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chemin de guérison chemin de guérison E CCLESIA ’M 2020 ! E g lise en MARTINIQUE N° 574 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 2 DÉCEMBRE 2018 Faut-il parler du père Noël aux enfants ? Le Denier de l’Eglise Joacin Guerrier, futur prêtre pour le diocèse de Martinique

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EDITORIAL 2 MÉDIAS 19 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 V iens, Seigneur Jésus, viens ! Ce dimanche 2 décembre ouvre le temps de l’Avent ; temps d’attente et d’espérance qui nous prépare à Noël. Nous entrons ainsi dans une nouvelle année liturgique (Année C) consacrée à l’Evang\ ile selon saint Luc. Du 2 au 24 décembre, nous sommes invités à la vigilance. Préparons notre cœur et prenons le temps de progresser sur le chemin de l’amour fraternel. En ce temps de l’Avent, l’Eglise nous invite, le 8 décembre, à célébrer l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Que veut dire «pleine de grâce ?», nous dit le pape. Que Marie est pleine de la présence de Dieu. Et si elle est entièrement habi\ tée par Dieu, il n’y pas de place en elle pour le péché. Préparer Noël, c’est également prendre du temps pour se recueillir et se nourrir spirituellement. Laissons la Parole de Dieu nous façonner : écoutons-la, lisons-la et prions. Pour nous y aider, le diocèse nous propose un Parcours méditatif de l’Evangile de la miséricorde, fondé sur la lecture de saint Luc\ . Une bonne nourriture qui éclairera notre route vers Celui qui vient. Ce temps de l’Avent nous réserve réellement de riches moments. Réjouissons-nous, car notre diocèse comptera un nouveau prêtr\ e. En effet, Joacin Guerrier, ordonné diacre pour le sacerdoce le 13 mai dernier, sera ordonné prêtre en ce mois de décembre… Cadeau et don de Dieu ! Nous recevons beaucoup, mais n’oublions pas de donner également. Aidons l’Eglise à vivre. Elle a besoin de nos dons, notamment pour assurer la rémunération des prêtres et des salariés. Il\ est important également pour elle, et pour nous tous, de préserver son patrimoine historique. Le Denier de l’Eglise est l’affaire de\ tous les baptisés. La Campagne est ouverte. Donnons avec foi… et avec joie ! E CCLESIA ’M 2020 ! Ch emin d e Guér iso n ! C’est le mot d’ordre du diocèse pour cette nouvelle Année liturgique. Dans le dossier présenté dans cette édition, des pistes sont offertes par les \ différents chantiers du plan pastoral en vue de ce chemin de guérison. Une belle année liturgique à tous, et bon chemin de l’Avent ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA EGLISE UNIVERSELLE\C • Parole dominicale • Saint \brançois-Xavier, apôtre des nations •   Parcours méditatif de l’Avent •    Joacin Guerrier, fut\iur prêtre pour le diocèse de Martinique •    Le Denier de l’Eglise   Donnons, ma foi ! •   Chemin de guérison :\i -  Chantier n° 1 - Accompagner et protéger la famille -  Chantier n° 2 - Convertir la pastorale  en Mission du parvis -  Chantier n° 3 - Bâtir\i une éducation  chrétienne -  Chantier n° 4 - Guér\iir le monde  par l'Evangile -  Chantier n° 5 - Soigne\ir et délivrer  les âmes - Chantier n° 5 bis -\i Santé et Bien-être •   Lettre à la Parturiente •   \baut-il parler du père noël aux enfants ? •    Solennité de l'Immaculé\ie Conception  de la bienheureuse Vierge Marie 3334 17 3333 2222 8 7 5 6 10 11 12 14 13 15 16 Dossier  :  E CCLESIA ’M 2020 !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 3 MOT DE L’ÉVÊQUE Lettre à la ParturienteLettre à la ParturienteLettre à la Parturiente C hère Marie, belle et jeune fille de Nazareth, Vierge bien- aimée, Avec toi, toute l’Eglise entre maintenant dans la « petite grossesse » de l’Avent. Nous allons attendre l’Enfant et chanter « Venez Divin Messie ». Avec ardeur, nous annoncerons, au milieu du brouhaha des marchands de tapis, la bienheureuse espérance de sa venue à Noël. Le Peuple qui marche plus que jamais dans les ténèbres, verra encore cette année, s’il le veut bien et s’il ne se trouve point trop aveuglé par les orgies, se lever une grande Lumière. Et cela nous réjouit. Cependant, cet intervalle liturgique où l’Eglise s’apprête, comme toi, jadis à Bethléem, à enfanter le Sauveur, n’est pas uniquement un signe de la joie de la Naissance. Avant l’aurore, il y a la nuit : l’Avent est donc aussi une petite nuit. Une obscurité empreinte d’une gravité réelle, d’une part de ténèbres, de combat, d’angoisse. La gestation se vit dans l’inquiétude. Malheur à celui qui ne prend garde ! C’est la période de tous les dangers, celle donc d’une veille intense pour ne pas rater le moment qui vient et éviter les écueils comme les menaces. Il faut le reconnaître, ces temps-ci, le climat de la planète est sombre. Dans cette vulnérabilité qui précède la venue de Celui-qui-vient-pour- sauver-son-peuple, on sent que le danger presse de toute part : politique, économique, social, religieux, culturel, familial, professionnel… Le monde souffre. Il va mal. Les ténèbres partout s’élargissent, même et surtout là où les promesses d’opulence arrivent au terme de leur arrogance. Si la technique, l’argent, la permissivité et tous les artifices humains sont parvenus à leur paroxysme, portés aux nues par une culture de mort, qu’y a-t-il à espérer encore ? On sent comme un fruit qui arrive à maturité, un moment de l’Histoire où la coupe est prête à déborder… Une nuit plus épaisse et plus longue que les autres s’annonce : « En ces jours-là, il y aura une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu'a créée Dieu jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus. Alors, si quelqu'un vous dit : ‘Voici : le Christ est ici ! Voici : il est là !’, n'en croyez rien. Il surgira, en effet, des faux christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, s'il était possible, les élus. Pour vous, soyez en garde : je vous ai prévenus de tout (Marc 13, 19-23). Par centaines, par milliers, les victimes repues de l’épais mensonge de la consommation perdent la tête, pendant que l’Eglise, attaquée, raillée, rejetée, ressemble de plus en plus à ce fragile équipage que tu formais avec Joseph sur la route de l’exode à Bethléem avant d’atterrir dans une étable… Elle aussi, comme toi, est sur le point d’accoucher. Les contractions de l’ultime enfantement se font sentir et les douleurs pénultièmes de la délivrance ont commencé. A ton image l’Eglise, catholique et romaine, perpétuellement enceinte et perpétuellement parturiente, continue sur la terre son pèlerinage historique, pour enfanter le Verbe de Dieu et mettre au monde le Sauveur, « un enfant mâle, qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer » (Ap. 12,5). L’antique dragon ne l’épargnera guère, nous en sommes prévenus ! Marie, Maman, en cet Avent, en ce chemin de guérison que prend ton Eglise de Martinique pour affronter, plus unie et plus forte, la colère qui vient, tu restes notre plus beau secours, notre vie, notre douceur, notre espérance ; vers toi nous crions, enfants d’Eve, du fond de notre exil… Salve Regina ! + Fr David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

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Solennité de l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 4 EGLISE UNIVERSELLE C hers frères et sœurs, bonjour et bonne fête! Aujourd’hui, nous contemplons la beauté de Marie Immaculée. L’Evangile, qui raconte l’épisode de l’Annonciation, nous aide à comprendre ce que nous fêtons, en particulier à travers la salutation de l’ange. Il s’adresse à Marie avec une parole qui n’est pas facile à traduire, qui signifie «comblée de grâce», «créée par la grâce», «pleine de grâce» (Lc 1, 28). Avant de l’appeler Marie, il l’appelle pleine de grâce, et révèle ainsi le nom nouveau que Dieu lui a donné et qui est plus indiqué pour elle que le nom qui lui a été donné par ses parents. Nous aussi, nous l’appelons ainsi à chaque Je vous salue Marie. Que veut dire «pleine de grâce»? Que Marie est pleine de la présence de Dieu. Et si elle est entièrement habitée par Dieu, il n’y pas de place en elle pour le péché. C’est quelque chose d’extraordinaire, parce que dans le monde, malheureusement, tout est contaminé par le mal. Chacun de nous, en regardant à l’intérieur de soi, voit des côtés sombres. Même les plus grands saints étaient des pécheurs et toutes les réalités, jusqu’aux plus belles, sont entachées par le mal : toutes, sauf Marie. Elle est l’unique «oasis toujours verte» de l’humanité, la seule qui ne soit pas contaminée, créée immaculée pour accueillir pleinement, par son «oui», Dieu qui venait dans le monde et commencer ainsi une histoire nouvelle. Chaque fois que nous la reconnaissons pleine de grâce, nous lui faisons le plus grand compliment qui soit, comme l’a fait Dieu. Un beau compliment à faire à une dame est de lui dire, avec courtoisie, qu’elle a l’air jeune. Quand nous disons à Marie pleine de grâce, en un certain sens, nous lui disons aussi cela, à un niveau plus élevé. En effet, nous la reconnaissons toujours jeune, parce que jamais vieillie par le péché. Il n’y a qu’une chose qui fasse vraiment vieillir, vieillir intérieurement: non pas l’âge, mais le péché. Le péché nous vieillit parce qu’il sclérose le cœur. Il le ferme, le rend inerte, le fait se faner. Mais la pleine de grâce est vide du péché. Alors, elle est toujours jeune, elle est «plus jeune que le péché», elle est «la plus jeune du genre humain» (G. Bernanos, Journal d’un curé de campagne, ii, 1988, p. 175). Aujourd’hui, l’Eglise félicite Marie en l’appelant la toute belle, tota pulchra. De même que sa jeunesse n’est pas une question d’âge, ainsi, sa beauté ne consiste pas dans son aspect extérieur. Marie, comme le montre l’Evangile d’aujourd’hui, n’excelle pas en apparence : d’une famille simple, elle vivait humblement à Nazareth, un petit village presque inconnu. Et elle n’était pas connue : même quand l’ange l’a visitée, personne ne l’a su, ce jour-là, il n’y avait pas de reporter. La Vierge Marie n’a pas eu non plus une vie aisée, mais des préoccupations et des craintes : elle fut «toute troublée» (v. 29), dit l’Evangile, et quand l’ange «la quitta» (v. 38), les problèmes ont commencé à se multiplier. Pourtant, la «pleine de grâce» a vécu une belle vie. Quel était son secret ? Nous pouvons le comprendre en regardant encore la scène de l’Annonciation. Dans de nombreuses peintures, Marie est représentée assise devant l’ange avec un petit livre à la main. Ce livre est l’Ecriture. Ainsi, Marie avait l’habitude d’écouter Dieu et de s’entretenir avec lui. La Parole de Dieu était son secret : proche de son cœur, elle a ensuite pris chair en son sein. En restant avec Dieu, en dialoguant avec Lui en toutes circonstances, Marie a embelli sa vie. Ce n’est pas l’apparence, ce n’est pas ce qui passe, mais d’avoir le cœur tourné vers Dieu qui rend la vie belle. Aujourd’hui, regardons avec joie la pleine de grâce. Demandons-lui de nous aider à rester jeunes en disant «non» au péché, et à vivre une belle vie, en disant «oui» à Dieu. Pape François Angelus du 8 décembre 2017 Source : http://w2.vatican.va/content/ ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 5 Dimanche 2 décembre 2\b18  la P arole  Dominicale C hers frères et sœurs, Dans l’Evangile de ce jour, 1 er dimanche de l’Avent, Jésus nous parle de sa venue. Venu dans notre monde il y a plus de deux mille ans, Il vient à nous dans les sacrements et les évènements de notre vie, et (re) viendra à la fin de la vie de chacun, à la fin des temps. C’est surtout de cette dernière venue dont il nous parle. La façon dont il décrit son avènement à la fin de notre vie ou des temps peut nous faire peur, mais cela n’est pas l’intention de Jésus. Il veut nous faire comprendre que c’est Lui le Maître et tout lui est soumis, et c’est en Lui que nous devons mettre notre foi pendant toute notre vie sur cette terre dans l’espérance de la vie éternelle. Jésus nous exhorte à nous préparer chaque jour, chaque heure, chaque seconde, à sa venue, à la fin de notre vie et des temps. Au lieu de vivre dans la peur ou dans l’insouciance, il nous faudra redoubler de vigilance, pour ne pas être désagréablement surpris, comme la bête sur qui s’abat le filet. « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste… Restez éveillés et priez en tout temps ». Nous sommes donc appelés à vivre chaque jour de notre vie comme si c’était le dernier, en ne laissant pas qui que ce soit ou quoi que ce soit prendre la place de Jésus dans notre vie au point de nous éloigner de Lui, car nous ne savons ni le jour ni l’heure de sa venue. Il nous faut nous convertir tout de suite, prier sans relâche, faire le bien en tout temps. Profitons donc de ce temps de l’Avent pour mettre de l’ordre dans notre vie, pour qu’elle soit toute tournée vers Dieu et vers les autres. C’est à ce prix que nous serons jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme (Jésus) et avoir part à sa gloire et à sa vie éternelle. P. Roland Sandwidi, Paroisse du Morne-Vert ■ Jérémie 33,14-16  •  \2Psaume 24  •  1 Thes\2salo\bicie\bs 3,12-4, 2  •\2  Luc 21,25-28.34-36\2 1 er dimanche de l’Avent - Année C ‘‘ Il y aura des signes dans le soleil, la ‘‘ Il y aura des signes dans le soleil, la ‘‘ lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Luc 21,25-28 ‘‘‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 6 LITURGIE Sai\bt  Fra\bçois-Xavier  (1506-1552)  est  u\b  missio\b\baire  jésuite  \bavarrais  (territoire  du  Nord  de  l’Espag\be)  qui  a  effectué l’esse\btiel de sa formatio\b religieuse e\b Fra\bce.  Proche  ami  d'Ig\bace  de  Loyola,  il  fut  avec  lui  l’u\b  des  cofo\bdateurs  de  la  Compag\bie  de  Jésus.  Ses  \bombreux  succès missio\b\baires e\b I\bde et da\bs l’Extrême-Orie\bt lui  valure\bt le sur\bom d'« apôtre des I\bdes ». L e  début  d’une  vie  missionnaire.  Le 15 mars 1540, François et son confrère Rodriguez quittent Rome pour Lisbonne. Avec Rodriguez, il reste huit mois à Lisbonne où leur dévouement apostolique suscite dans la ville et à la cour une telle admiration que le roi désire les garder au Portugal. Le Pape, sollicité, remet la décision à Ignace qui tranchera : Rodriguez, le Portugais, restera, François partira pour les Indes. Le 7 avril 1541, à 35 ans, il prend le bateau avec pour seuls bagages un vêtement chaud, un bréviaire et un petit recueil d’écrits patristiques. Il arrive au comptoir de Goa le 6 mai 1542 en qualité de nonce apostolique, ce qui lui donne les pleins pouvoirs du Pape sur les fidèles et les infidèles de l’empire colonial du Portugal en Asie. Commence alors pour lui une vie de missionnaire infatigable, entièrement confiée à l’Esprit-Saint, et totalement dévouée aux hommes vers lesquels la Providence l’envoie. Un  exemple  de  vie. Comme les apôtres, François va enseigner, baptiser, réconcilier. Il proclame à tous la Parole du Salut et invoque continuellement Marie (notamment en son Immaculée Conception, mystère qu’il a juré de défendre envers et contre toutes les critiques) pour le soutenir dans son travail d’évangélisation. Sa pauvreté personnelle, ses austérités, son dévouement, sa prière, sa joie parleront au cœur des hommes plus que sa parole. Sa véritable prédication, c’est sa personne, sa vie, son exemple. Comme les apôtres, et à l’image de saint Paul, il implante l’Église, déléguant à d’autres le soin d’organiser et de former ces jeunes communautés. Le voici dans la vie trépidante d’un prédicateur, catéchiste, confesseur. L’évêque de Goa veut le garder près de lui. Dans la ville, il concentre ses efforts sur le collège Saint-Paul, où une soixantaine de jeunes venus de tous les pays de l’océan Indien sont pris en charge par la couronne du Portugal. François veut en faire le foyer de formation du futur clergé indigène. De  grands  su\b\bès  pour  son  évangélisation.  Moins de sept mois après son arrivée à Goa, le vice- roi l’envoie chez les pêcheurs de perles. Ce sont des misérables parmi les misérables. Pendant les deux ans qu’il y reste, François développe une méthode d’enseignement religieux qui sera ensuite reprise par ses nombreux successeurs. Il fait traduire les vérités de la Foi et les prières fondamentales par des indigènes bilingues. Il s’entraîne lui-même à les prononcer et à les chanter, jusqu'à ce que l’auditoire les connaisse par cœur. Comme nonce, il soutient, protège et nourrit ces pauvres communautés ; il paie des rançons pour les prisonniers et rétablit la paix entre deux tribus ennemies. Les résultats de cette mission sont surprenants. En 1546, François a 40 ans, il part pour un voyage de deux années à travers les îles Moluques, à l’Est de l’Indonésie, sur « la mer des pirates ». En juin, il débarque à l’île de Ternate. Son catéchisme fait merveille et ses chants retentissent bientôt partout. En septembre 1546, il passe trois mois dans l’île du More. Les périls japonais et \bhinois.  En avril 1549, François embarque pour le Japon où il désire rencontrer le roi. Il ne peut pas le voir, mais, dans sa tenue de miséreux, il est molesté par les gardes du palais. Quand il prêche dans la rue, c’est un échec total. Il ne fait aucune conversion, jusqu’au jour où son plus acharné adversaire se convertit et demande le baptême. Plus de 500 Japonais se convertissent ensuite. François, qui a rencontré un Chinois converti au Japon, quitte le pays en août 1551 avec lui pour rejoindre la Chine. En septembre 1552, il débarque à Sancian, un petit îlot à dix kilomètres des côtes chinoises. C’est le repaire des pirates et des contrebandiers de cette zone maritime. Il y attend en vain son guide qui devait l’introduire clandestinement sur le continent. Il meurt de maladie le 3 décembre 1552, sans avoir pu poser le pied en Chine. La béatification de François-Xavier par Paul V a lieu le 25 octobre 1619, puis sa canonisation par Grégoire XV le 12 mars 1622, en même temps qu'Ignace de Loyola et Thérèse d'Avila. Il est, avec sainte Thérèse de Lisieux, patron des missions, mais aussi du tourisme en raison de ses voyages. Liturgiquement, il est commémoré le 3 décembre par les catholiques et les anglicans. Source : https://www.notrehistoireavecmarie.com ■ Saint François- Xavier, apôtre des nations -  3 décembre 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 7 Cher Théophile, il y a u\b peu moi\bs de deux mille a\bs, sai\bt  Luc s’adressait à toi pour co\bfirmer  la solidité de l’e\bseig\beme\bt que tu avais reçu (Luc 1, 3-4). Que dirais-tu de comme\bcer cette  toute \bouvelle a\b\bée liturgique par u\b parcours méditatif de l’éva\bgile de la miséricorde ?  Au cours de cet Ave\bt trépida\bt, e\btre deux “cha\bté”, ar\2rête-toi : écoute, lis et prie ! Nous te proposo\bs u\b petit parcours fo\bdé sur la lecture de passages propres à Luc. Lis le texte. Sur une feuille trace deux colonnes : à gauche Zacharie, et à droite Marie. Écris dans chaque colonne les paroles du personnage concerné, puis les verbes ou actions les concernant. Compare ensuite. Qu’est-ce qui te frappe en premier ? Reprends le texte et souligne tout ce qui concerne la parole (verbes, substantifs) et relis uniquement les phrases concernées. Quelles sont tes conclusions ? Enfin, lis Luc 1,1-4. Que penses-tu de la place de la parole ? Quel effort consentirais-tu à faire pour être à l’écoute de la Parole de Dieu ? Au cours de cet A vent, combien de temps donneras-tu pour écouter ou lire la Parole de Dieu ? Lis le texte. Sur une feuille trace deux colonnes : à gauche Pharisien, et à droite Publicain. Écris dans chaque colonne les paroles du personnage concerné, puis les verbes ou actions les concernant. Compare ensuite. Qu’est-ce qui te frappe en premier ? Reprends le texte et souligne tout ce qui concerne la parole (verbes, substantifs) et relis uniquement les phrases concernées. Quelles sont tes conclusions ? Enfin, lis Luc 15, 1-7. Que penses-tu de la place des actes ? Quel effort serais-tu prêt à faire pour agir pour Dieu ? Mais agir en quantité ou en qualité ? Quelle serait un acte de bonne qualité ? P. Christian Catayée ■ Lis le texte. Sur une feuille trace deux colonnes : à gauche Simon, et à droite Femme. Écris dans chaque colonne les paroles du personnage concerné, puis les verbes ou actions les concernant. Compare ensuite. Qu’est-ce qui te frappe en premier ? Reprends le texte et souligne tout ce qui concerne la parole (verbes, substantifs) et relis uniquement les phrases concernées. Quelles sont tes conclusions ? Enfin, lis Luc 6,41-42. Que penses-tu de la place du regard ? Quel effort consentirais-tu à faire pour mieux regarder l’autre, et particulièrement le pauvre ? Quel geste proposes-tu pour montrer que tu ne juges pas l’autre ? Écoute, lis et prie, ThéophileÉcoute, lis et prie, Théophile Parcours méditatif de l’Avent VIE DU DIOCÈSE 1ère semaine : Les deux annonces (Luc 1,5-38) 3 ème semaine : La prière du juste (Luc 18, 9-14 2 ème semaine : La leçon du pardon (Luc 7, 36-50)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 8 Joacin Guerrier, futur prêtre Joacin Guerrier, Joacin Guerrier, JOACIN GUERRIER, futur prêtre  pour le diocèse de Martinique Bo\b\be \bouvelle pour le diocèse de Marti\bique e\b cette fi\b d’a\b\bée pastorale !  Le diacre Joaci\b Guerrier s\2era ordo\b\bé prêtre e\b ce mois décembre.  Rappelo\bs-\bous  so\b  ordi\batio\b  diaco\bale  du  13  mai  2018,  présidée  par  Mgr Macaire, à l’Eglise Notre-Dame du Rosaire de Redoute. Notre archevêque  lui avait dit ces mots :  « L’Eglise \b’est là que pour servir les pauvres (ceux qui  so\bt malades, ceux qui so\bt seuls, âgés…). L’Eglise \b’existe que pour être le  Corps du Christ qui va toucher les pauvres… ».   Joaci\b a rete\bu ces paroles et a revêtu, depuis, sa te\bue de service.  Retrouvo\bs quelques extraits de la prése\btatio\b qu’il avait faite da\bs le \b° 565  d’ Eglise e\b Marti\bique\2  du 6 mai der\bier.  «J e suis Haïtien, âgé de 35 ans. Après des études classiques, j’ai commencé à cheminer pour entrer au séminaire, car le désir de devenir prêtre était dans mon cœur depuis ma première communion. J’ai été marqué par mon curé de l’époque, feu père Thomas François, omi. Dans ma paroisse d’origine, j’ai été servant d’autel dès l’âge de 14 ans. A Port-au-Prince, j’ai été membre de la Légion de Marie, à la paroisse du Christ Roi. J’ai fait une année de propédeutique dans le diocèse des Cayes. Cette année fut très enrichissante car j’ai appris à m’ouvrir aux autres. C’était aussi une année de ressourcement spirituel. J’ai été admis au grand Séminaire Notre-Dame d’Haïti, à l’Institut de philosophie Notre-Dame de Cazeau, qui avait pour recteur le père Clarck De La Cruz. Les études étaient très exigeantes, mais la vie communautaire aidait à demeurer dans la joie. Le séminaire m’a appris à accepter les idées divergentes, et à reconnaitre que nous sommes tous frères en Jésus Christ, que nous devons nous supporter les uns les autres. Pendant les deux années de philosophie, je me posais beaucoup de questions sur ma vocation, et j’ai toujours demandé à Dieu de m’éclairer. Après les deux années, j’ai effectué un an de stage pastoral auprès des étudiants à la Pastorale universitaire à Port-au-Prince. Pendant ce stage, j’ai été également en étude à l’Université épiscopale d’Haïti. Après cette année, j’ai commencé mes études de théologie au Centro de Teologia Santo Dominde Guzman, en République Dominicaine, dirigée par l’Ordre des Prêcheurs (les Dominicains). J’ai continué mes études de théologie au Centre Inter-institut de Formation Religieuse (CIFOR), en Haïti, et c’est là que j’ai terminé mes études de théologie. C’est également là que j’ai eu ma licence en théologie avec la mention Bien. Le droit juridique m’a toujours intéressé, comme un engagement à prendre devant les situations d’injustice et de souffrance que la société génère. J’ai toujours voulu défendre les faibles. Ainsi, après la théologie, je me suis dirigé vers des études en droit juridique. Puis mon accompagnateur spirituel m’a proposé d’aller en mission dans les Antilles. J’ai réfléchi, prié et avec les conseils de mon curé et de mon accompagnateur spirituel, j’ai choisi la Martinique où j’ai été accueilli par Mgr David Macaire en septembre 2016. J’ai intégré la Maison Saint Jean Paul II, sous la direction du père Emmanuel Chaulvet. En arrivant ici, la Vierge Marie, la Mère de l’Eglise, Mère de tendresse et de miséricorde était et est toujours avec moi. Une surprise m’attendait ici. Je suis originaire de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Port-à-Piment. Et en octobre 2016, la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Redoute devenait ma paroisse d’accueil. Le père Hugues Lafine en est le curé. Pour Dieu, il n’y a pas de hasard, tout est prévu. Je pense que Dieu veut me faire comprendre que Marie est la mère de ma vocation et c’est à elle que je dois me confier si je veux être prêtre. J’ai été docile à cela. Comme j’ai toujours une vénération spéciale pour la Vierge Marie, ici en Martinique, elle est vraiment devenue ma Mère. Mais je dois dire aussi que la Vierge m’a donné beaucoup de mamans ici ». Réjouissons-nous avec Joacin et prions pour lui. Que la Sainte Vierge Marie, sa mère et notre mère à tous, l’enveloppe de son manteau maternel ! ■ Seigneur Jésus, Dans ton immense bonté, tu as voulu appeler des hommes au cœur généreux, pour être des ouvriers de ta moisson. Je te remercie pour ces exemples d’hommes libres et engagés au service de leurs communautés, qui sont aussi des exemples vivants des valeurs de l’Evangile. Je te prie spécialement pour les prêtres qui traversent des difficultés plus grandes, la solitude, la fatigue et le découragement, pour que tu sois leur force et que tout chrétien soit prêt à être un compagnon de voyage pour son pasteur. Notre Père...

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 9 « Moi, Je suis la vigne, et vous, les sarments. » (Jn 15, 5). Actuellement en deuxième année d’études théologiques au séminaire Saint Cyprien à Toulouse avec mes trois autres frères martiniquais, Franck, Giovanny et Samuel, nous avançons à petits pas, au sein d’une communauté de prêtres et de séminaristes, vers le sacerdoce. L e premier cycle d’études philosophiques effectué à la Maison Saint Jean-Paul II, en Martinique, avait duré deux ans ; c’était l’étape de la formation du disciple missionnaire, être avec Jésus (Mc 3, 14). Maintenant, le second cycle est le temps de la configuration au Christ Pasteur et Serviteur. C’est un cheminement ininterrompu de discernement, de mise à l’épreuve, de maturité, où il s’agit d’être en vérité envers soi-même. Au cours des week-ends d’insertion pastorale dans le diocèse de Cahors, nous expérimentons le don de soi dans le service pastoral du Peuple de Dieu ; concrètement, cette année, mon curé m’a missionné auprès des personnes malades. Cela suppose d’être libre pour Dieu et pour les autres. Comme le Bon Pasteur, j’apprends à connaître les brebis du Seigneur, à donner ma vie pour elle, à rechercher celles qui sont loin du bercail (Jn 10, 14-17). Demandons à Marie, la première en chemin, de soutenir la foi des séminaristes, pour que nous devenions un signe visible et crédible de l’amour de Dieu pour tout homme. Un an d’ordination\x  déjà ! Déjà ?! C’est passé très vite mais ce fut une année très riche. La plus riche de toute ma vie jusqu’à maintenant. Riche en découvertes, riche en rencontres mais aussi riche en activités ! Chaque jour, je vis cette phrase qui accompagnait mon ordination presbytérale : « Ceci est mon Corps donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22,19). Le plus impressionnant, c’est de me donner concrètement en nourriture au peuple de Dieu de par mon ministère. Mon quotidien : écouter les fidèles, accompagner les différents groupes qui m’ont été confiés, enseigner, préparer aux sacrements et les célébrer, me rendre disponible auprès des blessés de la vie. Imiter le Christ- Prêtre, accomplir ses gestes est une très grande joie pour moi, même si la tâche est humainement exigeante. Je suis très heureux d’avoir débuté au Lorrain et au Marigot, et je découvre aussi l’accompagnement de la Mission Étudiante Catholique. Donc une année pleine qui ouvre à d’autres belles années, j’espère ! Abbé Gaétan Présent Être prêtre aujourd’\xhui Je me prénomme Patrick-Alexis. J’ai été baptisé le 18 août 1967, en la paroisse de la Trinité. Ce jour-là, le Seigneur Jésus m'a dit : « Sois Prêtre, Prophète et Roi ! » Quelques années plus tard, le 28 octobre 2001, Il est venu, en la Cathédrale Saint Louis, me dire la même chose : « Sanctifie, Enseigne, Gouverne ! » Eh bien, c’est cela être prêtre aujourd’hui. Accomplir tout simplement la grâce de son Baptême. Prêtre : Offre ta vie à Dieu, aide la communauté à rencontrer Dieu dans la Prière et les Sacrements. Prophète : Annonce toutes les Bonnes Nouvelles contenues dans l’Évangile, en premier lieu, annonce que le Christ est bien Vivant. Roi : Bâtis le Royaume d’Amour en aimant et servant tes frères, en appelant des personnes à servir à leur tour selon leurs talents, favorise tout ce qui est au service d’une belle communauté fraternelle et vivante et au service d’un monde plus beau. Vous seuls, chers amis lecteurs, pouvez dire si j’ai bien rempli ma mission. Merci d’exercer votre Miséricorde là où j’ai failli. En tout cas, sachez que j’y ai mis tout mon cœur, et que je continuerai à le mettre. Cette mission a transformé ma vie. J’ai découvert le sens du Baptême, de la grâce reçue le 18 août 1967. Cette mission m’a apporté beaucoup de joie, la « Joie de l’Évangile » : « Là où sont les consacrés, les séminaristes, les religieuses et les religieux, il y a de la joie, il y a toujours de la joie ! C’est la joie de la fraîcheur, c’est la joie de suivre Jésus ; la joie que nous donne l’Esprit-Saint, pas la joie du monde. Il y a de la joie ! »… (Pape François)  Joie de la communion fraternelle vécue avec toutes les personnes croisées dans les paroisses et services diocésains, orientés vers un même axe : Le Christ, avec nos talents, nos sensibilités vécues comme une complémentarité ;  Joie de la belle coopération vécue avec mes frères prêtres et diacres lorsque j’étais en équipe ;  Joie de contempler les fruits de nos actions communes ;  Joie d’avoir pu permettre à certains de grandir en douceur ;  Joie pour moi d’accompagner tous les âges et milieux de vie. C’est donc un merveilleux cadeau d’avoir été appelé. Être appelé et répondre, réveille donc en nous ce pour quoi nous sommes faits : « Prêtre, Prophète et Roi. » Abbé Patrick-Alexis PHANOR Être séminariste..\x. se \bonfigurer  au Christ Pasteur \xet Serviteur Etre prêtre aujourd'hui...

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 10 Donnons, ma foi ! www.donnonsmafoi.com Tous appelés à donner au Denier Tous ensemble, vivons notre foi en faisant vivre notre É glise Pour aider l’Église à vivre au quotidien, apportez votre contribution en renvoyant le coupon reçu dans votre boite aux lettres ou en allant sur le site internet : Conception : agence Mots D’ici - Novembre 2018 © photo Dan Beal

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 11 ECCLESIA’M 2020 !  DOSSIERDOSSIER ECCLESIA’M 2020 !  DOSSIER E CCLESIA ’M 2020 ! chemin de guérison. Nous aurions pu mettre la formule au pluriel, mais alors on se serait risqué à une terrible méprise. Toute guérison en Eglise vient du Christ. Même si elle se présente sous différents aspects, elle est l'œuvre du Christ Rédempteur. A quelques encablures de l’aboutissement du chemin synodal, nous vivrons cette nouvelle année liturgique avec ce mot d’ordre : E CCLESIA ’ M 2020 ! chemin de guérison. "Au nom du Christ… laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2 Co 5,20), nous dit St Paul. Cette réconciliation passe par la guérison intérieure et extérieure. Par la force de l’Esprit, laissez-vous guérir par le Christ, dans les mains de l’Eglise ! Dans la parabole du bon samaritain, l’homme blessé est confié à l’aubergiste après avoir été secouru (Luc 10,35). La tradition patristique a toujours vu dans cet aubergiste l’image de l’Eglise à qui le Christ confie ceux qu’il a rachetés. Nous devrons donc prendre nos responsabilités, en église, nous sentir responsables des autres et ne pas se contenter d’un “eh bien, je vais prier pour toi”. Les chantiers E CCLESIA ’ M 2020 ! nous offrent des pistes concrètes pour ce chemin de guérison. En voici un aperçu. P. Christian Catayée ■ Chemin de guérison \b Chantier n° 1 \b Accompagner et protéger la famille Le chemi\b de guériso\b proposé da\bs le cadre du cha\btier \b°1, “Accompag\ber et protéger la  famille”, passera par l’expérie\bce fo\bdatrice de l’Eglise elle-même : « Accueillir l’Esprit- Sai\bt… e\b famille et e\b Eglise ». Ce projet associe les services diocésai\bs de la Pastorale  familiale  et  de  la  Catéchèse,  la  coordi\batio\b  diocésai\be  du  Re\bouveau  charismatique  et  tous les autres cha\btiers d’ ECCLESIA ’M 2020 !  Il répo\bdra aux 3 directives pastorales d’E’20 :  faire faire l’expérie\bce de la commu\bauté, par la Famille, l’expérie\bce de l’Esprit-Sai\bt, par  et grâce à l’exercice des mi\bistères, l’expérie\bce missio\b\baire au cœur de chaque baptisé. C e chemin de guérison culminera le dimanche 9 juin 2019, fête de la Pentecôte, en deux temps. D’une part, la matinée et le déjeuner seront laissés à l’initiative des paroisses , à partir d’une trame commune produite par les référents paroissiaux de la Pastorale familiale réunis par le SDPF. En grande partie, il s’agira de vivre des temps forts en famille et en paroisse, dont la célébration de l’Eucharistie et le déjeuner. Puis toutes les familles convergeront, en utilisant au maximum des transports collectifs, vers un lieu unique de rassemblement pour l’ensemble du diocèse pouvant accueillir plus entre 20000 et 30000 personnes. D’autre part, l’après-midi, après un temps d’accueil, de louanges, de jeux et d’échanges en famille, Mgr David Macaire enseignera sur l’accueil de l’Esprit-Saint, puis présidera un temps de bénédictions et d’effusion de l’Esprit-Saint. Toutes les familles seront invitées, en particulier celles des enfants catéchisés, des enfants scolarisés dans l’enseignement catholique... Ces familles seront encouragées à inviter d’autres familles éloignées de la vie ecclésiale. Un temps de préparation sera organisé avec les parents dans le cadre de la catéchèse, du cheminement ou d’un regroupement de familles (s’inspirant des PCE), à partir de ressources en ligne : capsules vidéos d’enseignements de notre Archevêque sur l’accueil de l’Esprit-Saint, jeux et activités en famille. Cette préparation pourra être accessible à toutes les familles intéressées.Les fruits attendus sont, entre autres, la vie dans l’Esprit (la liberté des enfants de Dieu !), le lancement de la dynamique des PCE familles et le renforcement du catéchisme en famille. Alain et Béatrice Arnauld ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 12 ECCLESIA’M 2020 !  DOSSIER Convertir la pastorale en Mission du parvis \b Chantier n° 2 \b Depuis  mai\bte\ba\bt  plus  de  deux  a\bs,  \bous  avo\bs  e\btamé,  avec  l’aide  de  \botre  archevêque,  u\b véritable chemi\b de co\bversio\b de \bos pastorales paroissiales ; \bous avo\bs reco\bsidéré le  chemi\b d’accueil et les modalités d’orga\bisatio\b de \bos fo\bctio\b\beme\bts paroissiaux. Mais rie\b  \be saurait être défi\bitiveme\bt acté si \bous \b’avio\bs, e\b \botre âme et co\bscie\bce, pris e\b compte  u\be guériso\b plus pr\2ofo\bde de \bos commu\bautés et de leurs modalités de fo\bctio\b\beme\bt.  L a première phase a été de considérer avec foi l’ensemble des réalités et de les souligner si elles paraissent obsolètes et incongrues. C'est justement ce qu’a pu faire remonter le Conseil diocésain de la pastorale en son premier Conseil, en juin dernier. Mais maintenant, nous ne pouvons rester sur des constats si utiles soient-ils, il faut désormais passer aux actions concrètes de guérison. Cela passe ainsi par, non seulement une décision de chacun des pasteurs d’appliquer à leur communautés respectives les priorités établies comme nécessaires par leur conseil pastoral paroissial, mais aussi par une plus grande implication personnelle de chaque fidèle dans la révolution que nous demande le pape pour aller vers nos périphéries. C’est donc l’affaire de chacun et chacune qui est demandé amplement pour former une grande chaîne de solidarité dans ce changement si nécessaire. La première priorité de nos changements doit être d’abord celle de nos mentalités. Nos communautés ne sont pas des communautés indifférenciées et neutres, mais doivent être des communautés vivantes, ouvertes et témoins du Christ (montrons Jésus). La seconde priorité doit être dans le fonctionnement même de nos communautés : Puis-je accueillir sans mesure ? Comment ? Avec quels critères ? La communauté est d’abord l’affaire de tous, donc l’affaire de toutes les communautés qui la composent. Ayons une attention particulière aux petites communautés ecclésiales (PCE) qui sont les pivots essentiels de nos pastorales (ouvertes sur les périphéries). Enfin, la troisième priorité doit être dans le vivre ensemble communautaire. La proximité du Christ vient de la proximité de son engagement pour la vie de tous les hommes ; c’est dans la conversion et le dialogue que nous pouvons agir pour cette action de guérison. Voilà où se trouve ce chemin de guérison : nos mentalités, nos fonctionnements et nos attitudes. A bon entendeur Salut ! Chantier N°2 - Groupe de rédaction PCE Mansarde au Robert ■ Convertir la pastorale en mission du parvis est un chemin de guérison\

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Bâtir une éducation chrétienne ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 13 \b Chantier n° 3 \b Da\bs la recherche de bo\bheur,  l’homme s’est tour\bé vers plus gra\bd que lui, Dieu, qui  demeure e\bcore caché. Par Moïse, \bous avo\bs reçu la Loi. Mais la Révélatio\b, la Vérité  et la  Grâce, vie\b\be\bt de Jésus, homme \bé de Dieu. Il a vécu parmi \bous et a do\b\bé sa  Vie pour \botre Salut. Par Jésus-Christ, tout homme devie\bt e\bfa\bt de Dieu, reçoit la Vie  e\b plé\bitude et retrouve toute sa dig\bité.  « P our moi, vivre, c’est Jésus-Christ » ! Paul a fait l’expérience du Christ qui envahit la vie du pécheur, et donne la grâce de son Esprit. As-tu soif de voir, de parler, d’être uni, de rencontrer Jésus qui nous donne à Tous la vie en plénitude ? La Catéchèse, chemin de guérison, permet de rencontrer Jésus à travers nos rencontres de tous les jours. « Bâtir une éducation chrétienne » engage à édifier sa vie sur le Roc, Jésus-Christ. Nous sommes invités à nous laisser brûler  par sa Parole.  Dans la Bible, Jésus vit comme Fils de Dieu. Il a fait l'expérience de Celui qu’Il appelle Père. La Parole est vitale pour la conversion. Dès janvier 2019, l’enfant catéchisé aura sa Bible. En famille, la Parole de Dieu crée l’échange, le partage. Le dialogue permet de découvrir l’autre, de s’apprivoiser, de se réconcilier, d’engendrer des liens et de guérir. Vivre dans l’intimité  ave\b Dieu Jésus, qui a vécu dans une intimité profonde avec son Père, nous invite à en faire de même. Il nous apprend à nous tourner vers Dieu en disant Notre Père… En catéchèse, les enfants sont invités très tôt à créer un coin prière, lieu de rencontre et d’intimité. La  \baté\bhèse,  lieu  où  l’Église  donne  les  Sa\brements.  Les sacrements introduisent et permettent de progresser pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Préparer aux sacrements, c’est permettre d’accueillir et de communiquer l’Amour du Père pour tous les hommes. Les sacrements actualisent la présence et l’œuvre du Christ parmi les hommes. Les Sacrements donnent la vie divine. Pierre Valey, Délégué diocésain à la catéchèse ■ ECCLÉSIA ’M 2020 ! – Bâtir une éducation chrétienne ! Faire l’e\ xpérience de Dieu, pour recevoir la force de continuer à prier, à croire, à espérer et à aimer.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 14 ECCLESIA’M 2020 !  DOSSIER \b Chantier n° 4 \b Guérir le monde par l'Evangile Comme\bço\bs  par  u\be  simple  co\bstatatio\b  :  les  perso\b\bes  qui  se  laisse\bt  rejoi\bdre  da\bs l’éva\bgélisatio\b so\bt souve\bt des perso\b\bes e\b dema\bde. L’éva\bgélisateur veut  a\b\bo\bcer, mais \bos co\btemporai\bs cherche\bt des oreilles qui écoute\bt. Les mome\bts  d’épreuve so\bt aussi des portes ouvertes à l’a\b\bo\bce du Salut. L es guérisons de Jésus nous amènent ailleurs, au-delà de notre époque. Selon nous, la guérison physique exige des compétences attestées soigneusement par des autorités médicales très compétentes. Parce que nous vivons dans ce contexte restrictif, nous avons du mal à nous sentir touchés ou impliqués par l’évangile, chargé de guérisons. Comme si les gestes posés autrefois par Jésus ne nous concernaient plus. Comme si les gens de notre entourage n’avaient pas besoin d’être soulagés et ne ployaient pas sous le fardeau des maladies de notre époque. Notre foi chrétienne sera intéressante pour les gens de notre pays si nous apprenons à dire à quel point elle fait une différence dans notre vie quotidienne, incarnée. À quel point elle nous apporte guérison du cœur, consolation, mais surtout élan nouveau et capacité d’innovation en répondant aux besoins réels de nos concitoyens en matière de : subsidiarité, dignité humaine, bien commun, écologie intégrale, réconciliation. Le véritable objectif d’un chemin de guérison est de nous rendre libre pour le Christ. Il y a un lien très fort entre ce processus de guérison et l’évangélisation. Pour un disciple du Christ, guérir n’est pas s’améliorer ou être libéré de ses problèmes, c’est répondre à l’appel du Christ le plus librement possible. Mais aussi de s’intéresser aux autres et de désirer leur témoigner des fruits de la rencontre du Christ. Yves-Marie Grivalliers ■ L’Evangile, chemin de guérison ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 15 \b Chantier n° 5 \b Soigner et délivrer les âmes L’homme, da\bs u\be visio\b holistique (corps, âme, esprit) a besoi\b de  guériso\b pour répo\bdre plei\beme\bt à l’appel du Christ, et e\b premier  lieu de guériso\b spirituelle, qui a u\be i\bcide\bce sur l’âme et le corps. L e catéchisme de l’Eglise catholique souligne : “La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toutes sortes sont un signe éclatant de ce que Dieu a visité son peuple (Lc 7/16), que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps, il est le médecin dont les malades ont besoin. Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : j’étais malade et vous m’avez visité, (Mt 25/36). Son amour de prédilection pour les infirmes n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager” (extrait du Catéchisme de l’Eglise catholique, paragraphe 1503). La guérison spiritu\xelle /  L’a\b\bompagnement spir\xituel Guérir est un acte présent et marquant dans le Ministère de Jésus, rapporté dans les Evangiles. Jésus guérit les malades, chasse les démons et il lie souvent la guérison physique à la guérison spirituelle : “Va, désormais, ne pèche plus” dit-il au paralytique. Dans notre chantier : ”Soigner et délivrer les âmes”, nos actions tournent autour de notre mot d’ordre : “Montrer Jésus vivant et agissant”.C’est permettre aux personnes en souffrance et en demande d’aide de : - Faire la rencontre personnelle avec Jésus Seigneur et Sauveur par une écoute et un accompagnement dans les Cellules d’écoute, de prière et de compassion, réparties dans tout le Diocèse. - Faire l’expérience de Jésus vivant et agissant dans leur histoire de vie, parfois pas toujours paisible et harmonieuse, en entrant dans un processus de libération intérieure favorisant la guérison des blessures affectives et émotionnelles, “un mieux- être personnel, relationnel et un “mieux vivre ensemble”, à travers les sessions de guérison intérieure. C’est aussi permettre aux personnes en difficulté de discerner, ce qui est de l’ordre du psychologique, de ce qui est du spirituel, pour qu’elles aient un accompagnement adapté (Accompagnement psychologique ou soin psychiatrique et/ou accompagnement spirituel - délivrance, exorcisme). Mais dans tous les cas de figure, un chemin de guérison spirituel est proposé. L’Evangile de Marc souligne, concernant les disciples du Christ : “Ils s’en allèrent prêcher qu’on se repentit ; et ils chassaient beaucoup de démons et faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient.” Tony Allaguy-Salachy ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 16 \b Chantier n° 5 bis\C \b Santé et Bien-être L e chantier Santé & Bien-être s’inscrit naturellement dans ce chemin de guérison, à condition que nous soyons enracinés en Christ et visions une restauration intégrale corps-âme-esprit. Le mot santé ne vient-il pas du latin « sano, sanare » signifiant rendre sain, guérir, réparer, ramener à la raison… En quoi notre chantier ouvre-t-il donc un chemin de guérison ? La santé n’est pas seulement absence de maladie ou d’infirmité, mais résulte d’une interaction complexe de la personne avec son environnement, de son patrimoine génétique et biologique avec son milieu écologique, affectif, culturel et social. Cette approche fait de l’homme l’acteur de sa santé pour qu’il atteigne une qualité de vie en accord avec sa nature, voulue par Dieu, et en harmonie avec toute la création, en recherchant la juste mesure en tous ses actes. Notre mot d’ordre : « Ton corps est le temple du Saint-Esprit, prends en soin » appelle à suivre 3 directives pastorales : ➊ Suivre la voie du Christ qui donne santé et vie ➋ Recevoir comme un don la terre que Dieu confie à l’homme ➌ Entretenir sa santé physique et spirituelle personnellement et en Eglise. Et à les appliquer en cherchant à : ➊ Informer et communiquer sur les priorités de santé publique de la Martinique (conférences, débats, colloques, émissions de radio) ; ➋ Agir pour la terre : création de jardins créoles avec thématiques spécifiques (plantes médicinales, aromatiques, fruits rares, fleurs…), dans les presbytères, monastères et écoles catholiques, célébration de la Journée mondiale de prière pour la Création, candidatures au Label Eglise Verte ; ➌ Favoriser la bonne santé : retraites en silence et diète, ateliers dédiés à l’hygiène de vie, marches et prières avec Eglise en route, découverte de l’enseignement d’Hildegarde de Bingen. En suivant ensemble ce mot d’ordre, nous marchons avec Jésus sur son chemin de vie et de guérison. Nicole Déglise ■ ECCLESIA’M 2020 !  DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 17 ? Question L e père noël : mythe ou réalité ? Les enfants y croient-ils ? Comment en parler à ses enfants ? Le père noël est ce personnage imaginaire qui s’inscrit dans les petits rites qui ponctuent l’enfance et aide l’enfant à grandir avant l’âge de raison (7 ans). Durant cette période, il vit beaucoup dans l’imaginaire (les contes de fées…). Il est également dans la toute-puissance de son désir. Mais progressivement, il fera l’expérience de la réalité qui lui permettra de passer du principe de plaisir au principe de réalité et de quitter la toute-puissance du désir, le monde de l’enfance. Il ne prend plus ses désirs pour des réalités et prend conscience qu’il ne suffit pas de souhaiter quelque chose pour être exaucé. C’est la phase de désillusion qui lui permet de grandir. D’ailleurs, de lui-même, l’enfant découvrira que le père noël est un mythe, un personnage fictif incarné par ses parents. Ce sont eux qui offrent les cadeaux. Le père noël incarne le merveilleux, le monde féerique, le mystère : en parler aux enfants est-ce leur mentir ? Non, c’est une manière imagée d’aborder la fête de Noël, fête de l’amour, du don gratuit, de la générosité. Lui faire croire que le père noël existe ne protège pas l’enfant de la vie réelle, mais contribue à le laisser dans le « monde merveilleux de l’enfance ». Le seul inconvénient, c’est qu’il considère un jour ces histoires comme un mensonge, donc se met à douter de ces parents qu’il « vénère ». Quand on raconte des contes aux enfants en disant : « il était une fois », l’enfant sent que c’est une histoire et pas la réalité. Ce serait mieux de dire à l’enfant : « il était une fois le père noël ». Il est alors libre d’entretenir ou pas ce rêve. Il vaut mieux en parler avec lui, car qu’on le veuille ou pas, la culture ambiante contribuera à alimenter ce mythe. Si l’enfant pose la question : « Existe-t-il le père noël ? » On peut lui répondre dans les dessins animés ou lui retourner la question : « Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? », et en fonction de sa réponse, l’accompagner vers la découverte de la réalité. C’est une manière de le conduire vers la révélation de la vérité. Découvrir cette vérité, c’est grandir, sortir de la petite enfance et entrer dans la réalité du monde « adulte ». Parfois, la dernière année, les enfants font croire aux parents qu’ils y croient pour leur faire plaisir. Il s’agira donc d’accompagner les enfants dans le passage de la désillusion à la réalité. Et ils accepteront cette désillusion d’autant plus qu’ils auront atteint une autonomie affective rassurante. Il s’agit de les accompagner vers la vérité dès lors qu’ils commencent à avoir des doutes. Dans les familles chrétiennes, pour ne pas court-circuiter le Noël chrétien, il est important de placer la crèche à la maison, de participer à la messe de Noël en famille, en insistant sur la fête de Jésus. Noël est avant tout une fête chrétienne et non païenne, c’est la fête de la naissance de Jésus-Dieu qui s’est incarné, en naissant de la Vierge Marie dans une crèche pour sauver l’humanité de la perdition liée au péché originel. Tony Allaguy-Salachy Psychologue clinicien ■ ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Faut-il parler du père noël aux enfants ? Parfois, la dernière année, les enfants A l’approche de Noël, dans les centres commerciaux, dans les rues, les écoles, dans les fêtes organisées par les comités d’entreprise, les enfants rencontrent un bonhomme rouge avec un embonpoint et une barbe blanche : c’est le père Noël. L Comment en parler à

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Le sanctuaire diocésain du Sacré-Coeur de Balata et le Mouvement Sacerdotal Marial vous invitent à vivre un temps de cénacle, sur le thème « Aimons nos prêtres », avec le Père Pascal Dégras et le Père Caleb-Yvon Miantuasila Tonta, dans le cadre de la Nuit des sentinelles de l’Eucharistie, du vendredi 21 au samedi 22 décembre 2018, de 21h à 7h30. Pour toute information, contactez Flore (tél. : 0696 33 62 97) ou Josette (tél. : 0696 32 15 46) CENACLE : « Aimons nos prêtres » COMMUNIQUÉ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 18 COMMUNIQUÉCOMMUNIQUÉCOMMUNIQUÉCOMMUNIQUÉ Agenda de l’Archevêque Dimanche 2 décembre :  7h30 : Messe d’installation du Curé de Basse-Pointe  Rassemblement au hall des sports de Trinité : « Les 35-50 ans : la force de l'age »  17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 3 décembre :  18h30 : Messe de clôture du Jéricho paroissial au Vauclin Mardi 4 décembre :  Conseil presbytéral Mercredi 5 décembre :  18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Vendredi 7 décembre :  Fête du Séminaire-Collège  17h : Messe de la Ste Geneviève à l’église de Redoute Samedi 8 décembre :  9h30 : Messe pontificale pour le 150 ème anniversaire du Couronnement de la statue de Notre-Dame de la Délivrande (Sanctuaire du Morne-Rouge)  18h : Confirmation à la paroisse de De Briant Dimanche 9 décembre :  9h : Messe de la Ste Barbe avec les sapeurs- pompiers (église de Ste Marie)  15h : Ordination presbytérale du p. Joacin Guerrier à la Cathédrale Saint-Louis Mardi 11 décembre :  Conseil épiscopal Mercredi 12 décembre :  Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Marin à l’évêché  18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Samedi 15 décembre :  9h : Confirmation à la paroisse de Rivière-Pilote  18h : Messe d’installation du Curé du Marin Dimanche 16 décembre :  10h : Confirmation à la paroisse de Coridon et consécration du nouvel autel  17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 décembre 2018 – n° 574 19 MEDIAS Dimanche 9 décembre 2018  Métis : té ki toi ? Qu’est-ce que veut dire être métis aujourd’hui ? Métis, créole, est-ce la même chose ? Comment le métissage est-il vécu dans nos territoires d’Outre-mer ? Est-ce une fierté d’être métis ou un complexe ? Y a-t-il des hiérarchies ou des catégories de métis ? Ces questions qui dérangent parfois, nous nous les posons, cette semaine, sur le plateau de Dieu m’est témoin. Bertrand Dicale, métis franco-guadeloupéen, journaliste à France Info, auteur de « Maudits métis », viendra nous parler de l’embarras pour lui d’être métis. « Ni blanc, ni noir », il nous rappellera à quel point il est douloureux de systématiquement « choisir son camp » pour affirmer son identité. Dimanche 16 décembre 2018  Spéciale Nouvelle-Calédonie Après le référendum du 4 novembre dernier, Dieu m’est témoin a choisi de donner la parole aux femmes de Nouvelle- Calédonie, en immersion avec toutes les Calédoniennes. Qu’elles soient mères, épouses, filles, sœurs, qu’elles vivent dans les tribus de la grande terre, dans les quartiers de Nouméa, dans les îles Loyauté, qu’elles soient mélanésiennes, européennes, wallisiennes, qu’elles soient grand-mères, étudiantes, chefs d’entreprise, comment imaginent-elles la Calédonie de demain, quelle vision ont-elles de ce pays qui les a vu naître ? Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \2MARTINIQUE Service legs et do\batio\bs Archevêché de Fort-de-Fra\bce - 5-7, rue du Ré\2vére\bd Père Pi\bcho\b BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX Télépho\be : 06 96 31\20 333 - E-mail : mi\2chel.pouch@wa\badoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’IN\bORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\2NIQUE MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017 Préparons 2017 ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,00 €€15 janvier 2017 E g lise en MARTINIQUE N° 540REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017 M archons dans la lumière ! Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE PPréparons 2017 !Préparons 2017 !PPréparons 2017 !Préparons 2017 ! MMMMMMMMMMM archons dans la lumière ! M archons dans la lumière ! M Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 !

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V iens, Seigneur Jésus Dieu inattendu qui fait du neuf, tu passes en secret dans nos vies. Nous croyons que tu es là aujourd’hui dans ce temps d’attente et de désir. Redresse-nous en chemin pour ta joie. Relève nos têtes dans la nuit de la foi. Viens, Seigneur Jésus ! Dieu inespéré qui naît sans cesse, tu habites nos questions et nos cris. Nous voulons hâter aujourd’hui ton retour. Révèle-toi dans nos histoires saintes.Ouvre-nous l’Évangile maintenant. Nous méditerons ta Parole avec Marie. Viens, Seigneur Jésus ! Dieu attentif à nos passages, tu surgis nouveau comme l’aurore. Éclaire nos veilles et nos engagements. Allume en nous le feu de ton Esprit, et nous rendrons compte de notre espérance. Rappelle-toi que nous t’appelons aujourd’hui. Viens, Seigneur Jésus ! Viens Seigneur Jésus ! Viens nous sauver ! Nous t’attendons !

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