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S eigneur, guéris-nous SSSS
E g lise
en MARTINIQUE
N° 579
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
10 FEVRIER 2019
L’Eglise et le sport
Des Martiniquais aux JMJ
Retraite des prêtres Journée Mondiale des Malades
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EDITORIAL
2
AGENDA DE L'EVEQUE 19
3
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
«A
vancez au large et jetez vos filets pour la pêche ! »…
« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes
que tu prendras ».
Aujourd’hui encore, Jésus nous appelle à le suivre dans une tot\
ale
confiance. Il prend le contrôle de notre barque. Il veut que nous
soyons ses témoins pour porter la Bonne Nouvelle dans le monde.
Nous sommes tous des appelés ; appelés là où nous sommes, comme
nous sommes.
Tchenbé rèd, pa moli ! Lettre aux gens bien intentionnés : C’est le titre
du Mot de notre évêque qui nous invite à nous investir dans la\
Foi, la Charité et l’Espérance, qui ont valeur d’éternité\
.
Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, l’Eglise célèbrera
la Journée mondiale du malade : « Vous avez reçu gratuitement,
donnez gratuitement ». Cette année, le pape François nous exhorte
à La joie du don gratuit qui est, selon lui, l’indicateur de santé\
du
chrétien. « La santé est relationnelle, elle dépend de l’\
interaction
avec les autres et a besoin de confiance, d’amitié et de solidarité,
ajoute le Saint-Père. Ne négligeons donc pas ceux qui souffrent.
Consacrons-leur un peu de notre temps.
Le dimanche de la Santé est toujours fêté à proximité de \
la Journée
mondiale du malade. Cette année, ce sera le 10 février. C’est
l’occasion de rappeler que « l’accompagnement des personnes
souffrantes est une priorité évangélique », et sensibiliser chacun
à la préservation du don de la santé. C’est en lien avec ce \
thème,
que le dossier présenté dans cette édition est intitulé «\
L’Eglise et
le sport : une Ecole de Vie ».
Le 2 février était un jour d’allégresse pour notre diocès\
e. En la
fête de la Présentation de Jésus au Temple, et de la Journée de
la vie consacrée, Mgr Macaire a procédé à l’inhumation \
de
Laure Sabès, Mère Marie de la Providence, dont la devise était \
«
Aimer et servir ». Elle repose désormais dans l’enceinte même du
Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge. Sous
les applaudissements soutenus de l'assemblée, l'évêque a annoncé
qu'il souhaitait ouvrir pour la religieuse un procès en béatifica\
tion.
Laura Sabès avait sans nul doute fait sienne les paroles de la
Sainte Vierge Marie : “Voici la servante du Seigneur ; que tout
m’advienne selon ta parole”, qui a été le thème des JMJ d\
e Panama
cette année. De retour à la Martinique, les jeunes témoignent d\
e
ce qu’ils ont vécu lors de ce temps fort.
Faisons confiance au Seigneur. Avançons en eau profonde et
n’ayons pas peur de jeter nos filets. Jésus nous aime et nous
accompagne.
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLI\b-LA
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole dominicale
• 11 f\bvrier : Notre-Dame de Lourdes…
• … et la Journ\be mo\indiale des malades
• Retraite spirituelle du clerg\b « Le prêtre solitaire et communautaire »
• JMJ Panama 2019
• Paroisse de Tartane Jubil\b des communicants
• Inhumation de Mère Marie de la Providence (Laure Sabès) à la Basil\iique Notre-Dame
de la D\blivrande du Morne-Rouge\i
• L’Eglise et le sport : une Ecole de Vie • Tchenb\b Rèd !
Message à ceux qui cherchent le bonheur
• Combien de temps doit-on occuper un même "poste" dans l’Église
• Sœur Paula de Saint Jean S\ierbin
• Sœur Marie J\brôme
• Message du pape François à l'occasion de la
XXVII
e Journ\be Mondiale du Malade 2019
17
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3334
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VERS LA VIE 18
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Photo de couverture : Le Christ soignant le paraly tique à Béthesda par Palma il Giovane 1592
Dossier : JOURNÉE MONDIALE \C
DU MALADE ET DIMAN\CCHE
DE LA SANTÉ ET DU S\CPORT
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O
h ! monde ! qui t’a donc
ensorcelé !? Monde des
paillettes et de la jeunesse
éternelle, monde de la réussite et
de la vaine gloire, monde des titres
et des honneurs, monde du fric et
du clinquant, monde de la course
et du stress, … Quand finira donc
ton carnaval ? A quand la fin de tes
pitreries, de tes mensonges et de tes
masques ?
Ouvriras-tu enfin les yeux sur les
splendeurs discrètes mais puissantes
qui germent autour de toi, à portée de
cœur… si près de toi !? Ils sont là, les
trésors les plus précieux que ta quête
insatiable n’a toujours pas trouvés,
malgré tes guerres, ta science et ton or.
N’as-tu pas noté que cette abondance
menteuse qui ne procure qu’à certains
un sentiment de satiété, ne t’a transmis
ni l’épanouissement, ni la sécurité, et
encore moins la paix ?
Te voilà englué dans un rêve
d’opulence d’autant plus terrible
que, une fois accompli, il te laisse au
bord d’un précipice béant... S anté,
beauté, jeunesse, maisons, amours,
loisirs, immeubles, terrains, autos,
bateaux, salaires…. Et après !? Tout
cela ne t’empêche pas d’être affolé par
la moindre menace du temps ou des
hommes ! Tout cela n’empêche pas tes
héritiers de craindre, de fuir et d’avoir
peur !... ni ton corps de vieillir !
Ne serait-il pas temps d’investir dans
l’éternel ? Dès maintenant, l’éternel
ici-bas !? C’est l’amour, la foi et
l’espérance ! Rien à craindre, même
pas la mort, avec ces richesses-là,
elles ne périssent, ni se flétrissent.
Elles croissent quand on les partage,
se rénovent quand on les expose, ne
s’usent pas quand on les exerce !
Elles ne sont ni des sentiments, ni
de belles phrases ou des idées : ce
sont des actes. Ces mêmes actes
que nous avons trop longtemps
méprisés et oublié d’apprendre
à nos jeunes, y compris dans leur
éducation religieuses…
Antithèse des propositions
mondaines, les trésors dont je
parle s’acquièrent dans des gestes
simples auprès des personnes
que nous avons rejetées loin des
regards et des écrans.
Oh ! monde ! Tu veux retrouver
la paix ? faire l’expérience d’un
bonheur qui ne s’éteint pas ?... Alors
visite le prisonnier, fraternise avec
l’étranger, partage avec l’indigent et
vient toucher le malade !
Je n’oublierai jamais, permettez-
moi d’en témoigner, ces quelques
exemples : Marinette, devenant
aveugle, n’avait plus qu’une jambe ;
dans sa vieillesse solitaire, ses ennuis
de santé n’en faisaient pas une amie
de choix… Stéphane, à cause d’un
accident de naissance, vivait sa
jeunesse difforme sur un fauteuil
roulant ; son élocution difficile et
l’odeur d’excrément de ses vêtements
ne pouvaient que repousser les
personnes « normales »… Marie,
pauvre, bossue, naine et vieille, avait
toutes les raisons de se plaindre de
la vie ; son fils, conçu jadis avec un
mari qui l’avait bien vite délaissée,
l'avait à son tour abandonnée… En
dehors d’un regard apitoyé et d’une
place dans un hospice spécialisé et
médicalisé, nous n’aurions pas très
bien su quoi offrir à tous ces gens mal-
en-point... Et nous aurions bien raison,
car ce sont eux qui ont quelque
chose à nous offrir.
J’ai trouvé en Marinette une Charité
en acier, burinée par les épreuves.
Stéphane m’a offert une Espérance
victorieuse de toute tristesse. La
petite Marie m’a fait expérimenter la
puissance d’une Foi en Dieu qui sait
toujours dire merci…
Au milieu de nous, dans nos familles,
nos voisinages ou nos paroisses,
des centaines de « Marinette », de
« Stéphane » et de « Marie » nous
attendent. Auprès de ces souffrants,
nous ne trouverons pas de grandes
paroles, ni de gloire, de beauté ou d’or
et rien de ce qui fait l’objet des quêtes
futiles de nos quotidiens. Là, nous
trouverons l’essentiel : l’authentique
imitation de Jésus-Christ. Quelque
chose qui, chez eux, n’est ni une idée,
ni un souhait, ni un vœu pieux, mais un
acte, une expérience, un trésor concret
et incarné : le tchenbé rèd, pa moli !
+ Fr David Macaire , Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
Antithèse des propositions
mondaines, les trésors dont je
parle s’acquièrent dans des gestes
simples auprès des personnes
que nous avons rejetées loin des
Tchenbé Rèd !
Message à ceux qui cherchent le bonheur
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 4
Message du pape François
à l'occasion de
la XXVII
e
Journée Mondiale
du Malade 2019
EGLISE UNIVERSELLE\i
C
hers frères et sœurs,
« Vous avez reçu gratuitement,
donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Ce
sont les mots prononcés par Jésus
au moment d’envoyer les Apôtres
proclamer l’Évangile, afin que son
Royaume s’étende à travers des gestes
d’amour gratuit.
À l’occasion de la XXVII ème Journée
Mondiale du Malade, qui sera célébrée
de façon solennelle à Calcutta, en Inde, le
11 février 2019, l’Église, Mère de tous ses
enfants, surtout des malades, rappelle
que les gestes de don gratuit, comme
ceux du Bon Samaritain, sont la voie
la plus crédible de l’évangélisation.
Le soin des malades a besoin de
professionnalisme et de tendresse, de
gestes gratuits, immédiats et simples
comme une caresse, à travers lesquels on
fait sentir à l’autre qu’il nous est « cher ».
La vie est un don de Dieu, et comme
interroge Saint Paul : « Qu’as-tu que tu
n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). Précisément
parce que c’est un don, l’existence ne peut
pas être considérée comme une simple
possession ou comme une propriété
privée, surtout face aux conquêtes de
la médecine et de la biotechnologie qui
pourraient amener l’homme à céder à la
tentation de la manipulation de l’« arbre
de la vie ».
Face à la culture du déchet et de
l’indifférence, je tiens à affirmer que
le don doit être considéré comme
le paradigme capable de défier
l’individualisme et la fragmentation
sociale contemporaine, pour établir de
nouveaux liens et diverses formes de
coopération humaine entre les peuples
et les cultures. Le dialogue, qui apparaît
comme un présupposé du don, ouvre
des espaces relationnels de croissance
et de développement humain capables
de rompre les schémas établis d’exercice
du pouvoir de la société. Donner n’est
pas l’équivalent de l’action d’offrir, car
cela ne peut s’employer que s’il s’agit
d’un don de soi et cela ne peut pas
être réduit au simple transfert d’une
propriété ou de quelque objet. Donner
se différencie d’offrir précisément
parce que cela contient le don de soi et
suppose le désir d’établir un lien. Le don
est donc avant tout une reconnaissance
réciproque, qui constitue le caractère
indispensable du lien social. Dans le
don, il y a le reflet de l’amour de Dieu,
qui culmine dans l’incarnation du Fils
Jésus et dans l’effusion de l’Esprit Saint.
Tout homme est pauvre, nécessiteux et
indigent. Quand nous naissons, nous
avons besoin pour vivre des attentions
de nos parents, et de même, à chaque
phase et étape de la vie, chacun de
nous ne parviendra jamais à se libérer
totalement du besoin et de l’aide des
autres, il ne réussira jamais à arracher
de soi la limite de l’impuissance face
à quelqu’un ou quelque chose. C’est
aussi une condition qui caractérise notre
être de « créature ». La reconnaissance
loyale de cette vérité nous invite à rester
humbles et à pratiquer courageusement
la solidarité, comme vertu indispensable
à l’existence.
Cette conscience nous pousse
à une pratique responsable et
responsabilisante, en vue d’un bien
qui est inséparablement personnel et
commun. Ce n’est que quand l’homme
cesse de se concevoir comme un
monde à part, mais comme quelqu’un
qui, par nature, est lié à tous les autres,
originellement pressentis comme des
« frères », qu’une pratique sociale
solidaire, imprégnée du sens du bien
commun, est possible. Nous ne devons
pas craindre de reconnaître que nous
sommes pauvres et que nous sommes
incapables de nous procurer tout ce dont
nous aurions besoin, car seuls et avec nos
seules forces, nous ne parvenons pas à
vaincre toutes nos limites. Ne craignons
pas de le reconnaître, car Dieu lui-même,
en Jésus, s’est abaissé et il se penche sur
nous et sur nos pauvretés pour nous
aider et nous donner ces biens que seuls
nous ne pourrions jamais avoir.
En cette circonstance de la célébration
solennelle en Inde, je souhaite rappeler
avec joie et admiration la figure de la
Sainte Mère Teresa de Calcutta, un
modèle de charité qui a rendu visible
l’amour de Dieu pour les pauvres et
les malades. Comme je l’affirmais à
l’occasion de sa canonisation : « Mère
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 5
Teresa, tout au long de son existence,
a été une généreuse dispensatrice de
la miséricorde divine, en se rendant
disponible à tous à travers l’accueil et la
défense de la vie humaine, la vie dans le
sein maternel comme la vie abandonnée
et rejetée. Elle s’est penchée sur les
personnes abattues qu’on laisse mourir
au bord des routes, en reconnaissant
la dignité que Dieu leur avait donnée ;
elle a fait entendre sa voix aux puissants
de la terre, afin qu’ils reconnaissent
leurs fautes face aux crimes de la
pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes.
La miséricorde a été pour elle le ‘‘ sel ’’
qui donnait de la saveur à chacune de
ses œuvres, et la ‘‘ lumière ’’ qui éclairait
les ténèbres de ceux qui n’avaient
même plus de larmes pour pleurer leur
pauvreté et leur souffrance. Sa mission
dans les périphéries des villes et dans les
périphéries existentielles perdure de nos
jours comme un témoignage éloquent de
la proximité de Dieu aux pauvres parmi
les pauvres ».
Sainte Mère Teresa nous aide à
comprendre que le seul critère d’action
doit être l’amour gratuit envers tous, sans
distinction de langue, de culture, d’ethnie
ou de religion. Son exemple continue à
nous guider pour ouvrir des horizons
de joie et d’espérance pour l’humanité
qui a besoin de compréhension et
de tendresse, surtout pour ceux qui
souffrent.
La gratuité humaine est le levain de l’action
des volontaires qui ont tant d’importance
dans le secteur socio-sanitaire et qui
vivent de façon éloquente la spiritualité
du bon Samaritain. Je remercie et
j’encourage toutes les associations de
volontaires qui s’occupent du transport
et du secours des patients, celles qui
pourvoient aux dons de sang, de tissus
et d’organes. Un secteur spécial dans
lequel votre présence exprime l’attention
de l’Église est celui de la protection des
droits des malades, surtout de ceux qui
sont affectés par des pathologies qui
requièrent des soins spéciaux, sans
oublier le domaine de la sensibilisation
et de la prévention. Vos services revêtent
une importance fondamentale dans les
structures sanitaires et à domicile, qui
vont de l’assistance médicale au soutien
spirituel. Beaucoup de personnes
malades, seules, âgées, présentant des
fragilités psychiques ou motrices, en
bénéficient. Je vous exhorte à continuer
d’être un signe de la présence de l’Église
dans le monde sécularisé. Le volontaire
est un ami désintéressé auquel on peut
confier ses pensées et ses émotions ;
grâce à l’écoute, il crée les conditions
qui font passer le malade, d’objet
passif de soins, à l’état de sujet actif et
protagoniste d’un rapport de réciprocité,
capable de retrouver l’espérance, mieux
disposé à accepter les thérapies. Le
volontariat communique des valeurs,
des comportements et des styles de
vie qui sont animés par le ferment du
don. C’est ainsi également que se réalise
l’humanisation des soins.
La dimension de la gratuité devrait
surtout animer les structures sanitaires
catholiques, car c’est la logique
évangélique qui caractérise leur action,
tant dans les régions les plus avancées
que dans les plus défavorisées du
monde. Les structures catholiques sont
appelées à exprimer le sens du don, de
la gratuité et de la solidarité, en réponse à
la logique du profit à tout prix, du donner
pour obtenir, de l’exploitation qui ne
s’embarrasse pas des personnes.
Je vous exhorte tous, à différents niveaux,
à promouvoir la culture de la gratuité et
du don, indispensable pour dépasser
la culture du profit et du déchet. Les
institutions sanitaires catholiques ne
devraient pas tomber dans le travers
consistant à privilégier les intérêts de
l’entreprise, mais sauvegarder l’attention
à la personne plutôt que le gain. Nous
savons que la santé est relationnelle, elle
dépend de l’interaction avec les autres
et a besoin de confiance, d’amitié et de
solidarité ; c’est un bien dont on ne peut
jouir « en plénitude » que s’il est partagé.
La joie du don gratuit est l’indicateur de
santé du chrétien.
Je vous confie tous à Marie, Salus
infirmorum. Qu’elle nous aide à partager
les dons reçus dans l’esprit du dialogue
et de l’accueil réciproque, à vivre comme
des frères et sœurs attentifs aux besoins
les uns des autres, à savoir donner d’un
cœur généreux, à apprendre la joie du
service désintéressé. Je vous assure que
je suis proche de vous tous dans la prière,
avec mon affection, et je vous envoie de
tout cœur la Bénédiction Apostolique.
Pape François ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 66
Dimanche 10 fév\bie\b 2019
la P arole Dominicale
Isaïe 6,1-2a.3-8 \7 • Psaume 137 • 1 C\7ori\bthie\bs 15,1-11 \7• Luc 5,1-11
5 e Dimanche du Temps Ordinaire - Année C
S
i Dieu s’amuse à ne recruter que de
gens parfaits pour travailler avec
lui, il ne trouvera personne. Il sait
parfaitement les qualités et défauts de
ceux à qui il va s’adresser avant même de
les appeler. D’ailleurs, quand Dieu frappe à
notre porte, il ne s’engage pas uniquement
à nous faire confiance, mais à nous accorder
aussi sa grâce. De notre peu ou de notre rien
provient, sans que nous sachions comment,
mais pourvu que nous croyions, des fruits
qui débordent toute attente.
Frères et sœurs dans le Christ, nous avons
aujourd’hui un réel besoin d’affronter
avec courage et confiance les obstacles
des prétextes inutiles que le malin utilise
parfois, afin de nous dévaloriser à outrance,
et de nous donner le plaisir de justifier
notre « non » à la volonté de Dieu. Combien
il nous est souvent facile de parler de nos
différentes pauvretés et de mettre en avant
nos intérêts humains, voire personnels,
lorsque le Seigneur nous invite à occuper
notre place dans sa mission. J’ai tellement
de mal à vivre l’Evangile, à pardonner, à
partager…, je suis encore trop jeune… ou
je suis trop fatigué (e)ou trop vieux, vieille !
Je ne suis pas sûr (e) de croire ni d’être à la
hauteur. Je ne sais pas parler ni expliquer
quelle est ma foi. Je ne suis pas formé (e)
pour cela… Autour de moi il y a très peu
de chrétiens, je me sens isolé (e), même
dans ma famille. Dès que je dis autour de
moi que je suis catholique, on se moque de
moi, on trouve cela dépassé et ridicule, etc.
Trois grandes figures bibliques, dont Isaïe,
Paul et Pierre, témoignent, selon les trois
lectures de ce dimanche, de leur expérience
respective de Dieu qui les a appelés. Nous
constatons que leurs expériences sont
presque similaires. Tous les trois, avec leurs
imperfections, ont bénéficié d’une grâce
particulière jaillissant de la grandeur, de la
miséricorde et de la bonté du Seigneur qui
est venu à leur rencontre. Ils ont tous fait
l’expérience d’une transformation radicale
et extraordinaire jusqu’à s’adonner sans
mesure à la mission qui leur a été confiée.
Dieu a montré qu’il peut faire des merveilles
dans la vie des gens qu’il appelle malgré
leurs défauts. Les multiples questions et
obstacles, en nous ou autour de nous, qui
empêchent d’embarquer et d’avancer au
large, ne devraient donc pas avoir le dernier
mot sur notre choix.
Une fois purifié et pardonné par le Seigneur,
le même Isaïe qui se trouvait trop indigne
et inapte devant la grandeur de Dieu et du
mystère dont il sera prophète « Malheur à
moi ! Je suis perdu, car je suis un homme
aux lèvres impures », a réussi à répondre
avec ferveur à celui qui le voulait pour
messager : « Qui enverrai-je ? Qui ira pour
nous ? « Et je dis : « Me voici, envoie-moi ».
(Cf. Is 6, 5 ; 8).
Dans une profonde prise de conscience de
ses erreurs du passé et le souci d’exhorter
à sauvegarder le mystère de la foi, l’apôtre
Paul, à travers sa lettre aux chrétiens de
Corinthe, nous rappelle qu’il n’a aucun
mérite pour devenir ce qu’il est : « Je ne
suis pas digne d’être appelé apôtre, puisque
j’ai persécuté l’Eglise de Dieu » . Cependant,
touché par le mystère insondable de la
miséricorde divine qui a complètement
bouleversé sa vie, Saint Paul nous entraîne
aussi à reconnaître ce que le Seigneur
peut réaliser dans notre vie alors que nos
péchés font obstacles : « C'est par la grâce de
Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à
mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai
travaillé plus qu'eux tous : oh ! non pas moi,
mais la grâce de Dieu qui est avec moi » .
(Cf. 1 Co 15, 9-10).
Après avoir reconnu Jésus comme étant le
« Seigneur » non plus un simple « Maître »,
Simon-Pierre, dans l’épisode de la pêche
miraculeuse et la vocation des quatre
premiers disciples, ne pouvait même pas
accepter avec évidence que Jésus puisse
s’approcher de lui : « Éloigne-toi de moi,
Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »
(Lc 5, 8). Mais, aussitôt après, ils ont dépassé
leurs craintes et questionnements afin de
tout abandonner au profit de l’Evangile :
« Sois sans crainte ; désormais ce sont des
hommes que tu prendras. Et ramenant
les barques à terre, laissant tout, ils le
suivirent. » (Lc 5, 10-11).
Oui, Seigneur, je connais mon indignité et
mes insuffisances, je sais que je ne suis pas
à la hauteur de ton appel, mais tout cela, tu
le sais plus que moi-même. Aujourd’hui,
nourris-moi davantage de ton humilité, afin
de faire de mes imperfections une porte
d’accès à ta grâce sans plus hésiter. Que
le désir ardent de te servir « partout en
Martinique et au-delà, personnellement
et en Eglise », naisse, renaisse et grandisse
en moi. Que par ta grâce, mes pauvretés et
mes épreuves deviennent aussi ma force,
à l’exemple de ton apôtre Paul : « lorsque
je suis faible, c'est alors que je suis fort »
(2 Co 12, 10). Que la peur de ne pas être à
la hauteur, et l’obsession aux échecs de ma
vie, ne nourrissent plus jamais mes refus
de te servir. Amen
Père Lucianno RINASOA CSSp.,
Curé de la paroisse de De Briant
■
N’aie pas peur, c’est moi qui t’appelle
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 7
L
a Vierge Marie est apparue 18 fois
à Bernadette Soubirous, entre le
11 février et le 16 juillet 1858, à la
grotte de Massabielle, près de Lourdes.
Elle demande à Bernadette de devenir sa
messagère et de travailler, à sa manière,
à la conversion des pécheurs. Elle lui
demande d'établir un lieu de prière et
de pèlerinage. Elle lui confirme le dogme
proclamé trois ans plus tôt par le pape
Pie IX : "Je suis l'Immaculée Conception".
Bernadette sera une humble servante
qui s'efface quand l'Église accepte le
message de la Vierge Marie. Aujourd'hui
plusieurs millions de visiteurs, de
pèlerins et de malades viennent chaque
année, du monde entier, prier Notre-
Dame de Lourdes, afin d'obtenir la grâce
de la conversion et le soulagement de
leurs épreuves.
La petite Bernadette, qui a reçu les
confidences de la Vierge Marie au cours
des Apparitions de Lourdes en 1858,
est devenue sainte non pour avoir été
favorisée des visites de Marie, mais pour
la manière dont elle y a répondu. Elle
nous appelle à la suivre sur ce chemin…
L'évêque de Tarbes et Lourdes permit
le culte de Notre-Dame à la grotte
de Massabielle et une chapelle y fut
construite. Depuis lors, des foules
innombrables y viennent du monde
entier. La mémoire de ces apparitions a
été inscrite au calendrier romain en 1907.
"Il est normal que Marie, mère et modèle
de l'Église, soit invoquée et vénérée
comme Salus Infirmorum. Première
et parfaite disciple de son fils, elle a
toujours fait preuve, en accompagnant
le cheminement de l'Église, d'une
sollicitude particulière pour qui souffre...
En célébrant les apparitions de Lourdes,
lieu choisi par Marie pour manifester
sa sollicitude maternelle envers les
malades, la liturgie repropose justement
le Magnificat... qui n'est pas le cantique
de ceux à qui sourit la fortune. Il est le
merci de ceux qui connaissent les drames
de la vie et mettent leur confiance dans
l'œuvre rédemptrice de Dieu... Comme
Marie, l'Église porte en elle les drames
humains et la consolation divine au
long de l'histoire... Acceptée et offerte,
partagée sincèrement et gratuitement,
la souffrance devient un miracle de
l'amour..." Benoît XVI, le 11 février 2010
(source: VIS 100212 520)
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/615/
Notre-Dame-de-Lourdes.html
L
e n’est pas par hasard que le pape
Jean-Paul II, en 1992, a institué la
«Journée Mondiale du Malade »
le 11 février, jour de la fête de Notre-
Dame de Lourdes. Il y a un lien entre
la prière à Marie et la guérison ou le
réconfort des malades. Et la fête elle-
même de Notre-Dame de Lourdes, de
même que son dialogue avec Bernadette
Soubirous, nous indiquent la source de
ce lien entre Marie et les malades.
Bien sûr, Lourdes est reconnue comme
un lieu où des centaines et des centaines
de personnes ont été guéries de leur
maladies physiques, où de nombreux
miracles se sont accomplis, mais aussi
où des guérisons d’ordre spirituel ont
été accomplies. Et c’est peut-être le lien
le plus important à souligner entre Notre-
Dame de Lourdes et la journée mondiale
des malades.
Dans les premières rencontres de Notre-
Dame avec Bernadette Soubirous, la
Vierge se présente comme l’Immaculée
Conception. Et son message est assez
simple : prier pour les pécheurs. Il n’est pas
question de malades, mais de la source
de toute maladie et de la mort, à savoir
le péché. En cela, nous reconnaissons
le message transmis par l’évangéliste
Marc au cours des premières semaines
du temps ordinaire : la Bonne Nouvelle
que Jésus annonce et accomplit, c’est
la délivrance du mal et la guérison des
malades. C’est aussi ce qu’il demande aux
apôtres en les envoyant parcourir villes
et villages : chassez les démons, le mal,
guérissez les malades et annoncez que la Bonne Nouvelle est arrivée chez eux.
En instituant la Journée mondiale du
malade, le saint pape Jean-Paul II,
appelait le monde à plus d’humanité,
à annoncer et à accomplir une Bonne
Nouvelle. Mais en même temps, il
annonçait que le projet de Dieu était
la délivrance du mal sous toutes ses
formes, ce que nous trouvons à la fois
dans le Notre Père, « pardonnez-nous
nos offenses… délivrez-nous du mal»,
et dans le Je vous salue, Marie, « Sainte
Marie, Mère de Dieu, priez pour nous
pécheurs, maintenant et à l’heure de
notre mort. Amen ».
+ Jacques Berthelet, C.S.V.,
Modérateur des paroisses de l’Unité pastorale Saint-Marguerite d’Youville
Diocèse catholique de Valleyfield (Canada)
■
11 f\bvrier :
Notre- Dame de Lourdes…
… et la Journée mondiale du malade
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 8
Le 14 ja\bvier 2019, à 9 heures, u\be retraite spirituelle fut orga\bisée sous la directio\b de
so\b Excelle\bce Mgr David Macaire, archevêque de Sai\bt-Pierre et de Fort-de-Fra\bce,
regroupa\bt tout le clergé de l’archidiocèse de la Marti\bique. Au cours de cette retraite
spirituelle, le prédicateur, le père Fra\bçois Bousquet, a échafaudé so\b e\bseig\beme\bt
sur deux poi\bts sail\7la\bts, à savoir : « le prêtre solitai\be et communautai\be ».
D
e prime abord, le prédicateur
a souligné en substance que
le prêtre, selon les exigences
de sa vie sacerdotale, est un homme
solitaire. La solitude du prêtre ne
traduit pas son isolement. C’est
plutôt une occasion de recueillement
spirituel, ce qui l’appelle à « l'appro-
fondissement spirituel », un temps
unique où ce dernier doit profiter
pour se ressourcer spirituellement,
ce que le prédicateur appelle aussi
« la conversion ». Le temps de retour
vers Dieu et vers soi-même. Ainsi, cet
exercice ne peut être fait sans avoir
recours à la prière. Donc la nécessité
d’une retraite spirituelle est de grande
importance afin de pouvoir éviter la
mécanique spirituelle et le superficiel
pastoral. Dans la deuxième partie, le prédicateur
met en exergue l’importance d’une vie
communautaire. Le prêtre n’est pas
exclusivement un homme solitaire
bien qu’il est « seul et unique » (selon
les charismes, l’unification de nos
propres diversités), il est appelé à
former un corps, le presbyterium.
Car l’Eglise est une famille. Dans
cette optique, ce dernier doit savoir
partager une vie d’ensemble ; se
pose alors la problématique de la
sociabilité. Le prêtre doit éviter l’esprit
d’enfermement et de la dispersion. En
tant que Pasteur, il est l’emblème de
l’unité sacramentelle de l’Eglise. La
mission pastorale du prêtre c’est de
réaliser une véritable vie ecclésiale
avec les autres. Cependant, malgré
nos divergences d’origines, de tribus,
de races, de langues, de promotions,
nous sommes appelés à vivre à
l’instar des apôtres ; c’est ce que le
prédicateur appelle « la solidarité
sacerdotale ».
Par ailleurs, dans le prolongement de
son enseignement, le père François
Bousquet a épinglé quelques aspects
très cruciaux sur le prêtre, à savoir :
l’affectivité du prêtre, une façon de
considérer le prêtre non pas comme
un extraterrestre, mais comme
un corps, une entité physique et
spirituelle, ce qui constitue l’essence
même de l’Être. Dans cette optique,
le prédicateur souligne un impératif,
celui d’une véritable chasteté, ce qui
se traduit comme le respect de ne pas
traiter l’autre comme un objet, mais
VIE DU DIOCÈSE
Retraite spirituelle du clergé
« Le prêtre solitaire et communautaire »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 9
comme un sujet d’ensemble de notre
destin : rapport aux autres en vue de
la construction d’une communauté
meilleure.
La sagesse chrétienne du temps :
elle se définit comme une forme de
contemporanéité du Christ ; entrer
dans le temps de Dieu, le « Kairos »,
le moment favorable. C'est-à-dire,
vivre dans le Christ afin de le faire
connaitre aux autres, ce qui signifie
avoir le regard de la foi ; c’est une
forme de la chasteté pastorale. Cette
chasteté pastorale est focalisée sur
trois fonctions fondamentales :
l’enseignement (annoncer la Bonne
Nouvelle), la sanctification (à partir
des sacrements) et le gouvernement
qui se manifeste par un esprit de
servir.
En somme, le prédicateur exhorte
tous les serviteurs de Dieu en ce qui
suit : « heureux d’être prêtre, heureux
de croire ». C'est-à-dire, « croire en
Dieu, avoir confiance en Dieu et faire
confiance à l’autre pour pouvoir le
maitriser afin de construire ensemble
une Eglise idéale ».
Père Arnack Dussaud Bokombe, Administrateur des paroisses
de Fonds-Saint-Denis et du Prêcheur
■
Q
u’est-ce que la culture,
demandait un professeur
à ses élèves ? Quand nous
avons beaucoup appris et que nous
avons beaucoup oublié, ce qui reste,
c’est la culture. C’est un professeur qui
a prêché notre retraite au Foyer de
Charité, Mgr François Bousquet, recteur
de Saint-Louis à Rome.
Que reste-t-il de cette retraite pour
mieux vivre et mieux servir comme
prêtre aujourd’hui en Martinique ?
Plein de choses. Au moins, nous
sommes prêtres dans un monde avec
ses bouleversements. Mais c’est notre
manière de servir qui nous constitue
comme prêtre. Le grand défi que nous
avons à relever d’abord est celui de
la solitude, en communauté. Cette
solitude doit être féconde, puisque
prêtres en tout temps et en tout lieu,
nous ferons toutes choses pour la
gloire de Dieu. Si nous avons quelques
charismes, toujours être conscients
que nous sommes complémentaires.
Nous sommes prêtres dans un corps,
et nous avons besoin des autres, même
du plus petit que soi. La diversité est
essentielle dans le ministère sacerdotal.
Nous servons dans une équipe, et donc
nous devons harmoniser nos pratiques,
savoir faire des compromis, éviter que
le peuple de Dieu se perde dans ce
que je fais. En gros, il y a toute une
délicatesse dans notre ministère. Notre
mission est de rassembler, en veillant
qu’il n’y ait pas de petits groupes. Et la
condition majeure de fécondité de la
solitude du prêtre est la bonté ! Et le but
est la joie qui comble ! Enfin, le prêtre
est un être de désir. Nous donnons la
vie en semant. Rarement nous voyons
les fruits. Le prêtre est aussi un être
avec ses faiblesses, ayant une écharde
dans la chair, mais même avec on peut
faire un bon ministre. Au contraire, il
doit apprendre à utiliser l’énergie de
l’ennemi pour la transformer en victoire
comme dans les sports de combat
asiatiques. Et avec Jésus la victoire est
assurée !
Père Désiré Mintsa-Mba, curé du Marin ■
Chers amis,
Merci pour tout…
Retour à Rome avec une escale à Paris sous la neige. Je trouve
tous les dossiers à traiter, accumulés pendant la semaine…
Je voulais vous remercier, tout simplement, de m’avoir donné
cette occasion de servir et de connaître un peu l’Eglise qui est
en Martinique, et ses prêtres si attachants.Merci à l'Evêché, au Foyer de Charité et aux paroisses de
m’avoir pris en charge, de manière fraternelle et de m’avoir
reçu aussi bien.
Soyez sûr de mes prières pour l’île entière et le ministère de votre évêque.
Bien fraternellement
Mgr François Bousquet
Recteur de Saint-Louis-des-Français
m’avoir pris en charge, de manière fraternelle et de m’avoir
reçu aussi bien.
Soyez sûr de mes prières pour l’île entière et le ministère de
votre évêque.
Bien fraternellement
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Pauvres parmi les pauvres
Instituées par le pape Jean-Paul II en 1986, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont
une « fête de la foi », à l’occasion de laquelle des jeun\
es de tous horizons et de tous pays se
rencontrent et font l’expérience de l’amour de Dieu. A l’occasion de leur 34
ème édition, c’est le
Panama qui a donné rendez-vous aux jeunes du 22 au 27 janvier 2019. Placé sous le regard
bienveillant de la Vierge Marie, le thème retenu pour cette édition est
“Voici la servante du
Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole”
(Lc 1,38).
27 pèlerins martiniquais ont fait le déplacement
et ont vécu une semaine d’événements spirituels
et culturels intense, avec différentes catéchèses,
des témoignages, des moments de recueillement
devant les reliques de Saint Oscar Romero ;
l’Eucharistique quotidienne, dans des lieux parfois
insolites comme dans un centre commercial…
Une semaine riche et festive en présence du pape
François, selon le programme suivant :
• jeudi 24, cérémonie d’accueil
• vendredi 25, chemin de Croix
• samedi 26, veillée (adoration du Saint-
Sacrement, louanges, prières) et
festival de la jeunesse
• dimanche 27, messe de clôture et
envoi en mission des JMJistes.
Les JMJ sont une expérience incroyablement
humaine et spirituelle : 10 jours avec des
Panaméens très accueillants, toujours souriants,
remplis de joie et de patience. Nos jeunes ont
partagé des liens et des moments fondateurs qui
sans nul doute porteront du fruit. Au-delà de l’aspect festif,
les plus belles rencontres
se font parfois en dehors
du festival. Les JMJ ont
été aussi une reconnexion
à l’histoire de notre île.
Une rencontre fortuite de
Mr BLICE, un descendant de Martiniquais vivant au
Panama, nous met face à la misère panaméenne.
Nous avons aussi pu vivre une rencontre authentique
avec les pauvres, dans leur bonté propre, avec leur
culture, avec leur façon de vivre la foi. Cette expérience
pleine d’humilité les conduit à vivre aujourd’hui
autrement, à adopter un style de vie imité de celui de
Jésus Christ. La pauvreté de ces hommes et femmes
est une invitation à se faire un cœur de pauvre, un
cœur humble.
Partager en frères avec eux a été un moment propice
pour rencontrer le Dieu que nous cherchons et qui nous
cherche, premier pauvre parmi les pauvres.
Les jmjistes martiniquais, à leur retour dans notre île,
aimeraient continuer à montrer partout ces messages
d'espérance et d'amour auprès des jeunes. Le pape
François, lors de la cérémonie de clôture, les y invite
d’ailleurs : « Allez et témoignez de ce qu’ils ont vu et
entendu, non pas avec tant de paroles mais avec des
gestes simples et quotidiens ».
Que chacun continue à marcher, à vivre la foi et à
la partager. Rendez-vous aux prochaines JMJ qui
auront lieu en 2022
à Lisbonne !!
EEM_ArticleJMJ_Janvier2019.indd 2 05/02/2019 12:40:33
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Pauvres parmi les pauvres
Instituées par le pape Jean-Paul II en 1986, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont
une « fête de la foi », à l’occasion de laquelle des jeun\
es de tous horizons et de tous pays se
rencontrent et font l’expérience de l’amour de Dieu. A l’occasion de leur 34
ème édition, c’est le
Panama qui a donné rendez-vous aux jeunes du 22 au 27 janvier 2019. Placé sous le regard
bienveillant de la Vierge Marie, le thème retenu pour cette édition est
“Voici la servante du
Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole”
(Lc 1,38).
27 pèlerins martiniquais ont fait le déplacement
et ont vécu une semaine d’événements spirituels
et culturels intense, avec différentes catéchèses,
des témoignages, des moments de recueillement
devant les reliques de Saint Oscar Romero ;
l’Eucharistique quotidienne, dans des lieux parfois
insolites comme dans un centre commercial…
Une semaine riche et festive en présence du pape
François, selon le programme suivant :
• jeudi 24, cérémonie d’accueil
• vendredi 25, chemin de Croix
• samedi 26, veillée (adoration du Saint-
Sacrement, louanges, prières) et
festival de la jeunesse
• dimanche 27, messe de clôture et
envoi en mission des JMJistes.
Les JMJ sont une expérience incroyablement
humaine et spirituelle : 10 jours avec des
Panaméens très accueillants, toujours souriants,
remplis de joie et de patience. Nos jeunes ont
partagé des liens et des moments fondateurs qui
sans nul doute porteront du fruit. Au-delà de l’aspect festif,
les plus belles rencontres
se font parfois en dehors
du festival. Les JMJ ont
été aussi une reconnexion
à l’histoire de notre île.
Une rencontre fortuite de
Mr BLICE, un descendant de Martiniquais vivant au
Panama, nous met face à la misère panaméenne.
Nous avons aussi pu vivre une rencontre authentique
avec les pauvres, dans leur bonté propre, avec leur
culture, avec leur façon de vivre la foi. Cette expérience
pleine d’humilité les conduit à vivre aujourd’hui
autrement, à adopter un style de vie imité de celui de
Jésus Christ. La pauvreté de ces hommes et femmes
est une invitation à se faire un cœur de pauvre, un
cœur humble.
Partager en frères avec eux a été un moment propice
pour rencontrer le Dieu que nous cherchons et qui nous
cherche, premier pauvre parmi les pauvres.
Les jmjistes martiniquais, à leur retour dans notre île,
aimeraient continuer à montrer partout ces messages
d'espérance et d'amour auprès des jeunes. Le pape
François, lors de la cérémonie de clôture, les y invite
d’ailleurs : « Allez et témoignez de ce qu’ils ont vu et
entendu, non pas avec tant de paroles mais avec des
gestes simples et quotidiens ».
Que chacun continue à marcher, à vivre la foi et à
la partager. Rendez-vous aux prochaines JMJ qui
auront lieu en 2022
à Lisbonne !!
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Vivez les temps forts des JMJ !
C'est la première fois que Gilles
part aux JMJ et la deuxième fois
pour Laurine.
Laurine: Je suis partie sans question
particulière, je voulais juste vivre
autrement les JMJ que j'avais vécues
la première fois où j'étais restée
focalisée sur ce que j'attendais.
Les moments qui m'ont marquée sont
principalement ceux qu'on avait entre
nous (la délégation martiniquaise)
et les célébrations et les temps de
prières.
Il y a une parole qui m'a marquée, elle
se rapproche assez du thème, c'est
"faites tout ce qu'il vous dira".
Gilles : La rencontre avec tous ces
jeunes, tous ces chrétiens c'est beau
à voir. Nous étions tous là pour glorifier
une seule personne : Notre Seigneur.
Ce qui m'a vraiment marqué c'est le
thème des JMJ, " Voici la servante
du Seigneur qu'il me soit fait selon ta
parole ".
Tout comme Laurine, durant nos
célébrations, j'ai eu cette parole qui
revenait " me voici Seigneur, je viens
faire ta volonté".
C'est vraiment ce qu'on a fait, nous
avons quitté la Martinique pour venir
jusqu'au Panama faire sa volonté...
ME VOICI SEIGNEUR !
Il nous a choisis, j'ai vraiment senti
que j'ai été choisi.
C’est la deuxième fois que je fais les
JMJ. Mon état d’esprit était totalement
diffèrent que la première fois où je
suis partie; mes attentes n’étaient pas
les mêmes.
Je suis venue voir ce que le Seigneur
avait à me dire vraiment.
Au début de l’aventure mon cœur était
réticent et c’est au fur et à mesure
des échanges, des rencontres et
des évènements que mon cœur
s’est ouvert, ouvert à la grâce. C’est
à ce moment que le Seigneur a pu
s’infiltrer, entrer complètement et me
saisir.
Mon aventure a changé, j’étais dans
l’accueil et l’action de grâces.
Ce que je vais vraiment retenir
des JMJ, c’est qu’être la servante
du Seigneur c’est accepter les
évènement tels qu’ils viennent et
accueillir les contrariétés pour que le
Seigneur puisse agir à travers cela.
Faire confiance au Seigneur, c’est se
laisser bousculer dans tout.
Ce qui m’a vraiment marqué lors des
JMJ, c’est la procession avec la Vierge
de Fatima. La paix régnait et la statue
de Notre Dame est passée devant
nous, et la parole d’Elisabeth revenait
sans cesse: «comment m’est-il donné
que la mère de mon sauveur vienne
jusqu’à moi».
La Vierge est passée vraiment devant
nous, elle nous a donné sa paix.
C’est la première fois que je participe
aux JMJ, j’avais ce désir de voir, de
rencontrer le Pape.
J’étais dans la découverte, dans
l’attente de voir ce que me réservait
le Seigneur.
Le moment qui m’a énormément
marqué, c’est cette communion,
le fait de voir tous ces pays, tous
ces jeunes rassemblés lors de la
cérémonie d’ouverture avec l’évêque
du Panamá. Nous avons fait le Notre
Père ensemble et c’est là que j’ai pris
conscience de ce que veut dire la
communion des Saints, l’Unité des
Chrétiens.
Je souhaite vraiment à tout jeune de
vivre les JMJ. C’est vraiment marcher
(au sens propre et au sens figuré,
dans le sens spirituel) à la suite de
Jésus.
C’est se donner vraiment.
Cellule Communication
Pastorale diocésaine des Jeunes
sur nos
réseaux sociaux
Clarisse
Laurine \b Gilles
Jean-Emmanuel
Ils en parlent... Ils en parlent...
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 12
VIE DU DIOCÈSE
Dima\bche 27 ja\bvier 2019, comme chaque début d’a\b\bée
depuis so\b ordi\batio\b épiscopale le dima\bche 12 avril
2015, Mgr David Macaire, archevêque de Sai\bt-Pierre
et Fort-de-Fra\bce, est prése\bt sur la paroisse Sai\bt
Fra\bçois de Sales de Tarta\be pour la fête patro\bale et
la prése\btatio\b de ses vœux à la presse.
D
ès 8h, dans l’église de Tartane
magnifiquement fleurie, les
premiers paroissiens arrivent
pour être sûrs d’avoir une place
assise. Quelques rangées de devant
sont déjà réservées pour les officiels.
Très vite l’église est remplie et des
fidèles sont debout sur le parvis.
La cérémonie religieuse :
A 9h30, c’est le commencement avec
le chant de rassemblement « Peuple
de Dieu, cité de l’Emmanuel ». Au
nom du Père et du Fils et du Saint
Esprit, l’archevêque se signe de la
croix et nous invite à en faire autant,
pour ce rassemblement chrétien
« autour de la communauté de
Tartane, des personnalités civiles, des
journalistes et des touristes, pour ce
moment de fête qui sera célébré avec
le Seigneur », nous dit-il.
Le psaume de méditation (18/19) fut
chanté par une soliste de la chorale
et l’évangile (Luc 1,1-4 ; 4,14-21)
proclamé par le Père Pierre-Alex
Zonzon, vicaire de notre paroisse.
L’homélie de Monseigneur fait
d’entrée le parallèle de cette parole
avec l’évolution de la transmission.
Hier avec le livre, aujourd’hui par
écran interposé. Il rappelle que « si
le cinéma était un lieu de rencontres
et de communication, maintenant
le monde entier est sur écran de
téléphones portables, et ces lieux de
communion sont devenus des lieux
d’isolement ». Revenant à la Parole de
Dieu qui donne sens, Monseigneur
parle de ce lieu de communication,
outil immuable, pour transmettre
les paroles de Jésus et le récit de
ses faits, de ses actes. Et il conclut
ainsi : « Le Livre, outil extraordinaire
s’il est reçu avec celui qui nous
rassemble ; communication que l’on
ne peut négliger car il (le Livre) sert à
la communion… Une communication
pour être saint avec le Christ ».
Après le partage à la table de la Parole,
une procession viendra présenter à
Dieu les « fruits de la terre et du travail
des hommes », à commencer par
les outils des communicants (micro,
caméra,…), puis les professionnels
de Tartane (marins-pêcheurs,
hôteliers, restaurateurs,…), sans
oublier les touristes eux-mêmes, ainsi
que les activités professionnelles et
sportives du village.
Après la bénédiction finale et le
bain de foule sur le parvis de l’église,
Monseigneur transmettra ses vœux à
la presse avant le partage fraternel.
Le partage fraternel :
Un temps festif au cours duquel
Monseigneur écoutait volontiers les
uns et les autres, avec une attention
pour chacun. Ainsi, avec l’organisation
sans faille des équipes responsables
du nettoyage et des festivités sur
la paroisse, et sous les chapiteaux
installés par la mairie de la ville de
La Trinité, se déroulèrent d’abord le
pot de l’amitié ouvert à tous. Puis,
nous avons partagé un repas avec
les communicants, M. le Maire entouré
de son épouse et de conseillers
municipaux, les forces vives de la
paroisse, le curé père Gaby Lémy et
son vicaire, père Pierre-Alex Zonzon,
et bien sûr Mgr Macaire. Grâce aussi au
traiteur dévoué, maintenant habitué à
cette fête, le repas fût délicieux et les
convives heureux et détendus. Il faut
aussi noter la présence souriante et
fraternelle du Frère Éric, Dominicain
venant de La Sainte Baume comme
Monseigneur.
La cellule communication ■
Paroisse de Tartane
Fête de Saint- François-de-Sales
Fra\bçois de Sales de Tarta\be pour la fête patro\bale et
la prése\btatio\b de ses vœux à la presse.
Hier avec le livre, aujourd’hui par
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 13
J
our d’allégresse et jour de joie !
Moments d’émotion, de ferveur et
de piété au Morne-Rouge ce samedi
2 février, en la fête de la Présentation de
Jésus au temple et de la Journée de la vie
consacrée. Aussi, un événement unique
et de taille se préparait depuis quelques
jours dans ce Sanctuaire Notre-Dame de la
Délivrande : l’inhumation de Mère Marie de
la Providence, née Laure Sabès (1841-1911),
dans l’enceinte même de la Basilique. Une
première en Martinique.
De nombreux fidèles avaient fait le
déplacement pour participer à la messe
présidée par Mg David Macaire, entouré de
prêtres et de diacres du diocèse et d’ailleurs.
Les Sœurs Dominicaines Missionnaires de
Notre-Dame de la Délivrande, héritières de
Laure Sabès, étaient également nombreuses
pour cette belle cérémonie qui clôturait le
15 0 e anniversaire de leur fondation.
Parmi nous, les plus beaux sont ceux qui sont
consacrés au Seigneur, a dit l’évêque. Mais la
plus belle parmi vous, mes Sœurs, c’est Laure
Sabès… Il conclut son homélie en disant : Je
veux voir Jésus élevé dans ce pays, Amen !
Laure Sabès a été inhumée dans une crypte
de la Basilique devant une assemblée
recueillie. A la fin de la cérémonie,
l’archevêque a annoncé son intention
d’ouvrir le procès de béatification de la
religieuse, dont la devise était : « Aimer et
Servir ». Qu’elle repose en paix !
Plus que les mots, les photos sont des
témoignages…
J. Lordinot ■
Inhumation de
Mère Marie de la Providence (Laure Sabès)
à la Basilique Not\Cre-Dame de la Délivrande du Morne-Roug\Ce
« Aimer et Servir »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 14
JOURNÉE MONDIALE D\iU MALADE ET
DIMANCHE DE LA SAN\iTÉ ET DU SPORT DOSSIER
Da\bs le cadre du Cha\btier 5, Sa\bté et Bie\b-Être, d’ ECCLESIA ’M
2020 !
, le thème du Dima\bche de la Sa\bté (10 février 2019),
« Témoi\b d’u\be bo\b\be \bouvelle » \bous do\b\be l’occasio\b
de \bous i\bterroger sur les lie\bs u\bissa\bt l’Eglise et le
sport. Il \be s’agit pas ici de répo\bdre simpleme\bt à la
questio\b « Que pe\bse l’Eglise du sport ? », mais bie\b plutôt
de \bous dema\bder comme\bt l’Eglise réalise sa missio\b,
« Témoig\ber de la Bo\7\b\be Nouvelle », da\bs le sport..
D
ans la suite du Concile Vatican II,
le saint pape Paul VI, en créant,
le 6 janvier 1967, le Conseil
pontifical pour les laïcs, marque un
premier tournant dans la conception
que l’Eglise se fait du rôle du sport.
Celui-ci est alors pensé comme un
instrument d’évangélisation unique,
puisqu’il réunit des personnes de races,
idéologies et religions différentes, et
également comme un puissant facteur
d’éducation morale et sociale pour les
personnes et pour les nations.
Mais, c’est celui que l’on a nommé
« l’athlète de Dieu » au début de son
pontificat, le saint pape Jean-Paul II,
qui amplifiera l’initiative de son
prédécesseur en ouvrant quelques
années plus tard une section « Eglise et
sport » au sein de ce Conseil pontifical : il
veut faire du sport « une école de vertu et
un instrument de paix entre les peuples.
Le responsable de cette section depuis
2013, M. Santiago Perez de Camino, laïc
du diocèse de Madrid, souligne les deux
dimensions essentielles de la mission
qui lui a été confiée : la représentation
internationale de l’Eglise dans le monde
du sport, et la responsabilité de proposer
des événements sportifs promouvant la
foi et les valeurs de l’Evangile.
Cette section pontificale conduit ses
travaux autour de cinq axes majeurs :
- Être dans l’Eglise un point de référence
pour les organisations sportives
nationales et internationales ;
- Sensibiliser les Eglises locales à
l’importance de la pastorale des milieux
sportifs ;
- Favoriser une culture du sport comme
moyen de croissance intégrale de la
personne au service de la paix et de la
fraternité entre les peuples ;
- Promouvoir l’étude de thèmes
spécifiques ayant trait au sport du point
de vue éthique ;
- Organiser et soutenir des initiatives
visant à susciter des témoignages de
vie chrétienne parmi les sportifs.
Pour préciser cette approche, nous
vous proposons quelques extraits
des discours des papes se rapportant
au sport, depuis Pie X jusqu’au
pape François. Ces textes montrent
l’importance accordée par l’Eglise à
cette discipline d’éducation du corps,
porteuse de valeurs, et dont le langage
est universel.
Le pape Pie X déclare, le 8 octobre
1905, aux jeunes de la société gymnique
catholique italienne qu’ils doivent lier
les exercices du corps et ceux de
l’esprit : « J’admire et bénis de tout cœur
tous vos jeux et loisirs, la gymnastique,
l’alpinisme, la natation, la course à
pied, les randonnées, les concours et
les académies, auxquels vous vous
consacrez ; car les exercices du corps
agiront admirablement sur les exercices
de l’esprit ; car ces manifestations
demandent vraiment du travail, vous
éloigne de l’oisiveté qui est mère de tous
les vices ».
Le pape Pie XI rappelle, le 21 août 1922,
aux gymnastes catholiques de Gand,
l’adage « un corps sain, un esprit
sain » : « Vous êtes des gymnastes, cela
veut dire des corps sains et valides, des
forces intactes et pleines de santé. Vous
êtes catholiques, et cela veut dire des
âmes saines au sens le plus haut de la
parole, des âmes qui connaissent Notre
Seigneur et sa loi qu’ils traduisent dans
la pratique de la vie […] Ainsi l’œuvre,
Da\bs le cadre du Cha\btier 5, Sa\bté et Bie\b-Être, d’
L’Eglise et le sport : une Ecole de Vie
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 15
votre œuvre, sera œuvre d’apostolat,
et votre gymnastique chrétienne sera
une magnifique occasion pour exercer
l’influence bénéfique du bon exemple ».
Le pape Pie XII, qui définissait le
sport comme un « antidote efficace
contre la mollesse de la vie facile »,
s’adresse, le 5 Novembre 1951, aux
participants à l’Assemblée Plénière de
l’Association internationale de la presse
sportive : « La première condition pour
atteindre votre but est de manifester,
avec votre conviction persuasive, une
sincère estime du sport, d’en mettre
en lumière les avantages, les vrais
mérites, la vraie valeur, et de le faire
avec cette sobre discrétion mille fois
plus éloquente et plus puissante que
les raisonnements ennuyeux ou que les
dithyrambes lyriques. […] La seconde
condition… vous employer à faire que
le sport, dans la vie privée comme dans
la vie publique, prenne la place qui lui
revient et s'en tienne à la mesure que
lui assignent la dignité de l'homme, ses
devoirs supérieurs et le bien commun.
Saint Jean XXIII, pour qui le
sport est l’instrument utile pour
le développement complet et
harmonieux de la personnalité,
s’adresse, le 26 avril 1959, à la délégation
du Centre Sportif Italien : « Nous sommes
confiants que vous n’oublierez jamais,
très chers fils, que les efforts que vous
accomplissez ne sont pas une fin en soi ;
que le corps, dont vous vous servez,
et dont l’agilité et l’harmonie sont un
reflet de la beauté et de la puissance du
Créateur, est seulement un instrument
que vous devez rendre docile et ouvert
à la forte influence de l’âme. Vos
exercices, vos compétitions, qui sont
comme des parenthèses sereines dans
la monotonie des études et du travail
quotidien, doivent favoriser en vous la
partie spirituelle et immortelle ».
Saint Paul VI, le 16 juillet 1976, dans
son message à l’occasion des jeux
d’été de Montréal, voit dans les Jeux
olympiques un facteur de progrès
de la fraternité entre les hommes :
« Dans une civilisation qui connaît
le risque d'être minée, à la fois par
le plaisir et la violence, les activités
sportives doivent retrouver sans cesse
leur idéal de véritable promotion de
l'homme et de fraternité entre tous les
peuples sans exception. Voilà pourquoi
l'Eglise, dont la mission est spirituelle et
transcendante, se trouve à l'aise pour
dialoguer cordialement avec le monde
des sports, et s'intéresse vivement à ses
efforts ».
Saint Jean-Paul II s’adresse aux
participants du Congrès international du
Jubilé des Sportifs, le 30 avril 2004, pour
définir « le visage et l’âme du sport » :
« Le sport ne signifie pas uniquement
la puissance physique et la force
musculaire, mais il possède également
une âme, et il doit montrer son visage
intégral. Voilà pourquoi le véritable
athlète ne doit pas se laisser emporter par
l'obsession de la perfection physique, ni
se laisser asservir par les dures lois de
la production et de la consommation,
ou par des considérations purement
utilitaristes et hédonistes. [….] Le sport,
alors qu'il développe la force physique
et fortifie le caractère, ne doit jamais
distraire de leurs devoirs spirituels
ceux qui le pratiquent et l'apprécient.
Ce serait comme si l'on courait, selon ce
qu'écrit saint Paul "pour une couronne
périssable", en oubliant que les chrétiens
ne doivent jamais perdre de vue "celle
qui est impérissable" (cf. 1 Co 9, 25) ».
Le pape Benoît XVI, qui voit dans le sport
un grand potentiel pour l’éducation de
la jeunesse, s’adresse aux participants
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JOURNÉE MONDIALE D\iU MALADE ET
DIMANCHE DE LA SAN\iTÉ ET DU SPORT DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 16
du séminaire international Eglise et
Sport au Vatican, le 3 novembre 2009 :
« Nous ne devons pas oublier que le
sport, pratiqué avec passion et vigilant
au sens moral, devient particulièrement
pour la jeunesse, école de formation en
valeurs humaines et spirituelles, moyen
privilégié de croissance personnelle
et de contact avec la société […]. C’est
dans cet esprit que l’Eglise perçoit le
sport comme une chance pour assumer
les missions quotidiennes de la vie au
regard de l’Evangile ».
Enfin, le pape François s’est exprimé
sur le sport, le 1
er juin 2018, à l’occasion
de la sortie du nouveau document du
dicastère pour les laïcs, la famille et
la vie « Donner le meilleur de soi-
même », met en garde le monde
sportif contre les déviances actuelles
et l’instrumentalisation du sport : « La
pratique du sport nous aide à donner
le meilleur de nous-mêmes, à découvrir
sans peur nos limites et à lutter pour
s’améliorer tous les jours. Dans une
culture dominée par l’individualisme
et par la mise à l’écart des jeunes
générations et des plus âgés, le sport
est un environnement privilégié autour
duquel les personnes se rencontrent…
Il encourage ceux qui font partie du
monde du sport à être un exemple de
vertus comme la générosité, l’humilité,
le sacrifice, la constance et l’allégresse...
Enfin, je voudrais souligner le rôle du
sport comme moyen de mission et de
sanctification. L’Eglise est appelée à être
signe de Jésus-Christ dans le monde, y
compris à travers le sport pratiqué dans
les aumôneries, dans les paroisses, les
écoles et dans les associations. »
Dans notre diocèse engagé dans
ECCLESIA ’M 2020 ! , des projets inspirés
par ces textes du magistère de l’Eglise
ont vu le jour, et sont développés par
des mouvements, des communautés
ou des paroisses.
Le Foyer de Charité propose 2 retraites
« Marche et Prière », avec 3 heures de
marche, la première en février avec le
père Lafine, la seconde en décembre
avec le père Aine : il s’agit de prendre
le temps de se ressourcer en allant à la
découverte de la beauté des paysages
de la Martinique, dans une nature
ouverte sur l’infini, avec des temps de
prière, d’enseignement dans un silence
total. Informations : 05 96 58 20 30.
Le Chemin Ignatien Martinique
propose également des temps de
contemplation « Marche et Prière » selon
la spiritualité ignatienne, en cherchant
Dieu au sein de la Création « en laissant
tous les sens s’imprégner : regarder,
écouter, sentir, toucher, respirer, goûter.
» Rendez-vous le 12 avril 2019 pour
les prochains exercices physiques et
spirituels ignatiens. Informations : 06 96
31 15 45.
Eglise en route, associant le Chantier 5
d’E CCLESIA ’M 2020 !et l’APMF (Association
des Pèlerins et Militants de la Foi)
propose dans les 7 districts, tous les
quinze jours à la même heure (6h du
matin), une marche reliant des églises ou
chapelles, paroissiales et hospitalières,
permettant d’aller à la rencontre des
autres pour montrer Jésus en priant
le Rosaire. Début des marches lors
du 1er samedi de carême, et clôture
à la fête de l’Immaculée Conception.
Informations : 06 96 86 46 46
D’autres initiatives paroissiales, notam-
ment pour les jeunes du cheminement,
comme au Lamentin, à Redoute ou au
Gros-Morne, se sont mises en place
et proposent des activités physiques,
sportives et spirituelles. Renseignez-
vous auprès des paroisses.
Si vous voulez approfondir les liens
entre Eglise et sport, vous pouvez aussi
consulter les sites internet consacrés à
cette question, notamment pour l’Eglise
en France https://www.egliseetsport.fr,
ou en vous rendant sur le site du
Dicastère pour les laïcs, la famille et la
vie, qui a remplacé le Conseil pontifical
pour les laïcs depuis le 15 août 2016
www.laityfamilylife.va
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 17
?
Question
Un poste ?
L
a mission de l’Eglise ne consiste
pas en une question de poste à
pourvoir. Les fidèles du Christ, à
la suite de leur pasteur, sont préparés
par les sacrements de l’initiation
chrétienne faisant d’eux des
disciples pour assumer la mission
du Christ aujourd’hui dans le monde.
Cependant, un poste est un emploi
assigné à quelqu'un en un lieu donné ;
lieu où il exerce cette activité. Au sein
de l’Eglise, deux types de postes
cohabitent : le poste de bénévole et
celui de salarié.
Pour permettre le fonctionnement
d’une institution civile ou religieuse,
les objectifs et les visions communes à
atteindre doivent être fixés. Il convient
ensuite d’établir clairement l’ensemble
des postes nécessaires à la réalisation
de ces missions. Par conséquent, il
faudra des fiches de poste définissant
les tâches à accomplir, le profil de
poste, les compétences attendues et
un contrat pour recruter les personnes.
Dans le cas d’un bénévole, il faudra
une convention de bénévolat et une
lettre de mission. Il faudra mettre à
disposition des outils, des moyens
matériels, des formations pour
permettre la bonne exécution des
tâches et des missions. Des phases
de bilan, d’évaluation, d’entretien et
de supervision seront nécessaires.
Dans tous les cas, ne plus partager
les objectifs et les visions communes
génèrent une crise. En effet, nous
pouvons nous replier sur des
intérêts personnels et satisfactions
individuelles ; vivre sa propre affaire
dans l’affaire de l’autre : Mt 21,33-
46. Ou encore la notion « de poste
occupé » peut renvoyer à une
question de propriété. « Il s’agit de
mon poste, il n’est confié qu’à moi ».
L’idée de possession et de territoire à
défendre s’ancre et génère le rejet des
autres, le mépris vis-à-vis de l’autre,
la convoitise, l’hypocrisie. C’est une
occupation quasi militaire, voire
maléfique. Ainsi, cette personne fait
malheureusement l’expérience de la
peur, de l’angoisse qui paralyse. Des
procédures d’accompagnement
- afin de pallier les fragilités qui
supportent peu les remises en
question, les évolutions - doivent
être mises en place.
Combien de temps…
Dans le contrat ou la convention,
le temps affecté aux tâches ou à la
mission, la durée d’accomplissement
(début et fin de contrat/mission) et
la mobilité seront stipulés. En effet,
la mobilité permet d’élargir ses talents,
ses charismes, ses connaissances en
œuvrant à des nouvelles missions.
C’est un enrichissement à la fois
personnel et pastoral qui permet de
coller au mieux aux besoins nouveaux
du terrain. Elle élargit le regard, fort
de la diversité des expériences
antérieures, sur les visions communes.
Ainsi, on prend mieux conscience des
objectifs à atteindre
et on aide aussi
les autres à les
comprendre
et à se les
approprier.
La mobilité sur
la gouvernance
de l’Esprit Saint,
c’est chacun qui occupe
le rôle dévolu en toute justice et
vérité, permettant de garantir la
communion du Corps : 1 Corinthiens
12,1s. C’est toute la mission de l’Eglise
que d’appeler, de former, d’accueillir
et d’envoyer en mission : Mathieu 28,
16-20. Elle est l’identité de l’Eglise qui
est en marche, ne s’enlisant pas dans
des postes et des fonctionnements. Le
Christ est sur les routes, les apôtres
aussi. (Mathieu 8 19-22). L’immobilisme
et le confort ne sont pas de mise.
A la suite du Christ, tout baptisé est
appelé à s’engager au nom du Christ
et dans son Esprit. La dynamique
missionnaire conduit l’Eglise à
s’organiser afin que chaque fidèle
réalise sa vocation en laissant le Christ
agir en lui, en le configurant pour
son œuvre. Les baptisés vivent dans
l’obéissance au Christ Pasteur, à l’Eglise,
et ils reçoivent des prêtres l’aide qui
leur est nécessaire pour accomplir leur
mission.
Père Jean-Michel Monconthour,
Curé de la cathédrale Saint-Louis
■
‘‘
‘‘ AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
Combien de temps doit-on occuper un même "poste" dans l’Église ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 18
E
dmée, Paulette, Serbin est née le 21
août 1925, à Didier, Fort-de-France
(Martinique).
Pour être à la suite du Christ, elle entre le
2 octobre 1945 dans la Congrégation des
Sœurs de Saint Paul de Chartres.
Le 25 août 1950, c’est la prise d’habit pour
Edmée, qui deviendra en religion Sr Paula
de St Jean.
Le 28 août 1952, elle prononce les Premiers
Vœux, et les Vœux définitifs le 28 août 1957.
Notre sœur a servi dans le milieu socio-
éducatif et auprès des personnes âgées :
Foyer des Orphelins, Service paroissial à
Pointe-à-Pitre ; Fourneau économique ;
Paroisse du Saint Esprit ; Paroisse du
Vauclin ; Hôtellerie du Foyer Saint Benoît,
Hospice Emma Ventura.
Le 1 er juillet 2004, notre sœur rentre
définitivement à la Maison Provinciale
et continue de se donner en rendant des
menus services communautaires.
Le mercredi 23 janvier au matin, au cours
de l’Eucharistie, notre Seigneur est venu la
rappeler à Lui.
Merci, sœur Paula de Saint Jean pour cette
joie de vivre qui t’habitait, et pour ta très
grande attention aux pauvres.
Que ton âme repose en paix !
A Dieu, nous te remettons. Entre
dans la joie de ton Maître et
Seigneur. ■
L
e Seigneur a rappelé à Lui, le 6
décembre 2018, Sœur Marie Jérôme,
à l’âge de 83 ans et dans sa 56
ème
année de profession religieuse.
Nous avons accompagné notre sœur Marie
Jérôme, née Theres Alexandrine Josèphe,
originaire de Saint-Pierre.
Entrée au couvent en 1960, elle rejoint sa
sœur Marie Emma. Après son temps de
noviciat, elle fait ses premiers vœux en
1962.
Envoyée en mission au Gabon en Afrique,
elle se dévoua au service des enfants
défavorisés. Dans cette mission qui lui était
si chère, en 1968, elle prononça ses vœux perpétuels. De retour en Martinique, elle
reçut différentes missions : au service des
C.V.A.V., de la catéchèse, des jeunes, de
la sacristie, des servants d'autel, dans les
paroisses du Gros-Morne, de Saint-Pierre,
de Prêcheur et de Morne-Rouge.
Notons également de longues années
d'accompagnement et d'écoute au Centre
des Eaux Jaillissantes. De tempérament très
énergique, elle aidait les autres à prendre
des responsabilités. Sa joie était de partager
le vécu de sa mission avec ses sœurs.
Merci Sœur Jérôme pour tout ce que Dieu
nous a permis de vivre avec toi.
Entre dans la joie de ton Seigneur.
■
Sœur Paula de Saint Jean Serbin
21 août 1925 – 23 \Cjanvier 2019
Sœur Marie Jérôme
1935 – 2018
Dominicaine Missionnaire de Notre-Dame de la D\blivr\iande
VERS LA VIE
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 19
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \7MARTINIQUE Service legs et do\batio\bs Archevêché de Fort-de-Fra\bce - 5-7, rue du Révére\bd Père Pi\bcho\bBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\7
Télépho\be : 06 96 3\710 333 - E-mail : m\7ichel.pouch@wa\badoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\7NIQUE
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 10 février :
• 9h : Confirmation à la paroisse du Marin
• Journée de l’apostolat des femmes au palais des sports
de Trinité
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
• Visite au Salon du Mariage
Mardi 12 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 13 février :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses de
Schoelcher, Balata et Morne-Vert à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 14 février :
• Messe des malades à l’hôpital Pierre Zobda-Quitman
• Début des cours de Théologie de la Spiritualité
Vendredi 15 février :
• Messe à l’Espérance (Établissement scolaire St Jean Paul II)
Samedi 16 - dimanche 17 février :
• Week-end des fiancés (Association des Centres de
Préparation au Mariage)
Samedi 16 février :
• 18h30 : Messe avec la communauté haïtienne à l’église
des Terres-Sainville
Dimanche 17 février :
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 18 février :
• Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques
Mercredi 20 février :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse de
Redoute et de l’AMEP
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 21 février :
• Rencontre avec les bienfaiteurs du diocèse
(mécènes et testateurs)
• Cours de Théologie de la Spiritualité (suite)
• Rencontre avec la PCE des Psychologues
Vendredi 22 février :
• Réunion du Comité Diocésain de la Solidarité et de la
Charité (CDSC)
Samedi 23 février :
• Rencontre avec les servants d’autel de la paroisse de
la cathédrale
Dimanche 24 février :
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
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J e n'ai qu'un cœur,
par conséquent, désormais, Dieu seul doit y régner
et le posséder tout entier.
Le monde me le demandera souvent, mais ce sera pour le gâter.
Dieu me dira continuellement : "Ma fille, donne moi ton cœur pour le purifier et le sanctifier de plus en plus".
Ste Bernadette
– 18 février –
Sainte Bernadette
