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V eux-tu guérir ? VVV E g lise en MARTINIQUE N° 580 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 24 FEVRIER 2019 VVV Le Carnaval prépare-t-il au Carême ? L’Eglise en Martinique prend le chemin de guerison

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EDITORIAL 2 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 «A imez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… priez pour ceux qui vous calomnient ». En ce 7 e dimanche du temps ordinaire, la liturgie nous apprend la réalité du vrai pardon. C’est un véritable enseignement sur l’amour que nous fait Jésus. Le Christ ne connait que la loi \ de l’Amour. Comme Lui, nous devons aimer tous nos frères de façon désintéressée… d’un amour gratuit. Face à des\ situations négatives, voire blessantes avec nos frères, Jésus nous recomma\ nde de toujours réagir par le bien. Cela peut s’avérer difficile si\ nous ne prions pas sans cesse, si nous n’avons pas recours aux sacrements, et ne nous nourrissons pas de la Parole de Dieu pour acquérir une grande sagesse évangélique. La liturgie nous aide dans ce sens. Comme nous le dit le pape François, nous sommes tous appelés à\ approfondir et à raviver notre formation liturgique. « La liturgi\ e, est la voie maîtresse à travers laquelle passe la vie chrétienn\ e à toutes les étapes de sa croissance »… Elle revêt « u\ n rôle irremplaçable dans l’Église et pour l’Église », et la \ formation liturgique peut « aider concrètement le peuple de Dieu à mieux \ intérioriser la prière de l’Église », à faire « une\ expérience de rencontre avec le Seigneur et avec nos frères ». De quoi devons-nous guérir ? Assurément, de tous les maux qui nous accablent. Pour le carême 2019, l’Eglise en Martinique prend\ donc résolument le « Chemin de guérison… « un carême p\ our la guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique ». Cette année, nous vivrons le Carême différemment. Il n’y aura pas de questionnaire. Notre diocèse nous propose de vivre, communautairement, cinq dimensions de la vie spirituelle : l’Eucharistie, la Bible, la Confession, le Chapelet et le Jeûne. L’organisation est déclinée dans le dossier intitulé : « C\ arême, chemin de guérison ». Par ailleurs, avant l’arrivée du Carême, la Martinique connaî\ tra les fastes du Carnaval : élections de reines, vidés, défilés\ … Voilà donc l’occasion de nous interroger sur le lien entre Carnaval et Carême. Est-il vrai que le carnaval prépare au Carême ? Retrouvez les éléments de réponse dans la rubrique « An tchè Lég\ liz-la ». Avançons sur le chemin de la guérison et de la réconciliation ! \ Restons accrochés… et connectés à la Parole de Dieu qui est \ notre nourriture spirituelle ! Demandons la grâce d’aimer notre prochain comme nous sommes aimés du Père. Disons oui à l’Amour, comme Marie, notre Mère. Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA 333 EGLISE UNIVERSELLE • Parole dominicale •  Rassemblemen\b diocésain des femmes  pour Jésus •  Présen\ba\bion offi  cielle du Père Delvarice • Du nouveau dans les médias chré\biens • Marché des chorales de Sain\b-Joseph •  ICEA : Des membres des En\brepreneurs  e\b Dirigean\bs Chré\biens (EDC) s’engagen\b  pour accompagner les é\budian\bs sur 3 ans • Agenda de l’Archevêque •  5 e Chan\bier  ECCLESIA ’M 2020 !  « Soigner e\b  Délivrer les âmes » La san\bé e\b\i le bien-ê\bre •  L’Eglise en Mar\binique \i prend le chemin de guérison •  De quoi devons-nous guérir ?  Qu\iels son\b  les besoins en guérison \ipour la Mar\binique ?\i • Veux-\bu guérir !? •  Es\b-il vrai que le carnaval  prépare au carême ? • Sœur Béa\brice Augus\be •  La forma\bion li\burgique : Voie maî\bresse  à \bravers laquelle passe la vie chré\bienne •  Calendrier romain : Sain\b Paul VI célébré  désormais le 29 mai dans le monde en\bier 17 3333 6 2222 VERS LA VIE 18 8 9 9 10 10 11 12 16 8 7 4 5 Dossier  : CARÊME :  CHEMIN DE GUÉRISON MÉDIAS 19

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L a question s’adresse à toute la Martinique. En fait, elle est collective et communautaire bien plus que personnelle et égocentrée : Voulons-nous guérir ?... Dois-je faire la liste des maladies des âmes et des corps qui accablent notre peuple ? Dois-je vraiment énoncer les maux qui meurtrissent les cœurs, les couples, les familles, les relations humaines, professionnelles, politiques et sociales !? Dois-je encore une fois détailler les conséquences dramatiques de ce malaise généralisé qui fait fuir au-delà des mers des milliers de Martiniquais et détruit notre culture ?... Je ne crois pas. Mais je nous pose cependant cette question : Voulons-nous guérir ? Avons-nous seulement diagnostiqué les origines de nos maladies !? Tout de suite, on pense à l’Histoire (la traite des nègres, la déportation, l’esclavage, la société coloniale…). On peut invoquer aussi les exactions, les haines, les sorcelleries et l’invocation des démons… On ne peut ignorer les conséquences de la mondialisation et la colonisation idéologique de nos modes de vie traditionnels par la culture mercantile, occidentale et planétaire. Encore complexés par les manques terribles que subirent nos aïeux, nous ne voyons pas que les excès en tout sont un esclavage et une colonisation plus terrible que la précédente. Enrichissement et embourgeoisement ont fait, chez nous, des dégâts irréparables. Étouffés par Mamon, on nous a poussés à adopter des modes de vie sédentaires, individualistes et bourgeois qui ont rempli nos paysages de béton, nos routes de voitures, nos maisons de gadgets et nos cœurs de nous-mêmes, en même temps qu’ils vidaient nos sentiers de marcheurs, les ventres des femmes de fœtus, le pays de ses forces vives et nos cœurs d’amour et d’humour… Mais voulons-nous guérir ? Si oui, alors admettons que la solution ne sera pas politique… en tout cas ni uniquement et ni principalement politique. Personne n’ignore que la guérison de ce pays sera spirituelle ou ne sera pas. En vérité, la solution dort, écrite noir sur blanc dans un texte qui a bientôt 60 ans : la Constitution Dogmatique Gaudium et Spes du Concile Vatican II ! Certes, à commencer par les catholiques, on n’a presque rien retenu d’autre de ce concile historique que l’œuvre hétérodoxe de quelques enragés qui ont détourné l’évènement pour détruire le mobilier et les vêtement liturgiques, défroquer les prêtres et remplacer le chant grégorien par des mélodies idiotes et guitareuses, à la théologie insipide, voire frelatée... Il est bien dommage pour les hommes de ce monde que l’Esprit-Saint ait été ainsi contristé car Il avait lui-même suscité les antidotes aux horribles maux qui s’abattent aujourd’hui sans pitié sur nos têtes. Gaudium et Spes révèle notamment que « les déséquilibres qui travaillent le monde moderne sont liés à un déséquilibre plus fondamental qui prend racine dans le cœur même de l’homme, et que c’est en l’homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se combattent » (GS 10). Ce bon diagnostic permet ainsi de prendre le bon traitement. C’est pourquoi « L’Église croit que le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l’homme, par son Esprit, lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation. Elle croit qu’il n’est pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel ils doivent être sauvés [5]. Elle croit aussi que la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine se trouve en son Seigneur et Maître. Elle affirme en outre que, sous tous les changements, bien des choses demeurent qui ont leur fondement ultime dans le Christ, le même hier, aujourd’hui et à jamais ». Si la Martinique veut guérir elle prendra, personnellement et en Eglise, ce "Chemin de Guérison"-là : le Christ imité dans le Jeûne et le Partage, contemplé dans l’Adoration, médité dans le Rosaire, écouté dans sa Parole et épousé dans la Confession ! + Fr David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 3 MOT DE L’ÉVÊQUE de ce monde que l’Esprit-Saint ait été ainsi contristé car Il avait lui-même suscité les antidotes aux horribles maux qui s’abattent aujourd’hui sans Veux- tu guérir !?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 4 M essieurs les Cardinaux, Chers frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, Chers frères et sœurs, Cette assemblée plénière arrive à un moment important. 50 ans sont passés depuis que, le 8 mai 1969, saint Paul VI a voulu instituer ce qui était alors la « Congregatio pro Cultu Divino », afin de donner forme au renouveau voulu par Vatican II. Il s’agissait de publier les livres liturgiques selon les critères et les décisions des pères conciliaires, en vue de favoriser, dans le peuple de Dieu, la participation « active, consciente et pieuse » aux mystères du Christ. La tradition de la prière de l’Église avait besoin d’expressions renouvelées, sans rien perdre de sa richesse millénaire, mais en redécouvrant au contraire les trésors des origines. Dans les premiers mois de cette année, les prémices de la réforme réalisée par le Siège apostolique pour le bien du peuple de Dieu sont apparues. C’est précisément à la date d’aujourd’hui que fut promulgué le Motu proprio « Mysterii pascalis » sur le Calendrier romain et l’Année liturgique ; ensuite, l’importante Constitution apostolique « Missale Romanum », avec laquelle le saint pape promulguait le Missel romain. La même année, l’« Ordo Missae » et différents autres « Ordo » virent le jour, parmi lesquels ceux sur le baptême des enfants, sur le mariage et sur les obsèques. C’était les premiers pas d’un chemin sur lequel avancer avec sagesse et constance. Nous savons qu’il ne suffit pas de changer les livres liturgiques pour améliorer la qualité de la liturgie. Ne faire que cela serait une erreur. C’est cela que vise aujourd’hui encore votre travail, destiné à aider le pape à accomplir son ministère au bénéfice de l’Église en prière sur toute la terre. Le Siège apostolique comme les Conférences des évêques œuvrent dans la communion ecclésiale, dans un esprit de coopération, de dialogue et de synodalité. Le Saint-Siège, en effet, ne remplace pas les évêques, mais collabore avec eux pour servir, dans la richesse des diverses langues et cultures, la vocation de l’Église à la prière, partout dans le monde. (…). C’est là que s’insère aussi le défi de la formation, objet spécifique de votre réflexion. À propos de formation, nous ne pouvons pas oublier avant tout que la liturgie est une vie qui forme et non une idée à apprendre. Il est utile à ce sujet de se souvenir que la réalité est plus importante que l’idée. Et c’est pourquoi il est bon, dans la liturgie comme dans d’autres domaines de la vie ecclésiale, de ne pas tomber dans des polarisations idéologiques stériles qui naissent souvent lorsque, considérant ses propres idées valables pour tous les contextes, on finit par assumer une attitude de dialectique perpétuelle à l’égard de ceux qui ne les partagent pas. C’est ainsi qu’à partir peut-être du désir de réagir à certaines insécurités du contexte actuel, on risque ensuite de se replier sur un passé qui n’existe plus, ou de fuir vers un prétendu avenir. Le point de départ, au contraire, est de reconnaître la réalité de la sainte liturgie, trésor vivant qui ne peut être réduit à des goûts, des recettes et des courants, mais qui doit être accueilli avec docilité et encouragé avec amour, comme une nourriture irremplaçable pour la croissance organique du peuple de Dieu. La liturgie n’est pas du « domaine du bricolage », mais l’épiphanie de la communion ecclésiale. C’est pourquoi, dans les prières et dans les gestes, résonne le « nous » et non le « je », la communauté réelle, et non le sujet idéal. Quand on regrette avec nostalgie les tendances passées ou que l’on veut en imposer de nouvelles, on risque au contraire de faire passer la partie avant le tout, le « je » avant le peuple de Dieu, l’abstrait avant le concret, l’idéologie avant la communion et, à la racine, le mondain avant le spirituel. En ce sens, le titre de votre assemblée, « La formation liturgique du peuple de Dieu », est précieux. La tâche qui nous incombe est essentiellement de diffuser parmi le peuple de Dieu la splendeur du mystère vivant du Seigneur qui se manifeste dans la liturgie. Parler de formation liturgique du peuple de Dieu signifie avant tout prendre conscience du rôle irremplaçable que revêt la liturgie dans l’Église et pour l’Église. Et cela peut aider concrètement le peuple de Dieu à mieux intérioriser la prière de l’Église, à l’aider comme une expérience de rencontre avec le Seigneur et avec nos frères et, dans cette lumière, à en redécouvrir les contenus et en observer les rites. La liturgie étant une expérience tendue vers la conversion de la vie, à travers l’assimilation de la façon de penser et de se comporter du Seigneur, la formation liturgique ne peut se limiter à offrir simplement des connaissances, même si elles sont nécessaires, sur les livres liturgiques, et encore moins à préserver l’accomplissement nécessaire des disciplines rituelles. Pour que la liturgie Le  pape  François  a  reçu  en  audience  les  participants  à  l’Assemblée  pléni\bre  de  la  Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, ce jeudi 14 février 2019.  Le th\bme de leur assemblée était « la formation liturgique du peuple de Dieu ». La formation liturgique : Voie maî\bresse à \bravers laquelle passe la vie chré\bienne EGLISE UNIVERSELLE\i

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 5 Le pape François « a disposé que la célébration de saint \ Paul VI, pape, soit inscrite dans le Calendrier Romain Général, le 29 mai, avec le degré de mémoire facultative » : c’est ce que stipule un décret publié ce 6 février 2019 par \ la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Jusqu’à présent, il était fêté localement, le 26 septembre (anniversaire de naissance). Il sera désormais fêté dans le monde entier le 29 mai, date de son ordination presbytérale (1920), chois\ ie puisque la date de sa naissance au ciel, le 6 août, est celle de la fête de la Transfiguration du Seigneur. Pour cette disposition, peut-on lire dans le document signé par le ca\ rdinal Robert Sarah, préfet du dicastère, et par le secrétaire Mgr Arthur Roche, le pape François a « considéré la sainteté \ de vie de ce Souverain Pontife, attestée dans ses œuvres et dans ses paroles, en te\ nant compte de la grande incidence exercée par son ministère apostolique pour l’Eglise répandue sur toute la terre\ ». « Cette nouvelle mémoire devra être insérée dans tous les Calendriers et les Livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures ; les textes liturgiques à adopter devront être traduits, approuvés et publiés par les Conférence\ s épiscopales, après la confirmation de la part de ce Dicastère ». Pour célébrer cette fête, la Première \ lecture est tirée de 1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23 ; le psaume est le\ 95 (96), 1-2a. 2b-3. 7-8a. 10 ; et l’Evangile est celui de Matthieu 16, 13-19 (épisode de la confession de \ Simon-Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la pui\ ssance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »). ■ puisse réaliser sa fonction formatrice et transformatrice, il convient que les pasteurs et les laïcs soient introduits pour en saisir la signification et le langage symbolique, y compris l’art, le chant et la musique au service du mystère célébré, ainsi que le silence. Le Catéchisme de l’Église catholique adopte la vie mystagogique pour illustrer la liturgie, en en valorisant les prières et les signes. La mystagogie : voilà une voie appropriée pour entrer dans le mystère de la liturgie, dans la rencontre vivante avec le Seigneur crucifié et ressuscité. Mystagogie signifie découvrir la vie nouvelle que nous avons reçue dans le peuple de Dieu par les sacrements, et redécouvrir continuellement la beauté de la renouveler. Quant aux étapes de la formation, nous savons d’expérience, qu’outre la formation initiale, il faut cultiver la formation permanente des clercs et des laïcs, surtout de ceux qui sont engagés dans les ministères au service de la liturgie. La formation n’est pas une fois, mais permanente. Pour les ministres ordonnés, en vue d’un sain « ars celebrandi », le rappel du Concile vaut encore : « Il est absolument nécessaire de donner la 1 ère place à la formation liturgique des clercs ». Les responsabilités éducatives sont partagées, tout en interpellant davantage les diocèses pour la phase opérationnelle. Votre réflexion aidera le Dicastère à décider après mûre réflexion des lignes et orientations à offrir, dans un esprit de service, à ceux qui (Conférences épiscopales, diocèses, instituts de formation, revues) ont la responsabilité de soigner et d’encourager la formation liturgique du peuple de Dieu. Chers frères et sœurs, nous sommes tous appelés à approfondir et à raviver notre formation liturgique. La liturgie, en effet, est la voie maîtresse à travers laquelle passe la vie chrétienne à toutes les étapes de sa croissance. Vous avez donc devant vous une grande et belle tâche : travailler pour que le peuple de Dieu redécouvre la beauté de la rencontre avec le Seigneur dans la célébration de ses mystères et qu’en le rencontrant, il ait la vie en son nom. Je vous remercie pour votre engagement et je vous bénis, en vous demandant de me garder une grande place dans votre prière. Merci. Pape François Source : https://fr.zenit.org/ ■ Calendrier romain : Saint Paul VI célébré désormais le 29 mai dans le monde entier

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 66 Dimanche 24 fév\bie\b 2019 la P arole  Dominicale 1 Samuel 26,2.7-9.12\’-13.22-23  •  Psaume 102  •  1Corin\’thiens 15,45-49  • \’ Luc 6,27-38 7 e Dimanche du Temps Ordinaire - Année C C hers frères et sœurs, l’Evangile d’aujourd’hui touche des points fondamentaux de notre foi chrétienne. En effet, après le choix des Douze et le discours sur les béatitudes à la foule, Jésus aborde la question de l’amour des ennemis et du bien à faire envers ceux qui nous haïssent. Pour le Seigneur, le chrétien aimera aussi son ennemi ou il ne le sera pas. Et pour que cet amour ne reste pas simplement dans les idées et la pensée, Jésus précise que l’amour s’accomplit aussi dans le Faire : Faites du bien à ceux qui vous haïssent. Nous savons tous par expérience comment c’est dur d’aimer son ennemi, et de faire du Bien à quelqu’un qui exprime de la haine contre nous. Alors, Jésus serait-il un utopiste qui dit des choses irréalisables à ceux qui l'écoutent ? A cette question il convient de répondre NON car le Seigneur dit : « Priez pour ceux qui vous calomnient ». Ainsi, l’agir envers les ennemis concerne aussi la prière. Trop souvent, nous oublions que notre acte à poser dans les situations d’injustice c’est d’abord la prière au Père. Comme le Christ, il convient de dire au Père : «Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Jésus est le premier à vivre totalement et parfaitement les Béatitudes et tout l’ensemble du discours sur la montagne. Après la haine, la malédiction et la calomnie, Jésus aborde la question de la violence et de l’injustice. Il lui faut aussi nous dire quelle attitude et posture adopter face à la violence physique, aux injustices touchant des biens matériels. L’agir chrétien vise la gratuité et non la réciprocité et l’intérêt. Le donnant-donnant fait partie de la vie même du païen. Le chrétien ou celui qui écoute Jésus doit dépasser la morale et la justice païenne, et aller plus loin sur le chemin de la perfection. Aimer, faire du bien, prêter ne doivent pas se faire dans une mentalité de pécheur, pas à la manière des pécheurs, mais à la manière du Christ qui nous fait fils dans le Fils (vous serez les fils du Très-Haut). Cette nouvelle manière d’aimer et d’agir nous fait rentrer dans une nouvelle attitude : l’imitation de Dieu. Après la problématique de l’amour face aux ennemis, le Christ affronte la question de la miséricorde et du pardon. Là aussi, il s’agit de suivre l’être et l’agir du Père : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Toi mon frère, toi ma sœur, garde tes yeux fixés sur Dieu le Père et sur son Fils Jésus, c’est notre ultime planche de salut si nous voulons agir de manière chrétienne. Que nos pensées, paroles, actions soient des témoignages qui montrent Jésus et Dieu le Père de miséricorde. Père Arnaud Goma (Communauté du Chemin Neuf) Curé de Coridon et aumônier des étudiants de la MEC ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 7 C'est un palais des sports plein à craquer qui a accueilli, le dimanche 17 février, le grand  rassemblement diocésain des femmes catholiques de la Martinique. Tous les mouvements  fédérés par le Renouveau charismatique \’étaient représentés.  L es femmes venues en grand nombre des quatre coins de l'ile ont tenu à être là pour ensemble louer dans la joie le Seigneur, écouter les témoignages édifiants de nos deux sœurs qui ont bien voulu partager avec nous leur expérience de vie de femme. Elles ont été très attentives à l’exhortation de père Gaby Lémy, curé de la paroisse de Trinité, et à l’enseignement percutant de Sœur Christine. La journée a été émaillée de deux temps forts de guérison spirituelle. Elle s'est conclue par l'Eucharistie présidée par Mgr David Macaire qui nous a exhorté à sortir de la féminité sensuelle, charnelle que nous propose le monde, et à vivre une saine féminité, à être soi-même, à garder notre dignité de femme, sœur et épouse du Christ. Nous remercions chaleureusement M. Frédéric Buval, Maire de la ville de Trinité, qui a mis le Palais des Sports à notre disposition, et qui n'a pas hésité à faire le déplacement pour nous souhaiter la bienvenue. Un grand merci également à son personnel qui a su se rendre disponible. Merci à tous nos serviteurs, à toutes les femmes de la Martinique, et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de cette belle manifestation qui était placée sous la bienveillance de la Trinité, et sous le regard protecteur de la Vierge Marie, notre Mère. Raymonde Moundangui ■ Rassemblement diocésain des femmes pour JésusRassemblement diocésain Rassemblement diocésain VIE DU DIOCÈSE Père Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de Trinité Frédéric Buval, Maire de TrinitéFrédéric Buval, Maire de TrinitéFrédéric Buval, Maire de Trinité

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 8 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 Présentation officielle du Père Michel Delvarice VIE DU DIOCÈSE Le dimanche 20 janvier 2019, Mgr David Macaire a présenté  aux  fid\bles  le  p\bre  Michel  Delvarice,  nouvel  administrateur  de la Paroisse Sainte Jeanne d’Arc du Vert-Pré. P our cet évènement, toutes les équipes se sont mobilisées pour organiser cette belle matinée de fête. La messe a débuté à 8h. Pendant deux heures, plus de 400 paroissiens ont partagé ce moment très important et solennel. Pendant la présentation, le père Delvarice a renouvelé son engament de servir l’Église dans la foi, en commençant cet acte de profession de Foi en disant : "Moi, père Delvarice, [……] Crois et Confesse » face à Mgr David Macaire, en posant les mains sur la Bible, et en récitant le Credo. S’en est suivi un dialogue protocolaire de présentation du nouvel administrateur de la paroisse entre l’archevêque et le père Delvarice, et enfin un dialogue d’acceptation entre l’évêque et les paroissiens. Également pendant la cérémonie, père Delvarice présenta la toute jeune Pastorale des hommes et l’embryon de la Pastorale de la communication. Les membres des équipes et le père Michel offrirent aux paroissiens un petit déjeuner convivial à la sortie de la messe. Puis s’ensuivi un déjeuner préparé par une fidèle et par différents membres des équipes et mouvements de la paroisse du Vert-Pré. Ce déjeuner s’est déroulé en présence de Mgr Macaire et son équipe, père François de Rome en vacances à l’archevêché, des représentants de la municipalité du Vert-Pré et du Robert, les responsables et membre actifs des différents mouvements de la paroisse, les enfants de Chœur. Ce beau moment c’est déroulé dans une ambiance joyeuse de partage et de louange. Nous remercions notre Archevêque et son équipe pour leur présence, et nous leur disons notre hâte de les revoir à la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc du Vert-Pré. Pastorale de la Communication ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 9 Une église bien animée, c’est beau ! Les choristes s’en donnent à cœur joie et leur action est  enti\brement bénévole. Cependant, pour les accompagner et aider la communauté à chanter,  il faut du matériel de sonorisation de bonne qualité. Celui-ci, hélas, vieillit ! Aujourd’hui, il est  nécessaire de le remplacer. Pour trouver les fonds indispensables, les 7 chorales de Saint- Joseph ont organisé un marché sur le parvis de l’église, le samedi 2 février toute la journée. C 'est la première fois que les chorales de Saint-Joseph, dans un effort commun, organisent un événement visant à récolter des fonds dans ce but. D’autres actions sont prévues dans les mois à venir. La voix des Cœurs, Le Chœur d’Hommes, Espérance de Jambette, Emmaüs, Signe d’Amour, le groupe Peniel et Soul Harmony, tous, main dans la main, ont uni leurs énergies pour que cette première soit un succès. Des stands de fruits et légumes, pâtisserie, produits maraîchers, piments confits ou en purée, tenus par les choristes et leurs amis ont été alimentés par la communauté paroissiale. Et bien sûr, tradition oblige, les crêpes de la Chandeleur étaient de la partie ! L’animation festive a été assurée par le ballet Racines Créole avec son groupe de jeunes. 7 organistes utilisent le clavier et le matériel de sonorisation qui ont déjà quelques années. Le coût de leur remplacement est estimé à plus de 10 000€ ! Une vidéo de publicité, lisible sur les réseaux sociaux, a été réalisée par Nina, choriste, utilisatrice du clavier et coordinatrice de l’équipe musique et chant sur la paroisse. Selon Stéphanie-Clarisse, membre de la Voix des Cœurs, c’est une très bonne initiative. Le matériel tombe tout le temps en panne. Le remplacer est indispensable pour que la Parole de Dieu parvienne à tous agréablement. Cette première opération a rapporté environ 4500 euros. Les efforts sont donc à poursuivre pour mener à bien les projets. Un grand merci à toute la communauté paroissiale de Saint-Joseph qui a répondu favorablement à cette invitation avec à sa tête, M. le Curé, le Père Wilfried Bannais. Joël Sandot ■ Marché des chorales de Saint-Joseph Le numéro 1 de la revue trimestrielle  Sa Ka F\bt  vient de paraître.  Il est en vente dans les paroisses au prix de 2.5\’0 . C’est en réalité  la toute nouvelle revue de l’Aumônerie des Antil\’les Guyane qui a son si\bge\’ à Paris.  L ’ouvrage comprend 29 pages. Vous trouverez en pages 4 et 5 les vœux de notre archevêque, Mgr David Macaire et ceux de ses 2 confrères Mgr Emmanuel Lafont de la Guyane et Mgr Jean-Yves Riocreux de la Guadeloupe. Dans son éditorial, Mirza Rangheard, la responsable de la publication, nous fait une présentation de cette nouvelle formule. On y voit comment nos frères Antillo-Guyanais vivant à Paris nous font partager la manière de vivre leur foi loin de leurs racines. Ils sont d’ailleurs réputés être de très bons animateurs dans les églises parisiennes ! Un compte-rendu de l’intervention du père Hugues Lafine, curé de la paroisse de Redoute, sur le magico-religieux a été particulièrement apprécié ! Vous y trouverez des réponses à vos questionnements. La question de la formation spirituelle a aussi été traitée par le père Lafine. Un compte-rendu du rassemblement du 11 novembre à Saint-Sulpice avec le Mot de notre archevêque est également couvert. On y voit une intervention du père Jean- François Lof, Martiniquais vivant lui aussi en France, de Mgr Riocreux et du père Hervé Rossignol. Des nouvelles de différents diocèses où vivent nos compatriotes (Strasbourg, Aix-en-Provence, Marseille …) avec force photos vous permettront de retrouver de vieux amis expatriés notamment dans le chanté Nwel du 22 décembre. Joël Sandot ■ Du nouveau dans les médias chrétiens . C’est en réalité  la toute nouvelle revue de l’Aumônerie des Antil\’les Guyane qui a son si\bge\’ à Paris. 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 10 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 10 Agenda de l’Archevêque U n renfort de poids vient compléter la formation « Sciences Politiques et Ecologie Humaine » de l’ICEA. Chaque étudiant a désormais, en effet, un parrain chef d’entreprise. Ces parrains, déjà engagés comme EDC, ont choisi de donner de leur temps et de leur expérience à de jeunes étudiants pendant trois ans. Des rencontres régulières, des échanges, des visites d’entreprises, la mission du parrain est d’aider l’étudiant à mûrir son projet professionnel quel qu’il soit, en contact avec une personne d’expérience et avec la réalité de l’entreprise. Un chef d’entreprise est de fait une personne qui a appris à prendre des risques, à échouer, à rebondir, et surtout à développer un projet d’entreprise qui, par essence, est au service du bien commun. Une grande nouveauté : l’ICEA est désormais sur Parcoursup (sous le nom « Institut Catholique Européen des Amériques ») ; son diplôme de Licence Sciences Politiques et Ecologie Humaine « Thomas More » est reconnu par l’Etat et ouvre les portes des Masters spécialisés, des concours administratifs ou des grandes écoles de commerce, et d’une manière générale, il prépare à des postes à responsabilité. L’enseignement est donné dans nos 1000 m2 totalement rénovés au centre de Fort-de-France, et en troisième année, et en fonction du cursus simple ou double diplôme, dans une de nos universités partenaires au Chili, en République Dominicaine ou au Canada, afin de s’ouvrir à d’autres cultures et de parfaire l’acquisition de l’anglais ou de l’espagnol. ■ Renseignements sur l’ICEA : www.icea-edu.fr Admissions : 06 96 27 10 44 - contact@icea-edu.fr jeunes étudiants pendant trois ans. Des rencontres régulières, des échanges, des visites d’entreprises, la mission du parrain est d’aider l’étudiant à mûrir son projet professionnel quel qu’il soit, en contact avec une personne d’expérience et avec la réalité de l’entreprise. Un chef d’entreprise est de fait une personne qui a appris à prendre des risques, à échouer, à rebondir, et surtout à développer un projet d’entreprise qui, par essence, est au service Une grande nouveauté : l’ICEA est désormais sur Parcoursup Des membres des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC) s’engagent pour accompagner les étudiants sur 3 ans Dimanche 24 février : • Rencontre avec la communauté paroissiale de Sainte-Luce • 9h : Messe à l’église de Sainte-Luce • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 25 février : • Réunion en vue de la création de l’association « Patrimoine Martinique » Mardi 26 février : • Assemblée des Modérateurs • 18h30 : Messe de bénédiction de la chapelle de Californie rénovée Mercredi 27 février : • Rencontre avec la Pastorale des Artistes • Pas de catéchèse Jeudi 28 février : • Cours de Théologie de la Spiritualité Dimanche 3 mars : • 7h30 : Messe dominicale à Case-Pilote • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mercredi 6 mars : • 9h30 : Messe des Cendres au Monastère Sainte-Marie-des-Anges (Carbet) • Clôture du Séminaire d’évangélisation au Millenium du Morne-Rouge • 18h30 : Messe à l’occasion du 10 ème anniversaire du Séminaire d’évangélisation au Palais des sports du Lamentin Dimanche 10 mars : • 8h : Messe dans le cadre de la Journée mondiale du Scoutisme à l’église du Lorrain • 15h : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 11 5 e Chantier  E CCLESIA ’M 2020 ! « Soigner et Délivrer les âmes » La santé et le bien- être D ans le cadre du 5 ème grand chantier synodal E CCLESIA ’M 2020 ! , l’association des pèlerins et militants de la foi « APMF » te propose, pour améliorer ta santé et ton bien être spirituel, et tout particulièrement en cette période de carême, des marches tout au long de l’année 2019. Tu as la possibilité de marcher en toute amitié et convivialité dans le district de ton choix. Viens montrer JESUS partout en MARTINIQUE personnellement et en église. Que toute la Martinique soit en route !!! « Eglise en Route » Programme des Marches : Mars 2019 Samedi 9 mars 2019 DISTRICT DEPART ARRIVEE District Centre Est Eglise Saint-Laurent du Lamentin Chapelle de Pelletier au Lamentin District Centre Ouest Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France Eglise des Terres-Sainville District du Grand Nord Eglise Saint-Pierre et Paul du Marigot Chapelle de Dominante au Marigot District du Grand Sud Eglise Notre-Dame de la Bonne-Délivrance (Trois-Ilets) Chapelle de l’Anse Mitan (Trois-Ilets) District du Nord Atlantique Eglise Notre-Dame de l’Assomption (Sainte-Marie) Chapelle de Fonds Saint-Jacques (Sainte-Marie) District du Nord Caraïbe Notre-Dame-de l’Assomption de Case-Pilote Eglise Saint-Pierre-aux-Liens de Bellefontaine District du Sud Eglise Saint Jean-Baptiste de Rivière-Salée Eglise Notre-Dame de la Visitation à Petit-Bourg Samedi 23 mars 2019 DISTRICT DEPART ARRIVEE District Centre Est Chapelle de Pelletier du Lamentin Chapelle Hôpital Mangot Vulcin du Lamentin District Centre Ouest Eglise des Terres-Sainville à Fort-de-France Chapelle de Trénelle Citron (F-de-F) District du Grand Nord Chapelle de Dominante à Marigot Chapelle Sainte Bakhita au Bourg du Marigot District du Grand Sud Chapelle de l’Anse-Mitan (Trois-Ilets) Anse à l’Ane (Restaurant le Maeva) au Trois-Ilets District du Nord Atlantique Chapelle de Fonds Saint-Jacques (Sainte-Marie) Chapelle de Pain de Sucre (Sainte-Marie) District du Nord Caraïbe Eglise Saint-Pierre-aux-Liens de Bellefontaine Eglise Saint-Martin du Morne-Vert District du Sud Eglise Notre-Dame de la Visitation (Petit-Bourg) Eglise de Saint-Esprit Prochaines marches prévues les samedis 6 et 23 avril 2019 Pour tout renseignement, contactez l’APMF au 0696 86 46 46 spirituel, et tout particulièrement en

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 12 En  plein  cœur  du  parcours  synodal  ECCLESIA ’M 2020 !   l’année  liturgique  2018-2019  est placée sous le mot d’ordre “ ECCLESIA ’M 2020 !  chemin de guérison”\’.  Le carême étant un temps propice à la guérison  spirituelle,  le  dioc\bse  propose  de  le  vivre  avec  une intensité accrue.  Conscients et confiants que les fid\bles vivent déjà  personnellement  ce  temps  fort,  nous  voulons  mettre l’accent sur la dimension communautaire  du carême. Vivre le carême pe\Lrsonnellement et e\Ln Eglise N ous le ferons sur plusieurs niveaux : 1. au niveau du diocèse : par les orientations ci-dessous, nous souhaitons impulser une dynamique diocésaine pour ce carême afin que tous aient conscience que nous vivons ensemble ce temps d’effort ; 2. au niveau du district : la mise en pratique des orientations requiert une organisation du district, et par là, la collaboration des prêtres, mais aussi des laïcs d’un district; 3. au niveau de la paroisse : c’est la paroisse qui aura à porter les orientations et qui donnera vie à celles-ci. Les fidèles des paroisses se retrouveront investis d’une mission particulière ; 4. au niveau des familles et des PCE : les paroisses les solliciteront pour la réalisation des orientations. La guérison spiritue\Llle  en cinq dimens\Lions Nous proposons de vivre communautairement pour ce carême 5 dimensions de la vie spirituelle : l’eucharistie, la bible, la confession, le chapelet et le jeûne. Nous prendrons toute une semaine pour chaque dimension. A savoir, pendant une semaine du carême, la communauté paroissiale vivra par exemple le jeûne, et donc devra s’organiser pour qu’il y ait toujours, du dimanche au samedi, un petit groupe de ses membres qui jeûne (principe de la chaîne ou de la sentinelle de garde). La semaine d’après, on change de point d’effort, par exemple alors le chapelet. Le district devra s’organiser pour qu’il y ait toujours une paroisse qui vive l’une des cinq dimensions, de sorte qu'elles soient vécues simultanément dans le district au cours de la semaine. Comme il y a 7 districts en Martinique, cela implique que chaque semaine du carême, au niveau du diocèse, il y aura 7 paroisses où il y aura messe et adoration perpétuelle, 7 paroisses où il y aura confession toute la journée, 7 paroisses où on jeûnera, 7 paroisses où on dira le chapelet en permanence, et 7 paroisses où on aura la lecture de la bible. L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérison CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 13 10 Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. 11 Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » 12 Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, 13 et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine ; 14 sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme ardente ; 15 ses pieds semblaient d’un bronze précieux affiné au creuset, et sa voix était comme la voix des grandes eaux ; 16 il avait dans la main droite sept étoiles ; de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants. Son visage brillait comme brille le soleil dans sa puissance. 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, 18 le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. 19 Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. 20 Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma main droite, et celui des sept chandeliers d’or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » \bvec le Christ au m\Lilieu de son peuple,\LVeiller ! Comme sept paroisses vivront chaque semaine une même dimension spirituelle, nous nous inspirons de Ap. 1, 10-20, pour dire qu’elles tiennent un candélabre. Ainsi, pour la dimension de l’eucharistie, on dira qu’elles tiennent le candélabre de l’eucharistie. Ce temps de veille commencera le samedi à 18h, pour s’achever le samedi d’après, à 18h. Tenir le candélabre\L de l’eucharistie La paroisse en charge de tenir le candélabre de l’eucharistie bénéficiera d’un nombre accru de messes, et d’une exposition du Saint Sacrement proposé aux fidèles entre les messes. Proposition de départ (Les districts et les paroisses s’adapteront en fonction de la réalité locale) : • le dimanche, les messes sont aux horaires habituels ; • en semaine, trois messes : une vers 6h, une vers 12h, une vers 18h. Ces messes peuvent ne pas être chantées ; • Exposition du Saint-Sacrement dès le samedi soir. Là où il n’y a pas de messe anticipée du dimanche, on exposera le Saint-Sacrement à 18h, le samedi. La paroisse se sera organisée de telle sorte qu’il y ait au minimum 2 adorateurs (pour les petites paroisses et 3 pour les grandes) par créneau horaire. Elle indiquera les heures où des tiers pourraient venir adorer.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 14 Tenir le candélabre\L du jeûne  La mise en place du jeûne est très simple puisqu’il s’agit d’établir une grille journalière de jeûnants de sorte qu’il y ait toujours au moins 12 jeûnants à tout instant. La paroisse aura à cœur de mettre en œuvre parallèlement des œuvres de charité, de sorte que le jeûne soit couplé à une action caritative ou solidaire. Les paroisses peuvent s’organiser de telle sorte qu’on établisse 14 créneaux de jeûne. Les créneaux seront de 12 heures : 6h - 18h et 18h - 6h. On commence le samedi à 18h. le premier groupe jeûnera donc de 18h à 6h le lendemain. Le deuxième groupe commence à 6h, et termine à 18h. Ainsi de suite jusqu’au samedi d’après, à 18h. Cela représente donc 14 créneaux de 12 heures de jeûne. Bien sûr, on peut s’inscrire dans deux créneaux consécutifs si on offre 24 heures de jeûne. Mais l’idée est qu’un maximum de personnes puissent prendre part à cet effort. Tenir le candélabre\L du Rosaire/Chapele\Lt Il s’agit de garantir une permanence de prière du chapelet au cours de la semaine entière. La paroisse qui tient le candélabre du chapelet préparera une grille hebdomadaire pour que les familles, les groupes, PCE ou tout autre groupe de fidèles puissent s’inscrire pour combler toutes les heures. Toutefois, il faut que l’on garantisse un temps où tous les mystères du Rosaire soient récités dans l’église (ou lieu de culte paroissial), chaque jour de la semaine. Notre diocèse est consacré à la Vierge Marie. Il est donc crucial qu’il y ait cette veille auprès de Marie, notre Mère. Car nous prions pour la guérison spirituelle et la sanctification du diocèse. Il convient que nous entourions Notre-Dame de la Délivrande pour lui demander d’intercéder pour notre délivrance. Tenir le candélabre\L de la Bible Ce candélabre est important. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (Matthieu 4,4). Durant le carême, tout fidèle doit faire l’effort de se nourrir de la Parole de Dieu plus que d’habitude. La paroisse qui tient le candélabre de la Bible (ou de la Parole) est un endroit dans l’île où en permanence quelqu’un lit la Parole de Dieu. Il y aura plusieurs façons de tenir cette veille. On peut choisir de le faire publiquement dans l’église par la lecture de la Parole de Dieu (on choisira un découpage de la bible), ou de le faire en famille ou PCE, ou même en privé par le biais de créneau de lecture, de sorte qu’on ait toujours un fidèle de la paroisse qui se nourrisse de la Sainte Ecriture. La paroisse devra donc proposer une grille comprenant des temps de lecture publique (à l’église ou une salle paroissiale), et des temps de lecture privée. Un fidèle ou un groupe de fidèles pourra s’inscrire, par exemple, à lire la Bible de 2h à 3h du matin à domicile. Là encore, il est recommandé qu’un maximum de personnes s’engagent à lire la Parole de Dieu, nuit et jour. Il faudra donc que certains se réveillent la nuit pour lire la Parole de Dieu. Ce sera une expérience des plus exaltantes : se lever de nuit pour aller à la rencontre du Seigneur est très nourrissant spirituellement. CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 15 Tenir le candélabre\L de la confession Dans l’idéal, la paroisse concernée bénéficierait d’une permanence de prêtres dans l’église pour confesser depuis la fin de la messe du matin en semaine, ou à défaut de celle-ci, depuis 8h jusqu’à 19h. La permanence sera tenue par un ou deux prêtres du district ou d’ailleurs. La permanence aura lieu dès le lundi, sauf si le curé consent à offrir une plage d’une heure ou deux le dimanche matin. Donc, tout dépend de la bonne volonté des prêtres à se mettre en disponibilité, de sorte qu’un fidèle ait toujours la possibilité de se confesser entre 8h et 19h. Cela bousculera nos habitudes par rapport aux célébrations pénitentielles de carême, mais à bien considéré, on passe d’une centaine d’heures totales pour les confessions durant les célébrations, à 1925 heures (55 heures pour une paroisse dans une semaine, sur 5 semaines, et dans 7 districts, soit donc 1925 heures) de possibilité de se confesser. Cela est peut-être un idéal, mais pourquoi pas ? Encourageons nos frères prêtres et acceptons que pendant ce carême, ils se consacrent à être des veilleurs du Pardon de Dieu. Conclusion Dans cette année où la guérison est mise à l’honneur, nous avons besoin d’être puissamment renouvelés. A la Pentecôte, nous vivrons un temps fort avec la “Pentecôte des familles”. Pour cela, le carême sera un vrai temps de préparation spirituelle, mais aussi une vraie opportunité d’expérimenter la puissance de la prière et de l’engagement de chacun. “Ensemble, nous pouvons y arriver” ! Notre carême est un carême pour la guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique. Nous aurons à cœur de prendre ces prières bientôt disponibles sous forme de signets : ÉGLISE EN MARTINIQUE Prière pour la Martinique Seigneur Dieu, qui es à l'origine de toute miséricorde et de toute bonté, toi qui as voulu que ton Fils soit crucifié pour nous, afin de nous arracher au pouvoir de satan, regarde avec conté la misère et la peine du peuple vivant en Martinique ou s'y associant. Puisque tu nous as marqués de ton sceau par la baptême, repousse les assauts du mal et répands en Martinique la grâce de ta bénédiction. Nous te prions pour la guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Prière d'E CCLESIA 'M 2020 ! Visite Seigneur notre diocèse, protège-nous ! Pour sanctifier nos âmes, délivre de l’ennemi les familles, les paroisses, les jeunes, la société. Apprends-nous, avec l’aide de la Vierge Marie, comment montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise. Cœur Sacré de Jésus … J’ai confiance en Toi ! Cœur Immaculé de Marie … Prie pour nous ! Et que tout esprit loue le Seigneur ! Amen !

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CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 16 Q ue dire de la guérison ? En recherchant la définition de la guérison, nous trouvons le sens suivant : Délivrer d’une maladie (« mal à dire »), d’une blessure, ou d’un mal moral, se débarrasser d’un défaut, d’une habitude, s’en corriger. La guérison, c’est donc un retour à la santé, un recouvrement de la santé. Nous retiendrons donc, en lien avec le 5 ème chantier d’E CCLESIA ’M 2020 ! que la guérison, c’est la délivrance des âmes, et plus particulièrement la guérison intérieure. C’est débarrasser l’âme de ce qui la bloque dans son évolution, sa croissance humaine et spirituelle, vers l’épanouissement personnel dans sa relation avec elle- même, les autres et avec Dieu. C’est la conduire, l’accompagner (« faire un bout de chemin avec ») vers plus de vérité, de liberté, de responsabilité (répondre de ses actes) et d’épanouissement dans son identité humaine et chrétienne. La guérison est un processus qui permet de reconnaître ses maux, son « mal à dire », ses blessures émotionnelles et affectives, à la Lumière du Christ, pour un « mieux être » personnel et relationnel au contact de son Amour (Dieu m’aime personnellement et de manière inconditionnelle), et la croissance de l’être spirituel en lui. Le Catéchisme de l’Eglise catholique souligne : « La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude » (paragraphe 1500). Il poursuit : « La compassion du Christ envers les malades et les nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte sont un signe éclatant de ce que ‘Dieu a visité son peuple’ (Lc 16,7), et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés ; il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les malades ont besoin » (paragraphe 1503). Par ailleurs, Benoît XVI affirme, concernant la restauration de l’homme : « Quiconque désire véritablement guérir l’homme doit le voir dans sa totalité, et doit savoir que la guérison ultime ne peut se trouver que dans l’Amour de Dieu » (Jésus de Nazareth, P.176). Quels  sont  les  besoins  en  guérison pour la Martinique ? Le peuple martiniquais a besoin de guérison et de libération. L’âme martiniquaise a besoin d’être guérie. Nous avons besoin de guérir : - de nos blessures émotionnelles et affectives qui font de nous des êtres sensitifs, et qui nous empêchent d’être totalement nous-mêmes dans la vérité de notre être ; - du paraître, du « faire semblant » qui nous empêche d’émerger en tant que personne humaine unique, différente et séparée, ayant du prix aux yeux du Père qui nous aime de manière personnelle et inconditionnelle ; - de notre imaginaire prégnant avec comme corollaire les croyances magico- religieuses, et les pratiques occultes comme réponse au vécu persécutif ; - de nos difficultés à nous « prendre en main » et à nous responsabiliser ; - de la surconsommation, comme pour compenser un manque, un vide et par peur de manquer ; - de l’hédonisme, la recherche frénétique de plaisir : « An ba latè pani plézi » ; - de l’imitation par manque d’assise dans sa personnalité ; - de la peur du regard des autres et du « qu’en dira-t-on ? » ; - de nos égos surdimensionnés et de notre soif de pouvoir pour dominer les autres ; - de l’individualisme pour vivre la fraternité et rechercher le bien commun ; - de la médisance du « mal palé moun » qui entraîne des blessures difficiles à guérir ; - de nos manques d’amour et de bienveillance à l’égard des autres, et de nos mentalités étriquées et mesquines ; - de nos endormissements dans nos zones de confort, et de nos cécités face à l’injustice et la souffrance des nécessiteux ; - de nos quêtes incessantes de reconnaissance au lieu d’être, d’exister en nous appréciant à nos justes valeurs, et en ayant une juste estime de soi ; - de nos enfermements dans des systèmes qui nous aliènent et nous empêchent d’être celui que nous sommes appelés à être. La guérison est un processus qui commence par l’accueil et l’amour de soi en s’appuyant sur l’Amour de Dieu, avec notre histoire, nos spécificités et particularités, nos richesses et nos faiblesses pour vivre pleinement notre identité en Christ, qui est venu pour nous guérir et « sauver ce qui était perdu » (Lc 9,10). Et comme disait le centurion romain à Jésus, nous pouvons dire : « Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri » (Mt 8,5-17). Par ses blessures et ses meurtrissures, Jésus nous apporte la guérison (Isaïe 53,5). Que son sang qui a coulé de ses saintes plaies sur leMont Golgotha coule sur chacun de nous afin que nous recevions la guérison dont nous avons tous besoin. Tony Allaguy-Salachy ■ De quoi devons- nous guérir ? Quels sont les besoins en guérison pour la Martinique ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 17 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA L e carnaval est une fête d’origine païenne qui a été tolérée au Moyen-Âge par l’Eglise catholique. C’est à cette époque qu’on a élaboré l’essentiel de la forme de célébration que nous lui connaissons aujourd’hui, et qu’elle a été étroitement liée au calendrier liturgique. De cette époque date, en effet, l’étymologie latine du mot carnaval : « Carnem levare », « éliminer la viande », qui nous rappelle la prescription ecclésiale de s’abstenir de la viande durant le carême. Dans l’obligation d’éliminer la viande des maisons avant le carême, on faisait, durant les jours précédents, de grands repas avec des boissons, le tout accompagné de déguisements et des danses dans les rues. C’est pourquoi on a appelé le mardi qui précède le Mercredi des Cendres (premier jour de jeûne et d’abstinence du carême dans l’Eglise Catholique) le « Mardi Gras ». Au fil des ans, le déroulement du carnaval a évolué au point qu’aujourd’hui, plusieurs se demandent s’il est bien ou mal, pour un chrétien, de participer à cette fête. A priori, le carnaval n’est pas mauvais pour le chrétien. Selon la manière dont on le vit, il peut préparer au carême ou en éloigner. En effet, le carnaval qui se réduirait à des ripailles et beuveries, à la consommation de la drogue, à des insanités ou à des « vidés » malpropres ne peut être une préparation au carême. Ce genre de fête ne ferait que souiller et endommager notre corps, temple du Saint- Esprit, et ne rendrait aucunement gloire au Seigneur. Pour cela, saint Paul invitait déjà ses communautés à se conduire dignement en s’éloignant des ripailles et orgies, luxures et débauches (Rm 13, 13), à manger, à boire et à orienter tout leur agir à la gloire du Seigneur (1 Co 10, 31). De même, le carnaval qui se prolongerait au-delà du Mardi Gras ne préparerait plus au carême, parce qu’il abrège ainsi le temps de maturation spirituelle nécessaire que constituent les 40 jours de carême. Il est vrai cependant que, sous certains aspects, le carnaval envisagé dans une culture saine, avec mesure, sans abus ni exagération, pourrait disposer à bien vivre le carême. Prenons quelques exemples : ➊ L’opportunité, signifiée par l’étymologie, d’éliminer la viande encourage l’abstinence que nous sommes invités à vivre en carême. ➋ En passant du carnaval au carême, nous expérimentons les deux étapes antithétiques de la vie dont parlait le sage Qohélet quand il écrivait : « Il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire, il y a un temps pour gémir et un temps pour danser… » (Qoh 3, 4). L’allégresse du carnaval, assortie de la pénitence du carême, nous instruit de cette vérité de la vie qu’il y a nécessairement un temps pour chaque chose sous le soleil de Dieu. ➌ Les diables rouges rappellent les puissances qui nous font peur. Cette moquerie burlesque peut nous rappeler le combat spirituel du carême et proclamer notre victoire sur les forces des ténèbres. ➍ Enfin, l’’incinération du « Vaval », roi du carnaval, symbolise assez bien, quoique de façon païenne, la destruction des futilités du monde présent et l’avènement d’une aire nouvelle, d’un temps de maturité qui demande effort et persévérance. Après tout, les cendres, d’où qu’elles viennent, nous redisent toujours, comme disait Qohélet que « tout est vanité ». En dehors de la vie divine, tout finit comme Vaval… en poussière ! Le carnaval prépare au carême, dans la mesure où on le vit en chrétien(ne). Abbé Médard Kounoudji, Curé de Basse-Pointe ■ ‘‘ ‘‘ Est-il vrai que le carnaval prépare au carême ?

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