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Le pauvre, mon F rère… E g lise en MARTINIQUE N° 573 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 18 NOVEMBRE 2018 Pourquoi des Saints Patrons ? An sèl inité Dossier : Les acteurs de la charité en Martinique

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EDITORIAL 2 MÉDIAS 19 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 C e 18 novembre est l'avant-dernier dimanche de l'Année liturgique B qui se terminera avec le Christ Roi (25 novembre). Nous nous approchons ainsi de la fin de la lecture continue du livre de Saint Marc. L’année liturgique nous a permis de revivre les mystères de la vie de Jésus. Aujourd’hu\ i, l’Evangile nous place devant un dernier mystère : celui du Retour \ du Christ à la fin des temps. Mais n’ayons crainte, le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. Le psalmiste nous appelle à la confiance : Le Seigneur est devant nous sans relâche… Appuyons-nous donc sur Lui, et nous serons inébranlables. Demeurons dans son amour ! L’Eglise célèbre, ce dimanche, la Journée mondiale des Pauvr\ es. “Un pauvre crie, le Seigneur entend” (Ps 33,7) tel est le thème défini par le pape François pour cette 2 ème édition. « Les pauvres nous évangélisent, en nous aidant à découvrir chaque jour la\ beauté de l’Evangile », nous dit le Saint-Père. Ils « n’\ ont pas besoin de compétiteurs, mais d’un amour qui sache demeurer discret et oublier le bien accompli ». Rappelons-nous que le pauvre n’est pas seulement l’indigent. C’est également celui qui est blessé, perdu, qui manque d’am\ our, d’affection, d’amis… Des hommes et des femmes sont au service des pauvres dans notre diocèse, au sein de différentes structures caritatives et ecclé\ siales. Ils sont engagés dans la mission par simple amour fraternel, avec le désir de faire du bien, de partager, de soutenir, d’accompagner... Notre dossier vous permet de découvrir quelques-uns de ces acteurs de la charité. En ce mois de novembre où nous avons fêté les saints, nous avon\ s voulu vous édifier sur une question : Pourquoi des Saints Patrons ? La réponse vous est donnée par un prêtre de notre diocèse, d\ ans la rubrique « An tchè Légliz-la ». L’Eglise fêtera dimanche prochain le Christ, Roi de l’Univers. Soyons attentifs à reconnaître les signes de son passage dans notr\ e vie et dans celle de nos frères. Posons des actes concrets d’amour\ envers ceux qui crient… Bon dimanche ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA LEGS \b DONATIONS \b ASSURANCES\bVIE EGLISE UNIVERSELLE\C • Parole dominicale •  Le Parcours \bachée s’implante  à Saint-Joseph • An Sèl Inité, Act \iII… • Samedi du CPM • Agenda de l’Archevêque •  Fête du Christ Roi et de l'Actio\in  catholique   Interview de Laurent Vestris, président de la FEMAC/M •   Lettre à un frère Pauvre •   Pourquoi y a-t-il des saint\is patrons ? Qui sont-ils ? • Léguer au Diocèse de Martinique •   Les acteurs de la charité en M\iartinique :   - La Société Saint-Vin\icent-de-Paul (SSVP)   - Le Secours Catholique   - La « Maison du Coeur\i »   - La Pastorale des Migrants    -  La Maison d'Accueil des Familles  et Amis des Détenus (MAFAD)   - L’Aûmonerie de prison   -  Le Service diocésain de la pastorale de la santé •   Message du Saint-Père  pour la Journée Mond\iiale des Pauvres 3334 6 17 LEGS \b DONATIONS \b ASSURANCES\bVIE 18 3333 2222 8 7 10 11 10 Dossier  :  JOURNÉE MONDIALE  DES PAUVRES 12

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 3 MOT DE L’ÉVÊQUE M on très cher frère, Le monde déteste la  Pauvreté… toi aussi,  certainement. Tu n’as pas choisi d’avoir  moins que les autres, d’avoir si peu pour  vivre, de n’avoir rien. Si tu pouvais et si  je pouvais, tu ne serais pas pauvre. Tu  détestes peut-être ta pauvreté et il faut  bien reconnaître que tu n’es pas le seul.  Tout le monde la fuit comme la honte la  plus laide. Avant, lorsqu’il y avait encore un peu de  gratuité, le pauvre pouvait encore vivre,  moins bien que d’autres, certes, mais  avec eux ! Il avait une raison d’être, une  place dans la société. Être pauvre ! Ça a  toujours été difficile. Mais aujourd’hui  c’est pire : le pauvre est non seulement  pauvre, mais il est exclu, excommunié  de la société, de l’école, de la fête, du  bonheur, de la vie tout court. Tout s’achète et tout se vend… La  nourriture se paye. Le gîte s’acquiert  à prix d’argent. Se vêtir n’est pas bon  marché. La santé coûte cher. La sécurité  et la liberté s’achètent. Les transports  sont hors de prix. Il faut mettre la main  à la poche pour avoir la beauté ou la  force. Le plaisir vient de l’argent. Se  reposer, dormir, se détendre n’est pas  gratuit. La sexualité se donne au plus  offrant. La réputation se finance. On  assure, même sa vie, avec des euros.  On compte ses amis en proportion de  son compte en banque. Le confort se  monnaye. Des bébés sont l’objet de  trafic. Les grossesses se louent. La mort  elle-même relève du commerce. Sans  parler de ceux qui veulent acheter des  esprits ou corrompre des pasteurs en  glissant une enveloppe… L’argent offre  tous les petits plaisirs qui composent le  soi-disant bonheur absolu. Et pourtant,  un empire de frustration, de peur, de  violence, de solitude, d’addiction, de  déprime et de suicide s’étend à mesure  de l’augmentation du niveau de vie. Et  rien ne l’arrête. La vérité, c’est que l’on confond misère  et pauvreté. La misère est un mal. Elle  ne vient pas de Dieu. Elle vient du  péché. La misère est intolérable. Elle  prive du nécessaire vital : la nourriture,  le logement, le vêtement, les soins  pour le corps, mais aussi l’amour  (et donc la liberté et la justice), la  reconnaissance, l’éducation, la culture  ou le divertissement pour l’âme… Une  société qui laisse ses enfants dans la  misère et ne leur procure point tout cela  est viciée, inhumaine et court à sa perte.  Mais être pauvre, au sens de l’Évangile,  ce n’est pas manquer du nécessaire,  c’est mépriser la richesse, l’opulence, le  gaspillage et l’abondance qui rendent  égoïste. Être riche, c’est avoir l’illusion  de pouvoir vivre sans les autres et  sans Dieu, c’est croire que l’on peut  se mettre en sécurité par soi-même,  se croire le maître du monde. Tout  cela est tellement faux. « Vanité des vanités, disait l’Ecclésiaste ; tout n’est que vanité ! » Mon frère pauvre, toi et moi devons  lutter pour qu’il n’y ait plus de misère.  Par contre, nous devrons travailler à ce  que cesse la colonisation idéologique  des sociétés de consommation. Trop  de nos jeunes soupirent après un  mode de vie qui est pire qu’un mythe  et qui ne sert qu’à les maintenir dans  l’oppression et la misère en les faisant  rêver à de fausses solutions : maudite  richesse !  Toi qui es pauvre, viens au secours de la  Martinique embourgeoisée ! Les aléas  naturels ou historiques nous avaient  appris à mettre notre confiance dans la  Providence et la solidarité avant tout. Elle  était tellement plus heureuse lorsque  la pauvreté épiçait de complicité sa  vie sociale ! Montre-nous la voie de  la solidarité, de l’humilité, d’une vie  proche de la nature, du « bonjour », du  « saw-fè-vwazinn !? » et surtout d’une  vie de foi. Comme Marie, la pauvre fille  de Sion, et comme Jésus, qui n’avait pas  un endroit où reposer la tête, témoigne  de la foi des pauvres qui crient et que  Dieu entend (Ps 33,7). Mon cher frère pauvre, tu n’es pas riche,  mais tu es un trésor ! + Fr David Macaire ,  Archevêque de Saint- Pierre et Fort-de-France  ■ Lettre à un frère Pauvre Tu es un trésor

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 4 Message du Saint\bPère  Pour la Journée Mondiale des Pauvres 1.  « Un pauvre crie ; le Seigneur entend ».  Les paroles du psalmiste deviennent  les nôtres lorsque nous rencontrons  des situations de souffrance et de  marginalisation, dans lesquelles vivent  tant de frères et de sœurs que nous avons  coutume de désigner par l’appellation  générique de « pauvres ». Celui qui écrit  ces mots n’est pas étranger à cette condition,  bien au contraire. Il fait l’expérience directe  de la pauvreté et la transforme cependant  en un chant de louange et d’action de grâce  au Seigneur. A nous qui sommes concernés  par tant de formes de pauvretés, ce psaume  nous donne aujourd’hui de comprendre  qui sont les véritables pauvres, vers qui  nous sommes invités à tourner le regard  pour entendre leur cri et reconnaître leurs  besoins. Il nous a d’abord été dit que le  Seigneur entend les pauvres qui crient vers  Lui, et qu’Il est bon avec ceux qui cherchent  refuge en Lui, le cœur brisé par la tristesse, la  solitude et l’exclusion. Il écoute ceux dont la  dignité est bafouée, et qui ont cependant la  force d’élever leur regard vers le haut pour  recevoir lumière et réconfort. Il écoute ceux  qui sont persécutés par une justice inique,  opprimés par des politiques indignes de ce  nom et dans la peur de la violence, tout en  considérant Dieu comme leur Sauveur. (…).  2.   Le Psaume exprime l’attitude du  pauvre et sa relation à Dieu avec  trois verbes. D’abord « crier ». Le fait d’être  pauvre ne peut se résumer en un seul mot :  c’est un cri qui traverse les cieux et rejoint  Dieu. Qu’exprime le cri du pauvre, sinon  la souffrance et la solitude, sa déception  et son espérance ? Nous pouvons nous  demander : comment se fait-il que ce cri  qui monte jusqu’à Dieu ne parvient pas à  nos oreilles et nous laisse indifférents et  impassibles ? Au cours d’une telle Journée,   nous sommes appelés à un sérieux examen  de conscience pour saisir si nous sommes  réellement capables d’écouter les pauvres.  Pour reconnaître leur voix, nous avons  besoin du silence de l’écoute. Plus nous  parlons, plus nous aurons du mal à les  entendre. (…). 3. « Répondre » est un deuxième  verbe. Le Seigneur, non seulement  entend le cri du pauvre, mais il répond. Sa  réponse, ainsi que l’atteste toute l’histoire  du salut, est un partage plein d’amour,  de la condition du pauvre. Ce fut ainsi  lorsqu’Abraham exprima à Dieu son désir  d’une descendance, alors que lui et son  épouse Sara, désormais âgés, n’avaient pas  d’enfant. C’est ce qui s’est produit lorsque  Moïse, à travers le feu du buisson ardent, a  reçu la révélation du nom divin et la mission  de faire sortir son peuple de l’Egypte. Cette  réponse fut confirmée tout au long de la  marche du peuple à travers le désert :  quand il ressentait la morsure de la faim  et de la soif, et quand il tombait dans une  misère pire encore, l’infidélité à l’alliance  et l’idolâtrie. La réponse de Dieu au pauvre  est toujours une intervention de salut pour  soigner les blessures de l’âme et du corps,  pour rétablir la justice et pour aider à  reprendre une vie digne. La réponse de  Dieu est aussi un appel pour que quiconque  croit en lui puisse faire de même dans les  limites de la condition humaine. La Journée Mondiale des Pauvres se veut une modeste  réponse de toute l’Eglise, dispersée de par  le monde, adressée aux pauvres de toutes  sortes et de tous lieux, afin que nul ne croit  que son cri s’est perdu dans le vide. (…).  On  ne répond pas aux besoins des pauvres par  procuration, mais en écoutant leur cri et en  s’engageant personnellement. (…). 4.  « Libérer » est un troisième verbe.  Le pauvre de la Bible vit dans la  certitude que Dieu intervient en sa faveur  pour lui redonner sa dignité. La pauvreté  n’est pas recherchée, mais elle est le fruit  de l’égoïsme, de l’orgueil, de l’avidité et  de l’injustice. Des maux aussi vieux que  l’humanité, qui sont toujours des péchés  qui blessent tant d’innocents, ont des  conséquences sociales dramatiques. L’agir  du Seigneur qui libère est une œuvre de  salut à l’égard de ceux qui Lui manifestent  leur tristesse et leur angoisse. La prison de  la pauvreté est détruite par la puissance de  l’intervention de Dieu. (…). Le salut de Dieu  prend la forme d’une main tendue vers le  pauvre, une main qui accueille, protège,  et donne de percevoir l’amitié dont on a  besoin. (…). 5. Je suis ému par le fait de savoir que  beaucoup de pauvres se sont identifiés  à Bartimée, dont parle l’évangéliste Marc.  Bartimée « un aveugle qui mendiait », était  assis au bord du chemin, et ayant entendu  Jésus passer « se mit à crier » et à invoquer  le « Fils de David » pour qu’il ait pitié de lui.  « Beaucoup de gens le rabrouaient pour  le faire taire, mais il criait de plus belle ».  Le Fils de Dieu entendit son cri : « Que  veux-tu que je fasse pour toi ? ». Et l’aveugle  lui répondit : « Rabbouni, que je retrouve  la vue ! ». Ce passage d’évangile donne à  voir ce que le psaume annonçait comme  une promesse. Bartimée est un pauvre  privé de ses capacités fondamentales :  voir et travailler. Combien de situations  Un pauvre crie ; le Seigneur entend (Ps 33,7) 18 novembre 2018 Message du Saint\bPère Message du Saint\bPère Message du Saint\bPère Message du Saint\bPère Message du Saint\bPère Message du Saint\bPère  EGLISE UNIVERSELLE\i

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 5 aujourd’hui encore produisent des états de  précarité. Le manque des moyens de base de  subsistance, la marginalisation quand on n’a  plus la capacité de travailler normalement,  les différentes formes d’esclavage social,  malgré les avancées accomplies par  l’humanité… Comme Bartimée, beaucoup  de pauvres sont aujourd’hui au bord de la  route et cherchent un sens à leur condition.  Combien s’interrogent sur les raisons de  leur descente dans un tel abîme, et sur  la manière d’en sortir ! Ils attendent que  quelqu’un s’approche d’eux et leur dise :  « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. ».  (…). On  tend à créer une distance entre eux et nous,  sans se rendre compte qu’on s’éloigne ainsi  du Seigneur Jésus, qui ne les repousse pas,  mais les appelle à lui et les console. (…). 6.  Les pauvres sont les premiers  capables de reconnaître la présence  de Dieu et de témoigner de sa proximité  dans leur vie.  Dieu demeure fidèle à sa  promesse, et jusque dans l’obscurité de  la nuit, la chaleur de son amour et de sa  consolation ne fait jamais défaut. Pour  que les pauvres sortent de leur condition  dégradante, il leur faut cependant percevoir  la présence de frères et de sœurs qui se  préoccupent d’eux, et ouvrant la porte de  leur cœur et de leur vie, les considèrent  comme des amis et des familiers.  Ce n’est  qu’ainsi que nous pourrons découvrir « la  force salvifique de leurs existences » et  « les mettre au centre du cheminement de  l’Église ». En cette Journée Mondiale, nous  sommes invités à donner corps aux paroles  du Psaume : « Les pauvres mangeront :  ils seront rassasiés ». Dans le Temple de  Jérusalem, nous savons qu’après le rite  du sacrifice, un banquet avait lieu. C’est  une expérience que de nombreux diocèses  ont faite l’année dernière, qui a enrichi  la célébration de la première Journée Mondiale des Pauvres. Je voudrais que cette  année encore, et à l’avenir, cette Journée   soit placée sous le signe de la joie et d’une  capacité renouvelée à se retrouver. Prier  ensemble en communauté et partager le  repas du dimanche. (…). 7.   On ne compte plus les initiatives que  la communauté chrétienne prend  quotidiennement pour manifester sa  proximité et soulager tant de formes de  pauvreté que nous avons sous les yeux. La  collaboration avec d’autres instances, qui  ne sont pas animées par la foi, mais par  la solidarité humaine, permet d’apporter  une aide que nous ne pourrions pas  réaliser seuls.  Dans ce monde immense  de la pauvreté, reconnaître les limites, la  faiblesse, et l’insuffisance de nos moyens,  invite à une collaboration réciproque  qui nous permet ainsi d’être davantage  efficaces.  C’est la foi et l’impératif de  la charité qui nous animent, mais nous  savons reconnaître d’autres formes d’aide  et de solidarité qui partagent en partie  les mêmes objectifs, pourvu que nous ne  mettions pas de côté ce qui nous est propre :  conduire chacun à Dieu et à la sainteté. Il  ne s’agit pas de vouloir jouer les premiers  rôles face aux pauvres, mais il nous faut  reconnaître humblement que c’est l’Esprit  qui suscite des gestes qui expriment la  réponse et la proximité de Dieu. Lorsqu’il  nous est donné de nous faire proche des  pauvres, sachons reconnaître que c’est Lui,  le premier, qui a ouvert nos yeux et notre  cœur à la conversion. Les pauvres n’ont pas  besoin de compétiteurs, mais d’un amour  qui sache demeurer discret et oublier le  bien accompli. Les véritables acteurs sont  le Seigneur et les pauvres. Celui qui se met  au service est l’instrument entre les mains  de Dieu pour faire reconnaître sa présence  et son salut. (…). 8. On comprend ainsi quelle distance il  y a entre notre mode de vie et celui  du monde qui fait la louange, suite et imite  ceux qui ont le pouvoir et la richesse, et  qui marginalise les pauvres, les considère  comme des déchets qui font honte. Les mots  de l’Apôtre nous invitent à donner toute  sa plénitude évangélique à la solidarité  à l’égard des membres les plus faibles et  moins bien pourvus du Corps du Christ : « Si  un seul membre souffre, tous les membres  partagent sa souffrance ; si un membre  est à l’honneur, tous partagent sa joie. ».  De la même manière, dans la Lettre aux  Romains, il exhorte : « Soyez joyeux avec  ceux qui sont dans la joie, pleurez avec  ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord les  uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des  grandeurs, mais laissez-vous attirer par  ce qui est humble ». C’est la vocation du  disciple du Christ, l’idéal vers lequel tendre  constamment, pour adopter toujours plus  en nous les « dispositions qui sont dans le  Christ Jésus ». 9. C’est une parole d’espérance que la foi  nous indique comme épilogue naturel.  Souvent les pauvres mettent en cause notre  indifférence, fruit d’une vision de la vie  trop immanente et liée au présent. Le cri  du pauvre est aussi un cri d’espérance par  lequel il manifeste la certitude d’être libéré.  C’est l’espérance fondée sur l’amour de  Dieu qui n’abandonne pas celui qui se  confie en Lui. Sainte Thérèse d’Avila écrivait  dans son Chemin de la perfection : « La  pauvreté d'esprit est un bien qui renferme  en soi tous les biens du monde. Elle confère  une souveraineté suprême, car c'est être le  souverain de tous les biens du monde que  de les mépriser ». C’est dans la mesure où  nous sommes capables de discerner le bien  véritable que nous devenons riches devant  Dieu et sages devant nous-mêmes et les  autres. C’est précisément dans la mesure  où l’on parvient à donner à la richesse son  sens véritable et juste que l’on grandit en  humanité et que l’on devient capable de  partager. 10.   J’invite mes frères évêques, les  prêtres et les diacres en particulier,  à qui on a imposé les mains pour le  service des pauvres, avec les personnes  consacrées et tant de laïcs qui donnent  corps à la réponse de l’Eglise au cri des  pauvres, dans les paroisses, les associations  et les mouvements, à vivre cette Journée Mondiale comme un moment privilégié de  nouvelle évangélisation. Les pauvres nous  évangélisent, en nous aidant à découvrir  chaque jour la beauté de l’Evangile. Ne  passons pas à côté de cette occasion de  grâce. En ce jour, considérons-nous tous  comme leurs débiteurs afin qu’en nous  tendant la main les uns et les autres, se  réalise la rencontre de salut qui soutient  la foi, rend effective la charité et donne  l’espérance pour progresser avec sûreté  sur le chemin où le Seigneur vient à notre  rencontre.  Pape François ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 6 Dimanche 18 novemb\be 2018   la P arole  Dominicale « T u ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. ». Telle  est la profession de foi que nous venons  de clamer dans le psaume responsorial  (Ps 15,10) ! La foi authentique a pour  ultime contenu la vie infinie et non  l’angoisse, encore moins la peur de la  mort. Le Dieu de notre foi n’est pas le  Dieu des morts, mais le Dieu des vivants  (Mt 22,32).  Mais la saveur « apocalyptique » des  textes de ce dimanche qui nous parlent  de bouleversement et d’écoulement  de notre histoire, pourrait faire  émerger de nos cœurs une ambiance  de frayeur. Ils évoquent, certes, des  drames cosmiques terrifiants et des  cataclysmes redoutables. Mais, en  définitive, leur message est tout orienté  vers l’espérance. Cette espérance s’enracine surtout dans  les dimensions à la fois stable et pérenne  des paroles de Jésus : « Mes paroles ne passeront pas ». Cela permet d’adopter  une autre compréhension sur la mort.  Ce n’est donc pas la fin de tout, même si  tout ce qui est destiné à passer aura sa  fin. Et puisque notre histoire personnelle  et collective a eu un début, elle aura  aussi une fin. Heureuse ou triste, cela  dépendra de nous. Oui, une fin qui ne  s’inscrit pas dans une conjecture de  dates ou fièvre « apocalyptique » ou  hystérie millénariste. L’espérance doit grandir en nous. Daniel  nous le rappelle. Certes, le texte proposé  par la liturgie a pour arrière-plan la  dramatique époque de la déportation  des juifs à Antioche de Syrie. Le  prophète exhorte ses compatriotes  persécutés à ne pas désespérer, car il  y a bel et bien une vie après la mort. Au  cœur de nos drames humains, Dieu a  toujours le dernier mot. C’est dire que  le temps de détresse et d’humiliation  du peuple prendra fin un jour. Au jour  de la délivrance, tous les hommes de  bien qui auront fait preuve de fidélité,  passeront victorieusement l’épreuve  du martyre. La mort ne pourra détruire  leur vie d’union intime avec Dieu. Ils  ressusciteront pour la vie éternelle.  Deux choses pour notre méditation  de ce dimanche : la fin du monde et  l’avènement d’une nouvelle réalité avec  le retour du Christ pour le salut des élus.  Mais auparavant, et pour être à même  d’accueillir la vie nouvelle, l’homme  devra s’engager dans une dynamique  de renouvellement continu de soi et  de son environnement écologique.  Voilà un message d’espérance et un  encouragement pour ces disciples  appelés à tenir bon dans les épreuves  et à rester vigilants jusqu’au retour du  Maître.  P. Gilles Aïzo,  Curé de Sainte-Marie   ■ Daniel 12,1-3  •  \HPsaume 15  •  Hébreux 1\b,11-14.18  • \H Marc 13,24-32 33 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B LITURGIE ‘‘‘‘ … on verra le Fils ‘‘ … on verra le Fils ‘‘ de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Marc 13,26-27 ‘‘‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 7 VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE Lundi 4 novembre, les promoteurs du Parcours Zachée à la Martinique étaient réunis  à la salle paroissiale de Saint-Joseph avec les nouveaux membres, une cinquantaine  de personnes inscrites. A la demande du Curé de la  paroisse de Saint-Joseph,  le père Wilfried Bannais, le  Parcours Zachée a été lancé sur la  paroisse. Mme Jocelyne Virassamy,  membre de la Communauté de  l'Emmanuel et actuelle responsable du  Parcours, et son équipe accompagnent  cette belle initiative A l’origine du Parcours Zachée,  il y a Pierre-Yves Gomez de la  Communauté de l’Emmanuel. En 2011,  le père Benjamin François-Haugrin  l’a découvert et a trouvé judicieux de  le proposer à la Martinique. Il en est  actuellement l’aumônier. Le premier Parcours en Martinique,  lancé dès 2011 par le père Benjamin  François-Haugrin, a été fortement  encouragé par le regretté Mgr Gaston  Jean-Michel, doyen d’âge de notre  diocèse. Mgr David Macaire, notre  archevêque, l’encourage lui aussi  puisque, aujourd’hui, 7 Parcours ont  été mis en place. Comment définir le parcours Zachée ? C’est en réalité un parcours permettant  d’apprendre à vivre en chrétien tous  les jours, quelle que soit notre activité  professionnelle. S’appuyant sur la  Doctrine Sociale de l’Eglise, il est à la  portée de tous et s’adresse à tous ceux,  en activité professionnelle ou non,  qui cherchent une plus grande unité  entre leur foi et leur vie quotidienne.  D’ailleurs les participants ont des  profils professionnels divers et variés. Le parcours se déroule en deux séances  par mois, sur une durée de huit mois,  comprenant des enseignements, des  exercices personnels, des temps de  partage en petits groupes, et des temps  de prières collectives. Joël Sandot  ■ Le Parcours Zachée s’implante à Saint- Joseph Comment définir le parcours Zachée ? C’est en réalité un parcours permettant  Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 8 P our cette 2 ème  édition, nous avions sur  scène des artistes de renom et des  prêtres qui ont accepté la mission :  Stella Gonis, Christelle Rosette, Thierry Lof,  Céline Barclay, Ivy Jalta, Ryden, Gessy Nataly,  Mali et les pères Pierre Henderson et Gaëtan  Présent. Et pour les accompagner, des jeunes talents :  Soleen, Ronald, Jessica, Elisabeth, Manuel,  Lucas, Guy-Annie, Yann, Audrey, Stephy et  Rebecca. Ensemble, ils ont enflammé le Parc  Culturel Aimé Césaire avec leur voix. Artistes  locaux et jeunes talents ont proposé ainsi  divers genres musicaux : gospel, ragga, calypso,  zouk ...   Le père Wilfried Bannais  s'est illustré dans un  nouveau registre. Après  avoir fait partie des  comédiens lors de la  première édition, il a  relevé un nouveau défi,  celui d'être co-présentateur de la soirée avec  la talentueuse Valérie. Partage, unité, joie, fraternité, un délicieux  cocktail qui a donné comme résultante : du  baume au cœur au public. Merci d'être venu  si nombreux à ce rendez-vous, merci pour vos  témoignages et votre soutien.  ■ VIE DU DIOCÈSE Le samedi 27 octobre 2\b18, la Caravane de l'Espoir organisait  la  seconde  édition  de  «  An  Sèl  Inité  »  au  Grand  Carbet.  Un  concept  qui  a  vu  le  jour  en  2\b17,  permettant  aux  différents  acteurs  de  notre  Eglise  de  s’unir  en  utilisant  les  talents  que  Dieu a mis en chacun. Les fonds récoltés nous aident  à œuvrer dans la mission, notamment à participer  au  Festival  de  la  Foi  à  Paris  en  Août  2\b19,  avec  le  père Marcel Crépin et l'Aumônerie Antilles-Guyane.  An Sèl Inité, Act II… Tous unis pour un s\Ceul et unique objectif :   Rendre gloire à Dieu ! Je ressens beaucoup de joie ; j'ai passé un très bon moment pour cette 2 ème édition d'An Sèl Inité. Cette fois-ci, je suis passé du sketch à la présentation. J'ai été heureux de partager cela avec tous les membres de La Caravane de l'Espoir, parce que ce projet, on le porte ensemble : pouvoir se rassembler et mettre en commun ce que nous sommes pour annoncer l'Evangile à Paris avec le Père Marcel. En réalité, je vis une double joie car cet événement tombe à l'occasion de mon 16 ème anniversaire sacerdotal, et c'est la 1 ère fois que je célèbre mon anniversaire avec un public qui dépasse mes paroissiens. C'est un vrai cadeau et j'en rends grâce à Dieu. Ce qui m'a le plus touché c'est de voir différentes personnes, venant de tous les horizons musicaux, se ras- sembler pour un même but : rendre gloire à Dieu. Le plus difficile pour moi ce n'était pas le sketch mais le chant, dans la mesure où je n'ai pas l'habitude de chanter mes com- positions en public. Du coup, cela m'a demandé un effort particulier pour présenter ce que le Seigneur m'a donné, mais je lui rends grâce car cela s'est hyper bien passé. J'avais également à mes côtés une excellente chanteuse, Elisabeth, qui a chanté avec grâce et simplicité. J'étais très content de faire le duo avec elle. Pour les sketcheurs, je ne les connaissais pas au départ, mais le courant est passé tout de suite et Dieu a permis que ça donne ce résultat. un très bon moment pour cette 2 d'An Sèl Inité. Cette fois-ci, je suis passé du sketch à la présentation. J'ai été heureux de partager cela avec tous les membres de La Caravane de l'Espoir, parce que ce projet, on le porte ensemble : pouvoir se rassembler et mettre en commun ce que nous sommes pour annoncer l'Evangile à Paris avec le Père Marcel. En réalité, je vis une double joie car cet événement tombe à l'occasion de mon 16 anniversaire sacerdotal, et c'est la 1 pas le sketch mais le chant, dans la mesure où je n'ai pas l'habitude de chanter mes com- positions en public. Du coup, cela m'a demandé un Père Gaëtan Présent Père Wilfried Bannais Ce qui m'a le plus touché c'est de voir différentes Ils ont dit…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 9 Vifs remerciements : L’archevêché, la ville de Fort-de-France, Radio Saint-Louis, Radio Sud-Est, France- Antilles (particulièrement Mélinda Boulai), Les librairies La Procure et Epiphania, SMART à la Galléria, Yetto Boutique et Fédérika de Martinique 1 ère, ainsi que tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin. C'est un moment fort en émotion avec beaucoup d'amour, fait de rencontres merveilleuses avec des frères et sœurs ancrés en Christ. C'est une très belle initia- tive de La Caravane de l'Espoir. Cela m'a fait chaud au cœur de rencontrer des gens qui partagent la même passion pour le Seigneur. C'est avec grand plaisir que j'ai dit « oui » sans hésiter. Guy-Annie « An Sèl Inité » a été une belle expé- rience. Cela m'a permis de connaître les talents et d'apprendre plus sur moi, car le Seigneur m'a travaillée, remplie de son Saint-Esprit et a décuplé les dons donnés. Il nous a touchés, transformés, et j'espère que le public l'a ressenti. Jessica « An Sèl Inité », première participation. C'est un moment de grâce avec l'artiste Mali que l'on ne présente plus comme artiste martiniquais engagé. Je fête aussi ma 1 ère année d'enga- gement avec le groupe de La Caravane de l'Espoir. Je puis dire que je suis vraiment béni de participer à ce concert avec toutes ces voix, ces prêtres, le public et le moment de partage que nous avons vécu. « An Sèl Inité » est égal pour moi à un acte de foi, et j'espère poursuivre mon cheminement et faire la volonté de Dieu. artiste martiniquais engagé. Je année d'enga- prêtres, le public et le moment de partage que nous avons vécu. « An Sèl Inité » est égal pour moi à un a été une belle expé- rience. Cela m'a rencontrer des gens qui partagent la même passion pour le Manuel

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Agenda de l’Archevêque ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 10 Dimanche 18 novembre :  8h : Confirmation au Morne-Rouge  10h : Messe dans le cadre de la Journée Mondiale des Pauvres à Terres-Sainville  Messe de clôture du Forum interrégional des leaders du Renouveau Charismatique (Martinique, Guadeloupe, Guyane)  17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 19 novembre :  Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques (CDAE) Mardi 20 novembre :  Conseil épiscopal Mercredi 21 novembre :  Rencontre avec les confirmands des paroisses de Coridon, Saint-Pierre et Tartane à l’évêché  18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 22 novembre :  19h : Grand concert organisé par la Pastorale des Artistes à l’occasion de la Ste Cécile, au Parc culturel Aimé Césaire Samedi 24 novembre :  Récollection du Service des Émissions Catholiques sur l’Audiovisuel Public (SECAP)  17h : Confirmation à la paroisse de Tartane Dimanche 25 novembre : Solennité du Christ-Roi  8h : Messe de l’Action Catholique à l’église Emmaüs  15h : Messe de rentrée de la Pastorale familiale à la cathédrale Saint-Louis  17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 27 novembre :  Assemblée des Modérateurs Mercredi 28 novembre :  Rencontre avec les confirmands des paroisses de De Briant et de Rivière-Pilote à l’évêché  18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Samedi 1 er décembre :  18h30 : Messe d’installation du Curé de Saint- Pierre et Confirmation à la paroisse Dimanche 2 décembre :  7h30 : Messe d’installation du Curé de Basse- Pointe  Rassemblement des 35-50 ans au hall des sports de Trinité  17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Le  13  octobre  2\b18,  l'Association  des  Centres  de  Préparation  au  Mariage  se  mobilisait  pour  son  premier « Samedi du CPM » de la rentrée 2\b18 -2\b19. C e temps fort, très cher à l'Association, permet de regrouper des  fiancés dans l'attente du mariage, avec un projet à long terme ou  pas, et aussi des couples déjà mariés. A ces couples qui ont le désir de se ressourcer, d'échanger leurs expériences  avec d'autres, et surtout désireux de rester accrochés au manteau d'amour  du Christ, un menu varié fut proposé après la prière d'entrée : -   Le témoignage de vie d'un couple qui, pendant environ 15 mn, a su capter  l'attention des invités sur le pardon, le don de soi, la confiance, et l'amour  inconditionnel. -   Puis un temps d'échange fructueux, sous forme de carrefour en « couple  dissocié" afin de permettre la libre expression de tous autour du thème  du jour : Couple Chrétien, Dieu t'invite à lui faire confiance. Le plat de résistance fut l'éclairage de notre aumônier, père Wilfried Bannais,  qui a su faire tomber, du moins nous le pensons, beaucoup de barrières et  de préjugés chez certains. Il nous exhortait sur la confiance dans le couple. La parole fut donnée aux couples en questions diverses, avant de clôturer  en chants et prières sous  la bénédiction du prêtre. En tout cas, un beau « Samedi CPM » ensoleillé de grâces, de joie, et de  bonheur dans des cœurs ouverts et criants. A quand le prochain ? Se référer au calendrier des temps forts  de l'ACPM, ci-contre.  ■ Samedi du VIE DU DIOCÈSE Temps fort  Date  Lieu  NOVEMBRE  NUIT DES  SENTINELLES  16 AU 17 NOV.2018  Ste Anne  JANVIER  SAMEDI DU CPM  12  JANVIER 2019  Couvent de Cluny  FEVRIER  SALON DU  MARIAGE  9r10  FEVRIER 2019  Hôtel la  Batelière  WEEK END DES FIANCES  16 r17  FEVRIER 2019  Villa FL  MARS  RECOLLECTION DE CAREME  17 MARS 2019  Foyer de  l’espérance  AVRIL  SAMEDI DU CPM  13 AVRIL 2019  Couvent de Cluny  MAI  SAMEDI DU CPM  18 MAI 2019  Couvent de Cluny  JUIN  LA JOURNEE DU MARIAGE  30 MAI 2019  Sainte rMarie  RETRAITE DE PENTECOTE  07 AU 09 JUIN 2019  Foyer de charité  Temps fort  Date  Lieu  NOVEMBRE  NUIT DES  SENTINELLES  16 AU 17 NOV.2018  Ste Anne  JANVIER  SAMEDI DU CPM  12  JANVIER 2019  Couvent de Cluny  FEVRIER  SALON DU  MARIAGE  9r10  FEVRIER 2019  Hôtel la  Batelière  WEEK END DES FIANCES  16r17  FEVRIER 2019  Villa FL  MARS  RECOLLECTION DE CAREME  17 MARS 2019  Foyer de  l’espérance  AVRIL  SAMEDI DU CPM  13 AVRIL 2019  Couvent de Cluny  MAI  SAMEDI DU CPM  18 MAI 2019  Couvent de Cluny  JUIN  LA JOURNEE DU MARIAGE  30 MAI 2019  Sainte rMarie  RETRAITE DE PENTECOTE  07 AU 09 JUIN 2019  Foyer de charité  Temps fort  Date  Lieu  NOVEMBRE  NUIT DES  SENTINELLES  16 AU 17 NOV.2018  Ste Anne  JANVIER  SAMEDI DU CPM  12  JANVIER 2019  Couvent de Cluny  FEVRIER  SALON DU  MARIAGE  9r10  FEVRIER 2019  Hôtel la  Batelière  WEEK END DES FIANCES  16r17  FEVRIER 2019  Villa FL  MARS  RECOLLECTION DE CAREME  17 MARS 2019  Foyer de  l’espérance  AVRIL  SAMEDI DU CPM  13 AVRIL 2019  Couvent de Cluny  MAI  SAMEDI DU CPM  18 MAI 2019  Couvent de Cluny  JUIN  LA JOURNEE DU MARIAGE  30 MAI 2019  Sainte rMarie  RETRAITE DE PENTECOTE  07 AU 09 JUIN 2019  Foyer de charité  Temps fort  Date  Lieu  NOVEMBRE  NUIT DES  SENTINELLES  16 AU 17 NOV.2018  Ste Anne  JANVIER  SAMEDI DU CPM  12  JANVIER 2019  Couvent de Cluny  FEVRIER  SALON DU  MARIAGE  9r10  FEVRIER 2019  Hôtel la  Batelière  WEEK END DES FIANCES  16r17  FEVRIER 2019  Villa FL  MARS  RECOLLECTION DE CAREME  17 MARS 2019  Foyer de  l’espérance  AVRIL  SAMEDI DU CPM  13 AVRIL 2019  Couvent de Cluny  MAI  SAMEDI DU CPM  18 MAI 2019  Couvent de Cluny  JUIN  LA JOURNEE DU MARIAGE  30 MAI 2019  Sainte rMarie  RETRAITE DE PENTECOTE  07 AU 09 JUIN 2019  Foyer de charité 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 11 Fête du Christ Roi et de l'Action catholique   Interview de  Laurent Vestris, président de la FEMAC/M Vous êtes le président de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M) depuis janvier 2016, quels sont les mouvements qui la composent en cette année pastorale 2018-2019 ? Aujourd’hui, notre famille regroupe 10  mouvements, associations, délégations,  pastorales qui accompagnent le monde  professionnel et scolaire par secteur  d’activité. En effet, les secouristes de Saint  Michel, mouvement accompagnant  les professionnels de la sécurité, nous  ont rejoints, de même que la PCE des  psychologues. Nous avons aussi décidé le changement  de la signification du sigle « FEMAC ».  La FEMAC ne sera plus la FEdération  des Mouvements d’Action Catholique  de la Martinique (FEMAC/M) mais la  FEdération Martiniquaise de l’Action  Catholique pour mieux refléter la  pluralité de types de PCE composant  notre fédération. La fête du Christ-Roi, le 25 novembre 2018 est la fête de l’Action catholique, comment allez- vous marquer cet événement ? Comme chaque année, nous nous  réunirons pour notre temps fort spirituel,  la Messe de l’Action catholique, qui se  déroulera à l’Eglise Emmaüs, à 8h. C’est le moment où nous portons auprès  de notre Seigneur toutes les difficultés,  mais aussi toutes les joies reçues par  l’ensemble du monde professionnel et  scolaire de la Martinique, et également  où nous renouvelons notre désir d’unité,  essentiel à notre mission dans le monde  où nous agissons. D’ailleurs, nous avons souhaité, pour  cette période du Christ Roi, passer un  message aux milieux professionnels à  travers les Béatitudes (Mat 5,3-12) :  en tant que Chrétiens professionnels,  même si nous devons porter notre  croix face aux difficultés liées aux  situations économiques et financières,  aux mauvaises conditions de travail,  aux relations délicates avec des  collègues qui se moquent de notre  Foi… nous demeurons « Sel de la  Terre et Lumière du Monde » dans  notre milieu, messagers de l’Evangile,  porteurs d’espérance, dans une joie  embrasée par l’Esprit Saint. La FEMAC est active dans le chantier 4 d’Ecclesia’M 2020 ! Et dans l’OSPEM : quels ont été vos principales actions ? Le principal but de l’Action  catholique jusqu’en 2020 est sa propre  structuration. Devant un monde (particulièrement  le monde professionnel), qui a évolué  si vite dans son fonctionnement  (révolution dans les moyens de  communication, individualisme  exacerbé, surconsommation...), l’enjeu  est de s’adapter afin de faire face aux  conséquences de cette mutation. Notre premier objectif est de répondre  aux besoins collectifs, mais surtout  individuels de chaque chrétien (ou non),  dans un accompagnement spirituel et  humain tout en continuant la création  de PCE spécifique à chaque secteur  d’activité et la popularisation de notre  méthode « VOIR – JUGER- AGIR ». Le deuxième objectif, lié au premier, est  l’évolution de nos moyens logistiques,  et surtout de communication interne et  externe afin de rendre plus accessible les  informations et les dispositifs. En plus des actions et évènements de  chaque mouvement et pastorale, la  FEMAC organisera ses 2 temps forts  habituels :  - Un temps fort spirituel : Le Christ Roi, le 25 novembre (évoqué précédemment) ; - Un temps fort « Action » : la semaine du 21 avril (date du retour vers Dieu du père Gaston Jean-Michel) dont le projet vous sera communiqué ultérieurement. Que Dieu bénisse les Familles et  chaque professionnel et enfant de notre  Martinique. Laurent, bonne fête du Christ- Roi, merci d’avoir répondu à nos questions. Propos recueillis par Michel Déglise  ■ Laurent Vestris,

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 12 La  2 ème   édition  de  la  Journée  M ondiale  des  Pauvres  :  «  Un  pauvre  crie,  le  Seigneur  entend  »  (Ps 33,7), organisée ce dimanche 18  novembre, est pour nous l’occasion  de vous présenter les acteurs de la  Charité de notre diocèse.  N otre Archevêque, dans son P rojet pastoral, a souhaité que tous les  pauvres (pas seulement les indigents) soient au cœur de l’Action  ecclésiale. Le Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité (SDSC),  présenté dans l’édition précédente, a été créé en 2017 dans cette perspective. De nombreuses structures caritatives vivent la Charité comme une Mission. Par  amour de Dieu et du prochain, elles viennent en aide aux personnes en situation  de précarité, de détresse, en leur permettant de retrouver leur dignité, le goût à  la vie... Elles se font proches des opprimés, des délaissés, sans rien attendre en  retour. Découvrons-les ! La charité de proximité est le cœur  d’action de la SSVP. Nos bénévoles  interviennent près de chez eux, dans  leurs villes, communes ou quartiers (24  à ce jour), pour venir en aide à ceux qui  connaissent la solitude. Nos actions sont  simples et discrètes, mais elles répondent  toujours à un besoin local.  La visite est l’action phare de la Société  de Saint-Vincent-de-Paul. Qu’elle soit à  domicile, en maison de retraite, à l’hôpital  ou dans la rue, elle permet de lutter contre  la solitude. Au XIX e siècle, les personnes dans le  besoin se rendaient à des « guichets de  charité ». Mais Frédéric Ozanam, notre  fondateur, et ses amis révolutionnèrent  la solidarité en décidant d’aller vers les plus  pauvres, de se rendre chez eux.  Comme il le dit : « L’assistance humilie quand elle prend l’homme par le bas. L’assistance humilie si elle n’a rien de réciproque ! » C’est pourquoi, aujourd’hui encore, les  bénévoles de la SSVP visitent les personnes  et les familles qu’ils accompagnent là où elles  vivent. Ils deviennent hôtes, invités de ceux  qu’ils aident, et facilitent ainsi  la naissance d’une relation  personnelle durable. Le service des plus pauvres ne  peut se faire sans l’amour du  prochain. Soutenir celui qui  souffre exige un profond respect de la  personne humaine et une compassion  véritable. L’association est placée sous  le patronage de Saint Vincent-de-Paul,  et les bénévoles agissent dans l’esprit  de spiritualité vincentienne. La prière et  la Foi sont l’origine de leur engagement  au service des plus démunis. Régine Pognon, Présidente de SSVP Martinique Les acteurs de la charité en Martinique La Société Saint-Vin\Hcent-de-Paul (SSVP) Enserrer le monde dans un réseau de charité JOURNÉE MONDIALE D\iES PAUVRES Les acteurs de la charité DOSSIER Line-Claude Phares, 29 ans, secrétaire administrative, est engagée depuis 3 ans à la SSVP comme bénévole, pour aider et avancer avec les plus fragiles. Elle témoigne de son engagement dans l’association. J’ai vécu pas mal de belles expériences à la SSVP, mais celle qui me laisse le meilleur souvenir est la maraude (tournée de rue) organisée pour la Journée des Pauvres de l’an dernier. Nous avons parcouru les rues de la ville sans savoir à quoi nous attendre, et au final, nous avons fait de très belles rencontres. Nous avons rencontré une dame qui avait déjà reçu son déjeuner. Elle nous a interpellés sur le fait que nous aurions dû passer plus tôt, d’\ où l’importance d’être à l’écoute. C’est un conseil que nous suivrons pour la prochaine fois. Nous avons également plaisanté. Elle a taquiné le s\ eul garçon du groupe en lui disant qu’il se laissait mener pour le bout du nez. C’est le genre d’expérience qui fait tomber les a priori et qui rend plus l’ouverture d’esprit. C’est très important car la plupart sont des gens que nous n’aurions pas rencontré dans d’autres circonstances. En tant que Vincentiens, nous avons une mission basée sur la charité qui nous pousse sans cesse à nous remettre en question, mais qui n’en reste pas moins une belle mission. C’est une façon de vivre ma foi qui a changé ma vie. J’ai l’impression d’avoir trouvé ma place et tout en m’investissant dans les activités de la SSVP, j’aimerais aider mes confrères jeunes à trouver la leur. peut se faire sans l’amour du  prochain. Soutenir celui qui  Line-Claude Phares, 29 ans, secrétaire administrative, est engagée depuis 3 ans à la SSVP comme bénévole, pour aider et avancer avec les plus fragiles. Elle témoigne de son engagement dans J’ai vécu pas mal de belles expériences à la SSVP, mais celle qui me laisse le meilleur souvenir est la maraude (tournée de rue) Line-Claude Phares

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 13 Elle avait baissé les bras ! Aujourd’hui, Nadia vit avec son petit garçon dans un appartement relais et va devenir aide- soignante. « Donnons aux plus fragiles le pouvoir de reprendre leur destin en mains ». Cette affiche de la Collecte nationale  résume l’accompagnement que  les bénévoles mettent en place en  Martinique tout au long de l’année  pour aider les personnes à retrouver  du pouvoir d’agir. Chaque année, le  Secours Catholique accompagne près  de 4000 personnes vivant des situations  de pauvreté à la fois économique,  sociale, morale, spirituelle. Au-delà de  la réponse purement matérielle, grâce  à des dispositifs d’accompagnement,  le Secours Catholique veut aider les  personnes à retrouver du pouvoir d’agir  pour construire ensemble une société  juste et fraternelle. Développer  l’autonomie  par  l’accès  aux  droits\b  Chaque  année, les épiceries sociales (Boutique Solidaire Foyalaise, Boutik Bô Kay Centre, Boutik Bô Kay Sud) permettent  à près de 370 familles d’accéder à une  alimentation saine et équilibrée. L’autre  objectif majeur de ces dispositifs est de  faciliter l’accès aux droits par le biais  de séances d’informations collectives  animées par des professionnels. Développer  l’autonomie  par  l’accès  à  un  emploi  digne  et  durable\b  Karine a été repérée lors  d'une exposition organisée à l'épicerie  solidaire de Fort-de-France (BSF). La  jeune femme, mère de quatre enfants,  en recherche d'emploi depuis six ans et  habituée de l'épicerie, y présentait des  sacs réalisés par elle-même. « Depuis  que j'étais au chômage, je cousais  tout le temps. Je m'angoissais de ne  pas trouver de travail. Pour passer le  temps et évacuer le stress, je faisais des  sacs ». Lorsque le Secours Catholique  lui propose de faire de  cet “antidépresseur” une  activité professionnelle,  Karine n’y croit pas ; « qui  pourrait être intéressé par  mes sacs ?» s'interroge- t-elle. Mais l'idée fait son  chemin, jusqu'à ce que  la jeune femme se dise :  « Pourquoi pas ?». En 2017,  elle participe au dispositif Solid’Art mis en place par  le Secours Catholique, et  rencontre des partenaires  sociaux, économiques et  financiers pour l’aider à développer  une micro-entreprise. Développer l’autonomie grâce  à  l’entraide  et  le  partage  des  savoirs\b  Depuis un an, un groupe  d’une douzaine de parents se réunit  tous les mardis soir au Gros-Morne pour  échanger, avec l’appui d’une médiatrice  familiale, sur les problématiques qui  touchent les familles. Les thèmes sont  très variés et vont des difficultés de  sommeil des enfants aux ruptures  de communication avec les ados. Le  principe de ces rencontres est simple :  chaque personne détient des savoirs,  fruits de l’expérience et de l’éducation,  sait quelque chose qui peut aider  le groupe à avancer, à trouver des  solutions. Ces moments d’écoute et  d’échanges sont très importants, car  ils permettent de relativiser les choses,  de sortir de l’isolement, de constater  « qu’on n’est pas seul dans ce cas ».  Aujourd’hui, ces parents souhaitent  partager leurs savoirs à l’échelle  du territoire et lutter ainsi contre la  fragilisation de la famille martiniquaise. Défi  Jeunes  Outre-Mer  :  développer l’autonomie grâce  à  l’engagement\b  Depuis 2012, la  question des jeunes est une priorité  pour les délégations du Secours  Catholique en Outre-mer. En juin 2015,  elles se prononcent pour la construction  d’une parole collective des jeunes par  les jeunes. Cette démarche est alors  baptisée « Défi jeunes ». L’idée est de  donner la parole aux jeunes en lançant  une grande consultation. Des messages  forts, des rêves et des enjeux sont issus  de cette consultation. Aujourd’hui,  les jeunes de Martinique mènent  des actions de plaidoyer auprès des  décideurs politiques, économiques et  sociaux pour faciliter l’accès des jeunes  aux entreprises (stages, premier emploi,  contrat de professionnalisation). Fondée sur l’Évangile, la mission du  Secours Catholique est une mission  d’amour et d’éveil à la solidarité, en  France et dans le monde. Ses acteurs  appellent toute personne à s’engager  pour vivre la rencontre, l’entraide  et la joie de la fraternité ; renforcent  les capacités de tous à agir pour que  chacun accède à des conditions de  vie dignes ; luttent contre les causes de  pauvreté, d’inégalité et d’exclusion et  proposent des alternatives, au service  du bien commun. Alfred Nourel, Animateur  Délégation Martinique Le Secours Catholique Aider les personnes à retrouver du pouvoir d’agir mes sacs ?» s'interroge- t-elle. Mais l'idée fait son  chemin, jusqu'à ce que  la jeune femme se dise :  « Pourquoi pas ?». En 2017,  elle participe au dispositif mis en place par  le Secours Catholique, et 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 14 La Maison du Cœur est une association  caritative, semblable aux nombreuses  petites structures qui tendent une main  secourable aux personnes en situation de  précarité dans notre petit pays. Elle est née à Trinité dans les années 1990,  de l'initiative conjointe du prêtre d’alors  et de paroissiens sensibles à la détresse  de leurs prochains. Elle offre donc des secours alimentaires  (en partenariat avec la Banque  Alimentaire de Martinique et des  entreprises commerciales proches de la  Trinité) ; elle propose aussi des actions  solidaires (formation en cuisine, gestion  du budget…) en lien avec des services  sociaux et surtout le Centre Communal  d’Action Sociale (CCAS) de la municipalité  Trinitéenne, très actif dans ce champ  social. L'originalité de cette  Maison du Cœur, c'est que nombre des bénévoles  qui y interviennent sont membres  d’un groupe appelé Cœurs Brûlants,   qui vit d'activités spirituelles (prières  cheminement chrétien, intercession,  écoute, compassion... à disposition des  bénéficiaires de la Maison du Cœur   (et d’autres...) : Ce sont les deux volets  qui permettent d'allier l'action a la  contemplation, la foi et les œuvres. Ainsi, dans l'une et l'autre des équipes  on trouve : Le Président de la Maison du Cœur et  berger du groupe Cœurs Brûlants, M. Denis  Pontchâteau, et son épouse Annick, qui  en sont les chevilles ouvrières. Monsieur  est depuis longtemps tourné vers les  personnes nécessiteuses déjà au sein  de son entreprise professionnelle, alors  que son épouse, lors d'un pèlerinage à  Medjugorje, a été invitée à « s'occuper des  pauvres », preuve s’il en était besoin que  Dieu se soucie d’eux en priorité. Et avec eux une équipe parmi laquelle  il y a : Marie qui aime servir, aider, être en  contact avec les gens et qui prend plaisir  à préparer les paniers solidaires, puis à  échanger avec les personnes fragilisées  qui viennent à l’association. Eliane elle, est au service magasin (un petit  vestiaire solidaire qui permet d'acquérir  des vêtements pour un très modeste prix),  et elle se sent investie d'une véritable  mission. Marie-Jeanne, attachée à la parole du  Christ : « ce que vous avez fait aux petits,  c'est à moi que vous l'avez fait », vit son  service comme une manière de vivre sa foi. Marie-Thérèse quant à elle, voit là  l'occasion de mettre en pratique le  commandement de « s'aimer les uns  les autres »,  et Yolande, arrivée un peu  par hasard, a pris conscience, face aux  bénéficiaires, de la réelle misère qui sévit  dans notre société, et elle compte y rester  tant qu'il le faudra. Joris, un des plus anciens membres, dit  qu'il est là pour « être un homme œuvrant  par humanité envers d'autres êtres  humains ; tandis que Séraphine, véritable  touche-à-tout présente depuis longtemps  à la Maison du Cœur, vit sa participation  à cette œuvre caritative comme un  sacerdoce et veille à l'accueil des usagers,  à la préparation, la distribution des  paniers ou kits, participe au nettoyage  des lieux, aux  commandes, à la réception  et gestion des produits ; elle fait  les saisies  informatiques, le classement et le suivi  des dossiers, veille au  respect des normes  d'hygiène, à « la chaine de froid », aux   règles de sécurité alimentaire... toutes  choses qui pour elle manifestent le  respect et l'attention dus à ces personnes  en précarité et en souffrance. Elle est en accord sur ce point avec  Bruneau, fraichement arrivé pour mettre  ses compétences professionnelles au  service de la Maison du Cœur, car il  pense que ces petites associations ont  elles aussi besoin de personnes expertes  pour  l'administration et le management,  même pour le bénévolat, afin d'être  efficaces et performantes face à toutes  les nombreuses contraintes actuelles. Par-dessus tout, tant à la Maison du Cœur que pour les Cœurs Brûlants, l'élément  essentiel c'est le cœur qui est mis à  l'ouvrage, et la place accordée à l'amour  fraternel. Denis Ponchâteau,  Président de La Maison du Cœur Depuis l’ouverture de cette Pastorale,  à la demande de père Jean-Michel  Monconthour, curé de la cathédrale de  Fort-de-France, mon époux et moi-même  avons commencé un apprentissage de  tous les instants : entre les messes à  organiser pour les Journées mondiales des  Migrants et des Réfugiés, les Récollections,  les réunions de prières d’une part, et  d’autre part l’accompagnement du migrant  pour ses démarches administratives  (préfecture, Sécurité Sociale, banque,  etc.), consultations chez l’Avocat,  l’ARS ; vidéoconférences avec l’OFPI ;  accompagnement à caractère social pour  ce qui est du logement, de la nourriture, de  la santé, du transport.  Ces six années ont été pleines  d’enrichissements personnels, de joies  partagées avec le migrant quand, enfin,  non sans de nombreuses difficultés, il  obtient l’asile politique qu’il désire tant,  afin de vivre dignement  au sein de notre  communauté. Si cependant  les déceptions ne manquent pas, je garde  encore et toujours l’espoir d’œuvrer pour  le mieux-être du migrant.  Mille mercis à père Monconthour de  nous avoir permis de connaitre cette  expérience humaine.  Marie-Lise Lachevrotière La « Maison du Cœur \H» :  une main tendue aux plus dému\Hnis... JOURNÉE MONDIALE D\iES PAUVRES La « Maison du Cœur \H» :  DOSSIER au sein de notre  communauté. Si cependant  La Pastorale des Migrants :  une expérience humaine !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 15 La MAFAD  est une des nombreuses structures d'aide sociale, créée  depuis 1992 par Mme Olga Mesnil. Cette association a pour but  essentiellement d'être à la disposition de familles, parents et amis  des détenus du Centre Pénitentiaire de Ducos. Elle leur propose, accompagnement et soutien, à travers certains  services dont : - des entretiens, -  un service d’écoute, de soutien psychologique et d’informations, -  une aide aux démarches administratives : rédaction de courrier, accès  aux droits, déblocage de prestations familiales et toutes prestations qui  complètent ou relaient celles mises en œuvre par les administrations  (exemple : intervention auprès des services publics pour des secours  ponctuels), -  des visites à domicile pour les familles qui en font la demande. Tous les jours d'ouverture des parloirs, la MAFAD procède à : -  la distribution de vêtements décents pour l'accès aux parloirs, -  la garde d’enfant pendant la visite, -  la distribution de jouets aux enfants des familles, -  la garde d’effets personnels pendant la visite. Elle intervient auprès des détenus lors des fêtes (fête des mères, fêtes  de fin d’année), lors d'activités sportives... en offrant victuailles, cadeaux  divers, et moments de convivialité. Elle participe par ailleurs à des activités d'insertion professionnelle  dans le cadre de chantiers solidaires pour des détenus en fin de peine. La MAFAD compte actuellement une douzaine de membres actifs en  permanence, mais elle peut compter ponctuellement et à sa demande  sur de nombreuses bonnes volontés bénévoles. C'est une équipe dynamique et fidèle. Pauvres que nous sommes, notre  mission d’aumôniers est d’aider, d’autres  pauvres, les personnes détenues, à faire  ou refaire la découverte de Dieu, qui sait  toujours redonner une chance. Le projet  de Jésus est le nôtre : s’approcher, écouter,  accueillir, consoler, promouvoir,  libérer des contraintes qui pèsent  sur les hommes et les femmes.  C’est dans le concret de ces  rencontres que l’amour trouve sa  vérité. Devant les frères et sœurs  détenus, nous sommes au pied  de la Croix du Christ, puisque  c’est Lui que nous rencontrons  en chaque personne détenue :  « J’étais en prison, et vous êtes venus vers moi » (Mt 25, 36).  La présence de l’aumônier  en prison trouve aussi son fondement  dans cette présence silencieuse de la  Mère de tous ces hommes et femmes  qui souffrent. Avec Marie, nous n’avons  aucun mal à vivre la fraternité, dans  la foi, au-delà de toutes ces barrières  humaines nées de la sécheresse de ces  cœurs blessés. Que l’Esprit d’Amour, par l’intercession  de Marie, nous soutienne dans cette  belle mission envers nos frères et sœurs  détenus. Emmanuel Lordinot, diacre permanent Aûmonier de prison Elle participe par ailleurs à des activités d'insertion professionnelle  dans le cadre de chantiers solidaires pour des détenus en fin de peine. La MAFAD compte actuellement une douzaine de membres actifs en  permanence, mais elle peut compter ponctuellement et à sa demande  « J’étais en prison, et vous êtes venus vers moi » La présence de l’aumônier  Montrer de l'intérêt à la personne en face, aimer tout simplement, sans juger, par- tager aussi les souffrances de l’autre, parfois conseiller, voilà un bref résumé de ce que je fais à la MAFAD. Léonie Nous chantons tous : « là où est la haine, que je mette l'amour… ». Dans ce lieu lourd de haines, d'erreurs, de désespoir, d’angoisse et de tristesse... si je peux donner un sourire, une parole, une aide, un regard de consola- tion, une présence, bref, un peu d’amour, alors oui, il est nécessaire que je sois à la MAFAD. Marie-Marcelle, (Nounou) Ce qui est très important pour moi à la MAFAD, c'est d'aider les autres, gratui- tement. J’y vais de temps en temps, et ça me fait chaud au cœur d'aider ceux qui sont en difficulté. Longue vie à la MAFAD ! Fabrice(un des trop rares hommes) La Maison d'Accueil des Familles et Amis des Détenus (MAFAD) L’Aûmonerie de prison :\H  s’approcher, écouter, accueillir, consoler...

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 16 Dès ses origines, l’Eglise, à la suite du Christ  venu pour que les hommes aient la vie et  qu’ils l’aient en abondance (Jean 10,10),  a eu une attention particulière pour les  personnes malades, handicapées ou  en situation de pauvreté. Dans la ligne  du concile Vatican II, la Conférence des  Evêques de France a mis en place, dans  chaque diocèse, une pastorale de la  santé dont le dynamisme procède d’un  espoir et d’un amour pour l’homme. La pastorale diocésaine de la santé en  Martinique a pour mission de rendre  l’Eglise présente et active auprès de ceux  qui souffrent, et d’accompagner ceux  qui, à quelque niveau que ce soit, ont  en charge les personnes malades ou  souffrantes. Son objectif n’est pas de  créer de nouvelles structures, mais de  veiller à ce que s’établisse une relation  aussi harmonieuse et pacifiée que  possible entre les personnes malades  et les différents acteurs qui gravitent  autour d’elles.  Elle est constituée de plusieurs équipes  de la pastorale paroissiale de la santé : le  service évangélique des malades (SEM),  l’Action Catholique des Milieux Sanitaires  et Sociaux (ACMSS), et les ministres  extraordinaires de la communion aux  malades. Les activités sont coordonnées  par un Comité diocésain accompagné  par le Dr Jacqueline Mœtus, Déléguée  Diocésaine à la Pastorale de la Santé,  assisté de plusieurs membres issus des  équipes paroissiales. Le Service diocésain de la pastorale de la santé Le Service des ministres extraordinaires de communion aux malades de Sai\ nt Christophe fait partie de la Pastorale Paroissiale de Santé, et a pour vocation première d’apporter le Corps du Christ aux frères et sœurs malades qui ne peuvent plus se rendre à l’Eglise. Il collabore à ce que l’Eglise demeure présente et vivante auprès des malades. Ainsi, partout où est l’Eglise, la mission est à l’œuvre, car la promesse de Dieu est pour tous, promesse réalisée en Jésus-Christ ayant pris notre humanité et annonçant la Bonne Nouvelle, avec une attention particulière pour les personnes en situation de handicap : maladies, misère et pauvreté. Le déroulement de ce Service est régi par des lois et dispositions bien pré\ cises, et implique un devoir de formation des fidèles qui détiennent cette délégation du Curé. Deux sessions de format\ ion diocésaine sont organisées annuellement afin de permettre une amélioration constante et une uniformisation des pratiques sur tout le Diocèse. Le rôle du ministre extraordinaire qui apporte la communion aux malades aujourd’hui est pour nous fondamental, et est la conséquence de motivations diverses liées à ce que demande notre Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit d’un véritable engagement, qui demande beaucoup d’investissement, car cela nécessite un travail considérable au niveau des relations humaines, avec une population spécifique que constituent les malades et les personnes âgées, ce qui implique également que cette mission n’est souvent peu ou pas perceptible par les autres, et n’attire pas énormément, en particulier les jeunes. En conséquence, l’une des difficultés majeures réside dans le manque de ministres de communion aux malades, et le défaut de renouvellement des équipes actuelles vieillissantes. L’autre élément à mettre en relief est le fait qu’il s’agit d’une pastorale qui nécessite l’omniprésence du prêtre, lui seul pouvant administrer les différents sacrements demandés par les malades et les personnes âgées (hormis la communion par les ministres). Franck et Jocia Smith Chantal Comsel Au cœur de notre société, notre histoire est bouleversée par de multiples épreuves, particulière- ment « la prison à tort ou à raison ». L'Eglise, soucieuse du bien-être de ses enfants, va à la ren- contre de ceux qui sont privés de liberté. C’est ce que j’essaie de faire depuis une dizaine d’années, au sein de l’Aumônerie catholique des prisons. Comme le disait saint Paul : « Avec les sans-loi, j’ai été comme un sans-loi, moi qui ne suis pas sans loi de Dieu, mais sous la loi du Christ, pour gagner les sans-loi. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi ». 1Co9, 21-23 Je suis aumônier de prison depuis le 1er décembre 2009, au Centre pénitentiaire de Ducos. Je visite toutes les Unités de vie, et principalement le quartier des mineurs de l'Unité 7. Quand j'arrive au Centre pénitentiaire pour mes visites, je me présente toujours aux jeunes gens que je ne connais pas encore ; je leur explique pourquoi je suis là, et ce que nous pouvons faire ensemble. Cela permet de créer un climat de confiance réciproque. Je m'efforce d’être attentif et très respectueux de leur situation. Mon rôle premier est d’écouter sans juger. Je me rappelle de ce jeune de 17 ans qui est arrivé désespéré, comm\ e la plupart des mineurs arrivant en détention pour la première fois. Nous commençons à échanger et je prends vraiment le temps de l’écouter ; il finit par me demander ce que je peux lui proposer. Je lui confie un chapelet avec la notice afin qu'il puisse le réciter dans les moments les plus durs, et lui assure que nous serons en union de prière à travers la méditation du chapelet. Depuis, nous nous voyons chaque semaine ; il me parle de ses progrès qui sont considérables. Sylvestre Duragrin JOURNÉE MONDIALE D\iES PAUVRES DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 17 ? Question L e choix d'un saint patron par un corps  de métier est un usage qui remonte  aux corporations médiévales. Il a pu  être suggéré par son activité professionnelle,  par un trait dominant de sa vie, de sa mort ou  de sa légende. La grande majorité des maîtres  artisans et des marchands étaient regroupés  en corporations. Ces associations de  membres d'une même profession servaient  principalement à défendre les intérêts des  travailleurs : éviter la concurrence à l'intérieur  du bourg, garantir l'exclusivité du marché  urbain (monopole), fixation des salaires  et des heures de travail. Ces corporations  étaient souvent associées à des confréries  religieuses qui veillaient aux besoins  religieux et sociaux des membres. Chaque  confrérie avait son patron (un saint ou une  sainte), sa chapelle et ses fêtes religieuses. L'importance des saintes et des saints dans  la vie de tous les jours, même la vie des  non-catholiques, se lit concrètement comme  on peut le constater dans le nom des rues,  des localités, d'églises, de sanctuaires, de  bateaux, de places de villes (comme le Mont- Saint-Michel, la place Saint-Marc à Venise,  Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Ursanne,  Saintes-Maries-de-la-mer, Notre-Dame  de Paris ou la Bonne-Mère de Marseille, le  sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, ou ici  chez nous, de Notre-Dame de la Délivrande  du Morne-Rouge, Notre-Dame de la Salette à  Sainte-Anne, ou encore le pèlerinage à Saint- Jacques-de-Compostelle), ainsi que dans  les prénoms donnés aux enfants afin de les  placer sous la protection d'un saint, dit saint  patron (à une époque, dans certaines régions  ou certains pays, l'usage existait de donner  à un enfant le nom du saint fêté le jour de  sa naissance). Chaque église est d'ailleurs  placée sous le patronage d'une sainte ou d'un  saint, comme celui de Marie (nombreuses  sont les églises, abbayes, couvents ou  sanctuaires Notre-Dame), de Sainte-Sophie  à Constantinople, ou encore de Saint-Pierre  de Rome. Mais cette présence touche aussi  les métiers, comme le l'ai rappelé déjà, à titre  d'exemple (l'évangéliste saint Luc, patron  des médecins, sainte Apolline, patronne  des dentistes, saint Jérôme de Stridon,  patrons des bibliothécaires et archivistes),  les maladies (comme saint Roch, patron  des pestiférés, ou sainte Rita, patronne des  causes perdues, saint Damien dit le Père  Damien, patron des lépreux), les activités  comme la chasse (saint Hubert patron des  chasseurs), ou le voyage (saint Christophe  patron des voyageurs), les dictons (comme  ceux qui concernent les saints de glace ou  saint Médard), les réflexes parfois encore  automatiques de certaines personnes  qui invoquent saint Antoine de Padoue  lorsqu'elles ont perdu quelque chose  et qu'elles la recherchent, tout comme la  tradition ancienne des feux de la Saint-Jean,  la musique (comme en écoutant un Stabat  Mater), l'art de la peinture, de la sculpture  (avec une Madone ou une Mater dolorosa),  et de l'icône.   La connaissance du fait religieux est alors  nécessaire pour rendre accessible et intel- ligible une partie essentielle du patrimoine  culturel de l'humanité. Elle permet  ainsi une lecture raison- née d'un grand nombre  d'œuvres, notamment  picturales du Moyen  Âge et de la Renaissance  en Occident, mais aussi  une meilleure connais- sance de l'architecture, de  la toponymie, de l'histoire, de  l'histoire des religions, de l'œcuménisme,  de l'histoire des idées. Les saints et les saintes   eurent vraiment un impact dans la société et  la culture occidentale. Il existe par ailleurs  des co-patrons (c'est  le cas par exemple de l’Europe), qui sont  aujourd’hui au nombre de six : saint Benoît,  proclamé patron de l’Europe par Paul VI en  1964, saint Cyrille et Méthode, proclamés  co-patrons en 1980 par Jean-Paul II, et trois  saintes proclamées co-patronnes de l’Europe  en 1999 par Jean-Paul II : sainte Brigitte de  Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte  Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein). Les saints patrons permettent  aux chrétiens  de s’appuyer sur leurs  exemples concrets  et leurs  prières d’intercessions dans leurs  efforts pour construire un monde plus juste  et plus digne.  C’est en ce sens que l’Église a  choisi des saints patrons, dont la sainteté s’est  exprimée dans des circonstances historiques  et dans un contexte géographique qui les  rendent particulièrement significatifs.  Père Philippe Décilap  ■ ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Pourquoi y a-t-il des saints patrons ? Qui sont-ils ? Les saints sont ceux qui ont, pendant leur vie terrestre, noué une telle amitié avec Dieu qu’ils ont réussi à donner à voir quelque chose de l’amour de Dieu autour d’eux. En ce sens, ils sont un exemple et une source d’inspiration pour beaucoup d’autres personnes. Il est dans la grande tradition de l’Église catholique de mettre certaines activités ou territoires sous la protection particulière d’un(e) saint(e).

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 1818 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\H MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 972\b7 FORT DE FRANCE CEDE\HX Téléphone : \b6 96 31\b\H 333 - E-mail : mi\Hchel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\HNIQUE Notre diocèse, comme l’ensemble des diocèses de Métropole et de l’Outre-Mer, lance une  campagne de sensibi\Hlisation aux legs. Sens  du  legs  et  apport  pour  l’Eglise et son ac\ution L’Église en Martinique, au même titre  que tous les diocèses, doit se donner  elle-même les moyens matériels pour  effectuer sa mission pastorale. En effet,  elle ne bénéficie d’aucune aide financière  de l’Etat : elle ne peut compter que sur la  générosité de ses fidèles.  Les  principales  ressources  sont  :  le Denier de l’Eglise, les quêtes,  les offrandes de messe, les offrandes à  l’occasion des sacrements et les legs et  donations. En Martinique, les legs ont permis, lors des  deux siècles derniers, d’édifier les lieux  de culte nécessaires à la pastorale, mais,  depuis quelques décennies, n’ont plus  été que symboliques dans la répartition  des ressources. Les motivations des donateurs  peuvent être : -  de manifester leur espérance dans ce  que l’Eglise peut apporter au monde de  demain ; -  de contribuer, pour les générations  futures, à donner à l’Eglise les moyens  de vivre et d’agir ; -  de prolonger, au-delà de sa propre vie,  l’aide et le soutien matériel apportés  de son vivant ;  -  de laisser à sa propre famille un message  fort sur ses convictions profondes. 1) Les legs\b  Un legs est une forme de  donation ; mais c’est donner dans l’avenir.  C’est une formule juridique par laquelle  une personne donne par testament au  diocèse une partie ou tous ses biens ; le  diocèse ne pouvant prendre possession  et faire usage de ces biens qu’après le  décès du donateur. Un testament est  nécessaire, celui-ci peut être rédigé avec  l’aide d’un notaire. Il est toujours conseillé  de se rapprocher des services diocésains. Types  de  biens  pouvant  être  légués :  Toutes sortes de biens peuvent  être légués : somme d’argent, compte titres,  appartement, bâtiment, terrain, mobilier,  bijoux, œuvre d’art, voiture… Peu importe  la valeur, même modeste, du legs. Il est  possible de léguer une partie des biens,  le solde des biens revenant à votre famille  ou des bénéficiaires divers. Dans la mesure où il n’existe pas d’héritier  réservataire, il peut être fait un legs  universel. Des biens peuvent être légués en nue  propriété, l’usufruitier en ayant l’usage  jusqu’à son décès. Il est en outre possible de  laisser à l’Église un simple droit d’usage et  d’habitation qu’elle ne peut ni louer ni vendre. 2)  Les  donations\b  De son vivant, un  fidèle peut effectuer un don à l’Église, d’un  bien mobilier ou immobilier. Cette donation  doit être exécutée devant un notaire. 3)  Assurances-vie\b  Enfin un autre  moyen d’aider l’Eglise consiste à souscrire un  contrat d’assurance-vie auprès d’un organisme  d’assurance, en indiquant comme bénéficiaire  le diocèse (plus précisément l’Association  Diocésaine de Martinique). Au décès du  souscripteur, le montant capitalisé sera versé  au diocèse. Cela permet au donateur de  transmettre à l’Église en épargnant quelle que  soit la modestie du montant. Mode  opératoire  :  Toute personne  intéressée par cette démarche, après en avoir  entretenu un prêtre et son notaire, pourra  obtenir l’aide de celui-ci aux coordonnées  suivantes : Michel Pouch, Archevêché de Fort-de-France Tél. : 06 96 31 03 33 e-mail : michel.pouch@wanadoo.fr Michel Pouch, Délégué Legs  ■ Léguer au diocèse de MartiniqueLéguer au diocèse de Martinique LEGS - DONATIONS - ASSURANCES-VIE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 18 novembre 2018 – n° 573 19 MEDIAS Dimanche 25 novembre 2018  Les radios à votre écoute Qu'est-ce qu'une radio diocésaine ? Sont-elles des radios d'influence dans nos territoires d'Outre-mer ? Qui les écoutent  et que recherchent leurs auditeurs. Cette semaine, la télévision s’intéresse à la radio et Dieu m’est témoin reçoit pour  en parler, Romaine Assard, la responsable de radio Saint-Gabriel, la radio du diocèse de Cayenne en Guyane. Elle nous  racontera comment elle a fondé la radio il y a 20 ans, et comment aujourd’hui, à l’âge de 80 ans, elle part en reportage  avec son smartphone. Nous irons en Martinique dans les studios de Radio Saint-Louis, radio fondée par Mgr Jean-Michel  en 1982 et qui reste toujours aujourd’hui très écoutée.  Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr COMMUNIQUÉ MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE Nom : .......................................................................\ .............................................................................................. Prénom : .......................................................................\ .................................................................................. Adresse : .......................................................................\ ................................................................................. Mail : .......................................................................\ ................................................................................................. Tél. : .......................................................................\ ................................................................................................. Code Postal : .......................................................................\ ................................................................ Ville : .......................................................................\ .................................................................................................. Oui, je m’abonne ! Avis de Concert à Régale Un Concert musique sacré est organisé, le dimanche 25 novembre 2018, partir de 16 h, en l'église de Montfort Régale à Rivière Pilote, avec les voix de l'Ecole de musique de Roselyne Cyrille. Vous êtes attendus nombreux ! Votre contribution aidera à l'achat des orgues. 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 !

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S eigneur Jésus, Roi de l’Univers, Sur la Croix, tu t’es donné jusqu’au bout pour nous manifester l’Amour infini du Père, et nous donner les grâces de Son Pardon. Comme au bon larron, Tu nous appelles aujourd’hui à collaborer avec toi à Ton Royaume de justice et de paix. Envoie-nous au cœur du monde, dans nos familles, nos quartiers, nos lieux professionnels et d’ét\ udes, mais aussi dans les périphéries les plus éloignées de notre \ existence. Rappelle-nous aujourd’hui que tu comptes sur notre témoignage pour consoler les souffrants, pardonner le mal, pour aimer ceux qui sont seuls et partager avec ceux qui n’en ont pas\ . Que nous puissions faire des œuvres de la Miséricorde l’orientation de nos vies et de nos relations. Que ton Esprit Saint nous soutienne, Seigneur Qu’Il nous rende sensibles à ta Présence et acteurs de ton Roya\ ume, témoins d’Evangile, semences de vie nouvelle et éternelle pour la croissance de l’Eglise et du monde. Amen Un Roi d’amour… - 25 novembre - Christ, Roi de l’univers !

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