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La f amille en chemin
E g lise
en MARTINIQUE
N° 576
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
30 DÉCEMBRE 2018
Joacin Guerrier, prêtre
pour le diocèse de Martinique
Les grands rendez-vous
de l’année 2019
Vœux de prêtres et religieuses
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EDITORIAL
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MÉDIAS 19
3
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France — Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
L a famille en chemin… Aujourd’hui, l’Eglise célèbre la
Sainte Famille, celle de Nazareth. Elle nous la propose comme
modèle de tout foyer… une famille qui nous montre le chemin de
l’amour et de la paix. Aussi, dès le début de l’année (l\
e 1er janvier),
en la Journée Mondiale de la Paix, Marie nous est donnée comme
Mère de Dieu. Son humilité nous comble de joie.
Pour la célébration de la journée de la Paix intitulée « \
la bonne
politique est au service de la paix », le pape François interpelle\
les responsables politiques quant à leur mission au service de la
Maison commune. Il souligne combien la politique « accomplie
dans le respect fondamental de la vie, de la liberté et de la dignité
des personnes, peut devenir vraiment une forme éminente de
charité ».
La charité, nous chrétiens, devons la faire nôtre nous aussi po\
ur
la nouvelle année. Nous avons des projets plein la tête, nous
prenons de nouvelles résolutions ; des rendez-vous sont d’ores et \
déjà programmés dans les différents mouvements et associatio\
ns
du diocèse. Certains nous ont été communiqués et nous vous e\
n
livrons les dates. Au-delà de ces rendez-vous, n’oublions pas que \
c'est au quotidien que nous sommes appelés à être des témoin\
s de
l'Evangile aujourd'hui !
Les prêtres et religieuses, dans cette édition, nous formulent leu\
rs
vœux pour 2019… des vœux pleins d’espérance. Nous les por\
tons
dans nos prières comme ils le font quotidiennement pour nous.
Nous n’avons pas pu partager avec vous, dans le précédent numé\
ro
d’Eglise en Martinique, notre joie d’avoir un nouveau prêtre
pour notre diocèse. Nous revenons aujourd’hui sur l’ordination \
de Joacin Guerrier qui a enchanté la communauté. Nous lui
souhaitons d’exercer son ministère sous la mouvance de l’Esprit\
Saint, et sous le regard maternel de la mère de Dieu.
Est-il bon de connaître l’avenir ? C’est la question que nous avons
posé à un prêtre, et sa réponse est très édifiante. «\
Fais confiance
au Seigneur (Ps.36,3). C’est Lui ton avenir. Car Lui seul conduit
nos pas, même à travers les ravins de la mort (Ps.22), pour un
avenir assuré ».
Donc, ne nous laissons pas envahir par le trouble et le manque
de foi, quelle que soit notre situation : notre seul nécessaire est
d’accueillir le Christ. Dieu seul nous suffit !
Tous les membres de l’équipe d’Eglise en Martinique se joignent à
moi pour vous souhaiter une belle et sainte année 2019. Restez
toujours des fidèles lecteurs de votre revue diocésaine Eglise en \
Martinique !
Justine Lordinot n
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole dominicale
• Solennit\b de la très Sainte Mère de Dieu
• Les grands Rendez-vous de l’ann\be 2019
• Joacin Guerrier, prêtre pour le diocèse
de Martinique
• L’ACPM, mouvement en mission :
Se pr\bparer au sacrement du Mariage
• Saint-Pierre accueille le père Arnauld,
son nouveau cur\b
•Agenda de l’Archevêque • Xxx
• Est-il bon de connaître l’avenir
?
•
Message du pape François
pour la 52
e journ\be mondiale de la paix
1 er janvier 2019
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Dossier : VŒUX 2019
DES PRÊTRES ET REL\CIGIEUSES 14
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MOT DE L’ÉVÊQUE
Avec l’Amour,
nous nous relèverons
A
u moment de vous souhaiter
une bonne année 2019, je ne
peux m’empêcher de vous
proposer une équation existentielle
assez simple ! Il s’agit de rechercher
le critère éthique principal qui régira
nos choix sociaux et personnels et
nous permettra d’être heureux ou
malheureux, bénis ou maudits, bien-
portants ou malades en 2019…
Je constate que, depuis des décennies,
une grande partie de la population a
résolument choisi le sexe et les plaisirs,
l’intérêt personnel, le bien-être ou
encore le pouvoir comme motivation
première de l’existence. Derrière tous
ces dieux, l’argent est bien-sûr à la clé
de nos choix individuels et collectifs…
Nonobstant le cas des plus miséreux, j’avoue que je ne
peux, en conscience, souhaiter qu’il y ait en 2019 plus
d’argent pour les fils et les filles de notre pays. Il en est
de même pour le travai, l'éducation, le pouvoir ou même
la « religion » ! Il n’y a qu’un souhait qui jaillit de mon
cœur en cette période des vœux : l’Amour.
En effet, nous aurons beau parler toutes les langues du
ciel et de la terre, connaître l’avenir ou posséder toutes les
sciences, transporter les montagnes, et livrer notre corps
aux flammes… Si nous n’avons pas l’Amour, dit la Sainte-
Écriture, l’Amour qui prend patience, qui rend service,
qui ne jalouse pas, qui ne s’irrite pas, qui ne s’enfle pas
d’orgueil, qui ne cherche pas son intérêt, qui croit tout,
excuse tout, supporte tout, fait confiance en tout, espère
tout et endure tout.… Lanmou ki ka tchenbé rèd et pa ka
moli : si nous n’avons pas cet Amour-là, nous ne serons
rien, nous ne serons jamais rien !
Voilà de belles paroles pour un hymne de Martinique !
Mé zanmi, vous voyez bien que nous vivons exactement
cette parole dans le pays : sans l’Amour, nous tombons
(bien bas !) ; avec l’Amour, nous nous relèverons !
Mes vœux pour 2019 : Amour, Amour, Amour ! Ce sont
des vœux exigeants. L’Amour dont je parle n’est non
seulement pas facile, mais il est mal
connu et mal aimé :
« Mal connu », car on le confond
avec un sentiment mièvre et idiot
qui aveugle celui qui l’éprouve et le
conduit à subir passivement toutes
les duperies et les méchancetés sans
réagir. L’Amour, dans notre culture - et
c’est une des pires ruses du démon -,
est considéré comme une faiblesse
honteuse qui attire les profiteurs et les
profiteuses. Et pourtant, il est l’apanage
des êtres libres qui ne se laissent pas
balloter par les violences du monde.
Il est le privilège des êtres forts qui,
« se sentant haïs, sans haïr à leur tour,
savent lutter et se défendre, supporter
d’entendre leurs paroles travesties
par des gueux pour exciter des sots,
entendre mentir sur eux leurs bouches folles, sans mentir
eux-mêmes d’un mot » (Rudyard Kipling).
« Mal aimé », parce que cet Amour demande sans cesse
un dépassement de soi, comme l’effort d’entreprendre
l’escalade d’une montagne sur un chemin escarpé.
Toutes les autres voies semblent larges et spacieuses,
mais elles mènent au malheur, à la division, à la
tristesse, à l’isolement, au chômage, à la destruction de
l’environnement, à la surconsommation, à l’endettement,
aux conflits, au harcèlement… ; bref, la liste est longue,
il suffit de regarder le résultat autour de nous.
Cherchons cet Amour si profond : il est caché dans le
cœur de chacun d’entre nous, dans nos maisons, comme
dans nos rues, dans nos prisons comme dans nos églises.
Cet Amour est dans ton cœur et celui de ton prochain.
Regarde bien. Dieu n’a oublié personne, même ceux dont
tu te méfies, ceux à qui tu en veux ou qui t’en veulent,
ceux qui t’ont blessé, ceux en qui tu ne crois plus, ceux
avec qui tu es fâché… La nouvelle année sera tellement
bonne si, dans la vérité, l’Amour était là.
En 2019, plis Lanmou, sé plis Fos !
Bonne Année ! Que Dieu vous bénisse !
+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n
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Message du Pape François
Pour la 52
e
journée
mondiale de la paix
1 er janvier 2019
1 .
Paix à cette maison ! En envoyant
ses disciples en mission, Jésus leur dit :
« Dans toute maison où vous entrerez, dites
d’abord : ‘‘Paix à cette maison’’. S’il y a là un
ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra vers vous » (Lc 10, 5-6).
Offrir la paix est au cœur de la mission des
disciples du Christ. Et cette offre est adressée
à tous ceux qui, hommes et femmes, aspirent
à la paix au milieu des drames et des violences
de l’histoire humaine. La ‘‘maison’’ dont
parle Jésus, c’est chaque famille, chaque
communauté, chaque pays, chaque continent,
dans sa particularité et dans son histoire ; c’est
avant tout chaque personne, sans distinctions
ni discriminations. C’est aussi notre ‘‘maison
commune’’ : la planète où Dieu nous a mis
pour y vivre et dont nous sommes appelés
à prendre soin avec sollicitude. C’est donc
également mon vœu au début de l’année
nouvelle : ‘‘Paix à cette maison !’’.
2.
Le défi de la bonne politique\b La
paix est comme l’espérance dont parle
le poète Charles Péguy ; elle est comme une
fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu
des pierres de la violence. Nous le savons :
la recherche du pouvoir à tout prix porte à
des abus et à des injustices. La politique est
un moyen fondamental pour promouvoir la
citoyenneté et les projets de l’homme, mais
quand elle n’est pas vécue comme un service à
la collectivité humaine par ceux qui l’exercent,
elle peut devenir un instrument d’oppression,
de marginalisation, voire de destruction. « Si
quelqu’un veut être le premier, dit Jésus, qu’il
soit le dernier de tous et le serviteur de tous »
(Mc 9, 35). Comme le soulignait saint Paul VI :
« Prendre au sérieux la politique à ses divers niveaux – local, régional et mondial –, c’est
affirmer le devoir de l’homme, de tout homme,
de reconnaître la réalité concrète et la valeur
de la liberté de choix qui lui est offerte pour
chercher à réaliser ensemble le bien de la
cité, de la nation, de l’humanité
». En effet,
la fonction et la responsabilité politique
constituent un défi permanent pour tous ceux
qui reçoivent le mandat de servir leur pays,
de protéger les habitants et de travailler pour
asseoir les conditions d’un avenir digne et
juste. Accomplie dans le respect fondamental
de la vie, de la liberté et de la dignité des
personnes, la politique peut devenir vraiment
une forme éminente de charité.
3.
Charité et vertus humaines pour
une politique au service des droits
humains et de la paix\b Le pape Benoît XVI
rappelait que « tout chrétien est appelé à vivre
cette charité, selon sa vocation et selon ses
possibilités d’influence au service de la pólis.
[…] L’engagement pour le bien commun,
quand la charité l’anime, a une valeur
supérieure à celle de l’engagement purement
séculier et politique. Quand elle est inspirée
et animée par la charité, l’action de l’homme
contribue à l’édification de cette cité de Dieu
universelle vers laquelle avance l’histoire de
la famille humaine ». C’est un programme
dans lequel peuvent se retrouver tous les
politiciens, de n’importe quelle appartenance
culturelle ou religieuse, qui souhaitent œuvrer
ensemble pour le bien de la famille humaine,
en pratiquant ces vertus humaines qui sous-
tendent le bon agir politique : la justice, l’équité,
le respect réciproque, la sincérité, l’honnêteté,
la fidélité. À ce sujet, méritent d’être rappelées
les ‘‘béatitudes du politique’’, proposées par le
Cardinal vietnamien François-Xavier Nguyen
Van Thuan, mort en 2002, qui a été un témoin
fidèle de l’Évangile :
Heureux le politicien qui a une haute idée et
une profonde conscience de son rôle.
Heureux le politicien dont la personne reflète
la crédibilité.
Heureux le politicien qui travaille pour le bien
commun et non pour son propre intérêt.
Heureux le politicien qui reste fidèlement
cohérent.
Heureux le politicien qui réalise l’unité.
Heureux le politicien qui s’engage dans la
réalisation d’un changement radical.
Heureux le politicien qui sait écouter.
Heureux le politicien qui n’a pas peur.
Chaque renouvellement des fonctions
électives, chaque échéance électorale,
chaque étape de la vie publique constitue
une occasion pour retourner à la source et aux
repères qui inspirent la justice et le droit. Nous
en sommes certains : la bonne politique est au
service de la paix ; elle respecte et promeut
les droits humains fondamentaux, qui sont
aussi des devoirs réciproques, afin qu’entre
les générations présentes et celles à venir se
tisse un lien de confiance et de reconnaissance.
4 .
Les vices de la politique\b À côté des
vertus, malheureusement, ne manquent
pas non plus dans la politique les vices, dus
soit à une inaptitude personnelle soit à des
déformations dans l’entourage et dans les
institutions. Il est clair pour tous que les vices
de la vie politique ôtent de la crédibilité aux
systèmes dans lesquels elle s’exerce, ainsi
qu’à l’autorité, aux décisions et à l’action
La bonne politique est au service de la paix
EGLISE UNIVERSELLE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 5
des personnes qui s’y consacrent. Ces vices,
qui affaiblissent l’idéal d’une authentique
démocratie, sont la honte de la vie publique
et mettent en danger la paix sociale : la
corruption – sous ses multiples formes
d’appropriation indue des biens publics ou
d’instrumentalisation des personnes –, la
négation du droit, le non-respect des règles
communautaires, l’enrichissement illégal, la
justification du pouvoir par la force ou par
le prétexte arbitraire de la ‘‘raison d’État’’,
la tendance à s’accrocher au pouvoir, la
xénophobie et le racisme, le refus de prendre
soin de la Terre, l’exploitation illimitée des
ressources naturelles en raison du profit
immédiat, le mépris de ceux qui ont été
contraints à l’exil.
5 \b
La bonne politique promeut la
participation des jeunes et la
confiance dans l’autre\b Quand l’exercice
du pouvoir politique vise uniquement à
sauvegarder les intérêts de certains individus
privilégiés, l’avenir est compromis et les jeunes
peuvent être tentés par la méfiance, parce que
condamnés à rester en marge de la société,
sans possibilité de participer à un projet pour
l’avenir. Quand, au contraire, la politique se
traduit, concrètement, dans l’encouragement
des jeunes talents et des vocations qui
demandent à se réaliser, la paix se diffuse
dans les consciences et sur les visages. Elle
devient une confiance dynamique, qui veut
dire ‘‘j’ai confiance en toi et je crois en toi’’, dans
la possibilité de travailler ensemble pour le
bien commun. La politique est pour la paix si
elle se manifeste donc, dans la reconnaissance
des charismes et des capacités de chaque
personne. « Quoi de plus beau qu’une main
tendue ? Elle a été voulue par Dieu pour
offrir et recevoir. Dieu n’a pas voulu qu’elle
tue (cf. Gn 4, 1sv) ou qu’elle fasse souffrir,
mais qu’elle soigne et qu’elle aide à vivre.
À côté du cœur et de l’intelligence, la main
peut devenir, elle aussi, un instrument du
dialogue ». Chacun peut apporter sa pierre à
la construction de la maison commune. La vie
politique authentique, qui se fonde sur le droit
et sur un dialogue loyal entre les personnes,
se renouvelle avec la conviction que chaque
femme, chaque homme et chaque génération
portent en eux une promesse qui peut
libérer de nouvelles énergies relationnelles,
intellectuelles, culturelles et spirituelles. Une
telle confiance n’est jamais facile à vivre, car
les relations humaines sont complexes. En
particulier, nous vivons ces temps-ci dans
un climat de méfiance qui s’enracine dans la
peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse
de perdre ses propres avantages, et qui se
manifeste malheureusement aussi, au niveau
politique, par des attitudes de fermeture ou
des nationalismes qui remettent en cause
cette fraternité dont notre monde globalisé a
tant besoin. Aujourd’hui plus que jamais, nos
sociétés ont besoin d’‘‘artisans de paix’’ qui
puissent être des messagers et des témoins
authentiques du Dieu Père, qui veut le bien
et le bonheur de la famille humaine.
6 .
Non à la guerre et à la stratégie
de la peur\b Cent ans après la fin de
la Première Guerre Mondiale, alors que
nous nous souvenons des jeunes tombés
durant ces combats et des populations civiles
lacérées, aujourd’hui plus qu’hier nous
connaissons la terrible leçon des guerres
fratricides, à savoir que la paix ne peut jamais
être réduite au seul équilibre des forces et
de la peur. Maintenir l’autre sous la menace
veut dire le réduire à l’état d’objet et en nier
la dignité. C’est pourquoi nous réaffirmons
que l’escalade en termes d’intimidation et
la prolifération incontrôlée des armes sont
contraires à la morale ainsi qu’à la recherche
d’une vraie concorde. La terreur exercée sur
les personnes les plus vulnérables contribue
à l’exil d’entières populations en quête d’une
terre de paix. Les discours politiques qui
tendent à accuser les migrants de tous les
maux et à priver les pauvres de l’espérance
ne sont pas justifiables. Au contraire, il faut
réaffirmer que la paix se fonde sur le respect
de chaque personne, quelle que soit son
histoire, sur le respect du droit et du bien
commun, de la création qui nous a été confiée
et de la richesse morale transmise par les
générations passées.
Notre pensée va aussi, à titre particulier, aux
enfants qui vivent dans les zones actuelles
de conflit, et à tous ceux qui s’engagent
afin que leurs vies et leurs droits soient
protégés. Dans le monde, un enfant sur six
est touché par la violence de la guerre ou
par ses conséquences, quand il n’est pas
enrôlé pour devenir lui-même soldat ou
otage de groupes armés. Le témoignage de
ceux qui œuvrent pour défendre la dignité
et le respect des enfants n’en est que plus
précieux pour l’avenir de l’humanité.
7 .
Un grand projet de paix\b Nous
célébrons ces jours-ci le soixante-
dixième anniversaire de la Déclaration
universelle des droits de l’homme, adoptée
au lendemain du deuxième conflit mondial.
Souvenons-nous, à ce propos, de l’observation
de saint Jean XXIII : « Maintenant, à mesure
que l’homme devient conscient de ses
droits, germe comme nécessairement en lui
la conscience d’obligations correspondantes :
ses propres droits, c’est avant tout comme
autant d’expressions de sa dignité qu’il
devra les faire valoir, et à tous les autres
incombera l’obligation de reconnaître ces
droits et de les respecter ». La paix, en effet,
est le fruit d’un grand projet politique qui
se fonde sur la responsabilité réciproque et
sur l’interdépendance des êtres humains.
Mais elle est aussi un défi qui demande à
être accueilli jour après jour. La paix est une
conversion du cœur et de l’âme ; et il est facile
de reconnaître trois dimensions indissociables
de cette paix intérieure et communautaire :
- la paix avec soi-même, en refusant
l’intransigeance, la colère et l’impatience et,
comme le conseillait saint François de Sales,
en exerçant ‘‘un peu de douceur avec soi-
même’’, afin d’offrir ‘‘un peu de douceur aux
autres’’ ;
- la paix avec l’autre : le proche, l’ami, l’étranger,
le pauvre, le souffrant… ; en osant la
rencontre et en écoutant le message qu’elle
porte avec elle ;
- la paix avec la création, en redécouvrant
la grandeur du don de Dieu et la part de
responsabilité qui revient à chacun d’entre
nous, en tant qu’habitant du monde, citoyen
et acteur de l’avenir.
La politique de la paix, qui connaît bien les
fragilités humaines et les assume, peut toujours
se ressourcer dans l’esprit du Magnificat que
Marie, Mère du Christ Sauveur et Reine de la
Paix, chante au nom de tous les hommes : « Sa
miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui
le craignent. Déployant la force de son bras, il
disperse les superbes. Il renverse les puissants
de leur trône, il élève les humbles […] ; il
se souvient de son amour, de la promesse
faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa
descendance à jamais » (Lc 1, 50-55).
Du Vatican, le 8 décembre 2018
François
n
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Dimanche 30 décemb\be 2018
la P arole Dominicale
1 Samuel 1,20-22.2\34-28 • Psaume 83 • 1 Jean 3,\31-2.21-24 • Luc 2,4\31-\b2
La sainte famille • Année C
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 6
E
ncore tout rayonnant de la
grâce de Noël, l’Église célèbre
aujourd’hui la Sainte famille
de Jésus, Marie et Joseph. Le verbe
de Dieu qui a pris chair de la Vierge
Marie ne s’est pas simplement servi de
l’humanité, il l’a concrètement habitée,
c’est-à-dire qu’il a pris le temps de
pénétrer cette pâte humaine, il a pris
le temps de vivre concrètement les
relations humaines, de vivre comme
un homme parmi les hommes. Son
enfance et sa jeunesse n’ont pas été
une simple parenthèse, et le Fils de
Dieu n’a rien négligé pour s’enraciner
dans notre humanité, c’est-à-dire,
concrètement, dans son pays, dans
son peuple, dans son village et dans
sa famille. Grandissant en sagesse, en
taille et en grâce sous le regard de Dieu
et des hommes, Jésus a pris le temps
d’habiter toutes les étapes de notre
humanité en croissance. En prenant ce
temps de la vie familiale et les étapes
de la croissance humaine, Jésus en
dit toute l’importance et révèle ainsi
la vocation et la mission de la famille
dans ses dimensions, humaine et
spirituelle. Et il nous est bon de rappeler
cette vocation et mission de la famille
d’autant plus importante aujourd’hui
qu’elle est mise à mal, alors que c’est la
cellule de base de la société.
Tout d’abord, la famille est le lieu de
l’apprentissage de l’amour en actes et
en vérité, le lieu où sont transmises les
valeurs essentielles pour que chaque
être humain puisse devenir adulte. Or,
comme l’illustre l’aventure arrivée à la
Sainte famille, lue dans l’Évangile de ce
jour, chaque membre de nos familles
apprend à découvrir l’autre, à se laisser
surprendre et quelquefois dérouter par
celui que l’on croyait connaître. « Mon
enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme nous avons souffert en te
cherchant, ton père et moi ! ». La vie
commune nous permet d’apprendre à
nous connaître mutuellement au sein
de la famille, comme au sein de nos
communautés paroissiales. Mais, même
si l’on apprend à se connaître, l’autre
demeure toujours insaisissable pour
une part.
Donner naissance à un enfant, le mettre
au monde, ce n’est pas le fait d’un seul
jour, le jour de sa naissance proprement
dite, mais c’est aussi à chaque instant où
on lui donne ce qu’il faut pour vivre et
où on le laisse libre de nous échapper. Il
y a là, pour les parents, une formidable
école pour la pureté de leur amour, qui
demande à s’engager pour l’autre dans
un don, une gratuité, sans volonté de
le dominer. C’est une véritable ascèse
quotidienne qui permet d’accéder à la
pureté et à la profondeur de l’amour.
C’est pourquoi, si l’amour parental
arrive à ce niveau de qualité, il peut
nous servir à comprendre quel est
l’amour de Dieu pour l’humanité.
À côté de cet apprentissage de l’amour à
l’image même de la paternité de Dieu, la
famille est aussi le lieu de l’apprentissage
de la miséricorde. Il nous faut apprendre
à aimer comme Dieu nous aime. En
effet, les parents comme les enfants,
chacun de nous, nous sommes bien
imparfaits, nous ne savons pas aimer
comme nous le voudrions. Nous
sommes continuellement dans un
travail de conversion et de réconciliation
pour apprendre à donner le meilleur
de nous-mêmes. Conversion pour
mieux comprendre en quoi consiste
l’amour véritable, et se connaître soi-
même, réconciliation pour accueillir
les limites et les faiblesses de chacun.
Faisant l’expérience de la nécessité de
la miséricorde, la famille chrétienne
éprouve alors le besoin de s’appuyer
sur la grâce, sur la présence de l’Amour
trinitaire pour y puiser la force et la
lumière. Car c’est dans cette grâce du
sacrement du mariage que se déploient
la fécondité de la famille et sa capacité
à développer une relation d’amour. Par
la qualité de l’amour développé dans la
famille, la confiance instaurée au-delà
de ce que nous pouvons comprendre
des autres, par le pardon mutuel
inlassable, nos relations humaines sont
les matériaux dont Dieu se sert pour
révéler sa miséricorde. Ainsi, selon
le dessein de Dieu, la famille devient
réellement une communauté de vie
et d’amour comme une petite « église
domestique » resplendissant des vertus
évangéliques et de la Bonne Nouvelle
de la miséricorde offerte en Jésus à tous
les hommes.
Père Wilfried Bannais,
Curé de Saint-Joseph
n
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 7
La date de la solennité de Marie, mère de Dieu est le 1 er janvier, huit jours après
Noël, depuis la réforme liturgique.
La date de la fête de Marie, mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation
avec la naissance de Jésus à Noël. La nouvelle date de la célébration de la fête de
Marie, mère de Dieu, le 1
er janvier jour de l’an, met aussi en valeur la célébration
de la Solennité. C’est un aspect de l’histoire religieuse du 1
er janvier.
D
epuis le concile d’Éphèse en 431, l’Église
vénère la vierge Marie sous le titre
de mère de Dieu, (Sancta Maria Dei
Genitrix) en grec Théotokos. Cette solennité
célèbre le mystère de l’incarnation.
C’est par la célébration de la solennité de
Marie mère de Dieu que l’on commence donc
la nouvelle année. La célébration de la solennité
est faite le jour de l’octave de la Nativité qui est
le 1er janvier. L’évangile de la messe est la venue
des bergers à la crèche.
«… Mère de Dieu ! C’est le titre principal et
essentiel de la Vierge. Il s’agit d’une qualité,
d’un rôle que la foi du peuple chrétien, dans sa
tendre et naïve dévotion pour la maman du ciel,
a perçu depuis toujours… Notre chemin de foi
est lié de manière indissoluble à Marie depuis
que Jésus, mourant sur la Croix, nous l’a donnée
pour Mère en disant : « Voici ta mère ! » (Jn 19, 27).
Ces paroles ont la valeur d’un testament et
donnent au monde une Mère.
Depuis ce moment, la Mère de Dieu est
devenue aussi notre Mère ! Au moment où
la foi des disciples était fissurée par tant de
difficultés et d’incertitudes, Jésus les confiait
à Celle qui avait été la première à croire, et
en qui la foi n’a jamais faibli. Et la « femme »
devient notre Mère au moment où elle perd son
divin Fils. Son cœur blessé se dilate pour faire
Solennité de Marie,
mère de Dieu
• 1 er janvier
place à tous les hommes, bons et mauvais, tous, et elle les aime
comme elle aimait Jésus. La femme qui, aux noces de Cana en
Galilée, avait coopéré par la foi à la manifestation des merveilles
de Dieu dans le monde, au calvaire, tient allumée la flamme de la
foi en la résurrection du Fils, et elle la communique aux autres avec
une affection maternelle. Marie devient ainsi source d’espérance
et de vraie joie ! ».
(Pape François) n
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 8
SANCTUAIRE SACRÉ CŒUR DE BALATACOMMISSION MUSIQUE LITURGIQU\3E
SANCTUAIRE NOTRE-DAME DE LA DELIVRAN\3DE PASTORALE FAMILIALE ET LE REN\3OUVEAU
VIE DU DIOCÈSE
Les grands Rendez-vous
de l’année
2 février : Clôture de l’année jubilaire de fondation de la Congrégation des Sœurs Dominicaines missionnaires
de Notre-Dame de la Délivrande.
17 mars : Contemplation (Ignatienne) de la Passion avec la prière de guérison intérieure - « Dans tes Saintes
Plaies, je trouverai ma guérison ».
28 avril : Fête de la Miséricorde Divine - L’Heure de la miséricorde
2 juin : Journée de réflexion sur l’adoration eucharistique - « Jésus, mon Dieu, je t’adore »
30 août : Pèlerinage diocésain Notre-Dame de la Délivrande
17 novembre :
Invitation à la réflexion sur les fins dernières et la prière pour les défunts - « Purgatoire, qu’est-ce que c’est ? »
8 décembre : Fête patronale de la paroisse du Morne-Rouge
Nuit des sentinelles : Les vendredis 18 janvier, 15 février, 17 mai et 21 juin
Chapelet - Messe Sacré-Cœur - Confession : Tous les 1
ers vendredis du mois
Adoration du Saint-Sacrement : Janvier : tous les mercredis/Février : tous les mercredis (sauf le 27)
Mars : tous les mercredis/Avril : tous les mercredis/Mai : les mercredis 15 et 29 / Juin : tous les mercredis
Conférence Débat : Les mardis 8 janvier, 12 février, 12 mars, 9 avril, 14 mai et 11 juin
Rassemblement de Pentecôte des familles : Lundi de Pentecôte (10 juin) - 14 h, au Stade Pierre Aliker
Formation diocésaine :
- De février à avril : Pour le Nord Caraïbe et Atlantique, à la salle paroissiale du Morne-Rouge, les 2 èmes et 4 èmes samedis
du mois, de 14h30 à 16h30 (le deuxième samedi d’avril tombant le Samedi des Rameaux, la rencontre aura lieu le 1 er
samedi d’avril).
- Mars, mai et juin : Pour le Centre et Nord Atlantique, à la salle paroissiale de Saint-Joseph, les 1
ers et 3 èmes samedis du
mois, de 14h30 à 16h30. (NB : pas de rencontre en avril).
Journée Tous en Choeur : Nord Atlantique et Nord Caraïbe, le samedi 9 février 2019, au Millenium du Morne-Rouge,
toute la journée, pour les chorales de ces districts.
Participation aux frais : 25 € par module, soit 50 € pour l’ensemble (chèque à l’ordre de l’Association Diocésaine).
2019
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ACPM POST-CONFIRMATION DIOCESAINE
SANCTUAIRE NOTRE-DAME DE LA SALETTEOSPEM
Le 1 er samedi de chaque mois, 6h30 : Chemin de croix au calvaire en réparation des avortements, des fausses couches,
des morts tragiques, suivi de la messe au Sanctuaire.
Les 2
èmes samedis du mois : Messe de clôture de la Nuit des sentinelles célébrée au Sanctuaire du calvaire.
Le 1
er mercredi, tous les 2 mois, à 16h : Méditation du Rosaire au Sanctuaire, suivie des vêpres.
Tous les vendredis de carême : Chemin de croix animé par les différents secteurs et groupes de la paroisse, à
16h, au calvaire du Sanctuaire.
Tous les 13 de chaque mois : Messe en l’honneur de Notre-Dame de Fatima au Sanctuaire
Ouverture du mois de Marie et fêtes mariales : 16h, méditation du chapelet à l’église ; procession vers le
Sanctuaire suivie de la messe mariale.
Jeudi de l’Ascension : Veillée de prière pour la consolation du Cœur de Marie au Sanctuaire, à 16h.
Clôture des mois de Marie : Méditation du Rosaire au calvaire - Adoration avec Marie, suivie de la messe.
Temps de confession,
le samedi de 9h à 11h , à l’église.
Temps fort de l’année :
du 11 au 19 septembre , pèlerinage diocésain à Notre-Dame de la Salette.
Commodités disponibles : Salle de réunion ; possibilité de restauration à proximité ; boutique au presbytère (Heures de bureau :
mardi et jeudi de 7h30 à 11h30), objets religieux et souvenirs.
23 février : Les rendez-vous de l’OSPEM, de 8h30-12h30 : « Le problème identitaire en Martinique »
en collaboration Joëlle Nuissier, son équipe et le père Monconthour. Lieu : Salle paroissiale du Carbet
26 avril : Les rendez-vous de l’OSPEM, de 18h30-21h, à l’occasion des élections européennes : « Les élections
européennes 2019 : Quels sont les enjeux pour la Martinique ? ». Intervenant : Justin Daniel
21 mai : Participation aux activités proposées par la paroisse de Rivière-Salée sur l’esclavage, dans le cadre des
orientations d’E
cclesia ’M 2020 ! - Lieu : Rivière-Salée
29 juin : Les rendez-vous de l’OSPEM, de 8h30-12h30 : « L’exode des jeunes : une chance ou un échec », en
collaboration avec l’aumônerie des étudiants
25 ou 26 octobre : Conférence-débat sur le thème : « L’avenir économique et socio politique de la Martinique à
l’horizon 2020 » inspiré de « Laudato Si » et dans le cadre des orientations d’
Ecclesia ’M 2020 ! -à partir d’une enquête
en ligne du 1 er août au 30 septembre 2019 (comme pour Ecclesia ’M 2020 ! ). Lieu : Emmaüs
26 octobre au 2 novembre : Pèlerinage des élus à Rome sur le thème : « Voyage des élus et du monde politique de la
Martinique à Rome et au Vatican ». Lieu : Italie et Vatican
Samedi du CPM : Le 12 janvier, au Couvent de Cluny
Salon du mariage : Les 9 et 10 février, à l’Hôtel La Batelière
Week-end des fiancés : Les 16 et 17 février, à la Villa FL
Récollection de Carême : Le 17 mars, au Foyer de l’Espérance
Samedi du CPM : Le 13 avril, au Couvent de Cluny
Samedi du CPM : Le 18 mai, au Couvent de Cluny
La journée du mariage : Le 30 mai, à Sainte-Marie
Retraite de Pentecôte : du 7 au 11 juin, au Foyer de Charité
19 janvier : Paroisse du Saint-Esprit
23 février : Immaculée Conception de Rivière-Pilote
23 mars : Sainte Hyacinthe du Lorrain
du 23 au 26 avril : Retraite de jeunes responsables
à Sainte-Luce
25 mai : Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption
de Saint-Pierre
22 juin : Paroisse Notre-Dame de l’Assomption
de Sainte-Marie
6 juillet : Clôture Paroisse de Bellefontaine
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VIE DU DIOCÈSE
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En ce 2 ème dimanche de l’Avent, au lendemain de la solennité de l’Immaculée Conception,
pour le service du Christ et l’annonce de l’Évangile, par l’imposition des mains et
le don du Saint-Esprit, Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-
France a ordonné prêtre Joacin Guerrier, au cours de la célébration qu’il a présidée
en la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, en présence d’une très nombreuse
assistance et de la plupart des membres du presbyterium (prêtres et diacres), ainsi
que des séminaristes de la Maison Sa\3int-Jean-Paul II.
D
ans un diocèse, une
ordination est comme une
naissance, et à quelques
jours de célébrer la Nativité de
Notre Seigneur Jésus Christ, nous
avons vécu la Joie de cette naissance
avec l’ordination de Joacin ! Une
ordination est la rencontre de deux
mouvements : celui d’un homme qui
donne sa vie à Dieu, et celui de Dieu
qui l’accueille et le consacre.
Après la liturgie de la Parole, l’ordinand
a exprimé publiquement sa volonté
de recevoir l’ordination pres-bytérale
et d’exercer sa charge pour le ministère de la Parole, des sacrements, de la prière et de la charité pastorale, en
conformité
avec la pensée
du Christ et
de l’Eglise. Il
l’a signifié en
mettant ses mains
dans celles de Mgr
Macaire, et en promettant
de vivre en communion avec lui et
ses successeurs, dans le respect et
l’obéissance.
Mgr Macaire et, à sa suite, les prêtres
présents ont ensuite imposé les
mains à Joacin pour lui signifier
la mission confiée par le Christ,
mission qui se transmet par
les mains des Apôtres et de
leurs successeurs :
« Père tout puissant, donne
à ton serviteur que voici,
d’entrer dans l’ordre des
prêtres… ».
Aussitôt après la prière
d’ordination, Joacin a été
revêtu, par le père Delvarice
et le père Bannais, de l’étole
presbytérale et de la chasuble, pour
que soit manifesté extérieurement
le ministère qu’il devra accomplir
dans la liturgie. Puis, Mgr Macaire
a répandu dans les paumes des
mains de Joacin le saint Chrême
pour manifester le don de
l’Esprit-Saint qui fortifie le
prêtre « pour sanctifier le
peuple chrétien ». Enfin,
le nouveau prêtre a reçu le
calice et la patène destinés à
accueillir le Corps et le Sang du
Christ lors de la Consécration.
L’évêque lui a alors dit :
Joacin Guerrier,
prêtre pour le diocèse de Martinique
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« Aie conscience de
ce que tu feras, imite
dans ta vie ce que tu
accompliras par ces
rites et conforme-toi
au mystère de la croix
du Seigneur… ».
Puis, les rites de
l’ordination terminés,
Mgr David Macaire a
échangé le baiser de paix avec
le père Joacin, l’accueillant dans
son presbyterium. Les autres prêtres
ont fait de même, manifestant ainsi
leur communion de ministère, étant
membres d’un même ordre.
Dans la liturgie eucharistique qui a
suivi, le père Joacin Guerrier a exercé
pour la première fois son ministère
en concélébrant avec l’évêque et les
autres prêtres.
Après la célébration, des agapes
fraternelles ont prolongé ce moment
de joie.
Au père Joacin Guerrier, la
communauté diocésaine souhaite de
longues années ‘’ épi gras Bondjé’’.
Eve-Lyne Bazin n
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Depuis plus de \b0 ans, les équipes de l’Association des Centres de Préparation au
Mariage (ACPM) accueillent et accompagnent les fiancés du diocèse de Martinique. La
mission confiée par l’évêque du diocèse est de témoigner des grâces et des exigences
du sacrement du Mariage.
« Le Seigneur Dieu dit : L’homme
quittera son père et sa mère, il
s’attachera à sa femme, et tous
deux ne feront plus qu’un. » (Genèse
2.24).
Dans cette référence biblique se trouve
la vocation naturelle de l’homme et de
la femme, au travers de ce sacrement
voulu par Dieu comme un projet de
sainteté et de bonheur pour chacun
d’eux. Qui dit vocation dit appel de Dieu
le Père, et réponse de ses enfants quelle
qu’en soit la forme. Or, toute réponse
sérieuse qui engage prend corps dans le
discernement. Le Mariage voulu par Dieu
est une affaire de réponse, de décision
mobilisant la volonté, et d’engagement.
Avec la grâce de notre Seigneur, il va donc
falloir apprendre à « faire l’Amour » !
Les couples et familles vivant de ce
sacrement seront en mission, car ils sont
appelés à être des signes efficaces de la
présence du Christ au cœur du monde.
Bref, des sacrements ! Un tel projet et ses enjeux spirituels dont
particulièrement le témoignage, sera à
l’évidence pour l’ennemi de nos âmes le
lieu du combat spirituel.
Voilà pourquoi l’Eglise ne laisse pas les
couples seuls dans un tel projet, leur
proposant son accompagnement par les
prêtres et les couples témoins des Centres
de Préparation au Mariage.
Chers couples, si vous souhaitez discerner
cette vocation, la session de préparation
au Mariage est le temps favorable pour
cela. L’occasion pour vous de découvrir
toute la richesse de ce sacrement, tout en
faisant la vérité sur ce que vous désirez
vraiment sans vous illusionner. Des
questions importantes se feront alors jou r
:
suis-je prêt, quelles sont mes motivations,
est-ce avec lui ou avec elle… Des réponses
honnêtes à ces questions importantes,
dépendra la solidité du projet que vous
bâtirez, d’autant plus solide que vous le
bâtirez sur le roc qu’est le Christ.
Une telle œuvre de l’Esprit-Saint est
d’autant plus féconde qu’elle se vit dans
la liberté.
C’est pourquoi l’ACPM invite les couples
à bénéficier de cette préparation
alors même qu’ils n’ont pas encore
fixé de date de Mariage, et bouclé
l’ensemble des préparatifs induits
par l’organisation de la réception.
L’expérience démontre que cette liberté
dispose mieux le cœur à l’écoute de
Dieu et à l’obéissance.
Ce temps de préparation rythmé par une
progression à travers des thèmes propices
à une réflexion profonde, se trouve depuis
3 ans enrichie par le « Week-end des
fiancés ». Une manifestation constituant
une étape de la préparation au Mariage,
et voulue par Mgr David Macaire qui
vous accompagne en personne pendant
ce temps fort. Comme il le dit lui-même
chers couples, il a des choses à vous dire
les yeux dans les yeux !
Espérant vous avoir convaincus de
l’importance du temps de discernement
dans l’engagement au sacrement
du mariage. Les permanences vous
accueillent comme suit :
➤ Presbytère de Bellevue : tous les
mercredis, 15h30 à 17h30 – samedi, 9h
à 11h
➤ Presbytère de Sainte Marie : 2 ème samedi
et 4 ème samedi, 9h à 11h
➤ Rivière-Pilote : 1 er et 4 ème samedi, 9h à
12h
n
L’ACPM, mouvement en mission :
Se préparer au sacrement du Mariage
0696 447 484
Page Facebook : AcpmMartinique
Site internet :
www.acpm-martinique.fr
Contact :
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Agenda de l’Archevêque
Du 3 au 5 janvier 2019 :
• Réunion des Évêques et des Vicaires généraux de la
Province ecclésiastique Martinique-Guadeloupe-Guyane
Dimanche 6 janvier :
• 7h30 : Messe dominicale, concélébrée avec les Évêques
et les Vicaires généraux de la Province ecclésiastique
• 17h30 :
Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 7 janvier :
• Conférence des Tutelles de l’Enseignement Catholique
Du 8 au 11 janvier :
• Conseil Permanent de la Conférence des Évêques de la
Caraïbe à Trinidad
Samedi 12 janvier :
• 9h : Confirmation à la paroisse de Saint-Joseph •
« Samedi du CPM » au Couvent de Cluny (Centre de
Préparation au Mariage)
Dimanche 13 janvier :
• 7h30 : Messe d’installation du curé de Case-Pilote
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du 14 au 18 janvier :
• Retraite presbytérale au Foyer de Charité
Vendredi 18 janvier :
• Conseil épiscopal
• 18h30 : Évangélisation de quartier aux Anses d’Arlet
Dimanche 20 janvier :
• 8h : Messe de présentation de l’Administrateur de la
paroisse du Vert-Pré
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Notre paroisse, ce 1 er décembre, a vécu un événement inédit. En effet, la communauté
paroissiale a reçu le père Arnauld Serge Houévoyéha, son nouveau pasteur, qui a pris
ses fonctions le 30 août à Saint-Pierr\3e, et a été installé le 1
er décembre.
U
ne messe solennelle a été
présidée par Mgr David Macaire,
archevêque de Saint-Pierre et
de Fort-de-France. Dans sa co-cathédrale,
Mgr Macaire a remis les clés de cet édifice
au père Arnauld qui y administrera les
sacrements, enseignera la Parole de Dieu
et sanctifiera le peuple qui lui est confié.
Notre pasteur a renouvelé les promesses
de son ordination sacerdotale avant de
proclamer sa foi en posant ses mains
sur le livre des Evangiles. Il a remercié
Monseigneur l’archevêque pour cette
charge qu’il lui confie, et a exhorté les
fidèles à cheminer ensemble avec
lui et à devoir, avant toute chose,
partir sur les bases de la confiance
mutuelle et réciproque. Confiance et
bienveillance sans lesquelles aucune
évangélisation ne sera possible. Il a
également remercié les autorités
politiques et administratives présentes
à cet événement.
Le verre de l’amitié a réuni dans la salle
paroissiale autorités locales, fidèles,
comités paroissiaux et les amis du père
Arnauld venus d’autres paroisses.
Merci Seigneur pour tous tes bienfaits !
Betty Sagaliapidine n
Saint-Pierre accueille
le père Arnauld,
son nouveau curé
Chers amis lecteurs d’Église en Martinique, depuis quelques mois, des individus, situés on ne sait dans quel pays mais parlant
français, se font passer pour l’Archevêque, pour des prêtres ou pour des maires ou d’autres personnalités connues dans
l’Île. Ils entrent en contact avec de nombreux Martiniquais par le biais de Facebook, dans le but de les arnaquer. Ils demandent à devenir "amis" ; ensuite,
ils demandent si tout se passe bien pour vous et, très rapidement, « est-ce que vous avez des problèmes financiers ? ». Ils vous proposent des prêts très
avantageux en vous mettant en contact avec des soi-disant avocats ou une personnalité connue en France, à l’aide, là encore, d’un faux compte Facebook.
Mais, pour vous prêter de l’argent, il faut que vous leur en donniez d’abord. Malheureusement, des gens se laissent prendre en assez grand nombre et
ces arnaqueurs prospèrent. Pour ma part, ils ont créé un faux compte "Alain Ramsay", avec volontairement une faute d’orthographe à mon nom (un "m"
au lieu d’un "n"), mais avec une de mes photos prise sur Internet. Le faussaire a déjà extorqué des milliers d’euros. La Police est saisie et fait de son mieux
pour prévenir ces escroqueries, mais elle ne pourra retrouver les malfaiteurs car ce sont des virements bancaires qui aboutissent dans des pays qui n’ont
pas passé d’accord de police judiciaire avec la France. Ces personnes ne seront même pas inquiétées pour leur forfait. S’il vous plaît, frères et sœurs, si
quelqu’un vous demande d’envoyer de l’argent par Internet, répondez : "jamais !!!". P. Alain Ransay
n
Alerte !
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Père Christian Catayée,
Vicaire épiscopal
Qu’est-ce qu’une bonne ou mauvaise
année ? Même les épreuves peuvent
s’avérer à long terme le passage qu’il fallait
emprunter pour grandir, mûrir ou se convertir.
Toute notre vie est dans les mains de Dieu. Quand
je formule des vœux pour une nouvelle année, je
remémore l’année écoulée que j’ai initiée avec
ces vœux, et comment elle a été marquée par le
deuil, une perte, un trouble, un accident ou une
tragédie. En définitive, nos meilleurs vœux ne
seraient-ils pas ceux qui nous donnent d’accueillir
la volonté de Dieu et de vivre la vie en savourant
le temps présent ? En vous souhaitant une belle
et sainte année 2019, je prie le Seigneur pour
qu’il vous donne de vivre le présent pleinement, en
vous donnant de goûter un peu de la joie qui nous
attend. Alors, que 2019 ne soit pas une routine
mais un renouveau, un réveil, une résurrection,
une guérison et surtout une union avec Celui qui
nous donne la vie, qui nous donne le temps !
Père Hugues Lafine,
Délégué épiscopal en
charge de la Formation
Une nouvelle année s‘offre
à nous, avec toutes ses
promesses et l‘occasion
qu’elle offre de mettre en
place beaucoup de projets. Nous allons
discuter de beaucoup de choses dans les
prochains jours. Peut-être, dans tout cela,
faut-il penser à se remémorer les versets
en Luc 10, 41s : « Marthe, Marthe,
tu t‘inquiètes et t‘agites pour bien des
choses. Une seule est nécessaire. C’est
bien Marie qui a choisi la meilleure part ;
elle ne lui sera pas enlevée ». Ce qui
devrait nous amener, dans toutes nos
activités, à choisir la meilleure part,
c’est-à-dire demeurer dans la posture
du disciple. Puissions-nous, inspirés et
nourris par cette parole, savoir choisir en
chaque occasion ce que Dieu attend de
nous pour notre bonne santé spirituelle.
Bonne et sainte année 2019 !
Eglise en Martiniq\3ue a recueilli pour ses l\3ecteurs
les vœux de quelques pr\3êtres et religieuses du diocèse pour l’année 2019.
Vœux
de prêtres et de religieuses
VŒUX 2019 DE PRÊTRE\iS ET DE RELIGIEUSES DOSSIER
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Père Francky Vilsaint,
Délégué diocésain à la
Pastorale des Migrants
Amis lecteurs de « Eglise en
Martinique », je souhaite qu’au
cours de cette nouvelle année
2019 qui pointe à l’horizon,
notre pays veille à l’application de la
Convention de Genève relative au statut des
Réfugiés (1951), notamment à ce que les
personnes réfugiées aient accès à l’asile ou
à la protection dont elles ont besoin, jusqu’à
l’intégration dans la société d’accueil.
Que tous les fidèles de notre diocèse
voient en tout étranger, un autre
Christ qu’ils doivent protéger, servir
et aimer. Car dit saint Jean Paul II :
« Nul n’est étranger en Eglise ». Bonne,
sainte et heureuse année 2019 à vous tous !
Je vous salue bien fraternellement.
Père Wilfried Bannais,
Délégué épiscopal à la
Pastorale Familiale
Chers amis,
chères familles,
Qu’il est bon en
famille, en Eglise, de
prendre ce temps pour se souhaiter
fraternellement « tous nos vœux les
meilleurs ». Le livre des Nombres
nous invite à le faire sous forme de
bénédictions : « Que le Seigneur te
bénisse et te garde. Que le Seigneur
fasse briller sur toi son visage, qu’il
te prenne en grâce. Que le Seigneur
tourne vers toi son visage, qu’il
t’apporte la paix ! » (Nb 6, 22-27).
Je formule ces mêmes paroles de
bénédiction pour chacun et chacune
d’entre vous, et particulièrement
pour toutes nos familles qui
ont tant besoin du Christ pour
demeurer des petites communautés
ecclésiales. Que l’amour et la paix
qui illuminent la Sainte Famille de
Nazareth réconfortent et fortifient
chacun de nos foyers pour cette
année 2019.
Père Alain Ransay,
Délégué épiscopal à l’Education et l’Enseignement C\
atholiques
Chers amis lecteurs d’Eglise en Martinique,
A l’orée de cette nouvelle année 2019, je souhaite que notre je\
unesse puisse bénéficier d’une
éducation et d’enseignements résolument inspirés de l’Eva\
ngile. Que La Bonne Nouvelle de
Jésus-Christ soit plus que jamais la boussole des parents et des é\
ducateurs. La Martinique
a besoin que nous remettions tous, de façon résolue et détermin\
ée, le cap sur l‘Évangile,
autrement elle fera naufrage. Nos jeunes doivent être formés au re\
spect de la vie humaine, depuis son
commencement jusqu’à la mort naturelle ; ainsi, il ne doit plus être question d’avortement dans notre Î\
le.
Ils doivent être éduqués à la fidélité aux engagements\
pris (respect de la parole donnée spécialement
dans le cadre du mariage). Oui, puisse 2019 nous donner déjà à\
goûter les fruits d’Ecclésia’M 2020 !,
notamment en matière d‘éducation catholique.
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Père Joseph-Pérald Rémy, Délégué
épiscopal à la Pastorale des PCE
Chers sœurs et frères des Petites
Communautés Ecclésiales (PCE),
Au titre de Délégué de l’Evêque à
la Pastorale des PCE, je voudrais
souhaiter mes vœux les meilleurs à tous,
et particulièrement aux animateurs des PCE ainsi
qu’aux membres, pour cette nouvelle année 2019 !
Dans le Projet pastoral ECCLESIA’M 2020 !, il
y a un slogan très fort qui stipule : « Pas de tête
à tête avec Dieu sans coude à coude avec ses
frères ! ». Les PCE constituent des viviers assez
solides pour vivre cette réalité tant désirée par
notre Seigneur Jésus-Christ, et soutenue par
notre archevêque. Voilà pourquoi, au nom de
Mgr David Macaire, j’invite mes confrères, les
acteurs de la pastorale et les fidèles en particulier,
à susciter dans toutes les cités, les quartiers et
les périphéries de la Martinique des PCE où la foi,
la lecture et la méditation de la parole de Dieu, la
communion fraternelle sont vécues et célébrées
très fortement.
Sœurs et frères, Mgr David Macaire nous rappelle
assez souvent qu’une PCE à taille moyenne dans
un quartier (15-20 personnes) est le lieu qui
facilite le mieux la communion, la lecture et
la méditation de la Parole de Dieu, ainsi que
la communion fraternelle entre les membres,
car les grandes assemblées dominicales ne le
favorisent pas toujours. Ainsi, les expériences
déjà vécues dans les 40 paroisses que nous
avons visitées pour implanter cette structure,
sont assez consolantes et prometteuses dans la
mission évangélisatrice de notre diocèse.
Alors, comme Délégué de l’Evêque à la Pastorale
des PCE, j’invite les fidèles catholiques qui hésitent
encore, à oser faire l’expérience d’une PCE pour
goûter la joie de l’évangile.
Bonne et Sainte année 2019 à tous !
Père Luc Philippon,
Délégué diocésain à la
Pastorale du Tourisme
Mes vœux pour cette
nouvelle année s’enracinent
dans l’encyclique du pape
François, Laudato Si’.
Ici, en Martinique, nous mettons souvent
en premier nos vœux de santé. I bon !
Bonne santé à tous !
Justement, faisons nôtre les mots du
pape François : « Notre propre corps est
constitué d’éléments de la planète, son
air nous donne le souffle, et son eau
nous vivifie comme elle nous restaure ».
Je fais mienne encore l’invitation du pape
pour notre Martinique qui accueillera
beaucoup de frères et sœurs de la planète
en 2019 : « Nous avons besoin d’une
conversion qui nous unisse tous, parce
que le défi environnemental que nous
vivons, et ses racines humaines, nous
concernent et nous touchent tous ».
Bonne et sainte année 2019 à tous !
Père Arnaud Goma, prêtre
accompagnateur de la MEC
Mon vœu le plus cher,
pour tous les jeunes en
général et les Avengers
en particulier, est qu’ils
ne deviennent pas
des chrétiens « tchòlòlò » et IKEA.
Avancez sans peur et avec courage
mes amis ! En cette année nouvelle,
choisissez de regarder l’horizon
de l’espérance, et pas le miroir de
l’égocentrisme. Recevez l’amour de
Jésus dans vos cœurs, il est l’unique
nécessaire de votre vie. Passez de
saintes fêtes de Noël et de nouvel an !
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Père Emmanuel Chaulvet, Délégué diocésain à la Pastorale des Jeunes et des Vocations
« Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans
reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus
Christ. Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l’accomplira. » (1 Th 5, 23-24).
Chers sœurs et frères,
En cette fin d’année civile, je vous souhaite une joyeuse fête de la Nativité du Seigneur
Jésus. Que la joie de Noël demeure dans vos cœurs pour accueillir toute\
s les grâces par lesquelles
le Seigneur nous manifeste sa Tendresse et sa Miséricorde.
Heureux sommes-nous de demeurer dans le silence, dans le recueillement afin de grandir dans un
cœur à Cœur avec Celui qui se fait tout petit dans une établ\
e.
En ces temps particuliers pour les vocations, en ces temps de défis pour les jeunes, il est important
de demeurer dans la foi pour comprendre que le Seigneur n’a jamais cessé et ne cessera jamais
d’appeler ses enfants à entrer dans l’Alliance avec Lui.
Soyez bénis et assurés de mes prières lors des Eucharisties cé\
lébrées. Oui, je dépose chacun de vous
sur l’Autel où le Christ Seigneur descend pour nous nourrir de son\
Corps et de son Sang.
Très joyeux Noël, et Sainte Année 2019 dans la mouvance de l’\
Esprit Saint.
Sœur Marie Bernard,
Maîtresse des Novices de
Saint-Paul de Chartres
Merci Seigneur pour
l‘année 2018, merci
particulièrement pour la joie
que nous avons eue de vivre
les Journées Caribéennes de la Jeunesse
et le Synode des jeunes à Rome.
Riche de tous ces échanges, où nous
avons vu ton Esprit à l‘œuvre, je te prie
Seigneur, qu’en cette année 2019, les
jeunes d‘ici et d‘ailleurs, trouvent ou
aient des lieux pour se ressourcer, des
personnes disponibles qui puissent les
écouter, les accompagner, les aider à
discerner leur chemin de vie.
Bonne et Sainte Année à vous tous !Révérende Mère Claire-Marie Suréna,
Prieure des Moniales Bénédictines de
Bout-Bois
Une année s’achève, une
nouvelle année commence pleine
d’espérance. C’est l’occasion,
pour chacun de nous, d’offrir ses
meilleurs vœux à ceux qu’il aime. Qu’est-ce
qu’une moniale bénédictine peut souhaiter
à son prochain ? La santé ? La prospérité ?
L’amitié ? Tout cela est humainement désirable
mais il y a encore bien plus que cela. Il y
a le bonheur d’exister et de transmettre la
Vie divine que nous avons reçue. Une vie
pleinement centrée sur celui qui nous a créés,
qui a fait de nous ses enfants et qui nous
aime infiniment plus que nous ne pourrons
jamais l’aimer.
Je voudrais vous souhaiter, en cette nouvelle
année, de savourer chaque jour, dans l’Esprit,
ce bonheur d’être enfant du Père, frère et sœur
de Jésus-Christ avec une fécondité spirituelle
toujours plus grande. Bonne et Sainte année
avec la TRINITE.
Bonne et Sainte
année 2019 à tous !
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?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 18
‘‘
‘‘
Est-il bon de connaître l’avenir ?
T
outefois, connaître aujourd’hui
le détail des événements qui
jalonnent ton existence, t’est-il
vraiment utile ? Connaître le
jour de ta mort, le nom de tes ennemis, le
nombre d’amis que tu
auras, ton palmarès
professionnel, le jour
de ton mariage ou
celui de ta séparation,
cela te permettra-t-il
réellement de mieux vivre
l’instant présent avec joie et sérénité ?
Une étude européenne a montré que
plus de 85 % des 2000 personnes
interrogées ont choisi plutôt
« l’ignorance délibérée » afin d’éviter
les regrets par anticipation (Gigerenzer
et Gracia-Retamero, 2015). Pour nous
chrétiens, le choix de cette ignorance
délibérée est surtout motivé par notre
CONFIANCE en DIEU.
En effet, chercher à connaître l’avenir
consisterait à s’inscrire dans un
prédéterminisme qui enferme le
monde dans un aspect déterministe,
voire fataliste qui voit dans tout événement, la main de Dieu qui
manipulerait les choses comme des
marionnettes. Non
! Dieu écrit notre
histoire avec notre LIBERTÉ. C’est
pourquoi il nous donne sa Parole
d’amour qui nous appelle et nous
interpelle quotidiennement.
Consulter un voyant, est signe de
manque de foi et de confiance en
Dieu. Sa présence ne te suffirait pas.
Et tu serais en recherche de savoirs
pour capter des pouvoirs protecteurs.
Ce détour de Dieu renvoie au péché
originel où nos premiers parents ont
cherché leur bonheur en dehors de
Dieu en écoutant le serpent. Ils ont
manqué de confiance.
Aujourd’hui les serpents sont
nombreux et camouflés dans diverses
prestations de services à portée de
main et de porte-monnaie. Solliciter
leur service consiste à ouvrir la porte
de ta vie aux infestations du serpent
menteur et manipulateur.
L’Écriture nous interdit toutes formes
de divinations. « On ne trouvera chez
toi personne qui scrute les présages,
ou pratique astrologie, incantation, enchantement
; personne qui use
de magie, interroge les spectres
et les esprits, ou consulte les
morts. Quiconque fait cela est une
abomination pour le Seigneur… »
(Dt.18,10-12). Et Jérémie qui ajoute « Oui,
ainsi parle le Seigneur de l’univers, le
Dieu d’Israël : Ne vous laissez abuser ni
par les prophètes qui sont au milieu de
vous, ni par vos devins… » (Jr.29,8). Le
premier commandement nous interdit
toute consultation horoscopique,
astrologique, chiromancienne,
le recours aux médiums et les
phénomènes de voyance. Car la crainte
aimante que nous devons à Dieu seul,
nous exige de faire CONFIANCE à la
PROVIDENCE.
Fais confiance au Seigneur (Ps.36,3).
C’est Lui ton avenir. Car Lui seul conduit
nos pas, même à travers les ravins de
la mort (Ps.22), pour un avenir assuré.
Pour cette nouvelle année donc, Zéro
bain, ni démarré ni rien ; le seul bain à
renouveler ou à recevoir est celui du
baptême.
Père Sosthène Godjo,
Curé de Lorrain et Marigot
n
Certes, connaître avec précision la météo du mois prochain m’aiderait à mieux planifier le "festi-Kt"
de ma paroisse ! Connaître d’avance l’aboutissement d’
Ecclesia ’M 2020 ! favoriserait mon implication
efficiente ! Connaître le futur pourrait me permettre de mieux anticiper, me protéger des dangers
et des ennuis, changer à temps de stratégies, d’optimiser l’investissement qualitatif du présent et
peut-être de mieux aimer. C’est d’ailleurs pourquoi Dieu nous dévoile l’à-venir par l’avènement de
son Fils, le Verbe fait chair, qui pour nous, a récapitulé toutes les prophéties et les promesses faites
à nos ancêtres (prêtres, prophètes et Roi) pour nous ouvrir à l’éternité bienheureuse.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 décembre 2018 – n° 576 19
MEDIAS
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\3 MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France — \b-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP \b86 — 97207 FORT DE FRANCE CEDE\3X
Téléphone : 06 96 310 333 — E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr
, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un rendez\bvous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
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sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
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Pour consulter le site Web d’E cclesia ’M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E cclesia ’M 2020 !
MARTINIQUE 40
GUADELOUPE 44
GUYANE 44
FRANCE et ?tranger 50
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L ève-toi, Jérusalem, rayonne, car voici ta lumière,sur toi s’est levée la gloire de Seigneur,
tandis que les ténèbres s’étendent sur la terre, et l’obscurité sur les peuples.
Au-dessus de toi se lève le Seigneur
et sa Gloire apparaît au milieu de toi.
Les nations marchent vers ta lumière,
et les rois, vers la splendeur de ton aurore.
(Isaïe 60, 1-2)
Sainte et belle fête de l’Epiphanie !
Avec les mages, adorons, nous aussi, le Fils de Dieu qui s’est fait homme !
Epiphanie
- 6 janvier 2019 -
