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E g lise
en MARTINIQUE
Prépare-toi ! Voici la L umière…
N° 554
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
3 décembre 2017
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EDITORIAL
D
imanche dernier, l’Eglise célébrait la solennité de Notre
Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’univers. Aujourd’hui,
le 1
er dimanche de l'Avent ouvre une nouvelle Année
liturgique (Année B). L’Evangéliste Saint Marc nous aidera à
mettre nos pas dans ceux de Celui qui vient, notre Roi, pour
mieux apprécier ce qui est essentiel.
Jésus nous donne une consigne importante : « Veillez ! ».
Qu’est-ce qu’une belle messe ? C’est la question que nous pose
notre archevêque au moment de débuter cette nouvelle Année
liturgique. Nous verrons qu’en réalité, tout repose sur la rela\
tion
d’amour manifestée envers Dieu et envers les hommes. Tout doit
donc être soigneusement préparé pour répondre à l’invitation du
Christ. « Je vais rencontrer Jésus Christ et le célébrer ave\
c tous
mes frères et sœurs qui, comme moi, sont invités au repas de
noces de l’Agneau de Dieu », nous précise le père Bannais da\
ns
le commentaire de la Feuille de Route de la Famille.
La liturgie est mise en exergue dans cette édition. Le dossier
présenté sur la thématique nous permet de découvrir les différents
acteurs de la pastorale liturgique, mais également de redonner
tout son sens à la célébration du mystère pascal.
Pourquoi n’y a-t-il pas de Gloria durant les temps de l’Avent et de
Carême ? Des éléments de réponse nous sont donnés par le Père
Emmanuel Aine dans la rubrique « An tchè légliz-la ».
Nous continuons à suivre les avancées du plan pastoral
E
CCLESIA ’M 2020 ! dans les paroisses. Cette semaine, c’est celle
de Bellefontaine qui nous informe des différentes actions menées
dans le cadre de la Pastorale des parvis.
Grande joie pour notre diocèse ! Gaëtan Présent, actuellement
diacre sur les paroisses du Lorrain et Marigot, sera ordonné prêtr\
e
« pour servir et guider sans relâche le peuple de Dieu sous la
conduite de l’Esprit Saint ?". Mgr Macaire présidera la céré\
monie,
le 17 décembre prochain, à la cathédrale Saint Louis de Fort-de\
-
France. C’est un événement important pour la vitalité de l’\
Eglise
qui est en Martinique. Nous l’accompagnons de nos prières !
Le Seigneur vient à notre rencontre ! Restons éveillés… et
ouvrons notre cœur !
Bon temps de l’Avent et très belle Année liturgique à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• Qu’est-ce qu’une belle messe \b
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• Parole dominicale
• Avent : Jésus vient
• Solennité de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie (8 décembre)
•
ECCLESIA ’M 2020 ! Commentaire Feuille
de route de la famille
• Fruits d'
ECCLESIA ’M 2020 ! La pastorale
des parvis à Bellefontaine
• Les rendez-vous mensuels de l’OSPEM
• Gaëtan, futur prêtre !
• 1
ère Journée Mondiale des Pauvres :
La Conférence Saint Vincent de Paul
du Lamentin au cœur de l’action
• Pourquoi n’y a-t-il pas \qde Gloria durant les temps de l’Avent et de Carême \b
• Sœur Angèle de la Croix Mayaud
• Père Henri Demars • Une nouvelle Année liturgique commence !
• Les différents ministères de la liturgie
• Interview du diacre Paul Rougon, délégué diocésain à la pastorale liturgique
• Message du Pape pour l’Avent
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couv. : Crédit photo Béatrice Delbé - Tous droits réservés Association diocésaine Martinique.
Dossi\br : LA LITURGIE
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MÉDIAS 19
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
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97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
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AN TCHÈ LÉGLIZ-LA
• Sœur Angèle de la Croix Mayaud
VERS LA VIE
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D
ans un séminaire, un
professeur de Liturgie avait
posé un jour cette question :
« En fonction de quoi diriez-vous
qu’une messe est belle ? »… Question
puissante, et même vitale, au moment
de commencer une année liturgique.
L'Eucharistie, « source et sommet
de notre vie chrétienne », va nous
rassembler en famille et sera le cadre
de notre sanctification. De célébrations
en célébrations, nous allons suivre le
Christ en chacun des mystères du salut
et prendre le chemin de la Vie éternelle.
Différents ministres se mobiliseront
à chaque messe pour que la grâce et
la mission baptismales de tous soient
renouvelées par l’Esprit, pour que les
familles trouvent les forces utiles au
combat, pour que les jeunes se sentent
accueillis fraternellement et restent
fidèles, pour que les prêtres reçoivent
la grâce de persévérer dans la paix et
surtout pour que Dieu soit honoré. Mais
quels sont les critères qui vont présider
à nos choix liturgiques en vue de réaliser
de belles célébrations ?
On pense d’abord à la qualité des
chants !? Mais à quel moment sont-ils
beaux : quand ils nous ont fait pleurer
ou quand ils nous ont fait prier !?? Quand
les paroles sont poétiques ou quand
elles expriment bien la foi et les textes
du jour ? Quand toute l’assemblée a
chanté ou quand les chants ont été
bien interprétés par le chœur et les
musiciens ? Quand c’est de la grande
musique sacrée ou quand on y retrouve
la culture locale ou encore de simples
ritournelles que l’on peut chanter sous
sa douche ?
Et la conformité aux normes
liturgiques de l’Eglise ? Le respect du
missel est-il une priorité ? Va-t-on surtout
regarder les gestes et les déplacements
des ministres, la perfection du service, le rythme et l’absence de temps morts
dans la célébration ?
D’un autre côté, il y a le sens de ce
qui a été dit et célébré ! Une messe
est-elle belle lorsqu’on a entendu de
beaux passages de la Bible ? ou lorsque
la Parole a été bien proclamée ? Et
l’homélie !? Une bonne messe n’est-ce
pas finalement rien d’autre qu’une
bonne homélie qui nous a touchés,
frappés, illuminés, convertis !? Est-elle
moins belle si le sermon nous a troublés,
ennuyés, agacés, révoltés… ?
La personnalité du prêtre compte-
t-elle (sympathique, grincheux,
accueillant, jeune ou âgé, …) ? La messe
du père « Y » est-elle alors plus belle
que la messe du père « Z » ?
Parlons de l’assemblée
!? Elle aussi a
part à la beauté de la liturgie, non ? Une
communauté unie, attentive, joyeuse,
bien habillée, recueillie et accueillante,
qui arrive à l’heure et participe, n’est-ce
pas ce qu’il y a de plus magnifique ? Et
pour que quelqu’un soit touché au cours
du culte, le fait de jouer un rôle liturgique
n’est-il pas déterminant ? Ainsi que la
présence dans l’assemblée d’amis ou de
proches… !? Mais que dire, inversement,
si un petit groupe a tout préparé, tandis
que d’autres ne sont que de simples
spectateurs ?
On ne peut ignorer des détails
techniques, ils sont incontournables :
le bon fonctionnement de la sono, les
lumières, la durée, l’horaire, l’accueil,
les annonces, les services offerts
autour de la messe, l’esthétique des
ornements, l’église elle-même, son
décor, sa propreté, son fleurissement,
les œuvres d’art ?
Enfin, trois questions fondamentales :
Une belle messe est-elle signe d’une
bonne paroisse ? Peut-on juger le culte
comme une émission de TV (dans ce cas,
la beauté de la liturgie dépendrait alors
du sentiment de ceux qui assistent, un
peu comme une thérapie collective faite
pour que chacun aille mieux après) ?
Et puis, la liturgie est-elle pour Dieu ou
pour les hommes ?
Je vous propose, de mon côté, un
principe unique pour rendre belle
et bonne toute célébration, quels
que soient les moyens : chacune des
questions précédentes (qu’il faut se
poser !!) acquiert, par cet élément, une
dimension surnaturelle ! Ce critère
unifie tous les avis et tous les goûts :
c’est l’amour !
L'Eucharistie, c’est le sacrement de la
Communion des hommes avec Dieu
et entre eux. Chaque messe est la
réalisation en acte du commandement
du Seigneur : « Tu aimeras le Seigneur ton
Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme
et de toutes tes forces et ton prochain
comme toi-même ». L’Amour, donc, est le
seul élément qui doit se retrouver dans
tous les autres, toutes les personnes,
tous les actes, tous les moments de la
messe, avant, après et pendant.
Seul l’amour rend la messe belle. Sinon
la liturgie n’est plus l’œuvre de Dieu :
elle n’est qu’une cymbale qui résonne…
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■
Qu’est-ce qu’une belle messe ?
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 3
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P
ense, là où Dieu t’a semé,
espère ! Espère toujours ! Ne
capitule pas devant la nuit :
souviens-toi que le premier ennemi à
soumettre n’est pas en dehors de toi :
il est à l’intérieur. C’est pourquoi, ne
laisse pas de place aux pensées amères,
obscures. Ce monde est le premier
miracle que Dieu ait fait, et Dieu a mis
entre nos mains la grâce de nouveaux
prodiges. Foi et espérance vont de pair.
Crois à l’existence des vérités les plus
élevées et les plus belles. Aie confiance
en Dieu Créateur, dans l’Esprit Saint
qui conduit toute chose vers le bien,
dans l’étreinte du Christ qui attend tous
les hommes à la fin de leur existence ;
crois, il t’attend. Le monde avance grâce
au regard de tous les hommes qui ont
ouvert des brèches, qui ont construit
des ponts, qui ont rêvé et cru ; même
lorsqu’autour d’eux ils entendaient des
paroles de dérision.
Ne pense jamais que la lutte qui conduit
là-haut soit totalement inutile. À la fin
de l’existence, ce n’est pas le naufrage
qui nous attend : en nous palpite une
semence d’absolu. Dieu ne déçoit
pas : s’il a mis une espérance dans nos
cœurs, il ne veut pas l’étouffer par des
frustrations continuelles. Tout naît pour
fleurir dans un printemps éternel. Dieu
aussi nous a faits pour fleurir. Partout
où tu es, construis ! Si tu es par terre,
lève-toi ! Ne reste jamais tombé par
terre, lève-toi, laisse-toi aider pour te
mettre debout. Si tu es assis, mets-toi
en chemin ! Si l’ennuie te paralyse,
chasse-le par des œuvres bonnes ! Si
tu te sens vide ou démoralisé, demande
que l’Esprit-Saint puisse à nouveau
remplir ton néant. Fais la paix au milieu des hommes, et
n’écoute pas la voix de celui qui répand
la haine et les divisions. (…). Dans les
conflits, patiente : un jour tu découvriras
que chacun est dépositaire d’un
fragment de vérité. Aime les personnes.
Aime-les une par une. Respecte le
chemin de chacun, qu’il soit linéaire
ou tourmenté, parce que chacun a son
histoire à raconter. Tout enfant qui naît
est la promesse d’une vie qui, une fois
encore, se montre plus forte que la mort.
Tout amour qui jaillit est une puissance
de transformation qui aspire au bonheur.
Jésus nous a remis une lumière qui
brille dans les ténèbres : défends-la,
protège-la. Cette unique lumière est la
plus grande richesse confiée à ta vie. Et
surtout, rêve ! N’aie pas peur de rêver.
Rêve ! Rêve un monde qui ne se voit pas
encore mais qui arrivera certainement.
(…). Sois responsable de ce monde et
de la vie de tous les hommes. Pense que
chaque injustice contre un pauvre est une
blessure ouverte et diminue ta propre
dignité. La vie ne s’arrête pas avec ton
existence et, dans ce monde, viendront
d’autres générations qui succèderont
à la nôtre. Et chaque jour, demande à
Dieu le don du courage. Souviens-toi
que Jésus a vaincu pour nous la peur.
Notre ennemie la plus sournoise ne
peut rien contre la foi. Et quand tu te
trouveras effrayé par des difficultés de
la vie, souviens-toi que tu ne vis pas
pour toi-même. Dans le baptême, ta vie
a déjà été immergée dans le mystère de
la Trinité et tu appartiens à Jésus. Et si,
un jour, tu étais pris par la peur, ou si tu
pensais que le mal est trop grand pour
être défié, pense simplement que Jésus
vit en toi. Et c’est lui qui, à travers toi, veut par sa douceur soumettre tous les
ennemis de l’homme : le péché, la haine,
le crime, la violence : tous nos ennemis.
Aie toujours le courage de la vérité,
mais souviens-toi : tu n’es supérieur à
personne. Si tu étais même le dernier
à croire en la vérité, ne te réfugie pas
pour autant loin de la compagnie des
hommes. Même si tu vivais dans le
silence d’un ermitage, porte dans ton
cœur les souffrances de toutes les
créatures. Tu es chrétien ; et dans la
prière, remets tout à Dieu. Et cultive
des idéaux. Vis pour quelque chose
qui dépasse l’homme. Et si un jour ces
idéaux devaient te demander de payer
une note salée, ne cesse jamais de les
porter dans ton cœur. La fidélité obtient
tout. Si tu te trompes, relève-toi : rien
n’est plus humain que de commettre
des erreurs. Et ces mêmes erreurs ne
doivent pas devenir pour toi une prison.
Le Fils de Dieu est venu non pas pour les
bien-portants mais pour les malades :
par conséquent il est venu aussi pour toi.
Et si tu fais encore des erreurs à l’avenir,
ne crains pas, relève-toi ! Parce que Dieu
est ton ami. Si l’amertume te frappe, crois
fermement en toutes les personnes qui
agissent encore pour le bien : dans leur
humilité, il y a la semence d’un monde
nouveau. Fréquente les personnes qui
ont gardé leur cœur comme celui d’un
enfant. Apprends de la merveille, cultive
l’étonnement.
Vis, aime, rêve et crois. Et, avec la grâce
de Dieu, ne désespère jamais.
Pape François
Audience générale du 20/09/2017
■
EGLISE UNIVERSELLE\q
Eduquer à l’espérance :
«Vis, aime, rêve et crois »
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Dimanche 3 décembre \b017
la P arole Dominicale
LITURGIE
U
n mot donne le ton du
message biblique de ce
premier dimanche de l'Avent :
"Veillez !"
Veiller est l'attitude des gens debout,
dans l'attente, dans la vigilance…
Veiller, ce n’est ne pas se coucher ni
dormir tant que celui qu'on attend
n'est pas rentré…
Veiller, c'est surveiller un service
durant la nuit…
Veiller, c'est passer la nuit auprès d'un
grand malade…
Tel est le sens qu'il faut attacher à
l'avertissement du Seigneur donné à
tous : "Veillez, car vous ne savez pas
quand viendra le moment !"
De quel moment veut-il parler ?
Ce que nous pourrions prendre
pour "l'absence du Seigneur" n'est
que l'expression de la confiance
discrète qu'il nous fait en "nous
donnant tout pouvoir et en fixant à
chacun son travail." Dieu nous veut
libres et responsables. Il n'est pas
loin de nous ; il est "avec nous tous
les jours…". Il ne cesse pas de venir
à tout moment. Sa visite est d'une
imminence permanente. Il ne s'agit
pas uniquement de l'heure de la
rencontre définitive à la fin de notre
vie terrestre, mais des mille et un
rendez-vous que Dieu nous fixe. Il
vient à nous sous de multiples visages,
à l'improviste…
Sommes-nous des "portiers" éveillés,
guettant son arrivée et la chance de
l'accueillir ? À force de manquer ses
passages, ne risquons-nous pas de
rater le dernier, celui de l'ultime et
définitive rencontre ?
La foi est aussi mise à l'épreuve. Parfois,
on entend quelqu'un dire : "Autrefois,
j'étais croyant, et J’ai perdu la foi !" La
foi ne se perd pas comme un trousseau
de clés. Elle "se dessèche" peu à peu,
faute d'être alimentée aux sources
de la prière et des sacrements. On
perd la foi quand elle reste infantile,
sans prise directe sur la vie réelle de
jeune ou d'adulte. Il ne reste plus alors
qu'une foi qui se limite à l'apparence
de quelques habitudes et de quelques
gestes sans véritable relation avec le
Seigneur.
"Veilleur, que dis-tu de ta foi ?"…
Nous avons besoin d'être sans cesse
"modelés" dans la main de Dieu
qui nous fait "naître de nouveau".
L'évolution de nos sociétés s'accélère.
Nos contemporains ne sont pas
complètement rassurés devant
un avenir difficile à prévoir et à
maîtriser. Le progrès n'a pas résolu
tous les problèmes ; il en a même posé
d'autres. Les avancées incontestables
du niveau de vie ne vont pas toujours
de pair avec le progrès moral et
spirituel. Les plus faibles, les enfants
et les jeunes sont les plus menacés…
Néanmoins, en tant qu'hommes
et croyants, nous ne devons pas
baisser les bras. Ne nous laissons
pas endormir. Réagissons ! Soyons
éveillés et éveilleurs avant qu'il ne
soit trop tard !
Mettons notre confiance dans le
Seigneur ! Il vient.
P. Jozef Nowak, Curé du Morne-Rouge ■
Isaïe 63, 16b-17.1\•9b ; 64, 2b-7 • P\•saume 79 • 1 C\brin\•thiens 1,3-9 • Ma\•rc 13, 33-37
1 er dimanche de l’Avent - Année B
‘‘
…vous ne savez pas
‘‘
…vous ne savez pas
‘‘
quand vient le maître
de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq
ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il
vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là,
je le dis à tous : je le dis à tous : Veillez ! Veillez !
Ce que je vous dis là,
Veillez !
Ce que je vous dis là,
‘‘
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L
’Avent nous plonge dans le
mystère du « déjà » et du « pas
encore » où nous proclamons
avec évidence que le Christ, le Messie,
"est déjà venu, en prenant la condition
humaine pour nous ouvrir le chemin
du salut ; et qu’Il viendra de nouveau
revêtu de sa gloire pour nous donner
les biens éternels que nous attendons
en veillant dans la foi" (Préface de
l’Avent).
Avent et avant ? Il était venu
Avant l’Avent, Dieu dans sa Miséricorde
a pris notre humanité pour nous unir à
sa divinité. La nouvelle Alliance a été
scellée par la rencontre effective de
Dieu et de l’humanité en la personne
de Jésus de Nazareth (cf.Jn.1,14).
L’Avent nous prépare à Noël et à la
manifestation théophanique du Fils
de Dieu né de Marie. C’est un temps
d’attente de la naissance de notre
Sauveur.
Pour accueillir Jésus à Noël, nous
préparons le trousseau et le berceau en
nous souvenant que Jésus est né dans
une famille modeste, aux conditions
précaires. Pour le trousseau, allumons
juste la flamme de notre espérance
provenant de la foi qui s’exprime en
charité. Et pour le berceau, aménageons
seulement la simplicité de notre
cœur. Jésus veut crécher dans notre
cœur. Les crèches grandiloquentes
et scintillantes de certains lieux, loin
de figurer l’humble mangeoire de
Bethléem, sont plutôt représentatives
de nos vies extérieurement, ornées
et maquillées, mais intérieurement
hypocrites et vides du vrai Dieu. Cette
année, accueille plutôt Jésus dans la
pauvreté de ton cœur vrai et converti.
Avent et alors ? I\dl vient
Le temps de l’Avent nous ouvre les
étapes d’une grossesse en quatre
dimanches marqués par les quatre
bougies de la couronne représentant
l’éclairage dynamique de la grande
Lumière du Règne de Dieu. En effet,
ce règne est effectivement présent en
Jésus qui se donne quotidiennement à
nous, autant aux tables de la Parole et
de l’Eucharistie, que dans le service du
prochain et les sacrements en général.
Par ce temps de l’Avent, Jésus nous
invite à la vigilance et la persévérance.
Avançons au rythme des dimanches
de l’Avent à la lumière de l’Évangile.
« Avance, la Lumière se fait en chemin »,
disait le bienheureux Marie-Eugène de
l’Enfant Jésus. L’humanité en gestation
est proche de sa délivrance. L’Amour
vient à notre rencontre pour faire de
nous des veilleurs actifs. Le veilleur
étant celui qui, à force de vigilance, sait
déceler le signe de la Lumière au cœur
de la brume maussade du quotidien.
Avent et après ? Il reviendra
La venue de Jésus à Noël, annonce
une autre venue plénière à la fin des
temps. « Il reviendra dans la gloire pour
juger les vivants et les morts et son
règne n’aura plus de fin » (Credo). La
gestation dont nous faisons mémoire
durant l’Avent n’est pas seulement
celle de Marie, mais aussi celle du
Royaume. C’est la création toute entière
qui gémit encore dans les douleurs
de l’enfantement (Rm.8,22). L’Avent est
avant tout, un temps de renouvellement
et de conversion qui nous réveille de
nos torpeurs spirituelles et de nos
conforts malsains pour nous remettre
en marche derrière Celui qui est le
Chemin, la Vérité et la Vie. L’Avent
nous met dans une attente joyeuse.
« Soyez toujours dans la joie », nous
dit Saint Paul le troisième dimanche
de l’Avent, jour où Dieu nous donne un
nouveau prêtre, père Gaëtan Présent.
Et c’est toute l’Eglise en Martinique et
au-delà, et sa famille, qui tressaillent de
joie dans l’attente de cette ordination
sacerdotale.
Au cœur de notre heureuse espérance,
nous le portons dans notre prière, et le
confions à la protection de Celle qui a
dit Oui.
Père Sosthène Godjo,
Curé du Lorrain et Marigot
■
Le temps de l’Avent qui \buvre cette n\buvelle Année liturgique B, est un temps d’attente
et de préparati\bn au triple
adventus (la venue, l’avènement) du Sauveur :
• La naissance de Jésus dans la\• chair à Bethléem.
• Sa venue qu\btidienne da\•ns l’hist\bire gestative de l’humanité
• S\bn ret\bur gl\brieux p\bur le jugement dernier.
LITURGIE
Avent : Jésus vient
*Attendre avec foi et patience porte du fruit.
‘‘‘‘
Atann épi Fwa, Atann épi Fwa,
‘‘
Atann épi Fwa,
‘‘‘‘
Atann épi Fwa,
‘‘
épi Pasians.
Sa ka poté fwiSa ka poté fwi
‘‘‘‘
Sa ka poté fwi
‘‘
Sa ka poté fwiSa ka poté fwi
‘‘
Sa ka poté fwi *
‘‘
*.
‘‘
.
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N\btre-Dame de l’Immaculée C\bncepti\bn, priez p\bur
n\bus, maintenant et à l’heure de n\btre m\brt !
D
ieu accorde toujours
ce qui est nécessaire
à ceu\b qu’il a choisis
pour une mission.
Pour réaliser son plan de salut, Dieu
passe par qui il veut, et il accorde à ceux
qu’il a choisis tout ce dont ils ont besoin.
Ainsi, à Abraham, il a donné la foi pour
devenir le père des croyants ; à Samson,
la force pour déchirer la gueule du
lion ; à Salomon, la sagesse, l’art de
diriger et de dispenser équitablement
la justice à son peuple ; à Daniel et à ses
amis, la force et la persévérance dans
l’adversité. Quant à Marie, cette jeune
femme qui va donner naissance au
grand Libérateur du monde, il lui a doté
d’une grâce tout à fait spéciale : il l’a
créée « Immaculée » dès sa conception,
pour préparer une chambre, une
demeure digne pour accueillir son Fils.
Ainsi donc, pour la foi chrétienne,
Marie est indissociable de l’enfant
qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est
totalement manifesté le Dieu vivant.
Elle est appelée, depuis le concile
d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ».
Selon la tradition catholique, depuis
le dogme promulgué par le pape Pie IX,
le 8 décembre 1854, elle est déclarée
préservée du péché originel dès sa
naissance.
En d’autres termes, pour accueillir le
Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en
son cœur aucune trace d’hésitation
ou de refus. Dieu avait besoin que
le don de son amour rencontre une
foi parfaitement pure, une âme sans
péché. Seule la grâce (le don gratuit
de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et
elle en est comblée (Évangile
selon saint Luc, chapitre 1).
Comme un fruit anticipé
du pardon offert par
Jésus sur la croix, Marie
(qui a été conçue
normalement, par
l’union de son père et de
sa mère) est immaculée,
pure de tout péché, et
préservée de cette
séparation d’avec Dieu
qui marque l’homme dès
le début de son existence,
le péché originel.
Marie, Servante
du Seigneur.
Si Adam et Eve, par leur
désobéissance, se sont séparés de
Dieu, Marie, par son obéissance totale
est devenue la Servante fidèle du
Seigneur. Le message évangélique,
particulièrement Luc, nous permettra
de comprendre l’importance du Oui de
Marie. Avec elle, la grande promesse de
l’Ancien Testament peut se réaliser. Si
la jeune fille de Nazareth accepte de
faire la volonté de Dieu, c’est qu’elle
saisit la profondeur, le sens du rôle de
Servante. Servir Dieu, c’est accepter
de participer à son dessein de Salut
pour l’humanité, c’est accomplir sa
mission, sa vocation. Etre serviteurs
et servantes du Seigneur, c’est un titre
de gloire. C’est transmettre l’amour de
compassion, celui qui fait miséricorde,
qui se tourne vers le plus petit sans
rien attendre en retour, qui va même
jusqu’à la souffrance pour l’être aimé.
Servir Jésus, c’est aimer comme Lui,
aimer comme Dieu notre Père aime
tous ses enfants sans distinction
aucune, les regardant avec des yeux
toujours remplis de bonté, de tendresse
et de bienveillance.
Le Seigneur continue à vouloir
chercher et sauver ceux qui sont
perdus. C’est pour cela qu’Il est venu
dans notre monde. Nous qui avons
instinctivement le goût du péché,
nous regardons vers Marie qui a le
goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer
par l’amour de Dieu qui l’a rendue
immaculée. Qu’elle nous oriente vers
l’adoration, la reconnaissance, le goût
d’une vie entièrement donnée.
Père Francky Vilsaint
Vicaire de la paroisse de Saint-Christophe
■
Solennité de l’Immaculée Conception
de la Très Sainte Vierge Marie
(8 déc\bmbr\b)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 7
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Dimanche, en latin \•= Dies D\bmini = J\bur\• du Seigneur.
C’est un j\bur à part, différent des autres j\burs de la semaine. N\bus célébr\bns la m\brt et
la résurrecti\bn de n\btre Seigneur Jésus Christ. Il est m\brt p\bur n\bus, p\bur t\bi, et il est
Vivant p\bur t\buj\burs ! C’est p\burqu\bi c’est un j\bur de fête, un j\bur saint. « Tu sanctifieras
le j\bur du Seigneur \•», 3
ème C\bmmandement du Seig\•neur.
A
ujourd’hui, comment sanc-
tifier le jour du Seigneur
quand tout autour de nous,
les temples de la Consommation,
ces fameuses grandes surfaces nous
sollicitent, nous tentent à grand renfort
d’offres promotionnelles, de publicités
et d’ouvertures exceptionnelles
devenues en quelques décennies,
ouvertures 7 jours sur 7 ? Quand
malmenés par les embouteillages
à répétitions qui obligent à se lever
de plus en plus tôt, et des journées
de travail parfois éprouvantes, sans
compter les soucis du quotidien et
les loisirs incontournables, le « seul
jour de libre » est celui où l’Eglise nous
convoque au nom du Ressuscité !
Sans parler des cloches dont la voix
retentit partout et au-delà… dès 6h du
matin ! Chers amis, le dimanche nous
est donné par Dieu lui-même pour
nous permettre de nous reposer, oui,
mais en Lui ! avec Lui ! « Tu nous as
fait pour toi, Seigneur, et notre cœur
est sans repos tant qu’il ne demeure
en toi » (St Augustin). C’est l’occasion
pour toutes les familles, quelles
qu’elles soient, de prendre le temps
d’être ensemble, de se retrouver pour
honorer Dieu qui nous donne son Fils
et vers qui nous faisons monter nos
louanges, nos actions de grâces mais
aussi nos combats, nos difficultés… dans un même esprit. La maison doit
avoir ce jour-là un air de fête parce
que notre cœur est dans la joie. Ma
tenue vestimentaire se démarque de
ce que je porte en semaine car je vais
rencontrer Jésus Christ et le célébrer
avec tous mes frères et sœurs qui
comme moi sont invités au repas de
noces de l’Agneau de Dieu. Est-ce que
ma tenue glorifie le Seigneur ? Est-ce
que mon comportement glorifie le
Seigneur ? Ce que je donne à voir de
moi à l’extérieur dit quelque chose de
ce que je vis à l’intérieur.
L’Eucharistie commence à la maison, car
toute famille est une Eglise, une Eglise
domestique, disait St Jean Paul II. Une
communauté de personnes unie par la
foi, à l’exemple de Joseph, Marie et Jésus.
Même lorsqu’une famille est fragilisée
par l’absence d’un de ses membres, elle
reste une famille car elle se reçoit de Dieu.
La société n’a pas créé la famille, elle est
née du cœur de Dieu. C’est pourquoi
toutes les familles sont bénies par le
Seigneur. Elles doivent donc demeurer
centrées sur le Christ qui a grandi lui-
même dans une famille, la sainte famille
de Nazareth. Lorsque le dimanche,
nous nous rassemblons à la maison
pour prier ensemble, pour prendre le
petit déjeuner ensemble, pour vivre
des moments de réconciliation, c’est
la messe qui commence… à condition
que nous soyons détachés de la télé
et/ou de notre téléphone portable qui,
malheureusement court-circuitent trop
souvent notre attention aux autres, et
notre capacité d’écoute et de dialogue.
Lorsque le dimanche, après la messe,
nous nous retrouvons pour partager le
repas familial, que nous soyons deux
ou à plusieurs, avec des proches ou des
voisins ou avec une personne seule que
nous venons d’inviter, c’est la messe qui
se poursuit.
A la messe, Jésus rassemble son Eglise
pour devenir une seule et même famille
de frères et de sœurs ; en famille, parents
et enfants, nous sommes réunis en
Jésus, pour faire Eglise. A la messe, nous
écoutons la Parole de Dieu ; en famille,
nous apprenons à nous écouter les uns
les autres. A la messe, Jésus nous invite
à la Table Sainte pour nous donner sa
vie, son amour ; en famille, autour d’une
même table, nous donnons ce que nous
sommes, et nous apprenons à vivre
dans un même amour. C’est pourquoi,
dans toute Eucharistie, en famille, en
Eglise, nous rendons grâce à Dieu qui,
chaque jour, nous fait grâce !
P. Wilfried Bannais,
Délégué Épiscopal à la Pastorale Familiale
■
La « Feuille de route de la famille »,
fruit d’
E CCLESIA ’M 2020 !
Comm\bntair\b d\b l’Art. 8 :
La vie en Dieu de l\•a famille - Le dimanche
VIE DU DIOCÈSE
Dimanche, en latin \•= Dies D\bmini = J\bur\• du Seigneur.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 8
Page 9
N\bus s\bmmes « à la p\•\brte d’entrée » de l’Eglise de Bellef\bntaine.
« N\bus s\bmmes de simp\•les serviteurs, n\bus n’av\bns fait que n\btre dev\bir » Lc 17,10
C
et Evangile nous invite à méditer
sur la question du service qui
plaît à Dieu, quelle merveilleuse
occasion pour s’interroger sur les
premiers fruits de la pastorale du Parvis,
instaurée dans le cadre d’E
CCLESI A’ M
2020 ! sur notre paroisse.
Mais avant d’aborder la question relative
aux fruits, il nous faut d’abord prendre
quelques instants pour regarder le
chemin parcouru.
Tout a commencé le 12 décembre 2016,
avec notre première action : un podium
d’évangélisation sur le thème « Ce n’est
plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit
en moi » (Ga 2,20). C’était l’occasion
pour notre paroisse d’élargir les murs
de l’église jusqu’à la place du bourg.
Par la louange, les actions de grâce,
les témoignages et enseignements,
ainsi que par la présence des artistes
engagés ; notre objectif était de montrer
le doux visage de notre Seigneur Jésus-
Christ à travers ce que nous sommes.
Pour cela, un noyau constitué de jeunes,
autour des pères Frédéric Essengo
et Roland Sandwidi, a été formé
afin d’améliorer l’accueil sur notre
paroisse, et plus largement d’encadrer
les évènements liés à la pastorale des
parvis.
Dans ce cadre, ce comité s’est interrogé
sur la question suivante : « comment
accueillir au mieux tous ceux qui
répondront à nos invitations, chrétien
ou non chrétiens, intervenants et public ?
Une réponse simple : Un accueil
physique de qualité et personnalisé
permettant aux personnes accueillies
d’expérimenter une relation profonde
et vrai avec Dieu.
Par exemple, des équipes de services
sont mises en place. Quelques personnes
ont la charge de la décoration, sont hôtes
et hôtesses d’accueil, et ont pour mission
de préparer un pot de l’amitié pour un
partage à la fin de chaque temps fort.
Nous avons aussi des hommes qui sont
chargés de la logistique ainsi que du
dispositif de sécurité et de secours.
Les premiers fruits sont visibles : tant en
interne qu’en externe, les retours sont
très positifs car il fait bon vivre sur notre
paroisse qui est devenue d’avantage un
lieu de convivialité où chacun prend
plaisir à échanger et à se rencontrer.
Les cinq petites communautés
ecclésiales ont pris à bras le corps
l’accueil, et font des efforts afin de
permettre à tous de se retrouver entre
frères et sœurs, sans faire de distinctions
entre les paroissiens et ceux venus
d’ailleurs. Même si la mise en place
de la mission des parvis n’est pas de
tout repos, nous avons su rester à
l’écoute de la Divine Volonté car il a
fallu dépasser les réticences, résistances,
incompréhensions et autres désaccords
faisant face aux murs de nos habitudes.
De plus, l’Association Familiale
Catholique (AFC), par son implication
et l’accueil personnalisé des familles, et
ce sans distinction, est un membre actif
de notre pastorale des parvis.
La pastorale des parvis, c’est aussi
répondre à des normes/besoins
pratiques et techniques. C’est dans
ce cadre que le secrétariat paroissial
est passé de 2 à 4 jours d’accueil par
semaine. Il en est de même pour les
normes de sécurité qui sont en cours
d’actualisation pour le bien-être de tous
les paroissiens.
Pour le père Frédéric, il s’agit aussi
d’amener la communauté chrétienne
dans son ensemble à prendre
conscience qu’elle est actrice de l’accueil
sur la paroisse : la mission du parvis,
c’est l’affaire de tous car « elle vient du
cœur, des profondeurs » (Mt 9,36). Cela
implique que les dispositifs d’accueil
deviennent réflexes et reposent sur
l’amour de Dieu et du prochain. Car
par-delà nos efforts, il ne faut pas oublier
que c’est Jésus-Christ, notre Seigneur qui
nous accueille : « Cet homme fait bon
accueil aux gens de mauvaises vies et
mange avec eux » (Luc15, 2).
Père Frédéric et le groupe
« Jeunes du podium d’évangélisation »
■
Fruits d' E CCLESIA ’M 2020 !
La pastorale des parvis à BellefontaineLa pastorale des parvis à Bellefontaine
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 9
Page 10
Quelques témoignages\d…
J’ai été ravie d’assister à cet échange sur ce thème, car bien que
cela se soit passé il y a des années,
voire des siècles, cette douleur reste ancrée chez certains d’entre nous. Il y a eu une démarche pour que cela soit
reconnu comme « crime contre l’humanité », mais elle
semble ne pas suffire. Je reste tout de même optimiste car parmi nous, quelle que soit l’origine ou la couleur, j’ai le sentiment qu’il y a une réelle volonté de démystifier ce que notre peuple entend par réparation. Je retiens qu’il
n’y a pas de réparation sans passer par le pardon, la
réconciliation, ensuite vient la réparation et cela pour
tous, tant pour celui qui en est la cause que celui qui a
subi, parce que cela a eu de graves conséquences psy-
chiques de tout bord (un profond racisme qui n’a pas
été guéri). Ce qu’il faut retenir c’est que nous sommes
la preuve de la survie et nous aurons tous à répondre
de nos actes, nous devrons paraître devant le Christ en
vérité. L’éducation et l’estime de soi passent par une
réparation, le vivre ensemble est primordial.
Sonia S-C D,
une participante
Cette matinée m'a permis de com-prendre que la réparation est un chemin de libération et que ce n'est
pas d'abord une question matérielle
et financière. Mais, c'est avant tout une ren-
contre pour apprendre à se connaître comme frères et
sœurs créés à l'image et à la ressemblance de Dieu.
Merci à l'OSPEM qui permet que les langues se délient
et que la parole se libère.
Le curé de
la paroisse
de Coridon
Les rendez-v\bus de l’Observati\bn S\bci\b P\blitique de l’Eglise en Martinique (OSPEM) se
s\bnt dér\bulés en décentralisati\bn, le samedi 28 \bct\bbre 2017, à partir de 8h30, à la salle
par\bissiale de Rivière-Salée, devant une s\bixantaine de participants. Le thème retenu avait
p\bur titre : « Esclavage, le sujet de la réparati\bn s\bus l’éclairage de la pensée s\bciale de
l’Eglise » dans le cadre des \brientati\bns d’
ECCLESIA ’M 2020 !
T
rois intervenants se sont succédé pendant près de deux
heures pour traiter ce sujet délicat qui a tenu l’assemblée
en haleine. Le père Benjamin François-Haugrin a indiqué
que la doctrine sociale de l’Eglise exclut la violence et le mensonge
comme moyen pour régler la question majeure de l’esclavage
reconnu comme crime contre l’humanité. Elle exige la paix et la vérité.
La réparation commence par le pardon. La réparation intégrale
s’articule dans un double mouvement simultané : secourir l’homme
blessé dans ses dimensions matérielles et spirituelles et en même
temps se pencher au chevet de celui qui est l’auteur de cette blessure.
Les descendants d’esclaves et ceux des anciens colons sont intégrés
dans la réparation.
Me Murielle Marthéli a donné des explications sur le recours
des associations sollicitant la réparation de l’Esclavage, et le rejet
prononcé par les tribunaux pour quatre raisons de procédure. Elle
a mis en exergue les limites de la loi Taubira sur la réparation.
M
me Smith-Ravin (une paroissienne de Rivière-Salée) dont le mari
est originaire de la Sierra Léone, a effectué un remarquable exposé
sur le retour des esclaves affranchis dans ce pays.
Les documents présentés feront l’objet d’un dossier intitulé « Les
cahiers de l’OSPEM ».
La rencontre ayant été filmée, la sortie d’une vidéo est prévue en
2018, à l’occasion du 170 ème anniversaire de l’abolition de l’Esclavage.
Le prochain rendez-vous de l’OSPEM traitera du « problème
identitaire en Martinique ».
Yves-Marie Grivalliers ■
VIE DU DIOCÈSE
Les rendez- vous mensuels
de l’OSPEMLes rendez
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 10
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Gaëtan Présent va être \brd\bnné prêtre par
Mgr David Macaire, le dimanche 17 décembre 2017,
à la cathédrale Saint L\buis.
Eglise en Martinique l'a
renc\bntré avant qu'il prenne un temps de retraite.
Bonjour Gaëtan ! Dans quelques
jours vous serez ordonné prêtre par
Mgr Macaire. Vous êtes originaire
de Martinique, de quelle commune
plus précisément ? Vous y avez suivi
votre scolarité, le catéchisme ?
Bonjour à tous. Je dirais que je suis
originaire du centre de l'île (Fort-de-
France, Saint-Joseph, Lamentin). J'ai
été scolarisé au Séminaire-Collège
Sainte-Marie, du CE2 à la Terminale.
J’y ai reçu mon enseignement
catéchétique et effectué première
communion et confirmation.
Quand avez-vous reçu l'appel du
Seigneur et pris la décision d'y
répondre ?
Après des signes que Dieu m’a
donnés à l’âge de 3 ans et de 7
ans, un soir de la Vigile pascale au
Lamentin en 2006, le père Fortuné
Gibon baptisait des adultes et cela
a engendré pour moi beaucoup de
questions sur la vocation de prêtre.
Après un bras de fer de deux ans avec
le Seigneur, j'ai pris la décision de
discerner cet appel pour voir si Dieu
m'appelait effectivement à être prêtre.
Avez-vous aussi pris ce temps de
discernement au Foyer Dominique
Savio avec un accompagnateur
spirituel ?
C'est effectivement au foyer
Dominique Savio que j'ai entamé
mon discernement. J'ai d'abord été
reçu par le père Pierre Henderson
en partance vers un autre ministère,
puis accueilli par le père Jean-Max
Renard. Après deux ans au sein
de cette structure, accompagné
spirituellement par un prêtre, j'ai
décidé de partir au grand séminaire
en 2010.
Votre famille vous a-t-elle
accompagné au long de ce
parcours ?
Elle a progressivement accueilli,
approuvé et encouragé ce choix de
Dieu sur moi. Et j'ai pu voir aussi
l'œuvre de Dieu dans ma famille, des
conversions ou des rapprochements
vers l'Eglise.
Quelles ont été ensuite les grandes
étapes et les lieux de votre formation
de séminariste ?
J'ai effectué toute ma formation
à Paris. D'abord une année de
fondation spirituelle, puis six ans
d'études et de mission en paroisse
au grand séminaire, avec deux ans
de philosophie et quatre ans de
théologie.
Après votre ordination diaconale à
Paris, vous êtes rentré en Martinique
et avez été nommé au Lorrain et au
Marigot : quelles missions vous ont
été confiées ?
Sur les deux paroisses me sont confiées
les mêmes missions. J'accompagne
la pastorale des jeunes, les PCE, le
Secours catholique. Je m'occupe de
tout ce qui touche à la liturgie, de tout
ce qui est communication et quelques
petites choses.
Aujourd'hui, vous sentez vous prêt
à remplir le ministère paroissial qui
vous sera confié ?
Je peux dire que je suis prêt, même
si ça reste pour moi un grand saut
dans le vide parce que je ne sais pas
ce que Dieu me réserve. Puisqu'il
m'a séduit et agréablement surpris,
je n'ai aucune raison de fuir devant
la mission. Je m'appuie sur mes
confrères et évidemment sur la grâce
de Dieu pour l'accomplir.
Avant votre ordination, vous allez
prendre quelques jours de retraite ?
Bien sûr. Une retraite d'une semaine,
et elle est vitale pour un ressourcement
physique et spirituel.
Merci Gaëtan, bonne retraite ; nos
prières vous accompagnent. Rendez-
vous dimanche 17 décembre 2017,
à 15h, à la cathédrale Saint Louis
pour vivre ensemble votre ordination
presbytérale, jour de fête pour tout
notre diocèse.
Merci pour vos prières ! Je
m’appuierai sur elles et vous êtes
tous dans les miennes !
\
Propos recueillis par Michel Déglise ■
Gaëtan,
futur prêtre !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 11
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Une des choses qui m’a marquée, c’est quand un
jeune homme
nous a demandé de le
conduire avec ses amis pour
récupérer le repas. Cela m’a fait prendre conscience, de manière particulièrement accrue, que nous
appartenons à une même famille ;
il suffit juste de s’en rendre compte.
Quelques témoignages\d…
Line-Claude, 28 ans J’ai été agréa-
blement surpris
par l’enthou-
siasme d’un homme qui dor-
mait sur le parvis de l’église,
et qui a accueilli ce geste
d’amour (le repas) avec joie et
vivacité, dans une grande sim-
plicité et spontanéité. L’amour
devient plus qu’urgent !
Jonathan,
25 ans
Quand une femme qui récupérait un repas nous a dit :
"les jeunes, je vous aime", je me suis dit que le proces-
sus de "lavification" dont le père Olivier-Marie avait parlé le matin à
la messe était déjà en route, et qu’il était là où \
on ne l’attendait pas
forcément. Diana, 37 ans
Nous voyons ces femmes et ces
hommes de la rue au quotidien
sans savoir vraiment comment les
regarder, ni quoi faire. Mais ce jour-là, en me
rapprochant d’eux, j’ai pu leur sourire, leur
tendre la main, leur parler, et j’ai vu que ces
choses très simples représentaient beaucoup
pour eux, et pour moi aussi ! Guylène, 28 ans
J’ai appris lors de cette
Journée que la précarité
n’avait pas de visage, elle touche n’importe
qui. Cette action m’a donné envie de pour-
suivre dans cette voie de la solidarité avec
mes frères et sœurs pour leur redonner l’envie
de sourire, et le goût de se battre pour vivre.
Stéphanie 30 ans
Le dimanche 19 n\bvembre 2017, l\brs de la première
J\burnée m\bndiale des pauvres instituée par le Saint-
Père, la C\bnférence Saint Vincent de Paul du Lamentin,
par s\blidarité avec ceux qui s\buffrent de la pauvreté
matérielle, et parce que le Christ n\bus y invite dans ses
béatitudes, a mené une acti\bn c\bnj\binte d’aller vers les
plus fragiles, avec M
me Salvad\br Ge\brgette qui cuisine
habituellement p\bur les plus démunis.
C
hacun s’est beaucoup activé au sein
de la Conférence afin de préparer le
nécessaire pour aller vers les plus
pauvres dans de bonnes conditions pour
tous.
Des jeunes de la conférence du Lamentin ont
participé à ce temps de partage avec les plus
pauvres, particulièrement ceux qui vivent dans
les rues.
À l’instar du Saint Patron de la paroisse du
Lamentin, Saint Laurent, nous croyons que
les pauvres sont les vrais trésors de l’Église,
et que c’est dans leur besoin que se trouve
notre richesse. Donner par Amour est la seule
chose qui puisse donner sens à toute une vie,
et c’est le chemin de sainteté que nous avons
résolument pris avec tous les bénévoles ce
jour-là.
■
VIE DU DIOCÈSE
1
ère
Journée Mondiale des Pauvres :
La Conférence Saint Vincent de Paul du Lamentin au cœur de l’action
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 12
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La n\buvelle année liturgique débute le dimanche 3 décembre 2017,
et s’achèvera à la fête du Christ-R\bi en 2018.
L
'homme a besoin de repères
pour vivre ; ainsi il y a l’Année
civile échelonnée sur 12 mois,
de janvier à décembre, l’Année scolaire
sur 9 mois, et pour certaines régions du
monde, le calendrier des saisons.
« Montrer Jésus partout en Martinique et
au-delà ». Ce projet pastoral doit guider
toutes nos actions, et invite chaque
baptisé à être témoin de Jésus Christ.
Notre vie doit donc être tournée vers
Jésus, comme le tournesol cherche le
rayonnement du soleil tout au long de
la journée.
Le chrétien, témoin de Jésus, est invité à
rythmer sa vie sur celle de Jésus. Ainsi
nait l’Année liturgique, calquée sur la
Vie de Jésus.
Pourquoi une année \d
liturgique ?
Toute vie chrétienne est d'abord une
écoute de la Parole de Dieu. L'Année
liturgique nous propose de revivre
l'histoire du Salut. L’évènement principal
est la mort et la Résurrection de Jésus,
mystère de notre Rédemption ; le
mystère qui est lié à l’Incarnation de
Jésus et au don de l’Esprit Saint. Ce sont
les principaux moments de la vie du
Christ : sa naissance (Noël), sa mort et
sa résurrection (Pâques), et le don de
l'Esprit (Pentecôte).
Elle invite les chrétiens à accueillir Dieu
dans leur vie, et à espérer la venue du
Royaume. Elle déploie sur une année, ce
que nous affirmons à la messe : « Nous
proclamons ta mort, Seigneur Jésus,
nous célébrons ta Résurrection, nous
attendons ta venue dans la gloire ».
Que trouve-t-on dan\ds
l’année Liturgique ?\d
Elle se divise en périodes :
- L’Avent (4 semaines) : temps d’attente précédant Noël ;
- Le Temps de Noël et de l’Épiphanie : de la fête de Noël (25 décembre) au
baptême du Christ ;
- Le Temps ordinaire débute au
baptême du Christ (1 ère période) ;
- Le Carême commence le mercredi des
Cendres : temps d’attente qui précède
Pâques ;
- Le Temps pascal : de Pâques à la
Pentecôte ;
- Le Temps ordinaire : jusqu’à la fin de l’Année liturgique (2
ème période).
Pourquoi des Années\d
liturgiques A, B et \dC ?
Trois Années pour permettre aux
chrétiens d’avoir une meilleure
connaissance de la Parole de Dieu. En
effet, depuis Vatican II, nous sommes
invités à lire chaque année un des trois
Évangiles synoptiques. Pour l'année
A, c'est l'Évangile selon St Matthieu,
l'année B, St Marc, et l'année C, St Luc.
L'Évangile selon St Jean est lu plus
spécialement lors des fêtes, durant toutes
les années liturgiques. Il présente, en
effet, des caractères distincts qui en font
un Evangile à part. Le cycle des années A,
B et C se répètent tous les 3 ans.
Pourquoi différente\ds
couleurs ?
Les temps forts sont symbolisés par
des couleurs : Le violet pour l’Avent
(attente) et la Carême (conversion) ;
l’or ou le blanc pour Noël, Pâques et les
fêtes ; le vert pour le temps ordinaire ;
le rouge pour les fêtes des martyrs, le
jour des Rameaux, le Vendredi saint,
le jour du Sacré-Cœur et le jour de
la Pentecôte, et le rose utilisé le 3
ème
dimanche de l'Avent ("Gaudete") et le
4ème dimanche du Carême ("Laetare").
Comment vivre
l’année liturgique ?\d
Pour les chrétiens, l'Année liturgique
est importante ! Chaque jour, les
temps et les fêtes de l'année nous
parlent et nous invitent à grandir
vers le Royaume.
Tout au long de l’année, la liturgie
permet au Christ de continuer son
œuvre aujourd’hui. Nous y sommes
associés, nous sommes incorporés
au Christ pour devenir ses disciples.
Sacrosanctum Concilium (n° 102) nous
le rappelle : la vocation de l’Année
liturgique est de nous ramener
au Mystère Pascal, jour après jour,
dimanche après dimanche, pour que,
plongés avec Lui dans sa mort, nous
vivions désormais de sa vie.
L'A nnée liturgique est un chemin
d'évangélisation et de rencontre
avec le Christ ; elle est le lieu où la
foi se révèle dans une expérience de
rencontre, rencontre de frères et des
sœurs membres de l’Assemblée, et
rencontre du Christ présent au milieu
de son peuple (SC n° 7).
Pierre Valey, diacre permanent ■
(attente) et la Carême (conversion) ;
Une nouvelle Année liturgique
commence !
LA LITURGIE
Une nouvelle Année liturgique
DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 3 déembre 2017 – n° 554 13
Page 14
Dans l’Eglise de Jésus-Christ, un ministère est un service, un ministre est un serviteur !
Serviteur de la missi\bn de l’Eglise C\brps du Chr\•ist.
L
e Christ a exercé trois grands
ministères : Prêtre, Prophète
et Roi. Tous les baptisés sont
configurés au Christ Jésus. Donc, nous
exerçons d’une façon ou d’une autre
des services qui entrent dans l’une de
ces trois fonctions. Ces ministères sont
reçus par l’Esprit-Saint et confirmés
par l’Eglise dans le même Esprit. Mais
comme l’Esprit est un Esprit d’unité et
d’ordre, la Parole de Dieu enseigne qu’Il
a hiérarchisé les ministères
1.
Les services sont organisés de bas en
haut : le service le plus bas dans l’Eglise,
celui qui porte les autres, celui qui est
au service des autres, c’est le ministère
d’apôtre (1 Co 14,28), autrement dit le
ministère de l’évêque. A partir de lui,
tous les autres ministères s’organisent,
non pas comme une pyramide (surtout
pas !!!) mais comme un arbre. Le Christ
est le tronc, le ministère de l’évêque est le
« nœud » qui rattache d’un point de vue
objectif, spirituel et historique tous les
ministères directement au Christ (Jn 15,5) !
Cela veut dire quatre choses importantes :
1) Faire la volonté de Dieu, c’est exercer
personnellement un ministère en
réponse à son appel, dans l’obéissance
aux évêques. 2) Chaque baptisé confirmé
doit ainsi exercer un ministère comme
prêtre, prophète et roi (sinon, on n’est
pas fidèle à l’Esprit de son baptême !).
3) Il n’y a pas de ministère plus noble que
d’autres : tous sont une participation à
l’action de Jésus. 4) Personne n’exerce
tous les ministères, mais c’est en Eglise
que la totalité de l’agir du Christ opère.
Le concile Vatican II a beaucoup insisté
sur l’engagement de tous les baptisés
2.
Mais il semble que l’on n’ait compris cet engagement QUE pour ceux qui aident
le prêtre à la messe et qui « montent sur
l’autel » (comme on dit chez nous). Cela
est inexact car les ministères liturgiques
(cf. le schéma ci-dessous) ne sont ni
majoritaires, ni prioritaires pour les fidèles
laïcs : « Le propre de l'état des laïcs étant
de mener leur vie au milieu du monde
et des affaires profanes, ils sont appelés
par Dieu à exercer leur apostolat dans le
monde à la manière d'un ferment, grâce à
la vigueur de leur esprit chrétien » 3. Voici
un schéma qui reprend l’organisation du
Ministère dans l’Eglise… Où es-tu ?
Mgr David Macaire ■
Les Ministères dans l’Eglise
ou comment M\bntrer Jésus concrètement
1 Il y a diversité de ministères, mais c'est le même Esprit ; c'e\
st le même Seigneur ; le même Dieu qui opère tout en tous. A
chacun, la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun\
. A l'un c'est un discours de sagesse ; à tel autre
un discours de science, à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, à tel autre la puissance
d'opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues,
à tel autre le don de les interpréter. Mais tout cela, c'est l'unique et même Esprit qui l'opère, distr\
ibuant ses dons à chacun
en particulier comme il l'entend. (…) Or vous êtes, vous, le Corps du Christ, et membres chacun pour sa part. Et ceux
que Dieu a établis dans l'Eglise sont premièrement les apôtres,\
deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs...
Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d'assistance, d\
e gouvernement, les diversités de langues. Tous sont-ils
apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils
en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais enc\
ore vous montrer une voie qui les dépasse
toutes. Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'\
ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne
ou cymbale qui retentit (1 Corinthiens 12,4 -13,1).
2 Les laïcs rendus participants de la charge sacerdotale, prophétiqu\
e et royale du Christ assument, dans l'Eglise et dans le
monde, leur part dans ce qui est la mission du peuple de Dieu tout entie\
r. Ils exercent concrètement leur apostolat en se
dépensant à l'évangélisation et à la sanctification des hommes ; il en est de même quand ils s'efforcent de pénétrer l'ordre
temporel d'esprit évangélique et travaillent à son progrès d\
e telle manière que, en ce domaine, leur action rende clairement
témoignage au Christ et serve au salut des hommes (Vatican II : Apostolicam Actuositatem 2).
3 Vatican II : Apostolicam Actuositatem 2
LA LITURGIE DOSSIER
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EEM : Bonjour Paul ! Vous venez
d'être nommé délégué diocésain
à la pastorale liturgique par
Mgr Macaire. En quoi consiste
votre mission ?
Bonjour Michel, le délégué
diocésain à la pastorale liturgique
doit accompagner et favoriser la
pastorale des célébrations, ainsi que
celle des sacrements dans les trois
dimensions de l’Eglise : l’annonce,
la célébration et le service.
Cette pastorale a été voulue par
le Concile Vatican II et s’articule
autour de plusieurs axes :
L’art sacré
La musique et le chant
liturgique
L’accompagnement dans
la formation des équipes
liturgiques
Les enfants de chœurs
La pastorale des funérailles
La pastorale des baptêmes
EEM : Mgr Macaire vous a-t-il
fixé des objectifs ?
Pas d’objectifs, mais Mgr Macaire
m’a donné des indications claires.
Il m’a chargé d’intervenir, dans un
premier temps, auprès des prêtres,
des diacres et des mouvements
d’Eglises si besoin, et à la demande
des curés de paroisses et des
responsables de mouvements.
Je n’interviens pas dans tous les
domaines de la liturgie puisque
notre évêque a structuré le diocèse
comme suit :
Le père David Rondof est
responsable de la Commission
d’art sacré
Le père Patrick-Alexis Phanor
est responsable de la pastorale
des chorales
Le Diacre Kerry Morane est
chargé de la formation des
enfants de chœur
Le Diacre Serge Gelas est
chargé de la pastorale des
funérailles
Mon action s’inscrit dans les
orientations de l’Eglise catholique
romaine. Monseigneur, en
structurant le diocèse comme
cité précédemment, souhaite
que nous retrouvions le sens du
sacré. Il me demande de veiller au
respect de la célébration des rites
et sacramentaux conformément à
la Présentation Général du Missel
Romain. Sans chercher l'uniformité,
Mgr Macaire souhaite qu’il y ait
une unité dans la manière de faire au
niveau des paroisses. Par exemple,
dans un district, il m’a été demandé
à quel âge un enfant peut-il devenir
enfant de chœur ? Vous savez que
la pratique est différente d’une
paroisse à l’autre. Monseigneur
a répondu qu’un enfant peut
commencer sa formation pour être
enfant de chœur après avoir fait sa
première communion.
EEM : Travaillez-vous en
partenariat avec les autres
délégués diocésains ?
Comme je vous l’expliquais,
nous sommes complémentaires.
Je prends conseil auprès de père
Phanor, père Rondof et du diacre
Morane. Quand J’ai des questions
relatives à leur domaine, j’invite mes
interlocuteurs à entrer directement
en relations avec eux.
EEM : Avez-vous déjà rencontré
tous les prêtres et les diacres ?
J’ai déjà vu tous les diacres puisque
je peux les rencontrer lors de nos
rencontres en fraternité. Concernant
les prêtres, je les vois en district. Cela
est plus compliqué puisque je travaille
et, en général, les réunions de district
se font en matinée. Néanmoins nous
trouvons des solutions.
EEM : Chaque paroisse s'est-elle
dotée d'un comité d'animation
liturgique ? Vous avez piloté le
comité organisateur du pèlerinage
de la Vierge de la Miséricorde l’an
dernier, quel bilan en tirez-vous ?
Toutes les paroisses n’ont pas de
comité d’animation liturgique.
Cependant, il y a des équipes
liturgiques qui le plus souvent
se fédèrent autour de plusieurs
responsables (responsables des
lecteurs, des ministres extraordinaires
de la communion, les chefs de
chœur, responsables des enfants de
chœur…).
Concernant le pèlerinage de la vierge,
le bilan est très positif dans toutes les
paroisses. Les frères et sœurs étaient
heureux d’accueillir cette icône chez
eux, et nombreux sont ceux qui ont
appris à ouvrir leur maison aux autres
afin de prier. Je reste disponible pour
d’autres actions similaires.
EEM : Merci Paul, et bon anni-
versaire d'ordination diaconale
puisque vous avez été ordonné diacre
permanent par Mgr Méranville, le
19 décembre 2010, avec Serge Gélas,
Jean-Paul Levif et Hervé Lordinot.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
Interview du diacre
Paul Rougon,
délégué diocésain à
la pastorale liturgique
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C
ela ne dépend pas du célébrant,
ni de l’équipe liturgique qui
prépare les introductions
aux lectures, les chants, la prière
universelle… Ceci est une règle de
l’Eglise latine pour le rite Romain,
celui que nous connaissons (car il y a
d’autres rites dans l’Eglise catholique
comme le rite Ambrosien ou le rite
Maronite ou encore Byzantin).
La liturgie est la prière officielle de
l’Eglise et même, comme nous le
lisons dans le Décret sur la Liturgie
du Concile Vatican II, « l’exercice de
la fonction sacerdotale de Jésus Christ,
exercice dans lequel la sanctification
de l’homme est signifiée par des signes
sensibles (…) et dans lequel le culte
public intégral est exercé par le Corps
mystique de Jésus Christ, c’est-à-dire
par le Chef et par ses membres » (SC 7).
La célébration eucharistique est une
prière de vivants adressée au Dieu
Vivant : c’est une prière vivante, qui
s’adapte aux temps, aux mystères de la
foi célébrés aux personnes également.
Comme le Gloire à Dieu est une
prière de louange à la Sainte Trinité
située après la prière pénitentielle et
précédant la ‘collecte’ (appelée aussi
‘prière d’ouverture’), durant les temps
centrés sur l’attente et la pénitence,
c’est-à-dire les temps de l’Avent
(appelés parfois ‘le petit carême’),
et du Carême, nous ‘jeûnon s’ en
omettant cette joyeuse louange pour
la chanter avec plus de joie et de force,
d’un cœur et d’un esprit renouvelés,
la Nuit de Noël, à la fin de l’Avent, et
lors de la Veillée pascale (appelée ‘le
samedi Gloria’ en nos îles justement
parce que nous chantons à nouveau
le Gloire à Dieu), le carême étant fini.
Nous avons besoin de ce signe concret,
en plus des lectures et des chants
spécifiques de ces temps liturgiques,
pour nous rappeler que notre
disposition de cœur, celles que Dieu
nous invite à avoir durant ces jours,
sont le dépouillement, la sobriété,
la conversion, la pénitence, pour
pouvoir ensuite vivre pleinement la
joie des fêtes : la Nativité de notre
Bien-aimé Sauveur et sa glorieuse
Résurrection.
Cette omission n’est pas à comprendre
comme une mise en veilleuse de la
joie de célébrer Dieu, comme si nous
devions faire triste mine en participant
à la messe ainsi que dans notre vie
quotidienne. Remarquons que la
liturgie comprend toujours, dans ces
temps liturgiques comme tout le reste
de l’année, des chants de louange (la
préface, le Sanctus) : seulement nous
veillons à scruter notre conscience
humblement, à accentuer la prière
de demande de pardon, l’appel à la
miséricorde à Dieu. Par expérience,
nous savons que louer Dieu suppose
d’être en paix avec Lui, avec nous-
mêmes et avec notre prochain. C’est
pourquoi la liturgie pénitentielle
précède le Gloria dans la célébration
de la messe.
Les règles comportent souvent des
exceptions : c’est le cas pour l’omission
du Gloire à Dieu durant les temps
de l’Avent et du Carême : les fêtes
et solennités en semaine célébrées
durant ces temps (par exemple la
fête de Saint Joseph, la solennité de
l’Annonciation…) gardent leur ‘Gloria’,
comme un signe de la Miséricorde
maternelle de l’Eglise qui nous
encourage sur le chemin de l’attente
du Sauveur ou du Carême.
Père Emmanuel Aine,
Foyer de Charité de Trinité
■
L’hymne du Gloire à Dieu n’est plus chanté, ni récité durant les temps liturgiques de l’Avent et du Carême.
Quelle en est la raison ?
‘‘
‘‘ AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Pourquoi n’y a-t-il pas de Gloria durant les temps de l’Avent et de Carême ?
?
Question
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Sœur Angèle de la Croix Mayaud
27 octobre 1927 – 23 octobre 2017
Père Henri Demars
L'anniversaire du Prado
sera célébré le dimanche
10 Décembre 2017,
à l’église du Vert-Pré,
de 15h à 18h. Ce sera
l’occasion de découvrir
ou de redécouvrir la vie
du père Antoine Chevrier,
fondateur en 1860 de
l’Association des prêtres
du Prado. Il a été béatifié
le 4 octobre 1986 par le
pape Jean-Paul II.
Porter boissons, gâteaux
etc. pour un partage
fraternel à l’issu de la
célébration. Nous comptons
sur votre présence.
PRADO
MARTINIQUE
A
ntoinette Victoire Mayaud
est née au Saint-Esprit, le 27
octobre 1927. Le 28 octobre
1955, elle entre dans la Congrégation
des Sœurs de Saint Paul de Chartres
pour apprendre à aimer et servir le
Seigneur dans le prochain. Elle reçoit
l’habit le 28 août 1956, et est désormais
appelée Sœur Angèle de la Croix.
L’amour qu’elle a appris au Noviciat, elle
le transmet avec joie et dévouement,
au chevet des malades auprès de qui
elle est envoyée (Hôpital Civil, Hôpital
de St Joseph, Hôpital de St Hyacinthe à Basse-Terre, Hôpital de Point-à-Pitre,
dispensaire d’Oriani en Haïti, Infirmerie
de la Maison Provinciale).
Le 27 octobre 2017, tu fêterais tes 90
ans. Notre Seigneur a choisi le meilleur
pour toi en te rappelant à Lui, ce lundi
23 octobre, afin de fêter ta naissance au
ciel. Tu es rentrée dans la vie éternelle.
Cette rencontre, tu l’as tellement
désirée et guettée, qu’elle est arrivée
assez soudainement puisque, les
minutes précédentes tu étais en bonne
conversation avec tes visiteuses.
Merci, chère
Sœur, femme
infatigable, pour
ton témoignage
de vie évangélique
et apostolique.
Merci pour ta force et ta joie, dans
la souffrance. « Rien ne fait mal,
dormir c’est que je fais le mieux ! A la
volonté de Dieu », disais-tu pour nous
encourager. Puissent notre Seigneur
et Notre-Dame t’accueillir, mettre un
couvert, et t’inviter à prendre place à
la table du festin.
■
N
ous avons appris avec douleur
le retour à Dieu du père Henri
Demars, prêtre du diocèse
du Puy-en-Velay, décédé le 21 octobre
dernier. Il avait 81 ans.
Il a séjourné en Martinique de 1990
à 1997 comme prêtre Fidei Donun.
Mgr Marie-Sainte lui avait confié la responsabilité de la formation des laïcs
(Ecole de la Foi) à la suite de Sr Daniel
Avrila. Pendant un temps, il avait
également fait partie de l’équipe du
Service Diocésain de la Catéchèse avec
Annie Rousselin et accompagné l’Action
Catholique des Milieux Indépendants
(ACI).Ses obsèques
ont eu lieu le 25
octobre dernier,
en l’église d’Aurec-
sur-Loire où il était prêtre
auxiliaire depuis 2010.
Qu’il repose en paix !
■
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
VERS LA VIE
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RETRAITE JÉRICHO 2017-2018
MISSION 18 -35 ANS
PRIER
LOUER
FÊTER
Communuaté du Chemin Neuf
« Lève Toi Il t’appelle » (Mc 10, 49)
DU MERCREDI 27 DÉCEMBRE 17H
AU LUNDI 1ER JANVIER 11H
Au domaine du Fort,
Saint Pierre
Inscription : 0696 43 11 27 / missionjeune1835.ccnmartinique@gmail.com
Participation aux frais : 120 —150 € par personne
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Agenda de l’Archevêque
Samedi 2 décembre :
- 18h : Confirmation à la paroisse de De Briant
Dimanche 3 décembre :
- 8h30-16h : Assemblée Synodale des Jeunes
au Couvent de Cluny
- 16h : « Veillée pour la Vie » animée par Mère de Miséricorde à la cathédrale Saint-Louis, avec
les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et
des saints Louis et Zélie Martin
-
Suivie des Vêpres solennelles en présence
de Mgr Launay Saturné, évêque de Jacmel (Haïti)
Lundi 4 décembre :
- 17h : Conférence des Tutelles de l’Enseignement Catholique
- 19h : Cérémonie de remise de chèque à Mgr Saturné par le Club Soroptimist Fort-de-France Alizés Sud
Mardi 5 décembre :
- Rencontre avec les membres du bureau du Conseil des Religieuses
- Conseil épiscopal
Mercredi 6 décembre :
- 15h : Rencontre des confirmands de la paroisse de Rivière-Pilote à l’évêché
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 7 décembre :
- 10h : Visite pastorale du Fourneau Économique
- Assemblée Générale et Conseil d’Administration de l’ICEA (Institut Catholique Européen des Amériques)
Vendredi 8 décembre :
- 8h : Messe de Jubilé de 60 ans de profession de Pte Sr Marie-Lucianne et Pte Sr Gisèle (Carbet)
- 10h : Messe de la Journée diocésaine de l’Enseignement Catholique (Morne-Rouge)
- 17h : Messe de la Sainte-Geneviève avec les Gendarmes (Redoute)
Samedi 9 décembre :
- 9h : Confirmation à la paroisse du Morne-Rouge
- 17h : Confirmation à la paroisse de Ducos
Dimanche 10 décembre :
- 8h : Confirmation à la paroisse de Rivière-Pilote
- 10h30 : Fête du secteur Martinique des Equipes
Notre-Dame aux Trois-Ilets
- Congrès des femmes au Millenium du Morne-Rouge
- 17h30 :
Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Mardi 12 décembre :
- Assemblée des Modérateurs
Mercredi 13 décembre :
- 10h : Visite du Service de Réanimation Polyvalente
du CHUM de Martinique
- 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses de Saint-Pierre, Fonds-Saint-Denis, Prêcheur et
Tartane à l’évêché
- 18h :
Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Samedi 16 décembre :
- 9h : Confirmation à la paroisse du Prêcheur pour les jeunes des paroisses de Saint-Pierre,
Fonds-Saint-Denis et Prêcheur
- 12h : Messe d’envoi en mission des Post-Confirmés (Couvent de Cluny)
- 15h30 : Confirmation à la paroisse de Tartane
Dimanche 17 décembre :
- 6h : Messe à la chapelle de Volga
- 9h30 : Messe de présentation du père Behn-Daunais Cherenfant, Administrateur de la paroisse du Saint-Esprit
- 15h : Ordination presbytérale de Gaëtan Présent à la cathédrale Saint-Louis
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a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \•MARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Ré\•vérend Père Pinch\bnBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\•
Téléph\bne : 06 96 3\•10 333 - E-mail : m\•ichel.p\buch@wanad\b\b.fr
\bui , j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br
sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b.
\bui , j\b souhait\b êtr\b contacté pour un r\bnd\bz-vous au S\brvic\b d\bs l\bgs \bt
donations ou à mon \Sdomicil\b.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’\bspéranc\b \bn héritag\b
M\bs coordonné\bs ❏ Mm\b ❏ M\bll\b ❏ M.
Nom Prénom
Adr\bss\b
Cod\b postal
Vill\b Téléphon\b
E-mail
Paroiss\b
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\•NIQUE
Dimanche 10 décembre 2017 - Ex-voto : une pratique vivante ?
Qu’est-ce qu’un ex-voto ? Pourquoi posons-nous des ex-voto et d’où vient cette tradition ? Est-ce uniquement une
reconnaissance ou une supplication ? Cette dévotion est-elle toujours d’actualité et peut-elle être considérée comme une
nouvelle forme de prière ? Cette semaine Dieu m’est témoin s’intéresse à ces objets qui tapissent parfois les murs de nos
chapelles ou sont simplement déposés au pied de la Vierge Marie. Laurence Pourchez, anthropologue réunionnaise, viendra
nous apporter son éclairage et nous aider à comprendre pourquoi cette dévotion populaire perdure encore aujourd’hui,
outre-mer sans doute plus qu’ailleurs.
Dimanche 17 décembre 2017 - Comment vivr e la solitude ?
Vivre isolé est-il un choix et que peut-il nous apporter ? Y a-t-il un bonheur à être seul ? De quelle solitude parle-t-on alors?
L’isolement et la solitude, est-ce la même chose ? Pourquoi dans notre société de plus en plus connectée, le nombre de
personnes seules augmente-t-il ? La solitude peut-elle nous rapprocher de Dieu et comment ? Cette semaine, nous nous
posons la question de savoir s’il y a une solitude heureuse. Nous serons connectés avec le Fr. Thierry Jérôme, bénédictin,
depuis le monastère Notre-Dame-du-Mont-des-Oliviers de Terreville en Martinique. Il nous dira pourquoi il a choisi la vie
monastique et la séparation du monde qu’elle implique.
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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« Que la Vierge Marie, dont nous célébrons l’Immaculée conception, soit le modèle pour la préparation intérieure à Noël, afin que le cœur de chacun devienne
le berceau qui accueille le Fils de Dieu,
visage de la miséricorde du Père, par l’écoute de sa parole,\
les œuvres de charité fraternelle et la prière ».
Pape François
Fête de l’Immaculée conception
- 8 décembre -
