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V eux-tu guérir ? VVV
E g lise
en MARTINIQUE
N° 580
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
24 FEVRIER 2019
VVV
Le Carnaval prépare-t-il
au Carême ?
L’Eglise en Martinique prend
le chemin de guerison
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EDITORIAL
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3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
«A
imez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous
haïssent… priez pour ceux qui vous calomnient ». En
ce 7
e dimanche du temps ordinaire, la liturgie nous
apprend la réalité du vrai pardon. C’est un véritable enseignement
sur l’amour que nous fait Jésus. Le Christ ne connait que la loi \
de l’Amour. Comme Lui, nous devons aimer tous nos frères de
façon désintéressée… d’un amour gratuit. Face à des\
situations
négatives, voire blessantes avec nos frères, Jésus nous recomma\
nde
de toujours réagir par le bien. Cela peut s’avérer difficile si\
nous ne
prions pas sans cesse, si nous n’avons pas recours aux sacrements,
et ne nous nourrissons pas de la Parole de Dieu pour acquérir une
grande sagesse évangélique. La liturgie nous aide dans ce sens.
Comme nous le dit le pape François, nous sommes tous appelés à\
approfondir et à raviver notre formation liturgique. « La liturgi\
e,
est la voie maîtresse à travers laquelle passe la vie chrétienn\
e
à toutes les étapes de sa croissance »… Elle revêt « u\
n rôle
irremplaçable dans l’Église et pour l’Église », et la \
formation
liturgique peut « aider concrètement le peuple de Dieu à mieux \
intérioriser la prière de l’Église », à faire « une\
expérience de
rencontre avec le Seigneur et avec nos frères ».
De quoi devons-nous guérir ? Assurément, de tous les maux qui
nous accablent. Pour le carême 2019, l’Eglise en Martinique prend\
donc résolument le « Chemin de guérison… « un carême p\
our la
guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique ».
Cette année, nous vivrons le Carême différemment. Il n’y aura
pas de questionnaire. Notre diocèse nous propose de vivre,
communautairement, cinq dimensions de la vie spirituelle :
l’Eucharistie, la Bible, la Confession, le Chapelet et le Jeûne.
L’organisation est déclinée dans le dossier intitulé : « C\
arême,
chemin de guérison ».
Par ailleurs, avant l’arrivée du Carême, la Martinique connaî\
tra
les fastes du Carnaval : élections de reines, vidés, défilés\
… Voilà
donc l’occasion de nous interroger sur le lien entre Carnaval et
Carême. Est-il vrai que le carnaval prépare au Carême ? Retrouvez
les éléments de réponse dans la rubrique « An tchè Lég\
liz-la ».
Avançons sur le chemin de la guérison et de la réconciliation ! \
Restons accrochés… et connectés à la Parole de Dieu qui est \
notre
nourriture spirituelle ! Demandons la grâce d’aimer notre prochain
comme nous sommes aimés du Père. Disons oui à l’Amour, comme
Marie, notre Mère.
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA
333 EGLISE UNIVERSELLE
• Parole dominicale
• Rassemblemen\b diocésain des femmes pour Jésus
• Présen\ba\bion offi cielle du Père Delvarice
• Du nouveau dans les médias chré\biens
• Marché des chorales de Sain\b-Joseph
• ICEA : Des membres des En\brepreneurs e\b Dirigean\bs Chré\biens (EDC) s’engagen\b
pour accompagner les é\budian\bs sur 3 ans
• Agenda de l’Archevêque
• 5
e Chan\bier ECCLESIA ’M 2020 ! « Soigner e\b
Délivrer les âmes » La san\bé e\b\i le bien-ê\bre
• L’Eglise en Mar\binique \i prend le chemin de guérison
• De quoi devons-nous guérir ? Qu\iels son\b les besoins en guérison \ipour la Mar\binique ?\i
• Veux-\bu guérir !?
• Es\b-il vrai que le carnaval
prépare au carême ?
• Sœur Béa\brice Augus\be
• La forma\bion li\burgique : Voie maî\bresse
à \bravers laquelle passe la vie chré\bienne
• Calendrier romain : Sain\b Paul VI célébré désormais le 29 mai dans le monde en\bier
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VERS LA VIE 18
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Dossier : CARÊME :
CHEMIN DE GUÉRISON
MÉDIAS 19
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L
a question s’adresse à toute
la Martinique. En fait, elle est
collective et communautaire
bien plus que personnelle et
égocentrée : Voulons-nous guérir ?...
Dois-je faire la liste des maladies des
âmes et des corps qui accablent notre
peuple ? Dois-je vraiment énoncer
les maux qui meurtrissent les cœurs,
les couples, les familles, les relations
humaines, professionnelles,
politiques et sociales !? Dois-je encore
une fois détailler les conséquences
dramatiques de ce malaise généralisé
qui fait fuir au-delà des mers des
milliers de Martiniquais et détruit
notre culture ?... Je ne crois pas.
Mais je nous pose cependant cette
question : Voulons-nous guérir ?
Avons-nous seulement diagnostiqué
les origines de nos maladies !? Tout
de suite, on pense à l’Histoire (la
traite des nègres, la déportation,
l’esclavage, la société coloniale…). On
peut invoquer aussi les exactions, les
haines, les sorcelleries et l’invocation
des démons… On ne peut ignorer les
conséquences de la mondialisation
et la colonisation idéologique de
nos modes de vie traditionnels par
la culture mercantile, occidentale et
planétaire.
Encore complexés par les manques
terribles que subirent nos aïeux,
nous ne voyons pas que les excès
en tout sont un esclavage et une
colonisation plus terrible que la
précédente. Enrichissement et
embourgeoisement ont fait, chez
nous, des dégâts irréparables.
Étouffés par Mamon, on nous a
poussés à adopter des modes de
vie sédentaires, individualistes
et bourgeois qui ont rempli nos
paysages de béton, nos routes de
voitures, nos maisons de gadgets et
nos cœurs de nous-mêmes, en même
temps qu’ils vidaient nos sentiers de
marcheurs, les ventres des femmes
de fœtus, le pays de ses forces vives
et nos cœurs d’amour et d’humour…
Mais voulons-nous guérir ?
Si oui, alors admettons que la solution
ne sera pas politique… en tout cas
ni uniquement et ni principalement
politique. Personne n’ignore que la
guérison de ce pays sera spirituelle
ou ne sera pas.
En vérité, la solution dort, écrite
noir sur blanc dans un texte qui
a bientôt 60 ans : la Constitution
Dogmatique Gaudium et Spes
du Concile Vatican II ! Certes, à
commencer par les catholiques, on
n’a presque rien retenu d’autre de
ce concile historique que l’œuvre
hétérodoxe de quelques enragés
qui ont détourné l’évènement pour
détruire le mobilier et les vêtement
liturgiques, défroquer les prêtres et
remplacer le chant grégorien par des
mélodies idiotes et guitareuses, à la
théologie insipide, voire frelatée... Il
est bien dommage pour les hommes
de ce monde que l’Esprit-Saint ait été
ainsi contristé car Il avait lui-même
suscité les antidotes aux horribles
maux qui s’abattent aujourd’hui sans
pitié sur nos têtes.
Gaudium et Spes révèle notamment
que « les déséquilibres qui
travaillent le monde moderne
sont liés à un déséquilibre plus
fondamental qui prend racine dans
le cœur même de l’homme, et que
c’est en l’homme lui-même, en
effet, que de nombreux éléments
se combattent » (GS 10). Ce bon
diagnostic permet ainsi de prendre
le bon traitement. C’est pourquoi
« L’Église croit que le Christ, mort et
ressuscité pour tous, offre à l’homme,
par son Esprit, lumière et forces pour
lui permettre de répondre à sa très
haute vocation. Elle croit qu’il n’est
pas sous le ciel d’autre nom donné
aux hommes par lequel ils doivent
être sauvés [5]. Elle croit aussi que la
clé, le centre et la fin de toute histoire
humaine se trouve en son Seigneur
et Maître. Elle affirme en outre que,
sous tous les changements, bien
des choses demeurent qui ont leur
fondement ultime dans le Christ,
le même hier, aujourd’hui et à
jamais ».
Si la Martinique veut guérir elle
prendra, personnellement et en
Eglise, ce "Chemin de Guérison"-là :
le Christ imité dans le Jeûne et le
Partage, contemplé dans l’Adoration,
médité dans le Rosaire, écouté
dans sa Parole et épousé dans la
Confession !
+ Fr David Macaire , Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
de ce monde que l’Esprit-Saint ait été
ainsi contristé car Il avait lui-même
suscité les antidotes aux horribles
maux qui s’abattent aujourd’hui sans
Veux- tu guérir !?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 4
M
essieurs les Cardinaux,
Chers frères dans l’épiscopat
et dans le sacerdoce,
Chers frères et sœurs,
Cette assemblée plénière arrive à un
moment important. 50 ans sont passés
depuis que, le 8 mai 1969, saint Paul VI
a voulu instituer ce qui était alors la
« Congregatio pro Cultu Divino », afin
de donner forme au renouveau voulu
par Vatican II. Il s’agissait de publier
les livres liturgiques selon les critères
et les décisions des pères conciliaires,
en vue de favoriser, dans le peuple de
Dieu, la participation « active, consciente
et pieuse » aux mystères du Christ. La
tradition de la prière de l’Église avait
besoin d’expressions renouvelées, sans
rien perdre de sa richesse millénaire, mais
en redécouvrant au contraire les trésors
des origines. Dans les premiers mois de
cette année, les prémices de la réforme
réalisée par le Siège apostolique pour le
bien du peuple de Dieu sont apparues.
C’est précisément à la date d’aujourd’hui
que fut promulgué le Motu proprio
« Mysterii pascalis » sur le Calendrier
romain et l’Année liturgique ; ensuite,
l’importante Constitution apostolique
« Missale Romanum », avec laquelle le
saint pape promulguait le Missel romain.
La même année, l’« Ordo Missae » et
différents autres « Ordo » virent le jour,
parmi lesquels ceux sur le baptême des
enfants, sur le mariage et sur les obsèques.
C’était les premiers pas d’un chemin sur
lequel avancer avec sagesse et constance.
Nous savons qu’il ne suffit pas de changer
les livres liturgiques pour améliorer la
qualité de la liturgie. Ne faire que cela
serait une erreur. C’est cela que vise
aujourd’hui encore votre travail, destiné
à aider le pape à accomplir son ministère
au bénéfice de l’Église en prière sur toute
la terre. Le Siège apostolique comme
les Conférences des évêques œuvrent
dans la communion ecclésiale, dans un
esprit de coopération, de dialogue et de
synodalité. Le Saint-Siège, en effet, ne
remplace pas les évêques, mais collabore
avec eux pour servir, dans la richesse des
diverses langues et cultures, la vocation
de l’Église à la prière, partout dans le
monde. (…).
C’est là que s’insère aussi le défi de la
formation, objet spécifique de votre
réflexion. À propos de formation, nous
ne pouvons pas oublier avant tout que la
liturgie est une vie qui forme et non une
idée à apprendre. Il est utile à ce sujet de se
souvenir que la réalité est plus importante
que l’idée. Et c’est pourquoi il est bon, dans
la liturgie comme dans d’autres domaines
de la vie ecclésiale, de ne pas tomber dans
des polarisations idéologiques stériles
qui naissent souvent lorsque, considérant
ses propres idées valables pour tous
les contextes, on finit par assumer une
attitude de dialectique perpétuelle à
l’égard de ceux qui ne les partagent pas.
C’est ainsi qu’à partir peut-être du désir de
réagir à certaines insécurités du contexte
actuel, on risque ensuite de se replier sur
un passé qui n’existe plus, ou de fuir vers
un prétendu avenir. Le point de départ,
au contraire, est de reconnaître la réalité
de la sainte liturgie, trésor vivant qui ne
peut être réduit à des goûts, des recettes
et des courants, mais qui doit être accueilli
avec docilité et encouragé avec amour,
comme une nourriture irremplaçable
pour la croissance organique du peuple
de Dieu. La liturgie n’est pas du « domaine
du bricolage », mais l’épiphanie de la
communion ecclésiale. C’est pourquoi,
dans les prières et dans les gestes, résonne
le « nous » et non le « je », la communauté
réelle, et non le sujet idéal. Quand on
regrette avec nostalgie les tendances
passées ou que l’on veut en imposer de
nouvelles, on risque au contraire de faire
passer la partie avant le tout, le « je »
avant le peuple de Dieu, l’abstrait avant le
concret, l’idéologie avant la communion et,
à la racine, le mondain avant le spirituel.
En ce sens, le titre de votre assemblée, « La
formation liturgique du peuple de Dieu »,
est précieux. La tâche qui nous incombe
est essentiellement de diffuser parmi le
peuple de Dieu la splendeur du mystère
vivant du Seigneur qui se manifeste dans
la liturgie. Parler de formation liturgique
du peuple de Dieu signifie avant tout
prendre conscience du rôle irremplaçable
que revêt la liturgie dans l’Église et pour
l’Église. Et cela peut aider concrètement
le peuple de Dieu à mieux intérioriser
la prière de l’Église, à l’aider comme une
expérience de rencontre avec le Seigneur
et avec nos frères et, dans cette lumière,
à en redécouvrir les contenus et en
observer les rites.
La liturgie étant une expérience tendue
vers la conversion de la vie, à travers
l’assimilation de la façon de penser et de
se comporter du Seigneur, la formation
liturgique ne peut se limiter à offrir
simplement des connaissances, même
si elles sont nécessaires, sur les livres
liturgiques, et encore moins à préserver
l’accomplissement nécessaire des
disciplines rituelles. Pour que la liturgie
Le pape François a reçu en audience les participants à l’Assemblée pléni\bre de la
Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, ce jeudi 14 février 2019.
Le th\bme de leur assemblée était « la formation liturgique du peuple de Dieu ».
La formation liturgique :
Voie maî\bresse à \bravers laquelle passe la vie chré\bienne
EGLISE UNIVERSELLE\i
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 5
Le pape François « a disposé que la célébration de saint \
Paul VI, pape, soit inscrite
dans le Calendrier Romain Général, le 29 mai, avec le degré de mémoire facultative » :
c’est ce que stipule un décret publié ce 6 février 2019 par \
la Congrégation pour le
culte divin et la discipline des sacrements. Jusqu’à présent, il était fêté localement,
le 26 septembre (anniversaire de naissance). Il sera désormais fêté dans le monde
entier le 29 mai, date de son ordination presbytérale (1920), chois\
ie puisque la date
de sa naissance au ciel, le 6 août, est celle de la fête de la Transfiguration du Seigneur.
Pour cette disposition, peut-on lire dans le document signé par le ca\
rdinal Robert
Sarah, préfet du dicastère, et par le secrétaire Mgr Arthur Roche, le pape François a « considéré la sainteté \
de vie de ce
Souverain Pontife, attestée dans ses œuvres et dans ses paroles, en te\
nant compte de la grande incidence exercée par son
ministère apostolique pour l’Eglise répandue sur toute la terre\
». « Cette nouvelle mémoire devra être insérée dans tous
les Calendriers et les Livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures ; les textes liturgiques
à adopter devront être traduits, approuvés et publiés par les Conférence\
s épiscopales, après la confirmation de la part de
ce Dicastère ». Pour célébrer cette fête, la Première \
lecture est tirée de 1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23 ; le psaume est le\
95 (96), 1-2a. 2b-3. 7-8a. 10 ; et l’Evangile est celui de Matthieu 16, 13-19 (épisode de la confession de \
Simon-Pierre :
« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la pui\
ssance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »).
■
puisse réaliser sa fonction formatrice et
transformatrice, il convient que les pasteurs
et les laïcs soient introduits pour en saisir
la signification et le langage symbolique,
y compris l’art, le chant et la musique
au service du mystère célébré, ainsi
que le silence. Le Catéchisme de l’Église
catholique adopte la vie mystagogique
pour illustrer la liturgie, en en valorisant
les prières et les signes. La mystagogie :
voilà une voie appropriée pour entrer
dans le mystère de la liturgie, dans la
rencontre vivante avec le Seigneur crucifié
et ressuscité. Mystagogie signifie découvrir
la vie nouvelle que nous avons reçue dans
le peuple de Dieu par les sacrements, et
redécouvrir continuellement la beauté de
la renouveler.
Quant aux étapes de la formation,
nous savons d’expérience, qu’outre la formation initiale, il faut cultiver
la formation permanente des clercs
et des laïcs, surtout de ceux qui sont
engagés dans les ministères au service
de la liturgie. La formation n’est pas
une fois, mais permanente. Pour les
ministres ordonnés, en vue d’un sain
« ars celebrandi », le rappel du Concile
vaut encore : « Il est absolument
nécessaire de donner la 1 ère place à
la formation liturgique des clercs ».
Les responsabilités éducatives
sont partagées, tout en interpellant
davantage les diocèses pour la phase
opérationnelle. Votre réflexion aidera
le Dicastère à décider après mûre
réflexion des lignes et orientations
à offrir, dans un esprit de service, à
ceux qui (Conférences épiscopales,
diocèses, instituts de formation, revues)
ont la responsabilité de soigner et
d’encourager la formation liturgique
du peuple de Dieu.
Chers frères et sœurs, nous sommes tous
appelés à approfondir et à raviver notre
formation liturgique. La liturgie, en effet,
est la voie maîtresse à travers laquelle
passe la vie chrétienne à toutes les
étapes de sa croissance. Vous avez donc
devant vous une grande et belle tâche :
travailler pour que le peuple de Dieu
redécouvre la beauté de la rencontre
avec le Seigneur dans la célébration de
ses mystères et qu’en le rencontrant, il
ait la vie en son nom. Je vous remercie
pour votre engagement et je vous bénis,
en vous demandant de me garder une
grande place dans votre prière. Merci.
Pape François
Source : https://fr.zenit.org/
■
Calendrier romain :
Saint Paul VI célébré désormais le 29 mai dans le monde entier
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 66
Dimanche 24 fév\bie\b 2019
la P arole Dominicale
1 Samuel 26,2.7-9.12\’-13.22-23 • Psaume 102 • 1Corin\’thiens 15,45-49 • \’ Luc 6,27-38
7 e Dimanche du Temps Ordinaire - Année C
C
hers frères et sœurs, l’Evangile
d’aujourd’hui touche des points
fondamentaux de notre foi
chrétienne. En effet, après le choix des
Douze et le discours sur les béatitudes
à la foule, Jésus aborde la question
de l’amour des ennemis et du bien à
faire envers ceux qui nous haïssent.
Pour le Seigneur, le chrétien aimera
aussi son ennemi ou il ne le sera pas.
Et pour que cet amour ne reste pas
simplement dans les idées et la pensée,
Jésus précise que l’amour s’accomplit
aussi dans le Faire : Faites du bien à
ceux qui vous haïssent. Nous savons
tous par expérience comment c’est dur
d’aimer son ennemi, et de faire du Bien
à quelqu’un qui exprime de la haine
contre nous. Alors, Jésus serait-il un
utopiste qui dit des choses irréalisables
à ceux qui l'écoutent ?
A cette question il convient de répondre
NON car le Seigneur dit : « Priez pour
ceux qui vous calomnient ». Ainsi, l’agir
envers les ennemis concerne aussi la
prière. Trop souvent, nous oublions que
notre acte à poser dans les situations
d’injustice c’est d’abord la prière au
Père. Comme le Christ, il convient de
dire au Père : «Pardonne-leur car ils
ne savent pas ce qu’ils font ». Jésus
est le premier à vivre totalement et
parfaitement les Béatitudes et tout
l’ensemble du discours sur la montagne.
Après la haine, la malédiction et la
calomnie, Jésus aborde la question
de la violence et de l’injustice. Il lui
faut aussi nous dire quelle attitude
et posture adopter face à la violence
physique, aux injustices touchant des
biens matériels. L’agir chrétien vise la
gratuité et non la réciprocité et l’intérêt.
Le donnant-donnant fait partie de la vie
même du païen. Le chrétien ou celui qui
écoute Jésus doit dépasser la morale et
la justice païenne, et aller plus loin sur
le chemin de la perfection.
Aimer, faire du bien, prêter ne doivent
pas se faire dans une mentalité de
pécheur, pas à la manière des pécheurs,
mais à la manière du Christ qui nous
fait fils dans le Fils (vous serez les fils
du Très-Haut). Cette nouvelle manière
d’aimer et d’agir nous fait rentrer dans
une nouvelle attitude : l’imitation de
Dieu.
Après la problématique de l’amour
face aux ennemis, le Christ affronte la
question de la miséricorde et du pardon.
Là aussi, il s’agit de suivre l’être et l’agir
du Père : « Soyez miséricordieux comme
votre Père est miséricordieux ». Toi mon
frère, toi ma sœur, garde tes yeux fixés
sur Dieu le Père et sur son Fils Jésus, c’est
notre ultime planche de salut si nous
voulons agir de manière chrétienne.
Que nos pensées, paroles, actions
soient des témoignages qui montrent
Jésus et Dieu le Père de miséricorde.
Père Arnaud Goma
(Communauté du Chemin Neuf) Curé de Coridon et aumônier des étudiants de la MEC
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 7
C'est un palais des sports plein à craquer qui a accueilli, le dimanche 17 février, le grand
rassemblement diocésain des femmes catholiques de la Martinique. Tous les mouvements
fédérés par le Renouveau charismatique \’étaient représentés.
L
es femmes venues en grand nombre des quatre coins
de l'ile ont tenu à être là pour ensemble louer dans la
joie le Seigneur, écouter les témoignages édifiants de
nos deux sœurs qui ont bien voulu partager avec nous leur
expérience de vie de femme. Elles ont été très attentives
à l’exhortation de père Gaby Lémy, curé de la paroisse de
Trinité, et à l’enseignement percutant de Sœur Christine.
La journée a été émaillée de deux temps forts de guérison
spirituelle. Elle s'est conclue par l'Eucharistie présidée par
Mgr David Macaire qui nous a exhorté à sortir de la féminité
sensuelle, charnelle que nous propose le monde, et à vivre
une saine féminité, à être soi-même, à garder notre dignité de
femme, sœur et épouse du Christ.
Nous remercions chaleureusement M. Frédéric Buval, Maire
de la ville de Trinité, qui a mis le Palais des Sports à notre
disposition, et qui n'a pas hésité à faire le déplacement pour
nous souhaiter la bienvenue.
Un grand merci également à son personnel qui a su se rendre
disponible.
Merci à tous nos serviteurs, à toutes les femmes de la
Martinique, et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué
à la réussite de cette belle manifestation qui était placée sous
la bienveillance de la Trinité, et sous le regard protecteur de
la Vierge Marie, notre Mère.
Raymonde Moundangui ■
Rassemblement diocésain des femmes pour JésusRassemblement diocésain Rassemblement diocésain
VIE DU DIOCÈSE
Père Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de TrinitéPère Gaby Lémy, curé de Trinité
Frédéric Buval, Maire de TrinitéFrédéric Buval, Maire de TrinitéFrédéric Buval, Maire de Trinité
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 8 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580
Présentation officielle
du Père Michel Delvarice
VIE DU DIOCÈSE
Le dimanche 20 janvier 2019, Mgr David Macaire a présenté
aux fid\bles le p\bre Michel Delvarice, nouvel administrateur
de la Paroisse Sainte Jeanne d’Arc du Vert-Pré.
P
our cet évènement, toutes les équipes se sont mobilisées pour organiser cette
belle matinée de fête. La messe a débuté à 8h. Pendant deux heures, plus de
400 paroissiens ont partagé ce moment très important et solennel. Pendant
la présentation, le père Delvarice a renouvelé son engament de servir l’Église dans
la foi, en commençant cet acte de profession de Foi en disant : "Moi, père Delvarice,
[……] Crois et Confesse » face à Mgr David Macaire, en posant les mains sur la Bible,
et en récitant le Credo. S’en est suivi un dialogue protocolaire de présentation du
nouvel administrateur de la paroisse entre l’archevêque et le père Delvarice, et enfin
un dialogue d’acceptation entre l’évêque et les paroissiens. Également pendant la
cérémonie, père Delvarice présenta la toute jeune Pastorale des hommes et l’embryon
de la Pastorale de la communication.
Les membres des équipes et le père Michel offrirent aux paroissiens un petit déjeuner
convivial à la sortie de la messe. Puis s’ensuivi un déjeuner préparé par une fidèle et
par différents membres des équipes et mouvements de la paroisse du Vert-Pré. Ce
déjeuner s’est déroulé en présence de Mgr Macaire et son équipe, père François de
Rome en vacances à l’archevêché, des représentants de la municipalité du Vert-Pré et
du Robert, les responsables et membre actifs des différents mouvements de la paroisse,
les enfants de Chœur. Ce beau moment c’est déroulé dans une ambiance joyeuse de
partage et de louange.
Nous remercions notre Archevêque et son équipe pour leur présence, et nous leur
disons notre hâte de les revoir à la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc du Vert-Pré.
Pastorale de la Communication ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 9
Une église bien animée, c’est beau ! Les choristes s’en donnent à cœur joie et leur action est
enti\brement bénévole. Cependant, pour les accompagner et aider la communauté à chanter,
il faut du matériel de sonorisation de bonne qualité. Celui-ci, hélas, vieillit ! Aujourd’hui, il est
nécessaire de le remplacer. Pour trouver les fonds indispensables, les 7 chorales de Saint-
Joseph ont organisé un marché sur le parvis de l’église, le samedi 2 février toute la journée.
C
'est la première fois que les
chorales de Saint-Joseph, dans
un effort commun, organisent
un événement visant à récolter des
fonds dans ce but. D’autres actions sont
prévues dans les mois à venir.
La voix des Cœurs, Le Chœur d’Hommes,
Espérance de Jambette, Emmaüs, Signe
d’Amour, le groupe Peniel et Soul
Harmony, tous, main dans la main, ont uni
leurs énergies pour que cette première
soit un succès.
Des stands de fruits et légumes, pâtisserie,
produits maraîchers, piments confits ou
en purée, tenus par les choristes et leurs
amis ont été alimentés par la communauté
paroissiale. Et bien sûr, tradition oblige,
les crêpes de la Chandeleur étaient de
la partie !
L’animation festive a été assurée par le
ballet Racines Créole avec son groupe
de jeunes.
7 organistes utilisent le clavier et le
matériel de sonorisation qui ont déjà
quelques années. Le coût de leur
remplacement est estimé à plus de
10 000€ !
Une vidéo de publicité, lisible sur les
réseaux sociaux, a été réalisée par
Nina, choriste, utilisatrice du clavier et
coordinatrice de l’équipe musique et
chant sur la paroisse.
Selon Stéphanie-Clarisse, membre de
la Voix des Cœurs, c’est une très bonne
initiative. Le matériel tombe tout le temps
en panne. Le remplacer est indispensable
pour que la Parole de Dieu parvienne à
tous agréablement.
Cette première opération a rapporté
environ 4500 euros. Les efforts sont
donc à poursuivre pour mener à bien
les projets.
Un grand merci à toute la communauté
paroissiale de Saint-Joseph qui a répondu
favorablement à cette invitation avec à sa
tête, M. le Curé, le Père Wilfried Bannais.
Joël Sandot ■
Marché des chorales de Saint-Joseph
Le numéro 1 de la revue trimestrielle Sa Ka F\bt vient de paraître.
Il est en vente dans les paroisses au prix de 2.5\’0 . C’est en réalité
la toute nouvelle revue de l’Aumônerie des Antil\’les Guyane qui a son si\bge\’ à Paris.
L
’ouvrage comprend 29 pages.
Vous trouverez en pages 4 et 5
les vœux de notre archevêque,
Mgr David Macaire et ceux de ses 2
confrères Mgr Emmanuel Lafont de la
Guyane et Mgr Jean-Yves Riocreux de la
Guadeloupe.
Dans son éditorial, Mirza Rangheard,
la responsable de la publication, nous
fait une présentation de cette nouvelle
formule. On y voit comment nos frères
Antillo-Guyanais vivant à Paris nous
font partager la manière de vivre leur
foi loin de leurs racines. Ils sont d’ailleurs
réputés être de très bons animateurs
dans les églises parisiennes !
Un compte-rendu de l’intervention du
père Hugues Lafine, curé de la paroisse
de Redoute, sur le magico-religieux
a été particulièrement apprécié !
Vous y trouverez des réponses à vos
questionnements.
La question de la formation spirituelle
a aussi été traitée par le père Lafine. Un
compte-rendu du rassemblement du 11
novembre à Saint-Sulpice avec le Mot de
notre archevêque est également couvert.
On y voit une intervention du père Jean-
François Lof, Martiniquais vivant lui aussi
en France, de Mgr Riocreux et du père
Hervé Rossignol.
Des nouvelles de différents diocèses
où vivent nos compatriotes (Strasbourg,
Aix-en-Provence, Marseille …) avec force
photos vous permettront de retrouver de
vieux amis expatriés notamment dans le
chanté Nwel du 22 décembre.
Joël Sandot ■
Du nouveau dans
les médias chrétiens
. C’est en réalité
la toute nouvelle revue de l’Aumônerie des Antil\’les Guyane qui a son si\bge\’ à Paris.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 10 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 10
Agenda de l’Archevêque
U
n renfort de poids vient compléter la formation
« Sciences Politiques et Ecologie Humaine » de l’ICEA.
Chaque étudiant a désormais, en effet, un parrain
chef d’entreprise. Ces parrains, déjà engagés comme EDC, ont
choisi de donner de leur temps et de leur expérience à de
jeunes étudiants pendant trois ans. Des rencontres régulières,
des échanges, des visites d’entreprises, la mission du parrain est
d’aider l’étudiant à mûrir son projet professionnel quel qu’il soit,
en contact avec une personne d’expérience et avec la réalité de
l’entreprise. Un chef d’entreprise est de fait une personne qui a
appris à prendre des risques, à échouer, à rebondir, et surtout à
développer un projet d’entreprise qui, par essence, est au service
du bien commun.
Une grande nouveauté : l’ICEA est désormais sur Parcoursup
(sous le nom « Institut Catholique Européen des Amériques ») ;
son diplôme de Licence Sciences Politiques et Ecologie Humaine
« Thomas More » est reconnu par l’Etat et ouvre les portes des
Masters spécialisés, des concours administratifs ou des grandes
écoles de commerce, et d’une manière générale, il prépare à des
postes à responsabilité. L’enseignement est donné dans nos 1000
m2 totalement rénovés au centre de Fort-de-France, et en troisième
année, et en fonction du cursus simple ou double diplôme,
dans une de nos universités partenaires au Chili, en République
Dominicaine ou au Canada, afin de s’ouvrir à d’autres cultures et
de parfaire l’acquisition de l’anglais ou de l’espagnol.
■
Renseignements sur l’ICEA : www.icea-edu.fr
Admissions : 06 96 27 10 44 - contact@icea-edu.fr
jeunes étudiants pendant trois ans. Des rencontres régulières,
des échanges, des visites d’entreprises, la mission du parrain est
d’aider l’étudiant à mûrir son projet professionnel quel qu’il soit,
en contact avec une personne d’expérience et avec la réalité de
l’entreprise. Un chef d’entreprise est de fait une personne qui a
appris à prendre des risques, à échouer, à rebondir, et surtout à
développer un projet d’entreprise qui, par essence, est au service
Une grande nouveauté : l’ICEA est désormais sur Parcoursup
Des membres des Entrepreneurs et
Dirigeants Chrétiens (EDC) s’engagent
pour accompagner les étudiants sur 3 ans
Dimanche 24 février :
• Rencontre avec la communauté paroissiale de Sainte-Luce
• 9h : Messe à l’église de Sainte-Luce
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 25 février :
• Réunion en vue de la création de l’association
« Patrimoine Martinique »
Mardi 26 février :
• Assemblée des Modérateurs
• 18h30 : Messe de bénédiction de la chapelle de Californie rénovée
Mercredi 27 février :
• Rencontre avec la Pastorale des Artistes
• Pas de catéchèse Jeudi 28 février :
•
Cours de Théologie de la Spiritualité
Dimanche 3 mars :
• 7h30 : Messe dominicale à Case-Pilote
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mercredi 6 mars :
• 9h30 : Messe des Cendres au Monastère Sainte-Marie-des-Anges
(Carbet)
• Clôture du Séminaire d’évangélisation au Millenium du Morne-Rouge
• 18h30 : Messe à l’occasion du 10
ème anniversaire du Séminaire
d’évangélisation au Palais des sports du Lamentin
Dimanche 10 mars :
• 8h : Messe dans le cadre de la Journée mondiale du Scoutisme à l’église du Lorrain
• 15h : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 11
5 e Chantier E CCLESIA ’M 2020 !
« Soigner et Délivrer les âmes » La santé et le bien- être
D
ans le cadre du 5 ème grand
chantier synodal E
CCLESIA ’M
2020 ! , l’association des pèlerins
et militants de la foi « APMF » te propose,
pour améliorer ta santé et ton bien être
spirituel, et tout particulièrement en cette période de carême, des marches
tout au long de l’année 2019.
Tu as la possibilité de marcher en toute
amitié et convivialité dans le district de
ton choix. Viens montrer JESUS
partout en MARTINIQUE
personnellement et en église.
Que toute la Martinique soit en route !!!
« Eglise en Route »
Programme des Marches : Mars 2019
Samedi 9 mars 2019
DISTRICT DEPART ARRIVEE
District Centre Est Eglise Saint-Laurent du Lamentin Chapelle de Pelletier au Lamentin
District Centre Ouest Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France Eglise des Terres-Sainville
District du Grand Nord Eglise Saint-Pierre et Paul du Marigot Chapelle de Dominante au Marigot
District du Grand Sud Eglise Notre-Dame de la Bonne-Délivrance
(Trois-Ilets) Chapelle de l’Anse Mitan (Trois-Ilets)
District du Nord
Atlantique Eglise Notre-Dame de l’Assomption
(Sainte-Marie)
Chapelle de Fonds Saint-Jacques (Sainte-Marie)
District du Nord Caraïbe Notre-Dame-de l’Assomption de Case-Pilote Eglise Saint-Pierre-aux-Liens de Bellefontaine
District du Sud Eglise Saint Jean-Baptiste de Rivière-Salée Eglise Notre-Dame de la Visitation
à Petit-Bourg
Samedi 23 mars 2019
DISTRICT
DEPART ARRIVEE
District Centre Est Chapelle de Pelletier du Lamentin Chapelle Hôpital Mangot Vulcin du Lamentin
District Centre Ouest Eglise des Terres-Sainville à Fort-de-France Chapelle de Trénelle Citron (F-de-F)
District du Grand Nord Chapelle de Dominante à Marigot Chapelle Sainte Bakhita au Bourg du Marigot
District du Grand Sud Chapelle de l’Anse-Mitan (Trois-Ilets) Anse à l’Ane (Restaurant le Maeva) au Trois-Ilets
District du Nord
Atlantique Chapelle de Fonds Saint-Jacques
(Sainte-Marie)
Chapelle de Pain de Sucre (Sainte-Marie)
District du Nord Caraïbe Eglise Saint-Pierre-aux-Liens de Bellefontaine Eglise Saint-Martin du Morne-Vert
District du Sud Eglise Notre-Dame de la Visitation
(Petit-Bourg) Eglise de Saint-Esprit
Prochaines marches prévues les samedis 6 et 23 avril 2019
Pour tout renseignement, contactez l’APMF au 0696 86 46 46
spirituel, et tout particulièrement en
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 12
En plein cœur du parcours synodal
ECCLESIA ’M 2020 ! l’année liturgique 2018-2019
est placée sous le mot d’ordre “
ECCLESIA ’M 2020 !
chemin de guérison”\’.
Le carême étant un temps propice à la guérison
spirituelle, le dioc\bse propose de le vivre avec
une intensité accrue.
Conscients et confiants que les fid\bles vivent déjà
personnellement ce temps fort, nous voulons
mettre l’accent sur la dimension communautaire
du carême.
Vivre le carême pe\Lrsonnellement et e\Ln Eglise
N
ous le ferons sur plusieurs
niveaux :
1. au niveau du diocèse : par les
orientations ci-dessous, nous souhaitons
impulser une dynamique diocésaine pour
ce carême afin que tous aient conscience
que nous vivons ensemble ce temps d’effort ;
2. au niveau du district : la mise en pratique
des orientations requiert une organisation
du district, et par là, la collaboration des
prêtres, mais aussi des laïcs d’un district;
3. au niveau de la paroisse : c’est la
paroisse qui aura à porter les orientations
et qui donnera vie à celles-ci. Les fidèles
des paroisses se retrouveront investis d’une
mission particulière ;
4. au niveau des familles et des PCE :
les paroisses les solliciteront pour la
réalisation des orientations.
La guérison spiritue\Llle en cinq dimens\Lions
Nous proposons de vivre communautairement pour ce carême 5
dimensions de la vie spirituelle : l’eucharistie, la bible, la confession,
le chapelet et le jeûne.
Nous prendrons toute une semaine pour chaque dimension. A savoir,
pendant une semaine du carême, la communauté paroissiale vivra par
exemple le jeûne, et donc devra s’organiser pour qu’il y ait toujours,
du dimanche au samedi, un petit groupe de ses membres qui jeûne
(principe de la chaîne ou de la sentinelle de garde). La semaine d’après,
on change de point d’effort, par exemple alors le chapelet.
Le district devra s’organiser pour qu’il y ait toujours une paroisse
qui vive l’une des cinq dimensions, de sorte qu'elles soient vécues
simultanément dans le district au cours de la semaine.
Comme il y a 7 districts en Martinique, cela implique que chaque
semaine du carême, au niveau du diocèse, il y aura 7 paroisses où il y
aura messe et adoration perpétuelle, 7 paroisses où il y aura confession
toute la journée, 7 paroisses où on jeûnera, 7 paroisses où on dira le
chapelet en permanence, et 7 paroisses où on aura la lecture de la bible.
L’Eglise en Martinique
prend le chemin de guérison
CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 13
10 Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette.
11 Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire,
Sardes, Philadelphie et Laodicée. »
12 Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or,
13 et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à
hauteur de poitrine ;
14 sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme ardente ;
15 ses pieds semblaient d’un bronze précieux affiné au creuset, et sa voix était comme la voix des grandes eaux ;
16 il avait dans la main droite sept étoiles ; de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants. Son visage brillait
comme brille le soleil dans sa puissance.
17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi,
je suis le Premier et le Dernier,
18 le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
19 Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir.
20 Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma main droite, et celui des sept chandeliers d’or : les sept étoiles
sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »
\bvec le Christ au m\Lilieu de son peuple,\LVeiller !
Comme sept paroisses vivront chaque semaine une même dimension spirituelle, nous nous inspirons de Ap. 1, 10-20, pour
dire qu’elles tiennent un candélabre. Ainsi, pour la dimension de l’eucharistie, on dira qu’elles tiennent le candélabre de
l’eucharistie. Ce temps de veille commencera le samedi à 18h, pour s’achever le samedi d’après, à 18h.
Tenir le candélabre\L de l’eucharistie
La paroisse en charge de tenir le candélabre de l’eucharistie bénéficiera d’un nombre accru
de messes, et d’une exposition du Saint Sacrement proposé aux fidèles entre les messes.
Proposition de départ (Les districts et les paroisses s’adapteront en fonction de la
réalité locale) :
• le dimanche, les messes sont aux horaires habituels ;
• en semaine, trois messes : une vers 6h, une vers 12h, une vers 18h. Ces messes peuvent
ne pas être chantées ;
• Exposition du Saint-Sacrement dès le samedi soir. Là où il n’y a pas de messe anticipée du dimanche, on exposera le Saint-Sacrement à 18h, le samedi.
La paroisse se sera organisée de telle sorte qu’il y ait au minimum 2 adorateurs (pour
les petites paroisses et 3 pour les grandes) par créneau horaire. Elle indiquera les
heures où des tiers pourraient venir adorer.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 14
Tenir le candélabre\L du jeûne
La mise en place du jeûne est très simple puisqu’il s’agit d’établir une grille journalière
de jeûnants de sorte qu’il y ait toujours au moins 12 jeûnants à tout instant. La paroisse
aura à cœur de mettre en œuvre parallèlement des œuvres de charité, de sorte que le
jeûne soit couplé à une action caritative ou solidaire.
Les paroisses peuvent s’organiser de telle sorte qu’on établisse 14 créneaux de jeûne.
Les créneaux seront de 12 heures : 6h - 18h et 18h - 6h. On commence le samedi à 18h. le
premier groupe jeûnera donc de 18h à 6h le lendemain. Le deuxième groupe commence
à 6h, et termine à 18h. Ainsi de suite jusqu’au samedi d’après, à 18h.
Cela représente donc 14 créneaux de 12 heures de jeûne. Bien sûr, on peut s’inscrire
dans deux créneaux consécutifs si on offre 24 heures de jeûne. Mais l’idée est qu’un
maximum de personnes puissent prendre part à cet effort.
Tenir le candélabre\L du Rosaire/Chapele\Lt
Il s’agit de garantir une permanence de prière du chapelet au cours de la semaine entière.
La paroisse qui tient le candélabre du chapelet préparera une grille hebdomadaire pour
que les familles, les groupes, PCE ou tout autre groupe de fidèles puissent s’inscrire
pour combler toutes les heures. Toutefois, il faut que l’on garantisse un temps où tous
les mystères du Rosaire soient récités dans l’église (ou lieu de culte paroissial), chaque
jour de la semaine.
Notre diocèse est consacré à la Vierge Marie. Il est donc crucial qu’il y ait cette veille auprès
de Marie, notre Mère. Car nous prions pour la guérison spirituelle et la sanctification du
diocèse. Il convient que nous entourions Notre-Dame de la Délivrande pour lui demander
d’intercéder pour notre délivrance.
Tenir le candélabre\L de la Bible
Ce candélabre est important. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute
parole qui sort de la bouche de Dieu. (Matthieu 4,4). Durant le carême, tout fidèle doit
faire l’effort de se nourrir de la Parole de Dieu plus que d’habitude. La paroisse qui tient
le candélabre de la Bible (ou de la Parole) est un endroit dans l’île où en permanence
quelqu’un lit la Parole de Dieu.
Il y aura plusieurs façons de tenir cette veille. On peut choisir de le faire publiquement
dans l’église par la lecture de la Parole de Dieu (on choisira un découpage de la bible),
ou de le faire en famille ou PCE, ou même en privé par le biais de créneau de lecture,
de sorte qu’on ait toujours un fidèle de la paroisse qui se nourrisse de la Sainte Ecriture.
La paroisse devra donc proposer une grille comprenant des temps de lecture publique (à
l’église ou une salle paroissiale), et des temps de lecture privée. Un fidèle ou un groupe
de fidèles pourra s’inscrire, par exemple, à lire la Bible de 2h à 3h du matin à domicile.
Là encore, il est recommandé qu’un maximum de personnes s’engagent à lire la Parole
de Dieu, nuit et jour. Il faudra donc que certains se réveillent la nuit pour lire la Parole
de Dieu. Ce sera une expérience des plus exaltantes : se lever de nuit pour aller à la
rencontre du Seigneur est très nourrissant spirituellement.
CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 15
Tenir le candélabre\L de la confession
Dans l’idéal, la paroisse concernée bénéficierait d’une permanence de prêtres dans
l’église pour confesser depuis la fin de la messe du matin en semaine, ou à défaut de
celle-ci, depuis 8h jusqu’à 19h. La permanence sera tenue par un ou deux prêtres du
district ou d’ailleurs. La permanence aura lieu dès le lundi, sauf si le curé consent à offrir
une plage d’une heure ou deux le dimanche matin.
Donc, tout dépend de la bonne volonté des prêtres à se mettre en disponibilité, de sorte
qu’un fidèle ait toujours la possibilité de se confesser entre 8h et 19h.
Cela bousculera nos habitudes par rapport aux célébrations pénitentielles de carême,
mais à bien considéré, on passe d’une centaine d’heures totales pour les confessions
durant les célébrations, à 1925 heures (55 heures pour une paroisse dans une semaine,
sur 5 semaines, et dans 7 districts, soit donc 1925 heures) de possibilité de se confesser.
Cela est peut-être un idéal, mais pourquoi pas ?
Encourageons nos frères prêtres et acceptons que pendant ce carême, ils se consacrent
à être des veilleurs du Pardon de Dieu.
Conclusion
Dans cette année où la guérison est mise à l’honneur, nous avons besoin d’être puissamment renouvelés. A la Pentecôte, nous
vivrons un temps fort avec la “Pentecôte des familles”. Pour cela, le carême sera un vrai temps de préparation spirituelle,
mais aussi une vraie opportunité d’expérimenter la puissance de la prière et de l’engagement de chacun. “Ensemble, nous
pouvons y arriver” !
Notre carême est un carême pour la guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique. Nous aurons à cœur de prendre
ces prières bientôt disponibles sous forme de signets :
ÉGLISE EN MARTINIQUE
Prière pour la Martinique
Seigneur Dieu, qui es à l'origine de
toute miséricorde et de toute bonté, toi qui as voulu que ton Fils soit crucifié pour nous, afin de nous
arracher au pouvoir de satan, regarde avec conté la misère et la peine du peuple vivant en Martinique ou
s'y associant. Puisque tu nous as
marqués de ton sceau par la baptême, repousse les assauts du mal et répands en Martinique
la grâce de ta bénédiction.
Nous te prions pour la guérison
spirituelle et la sanctification de la Martinique. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Prière d'E CCLESIA 'M 2020 !
Visite Seigneur notre diocèse,
protège-nous ! Pour sanctifier nos âmes, délivre de l’ennemi
les familles, les paroisses, les jeunes, la société. Apprends-nous,
avec l’aide de la Vierge Marie,
comment montrer Jésus partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise. Cœur Sacré de Jésus … J’ai confiance en Toi !
Cœur Immaculé de Marie …
Prie pour nous ! Et que tout esprit loue le Seigneur ! Amen !
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CARÊME : CHEMIN DE \iGUÉRISON DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 16
Q
ue dire de la guérison ?
En recherchant la définition
de la guérison, nous trouvons
le sens suivant : Délivrer d’une maladie
(« mal à dire »), d’une blessure, ou d’un
mal moral, se débarrasser d’un défaut,
d’une habitude, s’en corriger.
La guérison, c’est donc un retour à la
santé, un recouvrement de la santé.
Nous retiendrons donc, en lien avec le 5
ème
chantier d’E CCLESIA ’M 2020 ! que la guérison,
c’est la délivrance des âmes, et plus
particulièrement la guérison intérieure.
C’est débarrasser l’âme de ce qui la bloque
dans son évolution, sa croissance humaine
et spirituelle, vers l’épanouissement
personnel dans sa relation avec elle-
même, les autres et avec Dieu.
C’est la conduire, l’accompagner (« faire un
bout de chemin avec ») vers plus de vérité,
de liberté, de responsabilité (répondre de
ses actes) et d’épanouissement dans son
identité humaine et chrétienne.
La guérison est un processus qui permet
de reconnaître ses maux, son « mal à dire »,
ses blessures émotionnelles et affectives, à
la Lumière du Christ, pour un « mieux être »
personnel et relationnel au contact de son
Amour (Dieu m’aime personnellement
et de manière inconditionnelle), et la
croissance de l’être spirituel en lui.
Le Catéchisme de l’Eglise catholique
souligne : « La maladie et la souffrance
ont toujours été parmi les problèmes les
plus graves qui éprouvent la vie humaine.
Dans la maladie, l’homme fait l’expérience
de son impuissance, de ses limites et
de sa finitude » (paragraphe 1500).
Il poursuit : « La compassion du Christ
envers les malades et les nombreuses
guérisons d’infirmes de toute sorte sont
un signe éclatant de ce que ‘Dieu a visité
son peuple’ (Lc 16,7), et que le Royaume
de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas
seulement pouvoir de guérir, mais aussi
de pardonner les péchés ; il est venu guérir
l’homme tout entier, âme et corps ; il est le
médecin dont les malades ont besoin »
(paragraphe 1503).
Par ailleurs, Benoît XVI affirme, concernant
la restauration de l’homme : « Quiconque
désire véritablement guérir l’homme doit
le voir dans sa totalité, et doit savoir que
la guérison ultime ne peut se trouver
que dans l’Amour de Dieu » (Jésus de
Nazareth, P.176).
Quels sont les besoins en
guérison pour la Martinique ?
Le peuple martiniquais a besoin de
guérison et de libération.
L’âme martiniquaise a besoin d’être
guérie.
Nous avons besoin de guérir :
- de nos blessures émotionnelles et
affectives qui font de nous des êtres
sensitifs, et qui nous empêchent d’être
totalement nous-mêmes dans la vérité
de notre être ;
- du paraître, du « faire semblant » qui
nous empêche d’émerger en tant que
personne humaine unique, différente et
séparée, ayant du prix aux yeux du Père
qui nous aime de manière personnelle
et inconditionnelle ;
- de notre imaginaire prégnant avec
comme corollaire les croyances magico-
religieuses, et les pratiques occultes
comme réponse au vécu persécutif ;
- de nos difficultés à nous « prendre en main » et à nous responsabiliser ;
- de la surconsommation, comme pour
compenser un manque, un vide et par
peur de manquer ;
- de l’hédonisme, la recherche frénétique de plaisir : « An ba latè pani plézi » ;
- de l’imitation par manque d’assise dans sa personnalité ; - de la peur du regard des autres et du
« qu’en dira-t-on ? » ;
- de nos égos surdimensionnés et de notre
soif de pouvoir pour dominer les autres ;
- de l’individualisme pour vivre la fraternité
et rechercher le bien commun ;
- de la médisance du « mal palé moun »
qui entraîne des blessures difficiles à
guérir ;
- de nos manques d’amour et de
bienveillance à l’égard des autres, et de
nos mentalités étriquées et mesquines ;
- de nos endormissements dans nos zones de confort, et de nos cécités
face à l’injustice et la souffrance des
nécessiteux ;
- de nos quêtes incessantes de
reconnaissance au lieu d’être, d’exister
en nous appréciant à nos justes valeurs,
et en ayant une juste estime de soi ;
- de nos enfermements dans des systèmes
qui nous aliènent et nous empêchent
d’être celui que nous sommes appelés
à être.
La guérison est un processus qui
commence par l’accueil et l’amour de
soi en s’appuyant sur l’Amour de Dieu,
avec notre histoire, nos spécificités
et particularités, nos richesses et nos
faiblesses pour vivre pleinement notre
identité en Christ, qui est venu pour nous
guérir et « sauver ce qui était perdu »
(Lc 9,10).
Et comme disait le centurion romain à
Jésus, nous pouvons dire : « Seigneur,
dis seulement une parole et je serai
guéri » (Mt 8,5-17). Par ses blessures et
ses meurtrissures, Jésus nous apporte la
guérison (Isaïe 53,5). Que son sang qui
a coulé de ses saintes plaies sur leMont
Golgotha coule sur chacun de nous afin
que nous recevions la guérison dont nous
avons tous besoin.
Tony Allaguy-Salachy ■
De quoi devons- nous guérir ?
Quels sont les besoins en guérison pour la Martinique ?
Page 17
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 février 2019 – n° 580 17
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
L
e carnaval est une fête d’origine païenne qui a été
tolérée au Moyen-Âge par l’Eglise catholique. C’est à
cette époque qu’on a élaboré l’essentiel de la forme
de célébration que nous lui connaissons aujourd’hui, et
qu’elle a été étroitement liée au calendrier liturgique.
De cette époque date, en effet, l’étymologie latine du mot
carnaval : « Carnem levare », « éliminer la viande », qui
nous rappelle la prescription ecclésiale de s’abstenir de
la viande durant le carême. Dans l’obligation d’éliminer
la viande des maisons avant le carême, on faisait, durant
les jours précédents, de grands repas avec des boissons,
le tout accompagné de déguisements et des danses
dans les rues. C’est pourquoi on a appelé le mardi qui
précède le Mercredi des Cendres (premier jour de jeûne
et d’abstinence du carême dans l’Eglise Catholique) le «
Mardi Gras ». Au fil des ans, le déroulement du carnaval a
évolué au point qu’aujourd’hui, plusieurs se demandent
s’il est bien ou mal, pour un chrétien, de participer à
cette fête.
A priori, le carnaval n’est pas mauvais pour le chrétien.
Selon la manière dont on le vit, il peut préparer au carême
ou en éloigner.
En effet, le carnaval qui se réduirait à des ripailles
et beuveries, à la consommation de la drogue, à des
insanités ou à des « vidés » malpropres ne peut être
une préparation au carême. Ce genre de fête ne ferait
que souiller et endommager notre corps, temple du Saint-
Esprit, et ne rendrait aucunement gloire au Seigneur.
Pour cela, saint Paul invitait déjà ses communautés à se
conduire dignement en s’éloignant des ripailles et orgies,
luxures et débauches (Rm 13, 13), à manger, à boire et à
orienter tout leur agir à la gloire du Seigneur (1 Co 10, 31).
De même, le carnaval qui se prolongerait au-delà du
Mardi Gras ne préparerait plus au carême, parce qu’il
abrège ainsi le temps de maturation spirituelle nécessaire
que constituent les 40 jours de carême.
Il est vrai cependant que, sous certains
aspects, le carnaval envisagé dans une
culture saine, avec mesure, sans abus
ni exagération, pourrait disposer à bien
vivre le carême. Prenons quelques
exemples :
➊ L’opportunité, signifiée par
l’étymologie, d’éliminer la viande encourage
l’abstinence que nous sommes invités à vivre en carême.
➋ En passant du carnaval au carême, nous
expérimentons les deux étapes antithétiques de la vie
dont parlait le sage Qohélet quand il écrivait : « Il y a
un temps pour pleurer et un temps pour rire, il y a un
temps pour gémir et un temps pour danser… » (Qoh 3,
4). L’allégresse du carnaval, assortie de la pénitence du
carême, nous instruit de cette vérité de la vie qu’il y a
nécessairement un temps pour chaque chose sous le
soleil de Dieu.
➌ Les diables rouges rappellent les puissances qui nous
font peur. Cette moquerie burlesque peut nous rappeler
le combat spirituel du carême et proclamer notre victoire
sur les forces des ténèbres.
➍ Enfin, l’’incinération du « Vaval », roi du carnaval,
symbolise assez bien, quoique de façon païenne, la
destruction des futilités du monde présent et l’avènement
d’une aire nouvelle, d’un temps de maturité qui demande
effort et persévérance. Après tout, les cendres, d’où
qu’elles viennent, nous redisent toujours, comme disait
Qohélet que « tout est vanité ». En dehors de la vie divine,
tout finit comme Vaval… en poussière !
Le carnaval prépare au carême, dans la mesure où on le
vit en chrétien(ne).
Abbé Médard Kounoudji, Curé de Basse-Pointe ■
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Est-il vrai que le carnaval prépare au carême ?
