne  son amour jusque sur la croix pour le  salut des hommes. C'est un royaume de  communion que Jésus vient instaurer  où chacun peut exprimer ses  talents et se donner aux autres.  C'est un royaume d'amour qui ne  met pas de limite au don de soi. Le Christ s'abaisse pour élever  l'autre, il donne sa vie pour  redonner un sens à nos vies. Il s'agit donc pour nous  aujourd'hui de mettre le Christ  au centre, à la première place,  de le laisser nous guider par son  Esprit Saint, lui qui est le bon  berger. Et cela a des implications  politiques, c'est-à-dire dans la vie  avec les autres. Car nous devons  voir dans le plus délaissé un visage du  Seigneur. Comme dans l'Eucharistie où  le Seigneur est présent dans le pain et  le vin consacrés, c'est-à-dire dans des  apparences humbles et cachées, c'est  dans un acte de foi que nous devons  reconnaître notre possibilité d'aimer  gratuitement le Seigneur dans les  autres. Il s'agit de petits geste simples  mais qui montrent toute l'importance  de l'autre et l'attention que nous lui  portons. Que le Christ soit notre Roi ! Que son  royaume grandisse en nous et entre  nous ! "Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes  choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de  l’univers ; fais que toute la création,  libérée de la servitude, reconnaisse  ta puissance et te glorifie sans fin."  (Oraison de la fête du Christ-Roi) P. Thibaut du Rusquec Communauté du Chemin Neuf  ■ Christ, Roi de l’univers ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 7

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À  partir  du  1 er  dimanche  de  l’Avent  (3 décembre 2017)  la nouvelle traduction  du  Notre  Père   remplacera  de  manière  officielle l’ancienne formulation\b Pourquoi  cette date et quel en est l’enjeu ? Un peu d’histoire La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père  a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la  discipline des sacrements le 12 juin 2013, avec l’ensemble  de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait  partie. Il avait été décidé que l’on attendrait la publication de  la nouvelle traduction du Missel romain pour rendre effective  la nouvelle formulation du Notre Père. La validation de la traduction du Missel romain prenant plus  de temps que prévu, les évêques belges francophones ont  décidé d’une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du  Notre Père à la Pentecôte de cette année. À leur dernière Assemblée plénière (28-31 mars 2017), les  évêques français leur ont emboité le pas, rendant la nouvelle  traduction du Notre Père exécutoire le 3 décembre prochain.  Ce jour qui est le premier dimanche de l’Avent marque en  effet le début de la nouvelle année liturgique. Quant aux  Églises francophones, certaines ont précédé le mouvement  tel le Bénin à la Pentecôte, tandis que d’autres l’accompagnent. Quel enjeu ? En officialisant cette nouvelle traduction du Notre Père,   les évêques à Lourdes l’ont présentée comme devenant  traduction en usage « dans toute forme de liturgie publique ».  Une date unique d’application signe l’ecclésialité de la  démarche. A ce titre, il est bon de rappeler que le Conseil d’Églises  chrétiennes en France (CÉCEF) a recommandé que lors des  célébrations œcuméniques qui auront lieu à partir de l’Avent  2017, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée :  « et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Une manière d’honorer l’invitation du Christ « Que tous  soient un » (Jn 17, 21). (source : CEF)  ■ Recommandation diocésaine \b  pour rester  dans la communion, nous préconisons que l’entrée en  vigueur de l’usage liturgique se fasse effectivement  dès  le samedi soir à la messe anticipée du premier dimanche  de l’Avent ou plus tôt dans la célébration des premières  vêpres dans les communautés religieuses, soit donc  le samedi 2 décembre au soir. Pour toute célébration  liturgique, il n’est pas permis d’anticiper la récitation  de la nouvelle version. Cependant, dans la récitation privée, on peut déjà  l’utiliser (prière personnelle, familiale, petits groupes). P. Christian Catayée, vicaire épiscopal en charge de la vie  spirituelle et sacramentelle du diocèse LITURGIE Entrée en vigueur de l’usage liturgique de la Nouvelle traduction du Notre Père ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 8

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Le  15  octobre  dernier,  en  l’Eglise  Notre-Dame  de  l’Assomption  de  Sainte-Marie,  fut  célébrée la messe d'installation du père Gilles Aizo par Mgr David Macaire\b Il était entouré  des fidèles et des jeunes en années de cheminement qui l’ont accueilli avec joie et sérénité\b D ans son homélie, en lien  avec la parabole du festin  de noces, l’évêque nous  a rappelé que nous, paroissiens,  célébrons ici un mariage avec notre  prêtre. Lui qui vient de loin, qui a tout  quitté pour devenir prêtre : d’abord  une carrière, une famille qu’il aurait  pu avoir, ensuite son pays pour venir  ici en Martinique, enfin Grand-Rivière  sa précédente paroisse, pour venir  chez nous afin d’être notre serviteur,  en se rendant ainsi disponible pour  nous, tous les jours et tout le temps.  Comme les invités de la noce, peut- être sera-t-il maltraité, il y aura des  incompréhensions, mais en tant  que prêtre ce sera à lui de donner  les directions à suivre, de protéger  les plus faibles... Et c’est au nom du  Seigneur que l’archevêque a demandé  au père Aizo d’accepter notre  communauté avec notre dynamisme,  notre inventivité, nos limites, car il  manque de vocation chez nous. Malgré l’inquiétude du changement  de prêtre en plein chantiers  ECCLESIA ’M 2020 !, Mgr Macaire nous  a invités, comme dans la parabole, à  aller chercher nos frères et sœurs qui  ont tellement besoin de l’amour du  Seigneur, d’entendre ses paroles de  paix et de réconciliation. La mission  qu’il nous a confiée est déjà là, mais il  nous faut aller plus loin. Aller chercher  ceux qui ne sont pas invités au festin  du royaume en leur disant « Venez ! ». La célébration s’est poursuivie par le  rite où l’évêque confie au prêtre la  charge de la paroisse. La main posée  sur le livre de la Parole, il affirme  vouloir accomplir avec sagesse et  dignement le ministère de la Parole,  célébrer les mystères du Christ,  les sacrements, la messe selon les  traditions de l’Eglise. Conduire la  communauté sur le chemin du service  de l’Evangile afin qu’elle soit un signe  de la Bonne Nouvelle de Dieu. Et  après avoir dit avec foi la prière de  Nicée Constantinople, il a promis de  rester en communion avec l’Eglise  Catholique, d’accomplir ses devoirs,  de transmettre fidèlement la Foi et  d’offrir son soutien à notre archevêque  avec l’aide de Dieu. Alléluia ! Conseil pastoral paroissial Paroisse Notre-Dame de l’Assomption  ■ Installation du père Gilles Aïzo, nouveau curé de Sainte-Marie ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 9 VIE DU DIO\bÈSE

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Nous avons là un catalogue de  mesures concourant à l’objectif  fixé, à propos desquelles un  certain nombre de dispositions  administratives pratiques ont été  présentées aux prêtres du diocèse  par l’évêque. L’urgence de l’action face au  combat spirituel dont sont l'objet  les familles, implique l'application  immédiate des dispositions arrêtées.  La responsable diocésaine, Muriel  Novarre, de concert avec l’aumônier  le père Wilfried Bannais, ont préparé  le mouvement à vivre dès maintenant  sa mission dans ce nouvel élan qui  était une attente forte. L’ACPM insiste pour rappeler que ce  cheminement proposé est un temps  de discernement de la vocation, de  sorte qu’il soit vécu le plus en amont  possible, libre de tout engagement  de date, de traiteur ou autres  contingences qui entravent parfois  la liberté de la réponse. En un mot,  prenons le temps de la préparation,  prenons le temps des fiançailles ! Le  26  septembre  dernier,  autour  de  Mgr  David  Macaire,  était  réunie  l’Assemblée  générale  du  clergé\b  A  cette  occasion,  les  modalités  pratiques  de  la  préparation  au  sacrement  du  mariage  étaient  revues  sous  l’impulsion  de  notre  archevêque\b  Cette  mission  spécifique  du  1 er  chantier  «  Accompagner  et  protéger  la  famille  »  se  devait  d’être renouvelée par l’Esprit Saint, dans l’objectif de fonder des couples solides dans  leur engagement, et bénéficiant d’une collaboration plus efficiente entre les prêtres  et les laïcs au service dans les Centres de Préparation au Mariage (CP\iM)\b L ’occasion de rappeler que  l’Association des CPM (ACPM)  tient sa mission directement  de l’évêque, qui attend d’elle qu’elle  s’attache à accompagner les couples  discernant leur vocation au sacrement  du mariage chrétien catholique.  Par l’Accueil, l’Accompagnement  et le Témoignage, l’objectif est de  faire découvrir à ces couples le  sens profond, ainsi que toutes les  richesses contenues dans ce beau  sacrement institué par Dieu lui-même  (Genèse 2:18-24). S’il est vrai que la  grâce de Dieu y opère, il est aussi  salutaire que ces mêmes couples en  connaissent également les exigences.  Une présentation complète garante  de la prononciation d’engagements  éclairés et solides, fondement de  familles durables et véritables Eglises  domestiques. L’ambition de Monseigneur, partagée  avec conviction par l’ACPM, est celle  exprimée dans la référence 1613 du  Catéchisme de l’Eglise Catholique  (CEC) : « que le mariage soit le signe  efficace de la présence du Christ ».  Le couple ainsi engagé devient à son  tour sacrement, en ce sens qu’il montre  Jésus ! Permettre l’incarnation d’une telle  volonté inspirée du Saint Esprit,  obligeait la mise en œuvre de décisions  concrètes : ■ une préparation au sacrement du Mariage sous la forme d’un cheminement d’au moins un an ; ■ un accueil du couple par l’Eglise en la personne du prêtre, puis une  orientation par ce dernier vers l’ACPM  dont il aura précisé l’importance et le  caractère obligatoire de la mission ; ■ un accueil des couples par les permanences de l’ACPM, au moment  de leur inscription sur une session de 5 à  6 rencontres thématiques. Présentation  également de tous les temps forts qui  jalonneront leur année de préparation  (Week-end des fiancés, Samedis de  l’ACPM, retraites, récollections…) ; ■ la proposition d’une cérémonie  solennelle des fiançailles ; ■ le suivi de la session ACPM par le couple  avec, le cas échéant, une fiche navette  entre le mouvement et le prêtre ; ■ des Entretiens individuels et en couple  par le prêtre selon son discernement ; ■ une invitation faite par le prêtre aux  membres du couple d’intégrer un service d'Eglise  via les différents  mouvements ou missions existants ; ■ un contact bilan avec le couple par  la paroisse dans l’année suivant le  mariage. d’intégrer un Pour nous joindre : Pour nous joindre : Muriel Novarre  ■ L’ACPM au cœur d’ E CCLESIA ’M 2020 ! Un mouvement au service d’un sacrement acpm972@gmail.com/acpm facebook/téléphone 0696 447 484 VIE DU DIO\bÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 10

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L 'après midi a été ponctuée par  des temps qui permettaient  à chaque couple de se laisser  déranger dans son quotidien grâce  à l'Esprit  Saint qui a été invité dès  l'ouverture. Mgr Macaire nous a enseignés sur  ce thème porteur d'espérance en ce  début d'année pastorale : Il nous a interpellés sur nos actions  pour aller vers Dieu comme l'aveugle  en la personne de Bartimée, mendiant  aveugle qui lâche tout pour  aller vers  Jésus : il fait un acte total. Jésus nous  demande : Que veux-tu que je fasse  pour toi ? et pour cela je dois tout  lâcher en  lien avec Genèse 2,24 :  C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. A  nous de répondre à travers la vue que  Jésus nous donne : qu'est-ce que tu  veux vraiment ? Le chap. 8  de Tobie a  aussi été cité  comme exemple. Tobie et  Sara prient tous les deux avant de s'unir.  Dans cette prière, nous retrouvons ce  verset : que veux-tu que je fasse pour  toi ? Chacun a la responsabilité de  l'autre, et la question qui suit celle-ci  est : En quoi je suis aveugle ? Qu'est-ce  que l'autre m'a donné que je ne vois  pas ? Enseignement très riche avec  des exemples concrets ou chacun se  retrouve. Le temps de carrefour où les couples  témoignent, échangent en répondant  aux 3 questions posées :      Est-ce important de faire un bilan  de votre vie familiale ? Pourquoi ?     Dans  votre fonctionnement  individuel et en couple, quels  changements vous semblent  nécessaires et urgents ?     Vous laisserez-vous guider par  l'amour du Christ dans toutes vos  décisions ? Le temps d’atelier de couples a permis  à ces derniers de se poser la question  entre eux : Que veux-tu que je fasse pour toi ? Question qui permet de  s'ouvrir à l'autre et ne pas regarder que  son nombril. Cette réflexion  amène les  couples à prendre conscience qu'ils ne  forment qu'une seule chair. A l'issue de cette après-midi  très riche,  nous ne pouvons que vous proposer  notre prochain samedi de l'ACPM qui  aura lieu le 13 janvier 2018. A bientôt !  ■ Le  samedi  14  octobre  2017,  de  13h30  à  17h30,  s'est  déroulé le 1 er samedi de l'ACPM de cette année pastorale  tournée vers  ECCLESIA 'M 2020 !  Le thème :  Que veux-tu que  je fasse pour toi ?  (Marc 10,51)\b   Samedi de l'ACPM ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 11

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L es membres de l’accueil ont pour  mission d’accueillir les fidèles  en leur souhaitant la bienvenue  et en leur proposant les différents  bulletins (Eglise en Martinique, bulletin  paroissial), les feuillets de chants ainsi  que d’éventuels messages venant de  l’archevêché. De façon systématique tous ceux  qui ont une responsabilité au sein  de la paroisse portent un badge  indiquant leur prénom et faisant  mention de leur fonction. Ainsi en  est-il des ministres de la Communion,  des lecteurs, de la sacristine, de la  responsable des servants d’autel, de  l’équipe du comptage de la quête.  Par ailleurs, une pancarte signale les  places réservées aux personnes à  mobilité réduite, ce qui permet aux  ministres de la Communion de leur  porter le Corps du Christ. Pour ce qui concerne le volet sécurité,  lors de chaque célébration, une  équipe de secouristes formés par un  paroissien, instructeur de secouristes,  est disponible pour intervenir en cas  de besoin.  Grâce à la générosité des fidèles, cette  équipe dispose déjà de tout le matériel  nécessaire pour les premiers secours.  Avec le concours de ces secouristes,  notre communauté a pu bénéficier  de deux séances de simulation de  séisme. Ces exercices ont eu lieu à  la fin des célébrations des 7 et 22  octobre derniers. Les paroissiens ont  donc été initiés à la conduite à tenir  en cas de risque majeur. Si le deuxième chantier est celui  qui a trouvé au plus tôt un début  d’application, il n’est cependant pas  le seul qui retienne l’attention des  fidèles. Les autres chantiers sont en  cours d’élaboration pour leur mise  en forme. A l’initiative de quelques  jeunes, la Pastorale a vu le jour avec  une première réunion qui s’est tenue  le dimanche 15 octobre. Elle compte  désormais une dizaine de jeunes  qui a décidé de se réunir chaque  quinzaine et de continuer à faire  appel aux autres jeunes. D’ores et déjà le 2 ème  samedi de  chaque mois, la messe est animée  par les jeunes du cheminement. Ils  assurent de ce fait la décoration de  l’église, les chants, les lectures ainsi  que la quête. Les premiers pas vers E CCLESIA ’M 2020 ! sont franchis, mais nous  sommes conscients qu’il nous reste  encore du chemin à parcourir. Marie-Claude Téchy Responsable paroissiale  de l’équipe d’accueil  ■ Pour  avoir  été  douze  de  la  paroisse  saint  Jean-Baptiste  de  Basse-Pointe  à  prendre  part  à  l’Assemblée  synodale  du  25  mars  2017  autour  du  chantier  n°2,  la  réflexion  post-synodale  sur  la  manière  d’accueillir  les  fidèles  lors  des  célébrations  a  pu  vite  trouver une application concrète\b Ainsi, pour nos assemblées dominicales, un service  d’accueil et de sécurité est désormais mis en place, aussi bien au Bourg que dans la  chapelle de Démare\b Fruits d' E CCLESIA ’M 2020 ! Échos de la paroisse de Basse -Pointe VIE DU DIO\bÈSE Échos de la paroisse de BasseÉchos de la paroisse de Basse ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 12

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EeM : Bonjour Laurent, vous êtes le président de la FEMAC depuis janvier 2016, pouvez-vous nous rappeler ce qu’est la FEMAC et quels sont les mouvements qui la composent ? La FEMAC est la Fédération des  Mouvements d’Action Catholique  spécialisés. En 2007, la FEMAC était  constituée de 5 mouvements  : le CMT  (Chrétiens du Monde du Travail), le  CMR (Chrétiens du Monde Rural),  l’ACMSS (Action Catholique des  Milieux Sanitaires et Sociaux), les  Equipes Enseignantes et le MRJC  devenu AJC (Action de la Jeunesse  Catholique). EeM : De nouveaux mouvements sont-ils apparus et lesquels ? Oui, d’autres mouvements et  pastorales l’ont rejoint : l’ACE  (Action Catholique des Enfants),  les EDC (Les Entrepreneurs et  Dirigeants Chrétiens), la Pastorale  des Artistes, la Pastorale de la Mer  et bientôt, la Pastorale du Tourisme.  Ces mouvements et pastorales ont  compris les enjeux pour le diocèse,  et pour la société martiniquaise,  explicités par Mgr Macaire : sans une  action catholique structurée et surtout  unie en Eglise, nous ne pourrons pas  remplir cette mission délicate, mais  déterminante pour la Martinique. EeM : La FEMAC est engagée dans le chantier 4 d’ECCLESIA’M 2020 ! : Quelles sont vos missions ? Nos principales missions, fixées par  Mgr Macaire, sont :  -   promouvoir  l’encyclique  Laudato Si et la Pensée (ou Doctrine)  Sociale de l’Eglise décrivant  comment l’Évangile éclaire les  problèmes particuliers de la société  martiniquaise.  -  continuer à développer les  mouvements et pastorales  spécialisées dans les secteurs  professionnels non accompagnés  par l’Eglise.  -  aider la Pasto Jeunes, notamment  pour l’insertion des jeunes en  difficulté et le rapport des jeunes au  monde professionnel. EeM :  Vous êtes également concernés par les travaux de l’OSPEM ? Effectivement, l’OSPEM a été créé  à la suite d’un événement mis en  place par l’Action Catholique. Et par  sa méthode et par l’appartenance de  certains de nos membres à l’OSPEM  (singulièrement son coordinateur),  nous restons en contact avec celui-ci.  Mais l’OSPEM est maintenant  un service diocésain dégagé de  l’Action catholique. En tant que  tel, il est rattaché directement par  son coordinateur et son aumônier à  l’Archevêque. EeM :  La fête du Christ-Roi, le 26 novembre 2017, est aussi la fête de l’Action catholique, pourquoi ? Cela ne date pas d’hier. En effet, le pape  Pie XI a instauré cette fête liturgique  en 1925 par laquelle il voulait inscrire  la primauté du Christ au double plan  social et politique  ; il a mis en exergue  l’action catholique. En Martinique,  ce sont les aumôniers de l’époque, et  particulièrement Mgr Gaston Jean- Michel, qui ont proposé que l’Action  catholique martiniquaise marque elle  aussi cette fête liturgique. EeM : Qu’avez-vous prévu pour cette fête du Christ Roi ? Le thème retenu est : « Tu n’es pas  seul ». Trois manifestations sont  programmées :  -   22 novembre : Concert de la Pastorale  des Artistes au Grand Carbet, de 19h  à 22h -  24 novembre : Opération « Porte  un ruban bleu » au poignet dans  le milieu professionnel et scolaire,  signe permettant de se reconnaître  entre collègues ou camarades  chrétiens. -  26 novembre, fête du Christ  Roi : Messe présidée par le père  Henderson, Aumônier de l’Action  Catholique, au Lamentin. Une prière  liée au Message sera aussi lue dans  l’ensemble des paroisses du diocèse. EeM : Et pour cette nouvelle année pastorale ? Les mouvements et pastorales  gardent leurs programmes propres.  Mais, après le temps fort spirituel du  Christ Roi, un autre temps fort « Défi  d’aujourd’hui pour la Martinique de  demain » est prévu la semaine du  21 avril (date du décès de Mgr Jean- Michel). Le thème choisi est « Ba nou  fòs la  ». Comme l’année dernière, les  chrétiens, et tous les Martiniquais qui  le souhaitent, pourront se mobiliser. Merci Laurent, et bonne fête à  l’Action catholique.  Propos recueillis par Michel Déglise  ■ Le Pape Pie XI a institué la fête du Christ-Roi, en promulguant l’encyclique  Quas primas  en 1925, pour rappeler les pouvoirs du Christ et son règne  universel\b  Depuis  la  création  de  cette  fête,  les  mouvements  d’Action  Catholique, œuvrant à la transformation du champ social et économique  « selon l’esprit de l’Evangile », célèbrent leur fête le dimanche du Christ- Roi\b A cette occasion, nous avons rencontré Laurent Vestris, Président  de la fédération qui regroupe ces mouvements en Martinique, la  FEMAC\b Le Pape Pie XI a institué la fête du Christ-Roi, en promulguant l’encyclique  en 1925, pour rappeler les pouvoirs du Christ et son règne en 1925, pour rappeler les pouvoirs du Christ et son règne  universel\b  Depuis  la  création  de  cette  fête,  les  mouvements  d’Action universel\b  Depuis  la  création  de  cette  fête,  les  mouvements  d’Action  Catholique, œuvrant à la transformation du champ social et économique Catholique, œuvrant à la transformation du champ social et économique  « selon l’esprit de l’Evangile », célèbrent leur fête le dimanche du Christ- Le Pape Pie XI a institué la fête du Christ-Roi, en promulguant l’encyclique Le Pape Pie XI a institué la fête du Christ-Roi, en promulguant l’encyclique  en 1925, pour rappeler les pouvoirs du Christ et son règne en 1925, pour rappeler les pouvoirs du Christ et son règne  universel\b  Depuis  la  création  de  cette  fête,  les  mouvements  d’Action  ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 13 Fête de l'Action catholique

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Chiffres, statistiques et contexte de pauvreté en MARTINIQUE 3 Suite à différentes rencontres et échanges avec des acteurs de l’action caritative,  plusieurs  besoins  se  sont  manifestés  :  un  lien  plus  direct  avec  les  institutions  ecclésiales et leurs responsables, une meilleure connaissance et coordination  des différentes actions sur le terrain, un conseil de l’évêque, davantage d’ambition  devant l’ampleur de la tâche,… Ces rencontres, pleines d’espérance, ont permis  à chacun d’expérimenter encore une fois que « à tous on peut tout  ! »  C ’est pourquoi, Mgr David Macaire a  décidé la constitution d’un Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité (CDSC) pour rassembler l’ensemble  de ces acteurs. Ainsi, le Comité sera composé  des représentants de toutes les institutions  qui œuvrent envers les pauvres, contre les  misères, dans le domaine de la charité : le  Secours Catholique, la Société Saint-Vincent- de-Paul, la Pastorale de la santé, la Pastorale  des migrants, l’aumônerie de la prison, des  experts et acteurs de la société civile, des  membres du clergé et tout autre représentant  de groupe portant des initiatives dans le  domaine caritatif.  Ce Comité se réunit trois fois par an (une  fois par trimestre), sous la présidence de  l'évêque, en sessions ordinaires, dans le  respect des compétences et des spécificités  de chaque membre. L’évêque a confié à Patrick Domergue (marié,  49 ans, père de trois enfants, travailleur  social, spécialisé dans accompagnement  éducatif et en management de projets dans  le domaine socio-judiciaire) la charge de  secrétaire et d’animateur du CDSC. Il est  ainsi, au service de toutes les personnes  et institutions travaillant contre la misère  dans notre diocèse, chargé essentiellement  d’organiser les réunions de ce Comité, en  accord avec l'évêque.  Il s’agit principalement de conseiller  l’évêque et les responsables de l’Eglise  (curés, responsables de mouvements, de  pastorales et d’associations…) dans les  domaines de la précarité, de l’exclusion,  des addictions, de la prison, de l’errance  et de l'accueil des migrants… Ce comité est  un espace d’observation, de réflexion et  d’analyse pour notre diocèse. Il fera aussi le  lien entre les associations, les mouvements,  les différents acteurs caritatifs d'une part, et  les communautés du diocèse et de l'Eglise  d'autre part. Il sera donc un lieu d’échanges,  de collaboration et de coopération pour tous  les opérateurs chrétiens de la charité.  La mission du CDSC consistera à mettre  les personnes en situation de pauvreté au  cœur de l’action ecclésiale. Au cours de ses  réunions, il devra : -  Réfléchir aux actions pédagogiques en  direction des fidèles.  -  Faire le lien entre les paroisses et  mouvements et les grandes associations  caritatives, et faciliter le travail de celles-ci  dans l’Eglise.  -   faire en sorte que tous les chrétiens de notre  diocèse entrent dans la « diaconie », c’est- à-dire « le service de l’amour du prochain exercé de manière communautaire et ordonnée » 1. -  Aider ses membres à créer des espaces de  rencontre et de partage entre les fidèles  de tous âges et toutes conditions et les  personnes en situation de pauvreté.  -  Promouvoir et piloter l’organisation de la  Journée Mondiale des Pauvres, fixée au  33ème  dimanche du temps ordinaire par  le pape François (« Je souhaite que les communautés chrétiennes, (…) œuvrent pour créer de nombreux moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide » 2) , en fédérant toutes les dimensions  du monde caritatif et de l’Eglise. Le Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité (CDC) 1 « Deus Caritas est », encyclique du pape Benoît XVI2 Message du pape François pour la journée Mondiale des pauvres 3 Chiffres issus des Journées de cohésion sociale et de lutte contre la pauvreté – 29 et 30 novembre 2016 MINIMAS SOCIAUX •  3 fois plus de personnes touchant les  minima sociaux que dans l’Hexagone •   20% de pauvres en Martinique (13% en  France)/=> 33% à Fort-de-France, 8 ème  grande ville française la plus pauvre •   15% de la population vit avec moins de  413  par mois, avant prestations sociales •   9% des Martiniquais vivent exclusivement  avec les revenus de la CAF •   27% de la population bénéficie de la CMU •   38 902 bénéficiaires du RSA à fin 2014  •  La Martinique est le 3 ème  département  le plus inégalitaire de France, après La  Réunion et Paris •  53 512 demandeurs d’emploi (catégorie  A, B, C) sont recensés en septembre 2014. CHOMAGE •  Le taux de chômage est officiellement de  21%, mais de plus de 60% chez les jeunes      de moins de 26 ans •  Le  4 ème département en matière de  délinquance et d’insécurité ILLETRISME •  L’enquête IVQ (Information Vie Quotidienne,  Insee 2014) a estimé à 13% la part de la  population martiniquaise en difficulté grave  ou forte à l’écrit. L’EGLISE ET LE TRAI\oTEMENT DE LA MISÈR\oE  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 14

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La Société Saint-Vincent de Paul Fondée par Frédéric Ozanam, sa  mission est d’aller à la rencontre  de personnes défavorisées et de leur apporter tant un soutien moral  qu’une aide matérielle concrète, un accompagnement personnalisé  pour 272 membres dans 24 conférences en Martinique. Elle fait le relais  entre la paroisse, la commune et les institutions lors de ses visites et  accompagnements (18880 en 2016). Elle dispose d’un jardin solidaire  créole encadré, d’une résidence sociale de transit, d’un centre de  formation et elle aide à la réinsertion professionnelle. Elle vit de ses  activités, des dons privés et publics, des partenariats autour de projets.  Deux projets en particulier pour 2018 : l’un concerne les risques majeurs  et l’autre les personnes de la rue.  Présidente : Régine Pognon  11 avenue de la Plaine – Montgérald - 97200 Fort-de-FranceTél : 0596 75 20 08 / Fax : 0596 75 36 98  - www.ssvpcd92.fr st-vincent-de-paul.association@wanadoo.fr Le Secours Catholique de Martinique Sa mission est d’apporter, partout où le besoin s’en fait sentir,  tout secours et toute aide directe ou indirecte, morale ou  matérielle. Il s’adresse à toute personne vivant une situation  de pauvreté. Il accompagne des chômeurs, des travailleurs  pauvres, des jeunes, des familles monoparentales, des retraités avec de  faibles revenus, des migrants, des personnes âgées isolées. Les 27 équipes de  la Délégation de Martinique animent divers dispositifs d’accompagnement :  épiceries sociales, redynamisation vers l’emploi, aide à la création de micro- projets, aide à la parentalité, équipes de jeunes, ateliers pour séniors.  Déléguée : Marcette Louis-Joseph - 50, rue Robespierre – Terres-Sainville Permanence : du lundi au jeudi 8h-12h et 14h-16h Vendredi : 8h-12h et 14h-15h - Tél : 0596 63 50 94 - Mail : martinique@secours- catholique.org La Pastorale diocésaine de la santé :  un service d’Église auprès des  personnes malades, âgées, isolées ou  porteuses de handicap, d’une part, et  auprès des professionnels de santé, d’autre part.  Composée de professionnels de santé, de visiteurs de malades et de ministres  extraordinaires de la communion aux malades, elle assure la coordination et  le lien avec les équipes paroissiales de la pastorale de santé et les aumôniers  d’hôpitaux.  Elle favorise également l’écoute des professionnels de santé, et organise des  temps de formation et d’échanges sur différents thèmes liés à la santé. L'attention et le soutien spirituel portés aux plus fragiles s'articulent autour  de visites à domicile, à l’hôpital et en maison de retraite, par la communion  portée aux malades et par des célébrations eucharistiques... Déléguée diocésaine : Jacqueline Mœtus :0696 41 91 93 La Fraternité Lataste de Martinique Le père Lataste, dominicain, fonde une  congrégation qui réunit des femmes  marquées par la prison, la drogue,  l’alcoolisme, la prostitution et d’autres  femmes moins éprouvées. Une fraternité  d’espérance et de miséricorde, regroupant des laïcs,  avec un accueil d’égal à égal. Le principe de la discrétion  reste fondamental (dire son prénom suffit pour être  accueilli). La Fraternité Martinique se rassemble à la salle  paroissiale du François, tous les premiers vendredis du  mois, de 18 heures à 20 heures.  Contact : Raphaël Monta - Tel : 0696 21 44 81    mail : fraternitelatastemartinique@gmail.com La Pastorale des migrants Le diocèse de la Martinique répond  à l'appel du Christ avec la Pastorale  des migrants. Les migrants sont des gens qui  laissent leur pays pour plusieurs raisons :  Parce qu’ils  sont en danger, à cause de la pauvreté, à cause du climat.  Elle accueille la personne dans le respect de son  identité culturelle et l’écoute avec tout ce qui l’habite :  ses questions, ses souffrances, sa quête de sens, sa joie,  sa foi, ses relations.   Délégué diocésain : Père Francky Vilsaint Paroisse de Saint Christophe - tél. 05 96 71 48 86 La MAFAD  (Maison d'Accueil des  Familles & Amis des Détenus) ouverte  à tous pour soutenir la famille pendant  la durée de l’incarcération, favoriser le  maintien des liens familiaux, assurer   un accueil régulier dans "la salle d’attente", distribuer  des vêtements décents,  favoriser l’information  (fonctionnement des parloirs, administration  pénitentiaire, relais vers les services sociaux, associations,  services administratifs). Elle dispose d'un Espace enfants  (animation, prises en charge), et participe aux chantiers  d'insertion professionnelle avec ASL et SPIP.   Horaires : 8h30-11h, du mardi au samedi. Siège social au CP de Ducos-Champigny Adresse postale BP 7014 Schoelcher 97213 Tél : 06 96 29 54 96 & 06 96 45 77 36  Mail :  mafad.martinique@gmail.com La Société Saint-Vincent de Paul Fondée par Frédéric Ozanam, sa mission est d’aller à la rencontre Quelques mouvements d'entraide et de solidarité à l’œuvre dans le diocèseQuelques mouvements d'entraide et de solidarité à l’œuvre dans le diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 15

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EeM : Monseigneur, que fait l’Eglise pour nos frères et sœurs qui sont « dans la rue » ? Il y a plusieurs initiatives et de  multiples actions. Le phénomène  est important. Il a un grand impact  sur les jeunes et sur les familles.  Mais il est relativement récent chez  nous avec cette ampleur (certaines  études parlent de plusieurs milliers  de personnes vivant dans la rue, dont  plusieurs centaines en permanence  !).  J’avoue que la coordination de tout  ce travail est balbutiante, tandis qu’au  nom de l’Évangile, une réponse  déterminée, ambitieuse et vaste  s’avère nécessaire. Je peux vous  dire, cependant, que nous avons  commencé une réflexion avec les  grandes associations caritatives, la  pastorale des migrants, mais aussi  avec les fidèles et les prêtres qui ont  pris des initiatives locales.  EenM :  Quels sont les fruits de cette réflexion ? Tout d’abord, nous avons distingué les  différentes populations concernées  par la rue. C’est utile pour apporter des  réponses adaptées. Un migrant sera  sans famille et sans droit, parfois sans  argent, mais plein d’espérance pour  s’en sortir ; une prostituée gagnera  de l’argent (souvent pour nourrir une  famille à l’étranger) et aura besoin  d’un accompagnement spécifique ;  un drogué ou un errant vivant H/24  dans les rues aura besoin de soins  physiques et mentaux, de protection  face aux trafics, d’hébergement et  de nourriture saine ; des jeunes en  échec et décrocheurs (plutôt des  garçons) ont besoin d’un traitement  social avec des éducateurs pour  combattre l’oisiveté ; des délinquants  et trafiquants, parfois des repris  de justice, victimes d’une culture  de mort, ne seront pas forcément  accueillants et ouverts à l’aide que  nous voudrions leur apporter, etc. Il ne  faut pas non plus oublier les familles,  et en particulier les mamans qui ont  vraiment besoin d’accompagnement  face à cette épreuve terrible d’avoir  un enfant dans la rue.  EenM : Y a-t-il des points communs entre toutes ces situations Oui, bien sûr ! D’abord, il y a la  rue elle-même. Nous sommes tous  concernés par la cohabitation dans  l’espace public de ces différentes  populations entre elles, mais aussi  avec les usagers, les commerçants,  les pouvoirs publics, etc. Là naît un  sentiment (malheureusement fondé)  de rejet, d’exclusion et d’isolement.  Mais parmi les caractéristiques  propres de ces frères, on peut lister  la précarité et le déséquilibre sexuel et  affectif, la violence et l’insécurité, les  stupéfiants et les trafics… Ensuite, il  paraît clair que nombre de ces frères  de la rue connaissent des blessures  psychologiques liées à des drames  sociaux et familiaux. Enfin, et c’est  peut-être une clé intéressante, la rue  est aussi liée à une véritable indigence  spirituelle… Dieu n’est pas absent de  la rue, mais il n’y est pas célébré  et prié par ceux qui y vivent. Ils se  sentent abandonnés, même de Lui… EenM :  Alors, quelles sont les propositions de notre Eglise !? Tout d’abord, l’action immédiate qui  se réalise déjà, notamment grâce aux  associations caritatives : celle que le  Christ définit dans la parabole du  Jugement dernier (Mt 25, 31-46) :  nourrir, donner à boire, soigner,  visiter, accueillir. On peut aussi  ajouter « annoncer la Bonne Nouvelle  aux pauvres » (Lc 4,18/7,22) ; c’est  aussi une nécessité vitale ! Tout ceci  n’est une option pour personne,  surtout pour les fidèles de Jésus. De façon plus spécifique, et d’après  la réflexion en cours, quatre  orientations sont possibles (que l’on  retrouve aussi, d’une certaine façon,  dans  E CCLESIA ’M 2020 !) :      Mettre l’accent sur la famille et  l’éducation : pour éviter les drames  qui jettent les jeunes dans la rue,  il faudra aider les familles dans  l’éducation (visites, rencontres…),  créer des groupes de parole et  de soutien des mamans, former  des éducateurs et soutenir les  mouvements de jeunesse.     Être en sortie dans les rues :   pour guérir l’espérance des jeunes,  il faudra créer un lieu de paix et  de guérison psycho-spirituelle, des  évènements et temps forts (concerts,  forums de rue…), des contacts  personnels ; être présent lors des  moments douloureux et dramatiques,  pour imprégner la culture de  l’Évangile, bâtir une pastorale  particulière : en Guadeloupe, un  prêtre, le père Paul-Antoine, est  nommé à temps plein pour ces frères.     Changer le regard des fidèles  sur cette réalité et susciter des  acteurs : grâce à la prédication des  prêtres et des éducateurs, que les  fidèles apprennent à s’exprimer avec  amour et non avec des préceptes  négatifs et stigmatisants, qu’on fasse  faire une expérience en ce domaine  au Catéchisme et au Cheminement  ;  on pourrait aussi proclamer,  pourquoi pas, une année diocésaine  « des frères de la rue » pour inviter  tous et chacun à créer des initiatives.  C’est à l’étude.     Lutter contre la culture  mortifère :  mener des actions  communes avec des prêtres et des  artistes, essayer de comprendre et de  prendre un temps gratuit, et mieux  investir la culture jeune pour essayer  de la purifier.  ■ L’Eglise et les Frères de la Rue L’EGLISE ET LE TRAI\oTEMENT DE LA MISÈR\oE  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 16

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Bonjour Laurent, vous travaillez à l'ACISE, pouvez-vous nous dire ce qu'est cette association ? Bonjour, l'Association Citoyenne  pour l'Insertion Solidaire et  Economique de la Martinique a  pour but premier de lutter contre  l'exclusion sociale et la grande  précarité. En quoi consiste votre travail ? Notre mission est de venir en aide  aux personnes sans domicile fixe,   aux malades psychiatriques et aux  personnes en grande précarité afin  de lutter avec eux contre leurs  difficultés du quotidien. Quelles sont les personnes que vous rencontrez dans la rue ? Des personnes en grandes  souffrances, qui parfois n'ont plus  de repères stables et qui sombrent  dans l'addiction de produits  détruisant leur vie. Chacune a sa propre histoire, mais comment se retrouve-t-on dans cette situation ? Une rupture familiale, relationnelle,  un licenciement, de mauvaises  fréquentations et bien d'autres  cas entraînent ces personnes qui  se retrouvent seules face à leurs  difficultés dans un mode de vie  néfaste. N'y a-t-il pas de plus en plus de personnes en situation de grande précarité en Martinique ? Des jeunes et des moins jeunes aussi ? La population est vieillissante,  et une partie de cette population  est en difficulté ; par ailleurs, une  forte proportion de la jeunesse,  confrontée au chômage, sombre  dans la drogue, l'alcool, en se  retrouvant en errance de plus en  plus jeune, parfois même à 16-17  ans. On les retrouve dans la rue. La famille martiniquaise joue t-elle toujours son rôle de soutien, notamment par rapport aux jeunes ? La famille martiniquaise  lutte pour tenir son rôle, mais  malheureusement très souvent  abandonne assez vite face à  l'ampleur du fléau qui très souvent  la dépasse. Comment les aidez-vous à se réinsérer dans la société ? En leur proposant un soutien  psychologique et psychiatrique si  besoin, par l'accompagnement pour  leurs démarches administratives,  des formations, mais surtout une  écoute effective tous les jours par  un personnel très présent et engagé  dans sa mission. Merci Laurent. Propos recueillis par Michel Déglise  ■ Interview de  Laurent Lagier N’aimons pas en paroles, mais par des actes À la lumière du « Jubilé des personnes socialement exclues », alors que dans toutes les cathé- drales et dans les sanctuaires du monde les Portes de la Miséricorde se fermaient, j’ai eu l’intui- tion que, comme dernier signe concret de cette Année Sainte extraordinaire, on devait célébrer  dans toute l’Église, le 33 ème  Dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. Ce sera la  meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers, qui s’est  identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde (cf. Mt 25,31-46).  Ce sera une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière  dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de  notre maison (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale.  Pape François. Source : https://www.paris.catholique.fr/ Cette 1 ère Journée mondiale des pauvres du 19 novembre 2017, nous invite à vivre une charité contagieuse, avec l’appui des communautés, mouvements et associations d’entraide et de solid\ arité œuvrant dans le diocèse de Martinique. ‘‘ ‘‘ ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 17

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C es paroles sont du bienheureux  Paul VI qui s’adressait, en 1977,  aux évêques du Sud-Ouest de la  France. Elles sont toujours d’actualité.  La liturgie requiert un profond respect.  Respect qui se traduit par différents  points comme l’attitude, le silence  priant, la tenue vestimentaire. Beaucoup prétextent que Dieu ne  regarde pas l’habit, mais le cœur, pour  se vêtir avec désinvolture et venir  ainsi à la messe. Cela est regrettable,  car même si Dieu nous accueille tel  que nous sommes, il nous rassemble  pour faire Eglise, c’est-à-dire nous  constituer en un ensemble. Pour le  coup, je ne m’habille pas seulement  pour moi, mais aussi pour les autres.  En Matthieu 22,11-13, Jésus rapporte  dans une parabole comment, à la  demande du roi, un homme fut chassé  de la salle du banquet de noces parce  qu’il ne portait pas les vêtements de  noces. La tenue vestimentaire indique  le respect aux autres. Nous notons  l’effort qui est fait lors des funérailles  (encore que, un certain relâchement  commence à se faire) pour la tenue.  Pourquoi à la messe l’effort n’est-il  plus le même ? Venir prier le dimanche  dans une église est-il donc si banal que  ça ? Venir à la rencontre du Seigneur peut-il être mis sur le même plan que  d’aller faire ses courses ? Il est vrai  qu’aux Antilles nous avons encore à  remarquer que cela fait partie de nos  traditions de savoir s'habiller pour  aller à la messe et que c'est une des  fiertés des prêtres et de notre peuple  que de voir des gens endimanchés  (félicitations à ceux qui font cet  effort !). Sans rechercher la somptuosité, nous  pouvons viser la dignité. Soyons pragmatique, rappelons  quelques points sur la tenue  vestimentaire. Pour les hommes : avoir une chemise  boutonnée au moins jusqu’à la base  du cou (ma foi, avec une cravate tout  est réglé…) et un pantalon ample (pas  moulant : ce n’est pas le lieu pour  laisser fantasmer la gente féminine).  Dois-je ajouter que les chaussures  font partie du lot ? Avoir une paire de  chaussures pour le dimanche, c’est  aussi économique… Pour les femmes (valable aussi pour  les jeunes filles), commençons par  l’amplitude du vêtement : Les juste- au-corps ne conviennent pas, puisque  les formes sont dévoilées. Ensuite, la  longueur des vêtements : au minimum,  une femme devrait être habillée à  l’église des épaules jusqu’aux genoux,  rassurez-vous, on peut descendre  jusqu’aux chevilles. Pour être précis,  les vêtements du haut recouvrent aussi  bien le dos que la poitrine et le ventre.  Attention aussi à la transparence du  tissu !!! Vous pensez bien que vous  n’aideriez pas ces messieurs à lever  les yeux vers le ciel, mais à les baisser  vers votre chair, sinon. Espérons que ces quelques notes  réveilleront certaines consciences  et nous permettent d’avancer dans  ce domaine. Ils n’ont pas pour but  de juger ceux qui ne s'habillent pas  "comme il faut" mais d'encourager  chacun à faire cet effort de son mieux...   L'essentiel étant de venir. Juger étant  beaucoup plus grave que de mal  s’habiller ! P. Christian Catayée  ■ « La liturgie catholique doit demeurer théocentrique. C’est sa nature même. C’est l’esprit de la rénovation  accomplie par le Concile. Permettez-nous de nous arrêter un instant à la célébration de l’Eucharistie. Elle se  situe bien au-delà d’une rencontre fraternelle et d’un partage de vie. Saint Paul ne craignait pas de la rappeler  aux chrétiens de Corinthe (1Cor. 11, 22). L’Eucharistie est essentiellement la réitération du sacrifice rédempteur  du Christ. C’est une réalité dont aucun ministre, aucun laïc n’est propriétaire. C’est un mystère sacré qui requiert  une atmosphère de gravité et de dignité, et ne supporte pas la médiocrité ou le laisser-aller du lieu, de la tenue  vestimentaire, des objets du culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! »  ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Quelle tenue vestimentaire dans l'église ? ? Question vestimentaire, des objets du culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! »  ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 18

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a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\i MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\ivérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\iX Téléphone : 06 96 3\i10 333 - E-mail : m\iichel\bpouch@wanadoo\bfr oui ,  j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br  sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b. oui , j\b  souhait\b  êtr\b  contacté  pour  un  r\bnd\bz-vous  au  S\brvic\b  d\bs  l\bgs  \bt  donations ou à mon \Sdomicil\b. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’\bspéranc\b \bn héritag\b M\bs coordonné\bs  ❏ Mm\b ❏ M\bll\b    ❏ M. Nom  Prénom Adr\bss\b   Cod\b postal Vill\b  Téléphon\b E-mail Paroiss\b  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\iINIQUE Dimanche 26 novembre 2017 On ira tous au Paradis ? Rediffusion Le paradis existe-il ? Tout le monde ira-t-il au paradis ? Quelle représentation s’en fait-on ? Pourquoi en avons-nous  encore parfois une vision onirique ? La Bible en fait-elle des descriptions ? Cette semaine Dieu m’est témoin termine,  avec ce troisième volet, sa trilogie consacrée au purgatoire, à l’enfer et au paradis. C’est le père Elvis Elengabeka, spiritain  et professeur d’exégèse à l’Université Catholique de Paris, qui conclut cette catéchèse cathodique. Il nous dira comment  les Écritures en parlent et nous rappellera que l’espérance d’être sauvé et d’entrer dans l’intimité de Dieu est le paradis. Dimanche 3 décembre 2017 Dire Dieu aux enfants ! Rediffusion Pourquoi la messe est-elle si « barbante » ? Pourquoi Jésus n’est-il pas une femme ? Pourquoi le tombeau de Jésus  était-il vide et pas le nôtre ? Faisait-il des bêtises quand il était petit ? Toutes ces questions posées par des enfants  pourraient aussi être les nôtres… Alors comment y répondre ? Comment raconter Dieu aux enfants ? Par quels moyens  leur transmettre la foi ? Que faire pour retenir leur attention et leur faire comprendre les mystères de Dieu ? C’est ce que  nous tentons de faire cette semaine dans Dieu m’est témoin.  MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ÉGLISE EN MARTINIQUE du19 novembre 2017 – n° 553 19

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Prière d’action de grâce  pour les dix ans de la FEM\iAC (Fédération des Mouvements d’Action \batholique) AU NOM DU PERE, Père, tu as renvoyé ton Fils dans le monde pour nous sauver, et nous dire : de sauvegarder, protéger, développer, cultiver la terre, notre mère et sœur. Tu as choisi parmi tant d’autres, les enfants, les jeunes, les adultes des mouvements d’actions Catholique pour proclamer l’Evangile de la Paix à toute la création, et au peuple martiniquais. Fais-nous croire, espérer, aimer ton œuvre. Tu nous dis : « Tu n’es pas seul ». AU NOM DE TON FILS, Christ Jésus, toi qui a donné ta vie pour nous éclairer, fortifier, libérer. Rends-nous solidaires de nos frères pour lutter contre les injustices, pour entrer dans une meilleure santé personnelle, relationnelle et collective. Renouvelle-nous dans la foi, l’espérance et la charité. Rends-nous attentifs à l’appel que tu as adressé pour répond\ re avec courage et détermination au travail de ta vigne, Prend nous parmi tes vendangeurs pour récolter ta moisson, et enfin \ chanter tes louanges. Tu nous dis : « Tu n’es pas seul ». AU NOM DE L’ESPRIT SAINT, envoie sur l’Action Catholique ton Esprit de lumière, Car les joies, les espoirs, les tristesses, les angoisses des Hommes de \ ce temps sont les joies, les espoirs, les tristesses, les angoisses des disciples\ du Christ ; Il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœ\ ur. Aide-nous à témoigner, accompagner les réalités vers Dieu créateur, Père de tous, et être les protagonistes d’un monde nouveau en marche pour lutter contre les anti-valeurs chrétiennes. Tu nous dis : « Tu n’es pas seul ». BA NOU FOSS LA TRINITE SENT AMEN Diocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France

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