Page 1
E g lise
en MARTINIQUE
Qu’as-tu fait de ton baptême ?
N° 560
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
25 février 2018
Page 2
EDITORIAL
AN TCHÈ LÉGLIZ-LA
E
n ce 2 e dimanche de carême, nous sommes appelés à la
confiance… faire confiance à Dieu qui tient toujours
parole. Abraham atteint le sommet de l’abandon dans
les bras de Dieu, et toute l’humanité bénéficie des promesse\
s
qui lui ont été faites. Prions pour que notre foi devienne comme
celle d’Abraham !
Il est également question de notre foi dans le Mot de l'évêque,
intitulé « Le complexe de l’Iguana-Delicatissima ou Catholique
malgré tout ». Mgr Macaire nous fait part de notre fragilité da\
ns
la foi catholique que nous ne savons pas affirmer. « la vraie foi,
à force de se diluer, finit par disparaître et ne laisser place qu’aux
esprits sectaires », nous dit-il. L’amour du prochain consiste
justement à révéler à l’autre l’Evangile qui conduit au Salut.
Le titre de notre revue est donc approprié : Qu’avons-nous fait
de notre baptême ?
Dans son message pour le Carême 2018, le pape François
alerte sur le refroidissement des cœurs : « À cause de l’am\
pleur
du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira»
(Mt 24,12). Il revient sur les propositions de l’Église pour le
carême afin d’y remédier : la prière, l’aumône et le j\
eûne.
Notre dossier est intitulé « Carême, le temps des catéchumè\
nes ».
Le 1
er dimanche de carême, jour de l’Appel décisif, nos prières
ont rejoint tout spécialement les catéchumènes de notre
diocèse. Ils ont découvert le Christ et se sont mis à sa suite.\
Ils
ont une grande soif spirituelle et la rencontre de témoins de
la foi chrétienne est importante pour eux. Accueillons-les et
accompagnons-les tout au long de leur cheminement. Ils ont
besoin du soutien de toute la communauté.
L’Eglise aussi a besoin de nous. Notre contribution au denier
lui permet d’accomplir quotidiennement sa mission. La lettre
aux diocésains retranscrite dans cette édition nous concerne
tous. Nous avons besoin de l’Eglise !
Nous sommes des disciples du Christ dans son Église. Il nous
appelle à être ses témoins et à vivre avec Lui. Écoutons-\
le !
Bonne route vers Paques !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• Le complexe de l’ Iguana\bDelicatissima
ou Catholique malgré tout
LITURGIE
VIE DU DIOCÈ\bE
EGLI\bE UNIVER\bELLE
• Parole dominicale
• Peut\bon se divertir au temps de carême ? • Les Iléens en marche vers la construction
de la Famille
• Récollection avec les femmes et hommes politiqu\’es
• Messe des malades sur \’la paroisse de Bellevue
• Rassemblés dans le cœur immaculé de Marie avec le Mouvement sacerdotal
marial (MSM)
• 351
e anniversaire de la Paroisse
de la Cathédrale Saint\bLouis
Installation du père Jean\bMichel Monconthour
• Denier de l'Eglis\’e catholique
• 170 ans de l'aboliti\’on de l'esclavage : Non plus esclaves, mais frères (suite)
• Catéchuménat : Chemin \’de conversion
• Témoignages
• Extrait du Message du pape François
pour le carême 2018
• Déclaration du conseil permanent Etats généraux de la bioéthique\’ :
Quel monde voulons\bnous pour demain \’?
5
4
6
17
10
11
12
13
16
7
14
15
8
9
1414
Dossier : CARÊME,
LE TEMP\b DE\b CATÉCHUMÈNE\b
2
1616 MÉDIA\b 1619
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
Page 3
L
’Iguana-Delicatissima, espèce
endémique de sauriens, vit
en ce moment un drame
zoologique. En effet, une espèce
invasive, l’Iguana-Iguana, menace
notre iguane local de disparition.
Cette invasion se produit de façon
très simple : lorsque deux spécimens
de chaque espèce s’accouplent,
c’est toujours l’Iguana-Iguana qui
se reproduit. Son génome s’impose
à l’autre. L’Iguana-Delicatissima est
donc un maillon faible, son gène
disparaît quand il se mélange aux
autres… La nature est impitoyable,
n’est-ce pas !?
J’ai constaté le même phénomène
chez certains catholiques qui se
comportent comme des « delica-
tissima » de la Foi. En effet, confrontés
à d’autres façons de penser, sous
prétexte d’ouverture d’esprit, de
délicatesse, de grandeur d’âme, ils
jouent au maillon faible et mettent
au second plan les convictions
morales, les traditions bimillénaires,
les pratiques ancestrales et les
dogmes de l’Eglise ! Ils vont même
jusqu’à capituler et adopter les
gènes spirituels des autres. Ainsi,
lors de rencontres interreligieuses,
de débats publics et même dans les
couples, on a l’impression que c’est
toujours la vraie foi qui se dilue…
Une famille catholique avait une fille
et deux fils, tous les trois « élevés
dans la religion ». Les parents
étaient fiers de voir leurs enfants
pratiquants, se montrant, jusqu’à
l’âge adulte, « bons catholiques ».
Le premier fils se fiança à une chrétienne évangélique. Mais,
pour faire plaisir à sa fiancée
et sous la pression de sa belle-
famille, il abandonna l’église pour
la salle de prière. Le deuxième fils
rencontra une fille musulmane. Il
était impensable pour elle que son
mari ne soit pas de sa religion. Alors
il embrassa l’Islam ! La fille, enfin,
rencontra, après plusieurs échecs,
un garçon charmant et intelligent,
mais qui rejetait l’Eglise… Elle
tomba enceinte, se
pacsa avec son
copain et ne remit plus les pieds à
la messe… Au final, aucun petit-
enfant, issu de grands-parents et
de parents catholiques, ne sera
baptisé !
Voilà le résultat du complexe de
l’Iguana-Delicatissima chez les
catholiques : la vraie foi, à force
de se diluer, finit par disparaître
et ne laisser place qu’aux esprits
sectaires.
Les catholiques ne sont pas fermés,
ils s’ouvrent aux autres. C’est bien !
La foi catholique reconnaît tout ce
qu’il y a de bon et de vrai dans les
autres religions, les idéologies et
surtout les personnes. C’est normal !
Mais on ne peut aller jusqu’à trahir
sa tradition et son Dieu ! En ne
voulant voir que le côté positif
des autres, on finit par relativiser
sa foi et par apostasier avec bonne
conscience. Or l’apostasie est un
péché mortel, quelles qu’en soient
les raisons !
La charité suprême de la Vérité
consiste à annoncer la vraie foi à
ceux qui l’ignorent, en particulier
à nos proches. Peut-on supporter,
soi-disant par amour ou par respect
humain, que l’autre ignore les
moyens de salut que le Seigneur
a conférés à l’Eglise Catholique ?!
Inversement, peut-on croire en
l’amour d’une personne qui ne
respecte pas votre foi et votre
pratique et refuse que vos enfants
soient élevés dans cette même foi ?
Par amour, au contraire, un fidèle
catholique ne cède pas aux
« Iguanas-Iguana », mais, dans un
dialogue ouvert et respectueux, il
reste Catholique malgré tout !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
■
Le complexe de
l’
Iguana-Delicatissima
ou Catholique malgré tout
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 3
Page 4
C
hers Frères et Sœurs,
La Pâque du Seigneur vient
une fois encore jusqu’à nous !
Chaque année, pour nous y préparer, la
Providence de Dieu nous offre le temps
du Carême. Il est le « signe sacramentel
de notre conversion », qui annonce
et nous offre la possibilité de revenir
au Seigneur de tout notre cœur et par
toute notre vie. Cette année encore, à
travers ce message, je souhaite inviter
l’Eglise entière à vivre ce temps de
grâce dans la joie et en vérité ; et je le
fais en me laissant inspirer par une
expression de Jésus dans l’Évangile de
Matthieu : « À cause de l’ampleur du
mal, la charité de la plupart des hommes
se refroidira » (24, 12). Cette phrase fait
partie du discours sur la fin des temps
prononcé à Jérusalem, au Mont des
Oliviers, précisément là où commencera
la Passion du Seigneur. Jésus, dans sa
réponse à l’un de ses disciples, annonce
une grande tribulation, et il décrit la
situation dans laquelle la communauté
des croyants pourrait se retrouver : face
à des évènements douloureux, certains
faux prophètes tromperont beaucoup de
personnes, presqu’au point d’éteindre
dans les cœurs la charité qui est le centre
de tout l’Évangile.
Les faux prophètes. Ils sont
comme des « charmeurs de serpents »,
c’est-à-dire qu’ils utilisent les émotions
humaines pour réduire les personnes
en esclavage et les mener à leur gré.
Que d’enfants de Dieu se laissent
séduire par l’attraction des plaisirs
fugaces confondus avec le bonheur !
Combien d’hommes et de femmes
vivent comme charmés par l’illusion de
l’argent, qui en réalité les rend esclaves
du profit ou d’intérêts mesquins ! Que de
personnes vivent en pensant se suffire
à elles-mêmes et tombent en proie à
la solitude ! (…) A combien de jeunes
a-t-on proposé le faux remède de la
drogue, des relations « use et jette »,
des gains faciles mais malhonnêtes !
Combien d’autres encore se sont
immergés dans une vie complètement
virtuelle où les relations semblent plus
faciles et plus rapides pour se révéler
ensuite tragiquement privées de sens !
Ces escrocs, qui offrent des choses sans
valeur, privent par contre de ce qui est
le plus précieux : la dignité, la liberté
et la capacité d’aimer. C’est la duperie
de la vanité, qui nous conduit à faire le
paon…. pour finir dans le ridicule ; et du
ridicule, on ne se relève pas. (…).
Un cœur froid. Ce qui éteint la
charité, c’est avant tout l’avidité de
l’argent, « la racine de tous les maux » ;
elle est suivie du refus de Dieu, et donc du
refus de trouver en lui notre consolation,
préférant notre désolation au réconfort
de sa Parole et de ses Sacrements. (…).
La création, elle aussi, devient un témoin
silencieux de ce refroidissement de la
charité : la terre est empoisonnée par
les déchets jetés par négligence et par
intérêt ; les mers, elles aussi polluées,
doivent malheureusement engloutir
les restes de nombreux naufragés
des migrations forcées ; les cieux sont
sillonnés par des machines qui font
pleuvoir des instruments de mort.
L’amour se refroidit également dans nos
communautés. (…).
Que faire ? Si nous constatons en
nous-mêmes ou autour de nous les
signes que nous venons de décrire,
c’est que l’Eglise, notre mère et notre
éducatrice, nous offre pendant ce temps
du Carême, avec le remède parfois amer
de la vérité, le doux remède de la prière,
de l’aumône et du jeûne. En consacrant
plus de temps à la prière, nous
permettons à notre cœur de découvrir
les mensonges secrets par lesquels
nous nous trompons nous-mêmes, afin
de rechercher enfin la consolation en
Dieu. La pratique de l’aumône libère de
l’avidité et aide à découvrir que l’autre
est mon frère : ce que je possède n’est
jamais seulement mien. (…). Le jeûne
enfin réduit la force de notre violence,
il nous désarme et devient une grande
occasion de croissance. D’une part, il nous
permet d’expérimenter ce qu’éprouvent
tous ceux qui manquent même du strict
nécessaire et connaissent les affres
quotidiennes de la faim ; d’autre part,
il représente la condition de notre âme,
affamée de bonté et assoiffée de la vie
de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous
rend plus attentifs à Dieu et au prochain,
il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui
seul rassasie notre faim.
Le feu de \bâques. J’invite tout
particulièrement les membres de l’Eglise
à entreprendre avec zèle ce chemin
du carême, soutenus par l’aumône,
le jeûne et la prière. S’il nous semble
parfois que la charité s’éteint dans de
nombreux cœurs, cela ne peut arriver
dans le cœur de Dieu ! Il nous offre
toujours de nouvelles occasions pour
que nous puissions recommencer
à aimer. L’initiative des « 24 heures
pour le Seigneur », qui nous invite à
célébrer le sacrement de Réconciliation
pendant l’adoration eucharistique,
sera également cette année encore
EGLISE UNIVERSELLE\’
Extrait du Message du pape François
pour le carême 2018
«À cause de l’ampleur du mal, la charité de
la plupart des hommes se refroidira»
(Mt 24, 12)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 4
Page 5
une occasion propice. En 2018, elle se
déroulera les vendredi 9 et samedi 10
mars, s’inspirant des paroles du Psaume
130 : « Près de toi se trouve le pardon ».
Dans tous les diocèses, il y aura au moins
une église ouverte pendant 24 heures
qui offrira la possibilité de l’adoration
eucharistique et de la confession
sacramentelle. Au cours de la nuit de
Pâques, nous vivrons à nouveau le rite suggestif du cierge pascal : irradiant du
« feu nouveau », la lumière chassera
peu à peu les ténèbres et illuminera
l’assemblée liturgique. « Que la lumière
du Christ, ressuscitant dans la gloire,
dissipe les ténèbres de notre cœur et
de notre esprit » afin que tous nous
puissions revivre l’expérience des
disciples d’Emmaüs : écouter la parole
du Seigneur et nous nourrir du Pain
eucharistique permettra à notre cœur
de redevenir brûlant de foi, d’espérance
et de charité.
Je vous bénis de tout cœur et je prie pour
vous. N’oubliez pas de prier pour moi.
Du Vatican, le 1 er novembre 2017 -
Solennité de la Toussaint
François ■
Depuis le 18 janvier, les débats des États généraux de la bi\béthique \bnt c\bmmencé. Leur \bbjectif
est simple : permettre à t\but cit\byen de s’éclairer sur les avancées scientifiques et techniques
c\bncernant la bi\béthique, se f\brger un avis et l’exprimer. Ces expressi\bns devr\bnt ainsi éclairer
les resp\bnsables p\blitiques qui p\b\brter\bnt la révisi\bn de la l\bi à la fin de l’année 2018. Si l’\bbjectif
est simple, les enjeux s\bnt c\bmplexes et graves. C’est p\burqu\bi, t\bus s\bnt invités à participer à
ces débats par le dial\bgue afin de rechercher les v\bies les plus justes. L’Église cath\blique entend
prendre sa place et rép\bndre, elle aussi, à la questi\bn de f\bnd que ces États généraux n\bus p\bsent :
quel m\bnde v\bul\bns-n\bus p\bur demain\b ?
D
ébattre et comprendre.
Ainsi, grâce notamment au
travail réalisé par le groupe
d’évêques et d’experts présidé par
Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de
Rennes, nous invitons les catholiques,
ainsi que tous les hommes et femmes
de bonne volonté, à une prise de
conscience des enjeux que ces nouvelles
techniques soulèvent. C’est le respect
de l’être humain dans sa dignité et sa
vulnérabilité qui est en jeu ; c’est aussi
notre société qui est concernée dans
son respect de la vocation séculaire de
la médecine.
Dans les diocèses, les paroisses, les
aumôneries, les mouvements, les
associations, les familles, il s’agit de
sensibiliser chacun par l’explication et
la formation, afin que la raison et la foi
chrétienne portent ensemble une juste
vision de l’humanité. Cette vision, déjà
largement partagée par le bon sens de
beaucoup, doit permettre de regarder
avec confiance l’avenir en comprenant le bien des recherches scientifiques, et
en ne cédant pas aux sirènes idolâtres de
la toute-puissance. L’homme se sait tout
autant habité par la transcendance que
par le désir de savoir ; il est foncièrement
animé par le besoin de prendre soin
des autres. Et nul doute que la figure
du « bon samaritain » est universelle, et
demeure un guide pour la mise au point
et l’usage des techniques biomédicales
et des technosciences aujourd’hui et
demain.
Comprendre et s’exprimer. Ces États
généraux de la bioéthique sont annoncés
comme une occasion d’entendre et
d’intégrer les contributions de tous en
vue de la révision annoncée de la loi de
2011. Au nom de l’amour désintéressé
de l’Église pour tout être humain, les
évêques proposent aux catholiques,
ainsi qu’à tous les hommes et femmes
de bonne volonté, d’apporter leurs
contributions par leurs réflexions et leurs
témoignages. Les Espaces de réflexion
éthique régionaux sont organisés dans
ce but dans toute la France. Nous les
invitons à s’y inscrire. De même, le
Comité Consultatif National d’Éthique
(CCNE) a mis en place un site internet
pour recueillir nos avis de citoyens. Nous
devons y apporter notre contribution.
L’Église catholique saura prendre
la parole en contribuant à la
sérénité et à l’enrichissement du
dialogue, heureusement voulu par le
Gouvernement. Comment se taire alors
que la loi dessinera en partie la société
de demain ?
C’est en vue du bien commun dont
notre société doit se soucier et dont
l’État a la responsabilité, que l’Église
catholique s’engage avec détermination
dans ces États généraux, comptant sur la
sincérité et l’objectivité annoncées du
CCNE, chargé de présenter un rapport
au Gouvernement.
Le Conseil permanent de la Conférence des
évêques de France ■
DÉCLARATION DU CONSEIL PE\bRMANENT
Etats généraux de la bioéthique :
Quel monde voulons-nous pour demain ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 5
Page 6
Dimanche 25 fév\bie\b 2018
la P arole Dominicale
E
n ce deuxième Dimanche de carême
où nous nous mettons à la suite
du Christ dans sa marche vers sa
pâque, la liturgie nous propose de gravir
deux montagnes : celle où Abraham offre
à Dieu son fils unique en sacrifice, celle où
Dieu offre son Fils transfiguré au monde.
Les deux épisodes sont proches l’un de
l’autre par leur signification. Au bout du
compte, les deux lectures combinées nous
indiquent le chemin de la résurrection.
Quel est en réalité ce chemin ? qu’est-ce
que le chrétien d’aujourd’hui est appelé
à offrir en sacrifice pour le Seigneur ? En
quoi chaque chrétien est-il appelé à être
transfiguré ?
Dans la première lecture, il semble que Dieu
exige de la part de l’homme quelque chose
d’impossible, voire d’inhumain. Abraham
se trouve face à une mise à l'épreuve très
douloureuse. Dieu lui demande de sacrifier
son fils ainé, Isaac. Ce genre de sacrifice
se pratiquait d'une manière habituelle
dans les religions païennes du Moyen
Orient. Pour Abraham, c'était évident
qu'il devait offrir son fils à Dieu. Mais au
dernier moment, Dieu lui fait comprendre
qu'il ne veut pas de sacrifices humains.
C’est une mise à l’épreuve. En effet, c’est
dans les épreuves qu’on vérifie la qualité
de notre foi. Contrairement aux dieux du
monde païen, Celui d’Abraham est le Dieu
des vivants. Ce n’est pas la souffrance
qui sauve, c’est l’amour. A l’exemple
d’Abraham, le chrétien d’aujourd’hui
doit réapprendre que le vrai culte rendu
à Dieu, c’est une célébration de la vie et
des promesses d’avenir que Dieu nous fait.
La liturgie de ce dimanche nous propose de
méditer sur la confiance d'Abraham. Dieu
le comble de ses bénédictions, lui et sa
nombreuse descendance. Les descendants
d'Abraham, ce sont les juifs, les chrétiens
et les musulmans. Ils doivent se rappeler
qu'ils ont à transmettre cette bénédiction
divine à tous. Dieu les aime tous ; il souffre
de les voir se faire la guerre. C'est pour eux
et pour la multitude que Jésus est mort sur
une croix. Et c'est ce sacrifice du Christ que
nous célébrons à chaque messe. En ce
jour, nous nous tournons vers le Seigneur :
nous lui demandons que tous les enfants
d'Abraham progressent ensemble vers
plus d'amour, de justice et de paix.
Dans l'Évangile, Dieu le Père lève le voile sur
son envoyé. Jésus emmène ses disciples,
Pierre, Jacques et Jean sur une haute
montagne pour un temps de prière. Et c'est
là qu’il fut transfiguré devant eux. Cette
manifestation de la gloire de Dieu comble
les disciples de bonheur. Les disciples
voudraient s'installer dans ce bonheur.
Mais voilà que la voix du Père vient les
ramener à la réalité : "Celui-ci est mon
Fils bien-aimé, écoutez-le" ! Aujourd'hui,
vous voyez son visage transfiguré. Dans
quelques jours, vous le verrez défiguré par
la haine et la fantaisie des hommes. Gardez
courage ! Écoutez-le. Faites-lui confiance
quoi qu'il arrive.
La liturgie de ce deuxième dimanche
nous appelle à la confiance. Dans le
domaine de la foi, ne sommes-nous pas
des descendants d’Abraham ? En ce temps
de carême, il nous faut réapprendre à
devenir croyants. Plus que jamais, durant
ce temps fort, à l’exemple d’Abraham, nous
sommes invités à gravir la montagne de
la confiance pour rencontrer le Dieu de
l’Alliance, le Dieu fidèle. Réapprendre
aussi à être chrétiens en accueillant dans
la confiance, le Don de Dieu.
La confiance sans faille d’Abraham nous
rassure et nous inspire une réponse
rassurante aux appels du Seigneur pour
aujourd’hui : « je marcherai en présence du
Seigneur sur la terre des vivants ». Durant ce
temps de carême, portons joyeusement notre
désire de conversion. C’est sous le regard du
Père que le Fils accomplit son chemin de
salut. C’est en contemplant quotidiennement
Jésus, le serviteur souffrant que s’éveillera
l’action en ceux dont le Seigneur a brisé les
chaines. La démarche de tout Chrétien sera
d’accepter de descendre de la montagne de
la transfiguration pour suivre les pas de Jésus
jusqu’à Jérusalem où il vivra sa passion sur
la croix. Quoiqu’il arrive, il sera vainqueur
du mal, de l’incrédulité des hommes car
son amour est plus fort que la mort. C’est en
ce sens que saint Paul rassure son disciple
Timothée : « Il a détruit la mort et a fait
briller la vie et l'immortalité par l’Evangile »
(2Tim 1,10).
Dieu qui transfigure Jésus, peut « se servir »
de ce qui est douloureux dans nos vies,
pour nous transformer et nous donner une
joie ineffable. Le pape Jean Paul II nous a
dit : « la transfiguration n’est pas seulement
une révélation de la gloire du Christ, mais
une préparation à accepter sa croix » car
la résurrection aura le dernier mot sur la
mort. La montagne de la transfiguration est
le signe de l’espérance qui nous habite et
dont nous devons témoigner tous les jours.
Que le Dieu de l’Alliance nous garde
toujours dans la fidélité.
P. Behn-Daunais Cherenfant ■
Genèse 22,1-18 • \b Psaume 115 • R\bmai\bns 8,31b-34 • Mar\bc 9, 2-10
2 ème dimanche de carême - Année B
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 6
Page 7
La thématique de la j\burnée « Famille, am\bur, j\bie en r\bute vers le b\bnheur » d\bnne
du sens aux \bbjectif\bs du chantier
Famille du pr\bjet di\bcésain ECCLESIA ’M 2020 !
C
’est à l'initiative du curé de
la paroisse, le père Crépin
Hounza, que la Pastorale de
la famille des Trois-Ilets a organisé,
le dimanche 21 janvier 2018, dans
les jardins du presbytère, une grande
journée rassemblant les familles
Iléennes, mais aussi des amis venus
des quatre coins de la Martinique.
De l’avis unanime des participants, la
paroisse avait mis les petits plats dans
les grands, d’autant que le curé et la
Pastorale de la famille ont voulu œuvrer
pour le bonheur de la famille de sorte
que cette journée soit exceptionnelle
pour tous, dans la joie et l’amour qui
caractérisent les enfants de Dieu.
La journée a débuté par L'Eucharistie
concélébrée par le père Crépin
Hounza et le père Marcel Crépin, curé
émérite des Trois-Ilets, bien connu des
paroissiens. Dans son homélie, le curé
de la paroisse a redit ce que Dieu attend
d'une famille chrétienne aujourd'hui. Il
a par ailleurs insisté sur le « comment »
et le « pourquoi » il est important pour la
famille de vivre dans la Foi, l’Espérance
et la Charité. Comme pour marquer
ce moment dans la vie de chacun, il a été rappelé à travers les intentions
de la prière universelle la place de
la prière dans nos vies, mais aussi
l’indispensable nécessité de prier les
uns pour les autres. Le Chœur paroissial
des Trois-Ilets et la chorale Eaux Vives
du Vauclin ont exécuté avec maestria
un programme de chants bien rythmés.
Le père Marcel Crépin a exprimé sa joie
de retrouver les fidèles de la paroisse
et les a exhortés à avancer à la suite du
Christ. Avant la bénédiction finale et
les chants de louange, les deux prêtres
s’inscrivant dans la perspective du
synode diocésain ont offert aux fidèles
la feuille de route de E CCLESIA ’M 2020 !
pour les familles.
A l’issue de la célébration,
plus de 300 participants se
sont retrouvés dans les jardins
du presbytère, accueillis par
le curé et les membres de la
Pastorale de la famille, pour
poursuivre cette journée
Famille.
Pot de bienvenue et diverses
collations ont précédé le
repas fraternel agrémenté de
prestations des différentes
chorales. Là, le mot partage a retrouvé
tout son sens et les convives ont pu se
détendre tout en appréciant le cadre
idéalement placé face à la mer.
La journée s’est achevée par le partage
du gâteau, et chacun s’en est allé avec le
souvenir de cette merveilleuse journée
très ensoleillée, où les chants ont
redonné vigueur et force pour repartir
maintenant construire la famille, sur le
chemin de vie tracé par le Seigneur.
Pour la Pastorale de la famille de la Paroisse
des Trois-Ilets - M me Nadiège Carpot ■
Les Iléens en marche vers
la construction de la Famille
VIE DU DIOCÈSE
la construction de la Famille
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 7
Page 8
L
a récollection s’est déroulée en
trois temps : intervention de l’Ar-
chevêque ; partage de l’évangile
du jour par le père Benjamin ; travail en
ateliers à partir d’un questionnaire en
deux parties (écoute et action) suivi de
la remontée des réponses. L’intervention
de Mgr Macaire a porté sur la comparai-
son entre le politique et le prophétique,
en s’appuyant sur la Constitution pasto-
rale Gaudium et Spes. Le tableau qui a
le mieux illustré ses propos a été celui
qui mettait en lumière des situations qui
semblent s’opposer, mais qui en réalité
permettent de se positionner comme
chrétien engagé en politique.
Lors du partage de l’Evangile du jour
(Mc 4, 35-41), le père Benjamin a mis en
exergue la phrase « Passons sur l’autre
rive » qui faisait le lien entre l’intervention
de l’Archevêque et le questionnaire.
Les participants devaient répondre en
ateliers à sept questions : Qu’est-ce que
tu entends de la part des hommes ?
Qu’est-ce que tu entends de ce que Dieu
dit ? Qu’est-ce que tu entends de ce que
dit l’Eglise ? Qu’est-ce que tu demandes à
Dieu pour la Martinique ? pour les élus ?
Qu’est-ce que tu demandes à l’Eglise ?
Qu’est-ce tu diras de la part de Dieu aux
hommes ?
La synthèse du travail en ateliers a permis
de relever des propositions : création
d’une cellule d’écoute pour les élus
qui ont besoin d’un temps particulier
pour échanger sur leur vécu politique ;
reconduction de la récollection dans
l’année, sous une autre forme (ex : sur
deux jours en fin de semaine) ; pèlerinage
à Rome à la fin octobre (communication
auprès des absents qui le souhaitent).
le samedi 24 février
2018 à Emmaüs,
de 8h30 à 13h,
dans le cadre des
activités du diocèse pour
la commémoration des 170 ans de
l’abolition de l’esclavage.
Yves-Marie Grivalliers,
Coordinateur de l’OSPEM
■
J’ai rencontré des Martiniquais, des
élus, et surtout des enfants de Dieu.
Mais, je comprends qu’être les trois
à la fois est une tâche complexe et
que leur foi est souvent bousculée.
Aux préoccupations des administrés,
ils doivent trouver des solutions à la
mesure des pouvoirs qui leurs sont
confiés. Dans ce contexte, il est très
difficile de concilier « action publique
et agir en chrétien ». Pourtant, j’ai
découvert des personnes soucieuses
du respect d’autrui, solidaires, ayant
l’esprit d’unité, de proximité, témé-
raires... et humbles. J’espère que les
affaires politiques ne les éloigneront
pas de Dieu, mais qu’au contraire,
qu’ils aident les citoyens martini-
quais en s’affirmant du Christ. Et,
puisqu’il s’agit pour eux comme pour
nous de nous défaire de la peur, que
le Christ nous aide à rompre avec nos
visions négatives de nos élus.
Ralph E.,
animateur
d’un atelier
La première activité de l’année 2018 de l’Observati\bn S\bci\b P\blitique de l’Eglise en Martinique
(OSPEM) s’est dér\bulée le samedi 27 janvie\br, au F\byer de charité.
35 femmes et h\bmmes p\blitiques de la Martinique \bnt rép\bndu à l’invitati\bn. Le thème retenu :
« Ec\buter et Agir sel\bn le cœur de Dieu » dans\b le cadre des \brientati\bns d’
ECCLESIA ’M 2020 !
Récollection avec les femmes
et hommes politiques
« Ecouter et Agir selon le cœur de Dieu »
VIE DU DIOCÈSE
activités du diocèse pour
Récollection avec les femmes
Témoignage…
Prochain
rendez-vous
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 8
Page 9
Ma mère, Josué mon fils
en situation de handicap et
moi avons reçu l’onction des malades. Ce
fut une grande joie et une grande grâce.
Nous sommes sûrs que Jésus dans sa
miséricorde nous a accordé les guérisons
dont nous avions besoin.
C'est avec plaisir que j'ai participé à la messe des
malades, et ce n'était vraiment pas un supplice, bien au
contraire. Que de grâces ! Ce fut une très belle messe, émouvante,
touchante. J’ai eu les larmes aux yeux à certains moments. C'est d\
ans
des circonstances pareilles que l'on voit à quel point les gens souffrent,
et que la vie mérite d'être vécue. Vivre chaque jour comme si c'était le
dernier. Étant au premier banc, je n'ai pu voir comment les malades ont
reçu l’onction. Merci de m'avoir intégrée dans la liturgie.
Au moment de mettre sous presse, nous apprenons le décès de Père Claude Anglio,
curé du Vauclin et coordinateur du Service de l’Eglise Catholique sur l’Aud\
iovisuel
Public (SECAP).
Le Père Claude Anglio, âgé de 71 ans, avait été ordonné prêtre le 14 décembre 1975.
Un hommage lui sera rendu dans la prochaine édition d’Eglise en Martinique.
Magalie T-R. Valérie
La par\bisse Cœur Immaculé de Marie de Bellevue a
accueilli, le samedi 10 février 2018, les participants
à la messe di\bcésaine présidée par Mgr David
Macaire, au pr\bfit des malades, à l’initiative de la
Past\brale di\bcésaine de la Santé.\b
L
a pluie de ce samedi matin n’a pas émoussé l’ardeur des fidèles
venus des différentes paroisses de l’île. Ils étaient plus de
600 à prendre place à l’intérieur de l’Eglise afin de ne pas se
faire raconter l’événement. « Radio Saint Louis » et la Web télévision
assuraient la retransmission en direct de la manifestation. Ils étaient
sept prêtres à accompagner l’évêque tout au long de la célébration,
qui a débuté à 9h par une procession à l’extérieur de l’église. Au cours
de cette messe, de nombreuses personnes ont reçu l'onction des
malades. Parmi eux, on dénombrait Magalie et Valérie qui ont livré
leurs impressions.
La cérémonie s’est terminée à 11h par une collation offerte aux
participants.
Jacqueline M., Responsable de la Pastorale diocésaine de la Santé ■
Messe des malades
sur la paroisse de Bellevue
Père Claude Anglio
10 mars 1947 – 18 février 2018
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 9
Page 10
Le chapelet, prière Christocen-
trique : A travers le chapelet, Marie nous
montre Jésus, Elle apaise notre âme et nous
introduit dans une profonde contemplation
de son Fils. Tout en étant sur Terre, nous
entrons dans le surnaturel, dans une union
intime avec le Ciel.
Un combat cosmique : Marie nous
avertit que les temps sont urgents et graves.
Ce combat est au-dessus de nous. Notre
Sainte Mère nous donne quatre armes pour
combattre : 1) le chapelet : la puissance de
Dieu qui se déploie en nous ; 2) le silence
qui est terrible à l’ennemi ; 3) l’offrande
des souffrances pour la conversion des
pécheurs (C’est dans ses blessures que nous
sommes guéris. Isaie 53-5) ; 4) la confiance :
Marie s’occupe de tout.
Une consécration demandée par
la Très Sainte Vierge : Se consacrer
au Cœur Immaculé de Marie au sein du
MSM, c’est s’abandonner complètement,
de manière totale et continuelle à elle, afin
qu’elle puisse disposer de nous selon le
vouloir de Dieu. L’acte de consécration est
la clé qui ouvre le Cœur de Marie.
Aimons nos prêtres ! La Très Sainte
Vierge Marie nous demande aussi un regard
de foi sur nos prêtres, de voir uniquement
Jésus dans chacun d’eux. Le prêtre renonce
à tout par amour de Jésus et pour les frères
de Jésus. Les intentions les plus privilégiées
de Marie sont celles pour les prêtres. C’est
extrêmement important de prier pour leur
sainteté.
Marie nous appelle à multiplier les cénacles ;
toute l’Eglise doit entrer dans le refuge très
sûr de son Cœur Immaculé. Prendre Marie
chez nous pour Mère est un chemin aisé,
court, parfait et assuré pour arriver à
l’union avec Notre Seigneur.
Le noyau du MSM ■
Ces deux jours, où j’ai pu
participer à cette session,
ont été pour moi une for-
mation à l’esprit du MSM.
La présence du responsable
national a montré vraiment
l’unité du Mouvement. La
symbolique du chapelet que
nous levons en direction de
la statue de la Très Sainte
Vierge Marie, nous rappelle
que nous sommes ses petits
enfants. Nous avons besoin
de sa présence, de lui tenir la
main comme font les enfants.
Dans le cénacle, Marie nous
dit : « Je m’occupe de vos
intentions et vous, vous vous
occupez des miennes ».
Sr Mathilde
Plusieurs cénacles de prière et de fraternité se s\bnt tenus, du 12 au 17 janvier s\bus la
directi\bn du père Olivier R\blland, resp\bnsable du MSM p\bur la France et l’Outre-Mer.
N\bus av\bns eu la grâce d’appr\bf\bndir la spirituali\bté de n\btre m\buvement.
Rassemblés dans le cœur
immaculé de Marie
avec le Mouvement sacerdotal marial (MSM)
VIE DU DIOCÈSE
Témoignage…Témoignage…Témoignage…
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 10
Page 11
I
l était entouré de ses confrères,
pères Christian Catayée, Patrick-
Alexis Phanor, Emmanuel Chaulvet,
Michel Delvarice, du diacre Serge Gélas
et des fidèles de la communauté de la
Cathédrale et des Terres Sainville.
Dans son mot d’accueil, Mgr Macaire a
rappelé que la première chapelle Saint-
Louis a été construite et bénie en 1667,
en lieu et place de l’actuelle cathédrale.
« Lorsqu’on vient à un anniversaire on
apporte un cadeau, moi mon cadeau
c’est le père Monconthour. Après avoir
traversé la baie pour aller juste en face
aux Trois-Ilets, cette année il fait la
traversée dans l’autre sens pour revenir
à la Cathédrale », nous a-t-il dit.
Dans son homélie, en lien avec la lecture
du second livre de Samuel qui relate la
douleur du roi lors la mort de son fils
Absalon, l’évêque nous a rappelé que le
Seigneur aime chacun de ses enfants ; il
est prêt à quitter ses 99 brebis pour aller
chercher la petite brebis égarée.
Le curé représente le Christ qui a donné
sa vie pour chacun de nous ; il est le
pasteur.
Ainsi, il doit accepter de donner sa vie
pour ses paroissiens. Il a souligné sa
grande implication dans la mission et
son attachement à l’engagement des
laïcs pour répondre à ce que l’Eglise
demande.
D’autre part, Mgr a demandé à la
communauté paroissiale d’accepter et
d’accueillir le curé qui leur est donné,
et d’être des chrétiens actifs pour éviter
d’être des consommateurs.
Après l’homélie, a commencé le rite
de renouvellement des promesses de
l’ordination au cours duquel l’Evêque
confie au prêtre la charge de la paroisse.
La célébration s’est poursuivie par la
profession de foi de fidélité.
En tant que curé installé, le père
Monconthour veillera à accomplir
trois missions : enseigner, sanctifier et
gouverner.
L’évêque a présenté chacun des prêtres
collaborateurs du Curé en précisant leurs
missions respectives, et le chant « Rendez
Grâce au Seigneur car il est bon ! » a été
acclamé par les chorales de la paroisse.
A la fin de la cérémonie, le curé a rendu
grâce au Seigneur pour ces 351 ans
d’annonce de la Bonne Nouvelle, de
vie et de communion.
Il a invité chacun à rendre grâce pour les
sacrements reçus à la cathédrale, pour
les évêques, les prêtres, les religieuses,
les religieux, les laïcs qui ont œuvré
pour que l’Evangile soit annoncé.
Il a remercié chaleureusement ses
confrères pour leur accueil, leur
attention ; il a également remercié
les paroissiens et tous ceux qui ont
organisé cette cérémonie.
Notre nouveau curé a présenté les
directives de la vie paroissiale en
rappelant que nous avons tous un rôle
à jouer, et que nous sommes le corps
ayant pour tête le Christ.
Après la bénédiction de l’évêque, ce
moment de communion et de fête
s’est terminé dans la joie par le chant
« Pep bondjé-a bel », et un temps de
convivialité.
■
Le 30 Janvier 2018, 351 ans d’ann\bnce de la B\bnne N\buvelle ! V\bilà la rais\bn p\bur
laquelle les lumières de la Cathédrale Saint-L\buis furent allumées. C’est à l’\bccasi\bn,
de l’anniversaire de la par\bisse que s\bn excellence Mgr David Macaire a pr\bcédé à
l’installati\bn \bfficielle du père Jean-Michel M\bnc\bnth\bur en tant que curé de la Cathédrale.
351
e
anniversaire de la Paroisse
de la Cathédrale Saint- Louis
Installation du père Jean\bMichel Monconthour
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 11
Page 12
Chers Diocésains,
Il y a quelques mois, Eglise en Martinique
n° 550 publiait un dossier sur les
finances du diocèse. Mgr Macaire
nous rappelait que, contrairement à
certains mensonges diffusés çà et là,
notre diocèse est pauvre.
Fr?res et s?urs, nous devons tous (les pr?tres aussi !) faire ? l?Eglise l?offrande du
Denier, c’est-à-dire
le revenu d’une à deux journées de travail par an .
Merci donc de vous munir des enveloppes du Denier ou de vous connectez sur
le site aimercesttoutdonner.com et, enfin, donnez librement selon ce qu’a résolu
votre cœur et dans la joie, sans bouder, ni murmurer, comme dit la Parole de Dieu
(2 Corinthiens 9,7).
Transmettez aussi l’information à vos proches !
Faites-le vite : l’Eglise a besoin de vous et vous avez besoin de l’Eglise.
Aujourd’hui, merci Seigneur, de plus en plus de gens reviennent à l’Eglise. Mais les
perspectives financières sont inquiétantes. Dans les prochaines années, nous devons :
■ restaurer notre immobilier en tenant compte des risques majeurs
■ nous munir des équipements modernes utiles,
■ continuer à être généreux envers les démunis,
■ faire appel à des compétences professionnelles,
■ aider matériellement les œuvres de solidarité et de charité,
■ financer la formation des séminaristes, l’éducation des jeunes, le soutien aux malades, aux artistes et la communication,
■ verser un traitement minimum aux prêtres (l’équivalent du RSA + une intention
de messe par jour).
Les projets en cours (l’église du Morne-Vert, la salle paroissiale du Vauclin, l’église
de Sainte-Thérèse ou de Balata…) vont complètement épuiser nos réserves et,
déjà, le budget 2018 est en déficit... Alors qu’il y a encore tant à faire !
L’Eglise ne vit que par les dons de ses fidèles :
Les quêtes permettent de financer le fonctionnement courant de
plus de la moitié des paroisses (les autres sont en déficit).
Les legs sont très insuffisants (pourtant l’Eglise fait tant pour les
gens de leur vivant et prie pour eux après leur mort !).
Enfin, le Denier de l’Eglise qui est censé être le principal revenu du
diocèse demeure très modeste. Une majorité de fidèles ne remplit
pas ce devoir .
Denier
de l’Eglise
Catholique
‘‘‘‘ ‘‘‘‘
L’offrande n’est pas un acte pratique,
mais un acte de Foi et un acte
d’Amour pour Dieu en vue de la
charité fraternelle de l’Eglise. Le
diable n’aime pas que nous fassions des dons car l’offrande est capable de briser le cycle de la misère,
d’ouvrir nos cœurs à la volonté de
Dieu et nous obtient la bénédiction.
(R.P. Rémy, cssp, curé du Robert)
Cela dit, l’offrande est avant tout une réalité
spirituelle. C’est un moyen de rendre grâce à
Dieu pour ses bienfaits, en faisant un saint
usage de nos biens terrestres.
Au Coeur des familles,
la Joie deDONNER
Au Coeur des familles,
la Joie deDONNERAuAu CoeurCoeur des familles,des familles,des familles,des familles,
la Joie de DONNERDONNER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 12
Eglise en Martinique
n° 550 publiait un dossier sur les
finances du diocèse. Mgr Macaire
nous rappelait que, contrairement à
L’Eglise ne vit que par les dons de ses fidèles :
E g lise en MARTINIQUE
Spes messis in semine L’espoir de la moisson est dans la semence…
N° 550REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €8 octobre 2 017
Page 13
Un engagement comm\œun
pour vaincre l’escla\œvage
S
ouvent, en observant le phéno-
mène de la traite des personnes,
du trafic illégal des migrants et
d’autres visages connus et inconnus
de l’esclavage, on a l’impression qu’il
a lieu dans l’indifférence générale.
Si malheureusement cela est vrai en
grande partie, je voudrais cependant
rappeler l’immense travail silencieux
que de nombreuses congrégations
religieuses, surtout féminines, réalisent
depuis de nombreuses années en faveur
des victimes. Ces instituts œuvrent dans
des contextes difficiles, dominés parfois
par la violence, en cherchant à briser les
chaînes invisibles qui lient les victimes
à leurs trafiquants et exploiteurs ; des
chaînes dont les mailles sont faites de
mécanismes psychologiques subtils
qui rendent les victimes dépendantes
de leurs bourreaux par le chantage et
la menace, pour eux et leurs proches,
mais aussi par des moyens matériels,
comme la confiscation des documents
d’identité et la violence physique.
L’action des congrégations religieuses
s’articule principalement autour de
trois actions : le secours aux victimes,
leur réhabilitation du point de vue
psychologique et de la formation, et
leur réintégration dans la société de
destination ou d’origine.
Cet immense travail, qui demande
courage, patience et persévérance,
mérite l’estime de toute l’Église et de
la société. Mais à lui seul, il ne peut
naturellement pas suffire pour mettre
un terme au fléau de l’exploitation de la
personne humaine. Il faut aussi un triple
engagement, au niveau institutionnel,
de la prévention, de la protection des
victimes et de l’action judiciaire à l’égard
des responsables. De plus, comme les
organisations criminelles utilisent des
réseaux globaux pour atteindre leurs
objectifs, de même l’engagement pour
vaincre ce phénomène requiert un
effort commun et tout autant global de la
part des divers acteurs qui composent
la société.
Les États devraient veiller à ce que
leurs propres législations nationales
sur les migrations, sur le travail, sur les
adoptions, sur la délocalisation des
entreprises et sur la commercialisation
des produits fabriqués grâce à
l’exploitation du travail soient
réellement respectueuses de la dignité
de la personne. Des lois justes sont
nécessaires, centrées sur la personne
humaine, qui défendent ses droits
fondamentaux et les rétablissent s’ils
sont violés, en réhabilitant la victime
et en assurant sa sécurité, ainsi que
des mécanismes efficaces de contrôle
de l’application correcte de ces
normes, qui ne laissent pas de place
à la corruption et à l’impunité. Il est
aussi nécessaire que soit reconnu le
rôle de la femme dans la société, en
œuvrant également sur le plan culturel
et de la communication pour obtenir les
résultats espérés.
Les organisations intergouvernemen-
tales, conformément au principe de
subsidiarité, sont appelées à prendre
des initiatives coordonnées pour
combattre les réseaux transnationaux
du crime organisé qui gèrent la traite
des personnes humaines et le trafic
illégal des migrants. Une coopération
à divers niveaux devient nécessaire,
qui inclue les institutions nationales
et internationales, ainsi que les
organisations de la société civile et le
monde de l’entreprise. Les entreprises, en effet, ont le devoir
de garantir à leurs employés des condi-
tions de travail dignes et des salaires
convenables, mais aussi de veiller à
ce que des formes d’asservissement
ou de trafic de personnes humaines
n’aient pas lieu dans les chaînes de
distribution. La responsabilité sociale
de l’entreprise est accompagnée par la
responsabilité sociale du consomma-
teur. En effet, chaque personne devrait
avoir conscience qu’« acheter est non
seulement un acte économique mais
toujours aussi un acte moral ».
Les
organisations de la société civile, de
leur côté, ont le devoir de sensibiliser
et de stimuler les consciences sur les
pas nécessaires pour contrecarrer et
éliminer la culture de l’asservissement.
Ces dernières années, le Saint-Siège, en
accueillant le cri de douleur des victimes
du trafic et la voix des congrégations
religieuses qui les accompagnent vers
la libération, a multiplié les appels à la
communauté internationale afin que les
différents acteurs unissent leurs efforts
et coopèrent pour mettre un terme à ce
fléau. De plus, certaines rencontres ont
été organisées dans le but de donner
une visibilité au phénomène de la
traite des personnes et de faciliter la
collaboration entre divers acteurs, dont
des experts du monde académique et
des organisations internationales, des
forces de l’ordre de différents pays de
provenance, de transit et de destination
des migrants, et des représentants des
groupes ecclésiaux engagés en faveur
des victimes. Je souhaite que cet
engagement continue et se renforce
dans les prochaines années.
(à suivre)
(Extrait Message du pape François pour
la Journée mondiale de la Paix du 1/01/15)
■
Non plus esclaves,
mais frères
– Pape François
(suite)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 13
Page 14
Faire
pénitence
Convertissez- vous !
Changer de mentalité
Changer d'esprit
On peut penser qu'il s'agit de payer à Dieu le montant de nos dettes : « Seigneur, j’ai péché tant ... alors,
je vais te donner tant », et nous pensons ainsi être quittes envers le Seigneur. Il nous est difficile de
dépasser cette réaction tellement naturelle et enracinée en nous. Nous avons un désir incoercible
d'être « en règle avec Dieu », d'être juste devant lui. Nous sommes alors encore très loin de l'Evangile,
sinon à son opposé. Nulle part, en effet, nous ne voyons Jésus demander à quelqu'un une pénitence
de ce genre. Nous serions bien incapables de faire le poids. Mais surtout, Dieu n'en n'a nullement
besoin pour nous pardonner et nous donner son amitié. Rappelons-nous seulement la parabole de
l'enfant prodigue. Quand Dieu nous demande de réparer, ce ne sont pas les torts que nous avons pu
lui faire, mais ceux que nous avons pu faire à nos frères : « Remets-nous les dettes, comme nous les
remettons à nos frères ». Pensons aussi à Zachée (Saint Luc chapitre 19, 1-10).
Il faut un changement complet d'orientation. Il s'agit de se détourner radicalement de la vie antérieure
par un virage à 180. ll s'agit de remettre le cap dans la bonne orientation. C'est à refaire continuellement,
comme un marin en mer surtout à des moments plus difficiles. Renoncer, se détourner ne suffisent
pas à donner un sens à la vie ; il est plus important de reprendre conscience de ce que l'on recherche.
C'est pourquoi la prière et la lecture de la parole sont à reprendre avec plus d'attention pendant le
carême, afin de mieux entendre les appels du Seigneur.
Il ne s'agit pas de « faire quelque chose » ou de « changer de conduite » : il s'agit de « Changer », tout
simplement. Changer intérieurement ce qui nous tient le plus à cœur, c'est à dire, notre échelle de valeurs.
Changer d'esprit, c'est « voir » autrement, c’est « sentir » autrement, c'est « réagir » autrement. Nous
pouvons, en effet, changer quelque chose de notre conduite, sans pour cela changer vraiment d’esprit.
Ce qui, un jour ou l’autre, se révélera dans un moment critique, par exemple, notre véritable esprit se
manifestera. Par contre, si nous changeons d’esprit, notre attitude, elle aussi, changera certainement,
au fur et à mesure que cet esprit entrera en nous. Il nous poussera à des gestes nouveaux.
On ne change pas d'esprit à la force des poignets. Ce serait le moyen de tout bloquer, de tout dénaturer.
Un esprit s'accueille ou se refuse. On lui ouvre la porte ou on la lui ferme. Cela veut dire qu'on accepte
ou non de se laisser conduire par lui. Changer d'esprit ne consiste pas seulement à changer d'idées
ou de sentiments, il implique et exige des actes, sinon il n'est que vent et non souffle. Il oriente la
conduite entière et dicte des actes d'un tout autre ordre que des privations passagères de pénitence.
Plus on accueille, plus il tend à prendre toute la place, il envahit tout et ne peut plus y avoir de secteur
réservé. Et c'est bien ce qui nous fait peur, car comme Jésus nous le dit lui-même « on ne sait d'où il
vient, ni où il va ... » (Saint Jean 3, 8).
Le catéchuménat est la démarche de t\but h\bmme, \bu t\bute femme, désireux de devenir membre
de la c\bmmunauté chrétienne, en recevant les sacrements de l'initiati\bn, le baptême, l'Eucharistie
et la c\bnfirmati\bn. Cette démarche pr\bv\bque aussi, chaque chrétien, à c\bntinuellement éclairer,
stimuler \bu ren\buveler sa f\bi, car la vie chrétienne s'appr\bf\bndit t\but au l\bng d'une existence, et
elle a bes\bin de t\bus les m\byens que lui \bffre l'Église p\bur s'acc\bmplir. Le temps du carême est
un temps privilégie p\bur cette exercice spirituel. Quelques étapes peuvent guider le chrétien
et t\bus ceux qui s\bnt en recherche.
Carême : les étapes
Le vrai sens du carême : Il s'agit de communier, de plus en plus, à L'Esprit du Christ qui nous conduit vers Pâqu\
es.
Père Emmanuel St-Honoré, curé de Rivière-Pilote ■
Catéchuménat :
Chemin de conversion
CARÊME, LE TEMPS DE\’S CATÉCHUMÈNES DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 14
Page 15
Ce qui m'attire en Christ c'est sa patience et son amour pour moi. Depui\
s enfant il est près de
moi, il m'a toujours invitée, mais je ne l'entendais pas.
Quand j'ai dit oui au Seigneur, je t’ouvre mon cœur, ce n'était plus un choix mais une évidence.
Jésus est devenu une présence, une pensée, une lumière, une force et une esp\
érance. Il est l'Esprit conso- lateur de ma vie.
Jésus est vivant, il me touche, me parle et me guide. Le Christ est en moi, avec moi et autour de moi. Je
lui rends grâce pour sa patience et son amour, et je remercie le Seigneur pour ce qu'il fait chaque jour
de et dans ma vie. Son amour pour moi me donne la joie de montrer Jés\
us.
Étant issu de deux familles très différentes, je n'ai pas été baptisé enfant car mes parents ne voulaient pas
faire de choix et n'étaient pas nécessairement très portés su\
r la religion. J'ai donc grandi sans aller à
l'église jusqu'à mon adolescence.
C'est vers l'âge de 16 ans que j'ai commencé à me poser des questions \
sur ce que je fais sur Terre, pourquoi
etc., et c'est aussi vers cette période que Dieu à commencer à m'envoyer quelques signes ; c'était le début
de son travail pour m'appeler à lui. Il contrôle tout et si vous vous en remettez à Lui, petit à petit, il met
en place son plan pour vous. Attention cependant, c'est souvent par l'épreuve qu'Il nous fait venir. J'ai
commencé à vouloir me faire baptiser vers l'âge de 18 ans ; mais avec les études, la vie de jeune adulte,
je ne trouvais pas le "temps", ce qui est bien normal maintenant que je comprends q\
u’au-delà de notre
temps, il y a le temps de Dieu.
Après plusieurs épreuves et déconvenues, j'ai approché le père Lafine sur les conseils d'une amie. Nous avons
échangé et je me suis inscrit au catéchuménat à Redoute p\
endant 1 an, mais mon Master me prenait énormément de
temps, alors je n'ai pas pu me faire baptiser cette fois-là. La vie suivait son cours quand encore plus d'épreuves sont arrivées ;
c'est là que j'ai rencontré ma compagne. C'était toujours le tr\
avail de Dieu, moi qui avais prié pour qu'Il me donne la personne
qu'il me faut et non pas celle de mes désirs. Ensemble, nous avons été confrontés à des problèmes familiaux. Dieu avait la
réponse à nos questions et cela nous a fait nous tourner vers Lui, et Il nous a répondu par ses signes. Nous sommes donc allé\
s
voir le père Lafine pour lui poser nos questions. Il nous a répondu et donné sa bé\
nédiction. Nous avons décidé ensuite d'aller
faire les courses, l'esprit toujours un peu tourmenté, et c'est là \
que je rencontre un de mes anciens professeurs qui me dit qu'il
a rencontré quelqu'un, qu'il a rencontré Dieu et sans rien lui avoir raconté, me donne un « pain de vie » avec la Parole du
Seigneur. Sur tous les « pains de vie » qu'il y avait dans son sac, celui qu'il m'a donné avait la réponse à ce qui me tourmentait...
et celui qu'il a donné à ma compagne aussi avait la réponse à son interrogation sur la décision qu'elle devait prendre. C'est là
que j'ai compris que Dieu utilise tous ses enfants pour mener à bien ses plans.
C'est aussi là que j'ai compris que je voulais connaître encore plus sa Parole et son Amour et me rapprocher de Lui. C'est là
que je suis allé m'inscrire à Bellevue pour la suite de mon catéchuménat, où j'ai rencontré le \
père Ransay, et où je me suis
fait baptiser il y a un an maintenant. Depuis la fois où Dieu m'a mont\
ré qu'Il répond vraiment, ça a été merveilleux et lorsque
j'ai une interrogation, je prie, il me donne la direction par les événements qui surviennent, que ce soit pour le travail ou les
relations, Il est toujours là. Alors nous aussi, soyons là pour son amour.
Depuis, je laisse le Seigneur me guider pour que chaque chose s'accompli\
sse selon son temps, mes projets, selon sa volonté.
J'ai commencé la préparation au mariage et j'essaye d'aider les ge\
ns que le Seigneur met sur ma route selon mes capacités.
C'est vers l'âge de 16 ans que j'ai commencé à me poser des questions \
sur ce que je fais sur Terre, pourquoi
Après plusieurs épreuves et déconvenues, j'ai approché le père Lafine sur les conseils d'une amie. Nous avons
Jésus est devenu une présence, une pensée, une lumière, une force et une esp\
érance. Il est l'Esprit conso-
Jésus est vivant, il me touche, me parle et me guide. Le Christ est en moi, avec moi et autour de moi. Je
de et dans ma vie. Son amour pour moi me donne la joie de montrer Jés\
us.
Samuel,
baptisé en 2 017
Magali Valbert
baptisée le 26 mars 2016,
paroisse Saint-Laurent (Lamentin)
Entrée en CatéchuménatEntrée en CatéchuménatEntrée en Catéchuménat
Appel décisifAppel décisif BaptêmeBaptême
Confirmation.Confirmation.Confirmation.
Première communionPremière communionPremière communionPremière communionPremière communionPremière communion
Pénitence confessionPénitence confession
Magali Valbert
Témoignages
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 15
Page 16
Je me prénomme Sandy, j’ai reçu le sacrement du baptême en avril dernier au cours de la veillée pascale.
Ce fut une immense joie de recevoir ce sacrement me permettant ainsi d’obtenir une conscience pure fo\
ndée sur ma foi. Poussée par l’amour que j’ai pour Dieu et le dés\
ir de faire sa volonté, j’ai fait la démarche auprès des animateurs pour intégrer le groupe de catéchuména\
t à l’église de Bellevue afin de me récon-cilier avec Dieu. Sans rentrer dans les détails, j’appartenais auparavant à une autre religion dont je ne citerai pas le nom ; déçue des comportements et de l’attitud\
e sectaires de celle-ci, je me suis petit à
petit éloignée de Dieu. Ne pouvant pas rendre responsable Dieu des actes des humains, j’ai décidé de
renouer avec Dieu. Les accompagnements et les enseignements reçus m’ont perm\
is de renforcer ma foi et
de me rapprocher de Lui. Aujourd’hui, je suis animatrice pour les jeunes de cheminements de 2
ème année.
Ce fut une immense joie de recevoir ce sacrement me permettant ainsi d’obtenir une conscience pure fo\
ndée
sur ma foi. Poussée par l’amour que j’ai pour Dieu et le dés\
ir de faire sa volonté, j’ai fait la démarche
auprès des animateurs pour intégrer le groupe de catéchuména\
t à l’église de Bellevue afin de me récon-
cilier avec Dieu. Sans rentrer dans les détails, j’appartenais auparavant à une autre religion dont je
petit éloignée de Dieu. Ne pouvant pas rendre responsable Dieu des actes des humains, j’ai décidé de
renouer avec Dieu. Les accompagnements et les enseignements reçus m’ont perm\
is de renforcer ma foi et
de me rapprocher de Lui. Aujourd’hui, je suis animatrice pour les jeunes de cheminements de 2
Sandy
baptisée en avril 2 017
Je m’appelle Anne-Sophie et j’ai 30 ans. Issue d’une famille catholique, la religion a toujours eu sa
place dans l’éducation reçue de mes parents. J’ai d’aille\
urs reçu le sacrement du baptême dès mon
plus jeune âge, mais par la suite mes parents ont souhaité me lais\
ser pleinement le choix d’accepter ou
pas ce don de Dieu qu’est la Foi. J’ai toujours aimé assister aux messes dominicales, qui représentent
pour moi un rendez-vous unique avec Dieu, partagé avec tous les autres membres de l’Eglise. Ma Foi
s’est raffermie de plus en plus, mais je sentais en même temps comme un manque\
qui, une fois comblé,
me permettrait d’entrer dans la communion de l’Eglise et recevoir Dieu. Après une longue période
d’hésitation expliquée par ma timidité, j’ai décidé de franchir une nou\
velle étape sur le chemin que je
parcourais avec Dieu et ainsi de démarrer mon cheminement vers le catéchuménat.
J’ai reçu les sacrements de l’Eucharistie et la Confirmation par Mgr Macaire en mai dernier ; un moment
unique et si fort que jamais je n’oublierai...
L’équipe du diocèse dévouée au catéchuménat est formidable, spécialement mon accompagnatrice qui m’a tant apporté :
un chemin de confiance et de paix.
Aujourd’hui, j’ai intégré l’Atelier des lecteurs au sein \
de ma paroisse, et je souhaite cheminer vers Dieu, et avec Dieu,
tout au long de ma vie.
pas ce don de Dieu qu’est la Foi. J’ai toujours aimé assister aux messes dominicales, qui représentent
J’ai reçu les sacrements de l’Eucharistie et la Confirmation par Mgr Macaire en mai dernier ; un moment
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 25 février :
• 9h30 : Messe à la chapelle de Desaix
• 14h30 : Messe d’ouverture du Jubilé des Sœurs Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la
Délivrande (Morne-Rouge)
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Mardi 27 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 28 février :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Balata
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Samedi 3 mars :
• Enseignement aux Catéchumènes à la salle
paroissiale de Bellevue
Dimanche 4 mars :
• 8h : Messe dominicale au Vauclin
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Mardi 6 mars :
• Conseil épiscopal
Mercredi 7 mars :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse du
Lamentin
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 8 mars :
• Rencontre avec les organisateurs des séminaires
d’évangélisation des jours gras
Samedi 10 mars :
• Récollection des personnels de l’Enseignement Catholique à Bellevue
• Visite aux confirmands de Saint-Joseph de Cluny en retraite
Dimanche 11 mars :
• 15h30 : Messe de clôture de la récollection des
Equipes Notre-Dame à L’Espérance
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Anne-Sophie,
confirmée en mai 2 017
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 16
Page 17
L
a tentation de l’adoration « Toi donc si tu te prosternes devant moi… (La prière), celle de
la nourriture, le pain « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain » (Le
jeûne) et celle de l’avoir : « Je te donnerai tout le pouvoir et la gloire, … les richesses des
royaumes de la terre » (Le partage).
Au regard de ce qu’est ce temps de Carême, on serait tenté de dire que ce n’est
pas un temps de divertissement. Mais il ne faut pas oublier que se divertir
n’est pas une mauvaise chose.
En effet, selon le dictionnaire Larousse, se divertir c’est s’amuser,
s’égayer, s’occuper l’esprit, se distraire pour ouvrir notre esprit à
autre chose afin d’échapper à l’ennui, ou pour ne pas laisser les
soucis envahir nos pensées et nos idées.
Ainsi, même en plein Carême, ma vie spirituelle n’est pas isolée
et coupée du reste des besoins de mon corps. Il y a bien sûr
une manière spirituelle de se divertir.
Par contre, je me prive de certains types de divertissement,
si et seulement si je les trouve envahissants et me rendant
dépendant. Par exemple, pendant le Carême, je conseille aux
fiancés d’aller voir le film sur la passion du Christ. C’est un
divertissement assorti au Carême. Lorsque j’écoute une chanson
sur Youtube, par exemple Lanmou fasil de Michael Guirand, je
prends le temps de méditer les paroles et de réfléchir sur le sens
des paroles (importance du dialogue (yon ti palé), du pardon (chéri
map mandéw padon) , du sacrifice (fo'n sakrifyé, tout bagay vini nèf).
En résumé, il y a bien sûr une manière de se divertir dans la vie. C’est le
divertissement qui respecte et ne blesse pas l’amour de Dieu, de soi-même
et du prochain. On peut participer au carnaval sans tomber dans la violence,
l’injure, l’obscénité et la dépravation de mœurs.
Bon carême à tous !
Père Arnaud Goma, Coridon ■
Le carême est un temps d’entrainement au c\bmbat spirituel. C’est l’\bccasi\bn p\bur le chrétien
que je suis de reprendre ma liberté perdue dans tr\bis d\bmaines : ma relati\bn à Dieu (prière), ma
relati\bn à m\bi-même (jeûne) et ma relati\bn aux autres (partage). Le Seigneur Jésus est celui qui
n\bus aide à vivre le Carême. En effet, au désert de Judée après s\bn baptême, il a réussi à mettre
en échec les tr\bis tentati\bns du diable.
Ayant épuisé t\butes les f\brmes de tentati\bns, le diable
s’él\bigna de Jésus jusq\bu’au m\bment fixé.
‘‘
‘‘
AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Peut-on se divertir au temps de carême ?
?
Question
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 17
Page 18
La Responsable diocésaine des « Equipes du Rosaire », M me Hélène Allau, organise avec les membres des
équipes, une « Porte Ouverte » le samedi 3 mars 2018, de 9h à 12h, sur la Place Mgr Romero, face à la
Cathédrale de Fort-de-France.
L’objectif de cette rencontre avec le public est de mieux faire connaître le mouvement. Les membres des
« Equipes du Rosaire » seront heureux de vous recevoir et qui sait, vous compter parmi leurs futurs membres !
Dans l’optique du prochain pèlerinage à Lourdes, l’association « Pèlerinage du Rosaire » sera présente pour
vous porter toute information nécessaire.
Une messe d’ouverture sera célébrée à 7h à la Cathédrale de Fort-De-France.
Venez nous rejoindre, vous êtes attendus !
La paroisse de Rivière-Salée a le plaisir d'inviter, par l'intermédiaire de son curé, le père Benjamin François
Haugrin, tous ceux qui ont suivi ou qui suivent un Parcours Zachée, le dimanche 29 avril 2018, à 14h à la
salle Saint-Pie X.
Ce rassemblement, qui a pour but de mettre en place le Réseau Zachée, sera suivi d'une messe d'action de
grâce et d’un partage avec ce que chacun aura apporté.
« PORTE OUVERTE » du samedi 3 mars 2018
Parcours Zachée« PORTE OUVERTE » du samedi 3 mars 2018
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE
Nom : .......................................................................\
..............................................................................................
Prénom : .......................................................................\
..................................................................................
Adresse : .......................................................................\
.................................................................................
Mail : .......................................................................\
.................................................................................................
Tél. : .......................................................................\
.................................................................................................
Code Postal : .......................................................................\
................................................................
Ville : .......................................................................\
..................................................................................................
Oui, je m’abonne !
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr
COMMUNIQUÉS
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 18
Page 19
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\b MARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns
Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Ré\bvérend Père Pinch\bnBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\bX
Téléph\bne : 06 96 31\b0 333 - E-mail : mi\bchel.p\buch@wanad\b\b.fr
\bui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
\bui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au \bervice des legs et
donations ou à mon\’ domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\bINIQUE
a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
MEDIAS
Dimanche 4 mars 2018
Saint-Martin : renaître après Irma - Rediffusion
Nous ne pouvions pas terminer l’année sans être auprès des habitants de Saint-Martin ; sans écouter ce qu’ils ont à dire
plusieurs mois après ce qu’ils racontent comme étant la traversée d’un enfer, ce cyclone d’une rare violence : Irma. « Irma
a pulvérisé nos maisons », disent-ils… « elle a ravagé nos plages, broyé nos bateaux, démoli nos écoles, elle a tué aussi,
mais elle ne nous a pas brisés ».
Dimanche 11 mars 2018
Changement climatique : comment s'adapter ?
Face au bouleversement climatique, comment pouvons réagir ? Et avons-nous encore le temps ? La nature nous enverrait-
elle un message et lequel ? Pour cette urgente prise de conscience, Dieu m'est témoin reçoit Ferdy Louisy, maire de Goyave
et président du Parc National de Guadeloupe, et Alexandre Magnan, chercheur à l'Institut du Développement Durable et
des Relations Internationales (IDDRI), spécialiste des questions d'adaptation au changement climatique.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. :
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 février 2018 – n° 560 19
Page 20
S eigneur, aide-nous à entrer
dans la pureté du jeûne,
qui est le salut des âmes,
à te servir dans la crainte, à verser sur nos têtesl’huile de ta bonté,
et à laver nos visages
à l’eau de la chasteté.
Nous qui jeûnons dans le corps,
apprends-nous à jeûner aussi dans l’esprit, à délier tout lien d’injustice,à briser les violences.
Permets que nous donnions du pain à ceux qui ont faim,
que nous ouvrions nos maisons
aux pauvres, qui n’ont pas de toit, afin de recevoir du Christ
le grand amour.
Source : http://eglise.catholique.fr/
