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E g lise
en MARTINIQUE
Retour sur les événements des vacances
Les nouvelles nominations de la rentrée Les nouvelles nominations de la rentrée
Le doux meurtre des paroisses…
et leur réveil !
La jeunesse de l’ E glise
N° 569
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
23 SEPTEMBRE 2018
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EDITORIAL
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MÉDIAS 19
3
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
C
'est la rentrée pour Eglise en Martinique ! Votre revue
est de retour avec une ligne éditoriale inchangée.
Le changement, c’est Jésus qui nous y invite en ce 25
e
dimanche ordinaire : il nous appelle à retrouver l’enfant qui
est en nous, à entrer également dans une dynamique d’accueil
et de service. Redevenir comme un enfant : simple, humble
et « petit ».
Dans son Mot intitulé "Le doux meurtre des paroisses… et
leur réveil », notre évêque interpelle chacun sur l’aveni\
r
de sa paroisse « qui ne doit pas devenir un groupe d’élus
qui se regardent eux-mêmes ». Elle meurt, entre autres, par
manque de relations humaines, d’unité, de communion, et
de témoignage de la charité.
Comme nous le savons, la paroisse est une partie du diocèse.
L’organisation même de ce dernier constitue une charge
importante qui incombe à l’évêque. Mgr Macaire s’en
préoccupe et nous communique, dans cette édition, les
nouvelles nominations de la rentrée dans les instances
pastorales.
Le Synode des évêques intitulé « Les jeunes, la foi et le
discernement vocationnel » se déroulera du 3 au 28 octobre
prochain, à Rome. Le pape François invite les jeunes à lire
le document de travail qui fait émerger sept paroles-clés :
écoute, accompagnement, conversion, discernement, défis,
vocations et sainteté.
Mgr Macaire fait partie des quatre évêques français nommés
par le pape pour représenter la Conférence des Evêques de
France (CEF) à ce Synode. Que l’Esprit Saint le guide dans
cette mission !
Eglise en Martinique revient sur quelques événements des
vacances (pèlerinages, retraites…). Le sujet phare est la 6
e
édition des Journées Caribéennes de la Jeunesse (JCJ) qui
se sont déroulées dans notre diocèse du 10 au 23 juillet.
Beaucoup de jeunes, venus de plusieurs diocèses des Petites
Antilles, étaient rassemblés autour de leurs évêques, pour
une rencontre originale avec la famille comme thème
central : « Ensemble transformons la famille caribéenne ».
Randonnées, messe, louanges, etc. ont ponctué ce temps fort
riche de sa diversité multiculturelle. Un défi de taille relevé\
par ces jeunes… mais, à n’en pas douter, une pluie de grâces
reçues.
Avec cette nouvelle année pastorale qui commence, mettons-
nous en tenue de service, avec joie et simplicité du cœur,
dans le respect et la confiance les uns dans les autres.
Bonne année pastorale à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
• Le doux meurtre des paroisses… et \beur révei\b !
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Padre Pio, un saint de n\sotre temps et pour notre temps
• Paro\be dominica\be
• Rentrée diocésaine et dernières nominations
• Association des Centres de préparation au Mariage (CPM) : \sLe bi\ban
• Création d’une équipe \sde \baïcs du Prado en Martinique
• Retour sur \bes événements des vacances :
- Rencontres nationa\bes des Fraternités Lataste
- Rencontre mondia\be des fami\b\bes à Dub\bin
- Retraite spiritue\b\be des Equipes enseignan\stes
- Jurnée mondia\be de prière pour \ba sauvegarde de \ba création
- Retour sur \bes JCJ 2018
- Pè\berinage de \b’Association Fami\bia\be Catho\bique (AFC)
• Agenda de \b'archevêque
• Synode des Jeunes d\su 3 au 28 octobre 2018
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
T
a paroisse ? Certainement
sais-tu donner le nom de la
commune ou du quartier, situer
le clocher ou dire qui est le prêtre !
Mais peux-tu me dire ce qu’est une
paroisse !? Beaucoup de confirmands,
après 7-8 ans de catéchisme, ne savent
pas répondre à cette question ! Pas
étonnant qu’ils ne pratiquent plus dès
la fin du cheminement. Car la paroisse,
c’est « l’Église elle-même qui vit au
milieu des maisons de ses fils et de ses
filles » (St Jean-Paul II), c’est Légliz-la-
kay-nou, communauté catholique de
base, première famille spirituelle du
baptisé !
Et toi, que dis-tu !? Combien de
membres de ta famille paroissiale
connais-tu ? Saurais-tu les nommer ?
As-tu leur numéro ? Vas-tu les visiter ?
Sont-ils invités pour ton anniversaire ?
Eux-mêmes, te font-ils une surprise
le jour de ta fête ? Si tu as besoin
d’aide, sont-ils présents ? Ont-ils
besoin de toi ? Partages-tu la Parole
avec certains !? Les appelles-tu « mes
frères » ou « les gens » ou encore
« le-monsieur »/« la-dame » !? Quand
tu te gares avant la messe, penses-tu
à laisser une place meilleure pour
celui qui arrivera après !? Quand tu
les croises sur le marché, y a-t-il une
complicité entre vous !
J’ai bien peur que la plupart des
membres de nos paroisses se
considèrent entre eux comme de
parfaits étrangers.
Eh bien, ça veut dire que les paroisses
sont en train de mourir ! Assassinées
à feu doux par quelques coupables :
• Les pouvoirs publics qui,
depuis deux siècles, ont tout fait
pour phagocyter les paroisses.
Exemples (imité ka détin’n) : le mot « commune » vient de communauté,
de communion (l’essence même de
l’Eglise) ; les sacrements du mariage et
du baptême ont été singés à la mairie
pour vider l’église. Résultat : nous
pensons qu’une paroisse est une
commune et réciproquement, et que
les paroissiens sont des concitoyens
qui vont à la messe ! Mais au lieu
que ce soit l’Esprit-Saint qui envahit
la commune, ce sont les querelles
politiques qui empoisonnent la
paroisse… Bravo !
• La société de consommation
qui nous a transformés en « riches »
égoïstes. Chacun fait seul l’aller-
retour vers le supermarché le samedi
ou la messe le dimanche, sans faire
la différence et dans le même esprit
individualiste !
• Les fidèles catholi\bues qui
ont fini par considérer la pratique
religieuse comme un distributeur
de grâce et de bonne conscience
individuelles…
« chak bêt’ a fé
ka kléré pou nam’li ». En oubliant
d’évangéliser, ils ont oublié que
personne n’ira au ciel sans avoir
témoigné de Jésus.
• Les laïcs les plus engagés, dont
les uns ont transformé les paroisses
en champ de bataille aux multiples
querelles de pouvoir ; et les autres,
souvent blessés par cette ambiance,
ont fui dans des communautés ou des
sanctuaires.
• Et enfin, le clergé ! Face à cette
crise, les hommes de Dieu sont
devenus « hommes-orchestre »
au lieu de « chefs d’orchestre »,
davantage « administrateurs » que
« pères », plus « solitaires » que
« communautaires », centres de
toutes les tensions, détenteurs de
toutes les charges. Ils sont épuisés
et n’ont pas toujours la joie et la paix
intérieures pour conduire le troupeau
sur le bon pâturage.
En cette rentrée pastorale, je supplie les
paroissiens et leurs curés de mettre en
pratique les ordres du pape François
(cf. EG n° 28) : La paroisse demande la
docilité et la créativité missionnaire
du pasteur et de la communauté ; en
contact avec les familles et avec la vie
du peuple, elle ne doit pas devenir un
groupe d’élus qui se regardent eux-
mêmes. La paroisse est la communauté
des petites communautés, le sanctuaire
où les assoiffés viennent boire, le
lieu de l’écoute de la Parole, de la
croissance spirituelle, du dialogue, de
la charité généreuse, de l’adoration,
de la célébration, de la formation
à l’évangélisation et de l’envoi
missionnaire.
Quand les paroisses s’éveilleront, la
Martinique prendra feu ! Vivement
2020 !
+ Fr David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■
Le doux meurtre des paroisses…
et leur réveil !
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 4
L
e monde compte actuellement
1,8 milliard de jeunes de 16 à
29 ans, qui constituent donc un
quart de l’humanité. Le document du
travail du Synode qui leur sera consacré
à l’automne en décrit la diversité, les
espérances, les difficultés. Structuré en
trois parties, « reconnaître, interpréter,
choisir», le document cherche à
offrir de justes clés de lecture sur la
réalité des jeunes, en se basant sur
diverses sources, parmi lesquelles un
questionnaire en ligne qui a recueilli les
réponses de plus de 100 000 jeunes. (...).
Le document fait émerger sept
paroles-clés :
➊ Écoute : les jeunes veulent être
écoutés avec empathie, justement «là
où ils se trouvent, en partageant leur
existence quotidienne» ; ils désirent
que leurs opinions soient prises en
considération, en cherchant à se sentir
comme une partie active de la vie de
l’Église, sujets et non simples objets
de l’évangélisation. Tous les jeunes
veulent être écoutés, et non exclus.
«L’écoute est la première forme de
langage vrai et audacieux que les jeunes
demandent à haute voix à l’Église», car
là où sont offerts «écoute, accueil et
témoignage dans un mode créatif et
dynamique, naissent les syntonies et
sympathies» fructueuses.
➋ Accompagnement : spirituel,
psychologique, de formation,
familial, vocationnel… Dans chacune
de ces formes, l’accompagnement
est fondamental pour les jeunes. Il
ne s’agit pas ici de quelque chose
d’optionnel «par rapport au devoir
d’éduquer et d’évangéliser les jeunes,
mais c’est un devoir ecclésial et un
droit de chaque jeune», et il sert à
former les consciences et la liberté,
à cultiver les rêves et à entreprendre
«des pas concrets dans les sentiers de
la vie». Le rôle de la famille est donc
central. Elle «continue à représenter
un moment privilégié dans le processus
de développement intégral de la
personne». La figure paternelle, dont
«l’absence ou l’évanescence» produit
des «ambiguïtés et des vides», nécessite
d’être au centre de la réflexion. Les
écoles et les communautés chrétiennes
ont le devoir de faire en sorte que les
jeunes ne se sentent pas seuls, écartés,
abandonnés dans leur parcours de
croissance.
➌ Conversion : Il y a différents sens
donnés à ce mot dans le document
synodal, qui évoque notamment le
drame vécu par des jeunes chrétiens qui
«représentent une minorité exposée à la
violence et à la pression de la majorité
qui réclame leur conversion», mais il y a
aussi, dans un sens inverse, la demande
d’une «conversion systémique» dans
le domaine éducatif, afin que toutes
les structures de formation et leurs
membres investissent plus dans leur
«formation intégrale», de façon à «ne pas
transmettre seulement des contenus»,
mais à être aussi des «témoins de
maturité humaine», de façon à «rendre
les jeunes sujets et protagonistes de
leur vie». La «conversion écologique»
est centrale aussi : les jeunes sont très
sensibles à l’argument et leur apport
est indispensable pour ouvrir un
changement durable dans le style de
vie de chacun. Il y a enfin l’appel à une
«nécessaire et courageuse conversion
culturelle de l’Église» , afin qu’elle
sache «reconnaître» et «encourager»
la créativité «unique et nécessaire» de
la vie consacrée, «un lieu spécifique et
expression du génie féminin».
➍ Discernement : Le document, le
discernement est compris comme le
«style d’une Église en sortie», pour
répondre aux exigences des jeunes :
«je me trouve maintenant comme face
à un mur, celui de donner un sens
profond à ma vie. Je pense avoir besoin
de discernement face à ce vide», écrit
un jeune homme. Le discernement
apporte une «dynamique spirituelle»
pour «reconnaître et accueillir la
volonté de Dieu dans le concret» des
situations individuelles, et il doit être
offert aux jeunes générations comme
un «instrument de lutte» qui les rende
«capables de reconnaître les temps
de Dieu» pour «ne pas gaspiller» les
inspirations des jeunes. Il s’agit à la
fois d’un don et d’un risque, car il n’est
pas exempt d’un risque d’erreurs, mais
il permet de sensibiliser aux prises de
décisions qui engagent. (...)
➎ Les défis : Les discriminations
religieuses, le racisme, la précarité
professionnelle, la pauvreté, la
toxicodépendance, l’alcoolisme, le
harcèlement, l’exploitation sexuelle,
la pédopornographie, la corruption,
les difficultés d’accès aux études, la
solitude… les défis que les jeunes
doivent affronter aujourd’hui sont
innombrables. Beaucoup sont générés
par des phénomènes d’exclusion,
par la «culture du déchet» et par un
usage inapproprié des nouvelles
technologies, qui peuvent s’avérer
particulièrement dangereuses à travers
notamment le phénomène du “dark
Les sept mots clés de l’Instrumentum Laboris
Synode des Jeunes
du 3 au 28 octobre 2018
Synode des Jeunes Synode des Jeunes Synode des Jeunes Synode des Jeunes Synode des Jeunes
EGLISE UNIVERSELLE\s
« Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 5
web”. Le document insiste aussi sur la
question des jeunes migrants, souvent
victimes de la traite, pour lesquels
le document synodal demande «de
mettre en œuvre des parcours de
protection juridique de leur dignité et
capacité d’action, et en même temps de
promouvoir des chemins d’intégration
dans la société dans laquelle ils
arrivent». (...) Heureusement, il existe
aussi des défis positifs : la musique,
avec sa valeur socialisante ; le sport,
qui dans le domaine de la saine
compétition, permet de découvrir
le soin et la discipline du corps, le
travail d’équipe, le respect des règles
et l’esprit de sacrifice ; l’amitié entre
camarades, un véritable «instrument
d’émancipation du contexte familial,
de consolidation de l’identité et de
développement des compétences
relationnelles» de chacun.
➏ Vocation : Dans ce domaine, le
document synodal met en lumière
une difficulté objective. Souvent, les
jeunes ont «une vision réductrice» du
terme «vocation», ce qui crée «un fort
préjugé» car la pastorale vocationnelle
est vue comme «une activité vouée
exclusivement au recrutement de
prêtres et de religieux». Il faut donc
élargir les perspectives car chaque
jeune a une vocation qu’il peut exprimer
dans différents domaines, la famille,
l’étude, la profession, la politique, en
devenant le «cœur de l’intégration de
toutes les dimensions de la personne» :
ses talents naturels, les compétences
acquises, les succès et les échecs que
«chaque histoire personnelle contient»,
«la capacité d’entrer en relation et
d’aimer», la prise de responsabilité
«à l’intérieur d’un peuple et d’une
société». Sur la question spécifique
des vocations sacerdotales, l’Église
est appelée à réfléchir, parce que «sa
préoccupation face à la diminution du
nombre de candidats est indéniable».
➐ Sainteté : Le document synodal
se conclut avec une réflexion sur la
sainteté, puisque «la jeunesse est
un temps pour la sainteté» et elle est
proposée comme un «horizon de sens
accessible à tous les jeunes». «Tous les
saints ont été jeunes» : le récit de leur
vie doit donc permettre aux jeunes
d’aujourd’hui de «cultiver l’espérance»,
comme l’écrit le pape François dans la
prière finale du document, afin que les
jeunes «avec courage, prennent leur
vie en main, regardent vers les choses
les plus belles et les plus profondes et
conservent toujours un cœur libre».
Source : https://eglise.catholique.fr ■
Padre Pio,
un saint de notre temps et pour notre temps
A
près avoir mené une jeunesse
pieuse durant laquelle, il aurait
eu des visions mystiques
(à 5 ans, le Christ lui apparaît et à 15
ans, il connaît ses premières extases
spirituelles), Francesco Forgione a
rejoint l’ordre des frères mineurs le 22
juin 1903, à Morcone. Il prend alors le
nom de frère Pio en hommage au pape
Pie V. Ordonné prêtre le 10 août 1910,
le 20 septembre 1918 apparaissent
sur son corps cinq stigmates visibles
(plaies du Christ sanguinolentes aux
mains, aux pieds et au thorax) qu’il
essaie de cacher avec des mitaines.
Dès 1919, la ferveur populaire le considère
comme « le saint de San Giovanni de
Rotondo ». De nombreux miracles lui
sont attribués. On lui prête également le
don de bilocation (apparition simultanée
en deux endroits). Il subit régulièrement
des attaques physiques du démon.
Il créa « La maison pour soulager les
souffrances » (La casa sollievo della
sofferenza) qui s’ouvrit en 1944. Il fonda
également des groupes de prière afin
de guérir et soulager les âmes.
En raison de sa vie et de son Ministère
pour délivrer et soulager les âmes
(5ème chantier d’E CCLESIA ’M 2020 !),
dans notre diocèse, Padre Pio devient
tout naturellement le saint patron du
Service d’accompagnement spirituel,
de guérison intérieure et de délivrance.
Saint padre Pio, priez pour nous !
Nous rappelons que des cellules
d’écoute, de prière et de compassion
formées par le Service Padre Pio, dont les écoutants sont envoyés en mission
par notre archevêque, sont disponibles
dans tout le diocèse (se renseigner
auprès des paroisses et du site Web
diocésain pour en connaître les lieux
et horaires de réception).
Nous rappelons également que la grande
neuvaine en vue de la délivrance de la
Martinique, initiée le 20 septembre, se
poursuit jusqu’au 28 septembre, veille
de la grande fête de Saint Michel (vous
pouvez retrouver cette neuvaine sur le
site Web du diocèse).
Saint Michel Archange, priez pour nous.
Soyez notre secours contre la malice et
les embûches du démon !
Tony Allaguy Salachy ■
Saint Padre Pio est fêté le 23 septembre (date de sa
naissance a\b ciel, le 23 septembre 1968 à San Giovanni
de Rotondo, en Italie).
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 66
Dimanche 23 septem\bre 2018
la P arole Dominicale
F
rères et sœurs, membres du peuple
de Dieu.
Le mois de septembre est le mois de
la rentrée : rentrée au travail, rentrée
académique, rentrée à l’école. Chacun
a repris le chemin de l’école, de l’atelier
ou du bureau (sauf les mères au foyer et
les retraités). Dans notre diocèse, avec
les affectations des prêtres, les services
se réorganisent, les permanences dans
nos paroisses, le catéchisme, la liturgie…
L’Evangile d’aujourd’hui est le bienvenu
pour y voir plus clair et nous motiver
pour prendre de nouveaux engagements.
Jésus prédit sa passion, sa mort et sa
résurrection, or la réaction des apôtres
est mesquine et déplacée puisqu’ils sont
en train de se disputer pour savoir qui
sera le plus grand, le premier. Jésus leur
dit : « Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il se fasse le dernier, le serviteur de
tous ». C’est alors que, pour bien se faire
comprendre, Jésus place un enfant au
milieu d’eux, l’embrasse et proclame : «
Celui qui accueille en mon nom un enfant
comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille ».
Notre société n’aime que les performants,
on jalouse les riches et on veut rivaliser
avec les plus forts. Tous les parents
souhaitent que leurs enfants soient les
premiers de la classe. C’est tout à fait
légitime d’être ambitieux, mais Jésus
renverse la hiérarchie de nos valeurs.
Pour être premier, il faut se faire le dernier
en se mettant au service des autres. Jésus
ne refuse ni l’instruction, ni la formation,
ni la compétence, mais il désire que
nos dons et nos capacités soient mis
au service de tous. Il a lui-même donné
l’exemple en allant jusqu’au bout de
son destin. En se faisant serviteur, cela
l’a conduit à la croix et il deviendra le
premier des vivants en traversant la mort.
Jésus ne recule pas, mais au contraire,
il va à l’essentiel, conscient, confiant et
convaincu que la vie triomphera, que
Dieu est le Dieu de la vie, que la victoire
est du côté de la vie quand on a le courage
d’affronter les forces de la mort et des
ténèbres.
Premier message pour nous : si la mort a
bien été un échec pour Jésus, elle a été
aussi un passage obligé pour parvenir à
la plénitude de la vie. Cela signifie que les
échecs peuvent devenir des tremplins
pour rebondir vers la Vie. C’est vrai
qu’on a beaucoup de mal à encaisser
les maladies, les infirmités, les accidents.
L’échec nous apprend qu’on ne peut pas
s’en tirer tout seul, mais on a besoin de
se laisser transformer par Dieu en lui
faisant une confiance d’enfant. Dans
quelques jours, nous allons fêter Thérèse
de Lisieux. Cette petite sainte, devenue
docteur de l’Eglise, se caractérisait par
son esprit d’enfance et sa confiance totale
dans l’Amour du Père. Elle s’est jetée dans
ses bras sans arrière-pensée en sachant
qu’il ne la laisserait pas tomber.
Deuxième message : pour entrer dans le
Royaume, Jésus exige d’être disponible
comme des enfants. L’enfant est le
symbole du pauvre ; il est faible, démuni,
dépendant, sans défense. L’enfant n’a
pas encore d’habitude, de préjugé et de
certitudes, il est ouvert, modeste, prêt à
l’accueil, à l’écoute et au dialogue. Notre
entrée dans le Royaume se fera, non en
fonction de notre richesse, de nos grades,
de notre habileté, mais en fonction de
notre disponibilité et de notre accueil
aux pauvres, aux affamés, aux malades
et aux prisonniers.
Troisième message : Jésus ne fait
aucun reproche à ses apôtres. Il avait
pourtant de bonnes raisons d’être déçu
de leur réaction. Il aurait pu leur dire :
« Décidément, vous ne comprendrez
jamais rien ». Il ne les décourage même
pas d’avoir l’ambition d’être les premiers,
mais leur demande de mettre cette
ambition à la disposition de l’Esprit-Saint
qui nous pousse à la conversion, au virage
nécessaire. Pour être heureux, il faut vivre
le pouvoir comme un service. Au cœur
de toutes nos rentrées, nous sommes
peut-être comme ces disciples dans
l’Evangile de ce dimanche, ils préfèrent
ne pas traiter et prendre au sérieux cette
nouvelle à la fois bonne et mauvaise. Ils
changent de sujet… Ils préfèrent parler
de compétition, de pouvoir, d’intérêt
personnel, de concurrences et de gloire.
Prions pour que le Seigneur nous
aide à être des serviteurs disponibles,
accueillants. Renouvelons notre foi dans
la victoire de la vie. La vie triomphe
lorsqu’on a le courage de la donner
et même de se la faire enlever, que ce
soit par les autres, par la maladie, la
souffrance, les échecs. Dans les périodes
de crise, ne soyons pas tentés par la
négation, la démission, mais affrontons
plutôt avec courage toutes nos situations.
La foi confiante est déjà notre victoire.
P. Arnauld Houévoyéha,
Curé des paroisses de Saint-Pierre, Fonds-Saint-Denis et Prêcheur
■
Sagesse 2,12.17-20 • \pPsa\bme 53 • Jacq\bes\p 3,16 – 4,3 • Ma\prc 9,30-37
25 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
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Rentrée diocésaine
et dernières nominations
Bonjour Monseigneur. Vous avez
procédé aux nominations des prêtres
à la fin du mois de juin. Quel constat
dressez-vous aujourd’hui ?
Que c’est une des missions les plus difficiles
pour l’évêque et ses collaborateurs.
Derrière chaque nomination, il y a la
vie d’un homme qui a consacré toute sa
vie pour la mission, et qui parfois a tout
quitté pour servir, à l’appel du Seigneur.
Et puis, il y a aussi des communautés,
des hommes, des femmes, des familles,
des personnes malades ou isolées. On
n’imagine pas tout ce que nos prêtres
ont sur le dos… ou plutôt dans le cœur.
Quand je pense à tout le mal que l’on
dit de ces hommes à cause de certains
« bergers galeux » qui ont, il y a des
années, sali l’honneur du Seigneur et
brisé des vies ! Dieu merci, le Peuple de
Dieu aime ses prêtres et de plus en plus
de jeunes hommes répondent à l’appel du
Seigneur. C’est une joie !
Revenons aux nominations. La
composition du clergé a pas mal changé
ces dernières années ; on est encore dans
la phase d’adaptation et de rodage du
dispositif pastoral que je souhaite. Cette
année, 12 paroisses changent de pasteurs.
C’est encore beaucoup. J’espère que les
choses se stabiliseront dans les prochaines
années. Je félicite les prêtres et les fidèles
pour leur capacité d’adaptation.
Une année pastorale réussie repose sur
une rentrée bien gérée.Il y a toujours des
difficultés : le calendrier est-il à revoir ?
Non, mais il faut encore que tout le monde
s’habitue à ce que les changements se
déroulent pendant les vacances et non
pas en septembre. Sinon, on reconduit
toujours les mêmes choses sans bilan et
on a toujours une guerre de retard sur le
monde qui fait sa rentrée avant nous !
Nous essayons de prévenir les prêtres,
aux alentours de Pâques, des changements
possibles ; puis l’ensemble des fidèles est
averti dans le dernier numéro d’Eglise en
Martinique de l’année pastorale, en juin.
Mais, malgré une réflexion de plusieurs
mois, il y a toujours des surprises et
des retards. Et même des ajustements
obligatoires qui modifient la donne.
Le nombre de prêtres en activité dans
notre diocèse a augmenté depuis votre
arrivée : l’apport de ces missionnaires
répond-il à vos attentes ?
Oui ! Je suis globalement très fier du travail
pastoral de ces prêtres venus d’ailleurs.
Nombre d’entre eux ont parfaitement
saisi les enjeux de la mission chez nous et
apportent une véritable plus-value à notre
pastorale locale. L’objectif qui consistait
à permettre au clergé déjà en place
d’être plus disponible pour des missions
apostoliques innovantes est atteint. Cela
dit, ce n’est pas sans difficulté : il y a
parfois des décalages de culture et de
façon de faire assez surprenants qui ne sont
pas sans provoquer quelques… remous.
Je reconnais que mes collaborateurs et
moi-même, ainsi que les fidèles, doivent
encore faire des progrès dans l’accueil et
l’accompagnement des missionnaires.
Surtout que plusieurs d’entre eux sont
encore des « jeunes ». C’est une grande
responsabilité quand des évêques et des
communautés nous confient un prêtre
pour ses premières années de sacerdoce !
Quelles sont les nouveautés mises
en place en cette rentrée dans notre
diocèse ?
Eh bien, c’est surtout la mise en place
progressive des orientations d’E CCLESIA ’M
2020 ! qui nous occupe. Les 5 chantiers
et leurs responsables continuent le travail
de mise en œuvre avec leurs équipes et
dans les paroisses. L’enjeu maximal (et la
pression aussi) est sur les paroisses. Après
l’assemblée des Conseils Paroissiaux lors
du Conseil Diocésain de la Pastorale de
juin dernier, il est certain que c’est au
niveau des communautés paroissiales
que le changement est le plus lent, le
plus difficile à mettre en œuvre. C’est là
aussi que l’évolution est la plus nécessaire
(voyez mon « mot de l’évêque de ce N°569
de la rentrée d’Eglise en Martinique !)…
Cela dit, il y aura peu de nouveaux venus
dans le clergé cette année : les Pères
Spiritains accueillent deux nouveaux
confrères dont un qui ne vient que pour un
an. La Communauté de l’Emmanuel, elle
aussi, reçoit un jeune prêtre. D’un autre
côté, le clergé va « fonctionner à moyens
réduits » par rapport à la rentrée dernière.
Nous avons 5 à 6 prêtres de moins, pour
des raisons diverses : le décès du P. Anglio,
la formation du P. Houévoyéha, le repos
du P. Saint-Honoré, le départ en mission
du P. Lucenay…
Enfin, vous nous aviez annoncé la
publication des dernières nominations
pour ce mois de septembre, qu’en est-il ?
Pour l'instant :
De nouveaux modérateurs : dans le
Grand-Nord, le P. Kounoudji, qui sera
aussi nommé pro-Chancelier ; dans le
Centre-Est, le P. Bannais ; dans le Nord-
Caraïbe, le P. Phillipon ; dans le Centre-
Ouest, le P. Miantuasila Tonta sera
vice-Modérateur auprès du P. Chaulvet.
De nouveaux curés : le P. Houévoyéha
à Saint-Pierre ; le P. Toglobesse à Case-
Pilote et Bellefontaine ; le P. Décilap au
Robert ; le P. Rémy à Saint-Christophe et
Sainte-Thérèse ; le P. Vilsaint à Terres-
Sainville ; le P. Mintsa Mba au Marin.
De nouveaux administrateurs : le
P. Essengo au Vauclin ; le P. Noudehou
à Grand-Rivière et Macouba ; le
P. Delvarice au Vert-Pré ; le P. Sandwidi
au Morne-Vert ; le P. Bokombé à Fonds-
Saint-Denis et au Prêcheur.
De nouveaux vicaires ou prêtres
coopérateurs dans diverses paroisses
dont les pasteurs ont besoin d’aide dans
leur ministère abondant : le P. Acquah à
Saint-Christophe et Sainte-Thérèse ; le
P. Marseille à Schœlcher…
Merci Monseigneur, et bonne rentrée ! ■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 7
Rentrée diocésaine Rentrée diocésaine
VIE DU DIOCÈSE
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VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 8
C'est avec joie q\be no\bs avons achevé cette année 2017/2018. No\bs prenons le temps
de vo\bs retracer les différents temps forts véc\bs par les fiancés et les membres CPM.
N
otre rentrée CPM nous donne
le ton sur le thème "Témoins
hier, aujourd'hui et demain" :
Une interpellation sur notre engagement
dans la mission.
Cette année, la journée de formation (11
novembre) avait pour but de permettre
à chaque membre du couple de prendre
conscience de sa place afin de ne pas
vouloir empiéter, voire écraser l'autre, et
surtout de montrer l'importance du père
de famille et de l'époux. Importance qui
contribue à fonder une famille solide et
ancrée en Jésus-Christ.
Les samedis de l'ACPM (14 octobre ; 13
janvier ; 14 avril) se sont déroulés avec
des couples déjà mariés ou pas, en tout
cas, en quête de savoir vivre en Christ, et
qui espéraient surtout, dans les échanges
fructueux, trouver les solutions lors de
crises dans couple. Temps fort qui fait
partie du cheminement des couples en
discernement de projet du mariage.
Depuis la mise en place de ce cheminement
étalé sur une année, les couples ont
adhéré et trouvent souvent réponse à
leurs questionnements. Les samedis
de l'ACPM permettent aux couples de
partager, de témoigner, et d'être éclairés
par l'intervenant (prêtre ou diacre).
Le week-end des fiancés (17-18 fév.) animé
par Mgr Macaire fait partie du cheminement
des couples en discernement. Ce temps fort
est à l'initiative de l’évêque qui enseigne
les couples à mettre Dieu au centre de leur
vie dans un dialogue constant, une écoute
et un partage autour des quatre piliers du
couple. La recollection de carême, basée sur la
guérison spirituelle, avait comme thème :
Jésus me renouvelle dans ses blessures,
et par Lui je suis guéri. Nous avons vu
des couples repartir avec la joie d'avoir
été guéris des fardeaux et autres croix
du passé qui les empêchaient de donner
toute la place à Jésus.
La journée du mariage qui se déroule à
Sainte Marie, et organisée par l'équipe
CPM de Sainte-Marie (jeudi ascension, 10
mai) est une journée festive accompagnée
de témoignages, de partages en carrefour
et d'éclairage par un prêtre.
La retraite de Pentecôte (18 au 20 mai,
en silence) a permis aux couples d'être à
l'écoute de Dieu dans ce beau site du Foyer
de charité de Trinité. Ce temps s'impose à
tout cheminant vers le mariage. Thème :
"Jésus frappe à ta porte, ouvriras-tu ?".
Nous n'oublions pas l'émission radio
animée par le CPM chaque mois sur
Radio Saint-Louis qui traite un thème
avec des témoins et des interventions
d’animateurs (issus d’une des équipes
de l’ACPM) et d’un prêtre (ou diacre) tout
au long des 2 heures d’émission.
Nous terminons l'année par la Journée
de l'unité qui est un temps festif pour les
membres CPM et leurs familles ; temps où
nous sommes dans la joie, entre repas,
jeux, danses etc.
Nous rendons gloire à Dieu pour
l'année passée, et restons dans la joie
et l'espérance de vous retrouver en
cheminement pour un discernement au
sacrement du mariage.
Association des Centres
de préparation au Mariage
(CPM) :
Le bilan
Dans le cadre de notre
cheminement, nous avons
participé à différentes
rencontres avec l'ACPM
(Temps forts, retraite,
sessions de préparation).
A travers les différents
enseignements et ateliers,
nous avons pu comprendre
comment la Parole issue
de la Bible doit se refléter
dans nos actes au quotidien,
ainsi que le véritable sens
du mot amour qui ne se
limite pas qu'à un simple
sentiment. Entourés par des
équipes dynamiques, nous
avons pu grandir de façon
individuelle et au sein de
notre couple. Quoi de mieux
que des témoins vivants
pour témoigner de l'amour
de Dieu dans le mariage et
nous aider à vivre ce temps
de fiançailles ?
Rentrée de l 'ACPM :
Dimanche 23 septembre 2018
Prochain Samedi de l’ACPM : Samedi de l’ACPM : Samedi de l’ACPM
13 octobre 2018
Nuit des sentinelles
de l'Eucharistie :
du 30 novembre
au 1 er décembre 2018
☎ 0696 44 74 84
Témoignage
de Jean-Pierre et Sophie
(CPM)
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Les prêtres d\b Prado de la caraïbe (PradoKa : G\badelo\bpe, Haïti, Martiniq\be) en retraite
a\b Foyer de Charité, ont convié q\belq\bes sympathisants laïcs à \bne récollection, le samedi
14 avril 2018. A la fin de la jo\brnée, comme perspective d’avenir, le gro\bpe propose a\b
père Daniel Rom\bl\bs, le responsable d\b PradoKa, de créer \bne éq\bipe de laïcs d\b Prado.
A
u mois de mai, nous avons
organisé la première rencontre
de constitution de l’équipe de
Laïcs du Prado de Martinique. Nous
sommes une dizaine de membres
accompagnés par le prêtre pradosien
Barbe Gédio.
Nous décidons dans un premier temps
de mieux connaître le Prado et de nous
former à la spiritualité du père Chevrier.
Ses écrits, sa spiritualité, sa vie, nous
invitent à « faire de l’Evangile notre
règle de vie et la source de notre action
apostolique auprès des pauvres »,
et pour lui le but essentiel du Prado
c’est : « connaître Jésus-Christ et le faire
connaître aux autres… », « Connaître
Jésus-Christ c’est tout ! ».
Ainsi, lors de nos rencontres, nous
méditons un texte d’évangile en essayant de nous laisser imprégner
de la Parole de Jésus pour trouver ce
qu’Il veut nous dire et de quoi Il nous
libère. Puis, chacun exprime ce qui
illumine sa vie actuelle et l’invite au
quotidien, à « suivre Jésus-Christ de
plus près ». Le père Chevrier insiste
sur l’évangélisation des pauvres dans
la Constitution du Prado : « C’est là où
il y a le plus de détresse, de manque,
de souffrance, de déshumanisation,
d’humiliation que se porte la préférence
de l’amour de Dieu pour sauver, réhabi-
liter... ».
Qui sont les pauvres ? Comment
les rencontrer ? Et les pauvretés,
comment les déceler \n?
Le besoin d’approfondissement se
faisant sentir, nous programmons
une récollection. Elle s’est déroulée
du 24 au 26 août 2018, dans les locaux
de la Communauté du Chemin-Neuf
(Domaine du Fort à Saint-Pierre) où
nous avons été chaleureusement
accueillis. \
"De nos fragilités, Il fait un
chemin" est le thème retenu par
le père D. Romulus qui a animé la
récollection. Il l’a présentée en trois
sous thèmes : « La fragilité, où est Dieu » ;
« La fragilité, s’ouvrir à Dieu » ; « Dans la
fragilité, un chemin de vie », développés
sur une demi-journée chacun. Guidés
en introduction par le père Daniel,
ce parcours à travers la Parole nous
a permis de discerner nos fragilités
et l’attitude de Dieu à travers son fils
Jésus-Christ. « Nous sommes invités à
continuer à prendre conscience, comme
nous venons de le faire durant ces deux
jours, de nos faiblesses ainsi que de
nos richesses, afin que nous puissions
dire à la suite de Paul : Je puis tout en
celui qui me fortifie (Ph. 4,13), conclut
père Daniel.
Pour résumer : Comment Dieu nous
rencontre dans nos fragilités ?
Les textes médités pendant la
récollection nous ont aidés à mieux
cerner les fragilités, nos fragilités,
qu'elles soient physiques, psychiques,
spirituelles, relationnelles, sociales…
Quelles qu’elles soient, nous devons
les reconnaître, ne pas les nier ou les
occulter, car elles sont l’essence même
de notre humanité, de notre finitude.
C’est là que Dieu nous attend. Il ne vient
pas pour ceux qui sont parfaits, Il vient
sauver les pauvres et ramener la brebis
égarée.
A travers la Samaritaine au bord du
puits, de Zachée qui descend de son
arbre, de la pécheresse qu’on enfonce et
pointe du doigt, nous comprenons que
Jésus, envoyé par son Père, descend
au plus profond de nous pour nous
rencontrer. Qui que nous soyons, où
que nous nous trouvions, il vient nous
rejoindre. Il nous laisse libre, Lui Il sait.
Si en toute humilité nous acceptons nos
fragilités, c’est là qu’Il nous attend pour
nous relever.
En accueillant nos fragilités, en
accueillant l’autre avec ses fragilités,
c’est Jésus que nous accueillons. Il nous
donne l’exemple, Il nous éduque. Il
ne fait pas de leçon de morale, nous
sommes tous pécheurs…
« Va et ne pèche plus ! …». Il nous invite
à aller plus loin. ■
Création d’une équipe de laïcs
du Prado en Martinique
Bienheureux Antoine ChevrierLe père Chevrier, prêtre du diocèse de Lyon (1826-1879), béatifié parle pape st Jean-Paul II le 4-10-1986, a consacré sa vie aux plus démuniset à la formation d’apôtres : pauvres pour les pauvres.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 9
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« Si notre cœ\br no\bs condamne, Die\b est pl\bs grand q\be
notre cœ\br ! » (1 Jean 3, 20). Voilà le thème des Rencontres
nationales des Fraternités Lataste q\bi se sont déro\blées d\b 30
août a\b 2 septembre 2018, à Montferrand-Le-Châtea\b, près de
Besançon, dans le département d\b Do\bbs a\b foyer Sainte-Anne.
M
ais qu’est-ce que la
Fraternité Lataste ? C’est une
fraternité d’espérance et de
miséricorde, qui regroupe des laïcs,
d’accueil d’égal à égal, où chacun se
reconnaissant comme unique, pécheur
pardonné, aimé de Dieu malgré son
péché. Pour ceux qui se reconnaissent
prisonniers d’un passé difficile, d’un
présent douloureux ou marginal, la
Fraternité Lataste propose un accueil
fraternel inconditionnel : partage simple
de la miséricorde et de l’espérance que
Dieu nous propose...
Près d’une trentaine de participants
autour du président national, de
l'aumônier national le frère Thomas-
Marie, op, et des membres venus de
toutes les Fraternités de la France
métropolitaine et outre-mer (Dijon,
Réunion, Lille, Martinique, Nancy,
Valence, Montélimar, Villepreux et les
Clayes) ont travaillé autour de divers
chantiers.
Le 30 août 2018 : accueil de tous les
pèlerins venus de toutes les fraternités. Le 31 août 2018 : journée où toutes
les fraternités ont partagé sur l'année
écoulée, les difficultés rencontrées en
échanges divers et variés.
Le 1 septembre 2018 : pèlerinage dans
le couvent de moniales à Béthanie avec
une conférence de la Sœur Dominicaine
Anne Lecu, médecin en maison d’arrêt,
des échanges, un temps d’adoration et
des ateliers :
* Bible Espérance
qui est une écoute
de la parole biblique.
* Le Puits de Jacob qui est un temps
de rencontre contemplation guidé
par l’écoute de la Samaritaine dans
l’Evangile de Jean, au chapitre 4.
* La cure de pardon ou Chemin
de réconciliation qui ne saurait
remplacer le sacrement de
réconciliation. Elle peut en être les
prémices. La messe du pèlerinage a
été célébrée par l'évêque Mgr Gérard
Daucourt. Le 2 septembre 2018 : Bilan et projets
de ces rencontres nationales, et messe
dominicale au couvent de Béthanie
suivie de l'envoi en mission avec un
repas fraternel clôturant les rencontres.
Fort de ces trois journées, les Fraternités
ont livré un témoignage sur le thème
de cette rencontre. Et comme disait le
père Lataste à la suite de la première
récollection qu’il prêcha aux prisonnières,
« J’ai vu des merveilles ». La Fraternité a
réfléchi et s’engage sur des pistes d’action
comme la miséricorde que le père Lataste
a voulu proclamer au monde : « Pour se
donner à nous, Dieu ne nous demande
pas ce que nous avons été mais il n’est
touché que de ce que nous sommes ».
La Fraternité Martinique se rassemble
à la salle paroissiale du François, tous
les 1
ers vendredis du mois, de 18h30 à
20h30.
■
Rencontres nationales
des Fraternités Lataste
Groupe des Groupe des Groupe des DDom
Fraternité Martinique
Raphaël Monta
Tel. : 06 96 00 83 12
Mail : rmfayo972@gmail.com
Fraternité Martinique
VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE
Retour sur les événements des vacances
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 10
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 11
Notre famille a participé à de\bx évènements maje\brs a\bto\br de la famille q\bi ont
ponct\bé cette période de vacances :
• les 7 et 8 j\billet : O\bvert\bre d\b J\bbilé des 160 ans de mariage des Saints Lo\bis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse de Lisie\bx, à A\plençon ;
• d\b 21 a\b 26 août \p: Rencontre mondiale des familles 2018 en Irlande\p.
P
endant ces temps forts, nous
avons prié pour toutes les
familles de notre diocèse,
les mouvements et les référents
paroissiaux de pastorale familiale,
ainsi que l’ensemble du Presbyterium.
Nous voilà en route vers l’Irlande en
réponse à l’invitation de pape François.
Du 22 août au 26 août s’est tenue la
IXème Rencontre des familles pour nous
rappeler que la famille est le « oui » de
Dieu au monde, le « oui » constant de
Dieu à la vie et à l’amour, le « oui » de
Dieu à l’avenir de l’humanité. Le thème
choisi par le Pape était : « L’Evangile
de la famille : joie pour le Monde »,
illustrant son exhortation apostolique
post-synodale Amoris Laetitia sur
l’amour dans la famille. Nous avons
été très touchés par les rencontres, les
échanges avec des familles d’autres
cultures, mais partageant la même foi
dans le Christ.
Un congrès s’est déroulé, du 22 au
24 août, à la Royal Dublin Society :
ont été proposés des programmes
quotidiens variés d’ateliers, de
discussions, d’activités ludiques, de
prières avec comme points culminants
les célébrations de l’Eucharistie dans
l’Arène familiale.
Le Samedi 25 août, le pape François
a été accueilli par plus de 70 000
personnes pour partager les joies des
célébrations du Festival des Familles
au stade Croke Park. Les enfants ont
été heureux de voir le Pape passer à un
mètre d’eux ce jour-là ! Des témoignages
très édifiants de familles du monde
entier entrecoupés de prestations
d’artistes renommés ont permis
d’incarner les trois mots repris par le
Pape, piliers de familles heureuses :
pardon, s’il-te-plaît et merci.
Enfin, le 26 août, la Rencontre mondiale
des Familles s’est terminée par une
célébration eucharistique solennelle à
Phoenix Park à Dublin, qui a rassemblé
plus de 500 000 personnes, des familles
du monde entier dans l’action de grâce
et la communion. Après sa demande
de pardon pour les victimes d’abus, le
pape François a invité chaque famille
à être le lieu d’accueil de l’Esprit Saint :
seul l’amour dans la famille «peut
sauver le monde de l’esclavage du péché, de l’égoïsme, de l’avidité et
de l’indifférence envers les besoins
de ceux qui ont moins de chance». Et
à la fin de la messe, nous avons été
heureux d’apprendre qu’en 2021, la
Xème Rencontre mondiale des familles
se tiendra à Rome.
Etes-vous prêts à y aller ?
Alain et Béatrice Arnauld, responsables du
Service Diocésain de la Pastorale Familiale ■ Service Diocésain de la Pastorale Familiale ■
Témoignages
Myriam (8 ans) : « J’ai aimé
faire ces pèlerinages avec toute la
famille. »
François (10 ans) : « J’ai aimé
le festival des familles où j’ai vu
passer tout près de moi le pape
François. »
Emmanuelle (12 ans) : « J’ai aimé
rencontrer d’autres Martiniquais. »
Jacques (14 ans) : « J’ai été
impressionné par l’organisation
de la Rencontre mondiale des
Familles. »
Elisabeth (16 ans) : « J’étais
heureuse de partager ma foi
avec d’autres jeunes d’autres
nationalités. »
Rencontre mondiale
des familles à Dublin
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 12
D\b 8 a\b 10 août 2018, \bne q\barantaine d’enseignants sont
allés à la rencontre de Jés\bs, dans \bne retraite en silence,
a\b Foyer de charité, anim\pée par le père Emman\bel Aine.
« Avec le Christ, je reste connecté(e) a\bx je\bnes d’a\bjo\brd’h\bi ». C’était le thème choisi
par les éq\bipes enseigna\pntes chrétiennes po\br le\br rencontre d\b 20 a\b 22 août.\p
P
our les enseignants, c’était un
appel du Seigneur, une rencontre
de Cœur à cœur, pour L’écouter,
nous mettre à Son école, et à l’école de
Marie, thème de cette retraite.
Nous avons alors pu apprécier les
bienfaits du silence, dans un cadre
exceptionnel, propice à la méditation, à
la louange au Père Créateur : il est bon de
s’arrêter, de se mettre à l’écart des bruits
du monde, de nos bruits intérieurs, pour
retrouver l’Essentiel, « L’Essence- Ciel »,
pour prendre de la hauteur, par rapport
aux évènements personnels ou autres,
pour nous laisser bousculer, transformer,
enseigner par notre Dieu.
Ainsi, nous avons compris, qu’être à l’école
de Jésus, et de Marie, c’est se familiariser
avec les Saintes Ecritures, comme Marie,
se nourrir de la Parole qui est Vivante :
c’est Jésus-Dieu, le Verbe incarné, Vrai
Dieu et Vrai Homme. C’est aussi la mettre
en pratique dans notre vie quotidienne,
familiale, professionnelle : « Aimer Dieu
et son prochain comme soi- même ». C’est
savoir écouter Jésus dans l’adoration, et
savoir écouter son frère. C’est faire la
volonté du Père comme Jésus et Marie, dans l’obéissance humble, amoureuse et
joyeuse. C’est Lui soumettre nos projets,
dans la prière : Jésus priait longuement
son Père avant de prendre une décision.
C’est s’abandonner à Lui dans la confiance,
comme Jésus et Marie.
Ce fut une expérience très enrichissante
et nous nous sommes séparés avec la
ferme résolution de concrétiser ces
enseignements dans notre relation à
Dieu et avec notre prochain, en étant
convaincus que cette nouvelle année
scolaire se fera dans l’Amour, la paix et
la joie de Dieu.
■
L
e père Gilles Danroc, invité
d’honneur, a pris le parti de ne pas
tant « dispenser d’enseignements
figés » pour tous que d’interpeler le « JE »
en chacun, suscitant regards et analyses
croisées pour garantir l’émergence puis
le dépassement des représentations
initiales de son audience. Ainsi, par une
approche convoquant à la fois théologie,
philosophie, linguistique, sciences
sociales et histoire, frère Gilles a permis
aux enseignants de s’interroger, puis
de (re)définir plusieurs mots-clés se
rattachant au thème de la session pour
servir le débat de fond. Qu’est-ce qu’un
jeune ? Qui est « Je » ? Comment définir
une relation ? Quelles différences entre
« être avec » et « être connecté » ? Que
penser de l’omniprésence des robots et
par extension du Trans humanisme ? Sans jamais donner de réponses, mais
encourageant à pousser le raisonnement
toujours plus loin, il a invité chacun à être
vigilant, voire exigeant vis-à-vis du choix de
ses mots eu égard à la clarté de sa pensée,
ce qui établirait une communication de
qualité avec les élèves.
Face à la génération des « digital
natives », frère Gilles a fini par proposer
une démarche qui servira d’élément de
stabilité. Celle-ci, par un mouvement initial
d’introspection, passe par la connaissance
de soi, transcende la culture de masse et le
parasitage qui s’y rattache, pour parvenir à
une authenticité reconquise. Le pédagogue
a ensuite fait l’apologie de la créativité, de
l’art poétique et de son imaginaire vertueux
à même de renouveler les vues de l’esprit
et le rapport à l’autre.
Ainsi, dans une dynamique partant du
« Je » retrouvé, chacun sera à même de
se raconter à l’autre, sachant délivrer
son « identité narrative » telle que l’a
conceptualisée Paul Ricœur. Frère Gilles a
également mis en perspective le contexte
et la culture créole, leur rapport à l’Histoire
et à l’identité antillaise, rejoint par les
éclairages et explicitations du père Alain
Ransay, hôte de la session.
Enfin, chacun a été amené à repenser
son « Etre-au-monde », à réfléchir à son
engagement au sens large, à l’état de droit
qu’il se doit de défendre, non seulement
en tant qu’enseignant devant former des
citoyens éclairés, mais aussi en tant que
chrétien, témoin de l’amour du Christ.
Equipes Enseignantes de la Martinique ■
Retraite spirituelle
des Equipes enseignantes
Session 2018
Retraite spirituelle Retraite spirituelle
VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE
Retour sur les événements des vacances
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 13
La jo\brnée mondiale de prière po\br la sa\bvegarde de la création, à la fois écologiq\be et
œc\bméniq\be, a été organisée po\br la première fois en Martiniq\be, so\bs le parrainage
de Mgr David Macaire, le samedi 1
er septembre 2018, à l’initiative d\b Chantier 5
d’
ECCLESIA ’M 2020 ! , Santé et Bien-être . Elle a été instit\bée par le pape François en août
2015, à la s\bite de la p\bblication de son encycliq\be
La\bdato Si.
E
n prenant ce temps de prière
dans le beau Jardin du
presbytère des Trois Ilets, les
fidèles venus très nombreux ont pu
réfléchir et méditer sur les liens qui
unissent l’humanité et la nature depuis
le Jardin d’Eden.
Dès 6h30, au lever du soleil, par le
chant des Laudes de la Création, Dieu
Créateur a été célébré à travers la
beauté de la nature avec le père Crépin
Hounza et les chorales de la paroisse.
Le chemin de croix, qui a ensuite été
animé par l’Association des Pèlerins et
Militants de la Foi (APMF), a mis l’accent
sur la souffrance causée par les effets
du dérèglement climatique dans de
nombreuses régions du monde, et
a appelé à changer les habitudes
de consommation pour donner une
chance de guérir à notre terre.
Après le petit déjeuner Nature et
Création, basé sur des produits du
terroir, offert par les organisateurs
et animé par Mme Odile Cupit,
naturopathe, rappelant l’importance
de ce premier repas pour être et
rester en forme dans la journée, deux
conférences ont été proposées.
La première a été donnée par
M. Emmanuel Nossin, ethno-
pharmacologue, sur la plantothèque
d’urgence à développer dans tous nos
jardins créoles : il a mis en évidence le
répertoire des remèdes possibles grâce
à la flore de Martinique permettant de
se soigner sans médicaments en cas de
crise d’approvisionnement.
La seconde a été proposée par le
père Hugues Lafine, accompagné de
M. Yves Dondin, agriculteur passionné
de nouvelles techniques préservant
la Création. Il a abordé le thème du
Jardin, un « chemin » pour l’homme
en l’intégrant dans l’histoire du Salut au
travers de trois moments clés : la Création,
la Rédemption et la Parousie. En ce lieu
de mémoire, de parole, de poésie, de
gratuité et d’humilité, la beauté et la
générosité de Dieu surabondent, nous
invitant à accepter l’altérité dans
nos vies et à nous interroger :
que faisons-nous de ce
jardin ? En le transformant
en « fabrique » pour
satisfaire tous ses
besoins et en « dévorer »
sans mesure les produits,
l’homme défigure le Jardin
et tourne le dos au plan de
Dieu en menaçant gravement
l’avenir des générations futures.
N’est-il pas temps de mettre fin à
cette dérive en retrouvant le sens de
la fraternité
cosmique ?
La Création fut
ensuite chantée
par Sylviane
Lorté et son
quintet avec des
titres inédits, avant
le pique-nique partagé
avec tous les participants.
Pour conclure cette journée, Mgr David
Macaire a présidé la Messe de la
Création, concélébrée par le père
Hounza et le Frère Loïc-Marie Le Bot,
prieur provincial des Dominicains de
Toulouse, et animée par l’Ensemble
vocal Résonan’s, dirigé par Dominique-
Edouard Lagier. Dans son homélie,
l’évêque a demandé aux hommes
d’être à l’écoute de la générosité de la
nature qui vient du cœur de Dieu qui a
tout donné, et d’être des missionnaires
de l’espérance et de l’amour ! Enfin, il
a tenu à remercier les organisateurs et
tous ceux qui ont contribué à la réussite
de cette belle journée. Les
participants sont repartis
avec la charte éco-
conversion qu’ils
se sont engagés
à respecter en la signant
pour devenir
« gardiens de la
Création ».
Nicole Déglise,
Responsable du Chantier 5, Santé et Bien-être
■
Journée mondiale de prière
pour la sauvegarde de la création
Page 14
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 14
Retour sur les
Interview de Père Emmanue\b Chau\bvet
VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE
Retour sur les événements des vacances
Pouvez-vous nous rappeler quels
pays étaient représentés et quels
évêques étaient présents lors de cette
édition 2018 ?
La Conférence des Evêques des
Antilles est constituée de cinq
provinces ecclésiastiques. Voici la
liste des 14 délégations qui ont fait
le déplacement pour la 6
ème édition
du festival des jeunes catholiques de
la Caraïbe.
➊ De la province de Port of Spain
(Trinidad et Tobago) : le Guyana,
Curaçao, le Suriname, la Barbade
et Trinidad
➋ De la province de Kingston
(Jamaïque) : Montego Bay,
Mandeville et Kingston, qui sont
les 3 diocèses de la Jamaïque
➋ De la province de Nassau
(Bahamas) : le diocèse de
Hamilton (Bermuda)
➋ De la province de Saint-Pierre et
Fort-de-France (Martinique) : la
Guadeloupe et la Guyane
➎ De la province de Castries
(Sainte-Lucie) : la Dominique, la
Grenade et le diocèse de St. John’s
Basseterre (regroupant les iles
d’Antigua-Barbuda, St. Kitts-
Nevis, Montserrat, Anguilla et
les Iles Vierges Britanniques)
Et nous avons eu la grâce d’accueillir
les évêques suivants (par province) :
➊ Mgr Jason Gordon (Archevêque
de Trinidad), Mgr Luis Secco,
Mgr Francis Alleyne, Mgr Karel
Choennie
➋ Mgr Kenneth Richards (Arche-
vêque de Kingston), Mgr Lawrence
Nicasio
➋ Mgr Riocreux et Mgr Lafont
➋ Mgr Robert Rivas (Archevêque
de Sainte-Lucie), Mgr Gabriel
Malzaire.
Cette édition des JCJ a vraiment
eu une couleur exceptionnelle. Car
en plus des dix évêques nommés
précédemment, son Eminence
Mgr Kelvin Cardinal Felix,
Archevêque émérite de Castries,
et son Excellence Mgr Fortunatus
Nwachukwu, Nonce Apostolique,
ont fait le déplacement pour soutenir
et encourager les jeunes catholiques
dans leur cheminement de foi.
Comment s’est passée la collabora-
tion avec les responsables chargés de
la jeunesse au sein de la Conférence
des Evêques de la Caraïbe ?
Pour préparer les JCJ, j’ai été contacté
par Ellis Southwell, coordinateur
au sein de la commission jeunes
de la Conférence des Evêques des
Antilles. Ellis m’a ainsi introduit au
sein du secrétariat gérant toutes les
activités de la pastorale des jeunes
au niveau caribéen. Le contact fut
bon, le problème de la barrière de
la langue ayant pu être dépassé. J’ai
ainsi eu l’occasion de me rendre à
Antigua – accueilli par Mgr Kenneth
Richards qui était alors en poste dans
ce diocèse. Puis le comité caribéen
a fait deux fois le déplacement
ici pour avancer dans le projet.
De plus, pour affiner nos travaux,
nous avions régulièrement des
rencontres en visioconférence avec
Mgr Kenneth Richards, aujourd’hui
Archevêque de Kingston et en
charge de la commission jeunes au
sein de la Conférence des Evêques
des Antilles.
Vous avez mis en place un comité
d’organisation, pouvez-vous nous
en parler ?
Pour veiller au bon déroulement
de toutes nos activités, la pastorale
diocésaine des jeunes est organisée
en un bureau et comité de travail. Au
sein de ce comité diocésain, il y a 4
cellules qui ont tout spécialement
été renforcées pour les JCJ. Voici
l’organigramme mis en place pour
un tel événement :
BUREAU
CELLULE
ADMINISTRATION
AD 1. Dpt Anglais
AD 2. Dpt Finance - Partenariat
AD 3. Dpt Gestion de crise
AD 4. Dpt Protocole
CELLULE
COMMUNICATION
COM 1. Dpt COM
COM 2. Dpt Web - Inscriptions
CELLULE ACTIVITÉS
ACT 1. Dpt Accueil – Familles
ACT 2. Dpt Liturgie
ACT 3. Dpt Open-Close & Events
ACT 4. Dpt Relation Paroisses – Districts
CELLULE LOGISTIQUE
LOG 1. Dpt Alimentation
LOG 2. Dpt Bénévolat
LOG 3. Dpt Décoration
LOG 4. Dpt Logistique
LOG 5. Dpt Logement MQ
LOG 6. Dpt Santé
LOG 7. Dpt Transport
Retour sur les
Père Emman\bel, vo\bs étiez chargé par Mgr Macaire de
l’organisation de ces Jo\brnées Caribéennes de la Je\bnesse
q\bi ont e\b lie\b en j\billet 2018 po\br la première fois dans
\bn diocèse français. Près de 800 je\bnes et \bne dizaine
d’évêq\bes ont été ré\bnis pendant 2 semaines en Martiniq\be.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 15
Je tiens à remercier tous ceux qui
de près ou de loin nous ont soutenu
dans cette mission. Le bureau de la
pastorale diocésaine des jeunes -
avec ses nombreuses ramifications
- a fonctionné jusqu’à épuisement
tellement ce projet était colossal.
Nous avons tout fait pour respecter
les consignes et désidératas du
comité caribéen qui chapotait
l’événement. Pour un travail plus
efficace, il a été convenu que le
comité caribéen logerait au Foyer
Dominique Savio durant les JCJ.
Les jeunes devaient être accueillis
dans les familles : en première
semaine dans les districts exté-
rieurs à Fort-de-France, et en
seconde semaine sur le centre.
Avez-vous eu suffisamment de
familles d’accueil ? Les séjours
dans les familles ont-ils été l’oc-
casion d’échanges enrichissants
pour tous ?
Le pari était le suivant : loger tous
nos frères caribéens en familles afin
de promouvoir les échanges et de
faire découvrir la Martinique de
l’intérieur, avec nos réalités et ce
que nous sommes. Les familles ont
vraiment joué le rôle de l’accueil
chaleureux en se mettant à la
disposition des jeunes. Certains
ont même pris des congés pour
se rendre disponibles et véhiculer
quelques fois les jeunes qu’on leur
avait confiés.
Pari gagné : de nombreux
témoignages rapportent à quel
point ces liens mis en place
perdurent jusqu’à aujourd’hui,
grâce notamment aux réseaux
sociaux et autres moyens de
communication. Ce fut un véritable
stage linguistique pour ceux qui le
souhaitaient.
La 1ère semaine, nous avons réussi
à loger 493 pèlerins en dehors des
deux districts du centre (Centre Est
et Centre Ouest), qui représentent
la CACEM. Plus de 220 familles
ont répondu à nos appels et nous
continuons de les remercier pour
leur étroite collaboration.
La difficulté était pour la 2 nde
semaine car nous devions loger tous
les participants venant de l’extérieur
dans le centre de l’île. A mieux
regarder, cela ne représente que 12
paroisses. Nous n’avions pas assez
de familles à cause de désistements
ou de malentendus. Et, par exemple,
nous avons été contraints de loger
toute la délégation de la Guyane (au
nombre de 36) au Foyer Dominique
Savio, à Don Bosco précisément.
Les religieuses de Cluny et de
Saint-Paul de Chartres, ainsi que
le Monastère de Terreville nous ont
prêté mains fortes. Nous continuons
également à remercier toutes ces
familles et communautés. Ce n’était
pas évident mais nous avons eu leur
soutien.
La seconde semaine s’est dérou-
lée au Village installé au Couvent
Saint Joseph de Cluny. Prières,
catéchèses, carrefours avec les
évêques, célébrations, chaque jour
le programme était dense. Qu’en
avez-vous retenu ?
Le cahier des charges était très
impressionnant et nous devions
réussir à tout faire selon ce qui
nous était demandé. La cérémonie
d’ouverture a été pour nous un
challenge. Cela nous a permis de
découvrir à nouveau notre culture
pour y laisser entrer la Lumière
du Seigneur. Il ne s’agissait
pas simplement de mettre en
scène des danses et de superbes
costumes ; mais de dire comment
au fil des siècles nous, les Antillais
anglophones et francophones, nous
apprenons à nous laisser toucher et
guérir par le Seigneur. Cela passe
par la culture. C’est de l’ordre de
l’incarnation. C’était aussi le but
du chemin de croix que nous avons
proposé. Il fallait oser notre créole
et avec Karell Romuald et son
équipe, mission bien accomplie.
Je rends grâce aussi pour la beauté
de la liturgie lors des Eucharisties.
Nous avons voyagé et rencontré
concrètement l’Eglise qui est à
Trinidad, en Jamaïque, au Suriname
etc. C’est une grâce exceptionnelle,
dépassant notre imagination. Et
les enseignements, les homélies
des évêques ont vraiment aidé
tous les participants à grandir dans
la foi et à se positionner pour le
Seigneur. Je crois vraiment que la
présence et le sourire des évêques
nous ont rappelé en douceur le
sens de la communion ecclésiale.
Nous ne sommes pas seuls, nous
appartenons à un Corps qui est le
Corps du Christ.
Aviez-vous déjà participé à
d’autres JCJ avant d’organiser
celles de Martinique ? Quel bilan
tirez-vous de ces deux semaines
de rassemblement de la jeunesse
caribéenne dans notre île et de la
coopération entre anglophones et
francophones ?
Ce furent mes 1 ères JCJ. Notre
diocèse n’a pu, en effet, se rendre
à Antigua il y a 3 ans.
Mon bilan est positif. C’était dur,
pénible, épuisant. Nous (le comité
et moi) avons reçu des coups, nous
nous sommes trompés bien des
fois. Nous avons bien souvent été
déroutés par nos frères caribéens,
mais nous avons continué à
chercher des solutions pour aller
de l’avant et remplir notre tâche. Le
bilan est positif car Dieu voulait ce
rassemblement et Il nous a donné
les moyens de tenir dans le oui.
Je pense vraiment que beaucoup
de jeunes ont entendu l’appel du
Seigneur à faire quelque chose pour
transformer la famille caribéenne.
Nous avons tous besoin de recul
pour voir avec admiration ce que
Dieu a fait. Car cette 6
ème édition
était extraordinaire et grandiose.
Je pense qu’il y a « un après JCJ ».
Certainement, nous ferons dans les
mois à venir un bilan plus complet
dans notre revue diocésaine.
Pour terminer où et quand se
dérouleront les prochaines JCJ ?
Mgr Kenneth Richards nous a
annoncé solennellement que le
prochain rassemblement aura lieu
à la Dominique, dans 3 ans. Nous
ferons en sorte que les jeunes
Martiniquais trouvent les moyens
pour y participer. L’appel est d’ores
et déjà lancé !
Merci Père Emmanuel Chaulvet.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 16
JCJ 2018, NOUS Y ÉTIONS ! La 6 ème \bdition des « Antilles Episcopal Conference
Youth Assembly » (AECYA), en français Journ\bes Carib\bennes de la Jeunesse qui
s’est d\broul\be dans notre dio\acèse du 10 au 23 ju\aillet 2018 a eu un f\aranc succès.
R É T R O S P E C T I V E
Plusieurs d\bl\bgation\as de la Caraïbe
ont fait le d\bplacemen\at :
s’est d\broul\be dans notre dio\acèse du 10 au 23 ju\aillet 2018 a eu un f\aranc succès.
Plusieurs d\bl\bgation\as de la Caraïbe
ont fait le d\bplacemen\at :
Antigua & BarbudaBahamasBarbadeCuracao
Dominique
Guadeloupe Guyane Guyana
Grenade
Jamaïque
Sainte-Lucie
Saint-Vincent & les Grenadines SurinameTrinidad
Visites culturelles - Int\bgration
1 È R E S E M A I N E
Mus\be de la Banane
Mus\be du Rhum
Initiation BèlèInitiation Yole
Soir\be d’int\bgration Journ\be d\btente
Messe d’accueil
à la Cath\bdrale St-Louis de Fort-de-France
Temps de louange
Partage
Cr\bdit photos :
M&L Photographiie K-Rol.M
Pasto Jeunes Martinique
Merci \bgalement aux nombr\aeux JCJistes pour leur contribu\ation
EEM_ArticleJCJ_sept2018.indd 1 16/09/2018 21:24:34
Retour sur les événements des vacances
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 17
Du 10 au 23 Juillet 2018, le diocèse de Martini\bue
a accueilli pour la première fois les Journées
Caribéennes de la Jeunesse. Un évènement inédit \bui
a rassemblé près de 800 jeunes de la Caraïbe durant
deux semaines dans no\ètre diocèse.Du 10 au 23 Juillet 2018, le diocèse de Martini\bue
Village des JCJ 2018
2 È M E S E M A I N E
Cérémonie
d’ouverture
Missionary Day
Chemin de croix
Soirées
culturelles
Catéchèse
Questions aux évê\bues
Messe de clôture
M
erci
La pastorale diocésaine des jeunes remercie les familles d’accueil, les bénévoles,
les paroisses, les sponsors, les prestataires, les collectivités, les donateurs, les
médias et tous ceux \bui ont contribué de près ou de loin à la réussite de ce
merveilleux évènement po\èrteur de valeurs fortes pour notre jeunes\èse !
Ensemble, nous avons relevé ce grand défi !
Rendons grâce à Dieu !
“ E n s e m b l e , Tr a n s f o r m o n s l a F a m i l l e C a r i b é e n n e ”
EEM_ArticleJCJ_sept2018.indd 2 16/09/2018 21:24:44
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La première expérience de foi à
Nevers-Paray/ le Monial/Lo\brdes et
Fatima ayant conn\b \bn franc s\bccès en
2016, l’AFC de Bellefontaine, dirigée
par M
me Belfan Jacq\beline, a décidé
d’organiser en 2018, presq\be jo\br
po\br jo\br, \bn voyage de pèlerinage
à Rome, San Giovanni Rotondo,
Medj\bgorje et Paris.
D
imanche 8 juillet 2018, 57
personnes venues des
différentes communes de
l’île, se sont rassemblées pour entamer
un voyage à la rencontre de Saints,
(Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint Padre Pio,
Saint Jean-Paul II, Saint Denis et Sainte
Catherine Labouré) et de personnes
qui ont marqué de leurs exemplarités
en tant que disciples de Jésus-Christ
(Sœur Elvira, Père Slavko). Ce voyage spirituel de 15 jours, dont
la vie en communauté fraternelle a été
fondamentale, nous a permis de vivre
une expérience incroyable. Accompagnés
par notre guide, M me Catherine Proton, et
par le père Clément, c’est avec une joie
immense que nous avons pu faire croître
ensemble notre foi.
De visites en découvertes des lieux
et histoires des grandes figures
marquantes de l’Eglise catholique, nous
avons cheminé d’un même cœur à la
rencontre du Seigneur.
Et comme le dit le père Bernard Gourier :
« Le pèlerin est plusieurs, il n’est pas
seul, ni au départ (il porte d’autres dans
son cœur), ni en route, ni à l’étape, ni à
l’arrivée. Et le croyant sait qu’il est un
peuple, qu’il est d’Eglise, qu’il est aussi
l’Eglise. Et c’est cela que la confraternité
veut signifier ».
■
Pèlerinage de l’Association
Familiale Catholique (AFC)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 18
veut signifier ».
ÉGLISE EN MARTINIQUE 181818
Agenda de l’Archevêque
Samedi 22 septembre :
8h : Confirmation au Vert-Pré et présentation du père Michel Delvarice, Administrateur de la paroisse
10h : Confirmation au Robert et installation du père Philippe Décilap, Curé de la paroisse
Récollection de rentrée du Service d'Accueil Spirituel Saint Padre Pio
Dimanche 23 septembre :
9h30 : Confirmation au François
Rentrée des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC)
Jubilé sacerdotal du père Pierre-Alex Zonzon à Tartane
Lundi 24 septembre :
Conseil d’Administration de l’Association Diocésaine de la Martinique
Mardi 25 septembre :
Assemblée du Clergé
Mercredi 26 septembre :
Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Rivière-Salée à
l’évêché
18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 27 septembre :
Rencontre avec les lycéens et collégiens de Saint-Joseph de Cluny
18h30 : Messe de bénédiction de la chapelle de
Californie après rénovation
Vendredi 28 septembre :
8h : Messe à l’Espérance
Rencontre avec les bergers et noyaux du Renouveau
charismatique
Samedi 29 septembre :
10h : Messe pontificale du Pèlerinage de Saint-Michel
au François
18h : Confirmation au Carbet
Dimanche 30 septembre :
9h30 : Confirmation à Rivière-Salée
15h : Messe de rentrée de l’Enseignement Catholique
à l'église de Bellevue
Du 3 au 28 octobre :
A Rome : Synode des Évêques : « La jeunesse, la foi
et le discernement vocationnel »
Du 3 au 8 novembre :
Assemblée plénière des Évêques de France à Lourdes
Pèlerinage de l’Association Pèlerinage de l’Association
VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE
Retour sur les événements des vacances
Page 19
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017
Préparons 2017 !
lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,00 €€15 janvier 2017
E g lise en MARTINIQUE
N° 540REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017
M archons dans la lumière !
Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE
PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !Préparons 2017 ! MMMMMMMMMMM archons dans la lumière ! M archons dans la lumière ! M
Nom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
...................
Prénom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......
Adresse : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......
Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Tél. : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 septembre 2018 – n° 569 19
En accord avec Mgr David Macaire, une 2 ème quête sera organisée à l'issue des messes du week-end du
29-30 septembre dans toutes les paroisses, en faveur de l’Association Saint Vincent de Paul de Martinique,
dont c’est la fête le 25 septembre. Cette quête servira à l’aider dans sa mission pour subvenir aux besoins
des plus pauvres et des plus démunis d’entre nous. Merci de leur faire bon accueil.
Association Saint Vincent de Paul : quête
COMMUNIQUÉ
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\p MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, r\be d\b Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\pX
Téléphone : 06 96 3\p10 333 - E-mail : m\pichel.po\bch@wanadoo.fr
o\bi , j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br
sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b.
o\bi , j\b souhait\b êtr\b contacté pour un r\bnd\bz-vous au S\brvic\b d\bs l\bgs \bt
donations ou à mon\C domicil\b.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’\bspéranc\b \bn héritag\b
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
M\bs coordonné\bs ❏ Mm\b ❏ M\bll\b ❏ M.
Nom Prénom
Adr\bss\b
Cod\b postal
Vill\b Téléphon\b
E-mail
Paroiss\b
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\pINIQUE
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
Page 20
N otre-Dame
de la Délivrande, sainte patronne
de la Martinique, priez pour
notre diocèse !
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