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E g lise
en MARTINIQUE
La joie du dimanche
N° 561
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
11 mars 2018
Horaires des célébrations pénitentielles
Père Claude Anglio ✝ 1947 – 2018
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EDITORIAL
AN TCHÈ LÉGLIZ-LA
D
ieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique :
ainsi tout homme qui croit en Lui ne périra pas, mais il
obtiendra la vie éternelle (Jn3, 16).
En ce 4
e dimanche de carême, dit dimanche de Laetare, la
liturgie nous présente l'amour infini de Dieu pour l'humanité.
Nous sommes aimés inconditionnellement par Lui. Sur la route
de notre Carême, cette Bonne Nouvelle est source de joie !
« Arrête-toi, regarde et reviens ! » nous exhorte le pape
François dans son message de carême. Le Saint-Père rappelle
que c’est un temps favorable pour corriger les accords dissonants de
notre vie chrétienne, et accueillir l’annonce de la Pâque du Se\
igneur
toujours nouvelle, joyeuse et pleine d’espérance».
Aujourd’hui, nous pouvons faire une autoévaluation des
trois semaines que nous venons de vivre, et voir où nous en
sommes de notre cheminement. Cette année, la réflexion
de carême de notre diocèse s’appuie sur un questionnaire
hebdomadaire s’inspirant du premier chantier du plan pastoral
E
CCLESIA ’M 2020 ! sur la Famille. Quelques échos de rencontres
en petites communautés ecclésiales font l’objet du dossier
intitulé « Notre carême ».
Le commentaire de la feuille de route « La Famille selon le cœur
de Dieu » que nous propose le Délégué diocésain à la p\
astorale
familiale vient nous édifier sur l’article 3 : Les devoirs du coup\
le
chrétien, pour la question de l’ouverture à la Vie.
Par ailleurs, la possibilité nous est offerte de recevoir le pardon
du Seigneur dans le sacrement de pénitence. Le calendrier
des célébrations pénitentielles dans le diocèse est publié\
dans
cette édition.
Il y a quelque part tout au fond de nous-mêmes, au-delà des chagri\
ns
et des nuits et des jours ; il y a quelque part une fleur, un poème,
une étoile, un chemin qui s’appelle l’amour… ce sont les paroles
d’un des chants entonnés lors des funérailles de père Claude\
Anglio, curé de la paroisse St Jean Baptiste du Vauclin. Il a fait
sa Pâque le 18 février dernier, pour rejoindre Celui en qui il
avait mis toute son espérance. Homme de communication, il a
laissé un grand vide dans le cœur de tous ceux qui l’ont côt\
oyé.
De nombreuses personnes, parents, amis, membres du clergé…
l’ont accompagné à l’Eglise de De Briant, signe marquant de son
apostolat. Eglise en Martinique a tenu à lui rendre hommage.
Dieu aime le monde et nous invite à l’aimer. Marchons avec
joie sur ce chemin qui mène à Pâques !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• L’iguana contre-attaque
\batholique encore et toujours !
LITURGIE
VIE DU DIOCÈ\bE
EGLI\bE UNIVER\bELLE
• Parole dominicale
• Qu’est-ce que la mi-carême pour un chrétien ?
•
ECCLESIA ’M 2020 ! :
-
\bommentaire de la Feuille de route
de la Famille selon le cœur de Dieu
- Week-end des fi ancés avec Mgr David Macaire - L’A\bPM au coeur de la mission
• Hommage à père Anglio
• Agenda de l’Archevêque
• L’Eglise et l’esclavage, et après ? \bonférence-débat
• 170 ans de l'aboli\ttion de l'esclavage : Non plus esclaves, mais frères
(suite)
• Horaires des célébrations pénitentielles 2018
• Le carême, temps d'approfondissement
spirituel avec nos frères
• Témoignages
• Vivre le \barême sur la paroisse du Lorrain
\bonférence sur la chasteté avant le mariage
• \barême, Arrête-toi, regarde et reviens !
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Dossier : NOTRE CARÊME
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
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http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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D
ernièrement, je comparais certains catho-
liques aux iguanes de chez nous 1 domi-
nés génétiquement par une autre espèce
invasive. En 2005, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI,
expliquait comment « la petite barque de la pensée de
nombreux chrétiens a été ballottée par les vagues, jetée
d'un extrême à l'autre : du marxisme au libéralisme,
jusqu'au libertinisme ; du collectivisme à l'individua-
lisme radical ; de l'athéisme à un vague mysticisme
religieux ; de l'agnosticisme au syncrétisme et ainsi de
suite » 2 .
Cela dit, cette faiblesse de certains catholiques n’est
pas congénitale, comme si notre religion était faible,
vouée à être supplantée. Il s’agit, en réalité, d’une
déficience récente, conjoncturelle et factuelle. Elle
vient du fait qu’on a omis, aussi bien en famille qu’au
« caté », de transmettre aux nouvelles générations
des doctrines basiques. Les manuels d’instruction
chrétienne (réalisés par des gens certainement très
compétents, mais ignorants de la sagesse d’antan)
n’énoncent pas les principes éducatifs simples et clairs
qui permettent à « ceux que le Seigneur adjoint à notre
Eglise pour être sauvés » (Act. 2,47) de rester fidèles
malgré les attaques et les contradictions. On a laissé
penser que « posséder une foi claire, selon le Credo de
l'Eglise, est considéré comme du fondamentalisme »².
En éduquant les chrétiens comme s’ils allaient vivre dans
un monde idéologique de bisounours, sans leur donner
de squelette ni doctrinal ni moral, on a fini par produire
pas mal de croyants à la foi dégénérée et de fidèles à
l’état larvaire. Ça tombe mal, car l’iguana contre-attaque
et une forte tempête doctrinale menace le monde,
« chaque jour naissent de nouvelles sectes et se réalise ce
que dit saint Paul à propos de l'imposture des hommes
(cf. Ep 4,14). Tandis que le relativisme, c'est-à-dire se
laisser entraîner "à tout vent de la doctrine", apparaît
comme l'unique attitude à la hauteur de l'époque
actuelle, on est en train de mettre sur pied une dictature
du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif »².
Voici donc un petit rappel du minimum vital qu’un
fidèle catholique doit mettre en œuvre pour répondre
à la vocation à la sainteté de Celui qui « nous a choisis
pour le servir » :
L’iguana contre-attaque
Catholique encore et toujours !
Dont acte ! Tchimbé rèd ! Jésus vous aime.
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■
1 cf Mot de l’évêque dans Eglise en Martinique n° 560 « Le complexe de l’iguana delicatissisma »2 Homélie Card. Ratzinger, Missa Pro eligendo Romano Pontifice 18 avril 20053 Selon le Code de Droit Canonique de l’Eglise aux canons 212231/226 /225/222/221/220/
Les 7 pratiques
des fidèles catholiques
1- la prière quotidienne ;
2- l’assistance à la messe tous les dimanches et jours de fête ;
3- la communion au moins à Pâques ;
4- la confession régulière ;
5- l’observance du carême et du jeûne ; enfin, la participation aux
temps forts de l’Eglise :
6- processions,
7- pèlerinages ou retraites.
Les 7 œuvres de miséricorde spirituelle
1- conseiller ceux qui sont dans le doute ;
2- enseigner les ignorants ;
3- avertir les pécheurs ;
4- consoler les affligés ;
5- pardonner les offenses ;
6- supporter patiemment les personnes contrariantes ;
7- prier Dieu pour les vivants et pour les morts.
Les 7 œuvres de miséricorde corporelle
1- donner à manger aux affamés ;
2- donner à boire à ceux qui ont soif ;
3- vêtir ceux qui sont nus ;
4- accueillir les étrangers ;
5- assister les malades ;
6- visiter les prisonniers ;
7- ensevelir les morts.
Les 7 devoirs des fidèles catholiques 3
1- demeurer en communion avec le Pape et les évêques dans la
foi et la charité ;
2- participer à la mission de l’Eglise et se former en conséquence ;
3- subvenir aux besoins de l’Eglise en participant au Denier de
l’Eglise ;
4- s ’engager pour la promotion de la justice sociale et imprégner de l’Évangile le temporel ;
5- donner son avis aux pasteurs ;
6- ne jamais porter atteinte à la réputation d’autrui ;
7- se marier quand on vit en couple et éduquer ses enfants en
famille dans la foi.
MOT DE L’ÉVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 3
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L
e temps du Carême est un temps
favorable pour corriger les accords
dissonants de notre vie chrétienne
et accueillir l’annonce de la Pâque du
Seigneur toujours nouvelle, joyeuse
et pleine d’espérance. L’Église dans sa
sagesse maternelle nous propose de
prêter une attention particulière à tout ce
qui peut refroidir et rouiller notre cœur de
croyant. Les tentations auxquelles nous
sommes exposés sont nombreuses. Et il
est triste de constater comment, face aux
vicissitudes quotidiennes, profitant de la
souffrance et de l’insécurité, se lèvent des
voix qui ne savent que semer la méfiance.
Et si le fruit de la foi est la charité, le fruit de
la méfiance est l’apathie et la résignation.
Méfiance, apathie et résignation : ces
démons qui cautérisent et paralysent
l’âme du peuple croyant. Le Carême est
un temps précieux pour débusquer ces
dernières, ainsi que d’autres tentations et
laisser notre cœur recommencer à battre
au rythme du cœur de Jésus. Toute cette
liturgie est imprégnée par ces sentiments
et nous pourrions dire que cela fait écho
à trois expressions qui nous sont offertes
pour « réchauffer le cœur du croyant » :
arrête-toi, regarde et reviens.
Arrête-toi un peu, laisse cette agitation
et cette course insensée qui remplit le
cœur de l’amertume de sentir que l’on
n’arrive jamais à rien. Arrête-toi, laisse
cette injonction à vivre en accéléré qui
disperse, divise et finit par détruire le
temps de la famille, le temps de l’amitié,
le temps des enfants, le temps des grands-
parents, le temps de la gratuité… le temps
de Dieu.
Arrête-toi un peu devant la nécessité
d’apparaître et d’être vu par tous, d’être
continuellement à "l'affiche", ce qui
fait oublier la valeur de l’intimité et du
recueillement.
Arrête-toi un peu devant le regard
hautain, le commentaire fugace et méprisant qui naît de l’oubli de la
tendresse, de la compassion et du respect
dans la rencontre des autres, en particulier
de ceux qui sont vulnérables, blessés et
même de ceux qui sont empêtrés dans le
péché et l’erreur.
Arrête-toi un peu devant l’obsession de
vouloir tout contrôler, tout savoir, tout
dévaster, qui naît de l’oubli de la gratitude
face au don de la vie et à tant de bien reçu.
Arrête-toi un peu devant le bruit
assourdissant qui atrophie et étourdit
nos oreilles et qui nous fait oublier le
pouvoir fécond et créateur du silence.
Arrête-toi un peu devant l’attitude
favorisant des sentiments stériles,
inféconds qui surgissent de l’enfer-
mement et de l’apitoiement sur soi-même
et qui conduisent à oublier d’aller à la
rencontre des autres pour partager les
fardeaux et les souffrances.
Arrête-toi
devant la vacuité de ce qui
est immédiat, momentané et éphémère,
qui nous prive de nos racines, de nos
liens, de la valeur des parcours et du
fait de nous savoir toujours en chemin.
Arrête-toi pour regarder et contempler !
Regarde les signes qui empêchent
d’éteindre la charité, qui maintiennent
vive la flamme de la foi et de l’espérance.
Regarde le visage de nos familles qui
continuent à miser jour après jour, avec
beaucoup d'efforts, pour aller de l’avant
dans la vie et qui ne cessent pas de tout
tenter pour faire de leur maison une école
de l’amour.
Regarde les visages interpellant de nos
enfants et des jeunes porteurs d’avenir et
d’espérance, porteurs d’un lendemain et
d’un potentiel qui exigent dévouement
et protection.
Regarde les visages de nos anciens,
marqués par le passage du temps ;
visages porteurs de la mémoire vivante
de nos peuples. Visages de la sagesse
agissante de Dieu. Regarde
les visages de nos malades et de
tous ceux qui s’en occupent ; visages qui nous
rappellent que la valeur de chaque personne
ne peut jamais être réduite à une question de
calcul ou d’utilité.
Regarde les visages contrits de tous ceux qui
cherchent à corriger leurs erreurs et leurs
fautes, et qui luttent pour transformer les
situations et aller de l’avant.
Regarde et contemple le visage de l’Amour
Crucifié qui, aujourd’hui, sur la croix, continue
d’être porteur d’espérance ; main tendue
à ceux qui se sentent crucifiés, qui font
l’expérience dans leur vie du poids de leurs
échecs, de leurs désenchantements et de
leurs déceptions.
Regarde et contemple le visage concret
du Christ crucifié par amour de tous sans
exclusion. De tous ? Oui, de tous. Regarder
son visage est l’invitation pleine d’espérance
de ce temps de Carême pour vaincre les
démons de la méfiance, de l’apathie et de
la résignation. Visage qui nous incite à nous
écrier : le Royaume de Dieu est possible !
Arrête-toi, regarde et reviens. Reviens à la
Maison de ton Père. Reviens, sans peur, vers
les bras ouverts et impatients de ton Père
riche en miséricorde qui t’attend. Reviens !
Sans peur, c’est le temps favorable pour
revenir à la maison, à la maison «de mon
Père et de votre Père». C’est le temps pour
se laisser toucher le cœur… La vraie vie est
quelque chose de bien différent et notre cœur
le sait bien. (…). Reviens, sans peur, pour
faire l’expérience de la tendresse de Dieu
qui guérit et réconcilie. Laisse le Seigneur
guérir les blessures du péché et accomplir la
prophétie faite à nos pères : Je vous donnerai
un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit
nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de
pierre, je vous donnerai un cœur de chair.
Arrête-toi, regarde et reviens !
Pape François
Source : https://fr.zenit.org/articles/careme-arrete-toi-
regarde-et-reviens/ ■
EGLISE UNIVERSELLE\t
Carême
Arrête-toi, regarde et reviens !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 4
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Dimanche 11 mars 201\b
la P arole Dominicale
L
a première lecture de ce
dimanche nous invite à entendre
le récit de l’Exil de la déportation
à Babylone, en 586 avant JC sous
Nabuchodonosor, roi de Babylone, au
retour en Israël, en 538 avant JC sous
Cyrus, roi de Perse. Si le peuple se
détournait de son Dieu en accueillant
d’autres idoles, « Le Seigneur, le Dieu
de leurs pères, sans attendre et sans
se lasser, leur envoyait des messagers,
car il avait pitié de son peuple et de sa
Demeure » (2Ch 36,15). Dieu ne veut pas
abandonner son peuple mais l’aider
à grandir dans la confiance. Et même
dans l’épreuve de la déportation, le
Seigneur continue d’accompagner Israël
autrement. Car même si le Temple de
Jérusalem est détruit, chacun peut
faire l’expérience qu’il est possible de
rencontrer le Seigneur.
La deuxième lecture nous parle aussi
de la miséricorde de Dieu : « Dieu est
riche en miséricorde ; à cause du grand
amour dont il nous a aimés, nous qui
étions des morts par suite de nos fautes,
il nous a donné la vie avec le Christ »
(Eph 2,4). L’amour du Seigneur est gratuit
et premier, St Paul en fait l’expérience
sur le chemin de Damas où il est saisi
par le Christ Jésus alors qu’il persécute
ses disciples. Il abandonne sa conduite
ancienne et accepte le Christ dans sa
vie, se mettant à l’annoncer à tous. Nos
œuvres bonnes ne nous justifient pas
devant Dieu, elles justifient notre salut
donné par Dieu devant les hommes. La
grâce est première ainsi que l’accueil de
la grâce dans la foi. Et notre témoignage
au monde est d’aimer gratuitement
comme Dieu en Christ nous aime
gratuitement, donnant sa vie pour nous.
L’Evangile de ce dimanche nous parle
de la rencontre de Jésus avec Nicodème,
pharisien et membre du sanhédrin.
Nous avons alors une des plus belles
révélations du cœur du message
de l’Incarnation : « Dieu a tellement
aimé le monde qu’il a donné son Fils
unique, afin que quiconque croit en
lui ne se perde pas, mais obtienne la
vie éternelle. Car Dieu a envoyé son
Fils dans le monde, non pas pour juger
le monde, mais pour que, par lui, le
monde soit sauvé" (Jn 3,16). Il est bon
de connaître par cœur ce passage, c’est-
à-dire qu’il habite notre cœur parce que
Dieu nous dit son amour et son projet
pour nous. Le Christ ne vient pas pour
nous accuser (c’est le rôle du diable),
mais pour nous sortir de l’enfermement
du péché. La lumière intérieure que
nous offre Jésus vient chasser la peur
pour s’ouvrir ainsi à la miséricorde sans
limite du Père céleste.
Ce 4 ème dimanche de Carême est dit
dimanche de la joie à cause du verset
qui ouvre la liturgie au début de la
messe : « Réjouis-toi, Jérusalem, et
vous tous qui l'aimez, rassemblez-vous ;
unissez-vous à sa joie, vous qui avez été
dans la tristesse ; tressaillez d'allégresse,
rassasiez-vous et soyez consolés dans
ses délices. Je me suis réjoui dans
cette parole qui m'a été dite : Nous
irons dans la maison du Seigneur. »
(Is 66, 10-11). C’est la joie du salut, du
retour du peuple en Israël après l’exil à
Babylone, du don du Christ pour nous
relever de nos péchés, de la miséricorde
gratuite de Dieu offerte à tous, de la
joie de témoigner de cette présence
du Seigneur qui ne nous condamne
pas, mais nous donne la vie éternelle.
Dans ce chemin de Carême, il est bon
d’accueillir cette joie car nous ne nous
préparons pas aux fêtes pascales par
un redoublement de culpabilisation,
mais par un allègement de ce qui nous
encombre pour accueillir le mystère
de la Révélation. Nos efforts doivent
nous conduire à la joie, notre confiance
dans le nom du Christ doit nous aider
à partager cette joie autour de nous.
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi
je vous ai aimés. Demeurez dans
mon amour. Si vous gardez mes
commandements, vous demeurerez
dans mon amour, comme moi, j’ai gardé
les commandements de mon Père, et je
demeure dans son amour. Je vous ai dit
cela pour que ma joie soit en vous, et
que votre joie soit parfaite» (Jn 15,9-11).
P. Thibaut du Rusquec,
Communauté du Chemin Neuf
■
2 Chroniques 36,14-16.19\.-23 • Psau\be 136 • Ephés\.iens 2,4-10 • Je\.an 3,14-21
4 ème dimanche de carême - Année B
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Aujourd’hui, nous abordons l’article 3 : Les devoirs du couple chrétien, et plus
particulière\bent la question de
l’ouverture à la Vie. Je \b’appuierai sur un article tiré
d’un parcours pour couple « Pro\besse d’a\bour » pour gu\.ider notre réflexion.
D
ieu bénit le couple humain et
l’associe à son œuvre en lui
confiant la transmission de la
vie. En lui donnant cet ordre : « soyez
féconds », Dieu se révèle tel qu’il est :
l’Amour est créateur et il donne la vie.
C’est pourquoi tout amour, s’il est vrai,
s’il est à l’image de Dieu, ne peut que
s’ouvrir à la vie. Il ne s’agit pas d’avoir
le maximum d’enfants, dans une sorte
de performance numérique : nous ne
sommes pas des reproducteurs ! Mais
on ne peut séparer le don des corps, le
« ne faire qu’une seule chair » du don de
la vie. L’un ne va pas sans l’autre. Cette
affirmation nous oblige à nous poser
la question sur ce que nous pensons
et nous disons de comportements
désormais banalisés en ce qui concerne
la contraception et la procréation
médicalement assistée. Il est sage d’y
réfléchir, pour soi-même ou pour aider
d’autres couples sur cette question.
Pratiquer une régulation naturelle des
naissances, ce n’est pas faire enfant
sur enfant. C’est devenir et demeurer
responsable de notre fécondité, avec
sagesse et générosité, dans la vérité
du don. Ce n’est pas toujours facile,
mais pour peu qu’on le veuille, qu’on
l’apprenne, au besoin, en se faisant
aider, cela peut être un grand bonheur
et un accomplissement dans la vie
conjugale.
Vouloir des enfant\?s
Avons-nous des enfants ? En aurons-
nous d’autres ? Combien ? Quel sera
leur avenir ? Nous ne savons que peu
de choses, et parfois l’inquiétude nous
domine. L’enfant reste un mystère,
un cadeau de Dieu. On ne « fait » pas
un enfant, on l’accueille dans le don
mutuel. Dieu n’est pas seul à donner,
les parents le font aussi : ils acceptent
en toute confiance la bénédiction de
Dieu, ils la mettent en œuvre avec amour.
Vouloir des enfants, c’est prendre la
responsabilité de les nourrir, de les
éduquer, de veiller à leur sainteté. C’est
aussi les aider à connaitre Dieu et à
l’aimer, puisque c’est le bonheur auquel
Dieu les destine. Vouloir des enfants,
c’est s’engager à s’aimer mutuellement,
parce qu’ils en ont absolument besoin
pour grandir dans la joie. Vouloir des
enfants, c’est enfin et surtout décider de
les aimer quoiqu’il arrive. Etre parents est
un « métier » passionnant – on « bâtit »
des personnes – mais peuvent surgir
aussi de graves difficultés… Il faut
accepter d’entrer dans la joie, la vraie,
celle de l’amour qui est don.
Et si l’enfant ne \?vient pas ?
Peut-être n’avons-nous pas encore
d’enfant ? Peut-être avons-nous eu
des difficultés à avoir le premier. Sans
angoisse, tout couple doit se poser une
question : que faire si l’enfant ne vient
pas ? Bien connaître son corps facilite
la venue d’une naissance. La régulation
naturelle des naissances aide le couple à
savoir quel est le meilleur moment pour
s’unir. Une vie équilibrée, dans laquelle
on prend le temps de s’aimer, est un
bon « terreau ». Homme et femme, vous
n’êtes pas des machines, votre fécondité
dépend de votre fatigue, de votre stress,
de votre joie intérieure. Mais si malgré tout l’enfant ne vient pas ? La médecine
peut intervenir heureusement. Mais
attention ! L’enfant ne doit pas devenir le
résultat de la prouesse technique d’une
équipe hospitalière. Si la médecine doit
soigner, elle ne peut pas se substituer au
don des corps, qui est l’expression du
don des personnes, pour la transmission
de la vie. Il en va de notre dignité et de
la dignité de nos enfants. Il faut donc
être bien au courant des possibilités,
apprécier les enjeux, pour être capable
de dire non s’il le faut. Il faut peut-être
répondre à une autre question : la
fécondité d’un couple est-elle seulement
limitée à l’accueil d’un enfant ? N’y a-t-il
pas d’autres formes de fécondité à
découvrir ?
P. Wilfried Bannais, Curé de Saint-Joseph
Délégué diocésain à la Pastorale Familiale
■
VIE DU DIO\bÈSE
Commentaire de la Feuille de route de la Famille
selon le cœur de DieuCommentaire de la Feuille Commentaire de la Feuille Commentaire de la Feuille Commentaire de la Feuille
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 6
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Les 17 et 18 février derniers, à la Villa FL à Californie, Mgr David
Macaire recevait les fiancés che\binant vers le sacre\bent du \bariage.
Près de 241 couples, dont certains réce\b\bent \bariés, bénéficiaient de
la 3
è\be édition de ce te\bps fort voulu par notre archevêque. Toujours
ani\bé du désir de leur parler « les yeux dans les yeux », Monseigneur
renouvelait sa confiance à l’Association des Centres de Préparation au
Mariage (ACPM) pour l’organisation cette belle rencontre.
D
eux jours intenses durant
lesquels les couples présents
ont pu discerner leur appel à
la lumière du thème : « M’engager, me
marier, oui mais… ». Une formulation
qui contenait le projet de briser la
spirale de la peur, pour rentrer dans la
dynamique de la grâce.
Par ses enseignements riches, profonds,
accessibles et surtout inspirés,
Mgr Macaire aidait chacun à découvrir
toute la délicatesse du projet de bonheur
de Dieu pour l’homme et la femme
au travers du sacrement du mariage.
Dans la communion de l’Eglise, le lien
se faisait alors évident avec la démarche
ECCLESIA ’M 2020 ! dont un des ateliers
s’intitule : « Accompagner et protéger
les familles ». Par cette rencontre était
renouvelée la préoccupation que le
peuple de Dieu ne se meurt faute de
connaissance, afin de fonder de saintes
et solides familles, signes efficaces de
la présence du Christ au cœur de ce
monde.
Des temps de partage en carrefour ont
permis aux fiancés d’exprimer ce qu'ils
savaient ou avaient entendu du mariage,
à l’observation de leur entourage.
L’enseignement du dimanche nous
faisait découvrir toute la beauté et la
dimension de la communion contenue
dans l’acte conjugal. Cette matinée était
clôturée par un beau cœur à cœur
eucharistique célébré par Mgr David
Macaire et concélébré par le Père
Wilfried Bannais, Délégué diocésain
à la Pastorale familiale. Au sortir de ce copieux week-end, sur
l’air du chant « Ne rentrez pas chez vous
comme avant », les fiancés nous quittaient
avec dans les yeux la joie du ressuscité
communiquée par notre archevêque.
Ce rendez-vous annuel faisant désor-
mais partie intégrante des sessions de
préparation au mariage, les animateurs
ACPM puisaient dans les larges sourires
des fiancés l’énergie nécessaire à
l’édition 2019.
Nous invitons donc dès maintenant
les couples à se rapprocher de nos
permanences d’accueil sans date
de mariage arrêtée, la session de
préparation au sacrement du mariage
étant un lieu de discernement.
Muriel Novarre, présidente de l'ACPM ■
Week-
end des fiancés
avec Mgr David Macaire
L’A\bPM au cœur de la mission
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 7
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Père Claude Anglio nous a quittés le di\banche 18 février 2018. Aux côtés du père
Gaston Jean-Michel, il était la voix et l’i\bage de l’Eglise Catholique dans les \bédias.
I
l y a plus de 45 ans, alors qu’il était encore
au séminaire d’Issy-les-Moulineaux,
père Jean-Michel lui demanda d’être
son correspondant au comité catholique de
radio-télévision à Paris ; puis, après son retour
en Martinique, père Jean-Michel lui demanda
de le seconder et d’intégrer la communication
diocésaine aux côtés du père Louis Elie. CDRT,
SDRT puis SECAP, père Anglio assuma, avec rigueur et enthousiasme, durant toutes ces années, la responsabilité des services diocésains chargés de diffuser la Bonne-Nouvelle à la radio et télévision.
C’est lui encore qui proposa le
nom de notre radio diocésaine,
Radio Saint Louis en février 1982, quand il appuya père
Jean-Michel dans le lancement
de cette nouvelle radio au
service de l’Evangile. Après
son ordination diaconale le 15 août 1974, à l’église
de De Briant, dont il suivit
la construction dans sa jeunesse, c’est à la cathédrale Saint-Louis qu’il fut ordonné
prêtre, le 14 décembre 1975, par Mgr Marie-
Sainte, et nommé vicaire stagiaire au Lorrain,
paroisse dans laquelle il avait effectué son
stage diaconale. Il quitta ensuite le Nord pour
revenir à Fort de France en tant que vicaire à
Saint-Christophe, aux Terres-Sainville, puis à
la cathédrale Saint-Louis aux côtés du père
Michel Méranville, qui venait d’en être nommé
curé. C’est ensuite en tant que curé, qu’il fut
nommé successivement à Rivière-Pilote (avec
pendant un an, la charge du Vauclin), à Case-
Pilote et Bellefontaine, à De Briant où il resta
10 ans, aux Trois-Ilets et Anses d’Arlet, au
Diamant et enfin au Vauclin où il exerçait sa
mission pastorale depuis septembre 2016.
Merci au père Claude pour tout ce qu’il a
apporté à tant de fidèles de notre diocèse, et à
la communication diocésaine pendant toutes
ces années. Merci aussi pour son « Regard
chrétien sur l’actualité » du mardi qu’il
assura si fidèlement, avec son franc-parler
légendaire, sur Radio Saint Louis depuis sa
création.
Michel Déglise , Secrétaire général
de la communication
Diocèse de la Martinique
■
Père Anglio,
un communiquant hors pair…
HOMMAGE À PÈRE ANGLIO
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 8
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« Pour aller où je vais vous savez
le chemin ». Ces paroles de Jésus
résonnent près de 2000 ans plus tard
encore dans le cœur de tout fidèle.
Oui, pour aller où se trouve Jésus
nous savons le chemin. Nous savons
qu'il faut passer par un chemin
de renoncement, d'abnégation.
Chemin fait de sacrifices, de joie et
de larmes. Un chemin qui passe par
le trépas, par la mort.
Connaître le chemin ! Si Thomas
réagit par l'interrogation c'est
parce qu'il n'a pas compris que
cette connaissance du chemin est
imprimée au plus profond de nos
cœurs, comme à la racine de notre
être, comme la nostalgie du jardin
d'Eden. Oui, nous connaissons le
chemin et nous l’appréhendons !
Ce chemin nous est rappelé chaque
fois que nous pleurons la mort d’un
proche. Parce qu'il nous a quittés,
nous savons qu'il nous faudra laisser
à notre tour ce monde et ses attaches.
Nous comprenons alors pourquoi le
psalmiste crie des profondeurs vers
Dieu. « Des profondeurs je crie vers
toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon
appel ».
Pourtant le Christ nous rassure face
à cette angoisse du chemin qui mène
à lui. Il est lui-même le chemin, il est
lui-même la vérité, il est lui-même
la vie.
Le chemin, parce qu'il obéit en tout
au Père et qu'il nous apprend à le faire
malgré nos réticences, malgré nos
résistances, voire malgré nos révoltes.
La vérité, parce qu'il met à nu nos
faux-semblants qui sont en fait ces
chaînes qui nous retiennent à la
bassesse.La vie, parce qu'enfin, quand nous
serons réunis avec lui, tout sera plus
beau, tout sera plus grand, tout sera
plus lumière.
Il y a donc un double sentiment qui
réside en nous quand nous voyons
l'un des nôtres partir. À la fois la
tristesse de le voir emprunter ce
chemin qui nous sépare, et à la fois
la consolation qu'il entre dans la joie
du Maître.
Mais le départ inattendu de Claude
rend les choses plus complexes, car
s'ajoute l'interrogation. Il y a en
effet tant de « pourquoi » qui se
bousculent en nos esprits. « Pourquoi
nous l’as-tu enlevé si tôt, Seigneur ?
Pourquoi cette épreuve ? ». Cela peut
aller jusque dans l'esprit de certains
à « pourquoi nous as-tu abandonnés,
Seigneur ? ».
Nous nous étions habitués à sa
présence, alors la perspective de
continuer sans lui devient le défi.
« Comment ferons-nous sans lui ? ».
Cette dernière question peut être
posée par les paroissiens attachés à lui,
par les associations et mouvements
dans lesquels il était impliqué :
Tiers ordre franciscain, conférence
Saint-Vincent de Paul, mais surtout
le service de communication du
diocèse.
Claude, nous retenons de toi ton
sourire lumineux, l'un de tes plus
beaux atouts, en vérité. Quand Dieu
distribuait les plus beaux sourires, tu
étais là ! Tu n'étais pas aux toilettes…
(pour détourner, l'une de tes facéties).
Alors, quand tu te présenteras devant la majesté divine,
souris ! Souris et tout
sera oublié, tout sera pardonné !
Souris comme tu l'as fait pour nous,
de ce sourire qui désarmait, qui
excusait et qui ravissait.
Le Seigneur nous a dit qu'il préparait
notre place. Si tu t'en vas aujourd'hui,
c'est que la tienne est prête. Sans
doute ne seras-tu pas loin de ceux
qui ont compté pour toi. Mais nous
nous doutons bien que tu ne dois pas
être bien loin du coin "comédie et
humour". J'imagine bien que si l'on
demande où tu te trouves, on nous
répondra au ciel “suivez-les rires”.
Car nous savons que notre Dieu est
un Dieu de tendresse et de bonté. Ce
qu'il a semé en nous se moissonne
chez lui. S’il a mis en toi ces qualités
que nous apprécions, alors nous les
retrouverons transfigurées dans son
royaume.
Combien de fois, face à la mort, as-tu
parlé de résurrection ? Combien de
fois as-tu mis l'accent sur le Christ
victorieux de la mort et qui promet
la vie ? Aujourd'hui ce ne sont plus
des paroles pour toi, entre donc dans
la vie !
Enfin, je n'ai jamais oublié les
paroles que tu m'as dites le jour de
mon ordination, au baiser de paix :
« Maintenant, je peux te le dire,
merci d'avoir été là ! ».
Aujourd'hui, Claude, à mon tour et
au nom de beaucoup : « Maintenant,
je peux te le dire, merci d'avoir été
là ! ».
Père Christian Catayée
“ Maintenant, je peux te le dire :
merci d'avoir été là ! ”
Homélie pour les funérailles
la majesté divine, la majesté divine, la majesté divine, la majesté divine,
souris ! Souris et tout souris ! Souris et tout souris ! Souris et tout souris ! Souris et tout souris ! Souris et tout
sera oublié, tout sera pardonné ! sera oublié, tout sera pardonné ! sera oublié, tout sera pardonné ! sera oublié, tout sera pardonné ! sera oublié, tout sera pardonné !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 9
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Colette Anglio Brianto,
sœur de père Anglio
Le décès de Claude nous a surpris. Nous
avons su bien sûr qu'il était malade, mais
Claude a choisi de ne pas nous en parler.
Il s'est plutôt soucié de ses sœurs et frères
qui combattaient ou combattent encore la
maladie.
Même pour mon mari et moi qui l’avions accom-
pagné pour des examens médicaux lors de son dernier voyage
en métropole, il s’est toujours montré rassurant.
La subite dégradation de son état de santé, peut-être provoquée
par le choc du décès brutal de notre sœur Aline, ne nous a pas
permis de réaliser qu’il souffrait lui-même.
Nous, ses frères et sœurs, sommes confrontés à la terrible vérité :
nous sommes la génération qui s’en va.
Le départ de Claude qui suit celui d’Aline nous aidera à franch\
ir
le cap car nous ressentons tous une force spirituelle qui maintient
le lien avec les absents.
Nous rendons tous hommage à notre frère Claude "artisan de
paix" dans la famille et au-delà, prêtre à jamais ! Il est sur le
chemin vers Dieu.
Société Saint-Vincent de Paul
Le père Claude Anglio a été notre aumônier pendant plus de 30
ans. Il a connu nos aînés et nous-mêmes qu’il a fait grandir dans
la foi et dans l’amour du prochain pour que notre Société existe
jusqu’à maintenant. Nous sommes Marthe et Marie, les sœurs
de Béthanie, c’est ainsi que notre bienfaiteur Frédéric Ozanam
nous a surnommés : "actions et prières" parce que toute prière
ne peut s’accomplir que dans l’action.
Son rôle d’aumônier était très important pour nous. Nous \
lui disons
merci de nous avoir accompagnés jusqu’en 2016. Il a assuré toutes
nos récollections, nos rencontres diocésaines, nos temps forts. Il
a nous a aidés à régler nos différends, a été présent lors de nos
rencontres nationales, et quand c’était nécessaire a accompagné\
individuellement ceux qui le demandaient. Quand nous avions un
temps fort en préparation, il restait fidèle à sa vocation de serviteur
de Dieu et nous recevait après la messe du dimanche, malgré sa
fatigue, pour que tout soit au point. Il a su nous montrer la route
vers la sainteté. Il avait compris que la Société Saint-Vincent de
Paul ne pouvait fonctionner sans aumônier et il a accepté cette
charge sans se plaindre, avec amour et simplicité car il était
profondément empreint de charité. Il nous a fait aimer le Christ
dans les pauvres et nous a donné les armes nécessaires pour cela.
Merci pour toutes les grâces que nous avons reçues par ce prêtre
grand serviteur de Jésus, fidèle à sa vocation, à son histoire et à
ses valeurs chrétiennes. L’avoir connu, avoir travaillé avec lui,
nous a rendus heureux et enrichis et nous rendons grâce à Dieu
de nous avoir permis de cheminer un moment ensemble. Sa Foi
sans faille était, pour tous ceux qui avaient eu le bonheur de le
connaître, un gage d’espérance. Sa disparition est une grande
perte pour nous tous, mais le bon grain qu’il a semé continuera
de germer dans les cœurs de tous les membres de la Société Sain\
t-
Vincent de Paul de la Martinique.
Mgr Jean Hamot,
du diocèse de la Guadeloupe
Dimanche 18 février, 1er dimanche de
Carême : « je me souviendrai de mon
alliance avec vous », à 17h08, Claude
mettait un point final au livre de sa vie.
Ce livre, il ne l’a pas écrit tout seul, celui à
qui il avait consacré toute sa vie en a écrit la
préface. La postface reste à rédiger, à nous de le faire. Le matin
de ce dernier dimanche, nous échangions quelques nouvelles
par téléphone, rien ne laissait prévoir une issue aussi rapide.
Permettez-moi d’être simple et discret pour respecter sa
mémoire, Claude n’aimait pas le « bling-bling ». Nous nous
sommes rencontrés à Paris en 1971. Claude était au séminaire
d’Issy-les-Moulineaux et moi étudiant à l’Institut catholiqu\
e
de Paris et aumônier-adjoint de la Mission antillaise, à la rue
st Jacques. C’est là que nous prenions le temps d’accueillir nos
frères Antillo-guyanais. Claude et moi avions déjà commencé
à partager nos questions pastorales. Mgr Riocreux, évêque
de Guadeloupe a été condisciple de Claude.
Tout le diocèse vous transmet ses affectueuses pensées.
Claude était vrai dans tout ce qu’il entreprenait : Vrai dans ses
contacts avec les autres : il savait recevoir, écouter, accueillir.
Vrai en amitié. Vrai dans son ministère de responsable de
communauté. Il avait le souci de faire, des communautés qui lui
étaient confiées, des communautés ou tous sont responsables
et il donnait la première place à la formation. C’est pour
cela qu’il m’invitait à l’aider, tenant compte des « quelques
compétences » que je pouvais apporter dans le domaine de la
catéchèse, de la liturgie. J’ai eu l’occasion de participer à des
« retraites de première communion ou de profession de foi »
ou de carême. Autant d’occasions de partage et de relecture
de notre ministère.
Claude avait compris l’importance des moyens de communi-
cation pour l’annonce de l’Evangile et la voix de l’Eglise à
travers les Médias. Sa voix, on ne l’entendra plus, mais elle
continuera à résonner… Chaque année, nous nous retrouvions
à Paris avec tous les délégués épiscopaux à l’information, des
DOM-TOM, pour ciseler notre formation sous la conduite du
P. Choux. Il avait aussi le souci des plus pauvres…
Je n ‘oublierai pas nos échanges, encouragements et critiques,
lors de la naissance des radios diocésaines : Radio St Louis
à la Martinique et radio Massabielle en Guadeloupe. Et, il
tenait à être présent aux moments importants de la vie notre
diocèse comme la clôture du synode diocésain ou les 150 ans
du diocèse.
Le pape François, dans son exhortation apostolique « la joie
de l’Evangile », nous rappelle que par le baptême reçu, chaque
membre du peuple de Dieu est devenu « disciple missionnaire ».
Que ce témoignage nous invite, comme Claude le souhaitait,
à une meilleure formation, à un approfondissement de notre
amour, à un témoignage plus clair de l’Evangile. Que nos
Eglises, Martinique et Guadeloupe, continuent à avancer sur
le chemin d’une conversion pastorale missionnaire. Puissions-
nous rester, comme le pape le souligne et comme Claude a
essayé de le vivre : « une Eglise en sortie » : qui prend l’ini-
tiative, qui s’implique, qui accompagne, qui fructifie et fête ».
mettait un point final au livre de sa vie.
Ce livre, il ne l’a pas écrit tout seul, celui à
qui il avait consacré toute sa vie en a écrit la
qui combattaient ou combattent encore la
Même pour mon mari et moi qui l’avions accom-
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Père Benjamin François-Haugrin, Curé de Régale et Rivière-Salée
Le père Claude Anglio est décédé le dimanche 17 février, un peu après 17 heures, à l’hôpital du Marin. A
sa dernière affectation, il était curé de la paroisse du Vauclin. C’est avec une grande tristesse que beaucoup
de fidèles ont appris la nouvelle de son décès. Il allait avoir 71 ans au mois de mars. En tant que prêtre, j’ai eu
l’occasion de travailler avec lui dans le district des Trois-Ilets lorsqu’il était curé du Diamant, et récemment en
tant que modérateur du distric Sud. Avant sa maladie, nous nous rencontrions tous les quinze jours à l’o\
ccasion
de nos réunions de district.
Ce que je retiens de nos rencontres, c’est l’image d’un prêt\
re avec un franc-parler, toujours respectueux des per-
sonnes, aimant les choses bien faites. Il avait un sens profond du sacré, une grande culture, il était humble \
et modeste.
Il aimait se retrouver avec les prêtres plus jeunes et c’était l’occasion pour nous d\
e l’entendre raconter les anecdotes les plus drôles de
sa vie de prêtre, ou encore une bonne blague pour détendre l’at\
mosphère. Avec le père Claude, on était sûr de toujours rire un bon coup.
Le père Claude Anglio me laisse le souvenir d’un prêtre attaché à l’évangélisation au moyen des médias et des nouvelles technologies de
l’information. Il avait cette intuition, qu’il fallait utiliser tous les nouveaux moyens possibles pour que le monde soit évangélisé. Le père
Claude Anglio a accompli sa mission du mieux qu’il a pu. Comme moi, ses confrères prêtres et les fidèles qui l’ont connu présentent à
sa famille leurs sincères condoléances et prient pour le repos de son \
âme. Que le Seigneur l’accueille dans son royaume.
Groupe de Louange MAGDALA
de la paroisse Saint Jean-Baptiste du Vauclin
MAGDALA est le nom que le Révérend Père Claude
Anglio a donné à notre groupe de louange lors d'un
entretien fructueux dans son bureau en Mai dernier.
Il nous a confié la mission d'animer l'Adoration
mensuelle, en collaboration avec les Hommes du
Très Saint-Sacrement.
Il nous a guidés comme un Père. MERCI Père Claude.
MAGDALA est le nom que le Révérend Père Claude
Il nous a guidés comme un Père. MERCI Père Claude.
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 11 mars :
• 8h30 : Messe dominicale à la paroisse de Saint-Christophe
• 15h30 : Messe de clôture de la récollection des Equipes Notre-Dame à L’Espérance
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 13 mars :
• Conseil épiscopal
Mercredi 14 mars :
• Rencontre avec les confirmands de Saint-Joseph de Cluny
• Rencontre avec les confirmands des paroisses de
Morne-des-Esses et du Grand Nord
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Dimanche 18 mars :
• 8h : Messe dominicale à la paroisse de Saint-Joseph
• Enseignement à l’occasion de l’effusion de l’Esprit de
400 hommes préparés par la Pastorale diocésaine des
Hommes (église de Saint-Joseph) •
17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Lundi 19 mars :
• 8h30 : Messe de la fête patronale des établis- sements Saint-Joseph de Cluny
PAS DE CATECHESE DE L’EVEQUE
LE MERCREDI 21 MARS
Samedi 24 mars :
• 8h30-13h : Conférence-débat : « La place et le rôle du père martiniquais », organisée par
l’OSPEM (salle paroissiale de Saint-Joseph)
Dimanche 25 mars : Dimanche
des Rameaux
• 14h30 : Messe avec la Pastorale des Jeunes à Sainte-Marie
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
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A
près le mot d’accueil et
les explications du père
Monconthour sur les
différentes manifestations du
diocèse sur le sujet, la conférence
s’est déroulée en trois temps :
partage sur l’évangile du jour
(Mat5, 43-48) effectué par le
père Henderson, agrémenté des
chants de « Bèlè legliz catédral »
et du Notre Père en créole ;
interventions du frère Gilles
Danroc sur l’Eglise et l’esclavage
aux Antilles et du père Benjamin
Francois-Haugrin sur l’Eglise, et
la réparation selon la doctrine
sociale de l’Eglise ; débat autour
des nombreuses questions écrites
par les participants.
Le frère Gilles Danroc, op, est à la
fois missionnaire et historien. Il a
travaillé la question de l'esclavage
à partir d'Haïti, la Martinique et les
accords de Durban (ONU) où il a
participé à la négociation sur la
réparation. Dans son intervention
qui a retenu toute l’attention
des personnes présentes et des
auditeurs de Radio Saint-Louis et
sa Web TV, il a traité de trois sujets :
la reconnaissance et la résilience,
la réparation, la réconciliation.
Dans sa conclusion, il a fourni de
nombreuses pistes d’action qui
seront reprises dans Les Cahiers
de l’OSPEM prévus pour la fin de
l’année 2018.
Le père Francois-Haugrin, initiateur
du parcours Zachée avec la
communauté de l'Emmanuel sur
la doctrine sociale de l'Eglise vécue
au quotidien, représentant de
l'archevêque au sein de l'OSPEM,
a indiqué que la doctrine sociale
de l’Eglise exclut la violence et le
mensonge comme moyen pour
régler un problème social et faire
valoir le droit ou exprimer des
idées. La réparation commence
par le pardon et non l’inverse. La
réparation intégrale s’articule dans
un double mouvement simultané :
secourir l’homme blessé dans
ses dimensions matérielles et
spirituelles, et en même temps se
pencher au chevet de celui qui est
l’auteur de cette blessure.
Régine, une jeune participante, a
livré ses impressions : « Certaines
religions accusent l’Eglise d’avoir
participé à l’esclavage. Cette
conférence a répondu à mes
préoccupations à ce sujet. Le
frère Danroc nous a présenté les
deux courants dans l’Eglise. Ceux
qui ont été manipulés par l’Etat
et l’autre courant minoritaire anti-
esclavagiste. Cela est rassurant
d’apprendre que l’Eglise a aussi
aidé les esclaves à lire et s’est
aussi battue pour l’abolition de
l’esclavage. A partir de tout cela,
je compte faire des recherches
plus détaillées sur ces hommes
qui se sont battus pour mettre
fin à l’esclavage, et qui ont aidé
les esclaves à mieux vivre cette
situation ».
La conférence s’est terminée par la
lecture de la prière pour l’OSPEM
et le chant final « En lettres de
lumière ».
Prochain rendez-vous le vendredi
16 mars 2018, à partir de 18h15,
pour traiter de la souffrance et
l’esclavage.
Yves-Marie Grivalliers,
Coordinateur de l’OSPEM
■
Le sa\bedi 24 février 2018,
de 8h30 à 13h30, près de 90
personnes se sont retrouvées à
l’Eglise E\b\baüs, répondant ainsi
à l’invitation de l’Observatoire
Socio Politique de l’Eglise en
Martinique (OSPEM) à participer
à la Conférence-débat sur le
thè\be « L’Eglise et l’esclavage,
et après ?», dans le cadre de la
co\b\bé\boration des 170 ans de
l’abolition de l’esclavage.
L’Eglise et l’esclavage, et après ?
\bonférence-débat
L’Eglise et l’esclavage, et après ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 12
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Globaliser la frate\?rnité, non
l’es\blavage ni l’in\?différen\be
D
ans son œuvre d’ « annonce
de la vérité de l’amour du
Christ dans la société », l’Église
s’engage constamment dans les actions
de caractère caritatif à partir de la vérité
sur l’homme.
Elle a la tâche de montrer à tous le
chemin vers la conversion, qui amène
à changer le regard sur le prochain, à
reconnaître dans l’autre, quel qu’il soit,
un frère et une sœur en humanité,
à en reconnaître la dignité
intrinsèque dans la vérité
et dans la liberté, comme
nous l’illustre l’histoire de
Joséphine Bakhita, la sainte
originaire de la région
du Darfour au Soudan,
enlevée par des trafiquants
d’esclaves et vendue à des
maîtres terribles dès l’âge
de neuf ans, et devenue
ensuite, à travers de douloureux
événements, ‘‘libre fille de Dieu’’
par la foi vécue dans la consécration
religieuse et dans le service des autres,
spécialement des petits et des faibles.
Cette sainte, qui a vécu entre le XIX ème
et le XX ème siècle, est aujourd’hui un
témoin et un modèle d’espérance pour
les nombreuses victimes de l’esclavage,
et elle peut soutenir les efforts de tous
ceux qui se consacrent à la lutte contre
cette « plaie dans le corps de l’humanité
contemporaine, une plaie dans la chair
du Christ ».
Dans cette perspective, je désire inviter
chacun, dans son rôle et dans ses
responsabilités particulières, à faire
des gestes de fraternité à l’égard de ceux
qui sont tenus en état d’asservissement.
Demandons-nous comment, en tant
que communauté ou comme individus,
nous nous sentons interpelés quand,
dans le quotidien, nous rencontrons
ou avons affaire à des personnes
qui pourraient être victimes du trafic
d’êtres humains, ou quand nous
devons choisir d’acheter des produits
qui peuvent, en toute vraisemblance,
avoir été fabriqués par l’exploitation
d’autres personnes.
Certains d’entre nous, par indifférence
ou parce qu’assaillis par les
préoccupations quotidiennes, ou pour
des raisons économiques, ferment les
yeux. D’autres, au contraire, choisissent
de faire quelque chose de positif, de
s’engager dans les associations de la
société civile ou d’effectuer de petits
gestes quotidiens -ces gestes ont tant
de valeur !- comme adresser une
parole, une salutation, un « bonjour »,
ou un sourire, qui ne nous coûtent rien
mais qui peuvent donner l’espérance,
ouvrir des voies, changer la vie d’une
personne qui vit dans l’invisibilité, et aussi changer notre vie par la
confrontation à cette réalité.
Nous devons reconnaître que nous
sommes en face d’un phénomène
mondial qui dépasse les compétences
d’une seule communauté ou nation. Pour
le combattre, il faut une mobilisation
de dimensions comparables à celles
du phénomène lui-même. Pour cette
raison, je lance un appel pressant à
tous les hommes et à toutes les femmes
de bonne volonté, et à tous ceux qui,
de près ou de loin, y compris aux plus
hauts niveaux des institutions, sont
témoins du fléau de l’esclavage
contemporain, à ne pas se rendre
complices de ce mal, à ne pas détourner le regard face aux souffrances de leurs frères et
sœurs en humanité, privés de
la liberté et de la dignité, mais
à avoir le courage de toucher
la chair souffrante du Christ,
qui se rend visible à travers
les innombrables visages de
ceux que Lui-même appelle « ces
plus petits de mes frères » (Mt 25,
40.45).
Nous savons que Dieu demandera à
chacun de nous : Qu’as-tu fait de ton
frère ? (cf. Gn 4, 9-10). La mondialisation
de l’indifférence, qui aujourd’hui pèse
sur les vies de beaucoup de sœurs et de
frères, requiert que nous nous fassions
tous les artisans d’une mondialisation
de la solidarité et de la fraternité, qui
puisse leur redonner l’espérance et
leur faire reprendre avec courage le
chemin à travers les problèmes de notre
temps et les perspectives nouvelles
qu’il apporte et que Dieu met entre
nos mains.
Franciscus ■
Non plus esclaves,
mais frères
– Pape François
(suite)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 13
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ParoissesDates Horaires
Ajoupa-Bouillon Vendredi 16 mars 18h
Anses d’Arlet
Jeudi 15 mars 16h – 19h30
Balata Lundi 12 mars17 h
Basse-Pointe Vendredi 23 mars17h30
BellefontaineMardi 13 mars 17h -19h30
BellevueMercredi 21 mars 17 h
Carbet Vendredi 16 mars 17h -19h30
Case-Pilote Jeudi 15 mars 17h -19h30
Cathédrale
Vendredi 23 mars 17 h
Coridon Lundi 19 mars18h30 – 20h
De Briant Vendredi 16 mars 17 h
Diamant Jeudi 15 mars 16h – 19h30
Ducos Mardi 20 mars 9h – 12h & 15h – 19h30
Fonds-Saint-Denis Mardi 20 mars 17h -19h30
François
Jeudi 22 mars 9h – 12h & 15h – 19h30
Grand-Rivière Mardi 20 mars18h
Gros-Morne Jeudi 15 mars15h – 19h
Josseaud Vendredi 23 mars17h – 19h30
Lamentin Jeudi 22 mars15h – 20h
Lorrain Mercredi 21 mars 16h30
Macouba Mardi 20 mars 18h
Marigot Jeudi 22 mars 16h30
Marin Jeudi 8 mars15h – 19h30
Morne-des-Esses Mercredi 21 mars15h – 19h
Morne-Rouge Jeudi 22 mars16h -19h
Morne-Vert Vendredi 16 mars17h -19h30
Prêcheur Mardi 20 mars17h -19h30
RedouteJeudi 15 mars 17h – 20h
Régale Jeudi 15 mars 16h – 19h30
Rivière-PiloteVendredi 23 mars 15h – 19h30
Rivière-Salée : Petit-Bourg Lundi 12 mars 15h – 19h30
Rivière-Salée : Grand-BourgLundi 12 mars 15h – 19h30
Robert Mercredi 14 mars 9h – 12h & 16h – 19h
Sainte-Anne Jeudi 8 mars16h – 19h30
Saint-ChristopheMardi 20 mars 16h – 20h
Saint-Esprit Mardi 13 mars 9h – 12h & 15h – 19h30
Saint-JosephMardi 13 mars 16h – 20h
Sainte-Luce Vendredi 16 mars 17h – 19h30
Sainte-Marie Mardi 13 mars9h – 12h & 16h – 19h
Saint-Pierre Mercredi 21 mars16h -19h
Sainte-Thérèse Lundi 19 mars 17h – 20h
Schœlcher Jeudi 15 mars 17 h
TartaneVendredi 16 mars 16h – 19h
Terres-SainvilleLundi 12 mars 17 h
Trinité
Jeudi 22 mars 10h – 12h & 16h – 19h
Trois-Ilets Vendredi 23 mars16h – 19h30
VauclinVendredi 16 mars 16h – 19h30
Vert-Pré Vendredi 16 mars
15h – 18h
Horaires des célébrations pénitentielles 2018
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 mars 2018 – n° 561 14
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Le carême, temps de conversion par excellence donne l’opportunité à chaque baptisé de vivre une
véritable purification afin qu’à Pâques la lumière du Christ vienne éclairer de l’\
intérieur l’humanité
et nos familles.
Le diocèse de la Martinique, pour ce temps, a voulu que les familles chrétiennes de l’île soient éclairées de
l’intérieur à Pâques. Pour y parvenir, il faut naturellement qu’elles empruntent ce chemin de purification
et de libération. Le questionnaire, dans ses différentes articulations, favorise avant tout un examen de
conscience personnel, familial et ecclésial.
Pour permettre à tous les paroissiens de Sainte Marie de bien médi\
ter sur le questionnaire, le curé, une
semaine avant le carême, a eu une rencontre avec les responsables de quartier. Un dossier a été remis à
chaque responsable. Il comportait le canevas à suivre pendant les réunions, une exégèse des textes bibliques
du questionnaire et les modalités à adopter afin que les rencontres de quartiers ne soient pas ennuyeuses et longues.
Sur la paroisse, sans compter les enfants du caté et les jeunes du cheminement pour qui une adaptation du \
questionnaire a été
faite, les parents des enfants inscrits au caté à qui le questionnaire a été proposé\
, il y a 12 lieux de rencontres. Le curé a la
grande responsabilité de participer à l’une ou l’autre des r\
encontres.
Que peut-on retenir de la première semaine ? Beaucoup d’émotion\
s. La question « quelle image du couple j’ai reçu dans ma
famille ? Quelle image de l’amour conjugal ?» a réveillé des blessures enfouies qui, nous espérons ne sont pas encore\
« infec-
tées ». Nous espérons que les questions des semaines à suivre pendant ce carême aideront les familles à vivre une véritable
conversion afin de vivre, grâce à la lumière de la résurrection, une anthropologi\
e familiale pascale.
semaine avant le carême, a eu une rencontre avec les responsables de quartier. Un dossier a été remis à
chaque responsable. Il comportait le canevas à suivre pendant les réunions, une exégèse des textes bibliques
père Aïzo, curé de Sainte-Marie
Témoignages
Le te\bps du Carê\be est un te\bps
i\bportant dans l’année liturgique. C’est
l’occasion de nous préparer à Pâques,
et nous so\b\bes invités à entrer dans le
co\bbat spirituel à la suite de Jésus par
la prière, le jeûne, le partage avec nos
frères…
C
omme chaque année, notre diocèse propose
aux fidèles de vivre une démarche de réflexion,
en petits groupes, à l’aide d’un questionnaire.
Pour 2018, le thème porte sur la famille, avec quatre
rencontres sur le couple, la femme et l’homme, la vie
en Dieu de la famille et la famille dans le monde. Après
trois semaines de rencontres et d’échanges, nous avons
recueilli quelques témoignages. Nous n’avons jamais fini
de devenir chrétiens…
■
Le carême,
temps d'approfondissement spirituel avec nos frères
NOTRE \bARÊME DOSSIER
Comment vivez-vous\?
votre \barême ave\b
le questionnaire di\?o\bésain ?
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J’apprécie le temps du carême, car pour
moi c’est l’occasion d’échanger en petits
groupes, en quartier, avec des personnes ayant
une bonne connaissance biblique et pouvant porter
un éclairage aux frères et sœurs, ce qui permet à tous d’\
avancer
chaque année dans leur chemin de foi.
Ces temps d’échanges, de réflexions, de prières, nous conduisent
à nous recentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire le plan de Di\
eu sur
et dans nos vies ; à nous poser les questions nécessaires à not\
re
conversion.
Le questionnaire de carême cette année tombe à point nommé, car
depuis déjà trois ans, nous réfléchissons sur le thème de\
la famille.
A mon avis, c’est un thème fondamental, car si la société connaî\
t de
multiples difficultés, c’est parce que la famille, sa cellule de base, a
perdu sa boussole depuis de nombreuses années. Elle se conforme
à l’évolution du monde, en oubliant les valeurs chrétiennes qui,
auparavant, constituaient son socle et son fondement.
Les éléments concrets, pratiques concernant le couple, le mariage,\
l’identité de l’homme et de la femme ainsi que la vie en Dieu d\
e la
famille s’avèrent primordiaux pour tous, car ils nous permettent
de redonner à la vie en couple, à la vie familiale, leur vrai sens,
basé sur l’amour, sur la volonté de DIEU.
Ce message de vie devrait être largement communiqué aux jeunes
couples, à toutes les familles pour qu’à terme la société soit
renouvelée en profondeur.
moi c’est l’occasion d’échanger en petits
groupes, en quartier, avec des personnes ayant
une bonne connaissance biblique et pouvant porter
Mireille, P.C.E. de Mansarde Courbaril de la paroisse du Robert
L’équipe Bèlè Légliz Lanmanten, pendant ce carême,
a remplacé sa soirée hebdomadaire de répétition en
rencontre de carême avec le questionnaire diocésain.
Nous avons commencé par échanger autour de la
Parole qui nous a été donnée, et en résumé nous avons
dit que ce que nous sommes devant Dieu définit ce que
nous devons être dans notre vie chrétienne. Dans un
monde dur, où l'orgueil prévaut, les chrétiens doivent
montrer qu'ils sont différents. Puis nous sommes entrés
dans le vif du sujet avec une participation assez intéres-
sante des jeunes de l’équipe qui ont fait remarquer, à
propos des articles du 2 ème dimanche de carême, qu’ils
trouvaient cela plutôt idéaliste car au regard de ce qu’ils vivent et observent, nous sommes loin du compte. Il est ressorti que
l’orgueil et la rivalité étaient ce qui prédominait dans la plupart des relations \
de couple. Que trop souvent les femmes étaient
exigeantes envers les hommes, leur reprochant de ne rien faire comme il faut et en même temps les infantilisant. Que tout aussi
souvent les hommes manquaient de maturité et du sens des responsabilité\
s laissant beaucoup trop de choses peser sur leur
compagne et ne prenant pas suffisamment part à l’éducation des enfants.
La conclusion étant qu’il nous faut, homme et femme, faire preuve de plus de douceur. Ce qui est loin d’être un signe de faiblesse,
mais plutôt l'expression de la force morale nécessaire pour garder le contrôle de soi, et pouvoir en même temps s'approcher de
l’autre en grâce. Nous devons à l’occasion de cette réflexion, dans nos familles, supporter les faiblesses des uns et des autres
et pardonner le tort qu'ils peuvent nous faire. Prendre du temps pour prier en couple et en famille, dialoguer et confronter nos
idées et ainsi montrer l’exemple à nos enfants. Deux figures ont été évoquées, celle de Marie et celle de Marie Madeleine. Deux
femmes qui sont des exemples de fidélité, de confiance et de foi. Deux femmes auxquelles nous aimerions ressembler.
C’est notre 2 e participation au
partage du temps de carême.
Pour nous, le thème de cette
année sur la famille nous fortifie
sur notre manière de vivre en famille, dans le couple,
et pour l’éducation des enfants en tant que chrétiens.
Le constat, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour
apprendre ce que Dieu attend de nous. Ainsi, nous
retenons que ce partage nous permet de profiter de
l’expérience vécue par chacun. Echanger nous fait le
plus grand bien et nous fortifie.
Bèlè Légliz
Lanmanten
Groupe du
quartier Pérou, Sainte Marie
NOTRE \bARÊME DOSSIER
Témoignages (suite)
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Learn to change
Contactez-nous au 0596 37 37 07
Du lundi au vendredi de 7h à 19hRetrouvez-nous sur
Sciences Politiques et Ecologie Humaine
Double diplôme Licence et Bachelor (Troisième année à Ottawa)
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La pre\bière conférence de carê\be a eu lieu à la chapelle de Carabin le di\banche 18
février. Elle a été ani\bée par le père Gaëtan Présent autour du thè\be : la chasteté avant
et pendant le \bariage. Cette conférence s’est déroulée en deux partie\.s.
D
ans un premier temps, le père
Gaëtan a balayé l’ensemble
du sujet en passant par une
suite logique de sous-thèmes.
La chasteté, c’est donner un sens à sa
vie affective et sexuelle en maîtrisant
sa volonté pour réprimer tout ce qu’il y
a de désordonné dans les jouissances
charnelles. C’est considérer l’autre et
soi-même comme des êtres libres,
c’est-à-dire, qui choisissent le bien (à
ne pas confondre avec le libre arbitre
qui est de choisir entre le bien ou le
mal). Elle se vit avant le mariage et
pendant le mariage, mais de manière
différente. Avant le mariage, la chasteté
est le plus souvent en attente du don
de soi à un autre. Pendant le mariage,
elle consiste à respecter les cycles de la
femme pour une sexualité responsable
et sainte.
Au cours de la conférence, on a pu
relever quelques éléments de la vie
quotidienne qui pourraient nous
empêcher de vivre la chasteté, tels que :
• Les images / vidéos
• Les affiches publicitaires
• La tenue vestimentaire
• Les lois (majorité sexuelle, mariage pour tous…)
• Les réseaux sociaux.
Le deuxième temps de cette conférence a
été consacré aux questions-réponses entre
le prêtre et l’assemblée. Ce moment fut très
agréable et enrichissant.
Equipe Web de la paroisse du Lorrain ■
Vivre le Carême sur la paroisse du Lorrain
\bonférence sur la chasteté avant le mariage
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1. Origine
Entre le mercredi qui précède le dimanche de « Laetare
(le dimanche de la joie) et le mercredi qui suit, il y avait
la semaine dite de la mi-carême. Dans certains pays
existent des traditions et des coutumes. En France et
au Canada, par exemple, on faisait un joyeux repas
suivi d’une réunion familiale. En Pologne, les enfants
portaient l’effigie d’une cigogne à travers les rues du
village. En Allemagne et en Autriche, on annonçait ce
jour-là les fiançailles entre jeunes. On remarquera le
caractère festif de ce moment.
2. Mi-carême dans l’Eglise catholique.
Dans l’Eglise, c’est aussi un jour de joie parmi les jours
de pénitence. Le carême est un temps d’efforts à la
préparation de Pâques. L’Eglise, dans sa pédagogie,
propose de faire une pause pour repartir de plus belle
vers Pâques. Il est permis, à l’église, de décorer avec des
fleurs, les jeux d’orgue sont autorisés, le prêtre revêt
des ornements roses à la place des violets. Le rose est
la couleur de l’aurore ce qui est déjà une annonce de la
joie pascale. Le pape Innocent III (1216) dans un sermon
revient sur cet aspect : « En ce dimanche qui marque
le milieu du carême, une mesure de consolation est
accordée pour que les fidèles puissent ne pas faiblir sous
l’effort prolongé du carême, et continuent à supporter les
restrictions, d’un cœur reposé et plus léger ». L’origine
historique de cette note de joie soudaine dans une
période de pénitence se retrouve dans la « remise du
Credo et du Notre Père » aux catéchumènes. C’était
comme une exultation de joie pour notre Mère l’Eglise,
car elle va engendrer de nouveaux enfants.
Pour symboliser la joie, le pape avait coutume de
porter, le dimanche de Laetare, une rose d’or dans la main droite, en revenant de célébrer la messe. A
l’origine, c’était une rose naturelle, mais depuis le XI
e
siècle, elle est en or. Cette pratique semble provenir
des anciennes fêtes populaires de printemps à Rome
durant lesquelles le peuple portait des fleurs. La
signification symbolique de ces roses d’or est exprimée
dans la prière de bénédiction. Elles représentent
le Christ dans la splendeur de sa Majesté, « la fleur
jaillissant de l’Arbre de Jessé ». De cette coutume, le
dimanche de Laetare a acquis en Allemagne le nom
de Rosensonntag (le dimanche des roses).
3. En Guadeloupe, la mi-carême est un jour de
repos et de festivité. On fait une pause, on reprend
souffle… Pour une journée, le carnaval reprend vie,
« Vaval » renait de ses cendres. Le défilé se fait avec
les couleurs rouge et noire, celles du diable parait-il…
Mgr Jean Hamot,
diocèse de Guadeloupe
■
Si vous \be de\bandez « qu’est-ce que la \bi-carê\be pour un chrétien », voici quelques
élé\bents de réponse.
‘‘
‘‘ AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Qu’est-ce que la mi-carême pour un chrétien ?
?
Question
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ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\. MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\.X
Téléphone : 06 96 3\.10 333 - E-\bail : \bi\.chel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au \bervice des legs et
donations ou à mon\’ domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\.INIQUE
a désormais son site Web
Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 !
Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
MEDIAS
Dimanche 18 mars 2018
Etre prêtre, ça s'apprend ?
Etre prêtre cela s’apprend-il et comment sont formés les futurs prêtres ? Est-ce un métier ou une vocation ? La formation
au séminaire est-elle suffisante ? A-t-elle évolué et comment ? Un futur prêtre et un prêtre formateur seront les invités
de Dieu m'est témoin cette semaine. Nous irons également à Fort-de-France, à la maison Saint-Jean-Paul 2 installée par
Mgr Macaire, il y a deux ans, pour former les jeunes séminaristes martiniquais du 1
er cycle.
Dimanche 25 mars 2018
Notre Père : pourquoi le changer ?
D’où vient la prière du Notre-Père ? A-t-elle changé depuis 2000 ans et pour quelles raisons ? Pourquoi depuis le 3 décembre
dernier une nouvelle traduction a été proposée ? En comprenons-nous le sens véritable ? Cette semaine, Dieu m'est témoin
décortique la prière des chrétiens, en compagnie du père Gilles Drouin, directeur de l’Institut Supérieur de Liturgie, et
enseignant à l’Institut catholique de Paris.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. :
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[…]
… Chaste époux de Marie \
Il combla de respect tous Ses menus aspects \
En étant si discret qu’on put le croire muet
Or il savait se taire comme un grand dignitaire
Mû seulement par l’Esprit Qui lui servit de guide Pour être à ses affaires et parfaire les Siennes
Qui se sont faites antiennes sur cette toute nouvelle scène Allant avec courage pour vaincre les obstaclesSe faisant tabernacle sans jamais renâcler
Pour aller au Cénacle où il reçoit la place
Qui deviendra palace en y laissant la trace qui jamais ne s’efface
Saint-Joseph protégez notre Eglise, nos familles, nos jeunes
Intercédez pour nous que nous ne cédions pas à de vaines tentations…
Nicole Irène Piquion
Solennité de Saint Joseph
- 19 mars -
