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E g lise en MARTINIQUE R éj ouis-toi ! N° 555 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 17 décembre 2017

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EDITORIAL «S oyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5). Ce troisième dimanche de l'Avent, dit « dimanche de Gaudete » ou « dimanche de la joie », est un avant-goût de la joie de Noël. Les ornements roses de ce jour expriment le symbole de la joie de l’Eglise, et les lectures nous invitent à participer\ à cette joie. Avent ! La joie de l’espérance… Entrez dans l’Espérance nous recommande notre archevêque. La carte d’identité du chrétien est la joie de l’Évangile\ , affirme le pape François ! En ce 17 décembre, jour de ses 81 ans, remercions particulièrement le Saint-Père, notre Pasteur. Que le Seigneur le comble de sa Miséricorde, lui donne la santé, la force et le courage pour poursuivre sa mission. Nous le portons dans nos prières. Cadeau et don de Dieu à l’approche de Noël ! Réjouissons- nous avec Gaétan Présent qui franchira une étape importante dans la mission pastorale de l’Eglise : il sera ordonné prêtre \ par Mgr Macaire, ce 3 e dimanche de l’Avent, à la Cathédrale Saint- Louis de Fort-de-France. Nous rendons grâce à Dieu ! Par ailleurs, pour bien vivre les différentes célébrations de f\ in d’année dans le diocèse, retrouvez les horaires des messes de Noël et du Jour de l’An proposés par les différentes paroiss\ es. Notre Dossier, introduit par notre archevêque, fait écho à la joie de l’Eglise. En cette période de l’Avent, soyons vigilants. « Comment un chrétien peut-il s’amuser ? » Sr Christine, avec sa verve habit\ uelle, y répond dans la rubrique « An tchè légliz-la ». Dans une semaine, nous allons célébrer la fête de Noël. Pré\ parons donc le chemin du Seigneur… Il vient ! Que la Vierge Marie intercède pour nous pour que nous apprenions à changer notre cœur afin d’accueillir l’Amour ! Ne ratons pas l’occas\ ion d’accueillir également nos frères dans le besoin. Ils sont dans\ l’attente… de notre attention. Soyons dans la joie ! Joyeux et saint Noël à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •  Entrer dans l’Espérance LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • Par\ble d\bminicale • La nativité du S\’eigneur •  H\braires des messes de N\bël 2017  et du J\bur de l’an 2018 • Assemblée syn\bdale de la jeunesse • De ret\bur de Terre Sainte  • Marie en fête à Aj\bupa B\buill\bn • La grâce des reliques •   C\bmment un chrétien peut-il s’amuser ? • La s\burce de la j\bie     Extrait de l'exh\brtati\bn ap\bst\blique du  bienheureux pape Paul VI, Gaudete in  D\bmin\b (9 mai 1975)\’ • La j\bie du peuple haïtien •  En chemin vers N\bël  avec Père Brice  G\burdin, d\byen des prêtres du di\bcèse  de Guadel\bupe… • La j\bie de l’Evangile 5 6 7 8 10 11 10 13 14 15 16 Dossi\br  : LA JOIE 2 MÉDIAS 19 3 4 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 17

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Q uand je désespère de la  Martinique, des Martiniquais  et de moi-même, quand  je songe aux méchancetés et aux  crimes qui ont baigné notre histoire  et qui se poursuivent encore, quand  je me laisse broyer par la série noire  des évènements lamentables et des  statistiques catastrophiques que  nous révèlent les journaux, quand  je doute que nos jeunes arrivent  un jour à inventer une société  meilleure que celle que nous leur  offrons, quand j’entends certains de  nos frères se réclamer de l’Évangile  pour détester l’Eglise, quand rien ne  semble endiguer les « vidés » de  mensonge, de ripailles, de paresse,  de petitesse, de violence, d’impureté  et de disputes, quand j’apprends  que même dans l’Eglise des fidèles  sont capables de jugements, de  divisions et d’orgueil, quand j’écoute  s’invectiver les hommes de la chose  publique, quand je me laisse accabler  par la longue liste des fléaux qui  s’abattent sur notre peuple, quand  les confirmés démissionnent et que  même mon sel s’affadit… Il y a un  passage de l’Écriture Sainte qui me  fait systématiquement me redresser et  relever la tête : « Nous nous glorifions des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l'espérance. Et l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné »  (Romains 5, 3-5). Bagay sérié ! En effet, c’est au cœur des ténèbres  que la vertu d’Espérance donne toute  sa mesure : de même que le plus noir  nuage a toujours sa frange d’or ; de  même qu’un Chanté Nwel fraternel  paraît plus beau, plus précieux, plus  éclatant et bienfaisant dans l’hiver de  métropole que dans les mornes du  pays ; de même que, lorsqu’on a tout  essayé - le zouk, l’argent, les drogues,  le sexe et les copains -, et que plus rien  n’a de goût ni d’intérêt réel et durable,  le seul médicament « nouni » c’est  l’Espérance. Comme si les tribulations  possèdent le bénéfice ultime de  faire naître en nous les conditions  de recevoir une force et d’en être  comblés, le cœur plein d’Espérance.  Là, un immense trésor est promis, un  bien que RIEN ne peut nous ravir : une  vertu qui ouvre nos yeux aux sources  des joies multiples que la Providence  divine a répandues sur notre pays et  notre peuple et que nous ne voyons  plus, aveuglés par le diable.  Dans la nuit, l’Espérance ! Soudain, alors,  les jeunes que l’on maudit souvent, se  montrent joyeux et beaux et vraiment  pleins de vie ; leur résistance au mal  me paraît héroïque. Alors la Martinique  dévoile ses atouts, sa terre aux mille  richesses qui germent au soleil, sa culture  solidaire s’affirme à tout jamais victorieuse  des ego qui cherchent à l’étouffer. Dans  mes yeux réveillés, les familles sont alors  d’autant plus courageuses, les esprits  centrifuges qui veulent les déchirer sont  les révélateurs de leur force intrinsèque ;  nos hommes des Antilles deviennent des  « malboug » et leur triomphe prochain  sur leurs pauvres péchés se meut en  évidence ; les prisonniers eux-mêmes  révèlent, depuis Ducos, l’agneau blessé  qui dort sous un masque de loup. Alors,  même la rareté des emplois bien placés  se change en une chance d’inventer le  travail, de laisser les talents d’entreprendre  s’exprimer, de nous laisser bâtir nous- mêmes par nous-mêmes.    La Martinique est belle, qui pourrait en  douter !? La Martinique est riche, mais qui  va l’exploiter ? Ceux qui n’espèrent plus ?  Ceux qui ne peuvent plus voir ? N’y aurait-il  pour voir la beauté du pays que des yeux  d’étrangers ?    Mais qu’arrive Jésus bientôt dans tous les  cœurs : vous saisirez la joie, toucherez le  bonheur, car vous verrez le peuple entrer  dans l’Espérance.    Nwel vini soulajé nou, Nwel vini ékléré nou ! + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ Entrer dans l’Espérance MOT DE L’ÉVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 3

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L a joie de l’Évangile remplit le  cœur et toute la vie de ceux qui  rencontrent Jésus. Ceux qui se  laissent sauver par lui sont libérés du  péché, de la tristesse, du vide intérieur, de  l’isolement. Avec Jésus Christ, la joie naît  et renaît toujours. Dans cette Exhortation,  je désire m’adresser aux fidèles chrétiens,  pour les inviter à une nouvelle étape  évangélisatrice marquée par cette joie  et indiquer des voies pour la marche de  l’Église dans les prochaines années. […] Il y a des chrétiens qui semblent avoir un  air de Carême sans Pâques. Cependant,  je reconnais que la joie ne se vit pas de la  même façon à toutes les étapes et dans  toutes les circonstances de la vie, parfois  très dure. Elle s’adapte et se transforme,  et elle demeure toujours au moins  comme un rayon de lumière qui naît de  la certitude personnelle d’être infiniment  aimé, au-delà de tout.  Chaque fois que nous cherchons à revenir  à la source pour récupérer la fraîcheur  originale de l’Évangile, surgissent de  nouvelles voies, des méthodes créatives,  d’autres formes d’expression, des signes  plus éloquents, des paroles chargées  de sens renouvelé pour le monde  d’aujourd’hui. En réalité, toute action  évangélisatrice authentique est toujours  « nouvelle ». La nouvelle évangélisation pour  la transmission de\f la foi Jean-Paul II nous a invités à reconnaître  qu’il « est nécessaire de rester tendus  vers l’annonce » à ceux qui sont éloignés  du Christ, « car telle est la tâche première   de l’Église ». [14] L’activité missionnaire  « représente, aujourd’hui encore, le plus grand des défis pour l’Église » [15]  et « la cause missionnaire doit avoir la première place ». [16] Que se passerait-il si  nous prenions réellement au sérieux ces  paroles ? Nous reconnaîtrions simplement  que l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Église. Dans cette  ligne, les évêques latino-américains ont  affirmé que « nous ne pouvons plus rester  impassibles, dans une attente passive, à  l’intérieur de nos églises », [17] et qu’il est  nécessaire de passer « d’une pastorale  de simple conservation à une pastorale  vraiment missionnaire ». [18]  Cette tâche  continue d’être la source des plus grandes  joies pour l’Église : « Il y aura plus de joie  dans le ciel pour un seul pécheur qui se  repent que pour quatre-vingt-dix-neuf  justes, qui n’ont pas besoin de repentir »  (Lc 15, 7). Une Église « en sor\ftie » La joie de l’Évangile qui remplit la vie de  la communauté des disciples est une joie  missionnaire. Les soixante-dix disciples  en font l’expérience, eux qui reviennent  de la mission pleins de joie (cf. Lc 10, 17).  Cette joie est un signe que l’Évangile a  été annoncé et donne du fruit. Mais elle  a toujours la dynamique de l’exode et du  don, du fait de sortir de soi, de marcher et  de semer toujours de nouveau, toujours  plus loin. […] La communauté évangélisatrice, par  ses œuvres et ses gestes, se met dans  la vie quotidienne des autres, elle  raccourcit les distances, elle s’abaisse  jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire,  et assume la vie humaine, touchant la  chair souffrante du Christ dans le peuple.  \bastorale en conver\fsion J’espère que toutes les communautés  feront en sorte de mettre en œuvre les  moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. Ce n’est pas d’une « simple administration » [21] dont nous avons besoin. Constituons-nous dans toutes les régions de la terre en un « état permanent de mission ». [22] […] Chaque Église particulière, portion de l’Église Catholique sous la conduite de son Évêque, est, elle aussi appelée à la conversion missionnaire. Elle est le sujet premier de l’évangélisation, [30] en tant qu’elle est la manifestation concrète de l’unique Église en un lieu du monde, et qu’en elle « est vraiment présente et agissante l’Église du Christ, une, sainte, catholique et apostolique ». [31] […] […] Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.   [14] Lett. enc. Redemptoris missio (7 décembre 1990), n. 34 : AAS 83 (1991), 280. [15] Ibid., n. 40 : AAS 83 (1991), 287. [16] Ibid., n. 86 : AAS 83 (1991), 333. [17] Vème Conférence générale de l’épiscopat latino- américain et des Caraïbes, Document d’Aparecida (29 juin 2007), n. 548. [18] Ibid., n. 370. [21] Vème Conférence générale de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes, Document d’Aparecida (29 juin 2007), n. 201. [22] Ibid., n. 551. [30] Jean-Paul II, Exhort. Apost. Postsynodale Christifideles laici (30 décembre 1988), n. 26 : AAS 81 (1989), 438.Cf. Proposition 41. [31] Conc. œcum. Vat. II, Décret Christus Dominus, sur la charge pastorale des évêques, n. 11. EGLISE UNIVERSELLE Extraits de l’exh\brtati\bn  ap\bst\blique du pape Franç\bis : La joie de l’Evangile ‘‘ […] Marie, Étoile de la nouvelle ‘‘ […] Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à ‘‘ évangélisation, aide-nous à ‘‘ la terre et qu’aucune périphérie ‘‘ la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière. ‘‘ ne soit privée de sa lumière. 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LITURGIE Dimanche 17 décemb\be 2017  la P arole  Dominicale C hers frères et sœurs lecteurs  d’Église en Martinique, bonjour.  Sa zòt fè ?  La parole de Dieu en ce 3 ème  dimanche  de l’Avent nous invite à la joie car le  Seigneur est proche.  La première lecture tirée de la troisième  partie du livre d’Isaïe, partie qui parle  de la libération des déportés, de la  fin de l’Exil de Babylone, est le même  passage que Jésus proclamera dans la  synagogue de Nazareth pour définir  sa mission messianique. Donc nous  sommes en situation de délivrance,  Dieu vient nous sauver.  Avons-nous la joie de ceux qui vont  être sauvés ? Est-ce que je tressaille  de joie dans le Seigneur ? Ai-je cette  joie comparable à celle de la jeune fille  mariée ou du jeune marié ? N’ayons pas  des visages funèbres d’Avent sans Noël. Notre joie est aussi celle de la Vierge  Marie qui, dans le Cantique, remplie  d’Esprit Saint, chante le Magnificat.  Dans ce petit village de Ein Karem, Marie  à la suite d’Elizabeth, qui l’a désignée  comme la mère de son Sauveur, nous  révèle que désormais, tous les âges la  diront bienheureuse.  Même ceux de 2017, même les chrétiens  qui rejettent Marie sont invités à la  reconnaître et à dire que Marie est  bienheureuse. Ce n’est pas une femme  quelconque.  Humble servante du Seigneur, elle nous  apprend la vraie joie spirituelle : "mon  âme exalte le Seigneur, exulte mon  esprit en Dieu mon Sauveur". La joie  profonde est celle qui touche l’âme  et l’Esprit. Elle est totalement tournée  vers Dieu, elle est l’œuvre de Dieu et  orientée vers Lui. La joie parfaite n’est  pas à durée déterminée et superficielle.  Voilà pourquoi Saint Paul nous invite  à cette même joie durable : soyez  toujours dans la joie. Gardez la prière  qui est le lieu de l’intimité avec Dieu.  N’éteignez pas l’Esprit car l’Esprit Saint  est la lumière qui donne cette joie  profonde.  Le 18 novembre 2017, avec des pèlerins  de Martinique, nous sommes passés en  Israël à Ein Karem, le village où Marie  est venue visiter sa parente Élisabeth.  Regardez comment le peintre a mis  Marie sous l’onction de l’Esprit Saint ! Regardez comment l’esprit, l’âme et le  corps de Marie sont sous la lumière de  l’Esprit Saint. C’est cette lumière que les  pharisiens cherchent dans l’Évangile.  Jean a bien fait de les avertir : cet  homme n’était pas la lumière, mais il  était là pour rendre témoignage à la  lumière. Le témoin n’est pas celui sur  qui il témoigne. En montrant le soleil,  le sot risque de regarder le doigt et pas  le soleil que le doigt désigne.  Qui est la vraie lumière ? C’est celui  qui est au milieu de nous. Il n’est pas  au milieu de nous comme on le dirait  d’un individu dans la foule. Le grec dit  mot à mot  « milieu de vous se tient... ». Jésus le Christ n’est pas seulement au  milieu de nous. Il est Le milieu de nous.  Le Seigneur est déjà là, la joie recouvre  toutes les nations. A nous de vivre à  fond en vrais baptisés, et ainsi accueillir  l’enfant de Bethléem comme la lumière  de notre Vie.  À tous, je souhaite une joyeuse et sainte  fête de la Nativité. Bondjé ka béni zòt  an chay ! Père Arnaud Goma, Curé de Coridon ■ Isaïe 61,1-2a.10-1\q1 •  Cantique Luc 1 \q•  1 T\bessaloniciens 5,16-24 • \q Jean 1, 6-8.19-28\q 3 ème dimanche de l’Avent - Année B ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 5

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Le temps de l’Avent nous donne de célébrer liturgiquement et de vivre concrètement  cet avènement du mystère du Salut auquel nous avons part en Eglise. Il nous rappelle  aussi  que  nous  sommes  en  marc\be  vers  Noël  qui  est  la  célébration  de  ce  premier  avènement décisif : l’incarnation du Fils de\q Dieu.   «L e peuple qui marchait  dans les ténèbres a vu  se lever une grande  lumière » (Is 9, 1). Le prophète Isaïe  annonçait ainsi ce qui s’était passé  en cette nuit…. une nuit différente  de toutes les autres… une nuit  autour d’un enfant nouveau-né.  Cette nuit très sainte était remplie  de la vraie lumière. Cet Enfant-Dieu  qui nous vient d’en-haut est rempli  de la lumière car Il est lui-même la  Lumière.  Nous sommes invités, comme  les bergers, à tout quitter (nos  affaires, qu’elles soient difficiles ou  favorables, simples ou compliquées,  joyeuses ou douloureuses) pour  contempler le mystère de la crèche.  Cette nuit-là,  l’ange s’est exprimé  en ces termes : « Ne craignez pas,  voici que je viens vous annoncer une  bonne nouvelle, une grande joie pour  tout le peuple. Aujourd’hui vous est  né un Sauveur dans la ville de David.  Il est le Messie, le Seigneur »… « Vous  trouverez un enfant nouveau-né  emmailloté et couché dans une  mangeoire ».  Cela nous paraît vraiment impossible.  Comment un enfant peut-il être notre  Sauveur ? Comment est-il possible de  croire que cet enfant tout-petit, et qui  plus est, né dans une étable, est Celui  qui vient sauver le monde ? Pourtant, il est bien Celui qui a été  envoyé pour nous porter la Bonne  Nouvelle, celle du Père qui aime tous  ses enfants. Il est bien Celui qui a été  envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur  brisé, pour annoncer aux prisonniers la  délivrance, pour annoncer aux captifs  la liberté, parce qu’il est le Libérateur  qui accorde ses bienfaits à tous ceux  qui veulent bien l’accepter comme  Seigneur et Sauveur.  Notre salut est bien là, dans cet Enfant  fragile et sans défense. Le mystère  de Noël vient nous dire que, pour  être sauvés, nous ne sommes pas  condamnés à être forts et puissants  selon le monde. Cet Enfant-Dieu, Lumière né de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, est  venu en ce monde nous arracher aux  ténèbres. Merveille que fit pour nous  le Seigneur ! Fêter Noël c’est donc célébrer  l’évènement qui a marqué l’histoire  de l’humanité… cet évènement qui  touche, et qui bouleverse notre vie  d’aujourd’hui ! A Noël, Dieu vient lui- même habiter parmi nous ! Il s’est fait  l’un de nous.  Prenons donc le temps de nous  laisser imprégner par ce mystère de  Noël que nous aimons célébrer, et  laissons-nous irradier par cette douce  lumière qui ne s’impose pas, mais qui  nous accompagne et qui éclaire notre  chemin. Ainsi, nos visages seront  émerveillés comme ceux de Marie et  de Joseph. Soyons comme eux dans  l’Action de grâces.  Car cette Lumière  ne juge pas ; elle est miséricorde, lente  à la colère et pleine d’amour.   Pour rester illuminés, il nous faut vivre  dans l’Action de grâce et la louange,  et demeurer à côté de Jésus en ayant  conscience de vivre la volonté du  Père.  Il nous faut vivre des sacrements pour  devenir avec le Christ « offrande » au  Père.  Vivons la charité afin d’être  transfigurés ! Alors le monde, si marqué  par les ténèbres, verra se lever cette  lumière. Que cette sainte Nuit de Noël nous  émerveille et nous comble de joie !  Que les mondanités ne nous éloignent  pas du sens sacré et chrétien de Noël. Un Sauveur nous est né ! Gloire à Dieu  au plus haut des cieux ! Emmanuel Lordinot Diacre permanent  ■ LITURGIE La nativité du Seigneur ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 6

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ParoissesVeillée Nuit de Noël Jour de Noël Jour de l’An Ajoupa-Bouillon18h30 veillée – 19h30 messe 8hLe 1 er : 8h Anses d’Arlet 21h30 10h Le 1 er : 8h Balata 20h 8h Le 1 er : 9h30 Basse-Pointe 8h 8h Le 1 er : 8h Bellefontaine 18h30 (veillée de la catéchèse) 19h30 messe 9h30 Le 31 : 19h30 messe + Adoration Le 1 er : 9h30 Bellevue 15h (enfants) 19h 9h Le 31 : 21h veillée – Le 1 er : 9h Carbet 20h veillée + messe 9h Le 1 er : 9h Case-Pilote 19h (veillée de la catéchèse) 19h30 messe 7h30Le 31 : 19h30 messe + Adoration Le 1 er : 7h30 Cathédrale 23h veillée + messe 9h30 Le 1 er : 9h30 Coridon 20h 9h Le 31 : 23h Adoration – Le 1 er : 9h De Briant 19h 9h Le 31 : 18h – Le 1 er : 8h Diamant 19h 9h Le 1 er : 8h Ducos 20h 8h Le 1 er : 8h Emmaüs 21h veillée 8hLe 1er : 8h Fond-Saint-Denis 18h30 9h30Le 1 er : 9h30 Foyer de Charité de Trinité Pas de messe 9h Le 31 : 21h veillée d’adoration + messe à minuit François 19h 8h Le 1 er : 8h Grand-Rivière 18h 10hLe 1 er : 10h Gros-Morne 19h 8h Le 31 : 20h – Le 1 er : 8h Josseaud 18h30 8h Le 31 : 18h30 – Le 1 er : 8h Lamentin 19h 8h Le 31 : 19h – Le 1 er : 6h - 8h30 Lorrain 19h 8h – 10h Le 31 : 19h veillée – Le 1 er : 8h Macouba 19h 10hLe 1 er : 10h Marigot 19h 9h Le 31 : 22h veillée suivie de la messe Le 1 er : 9h Marin 21h 7h Le 1 er : 7h Morne-des-Esses 19h 8h Le 1 er : 8h Morne-Rouge 19h veillée + messe8h30Le 1 er : 8h Morne-Vert 19h (veillée de la catéchèse) 19h30 messe 8h Le 31 : 19h30 messe + Adoration Le 1 er : 8h Prêcheur Pas de messe 7hLe 1 er : 9h30 Redoute 16h 19h 8h Le 31 : 21h Le 1 er : 8h Régale 18h30 7h30 Le 1 er : 7h30 Rivière-Pilote 18h30 8h Le 1 er : 8h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 18h30 veillée + messe 9h30 Le 1 er : 9h30 Petit-Bourg 18h30 veillée + messe 8hLe 1 er : 7h Robert 19h veillée 20h 8h Le 31 : 19h veillée + messe à 20h Le 1 er : 8h Sainte-Anne 20h 9h Le 31 : 22h – Le 1 er : 9h Saint-Christophe 21h veillée + messe 8h30 - 10h30 Le 31 : 21h30 veillée - 23h messe Le 1 er : 8h30 – 10h30 Saint-Esprit 18h30 8h Le 1 er : 18h30 Saint-Joseph 18h 8h30 Le 1 er : 8h30 Sainte-Luce 18h veillée + messe 8h Le 1 er : 8h Sainte-Marie 19h veillée + messe 9h Le 1 er : 8h Saint-Pierre 20h 8h Le 31 : 17h Adoration – Le 1 er : 7h Sainte-Thérèse 20h 9h Le 1 er : 9h Schœlcher 16h (Terreville Jeunes) 19h (Bourg) 7h (bourg) 9h (Terreville) Le 1 er : 8h (bourg) Tartane 19h veillée + messe 9h30 Le 31 : 19h veillée – Le 1 er : 9h30 Terres-Sainville 19h 8h Le 1 er : 8h Trinité 19h veillée 8hLe 31 : 18h – Le 1 er : 8h Trois-Ilets (Anse Mitan) 18h 9h30 Le 1er : 9h30 Trois-Ilets (bourg) 19h 7h30 Le 1 er : 7h30 Vauclin 20h 9h Le 1 er : 8h Vert-Pré 19h veillée + messe 8h Le 31 : 17h – Le 1 er : 8h (Les horaires des messes dominicales du matin des dimanches 24 et 31 décembre restent inchangés dans vos paroisses) Horaires des messes de Noël 2017 et du J our de l’an 2018 VIE DU DIOCÈSE  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 7

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A l’invitation de Mgr Macaire, près de 250 jeunes de 15 à 35 ans de différentes paroisses  du  diocèse  se  sont  retrouvés,  le  dimanc\be  3  décembre,  au  couvent  de  Cluny  pour  l’Assemblée  synodale  de  la  jeunesse  sur  le  3 ème   C\bantier  d’ ECCLESIA ’M  2020  !   «  Bâtir  une éducation c\brétienne ». L ’Assemblée a commencé à  8h30 par l’Eucharistie présidée  par notre Archevêque. A  l’issue de la messe, Mgr Macaire a  adressé ces mots aux jeunes :  « Nous nous sommes réunis  aujourd'hui pour réfléchir à l'avenir  de la Martinique. L'Eglise compte  sur vous, je compte sur vous, Dieu  compte sur vous pour savoir ce que  vous voulez dans votre Église, ce que  vous souhaitez dire à votre Église. Vous avez été choisis pour définir  ce que vous allez devenir dans les  prochaines années. Le Pape vous  a écrit une lettre qui vous invite à  préparer avec lui la Conférence des  évêques en octobre 2018. Il attend  votre réponse, il vous donne la  parole. Le monde a besoin de vous pour qu'il  devienne fort, qu'il soit guéri ». “Venez et voyez".  Avez-vous  rencontré ce regard ? Avez-vous  entendu la voix de Jésus ? Quand  tu as reçu ce regard de Dieu, rien ne  peut t'atteindre. Dieu tend sa main  pour vous relever. Vous pouvez  changer les choses, “écoutez ce cri  qui monte en vous". N'ayez pas peur d'être audacieux.  Je veux savoir vos doutes et vos  critiques. Comprendre pourquoi les  jeunes abandonnent le chemin du  Seigneur après le cheminement. “ Dieu révèle aux jeunes le  meilleur  pour  le  monde".   Vous avez déjà répondu à l'appel  du Pape, du Seigneur. Vous êtes  une génération choisie, vous l'avez  chanté. Le Seigneur a dit que tu peux faire des  œuvres plus grandes que les siennes.  A travers toi, il agit, il accomplit des  miracles. Vous accomplissez des  miracles, vous l'avez chanté ce matin,  et je l'atteste, oui vous le faites. Les jeunes sont ensuite partis en  carrefours afin de répondre au  questionnaire « Les jeunes, la foi et le  discernement vocationnel » proposé  par le pape François aux jeunes du  monde entier, pour le Synode de la  jeunesse.  Ils ont échangé autour de  2 questions :    Dans quels cas pouvons-nous dire que nos comportements ne sont pas en adéquation avec la foi ?   Qu’est-ce que nous pourrions mettre en place (personnelle- ment ou en Eglise) afin que nos comportements soient en adé- quation avec notre foi ? Faites vos propositions. La première partie de la journée s’est  achevée par un temps de prière avec  les reliques de Sainte Thérèse de  l’Enfant Jésus et de ses parents, Saints  Louis et Zélie Martin. Après la pause-déjeuner, Mgr  Macaire  a échangé avec les jeunes autour de  sa vocation et sa mission. Les jeunes  ont pu lui poser quelques questions.  Ils ont également soumis leurs idées  pour la jeunesse de notre diocèse. VIE DU DIOCÈSE Assemblée synodale de la jeunesse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 8

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Temps d'échanges avec Mgr David La Cellule communication     . de la pastorale diocésaine des jeunes  ■ ➊   S’engager (à votre âge, ce n’est qu’en vous engageant que vous pourrez connaître votre place dans  l’Eglise et vous connaître vous-mêmes). ➋   Chaque jeune doit avoir un engagement ou appartenir à un groupe (groupe de réflexion, chorale,  scouts, engagement envers les pauvres, servants d’autel, pastorale des jeunes, groupe de prière, etc.) ➋   Veiller à se former et surtout poser beaucoup de questions aux prêtres ou aux responsables de l’Eglise sur tous les sujets qui vous intéressent et qui intéressent le monde autour de vous. ➍  Participer aux grands rassemblements de l’Eglise (Rameaux, JMJ, JCJ, etc.) ➎   Participer aux grandes liturgies et aux messes du dimanche. ➊   Normalement, à partir d’ECCLESIA’M 2020 ! tout engagement dans l’Eglise sera pour une durée de 5 ou 6 ans maximum. Le Synode a demandé aux prêtres et aux responsables de veiller au  renouvellement des personnes engagées et de rajeunir les cadres de l’Eglise. ➋   Cela dit, tout le monde, surtout les jeunes, quels qu’ils soient, doit avoir un engagement. Donc l’Eglise doit être le lieu où on dit oui à toutes les bonnes volontés. ➋   A vous, les jeunes, d’inventer de nouveaux services et de ne pas refaire toujours les mêmes choses. Il s’agit aussi d’oser. Oser vous imposer dans l'Eglise afin d'avoir votre place.  ➊   Ce que je vous demande, c’est de vous amuser. D’être de vrais jeunes qui s’amusent, qui sortent,  évidemment d’une façon saine, sans jamais oublier de prier entre vous au cœur de vos moments  de détente. Il faut que les jeunes Martiniquais apprennent à s’amuser sans se débaucher : c’est une  mission que je donne à la jeunesse chrétienne.  ➋   Amusez-vous aussi dans l’Eglise et dans le service d’Eglise. Bref, soyez toujours joyeux !  ➊   Priez. Priez en particulier dans la liturgie, avec la communauté chrétienne (messe du dimanche). Priez en petits groupes entre jeunes. Priez en partageant avec vos parents dans vos familles. Et  enfin, priez tout seul dans le silence et dans le secret, dans une église, dans la nature ou dans votre  chambre. Même une minute par jour, mais faites-le. ➋   Soyez humbles et restez humbles pour faire l’expérience de Jésus. ➊   Dieu t'aime comme tu es. ➋   Un chrétien, c'est quelqu'un qui se confesse régulièrement, qui se réconcilie avec le Christ,  qui communie et qui vit en Lui. Ce que je vous demande, c’est de vous confesser régulièrement : cela vous fera beaucoup de bien pour votre vie d’adultes. ➊   Nous devons être des témoins (et non pas des donneurs de leçons). Nous ne devons pas avoir honte  de qui nous sommes. Il faut que chaque jeune chrétien soit capable de\  donner son témoignage.  Il faut donc s’entraîner entre nous et apprendre (comme on apprend à conduire) à donner son  témoignage. ➋   Notre conduite aussi doit être un témoignage. Rester fidèle au Seigneur en toute circonstance (si tu dois enlever ta foi pour plaire à la personne qui est en face de toi, alors ça veut dire que cette  personne ne t’aime pas et ne te respecte pas). ●   Monseigneur a le projet de la création d’un centre de confession.    Comment avoir  sa place dans l’Eg\flise ?    \barfois certains  responsables refuse\fnt  de nous laisser pr\fendre  notre place.  Comment réagir face\f  à ce genre de refus\f ?    Une Eglise vivante \f et dynamique !    Comment mettre  en place des chose\fs  pour rencontrer  le Seigneur ?    Les personnes au s\fervice  et qui vivent en c\fouple...  peuvent-elles cont\finuer  si elles sont chas\ftes ?    Comment ne pas  avoir honte de par\fler  de Dieu ?    Comment avoir accès à l’Eglise en dehors\f des heures  habituelles quand \fon a une urgence s\fpirituelle ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 9 ÉGLISE EN MARTINIQUE Chers jeunes, répondez à ce questionnaire du Saint-Père et invitez d’autres jeunes à faire de même en le partageant sur les réseaux sociaux.

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Du 7 au 18 novembre 2017, nous étions 12 Martiniquais en pèlerinage en Israël. Comme  les douze disciples du Seigneur, nous\q sommes parties sur \qles pas du Seigneur. A rrivés le 9 à  Tel-Aviv, le bus nous  a conduit à Nazareth. Avec des  pèlerins d’autres pays (France,  Côté d’Ivoire, La Réunion, USA), nous  formions un groupe de 37 personnes.  Le Mont Thabor, Cana, Capharnaüm,  le lac de Tibériade, Nazareth et le  Jourdain étaient au programme de  notre première partie du pèlerinage. Le 5 ème  jour, nous avons longé la vallée  du Jourdain, traversé Jéricho et visité  des sœurs de l’Emmanuel à Bethléem.  Ces religieuses ont lavé les pieds de tous  les pèlerins en signe de bienvenue. Un  geste fort et rempli d’amour. Puis nous sommes rentrés à Jérusalem  pour les 5 derniers jours de notre  périple : visite du Mont des Olivier,  saint Pierre en Galicante, sainte Anne,  Dominus Flevit, saint Sépulcre, et les  souks de Jérusalem. Un des moments  fort fut la rencontre d’échange et de  prière avec un juif de Jérusalem et le  frère Olivier Moine à Abu Gosh (village  des pèlerins d’Emmaüs en Luc 24). Ce  frère nous permit de comprendre que :  la paix est déjà là, et pas encore là.  A Abu Gosh, il y a une équipe de foot  dans le village composé de 11 juifs et  11 musulmans. Il nous a aussi dit que  la liberté et la paix sont plus qu’une  absence de chaînes.  Merci à la Sainte Famille qui nous a reçus  sur sa terre.  Père Arnaud Goma,  curé de Coridon  ■ Commémoration du centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en prélude de  la Fête de l’Immaculée Conception qui a eu lieu 8 Décembre (date de la Fête Patronale  de la ville de l’Ajoupa-Bouillon). L e père Grégoire Jagowdzik,  curé de la paroisse de l’Ajoupa- Bouillon, avait précédemment  annoncé aux paroissiens l’organisation  d’une procession en l’honneur de la  Vierge Marie, le samedi 2 décembre, à  l’issue de la messe. Ce jour-là, le cortège parti de l'église. Les   enfants de chœur marchaient en tête de  la procession portant la croix, suivis par  les enfants habillés avec des costumes  d'ange, la chorale, puis le père Grégoire. Plus de 200 personnes ont marché en  récitant le chapelet afin de célébrer  solennellement le centenaire des  apparitions à six reprises de la Vierge  Marie à trois enfants bergers, dans le  village de Fatima au Portugal, au cours  de l’année 1997. Une grande foi et beaucoup de recueil- lement animaient les participants à la  manifestation. Après la procession, de retour à l’église,  les enfants revêtus de leur habit d’ange  ont mimé et chanté un chant à la gloire  de la Vierge Marie « Tu es toute belle,  acclamée par les anges… » jusqu’à  l’autel autour duquel avait pris place  le père Grégoire, très, très ému, qui a  pu prononcer la bénédiction finale de  la cérémonie. Organisation et témoignages Madame Caruge Jeanne  Président du Rosaire du secteur Ajoupa-Bouillon  et son adjointe Madame Voisin Armande Cavely Jenny  ■ VIE DU DIOCÈSE De retour de Terre Sainte Marie en fête à Ajoupa Bouillon ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 10

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Dans nos sociétés antillaises, nous avons tendance à mettre en avant et à saluer les  familles matriarcales, reflets de la femme forte, capable et poto mitan. Nos mamans  qui sont à la fois la mère et le père, élèvent leurs enfants et se donnent corps et âme  pour leur offrir le meilleur.  M ais nous oublions que  ce modèle bien que plus  souvent répandu, n’est pas  le seul. Des pères et mères s’unissent  pour former des familles pleines  d’amour, de partage et de volonté.  Des couples prennent le chemin  de l’amour et aident leurs enfants à  grandir dans un univers où chacun a  des responsabilités et est le soutien  de l’autre.  L’exemple de la Sainte Famille nous  semble bien souvent si inaccessible.  Comment aujourd’hui pourrions-nous  ressembler au modèle que nous laisse  le Vierge Marie, Saint Joseph et Jésus ?  Comment être à la hauteur ? Est ce  possible ?  Les réponses à ces  questions nous ont  été apportées le  Jeudi 30 novembre  2017. Nous avons eu  la grâce d’accueillir  dans notre Paroisse  les reliques de Louis  et Zélie Martin et  de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus...  Exemple même de l’amour au sein  de la famille, amour surmontant les  épreuves, vitrine vivante pour la  société d’aujourd’hui. Ce couple du  19ème siècle nous rappelle combien  il est important de prier en famille et  de se soutenir.  Ce jeudi soir, les paroissiens étaient  au rendez-vous et c’est avec une joie  non dissimulée qu’ils ont salué, dans  l’église, l’entrée des reliques et du Saint  Sacrement.  La Caravane nous a fait la joie de  nous aider à louer et comprendre  l’importance d’avoir des modèles  actuels de persévérance et d’abandon  au Christ. Continuons à vivre cet amour que ce  dernier nous demande, dans la joie  et l’assurance qu’il est le seul chemin  de bonheur. Continuons à prier pour  nos familles afin que, quelle que soit  leur configuration, elles offrent chaque  jour l’environnement propice au  développement et à l’épanouissement  de notre jeunesse. Prions pour notre  diocèse afin qu’il puisse voir fleurir en  son sein beaucoup de Saintes Familles  et de Vocations. Webmasters de la paroisse du Lorrain  ■ La grâce des reliques ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 11

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s oyez dans la joie ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 12 LA JOIE  DOSSIER

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La  joie  est  une  émotion  ou  un  sentiment  de  satisfaction  plus  ou  moins  durable,  qui  affecte  l'être  entier  au  moment  où  ses  aspirations,  ses  ambitions,  ses  désirs  ou  ses  rêves  viennent  à  être satisfaits d'une manière effective ou imaginaire  (Wikipédia). C ette définition montre que la joie est liée à une aspiration ou à  un projet. La joie se distingue du plaisir qui, lui, est provoqué,  instantané. Il arrive souvent qu’on confonde plaisir et joie  alors qu’ils sont fondamentalement différents. Prendre plaisir à voir un coucher de soleil se transforme en joie  dans la mesure où on aspire à la beauté ou au calme. Ainsi, il faut  comprendre que la source de la joie n’est pas la même chose que la  source du plaisir. Cela peut donc expliquer pourquoi tant de personnes  courent après tant de plaisirs, mais ne sont pas pour autant dans la joie. D’où l’insistance  sur la joie pour nous chrétiens et pas forcément sur le plaisir. C’est la joie qui jaillit de Dieu en contemplant son œuvre, la création. C’est la joie qui  jaillit de l’homme quand il vit la femme que Dieu lui présentait (Celle-ci  est l’os de mes os, la chair de ma chair). C’est la joie du banquet  des noces de l’Agneau qui exprime le mieux notre vocation  d’être avec Dieu. Le Christ est la source de joie suprême parce qu’il est  l’aspiration profonde de tout cœur humain. Quand on le  connaît mieux, on réalise qu’il est ce(lui) qu’on cherchait  depuis longtemps. Il est la réponse à nos questions. Ne cherchons pas la source de joie dans des techniques  matérielles ou mentales. Cherchons plutôt la rencontre  avec l’autre, avec le Seigneur. Le bienheureux pape Paul VI avait écrit une exhortation  apostolique, donnée à Rome le 9 mai 1975, intitulée « Gaudete  in Domino » (Réjouissez-vous dans le Seigneur) qui mérite  d’être  redécouverte. Voici un extrait qui vous donnera l’envie  de la lire.   Père Christian Catayée  ■ La source de la joie ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 13

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Extrait de l'exhortation apostolique du bienheureux pape Paul VI, Gaudete in Domino (9 mai 1975) En s'éveillant au monde, l'homme n'éprouve-t-il pas, avec le désir naturel de le comprendre et d'en prendre possession celui d'y trouver son accomplissement et son bonheur? Il y a, comme chacun sait, plusieurs degrés dans ce « bonheur ». Son expression la plus noble est la joie ou « bonheur » au sens strict,\ lorsque l'homme, au niveau de ses facultés supérieures, trouve sa satisfaction dans la possession d'un bien connu et aimé. (7) Ainsi l'homme éprouve la joie lorsqu'il se trouve en harmonie avec la nature, et surtout dans la rencontre, le partage, la communion avec autrui. A plus forte raison, connaît-il la joie ou le bonheur spirituel lorsque son esprit entre en possession de Dieu, connu et aimé comme l\ e bien suprême et immuable. (8) Poètes, artistes, penseurs, mais aussi hommes et femmes simplement di\ sponibles à une certaine lumière intérieure, ont pu et peuvent encore, soit dans les temps d'avant le Christ, soit en notre temps et parmi nous, expérimenter quelque chose de la joie de Dieu. Mais comment ne pas voir aussi que la joie est toujours imparfaite, fragile, menacée ? Par un étrange paradoxe, la conscience même de ce qui constituerait, au-delà de tous les\ plaisirs transitoires, le véritable bonheur, inclut aussi la certitude qu'il n'y a pas de bonheur parfait. L'expérience de la finitude, que chaque génération refait pour son propre compte, oblige à constater et à sonder l'éc\ art immense qui subsiste toujours entre la réalité et le désir d'infini. Ce paradoxe et cette difficulté d'atteindre la joie nous semblent particulièrement aigus au\ jourd'hui. C'est la raison de notre message. La société technique a pu multip\ lier les occasions de plaisirs, mais elle a bien du mal à sécréter la joie. Car la joie vient d'aill\ eurs. Elle est spirituelle. L'argent, le confort, l'hygiène, la sécurité matérielle ne manquent souvent pas ; et pourtant l'ennui, la morosité, la tristesse demeurent malheureusement le lot de beaucoup. Cela va parfois jusqu'à l'angoisse et au désespoir, que l'insouciance apparente, la frénésie du bonheur présent et les \ paradis artificiels ne parviennent pas à évacuer. Peut-être se sent-on impuissant à dominer le progrès industri\ el, à planifier la société de façon humaine ? Peut-être l'avenir apparaît-il trop incertain, la vie humaine trop menacée ? Ou \ ne s'agit-il pas surtout de solitude, d'une soif d'amour et de présence non satisfaite, d'un vide mal défini ? Par contre, dans beaucoup de régions et parfois au milieu de nous, la somme de so\ uffrances physiques et morales se fait lourde : tant d'affamés, tant de victimes de combats stériles, tant de déraciné\ s ! Ces misères ne sont peut-être pas plus profondes que celles du passé ; mais elles pren\ nent une dimension planétaire ; elles sont mieux connues, illustrées par les mass média, au moins autant\ que les expériences de bonheur ; elles accablent les consciences sans qu'apparaisse bien souvent une solution humaine à leur mesure. Cette situation ne saurait cependant Nous interdire de parler de la joie, d'espérer la joie. C'est au cœur de leurs détresses que nos contemporains ont besoin de connaître l\ a joie, d'entendre son chant. Nous compatissons profondément à la peine de ceux sur qui la misère \ et les souffrances de toutes sortes jettent un voile de tristesse. Nous pensons tout particulièrement à ceux qui s\ e trouvent sans ressources, sans secours, sans amitié, qui voient leurs espoirs humains anéantis. Ils sont plus que jamais pré\ sents à notre prière, à notre affection. Nous ne voulons certes accabler personne. Nous cherchons au contraire les remèdes capables d'apporter la lumière. A nos yeux, ils sont de trois ordres. Les hommes doivent évidemment unir leurs efforts pour procurer au moins le minimum de soulagement, de bien-être, de sécurité, de justice nécessaires au bonheur\ , aux nombreuses populations qui en sont dépourvues. Une telle action solidaire est déjà l'œuvre de D\ ieu ; elle correspond au commandement du Christ. Déjà elle procure la paix, elle redonne espoir, elle fortifie la communion, elle ouvre à la joie, pour celui qui donne comme pour celui qui reçoit, car il y a plus de bonhe\ ur à donner qu'à recevoir. (9) Que de fois Nous vous convions, Frères et Fils très chers, à préparer avec ardeur une terre plus habitable et plus fraternelle, à réaliser sans tarder la justice et la charité\ pour un développement intégral de tous ! 7 Cf. S. Thomas, Summa Theoiogica, I-IIae, q. 31, a. 3.8 Cf. S. Thomas, ibid., II-IIae, q. 28, a. 1 et a. 4.9 Cf. Ac 20, 35. En s'éveillant au monde, l'homme n'éprouve-t-il pas, avec le désir naturel de le comprendre et d'en prendre possession celui d'y trouver son accomplissement et son bonheur? Il y a, comme chacun sait, plusieurs degrés dans ce « bonheur ». Son son bonheur? Il y a, comme chacun sait, plusieurs degrés dans ce « bonheur ». Son expression la plus noble est la joie ou « bonheur » au sens strict,\ lorsque l'homme, au niveau de ses facultés supérieures, trouve sa satisfaction dans la possession d'un bien connu et aimé. (7)7)7 LA JOIE  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 14

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La joie du peuple haïtien La joie de notre cœur vient de Lui." "Notre confiance est dans son Nom très saint.  (Ps. 32) !  En feuilletant l’\bistoire concrète du peuple  \baïtien, depuis l’arrivée des colons européens jusqu’à ce jour où je  rédige  cet  article,  je  m’éveille  à  un  tiraillement  intérieur  entre  la  souffrance  de  mon  peuple,  ses  mal\beurs  et  sa  joie  de  vivre.    Ce  don  qui  le  pousse  à  tressaillir  de  joie  à  l’exemple  de  Marie,  Notre  Dame  du  Perpétuel  Secours,  est  déposé  dans l’âme de ce peuple jovial, résilient, créatif et courageux qu’est le peuple \baïtien.    E n effet, de cette relecture historique  et prophétique, je saisis un point  commun avec le peuple Israël :  mon peuple a été mis en esclavage, il  a lutté pour sa libération, par la suite  il s’est glissé dans la confusion via ses  politiques trop hâtives de sortie de  crise, et son manque de discernement  collectif sérieux pour construire un Etat  de droit. Hélas, le peuple haïtien a vu  ses rêves se transformer en cauchemar,  à plusieurs moments de son histoire,  par ceux-là même en qui il avait placé sa  confiance. Notre histoire de peuple est  parsemée de souffrance, de misère et de  déception.  Mais il y a une valeur que mon  peuple n’a jamais perdue, car elle lui est  fondamentale. Cette valeur en une triade  est inscrite dans l’âme de ce peuple. C’est  la foi, la joie et la force. Sa joie et sa force  viennent de sa confiance en Dieu. Il croit  fermement que Dieu est fidèle en ses  promesses.  Le peuple haïtien vit chaque  jour le psaume 32 : « la joie de notre cœur  vient de Lui. Notre confiance est dans son  Nom très saint ».  Malmené par les dictatures, bafoué  par ses dirigeants, lavé par des torrents  de crise politique, martyrisé par des  catastrophes naturelles, la souffrance du  peuple haïtien n’a jamais de cesse. Et il n’a  jamais désespéré en des jours meilleurs,  d’où ses proverbes : « lespwa fè viv »,  « tout tan gen lavi gen lespwa ». Eh oui !  Les Haïtiens sont   habités par une grande  espérance, convaincus que ce peuple a un  avenir, a déjà apporté et apportera encore  sa contribution originale à la construction  de l’humanité d’où l’esprit des armes de  la République : « men anpil chay pa lou »  équivalant à « l’union fait la force ».  J’emprunte les mots du père Midi Godfroy,  s.j. pour affirmer que : « nous sommes  un beau peuple, un peuple courageux,  créatif et déterminé ; mais, pour des  raisons externes et internes au pays, nous  n’avons pas pu encore nous relever. Avec  notre indépendance comme premier  peuple noir libre, et qui a aidé à mettre  fin à l’esclavage dans le monde, notre  gloire a été de courte durée. De 1804 à  nos jours, nous n’avons connu que des  turbulences politiques. Et nous voilà  dans un pays dont la vie est menacée. Il  faut le sauver. Cela est possible grâce au  potentiel et à la réserve de vie cachée en  nous ».  Les Haïtiens croient en la vie et  ils aiment célébrer la vie et vivre debout.   Lors du tremblement de terre de 2010, le  désœuvrement général du début a fait  place à un regain d’énergie salvatrice qui  a fait dire : le peuple haïtien conserve  une joie de vivre incroyable, une force  de résilience qui lui rend capable de  faire face à des situations difficiles ou  génératrices de stress. Consolez, consolez  mon peuple, ta délivrance est proche !  (Is 40,1)  Éprouvé depuis trop longtemps, le peuple  haïtien a soif d’un véritable renouveau à  tous les niveaux : spirituel, éthique, social  et politique. Pour atteindre cet objectif,  des conditions semblent indispensables :  Rétablir et cultiver la confiance en soi  et en l’autre ; redécouvrir et promouvoir  les valeurs hautement civiques et  humanitaires que sont la liberté, l'égalité  et la fraternité ; fonder l’exercice de  l'autorité et du pouvoir sur la recherche  désintéressée de l’intérêt général ;  prendre conscience que chaque Haïtien,  Haïtienne, à son niveau, est responsable  du présent et de l’avenir de notre pays,  de la protection et de la sauvegarde de  l'environnement qui est notre maison  commune.  Que la joie habite toujours mon peuple !  Père Behn-Daunais Cherenfant, c.s.v. Curé de la paroisse du Saint-Esprit  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 15

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En chemin vers Noël avec  Père Brice Gourdin,  doyen des prêtres du diocèse de Guadeloupe… Père Brice avec Fr Francklin Armand, fondateur Père Brice avec Fr Francklin Armand, fondateur de la Fraternité de l'Incarnation en Haïtide la Fraternité de l'Incarnation en Haïti Père Brice avec Fr Francklin Armand, fondateur de la Fraternité de l'Incarnation en Haïti Père Brice avec Fr Francklin Armand, fondateur Lors d’une homélie de l’Avent, un dimanche à Petit-Bourg, il y a quarante ans, vous aviez parlé de la fête de Noël « comme la clé de la vie chrétienne… », en ce sens que la « fête de Noël c’est Dieu qui vient dans notre humanité, l’initiative vient de Lui »… « le rôle du chrétien c’est de mettre à contribution son rôle d’homme et de femme en chemin pour aller chercher Jésus, le Dieu de vie ! »… Aujourd’hui que diriez-vous de plus ? J’ai demandé au Seigneur ce matin,  durant la messe à l’occasion de la fête  de mon saint patron, pourquoi Il me  garde aussi longtemps ici-bas. Et il a  mis dans mon cœur comme cette clé  de Noël : « J’ai encore besoin de toi.  Tu n’es pas encore devenu le saint que  je veux que tu sois, alors je t’en laisse  le temps.  En tant qu’aumônier du Carmel, n’êtes-vous pas comme un veilleur, comme un éveilleur ? La prière des Carmélites est un rocher  sur lequel notre Eglise diocésaine  peut s’appuyer en vérité. Il est vrai  que j’accompagne aussi beaucoup de  fidèles qui viennent me voir, prendre  conseil. C’est le rôle de tout prêtre.  Mais du fait de mon âge qui avance et  de mon histoire, Dieu me donne sans  doute d’entrevoir et de laisser passer la  lumière par le moindre petit interstice.  Dans mon ministère de prêtre, c’est ce  que je préfère : cet accompagnement  qui débouche sur le sacrement de la  réconciliation, qui débouche sur ce  que je suis aujourd’hui : en effet j’ai été  converti à 22 ans par ce sacrement de la  réconciliation, et  à présent, Jésus se sert  de moi pour se manifester à ses enfants.   Que représente le rendez-vous de Jésus à Noël pour un prêtre sage et avancé en âge comme vous ? Non seulement Jésus veut se faire l’un  de nous, mais il veut que je lui amène  toutes celles et tous ceux qui ont besoin  de découvrir ce que Lui, le Christ,  est pour l’humanité. Jésus veut que je  Lui amène des frères et sœurs qui se  laisseront toucher et convertir comme  Il l’a fait pour moi à ma majorité. La « spiritualité diocésaine » est « une spiritualité de communion à la manière de la communion trinitaire », affirme le pape François. « On devient expert en spiritualité de communion avant tout grâce à la conversion au Christ, à la docile ouverture à l’action de son Esprit et à l’accueil des frères ». C’est le pape François qui, recevant en audience les participants à l’Assemblée internationale de la Confédération Union apostolique du Clergé, consacrée au rôle des pasteurs dans l’Église particulière, le jeudi 16 novembre 2017, dans la Salle du Consistoire du Vatican, l’affirmait encore. « La communion et la mission sont des dynamiques corrélatives », a poursuivi le pape. « On devient ministre pour servir son Église particulière, dans la docilité à l’Esprit-Saint et à son évêque et en collaboration avec les autres prêtres, mais en étant conscient que l’on fait partie de l’Église universelle, qui franchit les frontières du diocèse et du pays ». Vous êtes prêtre diocésain, Père Brice, cet enseignement du pape, vous semblez si bien l’avoir fait vôtre ! Oh ! Je m’y retrouve tout à fait. Et avec  la grâce de Dieu j’essaie d’y être fidèle.  Et je prie pour tous mes frères prêtres  afin qu’ils le soient aussi.  Pour conclure, quel message le « grand-père » que vous êtes veut adresser aux familles aujourd’hui, aux jeunes ? Un conseil si vous voulez bien. Il  faut beaucoup prier. Vous connaissez  l’association Marie de Nazareth  (à Jérusalem). Allez sur internet et  vous trouverez son site qui est très  réconfortant et nous porte à l’espérance  et à la charité. Dans le dernier message,  Marie de Nazareth suggère que tous les  chrétiens et les hommes et les femmes  de bonne volonté s’engagent à prier  chaque jour une dizaine de chapelet  pour le pape, une pour les jeunes (et  les vocations), une pour la paix dans  le monde, une dizaine enfin pour les  familles. Voilà tout ! Et bien je me  suis engagé quotidiennement à dire  le chapelet à ces intentions. J’avoue  ajouter une dernière dizaine à une  intention personnelle que je confie à  Marie. Prenons résolument la route de  Marie, elle nous mène à Jésus. Un mot  encore : je reconnais qu’aujourd’hui la  spiritualité de Charles de Foucauld à  travers la Fraternité des Petites Sœurs  et des Petits Frères de l’Incarnation  m’inspire beaucoup. Bon chemin vers  Noël ! Propos recueillis par Jean-Marie  Gauthier, Rédacteur en chef du bulletin  diocésain Eglise en Guadeloupe ■ Le 13 novembre, fête de la saint Brice, le père Brice, qui a eu 97 ans l\qe 20 novembre, nous a  accordé une entrevue dans cette préparation à Noël ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 16

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L e chrétien trouve le temps de  s’amuser « An Tchè Légliz-la  ». Les fêtes religieuses nous donnent  l’occasion de nous amuser. Le  chanté Nowèl a commencé sans  attendre le premier dimanche de  l’Avent. A la bonne nouvelle… Venez divin Messie. O miracle d’amour… Nous chantons avec  la Parole de Dieu. Michaud veillait et Allez mon voisin sans être  bibliques, entrent dans la ronde  sans ritournelle, sans modération,  et shrub avec modération. Il faut s’y attendre, la galette arrive  avant janvier et fait la joie des rois  d’un jour, cela ne gêne en rien le Roi  des rois (galette sans modération,  champagne avec modération !). Puis le prix de la galette descend au  plus bas parce que les déguisements  du carnaval remplissent déjà les  vitrines. Le carnaval le temps de  s’éclater …Vaval, Vaval, il incarne  tous les péchés des hommes,  après son triomphe, il finit dans  les cendres le premier jour de  carême le mercredi des cendres.  On comprend pourquoi nos petits  du caté nous demandent de quelles  cendres il s’agit. Ouf ! passons aux choses sérieuses,  le carême nous appelle à la  conversion sans nous enlever la  joie. Les groupes charismatiques  ne sont pas en vacances et nous  invitent à louer, à chanter, à  danser pour Dieu. Les petites  communautés ecclésiales, semble- t-il, ajoutent une note festive à leurs  rencontres, décidément la joie  demeure. Les bons chrétiens pratiquants  que nous sommes préparent  et participent à toutes les  célébrations :  veillée pascale, effusion de l’Esprit, mais les  lundis de Pâques et de Pentecôte,  le rendez-vous est à la plage autour  du « matoutou crabe ».  C’est normal, nous nous retrouvons  en famille pour les baptêmes, premières communions etc.,  autant de festivités de dimanche  en dimanche (midi /minuit). Les  obsèques font pleurer, les veillées  où l’on rencontre les amis et il est  bon de dire : mangez et buvez avec  modération. Arrivent les grandes vacances, la  famille vient de Métropole pour  baptêmes et mariages, ajoutons :  Course de yoles, cousinages,  expositions, spectacles, fêtes  patronales. Enfin, nous proposons à notre  Evêque le lancement d’équipes sportives ecclésiastiques,   disputant des matchs entre prêtres  volontaires des différents districts,  commençant par : Nord Caraïbe / Nord atlantique. "Lavi-a bel" si on regarde la bouteille à moitié pleine. Il est bon de s’amuser un peu en se moquant de soi-même.   Sr Christine, N-D de la Délivrande  ■ ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Comment un chrétien peut-il s’amuser ? ? Question ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 17

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Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Agenda de l’Archevêque Dimanche 17 décembre : - 6h : Messe à la chapelle de Volga - 9h30 : Messe de présentation du père Behn-Daunais Cherenfant, Administrateur de la paroisse du Saint-Esprit - 15h : Ordination presbytérale de Gaëtan Présent à la cathédrale Saint-Louis Mardi 19 décembre : - Conseil épiscopal - 18h30 : Messe de présentation du père Enel Constant, Administrateur de la paroisse des Anses d’Arlet (et 7 ème anniversaire de la restauration de l’église des Anses d’Arlet) Mercredi 20 décembre : - 16h : Messe à La Ruche - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 21 décembre : - Rencontre avec tous les responsables de pastorales, mouvements et services de la paroisse des Terres- Sainville Vendredi 22 décembre : - Conférence de presse sur la fondation de l’ICEA (Institut Catholique Européen des Amériques) - Rencontre avec tous les chefs de chœur des chorales paroissiales Samedi 23 décembre : - Rencontre avec la Communauté de l’Emmanuel à l’Archevêché - 17h : Messe d’installation du père Sosthène Godjo, Curé de la paroisse du Lorrain (et 5 ème anniversaire de la restauration de l’église du Lorrain) Dimanche 24 décembre : - 10h30 : Dédicace de l’église du Morne-Vert - 20h : Messe de la Nuit de Noël à Sainte-Thérèse - Minuit : Messe de la Nuit de Noël à la Cathédrale Saint-Louis Lundi 25 décembre : - 7h30 : Messe au Centre pénitentiaire de Ducos - 10h : Messe du Jour de Noël à la Cathédrale Saint-Louis Du 26 au 28 décembre : - Installation Mgr Jason Gordon, nouvel Archevêque de Port-of-Spain (Trinidad) Samedi 30 décembre : - Récollection avec les religieuses du diocèse au Monastère Sainte-Marie-des-Anges Dimanche 31 décembre : - Célébration de la Fête de la Sainte-Famille dans le Grand Nord - Vêpres solennelles à la Cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 18

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a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \qMARTINIQUE Service legs et donations Arc\bevêc\bé de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinc\bonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\q Télép\bone : 06 96 3\q10 333 - E-mail : mi\qc\bel.pouc\b@wanadoo.fr oui ,  j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br  sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b. oui , j\b  souhait\b  êtr\b  contacté  pour  un  r\bnd\bz-vous  au  S\brvic\b  d\bs  l\bgs  \bt  donations ou à mon \Sdomicil\b. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’\bspéranc\b \bn héritag\b M\bs coordonné\bs  ❏ Mm\b ❏ M\bll\b    ❏ M. Nom  Prénom Adr\bss\b   Cod\b postal Vill\b  Téléphon\b E-mail Paroiss\b  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\qNIQUE Dimanche 24 décembre 2017 Fêter Noël loin de chez soi (Rediffusion) Comment fêtons-nous Noël et quelles sont nos traditions autour de cette fête ? Aux Antilles ou dans l’Océan Indien, avons- nous su préserver ces traditions et les transmettre aux nouvelles générations ? Alan et Auxanne, deux jeunes étudiants  fraîchement arrivés de Martinique nous raconteront justement comment ils préservent leurs traditions loin de chez eux.  Nous irons en Guyane assister en famille aux traditionnels "chanté Nwèl". Depuis la Guadeloupe, Marie-Hélène Joubert  nous expliquera l'origine de ces cantiques, enseignés par les jésuites aux esclaves. Nous irons aussi à La Réunion faire la  tournée des crèches dans les paroisses de l'île. Cette tradition permet aussi aux familles de se préparer à fêter la naissance  de Jésus.  MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 décembre 2017 – n° 555 19

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« Viens, Seigneur, sauve-nous ! » (Ps 145) Exultez, criez de joie terres et cieux, tous leurs habitants ! le Seigneur vient ! « Bientôt resplendira la gloire, la splendeur de notre Dieu ». Mais mon Dieu, as-tu « vu » ? Chaque jour, nous cherchons la joie : et encore la justice et la paix. Nous cherchons, mieux : nous travaillons pour que cela advienne.Or, du même coup nous expérimentons notre faiblesse : nous ne savons pas bien faire ;nous pouvons fort peu faire ! Alors oui, avec la liturgie de ce jour nous supplions : « Viens, viens, Seigneur. Viens, sauve-nous ». Guy Lamousse

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