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E g lise en MARTINIQUE La P entecôte chez nous N° 566 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 20 MAI 2018

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EDITORIAL 2 MÉDIAS 23 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 L ’Eglise célèbre aujourd’hui la Pentecôte, fête du don \ de l’Esprit Saint, et fête de la naissance de l’Eglise. Vivre en Eglise est signe de l’amour de Dieu dans notre monde. Ainsi, l’Esprit de Pentecôte nous propose l’unité au\ cœur même de nos différences. Unité et communion sont, à l’évidence, des signes de la présence de l’Esprit Saint dans notre communauté. De nombreux jeunes reçoivent ces jours-ci le Sacrement de la Confirmation. Rendons grâce à Dieu qui infuse en eux son Esprit Saint. Le Bon Berger veille sur ses brebis… C’est ainsi qu’un Service diocésain de Post-confirmation est en place dans notre diocèse pour aider ces jeunes à poursuivre leur cheminement. Une interview de son responsable vous est proposée dans cette édition. La Vierge Marie, Mère de l’Église… Le pape François a inscrit\ officiellement sa mémoire dans le calendrier romain. En effet, dans un décret signé le 11 février dernier, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a entériné l’apparition d’une nouvelle fête obligatoire, pour toute l’Église catholique, le lundi de Pentecôte. Au terme des fêtes pascales, faisons nôtre l’humilité de la\ Sainte Vierge Marie pour nous ouvrir à la venue de l’Esprit qui nous conduira à la vérité tout entière, et nous rendra libres. Dans le cadre de la commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage, plusieurs actions ont été programmées dans notre diocèse jusqu’au 22 mai : marches, conférences, célébrations… Eglise en Martinique se fait l’écho de quelques temps forts. L’Esprit nous est donné pour nous configurer au Christ : « Viens Esprit Saint, viens en nos cœurs… Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé ». Bonne fête de Pentecôte à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •   Que vont-ils fai\be de leu\b libe\bté !? LITURGIE VIE DU DIOCÈSE COMMEMORATION DES 17\b ANS  DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE AN TCHÈ LÉGLIZ-LA EGLISE UNIVERSELLE\C • Pa\bole dominicale •  La pentecôte de l’Eglise Qui est l'Esp\bit de vé\bité ? • La Sainte T\binité (27 mai) •  Le Se\bvice diocésain de la Post-Confi  \bmation •  Céléb\bation de la confi  \bmation des « \becommençants » •  Pa\boisse Ste Hyacinthe du Lo\b\bain Int\bonisation des Se\bvants d’autel • C.M.T en mouvement •  Les 7 bonnes \baisons de postule\b à l’ICEA  sans attend\be ! •  Jou\bnée détente à la pa\boisse Not\be-Dame du G\band Retou\b de Josseaud •  Rencont\be familiale des Foye\bs de Cha\bité  de la Ca\baïbe •  ECCLESIA ’M 2020 !  :   -  « Esclavage, \bépa\bation,  développement et foi ch\bétienne »   -  « Esclavage, souff\bance et libé\bation » • Libé\bation et libe\bté • Inte\bview d’Emmanuel de Reynal •  Qu’est-ce que tombe\b dans le \bepos  de l’Esp\bit ? •  « Ma\bie, Mè\be de l’Eglise »  se\ba fêtée le Lundi de Pentecôte 3334 21 333333 2222 16 17 18 19 8 9 10 11 12 14 15 7 5 6 Crédit photo couverture : © image : Be1Sign

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22  Mé. La Martinique célèbre sa libération. La libération  d’elle-même par elle-même. Avant l’arrivée des  décrets gouvernementaux, l’injustice de trop  commise sur l’esclave Romain soulève le peuple. Le système  rompt, définitivement. La Martinique est sans chaînes, après des  siècles de servitude. Le boulevard de la liberté s’ouvre : Liberté  d’entreprendre, de se déplacer, d’aimer, de penser, de parler, de  chanter, de vivre…    Mais 170 ans après, qu’est devenue cette liberté !? Avons-nous bâti  une société juste, paisible, honnête, proche de son environnement,  solidaire et heureuse ? Bien sûr, la liberté a permis l’émancipation  intellectuelle et sociale des peuples. Le savoir, la culture et les  biens de consommation sont aujourd’hui offerts au plus grand  nombre. Le confort a augmenté et nous jouissons de possibilités  dont ne disposaient pas nos ancêtres. Mais est-ce grâce à notre  liberté gagnée en 1848 ou au progrès de l’Occident ? La même  question se pose, d’ailleurs, pour toutes les anciennes colonies de  la Caraïbe et en particulier pour Haïti, notre sœur aînée, première  république noire et libre du monde… Qu’as-tu fait de ta Liberté ?   En d’autres termes : qu’est-ce que la liberté sans la sagesse !? Sans  la culture et les racines ? Sans l’éducation à l’amour de soi et du  prochain ? Sans l’esprit communautaire ? Elle comporte une part  de danger pour les sociétés comme pour les individus. Une liberté  immature justifie tous les individualismes, toutes les dérives et  provoque bien des malheurs et des divisions. La liberté sauvage,  c’est la loi de la jungle.  Plusieurs centaines de nos futurs et plus brillants bacheliers  frétillent déjà à l’idée de partir en Métropole pour commencer leur  vie d’adultes. Nous sommes tous conscients que la plupart ne sont  pas assez mûrs pour pouvoir affronter le grand danger qui les attend.  Ce danger n’est ni le froid, ni la solitude, ni les attentats, ni les dures  études supérieures… Ce danger c’est, justement, la liberté. A peine  sortis du système adolescent du lycée et de la minorité, ils seront  lâchés  « sans-papa-sans-manman-sans-Bondié », avec un peu  d’argent, dans une grande ville où personne ne peut rapporter  leurs faits et gestes… Une liberté royale : le tout-est-permis.   Mais que vont-ils faire de leur liberté !? Qui va bénéficier,  au final, de cette autonomie sans contrainte, mais aussi  sans protection ? La précipitation au départ est désastreuse  pour beaucoup. A quoi aurait servi la résistance de Romain-le- tambouyé, si c’est pour que nos jeunes usent de leur liberté pour  leur perte et le dépeuplement de la Martinique ? « C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés » (Gal 5,1). La liberté est ce don divin qui fait de nous des créatures  à l’image et à la ressemblance de Dieu ; mais sans un minimum de  sagesse, elle est une arme que l’ennemi sait utiliser contre nous.  + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France  ■ Educateurs et parents de Martinique, veillons  à ce que nos jeunes consolident leur liberté ici  même. Qu’ils prennent le temps de mûrir, de  discerner, de grandir dans la foi, de se cultiver, de  découvrir les richesses de leur pays, avant d’aller  découvrir le monde ! C’est tout le travail de notre  Pastorale des jeunes qui organise des rencontres  internationales comme les JCJ qui se dérouleront  bientôt en Martinique. Et à l’heure des grands  choix d’études, n’oublions pas que des offres de  qualité 1 permettent, chez nous, après le Bac, de  prendre racine dans le Pays, de trouver une place  d’adulte dans notre communauté, avant de partir  vers d’autres cieux, mieux armés et surtout… plus  libres, beaucoup plus libres ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 3 1 Il y a le projet de l’Institut Catholique Européen des Amériques (ICEA), mais il y a aussi des classes préparatoires dans les lycé\ es, des formations post-bac dans l’enseignement catholique, des écoles et,\ bien entendu, l’Université des Antilles qui offrent des formations de qualité qui ouvriront nos jeunes aux autres horizons. MOT DE L’ÉVÊQUE Que vont- ils faire de leur liberté !? vie d’adultes. Nous sommes tous conscients que la plupart ne sont  pas assez mûrs pour pouvoir affronter le grand danger qui les attend.  Ce danger n’est ni le froid, ni la solitude, ni les attentats, ni les dures  études supérieures… Ce danger c’est, justement, la liberté. A peine  sortis du système adolescent du lycée et de la minorité, ils seront  avec un peu  sans protection ? La précipitation au départ est désastreuse  pour beaucoup. A quoi aurait servi la résistance de Romain-le- tambouyé, si c’est pour que nos jeunes usent de leur liberté pour  « C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés » Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 4 L a joyeuse vénération dédiée  à la Mère de Dieu dans l’Eglise  contemporaine, à la lumière de la  réflexion sur le mystère du Christ et sur  sa propre nature, ne pouvait pas oublier  cette figure de Femme (cf. Gal 4, 4), la Vierge  Marie, qui est à la fois Mère du Christ et  Mère de l’Eglise. Ceci était déjà en quelque sorte présent  dans la pensée de l’Eglise à partir des  paroles prémonitoires de saint Augustin  et de saint Léon le Grand. Le premier, en  effet, dit que Marie est la M ère des membres  du Christ, parce qu’elle a coopéré par sa  charité à la renaissance des fidèles dans  l’Église ; puis l’autre, quand il dit que la  naissance de la Tête est aussi la naissance  du Corps, indique que Marie est en même  temps Mère du Christ, Fils de Dieu, et M ère   des membres de son Corps mystique,  c’est-à-dire de l’Eglise. Ces considérations  dérivent de la maternité de Marie et de son  intime union à l’œuvre du Rédempteur, qui  a culminé à l’heure de la croix. La Mère en effet, qui était près de la croix  (Jn 19, 25), accepta le testament d’amour  de son Fils et accueillit tous les hommes,  personnifiés par le disciple bien-aimé,  comme les enfants qui doivent renaître à  la vie divine, devenant ainsi la tendre mère  de l’Eglise que le Christ a générée sur la croix,  quand il rendait l’Esprit. A son tour, dans  le disciple bien-aimé, le Christ choisit tous  les disciples comme vicaires de son amour  envers la Mère, la leur confiant afin qu’ils  l’accueillent avec affection filiale. Guide prévoyante de l’Eglise naissante,  Marie a donc commencé sa propre mission  maternelle déjà au cénacle, priant avec  les Apôtres dans l’attente de la venue de  l’Esprit Saint (cf. Ac 1,14). Dans ce sentiment,  au cours des siècles, la piété chrétienne a  honoré Marie avec les titres, en quelque  sorte équivalents, de Mère des disciples,  des fidèles, des croyants, de tous ceux qui  renaissent dans le Christ, et aussi de “Mère  de l’Eglise”, comme il apparaît dans les  textes d’auteurs spirituels ainsi que dans  le Magistère de Benoît XIV et de Léon XIII. De ce qui précède, on voit clairement le  fondement sur lequel le bienheureux pape  Paul VI, en concluant, le 21 novembre 1964,  la troisième session du Concile Vatican II,  a déclaré la bienheureuse Vierge Marie  “Mère de l’Eglise, c’est-à-dire Mère de tout  le peuple chrétien, aussi bien des fidèles  que des Pasteurs, qui l’appellent Mère très  aimable”, et a établi que “le peuple chrétien  tout entier honore toujours et de plus en  plus la Mère de Dieu par ce nom très doux”. Le Siège apostolique a ainsi proposé,  à l’occasion de l’Année Sainte de la  Réconciliation (1975), une messe votive  en l’honneur de la bienheureuse Marie  Mère de l’Eglise, insérée par la suite dans le  Missel Romain ; il a aussi accordé la faculté  d’ajouter l’invocation de ce titre dans les  Litanies Laurétanes (1980) et il a publié  d’autres formules dans le recueil des messes  de la bienheureuse Vierge Marie (1986).  Pour certaines nations, diocèses et familles  religieuses qui en ont fait la demande, il a  concédé d’ajouter cette célébration dans  leur Calendrier particulier. Le Souverain Pontife François, considérant  avec attention comment la promotion  de cette dévotion peut favoriser, chez  les Pasteurs, les religieux et les fidèles, la  croissance du sens maternel de l’Eglise  et de la vraie piété mariale, a décidé que  la mémoire de la bienheureuse Vierge  Marie, Mère de l’Eglise,  soit inscrite dans le  Calendrier Romain le  lundi de la Pentecôte,  et célébrée chaque  année. Cette célébration nous  aidera à nous rappeler que la vie  chrétienne, pour croître, doit être ancrée  au mystère de la Croix, à l’oblation du Christ  dans le banquet eucharistique et à la Vierge  offrante, Mère du Rédempteur et de tous  les rachetés. Une telle mémoire devra donc apparaître  dans tous les Calendriers et les Livres  liturgiques pour la célébration de la  Messe et de la Liturgie des Heures ; les  textes liturgiques nécessaires à ces  célébrations sont joints à ce décret et  leurs traductions, approuvées par les  Conférences Episcopales, seront publiées  après la confirmation de ce Dicastère. Là où la célébration de la bienheureuse  Vierge Marie, Mère de l’Eglise, est déjà  célébrée, selon les normes du droit  particulier approuvé, à un jour différent  avec un degré liturgique supérieur, même  dans le futur, peut être célébrée de la même  manière. Nonobstant toutes choses contraires. Du siège de la Congrégation pour le Culte  Divin et la Discipline des Sacrements,  le 11 février 2018, en la mémoire de la  bienheureuse Vierge Marie de Lourdes. + Robert Cardinal Sarah, Préfet + Arthur Roche, Archevêque Secrétaire  ■ EGLISE UNIVERSELLE\i « Marie, Mère de l’Eglise » sera fêtée le Lundi de Pentecôte Déc\bet su\b la céléb\bation de la bienheu\beuse Vie\bge Ma\bie, Mè\be de l’Église, dans le Calend\bie\b Romain Géné\bal

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 5 Dimanche 20 mai 2018 \2 la P arole  Dominicale C hers frères et sœurs, LaPentecôte est le sommet de toute  vie spirituelle, et particulièrement  pour nous chrétiens. C’est un désir  profond du Christ que nous soyons  tous revêtus de l’Esprit Saint. Car  Dieu nous a tout donné dans son  Fils unique, notre Seigneur Jésus,  mais ce n’était pas suffisant, en  nous donnant le Christ et défaire  l’emprise du mauvais sur nous,  Dieu nous donne son Esprit.   Merveille ô combien admirable,  que l’Esprit qui unit le Père et le  Fils nous soit accordé, pour sortir  de la simple créature et nous  hausser au rang de fils dans le  Fils et nous unir définitivement au  Père comme « Alliance éternelle ».  Jean le Baptiste n’avait-il pas  annoncé, à propos de Jésus : « Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu », ce qui allait se réaliser le  jour de la Pentecôte, lorsque Jésus  ressuscité enverrait sur les disciples  rassemblés des langues de feu. Oh !  Mystère admirable et insondable ! Parole  confirmée par Jésus lorsqu’il dit en Luc  12,49 :  « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »  De même que Dieu dans la Genèse insuffle  une haleine de Vie en Adam pour lui donner le mouvement  et l’être, ainsi Dieu, par Jésus, notre Rédempteur, inoculera  l’Esprit Divin dans nos âmes afin que nous  soyons à l’Image et la Ressemblance du  Père et du Fils. Oh ! Mystère admirable et  impénétrable ! Dieu nous partage ce qu’il  a de plus intime à lui-même : l’Esprit  d’Amour.  Chers frères et sœurs, l’Esprit c’est le  socle de notre vie chrétienne : que  serions-nous sans l’Esprit Saint ?  Que serait notre vie spirituelle  sans l’Esprit Saint ? Que des  mots volant au gré du vent sans  direction, sans destination. De  même que nous avons besoin de  l’oxygène pour vivre, ainsi l’Esprit  Saint qui circule entre le Père et le  Fils pour donner vie à la créature  que nous sommes.  Désormais l’Esprit de Vérité réside  en nous, chers frères et sœurs : que  faisons-nous de cette vérité ? La  mettrons-nous sous le boisseau ou  sous le tapis de notre indifférence ?  Espérons que non ! Car aujourd’hui,  nous devenons le flambeau que Dieu  tient de sa main droite, le Christ, pour  illuminer le monde.   Que Dieu, en ce jour béni, incendie nos âmes  de ce feu qui ne s’éteint pas et ne consume pas.        Amen. Père Thierry Jérôme, osb  ■ Actes 2,1-11  •  Psaume 103  •  Galat\les 5,16-25  •  Jean \l15,26-2\b ; 16,12-15 Dimanche de Pentecôte - Année B

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 6 ‘‘ Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous ».   Jean 14:16 et 17  ‘‘ P our répondre à cette question, il  faut revenir à la parole de Jésus  :  « Le vent souffle où il veut, et sa  voix tu l'entends mais tu ne sais ni d'où  il vient ni où il va ».  L’Esprit Saint est un  souffle, un mouvement, une impulsion  de vie, une inspiration dont on perçoit  les effets sans en comprendre l'origine,  ni la nature profonde.  Impulsion vive et pénétrante, l'Esprit- Saint entraîne, inspire, attire. S'il est  "Esprit", souffle invisible, insaisissable,  Il n'est pas pour autant un dynamisme  vague. Acceptons de méditer son  rôle dans la vie du baptisé. L'Ecriture  nous apprend que l'Esprit agit à la fois  dans l’homme et hors de l'homme,  qu'il anime l'homme de l'intérieur et  qu'en même temps il le pousse vers  l'extérieur. L'Esprit  anime  l'homme  de  l'intérieur. « L’Esprit, dit Saint Augustin, est l'âme de  l’Eglise, le cœur des baptisés ».       Que provoque-t-il dans le cœur des  baptisés ? a) L’Esprit est vérité. « Lorsque viendra l’Esprit de vérité,  il vous fera accéder à la vérité tout  entière » (Jean 16, 13). L'esprit est  celui qui nous amène à la pleine  compréhension de Celui qui est « le  chemin et la vérité et la vie « (Jean  14,6) et nous ouvre l'intelligence des  Ecritures. Il nous fait devenir vrais, c'est- à-dire fidèles à la Bonne Nouvelle de  Jésus. b) L’Esprit est mémoire. « L’Esprit Saint que le Père enverra  en mon nom vous enseignera toutes  choses en vous fera ressouvenir de  tout ce que je vous ai dit » (Jean 14, 26).  L'Esprit rend présent le message de  jésus et il rend présent Jésus lui-même  dans l'eucharistie. Pas de révélation  nouvelle ni de Cène recommencée,  mais l'une et l'autre rendues réellement  présentes par l'Esprit. c) L’Esprit est communion. La  Pentecôte reprend à l'envers  l'histoire de la tour de Babel : à  l'époque, des hommes avaient vu  leurs langues se brouiller et s'étaient  retrouvés dans la confusion ; au matin  de la P entecôte, les apôtres se mettent  à parler d'autres langues et peuvent  s'entendre - communier - avec des gens  venus de partout. "Que la communion  du Saint Esprit soit en vous", écrit Paul  (2 Corinthiens 13, 13). L’Esprit pousse l'homme vers  l’extérieur. L'E sprit est aussi celui qui, en l'homme,  respire et transforme : "Dieu a envoyé  dans nos cœurs l'Esprit de son Fils,  qui crie :  Abba, Père ! (Galates 4,6).  Cri, jaillissement, envol : l'Esprit met  en route. Ce dynamisme de l'Esprit a,  lui aussi, plusieurs facettes. a) L'Esprit est force. Celui qui est habité par l'Esprit reçoit une  énergie qui le renouvelle et le recrée.  Energie sans limite puisque c'est par elle  que « Celui qui a ressuscité Jésus Christ  d'entre les morts donnera aussi la vie  à nos corps mortels » (Romains 8, 11). b) L’Esprit est liberté. « L 'Esprit souffle où il veut », dit Jésus à  Nicodème, « et tu entends sa voix, mais  tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi  en est-il de quiconque est né de l'Esprit »  (Jean 3,8). L’Esprit sans cesse invite à se  libérer des carcans et des pesanteurs  du péché. « Le Seigneur est l'Esprit, écrit  Paul, et là où est l'Esprit du Seigneur, là est  la liberté » (2 Corinthiens 3, 17). c) L'Esprit est nouveauté. L'enseignement que donne Jésus est un  enseignement nouveau (Marc 1, 27) et la  charte évangélique un commandement  nouveau (Jean 13, 34). L'Esprit souvent  dérange, voire décentre. Jamais il ne  fige dans la redite de ce qui a été. Sans  cesse, il incite à l'innovation et suscite la  créativité. C'est lui, qui pousse l'Eglise à  ouvrir des chemins nouveaux pour aller  au-devant du monde d'aujourd'hui. Père Emmanuel Saint-Honoré, Curé de Rivière-Pilote  ■ Qui est l'Esprit de vérité ? LITURGIE La pentecôte de l’Eglise

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 7 J ésus-Christ nous révèle que Dieu est “Père”, non seulement  parce qu’il est le Créateur de l’univers et de l’homme, mais  surtout parce qu’il engendre éternellement en son sein le Fils, qui  est son Verbe, « reflet resplendissant de la gloire du Père, expression  parfaite de sa substance » (He 1,3). L’Esprit est uni au Père et au Fils et égal à eux. Il « procède du Père »  (Jn 15,26), qui, en tant que principe sans commencement, est l’origine  de toute la vie trinitaire. Il procède aussi du Fils, par le don éternel  que le Père fait de lui au Fils. « Envoyé par le Père et le Fils incarné,  l’Esprit Saint conduit l’Église à la connaissance de la Vérité tout  entière » (Jn 16,13). La pentecôte de l’Eglise Le  dimanche  après  la  Pentecôte,  l’Église  catholique fête la Sainte Trinité. On fête la réalité  mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de  trois personnes distinctes, égales et indivisibles,  le Père, le Fils, l’Esprit. La Sainte Trinité (27 mai)   Rendons gloire au Père Tout-Puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur, à l'Esprit qui habite en nos cœurs, dans les siècles des siècles. Amen ! ‘‘ ‘ ‘ Le Dieu auquel nous croyons n’est pas n’importe quel Dieu. C’est le Dieu d’amour qu\ i se révèle et se manifeste dans sa relation entre le Père et le Fils, relation tellement intense\ qu’elle constitue elle-même une Personne, et c’est à cette communion du Père, du Fil et de l’Esprit qu\ e nous sommes associés par le baptême, quand l’Esprit-Saint fait de nous des enfants de Dieu. La Trinité n’est pas seulement une histoire qui se passe dans le ciel,\ sans que nous y soyons intéressés. La Trinité s’inscrit dans notre existence humaine et transforme notre existence humaine. Participant de la vie trinitaire par le baptême, nous devenons à notre tour des êtres de relation, des êtres qui ne peuvent pas atteindre la plénitude de leurs possibilités s’ils n’entrent pas en communion d’amour avec le Père, le Fils et l’Esprit-Saint, et si cette communion d’amour ne se diffuse pas et ne se concrétise pas dans notre manière d’être avec les autres. C’est pourquoi Jésus nous dit que le grand commandement, c’est d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa force et de tout son esprit, et d’aimer son prochain comme soi-même. Car\ c’est le même amour, comme le Pape nous l’a rappelé récemment dans son encyclique, c’est le même amour qui habite les relations du Père, \ du Fils et du Saint-Esprit et qui est répandu en nos cœurs par la foi, pour faire de nous des témoins non pas de la tolérance, non pas de la bienveillance, non pas de la philanthropie, mais faire de nous des témoins de l’Amour divin dans l’existence humaine. Nous sommes envoyés pour aimer à la manière dont Dieu aime : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». En célébrant la fête de la Sainte Trinité, en bénissant Dieu pour cet échange d’amour dont nous\ sommes issus et dont nous sommes bénéficiaires, nous rendons gloire d’avoir la chance d’être choisis pour participer à cette alliance et pour devenir à la fois témoins et prophètes de la communion que Dieu veut réaliser entre tous les hommes quand il les aura rassemblés dans le Christ. Extrait de l’homélie de Mgr André Vingt-Trois en la Fête de la Sainte Trinité 2006. Source : https://www.paris.catholique.fr/  ■

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VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 8 Frédéric Felixine, vous avez été  chargé par Mgr Macaire de la  responsabilité du Service diocésain  de la Post-Confirmation qui accueille  les jeunes confirmés. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est  ce service : depuis quand existe-t-il ?  à quels besoins répond-il ? La question de l’après confirmation  ne date pas d’aujourd’hui. Si  Mgr Méranville prenait l’histoire du  jeune prêtre qui voulait chasser les  pigeons pour expliquer la désertion  des jeunes après la confirmation, son  successeur épiscopal, notre archevêque  Mgr David Macaire faisait le constat  que sur 3 000 jeunes confirmés chaque  année, moins de 10 % se retrouvent dans  une mission. Pour lui, c’est un échec. Le père Alain Ransay, après une  première tentative il y a une dizaine  d’années à la paroisse Sainte Face  de De Briant, décide, alors qu’il est  curé de Saint-Christophe, de relancer  l’idée d’une Post-Confirmation : il m’a  proposé de faire sortir ces confirmés,  de partir discuter d’un thème de leur  choix sur la paroisse des Trois-Ilets. Ils étaient au nombre de 54, ce fut  la première sortie et la naissance  de la première Post-Confirmation  paroissiale, il y a maintenant 5 ans.  Il y a deux ans, Mgr David Macaire  m’a nommé responsable diocésain du  réseau de Post-Confirmation. Etes-vous entouré d'une équipe dio- césaine, d'animateurs paroissiaux ? L’objectif d’E CCLESIA ’M 2020 ! étant  de développer le réseau de Post- Confirmation, les Post-Confirmation  paroissiales se créent au fur et à  mesure des rencontres des jeunes  confirmands avec leur évêque, le  mercredi après-midi à l'archevêché,  rencontres auxquelles je participe. Ces  Post-Confirmation paroissiales sont  animées par trois jeunes volontaires et  un adulte choisi par les jeunes, selon  la volonté de l’Evêque. Au niveau diocésain, travaillent à  mes côtés Emmanuela Paruta qui  gère le secrétariat, Sandra Pompui  qui se prépare à la gestion de la partie  comptable, Frédéric-Guillaume  Paruta responsable du service de  communication et Jade responsable  de la chorale de la Post-Confirmation,  tous en étroite relation avec les jeunes  Post-confirmés.  Tous les jeunes confirmés sont-ils  concernés ? Sont-ils accueillis dans  des groupes qui existent dans chaque  paroisse ? Quelle est la fréquence des  rencontres qui leur sont proposées ?   Tous les jeunes confirmés sont  concernés, bien que l’objectif essentiel  soit d’accueillir les 90% de jeunes qui  restent en marge de la moisson du  Seigneur. Cela fait potentiellement près  de 2700 jeunes chaque année. Le but  de la Post-Confirmation paroissiale est  d’accueillir tous les jeunes confirmés  qui le souhaitent. L’inscription est  obligatoire sur le compte WhatsApp de  la Post-Confirmation afin de participer  aux différentes actions sur leur paroisse.  La Post-Confirmation diocésaine  propose des rencontres mensuelles  les 3 èmes  ou les 4 èmes  samedis du mois.  Ces rencontres sont prioritaires sur  les rencontres paroissiales. Elles  permettent aux jeunes d’échanger leurs  questionnements, leurs attentes grâce  à des débats au cours desquels anciens  et nouveaux venus s’enrichissent  mutuellement.. Ces moments  sont immortalisés sur : Facebook ;  Instagram ; Snapchat ; WhatsApp… Travaillez-vous avec les aumôneries  (enseignement catholique, lycées)  existant déjà et les mouvements de  jeunesse ? Avec la Pastorale des  Jeunes ? Avez-vous été concerné par  la préparation des JCJ et du synode  des jeunes convoqué par le Pape à  Rome en octobre 2018 ? La Post-Confirmation existe dans  les lycées, comme le lycée du  pensionnat Saint-Joseph de Cluny et  d’autres mouvements de jeunesse.  Le rôle des responsables de la Post- Confirmation est de tendre la main  aux jeunes confirmands et d’aider  les jeunes Post-Confirmés à trouver  leur mission afin que tous intègrent  la Pastorale des jeunes pour qu’eux  aussi « montrent Jésus ». Et, ne l’oublions pas, ils participent  au niveau de leur paroisse à la réussite  de la préparation des JCJ (vente de  produits locaux dont la recette servira  pour les JCJ). Avec l’ouverture à eux  des JCJ’s Got Talent, certains seront  aussi de la partie. Comment préparez-vous la rentrée  de septembre 2018 ? La Post-Confirmation ira encore  plus loin au service des jeunes de  14-18 ans, selon la feuille de route de  Mgr David Macaire pour la rentrée  de septembre 2018 : il faudra déjà  peaufiner ce qui a été mis en place, le  phénomène « i bon kon sa  » n’est pas  acceptable, on doit viser l’excellence.  En plus, nous avons beaucoup de  propositions venant des prêtres de  paroisse qui sont très impliqués dans  l’avenir de ces jeunes qui souhaitent  eux aussi être ouvriers à la moisson  du Seigneur dans leur paroisse. Nous  avons de nombreuses propositions ;  Etudes bibliques approfondies pour  les jeunes ; retraite pour les jeunes  responsables ; Pèlerinage de Saint- Jacques de Compostelle ; tournoi  sportif et bien d’autres actions  au service des plus pauvres et  surtout être encore plus proche des  confirmands… et « qui mieux que  les jeunes peuvent évangéliser les  jeunes » ? Propos recueillis par Michel Déglise  ■ Le Service diocésain de la Post- Confirmation

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 9 Depuis plusieurs années déjà, les adultes sont de plus en plus nombreux à demander,  eux  aussi,  les  sacrements  de  l’initiation :  certains,  baptisés  enfants,  se  préparent  à  la  confirmation  (les  «  recommençants  »),  d’autres  entament  le  parcours  avec  la  préparation au baptême (les « catéchumènes »). Dans ce dernier cas, le rituel prévoit  que les trois sacrements soient célébrés dans la nuit de P\lâques. P our les « recommençants »,  adultes qui ont été baptisés  enfants mais qui (re) découvrent la vie chrétienne, ils se  sont préparés à recevoir le don de  l’Esprit-Saint par le sacrement de  la Confirmation, en cheminant en  paroisse entourés des prêtres et de  leur communauté paroissiale. Ce qui est frappant, c’est l’extrême  diversité des catéchumènes se  préparant à recevoir en plénitude le  don de l’Esprit-Saint par le Sacrement  de la Confirmation, (et de la première  Communion pour ceux qui ne l'ont  pas reçue).  C’est ainsi que le dimanche 6 mai  2018, ils étaient 199 recommençants,  âgés de 17 à 71 ans, accompagnés de  leurs parrains / marraines, venant de  pratiquement toutes les paroisses  de l’île et impatients de recevoir la  Confirmation donnée par Mgr David  Macaire au cours de la messe, en  présence du Délégué Diocésain au  Catéchuménat des Adultes, le père  Emmanuel Saint-Honoré, et d’une  dizaine de prêtres.  Ce fut une célébration pleine d'émo- tion et de joie partagées avec toute  l'assemblée pour ces recommençants,  que les évènements de la vie avaient  éloignés de l'Eglise. Ils ont su prendre  le temps de se mettre en état de dispo- nibilité à l’Esprit Saint. C’est cela le vrai  chemin qu’ils ont entrepris à partir du  moment où ils ont frappé aux portes  de l’Église. Nous leur souhaitons de  prendre toute leur place dans cette  Église où ils sont appelés à vivre dans  une relation vivante et régulière avec  Dieu qui vient nourrir et transformer  de l’intérieur leur vie, et qui leur ouvre  les bras. Yvonne Joseph  Service diocésain du catéchuménat  ■ Célébration de la confirmation des « recommençants »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 10 Jésus  est  le  premier  exemple  du  Service.  A  sa  suite,  des  jeunes  se  sont  investis  dans  le  service de l’autel, œuvrant chaque dimanche sur la paroisse. Ils prennent part au don total  du Christ sur l’autel et sont des aides précieuses pour les prêtres. L’effectif des servants  du  Lorrain  ne  cesse  d’augmenter  depuis  des  années  offrant  un  ballet  impressionnant  et  édifiant lors des rassemblements prévus par le Comité des Vocations.  A l'heure où le constat est à la  tristesse parce que nos jeunes  désertent les églises, les  enfants de chœur ne cessent d’attirer  à eux tous les jeunes et moins jeunes  par leur posture et leur détermination  à demeurer au service de l’autel. Il  n’y a pas de plus grande joie que de  constater comment aujourd’hui la  formation par les pairs est un système  responsabilisant, permettant la  transmission et l’encouragement à faire  de l’Eglise un lieu vivant et résolument  tourné vers l’avenir. Le dimanche 6 mai, sur la paroisse  du Lorrain, les servants d’autel et  futurs servants ont vécu une étape  supplémentaire dans leur service :  Remise de scapulaire, remise d’aube,  changement de cordon. Des étapes qui  marquent un tournant décisif dans leur  engagement à la table du Seigneur, mais  également le degré de leur présence  auprès de leurs frères.  Nous avons peur pour nos enfants et  nous cherchons des réponses à leur  avenir : tournons-nous vers Celui qui a  toutes les réponses. Prenons le temps  de guider notre jeunesse afin que des  hommes et des femmes se lèvent parmi  eux pour prendre des responsabilités  dans nos églises. Nous avons tendance  à penser que la jeunesse est notre avenir,  mais il n’en est rien. Tout comme nos  personnes âgées sont des mémoires  vives, aussi nos jeunes sont des êtres  du présent et construisent l’aujourd’hui.  Demain est un temps incertain qui  n’appartient qu’au Seigneur.  Faisons de chacun de ces éléments reçus  par chacun d’eux des signes de leur  engagement profond en étant toujours  bienveillants et à l’écoute. Choyons le bijou que représentent ces  jeunes tournés vers le Service de l’autel. L’équipe Web de la paroisse St Hyacinthe  ■ VIE DU DIOCÈSE Pa\boisse Saint Hyacinthe   du Lo\b\bain Vestition des Servants d’autel

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 11 Les Chrétiens dans le Monde du Travail (CMT) ont vécu deux temps forts au cours du mois  d’avril 2018. Le premier a eu lieu le samedi 14 avril dans l’après-midi, lors d’une Assemblée  Générale Extraordinaire au cours de laquelle un bureau composé de 4 femmes et 3 hommes  a été élu pour quat\lre ans, sous la présidence de Marie-Elisabet\lh Rochambeau.  L e deuxième temps fort s’est  déroulé le lundi 30 avril 2018,  à  18h30, à l’Eglise Saint-Laurent  du Lamentin, lors de la messe antici- pée du 1 er mai présidée par Mgr David  Macaire. Dans son homélie, l’archevêque  a défini la valeur Travail, et le comporte- ment que doit avoir un chrétien dans ce  milieu. Il a aussi invité les mouvements  d’Action Catholique à promouvoir  l’Encyclique du pape François Laudato Si. Pour ceux qui se sentent concernés,  voici une présentation rapide du C.M.T.  qui s’appelait autrefois  « les Equipes Ouvrières ». Le CMT est un mouvement  d’action catholique de statut associatif  qui fêtera ses 50 ans en novembre  2018. Ses objectifs sont la formation et  l’évangélisation du travailleur dans son  milieu de vie. Ses principales activités  concernent la formation, les récollections,  la célébration eucharistique anticipée  du 1er mai, la sortie familiale du 14  juillet. Le thème de l’année est décidé  lors de la réunion de rentrée au mois de  septembre. Six équipes sont en place  actuellement : Fort-de-France, Centre- Sud,  Lamentin, Sainte-Marie, Robert et  Ducos. Le C.M.T. est affilié au Mouvement  Mondial des Travailleurs Chrétiens  (M.M.T.C.) au niveau international. Il est  membre de la Coordination Caraïbe  avec d’autres pays de la Caraïbe et de  l’Amérique Centrale (Haïti, République  Dominicaine, Cuba, Nicaragua et Guatemala). Au niveau local, il est  partie prenante de la Fédération des  Mouvements d’Action Catholique  (FEMAC/M) avec l’Action Catholique des  Milieux Sanitaires et Sociaux (ACMSS),  l’Action de la Jeunesse Catholique (AJC),  les Chrétiens dans le Monde Rural (CMR),  les Equipes Enseignantes (EMM). Son slogan est le suivant :  « Si pa ni travay, pa ni nomm, pa ni pen, pa ni peyi » Pour nous joindre : Tel : 0696  28 56 38  - Facebook : Action  catholique de la Martinique Yves-Marie Grivalliers, Vice-président  ■ C.M.T en mouvement C.M.T en mouvement C.M.T en mouvement ✆ 0696 28 56 38 Action catholique de la Martinique ✆ Pour nous joindre : Pour nous joindre : Pour nous joindre : Pour nous joindre : Pour nous joindre :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 12 Renseignements et inscriptions : contact@icea-edu.fr Tél : 05 96 37 37 07 ou 06 96 45 73 93 ou sur www.icea-edu.fr Votre choix d’études post Bac n’est pas encore arrêté ? Vous voulez en savoir plus sur les contenus des cours et les débouchés après l’ICEA ? Une rencontre est organisée le jeudi 31 mai, à 18h, à l’hôtel Simon pour tous les jeunes intéressés par une admission à l’ICEA et/ou leurs parents : renseignements sur les programmes, le financemen\ t (aides, modalités), rencontres des professeurs, présentation de l’accompagnement personnalisé, inscriptions en direct. Pour favoriser un accès à tous, des bourses ICEA Solidarité, qui peuvent être cumulées avec des bourses d’Etat, pourront être attribuées. Nous contacter. Les 7 bonnes raisons de postuler à l’ICEA sans attendre ! Ecole de Sciences Politiques et Ecologie Humaine « Thom\las More » VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 13 Bénéficier d’un vrai accompagnement personnalisé, orienté  vers le succès de chaque étudiant, la construction de son  projet professionnel, et de propositions pour approfondir sa  vie spirituelle, si on le souhaite.  S’engager dans une vision du monde pour une  nouvelle civilisation fondée sur l’écologie humaine  (portée par Laudato si’), s’engager en faveur d’actions  concrètes pour le bien commun en Martinique et  dans le monde. Cela se traduira par des stages et/ ou la créations d’associations étudiantes, de juniors  entreprises, visant l’aide, l’entraide, le commerce  équitable, l’économie circulaire…  B énéficier d’une équipe comptant en son sein une  grande majorité de titulaires du Doctorat, constituée aux  deux tiers de résidents de Martinique et pour un tiers  d’enseignants issus du Canada, de l’hexagone, ou d’Italie.  Cette équipe complétée par un écosystème d’intervenants  plus ponctuels de très grande qualité. Etre cofondateur d’une ambition majeure pour les  jeunes de Martinique, de la Caraïbe et contribuer à  tracer une voie pour les générations futures.  De nombreux jeunes ont déjà postulé pour être admis à l’ICEA. Voici les 7 bonnes raisons qui les ont poussés à le faire : B énéficier d’une équipe professorale de très grande  qualité, motivée, d’une immersion à l’Université  Saint Paul d’Ottawa pour la troisième année.  Disposer d’une ouverture très large pour choisir  son Master dans les Amériques et/ou en Europe,  dans une des 221 universités de la Fédération  Internationale des Universités Catholiques, dans  une université publique ou une grande école en  fonction du projet professionnel de chacun. A cquérir des outils fondamentaux pour « apprendre  à apprendre », intégrer des savoirs essentiels  transdisciplinaires pour « apprendre à comprendre » le  monde, et cultiver un état d’esprit pour « apprendre à  entreprendre » : les étudiants obtiendront bien plus que  des diplômes, ils disposeront d’appuis et d’atouts pour  toute leur vie professionnelle (tuteurs chefs d’entreprises,  contacts, expérience terrain…). Ce parcours est ouvert à tous  les jeunes motivés, désireux de construire un projet solide et  c’est la raison pour laquelle nous accompagnons les jeunes  et leurs parents concernant les possibilités de financement.  I ntégrer une université bilingue en zone  anglophone, c’est la garantie de pouvoir progresser  de manière décisive en anglais, de s’ouvrir à une  autre culture des Amériques, de bénéficier de la  force d’un État-continent comme le Canada, et de  nouer des amitiés fortes avec des étudiants venant  de partout dans le monde. \bes promotions à ta\uille humaine et un accompagnement p\uersonnalisé   Un engagement asso\uciatif, sociétal  et environnemental Une équipe de profe\usseurs de premier  plan  Le privilège des pio\unniers qui  intègreront, dès la \umi-septembre  2018, un bâtiment d\ue 1000 m 2  totalement rénové e\ut connecté  Un  double  diplôme  de  Licence  et  Bachelor qui ouvre sur les masters en  France, en Europe et plus globalement  dans les Amériques  Un parcours d’excel\ulence pour  une formation en sc\uiences humaines  Une immersion d’un \uan au Canada  (Ottawa)  1 2 3 4 56 7

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 14 Journée détente à la paroisse Notre-Dame du Grand Retour de Josseaud Je me suis très bien amusée, ma tatie Valentine aussi. Nous gardons un bon sou- venir de cette belle jour- née. Le Seigneur Dieu tout Puissant nous a donné une belle journée de soleil bien ventilée. C’est ce que le Grand Père Eternel demande à ses enfants : l’unité. L’union qui fait la force. Seigneur, nous te rendons grâce pour cette belle et agréable journée. Nous bénissons le père François pour cette belle célébration et également les chorales qui ont fait résonner les chants de ta louange. Une journée remplie de joie, de grâce et d’amour. Merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette merveilleuse journée. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous au 1 er mai de l’année prochaine. Amen, amen, je remercie tout ceux qui ont participé à la célébration, les deux chorales, les cuisiniers, père François. Un grand merci de nous avoir invités à cette merveilleuse journée. Merci Seigneur. Une pensée toute particulière à toi l’infatigable Marie-Luce. Que Dieu t’accorde toujours cette force pour continuer à rassembler. Merci de ta géné- rosité. Mardi 1 er mai 2018, les fidèles de la paroisse de Josseaud avaient  rendez-vous  pour  une  journée  de  détente,  de  fraternité  et  de  convivialité. Elle a commencé dans un climat de recueillement avec  la messe, puis a continué dans la joie et la bonne humeur grâce à  une  météo  clémente.  Le  but  de  cette  journée  était  de  passer  un  moment  agréable,  mais  aussi  de  permettre  aux  membres  de  la  communauté de mieux se connaître et de vivre ensemble un temps  de  partage,  d’amitié  et  de  prière.  Une  journée  intense,  priante,  pleine de joie et de découvertes ! Etait-ce une journée spirituelle,  culturelle ou de détente ? Chacun peut y r\lépondre à sa façon. Quelques  commentaires… Monique Vaubon Ignam  ■

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MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017 Préparons 2017 ! 536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 €€janvier 2017 E glise en MARTINIQUE N° 540REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017 Marchons dans la lumière ! PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !P MMMMMMMMMMarchons dans la lumière ! Marchons dans la lumière ! M Oui, je m’abonne ! Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 15 Une rencontre familiale des Foyers de Charité de la Caraïbe s’est tenue au Foyer de  Charité de Trinité, sur le thème « Nous voudrions voir Jésus ».  E lle a réuni, du 23 avril au 6 mai,  37 participants : 13 personnes  des deux Foyers en Haïti dont  les pères Joseph Philor et Jacques  Beaudry du Foyer de Port-au-Prince, 4  du Foyer en fondation en Guadeloupe  avec le père Lavaud Christophe, et une  délégation de Châteauneuf de Galaure,  le père modérateur de l’Œuvre, le père  Moïse Ndione accompagné de son  assistante, d’un père en formation, et  de 2 membres du Secrétariat Général  des Foyers.  Nous avons commencé par un temps  de récollection pour nous laisser  travailler par cette aspiration profonde  des hommes, et laisser grandir en nous  le désir de ‘montrer Jésus partout en  Martinique et au-delà’, en Guadeloupe,  en Haïti, en métropole, unis aux 74  autres Foyers de Charité. Comme le dit  le Psaume 4, « beaucoup demandent :  qui nous fera voir le bonheur ? Sur  nous, Seigneur, que s’illumine ton  visage. Tu mets dans mon cœur plus de  joie …». Et c’est ainsi qu’avec beaucoup  de joie nous sommes entrés dans le  travail de réflexion sur notre charisme  et notre mission, à la suite de Marthe  Robin, pour « ranimer dans le monde  l’amour qui s’éteint ».  Mgr David  Macaire nous a rejoints le dimanche 29  avril pour présider l’Eucharistie, suivie  d’un méchoui partagé avec les amis du  Foyer qui étaient au service pour nous  permettre de vivre pleinement cette  rencontre régionale. Les Foyers de Charité sont une Œuvre  catholique internationale qui participe  à la nouvelle évangélisation par la  prédication de retraites spirituelles  de formation chrétienne, ouvertes à  tous, croyants ou non. Née en 1936 sous  l’impulsion de Marthe Robin et du Père  Finet, l’Œuvre est maintenant répartie  dans une quarantaine de pays. Il existe  des rencontres internationales pour les  membres, laïcs et prêtres, mais aussi  des rencontres régionales.  ■ Rencontre familiale des Foyers de Charité de la Caraïbe VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 16 L e professeur Emmanuel Jos, membre  de l’Institut des Droits de l’Homme de  la Martinique, personne ressource du  Comité Devoir de mémoire de la Martinique et  de l’OSPEM, fut le premier à s’exprimer. Après  avoir remercié l’OSPEM de lui permettre  d’intervenir, il a décrit les grandes lignes de  son exposé développé en quatre parties :  l’esclavage, la réparation, le développement  durable et la foi chrétienne.  Concernant  la réparation, le professeur  indique : « Il faut une démarche ne procédant  ni de la haine, ni de la revanche mais de la  vérité et de la justice, en s’inscrivant dans  un processus de reconstruction de notre  personnalité sur des bases plus saines. Il peut y  avoir des politiques publiques additionnelles  en plus de ce que prévoit le droit commun  qui associeraient les personnes concernées  à leur élaboration, leur mise en œuvre. Elles  devraient associer les personnes publiques,  privées, l’Etat, l’Europe etc. Elles devraient être  ciblées sur les inégalités qui opèrent encore  donc sur les séquelles actuelles de ce passé.   Il faudrait un enseignement adéquat, car  l’esclavage et la traite ont été perçus comme des  atteintes à la dignité de la personne humaine  ayant fait qu’il a fallu chercher des justificatifs  dans la religion par exemple. Il faut : des lieux  de mémoire, des journées commémoratives,  déconstruire le vocabulaire dévalorisant hérité  du passé, ainsi que le collorisme qui consiste  à mieux considérer les personnes plus claires  de peau que les personnes à peau foncée. Il  faut aussi favoriser la mixité, sur le plan racial   et social, afin d’avoir une égalité réelle dans  ces domaines ».  S’agissant du développement durable, le  professeur propose les actions suivantes :  obtenir des financements appropriés, rompre  avec les dérogations de droit commun, rompre  avec les inégalités en matière de prix et de  pensions, obtenir la reconnaissance juridique  à des mesures de différenciation orientées.  Le professeur Jos a terminé son exposé sur  la réparation de l’image négative donnée à la  foi chrétienne. Il a effectué le rapprochement  entre la parole de Dieu et les actes posés ou  à poser par les hommes. Il a poursuivi en  rappelant que  Jésus a remis en cause toutes  formes d’asservissement. Ce qui n’a pas été  respecté par l’Eglise, même si certains prêtres  et chrétiens se sont démarqués en réagissant  autrement.  Il y a eu des prêtres rebelles, des  prises de position des évêques de la Caraïbe  en 1975, la demande de pardon du pape  saint Jean-Paul II en 1992. En 1998, il y a eu  une déclaration commune des évêques de la  Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion  et de la Guyane disant qu’il existe encore des  groupes qui freinent le développement de  nos îles.  M me Smith-Ravin est la seconde à intervenir.  Elle a fait voyager l’assistance en découvrant  la Sierra Léone, mais aussi le Libéria, dans  un exposé très riche. Après avoir situé  géographiquement ce pays d’Afrique, elle a  narré ce qui s’est passé le 9 mai 1787. En effet,  les noirs retournent en Sierra Leone. La région  est marécageuse et pleine de moustiques.  Ils arrivent dans une ile où l’esclavage existe  encore et certains acceptent de devenir des  propriétaires d’esclaves. Les personnes en  charge de la colonie agissaient comme des  maîtres avec des pratiques barbares. Le débat qui s’en est suivi a permis de  répondre à des questions liées surtout à la  réparation et de clarifier le rôle de l’Eglise  pendant l’esclavage. Murielle Martheli,  Membre du comité de l’OSPEM  ■ La  3 ème   conférence  orga- nisée  par  l’OSPEM  dans  le  cadre  de  la  commé- moration  des  1\b0  ans  de  l’abolition  de  l’escla- vage  avait  pour  thème  « Esclavage,  Réparation,  Développement et foi chré-tienne ».  Elle s’est déroulée  au Presbytère de la cathé- drale  de  Fort-de-France,  le  vendredi  6  avril  2018,  de  18  h  à  21h,  devant  une  cinquantaine de personnes,  avec  deux  intervenants  de  qualité.  Esclavage, réparation, développement et foi chrétienne COMMEMORATION DES 170 ANS D\iE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 17 D ans son intervention, Louis Lienafa  a effectué une lecture du lien  social dans le milieu du travail en  Martinique à travers plusieurs exemples.  Pour lui : «  Le magico-religieux est très  important dans cette société, il y a un rapport  ambigu à l’autorité, une multiplication des  unions illégitimes, un rapport au temps et à la  ponctualité.  Notre société est engluée dans  le temps comme si cette blessure était une  réalité bien vivante. La société est violente.  Notre réalité sociale a été dominée par des  conflits sociaux marquant le quotidien. De  nos jours, la manifestation symbolique la  plus notable est le blocage de l’économie.  Les ressources humaines devraient être la  gestion de la relation humaine.  Si on regarde  le vocabulaire de notre quotidien, il est  empreint de l’esclavag e».  Marie-Nadiège Yerro a axé son intervention  sur la Colonisation Esclavagiste Racialisé  (CER) et l’atteinte de l'ordre du symbolique.  Après avoir décrit les trois critères qui  s’interpénètrent à savoir : l’imaginaire,  le symbolique, le réel, elle a porté des  précisions quant au CER. Pour elle : « Le  fait d’être issu d’une histoire post-coloniale  dans laquelle on définit les couleurs est  une vraie réflexion qui met en difficulté.  Aussi : Qu’est-ce qu’être Blanc ? Qu’est-ce  qu’être Noir ? Qu’est-ce qu’être de couleur ?  Ces dénominations deviennent banales. Et  pourtant, c’est là être victime d’une illusion :  il s’agit en fait de catégories cognitives qui,  à partir de notre perception des différences  situées dans le spectre visible, sont largement  héritées de l’histoire de la colonisation ». Mme Roberte Copol-Dobat a porté l’accent sur  le  traumatisme et la langue, notamment le créole.  Pour elle : « Nous sommes nés d’un traumatisme.  Nous sommes une société jeune de quatre  siècles et le temps de la fin de traumatisme est  moins long que celui du trauma. Il demeure  des traces. On est loin d’être apaisé mais  quelque chose fait que la société tient. Il y a  une manière de fonctionner à la martiniquaise,  il y a un savoir-être martiniquais qui perdure  dans le temps, qui traverse le temps. Le créole  a incontestablement son origine en Afrique.  Mais, cet héritage africain a rencontré divers  éléments culturels venant de l’Europe, de  l’Inde, de l’Amérique, de l’Afrique… Le créole  est une langue née dans la souffrance. Elle porte  l’histoire de ce traumatisme. Elle nous constitue,  elle nous tient. Elle est née dans la plantation et  faisait le lien entre les diverses composantes  de la société. Cette langue a humanisé les  relations. Elle mettait sur un plan d’égalité les  membres de la plantation. Le fait de parler  créole et de pouvoir le traduire en français  permet de souligner certaines choses. Nous  avons une violence qui peut surgir à n’importe  quel moment et qui ressurgit en créole. C’est  une dimension qui est en nous et qui est issue  de ce passé ». Le droit permet à une personne de s’inscrire  en tant que victime. Mais, symboliquement, ce  n’est pas pareil : l’Esclavage nous a marqués.  Il n’est pas question de recevoir de l’argent  par rapport à cette souffrance subie. Par  contre, il faut saisir les difficultés sociales  que cela a engendrées. Il faut inscrire les  œuvres de Césaire, de Glissant dans les  programmes scolaires afin qu’ils sachent ce  que les Martiniquais ont apporté au monde  en terme de savoir. La réparation passe par  le fait de reconnaitre que nous sommes en  construction et que ce que nous sommes peut  nous guérir de notre passé. Il faut donner une  représentation de ce qui nous porte. Le débat  qui a clôturé la conférence a surtout porté  sur  la langue créole, le type de réparation et  l’identité culturelle. Murielle Martheli,  Membre du comité de l’OSPEM  ■ La 4 ème  et dernière conférence organisée par l’OSPEM dans  le cadre de la commémoration des 1\b0 ans de l’abolition de  l’esclavage s’est déroulée au Presbytère de la cathédrale  de Fort-de-France, le vendredi 20 avril 2018, de 18 h à 21 h,  devant une cinquantaine de personnes avec trois interve- nants  :  un  responsable  de  ressources  humaines  et  deux  psychologues cliniciennes psychanalystes. Elle avait pour  thème  « Esclavage, Souffrance et libération».  Esclavage, souffrance et libération

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 18 Dans  le  cadre  de  la  commémoration  des  1\b0  ans  de Dans  le  cadre  de  la  commémoration  des  1\b0  ans  de  l’abolition de l’esclavage en Martinique et à la suite de la l’abolition de l’esclavage en Martinique et à la suite de la  3ème  journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite  journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite  des  êtres  humains  instituée  par  le  pape  François,  c’était des  êtres  humains  instituée  par  le  pape  François,  c’était  au tour du district Centre Est (Lamentin, Saint-Christophe,  Sainte-Thérèse,  Redoute  Coridon  et  Saint-Joseph)  de  faire  mémoire  de  tous  ceux  qui  sont  morts,  victimes  de  la  traite,  de  faire mémoire des personnes qui ont lutté pour que nous parvenions  à  l’abolition  de  l’esclavage,  de  faire  mémoire  des  luttes  menées  contre  toute forme de traite et d’aliénation de\ls êtres humains.  T ous les fidèles de ce district étaient donc invités aux chemins de mémoire le  vendredi 4 mai 2018, en participant au chemin de croix puis à la célébration festive  de la Parole, à l’Habitation Belfort implantée au Lamentin.  Le choix d’une "Habitation" pour cette célébration a toute son  importance. En effet, l’Habitation est un système économique,  social et politique qui se matérialise en un domaine agricole  avec ses plantations, sa maison et ses bâtiments d’exploitation.  Dès le XVII ème  siècle, pour faire fructifier leur concession,  s'inspirant du modèle des plantations espagnoles, les colons  ont fait appel à l'esclavage. Et ce fut autour de l’Habitation  que, tout au long du XVIII ème  siècle, s’organisa l’importation  des esclaves et leur intégration dans l’activité économique de  la Martinique. Plus de 216 000 esclaves ont été déportés sur l’île  du début du XVII ème  siècle aux années 1830. Leur travail, leurs souffrances, leurs morts (la durée de  vie d'un esclave dépassant rarement 25 ans), vont  enrichir les planteurs et faire de la Martinique une des plus profitables possessions françaises. Des villes entières de la côte atlantique, de Nantes à  Bordeaux leur doivent leur prospérité, et à l'époque  de Louis XIV, près de 400 000 personnes vivent en  France du commerce avec les Antilles et de la traite  des noirs.   Les fidèles se sont donc rassemblés autour  des curés des six paroisses qui forment le district Centre  Est pour vivre cette commémoration et ainsi puiser l’énergie nécessaire pour transformer le présent et bâtir un futur de justice et de liberté, car si nous voulons être les acteurs responsables de notre propre avenir, nous avons d’abord un devoir d’histoire. (Antoine PROST - Douze leçons sur l’histoire, Editions Le Seuil, 1996). Cellule communication Paroisse Saint-Laurent du Lamentin  ■ Libération et liberté COMMEMORATION DES 170 ANS D\iE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 19 Entretien avec Emmanuel de Reynal Votre famille est présente en  Martinique depuis quand ? D'où  est-elle originaire ? Mon ancêtre a débarqué en  Martinique en 1697, au terme  d’une campagne guerrière en  Amérique centrale. Il a fait souche  sur l’île, en plantant du tabac, de  l’indigo et de la canne. Je suis  donc le descendant d’une famille  de colons originaire de Toulouse. Mon père était médecin de  campagne dans le Nord Caraïbe.  Il est mort quand j’avais 5 ans,  laissant une veuve et 9 enfants. J’ai grandi à Saint-Pierre, puis au  Morne-Rouge jusqu’à mes années  lycée que j’ai passées à l’internat  de Schœlcher. Quel regard portez-vous  aujourd'hui sur le passé  esclavagiste de la Martinique ? La Martinique a traversé 200 ans  d’esclavage, un système d’autant  plus ignominieux qu’il est mis  en place et organisé par les États.  Pendant 200 ans, la France a  considéré que, pour satisfaire son  ambition économique, des êtres  pouvaient être privés de liberté du  seul fait de leur couleur de peau ou  de leur statut social. C’est dans ce  honteux système d’Etat que des  hommes et des femmes ont évolué  tant bien que mal. Et c’est dans le  déséquilibre de l’esclavage que  la vie a dû s’organiser, dans des  rapports souvent complexes qui  mélangeaient tous les sentiments  humains : mépris, respect, haine,  amour, violence, tendresse,  bienveillance... Les habitations de Martinique  étaient de très petite taille comparées  à celles d’Amérique ou de la grande  Caraïbe. Les maîtres habitaient au  cœur des exploitations, parmi leurs  esclaves, ce qui explique peut-être  qu’ici, les tensions humaines étaient  moindres qu’ailleurs. Cette réalité  n’enlève rien bien sûr à l’horreur de  l’esclavage, ni à la violence terrible  qu’il a pu engendrer. Parlait-on de l'esclavage dans  votre famille, ou était-ce un sujet  considéré comme tabou ? Non, on n’en parlait pas.  L’esclavage n’était pas un sujet de  conversation, ni dans les familles ni  à l’école. Ce n’est qu’à l’âge adulte  que j’ai réellement pris conscience  de ce passé douloureux. Aujourd'hui, les séquelles de ce  passé sont encore présentes dans  la société martiniquaise et dans  toutes les familles, qu'elles soient  descendantes des premiers colons  ou des esclaves : comment le vivez- vous ? Si les séquelles sont encore si  présentes aujourd’hui, c’est  sans doute parce que pendant  de longues décennies, on a mis  un couvercle sur ce passé. On a  fermé les yeux par honte ou par  pudeur. On a évité de débattre, de  partager... et ce silence a alimenté  la rancœur et les phantasmes. Par  ce silence collectif, on a coupé le  fil généalogique qui relie chacun  à son passé, à ses ancêtres. Ce  n’est que récemment que Serge  Romana a pu relier les patronymes  d’aujourd’hui à leurs ancêtres  victimes libérées. En établissant la  liste nommée des 170.000 victimes  des outre-mer libérées en 1848, il  réalise enfin ce travail de mémoire  utile à la célébration de celles et  ceux qui ont souffert dans leur  chair. On peut regretter que ce passé  alimente un fonds de commerce  idéologique qui cherche dans  les clivages les bonnes recettes.  C’est le ressort des extrêmes. Et  malheureusement, il fonctionne  efficacement chez nous. Pour envisager sereinement  l'avenir, ne convient-il pas de  regarder le passé en face pour  le dépasser et ne pas en rester,  consciemment ou inconsciemment,  prisonnier ? Peut-on avoir une  lecture commune de ce passé ? Oui, il faut regarder le passé en face,  sans chercher à l’instrumentaliser.  Il faut encourager le travail des  historiens, aller en profondeur dans  Emmanuel  de  Reynal,  bonjour.  Merci  d'avoir  accepté  de  répondre à nos questions sur la commémoration du 1\b0 ème  anniversaire  de  l'abolition  de  l'esclavage  en  Martinique  organisée par l'Eglise\l catholique.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 20 ce passé pour tenter d’en restituer  toutes les vérités et les nuances. Il  faut un travail de vérité absolu qui  puisse enfin être partagé par tous.  Le Mémorial Act de Guadeloupe  est un exemple très inspirant à  suivre. Pourquoi ne pas ouvrir  une maison des mémoires en  Martinique ?  Il faut le faire pour nous- mêmes bien sûr, mais aussi  pour combattre les situations  d’esclavage qui perdurent encore  dans le monde. C’est ce que  j’appelle la « mémoire utile ».  Peut-on parler de réconciliation  sans parler de réparation ou de  pardon donné et reçu ? Quel sens  donner à ces termes ? Cette question est délicate, et il  est très difficile d’y répondre sans  se tromper ou sans heurter.  Elle part de l’hypothèse qu’il  y a aujourd’hui des coupables  et des victimes. Or aujourd’hui,  personne ne peut être tenu  responsable des crimes commis  par d’autres.  Elle part aussi de l’hypothèse  d’une approche collective, où  des groupes de personnes auraient  à se déterminer en fonction de  la catégorie à laquelle ils sont  susceptibles d’appartenir. Or ces  catégories n’existent pas vraiment  et personne ne peut s’exprimer au  nom des uns et des autres.  Cela étant dit, on ne peut nier le  fait que des souffrances perdurent,  et nous devons les prendre en  compte. Ces questions relèvent du cœur  de chaque individu. Chacun doit  prendre en compte la souffrance de  l’autre par un rapport d’empathie  sincère, par un effort d’écoute et  une volonté de partage. Je crois à une réponse individuelle  où chacun doit mener sa vie dans  le respect profond de l’autre et du  bien commun. C’est par l’addition  de nos engagements respectifs  que notre société s’apaisera. Je  milite par exemple pour qu’en  Martinique, nous ayons tous au  moins une activité associative  tournée vers les autres, quel  qu’en soit le périmètre : caritatif,  humanitaire, sportif, sociétal,  économique, politique... Je crois aussi à une réponse  collective d’un travail de « mémoire  utile » où tous les Martiniquais  mèneraient ensemble le combat  universel du « plus jamais ça ».  Cette volonté pourrait être  matérialisée par la création d’un  lieu des mémoires qui réunirait  toutes les composantes de notre  société. Comment voyez-vous l'avenir  pour les générations futures de  la Martinique ? Les nouvelles générations  ont besoin d’espérance. La  Martinique s’est enfermée  dans des débats stériles qui  sont parfois à mille lieux des  mouvements du monde. A trop se  refermer on s’isole, on s’affaiblit  et on perd en attractivité. C’est  malheureusement ce qui nous  arrive en ce moment, et qui se  manifeste par le choc violent de  notre démographie : la Martinique  se dépeuple et nos jeunes s’en  vont. Ils vont chercher ailleurs ce  qu’ils ne trouvent plus ici. Il faut  réagir vite. Il faut ré-enchanter la  Martinique et redonner de l’espoir  à ses habitants. Il faut cultiver  l’esprit d’ouverture. Nous avons  des atouts considérables que nous  ne mettons pas suffisamment  en lumière. Emparons-nous  de ces atouts, valorisons-les,  développons un regard positif  sur nous-mêmes et sur le monde,  cultivons l’optimisme et devenons  tous des « obsédés d’attractivité  ».  Et notre jeunesse fera le reste, car  elle est formidable !            Propos recueillis  par Michel Déglise  ■ COMMEMORATION DES 170 ANS D\iE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 21 ? Question I l est important de ne pas  considérer le repos de  l’Esprit simplement comme  un phénomène apparu parmi les  catholiques à travers le Renouveau.  Cette approche pourrait suggérer  le phénomène quelque peu  problématique comme le révèle  le document de 325 pages du  cardinal Suenens « Un phénomène  controversé, 'Le repos dans l’Esprit' »  (Documents de Malines n° 6, Paris,  Desclée de Brouwer, 1986, réédition  les Editions FIAT, Oppem-Meise, 2001). Une approche plus sage serait de  prendre en compte les implications  d’une prière remplie de Foi dans la  puissance du Saint Esprit, sur l’être  entier corps, âme, esprit de la personne  qui reçoit la prière. Ainsi parce  que notre guérison complète a une  dimension spirituelle, psychologique  et physique, nous ne devrions pas  être étonnés que la prière dite avec  une foi profonde puisse produire des  effets physiques tangibles, visibles. Il  est donc important de ne pas chercher  à provoquer quelque chose par  nos efforts propres ; en évitant par  exemple de pousser les personnes à  tomber à la renverse pour entrer dans  un pseudo repos de l’Esprit Saint. Souvent, en effet, dans les rassem- blements, les personnes se mettent en  procession pour demander la prière,  espérant recevoir bénédiction et  guérison. Certaines tombent par terre  quand la prière est exercée sur elles,  puis quelques secondes plus tard,  elles se relèvent et s’en retournent  à leur place parfois déçues que cela  n’ait pas duré longtemps. Certains,  croyant même que seuls ceux qui  tombent sont bénis. Au risque  de choquer, cela me semble une  distraction par rapport à la véritable  œuvre du S eigneur qui est en jeu dans  le repos de l’Esprit. Qu’est-ce qui me  pousse à être aussi abrupte dans mes  convictions de prêtre se réclamant  pourtant du Renouveau ? Le repos  de l’Esprit, ne serait-il pour moi que  distraction et en quelque sorte perte  de temps ? Bien sûr que non, car dans  les ministères de guérison, j’ai croisé  des frères et sœurs, profondément  touchés dans les abysses de leur être  par le Seigneur au moment où elles  étaient dans le repos de l’Esprit. Ce que je voudrais dire, c’est que,  fondamentalement, l’acte de  tomber dans le repos de  l’Esprit est un acte d’abandon,  d’humilité par excellence.  C’est un véritable lâcher  prise de notre propension  à vouloir tout contrôler  et devenir, comme  l’exprime saint Paul dans  son Epître, soumis au  Seigneur. Concrètement,  c’est faire l’expérience  d’une déconnexion de tous  nos systèmes d’inquiétude et  d’anxiété. Ainsi, coupé de la hâte et  de l’immédiateté dans la rentabilité,  notre esprit peut  laisser le S ei- gneur opérer en  nous en profon- deur. Certaines  personnes sont  ainsi, ramenées à des  parties oubliées de leurs vies. Ainsi le  repos de l’Esprit peut être vu comme  un don divin d’un espace de silence  intérieur dans lequel Dieu peut tra- vailler, peut nous émonder. A mon  humble avis, il ne devrait pas être  traité avec suspicion, car ce serait  « éteindre l’Esprit », mais avec la  sagesse du discernement. Retenons  que le repos dans l’Esprit est un pro- fond acte de la confiance. Père Patrick-Alexis Phanor  ■ ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Qu’est-ce que tomber dans le repos de l’Esprit ? Repose dans le Saint Esprit

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 22 Agenda de l’Archevêque Dimanche 20 mai : ■ 7h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse du Saint-Esprit ■ 10h30 : Messe de clôture de la nuit de prière au stade du Diamant ■ Retraite du Foyer Dominique Savio ■ 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mercredi 23 mai : ■ Rencontre avec les confirmands des paroisses de la Cathédrale et du Saint-Esprit à l’évêché ■ 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 24 mai : ■ Rencontre avec l’Association des Parents d'élèves de l'Enseignement Libre (APEL) Vendredi 25 mai : ■ Réunion de travail avec le Vicaire général et les prêtres missionnaires originaires d’Afrique Samedi 26 mai : ■ 9h : Confirmation des élèves du Séminaire-Collège et du Diocèse aux Armées à la Cathédrale ■ 18h : Confirmation à la paroisse de Saint-Joseph Dimanche 27 mai : Solennité de la Sainte Trinité ■ 6h : Messe à la chapelle de Volga ■ 7h30 : Confirmation à la paroisse de la Cathédrale ■ 10h30 : Confirmation à la paroisse du Saint-Esprit ■ 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 28 mai : ■ Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques Mardi 29 mai : ■ Conseil Presbytéral Mercredi 30 mai : ■ Rencontre avec les confirmands des paroisses de Sainte- Thérèse, Case-Pilote, Diamant et Anses d’Arlet à l’évêché ■ 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Vendredi 1 er juin : ■ Réunion de travail avec le Vicaire général et les prêtres missionnaires originaires d’Haïti ■ Rencontre avec les secrétaires paroissiales salariées et bénévoles Samedi 2 juin : ■ 9h : Confirmation à la paroisse d’Ajoupa-Bouillon pour les jeunes d’Ajoupa-Bouillon et Macouba ■ 15h : Confirmation à la paroisse de Basse-Pointe pour les jeunes de Basse-Pointe et Grand-Rivière Dimanche 3 juin : Solennité du Très-Saint-Sacrement ■ 7h30 : Confirmation à la paroisse de Régale ■ 10h : Confirmation à la paroisse de Josseaud ■ 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mai 2018 – n° 566 23 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\l MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-\b, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 9\b20\b FORT DE FRANCE CEDE\lX Téléphone : 06 96 3\l10 333 - E-mail : m\lichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon \Cdomicile. L\bGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\lINIQUE a désormais son site Web Depuis le 23 avril 2017, Mgr Macaire a lancé officiellement le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! Pour le consulter : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. : MEDIAS Dimanche 27 mai 2018 Des clés pour comprendre l'islam Qu’est-ce que la foi musulmane ? Comment les musulmans d’outre-mer vivent-ils leur foi, qu’ils soient à la Réunion ou à  Mayotte, mais aussi aux Antilles ou en Nouvelle-Calédonie ? Résolument attachés au dialogue inter-religieux, dialogue qui  commence par la connaissance de l’autre, nous vous proposons une émission en deux volets. Pour cette première partie  Dieu m'est témoin reçoit deux spécialistes de l’Islam, l’un musulman et l’autre chrétien.  Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr

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‘‘ ‘‘ La Visitation (31 mai) ‘‘ ‘‘ T u es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?

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