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Conseil Diocésain de la Pastorale : conclusions ICEA : La rentrée Noces d’or sacerdotales du père P. A. Zonzon E g lise en MARTINIQUE Levez l’étendard de l’ A mour ! N° 570 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 7 OCTOBRE 2018

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EDITORIAL 2 MÉDIAS 19 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 M ois d'octobre, mois du Rosaire et de la mission universelle. L'Eglise honore plus particulièrement Marie comme celle qui nous obtient les victoires dans les situations les plus difficiles. Au point de vue de la liturgie, ce mois d'octobre est très riche. Plu\ sieurs saints sont fêtés, citons entre autres : Ste Thérèse (le 1\ er), les Sts Anges gardiens (le 2), St François d’Assise (le 4), Ste Faustine (l\ e 5), St Jean XXIII (le 11), Ste Thérèse d'Avila (le 15), St Luc (le 18), Saint Jean- Paul II (le 22), les apôtres St Simon et St Jude (le 28)… Un autre événement ecclésial majeur de ce mois d’octobre est l’Assemblée synodale sur « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations » (du 3 au 28 octobre). N’oublions pas également le Dimanche missionnaire mondial qui sera célébré le 21 octobre. En ce 27 e dimanche du temps ordinaire B, Jésus veut nous conduire dans la voie de l’unité et de la fidélité… sa fidélité : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! ». Le mariage est un don de Dieu, d’où son caractère indissoluble. Aujourd’hui, au cœur du \ couple, c'est l'amour qui explique tout, et qui donne vie à tout. Heureux d’aimer et de le servir, le père Pierre-Alex Zonzon a uni sa vie à celle de Jésus. 50 ans de service, de dévouement et de té\ moignage ; 50 ans qu’il a accepté de dire « oui » et de se mettre au se\ rvice de Dieu et de l’Église ! Pour ses Noces d’or sacerdotales célébré\ es sur la paroisse de Tartane, il a été très bien entouré le 23 septembre dernier, par ses confrères prêtres, des diacres, et des fidèles du diocèse. Dans son Mot intitulé « Le diable, l’Eglise et Notre-Dame du R\ osaire », notre archevêque nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas \ de tout repos : c’est un vrai combat. Mais, il nous rassure : le Rosaire de l\ a Vierge Marie est une arme qui a fait ses preuves. Que certains se détrompent\ : le Rosaire n’est pas une prière pour les vieux (cf. An tchè Légliz-la). Notre Eglise est en chemin… Les réflexions que notre pasteur a engagées dans le cadre d’E CCLESIA ’M 2020 ! se poursuivent sous la mouvance de l’Esprit-Saint. Le premier bilan du Conseil D iocésain de la Pastorale est présenté dans cette édition. Les structures se mettent en place ; les hommes se mobilisent au sein de leur pastorale. Côté\ formation, les étudiants de la première promotion de l'école « Thomas More » (ICEA) ont fait leur rentrée ; la catéchèse également\ . Le projet pastoral diocésain est en bonne voie. En ce mois d’octobre 2018, le pape recommande la prière du chapelet tous les jours, pour que Marie défende l’Eglise. Egrenons\ notre chapelet aussi pour avoir la grâce de demeurer toujours dans la lumière de notre Seigneur. Prions pour les couples, particulièrement ceux qui vivent une situati\ on difficile, pour qu’ils demeurent fidèles à leur engagement sacr\ é. Que Dieu bénisse leur vie commune ! Bon mois d’octobre à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE •     Le diable, l’Eglise et Not\be-Dame du Rosai\be LITURGIE POINT DE VUE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLI\b-LA EGLISE UNIVERSELLE • Pa\bole dominicale •  Film : Le pape F\bançois, un homme de pa\b\gole ! •  Le Rosai\be, une p\biè\be pou\b les vieux ? •  Les noces d’o\b sace\bdotales  du pè\be Pie\b\be-Alex Zonzon •  Retou\b su\b les Assemblées  du Conseil\g  Diocésain de la Pasto\bale (C.D.P.) •  La Pasto\bale Diocésaine des Hommes  fait sa \bent\bée ! •  ICEA - La p\bemiè\be p\bomotion  de l'école Thomas Mo\be  •   ECCLÉSIA ’M 2020 !  Chantie\b N° 3  La catéchèse !   • Agenda de l'a\bchevêque •  Fo\bmation Diocésaine •  Réhabilitation de l’église de Sainte-Thé\bèse  Inte\bview de M me Nathalie Ruffi  n,  A\bchitecte du Pat\bimoine •     Le pape mobilise les catholiques : en octob\be,  p\biè\be quotidienne du ch\gapelet pou\b l’Eglise 3334 5 16 17 3333 2222 6 8 10 11 12 13 15 14 Photo couverture : The Virgin Of The Apocalypse Painting by Miguel Cabrera

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 3 MOT DE L’ÉVÊQUE C 'est de bonne guerre, le  diable n’aime pas l’Eglise... Il  n’aime pas le pape, il n’aime  pas les pasteurs, il n’aime pas les  fidèles, il n’aime pas les familles, il  n’aime pas les couples, il n’aime pas  les jeunes, il n’aime pas la liturgie,  il n’aime pas la prière, il n’aime pas  le silence, il n’aime pas nos actions,  il n’aime pas notre amour fraternel,  il n’aime pas le service des pauvres,  il n’aime pas nos réveils spirituels, il  n’aime pas notre engagement dans la  société… La Bible nous a prévenus : « Le Dragon, en colère contre la Femme, est parti faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus » (Ap 12,17).   Être conscient de cette haine, c’est  comprendre que la vie chrétienne  n’a jamais été, n’est pas et ne sera  jamais un refuge. Elle est un combat,  une croix à porter. Jésus ne nous l’a  jamais caché. C’est pourquoi la croix  du Seigneur est à la fois notre signe,  notre rempart, notre refuge et notre  espérance.   En ce début d’année pastorale, il  convient d’envisager les temps qui  viennent sous l’angle du combat  spirituel. Les difficultés du chemin à  parcourir pour réaliser ce que Dieu  attend de nous peuvent sembler  insurmontables ! Comment pourrons- nous accompagner et protéger nos  familles, convertir nos paroissiens  en missionnaires et rendre plus  fraternelles nos paroisses, donner  une éducation vraiment chrétienne  à notre jeunesse, proposer un chemin  de guérison au monde, travailler  au bien-être et à la guérison des  âmes !? Ne sommes-nous pas trop  faibles, trop pauvres, trop fragiles,  trop pécheurs, trop peu nombreux,  pas assez unis, mal compris ou mal- aimés face aux puissances des  ténèbres qui enchaînent notre  monde !?   En ce mois d’octobre, j’imagine  que les responsables, à divers  niveaux et en différents domaines,  mesurent à la fois le travail à  accomplir, les faiblesses de leurs  moyens et les embûches que  l’ennemi peut leur réserver. C’est  peut-être pour certains un temps  de doute et d’inquiétude, voire de  découragement.    Mais il ne faut pas oublier que la  tradition de l’Eglise et l’enseignement  des maîtres spirituels nous  enseignent que la prière et le jeûne  sont le commencement de tout. C’est  le moment pour tous les serviteurs  de notre Eglise, les pasteurs, les  responsables et leurs équipes de  prendre un temps de récollection  et de prière, de faire un pèlerinage  dans un sanctuaire diocésain ou de  participer à une nuit des sentinelles.   Enfin, par-dessus tout, il y a une  arme qui a fait ses preuves. Elle a été  donnée à l’Eglise depuis des siècles.  Le 7 octobre 1571, elle a définitivement  montré sa puissance, en repoussant  l’immense armée turque qui venait  conquérir l’Europe pour l’islamiser  et la pervertir. Depuis, elle a sauvé  d’innombrables personnes du  péché et de la mort, permis à l’Eglise  d’échapper aux périls de l’âme et du  corps : c’est le Rosaire de la Vierge  Marie !   Toute prière venant de l’Esprit- Saint est bonne et salutaire, mais le  Rosaire, en ce mois d’octobre, reste  d’une puissance inégalée. Jeunes et  vieux, hommes et femmes, pasteurs  et fidèles, je nous demande à tous  de dire le Rosaire le plus souvent  possible.  « Alors même si, de sa gueule, le Serpent projette derrière la Femme de l’eau comme un fleuve, pour qu’elle soit emportée par ce fleuve, la terre viendra au secours de la Femme et engloutira le fleuve projeté par la gueule du Dragon » (Ap 12, 15-16).   Notre-Dame du Rosaire, priez pour  nous !  + Fr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ Le diable, l’Eglise et Notre- Dame du Rosaire

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Le pape mobilise les catholiques : en octobre, prière quotidienne  du chapelet pour l’Eglise U n communiqué du Vatican  indiquait, le 29 septembre 2018,  en la fête des saints archanges  Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint- Père a décidé d’inviter tous les fidèles  du monde entier à prier le Saint Rosaire  chaque jour, pendant tout le mois d’octobre,  et ainsi de s’unir dans la communion et la  pénitence, en tant que peuple de Dieu,  demander à la Sainte Mère de Dieu et à  saint Michel Archange de protéger l’Église  du diable, qui a toujours pour but de nous  séparer de Dieu et entre nous ». Le Saint-Père a rencontré père Fréderic  Fornos S.I., directeur international du  Réseau mondial de prière du Pape, et  il lui a demandé de diffuser son appel  à tous les fidèles du monde entier, les  invitant à conclure la prière du chapelet  par l’invocation ancienne « Sub Tuum  Praesidium« , et avec la prière à saint  Michel Archange qui nous protège et nous  aide dans la lutte contre le mal. Le Vatican  rappelle l’homélie du pape François  à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018  (commentant le livre de Job) : « La prière  est l’arme contre le Grand accusateur qui  « parcourt par le monde en cherchant  comment accuser ». Seule la prière peut  le vaincre. Les mystiques russes et les  grands saints de toutes les traditions  conseillaient, dans les moments de  turbulence spirituelle, de s’abriter sous  le manteau de la Sainte Mère de Dieu  en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». Les  deux  prières  demandées  par le pape Françoi\os Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen. Le communiqué précise l’intention  du pape François en ce temps de  combat spirituel : « Par cette demande  d’intercession, le Saint-Père demande  aux fidèles du monde entier de prier  pour que la Sainte Mère de Dieu place  l’Eglise sous son manteau protecteur, pour  la préserver des attaques du malin, le  grand accusateur, et qu’elle devienne en  même temps toujours plus consciente des  fautes, des erreurs, des abus commis dans  le présent et dans le passé et s’engage à se  battre sans aucune hésitation pour que le  mal ne l’emporte pas. ». Le communiqué  ajoute que le pape demande aussi que la  prière du chapelet, pendant tout le mois  d’octobre, s’achève par la prière à saint  Michel écrite par le pape Léon XIII : Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen. Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le  vœu du pape émérite Benoît XVI, et en  sa présence, le pape François a consacré  la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint  Michel Archange.  Le Réseau mondial de prière du pape  (RMPP) et son application « ClickToPray »  se mobilisent dans ce sens dès le premier  octobre, fête de Thérèse de Lisieux, sainte  patronne du RMPP, qui est une œuvre  pontificale (…). Cette demande de prière universelle et  quotidienne du chapelet, pendant un  mois, accompagné de l’antienne mariale  et de la prière à saint Michel n’a pas de  précédent dans l’histoire récente de la  papauté. C’est à une mobilisation générale  dans la prière que le pape François appelle  les catholiques tout au long du mois du  Rosaire. Rappelons que saint Padre Pio  disait du chapelet que c’était son « arme »,  et saint Jean-Paul II sa « prière préférée ».  Dans sa lettre apostolique « Le Rosaire  de la Vierge Marie » (octobre 2002),  Jean-Paul  II a expliqué qu’il voulait relancer  la prière du chapelet, pour encourager  les fidèles à « contempler le visage du  Christ »… Source : https://fr.zenit.org/  ■ Pendant le \bois d’octobre, le pape François de\bande aux catholiques de prier chaque jour  le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne  « Sub tuu\b praesidiu\b  »  «  Sous  l’abri  de  ta  \biséricorde  »  et  la  prière  à  l’archange  St  Michel  «  St  Michel  Archange  défendez-nous !  ». ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 4 Le pape mobilise EGLISE UNIVERSELLE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 55 Dimanche 7 octobre \b018  la P arole  Dominicale C hers frères et sœurs, Les  pharisiens veulent tendre un  piège à Jésus. Leur demande  porte sur le droit pour l’homme de  renvoyer sa femme, ce qui peut sembler  normal, puisque la répudiation était  une pratique communément admise  dans le judaïsme de cette époque, sur la  base de Deutéronome 24,1. Mais, Jésus  attribue ce commandement à la dureté  de cœur des destinataires de cet écrit.  C’est une règle rendue nécessaire par le  péché des hommes. Moïse l’a énoncée  pour répondre au besoin de limiter les  révoltes du peuple élu. La pensée de  Jésus est sans appel. Elle est P arole de  Dieu pour aujourd’hui aussi. La rupture  des couples qui ont demandé à l’Etat  et à l’Eglise de reconnaître leur union  pour la vie est devenue si courante dans  notre société. Alors, on dit que le divorce  est un « fait social », qu’il caractérise la  société d’aujourd’hui. En appliquant  strictement la pensée de Jésus, telle  que la rapporte Marc dans l’évangile  d’aujourd’hui, l’Eglise condamne le  divorce comme très gravement nuisible  aux personnes en cause, aux enfants nés  du couple et à la stabilité de la société  même.  En effet, Jésus ne donne pas les  conditions concernant le divorce, mais  il renvoie au projet de Dieu sur l’union  de l’homme et la femme. Sa discipline  de vie, l’homme doit la puiser dans  l’intention de Dieu sur lui. C’est pourquoi  Jésus est venu rétablir l’homme dans sa  dignité première.  Si Moïse a permis, dans certaines  conditions, le divorce, c’est à cause, dit  Jésus, de l’opacité de votre cœur. Jésus ne  traite pas des dispenses, mais il énonce  la loi fondamentale touchant l’institution  du mariage : l’homme et la femme, se  reconnaissant complémentaires, uniront  leurs talents et leurs particularités pour  réaliser, ensemble, l’humanité créée à  l’image de Dieu.  Or, Dieu est Un en Trois personnes, qui  vivent dans un échange constant de  pensée et d’amour ; l’un n’annexe pas  l’autre, chacun est pleinement lui-même.  Ainsi doit-il en être de l’union de l’homme  et de la femme : communion de personnes  libres, échanges de pensées et d’amour,  don de soi. De la sorte, dans le couple  chrétien, l’amour qui va vers autrui ne  vise pas la jouissance personnelle.  Ici, autrui, contrairement à l’air, à l’eau ou  au pain, ne vient pas satisfaire le conjoint.  Le chemin vers l’autre ne devient  pas un retour à soi. Dans le mariage  chrétien, l’amour ne peut pas se réduire  à l’immanence, à la recherche d’une  âme sœur. L’immanence de l’amour,  en effet, se manifeste chaque fois que  l’autre n’est visé que comme moyen de  satisfaction d’un besoin préalablement  défini ou ressenti. Dans l’amour  possessif, l’autre n’est pas aimé pour  lui-même. Mes propres insuffisances  et mes fantasmes projettent sur lui de  quoi se satisfaire ; je m’intéresse à l’autre  à partir de mes besoins. La recherche  de la complétude est l’expression d’un  égoïsme fondamental. Elle ne vise pas  de véritable ouverture à l’autre. L’autre  est identifié comme moyen de rétablir la  tranquillité du moi ; l’épreuve du besoin  cherche à se résorber dans le retour à  soi et le sentiment de complétude.  Par contre, vivre à l’image de Dieu, être  pour l’autre une image de Dieu, être  ensemble l’image de « Dieu-communion  d’amour », tel est l’idéal que les époux  chrétiens doivent essayer d’atteindre.  Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme  ne le sépare pas. Alors, il faut beaucoup  de douceur, de simplicité, de confiance,  d’humilité, de pardon, de miséricorde,  et aussi de joie et d’humour pour ne  pas se durcir le Cœur.  Chers frères et sœurs, quand le cœur  est dur, on ne se fait plus confiance, et  on reprend ce qu’on a donné…et on  casse la relation, hélas ! Comme les bons enfants de Dieu,  laissons-nous choyer par Dieu, notre  Père, et que l’Esprit saint nous aide dans  la foi à ne pas durcir nos cœurs. Alors,  « Il les embrassait et les bénissait en  leur imposant les Mains ».  Qu’il en soit  ainsi pour nous tous et pour la multitude  des fils de Dieu sur toute la terre, pour  le Salut du Monde, jusqu’à la Gloire de  Dieu. Amen, alléluia. P. Frédéric « La Joie » Essengo Prêtre de la Paroisse Saint Jean-Baptiste  du Vauclin  ■ Genèse 2,18-24   • \’  Psau\be 127   •  Hébr\’eux 2,9-11   •  Ma\’rc 10,2-16 27 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !!!

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 6 Di\banche 23 septe\bbre 2018, c’est avec ferveur et a\bitié que de no\bbreux fidèles se sont rasse\bblés, à  l’invitation  du  père  Pierre-Alex  Zonzon,  pour  fêter avec lui ses 50 ans de\’ sacerdoce. D e nombreux prêtres étaient à ses côtés pour participer  à la célébration de ce jour particulier. Parmi eux, de  jeunes prêtres qu’il avait eu l’occasion d’accompagner  dans leur formation de séminaristes, dont un certain David. Des  prêtres plus âgés avaient aussi fait le déplacement, tel père Jean- Marie Yang Ting, fondateur et responsable des Eaux Jaillissantes,  et le père Réal du Monastère Notre-Dame du Mont des Oliviers à  Terreville. Bien entendu, notre Archevêque Mgr David Macaire a  lui aussi participé à la fête. Sa famille était aussi là : sa sœur, sa marraine et d’autres membres  proches mais aussi, venant des quatre coins de la Martinique, en  souvenir des liens tissés au fil du sacerdoce du Père Pierre-Alex, les  personnes en activités d’aumônerie, les représentants d’ Église en Martinique, les séminaristes, une délégation du Foyer de Charité  de Trinité et les fidèles des différentes paroisses où il a exercé  son ministère (Basse-Pointe, Macouba et Grand-Rivière). Tout ce  monde est venu embrasser et remercier celui qui a contribué à les  conduire, d’une manière ou d’une autre, sur le chemin de la foi. La cérémonie religieuse : L’évènement a commencé à 16h à l’église Saint François de Sales de  Tartane, avec la messe d’action de grâce qui fût très belle. La chorale  a réalisé une très belle prestation, offrant des chants particulièrement  dynamiques, dans une église merveilleusement décorée par l’équipe  responsable de la liturgie et de la décoration. L’homélie a été assurée par le curé de Trinité-Tartane, le père Gaby  Lémy ; il a rappelé toutes les grandes qualités du père Pierre-Alex qui  a assuré, et assure encore à ce jour, une œuvre de guide spirituel. Ainsi,  avec ferveur et humour, le père Gaby a-t-il rendu un hommage vibrant  à celui qui est un peu le père de nombreux prêtres martiniquais. Les noces d’or sacerdotales du père Pierre- Alex Zonzon père Zonzon et sa soeur VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 7 Le partage fraternel : Le pot de l’amitié a alors suivi le partage eucharistique. Il fût l’occasion d’échanger de  manière plus chaleureuse avec le père Pierre-Alex. De retrouver des amis paroissiens, des anciens élèves, des compagnons de route notamment  de la communauté du PRADO comme le père Barbe Gédio, a été une grande joie et un  moment d’émotion pour père Zonzon. Moment encore plus intense lorsqu’un discours a  été prononcé en sa faveur par une des membres de la communauté paroissiale de Tartane  devant un gâteau subtilement confectionné avec trois symboles représentatifs de celui  que le Seigneur a envoyé sur cette paroisse. Il s’agit du phare que lui-même représente  pour les paroissiens souhaitant être guidés par ses lumières spirituelles, de la mer qu’il  affectionne et dont il connait bien les vertus thérapeutiques et surtout, de la croix du  Christ son propre guide et son étendard pour annoncer et expliquer, avec toujours autant  de vivacité et de connaissances, la Parole de Dieu, avec une technique bien particulière :  Don de Dieu pour son oint. Le père Pierre-Alex Zonzon a été ainsi comparé à un monument historique vivant servant  encore loyalement celui a qui il a dit "oui" il y a cinquante ans. S’il a remercié avec chaleur et  lumière dans le cœur et dans les yeux, il a toutefois refusé d’être comparé à un monument  historique, et est heureux de poursuivre la mission que le Seigneur lui a confiée de propager  sa Parole là où il le plante (Référence au chant qu’il affectionne : fleuris là où Dieu t’a planté,  d’après les paroles de saint François de Sales). Un moment de partage fort bien organisé par une équipe paroissiale dédiée à cette tâche,  mais aussi dévouée. Ces victuailles ont donc aussi favorisé les échanges amicaux agréables  et les retrouvailles avec celui que l’on nomme aussi parfois très amicalement P.A.Z.Oui, cinquante ans ça se fête ! Que chacun soit remercié pour ce qu’il a apporté à la réalisation de ce moment heureux. Gilles et Jacqueline Bérard  ■ Réaction du  Père Pierre\bAlex  Zonzon Suite à cette belle rencontre, j’ai été très heureux à triple titre : d’une part personnellement, et d’autre part que tout ce monde était très heureux et, puisque toute la manifestation s’est passée dans la joie, tant pour la partie célébration que pour la partie pot de l’amitié, joie aussi de revoir une mul- titude de personnes que je n’avais pas vues depuis de nombreuses années. J’ai voulu inviter des personnes qui ont été impliquées dans ces différents temps de mon ministère, aussi bien au tout début : l’aumônerie de lycée, la jeunesse, les vocations en paroisses et effectivement il y a eu pas mal de personnes de ces époques là qui ont été très heureuses de me retrouver, et moi aussi j’ai été très heureux de les revoir. Joie de se revoir, joie de rendre grâce au Seigneur…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 8 Le droit canonique stipule au canon 511 : “ Dans chaque diocèse, dans la \besure où les  circonstances pastorales le suggèrent, sera constitué le Conseil pastoral auquel il revient,  sous l'autorité de l'Évêque, d'étudier ce qui, dans le diocèse, touche l'activité pastorale,  de l'évaluer et de proposer des conclusions pratiques ”. Assemblée du 16 ju\oin 2018 L e Conseil pastoral est un  élément prévu par l’Eglise dans  l’organisation d’un diocèse,  même s’il n’est pas obligatoire. “Il appartient à l’Evêque diocésain  seul, selon les besoins de l'apostolat,  de convoquer et de présider le Conseil  pastoral qui n’a que voix consultative ;  c’est aussi à lui seul qu’il revient de publier  ce qui a été traité au conseil” (Can 514). Mgr David Macaire a décidé de  convoquer un Conseil pastoral, sous  l'appellation de Conseil D iocésain de  la Pastorale (CDP), en deux assemblées.  La première s’est tenue le samedi 16 juin  2018, de 8h à 12h30, au couvent de Cluny,  réunissant des délégués paroissiaux.  La deuxième fut convoquée le samedi  15 septembre 2018, de 8h à 12h30, à  la paroisse de Bellevue, composée  des responsables et leurs adjoints des  mouvements, communautés et services  diocésains. Etant donné qu’il faut que “ la portion  tout entière du peuple de Dieu qui  constitue le diocèse soit réellement  représentée, compte tenu des diverses  régions du diocèse, des conditions  sociales et professionnelles” (Can 512  §2), l’archevêque a opté pour le mode  de constitution suivant : ■      Pour  l’asse\bblée  du  16  juin  : une  délégation de 5 à 10 membres issus du CPP (Conseil Pastoral  Paroissial) de chaque paroisse.  Cette délégation devait respecter  la pyramide des âges et avoir au  moins  un représentant de chaque génération : Jeunes (15-25 ans) /  Jeunes adultes (25-35 ans) / Adultes  actifs / Jeunes retraités / Anciens. Cela  a été globalement respecté avec 14,9%  de jeunes, 12,3% de jeunes adultes,  48,3% d’adultes actifs, 13,8% de jeunes  retraités et 10,7% d’anciens pour une  assemblée de 350 personnes. ■      Pour  le  bureau  :  Chaque district  devait nommer un délégué laïc dont  la charge serait :       -   d’être membre du bureau du CDP pendant 1 an (réunions 2 ou 3 fois  dans l’année) d'où il fera remonter  les informations et les demandes  vers l’Evêque ;       -   et d’assister le Modérateur dans  toutes les actions et les relations au  niveau du district. La désignation du délégué de district  aurait dû se faire par les prêtres à l’issue  d’une assemblée consultative des CPP  du district. Malheureusement, trop peu  de districts avaient désigné un délégué  pour ce bureau. La constitution de ce  bureau reste encore en chantier. Après avoir célébré la messe présidée  par l’archevêque et un discours  introductif aux travaux, les membres  de l’assemblée furent répartis en petits  groupes dans lesquels ils devaient  répondre à un questionnaire au moyen  d’un formulaire à remplir en ligne. Une  nouvelle méthode de travail fut ainsi mise  en œuvre permettant un gain de temps  puisque les résultats étaient affichés en  temps réel et simplifiaient les remontées. VIE DU DIOCÈSE Retou\b su\b les Assemblées du Conseil \gDiocésain de la Pasto\bale (C.D.P.) Le Déroulement des Assemblées du Conseil Diocésain de la Pastorale

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 9 Assemblée du Assemblée du  15 septembre 2018  Un premier groupe de questions portait sur la pertinence des orientations  d’E CCLESI a’M 2020 ! concernant les paroisses, chantier par chantier : Parmi les  orientations d’E CCLESI a’M 2020 !, lesquelles ont changé la mission de votre paroisse ?  Le deuxième groupe de questions visait à faire émerger une top-liste de priorités  pastorales paroissiales. Les réponses ont clairement identifié cette liste de priorités :      Amélio\be\b et mode\bnise\b l’accueil de la pa\boisse       Fai\be des actions missionnai\bes d’évangélisation       Réconcilie\b les divisions inte\bnes à la communauté       Ramene\b et Eduque\b \gles Jeunes       Réfo\bme\b la catéchèse  Le troisième groupe de questions portait sur le ressenti d’E CCLESI a’M 2020 !, des  points d’attention particulière et quelles formations seraient prioritaires dans les  paroisses. Qu’est-ce qui vous dérange ou vous fait peur dans E CCLESI a’M 2020 ! ?       L’assemblée a répondu parmi les 8 propositions :          Peu d’ouv\bie\bs :  69,5%       Les divisions, les jalousies :  51%       T\bop de choses :  26,5% Et pour les points d’attention : Quels points pastoraux portez-vous à l’attention de  l’évêque et des autorités diocésaines ? Monseigneur faites attention… :        Au dépa\bt des jeune\gs ap\bès la confi\bmation :  86,3%       Au vieillissement des cad\bes de l’Eglise :  46%       Au manque de spi\bit\gualité des fidèles :  41,4% Cette assemblée, moins nombreuse avec  ses 120 membres à peu près, a eu une  mise en place plus légère et adopté une  même méthode de travail. Les membres  ont répondu au questionnaire qui leur  était soumis, toujours en ligne, sans avoir  pris connaissance des résultats du 16  juin. On a pu comparer en direct les résultats  des deux assemblées. Ce fut très surprenant de constater que ceux du 15 septembre confirmaient ceux du 16 juin dans les mêmes proportions ! Nous avons donc été heureux de  percevoir un message fort venant de  l’Esprit-Saint puisque deux assemblées  différentes arrivaient aux mêmes  conclusions. Que cette mise en place du Conseil  Diocésain de la Pastorale vienne aider  à la construction permanente de notre  Eglise en Martinique ! P. Christian Catayée, Vicaire épiscopal  ■ Le Résultat des trav\oaux du Conseil Dioc\oésain de la Pastoral\oeLe Résultat des trav\oaux du Conseil Dioc\oésain de la Pastoral\oeLe Résultat des trav\oaux du Conseil Dioc\oésain de la Pastoral\oe

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 10 Ce sa\bedi 15 septe\bbre, co\b\be l’an dernier, la seconde Nuit des Guerriers du Salut  s’est tenue dans les locaux du pensionnat S\’aint Joseph de Clun\’y. Q uelques centaines d’hommes  (environ 400) ont, en effet,  répondu à l’invitation de la  coordination de la « Pastorale diocésaine  des hommes de la Martinique » qui  appelle ceux du dedans comme ceux du  dehors de l’Eglise à se mobiliser. Se mobiliser ? Contre quoi ?  Les forces  obscures qui mènent actuellement une  guerre féroce contre certaines valeurs  fondamentales et surtout contre la famille  chrétienne définie  par les Écritures et  prônée par l’Eglise catholique.   La soirée s’est déroulée selon le  programme défini. Après le mot d’accueil,  le groupe "Buisson ardent" a entrainé les  cœurs à s’ouvrir à la joie et à s’attendre à  une venue du Seigneur, puis un témoin  a décrit comment Le Sauveur vient  chercher « ceux qui étaient perdus » à  travers son histoire, lui  qui était plongé  dans la violence, la sorcellerie, la drogue,  la prison, la rechute et… la délivrance. Mgr Macaire, s’appuyant sur ce  témoignage, a ensuite donné un  enseignement plein d’espérance,  rappelant que « les chutes font partie  du chemin pour arriver à Dieu » car elles  peuvent être en réalité des bénédictions  cachées. Au cours de la « catéchèse »  qui a suivi, l’archevêque a répondu aux  nombreuses questions écrites posées  par les hommes, précisant la nécessité  de l’humilité, la prise de conscience de  son péché, la contrition face à l’amour,  et la miséricorde infinie de Dieu. C’est ensuite Rio qui a soufflé, d’une  vigoureuse exhortation, le  vent de  la conversion sans compromis et la  conviction que fuir la croix c'est se  perdre, mais que le bonheur consiste à  accepter les conditions de Dieu qui  a  pour nous le projet de la vie éternelle. De retour d’une pause de quelques  minutes, l’assemblée a été invitée à  visionner sur grand écran (dans deux  salles de projection) l’excellent film  sur « Paul, apôtre du Christ ». De l’avis  unanime, c’était un bon choix, qui a  captivé les hommes. Un très bon repas, servi rapidement par  des hommes de l’Esat de Bellefontaine,  a occupé le temps pendant une heure,  et à 22 heures, la louange puis l’écoute  et les confessions ont débuté : un regret  tout de même pour les nombreux frères  qui sont restés frustrés de n’avoir pu  bénéficier de ce sacrement : était-ce  dû au peu de confesseurs ayant pu  répondre à l’invitation de la pastorale ?  Il a été précisé aussi à ces combattants de  l’amour l’impérieuse et urgente nécessité  de rejoindre ou de créer des groupes  d’hommes sur toutes les paroisses pour  « montrer Jésus, partout en Martinique ». Et la nuit spirituelle s’est prolongée avec  une procession et l’exposition du Saint- Sacrement, puis l’adoration eucharistique  suivie d’une « heure sainte » animée  par les hommes du St-Sacrement jusqu’à  plus de minuit, le chapelet médité ; la  rédaction de « courriers » de pardon,  d’engagements et de résolutions a permis  de remplir une corbeille. Un ministère de  prière et d’exercice de charismes pour  passer « de la peur à la confiance » a  précédé la reposition du Saint-Sacrement  et l’Angélus. La messe dominicale présidée par  Mgr Macaire a débuté à 6h15, animée  magistralement par le choeur Exultet. Selon un internaute présent pour la  première fois cette nuit-là, « ce fut une  expérience très édifiante, enrichissante,  joyeuse, chaleureuse, et remplie d’amour  et d’humilité ».    Pastoraledeshommes972@gmail.com  ■ La Pastorale diocésaine des hommes fait sa rentrée ! VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 11 Le  18  septe\bbre,  les  25  étudiants  de  la  pre\bière  pro\botion  de  l’école  de  Sciences  Politiques et Ecologie Hu\baine “Tho\bas More” (ICEA) ont effectué leur rentrée. Pionniers,  entrepreneurs  et  cofondateurs  :  quelques  élé\bents  sur  ces  étudiants  re\barquables,  for\bés à Réussir pour Servir  sou\’s le signe de  Laudato Si’  ! 25 pionniers N ous pouvons d’abord les  féliciter pour leurs choix de  pionniers. Face aux grands  défis de la planète et du monde, c’est une  vertu essentielle pour contribuer aux  changements nécessaires. Des hommes  et des femmes animés par des valeurs  fortes, avec une solide culture générale,  ancrés dans la Caraïbe et ouverts sur  le monde, tournés vers l’innovation et  l’entreprenariat. Mais surtout, des jeunes  qui osent. Qui, parmi nous, se serait  engagé dans une école qui n’existe pas  encore, sans élèves, sans anciens élèves,  sans bâtiments visitables ni enseignants  en action ? Aujourd’hui, le bâtiment  de 1000 m 2 est prêt, mais il fallait pour  s’inscrire il y a plusieurs mois une force  de conviction, une motivation et une  aptitude à anticiper, et à créer. Des qualités  particulièrement appréciées dans la vie  professionnelle et indispensables pour  contribuer à changer le monde. 25 entrepreneurs Mais ce n’est pas tout. La Martinique,  la Caraïbe, le monde ont besoin  d’entrepreneurs, c’est-à-dire de personnes  qui portent en elles une vision et qui sont  capables d’efforts, voire de sacrifices pour  permettre à cette vision d’aboutir. Il nous  semble que, d’ores et déjà, la première  promotion de Thomas More réunit des  personnes de cette trempe. L’encyclique  Laudato Si’, que chaque étudiant a  reçue dès le premier jour, est un texte  inspirant pour entreprendre dans une  écologie humaine. Il est destiné à chaque  personne qui souhaite s’engager dans  la transformation du monde, un monde  non seulement qui préserve la planète  (le climat, la biodiversité), qui cesse enfin  d’avoir les yeux rivés sur la croissance du  PIB, mais aussi qui voit dans les relations  humaines un lieu de croissance dans  le respect, l’empathie, la compassion,  l’attention aux plus fragiles, en un mot :  dans l’amour.  25 cofondateurs Chaque étudiant de la première promotion  va contribuer, avec les 24 enseignants des  années 1 et 2, à façonner Thomas More   et l’ICEA, et aura un apport décisif dans  cette mise en oeuvre. Par exemple, chaque  étudiant devra mener un projet au service  du bien commun, comme partie intégrante  de son cursus. Il ne sera pas noté, mais  suivi et évalué. En plus de la transmission  du savoir, du savoir-faire, du savoir-être,  nous voulons en effet cultiver le “savoir  donner”, c’est-à-dire la capacité à intégrer  dans sa vie la gratuité comme une partie  essentielle et même vitale. Ces services  seront variés et proposés par les étudiants  eux-mêmes. Lecture pour les aveugles,  visites aux personnes âgées, soutien  scolaire dans un foyer de jeunes placés,  et même création de micros entreprises,  car l’entreprise est par essence au service  du bien commun et ne peut fonctionner  sans une bonne dose de gratuité.  Apprendre à apprendre, à comprendre, à  entreprendre :  l’ICEA est une plate-forme  qui accueillera à terme plusieurs écoles  de formation initiale, et un laboratoire  de recherche ICEA Lab. Thomas More   est la première école, d’autres suivront.  Nous pouvons féliciter et souhaiter bonne  chance à ces 25 pionniers, entrepreneurs,  et cofondateurs - et les remercier pour  leur choix. Matthieu Bergot, Directeur Général de l’Institut  Catholique Européen des Amériques (ICEA)  ■ ICEA La première promotion de l'école Thomas More : facebook ICEA Catholic Institute www.icea-edu.fr - 06 96 02 05 86 contact@icea-edu.fr Renseignements :Renseignements :Renseignements : 25 étudiants prêts à cultiver leurs talents et changer la face du monde ! 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 12 Une  nouvelle  année  pastorale  co\b\bence  et  nous  rapproche  de  l’échéance 2020 ; c’est le but que nous nous so\b\bes fixé afin de  donner  un  second  souffle  à  notre  Eglise.  Le  thè\be  de  l’année  2018-2019 sera : « Fa\bille de disciples \bissionnaires ».  D epuis le début de cet  aggiornamento du Caté- chisme,  nous avons peut- être entendu de la méfiance vis-à-vis  des documents catéchétiques, du  fatalisme concernant l’engagement  des parents ou de l’insatisfaction  devant le comportement de certains  enfants ou jeunes. Dans le chapitre 5  de « La Joie de l’Evangile », le pape  nous explique qu’avec ces mentalités,  il est impossible d’être missionnaire.  Ne jetons pas la pierre aux catéchistes.  Croyons que les familles peuvent  changer dans leur implication  catéchétique et que la posture de  certains catéchistes peut évoluer.  Croire que rien ne peut changer est  un manque de spiritualité profonde  affirme le pape François. En ce début  d’année, nous pouvons lire ou relire  le chapitre 5 de cette exhortation du  pape. Oui, nous sommes appelés à être  « Famille de disciples missionnaires ».  C’est pour cela que chaque dimanche,  le Ressuscité nous invite (familles,  catéchistes, animateurs…) à nous  rassembler pour rendre grâce à Dieu le  Père. Nous venons écouter LA Bonne Nouvelle, qui n’est ni une doctrine, ni  un message…  C’est d’abord quelqu’un qui nous  invite à prendre position vis-à-vis de  Lui et à Le suivre…  Oui, c’est Lui, Jésus qui nous invite à  une rencontre personnelle avec Lui  tout au long de l’année.  Il nous rassemble pour nous envoyer  en mission ; une grande responsabilité,  pour évangéliser et témoigner auprès  des personnes que nous rencontrons  chaque jour dans nos lieux de vie.  Chaque baptisé est appelé à être un  missionnaire. Le but principal de la mission se  résume en trois verbes : AIMER – CONNAITRE – PARTICIPER.     Aimer,  c’est une exigence  posée par Jésus à vivre et faire  découvrir, afin de vivre une relation  personnelle avec le Christ vivant,  dans la prière pour apprendre à  écouter Jésus dans le silence et  pour témoigner au quotidien en  parlant de Lui et en regardant  les autres avec ses yeux. Quand  je prie, je reconnais que Dieu me  précède toujours et que ce que  je suis capable d’obtenir « c’est la manifestation, avec une plus grande clarté, de sa puissance, de son amour et de sa loyauté au sein de son Peuple ».     Connaître  :  Pour découvrir  Jésus et son message ; pour  découvrir l’Histoire de son Peuple  et la Révélation de son Père ; pour  comprendre comment l’Esprit Saint  est à l’œuvre dans l’Église, dans  la liturgie et les sacrements ; mais  aussi pour découvrir comment  Jésus continue d’être présent dans  son Église et de nous aimer.     Participer :  C’est le moyen pour  souligner que la communauté est  importante dans la vie de chaque  baptisé, car « on n’est pas chrétien  tout seul », et que la vie liturgique  et les célébrations sont des temps  forts de la vie paroissiale et  diocésaine. Ouvrons notre cœur à l’Envoyé de  Dieu, le Serviteur du Dieu, qui veut  être pour chacun l’ami et le Sauveur ;  mettons-nous en route à son appel :  « Allez, de toutes les nations, faites des disciples…, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit… ». 2018\b2019 ? Envoi en mission  Cette année, l’envoi en mission a été  fait le dimanche 16 septembre en  district. Les  acteurs de la Catéchèse ont  été réunis autour des 7 modérateurs  pour être envoyés. Toutes les  célébrations se sont terminées par  un temps convivial d’échanges et de  partage  afin de donner une visibilité  à cette Famille de catéchistes.  Grandes lignes : -  Étoffer l'équipe diocésaine de la  Catéchèse pour la préparation de  ECCLÉS ia’M 2020 ! -  Poursuite de la catéchèse familiale  en 1 ère et 2 ème  années de catéchèse. -   Elaboration de fiches d’animation par  VIE DU DIOCÈSE E CCLÉSIA ’M 2020 !    •  Chantie\b 3 La catéchèse !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 13 niveau pour les accompagnateurs,  les parents et les enfants ou jeunes. -  Sensibilisation et Formation des catéchistes pour une catéchèse  familiale en 3 ème  et 4 ème  années. -  Poursuivre la formation des  catéchistes (pédagogie, gestion de  groupe, nouvelles technologies,  accueil des parents, des jeunes et  enfants en difficulté). -  Mise en place de la catéchèse à partir  des textes de la liturgie et de fiches  élaborées. -  Elaboration de nouvelles fiches,  proposition de boîte à outils. Programme  Pour la première année, le manuel,  « Une aventure avec Jésus » demeure,  ainsi que la catéchèse par la famille. Les expériences lancées sur certaines  paroisses se poursuivent pour la 2 ème  à la 5 ème  année. Pour les paroisses, la  catéchèse se fera à partir d’un des textes  de la liturgie dominicale avec comme  support la revue "Magnificat Junior".  "Magnificat Junior" est un vrai  magazine destiné aux enfants de 7 à  12 ans. Il les accompagne au rythme  des temps liturgiques tout au long de  l'année. C’est un guide complet pour  l’enfant, qui : -  l'aide à développer sa vie spirituelle  et nourrir sa foi, -  l'accompagne sur le chemin de la  prière quotidienne, -  l'encourage à participer pleinement  à la messe et à la vie de l'Église, -  lui transmet les valeurs chrétiennes. Pour cela, "Magnificat Junior" propose  à l’enfant : -  les lectures et les prières de la messe  du dimanche accompagnées de  nombreuses explications, -   de belles pages de prières pour vivre  chaque jour sous le regard de Dieu, -  d'approfondir les grands sujets de la  vie et de la foi, -  des moments pour s'amuser et se  détendre. Pour chaque niveau, l’approfondisse- ment du texte se fera en fonction du  thème d’année :   a. 2 ème  année – thème : le Sacrement  de Réconciliation et le Pardon.  (Catéchèse par la famille). b. 3 ème  année - thème : le Sacrement  de l’Eucharistie. c. 4ème  année - thème : le Credo (la profession de foi de Pierre et la maison construite sur le roc). d. 5 ème  année : le Credo et la  profession de foi. Ne soyons pas comme ceux qui n’ont pas  d’espérance, Dieu peut agir en toutes  circonstances. Soyons les instruments  du dynamisme de la Résurrection en  nous donnant sans vouloir tout contrôler  ou calculer. F aisons confiance à l’Esprit  Saint. Pierre Valey, diacre Délégué diocésain à la catéchèse  ■ Agenda de l’Archevêque Du 3 au 28 octobre : A Rome : Synode des Évêques : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 14 La catéchèse constitue un chantier prioritaire de notre diocèse. Beaucoup de catéchistes,  d’ani\bateurs  de  che\bine\bent  s’interrogent,  tout  co\b\be  les  parents.  Un  \bê\be  type  de  constat  inquiète  :   bon  no\bbre  de  jeunes  désertent  la  \besse,  ou  y  vont  à  reculons.  Parallèle\bent, on note la croissance de phéno\bènes en lien avec un fléau qui préoccupe  notre société : les addictions.  E n effet, ces addictions avec ou  sans substances ne sont pas  sans conséquences sur le jeune  et sa famille. Dépendance aux produits,  « difficulté à se passer des écrans »,  troubles des apprentissages par manque  d’attention et de concentration, difficultés  scolaires, fatigue, baisse de performance,  sont au premier plan. Les tensions  familiales, les changements d’humeur  et de comportements (irritabilité, repli),  les difficultés à se faire des amis et à  maintenir un bon réseau de relations  sont aussi des troubles repérables. Mais  si l’isolement, et à l’extrême, l’agitation  sont des comportements visibles,  comment déceler tous les autres signes  de « mal être » directement liés à la prise  de substances ou d’autres formes de  dépendances ? Comment comprendre  ce qui se passe, chez un jeune « accro à une drogue, ou à son écran », qui  n’entend plus les consignes et semble  avoir perdu ses repères ? Le défi est grandiose et concerne tous  ceux qui sont amenés à travailler avec  les jeunes. Ceux que nous voyons  « déraper », ont suivi, pour la plupart,  5 années de catéchisme et au moins 2  années de cheminement. Certains ont été  abordés par des dealers et ont cherché  des solutions, d’autres ont exprimé leurs  difficultés et leurs besoins d’être écoutés,  mais ils n’ont pas tous été forcément  entendus, d’autres encore n’ont rien  laissé paraître et leurs parents n’ont rien  vu venir. Ne pas « baisser les bras » et  garder les bonnes postures éducatives,  est-ce encore possible ?  En bref, comment  accompagner et aborder une réalité à  laquelle on n’est pas habitué ? Est-il  possible de mener une politique de  prévention ?  Une première réflexion a déjà été menée  (février à juin 2018) ; elle regroupait  essentiellement des animateurs de  cheminement (1 à 2 représentants par  paroisse) et s’est déroulée le jeudi soir  à la salle paroissiale de Bellevue. Cette  année, la formation diocésaine (2018- 2019) propose de poursuivre dans  cette direction, mais avec l’ensemble  des acteurs pastoraux (catéchistes,  animateurs de cheminement,  responsables de servants d’autel,  catéchuménat d’enfants en âge scolaire).  Cette formation sera animée par des  professionnels de l’ensemble du réseau addiction désireux de soutenir cet effort  sur le plan diocésain 1. Participation aux  frais : 70 . Nous accueillons avec joie cette  collaboration à grande échelle . Les  formations vont se dérouler en district.  Le calendrier sera précisé ultérieurement  dans Eglise en Martinique et annoncé en  paroisse.  Les autres points de la formation sont  les suivants :  - le DUET (Diplôme universitaire d’études  théologiques). Les étudiants inscrits  poursuivent courageusement leur cursus.  Certains devraient obtenir cette année,  une première qualification diplômante.    - Une formation en liturgie sera  dispensée, du 8 au 17 février 2019, par  Mgr Francis Bestion, évêque de Tulle.  Pourront y participer en priorité : les  candidats aux ministères, les diacres  permanents, les séminaristes, les  institués pour le ministère de la Parole, les  animateurs en liturgie. Participation : 70 . - Le jeudi soir, à partir de février 2019,  un cours de spiritualité sera dispensé  par Mgr David Macaire. Les rencontres  se déroulaient traditionnellement à la  salle paroissiale de Bellevue, mais cette  année elles pourraient avoir lieu dans  les locaux de l'ICEA, au presbytère de  la cathédrale. Des précisions seront  données ultérieurement. Participation  aux frais : 70. - Depuis 3 années, un parcours biblique a été mis en place le mercredi, de 16h à  18h. Dans ce cadre, l’année 2018-2019  sera consacrée à l’étude des évangiles  synoptiques. Lieu : presbytère de  Redoute. Participation aux frais : 30 . Nous souhaitons à tous une année  fructueuse, riche en enseignements et  en réussite.  Père H. Lafine Délégué à la Formation diocésaine  ■ Formation diocésaine VIE DU DIOCÈSE 1 Par la suite chaque paroisse pourrait constituer une cellule d’écoute pour les jeunes adolescents particulièrement ceux qui posent problème.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 15 Réhabilitation de l’église de Sainte- Thérèse Inte\bview de M me  Nathalie Ruffin,  A\bchitecte du Pat\bimoine Madame Nathalie Ruffin, vous  suivez le dossier de réhabilitation de  l’église Sainte-Thérèse de Fort-de- France fermée depuis le tremblement  de terre de novembre 2007.  Je suis Architecte du Patrimoine,  diplômée du Centre des Hautes Etudes  de Chaillot.  L’équipe constituée avec  ECP BROUKS - Raphaël Firmin,  économiste de la construction, et  BERIM bureau d’études tous corps  d’état, est chargée de la restauration de  l’église de Sainte-Thérèse, fermée au  public suite à la fissuration des voûtes  en briques pleines de la nef et des bas- côtés, après le tremblement de terre du  29 novembre 2007. Le 1 er octobre 2018, en la fête de Sainte  Thérèse de l’Enfant Jésus, Mgr David  Macaire a présidé la bénédiction  de la plaque reconnaissant l’église  Sainte-Thérèse comme monument  historique. Pouvez-vous nous rappeler  ce que signifie cette reconnaissance et  comment elle a été obtenue ? Rappelons en premier lieu que l’église  paroissiale de Sainte-Thérèse a été  construite de 1930 à 1935, par Charles- Albert Wulfleff, architecte du Ministère  des colonies, également maître d’œuvre  de l’église du Sacré-Cœur de Balata,  de l’église Saint-Antoine des Terres- Sainville et de l’hôpital Clarac. Du fait de son intérêt historique,  artistique, architectural, mais aussi  technique ou scientifique, l’église de  Sainte-Thérèse a reçu le statut juridique  de monument historique. C’est une  reconnaissance par la Nation de sa  valeur patrimoniale obtenue après la  demande motivée de l’Archevêché de  la Martinique.  Le chantier de réhabilitation sera  ouvert : l’édifice est fragilisé,  plusieurs tranches de travaux sont  programmées, lesquelles ? Précisons que le montage financier  permettant de réaliser le chantier de  restauration de l’église est en cours. Le  chantier ne pourra donc démarrer qu’à  son terme. Les deux tranches du chantier  programmé sont les suivantes : -  une tranche ferme relative aux études  obligatoires de diagnostics affinés, et  aux travaux de mise en sécurité de la  voûte en briques pleines ; -  une tranche conditionnelle visant des  travaux nécessaires à la réouverture  au public. Avez-vous une idée de la durée des  travaux et de la date à laquelle  l’église Sainte-Thérèse pourra être  à nouveau ouverte ? La réouverture de l’église de Sainte- Thérèse dépend du temps nécessaire  à la réunion de l’enveloppe financière  nécessaire à sa restauration, soit environ  900 000  TTC pour la tranche ferme  et 1 900 000  TTC pour la tranche  conditionnelle. En résumé, la réouverture de l’église de  Sainte-Thérèse dépend de la générosité  de TOUS. Dès la réunion totale de l’enveloppe  financière, je serai en mesure de  communiquer des durées et des dates  d’intervention. Madame Ruffin, merci d’avoir  accepté de répondre à nos questions.  Propos recueillis par Michel Déglise  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 16 « Au final, c’est un hy\bne à la cha\’rité qui nous est proposé, un évangile des pauvres… » C e documentaire réalisé par  Wim Wenders a suscité  l’intérêt de nombreux specta- teurs. Qualité de l’image, qualité de la  bande son et qualité du contenu ! J’ai été très sensible aux images qui sont  belles. Elles inspirent la contemplation  au travers des visages, des paysages, des  événements. On retrouve la « patte »  de Wim Wenders. Ce face à face qu’il  nous propose avec le Pape est des plus  touchants, des plus humains… Il n’y a pas que le ravissement des  yeux, il y a aussi la joie de l’écoute.  Entendre ces personnes inconnues  ou non s’exprimer librement devant  le Saint-Père, entendre la musique  poignante par moment, entendre  le Pape s’adresser à vous (car on a  vraiment l’impression qu’il s’adresse  particulièrement à chacun). Enfin, il y a le message ! Les paroles du Pape  sont une vraie consolation, même quand il  aborde les questions sensibles comme les  cas d’abus sexuels dans l’Eglise. Au final,  c’est un hymne à la charité qui nous est  proposé, un évangile des pauvres… « Tu  as aimé, Seigneur, cette terre » (Ps 84,2) Si donc la personnalité du pape  François est mise en avant, je n’ai pas pu  m’empêcher de penser au pape-émérite  Benoît XVI. Et si l’acte le plus prophétique  de ce siècle était la renonciation à la charge  d’un pape incompris, désormais plongé  dans le silence ? Sans cet acte kénotique*,  nous n’aurions pas ce pape François, pape  des tout-petits et des marginalisés. Dans  l’Evangile, il faut toujours un abaissement  pour une élévation !  P. Christian Catayée, Vicaire épiscopal  ■ Film : Le pape François, un homme de parole ! POINT DE VUE *d'anéantissement

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? Question ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Le Rosaire, une prière pour les vieux ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 17 L a prière du très saint Rosaire  est à la fois très ancienne  et très actuelle ; elle a ses  fervents défenseurs et ses féroces  détracteurs. Qu’il s’agisse de la jeter  aux oubliettes ou d’en chanter les  louanges, chacun a son avis. Nous  essaierons très brièvement, à la  lumière du petit ouvrage « Rosaire  un jour, Rosaire toujours » du  frère Louis-Marie Ariño-Durand,  promoteur général du Rosaire pour  l’ordre dominicain, d’y voir un peu  plus clair. Dans cet article, en répondant à la  question de la rédaction d’Église en Martinique : « Le Rosaire une prière  pour les vieux ? »,  nous essaierons  de réconcilier les uns et les autres  en montrant que la prière mariale du  Rosaire est la cible d’idées reçues.  Une prière « démodée », ou égrenée  par des têtes grisonnantes… Rien  n’est plus faux, car les jeunes le prient  de plus en plus ; nous verrons que  l’essentiel est de vraiment goûter  cette prière pour y contempler le  Christ avec, par, et comme Marie. Ainsi, comme je vous disais en  introduction et non sans humour,  le frère Louis-Marie Ariño-Durand,  dans ce petit livre que je vous  conseille  (Rosaire un jour, Rosaire toujours) souligne que beaucoup,  et parmi eux les têtes grisonnantes,  ont mis de côté cette pratique qu’on  leur avait décrite comme grotesque,  vaine et dépassée ; quant à ceux et  celles qui ont  tenu le flambeau, ils  ont souvent, sous l’influence d’une  certaine modernité prompte à un  besoin de changements, opté pour  des variations, voire des adaptations  assez hasardeuses, telle la  métamorphose de l’Ave Maria, je cite  :  « en un ridicule Réjouis-toi, Marie »  due à une mauvaise traduction du  « bonjour » grec … Comment, dans  ces conditions, faire prier ensemble  des gens qui ne savent plus les  mêmes textes ? ». Prenant appui sur son expérience  personnelle et l’héritage de son  ordre religieux, il répond à la  majorité des critiques faites à propos  du Rosaire : « prière de vieux »,  « prière de femme », « trop longue »,  « répétitive »,  « caricaturale »,  « pas assez centrée sur le Christ »,  « prière de pauvre », et même  « prière politiquement incorrecte » ;  affirmations qui poussent le  prédicateur à une mise au point un  peu piquante et succulente. Au risque  de déplaire à certains, il n’hésite pas  à redire que le Rosaire est une arme  puissante contre le démon qui irrite  le monde et son prince, et qu'il abat  des fausses idoles. Prière de vieux ! Certainement pas,  prière démodée encore moins, tout  simplement parce que le Rosaire  est hors du temps, j’oserais dire  comme Dieu. Ainsi, de nombreux  groupes de jeunes prient le Rosaire.  Pourquoi cette attirance des jeunes générations ?  D’abord,  parce qu’il y a un  support concret,  le chapelet, c’est  donc une prière  incarnée ; c’est  ensuite une prière,  écoutons Fr Louis- Marie à ce propos : « … il ne faut pas inventer grand-chose,  ce qui parle à de nombreux jeunes  qui expliquent ne pas toujours avoir  les mots pour prier ». De nombreux  jeunes reviennent à la Foi constituant  l’Église du parvis (cf.  E CCLESIA ’M 2020 )  et ont besoin de formules concrètes  qui leur permettent d’avoir un cadre  qu’ils n’auraient pas pu trouver  d’eux-mêmes. Enfin, le Rosaire est  une prière d’une grande souplesse :  seul ou en groupe, donc une prière  accessible à tous et pour tous. Les  jeunes en particulier sont réceptifs  à cette prière perpétuelle car elle  répond à une quête spirituelle  vivifiante, accessible et nourrissante,  et surtout, nous fait contempler le  Christ. En ce début du mois d’octobre,   « invoquons Marie, la Mère de  Jésus » pour (dit le pape François),  « apprendre à la prier par la prière  simple et efficace du Rosaire », parce  que « cette prière mariale est la voie  pour interpréter la volonté de Dieu  sur notre vie ». Père Patrick-Alexis Phanor  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 octobre 2018 – n° 570 19 MEDIAS Dimanche 7 octobre 2018 Rosaire 2016 - Rediffusion Face au bouleversement climatique, comment pouvons-nous réagir ? Et avons-nous encore le temps ? La nature nous  enverrait-elle un message et lequel ? Pour cette urgente prise de conscience, Dieu m'est témoin reçoit Ferdy Louisy, maire  de Goyave et président du Parc National de Guadeloupe, et Alexandre Magnan, chercheur à l'Institut du Développement  Durable et des Relations Internationales (IDDRI), spécialiste des questions d'adaptation au changement climatique. Dimanche 14 octobre 2018 Louanges et rock : mariage heureux ? Qu’est-ce que la louange ? En connaissons-nous le sens véritable et comment la pratiquons-nous ? Tous les styles de  musique sont-ils compatibles avec la louange ? Les groupes de louange ont-ils une place particulière au sein de l’Eglise ?  Dieu m'est témoin pose ces questions cette semaine à Antoine Auclair, leader du groupe pop louange Hopen. Nous serons  connectés avec le responsable de la communication du diocèse de Martinique, qui anime un samedi par mois l’émission  louange de Radio Saint-Louis. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \’MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\’vérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX Téléphone : 06 96 \’310 333 - E-\bail : \’\bichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\P domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\’NIQUE 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 !

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 Fête litu\bgique :  15 octobre Sainte Thérèse D'Avila, Docteur de l'Eglise ‘‘‘‘ Q ue rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante, Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout, Celui qui possède Dieu ne manque de rien, Dieu seul suffit ! ‘‘

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