556 - Aux rendez-vous de la Paix

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Du 10 au 23 juillet 2018 : Journées Caribéennes de la Jeunesse "JCJ 2018" 8 février - 22 mai 2018 : Commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage Juin 2018 : Création du Conseil pastoral diocésain 28 janvier 2018 : Vœux à la presse Journées Caribéennes de la Jeunesse .................................. 8 février - 22 mai 2018 : Commémoration des 170 ans E g lise en MARTINIQUE N° 556 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 31 décembre 2017 Aux rendez-vous Aux rendez-vous Aux rendez-vous Aux rendez-vous Aux rendez-vous Aux rendez-vous de la Paix de la Paix

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EDITORIAL C e 31 décembre, 1 er dimanche après Noël, l’Eglise fête la Sainte Famille… La famille de Jésus, Marie et Joseph, qui avait la vocation remarquable de donner à l’humanité son Sauveur, est un exemple idéal pour aider les familles chrétiennes à grandir en amour, et dans la paix. Oui, Soyons « aux rendez-vous de la Paix ». Le temps de l’Épiphanie nous y invite. Le 1er janvier, en la solennité de Marie, Mère de Dieu, l’Eglise priera pour la paix dans le monde. C’est ainsi que \ les migrants et les réfugiés sont au cœur du Message du pape Franç\ ois pour cette 51e Journée mondiale de la paix. Dans le cadre du plan pastoral E CCLESI A’M 2020 ! , nous apprécierons le commentaire de la Feuille de route de la Famille selon le cœur de Dieu qui concerne l’éducation commune. Comme nous l’exprime si bien le Délégué épiscopal à la Pastorale \ Familiale, « en nous mettant à l’école de la Sainte famille de Nazareth, nou\ s reconnaissons que l’éducation se fait dans l’amour et dans la foi ». A l’instar de Marie, les femmes de Martinique sont des « poto mitan » de la société au sein des familles. L’archevêque les a réunies au Millénium du Morne-Rouge autour du thème fédérateur : " Femme pour Jésus, avance car Dieu marche avec toi." Ce fut un temps de grâces en plénitude… Nous sommes toujours dans l’Action de grâce pour notre nouveau prêtre, le père Gaëtan Présent, ordonné le 17 décembre\ dernier. Il a apprécié à leur juste valeur la présence, le soutien affec\ tif et les prières de l’Eglise, ici en Martinique et au-delà. On ne saurait douter du rôle privilégié joué par les laïcs dans la relation aux prêtres. Il est important de comprendre la grandeur du sacerdoce. Le sens des rites lors de l’ordination presbytérale nou\ s est expliqué dans la rubrique An tchè Légliz la. Cette édition est la dernière de 2017. L'année qui s'achève \ est l'occasion de vous remercier de votre fidélité. Merci pour votre contribution et vos encouragements. Vos articles, vos témoignages ont permis que la revue poursuive une de ses principales missions qui est de vous faire partager la vie de notre Eglise qui est en Martinique. A l’aube du nouvel an, le traditionnel rituel des vœux a commencé, et notre diocèse ne déroge pas à la règle. Eglise en Martinique vous livre ceux de notre archevêque, de quelques prêtres, et de la\ pastorale de la famille. Sachons reconnaître les grâces que nous avons déjà reçues\ tout au long de l’année écoulée, et demandons au Seigneur de nous aider à les faire fructifier. En cette Journée mondiale de la Paix, confions nos familles et toute l’Eglise à l'intercession de la Vierge Marie. Que la paix du Seigneur demeure dans notre cœur et dans tous nos lieux de vie. Comme la Sainte Famille… soyons toujours en route ! Sainte et joyeuse année à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •  2018 et la maria\mle-attitu\be LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • Parole \bominicale • Marie, Mère \be Dieu •  Feuille \be route \be la famille selon le cœur  \be Dieu - Art. 7 : l\m’é\bucation commune •  Rassemblement \bes Femmes pour Jésus  au Millenium •  Retour sur l’or\bination presbytérale  \be Gaëtan Présent • Des vœux pour 2018... • Nos ren\bez-vous \biocésains pour 2018 • Agen\ba \be l'évêque •  Programme \bes CENACLES  avec le Père Olivier Rollan\b •  Quel est le sens \bes rites \be l’or\bination  \bu prêtre : la prostration, l'imposition\m \bes  mains, l'onction \bes mains, le pain et le vin,  l'habit et le baiser fraternel ? •  Extrait \bu Message \bu Saint-Père François  pour la célébration \be la 51 e journée mon\biale  \be la paix  6 7 8 9 15 10 16 18 18 2 MÉDIAS 19 3 4 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA 17

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T rès chère sœur, Tu aimes et tu admires le  modèle de Marie, n’est-ce  pas !? La « pleine de grâce et bénie  entre les femmes » (Lc 1,26-30) que  Dieu a choisie pour être la Mère du  Sauveur, modèle, selon Jésus, de  « ceux qui écoutent la Parole de  Dieu et la mettent en pratique »  (Mc 3,31-35).     C’est vrai, Marie est la gloire des  femmes. Elle est le modèle de  l’humanité nouvelle. L’être humain  le plus proche de Dieu. Selon la  révélation de l’apôtre Jean, elle est  « couronnée de douze étoiles dans  le ciel » (Ap 12,1). Par son « oui »,  elle est devenue la mère de tous les  croyants. Elle est la figure de l’Eglise,  « Epouse parée pour son Epoux »  (Ap 21,2).   Mais sais-tu que la gloire de Marie  n’est pas d’être le centre de l’intérêt  des croyants ou la mèt’piès de  l’Evangile, mais bien plutôt d’obéir  à Dieu, de s’effacer devant son  Fils et d’être une épouse toute  respectueuse de son époux ? Je suis  certain que beaucoup de nos frères  séparés (Adventistes et Evangélistes)  auraient comme nous une dévotion  mariale affirmée s’ils saisissaient  que, pour les Catholiques, Marie  n’est glorieuse que parce qu’elle se  fait toute petite pour nous donner  Jésus et nous montrer Jésus. Elle  nous dit : « Faites tout ce qu’il  vous dira » (Jn 2,5) et nous, « de  génération en génération », nous  la disons bienheureuse (Lc 1,48).   Marie n’est pas un absolu, elle est  toute relative. Elle ne vit pas par  l’affirmation de soi, mais par sa  relation à Dieu, à Jésus, à Joseph et  à ses proches : elle se fait servante  de Dieu en obéissant en tout à sa  volonté. Elle renonce à sa vie propre  pour n’appartenir qu’à Jésus et  n’être connue qu’en Lui (quand  l’Eglise, en 431, dit que Marie est  « Mère de Dieu », c’est pour parler  de Jésus aux hérétiques Nestoriens  qui doutent de la divinité du Fils de  Marie). Elle ne cherche pas à mettre  en avant son expérience mystique  personnelle, mais d’abord à servir  celle des autres. Elle est « parée »  pour Joseph, c’est-à-dire qu’elle s’en  remet à lui en lui révélant le secret de  sa grossesse, elle l’écoute et le suit  respectueusement à Bethléem, en  Egypte, puis à Nazareth et ne l’exclut  pas de l’éducation de Jésus (« ton  père et moi » dit-elle en Lc 2,48).   Ainsi, Femme hardie et audacieuse,  elle considère d’abord son entourage  et n’a rien d’une dominatrice  castratrice. Mère de Dieu, elle n’est  nullement infatuée de sa perfection  morale et de sa proximité avec Dieu,  mais, soucieuse de préserver son  humilité, veut toujours s’effacer et  permettre aux autres de s’approcher  davantage du Seigneur. Nouvelle  Eve dont la vocation unique a été  révélée par l’ange Gabriel, elle sait  confier son destin à un époux à qui  elle a fait confiance. Fille de Dieu,  très consciente de son rôle majeur  dans l’accomplissement de notre  salut, elle ne juge pas, ne s’irrite pas,  ne tient pas compte du mal et n’a ni  un geste, ni une parole d’amertume,  ni un reproche lorsque la bestialité  humaine s'abat sur l’Innocent  crucifié issu de sa chair…     A toi, femme de Martinique qui  portes le poids de nos familles  matrifocales, d’une grande partie  de l’économie et de la culture, de  l’éducation et même du dynamisme  spirituel, réveille ta vaillance en  2018 par une attitude mariale de  chaque instant. Pour la guérison  de tes blessures, l’apaisement de  tes inquiétudes, la diminution de  tes souffrances et l’équilibre de ton  entourage, pour l’allègement du joug  de tes filles, la maturation de tes fils,  la dignité retrouvée de ton homme et  le bonheur de tous (en particulier le  tien), ne mets plus ton orgueil dans  le contrôle-de-tout, choisis la force  de l’humilité et de la douceur, sois  sans compromis dans l’espérance,  ose avec détermination la louange,  l’obéissance, parle peu mais bien et  aie le courage de lâcher-prise et de  faire confiance. Ressemble à Marie.   Dieu sera avec toi. + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France  ■ 2018 et la mariale-attitude Mot de l’évêque réservé aux femmes ! MOT DE L’ÉVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 3

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Meilleurs vœux de \npaix Q ue la paix soit sur toutes les  personnes et toutes les nations de  la terre ! Cette paix, que les anges  annoncent aux bergers la nuit de Noël, est une  aspiration profonde de tout le monde et de  tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent  le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je  porte dans mes pensées et dans ma prière,  je veux une fois encore rappeler les plus de  250 millions de migrants dans le monde, dont  22 millions et demi sont des réfugiés. Ces  derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé  prédécesseur Benoît XVI, « sont des hommes  et des femmes, des enfants, des jeunes et des  personnes âgées qui cherchent un endroit  où vivre en paix ». Pour le trouver, beaucoup  d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au  long d’un voyage qui, dans la plupart des cas,  est aussi long que périlleux ; ils sont disposés  à subir la fatigue et les souffrances, à affronter  des clôtures de barbelés et des murs dressés  pour les tenir loin de leur destination.  Avec un esprit miséricordieux, nous étreignons  tous ceux qui fuient la guerre et la faim ou  qui sont contraints de quitter leurs terres à  cause des discriminations, des persécutions,  de la pauvreté et de la dégradation  environnementale. Nous sommes conscients qu’ouvrir nos cœurs  à la souffrance des autres ne suffit pas. Il y aura  beaucoup à faire avant que nos frères et nos  sœurs puissent recommencer à vivre en paix  dans une maison sûre. Accueillir l’autre exige  un engagement concret, une chaîne d’entraide  et de bienveillance, une attention vigilante et  compréhensive, la gestion responsable de  nouvelles situations complexes qui, parfois,  s’ajoutent aux autres problèmes innombrables  déjà existants, ainsi que des ressources qui  sont toujours limitées. En pratiquant la vertu de  prudence, les gouvernants sauront accueillir,  promouvoir, protéger et intégrer, en établissant  des dispositions pratiques, « dans la mesure  compatible avec le bien réel de leur peuple,  [pour] s’intégrer ». Ils ont une responsabilité  précise envers leurs communautés, dont  ils doivent assurer les justes droits et le  développement harmonieux, pour ne pas  être comme le constructeur imprévoyant qui  fit mal ses calculs et ne parvint pas à achever  la tour qu’il avait commencé à bâtir.  Pourquoi  tant  de  réfugiés  et  de migrants \b En vue du Grand Jubilé pour les 2000  ans depuis l’annonce de paix des anges  à Bethléem, st Jean-Paul II interpréta le  nombre croissant des réfugiés comme une  des conséquences d’« une interminable et  horrible succession de guerres, de conflits, de  génocides, de “ purifications ethniques ”», qui  avaient marqué le XX ème siècle. Le nouveau  siècle n’a pas encore connu de véritable  tournant : les conflits armés et les autres  formes de violence organisée continuent de  provoquer des déplacements de population à  l’intérieur des frontières nationales et au-delà  de celles-ci. Mais les personnes migrent aussi pour  d’autres raisons, avant tout par « désir d’une  vie meilleure, en essayant très souvent de  laisser derrière eux le “ désespoir ” d’un futur  impossible à construire ». Certains partent  pour rejoindre leur famille, pour trouver des  possibilités de travail ou d’instruction : ceux  qui ne peuvent pas jouir de ces droits ne vivent  pas en paix. En outre, comme je l’ai souligné  dans l’Encyclique Laudato si’, « l’augmentation  du nombre de migrants fuyant la misère,  accrue par la dégradation environnementale,  est tragique».  La majorité migre en suivant un parcours  régulier, tandis que d’autres empruntent  d’autres voies, surtout à cause du désespoir,  quand leur patrie ne leur fournit pas de  sécurité ni d’opportunités et que toute voie  légale semble impraticable, bloquée ou trop  lente.  Dans de nombreux pays de destination,  une rhétorique s’est largement diffusée en  mettant en exergue les risques encourus pour  la sécurité nationale ou le poids financier de  l’accueil des nouveaux arrivants, méprisant  ainsi la dignité humaine qui doit être reconnue  pour tous, en tant que fils et filles de Dieu. Ceux  qui fomentent la peur des migrants, parfois  à des fins politiques, au lieu de construire  la paix sèment la violence, la discrimination  raciale et la xénophobie, sources de grande  préoccupation pour tous ceux qui ont à cœur  la protection de chaque être humain.  Tous les éléments dont dispose la communauté  internationale indiquent que les migrations  globales continueront à caractériser notre  avenir. Certains les considèrent comme une  menace. Moi, au contraire, je vous invite à les  regarder avec un regard rempli de confiance,  comme une occasion de construire un avenir  de paix. Avec un regard conte\nmplatif La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable  de prendre conscience que nous appartenons  EGLISE UNIVERSELLE\m pour la célébration de la 51 e journée mondiale de la paix Extrait \bu Message \bu Saint-Père François Les migrants et les réfugiés : des hommes et des femmes en quêt\ e de paix ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 4

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tous « à une unique famille, migrants et  populations locales qui les accueillent, et  tous ont le même droit de bénéficier des  biens de la terre, dont la destination est  universelle, comme l’enseigne la doctrine  sociale de l’Église. C’est ici que trouvent leur  fondement la solidarité et le partage ». Ces  mots nous renvoient à l’image de la Jérusalem  nouvelle. Le livre du prophète Isaïe et celui  de l’Apocalypse la décrivent comme une cité  dont les portes sont toujours ouvertes, afin  de laisser entrer les gens de toute nation, qui  l’admirent et la comblent de richesses. La paix  est le souverain qui la guide, et la justice le  principe qui gouverne la coexistence de tous  en son sein. (…). En observant les migrants et  les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils  n’arrivent pas les mains vides : ils apportent  avec eux un élan de courage, leurs capacités,  leurs énergies et leurs aspirations, sans  compter les trésors de leurs cultures d’origine.  De la sorte, ils enrichissent la vie des nations  qui les accueillent. Ce regard saura aussi  découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de  sacrifice d’innombrables personnes, familles  et communautés qui, dans tous les coins du  monde, ouvrent leur porte et leur cœur à  des migrants et à des réfugiés, même là où  les ressources sont loin d’être abondantes.  Enfin, ce regard contemplatif saura guider  le discernement des responsables du bien  public, afin de pousser les politiques d’accueil  jusqu’au maximum « de la mesure compatible  avec le bien réel de leur peuple », c’est-à- dire en considérant les exigences de tous  les membres de l’unique famille humaine  et le bien de chacun d’eux. Ceux qui sont  animés par ce regard seront capables de  reconnaître les germes de paix qui pointent  déjà et ils prendront soin de leur croissance. Ils  transformeront ainsi en chantiers de paix nos  villes souvent divisées et polarisées par des  conflits qui ont précisément trait à la présence  de migrants et de réfugiés. Quatre pierres angu\nlaires  pour l’action Offrir à des demandeurs d’asile, à des  réfugiés, à des migrants et à des victimes de  la traite d’êtres humains une possibilité de  trouver cette paix qu’ils recherchent, exige  une stratégie qui conjugue quatre actions :  accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.  « Accueillir » rappelle l’exigence d’étendre  les possibilités d’entrée légale, de ne pas  repousser des réfugiés et des migrants vers  des lieux où les attendent persécutions et  violences, et d’équilibrer le souci de la sécurité  nationale par la protection des droits humains  fondamentaux. L’Écriture nous rappelle ceci :  « N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à  certains, sans le savoir, de recevoir chez eux  des anges ».  « Protéger » rappelle le devoir de reconnaître  et de garantir l’inviolable dignité de ceux qui  fuient un danger réel en quête d’asile et de  sécurité, et d’empêcher leur exploitation.  Je pense, en particulier, aux femmes et aux  enfants qui se trouvent dans des situations où  ils sont plus exposés aux risques et aux abus  qui vont jusqu’à faire d’eux des esclaves. Dieu  ne fait pas de discrimination : « Le Seigneur  protège l’étranger, il soutient la veuve et  l’orphelin ».  « Promouvoir » renvoie au soutien apporté  au développement humain intégral des  migrants et des réfugiés. Parmi les nombreux  instruments qui peuvent aider dans cette  tâche, je désire souligner l’importance  d’assurer aux enfants et aux jeunes l’accès à  tous les niveaux d’instruction : de cette façon,  ils pourront non seulement cultiver et faire  fructifier leurs capacités, mais ils seront aussi  davantage en mesure d’aller à la rencontre  des autres, en cultivant un esprit de dialogue  plutôt que de fermeture et d’affrontement. La  Bible nous enseigne que Dieu « aime l’étranger  et lui donne nourriture et vêtement » ; par  conséquent, elle exhorte ainsi : « Aimez donc  l’étranger, car au pays d’Égypte vous étiez des  étrangers ».  « Intégrer », enfin, signifie permettre aux  réfugiés et aux migrants de participer  pleinement à la vie de la société qui les  accueille, en une dynamique d’enrichissement  réciproque et de collaboration féconde dans  la promotion du développement humain  intégral des communautés locales. Comme  l’écrit saint Paul : « Ainsi donc, vous n’êtes  plus des étrangers ni des gens de passage,  vous êtes concitoyens des saints, vous êtes  membres de la famille de Dieu ».  Une proposition pou\nr  deux Pactes interna\ntionaux Je souhaite de tout cœur que cet esprit anime  le processus qui, tout au long de l’année 2018,  conduira à la définition et l’approbation par  les Nations-Unies de deux pactes mondiaux :  l’un, pour des migrations sûres, ordonnées et  régulières, et l’autre concernant les réfugiés.  En tant qu’accords adoptés au niveau mondial, ces pactes constitueront un cadre de référence  pour avancer des propositions politiques  et mettre en œuvre des mesures pratiques.  Voilà pourquoi il est important qu’ils soient  inspirés par la compassion, la prévoyance  et le courage, de façon à saisir toute occasion  de faire progresser la construction de la  paix : c’est la condition pour que le réalisme  nécessaire de la politique internationale ne  devienne pas une soumission au cynisme et  à la mondialisation de l’indifférence. (…). La  Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour  le Service du Développement Humain Intégral  a suggéré 20 points d’action pouvant servir  de pistes concrètes pour l’application de ces  quatre verbes dans les politiques publiques,  ainsi que pour le comportement et l’action des  communautés chrétiennes. Ces contributions,  comme d’autres, entendent exprimer l’intérêt  de l’Église catholique envers le processus qui  conduira à l’adoption de ces pactes mondiaux  des Nations Unies. Cet intérêt confirme une  sollicitude pastorale plus générale, qui est  née avec l’Église et se poursuit à travers ses  multiples œuvres jusqu’à nos jours.  Pour notre maison co\nmmune Les paroles de saint Jean-Paul II nous  inspirent : « Si le “ rêve ” d'un monde en paix  est partagé par de nombreuses personnes,  si l'on valorise la contribution des migrants  et des réfugiés, l'humanité peut devenir  toujours plus la famille de tous, et notre Terre  une véritable “ maison commune ” ». Dans  l’histoire, beaucoup ont cru en ce « rêve », et  ceux qui l’ont vécu témoignent qu’il ne s’agit  pas d’une utopie irréalisable. Parmi eux, il faut mentionner sainte Françoise- Xavière Cabrini, dont nous fêtons en cette  année 2017 le centenaire de sa naissance  au ciel. Aujourd’hui, de nombreuses  communautés ecclésiales célèbrent sa  mémoire. Cette grande petite femme, qui  consacra sa vie au service des migrants,  devenant ensuite leur patronne céleste, nous  a enseigné comment nous pouvons accueillir,  protéger, promouvoir et intégrer nos frères et  sœurs. Par son intercession, que le Seigneur  nous accorde à tous de faire l’expérience que  « c’est dans la paix qu’est semée la justice, qui  donne son fruit aux artisans de la paix ».  Du Vatican, le 13 novembre 2017 En la fête de sainte Françoise-Xavière Cabrini, Patronne des migrants François  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 5

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Dimanche 31 décemb\be 2017  la P arole  Dominicale E n célébrant aujourd’hui  la Sainte Famille, nous  accueillons un mystère de  Foi qui nous dépasse beaucoup,  frères et sœurs. Aussi, il nous est important de le  méditer dans le mystère de Noël  que nous fêtons. C’est bien le  même mystère de l’Incarnation  qui se vit aujourd’hui dans la vie  familiale bousculée de Jésus, Marie  et Joseph. L’aventure commence par la fuite en  Egypte ! Non seulement la naissance  a été surprenante, à Bethléem, dans  un grand dépouillement, puis avec  l’arrivée des bergers et des Mages  d’Orient… Et voilà maintenant qu’il  faut fuir la police du Roi Hérode qui  cherche à faire périr l’enfant.  Mais Dieu veille comme le dit le  Psaume 120 : « Il ne dort pas, le  Gardien d’Israël, Il gardera Ta Vie ».  Appel à la confiance absolue en Lui !  Dieu veut aussi la collaboration de  ceux qui croient en Lui. Il appelle  Joseph : "Prends l’Enfant et sa Mère  et fuit en Egypte" ; Joseph assume la  responsabilité qu’il a acceptée : il est  le chef de famille et il est modèle à  la fois d’obéissance aux intuitions  qu’il écoute de Dieu, et modèle de  responsabilité paternelle. "Dans la  nuit, il se leva, prit l’Enfant et sa Mère  et se retira en Egypte" … Quelques  mots qui laissent entrevoir la rapidité  de la fuite, l’angoisse du père et son  ingéniosité pour échapper aux – pays étranger – de quoi faire vivre  sa famille exilée.  Quant à Marie, « La Mère de l’Enfant »  écrit pudiquement Matthieu –  comme pour relever que Joseph n’en  est pas le père – elle semble soutenir  Joseph par sa présence aimante et  silencieuse à ses côtés. Elle s’en remet  pleinement à la Foi de Joseph. Elle  ne discute pas ses décisions, car elle  sait que Joseph est un homme juste  qui suit la volonté de Dieu, Jésus, le  Sauveur… C’est Lui qui, en fait, est  le plus silencieux, comme un bébé,  Il n’intervient pas, mais cependant,  c’est bien Lui qui permet à ses parents  de s’épanouir dans leur vocation  de parents vraiment humains et  justes devant Dieu et entre eux,  afin que s’accomplissent toutes les  promesses de Dieu !  C’est maintenant, frères et sœurs,  que nous sommes au cœur du  mystère de la Sainte Famille : dans  leur ajustement réciproque les uns  aux autres, ils sont le signe de cet  Amour humain qui se vit dans le  difficile cheminement quotidien,  pour rencontrer l’amour divin  dont l’infinie plénitude est l’Amour  Trinitaire.  Autrement dit, la Sainte Famille ne  s’est pas toujours bien comprise.  L’Evangile de Luc nous rapporte  l’épisode du recouvrement de Jésus  au Temple comme un événement  douloureux d’incompréhension.  Mais la Sainte Famille s’est toujours  aimée dans l’écoute profonde de  Dieu (de Celui qui est avec nous),  et dans le respect de la vocation  particulière de chacun, la vocation  de Joseph, celle de Marie, et celle  de Jésus le Fils de Dieu qui apprend  à grandir Lui aussi ! Leur secret ?  « Que dans vos cœurs règne la Paix  du Christ ». « Que la Parole du Christ  habite en vous » ; « Par-dessus tout,  qu’il y ait l’Amour ».  Voilà, frères et sœurs, jusqu’où  nous entraîne la Sainte Famille : non  pas dans une vie sans problème  (oh ! combien ils ont souffert !), non  pas dans une vie toute simple…  mais dans une vie où vraiment  la confiance en Dieu et l’Amour  avaient la première place, cherchant  la volonté de Dieu dans le respect  de chacun, afin que la Lumière du  Sauveur remplisse toute la Vie…  Essayons d’en prendre modèle  pour nos familles aujourd’hui.  Amen P. Patrick-Alexis Phanor, Délégué Diocésain  à la Pastorale des Chorales  ■ LITURGIE Genèse 15,1-6 ; 21\m,1-3   •  Psaume 104   •  Hé\breux 11,8.11-12.17-\m19   •  Luc 2,22-40 Fête de la Sainte Famille - Année B ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 6

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M arie est cette femme qui enfante  le Fils de Dieu qui est Dieu  lui-même -conjointement  avec le Père et le Fils. C'est pour cela  qu'elle est la Mère de Dieu. Elle  n'est pas la Mère du Père ni de  l'Esprit-Saint, mais la Mère du  Fils divin qui a pris chair en  elle.  On se souvient que plus  tard, au début du ministère  de Jésus, celui-ci travaillait  tellement qu'il n'avait  pas le temps de manger.  Sa Mère et ses proches  viennent pour le "ramener  à la raison". On lui dit alors :  "voici, ta mère et tes frères  qui se tiennent dehors et  cherchent à te parler". Non seulement il ne bouge  pas, mais il dit à l’homme qui  lui avait donné le message : « Qui  est ma mère et qui sont mes frères,  et regardant à la ronde ceux qui  étaient assis autour de lui à l’entour,  il dit : « Voici ma mère et mes frères : celui qui fait la  volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-ci est mon  frère et ma sœur et ma mère » (Mat 12, 50) C’est assez étrange ce qu’il dit là. Habituellement c’est la mère  qui détermine le Père et les frères. C’est seulement la mère  qui peut dire, cet homme est ton père… elle est la seule à  le savoir en définitive. C’est donc elle qui est la clé de voûte  de la parenté. Elle détermine la paternité et la fraternité. Or  ici, Jésus dit que c’est son Père qui lui détermine sa mère et  ses frères. Sa mère et ses frères sont ceux qui font la volonté  de son Père qui est Dieu.  Étonnant renversement ! En plus, il embrasse du regard ceux qui l’entourent en disant  cela : autrement dit sa famille fondamentale, car basée  sur le Père qui est Dieu, est constituée de ses  disciples. Ses parents selon la chair doivent  aussi devenir disciples sous peine de lui  devenir étrangers. C’est ce que fera  Marie qui recevra le message 5 sur 5,  elle qui retenait et méditait toutes les  paroles et les événements venant  de Dieu ainsi que nous le rappelle  l'évangile de ce dimanche. Elle ne  cherchera plus à interférer dans  le ministère de Jésus y compris  au moment de la croix où elle  sera là comme la première  de tous ses disciples. Et qui  mieux qu'elle a fait la volonté  du Père ? On ne pourra jamais  oublier ses paroles à l'Ange  Gabriel : "Je suis la servante du  Seigneur, qu'il me soit fait selon  ta parole". Deux des « frères »  de Jésus (vraisemblablement  ses cousins) seront peut-être  les apôtres, Jacques fils d’Alphée  et Jude. Cependant, à la fin de son  parcours sur la terre Jésus dira à Marie  en lui désignant le disciple bien-aimé :  "Voici ton Fils" (Jn 19, 26). Ce qui signifie  que sa maternité physique du Fils de Dieu est  devenue une maternité spirituelle pour tout disciple  bien-aimé. Ainsi, celui qui "fait corps" avec le Christ par la  foi en accueillant l'alliance nouvelle scellée dans son sang  devient  ipso facto fils de Marie. Cela dit, cette maternité  universelle, Marie la reçoit du Père et renvoie vers lui en  passant par son Fils par la grâce de l'Esprit. L’Incarnation fait que Jésus est notre frère en humanité, le  baptême fait de nous ses frères dans l’ordre de la filiation  divine, mais pour devenir ce que nous sommes, il faut  emprunter le chemin du disciple. Devenir disciples c’est  faire la volonté du Père, en devenant un membre vivant du  Corps du Christ qu’est l’Église. Autrement nous risquons de  devenir pour lui des étrangers (Lc 13, 25). P. Alain Ransay, curé de Bellevue  ■ En ce 1 er jour de l'année, nous vénérons Marie mère de Dieu ainsi que le dit la seconde  lecture : " Lorsque fut venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d'une  femme" (Ga, 4, 4).  Marie, Mère de Dieu ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 7

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A ujourd’hui nous aborderons  l’article 7 de la Feuille de  route de la Famille, consacré  à l’éducation.  L’Evangile de Luc au chapitre 2, 41-52  peut nous guider dans notre réflexion.  Souvenons-nous : Joseph, Marie et  Jésus, partent en famille, en pèlerinage  à Jérusalem pour la fête de la Pâque.  Sur le chemin du retour, les parents  réalisent que Jésus n’est pas avec eux et  retournent à Jérusalem pour le trouver.  La recherche de Joseph et Marie nous  fait comprendre que la filiation divine  de cet enfant est pour eux un grand  mystère. Ils vont avoir, durant toutes les  années qui séparent cet épisode du jour  où Jésus commencera sa vie publique,  à s’ouvrir à la vocation, à la mission  de Jésus leur Fils. Chaque enfant,  dès sa conception, est porteur d’un  mystère. Il est voulu par Dieu et Dieu  a un projet d’amour pour lui. En nous  mettant à l’école de la Sainte famille  de Nazareth, nous reconnaissons que  l’éducation se fait dans l’amour et  dans la foi. Dans le plan de Dieu, les  parents sont les premiers responsables  de l’éducation de l’enfant. Certes, ils  envoient leurs enfants à l’école et au  catéchisme, mais l’Education nationale  comme l’Eglise doivent se mettre  au service des parents : elles ne les  remplacent pas, ni ne les suppléent.  Les parents ne peuvent se décharger  de l’éducation de leurs enfants ni la  déléguer aveuglément. C’est pourquoi  il est si important que les parents  soient présents dans ces instances  éducatives, dans le domaine scolaire  comme dans le domaine spirituel.  C’est aux parents que le Seigneur a  confié la mission d’élever leurs enfants.  C’est vrai de l’éducation humaine et  chrétienne. Cette tâche est de toute la  vie et commence dès la conception où  l’enfant fait déjà l’expérience qu’il est  aimé de Jésus.  Un enfant a besoin que ses parents  s’aiment et vivent unis. Plus l’amour  entre les parents est vrai, plus  l’éducation des enfants sera facile…ou  moins elle sera difficile. Si des divisions  existent, si vous êtes en désaccord à  propos de tel ou tel point dans l’éduction  de votre enfant, profitez d’un aparté  pour en parler. Sinon, l’enfant profitera  de vos divisions, il en jouera, il vous  opposera. Si vous pensez avoir mal agi,  ne craignez pas de demander pardon  à votre enfant. Cette humilité ne mine  pas l’autorité des parents. Elle permet à  l’enfant de comprendre qu’au-delà de  leur inévitable faiblesse, ses parents  recherchent d’abord son bien. Il ne faut  pas confondre autorité et autoritarisme.  La véritable autorité est celle qui  permet à votre enfant de vous faire  confiance, et elle lui est nécessaire pour  grandir. Enfin, un enfant s’accompagne  dans sa croissance. Faut-il exiger de  bons résultats scolaires ou l’aider à les  obtenir ? Peut-on envoyer un enfant  au catéchisme, et vivre à la maison le  contraire de l’Evangile ? Plus vous vous  donnerez, plus vous exigerez de vos  enfants : mais cette exigence-là, pour  eux, sera qu’ils grandissent en sagesse  et en grâce, et non qu’ils filent droit… P. Wilfried Bannais, Délégué Épiscopal à la Pastorale Familiale  ■ Feuille de route de la famille selon le cœur de Dieu Art. 7 : l’é\bucation commune VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 8

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A l'initiative de notre Archevêque, Mgr David Macaire, le rassem\blement des femmes  pour Jésus, acte III, s'est tenu le dimanche 10 décem\bre, au Millénium du Morne-Rouge.  C et évènement a réuni plus  d'un millier de femmes  venues de tous les coins de  l'île pour discuter du thème : " Femme  pour Jésus, avance car Dieu marche  avec toi." Ce rassemblement organisé par  la coordination diocésaine du  renouveau charismatique a permis  aux femmes de s'extérioriser, de  vivre une communion fraternelle, de  partager leurs expériences. Cette occasion leur a permis de  s'encourager mutuellement par des  paroles fortes pour leur vie chrétienne  afin d'aller au-delà des circonstances,  des situations, au-delà des épreuves  pour fixer leur regard sur Dieu.  Notre prédicatrice, Myriam Fourchaud,  au cours de son enseignement, a  encouragé les femmes à développer  leurs talents et à réveiller l'élan  missionnaire. Nos deux oratrices, Myriam Fourchaud  et Sr Christine, ont animé les 2 ateliers  sur le thème : avance au large afin de  permettre aux femmes de s’épanouir  dans la société, dans l'Eglise et dans  leur vie de famille parce qu'elles ont  du potentiel. Les femmes présentes ont été très  attentives à l'exhortation de Mgr David  Macaire. Elles ont été enseignées,  encouragées, fortifiées, rassurées et  renouvelées dans leur identité de fille,  d'épouse et de mère.  La bonté du Seigneur s'est manifestée  tout au long de la journée par beaucoup  de bénédictions, des transformations  et des guérisons. Raymonde Moundangui  ■ Rassemblement des Femmes pour Jésus au Millenium ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 9

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R appelons que Gaëtan a été  ordonné diacre le 30 octobre 2016,  en l'église Sainte Geneviève des  grandes Carrières, à Paris, par Mgr Macaire,  archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de- France. Il avait choisi précisément un verset  biblique pour ce grand jour : « Il y a plus de  bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes des  apôtres 20,35).  C’est également Mgr Macaire qui l’a ordonné  pour la charge du presbytérat, à la cathédrale  Saint-Louis de Fort-de-France, en présence  de nombreux membres du clergé et d’une  foule immense de fidèles venus de toute la  Martinique. Cette ordination qui intervenait  quelques mois après celle du père Delvarice,  avait de quoi  réjouir notre diocèse. Pèp Bondjé a bel, i bel, i bel ! Pèp tala i bel, sé ko Jézikri. Alélouya ba légliz-la. Nou bel, nou batisé dan Jézikri, pas Bondié ségnè konsakré-nou. Ce sont les paroles de ce  chant entraînant, entonné par la Schola Cantorum Saint-Louis, qui ont accompagné   les  membres du presbyterium pour la  procession d’entrée. Soyez dans la joie ! invita l’évêque au début  de la célébration. L’Eglise, en ce 3 e dimanche invite déjà le peuple chrétien à se tourner vers le signe de Noël. Un signe avant-coureur de la venue du Seigneur dans notre monde et dans notre vie. Des bienfaits immenses qui nous sont donnés par Dieu, gratuitement, par sa grâce. Proclamez une année de bienfaits. Proclamez aux captifs qu’ils sont libres, aux pauvres et aux cœurs brisés que la Bonne Nouvelle leur est donnée en héritage. Et pour nous, Eglise de Martinique, cette prophétie s’accomplit. Nous sommes dans la joie ! Un signe nous est donné par l’ordination d’un jeune homme qui se donne au Seigneur pour le ministère dans l’Eglise et pour le service du peuple de Dieu. Le père Chaulvet, Délégué de l'évêque à  la Pastorale des vocations, fit l’appel de  l’ordinand, tandis que  le père Stéphane  Duteurtre, Supérieur du Séminaire diocésain  de Paris, le présenta puis attesta qu’il était  digne d’être ordonné prêtre. Au seuil de  cette vie donnée pour toujours au Seigneur,  Gaëtan resta très serein. Au cours de son homélie, Mgr Macaire  s’adressa à Gaëtan en ces termes : Tout est providence ! Cher Gaëtan, tu t’habitueras dans la vie de prêtre et de serviteur du Seigneur à laisser faire le Bon Dieu qui agira. Comme Jean-Baptiste, tu diminueras, et Lui, grandira… L’évêque l’interpella sur l’humilité du prêtre,  en lui précisant qu’à  chaque fois qu’il se  mettra en avant, le Seigneur ne grandira pas  dans le cœur des fidèles, ni dans le sien. Le mystère du prêtre, c’est de disparaître devant le Christ pour que le peuple ne voie que Lui. C’est le Christ qui doit être présent. Tout le travail du prêtre est de montrer le Christ, de le rendre présent dans le monde. Tout est providence et les lectures de ce jour définissent tout à fait ta mission, assura  Mgr Macaire  à  Gaëtan :  Tous les anges s’unissent pour te montrer aujourd’hui le chemin, pour nous montrer le signe que le Seigneur nous donne à travers ton ordination presbytérale. Quelques conseils te sont donnés par Saint Paul. Il ne faut pas les rater ! Ta feuille de route t’est donnée par le prophète… N’éteins pas l’Esprit et ne méprise pas les prophéties ! Ce qui a de la valeur, garde-le. Garde ce qui est bon ; par contre, éloigne-toi de toute espèce de mal… Mgr Macaire souligna que  le prêtre a un  regard de Père. Il ne juge pas.  Apres l’homélie, suivit le rite de l’ordination.  Ainsi se succédèrent les promesses, la litanie  des saints, l’imposition des mains, la grande  prière sacerdotale, la vêture, l’onction des  mains, le don du calice et de la patène et  enfin le baiser de paix.  Devenu prêtre de Jésus-Christ, le père  Gaëtan  Présent a rejoint ses ainés dans le  sacerdoce à l’autel, pour la suite de la messe,  sous les applaudissements de l’assemblée.  Tout le presbyterium faisait corps avec leur  nouveau confrère pour manifester l’unité  de l’Eglise.  Nous souhaitons au père Gaëtan un  ministère fécond et joyeux ! Continuons à le  porter dans nos prières pour l’aider dans sa  mission, et qu’il soit un bon collaborateur de  l’évêque, notre Pasteur. Justine Lordinot  ■ Grande joie dans not\mre diocèse de Martinique \mle dimanche 17 décem\bre 2017 ! C’était le 3 e dimanche de l’Avent, dit dimanche de la joie, mais également jour de l’ordination  pres\bytérale de Gaëtan Présent… un jeune de \m29 ans ! VIE DU DIOCÈSE Retour sur l’ordination presbytérale de Gaëtan Présent ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 10

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Gaëtan a un peu plus de 29 ans. Il est né à Schœlcher et a  grandi en Martinique, dans différentes villes du centre de  l’île. Il a une sœur ainée, Audrey, qui habite aujourd’hui  en région parisienne. Gaëtan a suivi ses études secondaires au Séminaire Collège  Sainte-Marie, puis, après son bac, trois années de formation  de technicien de laboratoire au Lycée de Bellevue et à l’Université  Antilles Guyane, ici à Fort-de-France. Durant ses études, Gaëtan a commencé à  se poser sérieusement la question de devenir prêtre, en étant accompagné à  l’époque par le père Jean-Max Renard et en vivant au Foyer Dominique Savio. Une fois la décision prise d’entrée au séminaire, Gaëtan a été envoyé par  son évêque à Paris, où il a suivi sept années de formation, un an d’abord à la  Maison Saint Augustin et six ans au Séminaire de Paris. Durant ces années, il a  été inséré dans les paroisses parisiennes de St Louis en l’Ile, de Notre-Dame  de la Croix de Ménilmontant et de Ste Geneviève des Grandes Carrières, pour  faire du catéchisme, participer au groupe Alpha, à l’aumônerie des adolescents,  à l’encadrement de servants de messe et aux activités de catéchuménat des  adultes. C’est à Ste Geneviève des Grandes Carrières qu’il a été ordonné diacre  par Mgr Macaire, le 30 octobre 2016. Durant ses années parisiennes, Gaëtan a également participé aux activités  de l’aumônerie Antilles-Guyane en donnant quelques enseignements et  en participant aux temps forts. Lorsqu’il rentrait en Martinique et durant  les vacances, il a rendu quelques services aux paroisses Ste Thérèse et St  Christophe et dans l’encadrement d’activités de jeunesse ou de pèlerinages. Ses études de théologie au collège des Bernardins ont permis à Gaëtan de se  forger de belles amitiés et de déployer son intérêt pour l’Ecriture Sainte, les  Pères de l’Eglise, la théologie des sacrements et l’anthropologie chrétienne.  Mentionnons aussi son goût pour une liturgie belle et participative, et le  charisme de musicien qu’il a déployé en se lançant dans la composition de  chants liturgiques en français et en créole. En juin dernier, Gaëtan a passé son baccalauréat canonique de théologie et a  pu rejoindre, avec grande joie et allégresse, sa chère île ! Son évêque l’a nommé  dans les paroisses du Lorrain et du Marigot qui l’entourent aujourd’hui avec  sa famille et ses amis. » Père Stéphane Duteurtre , Supérieur du Séminaire de Paris  ■    Présentation \bu can\bi\bat  par le Supérieur \bu Séminai\mre \be Paris ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 11

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Bonjour frères et sœurs. Avant toute prise de parole, je voudrais qu’on applaudisse le Seigneur pour ses merveilles… Merci Seigneur pour tes merveilles, pour ce que Tu fais dans ma vie et dans toutes nos vies. É ben Bondjé ! Mwen labé ! Quelle surprise mais quelle joie pour moi, pour vous, pour toute l’Église. Dire oui à Dieu, ça rend heureux. Voilà sept ans que j’attends ce moment. Avec cette ordination s’achève un cycle et s’ouvre une vie entière pleine de joie mais aussi de difficultés. Je ne me fais aucune illusion, la vie du prêtre n’est pas un long fleuve tranquille, mais je retiens le témoignage de mes confrères qui disent que c’est une joie d’être prêtre malgré les épreuves. Comme vous le savez, dans une ordination, il y a toujours 2 litanies : la litanie des saints et la litanie des mercis. Mon 2 ème merci te revient, Monseigneur. Merci d’avoir accueilli mon projet de devenir prêtre, de me faire confiance, de m’avoir conféré cette charge du presbytérat. Que Dieu continue de rendre fécond ton ministère et qu’il te donne d’autres collaborateurs dans le sacerdoce. Sois béni. Merci à vous, chers grands frères prêtres. Merci pour votre accueil, vos témoignages de soutien, pour vos prières et vos exemples. Merci au père Duteurtre, supérieur du séminaire de Paris où j’ai effectué ma formation, d’être venu. Que Dieu continue en vous tout ce qu’Il a commencé. Soyez béni. Merci aussi à vous, chers frères diacres, pour cette fraternité diaconale et votre sens de l’accueil. Que Dieu vous bénisse richement. Merci à vous, chère famille, d’être là, de m’accompagner et de soutenir mon choix de donner ma vie à Dieu. Merci à vous, mes amis, mes frères et sœurs en Christ, qui avez fait le déplacement depuis l’Hexagone pour partager ma joie et celle de toute la Martinique. Merci du fond du cœur pour ce beau témoignage d’affection. Merci aussi à tous ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement jusqu’ici mais qui sont avec nous par la prière et la web tv de Radio Saint Louis. Un gros coucou à vous tous, paroissiens de Ste Geneviève des Grandes carrières, de N-D de la Croix, de St Louis-en-l’île, tous les frères et sœurs de Vie et partage Paris. Merci aussi à vous, paroissiens du Lorrain et du Marigot ici présents. Merci aussi à vous, représentants des municipalités du Lorrain et du Marigot, d’être là. Un merci particulier à ceux qui ont reçu la charge de préparer cette fête, tant pour la cérémonie que pour la suite des hostilités. Merci à tous ceux qui ont contribué à agrémenter ce buffet. Merci à toi, Kerry, qui as assumé la charge du bon déroulement de cette célébration. Mission accomplie avec brio. Congratulations ! Merci aussi aux cérémoniaires et aux servants de messe. Un grand merci aux chorales, la Schola  cantorum, la chorale Les eaux vives  de Coridon et le groupe Les amis du  Christ. Grâce à vos efforts et à vos voix, nous avons pu prier pendant cette célébration. Merci beaucoup. Enfin, merci à vous tous, à toi, Église qui est en Martinique, de m’entourer de tes prières et de ton affection. Merci d’être venus si nombreux. Continue de m’accompagner de tes prières. Parfois, quand je regarde mon parcours, je dis au Seigneur : « Pourquoi moi ? » et sa réponse aujourd’hui est : « Et pourquoi pas toi ? » Je sais que ce « pourquoi moi ? » habite le cœur de nombreux jeunes et moins jeunes parmi nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à travers cette ordination « Pourquoi pas toi ? » Dire oui à Dieu rend heureux. Ne laissez pas la peur guider votre vie. Dieu ne nous a pas donné un esprit de peur, mais de force, d’amour et de sagesse. Les merveilles que Dieu fait dans ma vie, il peut aussi les faire dans ta vie, il suffit juste de lui dire oui. Un petit conseil aux jeunes : Faites un peu de place au silence dans votre quotidien, votre âme a besoin de ce calme. C’est dans le silence que Dieu m’a parlé à maintes reprises, il le fera aussi pour vous. Enfin, j’implore avec vous la grâce de Dieu pour accomplir le ministère qu’il me confie aujourd’hui, j’ai besoin de sa sagesse pour conduire le peuple qu’il me confie. Alors je reprends le cantique du roi Salomon : « Dieu de miséricorde, par ta parole, tu fis l'univers, tu formas l’homme par ta Sagesse pour qu’il domine sur tes créatures, qu’il gouverne le monde avec justice et sainteté. Donne-moi la Sagesse assise près de toi. Car je suis ton serviteur, un homme faible et qui dure peu, trop faible pour comprendre les préceptes et les lois. C’est toi qui m’as choisi comme prêtre, pour conduire, sanctifier et enseigner ton peuple et sois éternellement béni pour cela, merci infiniment pour cette grâce immense. Or, la Sagesse est avec toi, elle qui connaît tes œuvres ; elle était là quand tu fis l’univers ; elle sait ce qui plaît à tes yeux et ce qui est conforme à tes décrets. Des cieux très saints daigne l’envoyer, fais-la descendre du trône de ta gloire. Qu'elle travaille à mes côtés et m’apprenne ce qui te plaît. ■ nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à nous. Le Seigneur vous dit aujourd’hui à    Les remerciements de père Gaëtan VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 12

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Merci Seigneur ! Merci Seigneur pour ce nouveau prêtre que tu nous donnes, pour son Oui, pour le don de sa vie !Quelle joie de pouvoir être témoin et présente lors de l’ordination du père \ Gaëtan Présent. C’est un cadeau inestimable pour moi qui vit en métropole. C’est d’ailleurs à Paris, grâce à la musique que nous nous sommes rencontrés et nous sommes liés d’amitié. Il est aujourd’h\ ui pour moi un grand frère dans le Christ, pour qui j’ai beaucoup d’estime. Au lendemain de son ordination et à quelques heures de sa première\ messe, je suis toujours dans une joie profonde de ce bel évènement que nous venons de vivre. Dieu n’est pas mort ! Dieu est vivant ! Et l’Eglise en Martinique en a témoigné hier à la cath\ édrale de Fort-de-France. Joie, larmes, chants, prières, actions de grâces, beauté de la liturgie… tout était réuni pour nous témoigner de la puissance de notre Dieu. Père Gaëtan en est le témoin même. Lors de ce\ s remerciements, il nous a invités à réfléchir à cette double question face aux appels du Seigneur : « Pourquoi moi ? Et pourquoi pas moi ? »\ . En rentrant à Paris, je garde cette joie profonde en moi. Seigneur pourquoi pas moi ? J’ai le \ désir de te suivre et de vivre de toi, par toi et en toi à chaque instant, avec mes pauvretés et mes talents. Alors, merci Seigneur pour ce tout jeune prêtre qu’est Gaëtan. \ Merci Seigneur pour le diocèse de Martinique. Merci Seigneur de nous donner de vivre à chaque instant avec toi. Bénis le père Gaëtan et ses frères prêtres, bé\ nis ton Eglise Seigneur. Soyons dans la joie et dans l’émerveillement des dons que le Seigneur nous donne et des "Oui", aussi petits\ soient-ils, que nous lui offrons. Quelle joie quand on m’a dit : "Nous irons à la Maison du Seigneur\ ". Cette Maison qui de Jérusalem jusqu’en Martinique en passant par R\ ome se trouve désormais marquée, imprégnée, transfigurée, portée par l’offrande de Gaëtan et plus précisément par le don que le Seigneur nous fait de sa vie à travers lui. Toute la célébration à la cathédrale conduite par la Parole de Dieu, animée par la vie de l’Église, présidée par le Pasteur entouré de ses prêtres était comme à ciel ouvert. Des cieux résonnait la Voix du Père : "Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le !" L’ordination de Gaëtan ouvre nos oreilles, notre bouche, notre cœ\ ur, notre être à l’action de grâce de notre Seigneur qui ne cesse de retentir à travers l’espace et le temps, dans chaque culture et pour tout homme. Quelle joie quand on m’a dit nous irons à la Maison du Seigneur ic\ i en Martinique pour rendre grâce avec Gaëtan, pour l’accompagner dans son action de grâce portée par ce peuple fervent, enthousiaste, fier d’être chrétien, par ce peuple vivant qui attend son Seigneur et Sauveur. Ces quatre jours en Martinique m’ont donné de redécouvrir la fo\ rce de la communion ecclésiale. J’ai connu Gaëtan alors qu’il était séminariste à Paris étudiant au Collège des Bernardins. Il est beau d’être témoin de la façon dont le Seigneur a choisi des disciples, des serviteurs, des ami\ s. Le sacerdoce ministériel correspond à cette entrée dans l’am\ itié avec notre Seigneur pour la signifier pour nous la partager, pour nous la donner. Aimer comme le Seigneur nous a aimés. Le visage de Gaëtan rayonnant de cette amitié, sa Personne est tra\ nsfigurée par le don que le Seigneur nous fait de sa vie et nous avec lui. Merci Gaëtan ! Mélissa Folly Laetitia Calmeyn, vierge consacrée, diocèse Paris La nomination du père Gaëtan Présent comme vicaire dans les par\ oisses du Lorrain et du Marigot est une bénédiction du Seigneur. Je rends grâce à Dieu et remercie Mgr David Macaire de ce don béni. Gaëtan et moi étions frères et amis depuis Paris. Mais nous n’aurions jamais imaginé nous retrouver ensemble dans une même "Habitation de la Vigne du Seigneur". Notre joie est donc grande. Et cette joie devient désormais un défi de congruence dans le déploiement de notre ministère sacerdotal \ auprès de nos bien-aimés paroissiens Marigotins et Lorrinois. Gaëtan apporte dans l’équipe sacerdota\ le du Grand Nord la vitalité de la jeunesse et la saveur de la culture antillaise. Les cris d’allégresse de nos géné\ reux paroissiens à son ordination pres- bytérale en disent long. En réalité, seul, je ne saurais accompagner la ferveur et l’ardeur de mes ouailles. C’est pourquoi l’envoi de Gaëtan en stage diaconal fut un grand soulagement. Son insertion dans\ les réalités pastorales paroissiales fut rapide et efficace. Simple, attentionné et à l’écoute, il a assuré son\ ministère avec zèle et dévouement. Maintenant qu’il est confirmé vicaire sur les deux paroisses, il continue d’ores et déjà\ ses services pastoraux pour le salut de tous les Lorrinois et Marigotins. Comme tout jeune prêtre, il fera ses premiers pas et v\ ivra ses premières expériences sacerdotales en se lâchant à la Providence divine qui jamais ne déçoit. A mon cher Gaëtan, je souhaite un sacerdoce heureux et fécond. Qu’\ il demeure toujours diacre (serviteur) dans son cœur et qu’il aime et fasse ce qu’il veut … Ad multos et faustissimos annos. Père Sosthène Godjo Quelques  témoignages ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 13

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C’est dans la joie de Noël, où Dieu se propose à nous comme notre accompa- gnateur « Jésus Emmanuel avec nous » au milieu de nos joies et nos peines, que je présente aux Martiniquais tous mes meilleurs vœux d’amour, de santé et de prospé- rité. Et que le Dieu de Jésus Christ, qui ne veut que le bien de ses enfants, vous comble de ses bénédictions et vous guide sur le chemin du vrai bonheur auquel vous aspirez au plus profond de vous-mêmes. Heureuse fête de Noël et excellente année 2018. Bienvenue à toutes les familles de la Martinique à bord de la compagnie « Sainte Famille » pour la traversée de l’année 2018. Que l’Emmanuel, « Dieu avec nous », soit présent tout au long de cette nouvelle année. Au programme : - La confiance de 365 jours assurés de bénédictions du Père, du Fils \ et du Saint-Esprit ; - La protection et la bénédiction de la Sainte Famille de Nazareth pour que votre famille ; devienne un lieu d’accueil, de vie, de paix, de joie, d’espérance, un véritable foyer d’amour ; - la Feuille de Route de la Famille selon le cœur de Dieu élaborée par le navigateur, Mgr David Macaire. En cas de turbulences et de secousses, le port de la ceinture du pardon et de la réconciliation vous sera indiqué : grâce et bonheur vous accompagneront tous les jours. Le repas eucharistique pour le voyage vous est offert : Jésus-Christ a tout payé. Bon voyage de la part de l’équipage, le Service Diocésain de la Pastorale Familiale. Savourer le temps de la grâce… Au début d'une nouvelle année civile, il est de bon ton de faire des vœux. Comment qualifier une période de 365 jours où il y aura des jours heureux et des jours tristes, des jours d'angoisse et des jours d’espoir ? Faut-il souhaiter qu'il n'y ait pas de jours sombres et que la vie ne soit faite que de bonheur ? Que serait un bon film d'aventure si on occultait toutes les scènes où le héros est en peine et en difficulté ? Si nous étions le 1 er janvier de l'an 33 (que les exégètes puristes me pardonnent !), aurions-nous souhaité à Jésus "santé, prospérité et tout ce qui va avec", sachant qu'il ne connut qu'un quart de cette année et qu'il y so\ uffrit, mourut, ressuscita et monta au ciel à la droite du Père ? Une bonne année n'est donc pas une année uniquement faite de bons jours, mais une année où nous aurons trouvé la force, le courage et la pati\ ence de traverser aussi bien les épreuves que les joies. Je souhaite, qu'avec l'aide du Seigneur, que vous puissiez traverser ces épreuves qui pourraient se présenter à vous durant cette année, mais aussi traverser les joies qui pourraient vous enfermer dans l'illusion et vous couper de la vraie source, Dieu. Heureuse et surtout sainte année 2018 ! Que le Seigneur soit celui qui vous porte, celui qui vous libère, celui qui vous guide et celui qui rassure ! Père Lucianno Rinasoa, curé de De Briant Père Christian Catayée, vicaire épiscopal chargé de la vie spirituelle Alain et Béatrice Arnaud, délégués diocésains à la Pastorale Familiale des V œux pour 2018... ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 15

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PASTORALE DES HOMMES - Dimanche 18 mars 2018 : rassemblement des hommes à la Ferme Perrine - Du samedi 15 au dimanche 16 septembre 2018 :   Nuit des guerriers du Salut au Couvent de Cluny - Du Vendredi 23 au dimanche 25 février 2018 : retraite des hommes à l’Hôtel Galion à Tartane 8 février - 22 mai 2018 : Commémoration des  170 ans de l’abolition de l’esclavage Du 3 au 28 octobre 2018 : Synode des jeunes de 16 à 29 ans : « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » 28 janvier 2018 : Vœux à la presse Juin 2018 : Création du Conseil pastoral diocésain COMMUNAUTÉ DU CHEMIN NEUF - Jeudi 18 janvier 2018 : Soirée œcuménique à 18h30 à Plateau Fabre - Mardi 8 mai 2018 : Journée Table en Fête au Domaine du Fort à Saint-Pierre CATÉCHUMÉNAT Samedi 3 mars 2018 : Récollection de tous les  catéchumènes et recommençants du diocèse, de 9h à 11h,  à Bellevue. Thème : Le mariage. PASTORALE DES JEUNES 10 au 23 juillet 2018 : Journées Caribéennes de la  Jeunesse  "JCJ 2018" PADRE PIO Dimanche 23 septembre 2018 : Récollection du Service Padre Pio  RENOUVEAU Vendredi 6 avril 2018 : Gala de l’Église à 19h au Grand Carbet du Parc Floral OSPEM Vendredi 23 novembre 2018 :   Soirée débat sur l’avenir politique, économique et sociale de la Martinique, de 19h à 23h. Nos rendez-vous diocésains pour 2018Nos rendez-vous diocésains pour 2018Nos rendez-vous diocésains pour 2018 VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 16

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P\bost\bation pendant que les croyants, à l'invi- tation de l'évêque, prient pour l'or- dinand,  celui-ci s'allonge sur le sol  face contre terre. Ce mouvement  signifie qu'il s'abandonne totale- ment à Dieu en reconnaissant son  impuissance personnelle. Il n'est  pas ordonné parce qu'il le mérite,  mais parce que, dans sa faiblesse,  Dieu l'a appelé. Les mains  L'imposition des mains : l'évêque  pose ses mains sur la tête du futur  prête et prie en silence pour que  l'Esprit Saint vienne sur lui, le  transforme et lui donne la force  pour sa tâche. C'est le signe que  Dieu a posé ses mains sur lui. Il  ne peut pas vivre à sa guise ; ce  qui compte c'est sa transparence  à l’Esprit.  Ce n'est pas lui-même  qu'il annonce, mais Dieu. A travers  lui, Dieu peut toucher les gens,  mais pour cela il doit rester en  contact avec sa source intérieure  par la prière.   L'onction des mains : l'onction  est le signe du don de l’Esprit.  Lors de l'ordination presbytérale  (du prêtre), l'onction se fait dans  les mains car tous les sacrements  administrés par le prêtre sont  des sacrements de consigne  qu’à travers ces mains vides,  c'est l’Esprit Saint que dispense  ses dons. Ces mains doivent être  perméables à l'action de Dieu.  Seules des mains vides peuvent  recevoir ce que Dieu ne cesse d'y  déposer. L'onction avec le Saint  Chrême exprime le souhait que ces  mains qui touchent les personnes,  par leur tendresse, leur permettent  de percevoir l'Amour de Dieu.   Le pain et le vin   L'évêque remet au prêtre le pain  et le vin qu'il doit, dans chaque  eucharistie, transformer en  corps et sang du Christ. Mais ce  qui est surtout important, c'est  que ce "devenir-pain", il le vive  dans toute sa vie. Qu’à la suite  du Christ, il s'abandonne et soit  prêt à mettre sa vie en jeu pour  les hommes et pour le service  auquel il est appelé. Le pain et le  vin renvoient aussi aux autres, à  leur travail, leur fatigue, leur désir  de vie. En présentant les offrandes,  c'est toutes les préoccupations des  hommes qu'il offre à Dieu.   L'habit Avant l'onction des mains, le  prêtre reçoit de l'évêque la  chasuble et l'étole ; quand le  prêtre revêt son habit, ce n'est  pas pour se distinguer des autres  mais c'est pour revêtir le Christ.  C'est le signe que par toute son  existence, il doit refléter l'amour  et la gloire du Christ. A la fin de la  célébration, il retire son habit de  gloire pour aller servir ses frères  dans le quotidien comme le Christ,  au lavement des pieds, qui revêt  le tablier du service.   Le baise\b f\bate\bnel L'ordination s'achève par le baiser  de paix reçu de l'évêque et de tous  les prêtres présents. Dans l'Eglise,  quelle que soit la mission et la  charge, tous sont avant tout, frères  et sœurs dans le Christ. Site de la paroisse Notre-Dame  de Mousty https://sites.google.com/site/ notredamemousty/  ■ La spécificité de la mission du prêtre se retrouve dans les principaux rites de  l'ordination : ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Quel est le sens des rites de l’ordination du prêtre : la prostration, l'imposition des mains, l'onction des mains, le pain et le vin, l'habit et le baiser fraternel ? ? Question ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 17

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Contacts : Flore au 0696.33.62.97 / Josette au 0696.23.38.22 Dates Heures EvènementsLieux Vendredi 12 Janvier 2018 12 h Cénacle de communauté scolaire catholique : chapelet  avec adoration eucharistique suivi de la messe Séminaire Collège Sainte- Marie – Fort-de-France 17h30 Cénacle de Paroisse avec Père Pierre Henderson :  chapelet avec adoration eucharistique suivi de la messe Eglise Saint-Laurent  Paroisse du Lamentin Samedi 13 Janvier 2018 8h45 à  15h30 Journée de rassemblement des cénacles de Martinique  :  Chapelets avec adoration eucharistique, confession,  messe, enseignement  Déjeuner tiré du sac Participation aux frais du Foyer : 4   par personneFoyer de Charité -  Trinité Dimanche 14 Janvier 2018 11 h Cénacle avec les jeunes de la Paroisse du Marigot :  chapelet et méditation Chapelle du Marigot (derrière l’Eglise) 16h   Cénacle de Paroisse avec Père Frédéric Essengo : chapelet  avec adoration eucharistique suivi de la messe Eglise Saint-Pierre-aux Liens -   Paroisse de Bellefontaine Lundi 15 Janvier 2018 18h Cénacle de Paroisse avec Père Pascal Degras : chapelet  avec adoration eucharistique suivi de la messe Tente de la Rencontre  Paroisse Notre-Dame de  La Visitation - Gros-Morne Mardi 16 Janvier 2018 17h30 Cénacle de Paroisse avec Père Jan Mielewski : chapelet  avec adoration eucharistique suivi de la messe Eglise de la Nativité  de la Sainte Vierge -  Paroisse de Ducos Mercredi 17 Janvier 2018 17h30 Cénacle de Paroisse avec Père Jacek Ossowski : chapelet  avec adoration eucharistique suivi de la messe Eglise Saint-Michel Paroisse du François Père  Olivier  Rolland,  Responsa\ble  du  Mouvement  Sacerdotal  Marial  (MSM)  pour  la  France,  dirigera plusieurs cénacles de prières en Martinique.  Agenda de l’Archevêque Dimanche 31 décembre : - 8h : Messe de la Solennité de la Sainte-Famille à Ajoupa-Bouillon - 10h : Messe de la Solennité de la Sainte-Famille à Grand-Rivière - Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 1 er janvier 2018 : - 8h : Messe de la Solennité de Sainte-Marie Mère de Dieu à Terres-Sainville Du 3 au 5 janvier : - Assemblée de la Province ecclésiastique Antilles- Guyane, en Guadeloupe (les évêques des 3 diocèses de la Province et leurs Vicaires généraux) Du 8 au 12 janvier : - Prédication de la retraite des prêtres de Guadeloupe Samedi 13 janvier : - Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Gros-Morne à l’évêché Dimanche 14 janvier : - 8h30 : Messe de la Pastorale des Migrants dans le cadre de la Journée Mondiale des Migrants, à Saint- Christophe - 11h : Messe de clôture de la retraite d’enracinement dans la foi à la Ferme Perrine - Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis et installation du père Jean-Michel Monconthour, Curé de la Paroisse de la Cathédrale Programme des CENACLES avec le Père Olivier Rolland - du 12 au 18 janvier 2018 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 18

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ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\m MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\mX Téléphone : 06 96 31\m0 333 - E-mail : mich\mel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon \Sdomicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\mNIQUE a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Dimanche 7 janvier 2018 - L'art pour parler de Dieu Qu’est-ce que l’art religieux ? Est-il forcément un art sacré ? Les œuvres d’art peuvent-elle nous aider à nous rapprocher  de Dieu ? Comment trouvent-elles leur place dans nos églises et comment travaillent les artistes ? Cette semaine, Dieu m’est témoin s’intéresse aux sculptures, peintures et vitraux présents dans nos églises. Nous recevrons le père David  Rondof, curé de la cathédrale de Saint-Pierre, en Martinique. Il a été mandaté par son évêque pour gérer la Commission  diocésaine des arts sacrés.  Dimanche 14 janvier 2018 - École : uniforme en débat Pour ou contre le retour de l’uniforme à l’école ? Qu’en pensent les parents et les enseignants ? Et les élèves, ont-ils leur  mot à dire ? La question vestimentaire à l’école divise, que l’on soit en Outre-mer ou en métropole. Dieu m’est témoin reçoit  Michel Fize, sociologue au CNRS, qui s’est intéressé à la question vestimentaire. Nous serons également connectés depuis la  Martinique avec Kellya, élève de seconde au lycée polyvalent Victor Anicet à Saint-Pierre. Moïse Udino, sociologue clinicien  martiniquais, nous expliquera pourquoi dans les écoles antillaises, l’uniforme a finalement été majoritairement rétabli.  MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 décembre 2017 – n° 556 19

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Donne à ton Église la fraîcheur et la force Nous te prions, Seigneur, pour ton Église, et pour chacun de nous qui composons cette Église. Aide-nous à l'aimer telle qu'elle est, dans ses grandeurs et dans ses\ faiblesses. Aide-nous à reconnaître son unité dans les mille visages de ton\ peuple. Aide-nous à surmonter les divisions, à éviter les jugements hâ\ tifs et à bannir les caricatures. Aide-nous à découvrir, au-delà des apparences, l'immense réseau des saintetés cachées, qui sont les pierres vi\ vantes de l'Église. Apprends-nous à ne pas la bâtir comme un chantier programmé, mais à la laisser pousser et grandir sous le soleil d'un Dieu impré\ visible. Puisse ton Église trouver la fraîcheur et la force dont elle a besoin pour annoncer l’Evangile aujourd'hui. Qu'en renforçant les liens de l'unité entre les évêques, les\ prêtres et les laïcs, elle renforce aussi l'Espérance. Qu'elle apparaisse aux yeux de tous comme une porte ouverte et une source de vie. Qu'elle soit toujours davantage l’Eglise des pauvres et des saints. Nous te le demandons par Marie, mère de l'Église. Amen. Jean Sauvenay

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