559 - L’Eglise entre en carême…

Page 1

E g lise en MARTINIQUE L’ E glise entre en carême… N° 559 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 11 février 2018 Questionnaire de carême détachable

Page 2

EDITORIAL C ’est la 26 e Journée mondiale des malades et l’Eglise fête Notre-Dame de Lourdes. C’est à “Marie, Mère de tendresse” que le pape François confie les malades et les soignants dans son message intitulé « Voici ton fils… Voici ta mère ». Aujourd’hui encore, le Christ nous fait comprendre que personne n’est exclu devant Dieu. Tout homme a droit à son amour… un amour qui rend la liberté à ceux qui entrent en communion avec lui. Soyons également conscients, en cette Journée mondiale des malades, qu’être en contact avec ceux qui souffrent est essentiel à notre engagement chrétien. L’Eglise entre en carême ! Le mercredi des Cendres marque officiellement le début de ce temps qui nous prépare à la célébration du mystère pascal. Est-ce obligatoire de recevoir les cendres ? Dieu guérit-il encore les malades ? Ce sont les questions qui sont posées dans la rubrique « An tchè Légliz-\ la ». Les éléments de réponse qui nous sont proposés devraient éclairer notre jugement. Profitons de ce temps de carême qui est proche pour vivre une démarche spirituelle qui nous permettra de nous tourner davantage vers Dieu, d’accueillir sa Parole et surtout… de vivre de sa Parole. Pour nous y aider, le questionnaire élaboré par notre diocèse pour ce carême 2018 est disponible dans cette édition, pour les quatre semaines. Le thème est « La famille »\ , 1 er chantier du plan pastoral E CCLESIA ’M 2020 ! « Outrance contre tempérance », tel est le titre de l’édito de Mgr Macaire dans lequel il nous met en garde contre la démesure, les débordements, les excès de tout ordre qui gangrènent la vie en société. La tempérance est donc de mise\ … En ce dimanche avant le Carême, nous pouvons nous approprier cette prière du lépreux qui attend tout de Dieu : « Si tu le ve\ ux, tu peux me purifier… ». Cet acte de foi doit nous interpeller. Dans nos moments de détresse, jetons-nous, nous aussi, au pied de Jésus, car « Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9.23). Nos « impossibilités » et celles des malades pour qui nous prions, peuvent devenir possibles. Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •   Outrance contre tempérance LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • Parole \bominicale •  Notre-Dame \be Lour\bes - 11 février •  Est-ce obligatoire \be recevoir les Cen\bres ? •  Dieu guérit-il e\mncore les mala\bes ? •  Soeur Monique-L\mucie Bhiki •   Soeur Séraphine \be Marie Crosnier  \be Lassichère •   Les same\bis \be l’ACPM : L’Eglise à la rencontre \bes couples • La paroisse \be Tartane en fête •  Questionnaire \be carême 2018 Thème \bu carême : la famille •  Eaux jaillissantes  gran\be fête \bes bénévoles •  170 ans \be l'abolitio\mn \be l'esclavage :  Non plus esclaves, mais frères (suite) •   Extrait \bu Message \bu pape François pour la 26 e Journée mon\biale \bu Mala\be 2018 5 6 14 15 16 17 17 7 8 9 13 2 MÉDIAS 19 3 4 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 17 VERS LA VIE AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA

Page 3

E lle est vicieuse. Elle est partout… et "malélevée", en plus ! Elle : c’est l’outrance ! Jadis bannie par nos aïeux, manzèl s’invite désormais tout’koté (à moins que ce soit nous qui l’invitions) : dans les émissions de TV d’abord, sur la place publique entre les responsables, puis à l’école, entre élèves, avec les adultes et entre eux, dans les couples et les familles, entre inconnus, entre amoureux et entre ennemis, au travail, dans la rue et même dans l’Eglise ; elle est là chez elle. Elle gère désormais les rapports sociaux, elle parle, commande et règne dans notre peuple… et le détruit de l’intérieur ! L’outrance, c’est la démesure, lègzajérasion. Avec son copain « le toupet », elle pollue nos relations. On ne comprend plus les propos modérés, les tenues discrètes ou les bonnes manières. Que ce soit le manger, le boire, la discussion, le conflit, l’habillement, les distractions, la publicité, la politique, la communication, l’art et même l’amour, on fait tout dans la surenchère et la provocation, jusqu’à la saturation, la vulgarité et jusqu’à l’écœurement. Tcha ! La culture de l’outrance se décline quotidiennement. Plus on est violent et vulgaire, plus grand sera le petit succès. Sur les réseaux sociaux comme sur les grands médias, chacun pousse son « coup-de-gueule », courageusement séré derrière un pseudonyme. Désormais, on invective nommément son prochain devant la terre entière, sans craindre d’être reconnu. « Si nou tépé wè moun tala, chantait Dédé Saint-Prix, pèsonn pa téké jouré ! » Honte aux baptisés qui participent à ce genre de choses. L’outrance était soi-disant la culture exclusive des festivités burlesques du Carnaval. Soupape antistress, régulateur social et grand défoulement collectif d’avant- carême, durant lequel les excès étaient censés être tolérés afin de mieux maîtriser ensuite, pendant l’année, les affects, les envies, les violences, les moqueries, les colères, les jalousies, les impudicités, les pulsions et les frustrations. Mais puisque les vidés s’étendent désormais depuis les chanté Nwel, jusqu’à « allo-ouinn » en passant par les soirées des vacances, les mouvements sociaux et les rendez-vous culturels comme le touw-dé-yols… (pa menm palé de « mercurybich » !), les jours gras ont- ils un sens ? ! Toujours et partout, on proscrit la vertu, justifie l’excès, légitime la fanfaronnade dans des bacchanales orgiaques et obscènes du tout-est-permis !… L’outrance, comme drogue collective : ce n’est pas bon signe ! A l’exemple de Jésus qui donna 600 litres de bon vin à des gens qui avaient déjà trop bu, les chrétiens peuvent aussi pratiquer la démesure. Mais dans un seul domaine : l’Amour de Dieu et du prochain ! « La mesure de l’Amour, c’est d’aimer sans mesure » disait saint Augustin qui s’y connaissait en excès avant sa conversion. L’amour sans limite devient pardon, sacrifice, gestes de solidarité, actes de charité, don et humilité, justice et paix, tendresse et fidélité jusqu’à la mort, …jusqu’à la croix ! Ici, l’outrance ne détruit pas l’humanité, mais la sublime. Pour tout le reste, l’Eglise n’oublie pas l’expérience de Qohelet : « J'ai décidé en moi-même de livrer mon corps à la boisson, de m'attacher à la folie pour voir. J'ai fait grand. Je n'ai rien refusé à mes yeux de ce qu'ils désiraient, je n'ai privé mon cœur d'aucune jouissance. Alors je réfléchis à tout cela et je vis : Eh bien, tout est vanité et poursuite de vent ! » (Ecclésiaste 2,3-11). Les anciens savaient, eux, que « tout n’est pas profitable » et que le bonheur des humains nécessite une réelle maîtrise de leurs désirs, sous peine de mort et d’autodestruction individuelle et collective ! Face à l’outrance, une vertu permet de doser notre relation au monde et aux choses : la tempérance. Chemin de liberté vers la vraie joie que nous recherchons activement en carême. Elle nous sauvera ! Alors, Matnik, un seul conseil pour aujourd’hui : Kalmé Kô’w ! + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ Outrance contre tempérance MOT DE L’ÉVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 3

Page 4

C hers frères et sœurs, Le service de l’Église envers les malades et ceux qui s’occupent d’eux doit se poursuivre avec une vigueur toujours nouvelle, dans la fidélité au mandat du Seigneur et en suivant l’exemple très éloquent de son Fondateur et Maître. Cette année, le thème de la Journée du malade nous est fourni par les paroles que Jésus, élevé sur la croix, adresse à Marie, sa mère, et à Jean : « Voici ton fils ... Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27). Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses dernières volontés d’amour, qui deviennent les règles constitutives de la communauté chrétienne et de la vie de chaque disciple. Avant tout, les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra soin d’eux et de leur cheminement. La douleur indicible de la croix transperce l’âme de Marie, mais ne la paralyse pas. Au contraire, comme Mère du Seigneur, un nouveau chemin de don commence pour elle. Sur la croix, Jésus se préoccupe de l’Église et de l’humanité tout entière et Marie est appelée à partager cette même préoccupation. (…). Comme Marie, les disciples sont appelés à prendre soin les uns des autres, mais pas seulement. Ils savent que le cœur de Jésus est ouvert à tous, sans exclusions. L’Évangile du Royaume doit être annoncé à tous, et la charité des chrétiens doit s’adresser à tous ceux qui sont dans le besoin, simplement parce que ces personnes sont des enfants de Dieu. Cette vocation maternelle de l’Église envers les personnes dans le besoin et les malades s’est concrétisée par une très riche série d’initiatives en faveur des malades. Cette histoire de dévouement ne doit pas être oubliée. Elle se poursuit aujourd’hui encore dans le monde entier. Dans les pays où il existe des systèmes de santé publique suffisants, le travail des congrégations catholiques, des diocèses et de leurs hôpitaux, non seulement fournit des soins médicaux de qualité, mais cherche à mettre la personne humaine au centre du processus thérapeutique et accomplit une recherche scientifique dans le respect de la vie et des valeurs morales chrétiennes. Dans les pays où les systèmes de santé sont insuffisants ou inexistants, l’Église travaille pour offrir le plus possible aux gens en matière de soins et de santé, pour éliminer la mortalité infantile et éradiquer certaines maladies très répandues. Partout, elle essaie de soigner, même lorsqu’elle n’est pas en mesure de guérir. L’image de l’Église comme « hôpital de campagne », accueillante pour tous les blessés de la vie, est une réalité très concrète, car dans certaines parties du monde, seuls les hôpitaux des missionnaires et des diocèses fournissent les soins nécessaires à la population. (…). Jésus a laissé en don à l’Église sa puissance de guérison : « Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : [...] ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. Au don de Jésus correspond la tâche de l’Église qui sait qu’elle doit porter sur les malades le regard même de son Seigneur, un regard rempli de tendresse et de compassion. La pastorale de la santé reste et restera toujours une tâche nécessaire et essentielle à vivre avec un élan nouveau, à partir des communautés paroissiales jusqu’aux centres de soin les plus performants. Nous ne pouvons pas oublier ici la tendresse et la persévérance avec lesquelles de nombreuses familles accompagnent leurs enfants, leurs parents et d’autres membres de leur famille, qui souffrent de maladies chroniques ou sont porteurs de graves handicaps. Les soins qui sont apportés en famille sont un témoignage extraordinaire d’amour de la personne humaine et doivent être soutenus avec une reconnaissance adéquate et des politiques appropriées. Ainsi, les médecins et les infirmiers, les prêtres, les personnes consacrées et les volontaires, les membres de la famille et tous ceux qui s’engagent dans le soin des malades, participent à cette mission ecclésiale. (…). C’est à Marie, Mère de la tendresse, que nous voulons confier tous les malades dans leur corps et leur esprit, afin qu’elle les soutienne dans l’espérance. Nous lui demandons de nous aider à être accueillants envers nos frères malades. L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce spéciale pour pouvoir être à la hauteur de son service évangélique du soin des malades. Par conséquent, que la prière adressée à la Mère du Seigneur nous trouve tous unis en une supplique insistante, pour que chaque membre de l’Église vive avec amour sa vocation au service de la vie et de la santé. Que la Vierge Marie intercède pour cette 26 ème Journée mondiale du malade ; qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec le Seigneur Jésus et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent d’eux. À tous, malades, agents du monde de la santé et volontaires, j’accorde de tout cœur la Bénédiction apostolique. Du Vatican, le 26 novembre 2017 Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l’univers François ■ EGLISE UNIVERSELLE\m Extrait \bu Message \bu pape François pour la 26 e Journée mondiale du Malade 2018 Mater Ecclesiae : «Voici ton fils ... Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 4

Page 5

Dimanche 11 février \b018 la P arole  Dominicale U n lépreux vient auprès de Jésus, « il le supplia et tombe à ses genoux, il lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » A l’époque de Jésus, la lèpre est une maladie presqu’incurable. Le lépreux fait l’expérience de sa fragilité au niveau de sa santé, mais pas seulement. En effet, celui-ci vit un drame social et économique qui le plonge dans la précarité. Les regards se détournent de lui, tout le monde s’éloigne, on a peur d’être contaminé. Cet homme en ce moment vit une grande solitude. Nous avons certainement fait l’expérience d’un grand sentiment d’abandon nous aussi à l’occasion d’une grave maladie ou d’une autre situation douloureuse. Que faire lorsque vous êtes exclus ? Vers qui se tourner ? Venir à Jésus, le supplier, tomber à ses pieds. Ce sont ces gestes de confiance et d’humilité que va poser le lépreux. Malgré la difficulté de la situation, cet homme croit en sa guérison. Comme le lépreux, savons-nous continuer à espérer même lorsqu’il n’y plus rien à espérer ? Saint-Paul nous invite à ne jamais nous décourager lorsqu’il dit : « …espérant contre toute espérance… » (Rm 4,18). Pour l’homme malade, rien n’est impossible à Jésus. Le lépreux dira à Jésus : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Son désir est d’être à nouveau réintroduit dans la communauté et cela passe par la guérison physique. Ce serait pour lui une victoire sociale, en effet, il sortirait de la précarité ; une victoire sur la maladie, il retrouverait la santé, mais également une victoire spirituelle sur cette lèpre qui le rend impur. Jésus entend le désir de cet homme et est saisi de compassion ; il voit sa misère. L’attitude de Jésus devant le lépreux, c’est celle de Dieu qui est touché par la souffrance de toute personne. Non, Dieu n’est pas insensible à notre misère ; il se soucie de nous, il vient à notre secours. La lèpre symbolise le mal présent aujourd’hui dans nos vies et dans notre société. C’est ce péché qui défigure l’image de Dieu en nous et dans nos frères. La lèpre d’aujourd’hui c’est, les divisions dans les familles, l’individualisme, l’amour de l’argent au détriment de l’amour pour son prochain, la guerre entre nations, le refus de pardonner, l’égoïsme ; la lèpre aujourd’hui c’est vouloir construire sa vie et le monde sans Dieu. « Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : Je le veux, sois purifié ». Jésus fera un geste accompagné d’une parole. Il commence par toucher avec ses mains celui qui est considéré comme intouchable. A travers ce geste, c’est Dieu qui prend à nouveau possession de celui qui lui appartient. Le mal perd du terrain. Jésus dit seulement une parole et à l’instant même le lépreux est guérit. « Je le veux, sois purifié » est une parole performative ; elle fait ce qu’elle dit. En effet, la parole de Dieu accomplit toujours ce pourquoi elle a été prononcée, nous dit le prophète Isaïe (Is 55,10). Alors « A l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié » . Jésus veut étendre sa main sur nous, il veut nous purifier, il veut nous apprendre à aimer. Jésus impose le silence à l’homme qu’il vient de guérir : « Attention, ne dis rien à personne… ». Il faut prendre le temps d’accueillir et de comprendre le sens de cette guérison, le temps du témoignage viendra. C’est une leçon pour nous qui vivons dans une société qui se précipite pour tout montrer, tout voir, tout entendre. Un manque de recul face aux évènements qui souvent nous induit en erreur sur le vrai sens des choses. L’homme guéri va se mettre à parler. Lui qui était tombé à genoux aux pieds de Jésus pour lui demander la guérison a succombé à la tentation. Il n’a pas obéi, il a manqué de discrétion. Nous sommes malheureusement trop préoccupés uniquement par nos intérêts. Nous ne voulons pas entendre ce que Dieu attend de nous. Parfois Dieu veut se faire discret et rester seul avec nous, mais nous préférons nous agiter. Frères et sœurs, demandons au Seigneur de nous apprendre à aimer sa présence dans le silence. Père Benjamin François-Haugrin Curé de Rivière-Salée et de Régale ■ Lévites 13,1-2.45-46  •\P  Psaume 31  •  1 C\brin\Pthiens 10,31 – 11,\P 1  •  Marc 1, 40-45 6 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 5

Page 6

LITURGIE Le  11  février,  l’Eglise  fait  mém\bire  de  N\btre  Dame  de  L\burdes  et  célèbre  depuis  1992  la J\burnée de prièr\Pe p\bur les malades. P ourquoi le 11 février ? Parce que c’est le 11 février 1858 que la Vierge apparaît pour la première fois à Bernadette Soubirous alors que celle-ci n’avait que 14 ans. En effet, alors qu’elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu’au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes : le jeudi 25 mars, fête de l’Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l’Immaculée Conception'. Les deux premières apparitions se passent en silence. Ce n’est qu’à la troisième apparition, celle du 18 février 1858, que la “Dame” adresse la parole à Bernadette : “Ce que j'ai à vous dire, ce n'est pas nécessaire de le mettre par écrit". Cela veut dire que Marie veut entrer avec Bernadette dans une relation qui est de l'ordre de l'amour, qui se situe au niveau du cœur. Bernadette est d'emblée invitée à ouvrir les profondeurs de son cœur à ce message d'Amour. A la deuxième parole de la Vierge : "Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ?", Bernadette est bouleversée. C'est la première fois qu'on lui dit "vous". Bernadette, se sentant ainsi respectée et aimée, fait l'expérience d'être elle-même une personne. Nous sommes tous dignes aux yeux de Dieu, parce que chacun est aimé par Dieu. Troisième parole de la Vierge : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre". Quand Jésus, dans l'Évangile, nous invite à découvrir le Royaume des cieux, il nous invite à découvrir, dans le monde tel qu'il est, un "autre monde". Là où il y a l'Amour, Dieu est présent. La Vierge Marie transmet à Bernadette la certitude d’une terre promise qui ne pourra être atteinte que par-delà la mort. Le 25 mars 1858, jour de la seizième apparition, Bernadette demande à "la Dame" de dire son nom. "La Dame" lui répond en patois : "Que soy era Immaculada Counceptiou", ce qui veut dire en français "Je suis l'Immaculée Conception". L'Immaculée Conception, c'est "Marie conçue sans péché, grâce aux mérites de la Croix du Christ" (définition du dogme promulgué en 1854). Bernadette se rend aussitôt chez Monsieur le Curé pour lui transmettre le nom de "la Dame". Il comprend que c'est la Mère de Dieu qui apparaît à la Grotte. Plus tard, l'évêque de Tarbes, Mgr Laurence, authentifiera cette révélation. La signature du message -quand la Dame dit son nom- intervient après trois semaines d’apparitions et trois semaines de silence (du 4 au 25 mars). Le 25 mars est le jour de l’Annonciation, de la « conception » de Jésus dans le sein de Marie. La Dame de la Grotte dit sa vocation : elle est la mère de Jésus, tout son être est de concevoir le Fils de Dieu, elle est toute pour lui. Pour cela, elle est immaculée, habitée par Dieu. Le 11 février 2010, le pape Benoit XVI déclarait : “Il est normal que Marie, mère et modèle de l'Église, soit invoquée et vénérée comme « Salus Infirmorum » (NDLR : Salut des malades). Première et parfaite disciple de son fils, elle a toujours fait preuve, en accompagnant le cheminement de l'Église, d'une sollicitude particulière pour qui souffre... En célébrant les apparitions de Lourdes, lieu choisi par Marie pour manifester sa sollicitude maternelle envers les malades, la liturgie re-propose justement le Magnificat... qui n'est pas le cantique de ceux à qui sourit la fortune. Il est le merci de ceux qui connaissent les drames de la vie et mettent leur confiance dans l'œuvre rédemptrice de Dieu... Comme Marie, l'Église porte en elle les drames humains et la consolation divine au long de l'histoire... Acceptée et offerte, partagée sincèrement et gratuitement, la souffrance devient un miracle de l'amour...". Ô Marie, ma tendre mère ! Je me tourne vers toi conscient de ma condition de pécheur. J’implore ta miséricorde et ta tendresse sur les malades qui me sont proches et ceux qui me sont inconnus. Tu connais mon impuissance face à la souffrance de mes amis. Je n’ai que toi. Etends ton manteau virginal sur la foule immense de ceux qui souffrent en leur chair. Accorde ta bienveillance, et qu’une pluie de grâces se déverse sur ce monde malade qui en a tant besoin. Ô Marie, secours des malades, prie pour nous. Amen. Père Christian Catayée ■ Notre- Dame de Lourdes - 11 février  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 6

Page 7

Dans  l’après-midi  du  samedi  13  janvier  dernier,  dans  le  cadre  de  ses  « Samedis de l’ACPM », le m\buvement recevait au C\buvent de Cluny près  de 200 pers\bnnes en c\buple. Si certains d’entre eux étaient déjà mariés,  beauc\bup étaient en cheminement vers le sacrement du mariage, tandis  que d’autres vivaient se m\bment sans \Ppr\bjet défini à ce j\bur. C ette récente rencontre est l’occasion de rappeler que pour bâtir des couples fondés sur le roc, Monseigneur David Macaire a souhaité que des temps de nourriture spirituelle leurs soient proposés. Il a demandé que la préparation au mariage se déroule désormais sur un an, de sorte que ces « Samedis de l’ACPM » fassent partie du cheminement des couples de fiancés en situation de discernement. Le thème proposé, directement inspiré de la démarche d’E CCLESIA ’ M 2020 ! était : « Les devoirs du couple chrétien ». Il s’agissait pour certains d’approfondir et de redécouvrir l’engagement pris, là ou d’autres se projetaient dans les exigences et les richesses du sacrement à venir. Après un accueil en chants et en prière suivi du témoignage d’un couple d’animateurs, les invités ont pu en carrefour partager et se livrer autour d’un questionnaire. Ce temps permettait à chacun de se situer quant à la place réservée ou non à Dieu dans son projet de vie, tout en redécouvrant sa dignité et le projet de bonheur de Dieu pour le couple et la famille. A l’issue de ce temps riche, un espace était laissé aux couples pour un atelier permettant de démasquer les ferments de division, puis ils s’engageaient à s’aider mutuellement par des résolutions scellées dans une prière du cœur. Venait alors le temps de se retrouver en assemblée pour bénéficier de l’enseignement du père Olivier Marie Lucenay sur le thème du jour. Ce dernier, sous l’onction de l’Esprit-Saint, nous faisait réfléchir tout d’abord sur la notion de « devoirs », jusqu’ à nous faire découvrir la délicatesse et le projet de Dieu pour le couple dans ce qu’il ordonne. Nous découvrions ensuite les pièges de l’ennemi afin de les combattre, et surtout la dimension de l’aide mutuelle dans le couple avec l’engagement d’être trésor de grâce l’un pour l’autre. Le devoir majeur du couple chrétien est d’être missionnaire en montrant Jésus au monde. Le père Olivier Marie nous invitait à être des icônes, donnant à voir Dieu et tournant vers Dieu. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique dans son article 1613 dit du couple qu’il est un signe efficace de la présence du Christ, un SACREMENT. Cette belle rencontre était clôturée par un temps de prière charismatique, afin que le Seigneur scelle dans les cœurs ce qu’il avait abondamment donné et restauré durant cette belle après-midi. Les couples recevaient pour finir la bénédiction de l’Eglise pour poursuivre ou rentrer dans la mission et les devoirs. La réussite de ce samedi de grâce se lisait sur les visages et dans la joie qui animait les cœurs, plusieurs couples témoignant de l’importance de ce temps pour inverser des décisions graves déjà prises dans les cœurs. Beaucoup se renseignaient déjà sur la prochaine édition, promettant avec enthousiasme d’être au rendez-vous. Un vif encouragement pour les membres de l’ACPM à poursuivre la mission, émerveillés par la grâce de Dieu qui se déploie dans l’humble disponibilité des serviteurs. Bonne et sainte année 2018 à chacun, A bientôt. Murielle Novarre ■ Les same\bis \be l’ACPM : L’Eglise à la rencontre des couples VIE DU DIOCÈSE Les same\bis \be l’ACPM :Les same\bis \be l’ACPM : L’Eglise à la rencontre des couples ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 7

Page 8

Le dimanche 28 janvier 2018, la par\bisse de Tartane a vibré au s\bn de la c\bnque de lambi l\brs  de la messe célébrée en l’h\bnneur de s\bn saint patr\bn, St Franç\bis de Sales. La cérém\bnie  était présidée par Mgr Macaire, assisté du père Z\bnz\bn, vicaire de la par\bisse.  L es fidèles de Tartane et d’ailleurs sont venus très nombreux participer à la célébration. Dès le début, le ton était donné par la chorale qui entonnait le chant « Entrez ! Dieu est en attente, sa maison est un lieu pour la paix... ». « Soyez patient avec tout le monde, mais surtout avec vous-même » était l'une des devises de François de Sales. Connu comme le Patron des journalistes et des écrivains, il était également celui des sourds-muets. C’est à juste titre que la messe du jour était traduite en langage des signes. En référence à la liturgie de ce 4 e dimanche ordinaire B, l’évêque a rappelé dans son homélie qu'être prophète, c’est ce que nous honorons à travers St François de Sales. Il a précisé que la fonction d’enseigner, d’annoncer, de communiquer est le rôle de tous les communicants (journalistes, prêtres, enseignants, parents…). Celui qui ne dit pas la vérité, ce prophète-là mourra. Sa parole va perdre du sens. François de sales était un génie de la communication des hommes entre eux, mais aussi des hommes avec Dieu. Exilé, il a inventé un moyen de communication pour pouvoir rejoindre son peuple. Son exemple est bénéfique pour nous ; il nous apprend, dans un moment de difficulté de communication, ou même de difficulté de communion, à entrer en relation, à être ingénieux. L’Eglise c’est nous ! Nous sommes ici pour entrer en communion les uns avec les autres et avec Dieu. Cette mission de prophète est la nôtre. Celui qui ne rentre pas en communion, qui ne rassemble pas, divise, détruit la communion des hommes. Celui qui ne travaille pas à cette unité profonde, celui qui ne travaille pas profondément à la communion par la communication, divise. Toute vérité doit être révélée, mais parfois il faut savoir se taire pour révéler les choses au bon moment. Il y a une autre façon de communiquer que St François de Sales nous apprend aujourd’hui : ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur... La fête de St François de Sales est devenue, pour Mgr Macaire, un rendez- vous privilégié avec la presse afin de lui présenter ses vœux, et lui communiquer les principaux événements programmés dans le diocèse pour l’année en cours. C’est ainsi qu’à l’issue de la messe, il informa les journalistes de la poursuite du plan E CCLESIA ’M 2020, de la création, en janvier 2018, de l'Institut Catholique Européen des Amériques (ICEA), de l’organisation d’un grand rassemblement de tous les secteurs paroissiaux à la mi-juin et de la participation du diocèse à la commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage en Martinique (de février à mai). Communiquer demande de s'interroger sur ce que l'on offre de soi aux autres. Dans une parfaite harmonie, paroissiens, mouvements associatifs, commerçants, marins-pêcheurs… ont collaboré pour permettre à tous de passer un bon moment de communion. A chacun de prendre à son compte cette devise de St François de Sales : " Rien par force, tout par amour ". Justine Lordinot ■ La paroisse de Tartane en fêteLa paroisse La paroisse VIE DU DIOCÈSE La messe était vivante et très riche. L’homélie de Mgr Macaire, en lien avec St François de Sales, était actuelle, pertinente et à la portée de tous. Il a parlé de la communication et des communicants. Les enseignants ont leur rôle à jouer auprès des jeunes : les aider à déve- lopper leur esprit critique par rapport à une parole reçue comme vérité ; à prendre le temps d’analyser les informations qui sont à leur disposition sur tous les supports. Cependant, nous devons adapter nos paroles face aux jeunes afin d’éviter certaines conséquences dramatiques. Valentine, Stéphanie et Christine (enseignantes) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 8

Page 9

SEMAINE 1 : Le couple QUESTIONNAIRE DE C\1AREME \b018 Thème du carême : la famille Tobie et Sara Tb 7,15-8,21 Ragouël s’adressa à sa femme Edna : « Va préparer la seconde chambre, ma sœur, et tu y conduiras notre fille. ». Elle s’en alla préparer le lit dans la chambre, comme Ragouël l’avait demandé, y conduisit sa fille et pleura sur elle. Puis, elle essuya ses larmes et lui dit : « Confiance, ma fille ! Que le Seigneur du ciel change ta douleur en joie ! Confiance, ma fille ! ». Puis elle se retira. Quand on eut fini de manger et de boire, on décida d’aller se coucher. On conduisit le jeune homme jusqu’à la chambre, où on le fit entrer. Tobie se souvint alors des paroles de Raphaël ; il sortit de sa besace le foie et le cœur du poisson et les déposa sur le brûle-parfums. L’odeur du poisson repoussa le démon, qui s’enfuit par les airs jusqu’en Égypte. Raphaël s’y rendit, et aussitôt entrava et ligota le démon. Or les parents de Sarra avaient quitté la chambre et fermé la porte. Tobie sortit du lit et dit à Sarra : « Lève-toi, ma sœur. Prions, et demandons à notre Seigneur de nous combler de sa miséricorde et de son salut. » Elle se leva, et ils se mirent à prier et à demander que leur soit accordé le salut. Tobie commença ainsi : « Béni sois-tu, Dieu de nos pères ; béni soit ton nom dans toutes les générations, à jamais. Que les cieux te bénissent et toute ta création, dans tous les siècles. C’est toi qui as fait Adam ; tu lui as fait une aide et un appui : Ève, sa femme. Et de tous deux est né le genre humain. C’est toi qui as dit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit semblable.” Ce n’est donc pas pour une union illégitime que je prends ma sœur que voici, mais dans la vérité de la Loi. Daigne me faire miséricorde, ainsi qu’à elle, et nous mener ensemble à un âge avancé. ». Puis ils dirent d’une seule voix : « Amen ! Amen ! ». Et ils se couchèrent pour la nuit. Quant à Ragouël, il se leva, appela ses serviteurs, et ils s’en allèrent creuser une tombe. « Car, se disait-il, si jamais Tobie était mort, nous serions objet de risée et de blâme. ». Quand ils eurent fini de creuser la tombe, Ragouël rentra chez lui, appela sa femme et lui dit : « Envoie une jeune servante : qu’elle aille voir si Tobie est encore vivant. Et s’il est mort, nous l’enterrerons, sans que personne ne le sache. ». Ils envoyèrent donc la servante, allumèrent pour elle une lampe et lui ouvrirent la porte. Elle entra et les trouva couchés qui dormaient ensemble. La servante sortit pour annoncer que Tobie était vivant et que rien de mal n’était arrivé. Alors Ragouël bénit le Dieu du ciel en s’écriant : « Béni sois-tu, ô Dieu, par toute bénédiction pure ! Béni sois-tu dans tous les siècles ! Béni sois-tu de m’avoir rempli de joie : ce que je redoutais ne s’est pas réalisé, mais tu as agi envers nous selon ta grande miséricorde. Béni sois-tu d’avoir pris en pitié deux enfants uniques ! Accorde-leur, ô Maître, miséricorde et salut ; fais qu’ils arrivent ensemble au terme de leur vie dans l’allégresse et la miséricorde ». Puis Ragouël donna aux serviteurs l’ordre de combler la tombe, avant le point du jour. Il dit à sa femme de cuire des pains en quantité ; lui, il alla choisir deux bœufs et quatre béliers de son troupeau, qu’il fit apprêter. Et on commença les préparatifs. Alors il appela Tobie et lui dit : « J’en fais le serment : Pendant quatorze jours, tu ne bougeras pas d’ici, mais tu resteras chez moi à manger et à boire, et tu rendras la joie à ma fille, qui a tant souffert. Reçois dès aujourd’hui la moitié de mes biens, puis tu retourneras en bonne santé chez ton père. Quant au reste de ma fortune, elle vous reviendra après ma mort et celle de ma femme. Confiance, mon enfant ! Je suis ton père et Edna est ta mère. Nous sommes auprès de toi et de ta sœur, nous le sommes dès maintenant et pour toujours. Confiance, mon enfant ! » Article  ➊  - Le mariage : Toutes les familles sont bénies par le Seigneur. Certaines familles ne reposent pas sur un mariage et doivent y tendre de leur mieux et au plus vite. D’autres familles en situation de fragilité ne peuvent être fondées sur un couple marié ou reposent sur un parent vivant seul. Ces familles doivent d’autant plus implorer le secours de Dieu et compter sur l’aide de l’Eglise pour grandir dans l’amour et accomplir leur devoir. Fondamentalement, la Famille selon le Cœur de Dieu repose sur le mariage : l’union sainte et stable d’un homme et d’une femme, qui vivent ensemble, se soutiennent l’un l’autre et éduquent ensemble leurs enfants. Tel est l’unique principe de bonheur, de stabilité et de sainteté voulu par Dieu. QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 9

Page 10

SEMAINE 2 : la femme et l’homme Article  ➋ - Complémentarité et\c suppléance : Le couple humain repose sur un principe absolu (la complémentarité) et un principe secondaire (la suppléance). L’homme et la femme doivent mettre en œuvre ces deux principes ensemble : - La complémentarité implique que l’homme et la femme ont besoin l’un de l’autre, et que ni l’un ni l’autre ne peut renoncer à son rôle, ni prendre la place de l’autre sans déséquilibre. - La suppléance implique que les parents ont le devoir de suppléer les incapacités de l’autre, si un parent est seul (l’autre étant défaillant, incapable, absent, malade ou décédé) ou si les conjoints s’arrangent autrement par mutuel consentement (en raison de circonstances graves). Article  ➌ - Devoirs du couple chr\cétien : 1. Prier ensemble tous les jours le Notre Père, 2. Prendre chaque mois un temps de partage intime ou d’accompagnement avec un écoutant si nécessaire, 3. Participer chaque année à un mouvement, une retraite ou des rencontres pour couples. 4. Pratiquer une sexualité sans habitudes pornographiques, ouverte à la vie et fondée sur un dialogue régulier. 5. Etre des parents responsables, veiller à la fécondité par les méthodes naturelles de régulation des naissances et proscrire absolument l’avortement. Questions  - Quelle image du couple j’ai reçu dans ma famille ? Quelle image de l’amour conjugal ? - Qu’est-ce que signifie pour moi aimer et être aimé ? - Pour moi, est-ce que les devoirs du couple chrétien sont réalisables ? - Dans le couple, peut-on être égaux tout en étant différents ? Questions à se pos\aer en couple : Quelles sont les forces de votre couple ? Quelles sont ses faiblesses ? Quels sont vos projets ? Quels sont les freins qui vous empêchent d’y parvenir ? Effort de la semaine\a :  Prier pour une famille en particulier QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME C olossiens 3,12-19 Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Article  ➍  - La vocation \béminin\ce et masculine : - Une femme selon le cœur de Dieu fait preuve de maturité spirituelle, affective et humaine. Elle sait louer Dieu et le remercier en toute occasion, ne se plaint pas, se montre forte et reste dans la confiance malgré les difficultés. Ses principales qualités sont l’organisation et l’accueil. - Un homme selon le cœur de Dieu est un homme mature spirituellement, affectivement, socialement et humainement. Il sait prier Dieu pour lui exprimer les besoins de sa famille. Il sait travailler. Il est maître de lui, calme et posé. Ayant dépassé ses égoïsmes, il est prêt à se sacrifier pour son épouse et ses enfants. Article  ➎  - Les rôles respecti\b\cs de l’épouse et de\c l’époux : - Le rôle de l’Epouse est prophétique : elle porte dans son cœur le plan de Dieu pour son couple et toute la famille. Elle s’exprime sans impatience ni amertume et de manière adaptée à chacun. Elle fait confiance à son époux. Porteuse de l’Espérance familiale c’est elle qui accueille la vie et apprend à son époux à le faire. - L’époux a un rôle pastoral. Il est le berger de sa famille. Il écoute les besoins de celle-ci souvent exprimés par son épouse, et il la guide et la protège de son mieux vers les buts choisis en commun. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 10

Page 11

SEMAINE 3 : La vie en Dieu de la famille Article  ➏  - Le ministère de chaq\cue parent : - Le ministère d’une mère de famille chrétienne consiste d’abord à faire participer tous les membres de la famille aux choix qui concernent la vie familiale. Elle est l’animatrice de l’esprit de joie et de confiance. Elle éduque les filles à la maturité sexuelle et affective dans un dialogue serein et profond. Elle dirige la vie domestique et guide tous les membres à une véritable hygiène sanitaire et alimentaire. - Le ministère d’un père de famille chrétienne est de mettre en œuvre les moyens nécessaires au bien de sa famille et de chacun de ses membres. En exerçant, sans faiblesse, son autorité paternelle à l’image de Dieu, il permet à chacun des membres de vaincre les passions qui pourraient les blesser (paresse, jalousies, violences, gourmandises, sensualités, désespoir et orgueil). Il apprend aux garçons la maturité affective et sexuelle. Il enseigne à tous un certain sens de l’économie et de la pauvreté évangélique. Article  ➐  - L’éducation commune \c: 1. Les parents chrétiens veilleront à éduquer les enfants à faire le Bien et à le reconnaître, à rechercher ce qui est Beau et à rendre un culte à la Vérité. 2. Ils proscriront et apprendront à leurs enfants à proscrire absolument ce que Dieu condamne : les modes scandaleuses, les tenues et les maquillages inconvenants et sexy, les musiques et les jeux électroniques obscènes et violents, l’invocation des esprits, la pornographie, la fornication, l’usage des stupéfiants, les paroles malélevées et les commérages, les sorties dans les milieux malpropres, les mensonges. 3. Ils enseigneront les sens du sacré, du partage, de la fête, de la gratuité dans les rapports humains, du pardon, de l’effort et du sacrifice. 4. Ils apprendront, par l’exemple, à leurs enfants à prendre soin des pauvres et des miséreux, à ne pas se moquer des personnes différentes, à accueillir les étrangers, à prendre soin des prêtres, à visiter les malades et les personnes isolées. Questions  - Comment je vis le fait d’être homme, d’être femme ? Est-ce simple ou compliqué ? Pourquoi ? - Quel est mon modèle d’homme, de femme ? A qui je peux m’identifier ? A qui je ne veux pas ressembler ? - Quelle est l’idée que je me fais d’un homme, d’une femme ? - Dans l’article 6, comment comprenez-vous le mot « ministère » pour parler du rôle des parents ? Effort de la semaine\a :  Complimenter, valoriser les qualités d’un proche... Luc 8,40-56 Quand Jésus revint en Galilée, il fut accueilli par la foule, car tous l’attendaient. Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre ; c’était le chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir dans sa maison, parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, qui se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules le pressaient au point de l’étouffer. Or, une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tous ses biens chez les médecins sans que personne n’ait pu la guérir, s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta. Mais Jésus dit : « Qui m’a touché ? ». Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent ». Mais Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai reconnu qu’une force était sortie de moi ». La femme, se voyant découverte, vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix ». Comme il parlait encore, quelqu’un arrive de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille est morte. Ne dérange plus le maître ». Jésus, qui avait entendu, lui déclara : « Ne crains pas. Crois seulement, et elle sera sauvée ». En arrivant à la maison, il ne laissa personne entrer avec lui, sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père de l’enfant et sa mère. Tous la pleuraient en se frappant la poitrine. Mais Jésus dit : « Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte : elle dort. ». Mais on se moquait de lui, sachant qu’elle venait de mourir. Alors il lui saisit la main et dit d’une voix forte : « Mon enfant, éveille-toi ! ». L’esprit lui revint et, à l’instant même, elle se leva. Alors Jésus ordonna de lui donner à manger. Ses parents furent frappés de stupeur ; quant à Jésus, il leur commanda de ne dire à personne ce qui était arrivé. Article  ➑  - Le Dimanche : Dans une famille chrétienne, le Dimanche n’est pas d’abord un jour de repos pour faire ses petites affaires, les travaux d’école, des courses, du ménage ou du sport. Il est le 1er jour de la semaine, un jour saint consacré à honorer Dieu : 1. L’ambiance doit-être au mieux. S’il y a eu des disputes, on doit se réconcilier la veille. La mère de famille veillera à ce que, avec la participation de tous, la maison ait ce jour-là un air de fête, soit nettoyée et décorée simplement ; que des habits propres de fête, réservés au Dimanche, soient préparés pour chaque membre de la famille et qu’un repas soit préparé pour faire plaisir à tous. 2. La messe dominicale doit être la première activité de la famille, elle est la source et le sommet de la vie de la famille. Toute la semaine doit être organisée en fonction de ce moment. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 11

Page 12

SEMAINE 4 : la famille dans le monde QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME Luc 1, 39-45 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Marc 3, 31-35 Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. ». Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? ». Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ». Article  ➓  - La mission \bamilial\ce : 1- La famille, cellule de base de l’Eglise catholique, est elle-même une petite-Eglise. Elle s’ouvre concrètement aux autres chrétiens dans une dimension communautaire en participant à la vie paroissiale, à une PCE, à un mouvement, une communauté ou une association. 2- La famille catholique prend part à la mission, en s’engageant concrètement dans les actions de l’Eglise et en aidant les membres de la famille qui s’engagent. Elle doit toujours porter le souci de témoigner humblement auprès de son voisinage, ses parents et alliés, et ses amis. 3- Les familles catholiques ont un devoir d’entraide envers les autres familles. En particulier les couples chrétiens doivent, dans la mesure de leurs possibilités, aider à la formation des autres couples, surtout les plus jeunes. 4- Il revient en priorité aux familles d’accueillir et de protéger les personnes en situation de fragilité : les enfants, les personnes seules, âgées, malades ou handicapées et, plus généralement, tous ceux qui traversent des moments difficiles. 5- La famille catholique remplit fidèlement son devoir envers Dieu en faisant l’offrande du denier de l’Eglise. Questions Toute famille est appelée à être une église domestique : qu’est-ce que ma famille apporte à l’Eglise, et qu’est-ce que l’Eglise apporte à ma famille ? Comment votre famille prend elle part à la mission ? Comment ma famille vient-elle en aide à d’autres familles ? Est-il si important pour l’Eglise de s’intéresser à la famille ? Comment percevez-vous le regard de l’Eglise sur votre propre famille ? Comment la famille est-elle la première communauté ecclésiale qui me concerne ? 3. Le repas familial est aussi essentiel, la famille le prend rassemblée sans télévision ni téléphone portable, en invitant parfois un pauvre, une personne seule ou un prêtre. 4. L’après-midi, le père de famille proposera des activités de détente pour rassembler l’ensemble de la famille (sieste, promenade, film, visite, rangement, bricolage, sport, gouter…) 5. Il est bon qu’une prière commune conclue cette journée d’action de grâce. Article  ➒  - Dieu est présent t\cous les jours dans \cune \bamille chrétien\cne : 1. Chaque soir la famille se réunit pour un petit temps de prière de quelques minutes qui doit rassembler tous les membres et leur donner la parole devant Dieu. Cette prière comporte 3 parties « Pardon » (où l’on présente les fautes au Seigneur et aux autres membres) , « Merci » (pour les grâces reçues) et « s’il te plait » (pour demander des grâces les uns pour les autres ou pour d’autres). La prière se termine par le « Je vous salue Marie » et le « Notre Père ». 2. Les repas de famille se prennent en commun. Ils commencent et se terminent par la prière. 3. Le père de famille doit conduire régulièrement sa famille à la confession où il se rendra en premier pour donner l’exemple. 4. Les parents sont les premiers catéchistes de leurs enfants. Ils doivent régulièrement partager la Parole de Dieu ou un enseignement avec eux. Notamment, ils se préoccuperont de l’éveil de leur vocation et de discerner ce que Dieu attend d’eux. 5. Le père de Famille veillera à réserver sur le budget de quoi organiser un temps de vacances ou de détente en commun, ainsi que de quoi faire des dons pour l’Eglise et pour les nécessiteux. Questions  - Comment sanctifiez-vous le jour du Seigneur ? Quels sont les points des articles 8 et 9 : importants pour moi ? difficiles à mettre en pratique ? et pourquoi ? Effort de la semaine\a :  S’engager à vivre un dimanche selon l’esprit de l’article 8 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 12

Page 13

Dimanche 21 janvier, le centre  Eaux Jaillissantes  a vécu un temps imp\brtant : une fête  réunissant t\bus les bénév\bles qui œuvrent fidèlement p\bur la b\bnne marche du Centre. L a grande salle Jean-Paul II était remplie. Tous s’étaient beaucoup donnés pour la réussite de ce grand moment. Pour la messe, père J. Remy, Supérieur des Spiritains de Martinique, s’était spécialement déplacé. Il s’est cordialement présenté lui-même en début de messe ; il venait apporter tout son soutien à la pleine réussite de cette œuvre, tant en Martinique qu’auprès de la Congrégation du Saint-Esprit. Il concélébrait avec père Spiritain, J-M Yang-Ting, Qu’est-ce que le centre Eaux  Jaillissantes ? Centre d’Ecoute, de Compassion et de Prière, 20 ans d’existence, 32.000 entretiens, plus de 130 bénévoles, dont une bonne trentaine d’écoutants… Un chemin de vérité et de bonheur, un lieu pour aider à rencontrer Jésus vivant, un lieu où on peut changer de point de vue devant les difficultés de la vie, et être plus heureux et plus fort même lorsqu’elles demeurent, bref une fontaine jaillissante de Vie offerte à tous. « Le bénévole EJ. », c’est celui ou celle qui, avec l’aide de Jésus, désire vivre ici la prière, l’amour fraternel, l’accueil et le service des frères et sœurs dans la peine, et se former afin de devenir « Famille Eaux Jaillissantes ». Et ce jour-là, lors de la célébration, chacun a voulu redire solennellement son engagement, et recevoir sa bénédiction. Du groupe des bénévoles se dégage une équipe : le « Foyer Jean-Paul II », destiné, après plusieurs mois de préparation, à habiter sur place. Ce dimanche, ils s’engagent justement pour prier ensemble, apprendre à vivre ensemble, mais aussi «à être Foyer d’Amour» pour tous les autres bénévoles et tous les visiteurs du Centre. « La Cellule charismatique EJ. » Lors de sa visite pastorale au Centre en février dernier, Mgr Macaire avait conseillé la mise en place d’une Cellule charismatique, gardienne du « charisme Eaux Jaillissantes » : A la suite de Jean-Paul II, le pape François a invité chaque chrétien à renouveler sa rencontre personnelle avec Jésus. Le «charisme EJ» est justement de favoriser cette rencontre de Dieu, cette expérience de Dieu en Jésus ressuscité, par un triple chemin : a) une Ecoute centrée sur la personne, b) une Evangélisation personnalisée au moyen du « Triangle Eaux Jaillissantes », c) une Prière en binôme de guérison et délivrance. Il faut y ajouter l’Accompagnement de ces nouveaux « disciples de Jésus », et aussi la chance donnée aux jeunes de l’« Espace Jeunes » de faire cette expérience de Dieu. L’autre moment important de la messe a donc été l’annonce de la fondation de cette « Cellule charismatique », présentée par P. Yang-Ting dans l’homélie. Tous les bénévoles ont prononcé avec joie leur engagement solennel dans la « Famille Eaux Jaillissantes ». Et à la fin de la messe, sous les applaudissements, père Rémy a redit des paroles très fortes, rappelant qu’il était journellement lui-même confronté à la souffrance morale et spirituelle des Martiniquais, adultes et jeunes, dans ses 2 paroisses. Le repas festif qui suivait avait une atmosphère vivante et détendue, chantante et bourdonnante : « On s’est senti en famille ». Moment de très grande joie ! L’Equipe Communication ■ Eaux jaillissantes G rande fête des bénévoles VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 13

Page 14

Quelques causes pro\c\bondes  de l’esclavage A ujourd’hui comme hier, à la racine de l’esclavage, il y a une conception de la personne humaine qui admet la possibilité de la traiter comme un objet. Quand le péché corrompt le cœur de l’homme, et l’éloigne de son Créateur et de ses semblables, ces derniers ne sont plus perçus comme des êtres d’égale dignité, comme frères et sœurs en humanité, mais sont vus comme des objets. La personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, par la force, par la tromperie ou encore par la contrainte physique ou psychologique, est privée de sa liberté, commercialisée, réduite à être la propriété de quelqu’un, elle est traitée comme un moyen et non comme une fin. À côté de cette cause ontologique – refus de l’humanité dans l’autre –, d’autres causes concourent à expliquer les formes contemporaines d’esclavage. Parmi elles, je pense surtout à la pauvreté, au sous-développement et à l’exclusion, spécialement quand ils se combinent avec le manque d’accès à l’éducation ou avec une réalité caractérisée par de faibles, sinon inexistantes, opportunités de travail. Fréquemment, les victimes de trafic et de d’asservissement sont des personnes qui ont cherché une manière de sortir d’une condition de pauvreté extrême, en croyant souvent à de fausses promesses de travail, et qui au contraire sont tombées entre les mains de réseaux criminels qui gèrent le trafic d’êtres humains. Ces réseaux utilisent habilement les technologies informatiques modernes pour appâter des jeunes, et des très jeunes, partout dans le monde. De même, la corruption de ceux qui sont prêts à tout pour s’enrichir doit être comptée parmi les causes de l’esclavage. En effet, l’asservissement et le trafic des personnes humaines requièrent une complicité qui souvent passe par la corruption des intermédiaires, de certains membres des forces de l’ordre ou d’autres acteurs de l’État ou de diverses institutions, civiles et militaires. « Cela arrive quand au centre d’un système économique se trouve le dieu argent et non l’homme, la personne humaine. Oui, au centre de tout système social ou économique doit se trouver la personne, image de Dieu, créée pour être le dominateur de l’univers. Quand la personne est déplacée et qu’arrive le dieu argent se produit ce renversement des valeurs ». D’autres causes de l’esclavage sont les conflits armés, les violences, la criminalité et le terrorisme. De nombreuses personnes sont enlevées pour être vendues, ou enrôlées comme combattantes, ou bien exploitées sexuellement, tandis que d’autres sont contraintes à émigrer, laissant tout ce qu’elles possèdent : terre, maison, propriétés, ainsi que les membres de la famille. Ces dernières sont poussées à chercher une alternative à ces conditions terribles, même au risque de leur dignité et de leur survie, en risquant d’entrer ainsi dans ce cercle vicieux qui en fait une proie de la misère, de la corruption et de leurs pernicieuses conséquences. (à suivre) (Extrait Message du pape François pour la Journée mondiale de la Paix du 1/01/15) ■ Non plus esclaves, mais frères – Pape François (suite) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 14

Page 15

«M ardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s'enveloppa d'un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers» (Livre d'Esther 4,1). Le sac et la cendre sont liés à des coutumes anciennes d'expiation et de pénitence. L'imposition de cendre au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. À l'origine, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient "le sac et la cendre" pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration dans la communauté chrétienne. Aujourd'hui, il n'y a plus de semblables pénitences. Pour l’entrée en Carême, le mercredi des cendres, les fidèles se rendent à l'église, où le prêtre leur fait une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (3,19) : Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris. « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Cette cérémonie fut instituée par Grégoire I er. Ce geste marque ainsi le début d'une démarche de conversion, de retournement et d'effort sur soi pour se tourner vers le Seigneur (c'est le sens du mot pénitence). Si la cendre évoque la faiblesse de l'homme (cf. Genèse 3, 19 - "Souviens-toi que tu es poussière..."), elle évoque aussi son péché, sa fragilité (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l'imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15). Se couvrir de cendre, c'est donc réaliser une sorte de confession publique mimée. Par le langage de cette matière sans vie qui retourne en poussière, l'homme se reconnaît pécheur et fragile. A celui qui avoue ainsi son néant, se fait entendre la promesse du Messie qui vient triompher du péché et de la mort, « consoler les affligés et leur donner, au lieu de cendre, un diadème ». Aller recevoir les cendre en procession souligne d’ailleurs que ce n’est pas une démarche personnelle, mais communautaire : c’est en peuple que nous marchons à la suite du Crucifié. Néanmoins, il ne s’agit pas de nous culpabiliser, mais « de recevoir la possibilité de repartir, à nouveau, à la suite du Christ ». L’imposition des cendres sur le front est donc une bénédiction. Par elle, l’Esprit dessille notre œil intérieur qui est, selon le Christ, la lampe du corps (Mt 6, 22). Forts de son regard, nous distinguons derrière les apparences séduisantes des vanités humaines, le “monde de la poussière”, et revenons par conséquent de tout notre cœur vers ce royaume qui ne passe pas, et est déjà présent au milieu de nous ». A vous de juger, frères et sœurs, si vous voulez franchir le pas en entrant dans le temps de carême, comme des pénitents, en communion avec toute l’Eglise, pour marcher fermement vers Pâques. Source : https://www.la-croix.com/ ■ La cendre est s\buvent ass\bciée à la p\bussière, et symb\blise à la f\bis le péché et la fragilité de  l'h\bmme.  Dans  l’Antiquité,  se  c\buvrir  de  cendres  est  signe  de  deuil  et  de  pénitence.  Ce  rite  a  été  c\bnservé  par  les  premiers  chrétiens  :  l’évêque  répandait  de  la  cendre  sur  les  fidèles.  Chaque fidèle se marquait au fr\bnt d’une tache de cendres, p\bur m\bntrer que l’h\bmme n’est  que p\bussière. A l’ép\bque, ce j\bur était celui \bù se faisaient les pénitences publiques : les pénitents se présentaient la tête c\buverte de cendres en signe d'afflic\Pti\bn. ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Est-ce obligatoire de recevoir les Cendres ? ? Question ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 15

Page 16

L ’Eglise a été instituée par le Christ comme « Sacrement universel du salut » (Lumem Gentium). Dans la perspective de sa triple fonction missionnaire (enseigner, gouverner et sanctifier), sous l’impulsion du Saint Esprit, elle ne cesse de réaliser l’œuvre salvifique du Christ dans l’histoire des hommes. Cependant, dans la problématique de savoir : « Dieu guérit-il encore les malades ? », il sied de souligner au prime abord ce qu’on entend par la maladie : en effet, généralement, nous avons plusieurs formes de maladies (physique, psychologique ou morale et spirituelle). Dans le langage biblique, toute maladie est définie comme conséquence du péché. Voilà pourquoi Jésus pour guérir souvent, utilisait l’expression : « tes péchés sont pardonnés » pour signifier la cause ou l’origine du mal. Sans exclure l’intelligence scientifique comme don de Dieu, l’amour de Dieu pour l’humanité ne s’éteint jamais. Toute forme de guérison spirituelle ou scientifique (la médecine), est une preuve de la manifestation de l’amour de Dieu. Bien que le paradoxe de certaines spiritualités qui cherchent à s’identifier dans la dynamique de la guérison, il est important de comprendre que l’homme est d’abord l’œuvre et l’image de Dieu. Voila pourquoi le souci de sauver l’homme n’a jamais quitté la mémoire de Dieu. Au second lieu, il faut noter que la guérison est aussi le fruit de la foi. Ici la foi se définit comme à la fois la confiance, l’espérance, la patience et la persévérance. Car Dieu n’agit pas de façon magico-spirituelle, « aussitôt dit aussitôt fait ». Dans la pédagogie de Dieu, il faut savoir faire l’expérience de l’espérance, la patience et de la persévérance. C’est une dynamique du déjà là mais pas encore. Comme disait Saint Augustin « Croire pour comprendre et comprendre pour croire. », je dirai, « croire pour être guéri et être pour témoigner ». Car Dieu est toujours omniprésent dans notre histoire et son Esprit est à l’œuvre, les miracles sont visibles et les témoignages sont divers. Que Dieu vous bénisse ! Père Harnack Bokombe ■ Dieu guérit-il encore les malades ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 16

Page 17

Dimanche 18 février prochain à 15h30, en la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France, Mgr David Macaire, Evêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, présidera la célébration de l’appel décisif et inscription du nom des catéchumènes de Martinique. Cette célébration unique au cours de l’année a lieu dans chaque diocèse du m\ onde entier le premier dimanche de Carême. Plus d’une cinquantaine d’adultes, se préparent en effet au baptême dans notre diocèse. Faisons ce chemin vers Pâques avec les catéchumènes en venant nombreux entourer ces nouveaux chrétiens ! Accompagnons-les et portons-les dans nos prières tout au long du carême !\ Catéchuménat M onique Honorat Bhiki est née le 22 décembre 1943 à Trois-Rivières (Guadeloupe). Le 5 décembre 1966, dans sa 23ème année, Monique arrive à la Martinique et entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres (Fort-de-France) pour répondre à l’amour de Dieu qui s’est révélé à elle, pour Le servir dans les pauvres selon le charisme de cette Congrégation. Le 28 août 1967, elle reçoit le Saint Habit et est appelée désormais Sr Monique-Lucie. Elle prononce ses premiers Vœux le 28 août 1969, et ses vœux définitifs le 28 août 1974, à la chapelle de la Maison Provinciale. Elle exercera la fonction de Directrice et de Supérieure Locale dans diverses maisons en Guyane et en Martinique. En 2015, notre sœur retournera dan s sa Guadeloupe natale à la communauté de Bouillon, à Basse-Terre, afin de rendre de menus services. A l’aube du samedi 20 janvier 2018, de manière subite et imprévue, notre Seigneur l’a rappelée à Lui. Entre les mains du Seigneur, nous te remettons. Puisse ton âme reposer en paix ! Merci, ma sœur, pour ce que tu es pour nous, et ce que tu es pour Dieu. Seigneur en ta demeure, toute paix, toute joie ! ■ S éraphine Lisette Crosnier de Lassichere voit le jour le 12 décembre 1925, au Diamant (Martinique). A 23 ans, le 9 mars 1948, elle entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres. Le 16 juillet 1952, c’est la Prise d’Habit pour Séraphine Lisette, qui deviendra, Sr Séraphine de Marie. Elle est alors envoyée au chevet des patients dans divers Hôpitaux et Hospices en Martinique et en Guadeloupe. En août 2006, elle rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle assurera le service communautaire jusqu’en 2015. Le Samedi 20 décembre 2018, la Très Sainte Vierge Marie vient lui rendre visite au petit matin pour la conduire à son Fils. Sereine et paisible elle est partie. Chère sœur Séraphine, ta serviabilité et ton sourire étaient édifiants. Merci pour ton endurance dans la maladie, pour ta force et ta patience dans l’épreuve. Merci, pour ton exemple, merci pour tes services rendus. Notre Seigneur, lui-même, est ta récompense et ta joie ! Que ton âme repose en Paix, et que la lumière de Dieu illumine ton regard ! ■ COMMUNIQUÉ Sœur Monique- Lucie Bhiki 22 décembre 1943 – 20 janvie\Sr 2018 Sœur Séraphine de Marie Crosnier de Lassichère 12 septembre 1925 – 20 janvie\Sr 2018 VERS LA VIE « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! » ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 17

Page 18

Les religieuses Dominicaines missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande fêtent cette année le Jubilé de leur Congrégation. 150 ans de présence au Morne-Rouge, au pied de Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique. Les festivités de ce Jubilé débuteront les 24 et 25 février 2018, et se poursuivront durant toute l’année jusqu’en février 2019, par des temps forts de prière, d’accueil, d’action de grâce, de jubilation. Cela dans tous les lieux d’implantation de la Congrégation : Caraïbes – Europe – Moyen Orient – Madagascar. Rendez-vous au Morne-Rouge. Samedi 24 février 2018, de 20h à 22h : Veillée de prière, Dimanche 25 février 2018 : - Rosaire méditée à la chapelle des soeurs - Conférence d’historiens - Début d’après-midi : Eucharistie D’autres dates à retenir : • Avril-Mai 2018 : Porte ouverte dans les communautés du François, Redoute et Morne Rouge • 6 juillet 2018 : Pèlerinage sur les pas de Laure Sabès • 20 Octobre 2018 : Comédie musicale au Millénium Morne-Rouge • 8 Décembre 2018 : Fête des Ecoles Privées Dominicaines (Redoute – Morne-Rouge)\ Février 2019 : Translation des Reliques de Laure Sabes (Sœur Marie de la Providence) Fondatrice de la Congrégation des sœurs de la Délivrande. Clôture des Festivités. COMMUNIQUÉS Agenda de l’Archevêque Dimanche 11 février : Dimanche de la Santé • 17h30 : Vêpres solennelles à Emmaüs Lundi 12 février : • Messe pour les serviteurs de la session d’évangélisation au Palais des sports du Lamentin • Conseil épiscopal Mercredi 14 février : Mercredi des Cendres • 9h30 : Messe des Cendres au Monastère Sainte-Marie des Anges • Dans l’après-midi : Session d’évangélisation au Millenium du Morne-Rouge Jeudi 15 février : • Rencontre avec Sr Nathalie Becquart, Directrice du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations (SNEJV) Samedi 17 – dimanche 18 février : • Week-end de préparation au mariage avec l’ACPM Dimanche 18 février : • Messe avec l’ACPM et les couples en préparation au mariage • 15h30 : Appel décisif à la Cathédrale Saint-Louis suivi des Vêpres solennelles Lundi 19 février : • Rencontre avec une trentaine de jeunes Polonais • Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques Mardi 20 février : • Assemblée des Modérateurs Mercredi 21 février • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Trinité • Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 22 février : • Conseil d’Administration de l’ICEA Samedi 24 février : • Intervention à la « Matinée de la Foi » du Couvent de Cluny • Visite au Salon du mariage • 20h : Veillée de prière avec les Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande pour l’ouverture de leur Jubilé : 150 ans (église du Morne-Rouge) Dimanche 25 février : • 9h30 : Messe à la chapelle de Desaix • 14h30 : Messe d’ouverture du Jubilé des Dominicaines (église du Morne-Rouge) • Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 18

Page 19

ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \PMARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Ré\Pvérend Père Pinch\bnBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\P Téléph\bne : 06 96 3\P10 333 - E-mail : mi\Pchel.p\buch@wanad\b\b.fr \bui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. \bui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\S domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\PNIQUE a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE BIME NSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017 Préparons 2017 ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIME NSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,0015 janvier 201 7 E glise en MARTINIQUE N° 540REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017 Marchons dans la lumière ! Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !Préparons 2017 ! MMMMMMMMMMMarchons dans la lumière ! Marchons dans la lumière ! M Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! Une malencontreuse erreur s'est glissée dans l'orthographe du nom de Mme Simone Veil (ex Ministre de la Santé) dans la rubrique "Mot de l'évêque" du n° 558 du 28 j\ anvier 2018). Merci de votre compréhension. La rédaction 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. : ERRATUM ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 19

Page 20

L ’Eglise en Martinique est fière d’accompagner les 51 catéchumènes qui seront baptisés et confirmés dans les paroisses de notre diocèse… Avec eux, c’est toute la famille catholique qui entre en Carême et avance vers le renouvellement de son baptême dans la mort et la résurrection du Christ ! Grâce à eux, chaque fils et fille de Dieu se tourne vers la lumière du Christ, avec une ardeur plus belle. Pour eux, les paroisses et les communautés se laissent à nouveau convertir et appeler… Merci et bonne route à nos catéchumènes ! Mgr David Macaire

Numéros précédents