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E g lise
en MARTINIQUE
N° 557
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
14 janvier 2018
Sur la route des H ommes !
Présentation de l’Institut
Catholique Européen
des Amériques (ICEA)
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EDITORIAL
A
près les solennités de Noël et de l’Epiphanie, nous
entrons pour quelques semaines dans le cycle du temps
dit « ordinaire, et… le Seigneur continue à nous appeler,
directement ou par des médiateurs. Il nous invite à le suivre
«Venez et vous verrez », à nous mettre en route à sa suite pour
nous approprier progressivement la Bonne Nouvelle.
Le 14 janvier 2018, l’Église universelle célèbre la 104
ème Journée
mondiale du migrant et du réfugié pour laquelle le pape François
nous appelle à la solidarité. Il a choisi comme thème de réf\
lexion
et de prière : «Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer les
migrants et les réfugiés». Par ailleurs, du 18 au 25 janvier,
s’ouvre la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.\
Son
objectif est de prier pour que tous, dans le respect mutuel,
nous soyons les membres d’un même Corps, celui du Christ.
Prions particulièrement pour que chacun devienne véritablement
disciple de Jésus.
Les chrétiens sont des hommes et des femmes qui croient en Jésus
Christ. Certes, tous les catholiques sont des chrétiens ; cependant,
tous les chrétiens ne sont pas tous catholiques. Peut-être, l’o\
nt-ils
été ? Notre archevêque nous propose, en tout état de cause,\
un
édito intitulé : Le temps de (re)devenir Catholique !
Oui, le Seigneur ne cesse d’appeler ! L’expression de son appel est
bien palpable chez certains jeunes, et cela nous incite à ouvrir un
dossier sur leurs actions dans notre diocèse. Ils ont fait la rencontre
avec Celui qui seul peut donner sens à leur vie. Ils ont répondu
à son appel et à leur tour, ils le font découvrir à ceux qui ne le
connaissent pas encore. Témoins du Christ, ils nous font partager
leur joie et leur engagement.
Notre diocèse est en mouvement. Mgr Macaire a à cœur de former
différemment les jeunes adultes. L’Institut Catholique Européen
des Amériques (ICEA) est créé et proposera, dès la procha\
ine
rentrée scolaire, des « formations supérieures d’excellence,
irriguées par la foi catholique, ouvertes sur le monde… ».
Les paroisses innovent. Celle de Sainte-Marie joue la proximité
(messe célébrée chez l’habitant, visite et partage avec des
personnes âgées et des malades par des jeunes catéchisés). \
Le
plan E
CCLESIA ’M poursuit prudemment, mais sûrement sa route…
Au nom de toute l’équipe de rédaction, je souhaite à tous un\
e
bonne et heureuse année !
Le Seigneur nous appelle à devenir ses disciples. Qu’il nous
accorde d’être dociles à son appel et d’y répondre sans r\
éserve.
Qu’il nous aide à grandir dans la fidélité à sa Parole po\
ur que nous
soyons porteurs de la Bonne Nouvelle maintenant et toujours.
« Parle, ton serviteur écoute » ! Il est important de savoir
discerner les appels du Seigneur. Rendons-nous donc disponibles
et… disposés.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• Le temps de (re)devenir C\btholique !
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• P\brole dominic\ble
• A S\binte-M\brie : première messe d\bns une f\bmille
• L\b c\btéchèse de S\binte-M\brie d\bns les p\bs de M\brie
• Présent\btion de l’Institut C\btholique Européen des Amériques\) (ICEA)
Interview de M\btthieu Bergot,
directeur génér\bl
• Des Vœux pour 2018…
• Rencontre des Évêques et Vic\bires génér\bux de l\b Province ecclési\bstique
B\bsse-Terre : 3-5 j\bnvier 2018\)
• Dédic\bce de l’église S\bint-M\brtin \)de Tours du Morne-Vert
• L\b C\br\bv\bne de l’Espoir
• Ce Soir Tout Est Possible 2 P\bstor\ble Diocés\bine des Jeunes
• Que symbolise le mél\bnge d’e\bu et \)de vin pend\bnt l\b célébr\btion euch\bristique ?
• Extr\bit du Mess\bge du p\bpe Fr\bnçois pour l\b
Journée mondi\ble du migr\bnt et du réfugié 2018
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Dossi\br : LES JEUNES EN ACTION DANS NOTRE DIOCÈSE
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MÉDIAS 19
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
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97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
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AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 17
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T
ous les baptisés peuvent
remercier Dieu pour la joie de
connaître Jésus-Christ comme
leur unique Seigneur et vrai Dieu, le
bonheur de l’aimer et la grâce de faire
partie de sa famille universelle.
Cependant, depuis la réforme
protestante en 1517, des milliers de
communautés chrétiennes sont nées
avec des différences importantes quant
à la façon de recevoir la Révélation,
des querelles théologiques, des
pratiques contraires et même des
divisions. Aux violences politiques
de jadis, ont succédé des critiques et
des accusations graves souvent basées
sur des déformations (plus ou moins
coupables et volontaires) de la pensée
des autres.
Le diviseur-ennemi ne peut que se
réjouir d’entendre les fidèles du
Christ s’invectiver, s’anathématiser
à tout bout de champ, se méfier les
uns les autres et prétendre chacun
mieux détenir la vérité. Cette division
si profonde n’a « que » 5 siècles sur
les 21 que compte l’Eglise, mais elle
constitue un grand scandale de la part
de ceux-là même qui se réclament du
Dieu de l’Amour, de l’Esprit d’unité, du
Seigneur de la Paix.
Pourquoi une telle déchirure ? A
cause des compromissions des
pasteurs d’autrefois ou de l’orgueil
des réformateurs de jadis ?... Mais qui
sommes-nous pour juger l’Histoire ?
Demandons-nous plutôt ce que nous
dit l’Esprit aujourd’hui ! Il nous dit qu’il
est grand temps pour le monde de
bénéficier du « spectacle » ou plus
exactement du « sacrement » de l’Eglise
Une, Sainte, Catholique et Apostolique,
selon la foi proclamée par nos pères il
y a 1693 ans, en 325 ! Le temps est venu
pour tous de (re)devenir Catholiques !
(Re)devenir Catholique ne consiste
pas à quitter « sa » religion pour
une autre, mais à répondre à la
convocation de Jésus d’entrer dans
l’unique bercail qu’il a voulu pour que
tous ses disciples offrent le meilleur
d’eux-mêmes et de leurs charismes.
(Re)devenir Catholique, ce n’est ni
relativiser sa foi et sa ferveur, ni renier
sa tradition, mais mieux saisir combien
l’Esprit agit en chaque communauté
pour faire cette unité. (Re)devenir
Catholique, ce n’est pas s’exclure d’une
communauté, ni, non plus, exclure les
autres baptisés en ce que l’Esprit-Saint
leur donne de vivre, mais c’est dire
« oui » à tous les dons de Dieu, d’où
qu’ils viennent.
Les premiers à devoir (re)devenir
Catholiques, ce sont les Catholiques
eux-mêmes ! Nos cœurs prêts à
accueillir toute personne venant de
la part de Dieu et à reconnaître que
beaucoup de communautés réalisent
un modèle ecclésial fervent, une vie
communautaire authentique, une
intense expérience de l’Esprit-Saint,
une réelle proximité avec la Parole de
Dieu et un dynamisme missionnaire
exemplaire. Tout cela est Catholique et
béni par le Seigneur. Voilà une pratique
ecclésiale et spirituelle incontournable :
aux responsables de l’Eglise de fonder
tout leur enseignement sur la Parole
de Dieu, aux fidèles de lire et de prier
quotidiennement avec l’Écriture, de
ne la relativiser en aucun cas et de
témoigner par toute leur vie de la Joie
de l’Évangile.
Les autres chrétiens aussi doivent (re)
devenir Catholiques. A savoir : désirer
cette unité réelle du troupeau pour
laquelle le Christ a prié ; renoncer
aux critiques simplistes et injustes ;
ne pas permettre que des prédicateurs
enseignent le mépris ou la détestation
primaire du Catholicisme ; ne pas
pratiquer le re-baptême qui est une
injure à ses frères, contraire à la volonté
de Dieu ; respecter les sacrements
reçus par des millions de baptisés en
Orient et en Occident depuis 2000 ans ;
faire confiance à l’enseignement
doctrinal et moral des évêques et
aux pratiques catholiques fondés
non sur des traditions humaines, mais
dans l’Esprit-Saint, sur une Tradition
biblique vivante depuis le Christ et
partagée en grande partie par nos
frères Orthodoxes : la vénération de la
Vierge Marie, des saints et des images,
le célibat des prêtres, le ministère
des successeurs des A pôtres et du
successeur de Pierre, le culte du Corps
et du Sang du Seigneur…
Un seul troupeau, un seul P asteur, un
seul Seigneur, une seule Foi, un seul
Baptême… pour tous, n’est-ce pas la
volonté de Dieu ? Il est grand temps
que nous la mettions en œuvre !...
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
Le temps de (re)devenir Catholique !
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 3
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« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés »
C
hers frères et sœurs,
«L’immigré qui réside avec vous
sera parmi vous comme un
compatriote, et tu l’aimeras comme toi-
même, car vous-mêmes avez été immigrés
au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre
Dieu » (Lv 19, 34). Durant les premières
années de mon pontificat, j’ai exprimé
à maintes reprises une préoccupation
spéciale concernant la triste situation de
nombreux migrants et réfugiés qui fuient les
guerres, les persécutions, les catastrophes
naturelles et la pauvreté. Il s’agit sans doute
d’un ‘‘signe des temps’’ que j’ai essayé de
lire, en invoquant la lumière de l’Esprit
Saint depuis ma visite à Lampedusa, le 8
juillet 2013. En créant le nouveau Dicastère
pour le Service du Développement humain
intégral, j’ai voulu qu’une section spéciale,
placée ad tempus sous mon autorité directe,
exprime la sollicitude de l’Église envers
les migrants, les personnes déplacées, les
réfugiés et les victimes de la traite. Tout
immigré qui frappe à notre porte est une
occasion de rencontre avec Jésus Christ,
qui s’identifie à l’étranger de toute époque
accueilli ou rejeté. Le Seigneur confie
à l’amour maternel de l’Église tout être
humain contraint à quitter sa propre patrie
à la recherche d’un avenir meilleur. Cette
sollicitude doit s’exprimer concrètement à
chaque étape de l’expérience migratoire :
depuis le départ jusqu’au voyage, depuis
l’arrivée jusqu’au retour. C’est une grande
responsabilité que l’Église entend partager
avec tous les croyants ainsi qu’avec
tous les hommes et femmes de bonne
volonté, qui sont appelés à répondre aux
nombreux défis posés par les migrations
contemporaines, avec générosité, rapidité,
sagesse et clairvoyance, chacun selon ses
propres possibilités.
À ce sujet, nous souhaitons réaffirmer
que « notre réponse commune pourrait
s’articuler autour de quatre verbes fondés
sur les principes de la doctrine de l’Église :
accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ».
En considérant la situation actuelle, accueillir
signifie avant tout offrir aux migrants et
aux réfugiés de plus grandes possibilités
d’entrée sûre et légale dans les pays de
destination. En ce sens, un engagement
concret est souhaitable afin que soit étendu
et simplifié l’octroi de visas humanitaires et
pour le regroupement familial. (…).
Le deuxième verbe, protéger, se décline en
toute une série d’actions pour la défense des
droits et de la dignité des migrants ainsi que
des réfugiés, indépendamment de leur statut
migratoire. Cette protection commence dans
le pays d’origine et consiste dans la mise à
disposition d’informations sûres et certifiées
avant le départ et dans la prévention contre
les pratiques de recrutement illégal. Elle
devrait se poursuivre, dans la mesure
du possible, dans le pays d’immigration,
en assurant aux migrants une assistance
consulaire adéquate, le droit de garder
toujours avec soi les documents d’identité
personnels, un accès équitable à la justice, la
possibilité d’ouvrir des comptes bancaires
personnels et la garantie d’une subsistance
minimum vitale. (…).
Promouvoir veut dire essentiellement
œuvrer afin que tous les migrants et les
réfugiés ainsi que les communautés qui
les accueillent soient mis en condition de se
réaliser en tant que personnes dans toutes
les dimensions qui composent l’humanité
voulue par le Créateur. (…).
Le dernier verbe, intégrer, se place sur le
plan des opportunités d’enrichissement
interculturel général du fait de la présence
de migrants et de réfugiés. L’intégration
n’est pas « une assimilation, qui conduit à
supprimer ou à oublier sa propre identité
culturelle. Le contact avec l'autre amène
plutôt à en découvrir le ‘‘secret’’, à s'ouvrir
à lui pour en accueillir les aspects valables
et contribuer ainsi à une plus grande
connaissance de chacun. (…).
En conformité avec sa tradition pastorale,
l’Église est disponible pour s’engager en
première ligne en vue de réaliser toutes les
initiatives proposées plus haut ; mais pour
obtenir les résultats espérés, la contribution
de la communauté politique et de la société
civile, chacun selon ses responsabilités
propres, est indispensable. Durant le
Sommet des Nations Unies, célébré à New
York le 19 septembre 2016, les dirigeants
du monde ont clairement exprimé leur
volonté d’œuvrer en faveur des migrants
et des réfugiés pour sauver leurs vies et
protéger leurs droits, en partageant ces
responsabilités au niveau global. À cet
effet, les États se sont engagés à rédiger et à
approuver avant la fin de l’année 2018 deux
accords globaux (Global Compacts), l’un
consacré aux réfugiés et l’autre concernant
les migrants. (…).
La Mère de Dieu a fait elle-même l’expérience
de la dureté de l’exil ; elle a suivi avec amour
l’itinéraire de son Fils jusqu’au Calvaire et
maintenant elle partage éternellement sa
gloire. Confions à sa maternelle intercession
les espérances de tous les migrants et
réfugiés du monde et les aspirations des
communautés qui les accueillent, afin que,
selon le plus grand commandement de
Dieu, nous apprenions tous à aimer l’autre,
l’étranger, comme nous-mêmes.
Vatican, le 15 août 2017,
Solennité de l’Assomption de la B.V. Marie
Pape François ■
EGLISE UNIVERSELLE\)
pour la Journée mondiale
du migrant et du réfugié 2018
- 14 j\bnvier 2018
Extr\bit du Mess\bge du p\bpe Fr\bnçois
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LITURGIE
Dimanche 14 janvier \1\b018
la P arole Dominicale
Evangéliser nos prières !
L
es textes de la vocation de Samuel (1S 3,
3b-10, 19) et de l’évangile de ce dimanche
(Jn1, 35-42) nous offrent l’opportunité de
revisiter notre façon de prier et les intentions
de nos prières en tant que disciples du Christ.
Il faut déjà signaler que dans les deux textes,
la prière prend la forme d’un dialogue entre le
Seigneur et Samuel d’une part, et Jésus et les
premiers disciples d’autre part.
Quatre mots importants qui se dégagent de
la prière du Jeune Samuel « Parle, Seigneur,
ton serviteur écoute » peuvent nous aider à
améliorer notre façon de prier : Apprendre,
disponibilité, silence et écoute. Quant aux
intentions de nos prières, nous devrions les
ajuster à la réponse des disciples à Jésus
quand ce dernier leur avait demandé ce qu’ils
cherchaient « où demeures-tu ? ».
Il n’était pas évident pour Samuel de
reconnaître d’emblée la voix du Seigneur
qui l’avait appelé par son nom. Trois fois de
suite, il s’est adressé à Eli pensant que la voix
venait de ce dernier. Il a donc fallu qu’il passe
par le prophète, un médiateur de Dieu, pour
prendre conscience de ce qui lui est arrivé
et s’exprimer en conséquence avec les mots
qu’il fallait. Apprendre à prier Dieu, pour
mieux répondre à son appel, c’est avant tout
apprendre à reconnaître sa voix (son appel,
sa parole) et sa présence « Le SEIGNEUR vint
et se tint présent ». Cela implique parfois un
recourt au jugement et au discernement dont
le dernier mot revient à ceux qui, dans l’Eglise
ou la communauté, en ont reçu mandat, et bien
évidemment avec l’aide de l’Esprit Saint qui
est en nous. La question nous revient donc, si
nous nous intéressons vraiment aux différentes
formations et manifestations sur la Parole de
Dieu et autour de la pastorale de vocation qui
sont particulièrement proposées dans notre
diocèse. Il faut aussi noter que seul l’Esprit
Saint, présent en nous, qui nous apprend
véritablement à nous adresser à Dieu comme
notre « Abba », notre père, notre papa qui nous
aime tant et qui est toujours présent à notre
côté pour entendre nos cris de souffrances et
de joies (Cf. Mc 14, 36 ; Rm 8,15 ; Ga 4, 6).
Ce temps d’apprentissage nécessite une
persévérance dans les efforts d’être toujours
disponible et de faire silence afin de favoriser
une écoute fructueuse et édifiante. Le prophète
Eli et Samuel ne se sentaient pas dérangés
par l’appel insistant du Seigneur alors qu’il
était temps de se reposer. Eli a fidèlement
accompli sa mission auprès de l’enfant qui,
en réalité, avait besoin de son éclairage. De
son côté, Samuel ne s’est pas irrité pour avoir
été interrompu quatre fois dans son sommeil.
Tous les deux ont fait preuve d’une disponibilité
sans économie face à l’appel du Seigneur ; ils
ont été détachés des conforts de leur lit. En
effet, pour mieux prier en réponse à l’appel
du Seigneur, il faut aussi savoir renoncer à ses
propres conforts personnels. Mais, comment
pourrions-nous nous rapprocher du Seigneur
pour bien l’entendre et nous mettre à son école,
si le rendez-vous de la messe dominicale, où
il nous parle spécialement dans la liturgie
de la parole, ne fait même pas partie de nos
priorités ? Malheureusement, nombreux
sont ceux qui trouvent trop de prétextes
(manque de temps, fatigue, travail, sport,
études, transports, un petit malaise etc.) pour
manquer ce moment édifiant, malgré son
caractère obligatoire, comme nous le rappelle
le Catéchisme de l’Eglise catholique au numéro
2180 : Le commandement de l’Église détermine
et précise la loi du Seigneur : " Le dimanche et
les autres jours de fête de précepte, les fidèles
sont tenus par l’obligation de participer à la
Messe ".
Dialoguant avec le Seigneur, Samuel lui laisse
la parole, il a plus soif d’écouter que de parler.
Il nous témoigne que la prière est d’abord un
temps de silence et de recueillement où nous
nous mettons en présence du Seigneur pour
l’écouter. Très souvent, nous pouvons penser
qu’à force de parler beaucoup au point de
prendre Dieu pour un sourd, nous prions
mieux et nous sommes exaucés. Nous oublions
alors, que Dieu parle surtout, dans le repos de
notre nuit et le calme de notre silence que nous
devons nous accorder afin de bien l’entendre
et donc mieux le prier ; « Samuel était couché »,
c’était la nuit, car les activités du jour et les
différentes occupations humaines peuvent
aussi distraire de l’écoute de Dieu.
Dans l’évangile, la voix entendue a un visage,
c’est Jésus. Jean baptiste, figure de la loi et les
prophètes, le présente aux deux premiers
disciples comme « l’Agneau de Dieu ». Celui
qui se fera offrande, celui qui se révélera
progressivement comme la vraie réponse aux
attentes les plus intimes des disciples « Que
cherchez-vous ? ». Ces paroles ont suscité chez
les disciples le désir de marcher à la suite de
Jésus et d’entrer dans son intimité, d’où leur
prière de demande : « où demeures-tu ?».
En fait, nous sommes en marche vers la
demeure de Dieu, et notre bonheur est en
lui, c’est seulement en suivant librement le
Christ et l’accueillant dans notre vie que nous y
parviendrons. Dieu nous le rappelle à chaque
fois que nous venons à la messe, où la même
expression « Voici l'Agneau de Dieu » (PGMR
n° 198) est utilisée, juste avant la communion,
pour désigner celui qui nous accueille dans sa
demeure et qui voudrait aussi nous habiter.
Seigneur mon Dieu, par la grâce de ton Esprit
Saint, que mes prières me rapprochent de toi,
de ton Eucharistie où tu m’invites: à me détacher
de mes propres conforts en m’ouvrant à ta voix
afin que l’égoïsme en moi meure, à grandir dans
l’humilité et la volonté d’apprendre pour me
rendre plus disponibles à ton enseignement
et au service des autres, à savoir faire silence
en moi-même et avec les autres pendant les
différentes célébrations où tu me donnes
rendez-vous, à renouveler sans cesse mon désir
de te rencontrer dans le très Saint Sacrement
en en faisant ma priorité, et à oser te prier
avec foi et confiance comme le centurion de
Capharnaüm même si je n’en suis pas digne
(Cf. Mt 8, 5, 8). Amen !
Père Lucianno Rinasoa CSSp., Curé de De Brian t ■
1 Samuel 3,3b-10.1\C9 • Psaume 39 • 1 Corin\C\bhiens 6,13c-15a. 17\C-20 • Jean 1,35-42\C
2 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 5
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Jeunes de 4Jeunes de 4Jeunes de 4 èmeème année de catéchisme et leurs animatrices année de catéchisme et leurs animatrices année de catéchisme et leurs animatrices année de catéchisme et leurs animatricesème année de catéchisme et leurs animatricesèmeème année de catéchisme et leurs animatricesème La famille EloidinLa famille EloidinLa famille Eloidin
Le 31 décembre 2017, en la Fê\be de la Sain\be Famille, s’es\b \benue au quar\bier Sain\b-
Jacques, à Sain\be-Marie, la première messe au sein d’une famille.
C
’est la famille Éloidin qui a eu la joie d’accueillir
chez elle les habitants du quartier. La
célébration fut animée par les jeunes de 4
ème
année de catéchisme de St-Jacques, et s’est terminée
par un partage.
La chapelle n’étant pas accessible, dès lors qu’il y aura
un 5 ème dimanche dans le mois, une célébration se
déroulera dans une famille du quartier. Les habitants
ont accueilli cette nouvelle avec une très grande joie.
Séverine Négrobar ■
VIE DU DIOCÈSE
A Sainte-Marie :
première messe dans une famillepremière messe dans une famille
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 6
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Le samedi 16 décembre 2017, le service paroissial de la ca\béchèse de Sain\be-Marie avai\b
organisé un Temps for\b avec les enfan\bs e\b les paren\bs.
A
près avoir lu et expliqué l’Evangile de la
visitation, tout comme la vierge Marie s’était
hâtée de rendre visite à sa cousine Élisabeth,
ils sont partis rendre une visite d'amitié non pas à leur cousine, mais
aux personnes seules, malades ou qui ont des difficultés à se déplacer.
Aujourd’hui, Marie c’est chacun de nous qu’elle visite par amour, pour nous soutenir,
nous consoler. Elle nous invite à faire de même avec nos frères, à nous mettre à leur
service par amour pour Dieu.
Allez à la rencontre de ceux que la maladie, la vieillesse, contraint à rester à leur domicile,
leur offrir un sourire, prendre de leurs nouvelles, vivre un moment de partage, etc. C’était le
thème de notre temps fort de Noël qui a suscité l’adhésion de notre curé, le père Aïzo, des
parents, des enfants de la 1
ère à la 5 ème année de catéchisme et des animateurs de la paroisse
de Sainte-Marie.
Au rythme de chants d'allégresse, nous avons marché à la rencontre des personnes qui nous ont réservé un accueil chaleureux. Ils ont apprécié la venue des enfants venus leur apporter un peu de joie dans leur existence trop souvent solitaire.
Une belle façon de mettre en pratique cette phrase de l’évangile : "… j’étais seul, malade
et vous m’avez visité…" (Matthieu 25, 36).
Ce fut une belle expérience qui, nous l’espérons, ouvrira la porte à d’autres moments de partage et de convivialité avec nos aînés.
Service paroissial de la catéchèse ■
La catéchèse de Sainte- Marie dans
les pas de Marie
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Qu’est-ce que L’ICEA ?
Offrir à des jeunes Martiniquais
des possibilités de formations
supérieures d’excellence, irriguées
par la foi catholique, ouvertes sur
le monde et respectueuses de
leurs racines : telle est l’ambition
première de l’Institut Catholique
Européen des Amériques (ICEA).
C’est une création nouvelle,
complémentaire de l’offre existante
en Martinique, voulue par notre
Archevêque.
Seul territoire au monde, avec la
Guyane et la Guadeloupe, à être à
la fois pleinement européen et situé
au milieu du continent américain
(d’où le nom ICEA), la Martinique
offre en effet un potentiel unique
pour ses étudiants ou stagiaires.
Ouvert bien entendu aux étudiants
de la Caraïbe et de Guyane,
l’ICEA ambitionne à terme de s’y
développer également.
Quelles sont les valeurs fondatrices
de l’ICEA ?
« Cultiver ses talents et changer
la face du monde » : telle est
l’ambition que nous voulons
porter avec les étudiants. Pour
cela nous fondons le projet sur
cinq valeurs : vision de l’homme
conforme à la foi catholique,
excellence, ouverture au monde,
innovation et entreprenariat.
Ces valeurs prises ensemble
nous permettent d’apporter une
approche réellement originale par
rapport aux offres existantes en
Martinique. Notre logo illustre
cette ambition. L’utilisation
de l’anglais est volontaire : il
s’agit d’emblée d’affirmer notre
vocation internationale. Enfin, le
« Learn to change
» illustre au moins
autant la nécessité
d’apprendre à
changer - qualité
vitale dans notre
monde qui évolue
si vite - que pour
changer le monde,
qui en a tant besoin.
Quelles seront les formations
proposées ?
Nous pourrons mettre en œuvre
tout type de formation initiale,
niveaux Licence, Master, Doctorat,
ou autre, à condition qu’elle
réponde à un besoin, qu’elle puisse
mener à un métier, et que nous
soyons en mesure d’assurer un
équilibre économique, et donc une
saine pérennité et une réelle qualité
de la formation. La formation
continue et l’apprentissage
complèteront le dispositif. Celle
en Sciences Religieuses, menant à
un Diplôme Universitaire d’Etudes
Théologiques (DUET), animée par
le père Hugues Lafine en lien avec
l’Institut catholique de Lyon existe
déjà.
Quelle sera la première formation
initiale lancée, et quand ?
Nous démarrons en septembre
l’école de Sciences Politiques
et Ecologie Humaine « Thomas
More », premier cycle niveau
licence en 3 ans, avec troisième
année diplômante à Ottawa au
Canada ou dans un pays des
Amériques. Les promotions seront
à taille humaine, elles permettront
un suivi personnalisé de chaque
étudiant.Irriguée par l’encyclique Laudato
si’, cette formation donnera
aux étudiants de solides bases
pluridisciplinaires de sciences
humaines (droit, économie,
histoire, culture générale, éthique,
écologie...). Sera développée en
même temps une solide capacité
à « apprendre à apprendre »
indispensable pour leur vie
future (apport des neurosciences,
méthodologie, fort investissement
sur les langues étrangères à
commencer par l’anglais et
l’espagnol, et culture digitale). Des
stages ou engagements sociaux
enracineront l’apprentissage dans
la vie réelle.
Enfin, l’objectif sur ces 3 ans est de
décrocher deux diplômes Licence/
Bachelor qui ouvriront à des masters
spécialisés en France ou dans les
Amériques. Il y a 1500 instituts
catholiques dans le monde, dont la
plupart dans les Amériques : c’est
une mine d’or pour des poursuites
d’études.
Ce sera une formation de haut niveau.
Avec Pascal Saffache, professeur
à l’Université et qui s’engage sur
le développement de l’ICEA pour
mettre en place les programmes
et les études, nous réunissons
un corps enseignant de premier
Présen\ba\bion de l’Ins\bi\bu\b Ca\bholique
Européen des Amériques \C(ICEA)
Int\brvi\bw d\b Matthieu Bergot,
directeur général
Présen\ba\bion de l’Ins\bi\bu\b Ca\bholique Présen\ba\bion de l’Ins\bi\bu\b Ca\bholique
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 8
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plan : il compte principalement
des titulaires de doctorat, venus de
Martinique, de l’hexagone ou du
Canada, mais aussi des hommes
d’entreprises. C’est une exigence
de nos partenaires canadiens, mais
c’est surtout une qualité que nous
devons aux étudiants qui feront ce
choix de rejoindre l’ICEA, et que
nous aurons retenus. Ces étudiants
talentueux -dont certains nous le
pensons passeront une bonne part
de leur vie professionnelle en
Martinique- auront la mission de
changer la face du monde !
Quelle procédure d’admission
avez-vous retenus pour l’entrée à
l’ICEA ?
Le parcours pour l’Ecole Thomas
More est exigeant. Trois critères
pour admettre les jeunes bacheliers
sont retenus : le niveau académique
général, la motivation pour le
parcours de formation, et la volonté
de porter les valeurs de l’ICEA.
La procédure sera précisée sur le
site Internet à partir du 1 er février :
dossier, tests, surtout un entretien
individuel avec une commission.
Pensez-vous établir des partenariats
avec d’autres établissements
d’enseignement supérieur en
France et à l’étranger ?
Nous avons déjà, ou aurons des
relations fortes avec plusieurs
universités catholiques, en France,
au Canada, en République
Dominicaine, à Trinidad, au Costa
Rica, et même en Argentine. Notre
enracinement catholique commun
facilite réellement la construction
de partenariats qui aient du sens.
Quel sera le lieu d’implantation ?
Existera-t-il un internat ?
Notre première implantation sera au
cœur de Fort-de-France sur le site
du Centre Pax, dans un bâtiment
de 1000 m 2 (AJEC) qui recevra
les étudiants en septembre 2018.
L’internat viendra en septembre
2019 au plus tard. Ce site de l’ICEA
est idéalement placé pour devenir
éco-responsable : 18 lignes de bus
convergent à proximité, bientôt le
TCSP, sans oublier les vedettes
des Trois-Ilets ou de Case-Pilote.
Il n’y aura pas de parking pour les
étudiants, qui n’auront pas besoin de
voiture pour la plupart. Ils pourront
même venir à vélo, électrique
pourquoi pas. C’est en soi une petite
révolution verte en Martinique !
Combien d’étudiants accueil-
lerez-vous en 2018 et à terme ?
D’enseignants-chercheurs ?
Nous attendons 65 étudiants
en septembre. Dans les 5 ans,
en fonction des écoles que nous
créerons, quelques centaines, avec
plus de 5000 heures d’enseignements
dispensés sur l’ensemble de l’ICEA.
Enfin, comment les familles ou les
jeunes intéressés peuvent-ils vous
joindre ?
Nous serons au salon FORMEO
(salon étudiant dédié aux futurs
bacheliers pour leur orientation)
du 21 au 23 février. Notre site
Internet www.icea-edu.fr ouvrira
le 1 er février, avec pré-inscriptions
en ligne.
Renseignements : contact@icea-
edu.fr
Propos recueillis par Michel Déglise ■
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 14 janvier :
- 8h : Messe de la Pastorale Diocésaine des Migrants dans
le cadre de la Journée Mondiale des Migrants, à l’église
Emmaüs
- 11h : Messe de clôture de la retraite d’enracinement dans la foi, à la Ferme Perrine
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
et installation du père Jean-Michel Monconthour, Curé de
la paroisse
Du lundi 15 au vendredi 19 janvier :
- Retraite du presbyterium au Foyer de Charité, prêchée par le Fr Jean-Clément Guez, op
Samedi 20 janvier :
- 19h : Temps d’évangélisation sur la Place de l’Eglise du
Marin avec la Caravane de l’Espoir
Dimanche 21 janvier :
- 9h : Messe de présentation du R. Père Philibert Paaga, CSSp,
Administrateur de la paroisse de Sainte-Anne
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 22 janvier :
- Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques
Mardi 23 janvier : Assemblée des prêtres
Mercredi 24 janvier :
- Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Robert
- Réunion de travail avec la F raternité des Diacres
Jeudi 25 janvier :
- Rencontre avec le Comité Diocésain de la Solidarité et de la
Charité
Samedi 27 janvier :
- 8h-13h : Récollection pour les hommes et femmes engagés
en politique organisée par l’OSPEM, au Foyer de Charité
- Confirmation à la paroisse du Gros-Morne
- 17h30 : Confirmation à la paroisse de Schoelcher et installa- tion du père Fortuné Gibon, Curé de la paroisse
Dimanche 28 janvier :
- 9h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse de Tartane
- 11h30 : Vœux à la presse et Point-Presse dans le cadre de la
fête de St François de Sales, patron des journalistes
- 14h30 : Messe et participation au Rassemblement diocésain
des Petites Communautés Ecclésiales (PCE) de Martinique, au
Couvent de Cluny
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
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Chers frères et sœurs, parents et
amis des détenus, c'est avec beau-
coup de plaisir que je m’adresse à
vous pour vous souhaiter une bonne et
sainte année 2018. C’est aussi une occa-
sion pour regarder, ensemble, le chemin
parcouru en 2017, et partager notre
espérance pour l’année qui s’annonce.
2017 a été une année particulièrement
difficile et éprouvante avec cette vague de
suicides et de violence qui a régné au sein du
Centre pénitentiaire. Cependant, il y a toujours
cette Lumière qui brille dans les ténèbres : les sacrements de
Baptême et de Confirmation sont administrés par notre arche-
vêque, les détenus sollicitent sincèrement ces sacrements, le
nombre d’inscrits pour le culte s’accroit, les visites des aumô\
niers
sont régulières, la présence de l’association caritative « Secours
Catholique » est effective, les conditions de vie des détenus ont
été améliorées par l’administration pénitentiaire.
Fondant beaucoup d'espoir pour 2018, je vous souhaite de
vivre pleinement votre foi en Christ en exhortant les détenus à
accueillir le Sauveur Jésus ! Rendez compte de votre espérance
et demeurez dans la charité.
En cette nou-
velle année
2018, nous
pouvons com-
mencer par
rendre grâce au
Seigneur pour
2017, et sans
doute deman-
der aussi pardon.
Que cette nouvelle
année nous permette de
construire ensemble le Royaume de
Dieu. Le Christ nous appelle à être des
disciples-missionnaires de sa Bonne
Nouvelle : Dieu est pour nous ! Il
nous connait, Il nous aime, Il nous
accompagne, Il nous sauve !
Vivons plus proche du Christ et invi-
tons d'autres à en faire de même !
Bonne année 2018 ! Bien-aimé(e) de Dieu, à l’orée de cette nouvelle Année
2018, je te souhaite la Santé et la Paix dans ton âme et
dans ton corps. Que l’Esprit Saint accorde à ton esprit
de vivre la Joie de l’évangile au quotidien. Mon message se veut bref et porteur d’espérance. Que chantent conti-nuellement dans ton cœur et tout autour de toi, l’oiseau
de la sérénité et l’Ange du bonheur. Oui, le vrai bonheur
c’est d’avoir Dieu avec soi. Laisse donc le Seigneur te
porter et avance… marche… et témoigne de la beauté de
sa présence dans ta vie.
Quel que soit ce qui se passe, reste debout … Resplendis !
Car elle est venue ta lumière, et la Gloire du Seigneur s’est levée
sur toi (Is.60,1). Mieux que les Mages, laisse-toi guider et devient missionnaire
de la paix et de la miséricorde autour de toi. Car le temps de ce mon\
de est limité
(1Co.7,31). Et le Sauveur a besoin de l’engagement de chacun de nous, pour que
s’installe dans chaque cœur, son Règne d’amour et de justice.
Cette année sera meilleure si chacun se rend meilleur. Le Christ, Lumière pour
tous les hommes, nous en donne les moyens au quotidien. Puissions-nous accepter
de les utiliser.
Paisible Année dans le Seigneur a zot tout.
Oui c’est avec beaucoup de joie et
de bonheur que je viens vous sou-
haiter mes meilleurs vœux de bonheur
et de bonne humeur...à la bonne heure !
Vœux de bonheur, nous en souhaitons tous, les uns
aux autres. Choisissez la vie et le bonheur nous dit
le livre du deutéronome au chapitre 30 ! En cette
nouvelle année, prenez la décision de mettre le
Seigneur à la première place de votre vie person-
nelle et familiale : c’est -à-dire au cœur de votre vie
personnelle et communautaire par l’amour vrai, la
prière, la méditation de la Parole de Dieu et la fidélité
à la messe dominicale.
Vœux de bonne humeur : Etre toujours joyeux est pos-
sible comme le disait récemment le Pape François,
qui ne manque pas de soucis. Les angoisses, les dif-
ficultés et les souffrances traversent la vie de chacun,
nous les connaissons tous mais la raison de notre
bonheur c’est Jésus, présent hier, demain et toujours.
Heureuse année 2018.
Père Thibaut du Rusquec,
Communauté du Chemin Neuf Père
Sosthène Godjo, Curé du Lorrain et du Marigot
Père Francky Vilsaint, Prêtre accompagnateur de la Pastorale des Migrants
des V œux pour 2018 ...
Emmanuel Lordinot, diacre permanent,
Aumônier de prison
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des V œux pour 2018 ...
A tous nos frères et sœurs
en Martinique, Bonne et
Sainte Année 2018. Que
cette année nouvelle soit plus remplie d’amour les
uns pour les autres. Que Jésus, Prince de la Paix,
remplisse tous les cœurs !
Les Petites Sœurs de Jésus
Et si Jésus naissait chez nous !...
Que l’Enfant de la crèche, Prince
de la Paix, apporte à toutes les
familles, Amour, Paix, Joie,
Réconfort, … pour affronter l’An-
née 2018 !
Que l’Esprit de l’Enfant-Dieu nous
assiste dans l’Amour, la fidélité,
le souci des autres et nous aide à
témoigner de Lui, partout person-
nellement, en famille et en Église.
Meilleurs Vœux de Bonne et Sainte
Année 2018 !
Pierre Valey,
diacre permanent, Délégué diocésain à la C atéchèse
Avec notre prêtre accompagnateur, père
Wilfried Bannais, nous souhaitons à
tous et à chacun une bonne et sainte
année 2018.
Que le Seigneur vous bénisse abondamment pour que vous soyez
à votre tour des bénédictions de Dieu les uns pour les autres.
Le Seigneur est ma Lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?
Ps 26 (27)
La Caravane de l’espoir - Cellule Communication
Bonne Année 2018 !
Que le Seigneur vous bénisse et vous
garde !
Que l’Avènement du Seigneur dans
nos cœurs fasse de chacun de nous
des instruments de paix, de bonheur
et de tendresse.
Il nous a donné la santé, qu’elle soit
donc toujours en nous afin de vivre
ensemble selon son Sacré-Cœur par
le Cœur Immaculé de Marie !
Yves Bobi,
diacre permanent,
Direction diocésaine des Pèlerinages
Les trois derniers mois ont été très éprouvants pour l’Eglise, le
Gouvernement et la population entière de la Dominique, suite au passage
de la tempête Maria en septembre 2017. Considérée comme une pé\
riode
des plus douloureuses sur le plan des pertes humaines et un frein porté\
au développement économique du pays, ce fut pour nous une leçon de vie.
La générosité incommensurable de nos frères et sœurs de la région et d’au-delà, a été sans
précédent. Le grand nombre de bénévoles venus nous porter aide et assistance est un exemple de la
solidarité caribéenne et internationale.
Je profite donc de cette période de vœux pour exprimer, du plus profond de mon cœur, mes remerciements à tous
ceux - particuliers, groupes et organismes - qui nous ont accompagnés dans ces moments difficiles.
Nous sommes absolument conscients des défis qu’il nous reste encore à relever. Cependant, forts de votre aide
d’une part et de notre résilience d’autre part, nous parviendrons à construire une Dominique plus forte et meilleure.
Puisse la Paix émanant du Cœur de l’Enfant-Jésus trouver un abri dans le cœur de chacun de nous et que la
Nouvelle Année procure à tous succès, santé et prospérité.
Most Rev. Gabriel Malzaire
Evêque de Roseau, Président de la Conférence des Évêques \
de la Caraïbe
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Les \brois Évêques, Mgr David Macaire, Mgr Jean-Yves Riocreux e\b Mgr Emmanuel Lafon\b,
accompagnés de leurs Vicaires généraux, les pères Gibon, Silène e\b Diedhiou, se son\b
re\brouvés à Basse-Terre, en Guadeloupe, pour leur rencon\bre annuelle de Province.
I
ls ont d’abord évoqué les
événements de leurs départements
et le parcours de leurs Eglises en
2017. Ils sont revenus sur les terribles
cyclones qui ont endeuillé et détruit
Saint Martin, Saint Barthélemy et frôlé
les îles principales, sans oublier les
événements sociaux qui ont permis
à la Guyane, en mars et avril, de crier
haut et fort leur détermination à voir
leur région décoller, et pas seulement
les lanceurs de satellites.
Les projets de nos Églises
pour annoncer le Ch\Crist
La Martinique est entrée dans une
œuvre longue « Ecclesia’M 2020 ! »,
plan permettant aux forces vives de
retrouver l’énergie nécessaire pour
être une Eglise dynamique, familiale
et ouverte sur toutes les détresses.
La volonté des trois diocèses de faire de
la Parole de Dieu le fondement de toute
la vie et de la mission de l’Eglise va se
concrétiser par l’édition commune aux
trois diocèses de dizaines de milliers de
Bibles, en cette année 2018. Cette grande
nouvelle aura un impact particulier en
Guyane, où se poursuit la préparation
de la « Grande Mission » de 2019. Cette
année-là, toutes les maisons de Guyane
recevront la visite des missionnaires
de l’Eglise Catholique. Il s’agira de
présenter à tous leur amour du Christ,
d’inviter à célébrer la Pentecôte et de
participer activement au mieux-être
de tous les Guyanais. Il s’ensuivra, pour
tous ceux qui désireront retrouver le
chemin de la vie chrétienne active, de
participer aux soirées conviviales et
fraternelles des Cours Alpha, destinés
à remettre à flot l’amour de Dieu et la
volonté de servir.
Faire des parents les premiers
catéchistes de la \ba\Cmille
Parallèlement, les évêques ont
longuement évoqué la mise à jour de
l’éducation religieuse des enfants et des
jeunes. Révolutionnant la catéchèse,
ils placeront les parents au cœur de
la croissance de leurs enfants dans la
foi. Ces parents réapprendront à lire
et prier la Bible avec leurs enfants et à
les préparer à recevoir les sacrements,
non pas selon les âges et les classes,
mais au moment où chacun sera prêt
à « recevoir le Christ ». Les sacrements
ne seront plus un « diplôme de fin
d’études », mais un encouragement à
vivre dans une grande intimité avec
Jésus et son Père.
Des jeunes pour Dieu et pour
la mission
Nos trois diocèses sont très largement
plus jeunes que beaucoup d’autres
continents, dont l’Europe. Les jeunes
sont une chance extraordinaire pour
laquelle les catholiques doivent investir
très largement. Nous allons préparer
intensément le Rassemblement des
Jeunes de la Caraïbe, du 9 au 23 juillet
2018 en Martinique. Francophones
ou anglophones, les jeunes ne
s’embarrassent guère des différences
linguistiques. Ils se tourneront
résolument vers la mission de l’Eglise
et prépareront le Synode des Evêques
du monde à Rome, en octobre 2018,
avec pour thème : « Les jeunes, la foi et
le discernement vocationnel ».
P réparer et accompagner
des « prêtres missionnaires »
Enfin, les pasteurs des Antilles-Guyane
ont longuement réfléchi aux prêtres
dont ils auront besoin dans les années
à venir : enracinés dans le Christ,
profondément nourris de la Parole de
Dieu et dédiés à la mission vers ceux
dont l’Eglise est trop loin. Ils souhaitent
une Eglise proche des jeunes, sachant
les encourager et les accompagner
avant, pendant et après la préparation à
la prêtrise ; ils s’attacheront à rassembler
régulièrement les jeunes prêtres pour
des sessions de formation permanente,
d’évaluation de leur ministère et de ses
défis. Ils n’oublieront pas les prêtres
plus âgés dont ils feront des tuteurs
des plus jeunes, et garderont les prêtres
anciens dans une grande proximité
avec la vie pastorale et la vie commune
entre prêtres, dans les presbytères.
Bien d’autres sujets ont retenu
l’attention des évêques. Sans pouvoir
les développer ici, ont été longuement
évoqués la présence du Chemin Néo-
catéchuménal, le lien de nos diocèses
avec l’Aumônerie Antilles-Guyane de
métropole, et le rôle des Économes
diocésains pour gérer l’économie, les
finances, la réalité immobilière de nos
Églises diocésaines.
+ Mgr Emmanuel Lafont
Évêque de Cayenne
■
Rencontre des Évêques et Vicaires
généraux de la Province ecclésiastique Basse- Terre :
3-5 janvi\br 2018
Rencontre des Évêques et Vicaires Rencontre des Évêques et Vicaires
VIE DU DIOCÈSE
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C’es\b dans une ambiance de grande fê\be, e\b après dix ans sans église, que la chré\bien\bé de
Morne-Ver\b a célébré, le dimanche 24 décembre 2017, 4
ème dimanche du \bemps de l’Aven\b
de l’année li\burgique B, la Dédicace de son église Sain\b-Mar\bin de Tours. L’évènemen\b
a donné lieu à une célébra\bion eucharis\bique, dans une église prise d’assau\b par les
fidèles venus de par\bou\b e\b, pour la plup\Car\b, des originaires du Morne-Ver\b.
L
’Eucharistie était présidée par Mgr David Macaire, notre archevêque et
ordinaire des lieux, concélébrée par le Vicaire épiscopal, père Christian
Catayée, l’ancien curé de la paroisse, le père Barbe Gédio et les prêtres
du district Nord-Caraïbes, ainsi que les diacres Hervé Lordinot et Kerry Moran.
Parmi les autorités politico-administratives locales présentes à cette cérémonie,
il y avait le maire de la commune du Morne-Vert et son conseil municipal, les
maires du Carbet, de Saint-Pierre, du Morne-Rouge, ainsi que les représentants
de la ville de Case-Pilote. Les entreprises ayant travaillé sur le chantier de la
reconstruction de l’église étaient aussi présentes.
Le maire de la commune a remis symboliquement les clés de la porte de l’église
à l’archevêque, et c’est à l’issue de ce geste que débuta la liturgie de la dédicace.
Dans son mot de remerciements, le curé de la paroisse a rendu un hommage
à l’archevêque qui a toujours accompagné le projet par ses conseils, ses
visites et ses prières, aux entrepreneurs et ouvriers qui ont œuvré avec
professionnalisme sous la supervision de l’économe diocésain, au conseil
municipal qui s’est tenu aux cotés de la paroisse, et enfin aux paroissiens qui
ont œuvré pour finaliser les travaux dans les meilleures conditions.
Quelques in\bos clés\C :
La paroisse Saint-Martin de Morne-Vert a été fondée en 1872. Elle compte
aujourd’hui deux chorales adultes (Voix des pitons, Transfiguration) et une
chorale de jeunes (Les voix angéliques), six Petites Communautés Ecclésiales
de quartier, un groupe de Rosaire, un groupe de jeunes post-confirmation. De
plus, on peut y noter la présence de la Pastorale des jeunes, la Pastorale de la
santé, l’Association familiale catholique, et toutes les équipes qui œuvrent au
bon fonctionnement de la paroisse.
La communauté paroissiale du Morne-Vert est accueillante et en constante
évolution. Amen, Alléluia !!!
Père Frédéric Essengo ■
Dédicace de l’église Saint- Martin de Tours
du Morne-Vert
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La Caravane de l’Espoir es\b un groupe de jeunes ca\bholiques qui a vu le jour en 2013.
Aujourd’hui, no\bre associa\bion es\b composée d’une quaran\baine de membres. Sa mission
principale es\b l’évangélisa\bion sur les places publiques, en réponse à l’appel du pape
François qui demande aux chré\biens d’aller à la périphérie de l’Eglise pour annoncer
l’Evangile.
A
travers la louange, la mise en mouvement de la Parole de Dieu, des témoignages, l’enseignement et la prière
d’intercession, les jeunes de la Caravane ont pour objectif de montrer Jésus vivant et présent dans leur vie de manière
concrète. Ainsi, tout un chacun peut faire l’expérience personnelle de l’amour de Jésus, et découvrir combien l’Eglise
se fait proche des hommes et des femmes de son temps.
Les différentes évangélisations veulent aussi interpeller les uns et les autres, chrétiens ou non, sur les problématiques de
notre société.
L’année 2017 a été ponctuée de différents temps forts comme :
Les temps de partage : ces temps réguliers se déroulaient au presbytère de la paroisse
de Sainte-Luce autour d’un thème, et permettaient d’approfondir notre foi et d’échanger
autour de la Parole de Dieu.
La récollection des couples : cette rencontre a été proposée à des couples mariés
et non mariés. Le thème « vivons le véritable amour » était animé par l’abbé Wilfried
Bannais qui nous accompagne dans notre mission.
L’évangélisation sur les places publiques : Trois paroisses nous ont sollicités
pour un temps sur les places publiques. Il s’agit du Morne des Esses, sur le thème
« Chrétien, qui es-tu ? » ; Basse-Pointe : « Moi non plus je ne te condamne plus » ; et
Trois-Ilets : « Jésus Christ vit en moi ».
Le concert « An sèl inité » qui s’est déroulé au Grand Carbet du Parc Aimé
Césaire. Il a rassemblé sur scène des jeunes talents, mais aussi des prêtres et des
artistes locaux qui se sont prêtés au jeu.
Cette manifestation a eu un grand succès auprès des spectateurs qui ont découvert
les talents des uns et des autres. Cela nous a permis aussi de préparer financièrement
notre évangélisation à Paris, en Août.
Le festival de la foi a été le projet le plus important. C’était une première
pour notre association qui est partie en mission à Paris, à la demande du
Père Marcel Crépin, actuel responsable de l’Aumônerie Antilles-Guyane.
Pendant une semaine, en collaboration avec l’Aumônerie, nous avons
évangélisé à la paroisse Sainte Claire d’Assise et à la cathédrale Sainte
Jeanne D’Arc, mais aussi de manière improvisée auprès de réfugiés, dans
les métros et autres lieux publics de la capitale. Ce fut une expérience très
enrichissante et inoubliable pour nous. Tant de joie, tant de consolation,
tant de témoignages de conversion…gloire à Dieu !
« Approchons Noël autrement » : c’était notre dernier temps fort de
l’année organisé au Grand Carbet du Parc Aimé Césaire. Durant cette manifestation qui s’est déroulée au rythme des
louanges, de la Parole de Dieu mise en scène, d’un enseignement, et de chants de Noël, nous avons voulu mettre
l’accent sur l’importance de La Vie, qui est un don de Dieu, et aussi sur le OUI de la Vierge Marie.
Rétrospective de l’année 2017
La Caravane de l’Espoir
LES JEUNES EN ACTION DANS NOTRE DIOCÈSE DOSSIER
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En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur,
mais d'une manière particulière. C'est alors que je
m'engage au sein de la Caravane de l'espoir, sans me
douter un seul instant que le Seigneur utiliserait cet
engagement pour venir me visiter et me restaurer.
L'unité et la solidarité, l'humilité et le pardon, le
partage et la charité sont des valeurs chrétiennes que
je redécouvre, à la lumière du Christ, au sein de cette
belle famille qu'est la Caravane de l'Espoir.
Je ne pensais pas qu'en entrant à la Caravane de l'Espoir,
j'allais faire partie de l'armée de Dieu, pour véhiculer son
amour et sa miséricorde. Au début de mon aventure avec
la Caravane en 2016, je ne voulais pas trop m'engager.
Au fil du temps, avec nos différents temps forts, mon
regard a changé et mon investissement également.
Chaque jour, chaque mission, je sais qu'il faut que
je crucifie mes a priori, ma vision, tout formatage
pour laisser Dieu prendre toute sa dimension. C'est
lui qui se sert de nous (compétences, talents, charismes,
notre docilité...) comme ses instruments afin de matérialiser
son œuvre dans les âmes. Je rends grâce à Dieu pour cette me\
rveilleuse
aventure humaine, fraternelle et spirituelle.
"Notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d'être m\
inistres
d'une nouvelle alliance". 2Co, 3, 5-6
J’ai eu la chance d’en faire partie dès le début. Je n’avais
pas forcément de rôle défini au départ, et j’ai pu trouver
ma place au sein des chanteurs. C’est une belle aven-
ture spirituelle et humaine qui m’a permis de grandir
spirituellement, à travers les temps de prière, retraites,
répétitions et d’évangélisation, et d’être concret dans
l’action de la foi. Ce n’est pas toujours facile ; le
travail à fournir est dense pour réaliser nos missions.
Il nécessite des sacrifices, des remises en questions per-
sonnelles, mais le résultat dépasse très souvent nos attentes
grâce à Dieu, avec qui tout est possible.
La Caravane de l’Espoir « CDE » a été le point de départ
de mon cheminement spirituel. Depuis mon arrivée et
jusqu'à maintenant, je vis une expérience extraordi-
naire au sein du groupe.
La CDE est une famille spirituelle, et je dirais même
une famille remplie d'amour tout simplement, avec
laquelle je partage des moments de ma vie. Au-delà des
temps forts que nous proposons sur les places publiques
ou autres, au mois d'août nous avons participé au Festival
de la foi à Paris avec le Père Marcel Crépin et l'ANAG. Cette
année a été particulièrement enrichissante et bénéfique pour moi, et je
vois grandir ma foi. Aujourd'hui, je vis dans l'espérance et ensemble nous
vivons une belle aventure ancrée en Christ !
Henry
Gladys
Myléna
En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, En 2017, je ressens le désir d'être au service pour le Seigneur, Vanessa
Samedi 20 et Dimanche 21 Janvier :
Temps d’évangélisation sur la place de l’église
du Marin.
Lundi 12, Mardi 13 et Mercredi 14 février :
Evangélisation avec Saint Vincent de Paul au Hall
des Sports du Lamentin.
Les Jeudis 1
er, 8, 15 et 22 Mars :
Temps de partage du Carême au presbytère de
Sainte-Luce.
Samedi 19 et Dimanche 20 Mai :
Temps d’évangélisation sur la place du Robert.
Samedi 20 et Dimanche 21 Janvier :
Nos projets
pour l’année 2018 Comment vivez-vous l’aventure
Caravane de l’Espoir depuis votre arrivée ? Quelques
témoignages
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 15
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J'ai trouvé la soirée super ! J'ai pleuré de
rire du début à la fin. Ce concept permet à
l'Eglise de partager sa joie autrement. Anaïs M.
Yann S. J'ai passé un bon moment. C'était drôle,
bien animé et bien rythmé. N'étant
pas présent à la première édition, j'ai sauté sur
l'occasion, et compte revenir pour une éventuelle
3
ème édition. C'était au TOP du TOP !"
Le Vendredi 22 décembre au Grand Carbe\b du Parc Aimé Césaire, a eu lieu la deuxième
édi\bion de "Ce Soir Tou\b es\b Possible", organisée par la Pas\borale Diocésaine des
Jeunes, dans le bu\b de récol\ber des fonds pour financer les Journées Caribéennes de
la Jeunesse (JCJ 2018).
A
nimée par les deux humoristes, Wilfried Lamart et
Larry La Flèche ainsi que leur complice, Sanchez, la
soirée s'est déroulée dans une ambiance joyeuse,
rythmée par des jeux de mimes, d'interprétations, de chants,
des rires, mais aussi des temps de louange et danse.
Un bon moment d'improvisation durant lequel les invités,
Père David Rondof, père Wilfried Bannais, père Gaëtan
Présent, mais aussi l'humoriste Bobi, la bloqueuse Manu La
dénicheuse et Steeve Louis-Joseph-Dogué, membre du comité
de la Pastorale Diocésaine des Jeunes et présentateur lors de
la première édition, s'y sont prêtés avec joie.
Cellule Communication - Pastorale Diocésaine des Jeunes de Martinique
✆ 0696 234 829 - contact@pasto972.com
■
Ce Soir Tout Est Possible 2
P\bstor\ble Diocés\bine des Jeunes
Deux témoignages de\C personnes ayant participé :
LES JEUNES EN ACTION DANS NOTRE DIOCÈSE
Ce Soir Tout Est Possible 2
DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 janvier 2018 – n° 557 16
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A
l’eucharistie, lors de la prière sur
les offrandes, le prêtre présente
à Dieu le pain et le vin qui
deviendront le corps et le sang du Christ.
A l’occasion, il lui demande d'agréer
et même de sanctifier ces offrandes.
Avant de présenter le vin, le diacre s’il
y en a un, ou le prêtre, président de la
célébration eucharistique, verse une
goutte d’eau dans le vin et dit cette
oraison. Si insignifiant qu'il soit et bien
que la prière soit dite à voix basse, ces
geste et oraison revêtent toute leur
importance.
➊ Tout d’abord, cette oraison fait partie
des « secrètes ».
Anciennement, appelée Super oblata,
elle porte le nom étrange de Secreta
jusqu’à la réforme liturgique de
1965. Elle peut être comprise comme
une émanation du verbe secernere
(séparer, mettre à part), le terme
désignant à l'origine les dons offerts
par les fidèles et mis à part pour la
célébration eucharistique. Elle peut
aussi être interprétée dans le sens de
« secret » parce qu’elle est dite à voix
basse, comme toute la préparation
des offrandes. Cette oraison n’a donc
rien d’ésotérique ou de secret, mais les
fidèles n’entendent pas toujours cette
prière car aujourd’hui encore, comme
toute la présentation des offrandes,
elle est dite à voix basse et par le diacre
ou le prêtre seul. Elle clôt le couple
« procession et rite d'offrande ». Elle
doit être rapprochée de la « collecte »,
prière qui est dite après « le Gloire
à Dieu » et qui conclut le couple « procession et rites d'entrée », et
la prière postcommunion qui achève
le couple « procession et rites de la
communion ». Ces trois oraisons, qui
varient avec chaque messe, formulent
la prière de l'assemblée au terme des
trois démarches qui ont signifié sa
participation à l'action eucharistique.
➋ Pourquoi
une goutte d'eau dans
le vin ?
Aucun des récits de l'institution de
l'Eucharistie ne mentionne l'eau à la
dernière Cène, mais on sait que, sauf à
vouloir s'enivrer, les Anciens coupaient
le vin qui était trop fort pour être bu
pur. Jésus et ses disciples ont dû le
faire régulièrement et, dès les années
150, saint Justin nous précise, dans sa
première Apologie, aux chapitres 65
et 67, que, lorsque les prières (prière
universelle) sont terminées « on
apporte à celui qui préside les frères,
du pain et une coupe d'eau et de vin
mélangés ».
➌ Serait-ce les prémices d’un
admirable échange ?
A cet usage d'origine diététique et
de modération, vint rapidement se
substituer une signification mystique
qui est la seule qui demeure aujourd'hui.
Un siècle après Justin, saint Cyprien de
Carthage, luttant contre les gnostiques
qui refusaient le vin, ouvrait cette
interprétation du geste ancestral : « Si
quelqu'un n'offre que du vin, le sang du
Christ se trouve être sans nous ; si ce n'est
que de l'eau, c'est le peuple qui se trouve
être sans le Christ. » C'est avec Saint
Augustin, encore
un siècle plus tard,
que l'on aboutira
à la théologie de
« l'admirable
échange ». C’est
le sens même de
l’actuelle oraison :
« comme cette
eau se mêle au
vin pour le sacrement de l'Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité
de celui qui a pris notre humanité ».
D’ailleurs, cette prière est extraite d'une
ancienne oraison romaine de la fête de
Noël (Deus qui humanae substantiae...),
relatant le mystère de l'Incarnation !
Chez les orientaux, le même geste
est encore plus mystique et compris
comme le symbole même de l'union
de l'humanité et de la divinité dans la
personne du Christ Jésus.
On peut aussi comprendre que ce
mélange d’une goutte d’eau au vin
offert par les fidèles rappelle qu'un
coup de lance fit sortir du côté du Christ
en croix, « du sang et de l’eau » (Jean
19,34).
En tout état de cause, vin et eau nous
rappellent allègrement le mystère de
Noël et surtout la réalité du Salut « Dieu
s’est fait homme afin que l’homme soit
fait dieu ! » (St Irénée)
P. JMax Renard
Curé de la paroisse Saint Laurent (Paris) ■
Inspiré du livret « Du bon usage de la liturgie », Centre
National de Pastorale Liturgique, Collection Guides
Célébrer - N° 4, édition du cerf
« Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance,
puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité ».
‘‘
‘‘ AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Que symbolise le mélange d’eau et de vin pendant la célébration eucharistique ?
?
Question
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COMMUNIQUÉS
Dans la dynamique d’E CCLESIA ’M 2020 !, les Petites Communautés Ecclésiales (PCE) du diocèse
se rassemblent autour de Mgr David Macaire pour leur première Assemblée qui se tiendra
le dimanche 28 janvier 2018, de 8h à 16h, au Couvent de Cluny.
Ce rassemblement, qui concerne toutes les PCE de quartier, aura pour thème : « Par Jésus et dans l’Esprit Saint, vivons à l’image de la première communauté chrétienne » (Actes des Apôtres 2,42-47).
Venez nombreux accueillir la grâce de l’Esprit pour être envoyés en mission par notre Pasteur afin d’évangéliser
tous nos quartiers, qu’il y fasse bon vivre et qu’on puisse dire en nous voyant : « Voyez comme ils s’aiment ! »
P. Joseph-Pérald Rémy, Délégué épiscopal pour les PCE
Le Service Diocésain de la Pastorale de la Santé invite tous les référents « Pastorale de Santé » de paroisse
à une rencontre qui se tiendra le samedi 20 janvier 2018, de 8h30 à 12h, au presbytère de la cathédrale
(1, rue Abbé Lecornu, derrière l’ex Cinéma Pax).
Il s’agira, dans une grande convivialité :
• de « redynamiser les troupes » en fonction des orientations données par notre Archevêque dans le plan pastoral E
CCLESIA ’M 2020 !
• de permettre aux uns et aux autres d’exprimer leurs besoins et leurs \
attentes pour cette pastorale si chère à l’Eglise.
• d’envisager ensemble la Journée Mondiale du Malade du 11 février 2018 qui \
coïncide cette année avec le Dimanche de la Santé.
Vu l’importance de l’ordre du jour, la présence de tous est vivement souhaitée.
Grand rassemblement diocésain des PCE
Pastorale de la santé
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr
Nous nous apprêtons à célébrer la 65 e Journée Mondiale des Lépreux les 26, 27 et 28 janvier prochains,
fidèles au grand rendez-vous d’amour et de prière créé pa\
r Raoul Follereau en 1954, et encouragé par le
pape François.
Jour de fête et d’espoir pour les
malades, cette journée est aussi en
France l’occasion de sensibiliser
le grand public sur la nécessité de
maintenir cette « solidarité vivante »
pour aider nos frères souffrants. Des
quêteurs bénévoles, rattachés à la
Fondation Raoul Follereau, solliciteront
les Français, afin de collecter les
fonds indispensables aux actions de
dépistage, de soins, de recherche et de
réinsertion des malades.
Le Comité Martiniquais de lutte contre la
lèpre, membre de l’Union Internationale
des Associations Raoul Follereau, relaie
cette action à la Martinique.
Au programme
65 e Journée Mondiale des Lépreux : Le Comité martiniquais s’imp\
lique
Dimanche 21, à 16 h : concert spirituel à l’église de la Sainte Trinité,
à Trinité.
Mercredi 24, à 18h : conférence débat sur le pied du diabétique
et le pied du lépreux, et sur la protection du pied du sportif, Salle
Polyvalente La Marie, au Marigot.
Samedi 27 : quêtes sur la voie publique (Motards), dans les centres
commerciaux (quêteurs bénévoles), et à la sortie des messes
(paroissiens et bénévoles).
Dimanche 28 :
8h30 : messe à l’église de la Sainte Trinité, en mémoire des malades
et des défunts du comité, et quête à la sortie des messes (paroissiens
et bénévoles)
11 h : remise de prix du Concours de poésies écoles élémentaires, \
et pot de l’amitié à la Salle des fêtes de la Trinité.
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ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \CMARTINIQUE Service legs e\b dona\bions
Archevêché de For\b-de-France - 5-7, rue du Ré\Cvérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\C
Téléphone : 06 96 3\C10 333 - E-mail : m\Cichel.pouch@wanadoo.fr
oui , j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br
sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b.
oui , j\b souhait\b êtr\b contacté pour un r\bnd\bz-vous au S\brvic\b d\bs l\bgs \bt
donations ou à mon dom\Sicil\b.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’\bspéranc\b \bn héritag\b
M\bs coordonné\bs ❏ Mm\b ❏ M\bll\b ❏ M.
Nom Prénom
Adr\bss\b
Cod\b postal
Vill\b Téléphon\b
E-mail
Paroiss\b
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\CNIQUE
a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
Dimanche 21 janvier 2018 - Le diable existe-t-il ?
Le diable existe-t-il vraiment ? Qui est-il ? Et comment le nommer : démon, Malin, esprit mauvais, ennemi, satan ? Dieu a-t-il
créé le Diable ?? Quelle perception en avons-nous en Outre-mer ? Des questions tout aussi passionnantes que dérangeantes
auxquelles nous allons répondre cette semaine, dans le premier volet de cette nouvelle catéchèse cathodique. Nous
serons connectés avec Ingrid Edouard, en formation pour devenir éducatrice spécialisée. Originaire du Lamentin, elle
nous parlera de sa propre expérience de la tentation et du combat spirituel.
Dimanche 28 janvier 2018 - Faut-il avoir peur du diable ?
Parle-t-on trop ou pas assez du diable ? Faut-il en avoir peur ? Comment peut-on le combattre ? A-t-il une influence dans
nos vies quotidiennes ? L’Eglise donne-t-elle des moyens efficaces pour lutter contre satan et ses œuvres ? Cette semaine,
ce n’est plus au théologien mais au pasteur que nous posons ces questions. Le père Elvis Elengabeka, spiritain et enseignant
à l’Université Catholique de Paris, nous accompagnera pour ce deuxième volet de notre catéchèse cathodique.
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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D ieu de tendresse, nous t'offrons la jeunesse d'aujourd'huipleine de vie et en quête de sens.Que la lumière de ta grâce
guide chacun de ces jeunes dans leurs défis de chaque jour. Viens révéler à chaque jeune sa valeur,qu'il se sache aimé de Toi,
et qu'il reconnaisse qu'il est apprécié par les adultes qu'il côtoie.
À ces jeunes, fais don de l'espérance pour qu'ils croient en demain,
pour qu'ils aient confiance en leur capacité
de changer quelque chose dans le monde dès maintenant. Accorde-leur le don de la joie
pour qu'ils puissent célébrer la vie dans la vérité.
Et pour nous-mêmes, nous te demandons, Seigneur, l'amour, la patience et la foi en la jeunesse.
Que notre regard, à la fois lucide et tendre,
nous permette de saisir les talents de cette jeunesse. Ainsi nous pourrons leur offrir des défis pastoraux à la mesure de leurs capacités et de leurs soifs.
Mais surtout, donne-nous le courage d'une conversion continuelle pour que nous soyons pour eux des témoins signifiants. Nous te le demandons au nom de Jésus. Amen.
