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E g lise
en MARTINIQUE
N° 558
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
28 janvier 2018
Victoire au S eigneur de la vie
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EDITORIAL
E
n ce 4 e dimanche ordinaire, nous sommes appelés à nous
laisser saisir par l’Amour du Christ, par sa puissance
libératrice. Jésus habite au cœur de notre souffrance, même
quand nous n’avons pas conscience de sa présence d’Amour. Il
souffre de notre misère intérieure. Il nous veut libres et délivrés
du mal. Comme Syméon, accueillons et reconnaissons Jésus
comme notre Sauveur et comme la Lumière qui nous guide à
chaque instant de notre vie !
L’Eglise célèbre, le 2 février, la Présentation de Jésus au temple,
mais également la Journée mondiale de prière pour la vie
consacrée (proposée par saint Jean-Paul II depuis 1997). La
journée est placée sous le signe de l’Action de grâce car ce\
s deux
fêtes sont liées par le sens même de l’offrande : don de Jé\
sus,
lumière des hommes, et don de tout son être à Dieu concernant
la personne consacrée, à l’exemple de Sainte Bakhita qui a
connu l’esclavage, avant de découvrir le Christ au sein d’une
communauté.
C’est à juste titre que le pape François souligne, dans son
message relatif à la vie consacrée, qu’un aspect à soigner tout
particulièrement, c’est la vie fraternelle en communauté… ca\
r
lorsqu’un frère ou une sœur ne trouve pas de soutien à sa vi\
e consacrée
au sein de sa communauté, il ira le chercher ailleurs, avec tout ce q\
ue
cela comporte.
La vie a une valeur suprême ! C’est à ce sujet que Mgr Macaire
nous interpelle dans son édito intitulé « Nous n’avions pas
le choix… ». Un message à la fois de responsabilisation et
d’espérance. L’évêque nous appelle à « changer cette culture
de mort et veiller à ne participer d’aucune façon aux structure\
s
de péché qui conduisent tant de personnes à rejeter la vie et à\
désobéir à Dieu ».
Cette année 2018 sera marquée par la Commémoration du 170
e
anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France ! L’objectif
est, entre autres, de sensibiliser le public aux dangers actuels de
toutes les formes d’esclavages. A cette occasion, un dossier est
proposé pour marquer l'événement. « Non plus esclaves, mais
frères », nous dit le pape François. Prions pour la libération du
monde, et demandons la grâce de l’adoration pour avoir une
vraie charité.
La Parole de Dieu accomplit ce qu’elle dit. Que cette Parole
nous accompagne durant notre vie et qu’elle soit notre lumière.
Demandons la grâce d’avoir une confiance renouvelée dans la
Parole et dans les promesses de Dieu.
Rendons grâce à Dieu pour le don de la vie consacrée à l’\
Eglise.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• « Nous n’avions \vpas le \bhoix »...
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• Parole domini\bale
• 2 février - La Chandeleur : la Présentation de
l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem
• Ne passez pas à \bôté du Diman\bhe de la Santé - Diman\bh\ve 11 février 2018
• Célébration œ\buménique à Pla\vteau Fabre
• Nominations
• Agenda de l’Ar\bhevêque
• Retraite du \blergé
• Interview de P. J-M Mon\bonthour
• Non plus es\blaves, mais frères
• Sainte Joséphine Bakhita
• Calendrier de la \bommémoration des 170 ans de l’abolition de l’es\blavage
• Extrait du Dis\bours du pape à la Cong\vrégation
pour les Instituts de vie \bonsa\brée 6
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8
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11
Dossi\br : DOSSIER 170 ANS DE
L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE
2
MÉDIAS 19
3
4
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
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97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
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• Qu’est-\be que la vie \bonsa\brée ? Quelles
sont les diverses formes de vie \bonsa\brée
dans notre dio\bèse de Martinique ?
AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 17
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«N
ous n’avions pas le
choix… ». C’est par
cette phrase terrible
qu’un jeune couple voulut m’expliquer
pourquoi il avait choisi d’interrompre
une grossesse… Si les mots ont un
sens, que veut dire cette phrase ?
Mme Weil ne disait-elle pas en 1974
que « l’avortement est toujours un
drame » 1!? « Ne pas avoir le choix »
c’est être contraint !? Mais alors qui
a contraint ce couple ? N’était-il pas
libre ? … en Martinique, en 2018,
170 ans après l’esclavage !?
De fait, avant même que le mot
« avortement » soit prononcé, j’avais
compris immédiatement ce que voulait
dire cette phrase : « nous ne voulions
pas, nous savons que ce n’est pas un
bien, nous savons, comme l’Eglise
l’enseigne, que Dieu condamne cet
acte, mais nous avons été obligés par la
société, par notre situation, parce que
nous avions peur de notre jeunesse,
de notre fragilité, du jugement de notre
entourage, de notre manque d’argent,
de la fragilité de notre relation, parce
que nous avons déjà des enfants, parce
que « monsieur » l’a lâchement exigé,
parce que ce n’était pas le moment
et/ou que nous avions des études à
finir, etc… et donc « nous n’avions
pas le choix ».
Mais qui a le pouvoir d’obliger les
enfants de Dieu à poser des actes
opposés à la loi de Dieu ( « tu ne
tueras point » Ex 20,13) et contraires
à leur liberté et à leur conscience !?
Qui peut brouiller les pistes pour des
millions de personnes et profiter d’un
moment de faiblesse pour « noyer »
les âmes dans une voie mortifère 2 ?
« Plus personne ne conteste que, sur
un plan strictement médical, l’embryon
porte en lui définitivement toutes
les virtualités de l’être humain qu’il
deviendra » 3. Alors qui déteste à ce
point les familles, les femmes et ces
petits êtres humains qui n’ont même
pas encore vu le jour ? Qui projette
un écran de fumée sur la gravité de
cet acte et, surtout, sur la beauté qui
se cache derrière toute Vie ?
Une très jeune femme enceinte
s’excusait un jour de n’avoir pas fait
une IVG, car elle pensait sincèrement
que la grossesse était un péché (!).
Je l’ai félicitée d’avoir gardé l’enfant.
Mais je sais que certains, parmi nous,
sont capables de l’accueillir par un
flot de mépris et de malédictions.
Pourtant, maudire une grossesse est
un blasphème, alors qu’attendre un
enfant est la promesse d’un immense
bonheur humain pour soi ou pour
d’autres, c’est une bénédiction divine,
y compris quand cela s’annonce dans
de mauvaises conditions. En fait, le
bonheur de la Vie ne se voit parfois que
des mois, voire des années plus tard,
après bien des soucis. Inversement,
derrière toute interruption de grossesse
(volontaire ou pas) se cachent de
nombreux moments de souffrances, de
remords, de séparations, de blessures
sur les autres enfants 4… C’est donc un
long et grand travail pour « continuer à
accueillir les jeunes femmes en difficulté
et leur apporter l’aide qui les incite à
renoncer à un tel projet » 5, pour changer
cette culture de mort et pour veiller
à ne participer d’aucune façon aux
structures de péché qui conduisent
tant de personnes 6 à rejeter la vie et à
désobéir à Dieu.
En 1975, la ministre nous promettait
que « l’Etat interdirait l’incitation à
l’avortement par quelque moyen
que ce soit, car cette incitation restait
inadmissible », et que la Loi « si elle
n’interdisait plus, ne créait aucun droit
à l’avortement » 7. Cette pensée a été
trahie : il y a aujourd’hui une terrible
pression sociale et, pour les plus
fragiles, une forme de dictature qui
ne « donne pas le choix ».
Mais nous avons le choix ! Le choix
de la Vie, du courage, de l’amour et
de la foi !
M
me Weil disait enfin que « les jeunes
générations nous surprennent en ce
qu’elles diffèrent de nous ; nous les
avons élevées de façon différente
de celle dont nous l’avons été. Cette
jeunesse est courageuse, capable
d’enthousiasme et de sacrifices ;
sachons lui faire confiance pour
conserver à la vie sa valeur
suprême »…
Souhaitons qu’elle ait raison sur ce
point. Avec la grâce de Dieu !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
ou La valeur suprême de la Vie (cf. Discours de M me Simone Weil
à l’Assemblée Nationale lors du vote de la Loi sur l’IVG en \
1974)
« Nous n’avions pas le choix »...
MOT DE L’ÉVÊQUE
(1) Discours de M me Simone Weil à l’Assemblée
Nationale le 26 novembre 1974.
(2) « Un tel projet, adopté après une loi libéralisant la
contraception, ne risque-t-il pas d’entraîner une chute
importante de notre taux de natalité qui amorce déjà
une baisse inquiétante ? » Discours de Mme Weil
en 1974.
(3) Discours de M me Weil en 1974. (4) « Personne n’a jamais contesté, et le ministre de la
Santé moins que quiconque, que l’avortement soit
un échec quand il n’est pas un drame. » Discours de
M
me Weil en 1974. (5) Discours de M me Weil en 1974. (6) En Martinique, dit-on, plus 2.300 avortements
par an, sans parler des « pilules du lendemain »…
(7) Discours de M me Weil en 1974.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 3
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C
hers frères et sœurs,
C’est une grande joie pour
moi de pouvoir vous recevoir
aujourd’hui, (…) je vous salue tous en
vous exprimant ma reconnaissance pour
votre travail au service de la vie consacrée
dans l’Église. Le thème que vous avez
choisi est important. Nous pouvons
vraiment dire qu’en ce moment la fidélité
est mise à l’épreuve : les statistiques que
vous avez examinées le montrent. Nous
sommes confrontés à une « hémorragie »
qui affaiblit la vie consacrée et la vie
même de l’Eglise. Les abandons dans la
vie consacrée nous préoccupent. Il est
vrai que certains la quittent dans un geste
de cohérence, parce qu’ils reconnaissent,
après un discernement sérieux, n’avoir
jamais eu la vocation ; mais d’autres,
avec le temps, perdent leur fidélité,
voire quelques années seulement après
leur profession perpétuelle. Que s’est-il
passé ?
Comme vous l’avez souligné, tant de
facteurs conditionnent la fidélité dans ce
changement d’époque et pas seulement
époque de changement. Il est difficile
d’assumer des engagements sérieux et
définitifs. Un évêque me racontait qu’un
jour un brave garçon, à peine sorti de
l’université, est venu le voir et lui a dit : « je
veux devenir prêtre, mais pour 10 ans ».
La culture du provisoire.
Le premier facteur qui n’aide pas à
rester fidèle est le contexte social et
culturel dans lequel nous vivons. Nous vivons dans une culture pour ainsi dire
fragmentée, une culture du provisoire,
qui peut conduire à vivre « à la carte » et
à être esclaves des modes. Cette culture
favorise le besoin de toujours avoir des
« portes latérales » ouvertes sur d’autres
possibilités, alimente le consumérisme
et oublie la beauté d’une vie simple et
austère, provoquant souvent un grand
vide dans nos existences. On voit aussi
se répandre un fort relativisme pratique,
selon lequel tout est jugé en fonction
d’une réalisation personnelle, souvent
étrangère aux valeurs de l’Evangile. Nous
vivons dans une société où les règles
économiques se substituent aux règles
morales, dictent des lois et imposent
leurs propres systèmes de référence
au détriment des valeurs de la vie ; une
société où la dictature de l’argent et du
profit prône une vision de l’existence
selon laquelle celui qui ne rapporte pas
est tenu à l’écart. Dans cette situation, il
est clair que la personne doit d’abord se
laisser évangéliser pour ensuite s’engager
dans l’évangélisation.
A ce facteur socio-culturel, nous devons
en ajouter d’autres. Celui par exemple du
monde des jeunes, un monde complexe,
mais en même temps riche et plein de
défis. Pas négatif, mais complexe, oui, riche
et plein de défis. Des jeunes généreux,
solidaires et engagés au niveau religieux
et social, ça ne manque pas ; des jeunes
en quête d’une vraie vie spirituelle ; des
jeunes qui ont faim de quelque chose de
diffèrent de ce que leur offre le monde. Il
y a des jeunes merveilleux et ils ne sont
pas rares. Mais chez les jeunes on trouve
aussi beaucoup de victimes de la logique
de la mondanité : recherche du succès à
n’importe quel prix, de l’argent et du plaisir
faciles. Cette logique séduit beaucoup
de jeunes. Notre premier engagement
devrait donc être celui de rester à leurs
côtés pour les contaminer de la joie de
l’évangile et de l’appartenance au Christ.
Cette culture doit être évangélisée si nous
voulons que les jeunes ne succombent
pas.
Un troisième facteur vient de l’intérieur
de la vie consacrée, là où à côté de tant
de sainteté -il y a tant de sainteté dans
la vie consacrée !- ne manquent pas
les situations de contre-témoignage qui
rendent difficile la fidélité. Parmi ces
situations, nous trouvons entre autres :
la routine, la fatigue, le poids de la gestion
des structures, les divisions internes, la
recherche du pouvoir -les arrivistes-,
une manière mondaine de gouverner
les instituts, un service de l’autorité
qui devient parfois de l’autoritarisme
et d’autres fois du « laxisme ». Si la
vie consacrée veut garder sa mission
prophétique et son attrait, elle doit rester
une école de fidélité pour les proches et
les lointains, doit garder la fraicheur et
la nouveauté de la centralité de Jésus,
cette attirance pour la spiritualité et la
force de la mission, montrer la beauté
d’une vie vécue dans les pas du Christ et
faire rayonner l’espérance et la joie. Des
EGLISE UNIVERSELLE\v
Extrait du Discours du pape
à la Congrégation
pour les Instituts de vie consacrée
Journée de
la vie \bonsa\brée
(2 février)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 4
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signes qui indiquent comment se porte
une communauté, ce qu’elle a en elle.
De l’espérance, de la joie ? C’est bien.
Mais quand l’espérance commence à
manquer et qu’il n’y a pas de joie, c’est
une mauvaise chose.
Un aspect à soigner tout particulièrement
c’est la vie fraternelle en communauté.
Celle-ci doit se nourrir de prières
communautaires, de lectures orantes
de la Parole, de participation active
aux sacrements de l’Eucharistie et de
la Réconciliation, de dialogue fraternel
et de communication sincère entre
ses membres. Se nourrir de correction
fraternelle, de miséricorde envers le frère
ou la sœur qui a péché, de responsabilités
partagées. Tout ceci accompagné d’un
éloquent et joyeux témoignage d’une vie
simple aux côtés des pauvres et d’une
mission qui privilégie les périphéries
de l’existence. Le résultat de la pastorale
vocationnelle, de pouvoir dire « Venez,
et vous verrez » et la persévérance des
frères et des sœurs jeunes et moins
jeunes dépendra du renouvellement de
la vie fraternelle en communauté. Car,
lorsqu’un frère ou une sœur ne trouve pas
de soutien à sa vie consacrée au sein de
sa communauté, il ira le chercher ailleurs,
avec tout ce que cela comporte.
La vocation, comme la foi, est un trésor
que nous portons dans des vases
d’argile ; c’est pourquoi nous devons
en prendre soin, comme nous prenons
soin des choses les plus précieuses, afin
que personne ne nous vole ce trésor, ni
que celui-ci ne perde de sa beauté, au
fil du temps. Ce soin est un devoir qui
nous incombe à nous personnellement
avant tout, nous qui avons été appelés
à suivre le Christ de près, avec foi,
espérance et charité. Qualités cultivées
chaque jour dans la prière et renforcées
par une bonne formation théologique
et spirituelle qui protège des modes et
de la culture de l’éphémère et permet
d’avancer en demeurant fermes dans la
foi. Sur cette base il est possible de suivre
les conseils évangéliques et d’avoir « les
mêmes dispositions » que celles qui sont
en Jésus-Christ. La vocation est un don
que nous avons reçu du Seigneur, qui
a posé son regard sur nous et nous a
aimés, nous appelant à le suivre dans la
vie consacrée. Mais une responsabilité
aussi pour celui qui a reçu ce don.
Avec la grâce du Seigneur, chacun de
nous est appelé à assumer de manière
responsable l’engagement personnel de
sa propre croissance humaine, spirituelle
et intellectuelle, et à entretenir la flamme
de sa vocation. Cela implique qu’à notre
tour nous ayons toujours notre regard
fixé sur le Seigneur, en faisant toujours
attention à marcher selon la logique de
l’Evangile, sans jamais céder aux critères
de la mondanité. Tant de fois les grandes
infidélités partent de petites dérives
ou distractions. Dans ce cas aussi, il est
important de faire nôtre l’exhortation de
saint Paul : « L’heure est déjà venue de
sortir de votre sommeil ».
Parlant de fidélité et d’abandons, nous
devons accorder beaucoup d’importance
à l’accompagnement. Je tiens à le souligner.
Il faut que la vie consacrée s’investisse
dans la préparation d’accompagnateurs
qualifiés pour ce ministère. Et je dis
la vie consacrée car le charisme de
l’accompagnement spirituel, disons de
la direction spirituelle, est un charisme
« laïque ». Les prêtres aussi l’ont ; mais
il est « laïque ». Que de fois ai-je trouvé
des religieuses qui me disaient : « Père,
vous ne connaissez pas de prêtre qui
pourrait me diriger ? » – « Mais, dis-moi,
dans ta communauté n’y a-t-il pas une
sœur pleine de sagesse, une femme de
Dieu ? » – « Oui, il y a bien cette vieille
religieuse qui… mais… » – « Va la voir ! ».
Prenez soin, vous, des membres de
votre congrégation. Nous n’insisterons
jamais assez sur cette nécessité. Il est
difficile de rester fidèles en marchant
tout seul, ou marchant sous la direction
de frères et sœurs incapables d’écoute,
de patience, ou qui n’auraient pas une
bonne expérience de la vie consacrée.
Nous avons besoin de frères et sœurs qui
connaissent les chemins de Dieu, pour
pouvoir faire ce que fit Jésus avec les
disciples d’Emmaüs : les accompagner
sur le chemin de la vie et lorsqu’ils
étaient désorientés, et rallumer en eux
la foi et l’espérance grâce à la Parole
et l’Eucharistie. C’est le rôle délicat et
contraignant d’un accompagnateur. Les
vocations qui se perdent par manque
d’accompagnateurs valables ne sont pas
rares. Nous tous les consacrés, jeunes
et moins jeunes, nous avons besoin
d’une aide adéquate pour les moments
humain, spirituel et vocationnel que
nous vivons. En revanche nous devons
éviter toute forme d’accompagnement
qui crée de la dépendance. C’est
important : l’accompagnement spirituel
ne doit jamais créer de dépendances.
Mais alors que nous devons éviter toute
forme d’accompagnement qui crée des
dépendances, qui protège, contrôle
ou infantilise, nous ne saurions nous
résigner à marcher seuls, il faut un
accompagnement rapproché, fréquent
et pleinement adulte. Tout ceci servira
à garantir un discernement continu qui
amène à découvrir la volonté de Dieu, à
chercher en tout cela ce qui est agréable
au Seigneur, comme dirait saint Ignace,
ou -pour le dire avec les paroles de saint
François d’Assise- à « vouloir toujours
ce qui Lui plaît ». Le discernement exige
de l’accompagnateur et de la personne
accompagnée une fine sensibilité
spirituelle, de savoir se mettre face à soi-
même et face à l’autre « sine proprio », en
se détachant complètement des préjugés
et des intérêts personnels ou de groupe.
Ne pas oublier également que dans le
discernement il ne s’agit pas seulement de
choisir entre le bien et le mal, mais entre
le bien et le mieux, entre ce qui est bon
et ce qui amène à s’identifier au Christ.
Chers frères et sœurs, je vous remercie
encore et invoque sur vous et sur
votre service en tant que membres et
collaborateurs de la congrégation pour les
Instituts de vie consacrée et les sociétés
de vie apostolique, l’aide continue de
l’Esprit Saint. De tout cœur je vous donne
ma bénédiction. Merci.
Franciscus ■
Source : http://www.jeunes-vocations.catholique.fr/
reflexions-et-etudes/messages-du-pape/discours-
du-pape-a-la-congregation-pour-les-instituts-de-
vie-consacree.html
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 5
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Dimanche 28 janvier \22\b18
la P arole Dominicale
L
es textes liturgiques de ce
dimanche sont porteurs de
message d’espérance : Dieu veut
la libération et le salut de l’humanité.
Ce projet de libération et de salut passe
d’abord par une promesse faite à Moïse
peu avant sa mort, celle d’un prophète
puissant par ses paroles et ses actions
que « le Seigneur fera se lever » pour
agir « avec autorité » (1ère lecture). Cette
promesse d’un prophète choisi par Dieu
et nul autre, trouve sa réalisation dans
la Personne de Jésus de Nazareth dans
sa mission d’enseigner autrement et de
le libérer de l’esprit du Mal (Evangile).
L’avènement d’une telle libération
constitue « l’exploit de Dieu » (Psaume).
Mais cette libération acquise, ne devient
réalité effective pour tout homme que
dans la connaissance de Jésus-Christ et
dans un « attachement sans partage » à
sa personne (2 e lecture).
L’Evangile nous fait découvrir le
début du ministère public de Jésus
et le déploiement progressif de sa
mission. Dans ce récit élaboré comme
un support à la catéchèse, Marc se
donne pour objectif de nous présenter
l’identité de l’homme de Nazareth dont
il dévoile aussi, pas à pas, sa mission
dans le monde. Un fait important : Marc
qui n’a pas connu Jésus, mais fut un
membre important de l’Eglise primitive,
tente, en dévoilant l’identité de Jésus
et sa mission, d’amener l’Eglise à une
compréhension de son identité et de
sa propre mission.
Jésus venait à peine de choisir au bord
du lac de Tibériade ses quatre premiers
disciples : Pierre et André son frère, puis
Jacques et Jean , les fils de Zébédée.
Ceux-ci sont à la fois le germe et les
représentants d’une Eglise naissante.
Avec eux, il se rend à « Capharnaüm »,
comme pour leur dire au début de leur
vocation que l’une des conditions pour
être « bon disciple », c’est faire preuve
de disponibilité à être toujours avec
le Maître, pour le connaître à travers
son enseignement, ses actions et sa
manière d’être. C’est justement là, et
au milieu gens de la « périphérie »,
des hommes les plus éloignés de
Dieu, qu’Il part inaugurer sa mission.
De « Capharnaüm » (littér. « Village de la
compassion »), ville hétéroclite par son
brassage religieux et de populations,
mais aussi ville de mauvaise réputation,
il en fera même le quartier général de
son ministère dans toute la Palestine.
Ce choix prioritaire porté sur une ville
d’aussi mauvaise réputation, était pour
Jésus une manière de montrer qu'il
est venu chercher et sauver ceux qui
étaient perdus. Dès lors Capharnaüm,
devient une image significative de notre
humanité qui vit dans les ténèbres
du péché (haine, violence, injustices,
immoralité, etc). Et, c’est encore dans
nos « Capharnaüm » d’aujourd’hui, qu’il
nous rejoint.
Une fois à Capharnaüm, « aussitôt » ,
-expression indiquant l’urgence de
l’action-, Jésus se rend le jour du
sabbat à la synagogue, lieu officiel de
rassemblement dans le judaïsme, qui
est en quelque sorte la « Maison pour
tous ». Pour les disciples présents,
c’est la vocation de l’Eglise qu’ils
représentent qui s’y manifeste, celle
d’être la Maison d’accueil pour tous.
Et là, au terme de la lecture de la Torah,
Jésus se met à enseigner « en homme qui
a autorité » Cette « autorité » ne lui vient
pas d’une structure socio-religieuse,
mais de l’autorité souveraine même
de la Parole de Dieu qu’il porte, et qui
parle à travers lui et fait ce qu’elle dit
et au moment-même où elle est dite.
C’est l’autorité du prophète, en parole
et en acte.
Et voici que dans la synagogue, un
homme possédé d'un esprit impur se
met à crier. Cet homme est, par son état,
le reflet d’une profonde perversion qui
affecte l’homme, et dont le malheureux
symptôme est le syndrome de péché
de notre condition d’homme. Son cri,
est le cri d’une humanité sous le joug
du Mal et qui ne reconnaît plus ce joug.
L’exorcisme qui a suivi, illustre et valide
de manière évidente le rôle libérateur
de Jésus qui passe par les cœurs. Cette
autorité de Jésus, elle nous a été donnée
à notre baptême.
Chose étonnante cependant ! C’est
qu’un possédé puisse se trouver
dans une synagogue, à l'intérieur de
la communauté croyante, alors qu’on
s’attendrait à le voir errer dans les
rues, le désert ou un cimetière. Ce fait
nous enseigne que le mal peut résider
partout, même dans l’Eglise. A l’intérieur
de nos communautés, il peut y avoir des
complicités avec le mal ; on peut y être
habité par ses propres démons, comme
la haine, la jalousie, l’orgueil, etc. Alors,
soyons vigilants !
Père Jonathan Codjie,
Vicaire à la paroisse du Lamentin
■
Deutéronome 18,15-20 • \P Psaume 94 • 1 \borin\Pthiens 7,32-35 • \PMarc 1,21-28
4 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 6
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M
ais d’où vient cette fête ?
Cette fête a une origine
païenne. D’après la
coutume, les paysans parcouraient
les champs en portant des flambeaux
pour purifier la terre avant de semer.
Toutefois, il semblerait que cette fête
ait des origines plus anciennes encore,
et pourrait être la reprise d’un rite
romain lié à la purification de la ville.
Rite célébré par des processions au
flambeau autour de la ville de Rome.
La christianisation de ce rite païen
serait l’œuvre du pape Gélase 1 er, au
Ve siècle, soit en 472, qui remplace cette
coutume par la présentation de Jésus
au Temple. C’est lui, le premier, qui
organisa le 2 février des processions
aux flambeaux, reprenant au compte
de l’Église les rites païens dédiés au
dieu Pan.
La Chandeleur est devenue donc une
fête chrétienne célébrée tous les 2
février. Le terme de Chandeleur vient
de « fête des chandelles », lui-même
traduit du latin festa candelarum.
Il s’agit pour les fidèles chrétiens
de célébrer le fait que « Jésus est
Lumière ». Cette fête commémore donc
la présentation de Jésus au Temple de
Jérusalem et la purification de la Vierge
Marie, sa mère quarante jours après sa
naissance (Noël).
Mais pourquoi 40 jours ? La tradition
juive voulant que chaque premier-né
mal de la famille soit amené au Temple
40 jours après sa naissance afin d’être
consacré au Seigneur. Cette durée de
40 jours correspond à la période durant
laquelle les mères étaient considérées
comme impures par la loi juive après
l’accouchement, interdiction leur était
donc faite de se rendre sur le lieu de
culte. Une fois ce délai écoulé, les
mères pouvaient se rendre au temple
afin d’y effectuer un sacrifice animal
et recouvrer ainsi leur pureté. Portant
l’Enfant, Marie et joseph s’avancent
dans les parvis du Temple ; ils viennent
accomplir à son sujet ce que la Loi
prescrit : Le présenter au Seigneur, et
d’offrir en sacrifice des tourterelles ou
des colombes.
Le jour où Jésus fut présenté au
Temple par Marie et Joseph, il venait
à la rencontre du peuple des croyants.
L’évangile de Luc rapporte que le
vieillard Syméon et la prophétesse
Anne y étaient aussi sous l’impulsion
de l’Esprit Saint. Eclairés par ce même
Esprit, ils reconnurent leur Seigneur
dans le petit enfant et ils l’annoncèrent
à tous avec enthousiasme.
Syméon avait reçu la promesse qu’il ne
mourrait pas avant d’avoir vu le Messie.
Cette rencontre soudaine du vieillard
Syméon, dans son acte de foi dans le
Temple, c’est déjà l’Ancienne Alliance
qui reçoit son accomplissement et sa
plénitude. C’est en quelque sorte la
réalisation de ce qui a été préparé dans
l’histoire d’Israël.
C’est le grand jour où Syméon va
bientôt quitter ce monde d’obscurité
pour entrer dans la vision de la Lumière
éternelle. Plein de joie, tenant l’Enfant
dans ses bras, il adresse cette belle
prière à Dieu : « Maintenant, Seigneur,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller en
paix, selon ta parole. Car mes yeux ont
vu le salut que tu as préparé à la face de
tous les peuples : lumière pour éclairer
les nations païennes, et gloire d’Israël
ton peuple ».
Siméon reconnaît en cet Enfant,
le Sauveur « Car mes yeux ont vu le
salut », la Consolation d’Israël, mais,
grâce à l’Esprit, il a déjà l’intuition que
le destin de l’humanité tournera autour
de Lui et qu’il devra beaucoup souffrir
à cause de ceux qui le rejetteront ; il
proclame son identité et sa mission
comme Messie.
Le vieillard Syméon annonce que cet
enfant, par le don libre et total de sa
vie, sera Lumière pour tous. A cause
de ces paroles, où Jésus est reconnu
comme Lumière, cette fête s’appelle
aussi la Chandeleur.
Aujourd’hui, dans la religion
catholique, la chandeleur donne
lieu à une bénédiction des cierges
et une procession aux chandelles
pour rappeler aux fidèles la montée
de Joseph et Marie, portant Jésus au
Temple. C’est donc cet évènement
religieux précis que les fidèles
catholiques se remémorent lors de la
Chandeleur. Jésus est reconnu comme
Lumière.
Que Jésus, Source de toutes lumières,
nous illumine en cette fête !
Père Michel Delvarice,
Vicaire de la cathédrale
■
Nous nous apprêtons à célébrer la \bhandeleur : Jésus-\bhrist, Lumière des nations.
Les fidèles catholiques pensent d\Péjà à acheter un cierge pour préparer cette fête.
- 2 févri\br -
La Chandeleur :
la Présentation de l’Enfant Jésus
au Temple de Jérusalem
LITURGIE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 7
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Le Dimanche de la Santé existe depuis le Grand Jubilé de l’An 2000 : il est fixé au dimanche
le plus proche de la Journée Mondiale du Malade (11 février, fête de Notre-Dame de
Lourdes).
C
’est un événement qui se vit en paroisse
et donne toute leur place à la pastorale
de la santé et à tous les acteurs du
monde de la santé. Tiré de la liturgie de la Parole
du jour, le thème de ce dimanche de la santé
2018 est :
« Montre-moi ton Visage » !
Montrer son visage, ce visage qui parle parfois
plus que les mots : « An kout zyé, an kout twazé
pé tchoué an moun… ».
Visage qui attire ou repousse, visage marqué de
joie ou de souffrance, visage paisible ou torturé,
visage déformé par la maladie ou le handicap
et dont nous nous détournons, visage de celui
que nous jugeons « au premier regard » parce
que « sa tête ne nous revient pas »…
· Mais, pourquoi
un dimanche de la santé ?
C’est l’occasion de rappeler que l’accompagne-
ment des personnes souffrantes est une priorité
évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun
à la préservation du Don de la santé.
C’est une journée qui permet à nos communautés
d’être en communion de prière avec tous ceux
qui oeuvrent dans ce monde de la santé, de
manifester la joie de servir et de témoigner de la
présence du Christ auprès de nos frères et sœurs
en souffrance physique, morale et spirituelle.
· Comment vivre cette journée
dans nos paroisses
?
Toutes les initiatives sont possibles avec la pastorale de la santé et le curé
de la paroisse dans la préparation de la liturgie du dimanche 11 février,
notamment l’appel à témoignages, l’organisation de rencontres festives
après la messe, …
Ce temps de réflexion peut nous aider à oser montrer notre visage sans fard,
ou à changer de regard sur certains que nous croisons presque sans les voir.
Dans la vie quotidienne : l’expression « montre-moi ton visage » signifie-
t-elle oser croiser le regard du SDF qui tend la main au carrefour, oser
approcher le malade incurable auquel on ne sait quoi dire, oser s’asseoir
quelques minutes auprès d’une personne âgée dont les propos sont devenus
incohérents ? Oser montrer son vrai visage, ses émotions ses doutes, est-ce
possible ou est-ce un risque insurmontable pour moi ?
En pastorale de la santé : quels sont les visages des personnes malades,
âgées, handicapées qui m’ont le plus touché ? Ai-je appris en les regardant
à avoir moins peur de la différence, à envisager l’autre sans a priori, à le
dévisager ? Cela veut-il dire quelque chose pour moi ?
Dans ma foi : la prière maintes fois répétée du Psalmiste me rejoint-elle à
certaines heures ? Est-elle mienne ? « Aucune ombre, ni trouble pour qui
regarde Dieu ». Le Dieu que nous chantons est autant l’Enfant de la crèche que
le supplicié sur la Croix : lequel suis-je le plus enclin à prier, à contempler ?
« Que le Seigneur fasse briller sur toi son Visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son Visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nombres
6, 24-26).
Nicole Déglise, Responsable du Chantier Santé&Bien-être ■
Ne passez pas à côté
du Dimanche de la Santé
Diman\bhe 11 février 2018
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 8
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D
ans le cadre de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens qui
s’est déroulée du 18 au 25 janvier, une célébration œcuménique a
eu lieu à Plateau Fabre avec des personnes de l'Eglise catholique, de
l'Eglise protestante réformée de Martinique, de l'Eglise orthodoxe du patriarcat
de Moscou.
Nous avons suivi le thème et le déroulement prévus pour l'occasion par
les Eglises de la Caraïbe : "Le Seigneur est ma force et ma louange, Il est mon
libérateur" (Ex 15, 2). C'est parce que nous nous reconnaissons tous sauvés et
libérés par le Christ que nous pouvons ensemble dire la prière du Notre Père. Ce
fut un beau temps de communion malgré nos différences, rassemblant environ
80 personnes. Il reste encore du chemin à faire pour l'unité voulue par Jésus
lui-même, mais nous sommes tous invités à prendre la route !
P. Thibaut, délégué épiscopal à l’œcuménisme ■
Célébration œcuménique à Plateau Fabre
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 28 janvier :
• 9h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse de Tartane.
• 11h30 : Vœux à la presse et Point-Presse dans le cadre de la fête de St François de Sales, patron des journalistes
• 14h30 : Messe et participation au Rassemblement diocésain
des Petites Communautés Ecclésiales (PCE) de Martinique
au Couvent de Cluny
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 29 janvier :
• Rencontre avec la Rectrice de l’Université Saint-Paul
d’Ottawa (Canada)
• Comité Diocésain de l’Enseignement Catholique (CODIEC)
Mardi 30 janvier :
• Conseil épiscopal
• 18h30 : Messe du 351 ème anniversaire de la paroisse de la
Cathédrale Saint-Louis et installation du curé, le père Jean-
Michel Monconthour
Mercredi 31 janvier :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Vert-Pré
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 1 er février :
• 18h30 : Messe à l’église de Bellefontaine avec les PCE des
paroisses de Bellefontaine, Case-Pilote et Morne-Vert
Vendredi 2 février :
• 8h : Messe de la Vie Consacrée avec les religieuses du
diocèse au Monastère bénédictin de Terreville
Dimanche 4 février :
• 8h : Confirmation à la paroisse du Vert-Pré
• 10h : Confirmation à la paroisse du Robert
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
avec les religieuses du diocèse en l’honneur de la vie
consacrée
Mardi 6 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 7 février :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Sainte- Marie
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 8 février :
• Ste Joséphine Bakhita
Samedi 10 février :
• 9h : Messe diocésaine des malades à l’église de Bellevue
Dimanche 11 février : Dimanche de la Santé
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
En remplacement du père Jean-Marie Yang-Ting, M. l’Abbé Olivier-Marie Lucenay a été nommé, le 1 er janvier 2018,
Prêtre accompagnateur des Aumôneries de Lycées, en plus de sa charge d’Aumônier des Étudiants.
La charge de Vicaire de la paroisse du Lamentin échoit désormais à M. l’Abbé Fénick Exumar, originaire du
diocèse des Gonaïves, en Haïti.
Nominations
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 9
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\b’est avec beaucoup de joie que le clergé du diocèse s’est réuni pour se ressourcer
physiquement et spirituellement. \bette année, Mgr David Macaire a invité le frère Jean-
\blément Guez o.p., D\Pominicain, prêtre en mission dans l’archidiocèse de Bordeaux.
L
e thème de la retraite était « Saisi
par le Christ ». Le prédicateur
s’est appuyé sur l’Exhortation
apostolique du pape François sur
l’annonce de l’Évangile aujourd’hui
Evangelii Gaudium et un ouvrage intitulé
Manuel de survie des paroisses, de James
Mallon, prêtre canadien.
Le contenu de cette retraite, au-delà de
nous nourrir spirituellement, avait des
allures de session de formation pour une
Église à maintenir en mouvement, en
sortie, tout comme le Christ est sorti du
Père pour annoncer aux hommes le salut.
Nos journées étaient rythmées ainsi :
petit-déjeuner à 7h, Laudes et premier
enseignement à 9h, messe à 11h30
suivi du déjeuner, none et deuxième
enseignement à 15h, adoration à 16h,
vêpres à 18h, dîner à 19h suivi des
complies. En dehors de ces moments
communautaires, nous pouvions nous
retirer pour prier mais aussi réagir
entre confrères sur la pertinence de
l’enseignement.
Voici quelques points saillants de
l’enseignement. Tout part de notre
rencontre personnelle avec le Christ.
Le prédicateur nous a invités à faire
mémoire de la manière dont chacun, dans
son histoire, avait été saisi par le Christ.
Nous souvenir en petits groupes de ces
moments où le Christ nous a saisis, nous a
permis de rebondir dans notre ministère.
Cette expérience de conversion, que tous
nous sommes appelés à vivre, doit être
au cœur de nos communautés. Formons-
nous vraiment une communauté ? Dans
nos paroisses, nous sentons-nous
appartenir à une famille ? ou alors, la
paroisse est-elle juste une cafeteria où on
vient consommer des besoins spirituels ?
Nous avons revu que l’Église a plusieurs
aspects qui s’articulent et se complètent
sans s’opposer : L’Église-institution, avec
ses structures et sa hiérarchie, l’Église-
Corps mystique, où nous expérimentons
que nous sommes frères et sœurs en
Christ, l’Église servante où nous sommes
appelés à aller aux périphéries et à nous
mettre au service de ceux que le Christ
appelle dans l’Église.
En lien avec cet appel que le pape
François nous a adressé d’aller aux
périphéries de l’Église, nous avons tous
à vivre une conversion de notre mentalité
ecclésiale, souvent trop pharisienne. Il y
a certes des règles dans l’Église à tenir, il
ne s’agit pas de brader les sacrements. Cependant, les sacrements sont donnés
pour les pécheurs, pour les encourager
dans la vie de la grâce. Il revient aux
pasteurs d’accompagner les situations
particulières.
Enfin, le prédicateur, s’accordant au Pape
et au père Mallon, nous exhorte, nous
pasteurs et communautés ecclésiales,
à être audacieux, à ne pas avoir peur
d’innover, car l’Église est appelée à sans
cesse se renouveler. Il nous faut changer
le langage « on a toujours fait comme
ça, pourquoi changer ? » Il s’agit pour
nous de nous soucier de la manière de
toucher les hommes et les femmes de
2018 et de rejoindre leurs attentes et
préoccupations.
Ce moment fraternel s’est achevé avec
une Eucharistie vivante et rythmée.
Beaucoup de fidèles nous ont rejoints
pour encourager leurs pasteurs. Nous
repartons dynamisés pour vivre notre
conversion quotidienne, et encouragés
pour vivre avec vous, chers fidèles,
la conversion de nos mentalités et de
nos communautés. Soyons ensemble
des communautés de disciples-
missionnaires.
Père Gaëtan Présent + ■
VIE DU DIOCÈSE
Retraite du clergé
- du 15 au 19 janvi\Per 2018 -
« Saisi par le Christ » »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 10
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Commémoration des 170 ans
de l’abolition de l’esclavage en Martinique
22 mai 1848 - 22 mai \v2018
Interview de Père Jean-Mi\bhel Mon\bonthour
Bonjour Père Jean-Michel, vous
êtes chargé par Mgr Macaire
d’organiser cette commémoration.
Merci d’avoir accepté de répondre
à nos questions.
Pourquoi l’Eglise en Martinique
commémore-t-elle cet événement ?
Parce que parmi les évènements
décisifs de l’histoire humaine, il y eut
la colonisation du nouveau monde
et « l’abolition de l’esclavage » à la
Martinique. Parce que l’Eglise se sait
toujours concernée par l’histoire et
les réalités de ceux à qui elle annonce
l’Évangile. Parce que l’Eglise est au
service du Christ et des hommes que
Dieu appelle au salut, c’est-à-dire à
vivre libres, à l’image de Dieu, à être
libérés de toutes servitudes. Parce que
l’Eglise dit non à l’esclavage ; elle
prie et médite pour qu’aujourd’hui
cesse toute forme de traite d’êtres
humains. C’est le sens de la journée
du 8 février.
Les blessures de l’esclavage sont-
elles encore présentes dans la
société martiniquaise ?
Comment ne pas être blessé ou se
sentir ainsi devant un « crime contre
l’humanité ». Et quand il s’agit de
son histoire propre ? Quand la honte
d’être soi vous colle à la peau, la
violence du racisme intégré sévit,
la division familiale et sociétale
est norme (désordres structurels
pathogènes), la fuite (marronnage
réel ou artificiel) semble une
solution, l’immobilisme social
vous fait croire à la fatalité de votre
situation, le sentiment de ne pas être
parvenu à la pleine responsabilité de
vous-même vous tient...
Ce chemin de commémoration
débute le 8 février et s’achève le 22
mai : quelles en sont les principales
étapes ?
Le 8 févier, fête de sainte Joséphine
Bakhita et Journée mondiale de
prière et de méditation pour la lutte
contre la traite des êtres humains,
idéalement la messe sera célébrée
dans toutes les paroisses. Selon les
propositions du Pape, une réflexion
pourrait être menée dans chaque
paroisse du diocèse. Ce même
mois, le 24 février, nous aurons une
conférence-débat autour du thème
de la « Réparation » avec l’OSPEM
et l'historien dominicain, fr. Gilles
Danroc, op, comme conférencier.
Durant cette période, plusieurs
messes seront célébrées à la mémoire
de nos ancêtres morts en esclavage,
en des lieux symboliques. Un livret
de chemin de croix sera édité en
lien avec la commémoration, et
Bèlè Légliz proposera plusieurs
célébrations. Nous aurons aussi
notre traditionnelle « Neuvaine du
22 mai » et les Vêpres solennelles à
la cathédrale.
Revenons sur le 8 février et la sainte
fêtée ce jour-là, sainte Joséphine
Bakhita, canonisée par Jean-Paul II
en 2000 : en quoi est-elle un modèle
à suivre pour chacun de nous ?
Sainte Joséphine Bakhita a vécu la
cruauté et la brutalité de l’esclavage.
C’est l’expérience fondatrice, entre
autres, de nos réalités martiniquaises :
être enlevé, vendu, souffrir d’être
réduit à l’état de victime, de martyr,
d’être déraciné. C’est l’histoire des
Africains mis en esclavage dans les
Amériques dès
les débuts de
la colonisation.
Des centaines d’années
de racisme, d’une société structurée
par un système de violence, pouvant
faire naître chez les victimes des
sentiments destructeurs. Sainte
Bakhita nous montre une noble
voie : celle de se laisser saisir
par l’Amour de Dieu et par sa
Miséricorde. C’est en lui, Dieu,
qu’elle trouve la force d’accepter
son histoire et de pardonner à
ses bourreaux, garantissant ainsi
la paix dans son cœur. Elle veut
œuvrer pour le salut des âmes sans
distinction et nous invite tous à
vivre le pardon. Elle est l’exemple
d’une vie offerte, consacrée et
intercédant pour que le salut de Dieu
soit accueilli. « Cette sainte fille
d'Afrique », disait saint Jean Paul II,
« montre qu'elle est véritablement
une enfant de Dieu : l'amour et le
pardon de Dieu sont des réalités
tangibles qui transforment sa vie de
façon extraordinaire ». Ainsi, elle
témoigne de l’œuvre rédemptrice
de Dieu qui Guérit, Réconcilie et
Répare les cœurs brisés et les esprits
abattus (krazé).
Dans son discours du 15 décembre
2003, le pape Jean Paul II souligna
que la vie de sainte Bakhita « montrait
clairement que le tribalisme et les
formes de discrimination fondées
sur l’origine ethnique, sur la langue
et sur la culture, ne faisaient pas
partie d’une société civile, et
n’avaient absolument aucune place
dans la communauté des croyants. »
(Source internet).
DOSSIER 170 ANS DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 11
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L’Eglise est souvent accusée de
complicité dans la traite négrière :
le pape Paul III ne condamne-t-il
pas officiellement l’esclavage dès
1537 ? Des prêtres comme le capucin
Épiphane de Moirans, arrivé en
Martinique en 1678, n’ont-ils pas mené
très tôt le combat pour l’abolition ? (cf.
le livre : Le Père Gaston Jean-Michel,
témoin de l’Évangile).
L’Eglise a toujour\ms condamné
l’esclavage !
« Eugène IV condamna l'esclavage dans
Sicut Dudum ; en 1462, Pie II déclara
l'esclavage un « grand crime » (magnum
scelus) ; en 1537, Paul III le condamna
dans Sublimus Dei ; en 1639, Urbain
VIII l'interdit ; en 1741, Benoît XIV
également ; en 1815, Pie VII demanda
au Congrès de Vienne la suppression
de la traite d'esclaves ; dans la bulle de
canonisation du jésuite Peter Claver,
un des plus illustres adversaires de
l'esclavage, Pie XI dénonça la « suprême
horreur » (summum nefas) des traiteurs
d'esclaves ; en 1839, Grégoire XVI
condamna l'esclavage dans In Supremo
Apostolatus ; et en 1888, Léon XIII dans
In Plurimis. » (Source internet/forum
catho/lavérité-sur-leglise-et-lesclavage/).
D’autres chrétiens ont aussi condamné
l’esclavage, la traite des êtres humains.
Des prêtres en particulier et aussi
des religieuses, dès les débuts de ce
commerce infâme. Ils ont été renvoyés
de la colonie (déportés ou emprisonnés)
dès lors que celle-ci savait son ordre
esclavagiste menacé.
La position de l’Eglise est assez
claire, hormis la situation regrettée et
controversée du pape Nicolas dans sa
bulle au roi du Portugal au 15e siècle.
Mais c’est la guerre contre l’invasion
arabe et l’expansion de l’islam, les
Arabes pratiquant depuis plusieurs
siècles l’esclavage des noirs. Cette longue
histoire des Africains mis en esclavage
sur le continent « des Afriques » avant la
colonisation des Amériques est oubliée
trop facilement. Peut-être a-t-on peur
ou c’est plus difficile d’en parler. De
toute évidence, on ne peut fuir ce débat
qui nous engage ici et ailleurs puisque
l’Abolition de la servitude n’est pas
encore totalement accomplie.
Que cherchent ceux qui,
aujourd’hui, condamnent l’Eglise
pour esclavagisme ? Quelles véri-
tés ? Comment comprendre les
relations entre les Églises (catho-
lique, protestante et anglicane)
et les États durant la période
coloniale ? Que comprendre de
l’esclavage chez les nations afri-
caines, juives, arabes et euro-
péennes ? La réelle position
de l’Eglise catholique est-elle
connue ? L’Eglise n’est pas une
entreprise impérialiste, guerrière,
commerciale ou financière. Ne
sont-ce pas là les vraies inten-
tions de la colonisation qu’on
ne peut confondre, sans déna-
turer celle-ci, avec la démarche
d’évangélisation ? Les chrétiens
en Martinique travaillent-ils à la
vraie libération des hommes ?
Quand et comment ?
En effet, l’Eglise est dans le
monde où, à chaque époque, les
situations humaines, politiques,
sociales et religieuses sont
complexes ; elle peut donc être
accueillie ou rejetée, comprise ou
pas …. N’est-ce pas là sa réalité
profonde, en somme son identité,
tel son Seigneur ?
Quelle a été l’influence de
l’Année de la Miséricorde
sur l’Eglise et la société en
Martinique ?
C’est un bon début. Nous
avons vécu une réelle prise de
conscience. Un grand besoin s’est
manifesté, s’est fait ressentir,
à en juger par la mobilisation
collective et personnelle des
fidèles du diocèse.
Nous devons maintenant encore
annoncer et servir la Miséricorde
pour notre peuple qui vit son
histoire. La pauvreté morale est
parfois si grande et la misère
aussi. La détresse se présente
quotidiennement sous nos yeux,
dans nos maisons, nos cités, nos
rues et quartiers. Nous sommes
tributaires du passé et le présent
apporte aussi son lot d’esclavages
modernes prouvant ainsi que tout
n’est pas dépassé. La libération
des opprimés est toujours une
actualité depuis les débuts de
la prédication de l’Évangile
inaugurée par le Christ lui-même.
Toute la vie pastorale de
l’Eglise est Miséricorde. Le
chrétien d’aujourd’hui, loin du
repli sur soi, sur des habitudes
pastorales, doit s’ouvrir et donner
l’Espérance aux femmes et aux
hommes, quelle que soit leur
situation familiale, politique et
économique. L’Amour manque
terriblement en ce temps qui
semble avoir une crise de foi.
Dieu manque puisque l’esclavage
et ses stigmates sont là,
conséquence réelle d’idolâtries
qui obscurcissent et aliènent les
esprits et les cœurs en continu.
Mais la lumière divine est là,
au moins dans les sacrements
de l’Eglise, afin que tous soient
consolés en faisant l’expérience
de la compassion de Dieu, de
sa tendre Miséricorde. Dieu est
là, c’est son désir, en chaque
croyant qui adhère au Christ
pour que le monde soit à jamais
Réconcilié. Qu’il soit Réparé
dans les relations que les hommes
entretiennent entre eux et avec
Dieu. Réparation qui atteint
l’homme blessé en son cœur.
Le pape François dénonce
souvent l’esclavage moderne
qui concerne aujourd’hui des
millions de personnes, comme l’a
encore montré le scandale récent
de la vente d’Africains en Lybie :
le combat pour la reconnaissance
de l’inviolabilité de la dignité de
la personne humaine n’est pas
terminé.
L’appel à la conversion pour vivre
l’amour et à la fraternité, lancé
par le Christ il y a plus de 2000
ans, est toujours d’actualité. Les
disciples du Christ, l’Eglise, sont
toujours en mission.
Merci Père Jean-Michel.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
DOSSIER 170 ANS DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 12
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Le fléau toujours plus répandu de l’exploitation de l’homme par l’homme blesse gravement la
vie de communion et la vocation à tisser des relations interpersonnelles empreintes de respect,
de justice et de charité. \bet abominable phénomène, qui conduit à piétiner la dignité et les droits
fondamentaux de l’autre et à en anéantir la liberté et la dignité, prend de multiples formes
sur lesquelles je désire réfléchir brièvement, afin que, à la lumière de la Parole de Dieu, nous
puissions considérer tous les hommes
« non plus esclaves, mais frères ». (…).
Les multiples visag\mes de
l’esclavage \bier et\m aujourd’\bui
D
epuis les temps immémoriaux,
les diverses sociétés humaines
connaissent le phénomène
de l’asservissement de l’homme par
l’homme. Il y a eu des époques dans
l’histoire de l’humanité où l’institution de
l’esclavage était généralement acceptée
et régulée par le droit. (…).
Aujourd’hui, suite à une évolution positive
de la conscience de l’humanité, l’esclavage
a été formellement aboli dans le monde.
Le droit de chaque personne à ne pas être
tenue en état d’esclavage ou de servitude
a été reconnu dans le droit international
comme norme contraignante.
Et pourtant, bien que la communauté
internationale ait adopté de nombreux
accords en vue de mettre un terme à
l’esclavage sous toutes ses formes, et
mis en marche diverses stratégies pour
combattre ce phénomène, des millions de
personnes -enfants, hommes et femmes
de tout âge- sont privées de liberté et
contraintes à vivre dans des conditions
assimilables à celles de l’esclavage.
Je pense aux nombreux travailleurs et
travailleuses, même mineurs, asservis dans
les divers secteurs, au niveau formel et
informel, du travail domestique au travail
agricole, de l’industrie manufacturière au
secteur minier, tant dans les pays où la
législation du travail n’est pas conforme
aux normes et aux standards minimaux
internationaux que, même illégalement,
dans les pays où la législation protège le
travailleur.
Je pense aussi aux conditions de vie
de nombreux migrants qui, dans leur
dramatique parcours, souffrent de la
faim, sont privés de liberté, dépouillés
de leurs biens ou abusés physiquement
et sexuellement. Je pense à ceux d’entre
eux qui, arrivés à destination après un
voyage dans des conditions physiques
très dures et dominés par la peur et
l’insécurité, sont détenus dans des
conditions souvent inhumaines. Je
pense à ceux d’entre eux que les diverses
circonstances sociales, politiques et
économiques poussent à vivre dans la
clandestinité, et à ceux qui, pour rester
dans la légalité, acceptent de vivre et de
travailler dans des conditions indignes,
spécialement quand les législations
nationales créent ou permettent une
dépendance structurelle du travailleur
migrant par rapport à l’employeur, en
conditionnant, par exemple, la légalité
du séjour au contrat de travail… Oui, je
pense au « travail esclave ».
Je pense aux personnes contraintes de se
prostituer, parmi lesquelles beaucoup
sont mineures, et aux esclaves sexuels ;
aux femmes forcées de se marier, à celles
vendues en vue du mariage ou à celles
transmises par succession à un membre
de la famille à la mort du mari sans
qu’elles aient le droit de donner ou de
ne pas donner leur propre consentement.
Je ne peux pas ne pas penser à tous ceux
qui, mineurs ou adultes, font l’objet de
trafic et de commerce pour le prélèvement
d’organes, pour être enrôlés comme
soldats, pour faire la mendicité, pour des
activités illégales comme la production ou
la vente de stupéfiants, ou pour des formes
masquées d’adoption internationale.
Je pense enfin à tous ceux qui sont enlevés
et tenus en captivité par des groupes
terroristes, asservis à leurs fins comme
combattants ou, surtout en ce qui concerne
les jeunes filles et les femmes, comme
esclaves sexuelles. Beaucoup d’entre
eux disparaissent, certains sont vendus
plusieurs fois, torturés, mutilés, ou tués.
(à suivre)
(Extrait Message du pape François pour
la Journée mondiale de la Paix du 1/01/15)
■
Non plus esclaves,
mais frères
– Pape François
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 janvier 2018 – n° 558 13
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Voulue par le Pape François, la Journée mondiale de prière
et de réflexion sur la traite des êtres humains a été célébrée
pour la première fois le 8 février 2015, jour de la fête de
Madre Gioseffa, Margherita, Fortunata, Maria Bakhita.
L
a petite fille est née vers
1869 au Soudan, province du
Darfour. L’histoire de sa vie
sera reconstituée à partir du récit
qu’elle en a fait, et les dates fixées
à partir des événements quelle a pu
relater. En 1874, elle est traumatisée
par l’enlèvement de sa sœur aînée,
Kishmet.
Elle a sept ans en 1876, quand deux
étrangers l’enlèvent à la sortie du
village. Le choc est si violent, qu’elle
oubliera son nom, celui de sa mère,
le nom de son village et sa langue
maternelle.... Avant de la vendre à des
négriers musulmans, les étrangers lui
attribuent le nom de Bakhita. Elle ne
sait pas encore ce qui lui arrive. Elle
comprend qu’elle est devenue esclave
lorsqu’elle se retrouve enchainée avec
d’autres enfants, des jeunes femmes et
de jeunes hommes, dans une longue
caravane. Au terme d’une marche à
pied sur un trajet de 300 km du centre
du Soudan vers la côte, elle est achetée
par un chef arabe. Elle sera vendue
et revendue sur les marchés à quatre
reprises. Finalement, elle fut acquise
par un général turc ; c’est dans la
maison de ce dernier que les mauvais
traitements sont les plus horribles.
En guise de tatouage, avec une lame
de rasoir, une femme est chargée de
faire des dessins sur la poitrine, les
bras, le ventre. De tous ces mauvais
traitements, Bakhita gardera pour le
reste de sa vie 144 cicatrices. Pourtant,
elle dira dans son témoignage : Je n'ai
jamais détesté personne. Qui sait, peut-
être qu'ils ne se rendaient pas compte
du mal qu'ils faisaient ?
En 1884, elle est dans la ville de
Khartoum. Bakhita devient esclave
du consul d’Italie et sa vie prend un
tour nouveau. Le consul sera contraint
pour des raisons politiques de fuir le
Soudan. Elle parvient à le convaincre
qu’elle aussi doit quitter l’Afrique.
En Italie, elle entre au service d’une
famille. Lorsque le couple retourne
au Soudan, et sur le conseil de leur
administrateur, elle est confiée à
l'Institut des Filles de la Charité
Canossiennes ayant pour mission
de venir en aide aux pauvres ;
Bakhita découvre et apprend à
aimer Jésus. Après quelques mois
de catéchuménat, le 9 janvier 1890,
Bakhita reçut les sacrements de
l'initiation chrétienne (baptême,
eucharistie et confirmation) et
une nouvelle identité : Gioseffa,
Margherita, Fortunata, Maria Bakhita,
mais on l’appelle par le diminutif
Giuseppina (Joséphine). Devenue,
comme elle aimait à le dire, fille de
Dieu à 24 ans, elle demanda à devenir
religieuse. Le 7 décembre 1893, elle
rejoint le noviciat des Sœurs de la
Charité à Venise. Le 8 décembre
1896, Joséphine prononce des vœux
à Vérone et écrira à cette occasion :
Soyez bons, aimez le Seigneur, priez
pour ceux qui ne le connaissent pas.
Voyez comme est grande la grâce de
connaître Dieu !
En 1943, la communauté et la
population de Schio célèbrent les
cinquante ans de profession de Mère
Joséphine. Peu après, sa santé décline
et elle est confinée dans un fauteuil
roulant. Elle répond un jour à un prélat
qui lui demande ce qu'elle fait assise
dans son fauteuil : Ce que je fais ?
Exactement la même chose que vous :
la Volonté de Dieu.
Pendant sa longue maladie elle dira :
Je m'en vais lentement, lentement, pas
à pas vers l'éternité. Jésus est mon
capitaine et moi, je suis son assistante.
À la fin, cependant, la Sainte Vierge
vient la délivrer définitivement de
tout mal. Les dernières paroles de
la mourante : Mère du Seigneur. Elle
meurt le 8 février 1947, au couvent
de Schio, à l’âge de 78 ans, après
une terrible agonie, où elle revit
le cauchemar de son esclavage en
murmurant : Lâchez ces chaînes, elles
me font mal.
Sainte Joséphine
Bakhita
(1869-1947)
« Lâchez ces chaînes,
elles me font mal »
DOSSIER 170 ANS DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE
Sainte Joséphine
DOSSIER
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Annick Francois-Haugrin, Enseignante, Pensionnat Saint Joseph de Cluny ■
1955 : ouverture du procès ordinaire d’information en vue de la
canonisation
1
er décembre 1978 : décret sur l’héroïcité des vertus de Joséphine
Bakhita signé par Jean Paul II
6 juillet 1991 : décret de Béatification
17 mai 1992 : déclarée bienheureuse par Jean-Paul II
1995 : déclarée patronne du Soudan
1
er octobre 2000 : déclarée sainte.
8 février 2015 à l’initiative du pape François, 1
ère journée mondiale de
prière et de réflexion sur la traite des êtres humains
‘‘
Dieu, aide-nous à
contrecarrer par
notre vie toute forme d’esclavage. Nous te prions, avec sainte Joséphine Bakhita
afin que la traite des personnes cesse.
Donne-nous sagesse
et courage pour nous rendre proches
‘‘
Sources :
http://www.cursillos.ca/action/modeles/091m-josephine-bakhita.htm
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_giuseppina-\
bakhita_fr.html#top
http://eglise.catholique.fr/actualites/3900591 -ere-journee-mondiale-priere-reflexion-traite-etres-humains/
http://www.journee-mondiale.com/index.php
http://www.fides.org/fr/news/11115-VATICAN_Josephine_Bakhita
Quelques dates clés
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Calendrier de la \bommémoration
des 170 ans de l’abolition de l’es\blavage
22 mai 1848 – 22 mai \v2018
Chemins de mémoire : 7 stations
Cathédrale de Saint-Pierre Nord-Caraïbe Grand-Nord
Grand Sud Centre EstCathédrale de Fort-de-France
Centre-Ouest
Nord-Atlantique
Sud
Mois de Février - LUTTER CONTRE LA TRAITE
Jeudi 8 Jeudi 15 Vendredi 23 Samedi 24
Fête de Sainte Bakhita
Messe dans toutes les paroisses
Journée de prière et de réflexion
contre la traite des êtres humains Début de la neuvaine
dans le District
du Nord C araïbe Chemins de Mémoire
Chemin de croix suivi de la messe
Cathédrale Saint-Pierre
Prier pour la guérison,
la réconciliation et la réparation Conférence
Intervenant :
Fr Gilles Danroc, op
« Eglise et réparations »
Mois de Mars - L’EPREUVE DE LA FOI
Jeudi 1 er Vendredi 9 Mercredi 14 Jeudi 15Vendredi 23 Ve
Début de la neuvaine
dans le District
du Grand Nord Chemins de Mémoire
Chemin de croix
suivi de la messe
(heure et lieu à préciser)
Conférence
« Souffrance en
Martinique »
Début de la Neuvaine
dans le District
du Nord-Atlantique Chemins de Mémoire
Chemin de croix
suivi de la messe
(heure et lieu à préciser)
Mois d'Avril - REPARATION, RECONCILIATION ET LES PROBLEMATIQUES DE LA PSYCHO-GENEALOGIE
Jeudi 5 Vendredi 6 Vendredi 13 Jeudi 19Dimanche 22 Ve Vendredi 27
Début de
la Neuvaine
dans le
District du Sud Conférence
« Réparation,
réconciliation…»
Chemins de Mémoire
Chemin de croix
suivi de la messe
(heure et lieu à préciser)
Début de la
Neuvaine
dans le District
du Nord-Atlantique Célébration
Bèlè Légliz
Chemins de
Mémoire
Chemin de croix
suivi de la messe
(heure et lieu à préciser)
Mois de Mai - LIBERATION ET LIBERTE
Jeudi 26 avril Vendredi 4 mai Vendredi 11Du dimanche
13 au lundi 21 Dimanche 20 e Lundi 21
Mardi 22
Début de la
Neuvaine
dans le District du Centre-Est Chemins de
Mémoire
Chemin de croix
suivi de la messe
(heure et lieu à préciser)
Retraite aux
flambeaux
Cathédrale de
Fort-de-France Neuvaine
dans tout
le diocèse Vêpres
solennelles
célébrées en créole
à la Cathédrale
de Fort-de-France RRetraite aux Flambeaux
Eglise
de Rivière-Salée Messe célébrée
dans les églises du diocèse
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C
haque année, la Journée de la Vie
Consacrée, célébrée dans toute l’Eglise
le 2 février, en la fête de la Présentation
du Seigneur au Temple, nous donne de
rendre grâce à Dieu pour ce don fait à l’Eglise,
autrement dit à nous tous, à chacun d’entre
nous quel que soit notre état de vie. Voyons
d’abord ce qu’est la Vie consacrée, puis quelles
sont les diverses formes de vie consacrée dans
notre diocèse de Martinique.
Etre consacré (ou ‘sanctifié’, le mot est le même
dans la Parole de Dieu), cela veut dire être
mis à part pour Dieu, réservé pour Lui, Lui
appartenir d’une façon spéciale. Dieu seul
peut consacrer quelqu’un. Dieu le Père
nous consacre par et en son Fils qui priait
ainsi lors de son dernier repas : « Pour eux je
me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux
aussi, consacrés par la vérité.» Jn17,19.
En même temps, Dieu offre la grâce de répondre
de sorte que la consécration s'exprime du côté
humain par un don de soi profond et libre. La
relation qui en résulte est purement un don
c'est une alliance d'amour mutuel et de fidélité,
de communion et de mission, établie pour la
gloire de Dieu, la joie de la personne consacrée
et le salut du monde. En Jésus Le Consacré et
l’Envoyé du Père, le nouveau peuple de Dieu
est consacré dorénavant mystérieusement uni
à Lui. Par le Baptême, il communique sa vie à
chaque chrétien. Chacun est sanctifié dans le
Fils. Chacun est appelé à la sainteté. Chacun
est envoyé pour partager la mission du Christ,
avec la capacité de croître dans l'amour et le
service du Seigneur. Le don baptismal est
la consécration chrétienne fondamentale
et il est la racine de toutes les autres
consécrations.
Mais Dieu donne aussi à quelques-uns le
don de suivre le Christ de plus près dans
sa pauvreté, sa chasteté et son obéissance
par la profession publique des Conseils
évangéliques (Conseils que sont la pauvreté,
la chasteté et l’obéissance), grâce à la médiation
de l'Eglise.
Par la consécration de leur vie, les hommes et
les femmes qui s’engagent font profession de
suivre le Christ d’une manière radicale, dans
une vie stable devenant signe du Royaume
à venir.
Voici les différentes formes de vie consacrée :
• En premier, la vie religieuse, monastique
(les Bénédictins, les Bénédictines suivant
la Règle de Saint Benoit) ou apostolique
(La Congrégation du Saint Esprit et du Saint
Cœur de Marie -appelés communément les
Spiritains, qui est une congrégation cléricale ;
les Dominicaines missionnaires Notre-
Dame de la Délivrande ; Les Sœurs de Saint
Joseph de Cluny ; Les Sœurs de Saint Paul de
Chartres. Les engagements apostoliques de ces
congrégations féminines sont l’enseignement,
les services sociaux, le soin aux malades,
l’assistance aux pauvres- ; les petites Sœurs
de Jésus qui partagent la vie des plus pauvres).
• les instituts séculiers : Ces sociétés se
définissent d’abord par leur tâche apostolique,
leur mission et non pas par le mode de vie.
(L’Institut du Prado – 2 prêtres dans notre
Diocèse).
• l’ordre des vierges, les veuves consacrées
et les ermites.
Les derniers papes ont porté aussi attention
aux « nouvelles expressions de la vie
consacrée ».
Communautés nouvelles : l’originalité des
mouvements ecclésiaux ou communautés
nés depuis quelques décennies a souvent été
le fait qu’ils regroupaient des hommes et des
femmes, des prêtres et des laïcs, des couples
et des célibataires avec le désir que cette
communion des états de vie soit un soutien au
chemin de sainteté de chacun et un élément
structurant de la mission commune, tandis
que d’autres sont des Associations privées
ou publiques de fidèles (La Communauté du
Chemin Neuf, la communauté de l’Emmanuel
-qui comprennent des laïcs, des religieux-
religieuses, des prêtres-, le Foyer de Charité
-qui ne comprend pas de consacrés au sens
du droit Canon, mais des laïcs engagés à vie
pour la mission).
Comme le soulignait le Saint pape Jean Paul II :
«Ce qui est le plus important n'est pas ce que
font les religieux, mais ce qu'ils sont comme
personnes consacrées au Seigneur». Puisse
la Lumière et la joie de l’Evangile rayonner à
travers eux sur toute l’Eglise et sur notre temps.
Père Emmanuel Aine ■
Qui ne connaît les Bénédictines de Bout-Bois, au
\barbet, les Bénédictins de Terreville, à Schœlcher, les
Dominicaines de la Délivrande ou les Pères Spiritains ?
Les religieux et religieuses, les membres d’Instituts
de Vie consacrée font partie de la vie de notre Diocèse.
‘‘
‘‘
AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Qu’est-ce que la vie consacrée ?
Quelles sont les diverses formes de vie consacrée dans notre diocèse de Martinique ?
?
Question
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Vous êtes tous invités à participer à la messe célébré\
e, le mardi 30 janvier 2018,
à 18h30, à l’occasion du 351 ème anniversaire de la paroisse de la Cathédrale Saint-Louis
de Fort-de-France (30 janvier 1667 - 30 janvier 2018).
Au cours de cette célébration, le père Jean-Michel Monconthour sera officiellement installé comme curé de la paroisse.
Informations : 05 96 60 59 00 ou paroisse.cathedrale@gmail.com
Pour la troisième fois depuis son ordination comme archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, Mgr David
Macaire présidera la messe de la fête patronale de la paroisse Saint François de Sales de Tartane, le dimanche
28 janvier 2018, à 9h30.
Saint François de Sales étant le patron des journalistes, à la fin de cette célébration, Mgr Macaire présentera
également ses vœux à la presse au cours d’un Point-Presse où il déclinera les événements importants inscrits
à l’agenda de l’Eglise en Martinique en 2018, et répondra aux questions des journalistes.
Michel Déglise, Secrétaire général de la Communication
351 ème anniversaire de la paroisse de
la Cathédrale Saint-Louis
Communiqué du Secrétariat Général
de la Communication Diocèse de la Martinique 2 rendez-vous avec les religieux et les religieuses :
COMMUNIQUÉS
• Le vendredi 2 février, fête de la Vie consacrée, à 8h : Célébration eucharistique
au Monastère de Terreville, présidée par Mgr Macaire
• Le dimanche 4 février à 17h30 : Vêpres solennelles à la Cathédrale Saint-Louis, en l’honneur de la vie consacrée
Venez nombreux entourer celles et ceux qui ont donné leur vie pour le \
Christ.
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ASSO\bIATION DIO\bÉSAINE DE \PMARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\Pvérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRAN\bE \bEDEX\P
Téléphone : 06 96 31\P0 333 - E-mail : m\Pichel.pouch@wanadoo.fr
oui , j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br
sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b.
oui , j\b souhait\b êtr\b contacté pour un r\bnd\bz-vous au S\brvic\b d\bs l\bgs \bt
donations ou à mon \Sdomicil\b.
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à l’ Église catholique
L’\bspéranc\b \bn héritag\b
M\bs coordonné\bs ❏ Mm\b ❏ M\bll\b ❏ M.
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Cod\b postal
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M arie, Mère du Verbe,
veille sur nos vies
d’hommes et de femmes consacrés, pour que la joie reçue de la Parole remplisse notre existence
et que ton invitation à faire
ce que dit le Maître (cf. Jn 2, 5),
fasse de nous les interprètes ingénieux de l’annonce du Royaume
Pape François
Extrait « Prière des consacrés et consacrées »
