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E g lise
en MARTINIQUE
L’ E glise entre en carême…
N° 559
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
11 février 2018
Questionnaire de carême détachable
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EDITORIAL
C
’est la 26 e Journée mondiale des malades et l’Eglise
fête Notre-Dame de Lourdes. C’est à “Marie, Mère
de tendresse” que le pape François confie les malades
et les soignants dans son message intitulé « Voici ton fils…
Voici ta mère ».
Aujourd’hui encore, le Christ nous fait comprendre que
personne n’est exclu devant Dieu. Tout homme a droit à son
amour… un amour qui rend la liberté à ceux qui entrent en
communion avec lui. Soyons également conscients, en cette
Journée mondiale des malades, qu’être en contact avec ceux
qui souffrent est essentiel à notre engagement chrétien.
L’Eglise entre en carême ! Le mercredi des Cendres marque
officiellement le début de ce temps qui nous prépare à la
célébration du mystère pascal. Est-ce obligatoire de recevoir
les cendres ? Dieu guérit-il encore les malades ? Ce sont les
questions qui sont posées dans la rubrique « An tchè Légliz-\
la ».
Les éléments de réponse qui nous sont proposés devraient
éclairer notre jugement.
Profitons de ce temps de carême qui est proche pour vivre
une démarche spirituelle qui nous permettra de nous tourner
davantage vers Dieu, d’accueillir sa Parole et surtout… de vivre
de sa Parole. Pour nous y aider, le questionnaire élaboré par
notre diocèse pour ce carême 2018 est disponible dans cette
édition, pour les quatre semaines. Le thème est « La famille »\
,
1
er chantier du plan pastoral E CCLESIA ’M 2020 !
« Outrance contre tempérance », tel est le titre de l’édito
de Mgr Macaire dans lequel il nous met en garde contre
la démesure, les débordements, les excès de tout ordre qui
gangrènent la vie en société. La tempérance est donc de mise\
…
En ce dimanche avant le Carême, nous pouvons nous approprier
cette prière du lépreux qui attend tout de Dieu : « Si tu le ve\
ux,
tu peux me purifier… ». Cet acte de foi doit nous interpeller.
Dans nos moments de détresse, jetons-nous, nous aussi, au
pied de Jésus, car « Tout est possible à celui qui croit » (Marc
9.23). Nos « impossibilités » et celles des malades pour qui nous
prions, peuvent devenir possibles.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• Outrance contre tempérance
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• Parole \bominicale
• Notre-Dame \be Lour\bes - 11 février
• Est-ce obligatoire \be recevoir les Cen\bres ?
• Dieu guérit-il e\mncore les mala\bes ?
• Soeur Monique-L\mucie Bhiki
• Soeur Séraphine \be Marie Crosnier \be Lassichère
• Les same\bis \be l’ACPM :
L’Eglise à la rencontre \bes couples
• La paroisse \be Tartane en fête
• Questionnaire \be carême 2018 Thème \bu carême : la famille
• Eaux jaillissantes gran\be fête \bes bénévoles
• 170 ans \be l'abolitio\mn \be l'esclavage : Non plus esclaves, mais frères (suite)
• Extrait \bu Message \bu pape François pour
la 26
e Journée mon\biale \bu Mala\be 2018
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MÉDIAS 19
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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VERS LA VIE AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA
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E
lle est vicieuse. Elle est
partout… et "malélevée", en
plus ! Elle : c’est l’outrance !
Jadis bannie par nos aïeux, manzèl
s’invite désormais tout’koté (à moins
que ce soit nous qui l’invitions) :
dans les émissions de TV d’abord,
sur la place publique entre les
responsables, puis à l’école, entre
élèves, avec les adultes et entre eux,
dans les couples et les familles, entre
inconnus, entre amoureux et entre
ennemis, au travail, dans la rue et
même dans l’Eglise ; elle est là chez
elle. Elle gère désormais les rapports
sociaux, elle parle, commande et
règne dans notre peuple… et le
détruit de l’intérieur !
L’outrance, c’est la démesure,
lègzajérasion. Avec son copain « le
toupet », elle pollue nos relations.
On ne comprend plus les propos
modérés, les tenues discrètes
ou les bonnes manières. Que
ce soit le manger, le boire, la
discussion, le conflit, l’habillement,
les distractions, la publicité, la
politique, la communication, l’art et
même l’amour, on fait tout dans la
surenchère et la provocation, jusqu’à
la saturation, la vulgarité et jusqu’à
l’écœurement. Tcha !
La culture de l’outrance se décline
quotidiennement. Plus on est violent
et vulgaire, plus grand sera le petit
succès. Sur les réseaux sociaux
comme sur les grands médias, chacun
pousse son « coup-de-gueule »,
courageusement séré derrière
un pseudonyme. Désormais, on
invective nommément son prochain
devant la terre entière, sans craindre
d’être reconnu. « Si nou tépé wè
moun tala, chantait Dédé Saint-Prix,
pèsonn pa téké jouré ! » Honte aux
baptisés qui participent à ce genre
de choses.
L’outrance était soi-disant la
culture exclusive des festivités
burlesques du Carnaval. Soupape
antistress, régulateur social et grand
défoulement collectif d’avant-
carême, durant lequel les excès
étaient censés être tolérés afin de
mieux maîtriser ensuite, pendant
l’année, les affects, les envies, les
violences, les moqueries, les colères,
les jalousies, les impudicités, les
pulsions et les frustrations. Mais
puisque les vidés s’étendent
désormais depuis les chanté Nwel,
jusqu’à « allo-ouinn » en passant
par les soirées des vacances,
les mouvements sociaux et les
rendez-vous culturels comme le
touw-dé-yols… (pa menm palé de
« mercurybich » !), les jours gras ont-
ils un sens ? ! Toujours et partout,
on proscrit la vertu, justifie l’excès,
légitime la fanfaronnade dans des
bacchanales orgiaques et obscènes
du tout-est-permis !… L’outrance,
comme drogue collective : ce n’est
pas bon signe !
A l’exemple de Jésus qui donna
600 litres de bon vin à des gens qui
avaient déjà trop bu, les chrétiens
peuvent aussi pratiquer la démesure.
Mais dans un seul domaine :
l’Amour de Dieu et du prochain !
« La mesure de l’Amour, c’est d’aimer
sans mesure » disait saint Augustin
qui s’y connaissait en excès avant
sa conversion. L’amour sans limite
devient pardon, sacrifice, gestes de
solidarité, actes de charité, don et
humilité, justice et paix, tendresse et
fidélité jusqu’à la mort, …jusqu’à la
croix ! Ici, l’outrance ne détruit pas
l’humanité, mais la sublime.
Pour tout le reste, l’Eglise n’oublie
pas l’expérience de Qohelet : « J'ai
décidé en moi-même de livrer mon
corps à la boisson, de m'attacher
à la folie pour voir. J'ai fait grand.
Je n'ai rien refusé à mes yeux de ce
qu'ils désiraient, je n'ai privé mon
cœur d'aucune jouissance. Alors
je réfléchis à tout cela et je vis : Eh
bien, tout est vanité et poursuite
de vent ! » (Ecclésiaste 2,3-11).
Les anciens savaient, eux, que
« tout n’est pas profitable » et que le
bonheur des humains nécessite une
réelle maîtrise de leurs désirs, sous
peine de mort et d’autodestruction
individuelle et collective ! Face à
l’outrance, une vertu permet de
doser notre relation au monde et
aux choses : la tempérance. Chemin
de liberté vers la vraie joie que nous
recherchons activement en carême.
Elle nous sauvera !
Alors, Matnik, un seul conseil pour
aujourd’hui : Kalmé Kô’w !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
Outrance contre tempérance
MOT DE L’ÉVÊQUE
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C
hers frères et sœurs,
Le service de l’Église envers les
malades et ceux qui s’occupent
d’eux doit se poursuivre avec une vigueur
toujours nouvelle, dans la fidélité au
mandat du Seigneur et en suivant l’exemple
très éloquent de son Fondateur et Maître.
Cette année, le thème de la Journée du
malade nous est fourni par les paroles que
Jésus, élevé sur la croix, adresse à Marie,
sa mère, et à Jean : « Voici ton fils ... Voici
ta mère. Dès cette heure-là, le disciple
l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27).
Ces paroles du Seigneur éclairent
profondément le mystère de la Croix.
Celle-ci ne représente pas une tragédie
sans espérance, mais elle est le lieu
où Jésus manifeste sa gloire et laisse
ses dernières volontés d’amour, qui
deviennent les règles constitutives de la
communauté chrétienne et de la vie de
chaque disciple. Avant tout, les paroles
de Jésus donnent son origine à la vocation
maternelle de Marie à l’égard de l’humanité
tout entière. Elle sera, en particulier, la
mère des disciples de son Fils et prendra
soin d’eux et de leur cheminement. La
douleur indicible de la croix transperce
l’âme de Marie, mais ne la paralyse pas.
Au contraire, comme Mère du Seigneur,
un nouveau chemin de don commence
pour elle. Sur la croix, Jésus se préoccupe
de l’Église et de l’humanité tout entière et
Marie est appelée à partager cette même
préoccupation. (…). Comme Marie, les
disciples sont appelés à prendre soin les
uns des autres, mais pas seulement. Ils
savent que le cœur de Jésus est ouvert
à tous, sans exclusions. L’Évangile du
Royaume doit être annoncé à tous, et la
charité des chrétiens doit s’adresser à tous
ceux qui sont dans le besoin, simplement
parce que ces personnes sont des enfants
de Dieu.
Cette vocation maternelle de l’Église envers
les personnes dans le besoin et les malades
s’est concrétisée par une très riche série
d’initiatives en faveur des malades. Cette
histoire de dévouement ne doit pas être
oubliée. Elle se poursuit aujourd’hui
encore dans le monde entier. Dans les pays
où il existe des systèmes de santé publique
suffisants, le travail des congrégations
catholiques, des diocèses et de leurs
hôpitaux, non seulement fournit des
soins médicaux de qualité, mais cherche
à mettre la personne humaine au centre du
processus thérapeutique et accomplit une
recherche scientifique dans le respect de
la vie et des valeurs morales chrétiennes.
Dans les pays où les systèmes de santé
sont insuffisants ou inexistants, l’Église
travaille pour offrir le plus possible aux
gens en matière de soins et de santé, pour
éliminer la mortalité infantile et éradiquer
certaines maladies très répandues. Partout,
elle essaie de soigner, même lorsqu’elle
n’est pas en mesure de guérir. L’image de
l’Église comme « hôpital de campagne »,
accueillante pour tous les blessés de
la vie, est une réalité très concrète, car
dans certaines parties du monde, seuls
les hôpitaux des missionnaires et des
diocèses fournissent les soins nécessaires
à la population. (…).
Jésus a laissé en don à l’Église sa puissance
de guérison : « Et voici les signes qui
accompagneront ceux qui auront cru :
[...] ils imposeront les mains aux infirmes
et ceux-ci seront guéris. Au don de Jésus
correspond la tâche de l’Église qui sait
qu’elle doit porter sur les malades le regard
même de son Seigneur, un regard rempli de
tendresse et de compassion. La pastorale de
la santé reste et restera toujours une tâche
nécessaire et essentielle à vivre avec un
élan nouveau, à partir des communautés
paroissiales jusqu’aux centres de soin les plus performants. Nous ne pouvons pas
oublier ici la tendresse et la persévérance
avec lesquelles de nombreuses familles
accompagnent leurs enfants, leurs parents
et d’autres membres de leur famille, qui
souffrent de maladies chroniques ou
sont porteurs de graves handicaps. Les
soins qui sont apportés en famille sont un
témoignage extraordinaire d’amour de la
personne humaine et doivent être soutenus
avec une reconnaissance adéquate et des
politiques appropriées. Ainsi, les médecins
et les infirmiers, les prêtres, les personnes
consacrées et les volontaires, les membres
de la famille et tous ceux qui s’engagent
dans le soin des malades, participent à
cette mission ecclésiale. (…).
C’est à Marie, Mère de la tendresse, que
nous voulons confier tous les malades
dans leur corps et leur esprit, afin qu’elle
les soutienne dans l’espérance. Nous
lui demandons de nous aider à être
accueillants envers nos frères malades.
L’Église sait qu’elle a besoin d’une grâce
spéciale pour pouvoir être à la hauteur
de son service évangélique du soin
des malades. Par conséquent, que la
prière adressée à la Mère du Seigneur
nous trouve tous unis en une supplique
insistante, pour que chaque membre de
l’Église vive avec amour sa vocation au
service de la vie et de la santé. Que la Vierge
Marie intercède pour cette 26 ème Journée
mondiale du malade ; qu’elle aide les
personnes malades à vivre leur souffrance
en communion avec le Seigneur Jésus
et qu’elle soutienne ceux qui s’occupent
d’eux. À tous, malades, agents du monde
de la santé et volontaires, j’accorde de tout
cœur la Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 26 novembre 2017
Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi
de l’univers
François ■
EGLISE UNIVERSELLE\m
Extrait \bu Message \bu pape François pour
la 26
e
Journée mondiale du Malade 2018
Mater Ecclesiae : «Voici ton fils ... Voici ta mère.
Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27)
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Dimanche 11 février \b018
la P arole Dominicale
U
n lépreux vient auprès de Jésus,
« il le supplia et tombe à ses
genoux, il lui dit : « Si tu le veux,
tu peux me purifier. »
A l’époque de Jésus, la lèpre est une
maladie presqu’incurable. Le lépreux
fait l’expérience de sa fragilité au niveau
de sa santé, mais pas seulement. En
effet, celui-ci vit un drame social et
économique qui le plonge dans la
précarité. Les regards se détournent
de lui, tout le monde s’éloigne, on a
peur d’être contaminé. Cet homme en
ce moment vit une grande solitude.
Nous avons certainement fait
l’expérience d’un grand sentiment
d’abandon nous aussi à l’occasion d’une
grave maladie ou d’une autre situation
douloureuse. Que faire lorsque vous
êtes exclus ? Vers qui se tourner ?
Venir à Jésus, le supplier, tomber à ses
pieds. Ce sont ces gestes de confiance
et d’humilité que va poser le lépreux.
Malgré la difficulté de la situation, cet
homme croit en sa guérison.
Comme le lépreux, savons-nous
continuer à espérer même lorsqu’il n’y
plus rien à espérer ? Saint-Paul nous
invite à ne jamais nous décourager
lorsqu’il dit : « …espérant contre
toute espérance… » (Rm 4,18). Pour
l’homme malade, rien n’est impossible
à Jésus. Le lépreux dira à Jésus : « Si
tu le veux, tu peux me purifier ». Son
désir est d’être à nouveau réintroduit
dans la communauté et cela passe par
la guérison physique. Ce serait pour lui
une victoire sociale, en effet, il sortirait
de la précarité ; une victoire sur la
maladie, il retrouverait la santé, mais
également une victoire spirituelle sur
cette lèpre qui le rend impur.
Jésus entend le désir de cet homme et
est saisi de compassion ; il voit sa misère.
L’attitude de Jésus devant le lépreux,
c’est celle de Dieu qui est touché par la
souffrance de toute personne. Non, Dieu
n’est pas insensible à notre misère ; il se
soucie de nous, il vient à notre secours.
La lèpre symbolise le mal présent
aujourd’hui dans nos vies et dans
notre société. C’est ce péché qui
défigure l’image de Dieu en nous et
dans nos frères. La lèpre d’aujourd’hui
c’est, les divisions dans les familles,
l’individualisme, l’amour de l’argent
au détriment de l’amour pour son
prochain, la guerre entre nations, le
refus de pardonner, l’égoïsme ; la lèpre
aujourd’hui c’est vouloir construire sa
vie et le monde sans Dieu.
« Jésus étendit la main, le toucha et lui dit :
Je le veux, sois purifié ». Jésus fera un geste
accompagné d’une parole. Il commence
par toucher avec ses mains celui qui est
considéré comme intouchable. A travers
ce geste, c’est Dieu qui prend à nouveau
possession de celui qui lui appartient. Le
mal perd du terrain. Jésus dit seulement
une parole et à l’instant même le lépreux
est guérit.
« Je le veux, sois purifié » est une parole
performative ; elle fait ce qu’elle dit.
En effet, la parole de Dieu accomplit
toujours ce pourquoi elle a été
prononcée, nous dit le prophète Isaïe
(Is 55,10). Alors « A l’instant même, la
lèpre le quitta et il fut purifié » . Jésus
veut étendre sa main sur nous, il veut
nous purifier, il veut nous apprendre
à aimer.
Jésus impose le silence à l’homme
qu’il vient de guérir : « Attention, ne
dis rien à personne… ». Il faut prendre
le temps d’accueillir et de comprendre
le sens de cette guérison, le temps du
témoignage viendra. C’est une leçon
pour nous qui vivons dans une société
qui se précipite pour tout montrer, tout
voir, tout entendre. Un manque de recul
face aux évènements qui souvent nous
induit en erreur sur le vrai sens des
choses.
L’homme guéri va se mettre à parler. Lui
qui était tombé à genoux aux pieds de
Jésus pour lui demander la guérison a
succombé à la tentation. Il n’a pas obéi,
il a manqué de discrétion. Nous sommes
malheureusement trop préoccupés
uniquement par nos intérêts. Nous
ne voulons pas entendre ce que Dieu
attend de nous. Parfois Dieu veut se
faire discret et rester seul avec nous,
mais nous préférons nous agiter.
Frères et sœurs, demandons au Seigneur
de nous apprendre à aimer sa présence
dans le silence.
Père Benjamin François-Haugrin
Curé de Rivière-Salée et de Régale
■
Lévites 13,1-2.45-46 •\P Psaume 31 • 1 C\brin\Pthiens 10,31 – 11,\P 1 • Marc 1, 40-45
6 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
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LITURGIE
Le 11 février, l’Eglise fait mém\bire de N\btre Dame de L\burdes et célèbre depuis 1992
la J\burnée de prièr\Pe p\bur les malades.
P
ourquoi le 11 février ? Parce que
c’est le 11 février 1858 que la
Vierge apparaît pour la première
fois à Bernadette Soubirous alors que
celle-ci n’avait que 14 ans. En effet, alors
qu’elle était partie chercher du bois avec
sa sœur et une voisine près du rocher de
Massabielle, dans la partie supérieure
de la grotte, lui apparaît une belle Dame
vêtue de blanc. Jusqu’au 16 juillet, 18
apparitions. Le sommet de toutes : le
jeudi 25 mars, fête de l’Annonciation où
la Vierge Marie se présenta à elle comme
étant 'l’Immaculée Conception'.
Les deux premières apparitions se
passent en silence. Ce n’est qu’à la
troisième apparition, celle du 18 février
1858, que la “Dame” adresse la parole à
Bernadette : “Ce que j'ai à vous dire, ce
n'est pas nécessaire de le mettre par écrit".
Cela veut dire que Marie veut entrer avec
Bernadette dans une relation qui est de
l'ordre de l'amour, qui se situe au niveau
du cœur. Bernadette est d'emblée invitée
à ouvrir les profondeurs de son cœur à ce
message d'Amour.
A la deuxième parole de la Vierge :
"Voulez-vous me faire la grâce de venir
ici pendant quinze jours ?", Bernadette est
bouleversée. C'est la première fois qu'on
lui dit "vous". Bernadette, se sentant ainsi
respectée et aimée, fait l'expérience d'être
elle-même une personne. Nous sommes
tous dignes aux yeux de Dieu, parce que
chacun est aimé par Dieu.
Troisième parole de la Vierge : "Je ne vous
promets pas de vous rendre heureuse
en ce monde, mais dans l'autre". Quand
Jésus, dans l'Évangile, nous invite à
découvrir le Royaume des cieux, il nous
invite à découvrir, dans le monde tel
qu'il est, un "autre monde". Là où il y a
l'Amour, Dieu est présent. La Vierge Marie
transmet à Bernadette la certitude d’une
terre promise qui ne pourra être atteinte
que par-delà la mort.
Le 25 mars 1858, jour de la seizième
apparition, Bernadette demande à
"la Dame" de dire son nom. "La Dame"
lui répond en patois : "Que soy era
Immaculada Counceptiou", ce qui veut
dire en français "Je suis l'Immaculée
Conception". L'Immaculée Conception,
c'est "Marie conçue sans péché, grâce aux
mérites de la Croix du Christ" (définition du
dogme promulgué en 1854). Bernadette
se rend aussitôt chez Monsieur le Curé
pour lui transmettre le nom de "la Dame".
Il comprend que c'est la Mère de Dieu qui
apparaît à la Grotte. Plus tard, l'évêque de
Tarbes, Mgr Laurence, authentifiera cette
révélation.
La signature du message -quand la
Dame dit son nom- intervient après
trois semaines d’apparitions et trois
semaines de silence (du 4 au 25 mars).
Le 25 mars est le jour de l’Annonciation,
de la « conception » de Jésus dans le
sein de Marie. La Dame de la Grotte dit
sa vocation : elle est la mère de Jésus, tout
son être est de concevoir le Fils de Dieu,
elle est toute pour lui. Pour cela, elle est
immaculée, habitée par Dieu.
Le 11 février 2010, le pape Benoit XVI
déclarait : “Il est normal que Marie, mère
et modèle de l'Église, soit invoquée et
vénérée comme « Salus Infirmorum »
(NDLR : Salut des malades). Première
et parfaite disciple de son fils, elle a
toujours fait preuve, en accompagnant le
cheminement de l'Église, d'une sollicitude
particulière pour qui souffre... En célébrant
les apparitions de Lourdes, lieu choisi
par Marie pour manifester sa sollicitude
maternelle envers les malades, la liturgie
re-propose justement le Magnificat...
qui n'est pas le cantique de ceux à qui
sourit la fortune. Il est le merci de ceux
qui connaissent les drames de la vie et
mettent leur confiance dans l'œuvre
rédemptrice de Dieu... Comme Marie,
l'Église porte en elle les drames humains et
la consolation divine au long de l'histoire...
Acceptée et offerte, partagée sincèrement
et gratuitement, la souffrance devient un
miracle de l'amour...".
Ô Marie, ma tendre mère ! Je me tourne
vers toi conscient de ma condition de
pécheur. J’implore ta miséricorde et ta
tendresse sur les malades qui me sont
proches et ceux qui me sont inconnus.
Tu connais mon impuissance face à la
souffrance de mes amis. Je n’ai que toi.
Etends ton manteau virginal sur la foule
immense de ceux qui souffrent en leur
chair. Accorde ta bienveillance, et qu’une
pluie de grâces se déverse sur ce monde
malade qui en a tant besoin. Ô Marie,
secours des malades, prie pour nous.
Amen.
Père Christian Catayée ■
Notre- Dame de Lourdes - 11 février
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 6
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Dans l’après-midi du samedi 13 janvier dernier, dans le cadre de ses
« Samedis de l’ACPM », le m\buvement recevait au C\buvent de Cluny près
de 200 pers\bnnes en c\buple. Si certains d’entre eux étaient déjà mariés,
beauc\bup étaient en cheminement vers le sacrement du mariage, tandis
que d’autres vivaient se m\bment sans \Ppr\bjet défini à ce j\bur.
C
ette récente rencontre est
l’occasion de rappeler que pour
bâtir des couples fondés sur
le roc, Monseigneur David Macaire a
souhaité que des temps de nourriture
spirituelle leurs soient proposés. Il a
demandé que la préparation au mariage
se déroule désormais sur un an, de sorte
que ces « Samedis de l’ACPM » fassent
partie du cheminement des couples de
fiancés en situation de discernement.
Le thème proposé, directement inspiré
de la démarche d’E
CCLESIA ’ M 2020 ! était :
« Les devoirs du couple chrétien ». Il
s’agissait pour certains d’approfondir et
de redécouvrir l’engagement pris, là ou
d’autres se projetaient dans les exigences
et les richesses du sacrement à venir.
Après un accueil en chants et en prière
suivi du témoignage d’un couple
d’animateurs, les invités ont pu en
carrefour partager et se livrer autour
d’un questionnaire. Ce temps permettait
à chacun de se situer quant à la place
réservée ou non à Dieu dans son projet
de vie, tout en redécouvrant sa dignité
et le projet de bonheur de Dieu pour
le couple et la famille. A l’issue de ce
temps riche, un espace était laissé aux
couples pour un atelier permettant de
démasquer les ferments de division, puis
ils s’engageaient à s’aider mutuellement
par des résolutions scellées dans une
prière du cœur.
Venait alors le temps de se retrouver
en assemblée pour bénéficier de
l’enseignement du père Olivier Marie
Lucenay sur le thème du jour. Ce
dernier, sous l’onction de l’Esprit-Saint,
nous faisait réfléchir tout d’abord sur
la notion de « devoirs », jusqu’ à nous
faire découvrir la délicatesse et le projet
de Dieu pour le couple dans ce qu’il
ordonne. Nous découvrions ensuite les
pièges de l’ennemi afin de les combattre,
et surtout la dimension de l’aide mutuelle
dans le couple avec l’engagement d’être
trésor de grâce l’un pour l’autre. Le
devoir majeur du couple chrétien est
d’être missionnaire en montrant Jésus
au monde. Le père Olivier Marie nous
invitait à être des icônes, donnant à voir
Dieu et tournant vers Dieu. Le Catéchisme
de l’Eglise Catholique dans son article
1613 dit du couple qu’il est un signe
efficace de la présence du Christ, un
SACREMENT.
Cette belle rencontre était clôturée
par un temps de prière charismatique,
afin que le Seigneur scelle dans les
cœurs ce qu’il avait abondamment
donné et restauré durant cette belle
après-midi. Les couples recevaient
pour finir la bénédiction de l’Eglise
pour poursuivre ou rentrer dans la
mission et les devoirs.
La réussite de ce samedi de grâce se
lisait sur les visages et dans la joie qui
animait les cœurs, plusieurs couples
témoignant de l’importance de ce temps
pour inverser des décisions graves déjà
prises dans les cœurs. Beaucoup se
renseignaient déjà sur la prochaine
édition, promettant avec enthousiasme
d’être au rendez-vous.
Un vif encouragement pour les
membres de l’ACPM à poursuivre la
mission, émerveillés par la grâce de
Dieu qui se déploie dans l’humble
disponibilité des serviteurs.
Bonne et sainte année 2018 à chacun,
A bientôt.
Murielle Novarre ■
Les same\bis \be l’ACPM :
L’Eglise à la rencontre des couples
VIE DU DIOCÈSE
Les same\bis \be l’ACPM :Les same\bis \be l’ACPM :
L’Eglise à la rencontre des couples
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 7
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Le dimanche 28 janvier 2018, la par\bisse de Tartane a vibré au s\bn de la c\bnque de lambi l\brs
de la messe célébrée en l’h\bnneur de s\bn saint patr\bn, St Franç\bis de Sales. La cérém\bnie
était présidée par Mgr Macaire, assisté du père Z\bnz\bn, vicaire de la par\bisse.
L
es fidèles de Tartane et d’ailleurs
sont venus très nombreux
participer à la célébration. Dès le
début, le ton était donné par la chorale
qui entonnait le chant « Entrez ! Dieu est
en attente, sa maison est un lieu pour
la paix... ».
« Soyez patient avec tout le monde, mais
surtout avec vous-même » était l'une
des devises de François de Sales. Connu
comme le Patron des journalistes et des
écrivains, il était également celui des
sourds-muets. C’est à juste titre que la
messe du jour était traduite en langage
des signes.
En référence à la liturgie de ce 4 e
dimanche ordinaire B, l’évêque a
rappelé dans son homélie qu'être
prophète, c’est ce que nous honorons à
travers St François de Sales. Il a précisé
que la fonction d’enseigner, d’annoncer,
de communiquer est le rôle de tous les
communicants (journalistes, prêtres,
enseignants, parents…). Celui qui ne dit
pas la vérité, ce prophète-là mourra. Sa
parole va perdre du sens. François de
sales était un génie de la communication
des hommes entre eux, mais aussi des
hommes avec Dieu. Exilé, il a inventé
un moyen de communication pour
pouvoir rejoindre son peuple. Son
exemple est bénéfique pour nous ;
il nous apprend, dans un moment de
difficulté de communication, ou même
de difficulté de communion, à entrer en
relation, à être ingénieux. L’Eglise c’est
nous ! Nous sommes ici pour entrer en
communion les uns avec les autres et
avec Dieu. Cette mission de prophète
est la nôtre. Celui qui ne rentre pas en
communion, qui ne rassemble pas, divise,
détruit la communion des hommes. Celui
qui ne travaille pas à cette unité profonde,
celui qui ne travaille pas profondément
à la communion par la communication,
divise. Toute vérité doit être révélée,
mais parfois il faut savoir se taire pour
révéler les choses au bon moment. Il
y a une autre façon de communiquer
que St François de Sales nous apprend
aujourd’hui : ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur...
La fête de St François de Sales est
devenue, pour Mgr Macaire, un rendez-
vous privilégié avec la presse afin de lui
présenter ses vœux, et lui communiquer
les principaux événements programmés
dans le diocèse pour l’année en cours.
C’est ainsi qu’à l’issue de la messe, il
informa les journalistes de la poursuite
du plan E
CCLESIA ’M 2020, de la création,
en janvier 2018, de l'Institut Catholique
Européen des Amériques (ICEA), de
l’organisation d’un grand rassemblement
de tous les secteurs paroissiaux à la
mi-juin et de la participation du diocèse
à la commémoration des 170 ans de
l’abolition de l’esclavage en Martinique
(de février à mai).
Communiquer demande de s'interroger
sur ce que l'on offre de soi aux autres.
Dans une parfaite harmonie, paroissiens,
mouvements associatifs, commerçants,
marins-pêcheurs… ont collaboré pour
permettre à tous de passer un bon
moment de communion.
A chacun de prendre à son compte cette
devise de St François de Sales : " Rien par
force, tout par amour ".
Justine Lordinot ■
La paroisse
de Tartane
en fêteLa paroisse La paroisse
VIE DU DIOCÈSE
La messe était vivante et très riche. L’homélie
de Mgr Macaire, en lien avec St François de
Sales, était actuelle, pertinente et à la portée
de tous. Il a parlé de la communication et des
communicants. Les enseignants ont leur rôle
à jouer auprès des jeunes : les aider à déve-
lopper leur esprit critique par rapport à une
parole reçue comme vérité ; à prendre le temps
d’analyser les informations qui sont à leur
disposition sur tous les supports. Cependant,
nous devons adapter nos paroles face aux
jeunes afin d’éviter certaines conséquences
dramatiques.
Valentine, Stéphanie et Christine
(enseignantes)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 8
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SEMAINE 1 : Le couple
QUESTIONNAIRE DE C\1AREME \b018
Thème du carême : la famille
Tobie et Sara Tb 7,15-8,21
Ragouël s’adressa à sa femme Edna : « Va préparer la seconde chambre, ma sœur, et tu y conduiras notre fille. ». Elle
s’en alla préparer le lit dans la chambre, comme Ragouël l’avait demandé, y conduisit sa fille et pleura sur elle. Puis,
elle essuya ses larmes et lui dit : « Confiance, ma fille ! Que le Seigneur du ciel change ta douleur en joie ! Confiance, ma
fille ! ». Puis elle se retira. Quand on eut fini de manger et de boire, on décida d’aller se coucher. On conduisit le jeune
homme jusqu’à la chambre, où on le fit entrer. Tobie se souvint alors des paroles de Raphaël ; il sortit de sa besace
le foie et le cœur du poisson et les déposa sur le brûle-parfums. L’odeur du poisson repoussa le démon, qui s’enfuit
par les airs jusqu’en Égypte. Raphaël s’y rendit, et aussitôt entrava et ligota le démon. Or les parents de Sarra avaient
quitté la chambre et fermé la porte. Tobie sortit du lit et dit à Sarra : « Lève-toi, ma sœur. Prions, et demandons à notre
Seigneur de nous combler de sa miséricorde et de son salut. » Elle se leva, et ils se mirent à prier et à demander que
leur soit accordé le salut. Tobie commença ainsi : « Béni sois-tu, Dieu de nos pères ; béni soit ton nom dans toutes les
générations, à jamais. Que les cieux te bénissent et toute ta création, dans tous les siècles. C’est toi qui as fait Adam ; tu
lui as fait une aide et un appui : Ève, sa femme. Et de tous deux est né le genre humain. C’est toi qui as dit : “Il n’est pas
bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui soit semblable.” Ce n’est donc pas pour une union illégitime
que je prends ma sœur que voici, mais dans la vérité de la Loi. Daigne me faire miséricorde, ainsi qu’à elle, et nous
mener ensemble à un âge avancé. ». Puis ils dirent d’une seule voix : « Amen ! Amen ! ». Et ils se couchèrent pour la nuit.
Quant à Ragouël, il se leva, appela ses serviteurs, et ils s’en allèrent creuser une tombe. « Car, se disait-il, si jamais Tobie
était mort, nous serions objet de risée et de blâme. ». Quand ils eurent fini de creuser la tombe, Ragouël rentra chez
lui, appela sa femme et lui dit : « Envoie une jeune servante : qu’elle aille voir si Tobie est encore vivant. Et s’il est mort,
nous l’enterrerons, sans que personne ne le sache. ». Ils envoyèrent donc la servante, allumèrent pour elle une lampe
et lui ouvrirent la porte. Elle entra et les trouva couchés qui dormaient ensemble.
La servante sortit pour annoncer que Tobie était vivant et que rien de mal n’était arrivé. Alors Ragouël bénit le Dieu du
ciel en s’écriant : « Béni sois-tu, ô Dieu, par toute bénédiction pure ! Béni sois-tu dans tous les siècles ! Béni sois-tu de
m’avoir rempli de joie : ce que je redoutais ne s’est pas réalisé, mais tu as agi envers nous selon ta grande miséricorde.
Béni sois-tu d’avoir pris en pitié deux enfants uniques ! Accorde-leur, ô Maître, miséricorde et salut ; fais qu’ils arrivent
ensemble au terme de leur vie dans l’allégresse et la miséricorde ». Puis Ragouël donna aux serviteurs l’ordre de combler
la tombe, avant le point du jour. Il dit à sa femme de cuire des pains en quantité ; lui, il alla choisir deux bœufs et quatre
béliers de son troupeau, qu’il fit apprêter. Et on commença les préparatifs. Alors il appela Tobie et lui dit : « J’en fais le
serment : Pendant quatorze jours, tu ne bougeras pas d’ici, mais tu resteras chez moi à manger et à boire, et tu rendras
la joie à ma fille, qui a tant souffert. Reçois dès aujourd’hui la moitié de mes biens, puis tu retourneras en bonne santé
chez ton père. Quant au reste de ma fortune, elle vous reviendra après ma mort et celle de ma femme. Confiance, mon
enfant ! Je suis ton père et Edna est ta mère. Nous sommes auprès de toi et de ta sœur, nous le sommes dès maintenant
et pour toujours. Confiance, mon enfant ! »
Article ➊ - Le mariage :
Toutes les familles sont bénies par le Seigneur. Certaines familles ne reposent pas sur un mariage et doivent y tendre
de leur mieux et au plus vite. D’autres familles en situation de fragilité ne peuvent être fondées sur un couple marié ou
reposent sur un parent vivant seul. Ces familles doivent d’autant plus implorer le secours de Dieu et compter sur l’aide
de l’Eglise pour grandir dans l’amour et accomplir leur devoir.
Fondamentalement, la Famille selon le Cœur de Dieu repose sur le mariage : l’union sainte et stable d’un homme et d’une
femme, qui vivent ensemble, se soutiennent l’un l’autre et éduquent ensemble leurs enfants. Tel est l’unique principe
de bonheur, de stabilité et de sainteté voulu par Dieu.
QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME
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SEMAINE 2 : la femme et l’homme
Article ➋ - Complémentarité et\c suppléance :
Le couple humain repose sur un principe absolu (la complémentarité) et un principe secondaire (la suppléance). L’homme
et la femme doivent mettre en œuvre ces deux principes ensemble :
- La complémentarité implique que l’homme et la femme ont besoin l’un de l’autre, et que ni l’un ni l’autre ne peut renoncer à son rôle, ni prendre la place de l’autre sans déséquilibre.
- La suppléance implique que les parents ont le devoir de suppléer les incapacités de l’autre, si un parent est seul (l’autre étant défaillant, incapable, absent, malade ou décédé) ou si les conjoints s’arrangent autrement par mutuel
consentement (en raison de circonstances graves).
Article ➌ - Devoirs du couple chr\cétien :
1. Prier ensemble tous les jours le Notre Père,
2. Prendre chaque mois un temps de partage intime ou d’accompagnement avec un écoutant si nécessaire,
3. Participer chaque année à un mouvement, une retraite ou des rencontres pour couples.
4. Pratiquer une sexualité sans habitudes pornographiques, ouverte à la vie et fondée sur un dialogue régulier.
5. Etre des parents responsables, veiller à la fécondité par les méthodes naturelles de régulation des naissances et proscrire absolument l’avortement.
Questions
- Quelle image du couple j’ai reçu dans ma famille ? Quelle image de l’amour conjugal ?
- Qu’est-ce que signifie pour moi aimer et être aimé ?
- Pour moi, est-ce que les devoirs du couple chrétien sont réalisables ?
- Dans le couple, peut-on être égaux tout en étant différents ?
Questions à se pos\aer en couple :
Quelles sont les forces de votre couple ? Quelles sont ses faiblesses ? Quels sont vos projets ? Quels sont les freins qui
vous empêchent d’y parvenir ?
Effort de la semaine\a : Prier pour une famille en particulier
QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME
C olossiens 3,12-19
Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion,
de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous
avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien
le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps.
Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous
les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre
reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par
lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et
vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle.
Article ➍ - La vocation \béminin\ce et masculine :
- Une femme selon le cœur de Dieu fait preuve de maturité spirituelle, affective et humaine. Elle sait louer Dieu et le remercier
en toute occasion, ne se plaint pas, se montre forte et reste dans la confiance malgré les difficultés. Ses principales qualités
sont l’organisation et l’accueil.
- Un homme selon le cœur de Dieu est un homme mature spirituellement, affectivement, socialement et humainement. Il sait prier Dieu pour lui exprimer les besoins de sa famille. Il sait travailler. Il est maître de lui, calme et posé. Ayant dépassé ses
égoïsmes, il est prêt à se sacrifier pour son épouse et ses enfants.
Article ➎ - Les rôles respecti\b\cs de l’épouse et de\c l’époux :
- Le rôle de l’Epouse est prophétique : elle porte dans son cœur le plan de Dieu pour son couple et toute la famille. Elle s’exprime
sans impatience ni amertume et de manière adaptée à chacun. Elle fait confiance à son époux. Porteuse de l’Espérance familiale
c’est elle qui accueille la vie et apprend à son époux à le faire.
- L’époux a un rôle pastoral. Il est le berger de sa famille. Il écoute les besoins de celle-ci souvent exprimés par son épouse, et il la guide et la protège de son mieux vers les buts choisis en commun.
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SEMAINE 3 : La vie en Dieu de la famille
Article ➏ - Le ministère de chaq\cue parent :
- Le ministère d’une mère de famille chrétienne consiste d’abord à faire participer tous les membres de la famille aux choix qui concernent la vie familiale. Elle est l’animatrice de l’esprit de joie et de confiance. Elle éduque les filles à la maturité sexuelle et
affective dans un dialogue serein et profond. Elle dirige la vie domestique et guide tous les membres à une véritable hygiène
sanitaire et alimentaire.
- Le ministère d’un père de famille chrétienne est de mettre en œuvre les moyens nécessaires au bien de sa famille et de chacun de
ses membres. En exerçant, sans faiblesse, son autorité paternelle à l’image de Dieu, il permet à chacun des membres de vaincre
les passions qui pourraient les blesser (paresse, jalousies, violences, gourmandises, sensualités, désespoir et orgueil). Il apprend
aux garçons la maturité affective et sexuelle. Il enseigne à tous un certain sens de l’économie et de la pauvreté évangélique.
Article ➐ - L’éducation commune \c:
1. Les parents chrétiens veilleront à éduquer les enfants à faire le Bien et à le reconnaître, à rechercher ce qui est Beau et à rendre un culte à la Vérité.
2. Ils proscriront et apprendront à leurs enfants à proscrire absolument ce que Dieu condamne : les modes scandaleuses, les
tenues et les maquillages inconvenants et sexy, les musiques et les jeux électroniques obscènes et violents, l’invocation
des esprits, la pornographie, la fornication, l’usage des stupéfiants, les paroles malélevées et les commérages, les sorties
dans les milieux malpropres, les mensonges.
3. Ils enseigneront les sens du sacré, du partage, de la fête, de la gratuité dans les rapports humains, du pardon, de l’effort et du sacrifice.
4. Ils apprendront, par l’exemple, à leurs enfants à prendre soin des pauvres et des miséreux, à ne pas se moquer des
personnes différentes, à accueillir les étrangers, à prendre soin des prêtres, à visiter les malades et les personnes isolées.
Questions
- Comment je vis le fait d’être homme, d’être femme ? Est-ce simple ou compliqué ? Pourquoi ?
- Quel est mon modèle d’homme, de femme ? A qui je peux m’identifier ? A qui je ne veux pas ressembler ?
- Quelle est l’idée que je me fais d’un homme, d’une femme ?
- Dans l’article 6, comment comprenez-vous le mot « ministère » pour parler du rôle des parents ?
Effort de la semaine\a : Complimenter, valoriser les qualités d’un proche...
Luc 8,40-56
Quand Jésus revint en Galilée, il fut accueilli par la foule, car tous l’attendaient. Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre ; c’était
le chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir dans sa maison, parce qu’il avait une fille unique,
d’environ douze ans, qui se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules le pressaient au point de l’étouffer. Or, une femme
qui avait des pertes de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tous ses biens chez les médecins sans que personne n’ait
pu la guérir, s’approcha de lui par-derrière et toucha la frange de son vêtement. À l’instant même, sa perte de sang s’arrêta. Mais
Jésus dit : « Qui m’a touché ? ». Comme ils s’en défendaient tous, Pierre lui dit : « Maître, les foules te bousculent et t’écrasent ».
Mais Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai reconnu qu’une force était sortie de moi ». La femme, se voyant découverte,
vint, toute tremblante, se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait
été guérie à l’instant même. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix ». Comme il parlait encore, quelqu’un arrive de la
maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille est morte. Ne dérange plus le maître ». Jésus, qui avait entendu,
lui déclara : « Ne crains pas. Crois seulement, et elle sera sauvée ». En arrivant à la maison, il ne laissa personne entrer avec lui, sauf
Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père de l’enfant et sa mère. Tous la pleuraient en se frappant la poitrine. Mais Jésus dit : « Ne
pleurez pas ; elle n’est pas morte : elle dort. ». Mais on se moquait de lui, sachant qu’elle venait de mourir. Alors il lui saisit la main
et dit d’une voix forte : « Mon enfant, éveille-toi ! ». L’esprit lui revint et, à l’instant même, elle se leva. Alors Jésus ordonna de lui
donner à manger. Ses parents furent frappés de stupeur ; quant à Jésus, il leur commanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.
Article ➑ - Le Dimanche :
Dans une famille chrétienne, le Dimanche n’est pas d’abord un jour de repos pour faire ses petites affaires, les travaux d’école,
des courses, du ménage ou du sport. Il est le 1er jour de la semaine, un jour saint consacré à honorer Dieu :
1. L’ambiance doit-être au mieux. S’il y a eu des disputes, on doit se réconcilier la veille. La mère de famille veillera à ce que, avec la
participation de tous, la maison ait ce jour-là un air de fête, soit nettoyée et décorée simplement ; que des habits propres de fête,
réservés au Dimanche, soient préparés pour chaque membre de la famille et qu’un repas soit préparé pour faire plaisir à tous.
2. La messe dominicale doit être la première activité de la famille, elle est la source et le sommet de la vie de la famille. Toute la semaine doit être organisée en fonction de ce moment.
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SEMAINE 4 : la famille dans le monde
QUESTIONNAIRE DE C\mARÊME
Luc 1, 39-45
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle
entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en
elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes
entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation
sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur ».
Marc 3, 31-35
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. ». Mais il leur
répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? ».
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté
de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ».
Article ➓ - La mission \bamilial\ce :
1- La famille, cellule de base de l’Eglise catholique, est elle-même une petite-Eglise. Elle s’ouvre concrètement aux autres chrétiens dans une dimension communautaire en participant à la vie paroissiale, à une PCE, à un mouvement, une communauté ou une
association.
2- La famille catholique prend part à la mission, en s’engageant concrètement dans les actions de l’Eglise et en aidant les membres de la famille qui s’engagent. Elle doit toujours porter le souci de témoigner humblement auprès de son voisinage, ses parents
et alliés, et ses amis.
3- Les familles catholiques ont un devoir d’entraide envers les autres familles. En particulier les couples chrétiens doivent, dans la mesure de leurs possibilités, aider à la formation des autres couples, surtout les plus jeunes.
4- Il revient en priorité aux familles d’accueillir et de protéger les personnes en situation de fragilité : les enfants, les personnes seules, âgées, malades ou handicapées et, plus généralement, tous ceux qui traversent des moments difficiles.
5- La famille catholique remplit fidèlement son devoir envers Dieu en faisant l’offrande du denier de l’Eglise.
Questions
Toute famille est appelée à être une église domestique : qu’est-ce que ma famille apporte à l’Eglise, et qu’est-ce que l’Eglise apporte à
ma famille ? Comment votre famille prend elle part à la mission ? Comment ma famille vient-elle en aide à d’autres familles ? Est-il si
important pour l’Eglise de s’intéresser à la famille ? Comment percevez-vous le regard de l’Eglise sur votre propre famille ? Comment
la famille est-elle la première communauté ecclésiale qui me concerne ?
3. Le repas familial est aussi essentiel, la famille le prend rassemblée sans télévision ni téléphone portable, en invitant parfois
un pauvre, une personne seule ou un prêtre.
4. L’après-midi, le père de famille proposera des activités de détente pour rassembler l’ensemble de la famille (sieste, promenade,
film, visite, rangement, bricolage, sport, gouter…)
5. Il est bon qu’une prière commune conclue cette journée d’action de grâce.
Article ➒ - Dieu est présent t\cous les jours dans \cune \bamille chrétien\cne :
1. Chaque soir la famille se réunit pour un petit temps de prière de quelques minutes qui doit rassembler tous les membres et leur donner la parole devant Dieu. Cette prière comporte 3 parties « Pardon » (où l’on présente les fautes au Seigneur et aux
autres membres) , « Merci » (pour les grâces reçues) et « s’il te plait » (pour demander des grâces les uns pour les autres ou
pour d’autres). La prière se termine par le « Je vous salue Marie » et le « Notre Père ».
2. Les repas de famille se prennent en commun. Ils commencent et se terminent par la prière.
3. Le père de famille doit conduire régulièrement sa famille à la confession où il se rendra en premier pour donner l’exemple.
4. Les parents sont les premiers catéchistes de leurs enfants. Ils doivent régulièrement partager la Parole de Dieu ou un
enseignement avec eux. Notamment, ils se préoccuperont de l’éveil de leur vocation et de discerner ce que Dieu attend d’eux.
5. Le père de Famille veillera à réserver sur le budget de quoi organiser un temps de vacances ou de détente en commun, ainsi que de quoi faire des dons pour l’Eglise et pour les nécessiteux.
Questions
- Comment sanctifiez-vous le jour du Seigneur ? Quels sont les points des articles 8 et 9 : importants pour moi ? difficiles à mettre en pratique ? et pourquoi ?
Effort de la semaine\a : S’engager à vivre un dimanche selon l’esprit de l’article 8
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Dimanche 21 janvier, le centre Eaux Jaillissantes a vécu un temps imp\brtant : une fête
réunissant t\bus les bénév\bles qui œuvrent fidèlement p\bur la b\bnne marche du Centre.
L
a grande salle Jean-Paul II était
remplie. Tous s’étaient beaucoup
donnés pour la réussite de ce
grand moment. Pour la messe, père
J. Remy, Supérieur des Spiritains
de Martinique, s’était spécialement
déplacé. Il s’est cordialement présenté
lui-même en début de messe ; il
venait apporter tout son soutien à
la pleine réussite de cette œuvre,
tant en Martinique qu’auprès de
la Congrégation du Saint-Esprit. Il
concélébrait avec père Spiritain, J-M
Yang-Ting,
Qu’est-ce que le centre Eaux
Jaillissantes ?
Centre d’Ecoute, de Compassion et
de Prière, 20 ans d’existence, 32.000
entretiens, plus de 130 bénévoles, dont
une bonne trentaine d’écoutants…
Un chemin de vérité et de bonheur,
un lieu pour aider à rencontrer Jésus
vivant, un lieu où on peut changer de
point de vue devant les difficultés de
la vie, et être plus heureux et plus fort
même lorsqu’elles demeurent, bref
une fontaine jaillissante de Vie offerte
à tous.
« Le bénévole EJ. », c’est celui ou celle
qui, avec l’aide de Jésus, désire vivre
ici la prière, l’amour fraternel, l’accueil
et le service des frères et sœurs dans
la peine, et se former afin de devenir
« Famille Eaux Jaillissantes ». Et ce jour-là,
lors de la célébration, chacun a voulu
redire solennellement son engagement,
et recevoir sa bénédiction.
Du groupe des bénévoles se dégage une
équipe : le « Foyer Jean-Paul II », destiné,
après plusieurs mois de préparation,
à habiter sur place. Ce dimanche,
ils s’engagent justement pour prier
ensemble, apprendre à vivre ensemble,
mais aussi «à être Foyer d’Amour» pour
tous les autres bénévoles et tous les
visiteurs du Centre.
« La Cellule charismatique EJ. »
Lors de sa visite pastorale au Centre
en février dernier, Mgr Macaire avait
conseillé la mise en place d’une
Cellule charismatique, gardienne du
« charisme Eaux Jaillissantes » :
A la suite de Jean-Paul II, le pape
François a invité chaque chrétien à
renouveler sa rencontre personnelle
avec Jésus. Le «charisme EJ» est
justement de favoriser cette rencontre
de Dieu, cette expérience de Dieu
en Jésus ressuscité, par un triple
chemin : a) une Ecoute centrée sur
la personne, b) une Evangélisation
personnalisée au moyen du « Triangle
Eaux Jaillissantes », c) une Prière en
binôme de guérison et délivrance. Il
faut y ajouter l’Accompagnement de
ces nouveaux « disciples de Jésus »,
et aussi la chance donnée aux jeunes
de l’« Espace Jeunes » de faire cette
expérience de Dieu.
L’autre moment important de la messe
a donc été l’annonce de la fondation
de cette « Cellule charismatique »,
présentée par P. Yang-Ting dans
l’homélie.
Tous les bénévoles ont prononcé
avec joie leur engagement solennel
dans la « Famille Eaux Jaillissantes ».
Et à la fin de la messe, sous les
applaudissements, père Rémy a redit
des paroles très fortes, rappelant
qu’il était journellement lui-même
confronté à la souffrance morale et
spirituelle des Martiniquais, adultes
et jeunes, dans ses 2 paroisses.
Le repas festif qui suivait avait une
atmosphère vivante et détendue,
chantante et bourdonnante : « On
s’est senti en famille ». Moment de très
grande joie !
L’Equipe Communication ■
Eaux jaillissantes
G rande fête des bénévoles
VIE DU DIOCÈSE
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Quelques causes pro\c\bondes
de l’esclavage
A
ujourd’hui comme hier, à la
racine de l’esclavage, il y a une
conception de la personne
humaine qui admet la possibilité de
la traiter comme un objet. Quand le
péché corrompt le cœur de l’homme,
et l’éloigne de son Créateur et de ses
semblables, ces derniers ne sont plus
perçus comme des êtres d’égale dignité,
comme frères et sœurs en humanité,
mais sont vus comme des objets. La
personne humaine, créée à l’image et à
la ressemblance de Dieu, par la force, par
la tromperie ou encore par la contrainte
physique ou psychologique, est privée
de sa liberté, commercialisée, réduite à
être la propriété de quelqu’un, elle est
traitée comme un moyen et non comme
une fin.
À côté de cette cause ontologique – refus
de l’humanité dans l’autre –, d’autres
causes concourent à expliquer les formes
contemporaines d’esclavage. Parmi
elles, je pense surtout à la pauvreté, au
sous-développement et à l’exclusion,
spécialement quand ils se combinent
avec le manque d’accès à l’éducation
ou avec une réalité caractérisée par de
faibles, sinon inexistantes, opportunités
de travail. Fréquemment, les victimes
de trafic et de d’asservissement sont
des personnes qui ont cherché une
manière de sortir d’une condition de
pauvreté extrême, en croyant souvent
à de fausses promesses de travail, et
qui au contraire sont tombées entre les
mains de réseaux criminels qui gèrent
le trafic d’êtres humains. Ces réseaux
utilisent habilement les technologies
informatiques modernes pour appâter
des jeunes, et des très jeunes, partout
dans le monde.
De même, la corruption de ceux qui
sont prêts à tout pour s’enrichir doit
être comptée parmi les causes de
l’esclavage. En effet, l’asservissement
et le trafic des personnes humaines
requièrent une complicité qui
souvent passe par la corruption des
intermédiaires, de certains membres
des forces de l’ordre ou d’autres acteurs
de l’État ou de diverses institutions,
civiles et militaires. « Cela arrive quand
au centre d’un système économique se
trouve le dieu argent et non l’homme,
la personne humaine. Oui, au centre
de tout système social ou économique
doit se trouver la personne, image de
Dieu, créée pour être le dominateur
de l’univers. Quand la personne est
déplacée et qu’arrive le dieu argent se
produit ce renversement des valeurs ».
D’autres causes de l’esclavage sont
les conflits armés, les violences,
la criminalité et le terrorisme. De
nombreuses personnes sont enlevées
pour être vendues, ou enrôlées comme
combattantes, ou bien exploitées
sexuellement, tandis que d’autres sont
contraintes à émigrer, laissant tout ce
qu’elles possèdent : terre, maison,
propriétés, ainsi que les membres de
la famille.
Ces dernières sont poussées à chercher
une alternative à ces conditions
terribles, même au risque de leur
dignité et de leur survie, en risquant
d’entrer ainsi dans ce cercle vicieux
qui en fait une proie de la misère, de
la corruption et de leurs pernicieuses
conséquences.
(à suivre)
(Extrait Message du pape François pour
la Journée mondiale de la Paix du 1/01/15)
■
Non plus esclaves,
mais frères
– Pape François
(suite)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 14
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«M
ardochée, ayant appris
tout ce qui se passait,
déchira ses vêtements,
s'enveloppa d'un sac et se couvrit de
cendre. Puis il alla au milieu de la ville en
poussant avec force des cris amers» (Livre
d'Esther 4,1). Le sac et la cendre sont liés
à des coutumes anciennes d'expiation
et de pénitence. L'imposition de cendre
au front du pénitent est une évocation
symbolique de la mort. À l'origine,
seuls ceux qui avaient gravement péché
recevaient "le sac et la cendre" pour se
vêtir durant le temps de pénitence qui
préparait à leur réintégration dans la
communauté chrétienne.
Aujourd'hui, il n'y a plus de semblables
pénitences. Pour l’entrée en Carême,
le mercredi des cendres, les fidèles se
rendent à l'église, où le prêtre leur fait
une croix sur le front avec de la cendre,
en prononçant ce verset de la Genèse
(3,19) : Memento, homo, quia pulvis
es, et in pulverem reverteris. « Homme
souviens-toi que tu es poussière et que
tu retourneras en poussière ». Cette
cérémonie fut instituée par Grégoire I er.
Ce geste marque ainsi le début
d'une démarche de conversion, de
retournement et d'effort sur soi pour
se tourner vers le Seigneur (c'est le sens
du mot pénitence). Si la cendre évoque
la faiblesse de l'homme (cf. Genèse 3,
19 - "Souviens-toi que tu es poussière..."),
elle évoque aussi son péché, sa fragilité
(cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ;
Malachie 3, 21) et son regret du péché
(cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30).
Pour les chrétiens, l'imposition des
cendres est avant tout, un rite pénitentiel
dont la signification est portée par la
phrase que prononce le prêtre en faisant
le geste : "Convertissez-vous et croyez à
la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).
Se couvrir de cendre, c'est donc réaliser
une sorte de confession publique mimée.
Par le langage de cette matière sans vie
qui retourne en poussière, l'homme se
reconnaît pécheur et fragile. A celui qui
avoue ainsi son néant, se fait entendre la
promesse du Messie qui vient triompher
du péché et de la mort, « consoler les
affligés et leur donner, au lieu de cendre,
un diadème ».
Aller recevoir les cendre en procession
souligne d’ailleurs que ce n’est pas
une démarche personnelle, mais
communautaire : c’est en peuple que
nous marchons à la suite du Crucifié.
Néanmoins, il ne s’agit pas de nous
culpabiliser, mais « de recevoir la
possibilité de repartir, à nouveau, à la
suite du Christ ».
L’imposition des cendres sur le front est
donc une bénédiction. Par elle, l’Esprit
dessille notre œil intérieur qui est, selon
le Christ, la lampe du corps (Mt 6, 22).
Forts de son regard, nous distinguons
derrière les apparences séduisantes
des vanités humaines, le “monde de la
poussière”, et revenons par conséquent
de tout notre cœur vers ce royaume qui
ne passe pas, et est déjà présent au
milieu de nous ».
A vous de juger, frères et sœurs, si vous
voulez franchir le pas en entrant dans le
temps de carême, comme des pénitents,
en communion avec toute l’Eglise, pour
marcher fermement vers Pâques.
Source : https://www.la-croix.com/ ■
La cendre est s\buvent ass\bciée à la p\bussière, et symb\blise à la f\bis le péché et la fragilité de
l'h\bmme. Dans l’Antiquité, se c\buvrir de cendres est signe de deuil et de pénitence. Ce rite
a été c\bnservé par les premiers chrétiens : l’évêque répandait de la cendre sur les fidèles.
Chaque fidèle se marquait au fr\bnt d’une tache de cendres, p\bur m\bntrer que l’h\bmme n’est
que p\bussière. A l’ép\bque, ce j\bur était celui \bù se faisaient les pénitences publiques : les
pénitents se présentaient la tête c\buverte de cendres en signe d'afflic\Pti\bn.
‘‘
‘‘ AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Est-ce obligatoire de recevoir les Cendres ?
?
Question
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 15
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L
’Eglise a été instituée par le
Christ comme « Sacrement
universel du salut » (Lumem
Gentium). Dans la perspective de
sa triple fonction missionnaire
(enseigner, gouverner et sanctifier),
sous l’impulsion du Saint Esprit, elle
ne cesse de réaliser l’œuvre salvifique
du Christ dans l’histoire des hommes.
Cependant, dans la problématique
de savoir : « Dieu guérit-il encore
les malades ? », il sied de souligner
au prime abord ce qu’on entend par
la maladie : en effet, généralement,
nous avons plusieurs formes de
maladies (physique, psychologique
ou morale et spirituelle). Dans le
langage biblique, toute maladie est
définie comme conséquence du
péché. Voilà pourquoi Jésus pour
guérir souvent, utilisait l’expression :
« tes péchés sont pardonnés » pour
signifier la cause ou l’origine du mal.
Sans exclure l’intelligence scientifique
comme don de Dieu, l’amour de Dieu
pour l’humanité ne s’éteint jamais.
Toute forme de guérison spirituelle
ou scientifique (la médecine), est une
preuve de la manifestation de l’amour
de Dieu. Bien que le paradoxe de
certaines spiritualités qui cherchent
à s’identifier dans la dynamique
de la guérison, il est important de
comprendre que l’homme est d’abord
l’œuvre et l’image de Dieu. Voila
pourquoi le souci de sauver l’homme
n’a jamais quitté la mémoire de Dieu.
Au second lieu, il faut noter que la
guérison est aussi le fruit de la foi.
Ici la foi se définit comme à la fois la confiance, l’espérance, la patience et
la persévérance. Car Dieu n’agit pas
de façon magico-spirituelle, « aussitôt
dit aussitôt fait ». Dans la pédagogie
de Dieu, il faut savoir faire l’expérience
de l’espérance, la patience et de la
persévérance. C’est une dynamique
du déjà là mais pas encore.
Comme disait Saint Augustin « Croire
pour comprendre et comprendre
pour croire. », je dirai, « croire pour
être guéri et être pour témoigner ».
Car Dieu est toujours omniprésent
dans notre histoire et son Esprit est à
l’œuvre, les miracles sont visibles et
les témoignages sont divers.
Que Dieu vous bénisse !
Père Harnack Bokombe ■
Dieu guérit-il encore
les malades ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 16
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Dimanche 18 février prochain à 15h30, en la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France,
Mgr David Macaire, Evêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, présidera la célébration de l’appel décisif et inscription du nom des catéchumènes de Martinique.
Cette célébration unique au cours de l’année a lieu dans chaque diocèse du m\
onde entier le premier dimanche de Carême.
Plus d’une cinquantaine d’adultes, se préparent en effet au baptême dans notre diocèse.
Faisons ce chemin vers Pâques avec les catéchumènes en venant nombreux entourer ces nouveaux chrétiens ! Accompagnons-les et portons-les dans nos prières tout au long du carême !\
Catéchuménat
M
onique Honorat Bhiki est née le 22 décembre 1943
à Trois-Rivières (Guadeloupe). Le 5 décembre
1966, dans sa 23ème année, Monique arrive à
la Martinique et entre dans la Congrégation des Sœurs de
Saint Paul de Chartres (Fort-de-France) pour répondre à
l’amour de Dieu qui s’est révélé à elle, pour Le servir dans
les pauvres selon le charisme de cette Congrégation. Le 28
août 1967, elle reçoit le Saint Habit et est appelée désormais
Sr Monique-Lucie. Elle prononce ses premiers Vœux le
28 août 1969, et ses vœux définitifs le 28 août 1974, à la
chapelle de la Maison Provinciale.
Elle exercera la fonction de Directrice et de Supérieure
Locale dans diverses maisons en Guyane et en Martinique.
En 2015, notre sœur retournera dan s sa
Guadeloupe natale à la communauté
de Bouillon, à Basse-Terre, afin
de rendre de menus services. A
l’aube du samedi 20 janvier 2018,
de manière subite et imprévue,
notre Seigneur l’a rappelée à Lui.
Entre les mains du Seigneur, nous
te remettons. Puisse ton âme reposer
en paix !
Merci, ma sœur, pour ce que tu es pour
nous, et ce que tu es pour Dieu.
Seigneur en ta demeure, toute paix, toute joie !
■
S
éraphine Lisette Crosnier de Lassichere voit
le jour le 12 décembre 1925, au Diamant
(Martinique). A 23 ans, le 9 mars 1948, elle
entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul
de Chartres. Le 16 juillet 1952, c’est la Prise d’Habit
pour Séraphine Lisette, qui deviendra, Sr Séraphine
de Marie. Elle est alors envoyée au chevet des
patients dans divers Hôpitaux et Hospices en
Martinique et en Guadeloupe.
En août 2006, elle rentre définitivement à la
Maison Provinciale où elle assurera le service
communautaire jusqu’en 2015.
Le Samedi 20 décembre 2018, la Très Sainte Vierge Marie vient lui rendre visite au petit matin
pour la conduire à son Fils. Sereine et
paisible elle est partie.
Chère sœur Séraphine, ta serviabilité
et ton sourire étaient édifiants. Merci
pour ton endurance dans la maladie,
pour ta force et ta patience dans
l’épreuve. Merci, pour ton exemple,
merci pour tes services rendus. Notre
Seigneur, lui-même, est ta récompense
et ta joie !
Que ton âme repose en Paix, et que la lumière de
Dieu illumine ton regard !
■
COMMUNIQUÉ
Sœur Monique-
Lucie Bhiki
22 décembre 1943 – 20 janvie\Sr 2018
Sœur Séraphine de Marie
Crosnier de Lassichère
12 septembre 1925 – 20 janvie\Sr 2018
VERS LA VIE
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 17
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Les religieuses Dominicaines missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande
fêtent cette année le Jubilé de leur Congrégation.
150 ans de présence au Morne-Rouge, au pied de Notre-Dame de la Délivrande,
patronne de la Martinique.
Les festivités de ce Jubilé débuteront les 24 et 25 février 2018, et se poursuivront
durant toute l’année jusqu’en février 2019, par des temps forts de prière,
d’accueil, d’action de grâce, de jubilation. Cela dans tous les lieux d’implantation
de la Congrégation : Caraïbes – Europe – Moyen Orient – Madagascar.
Rendez-vous au Morne-Rouge.
Samedi 24 février 2018, de 20h à 22h : Veillée de prière,
Dimanche 25 février 2018 :
- Rosaire méditée à la chapelle des soeurs
- Conférence d’historiens
- Début d’après-midi : Eucharistie
D’autres dates à retenir :
• Avril-Mai 2018 : Porte ouverte dans les communautés du François, Redoute et Morne Rouge
• 6 juillet 2018 : Pèlerinage sur les pas de Laure Sabès
• 20 Octobre 2018 : Comédie musicale au Millénium Morne-Rouge
• 8 Décembre 2018 : Fête des Ecoles Privées Dominicaines (Redoute – Morne-Rouge)\
Février 2019 : Translation des Reliques de Laure Sabes (Sœur Marie de la Providence)
Fondatrice de la Congrégation des sœurs de la Délivrande.
Clôture des Festivités.
COMMUNIQUÉS
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 11 février : Dimanche de la Santé
• 17h30 : Vêpres solennelles à Emmaüs
Lundi 12 février :
• Messe pour les serviteurs de la session d’évangélisation au
Palais des sports du Lamentin
• Conseil épiscopal
Mercredi 14 février : Mercredi des Cendres
• 9h30 : Messe des Cendres au Monastère Sainte-Marie des
Anges
• Dans l’après-midi : Session d’évangélisation au Millenium du Morne-Rouge
Jeudi 15 février :
• Rencontre avec Sr Nathalie Becquart, Directrice du Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les
vocations (SNEJV)
Samedi 17 – dimanche 18 février :
• Week-end de préparation au mariage avec l’ACPM
Dimanche 18 février :
• Messe avec l’ACPM et les couples en préparation au mariage
• 15h30 : Appel décisif à la Cathédrale Saint-Louis suivi des
Vêpres solennelles
Lundi 19 février :
• Rencontre avec une trentaine de jeunes Polonais
• Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques
Mardi 20 février :
• Assemblée des Modérateurs
Mercredi 21 février
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Trinité
• Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 22 février :
• Conseil d’Administration de l’ICEA
Samedi 24 février :
• Intervention à la « Matinée de la Foi » du Couvent de Cluny
• Visite au Salon du mariage
• 20h : Veillée de prière avec les Dominicaines Missionnaires de
Notre-Dame de la Délivrande pour l’ouverture de leur Jubilé :
150 ans (église du Morne-Rouge)
Dimanche 25 février :
• 9h30 : Messe à la chapelle de Desaix
• 14h30 : Messe d’ouverture du Jubilé des Dominicaines (église du Morne-Rouge)
• Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 18
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ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \PMARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns
Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Ré\Pvérend Père Pinch\bnBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\P
Téléph\bne : 06 96 3\P10 333 - E-mail : mi\Pchel.p\buch@wanad\b\b.fr
\bui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine.
\bui , je souhaite être contacté pour un rendez\bvous au Service des legs et
donations ou à mon\S domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E\bmail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\PNIQUE
a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
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Préparons 2017 !
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BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017
Marchons dans la lumière !
Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
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accompagné de votre règlement à :
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97207 FORT de France CEDEX
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MMMMMMMMMMMarchons dans la lumière ! Marchons dans la lumière ! M
Nom : .......................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
Une malencontreuse erreur s'est glissée dans l'orthographe du nom de Mme Simone Veil (ex Ministre de la
Santé) dans la rubrique "Mot de l'évêque" du n° 558 du 28 j\
anvier 2018).
Merci de votre compréhension.
La rédaction
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. :
ERRATUM
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 février 2018 – n° 559 19
Page 20
L ’Eglise en Martinique est fière d’accompagner les
51 catéchumènes qui seront baptisés et confirmés dans
les paroisses de notre diocèse…
Avec eux, c’est toute la famille catholique qui entre en
Carême et avance vers le renouvellement de son baptême
dans la mort et la résurrection du Christ !
Grâce à eux, chaque fils et fille de Dieu se tourne vers la
lumière du Christ, avec une ardeur plus belle.
Pour eux, les paroisses et les communautés se laissent à
nouveau convertir et appeler…
Merci et bonne route à nos catéchumènes !
Mgr David Macaire
