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Laure S abes : Retour en Martinique SSSSSS
E g lise
en MARTINIQUE
N° 578
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
27 JANVIER 2019
Que penser des traditions
culinaires en lien avec la foi ?
Dossier : Laure Sabès
Lettre aux Religieuses

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EDITORIAL
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MÉDIAS 19
3
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
«A
ujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que
vous venez d’entendre».
Le Message du Christ n’a nullement perdu de son
actualité. Jésus s’adresse à chacun de nous, aujourd’hui,\
pour que
nous témoignions de cette Bonne Nouvelle. Il nous redit tout
l’amour de Dieu pour nous, les promesses manifestées depuis
longtemps. Aussi, Dieu nous annonce qu’il a besoin de chacun
de nous, avec nos différences, nos faiblesses, nos talents… Nous
formons, ensemble, le Corps du Christ.
L’Eglise célèbre, le 2 février, la Présentation de Jésus au Temple
(la Chandeleur). C’est également la Journée de la vie consacr\
ée.
Des hommes et des femmes, inspirés par le don de Jésus par amour
de Dieu et des hommes, ont consenti à leur tour à consacrer leur
vie, et à tout abandonner pour marcher à sa suite. « Regardons-
nous, chers frères et sœurs consacrés ; tout a commencé par \
la rencontre
avec le Seigneur. D’une rencontre et d’un appel, est né le chemin de
consécration. Il faut en faire mémoire», dit le pape François dans son
homélie (cf. Eglise universelle).
Sr Laure Sabes, elle aussi, a répondu à l’appel de Dieu dans la\
vie religieuse ; elle a fondé la Congrégation des Dominicaines
Missionnaires de la Délivrande. Une centaine d’années après \
sa
mort, ses reliques retrouveront la Martinique, sa terre natale,
le « berceau de la Congrégation ». C’est ainsi que divers temps
fort seront organisés, au Morne-Rouge, du jeudi 31 janvier au
samedi 2 février. Notre dossier est consacré à cette religieuse
qui, avec générosité et amour, s’est mise au service de Dieu et à
celui des pauvres. « Tout est pour Dieu, avec Dieu, en Dieu ». Vous
découvrirez également les différentes communautés religieuse\
s
présentes dans le diocèse.
« Sacré, sucré, salé, ou que pensez des traditions culinaires en lien
avec la foi » : c’est le titre de la rubrique « An tchè Légliz-la ».
Les catholiques ont adopté et « adapté » certains plats aux \
fêtes
de l’Eglise (matoutou, galettes des rois, crêpes…). Qu’en \
est-il
réellement ? La réponse du prêtre interrogé par Eglise en Martinique
est plutôt rassurante...
« La joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ps 18). Laissons sa\
lumière entrer dans nos cœurs. Faisons confiance à la Parole. T\
out
ce qu’elle nous dira, faisons-le ! C'est ce à quoi nous invitons l\
es
jeunes partis au Panama pour les JMJ.
Joyeux dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole dominicale
• Vie consacr\be, une Journ\be institu\be par Jean Paul II - 2 f\bvrier
• Retour sur le Synode des jeunes Interview de Mgr Macaire
• Les grands Rendez-vous de l’ann\be 2019 (suite et fi n)
• Les Communaut\bs religieuses à la Martinique
• Laure Sabès (1841-1911)\i "J'espère contre toute esp\brance"
• Mgr Claverie, un bienheureux en Martinique
• Nouveau d\bpart pour les Soeurs Dominicaines Missionnaires
de Notre-Dame de la D\blivr\iande
• Translation de Laure Sabès Programme de la clôture du jubil\b
des 150 ans de fondation
• Lettre aux religieuses
La chose la plus pr\i\bcieuse au monde
• Sacr\b, sucr\b, sal\b ou "Que pense\ir des
traditions culinaires en lien avec la foi" ?
• Fête de la pr\bsentation du Seigneur
Journ\be de la vie consacr\be
Hom\blie du Pape François –
Messe pour les consacr\bs
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3334
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Dossier : LAURE SABES

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C
hères sœurs,
En octobre dernier, marchant
dans les rues de Rome
pendant le synode sur les jeunes et le
discernement des vocations, j’admirais
à loisir les signes de la catholicité et
les manifestations les plus sublimes
du génie humain pour manifester la
foi en Dieu. Les liturgies grandioses,
les chœurs triomphants, l’architecture
majestueuse, les foules innombrables,
tout exultait et chantait la Gloire de Dieu,
chaque détail redisait, dans l’harmonie
de l’ensemble : « O Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton nom par toute la
terre ! » (Ps 8,10).
Dans cette harmonie, faite des mains
et du cœur des hommes à travers les
siècles pour rendre témoignage à la
bonté du Tout-Puissant, les hommes
d’aujourd’hui prenaient place
naturellement, comme serviteurs d’un
seul et même dessein providentiel :
redire que Dieu est grand ! Le Pape, en
sa blanche soutane, les cardinaux dans
leur pourpre ou les évêques en violet,
s’effaçaient dans leur individualité
pour n’être plus que des instruments
de la louange du ciel et de la terre qui
chantent sans fin : Saint, Saint, Saint, le
Seigneur, Dieu de l’Univers ! (Ap 4,8).
Je savais bien que tout cela est peu de
chose devant la véritable beauté divine,
mais je savais aussi que ce témoignage,
pour ceux qui savent le discerner, est
ce que l’Homme peut faire de mieux
ici-bas pour remercier son Seigneur et
répondre à son amour…
Le cœur et les yeux encore remplis
des images vaticanes, je marchais
tranquillement dans la rue, lorsque je
fus dépassé par une jeune religieuse
alerte. Je ne vis même pas son visage,
elle marchait prestement, joyeuse. L’évènement n’était pas
surprenant : dans le centre-ville
de Rome, un passant sur deux
est un ecclésiastique ou une
religieuse. Il y en a de toutes les
couleurs (de peau et d’habit),
de tous les âges, de tous les
continents, de tous les styles…
Celle-là portait une robe discrète
de couleur grise, de petites
bottines adaptées à la marche,
un sac en bandoulière et un voile
blanc, court et léger, virevoltant à
sa marche rapide et décidée. Qui
était-elle ? je ne sais pas. Certainement
une étudiante en théologie d’une
université romaine, une infirmière d’un
hôpital voisin pour les nécessiteux ou
la sacristine d’une des nombreuses
maisons généralices de religieuses…
Mais je n’avais pas besoin de distinguer
son visage, de savoir qui elle était,
quelle était sa mission, ni même son
origine ou à quelle congrégation elle
appartenait ; l’essentiel m’avait été
révélé. J’avais saisi en un instant ce
qu’elle était. Elle était tout simplement la
« chose » la plus précieuse au monde !
Oui, plus belle que les splendeurs
architecturales, culturelles et cultuelles,
plus précieuse que les prélats, les
excellences, les éminences, et même
que le pape, cette petite religieuse les
dépassait tous pour rendre grâce à
Dieu.
C’était une femme, rien qu’une
femme, avec un cœur de femme et des
aspirations féminines. Une femme qui
aurait pu être épouse, professionnelle,
et surtout mère. Une femme aussi
pécheresse que d’autres et qui, comme
toutes les autres, aurait pu chercher à
s’épanouir en contemplant le fruit de
sa beauté et de sa fécondité dans le
regard du monde, de ses enfants et de
son homme. Mais cette femme avait
renoncé et vaincu toutes ces belles
choses, pour dire à Dieu un « OUI »
total. Pour offrir son cœur, son corps,
son avenir à son époux divin et se jeter
dans ses bras d’amour mystique, en
gardant les pieds sur terre dans son
service de religieuse… En vérité, rien
n’était plus beau, ni plus précieux.
Ah ! Si ceux qui ne savent pas
voir l’humilité de l’Eglise dans la
magnificence de ses liturgies pouvaient
voir l’amour total de l’Eglise dans la vie,
dans le don, dans la consécration de
chaque religieuse ! Mais ils ne voient
ni l’une ni l’autre dans l’écran de fumée
de ce monde cupide, comptable et
égoïste. Et pourtant, dans cette femme,
qui n’était peut-être pas une sainte
(et justement !), il y avait la totalité de
l’amour, de la foi et de l’espérance de
l’Eglise. En elle, toute la vocation de
notre humanité blessée par le péché
à devenir belle, « sainte et purifiée par
le bain d’eau baptismale
» (Ep 5,26). En
ce petit bout de femme consacrée dans
la virginité, une terre plus féconde que
la mère aux nombreux fils… Oui, c’était
la chose la plus précieuse au monde.
+ Fr David Macaire , Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
couleurs (de peau et d’habit),
de tous les âges, de tous les
continents, de tous les styles…
Celle-là portait une robe discrète
de couleur grise, de petites
bottines adaptées à la marche,
un sac en bandoulière et un voile
Lettre aux religieuses
La chose la plus précieuse au monde

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 4
Fête de la présentation du Seigneur Journée de la vie \Cconsacrée
Homélie du pape François
– Messe pour les consacrés –
EGLISE UNIVERSELLE
Q
uarante jours après Noël, nous
célébrons le Seigneur qui, en entrant
dans le temple, va à la rencontre de
son peuple. Dans l’Orient chrétien, cette fête
est précisément désignée comme la ‘‘Fête de
la rencontre’’ : c’est la rencontre entre le Divin
Enfant, qui apporte la nouveauté, et l’humanité
en attente, représentée par les anciens du
temple.
Dans le temple se produit également une autre
rencontre, celle entre deux couples : d’une part
les jeunes gens Marie et Joseph, d’autre part, les
anciens Siméon et Anne. Les anciens reçoivent
des jeunes gens, les jeunes gens se ressourcent
auprès des anciens. Marie et Joseph retrouvent
en effet dans le temple les racines du peuple,
et c’est important, car la promesse de Dieu
ne se réalise pas individuellement et d’un
seul coup, mais ensemble et tout au long de
l’histoire. Et ils trouvent aussi les racines de la
foi, car la foi n’est pas une notion à apprendre
dans un livre, mais l’art de vivre avec Dieu, qui
s’apprend par l’expérience de ceux qui nous ont
précédés sur le chemin. Ainsi, les deux jeunes,
en rencontrant les anciens, se retrouvent eux-
mêmes. Et les deux anciens, vers la fin de leurs
jours, reçoivent Jésus, le sens de leur vie. Cet
épisode accomplit ainsi la prophétie de Joël :
« Vos anciens seront instruits par des songes,
et vos jeunes gens par des visions ». Dans cette
rencontre, les jeunes voient leur mission et les
anciens réalisent leurs rêves. Tout cela parce
qu’au centre de la rencontre se trouve Jésus.
Regardons-nous, chers frères et sœurs
consacrés. Tout a commencé par la rencontre
avec le Seigneur. D’une rencontre et d’un appel,
est né le chemin de consécration. Il faut en faire
mémoire. Et si nous faisons bien mémoire, nous
verrons que dans cette rencontre nous n’étions
pas seuls avec Jésus : il y avait également le
peuple de Dieu, l’Église, les jeunes et les
anciens, comme dans l’Évangile. Il y a là un détail
intéressant : tandis que les jeunes gens Marie et
Joseph observent fidèlement les prescriptions
de la Loi, ils ne parlent jamais ; les anciens
Siméon et Anne arrivent et prophétisent. Ce
devrait être le contraire : en général, ce sont
les jeunes qui parlent avec enthousiasme de
l’avenir, tandis que les anciens gardent le passé.
Dans l’Evangile c’est l’inverse qui se passe, car
quand on rencontre le Seigneur, les surprises
de Dieu arrivent à point nommé. Pour leur
permettre d’avoir lieu dans la vie consacrée,
il convient de se rappeler qu’on ne peut pas
renouveler la rencontre avec le Seigneur sans
l’autre : ne jamais laisser quelqu’un derrière, ne
jamais faire de mise à l’écart générationnelle,
mais s’accompagner chaque jour, mettant
le Seigneur au centre. Car si les jeunes sont
appelés à ouvrir de nouvelles portes, les
anciens ont les clefs. Il n’y a pas d’avenir sans
cette rencontre entre les anciens et les jeunes ;
il n’y a pas de croissance sans racines et il n’y a
pas de floraison sans de nouveaux bourgeons.
Jamais de prophétie sans mémoire, jamais de
mémoire sans prophétie ; et il faut toujours
se rencontrer. La vie frénétique d’aujourd’hui
conduit à fermer de nombreuses portes à la
rencontre, souvent par peur de l’autre. Mais
que dans la vie consacrée ceci ne se produise
pas : le frère et la sœur que Dieu me donne
font partie de mon histoire, ils sont des dons
à protéger. (…).
La vie consacrée naît et renaît de la rencontre
avec Jésus tel qu’il est : pauvre, chaste et
obéissant. Il y a une double voie qu’elle
emprunte : d’une part l’initiative d’amour de
Dieu, d’où tout part et à laquelle nous devons
toujours retourner ; d’autre part, notre réponse,
qui est la réponse d’un amour authentique
quand il est sans si et sans mais, quand il imite
Jésus pauvre, chaste et obéissant. Ainsi, tandis
que la vie du monde cherche à accaparer,
la vie consacrée renonce aux richesses qui
passent pour embrasser Celui qui reste. La vie
du monde poursuit les plaisirs et les aspirations
personnelles, la vie consacrée libère l’affection
de toute possession pour aimer pleinement
Dieu et les autres. La vie du monde s’obstine
à faire ce qu’elle veut, la vie consacrée choisit
l’obéissance humble comme une liberté plus
grande. Et tandis que la vie du monde laisse
rapidement vides les mains et le cœur, la
vie selon Jésus remplit de paix jusqu’à la fin,
comme dans l’Évangile, où les anciens arrivent
heureux au soir de leur vie, avec le Seigneur
entre les mains et la joie dans le cœur. (…).
À la fin des Évangiles, il y a une autre rencontre
avec Jésus qui peut inspirer la vie consacrée :
celle des femmes au tombeau. Elles étaient
allées rencontrer un mort, leur chemin
semblait inutile. Vous aussi, vous allez à
contre-courant dans le monde : la vie du monde
rejette facilement la pauvreté, la chasteté et
l’obéissance. Mais, comme ces femmes, vous
allez de l’avant, malgré les préoccupations
concernant les lourdes pierres à enlever.
Et comme ces femmes, les premiers, vous
rencontrez le Seigneur ressuscité et vivant, vous
l’étreignez et vous l’annoncez immédiatement
aux frères, les yeux pétillants d’une grande
joie. Vous êtes aussi l’aube sans fin de l’Église :
vous, personnes consacrées, vous êtes l’aube
sans fin de l’Eglise ! Je vous souhaite de raviver
aujourd’hui même la rencontre avec Jésus, en
marchant ensemble vers lui : et cela donnera de
la lumière à vos yeux et de la vigueur à vos pas.
Pape François, Vendredi 2 février 2018
Source : http://w2.vatican.va/ ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 5
Dimanche 27 janvier \22\b19
la P arole Dominicale
Néhémie 8,2-4a.5-6\•.8-10 • Psaume 18 • 1 C\brinthiens 12,\•12-30 • Luc 1,1-4 ; 4,14-21
3 e Dimanche du Temps Ordinaire - Année C
B
ien que n’étant pas directement
témoin oculaire, Luc décide lui
aussi de mettre par écrit, pour
Théophile, après avoir recueilli avec
précision des informations concernant
tout ce qui s’est passé depuis le début. La
question, frères et sœurs à nous poser ici
c’est celle de savoir : Qu’est-ce qui s’est
passé ? De quoi Luc veut-il parler ?
L’intention première de Luc, tout comme
celle des autres évangélistes (Mathieu,
Marc et Jean), est d’annoncer Jésus
Christ, mort et ressuscité, à toutes les
générations. C’est l’œuvre immense de
l’Evangélisation. Le souci de Luc et des
autres est donc de pérenniser la vie et
l’œuvre de Jésus. Cet héritage qui, dès
les commencements de la vie chrétienne,
s’est transmis depuis les premières
communautés jusqu’à nos jours, est
l’œuvre de l’Esprit.
C’est bien l’Esprit du Seigneur, le jour de
son baptême par Jean dans le Jourdain,
qui, après l’avoir consacré par l’onction,
envoya Jésus porter la Bonne Nouvelle
aux pauvres, annoncer aux captifs
leur libération, et aux aveugles qu’ils
retrouveront la vue, remettre en liberté
les opprimés, annoncer une année
favorable accordée par le Seigneur.
Vaste programme qui résume bien toute
l’œuvre rédemptrice menée par Jésus.
En dédicaçant ses écrits à un certain
Théophile, Luc veut sans doute s’adresser
à toute personne qui aime Dieu ou qui
est simplement animée d’une bonne
volonté. Cette conception est encouragée
par les Pères de l’Eglise. Saint Ambroise
par exemple, n’hésite pas, au début de
son commentaire de Saint Luc, à affirmer :
si tu aimes Dieu (Théophile), c’est pour
toi qu’il est écrit. Si c’est pour toi qu’il est
écrit, accueille ce présent de l’évangéliste,
conserve avec soin au plus profond de
ton cœur ce gage d’amitié.
Le peuple de Dieu qui est en Martinique,
en poursuivant son plan pastoral
« E CCLESIA ’M 2020 ! » , s’est engagé dans une
démarche de foi et de charité à "Montrer
Jésus partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise". Ce plan
pastoral trouve son fondement dans
les paroles, mieux, dans le programme
missionnaire de Jésus.
Toute la mission de Jésus porte
essentiellement sur le bien-être de
l’Homme et de toute la création.
En scrutant de près les différents
chantiers d’E
CCLESIA ’M 2020 !, force est
de constater que tous les éléments
constituant la mission salvifique de
Jésus pour l’humanité s’y trouvent.
Frères et sœurs, le Seigneur veut que
nos vies individuelles et nos sociétés
soient réellement transformées selon
le modèle de l’Evangile.
Après avoir lu dans le livre du prophète
Isaïe dans la Synagogue la séquence qui
retrace sa mission de Seigneur et Sauveur,
Jésus, n’a point eu besoin d’en faire un
autre commentaire. N’est-ce pas qu’en Lui
s’accomplit Tout ce qui a été dit par la Loi
et les prophètes ? Aujourd’hui s’accomplit
ce passage de l’Ecriture que nous venons
d’entendre !
Père Caleb Yvon Miantuasila Tonta, CSSp.
Curé-Recteur du Sacré-Cœur de Balata
■
‘‘
‘‘
L’Esprit du Seigneur
est sur moi
parce que le Seigneur
m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé porter
la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs
leur libération, et aux aveugles
qu’ils retrouveront la vue,
remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable
accordée par le Seigneur.accordée par le Seigneur.
‘‘
accordée par le Seigneur.
‘‘

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MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
E g lise en MARTINIQUE N° 536REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €15 janvier 2017
Préparons 2017 !
lise MARTINIQUE MARTINIQUE N°536REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00BIMENSUELLE — 2,00 €€15 janvier 2017
E g lise en MARTINIQUE
N° 540REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €12 mars 2017
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : ........................................................................\
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Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
E g lise
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 6
A l’\bccasi\bn de la J\burnée p\bur la vie c\bnsacrée, samedi 2 février 2019, le pape
Franç\bis présidera la messe en la basilique Saint-Pierre, en la fête de la Présentati\bn
de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem.
L
a première Journée de la vie
consacrée a été célébrée en
1997 à l’initiative du pape Jean-
Paul II.
« Ce qui a enflamm\»é
notre cœur »
Pour la XXI e Journée mondiale de la Vie
consacrée, en 2017, le pape François avait
encouragé les personnes consacrées à
ne pas être « des professionnels du
sacré » ni « des activistes de la foi »,
mais « des pères, des mères ou des
frères ». Le pape jésuite avait exhorté
à refuser la tentation de la « survie » et
à « retrouver ce qui un jour a enflammé
notre cœur ».
Le « triple but »
de cette \bournée
Saint Jean-Paul II a institué cette
« Journée » en 1998, « après la
célébration du Synode des Evêques
sur la Vie consacrée et la publication
de l’Exhortation apostolique Vita
consecrata ».
Ce faisant, Jean-Paul II a indiqué
« un triple but » : action de grâce,
connaissance, célébration, dans
la perspective de la nouvelle
évangélisation, comme il l’indiquait
dans son homélie pour la première
Journée
« En premier lieu, il est beau et juste
de remercier le Seigneur pour le grand
don de la vie consacrée, qui enrichit
et réjouit l’Eglise par la multiplicité
des charismes et le dévouement de
tant de vies totalement données au
Seigneur et aux frères. « Qu’en serait-il
du monde, s’il n’y avait les religieux? »
se demandait avec raison Ste Thérèse
(cf. VC 105 a) », disait Jean-Paul II.
« En second lieu, ajoutait le pape, cette
journée a pour but de faire mieux
connaître et apprécier la vie consacrée
au peuple de Dieu tout entier, des
évêques aux prêtres, des laïcs aux
personnes consacrées elles-mêmes».
Il ajoutait, plus loin: « Le troisième motif
concerne les personnes consacrées
elles-mêmes; elles sont invitées à
célébrer ensemble et solennellement
les merveilles que le Seigneur a
accomplies en elles ; elles sont conviées
à réfléchir sur le don reçu, à découvrir,
dans un regard de foi toujours plus pur,
le rayonnement de la beauté divine
diffusé par l’Esprit dans leur forme
de vie, à prendre conscience de leur
mission incomparable dans l’Eglise
pour la vie du monde. »
« Que la Vierge Marie qui eut le très
grand privilège de présenter au Père,
Jésus Christ, son Fils unique, comme
une offrande pure et sainte, nous
garde dans l’action de grâce envers
le Seigneur pour le don de la vie
consacrée et pour les merveilles qu’elle
a accomplies pour le bien de toute
l’humanité », concluait le saint pape
polonais.
Source : https://fr.zenit.org/articles/ ■
Vie consacrée,
une Journée instituée par Jean Paul II
\b 2 février –
LITURGIE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 7
Les jeunes \bnt retr\buvé le Pape Franç\bis aux JMJ de
Panama. Il leur avait d\bnné rendez-v\bus à la fin du Syn\bde
c\bnsacré aux jeunes, à la f\bi et au discernement v\bcati\bnnel
en déclarant dans s\bn disc\burs de clôture que rien n’était
fini, mais que t\but c\bmmençait avec l’env\bi en missi\bn de
t\bus les participants.
Retour sur le Synode des jeunes
Interview de Mgr Macaire
Bonjour Mgr Macaire, vous avez-
vous-même participé à ce Synode
comme père synodal, et c’était une
première expérience pour vous.
Près de trois mois plus tard,
qu’en retenez-vous ? Certaines
interventions vous ont-elles
particulièrement touché ?
Trois mois après le Synode, je
retiens surtout l'expérience de
l'Esprit Saint que nous avons
vécue : rassembler 400 personnes,
dont 260 évêques, des jeunes, des
experts, des prêtres autour du Pape,
à Rome, pendant un mois. Même si
nous venions de lieux, de diocèses
si différents, avec des expériences
de vie et d'Eglise si différents,
nous avons vraiment entre nous
« fait Eglise ». Cela peut paraître
banal vu de loin, mais, dans ma vie
d’évêque, de prêtre et de baptisé, ça
a été un renouvellement profond en
l'Esprit Saint !
Les interventions qui m'ont marqué,
évidemment, ce sont celles des
évêques d'Inde ou du Pakistan,
qui ont témoigné des Martyrs
récents dans leurs communautés.
Des jeunes, en particulier, qui ont
donné leur vie pour le Christ dans
les mois ou les années récentes
(puisqu’ils en ont été eux-mêmes
les témoins directs), face à l'Islam
en particulier ou à l'Hindouisme
violent : des moments où on a
pleuré au cours du Synode ! Les
moments de prière aussi, fort
intenses, partagés notamment sur la
tombe de Saint-Pierre, lorsque nous
avons tous ensemble renouvelé
notre profession de foi.
Enn, l'intervention de l'archevêque
de Sydney (Mgr Fisher, op) dans
laquelle il a demandé pardon
à la jeune génération pour
les manquements de l'Eglise,
notamment dans le catéchisme,
dans les célébrations où on ne sent
pas vraiment que le prêtre ou les
dèles ont la foi, pour toutes les
tiédeurs aussi de nos communautés.
Mais il a surtout souligné que
suivre le Christ dans l'Église
catholique est le seul chemin de
bonheur et que l'Église existe, une,
sainte, catholique et apostolique,
malgré la faiblesse et le péché de
ses membres ! Eh bien, c'est une
bonne nouvelle pour les jeunes !
Pour la première fois, des
représentants des jeunes ont
participé avec les évêques à un
Synode : que vous ont-ils apporté ?
Les jeunes qui ont participé avec
les évêques au Synode ont apporté
une ambiance toute particulière au
débat. Tous les anciens avec qui
j'étais ont souligné l'ambiance plus
détendue. D'autant plus que le Saint-
Père avait aussi demandé que nous
fassions trois minutes de silence
après six interventions. Plutôt que
d'avoir de longs monologues les
uns à la suite des autres, on a eu
des interventions cohérentes. Ainsi,
avec les minutes de silence et les
applaudissements et les cris de
joie des jeunes, c’était particulier,
profond, studieux et détendu.
Vous-même êtes intervenu sur
la nécessité de redynamiser les
communautés et les paroisses en
les ouvrant davantage aux jeunes :
quelles solutions préconisez-
vous ? Certaines ont-elles été
retenues dans le rapport final ?
En effet, mon intervention
concernait la vitalité des paroisses.
Je suis parti du constat que l'Église
est une experte en matière de
jeunesse et d'animation de la
jeunesse : dans les universités ou
les écoles innombrables à travers
la planète, des milliers, même des
millions de jeunes sont éduqués
par l'Église, sans parler des
mouvements d'éducation catholique
ou des JMJ… autant de fleurons de
rassemblements de la jeunesse qui
sont le fait de l'Église catholique.
L’Eglise est donc, d'une certaine
Les jeunes \bnt retr\buvé le Pape Franç\bis aux JMJ de
Panama. Il leur avait d\bnné rendez-v\bus à la fin du Syn\bde
c\bnsacré aux jeunes, à la f\bi et au discernement v\bcati\bnnel
en déclarant dans s\bn disc\burs de clôture que rien n’était
VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 8
VIE DU DIOCÈSE
façon, championne du monde de
la jeunesse ! Sauf que, dans sa
communauté de base qui est la
paroisse, l'Église ne sait pas faire.
Dans le monde, il y a peu de paroisses
où les jeunes trouvent la vie
fraternelle, l’expérience spirituelle,
l’accueil de leur personne ou de
leur culture. Les paroisses sont-
elles des familles où on les écoute
et où on leur offre un véritable
chemin de vie, où on leur propose
de s'engager, où on les prend au
sérieux avec d'autres (sans faire de
jeunisme), avec les plus anciens ;
un lieu aussi où ils ressentent une
véritable vitalité, une ouverture
aux préoccupations du monde
(et non pas des communautés
recroquevillées sur elles-mêmes,
uniquement préoccupées de leurs
propres affaires, de leur propre
existence) ; une famille pleine de
compassion et de miséricorde ?!
Le chemin qui a été préconisé par
le Synode, c’est… la synodalité. Ça
veut dire : « marcher ensemble ».
Mettre en place des structures
permanentes dans l'Eglise dans
lesquelles les jeunes, les moins
jeunes, les plus éloignés, toutes
les générations, puissent vraiment
ensemble être animés par l'Esprit
Saint. Tous doivent en être
conscients ! Que chacun trouve
sa place dans l'Eglise et se sente
concerné comme dans une chaîne.
Vous étiez également modérateur
d’un groupe linguistique
francophone : en quoi consistait
cette mission ? Avez-vous parlé de
la baisse des vocations en Europe,
mais aussi de leur développement
dans d’autres parties du monde,
notamment en Afrique ?Modérateur d'un petit groupe
linguistique, c'était assez
simple : il s'agissait de modérer le débat, de
faire passer la parole
entre les différents
participants, que
tout le monde dise
ce qu'il a à dire.
Rassembler les
idées, laisser filer
la conversation
ou les échanges
(on part du
principe que chacun
parle dans l'Esprit
Saint). C’était donc un
moment particulièrement
passionnant de ma vie, avec
des cardinaux, des patriarches,
des évêques venant du Canada
ou de l'Afrique, des jeunes
aussi, des experts sociologues et
psychologues qui revenaient sur les
différents sujets que nous avions à
débattre.
Vous me demandez si on a parlé
de la baisse des vocations… mais
justement le groupe s'est interrogé
sur le sens du mot « vocation »,
selon que l’on vienne de l'Afrique,
de l'Asie, de l'Europe, de l'Amérique
ou du Moyen-Orient… On ne se
posait pas la même question sur le
mot « vocation » ! On ne comprend
pas le terme de la même façon :
pour certains, le mot « vocation »
ne concernait que la vocation au
presbytérat, au célibat consacré,
alors que pour d'autres le mot «
vocation » était entendu dans le
sens le plus large possible (vocation
à ouvrir la porte de l'église, à fermer
la même porte, vocation à mettre
des bougies,a ). Il a fallu qu'on
se mette d'accord pendant toute
une matinée sur le sens du mot
« vocation » ! Et qu'on invite le
Synode tout entier et le pape à
préciser aussi le terme ! Nous avons
proposé que « la Vocation » (avec
un grand "V") soit réservée à la
vocation baptismale à la sainteté ;
ensuite, « les vocations » (au
pluriel) désigneraient les différents
ministères dans l'Eglise ; et puis
« la vocation particulière » pour
désigner l’appel au célibat. C’est
un exemple.
Le Pape François a chargé tous
les participants à ce Synode de
le faire vivre dans les diocèses
du monde entier, comment avez-
vous entrepris de mettre en œuvre
cette demande avec les autres pères
synodaux français ?
Le pape nous a dit que le Synode était
surtout pour nous nourrir, nous !
C'est à partir de cette expérience
dont je vous parlais au début de
cet entretien que nous avons à
partager. Non pas pour faire une
sorte de plan pastoral d'ensemble,
mais par des centaines, des milliers
de rencontres pastorales avec des
groupes de jeunes, des éducateurs,
des familles, des pasteurs, pour
faire comprendre le sens de ce que
nous avons vécu dans l'Esprit. Cela
veut dire que les fruits du Synode
se verront dans 20 ans…
Propos recueillis par Michel Déglise ■

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LE RENOUVEAU CHARISM\•ATIQUE
CALENDRIER PASTORALE DES VOCATIONS
Les grands Rendez-vous
de l’année
Dimanche 10 février : Rassemblement diocésain des femmes catholiques, au Palais des sports de Trinité.
Du lundi 26 mars et vendredi 5 avril : Évangélisation avec Mathias Marie Esso, au Millenium et en paroisse.
Du 8 au 14 avril :
« Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous » (Jacques 4/8), à la Tente de la Rencontre du Gros-
Morne, organisé par
La Caravane pour Marie.
Vendredi 26 avril :
Festi’Mode au Grand Carbet du Parc Floral, à Fort-de-France.
Lundi 10 juin, de 8h à 18h : Grande fête diocésaine du Renouveau charismatique
2019 (suite et fin)
Date EvènementInformations complémentaires
Samedi 9 février Rencontre des jeunes hommes Public : jeunes hommes ayant émis
le désir de devenir prêtre
Samedi 23 février Récollection des parents des servants
d’autel Lieu : Ducos
Public : Sud/ Grand Sud
Dimanche 24 février Rencontre des Servants d’autel Lieu : Trois Ilets
Public : Sud/ Grand Sud
Du vendredi 1
er
au dimanche 3 mars Retraite pour le Comité des Vocations
Samedi 9 mars Journée récréative pour les jeunes
hommes Lieu : Foyer Dominique Savio
Public : jeunes hommes ayant émis le
désir de devenir prêtre
Samedi 16 mars Récollection des parents des servants
d’autel
Lieu : Prêcheur
Public : Nord
Dimanche 17 mars
Rencontre des Servants d’autel Lieu : Ajoupa
Public : Nord
Samedi 30 mars Récollection des parents des servants
d’autel Lieu : Lorrain
Public : Nord atlantique/ Grand nord
Dimanche 31 mars Rencontre des Servants d’autel Lieu : Sainte-Marie
Public : Nord atlantique/ Grand nord
Samedi 6 avril Rencontre des jeunes hommes
Horaires : 14h30-17h00
Dimanche 14 avril Dimanche des Rameaux
Du mardi 23 avril
au samedi 27 avril Retraite des vocations
Public : jeunes de 16-24 ans
Lieu : Don Bosco
Vendredi 3 mai Début de la Neuvaine des Vocations
Lieu : Redoute - Horaire : 18h30
Dimanche 5 mai Neuvaine des Vocations
Lieu : Vauclin - Horaire : 15h30
Mardi 7 mai Neuvaine des Vocations
Lieu : Robert - Horaire : 18h30
Vendredi 10 mai Neuvaine des Vocations
Lieu : Ducos - Horaire : 18h30
Dimanche 12mai Dimanche des Vocations
Samedi 18 mai Récollection des parents des servants
d’autel
Lieu : Balata - Public : Centre
Dimanche 19 mai Rencontre des Servants d’autel
Lieu : Redoute - Public : Centre
Samedi 1
er juin Family Garden
Du lundi 8 juillet au
vendredi 12 juillet Retraite des vocations
Public : jeunes de 25-40 ans
Lieu : Don Bosco

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 10
La Vie c\bnsacrée, pr\bf\bndément enracinée dans l'exemple et dans l'enseignement
du Christ Seigneur, est un d\bn de Dieu le Père à s\bn Église par l'Esprit. Grâce à la
pr\bfessi\bn des c\bnseils évangéliques, les traits caractéristiques de Jésus — chaste,
pauvre et \bbéissant — deviennent
« visibles » au milieu du m\bnde de manière
exemplaire et permanente
, et le regard des fidèles est appelé à revenir vers le mystère
du R\byaume de Dieu, qui agit déjà dans l'hist\bire, mais qui attend de prendre sa pleine
dimensi\bn dans les cieux.
A
u cours des siècles, il y a toujours eu des hommes
et des femmes qui, dociles à l'appel du Père et à la
motion de l'Esprit, ont choisi la voie d'une sequela
Christi particulière, pour se donner au Seigneur avec un cœur
« sans partage » (cf. 1 Co 7,34). Eux aussi ont tout quitté, comme
les Apôtres, pour demeurer avec lui et se mettre, comme lui,
au service de Dieu et de leurs frères. Ainsi, ils ont contribué à
manifester le mystère et la mission de l'Église par les multiples
charismes de vie spirituelle et apostolique que leur donnait
l'Esprit Saint, et ils ont aussi concouru par le fait même à
renouveler la société.
Introduction de l'Exhortation Apostolique Vita Consecrata de Jean-Paul II ■
Les Communautés religieuses
à la Martinique
VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 11
Pr\bsence actuelle à la Martinique
CONGREGATION DES PERES DU SAINT-ESPRIT
District de Martinique - Maison des Spiritains : 120, route de Didier - 97200 Fort-de-France
Supérieur du District : Révérend Père Joseph Pérald Rémy, CSSp - Tél : 05 96 64 28 32
MOINES BENEDICTINS – PRIEURÉ NOTRE-DAME-DU-MONT-DES-OLIVIERS
Terreville – 97233 Schœlcher – Prieur : Révérend Père Thierry Jérôme, Osb -
Tél : 05 96 52 09 48
MONIALES BENEDICTINES – PRIEURÉ SAINTE-MARIE-DES-ANGES
Bout-bois – 97221 Le Carbet – Prieure : Révérende Mère Claire-Marie Suréna, Osb -
Tél : 05 96 78 17 57
SŒURS DE SAINT-JOSEPH DE CLUNY
Supérieure Provinciale résidant à la Guadeloupe : Sr Véronique Joseph
Communaute de Fort-de-France
Pensionnat Saint-Joseph de Cluny – Route de Cluny – 97200 Fort-de-France
Responsable Communauté de Fort-de-France : Sr Marie-Ange Erepmoc
Tél : 05 96 63 49 23
Communaute de Sainte-Marie
Maison Saint-Joseph – Rue Amédée Knight – 97230 Sainte-Marie
Responsable Communauté : Sr Marie-Jérôme Vanoukia – Tél : 05 96 69 33 15
SŒURS DE SAINT-PAUL DE CHARTRES : MAISON PROVINCIALE
11, rue du Professeur Raymond Garcin – 97200 Fort-de-France
Supérieure Provinciale : Sr Marie-Denise Morton - Tél : 05 96 70 07 61
Communauté du Fourneau économique
31, rue Gallieni, 97200 Fort-de-France – Tél : 05 96 71 78 31
Communauté du Foyer Saint Benoît :
Monastère Bénédictin – Terreville 97233 Schœlcher – Tél : 05 96 52 07 79
Communauté du Lamentin : 77, rue Ernest André
97232 Le Lamentin – Tél : 05 96 51 24 08
Communauté de Trinité : 40, rue Fernand Clerc – 97220 Trinité – Tél : 05 96 58 46 03
Communauté de la Ruche : Route de Moutte – 97200 Fort-de-France
Tél : 05 96 63 31 41
Communauté de la Maison de Saint Paul : Bourg – 97260 Morne-Rouge
Tél : 05 96 52 33 61
DOMINICAINES MISSIONNAIRES DE NOTRE-DAME DE LA DELIVRANDE
Prieure Générale : Sr Elisabeth Montagnac
Couvent du Morne-Rouge : 59, rue Edgard Nestoret – Morne-Rouge – Tél : 05 96 52 31 42
Couvent de Redoute : 13, rue de la retraite – Redoute – Tél : 05 96 79 88 79
Béthanie : Route de Ravine Vilaine – Fort-de-France – Tél : 05 96 79 81 52
Couvent du François : 30, rue François Arago – Le François – Tél : 05 96 54 31 34
FRATERNITE DES PETITES SŒURS DE JESUS
108, rue du Général de Gaulle – 97221 Le Carbet - Supérieure : Petite Sr Thérèse Eugénie
de Jésus – Tél : 05 96 78 00 70
LES SŒURS DE LA CHARITE DE SAINT- LOUIS
Patronage de l’Espérance Saint-Louis – 4 Km, route du Lamentin - 97200 Fort-de-France
Tél : 05 96 75 01 93 – Responsable : Sr Cécile Estha Sénat

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 12
LAURE SABES DOSSIER
L'imprévisible vie de Laure Sabès (1841-1911), fille de
la b\bnne b\burge\bisie de Saint-Pierre, f\bndatrice des
Filles de N\btre-Dame de la Délivrande, éclaire d'une
lumière simple et pure les vivantes p\btentialités de
l'Eglise en Martin\•ique.
A l'instar des femmes d’Évangile, elle vit une renc\bntre
b\buleversante avec le Christ à la N\bël 1862, et passe
sa vie à rép\bndre à s\bn appel en devenant une
« Aventurière de Dieu »
1.
L
'aventure de sa vie croisa les
grands évènements de l'île, de
Métropole et de l’Église de son
temps :
1848 – abolition de l'esclavage
1850 – érection de diocèse de Saint
Pierre – Fort-de-France
1869/70 – Concile Vatican I
1902 – éruption de la montagne Pelée
et destruction de Saint-Pierre
1905 – séparation de l’Église et de
l’État.
Née le 25 juillet 1841, Laure appartient
à la bourgeoisie blanche des Békés,
comme ils s'appellent. Mais elle n'est
pas fille de planteur, de l'aristocratie
des Maitres de l'île. Son père, François-
Adolphe Sabès, est notaire à Saint
Pierre et sa mère, Adélaïde, tient une
boutique de mode pour les élégantes
de la capitale. Sa sœur ainée,
Hermance, la suivra dans la fondation
de sa Congrégation religieuse au point
d'être reconnue comme co-fondatrice.
Nous savons peu de choses de ses trois
frères, comme pour de nombreuses
familles de la ville de Saint-Pierre
détruite en 1902. Laure grandit dans
cette société aisée où l'on est chrétien
comme il se doit. Elle a sept ans à
l'abolition de l'esclavage, mais cela
plus tard ne trouble pas son attirance
pour la vie mondaine. En Martinique comme en Métropole,
la vie chrétienne semble s’accom-
moder à la vie mondaine et frivole.
Pourtant l’Église en Martinique fait
de remarquables avancées après
l'abolition de l'esclavage : le dio-
cèse est érigé en 1850, et le premier
évêque, Mgr Étienne Le Herpeur
(1797- 1858) a élevé, le 13 décembre
1853, le Sanctuaire à Notre Dame de
la Délivrande. Il fait appel, en 1854,
aux Spiritains pour susciter une pasto-
rale missionnaire. Avec la profondeur
spirituelle qu'on lui reconnaît, le père
Libermann, leur re-fondateur, a suivi
avec attention cette mission spiritaine
aux Antilles.
Aussi, le 24 décembre 1862, la famille
Sabès monte au Morne-Rouge, au pied
de la montagne Pelée, pour vivre les
fêtes de Noël auprès du Père Dufrien
(1862-1867),
Spiritain, en ces terres
travaillées par les Juifs venus du Brésil
et habitées par les anciens esclaves
devenus petits paysans pauvres.
C'est là que Laure Sabès a vécu une
véritable conversion chrétienne.
Elle va entraîner sa sœur ainée, avec
l'accord plus tardif de ses parents, à
travailler dans les Œuvres en faveur
des plus pauvres, puis à la fondation
de la Congrégation des Sœurs de
Notre Dame de la Délivrande. Le 2
juillet 1868, le Père Prudent Guesdon,
administrateur apostolique, donna
l'habit aux deux sœurs Sabès et à
Sœur Marie Philomène, la première
jeune fille noire à devenir religieuse en
Martinique, Sœur Louis de Gonzague,
sourde-muette et première archiviste
de la Congrégation, et Sœur Marie du
Sacré cœur.
Le renouveau de l'Église en Martinique
offre là l'un de ses plus beaux
fleurons avec cet élan évangélique
et missionnaire. Mais une violente
réaction se déchaîna. Les unes
après les autres, les communautés
religieuses ont accusé et dénoncé
Laure Sabès. « L'accueil de jeunes
filles noires signait, disait-on avec
une véhémence proche de la haine,
le déclin et la fin de la vie religieuse
catholique ».
Victor Schœlcher rapporte qu'en 1846,
« une sœur noire de la Congrégation du
Saint Esprit fit escale en Martinique en
se rendant à Trinidad. La S upérieure,
mère Onésime Lefèvre, soutenue par
les autorités, lui avait interdit de sortir,
de se montrer et la fit partir de nuit 2 .
Laure Sabès (1841-1911 )
"J'espère contre toute espérance"
1 Elisabteh Dufourcq préface pp 710 - in Guy
Bedouelle, voir bibliographie
2 in G. Bedouelle, op.cit, p.56

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 13
Accentuée par l'insularité, la discrimination raciale marque
de son empreinte la société et l’Église en Martinique.
Mais Laure Sabès, fondant la première congrégation
martiniquaise finit, non sans mal, par faire briller l’Évangile
face à celles et ceux qui voulaient étouffer sa vitalité et
proposer une vie chrétienne médiocre, ou même un
contre témoignage évident.
Le troisième évêque de Martinique, Mgr Carméné, se
trouva allié au gouverneur, l'Amiral Aubé, pourtant
chrétien mais très conservateur. En 1880, on voulait que
les Sœurs se consacrent à la « prière permanente et
réparatrice », mais pas aux œuvres pour les plus pauvres.
La charité chrétienne fait éclater les barrières raciales,
sociales et culturelles. Le 4 octobre 1871, Monseigneur
Fava, l'évêque de Martinique, avait soutenu la nouvelle
fondation avant d'être envoyé en 1875 à Grenoble, où il
fit venir Laure Sabès, Mère Marie de la Providence, en
mission difficile dans un quartier ouvrier de Grenoble,
Saint Martin d'Hères, en 1885.
C'est là que s'établit la maison mère des Sœurs de Notre-
Dame de la Délivrande, affiliées, en 1941, à l'Ordre des
frères Prêcheurs, autrement dit à la famille dominicaine.
Entre temps, l'intrépide Laure Sabès devenue mère
Marie de la Providence, partit de Grenoble fonder une
communauté en Égypte et en Italie. Épuisée, elle doit
revenir en France en 1910 avant de mourir le dimanche 5
février 1911, en prononçant son testament spirituel : « Mon
Dieu, je crois en vous, j'espère en vous, je vous aime de
tout mon cœur. Augmentez mon amour. »
De sa conversion en 1862, à sa mort en 1911, Laure
Sabès aura manifesté les contradictions de la société
martiniquaise. Dans l'Église au même moment, un
fort courant réactionnaire et volontiers raciste s'alliait
curieusement à l'anticléricalisme d'État pour tenter
d'étouffer la vitalité évangélique d'une minorité novatrice,
prête à faire face à l'abolition de l'esclavage et à encourager
les nouveaux Libres par l'éducation et la solidarité, à
devenir d'authentiques chrétiens et de bons citoyens.
Laure Sabès est une très belle figure de la charité inventive,
en avance sur son temps. A l'honneur de l'Église et de la
Martinique. 3 ■
Le 1 er août 1996, Monseigneur
Pierre Claverie, op, évêque
d’Oran, était assassiné à la
porte de son évêché. Né en
1938, à Bab-el-Oued (Algérie),
dans ce qu’il appelait volontiers
la « bulle coloniale », Pierre
Claverie a passé sa vie à aller à
la rencontre de l’autre, s’efforçant de
dépasser les barrières que la race, la religion et les
drames du passé dressent entre les hommes. Face
à la montée du fondamentalisme et de la violence
qui endeuille l’Algérie pendant plusieurs années,
ce frère chaleureux, doué pour la rencontre, a
choisi de rester et de dénoncer le rejet de l’autre,
au risque de sa vie. Il explique à qui l'interroge:
« Nous sommes "donnés" à ce pays et à ce peuple
auquel nous lie une alliance d’amitié que rien,
même la mort, ne pourra briser ». Mgr Claverie
voulait ressembler au Christ, pour qui le choix du
« plus grand amour » est de « donner sa vie pour
ses amis ».
« La sainteté, dit-il, est d’abord une grande passion.
Il y a une folie dans la sainteté, la folie de l’amour,
la folie même de la Croix, qui se moque des calculs
et de la sagesse des hommes ». A suivre l’évolution
de Pierre Claverie dans ces heures graves, on
comprend que cet homme d'action, de parole et
d’engagement était, d’abord, un spirituel. Il se
confiait fort peu, même à ses proches, mais sa
prédication de très nombreuses retraites et son
accompagnement de religieuses et de prêtres,
notamment au Liban, en Égypte et surtout à la
Martinique pour les sœurs Dominicaines de la
Délivrande, laisse entrevoir un profond itinéraire
spirituel. Je n'oublierai pas le jour où, après la
prédication de la messe du Pèlerinage diocésain,
je le conduisais, un après-midi du 30 août, par la
route de la Trace, à l'aéroport du Lamentin. Je lui
partageai alors le secret de ma vocation religieuse
et presbytérale. Je ne savais pas que je parlais à un
futur Martyr, à un Bienheureux qui achevait alors
son dernier séjour en Martinique... Bienheureux
Pierre Claverie, prie pour nous ! ■
Mgr Claverie,
un bienheureux en Martinique
Le 1
Pierre Claverie, op, évêque
d’Oran, était assassiné à la
porte de son évêché. Né en
1938, à Bab-el-Oued (Algérie),
dans ce qu’il appelait volontiers
la « bulle coloniale », Pierre
Claverie a passé sa vie à aller à
la rencontre de l’autre, s’efforçant de
3 Notice du Frère Gilles Danroc op. Bibliographie :
- P. Victor Hostachy, Biographie de Laure Sabès, 1949
- P. Jean-Donatien Levesque, Mère Marie de la Providence, Toulouse, Privat,
1868
- Guy Bedouelle, Libérer l'Evangile aux Antilles, Paris, Cerf, 2000
- Elisabeth Dufourcq, Les Aventurières de Dieu, Paris, Lattès, 1993

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 14
LAURE SABES DOSSIER
EenM : Sœur Marie-Elisabeth,
vous êtes Prieure générale de la
Congrégation fondée il y a plus
de 150 ans par Laure Sabès, Mère
Marie de la Providence. 2018, a
été l’année du 150 ème anniversaire
de votre fondation ; 2019, sera
l’année du retour des reliques de
votre fondatrice en Martinique,
attendues fin janvier.
Cette année marquera-t-elle
un nouveau départ pour votre
congrégation ?
Sr Marie-Elisabeth : Cette année 2019
marquera un nouveau départ qui est
lié à un retour, à une arrivée pour les
sœurs Dominicaines Missionnaires
de Notre-Dame de la Délivrande.
Le rapatriement du corps de leur
fondatrice, Laure Sabès "Mère Marie
de la Providence", déclenchera une
dynamique. Les religieuses sont
missionnaires, elles iront donc de
départ en départ ; c’est ce qu’il faut
souhaiter à chacune d’elles !
EenM : Comment a été prise cette
décision du retour des reliques
de Laure Sabès en Martinique,
sa terre natale, et quelles en sont
les raisons ?
Sr Marie-Elisabeth : Le Chapitre
Général est une instance où les
sœurs se rencontrent pour évaluer
leur vécu ensemble, l’efficacité de
leur mission dans les différentes
régions géographiques. La parole
de chacune est prise en compte dans
un espace de réflexion et d’écoute
mutuelle. Le corps de Laure Sabès
reposait, en effet, dans la chapelle
conventuelle de Saint-Martin d’Hères
(ville limitrophe de Grenoble) depuis
1945. Le couvent, une énorme bâtisse
construite à la fin du XIX ème siècle,
doit subir une restauration quasi-
totale. Le retour des reliques s’inscrit
d’emblée dans une logique, mais
Laure Sabès, qui a su appréhender
les tournants de son époque,
mérite que son corps soit inhumé
dans le lieu même de la fondation.
Avec les religieuses Dominicaines
Missionnaires de Notre-Dame de la
Délivrande, avec l’Église et le peuple
de la Martinique, c’est une figure
qui aidera, en dépit des nombreux
obstacles, à opérer des choix clairs
et des ruptures, pour garder espoir.
EenM : Née en Martinique en
1868, dans une société marquée
par la fin de l’esclavage, votre
Congrégation a beaucoup évolué
en 150 ans : pouvez-vous nous la
présenter aujourd’hui ? Vous êtes
présentes dans de nombreux pays
en ce début 2019 ?
Sr Marie-Elisabeth : En 150 ans,
dois-je parler d’une évolution de la
Congrégation ? Certes, elle a toujours
voulu "vivre et annoncer l’Évangile
au cœur du monde" ; cependant, quels
moyens a-t-elle pris pour analyser
l’évolution du monde ou plutôt les
mouvements du monde afin de moduler
l’annonce en fonction des attentes ?
Les mutations ont été rapides au
cours des dernières décennies, alors
que la vie religieuse a une certaine
stabilité dans sa structure, ce qui
représente toutefois un havre de
quiétude et de sérénité pour toute
vie dans sa globalité. L’évolution
de la Congrégation est marquée par
des souffrances, des luttes et des
sacrifices pour répondre aux appels
urgents de la mission. Nous avons
quitté des lieux pour aller vers des
terres nouvelles… Aujourd’hui, les
communautés sont implantées en
Égypte, au Liban, à Madagascar,
en France, à Sainte-Lucie et en
Martinique. La devise "Aimer et
servir" est intrinsèque à notre être et
à notre agir missionnaire, à temps et
à contre-temps.
EenM : Quittez-vous Saint-Martin-
d’Hères, où votre Congrégation
est arrivée en 1885 à la demande
de Mgr Armand-Joseph Fava,
évêque de la Martinique de 1871
à 1875, et où sera implantée votre
Maison Mère ?
La décision de quitter Saint-Martin-
d’Hères correspond à une visée lucide
et à une orientation commune dans
Nouveau départ pour les Sœurs
Dominicaines Missionnaires
de Notre-Dame de la Délivrande

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 15
le but de renforcer les communautés
qui se sont appauvries au cours du
temps. La Martinique est le "berceau
de la Congrégation" ; il est toujours
bon de revenir "à la maison" pour se
ressourcer, retrouver ses ancrages,
reprendre les forces enracinées dans
l’histoire de la naissance !
Le retour du corps de Mère Marie de
la Providence au Morne-Rouge a pour
impact le retour de la Maison Mère
à la Martinique. Elle se distingue de
la Maison du Généralat qui restera
en France.
EenM : Quels sont les projets
de votre Congrégation qui
marqueront ce renouveau ?
Sr Marie-Elisabeth : Les projets
s’inscrivent d’une part, dans
l’amélioration de l’immobilier (les
bâtiments nécessitent une mise
aux normes) mais d’autre part, ils
concernent "les petites maisons" que
sont les personnes elles-mêmes, les
religieuses, les laïcs associés, les
amis, les partenaires dans la mission.
Les projets que nous chérissons ont pour "ciment" les phrases de Laure
Sabès. Se projeter, se jeter en avant
avec elle à la suite du Christ, nécessite
des jalons, ses phrases laissées
comme un testament :
-
"Aimez et vous aurez en ce monde
le vrai bonheur " : elle nous redit
le projet d’Amour de Dieu pour
chaque homme, projet qui sans
cesse nous dépasse.
- " Si vous mettez votre confiance en
Jésus Christ, rien ne saura vous
ébranler " : elle nous encourage à
demeurer dans la foi.
- " Vous n’avez pas à diriger les
événements, mais à les accueillir " :
elle nous rappelle notre vraie place
et l’action de l’Esprit Saint.
- " Tentez l’impossible ! Les
grands malheurs appellent les
grands courages et les grands
dévouements " : elle nous sollicite
pour collaborer, susciter les énergies
pour construire l’Église et le monde
au-delà des clivages.
- " J’espère contre toute espérance " :
Laure avait un regard, un cœur, une
force créatrice.
Nos projets à sa suite :
- des communautés fraternelles,
ouvertes et accueillantes.
- en collaboration avec le diocèse,
un lieu de discernement pour les
jeunes filles.
- un espace d’écoute pour les pèlerins
au Morne-Rouge.
EenM : Enfin, pouvez-vous
nous parler des célébrations qui
marqueront ce retour au Morne
Rouge ?
Sr Marie-Elisabeth : Les célébrations
qui marquent ce retour au Morne-
Rouge ont lieu en cette fin d’année
jubilaire du 150
ème anniversaire de la
Congrégation, et dans le cadre de la
fête de la Vie consacrée.
EenM : Merci beaucoup Sœur
Marie-Elisabeth, et à très bientôt
au Morne-Rouge.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
Les projets que nous chérissons ont

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LAURE SABES DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 16
Translation de Laure Sabès
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs Dominicaines MissionnairesNotre Dame de la Délivrande
Clôture du jubil\b des 150 \ians de fondation
\C \C \C \b Programme –
Les religieuses Dominicaines M issionnaires de Notre-Dame de la Délivrande
continuent la fête du Jubilé de leur Congrégation. 150 ans de présence au Morne-
Rouge, au pied de Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique.
Différentes manifestations ont eu lieu depuis le 24 février 2018, et se poursuivent
encore cette année.
Mercredi 3\b janvier 2\b19
18h : Accueil par une délégation de Sœurs, élèves,
Laïcs-associés
A LA BASILIQUE DU MORNE-ROUGE
Jeudi 31 janvier 2\b\219
17h : Arrivée à la chapelle du couvent
18h : Procession du couvent à la basilique
18h30 : Eucharistie
20h-22h : Veillée (animée par les Frères, les Sœurs et des
Laïcs associés)
22h-2h : Animation par les Equipes du Rosaire (4 heures)
2h-6h : Veillée animée par le district du Nord-Caraïbe
(4 heures)
Vendredi 1
er février 2\b19 Journée de prière
6h-6h30 : Prière du matin, Les Laudes (Frères, Sœurs, Laïcs
associés)
6h30-7h : Temps de prière silencieuse
7h-10h : Animation par le district du Grand-Nord (3 heures)
10h-11h : Animation par les élèves de l'école primaire N.D.D. (1 heure)
11h-14h : Animation par le Service de la catéchèse diocésaine (3 heures)
14h-15h : Animation par les élèves du collège N-D.D. (1 heure)
15h-18h : Animation par le district Nord Atlantique (3 heures)
18h-18h30 : Prière des Vêpres (Frères, Sœurs, Laïcs associés)
18h30-19h : Conférence « Vie de Laure Sabès »
19h-20h30 : Eucharistie
20h30-22h : Veillée (animée par les Frères, Sœurs et Laïcs associés)
22h-2h : Veillée animée par les Equipes Notre-Dame
(4 heures)
2h-6h : Animation par le district Centre-Est (4 heures)
Samedi 2 février 2\b19
6h-6h30 : Prière du Temps présent (les Laudes)
6h30-7h : Temps de prière silencieuse et musique
7h-8h : Animation par la Pastorale des jeunes et les Séminaristes (1 heure)
8h-9h : Témoignages (Vie consacrée, vie religieuse)
9h-9h30 : Préparation de la Messe, répétition de chants
10h : Eucharistie, sépulture
13h-14h30 : Déjeuner (possibilité de se restaurer sur
place, au prix de 10€ ), sous réservation
téléphonique (commandes groupées
souhaitées) au 0696 39 17 78 ou
0696 38 33 04 et au Presbytère du Morne-
Rouge : 0596 52 31 63 (mardi, vendredi,
samedi, de 8h à 11h).
14h30-15h30 : Animation-louange
16h00 : Vêpres solennelles + bénédiction et clôture
Vendredi 15 février 2\b19
19h , au Parc Floral de Fort-de-France
Vous avez dit…Laure,
Comédie Musicale retraçant la vie de Laure Sabès,
Tableaux de Saint-Pierre « An tan lontan » à nos jours ,
avec Claudy Largen, l’association Lanm Kréol, les élèves de
l’externat de Notre-Dame de Redoute, les laïcs associés, les
religieuses de Notre-Dame de la Délivrande.
Tickets en vente dans les paroisses
Infoline : 06 96 39 59 14 /06 96 56 51 41

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 17
?
Question
C
hers amis lecteurs, bien que le
temps des fêtes semble passé,
avant les fameuses crêpes du 2
février et le traditionnel matoutou de
Pâques, sans oublier l’Agneau, et plus
encore le fameux jour où l’on est censé
jeûner et où l’on mange le plus gras
avec toutes ces fritures des acras du
Vendredi Saint ; la rédaction d’Église
en Martinique semble vouloir aiguiser
notre appétit en nous invitant à passer
encore à Table. En effet, en France et en
Martinique, et sans oublier nos origines
africaines et caribéennes, nous héritons
de nombreuses traditions culinaires
fortes.
Il est de coutume, dans la période dite
des fêtes de fin d’année, de déguster
des mets raffinés en passant par nos
traditionnels pois d’Angole, ragoût
de cochon, pâtés salés aujourd’hui
à toutes les préparations, jusqu’à
notre caviar martiniquais (l’oursin),
sans oublier le foie gras, les huîtres,
les volailles farcies, chapon et autres
bêtes venues de contrées au-delà des
mers. Ces mets, me direz-vous, n’ont pas
de caractère spécifiquement religieux.
En revanche, en Provence, il est de
tradition de proposer 13 desserts le
jour de Noël. Le chiffre 13 symbolise
Jésus et les 12 apôtres. Les tables sont
revêtues de trois nappes blanches et
éclairées de trois bougies, vous l’aurez
compris, tout en symbolique trinitaire
ou encore Sainte famille de Nazareth
Jésus, Marie, Joseph. J’en oubliais la
fameuse galette avec aujourd’hui des
compositions originales - cette année
la galettes aux haricots rouges. Doux
Jésus Miséricorde !!! Peut-être un appel
à réveiller les trompettes de Jéricho !
Trêve de plaisanterie. En tout cas, si
nous regardons de plus près encore
nos assiettes en période de fête,
nous y trouvons le chocolat en robe
de moine, l'huile du temple dans la
friture d'un beignet, une sainte dans
un doigt d'amande, une prière pour
les ancêtres dans une bûche glacée,
un sacristain ou une religieuse toute
chocolatée.... Nos mets et plats de
fête restent truffés de symboles et de
références religieux. Les uns puisent
leur source dans des traditions toujours
vivantes et transmises de génération
en génération. Tandis que d'autres,
trouvent leurs origines dans la nuit des
récits et croyances populaires. Mais la
référence spirituelle va bien au-delà
de ces plats institués. En effet, comme
le dirait un très célèbre prêtre italien
et cuisinier qui fait le buzz, « quand
les fêtes approchent, on entre un peu
en cuisine comme en Sacerdoce». Le
gourmet n’y va pas de mais morte à son
fourneau : ainsi de l’art de la table aux
recettes immuables, de la communion
des convives aux rites de célébrations,
des bons crus.
Que penser de ce tour d’horizon rapide
de ce lien « nourriture et foi » ? Je dirai
de prime abord que tout cet art culinaire
de la nourriture traditionnelle aux
cuisines monastiques, d’où qu’il vienne,
a tout d’un acte d’amour, destiné, si
j’ose dire, à élever les âmes en passant par les papilles. En effet, comme le dit
Marie Ndiaye dans son roman sur une
très grande « cheffe » : « La plupart du
temps, cuisiner, même excellemment,
n'a rien de spirituel. …
Le rapport au sacré
que cette cuisinière
entretient est la
seule manière
pour elle, non
seulement de
travailler, mais
de vivre. Tout
l'ennuie à part la
cuisine – l'amour,
l'amitié, les sorties...
Même le caractère inévitablement
répétitif de la cuisine aurait pu devenir
à ses yeux affreusement monotone. Et la
façon qu'elle trouve d'éviter cet écueil,
est d'avoir une ambition si haute, que le
but ne peut jamais être tout à fait atteint.
Le rapport au sacré, le lien à quelque
chose de transcendant, se fait donc chez
elle de manière presque obligée. »
Ainsi s’il est important de partager
fraternellement une même table,
n’oublions jamais que ce qui est le plus
beau, c’est aussi de partager notre Foi,
de nous encourager dans le témoignage
d’une vie chrétienne, de devenir nous-
mêmes des mets succulents, de nous
laisser manger.
P. Patrick-Alexis Phanor ■
‘‘
‘‘
AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Sacré, sucré, salé ou "Que penser
des traditions culinaires en lien avec la foi" ?
1 La Cheffe, roman d'une cuisinière de Marie Ndiaye,
Gallimard,

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 18
Avec Monseigneur David MACAIRE
Samedi 16 Février 2019 De 8h30 à 17h00
Dimanche 17 Février 2019 De 8h30 à 13h00
• Temps forts
• Enseignements
• Témoignages
• Célébration Eucharistique
Inscription OBLIGATOIRE par téléphone 06 96 44 74 84
VILLA FL’HAUT de Californie 97232 Le LAMENTIN Montrer Jésus partout en Martinique et au -delà, personnellement et en Eglise
Célébration EucharistiqueCélébration Eucharistique
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 27 janvier :
• 9h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse de Tartane
• 11h30 : Vœux à la presse et Point-Presse dans le cadre de la fête de St François de Sales, patron des journalistes
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 29 janvier :
• Conseil épiscopal
Mercredi 30 janvier :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Gros-Morne
à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Samedi 2 février : Translation de Mère Marie
de la Providence, fondatrice des Sœurs Dominicaines
Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande,
au Sanctuaire du Morne-Rouge
• 10h : Eucharistie et sépulture
• 16h : Vêpres et bénédiction
Dimanche 3 février :
• 7h30 : Messe de présentation de l’Administrateur de la paroisse du Prêcheur
• 10h : Messe de présentation de l’Administrateur de la paroisse de Fonds-Saint-Denis
• Récollection des groupes de louange aux Eaux Jaillissantes •
17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du 4 au 8 février : Visite de Mgr Eugène Cyrille
Houndekon, évêque d’Abomey (Bénin)
Lundi 4 février :
• 18h30 : Messe de clôture des festivités autour de la fête de sainte Véronique à la paroisse de la Sainte-Face de De
Briant
Mercredi 6 février :
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 7 février :
• 9h : Inauguration officielle du Séminaire-Collège de
Rivière-Salée
• 19h : Veillée à la cathédrale Saint-Louis à l’occasion de la fête de sainte Joséphine Bakhita
Samedi 9 février :
• Rassemblement des chorales du nord atlantique et du nord
caraïbe au Millenium du Morne-Rouge
• 17h30 : Confirmation à la paroisse du Gros-Morne
Dimanche 10 février :
• 7h : Confirmation à la paroisse du Marin
• Journée de l’apostolat des femmes au palais des sports de
Trinité
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 janvier 2019 – n° 578 19
MEDIAS
Dimanche 27 janvier 2019 • Pastorale du tourisme
Qu’est-ce que la pastorale du tourisme et des loisirs ? Quelles sont les activités des clercs ou des laïcs en charge de cette
pastorale ? Comment accueillent-ils les touristes de passage ? Est-ce une mission d’évangélisation ? Cette semaine, Dieu
m’est témoin a décidé de se pencher sur un secteur qui occupe une place importante dans les économies de nos territoires :
le tourisme. La destination Outre-mer, que ce soit par avion ou par bateau, ne cesse d’augmenter d’année en année. Les
touristes de passage dans nos territoires sont souvent surpris par l’importance des lieux religieux et leur vitalité. Nous
verrons comment le père Luc Philippon, en charge de la Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs pour le diocèse
de Martinique, essaye d’accompagner les touristes croisiéristes allemands de passage à Fort-de-France.
Dimanche 3 février 2019 • Les radios à votre écoute (Rediffusion)
Qu'est-ce qu'une radio diocésaine ? Sont-elles des radios d'influence dans nos territoires d'Outre-mer ? Qui les écoutent
et que recherchent leurs auditeurs. Cette semaine, la télévision s’intéresse à la radio et Dieu m’est témoin reçoit pour en
parler, Romaine Assard, la responsable de radio Saint-Gabriel, la radio du diocèse de Cayenne en Guyane. Nous irons
en Martinique dans les studios de Radio Saint-Louis, radio fondée par Mgr Jean-Michel en 1982, et qui reste toujours
aujourd’hui très écoutée.
Dimanche 10 février 2019 • Mé 67 en Guadeloupe : une parole libérée ?
Que s’est-il passé en mai 1967 en Guadeloupe ? Comment une grève des ouvriers du bâtiment s’est-elle transformée
en bain de sang, faisant près de 87 morts ? Pourquoi cette dramatique page de l’histoire guadeloupéenne a-t-elle été si
longtemps cachée, et quelles séquelles a-t-elle laissées parmi les nouvelles générations ? Plus de 50 ans après ce massacre
oublié, Toni Mango, membre du "Kolèktif Doubout Pou Mé 67" et Sarah Angèle, petite-fille d'Emmanuel Angèle, mort lors
du massacre, seront avec nous pour répondre à ces douloureuses questions.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE M\•ARTINIQUE Service legs et d\bnati\bns Archevêché de F\brt-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinch\bn
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX
Téléph\bne : 06 96 3\•10 333 - E-mail : \•michel.p\buch@wanad\b\b.fr
\bui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine.
\bui , je souhaite être contacté pour un rendez\bvous au Service des legs et
donations ou à mon \Cdomicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E\bmail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINI\•QUE
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !

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O Dieu notre Père, Liberté pour les opprimés et
Consolateur des pauvres qui appelle les hommes et les femmes de chaque Nation à goûter la
béatitude de la Liberté et de la Foi, allume en Tes
fils le désir de la Sainteté dont Tu as comblé Sainte Joséphine Bakhita, Vierge, pour que, fidèles à Tes
Commandements, nous Te servions avec la même pureté de cœur. Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
- 8 f\bvrier -
Sainte Joséphine Bakhita (1869 • 1947)
Un exemple de Bonté héroïque et de Pardon évangélique
