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S eigneur, guéris-nous SSSS E g lise en MARTINIQUE N° 579 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 10 FEVRIER 2019 L’Eglise et le sport Des Martiniquais aux JMJ Retraite des prêtres Journée Mondiale des Malades

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 19 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 «A vancez au large et jetez vos filets pour la pêche ! »… « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Aujourd’hui encore, Jésus nous appelle à le suivre dans une tot\ ale confiance. Il prend le contrôle de notre barque. Il veut que nous soyons ses témoins pour porter la Bonne Nouvelle dans le monde. Nous sommes tous des appelés ; appelés là où nous sommes, comme nous sommes. Tchenbé rèd, pa moli ! Lettre aux gens bien intentionnés : C’est le titre du Mot de notre évêque qui nous invite à nous investir dans la\ Foi, la Charité et l’Espérance, qui ont valeur d’éternité\ . Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, l’Eglise célèbrera la Journée mondiale du malade : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Cette année, le pape François nous exhorte à La joie du don gratuit qui est, selon lui, l’indicateur de santé\ du chrétien. « La santé est relationnelle, elle dépend de l’\ interaction avec les autres et a besoin de confiance, d’amitié et de solidarité, ajoute le Saint-Père. Ne négligeons donc pas ceux qui souffrent. Consacrons-leur un peu de notre temps. Le dimanche de la Santé est toujours fêté à proximité de \ la Journée mondiale du malade. Cette année, ce sera le 10 février. C’est l’occasion de rappeler que « l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique », et sensibiliser chacun à la préservation du don de la santé. C’est en lien avec ce \ thème, que le dossier présenté dans cette édition est intitulé «\ L’Eglise et le sport : une Ecole de Vie ». Le 2 février était un jour d’allégresse pour notre diocès\ e. En la fête de la Présentation de Jésus au Temple, et de la Journée de la vie consacrée, Mgr Macaire a procédé à l’inhumation \ de Laure Sabès, Mère Marie de la Providence, dont la devise était \ « Aimer et servir ». Elle repose désormais dans l’enceinte même du Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge. Sous les applaudissements soutenus de l'assemblée, l'évêque a annoncé qu'il souhaitait ouvrir pour la religieuse un procès en béatifica\ tion. Laura Sabès avait sans nul doute fait sienne les paroles de la Sainte Vierge Marie : “Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole”, qui a été le thème des JMJ d\ e Panama cette année. De retour à la Martinique, les jeunes témoignent d\ e ce qu’ils ont vécu lors de ce temps fort. Faisons confiance au Seigneur. Avançons en eau profonde et n’ayons pas peur de jeter nos filets. Jésus nous aime et nous accompagne. Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLI\b-LA EGLISE UNIVERSELLE\C • Parole dominicale • 11 f\bvrier : Notre-Dame de Lourdes… • … et la Journ\be mo\indiale des malades •  Retraite spirituelle du clerg\b « Le prêtre solitaire et communautaire » • JMJ Panama 2019 •  Paroisse de Tartane  Jubil\b des communicants •  Inhumation de Mère Marie de la Providence  (Laure Sabès) à la Basil\iique Notre-Dame  de la D\blivrande du Morne-Rouge\i • L’Eglise et le sport : une Ecole de Vie •  Tchenb\b Rèd ! Message à ceux qui cherchent le bonheur •  Combien de temps doit-on occuper  un même "poste" dans l’Église •  Sœur Paula de Saint Jean S\ierbin • Sœur Marie J\brôme •  Message du pape François à l'occasion de la  XXVII e Journ\be Mondiale du Malade 2019 17 3333 3334 2222 VERS LA VIE 18 10 7 12 13 14 8 6 Photo de couverture : Le Christ soignant le paraly tique à Béthesda par Palma il Giovane 1592 Dossier  : JOURNÉE MONDIALE \C DU MALADE ET DIMAN\CCHE  DE LA SANTÉ ET DU S\CPORT

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O h ! monde ! qui t’a donc ensorcelé !? Monde des paillettes et de la jeunesse éternelle, monde de la réussite et de la vaine gloire, monde des titres et des honneurs, monde du fric et du clinquant, monde de la course et du stress, … Quand finira donc ton carnaval ? A quand la fin de tes pitreries, de tes mensonges et de tes masques ? Ouvriras-tu enfin les yeux sur les splendeurs discrètes mais puissantes qui germent autour de toi, à portée de cœur… si près de toi !? Ils sont là, les trésors les plus précieux que ta quête insatiable n’a toujours pas trouvés, malgré tes guerres, ta science et ton or. N’as-tu pas noté que cette abondance menteuse qui ne procure qu’à certains un sentiment de satiété, ne t’a transmis ni l’épanouissement, ni la sécurité, et encore moins la paix ? Te voilà englué dans un rêve d’opulence d’autant plus terrible que, une fois accompli, il te laisse au bord d’un précipice béant... S anté, beauté, jeunesse, maisons, amours, loisirs, immeubles, terrains, autos, bateaux, salaires…. Et après !? Tout cela ne t’empêche pas d’être affolé par la moindre menace du temps ou des hommes ! Tout cela n’empêche pas tes héritiers de craindre, de fuir et d’avoir peur !... ni ton corps de vieillir ! Ne serait-il pas temps d’investir dans l’éternel ? Dès maintenant, l’éternel ici-bas !? C’est l’amour, la foi et l’espérance ! Rien à craindre, même pas la mort, avec ces richesses-là, elles ne périssent, ni se flétrissent. Elles croissent quand on les partage, se rénovent quand on les expose, ne s’usent pas quand on les exerce ! Elles ne sont ni des sentiments, ni de belles phrases ou des idées : ce sont des actes. Ces mêmes actes que nous avons trop longtemps méprisés et oublié d’apprendre à nos jeunes, y compris dans leur éducation religieuses… Antithèse des propositions mondaines, les trésors dont je parle s’acquièrent dans des gestes simples auprès des personnes que nous avons rejetées loin des regards et des écrans. Oh ! monde ! Tu veux retrouver la paix ? faire l’expérience d’un bonheur qui ne s’éteint pas ?... Alors visite le prisonnier, fraternise avec l’étranger, partage avec l’indigent et vient toucher le malade ! Je n’oublierai jamais, permettez- moi d’en témoigner, ces quelques exemples : Marinette, devenant aveugle, n’avait plus qu’une jambe ; dans sa vieillesse solitaire, ses ennuis de santé n’en faisaient pas une amie de choix… Stéphane, à cause d’un accident de naissance, vivait sa jeunesse difforme sur un fauteuil roulant ; son élocution difficile et l’odeur d’excrément de ses vêtements ne pouvaient que repousser les personnes « normales »… Marie, pauvre, bossue, naine et vieille, avait toutes les raisons de se plaindre de la vie ; son fils, conçu jadis avec un mari qui l’avait bien vite délaissée, l'avait à son tour abandonnée… En dehors d’un regard apitoyé et d’une place dans un hospice spécialisé et médicalisé, nous n’aurions pas très bien su quoi offrir à tous ces gens mal- en-point... Et nous aurions bien raison, car ce sont eux qui ont quelque chose à nous offrir. J’ai trouvé en Marinette une Charité en acier, burinée par les épreuves. Stéphane m’a offert une Espérance victorieuse de toute tristesse. La petite Marie m’a fait expérimenter la puissance d’une Foi en Dieu qui sait toujours dire merci… Au milieu de nous, dans nos familles, nos voisinages ou nos paroisses, des centaines de « Marinette », de « Stéphane » et de « Marie » nous attendent. Auprès de ces souffrants, nous ne trouverons pas de grandes paroles, ni de gloire, de beauté ou d’or et rien de ce qui fait l’objet des quêtes futiles de nos quotidiens. Là, nous trouverons l’essentiel : l’authentique imitation de Jésus-Christ. Quelque chose qui, chez eux, n’est ni une idée, ni un souhait, ni un vœu pieux, mais un acte, une expérience, un trésor concret et incarné : le tchenbé rèd, pa moli ! + Fr David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 3 MOT DE L’ÉVÊQUE Antithèse des propositions mondaines, les trésors dont je parle s’acquièrent dans des gestes simples auprès des personnes que nous avons rejetées loin des Tchenbé Rèd ! Message à ceux qui cherchent le bonheur

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 4 Message du pape François  à l'occasion de la XXVII e Journée Mondiale du Malade 2019 EGLISE UNIVERSELLE\i C hers frères et sœurs, « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Ce sont les mots prononcés par Jésus au moment d’envoyer les Apôtres proclamer l’Évangile, afin que son Royaume s’étende à travers des gestes d’amour gratuit. À l’occasion de la XXVII ème Journée Mondiale du Malade, qui sera célébrée de façon solennelle à Calcutta, en Inde, le 11 février 2019, l’Église, Mère de tous ses enfants, surtout des malades, rappelle que les gestes de don gratuit, comme ceux du Bon Samaritain, sont la voie la plus crédible de l’évangélisation. Le soin des malades a besoin de professionnalisme et de tendresse, de gestes gratuits, immédiats et simples comme une caresse, à travers lesquels on fait sentir à l’autre qu’il nous est « cher ». La vie est un don de Dieu, et comme interroge Saint Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). Précisément parce que c’est un don, l’existence ne peut pas être considérée comme une simple possession ou comme une propriété privée, surtout face aux conquêtes de la médecine et de la biotechnologie qui pourraient amener l’homme à céder à la tentation de la manipulation de l’« arbre de la vie ». Face à la culture du déchet et de l’indifférence, je tiens à affirmer que le don doit être considéré comme le paradigme capable de défier l’individualisme et la fragmentation sociale contemporaine, pour établir de nouveaux liens et diverses formes de coopération humaine entre les peuples et les cultures. Le dialogue, qui apparaît comme un présupposé du don, ouvre des espaces relationnels de croissance et de développement humain capables de rompre les schémas établis d’exercice du pouvoir de la société. Donner n’est pas l’équivalent de l’action d’offrir, car cela ne peut s’employer que s’il s’agit d’un don de soi et cela ne peut pas être réduit au simple transfert d’une propriété ou de quelque objet. Donner se différencie d’offrir précisément parce que cela contient le don de soi et suppose le désir d’établir un lien. Le don est donc avant tout une reconnaissance réciproque, qui constitue le caractère indispensable du lien social. Dans le don, il y a le reflet de l’amour de Dieu, qui culmine dans l’incarnation du Fils Jésus et dans l’effusion de l’Esprit Saint. Tout homme est pauvre, nécessiteux et indigent. Quand nous naissons, nous avons besoin pour vivre des attentions de nos parents, et de même, à chaque phase et étape de la vie, chacun de nous ne parviendra jamais à se libérer totalement du besoin et de l’aide des autres, il ne réussira jamais à arracher de soi la limite de l’impuissance face à quelqu’un ou quelque chose. C’est aussi une condition qui caractérise notre être de « créature ». La reconnaissance loyale de cette vérité nous invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence. Cette conscience nous pousse à une pratique responsable et responsabilisante, en vue d’un bien qui est inséparablement personnel et commun. Ce n’est que quand l’homme cesse de se concevoir comme un monde à part, mais comme quelqu’un qui, par nature, est lié à tous les autres, originellement pressentis comme des « frères », qu’une pratique sociale solidaire, imprégnée du sens du bien commun, est possible. Nous ne devons pas craindre de reconnaître que nous sommes pauvres et que nous sommes incapables de nous procurer tout ce dont nous aurions besoin, car seuls et avec nos seules forces, nous ne parvenons pas à vaincre toutes nos limites. Ne craignons pas de le reconnaître, car Dieu lui-même, en Jésus, s’est abaissé et il se penche sur nous et sur nos pauvretés pour nous aider et nous donner ces biens que seuls nous ne pourrions jamais avoir. En cette circonstance de la célébration solennelle en Inde, je souhaite rappeler avec joie et admiration la figure de la Sainte Mère Teresa de Calcutta, un modèle de charité qui a rendu visible l’amour de Dieu pour les pauvres et les malades. Comme je l’affirmais à l’occasion de sa canonisation : « Mère « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 5 Teresa, tout au long de son existence, a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine, en se rendant disponible à tous à travers l’accueil et la défense de la vie humaine, la vie dans le sein maternel comme la vie abandonnée et rejetée. Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur avait donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes. La miséricorde a été pour elle le ‘‘ sel ’’ qui donnait de la saveur à chacune de ses œuvres, et la ‘‘ lumière ’’ qui éclairait les ténèbres de ceux qui n’avaient même plus de larmes pour pleurer leur pauvreté et leur souffrance. Sa mission dans les périphéries des villes et dans les périphéries existentielles perdure de nos jours comme un témoignage éloquent de la proximité de Dieu aux pauvres parmi les pauvres ». Sainte Mère Teresa nous aide à comprendre que le seul critère d’action doit être l’amour gratuit envers tous, sans distinction de langue, de culture, d’ethnie ou de religion. Son exemple continue à nous guider pour ouvrir des horizons de joie et d’espérance pour l’humanité qui a besoin de compréhension et de tendresse, surtout pour ceux qui souffrent. La gratuité humaine est le levain de l’action des volontaires qui ont tant d’importance dans le secteur socio-sanitaire et qui vivent de façon éloquente la spiritualité du bon Samaritain. Je remercie et j’encourage toutes les associations de volontaires qui s’occupent du transport et du secours des patients, celles qui pourvoient aux dons de sang, de tissus et d’organes. Un secteur spécial dans lequel votre présence exprime l’attention de l’Église est celui de la protection des droits des malades, surtout de ceux qui sont affectés par des pathologies qui requièrent des soins spéciaux, sans oublier le domaine de la sensibilisation et de la prévention. Vos services revêtent une importance fondamentale dans les structures sanitaires et à domicile, qui vont de l’assistance médicale au soutien spirituel. Beaucoup de personnes malades, seules, âgées, présentant des fragilités psychiques ou motrices, en bénéficient. Je vous exhorte à continuer d’être un signe de la présence de l’Église dans le monde sécularisé. Le volontaire est un ami désintéressé auquel on peut confier ses pensées et ses émotions ; grâce à l’écoute, il crée les conditions qui font passer le malade, d’objet passif de soins, à l’état de sujet actif et protagoniste d’un rapport de réciprocité, capable de retrouver l’espérance, mieux disposé à accepter les thérapies. Le volontariat communique des valeurs, des comportements et des styles de vie qui sont animés par le ferment du don. C’est ainsi également que se réalise l’humanisation des soins. La dimension de la gratuité devrait surtout animer les structures sanitaires catholiques, car c’est la logique évangélique qui caractérise leur action, tant dans les régions les plus avancées que dans les plus défavorisées du monde. Les structures catholiques sont appelées à exprimer le sens du don, de la gratuité et de la solidarité, en réponse à la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l’exploitation qui ne s’embarrasse pas des personnes. Je vous exhorte tous, à différents niveaux, à promouvoir la culture de la gratuité et du don, indispensable pour dépasser la culture du profit et du déchet. Les institutions sanitaires catholiques ne devraient pas tomber dans le travers consistant à privilégier les intérêts de l’entreprise, mais sauvegarder l’attention à la personne plutôt que le gain. Nous savons que la santé est relationnelle, elle dépend de l’interaction avec les autres et a besoin de confiance, d’amitié et de solidarité ; c’est un bien dont on ne peut jouir « en plénitude » que s’il est partagé. La joie du don gratuit est l’indicateur de santé du chrétien. Je vous confie tous à Marie, Salus infirmorum. Qu’elle nous aide à partager les dons reçus dans l’esprit du dialogue et de l’accueil réciproque, à vivre comme des frères et sœurs attentifs aux besoins les uns des autres, à savoir donner d’un cœur généreux, à apprendre la joie du service désintéressé. Je vous assure que je suis proche de vous tous dans la prière, avec mon affection, et je vous envoie de tout cœur la Bénédiction Apostolique. Pape François ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 66 Dimanche 10 fév\bie\b 2019 la P arole  Dominicale Isaïe 6,1-2a.3-8  \7 •   Psaume 137   •   1 C\7ori\bthie\bs 15,1-11   \7•   Luc 5,1-11 5 e Dimanche du Temps Ordinaire - Année C S i Dieu s’amuse à ne recruter que de gens parfaits pour travailler avec lui, il ne trouvera personne. Il sait parfaitement les qualités et défauts de ceux à qui il va s’adresser avant même de les appeler. D’ailleurs, quand Dieu frappe à notre porte, il ne s’engage pas uniquement à nous faire confiance, mais à nous accorder aussi sa grâce. De notre peu ou de notre rien provient, sans que nous sachions comment, mais pourvu que nous croyions, des fruits qui débordent toute attente. Frères et sœurs dans le Christ, nous avons aujourd’hui un réel besoin d’affronter avec courage et confiance les obstacles des prétextes inutiles que le malin utilise parfois, afin de nous dévaloriser à outrance, et de nous donner le plaisir de justifier notre « non » à la volonté de Dieu. Combien il nous est souvent facile de parler de nos différentes pauvretés et de mettre en avant nos intérêts humains, voire personnels, lorsque le Seigneur nous invite à occuper notre place dans sa mission. J’ai tellement de mal à vivre l’Evangile, à pardonner, à partager…, je suis encore trop jeune… ou je suis trop fatigué (e)ou trop vieux, vieille ! Je ne suis pas sûr (e) de croire ni d’être à la hauteur. Je ne sais pas parler ni expliquer quelle est ma foi. Je ne suis pas formé (e) pour cela… Autour de moi il y a très peu de chrétiens, je me sens isolé (e), même dans ma famille. Dès que je dis autour de moi que je suis catholique, on se moque de moi, on trouve cela dépassé et ridicule, etc. Trois grandes figures bibliques, dont Isaïe, Paul et Pierre, témoignent, selon les trois lectures de ce dimanche, de leur expérience respective de Dieu qui les a appelés. Nous constatons que leurs expériences sont presque similaires. Tous les trois, avec leurs imperfections, ont bénéficié d’une grâce particulière jaillissant de la grandeur, de la miséricorde et de la bonté du Seigneur qui est venu à leur rencontre. Ils ont tous fait l’expérience d’une transformation radicale et extraordinaire jusqu’à s’adonner sans mesure à la mission qui leur a été confiée. Dieu a montré qu’il peut faire des merveilles dans la vie des gens qu’il appelle malgré leurs défauts. Les multiples questions et obstacles, en nous ou autour de nous, qui empêchent d’embarquer et d’avancer au large, ne devraient donc pas avoir le dernier mot sur notre choix. Une fois purifié et pardonné par le Seigneur, le même Isaïe qui se trouvait trop indigne et inapte devant la grandeur de Dieu et du mystère dont il sera prophète « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures », a réussi à répondre avec ferveur à celui qui le voulait pour messager : « Qui enverrai-je ? Qui ira pour nous ? « Et je dis : « Me voici, envoie-moi ». (Cf. Is 6, 5 ; 8). Dans une profonde prise de conscience de ses erreurs du passé et le souci d’exhorter à sauvegarder le mystère de la foi, l’apôtre Paul, à travers sa lettre aux chrétiens de Corinthe, nous rappelle qu’il n’a aucun mérite pour devenir ce qu’il est : « Je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, puisque j’ai persécuté l’Eglise de Dieu » . Cependant, touché par le mystère insondable de la miséricorde divine qui a complètement bouleversé sa vie, Saint Paul nous entraîne aussi à reconnaître ce que le Seigneur peut réaliser dans notre vie alors que nos péchés font obstacles : « C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous : oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi » . (Cf. 1 Co 15, 9-10). Après avoir reconnu Jésus comme étant le « Seigneur » non plus un simple « Maître », Simon-Pierre, dans l’épisode de la pêche miraculeuse et la vocation des quatre premiers disciples, ne pouvait même pas accepter avec évidence que Jésus puisse s’approcher de lui : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! » (Lc 5, 8). Mais, aussitôt après, ils ont dépassé leurs craintes et questionnements afin de tout abandonner au profit de l’Evangile : « Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent. » (Lc 5, 10-11). Oui, Seigneur, je connais mon indignité et mes insuffisances, je sais que je ne suis pas à la hauteur de ton appel, mais tout cela, tu le sais plus que moi-même. Aujourd’hui, nourris-moi davantage de ton humilité, afin de faire de mes imperfections une porte d’accès à ta grâce sans plus hésiter. Que le désir ardent de te servir « partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise », naisse, renaisse et grandisse en moi. Que par ta grâce, mes pauvretés et mes épreuves deviennent aussi ma force, à l’exemple de ton apôtre Paul : « lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10). Que la peur de ne pas être à la hauteur, et l’obsession aux échecs de ma vie, ne nourrissent plus jamais mes refus de te servir. Amen Père Lucianno RINASOA CSSp., Curé de la paroisse de De Briant ■ N’aie pas peur, c’est moi qui t’appelle

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 7 L a Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, à la grotte de Massabielle, près de Lourdes. Elle demande à Bernadette de devenir sa messagère et de travailler, à sa manière, à la conversion des pécheurs. Elle lui demande d'établir un lieu de prière et de pèlerinage. Elle lui confirme le dogme proclamé trois ans plus tôt par le pape Pie IX : "Je suis l'Immaculée Conception". Bernadette sera une humble servante qui s'efface quand l'Église accepte le message de la Vierge Marie. Aujourd'hui plusieurs millions de visiteurs, de pèlerins et de malades viennent chaque année, du monde entier, prier Notre- Dame de Lourdes, afin d'obtenir la grâce de la conversion et le soulagement de leurs épreuves. La petite Bernadette, qui a reçu les confidences de la Vierge Marie au cours des Apparitions de Lourdes en 1858, est devenue sainte non pour avoir été favorisée des visites de Marie, mais pour la manière dont elle y a répondu. Elle nous appelle à la suivre sur ce chemin… L'évêque de Tarbes et Lourdes permit le culte de Notre-Dame à la grotte de Massabielle et une chapelle y fut construite. Depuis lors, des foules innombrables y viennent du monde entier. La mémoire de ces apparitions a été inscrite au calendrier romain en 1907. "Il est normal que Marie, mère et modèle de l'Église, soit invoquée et vénérée comme Salus Infirmorum. Première et parfaite disciple de son fils, elle a toujours fait preuve, en accompagnant le cheminement de l'Église, d'une sollicitude particulière pour qui souffre... En célébrant les apparitions de Lourdes, lieu choisi par Marie pour manifester sa sollicitude maternelle envers les malades, la liturgie repropose justement le Magnificat... qui n'est pas le cantique de ceux à qui sourit la fortune. Il est le merci de ceux qui connaissent les drames de la vie et mettent leur confiance dans l'œuvre rédemptrice de Dieu... Comme Marie, l'Église porte en elle les drames humains et la consolation divine au long de l'histoire... Acceptée et offerte, partagée sincèrement et gratuitement, la souffrance devient un miracle de l'amour..." Benoît XVI, le 11 février 2010 (source: VIS 100212 520) https://nominis.cef.fr/contenus/saint/615/ Notre-Dame-de-Lourdes.html L e n’est pas par hasard que le pape Jean-Paul II, en 1992, a institué la «Journée Mondiale du Malade » le 11 février, jour de la fête de Notre- Dame de Lourdes. Il y a un lien entre la prière à Marie et la guérison ou le réconfort des malades. Et la fête elle- même de Notre-Dame de Lourdes, de même que son dialogue avec Bernadette Soubirous, nous indiquent la source de ce lien entre Marie et les malades. Bien sûr, Lourdes est reconnue comme un lieu où des centaines et des centaines de personnes ont été guéries de leur maladies physiques, où de nombreux miracles se sont accomplis, mais aussi où des guérisons d’ordre spirituel ont été accomplies. Et c’est peut-être le lien le plus important à souligner entre Notre- Dame de Lourdes et la journée mondiale des malades. Dans les premières rencontres de Notre- Dame avec Bernadette Soubirous, la Vierge se présente comme l’Immaculée Conception. Et son message est assez simple : prier pour les pécheurs. Il n’est pas question de malades, mais de la source de toute maladie et de la mort, à savoir le péché. En cela, nous reconnaissons le message transmis par l’évangéliste Marc au cours des premières semaines du temps ordinaire : la Bonne Nouvelle que Jésus annonce et accomplit, c’est la délivrance du mal et la guérison des malades. C’est aussi ce qu’il demande aux apôtres en les envoyant parcourir villes et villages : chassez les démons, le mal, guérissez les malades et annoncez que la Bonne Nouvelle est arrivée chez eux. En instituant la Journée mondiale du malade, le saint pape Jean-Paul II, appelait le monde à plus d’humanité, à annoncer et à accomplir une Bonne Nouvelle. Mais en même temps, il annonçait que le projet de Dieu était la délivrance du mal sous toutes ses formes, ce que nous trouvons à la fois dans le Notre Père, « pardonnez-nous nos offenses… délivrez-nous du mal», et dans le Je vous salue, Marie, « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen ». + Jacques Berthelet, C.S.V., Modérateur des paroisses de l’Unité pastorale Saint-Marguerite d’Youville Diocèse catholique de Valleyfield (Canada) ■             11 f\bvrier : Notre- Dame de Lourdes… … et la Journée mondiale du malade LITURGIE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 8 Le 14 ja\bvier 2019,  à 9 heures, u\be retraite spirituelle fut orga\bisée sous la directio\b de  so\b Excelle\bce Mgr David Macaire, archevêque de Sai\bt-Pierre et de Fort-de-Fra\bce,  regroupa\bt tout le clergé de l’archidiocèse de la Marti\bique. Au cours de cette retraite  spirituelle, le prédicateur, le père Fra\bçois Bousquet, a échafaudé so\b e\bseig\beme\bt  sur deux poi\bts sail\7la\bts, à savoir : « le prêtre solitai\be et communautai\be ».  D e prime abord, le prédicateur a souligné en substance que le prêtre, selon les exigences de sa vie sacerdotale, est un homme solitaire. La solitude du prêtre ne traduit pas son isolement. C’est plutôt une occasion de recueillement spirituel, ce qui l’appelle à « l'appro- fondissement spirituel », un temps unique où ce dernier doit profiter pour se ressourcer spirituellement, ce que le prédicateur appelle aussi « la conversion ». Le temps de retour vers Dieu et vers soi-même. Ainsi, cet exercice ne peut être fait sans avoir recours à la prière. Donc la nécessité d’une retraite spirituelle est de grande importance afin de pouvoir éviter la mécanique spirituelle et le superficiel pastoral. Dans la deuxième partie, le prédicateur met en exergue l’importance d’une vie communautaire. Le prêtre n’est pas exclusivement un homme solitaire bien qu’il est « seul et unique » (selon les charismes, l’unification de nos propres diversités), il est appelé à former un corps, le presbyterium. Car l’Eglise est une famille. Dans cette optique, ce dernier doit savoir partager une vie d’ensemble ; se pose alors la problématique de la sociabilité. Le prêtre doit éviter l’esprit d’enfermement et de la dispersion. En tant que Pasteur, il est l’emblème de l’unité sacramentelle de l’Eglise. La mission pastorale du prêtre c’est de réaliser une véritable vie ecclésiale avec les autres. Cependant, malgré nos divergences d’origines, de tribus, de races, de langues, de promotions, nous sommes appelés à vivre à l’instar des apôtres ; c’est ce que le prédicateur appelle « la solidarité sacerdotale ». Par ailleurs, dans le prolongement de son enseignement, le père François Bousquet a épinglé quelques aspects très cruciaux sur le prêtre, à savoir : l’affectivité du prêtre, une façon de considérer le prêtre non pas comme un extraterrestre, mais comme un corps, une entité physique et spirituelle, ce qui constitue l’essence même de l’Être. Dans cette optique, le prédicateur souligne un impératif, celui d’une véritable chasteté, ce qui se traduit comme le respect de ne pas traiter l’autre comme un objet, mais VIE DU DIOCÈSE Retraite spirituelle du clergé « Le prêtre solitaire et communautaire » 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 9 comme un sujet d’ensemble de notre destin : rapport aux autres en vue de la construction d’une communauté meilleure. La sagesse chrétienne du temps : elle se définit comme une forme de contemporanéité du Christ ; entrer dans le temps de Dieu, le « Kairos », le moment favorable. C'est-à-dire, vivre dans le Christ afin de le faire connaitre aux autres, ce qui signifie avoir le regard de la foi ; c’est une forme de la chasteté pastorale. Cette chasteté pastorale est focalisée sur trois fonctions fondamentales : l’enseignement (annoncer la Bonne Nouvelle), la sanctification (à partir des sacrements) et le gouvernement qui se manifeste par un esprit de servir. En somme, le prédicateur exhorte tous les serviteurs de Dieu en ce qui suit : « heureux d’être prêtre, heureux de croire ». C'est-à-dire, « croire en Dieu, avoir confiance en Dieu et faire confiance à l’autre pour pouvoir le maitriser afin de construire ensemble une Eglise idéale ». Père Arnack Dussaud Bokombe, Administrateur des paroisses de Fonds-Saint-Denis et du Prêcheur ■ Q u’est-ce que la culture, demandait un professeur à ses élèves ? Quand nous avons beaucoup appris et que nous avons beaucoup oublié, ce qui reste, c’est la culture. C’est un professeur qui a prêché notre retraite au Foyer de Charité, Mgr François Bousquet, recteur de Saint-Louis à Rome. Que reste-t-il de cette retraite pour mieux vivre et mieux servir comme prêtre aujourd’hui en Martinique ? Plein de choses. Au moins, nous sommes prêtres dans un monde avec ses bouleversements. Mais c’est notre manière de servir qui nous constitue comme prêtre. Le grand défi que nous avons à relever d’abord est celui de la solitude, en communauté. Cette solitude doit être féconde, puisque prêtres en tout temps et en tout lieu, nous ferons toutes choses pour la gloire de Dieu. Si nous avons quelques charismes, toujours être conscients que nous sommes complémentaires. Nous sommes prêtres dans un corps, et nous avons besoin des autres, même du plus petit que soi. La diversité est essentielle dans le ministère sacerdotal. Nous servons dans une équipe, et donc nous devons harmoniser nos pratiques, savoir faire des compromis, éviter que le peuple de Dieu se perde dans ce que je fais. En gros, il y a toute une délicatesse dans notre ministère. Notre mission est de rassembler, en veillant qu’il n’y ait pas de petits groupes. Et la condition majeure de fécondité de la solitude du prêtre est la bonté ! Et le but est la joie qui comble ! Enfin, le prêtre est un être de désir. Nous donnons la vie en semant. Rarement nous voyons les fruits. Le prêtre est aussi un être avec ses faiblesses, ayant une écharde dans la chair, mais même avec on peut faire un bon ministre. Au contraire, il doit apprendre à utiliser l’énergie de l’ennemi pour la transformer en victoire comme dans les sports de combat asiatiques. Et avec Jésus la victoire est assurée ! Père Désiré Mintsa-Mba, curé du Marin ■ Chers amis, Merci pour tout… Retour à Rome avec une escale à Paris sous la neige. Je trouve tous les dossiers à traiter, accumulés pendant la semaine… Je voulais vous remercier, tout simplement, de m’avoir donné cette occasion de servir et de connaître un peu l’Eglise qui est en Martinique, et ses prêtres si attachants.Merci à l'Evêché, au Foyer de Charité et aux paroisses de m’avoir pris en charge, de manière fraternelle et de m’avoir reçu aussi bien. Soyez sûr de mes prières pour l’île entière et le ministère de votre évêque. Bien fraternellement Mgr François Bousquet Recteur de Saint-Louis-des-Français m’avoir pris en charge, de manière fraternelle et de m’avoir reçu aussi bien. Soyez sûr de mes prières pour l’île entière et le ministère de votre évêque. Bien fraternellement

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Pauvres parmi les pauvres Instituées par le pape Jean-Paul II en 1986, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont une « fête de la foi », à l’occasion de laquelle des jeun\ es de tous horizons et de tous pays se rencontrent et font l’expérience de l’amour de Dieu. A l’occasion de leur 34 ème édition, c’est le Panama qui a donné rendez-vous aux jeunes du 22 au 27 janvier 2019. Placé sous le regard bienveillant de la Vierge Marie, le thème retenu pour cette édition est “Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole” (Lc 1,38). 27 pèlerins martiniquais ont fait le déplacement et ont vécu une semaine d’événements spirituels et culturels intense, avec différentes catéchèses, des témoignages, des moments de recueillement devant les reliques de Saint Oscar Romero ; l’Eucharistique quotidienne, dans des lieux parfois insolites comme dans un centre commercial… Une semaine riche et festive en présence du pape François, selon le programme suivant : • jeudi 24, cérémonie d’accueil • vendredi 25, chemin de Croix • samedi 26, veillée (adoration du Saint- Sacrement, louanges, prières) et festival de la jeunesse • dimanche 27, messe de clôture et envoi en mission des JMJistes. Les JMJ sont une expérience incroyablement humaine et spirituelle : 10 jours avec des Panaméens très accueillants, toujours souriants, remplis de joie et de patience. Nos jeunes ont partagé des liens et des moments fondateurs qui sans nul doute porteront du fruit. Au-delà de l’aspect festif, les plus belles rencontres se font parfois en dehors du festival. Les JMJ ont été aussi une reconnexion à l’histoire de notre île. Une rencontre fortuite de Mr BLICE, un descendant de Martiniquais vivant au Panama, nous met face à la misère panaméenne. Nous avons aussi pu vivre une rencontre authentique avec les pauvres, dans leur bonté propre, avec leur culture, avec leur façon de vivre la foi. Cette expérience pleine d’humilité les conduit à vivre aujourd’hui autrement, à adopter un style de vie imité de celui de Jésus Christ. La pauvreté de ces hommes et femmes est une invitation à se faire un cœur de pauvre, un cœur humble. Partager en frères avec eux a été un moment propice pour rencontrer le Dieu que nous cherchons et qui nous cherche, premier pauvre parmi les pauvres. Les jmjistes martiniquais, à leur retour dans notre île, aimeraient continuer à montrer partout ces messages d'espérance et d'amour auprès des jeunes. Le pape François, lors de la cérémonie de clôture, les y invite d’ailleurs : « Allez et témoignez de ce qu’ils ont vu et entendu, non pas avec tant de paroles mais avec des gestes simples et quotidiens ». Que chacun continue à marcher, à vivre la foi et à la partager. Rendez-vous aux prochaines JMJ qui auront lieu en 2022 à Lisbonne !! EEM_ArticleJMJ_Janvier2019.indd 2 05/02/2019 12:40:33 10

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Pauvres parmi les pauvres Instituées par le pape Jean-Paul II en 1986, les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont une « fête de la foi », à l’occasion de laquelle des jeun\ es de tous horizons et de tous pays se rencontrent et font l’expérience de l’amour de Dieu. A l’occasion de leur 34 ème édition, c’est le Panama qui a donné rendez-vous aux jeunes du 22 au 27 janvier 2019. Placé sous le regard bienveillant de la Vierge Marie, le thème retenu pour cette édition est “Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole” (Lc 1,38). 27 pèlerins martiniquais ont fait le déplacement et ont vécu une semaine d’événements spirituels et culturels intense, avec différentes catéchèses, des témoignages, des moments de recueillement devant les reliques de Saint Oscar Romero ; l’Eucharistique quotidienne, dans des lieux parfois insolites comme dans un centre commercial… Une semaine riche et festive en présence du pape François, selon le programme suivant : • jeudi 24, cérémonie d’accueil • vendredi 25, chemin de Croix • samedi 26, veillée (adoration du Saint- Sacrement, louanges, prières) et festival de la jeunesse • dimanche 27, messe de clôture et envoi en mission des JMJistes. Les JMJ sont une expérience incroyablement humaine et spirituelle : 10 jours avec des Panaméens très accueillants, toujours souriants, remplis de joie et de patience. Nos jeunes ont partagé des liens et des moments fondateurs qui sans nul doute porteront du fruit. Au-delà de l’aspect festif, les plus belles rencontres se font parfois en dehors du festival. Les JMJ ont été aussi une reconnexion à l’histoire de notre île. Une rencontre fortuite de Mr BLICE, un descendant de Martiniquais vivant au Panama, nous met face à la misère panaméenne. Nous avons aussi pu vivre une rencontre authentique avec les pauvres, dans leur bonté propre, avec leur culture, avec leur façon de vivre la foi. Cette expérience pleine d’humilité les conduit à vivre aujourd’hui autrement, à adopter un style de vie imité de celui de Jésus Christ. La pauvreté de ces hommes et femmes est une invitation à se faire un cœur de pauvre, un cœur humble. Partager en frères avec eux a été un moment propice pour rencontrer le Dieu que nous cherchons et qui nous cherche, premier pauvre parmi les pauvres. Les jmjistes martiniquais, à leur retour dans notre île, aimeraient continuer à montrer partout ces messages d'espérance et d'amour auprès des jeunes. Le pape François, lors de la cérémonie de clôture, les y invite d’ailleurs : « Allez et témoignez de ce qu’ils ont vu et entendu, non pas avec tant de paroles mais avec des gestes simples et quotidiens ». Que chacun continue à marcher, à vivre la foi et à la partager. Rendez-vous aux prochaines JMJ qui auront lieu en 2022 à Lisbonne !! EEM_ArticleJMJ_Janvier2019.indd 2 05/02/2019 12:40:33 Vivez les temps forts des JMJ ! C'est la première fois que Gilles part aux JMJ et la deuxième fois pour Laurine. Laurine: Je suis partie sans question particulière, je voulais juste vivre autrement les JMJ que j'avais vécues la première fois où j'étais restée focalisée sur ce que j'attendais. Les moments qui m'ont marquée sont principalement ceux qu'on avait entre nous (la délégation martiniquaise) et les célébrations et les temps de prières. Il y a une parole qui m'a marquée, elle se rapproche assez du thème, c'est "faites tout ce qu'il vous dira". Gilles : La rencontre avec tous ces jeunes, tous ces chrétiens c'est beau à voir. Nous étions tous là pour glorifier une seule personne : Notre Seigneur. Ce qui m'a vraiment marqué c'est le thème des JMJ, " Voici la servante du Seigneur qu'il me soit fait selon ta parole ". Tout comme Laurine, durant nos célébrations, j'ai eu cette parole qui revenait " me voici Seigneur, je viens faire ta volonté". C'est vraiment ce qu'on a fait, nous avons quitté la Martinique pour venir jusqu'au Panama faire sa volonté... ME VOICI SEIGNEUR ! Il nous a choisis, j'ai vraiment senti que j'ai été choisi. C’est la deuxième fois que je fais les JMJ. Mon état d’esprit était totalement diffèrent que la première fois où je suis partie; mes attentes n’étaient pas les mêmes. Je suis venue voir ce que le Seigneur avait à me dire vraiment. Au début de l’aventure mon cœur était réticent et c’est au fur et à mesure des échanges, des rencontres et des évènements que mon cœur s’est ouvert, ouvert à la grâce. C’est à ce moment que le Seigneur a pu s’infiltrer, entrer complètement et me saisir. Mon aventure a changé, j’étais dans l’accueil et l’action de grâces. Ce que je vais vraiment retenir des JMJ, c’est qu’être la servante du Seigneur c’est accepter les évènement tels qu’ils viennent et accueillir les contrariétés pour que le Seigneur puisse agir à travers cela. Faire confiance au Seigneur, c’est se laisser bousculer dans tout. Ce qui m’a vraiment marqué lors des JMJ, c’est la procession avec la Vierge de Fatima. La paix régnait et la statue de Notre Dame est passée devant nous, et la parole d’Elisabeth revenait sans cesse: «comment m’est-il donné que la mère de mon sauveur vienne jusqu’à moi». La Vierge est passée vraiment devant nous, elle nous a donné sa paix. C’est la première fois que je participe aux JMJ, j’avais ce désir de voir, de rencontrer le Pape. J’étais dans la découverte, dans l’attente de voir ce que me réservait le Seigneur. Le moment qui m’a énormément marqué, c’est cette communion, le fait de voir tous ces pays, tous ces jeunes rassemblés lors de la cérémonie d’ouverture avec l’évêque du Panamá. Nous avons fait le Notre Père ensemble et c’est là que j’ai pris conscience de ce que veut dire la communion des Saints, l’Unité des Chrétiens. Je souhaite vraiment à tout jeune de vivre les JMJ. C’est vraiment marcher (au sens propre et au sens figuré, dans le sens spirituel) à la suite de Jésus. C’est se donner vraiment. Cellule Communication Pastorale diocésaine des Jeunes sur nos réseaux sociaux Clarisse Laurine \b Gilles Jean-Emmanuel Ils en parlent... Ils en parlent... EEM_ArticleJMJ_Janvier2019.indd 3 05/02/2019 12:40:34 11

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 12 VIE DU DIOCÈSE Dima\bche 27 ja\bvier 2019, comme chaque début d’a\b\bée  depuis so\b ordi\batio\b épiscopale le dima\bche 12 avril  2015,  Mgr  David  Macaire,  archevêque  de  Sai\bt-Pierre  et  Fort-de-Fra\bce,  est  prése\bt  sur  la  paroisse  Sai\bt  Fra\bçois de Sales de Tarta\be pour la fête patro\bale et  la prése\btatio\b de ses vœux à la presse. D ès 8h, dans l’église de Tartane magnifiquement fleurie, les premiers paroissiens arrivent pour être sûrs d’avoir une place assise. Quelques rangées de devant sont déjà réservées pour les officiels. Très vite l’église est remplie et des fidèles sont debout sur le parvis. La  cérémonie  religieuse  : A 9h30, c’est le commencement avec le chant de rassemblement « Peuple de Dieu, cité de l’Emmanuel ». Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, l’archevêque se signe de la croix et nous invite à en faire autant, pour ce rassemblement chrétien « autour de la communauté de Tartane, des personnalités civiles, des journalistes et des touristes, pour ce moment de fête qui sera célébré avec le Seigneur », nous dit-il. Le psaume de méditation (18/19) fut chanté par une soliste de la chorale et l’évangile (Luc 1,1-4 ; 4,14-21) proclamé par le Père Pierre-Alex Zonzon, vicaire de notre paroisse. L’homélie de Monseigneur fait d’entrée le parallèle de cette parole avec l’évolution de la transmission. Hier avec le livre, aujourd’hui par écran interposé. Il rappelle que « si le cinéma était un lieu de rencontres et de communication, maintenant le monde entier est sur écran de téléphones portables, et ces lieux de communion sont devenus des lieux d’isolement ». Revenant à la Parole de Dieu qui donne sens, Monseigneur parle de ce lieu de communication, outil immuable, pour transmettre les paroles de Jésus et le récit de ses faits, de ses actes. Et il conclut ainsi : « Le Livre, outil extraordinaire s’il est reçu avec celui qui nous rassemble ; communication que l’on ne peut négliger car il (le Livre) sert à la communion… Une communication pour être saint avec le Christ ». Après le partage à la table de la Parole, une procession viendra présenter à Dieu les « fruits de la terre et du travail des hommes », à commencer par les outils des communicants (micro, caméra,…), puis les professionnels de Tartane (marins-pêcheurs, hôteliers, restaurateurs,…), sans oublier les touristes eux-mêmes, ainsi que les activités professionnelles et sportives du village. Après la bénédiction finale et le bain de foule sur le parvis de l’église, Monseigneur transmettra ses vœux à la presse avant le partage fraternel. Le  partage  fraternel  :  Un temps festif au cours duquel Monseigneur écoutait volontiers les uns et les autres, avec une attention pour chacun. Ainsi, avec l’organisation sans faille des équipes responsables du nettoyage et des festivités sur la paroisse, et sous les chapiteaux installés par la mairie de la ville de La Trinité, se déroulèrent d’abord le pot de l’amitié ouvert à tous. Puis, nous avons partagé un repas avec les communicants, M. le Maire entouré de son épouse et de conseillers municipaux, les forces vives de la paroisse, le curé père Gaby Lémy et son vicaire, père Pierre-Alex Zonzon, et bien sûr Mgr Macaire. Grâce aussi au traiteur dévoué, maintenant habitué à cette fête, le repas fût délicieux et les convives heureux et détendus. Il faut aussi noter la présence souriante et fraternelle du Frère Éric, Dominicain venant de La Sainte Baume comme Monseigneur. La cellule communication ■ Paroisse de Tartane  Fête de Saint- François-de-Sales Fra\bçois de Sales de Tarta\be pour la fête patro\bale et  la prése\btatio\b de ses vœux à la presse. Hier avec le livre, aujourd’hui par

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 13 J our d’allégresse et jour de joie ! Moments d’émotion, de ferveur et de piété au Morne-Rouge ce samedi 2 février, en la fête de la Présentation de Jésus au temple et de la Journée de la vie consacrée. Aussi, un événement unique et de taille se préparait depuis quelques jours dans ce Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande : l’inhumation de Mère Marie de la Providence, née Laure Sabès (1841-1911), dans l’enceinte même de la Basilique. Une première en Martinique. De nombreux fidèles avaient fait le déplacement pour participer à la messe présidée par Mg David Macaire, entouré de prêtres et de diacres du diocèse et d’ailleurs. Les Sœurs Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande, héritières de Laure Sabès, étaient également nombreuses pour cette belle cérémonie qui clôturait le 15 0 e anniversaire de leur fondation. Parmi nous, les plus beaux sont ceux qui sont consacrés au Seigneur, a dit l’évêque. Mais la plus belle parmi vous, mes Sœurs, c’est Laure Sabès… Il conclut son homélie en disant : Je veux voir Jésus élevé dans ce pays, Amen ! Laure Sabès a été inhumée dans une crypte de la Basilique devant une assemblée recueillie. A la fin de la cérémonie, l’archevêque a annoncé son intention d’ouvrir le procès de béatification de la religieuse, dont la devise était : « Aimer et Servir ». Qu’elle repose en paix ! Plus que les mots, les photos sont des témoignages… J. Lordinot ■ Inhumation de Mère Marie de la Providence (Laure Sabès) à la Basilique Not\Cre-Dame de la Délivrande du Morne-Roug\Ce « Aimer et Servir »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 14 JOURNÉE MONDIALE D\iU MALADE ET  DIMANCHE DE LA SAN\iTÉ ET DU SPORT  DOSSIER Da\bs le cadre du Cha\btier 5, Sa\bté et Bie\b-Être, d’ ECCLESIA ’M  2020 ! , le thème du Dima\bche de la Sa\bté (10 février 2019),  «  Témoi\b  d’u\be  bo\b\be  \bouvelle  »  \bous  do\b\be  l’occasio\b  de  \bous  i\bterroger  sur  les  lie\bs  u\bissa\bt  l’Eglise  et  le  sport.  Il  \be  s’agit  pas  ici  de  répo\bdre  simpleme\bt  à  la  questio\b « Que pe\bse l’Eglise du sport ? », mais bie\b plutôt  de  \bous  dema\bder  comme\bt  l’Eglise  réalise  sa  missio\b,  « Témoig\ber de la Bo\7\b\be Nouvelle », da\bs le sport.. D ans la suite du Concile Vatican II, le saint pape Paul VI, en créant, le 6 janvier 1967, le Conseil pontifical pour les laïcs, marque un premier tournant dans la conception que l’Eglise se fait du rôle du sport. Celui-ci est alors pensé comme un instrument d’évangélisation unique, puisqu’il réunit des personnes de races, idéologies et religions différentes, et également comme un puissant facteur d’éducation morale et sociale pour les personnes et pour les nations. Mais, c’est celui que l’on a nommé « l’athlète de Dieu » au début de son pontificat, le saint pape Jean-Paul II, qui amplifiera l’initiative de son prédécesseur en ouvrant quelques années plus tard une section « Eglise et sport » au sein de ce Conseil pontifical : il veut faire du sport « une école de vertu et un instrument de paix entre les peuples. Le responsable de cette section depuis 2013, M. Santiago Perez de Camino, laïc du diocèse de Madrid, souligne les deux dimensions essentielles de la mission qui lui a été confiée : la représentation internationale de l’Eglise dans le monde du sport, et la responsabilité de proposer des événements sportifs promouvant la foi et les valeurs de l’Evangile. Cette section pontificale conduit ses travaux autour de cinq axes majeurs : - Être dans l’Eglise un point de référence pour les organisations sportives nationales et internationales ; - Sensibiliser les Eglises locales à l’importance de la pastorale des milieux sportifs ; - Favoriser une culture du sport comme moyen de croissance intégrale de la personne au service de la paix et de la fraternité entre les peuples ; - Promouvoir l’étude de thèmes spécifiques ayant trait au sport du point de vue éthique ; - Organiser et soutenir des initiatives visant à susciter des témoignages de vie chrétienne parmi les sportifs. Pour préciser cette approche, nous vous proposons quelques extraits des discours des papes se rapportant au sport, depuis Pie X jusqu’au pape François. Ces textes montrent l’importance accordée par l’Eglise à cette discipline d’éducation du corps, porteuse de valeurs, et dont le langage est universel. Le pape Pie X déclare, le 8 octobre 1905, aux jeunes de la société gymnique catholique italienne qu’ils doivent lier les exercices du corps et ceux de l’esprit : « J’admire et bénis de tout cœur tous vos jeux et loisirs, la gymnastique, l’alpinisme, la natation, la course à pied, les randonnées, les concours et les académies, auxquels vous vous consacrez ; car les exercices du corps agiront admirablement sur les exercices de l’esprit ; car ces manifestations demandent vraiment du travail, vous éloigne de l’oisiveté qui est mère de tous les vices ». Le pape Pie XI rappelle, le 21 août 1922, aux gymnastes catholiques de Gand, l’adage « un corps sain, un esprit sain » : « Vous êtes des gymnastes, cela veut dire des corps sains et valides, des forces intactes et pleines de santé. Vous êtes catholiques, et cela veut dire des âmes saines au sens le plus haut de la parole, des âmes qui connaissent Notre Seigneur et sa loi qu’ils traduisent dans la pratique de la vie […] Ainsi l’œuvre, Da\bs le cadre du Cha\btier 5, Sa\bté et Bie\b-Être, d’ L’Eglise et le sport : une Ecole de Vie

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 15 votre œuvre, sera œuvre d’apostolat, et votre gymnastique chrétienne sera une magnifique occasion pour exercer l’influence bénéfique du bon exemple ». Le pape Pie XII, qui définissait le sport comme un « antidote efficace contre la mollesse de la vie facile », s’adresse, le 5 Novembre 1951, aux participants à l’Assemblée Plénière de l’Association internationale de la presse sportive : « La première condition pour atteindre votre but est de manifester, avec votre conviction persuasive, une sincère estime du sport, d’en mettre en lumière les avantages, les vrais mérites, la vraie valeur, et de le faire avec cette sobre discrétion mille fois plus éloquente et plus puissante que les raisonnements ennuyeux ou que les dithyrambes lyriques. […] La seconde condition… vous employer à faire que le sport, dans la vie privée comme dans la vie publique, prenne la place qui lui revient et s'en tienne à la mesure que lui assignent la dignité de l'homme, ses devoirs supérieurs et le bien commun. Saint Jean XXIII, pour qui le sport est l’instrument utile pour le développement complet et harmonieux de la personnalité, s’adresse, le 26 avril 1959, à la délégation du Centre Sportif Italien : « Nous sommes confiants que vous n’oublierez jamais, très chers fils, que les efforts que vous accomplissez ne sont pas une fin en soi ; que le corps, dont vous vous servez, et dont l’agilité et l’harmonie sont un reflet de la beauté et de la puissance du Créateur, est seulement un instrument que vous devez rendre docile et ouvert à la forte influence de l’âme. Vos exercices, vos compétitions, qui sont comme des parenthèses sereines dans la monotonie des études et du travail quotidien, doivent favoriser en vous la partie spirituelle et immortelle ». Saint Paul VI, le 16 juillet 1976, dans son message à l’occasion des jeux d’été de Montréal, voit dans les Jeux olympiques un facteur de progrès de la fraternité entre les hommes : « Dans une civilisation qui connaît le risque d'être minée, à la fois par le plaisir et la violence, les activités sportives doivent retrouver sans cesse leur idéal de véritable promotion de l'homme et de fraternité entre tous les peuples sans exception. Voilà pourquoi l'Eglise, dont la mission est spirituelle et transcendante, se trouve à l'aise pour dialoguer cordialement avec le monde des sports, et s'intéresse vivement à ses efforts ». Saint Jean-Paul II s’adresse aux participants du Congrès international du Jubilé des Sportifs, le 30 avril 2004, pour définir « le visage et l’âme du sport » : « Le sport ne signifie pas uniquement la puissance physique et la force musculaire, mais il possède également une âme, et il doit montrer son visage intégral. Voilà pourquoi le véritable athlète ne doit pas se laisser emporter par l'obsession de la perfection physique, ni se laisser asservir par les dures lois de la production et de la consommation, ou par des considérations purement utilitaristes et hédonistes. [….] Le sport, alors qu'il développe la force physique et fortifie le caractère, ne doit jamais distraire de leurs devoirs spirituels ceux qui le pratiquent et l'apprécient. Ce serait comme si l'on courait, selon ce qu'écrit saint Paul "pour une couronne périssable", en oubliant que les chrétiens ne doivent jamais perdre de vue "celle qui est impérissable" (cf. 1 Co 9, 25) ». Le pape Benoît XVI, qui voit dans le sport un grand potentiel pour l’éducation de la jeunesse, s’adresse aux participants

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JOURNÉE MONDIALE D\iU MALADE ET  DIMANCHE DE LA SAN\iTÉ ET DU SPORT  DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 16 du séminaire international Eglise et Sport au Vatican, le 3 novembre 2009 : « Nous ne devons pas oublier que le sport, pratiqué avec passion et vigilant au sens moral, devient particulièrement pour la jeunesse, école de formation en valeurs humaines et spirituelles, moyen privilégié de croissance personnelle et de contact avec la société […]. C’est dans cet esprit que l’Eglise perçoit le sport comme une chance pour assumer les missions quotidiennes de la vie au regard de l’Evangile ». Enfin, le pape François s’est exprimé sur le sport, le 1 er juin 2018, à l’occasion de la sortie du nouveau document du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie « Donner le meilleur de soi- même », met en garde le monde sportif contre les déviances actuelles et l’instrumentalisation du sport : « La pratique du sport nous aide à donner le meilleur de nous-mêmes, à découvrir sans peur nos limites et à lutter pour s’améliorer tous les jours. Dans une culture dominée par l’individualisme et par la mise à l’écart des jeunes générations et des plus âgés, le sport est un environnement privilégié autour duquel les personnes se rencontrent… Il encourage ceux qui font partie du monde du sport à être un exemple de vertus comme la générosité, l’humilité, le sacrifice, la constance et l’allégresse... Enfin, je voudrais souligner le rôle du sport comme moyen de mission et de sanctification. L’Eglise est appelée à être signe de Jésus-Christ dans le monde, y compris à travers le sport pratiqué dans les aumôneries, dans les paroisses, les écoles et dans les associations. » Dans notre diocèse engagé dans ECCLESIA ’M 2020 ! , des projets inspirés par ces textes du magistère de l’Eglise ont vu le jour, et sont développés par des mouvements, des communautés ou des paroisses. Le Foyer de Charité propose 2 retraites « Marche et Prière », avec 3 heures de marche, la première en février avec le père Lafine, la seconde en décembre avec le père Aine : il s’agit de prendre le temps de se ressourcer en allant à la découverte de la beauté des paysages de la Martinique, dans une nature ouverte sur l’infini, avec des temps de prière, d’enseignement dans un silence total. Informations : 05 96 58 20 30. Le Chemin Ignatien Martinique propose également des temps de contemplation « Marche et Prière » selon la spiritualité ignatienne, en cherchant Dieu au sein de la Création « en laissant tous les sens s’imprégner : regarder, écouter, sentir, toucher, respirer, goûter. » Rendez-vous le 12 avril 2019 pour les prochains exercices physiques et spirituels ignatiens. Informations : 06 96 31 15 45. Eglise en route, associant le Chantier 5 d’E CCLESIA ’M 2020 !et l’APMF (Association des Pèlerins et Militants de la Foi) propose dans les 7 districts, tous les quinze jours à la même heure (6h du matin), une marche reliant des églises ou chapelles, paroissiales et hospitalières, permettant d’aller à la rencontre des autres pour montrer Jésus en priant le Rosaire. Début des marches lors du 1er samedi de carême, et clôture à la fête de l’Immaculée Conception. Informations : 06 96 86 46 46 D’autres initiatives paroissiales, notam- ment pour les jeunes du cheminement, comme au Lamentin, à Redoute ou au Gros-Morne, se sont mises en place et proposent des activités physiques, sportives et spirituelles. Renseignez- vous auprès des paroisses. Si vous voulez approfondir les liens entre Eglise et sport, vous pouvez aussi consulter les sites internet consacrés à cette question, notamment pour l’Eglise en France https://www.egliseetsport.fr, ou en vous rendant sur le site du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, qui a remplacé le Conseil pontifical pour les laïcs depuis le 15 août 2016 www.laityfamilylife.va ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 17 ? Question Un poste ? L a mission de l’Eglise ne consiste pas en une question de poste à pourvoir. Les fidèles du Christ, à la suite de leur pasteur, sont préparés par les sacrements de l’initiation chrétienne faisant d’eux des disciples pour assumer la mission du Christ aujourd’hui dans le monde. Cependant, un poste est un emploi assigné à quelqu'un en un lieu donné ; lieu où il exerce cette activité. Au sein de l’Eglise, deux types de postes cohabitent : le poste de bénévole et celui de salarié. Pour permettre le fonctionnement d’une institution civile ou religieuse, les objectifs et les visions communes à atteindre doivent être fixés. Il convient ensuite d’établir clairement l’ensemble des postes nécessaires à la réalisation de ces missions. Par conséquent, il faudra des fiches de poste définissant les tâches à accomplir, le profil de poste, les compétences attendues et un contrat pour recruter les personnes. Dans le cas d’un bénévole, il faudra une convention de bénévolat et une lettre de mission. Il faudra mettre à disposition des outils, des moyens matériels, des formations pour permettre la bonne exécution des tâches et des missions. Des phases de bilan, d’évaluation, d’entretien et de supervision seront nécessaires. Dans tous les cas, ne plus partager les objectifs et les visions communes génèrent une crise. En effet, nous pouvons nous replier sur des intérêts personnels et satisfactions individuelles ; vivre sa propre affaire dans l’affaire de l’autre : Mt 21,33- 46. Ou encore la notion « de poste occupé » peut renvoyer à une question de propriété. « Il s’agit de mon poste, il n’est confié qu’à moi ». L’idée de possession et de territoire à défendre s’ancre et génère le rejet des autres, le mépris vis-à-vis de l’autre, la convoitise, l’hypocrisie. C’est une occupation quasi militaire, voire maléfique. Ainsi, cette personne fait malheureusement l’expérience de la peur, de l’angoisse qui paralyse. Des procédures d’accompagnement - afin de pallier les fragilités qui supportent peu les remises en question, les évolutions - doivent être mises en place. Combien de temps… Dans le contrat ou la convention, le temps affecté aux tâches ou à la mission, la durée d’accomplissement (début et fin de contrat/mission) et la mobilité seront stipulés. En effet, la mobilité permet d’élargir ses talents, ses charismes, ses connaissances en œuvrant à des nouvelles missions. C’est un enrichissement à la fois personnel et pastoral qui permet de coller au mieux aux besoins nouveaux du terrain. Elle élargit le regard, fort de la diversité des expériences antérieures, sur les visions communes. Ainsi, on prend mieux conscience des objectifs à atteindre et on aide aussi les autres à les comprendre et à se les approprier. La mobilité sur la gouvernance de l’Esprit Saint, c’est chacun qui occupe le rôle dévolu en toute justice et vérité, permettant de garantir la communion du Corps : 1 Corinthiens 12,1s. C’est toute la mission de l’Eglise que d’appeler, de former, d’accueillir et d’envoyer en mission : Mathieu 28, 16-20. Elle est l’identité de l’Eglise qui est en marche, ne s’enlisant pas dans des postes et des fonctionnements. Le Christ est sur les routes, les apôtres aussi. (Mathieu 8 19-22). L’immobilisme et le confort ne sont pas de mise. A la suite du Christ, tout baptisé est appelé à s’engager au nom du Christ et dans son Esprit. La dynamique missionnaire conduit l’Eglise à s’organiser afin que chaque fidèle réalise sa vocation en laissant le Christ agir en lui, en le configurant pour son œuvre. Les baptisés vivent dans l’obéissance au Christ Pasteur, à l’Eglise, et ils reçoivent des prêtres l’aide qui leur est nécessaire pour accomplir leur mission. Père Jean-Michel Monconthour, Curé de la cathédrale Saint-Louis ■ ‘‘ ‘‘ AN TCHÈ LÉGLIZ-LA Combien de temps doit-on occuper un même "poste" dans l’Église ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 18 E dmée, Paulette, Serbin est née le 21 août 1925, à Didier, Fort-de-France (Martinique). Pour être à la suite du Christ, elle entre le 2 octobre 1945 dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres. Le 25 août 1950, c’est la prise d’habit pour Edmée, qui deviendra en religion Sr Paula de St Jean. Le 28 août 1952, elle prononce les Premiers Vœux, et les Vœux définitifs le 28 août 1957. Notre sœur a servi dans le milieu socio- éducatif et auprès des personnes âgées : Foyer des Orphelins, Service paroissial à Pointe-à-Pitre ; Fourneau économique ; Paroisse du Saint Esprit ; Paroisse du Vauclin ; Hôtellerie du Foyer Saint Benoît, Hospice Emma Ventura. Le 1 er juillet 2004, notre sœur rentre définitivement à la Maison Provinciale et continue de se donner en rendant des menus services communautaires. Le mercredi 23 janvier au matin, au cours de l’Eucharistie, notre Seigneur est venu la rappeler à Lui. Merci, sœur Paula de Saint Jean pour cette joie de vivre qui t’habitait, et pour ta très grande attention aux pauvres. Que ton âme repose en paix ! A Dieu, nous te remettons. Entre dans la joie de ton Maître et Seigneur. ■ L e Seigneur a rappelé à Lui, le 6 décembre 2018, Sœur Marie Jérôme, à l’âge de 83 ans et dans sa 56 ème année de profession religieuse. Nous avons accompagné notre sœur Marie Jérôme, née Theres Alexandrine Josèphe, originaire de Saint-Pierre. Entrée au couvent en 1960, elle rejoint sa sœur Marie Emma. Après son temps de noviciat, elle fait ses premiers vœux en 1962. Envoyée en mission au Gabon en Afrique, elle se dévoua au service des enfants défavorisés. Dans cette mission qui lui était si chère, en 1968, elle prononça ses vœux perpétuels. De retour en Martinique, elle reçut différentes missions : au service des C.V.A.V., de la catéchèse, des jeunes, de la sacristie, des servants d'autel, dans les paroisses du Gros-Morne, de Saint-Pierre, de Prêcheur et de Morne-Rouge. Notons également de longues années d'accompagnement et d'écoute au Centre des Eaux Jaillissantes. De tempérament très énergique, elle aidait les autres à prendre des responsabilités. Sa joie était de partager le vécu de sa mission avec ses sœurs. Merci Sœur Jérôme pour tout ce que Dieu nous a permis de vivre avec toi. Entre dans la joie de ton Seigneur. ■ Sœur Paula de Saint Jean Serbin 21 août 1925 – 23 \Cjanvier 2019 Sœur Marie Jérôme 1935 – 2018 Dominicaine Missionnaire de Notre-Dame de la D\blivr\iande VERS LA VIE  « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 février 2019 – n° 579 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \7MARTINIQUE Service legs et do\batio\bs Archevêché de Fort-de-Fra\bce - 5-7, rue du Révére\bd Père Pi\bcho\bBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\7 Télépho\be : 06 96 3\710 333 - E-mail : m\7ichel.pouch@wa\badoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\7NIQUE 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Agenda de l’Archevêque Dimanche 10 février : • 9h : Confirmation à la paroisse du Marin • Journée de l’apostolat des femmes au palais des sports de Trinité • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis • Visite au Salon du Mariage Mardi 12 février : • Conseil épiscopal Mercredi 13 février : • Rencontre avec les confirmands des paroisses de Schoelcher, Balata et Morne-Vert à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 14 février : • Messe des malades à l’hôpital Pierre Zobda-Quitman • Début des cours de Théologie de la Spiritualité Vendredi 15 février : • Messe à l’Espérance (Établissement scolaire St Jean Paul II) Samedi 16 - dimanche 17 février : • Week-end des fiancés (Association des Centres de Préparation au Mariage) Samedi 16 février : • 18h30 : Messe avec la communauté haïtienne à l’église des Terres-Sainville Dimanche 17 février : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 18 février : • Conseil Diocésain pour les Affaires Economiques Mercredi 20 février : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Redoute et de l’AMEP • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 21 février : • Rencontre avec les bienfaiteurs du diocèse (mécènes et testateurs) • Cours de Théologie de la Spiritualité (suite) • Rencontre avec la PCE des Psychologues Vendredi 22 février : • Réunion du Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité (CDSC) Samedi 23 février : • Rencontre avec les servants d’autel de la paroisse de la cathédrale Dimanche 24 février : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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J e n'ai qu'un cœur, par conséquent, désormais, Dieu seul doit y régner et le posséder tout entier. Le monde me le demandera souvent, mais ce sera pour le gâter. Dieu me dira continuellement : "Ma fille, donne moi ton cœur pour le purifier et le sanctifier de plus en plus". Ste Bernadette  –  18 février   – Sainte Bernadette

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