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I rons-nous avec Toi au désert ? II E g lise en MARTINIQUE N° 581 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 10 MARS 2019 Pourquoi Dieu nous laisse-t-il entrer en tentation ? Servants d’autel : Appelés à servir la Liturgie

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 17 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 I rons-nous avec Toi au désert ? Ce 1 er dimanche de carême nous met en présence de Jésus confronté à trois tentations \ : l’avoir, le pouvoir, la gloire. Ces tentations qui ont pour seul but de compromettre la relation qui existe entre Dieu et l’Homme, guettent tous les chrétiens. Nous réalisons que c’est par la Pa\ role de Dieu que nous pouvons surmonter l’épreuve de la foi. Le carême est un temps de libération. En effet, quand nous nous y \ préparons spirituellement, c’est le Seigneur lui-même qui met e\ n nous le désir et la force de le suivre et de l’aimer. Libérons-nous donc de nos peurs, de nos fardeaux, de nos insuffisances… Dans son Message pour le Carême intitulé « La création attend ave\ c impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm8,19), le pape\ François nous donne des orientations pour les quarante jours afin d’accompagner notre chemin de conversion. Il indique que la conversion du chrétien fait aussi « du bien à la création »\ . En ce 1 er dimanche de Carême, la célébration de l’Appel décisif, présidée par Mgr Macaire, rassemblera tous les catéchumènes\ , accompagnés de leurs parrains et marraines. L’évêque les appellera publiquement par leur nom, et les invitera à répondre personnellement à l’appel. Ils seront désormais admis à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne. Et c’est l’Eglise\ toute entière qui cheminera pendant ce carême avec eux vers Pâques. Oui, l’Eglise, ce « corps familial qui, toujours, se laisse nourrir et soigner par le Seigneur. Toujours en crise, oui, mais toujours purifiée", nous dit notre évêque. Servants de messe, servants d’autel, enfants de chœur… diffé\ rentes appellations désignent ces jeunes gens appelés à servir la Litu\ rgie de notre communauté chrétienne. Ils sont formés, et prennent très au sérieux leur service. Aujourd’hui, nous en faisons le s\ ujet de notre dossier qui est introduit par notre archevêque. Pourquoi Dieu nous laisse-t-il entrer en tentation ? C’est La question posée dans la rubrique « An tchè Légliz-la ». La réponse vous est donnée par un prêtre qui conclut ainsi : ‘’Par Jésus-Christ te voilà renouvelé, sans Lui tu ne peux rien faire‘’. Tout est dit… Rappelons-nous que, pour ce temps de Carême, notre diocèse nous propose de prendre un chemin de guérison spirituelle en cinq dimensions : Eucharistie, bible, confession, chapelet et jeûne. Efforçons-nous de mener à bien ce projet communautaire. Seigneur aide-nous à découvrir ce que nous avons à améliorer\ dans nos rapports avec Dieu et avec nos frères. Sois avec nous sur le chemin qui nous mène à Pâques. Bon carême à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLI\b-LA EGLISE UNIVERSELLE\C • Parole dominicale • Mois de Mars\b Mois de Saint Josep\ih ! •   Des Week-end de feu avec l’ACPM : Salon  du Mariage et Week-end & des fi  ancés • Carême : Appel décisif \ides catéchumènes •    Interview de l'Archevêque sur l’organisation  du service liturgique des jeunes •    Extrait du Dialogue du pape François  avec les servants d’autel  - 12 ème  Pèlerinage  international des servants d’autel •    Interview de Kerry Moran\b  cérémoniaire diocésain • Les Servants d'autel en paroisses • Crise !? Vous avez dit « crise » !? •    Pourquoi Dieu nous laisse-t-il parfois  entrer en tentation ? • Sœur Marie-Angéliq\iue Aquilon • Message du Saint-Père pour le Carême 2019 16 3333 3334 2222 VERS LA VIE 18 8 10 11 12 13 1 4 7 6 Dossier  : SERVANTS D’AUTEL MÉDIAS 19

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N os chers catéchumènes et « recommençants » seront bientôt baptisés et confirmés dans l’Eglise Catholique et Romaine. D’après les médias, cette Eglise est en pleine crise. C’est vrai. Mais il ne faut pas oublier que l’Eglise a toujours été en crise et le sera toujours. Même si les journalistes se croient prophètes, seul Jésus nous met le nez dans la réalité de notre péché et il le fait depuis longtemps. N’est-ce pas par la lâcheté de Pierre et des autres apôtres et la trahison de Judas que Notre-Seigneur Jésus a été crucifié !? 2000 ans d’histoire nous montrent que l’Eglise a toujours été composée à 100% de pécheurs et qu’il y a toujours eu en son sein et des brebis galeuses et des saints… On peut même dire que les saints sont des brebis galeuses sanctifiées par l’Église : Viennent au puits ceux qui ont soif… et certains le polluent ! Viennent à l’hôpital les malades… et certains sont contagieux ! Viennent à l’Eglise les pécheurs…. et certains la souillent. Malheur à tous ceux-là. Mais nous sommes membres de cette Eglise pour être sans cesse purifiés. Pour comprendre ce qu’est vraiment l’Eglise, posons-nous quelques questions sur le lien entre ses membres. De chaque conception de l’Eglise dépendra une question bien précise et les comportements qui vont avec : Si nous concevons l’Eglise sur le modèle militaire, dans le monde pour être militante. Son combat (sa mission) et son action reposent sur des relations internes hiérarchiques et ordonnées… mais pas très fraternelles. La question qu’on se pose est : qui commande et qui obéit ? Si l’on accepte la mauvaise vision des journalistes, et malheureusement de tant de chrétiens, d’une Eglise- Institution. On y voit la pyramide d’une structure hiérarchique de gouvernement, un monstre d’orgueil autoréférencé qui requiert la passivité et la soumission des uns, le cléricalisme des responsables, la misogynie et l’éviction de toute initiative personnelle et charismatique. On se demande : qui est au service de qui et qui est servi par qui ? Si on s’interroge tout simplement sur la bonne « ad-ministration » de l’Eglise, on pose l’importante question des ministères, autrement dit de l’organisation du corps (cf. 1 Co 12). Dans cette vision, les clercs ne sont pas censés tout savoir faire (du leadership au chant, en passant par la prédication, l’accompagnement spirituel, la comptabilité, l’animation, la prédication, la liturgie, l’évènementiel, etc.). Une décléricalisation s’impose pour que chacun épanouisse ses charismes et prenne sa place pour le bien de tous. Dans une Eglise synodale, unie dans l’Esprit-Saint par la mutuelle réponse de chacun à l’appel de Dieu, le corps entier est témoin du message de l’Évangile et le clergé ne se sent pas investi de toutes les fonctions communautaires. « Tous les fidèles, dit le Canon 211, ont le devoir et le droit de travailler à ce que le message divin du salut atteigne sans cesse davantage tous les hommes de tous les temps et de tout l'univers ». Dans ce corps, on ne se pose qu’une question : qui fait quoi ? Enfin, si on voit en l’Eglise une famille, on la définit en fonction de la charité qui presse les disciples à être soumis les uns aux autres (Ep. 5,21) : les anciens, à engendrer les plus jeunes (cf. 1 P 5,1) ; les plus fragiles, à se laisser protéger par les plus costauds (cf. 1 P 5,5) ; les hommes et les femmes, à apprendre réciproquement les uns des autres ; les clercs, à encourager les ministères propres des laïcs ; les laïcs, à ne pas se reposer sur les clercs pour tout (cf. Tt 1,5), etc. Une communauté fraternelle de disciples mission- naires (cf. Ac 2,42-47) qui correspond sans nul doute au désir du divin fondateur et aux aspirations du cœur de chaque homme. Là, les disciples engendrent des disciples et chacun se sait aimé et reconnu, aimant et reconnaissant envers ses frères et sœurs, et missionnaire… Et on se demande : qui aime qui et comment ? Tout cela ne fait pas de l’Eglise une joyeuse anarchie, mais un corps familial qui, toujours, se laisse nourrir et soigner par le Seigneur. Toujours en crise, oui, mais toujours purifiée ! + Fr David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 3 MOT DE L’ÉVÊQUE Crise !? Vous avez dit « crise » !?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 4 Message du Saint-Père pour le Carême 2019 C hers frères et sœurs, Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance » (Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême. 1.    La rédemption  de la Création La célébration du Triduum pascal de la passion, mort et résurrection du Christ, sommet de l’année liturgique, nous appelle, chaque fois, à nous engager sur un chemin de préparation, conscients que notre conformation au Christ (cf. Rm 8,29) est un don inestimable de la miséricorde de Dieu. Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint (cf. Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en œuvre la loi de Dieu, en commençant par celle qui est inscrite en son cœur et dans la nature, alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption. C’est pourquoi la création, nous dit saint Paul, a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain. Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints –esprit, âme et corps–, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le « Cantique des créatures » de saint François d’Assise (cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde, cependant, l’harmonie produite par la rédemption, est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort. 2. La force destructri\uce du péché En effet, lorsque nous ne vivons pas en tant que fils de Dieu, nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. Nous suivons alors des désirs incontrôlés que le Livre de la Sagesse attribue aux impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas Dieu comme référence dans leur agir, et sont dépourvus d’espérance pour l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du « tout et tout de suite », du « posséder toujours davantage » finit par s’imposer. La cause de tous les maux, nous le savons, est le péché qui, depuis son apparition au milieu des hommes, a brisé la communion avec Dieu, avec les autres et avec la création à laquelle nous sommes liés avant tout à travers notre corps. La rupture de cette communion avec Dieu a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17- 18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur, mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres. Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer. Le péché qui habite dans le cœur de l’homme et se manifeste sous les traits de l’avidité, du désir véhément pour le EGLISE UNIVERSELLE\i « La création attend avec impatience  la révélation des fils de Dieu »  (Rm 8,19)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 5 bien-être excessif, du désintérêt pour le bien d’autrui, et même souvent pour le bien propre, conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle. 3. La force de guérison\u  du repentir et du p\uardon C’est pourquoi la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu, ceux qui sont devenus “une nouvelle création” : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5,17). En effet, grâce à leur manifestation, la création peut elle aussi « vivre » la Pâque : s’ouvrir aux cieux nouveaux et à la terre nouvelle. Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal. Cette “impatience”, cette attente de la création, s’achèvera lors de la manifestation des fils de Dieu, à savoir quand les chrétiens et tous les hommes entreront de façon décisive dans ce “labeur” qu’est la conversion. Toute la création est appelée, avec nous, à sortir « de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). Le carême est un signe sacramentel de cette conversion. Elle appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône. Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “ dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur. Chers frères et sœurs, le « carême » du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13 ; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable ! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus : faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante. Du Vatican, le 4 octobre 2018 Fête de Saint François d’Assise François ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 66 Dimanche 10 mars 201\b  la P arole  Dominicale Deutéronome 26,4-10   • \P  Psaume 90   •   Roma\b\Pns 10,8-13   •    L\Puc 4,1-13 1 er dimanche de Carême - Année C F rères et sœurs, Il y a un lien étroit entre le carême et le baptême. Notons que dans l’évangile, Luc précise qu’après son baptême, Jésus, rempli de l’Esprit Saint est conduit au désert pendant 40 jours. Au cours des six premiers siècles de l’histoire de l’Eglise, le carême a été un temps de préparation au baptême des adultes. Cette période liturgique était considérée comme un temps de pardon, de pénitence, de réconciliation pour ceux que le péché avait exclu de la communion de l’Eglise. La communauté chrétienne était associée à la préparation au baptême des catéchumènes par le pardon, le jeûne, la prière et l’aumône. Les parrains et marraines proches des futurs baptisés veillaient à leur donner le témoignage de leur vie chrétienne, et vérifiaient aussi le sérieux de leur chemin de conversion. Le baptême, en ces temps-là, n’était pas une formalité rituelle et sociale inscrite dans la tradition, mais une conversion personnelle, un changement de vie après avoir découvert une vie nouvelle avec Jésus-Christ. En ce temps de carême, l’Eglise propose aux chrétiens et aux catéchumènes de regarder Jésus pour mieux le suivre et l’imiter. Il est notre seul modèle, notre seul guide. Il est le chemin qui conduit au Père. Il est la Parole de vérité. Saint Paul, dans la lettre aux Romains 10,8- 9, met l’accent sur la place de la Parole de Dieu dans notre vie : "Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé". Le carême de Jésus au désert est un temps d’épreuve, de réflexion, d’union au Père dans la prière. Et nous, qu’allons-nous faire de ce carême ? Est-ce qu’il sera un temps favorable pour une relation plus profonde, moins routinière avec Jésus ? Dans mon emploi de temps, quelle place vais-je accorder à la méditation de sa parole ? "La Parole est près de toi, elle est dans ton cœur". Jésus doit affronter le diable et ces tentations. Remarquons que le diabolos, le diviseur, le menteur, est aussi un flatteur. Il fait croire à ce que nous ne sommes pas, en nous sortant de notre condition humaine. A chaque tentation, Jésus réplique par une citation de la Parole de Dieu. La première tentation porte sur l’appétit de l’avoir, le désir de posséder, de consommer. Cela se manifeste par la faim. C’est une vieille tentation d’Israël. Quand le peuple séjourna dans le désert à sa sortie de la terre de servitude, il regretta les viandes et les oignons d’Egypte et il était prêt à sacrifier sa liberté pour consommer. La possession de l’avoir est aliénante quand elle est tyrannique, elle supprime la liberté des fils et des filles du Père. Le tentateur propose à Jésus de sortir de sa condition, de se détourner du Père et d’utiliser des pouvoirs magiques… Jésus répond : "L’homme ne vit pas seulement de pain". C’est un avertissement à tous ceux qui ont des responsabilités dans la société et dans l’Eglise. Nous n’avons pas à utiliser notre fonction pour en tirer des bénéfices, des privilèges. Notre fonction est un service. La deuxième tentation porte sur le pouvoir. " Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes". Le pouvoir corrompt le cœur de l’homme, détériore ses relations avec Dieu et avec les autres humains, s’il n’est pas un service. Le pouvoir de dominer fait croire à l’homme qu’il est Dieu, qu’il peut remplacer Dieu, il devient l’idole de lui-même. Jésus répond : "C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte". Qui ou quoi dans ma vie tend à prendre la place de Dieu ? A qui ou à quoi je sacrifie ma vie, en lui donnant le meilleur de moi-même ? Jésus me demande de dépoussiérer ma foi, de la purifier des scories qui l’alourdissent : telles les superstitions. Avec une foi en baisse, certains fréquentes les officines des voyants et dépensent de grosses sommes d’argent pour qu’on leur prédise l’avenir. Dans la troisième tentation, le tentateur vise Dieu lui-même : sa nature, son être. Le tentateur propose de forcer Dieu, de le contraindre à agir en le mettant au service de l’homme ; de voir en lui un faiseur de miracles, de choses extraordinaires. Tout ceci démobilise l’homme et le prive de ses responsabilités. Agir ainsi, c’est tenter Dieu comme l’a fait l’adversaire de Dieu. Jésus a toujours refusé les moyens spectaculaires pour accomplir sa mission. "Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu". Seigneur aide-nous à savoir Te donner toute la place dans notre vie, dans notre cœur, dans nos préoccupations. Fais que nous soyons vainqueurs dans le combat face au tentateur, par la puissance de l’Esprit Saint. Amen. P. Jean de Coulanges ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 7 Sa\bnt Joseph, un sa\bn\Pt \bnvoqué par les chrét\bens, ma\bs peu par\Plé par ces dern\bers. D ans la tradition évangélique, plus précisément dans l’Evan- gile de Mathieu (Mt 1,18) et dans l’Evangile de Luc (Lc2,3), saint Joseph est issu de la lignée directe du roi David. Charpentier de profession, il est l’Epoux de Marie, et avait pour mission, dans l’accomplissement de l’œuvre salvifique, d’assumer la paternité légale de l’enfant Jésus. Modèle de l’humilité et de la discrétion, bien que membre de la généalogie davidique, saint Joseph est un personnage très effacé de la Bible. Il a assumé sa fonction paternelle et conjugale en toute humilité. A l’instar de Dieu, saint Joseph est le modèle de la miséricorde et de l’amour. Comme disait sainte Thérèse d’Avila, « Un cœur qui aime, est un cœur qui pardonne, et saint Joseph est un cœur rempli d’amour et capable de pardonner. » (Mt1,18-24). Saint Joseph est le modèle de la responsabilité. « En vue du bonheur de sa famille, un père de famille doit savoir assumer ses responsabilités », disait le pape François. Saint Joseph, par son métier de charpentier, est le modèle de la responsabilité. Tout au long de sa vie, il a été au service de sa famille, en prenant bien soin de Marie et de l’enfant Jésus. Cette responsabilité ne se limite pas seulement à son aspect matériel, mais aussi spirituel : par exemple, la présentation de Jésus au Temple (Lc 2,22), la commémoration de la fête pascale (Lc 2,41). Saint Joseph est aussi le modèle de la perfection et de la chasteté. Selon l’expression de l’Evangile de Mathieu (M1,19), « un homme juste », c'est-à- dire un homme accompli dans toutes les vertus, saint Joseph est l’image de la perfection. Comme disait saint Ambroise, « Il fut vraiment saint et parfait ; comme type d’union de Jésus-Christ avec l’Eglise, les deux époux Joseph et Marie vivaient dans la virginité et dans la chasteté conjugale». Saint Joseph, modèle de la protection : Par un nouvel avis de l’Ange de Dieu, il emmena Jésus avec Marie en Egypte pour l’arracher à la fureur et à la méchanceté d’Hérode qui avait mis fin à la vie des enfants de sexe masculin, de zéro à cinq ans, qui étaient à Bethléem et aux alentours, (mémoire des Saints Innocents Lc 2,13-16). En effet, à travers ce récit dramatique, saint Joseph a été remarquablement considéré, selon la tradition des Pères de l’Eglise (saint Ambroise, saint François de Sales, saint Vincent de Paul, et même sainte Thérèse d’Avila), comme modèle de la protection. Ainsi le pape Léon XIII attribua en la personne de saint Joseph le titre « Terreur des démons. » Et le pape Pie IX a placé l’Eglise Universelle sous le patronage de saint Joseph : « Saint Joseph a été le gardien, l’économe, l’éducateur, le chef de famille dans laquelle le Fils de Dieu a voulu vivre sur terre. Il a été en un mot, le protecteur de Jésus. Et l’Eglise dans sa sagesse a conclu : s’il a été le protecteur du corps, de la vie physique et historique du Christ, au ciel, saint Joseph sera certainement le protecteur du Corps Mystique du Christ, c'est- à-dire l’Eglise ». Ainsi aimons saint Joseph, invoquons-le avec ferveur, et imitons-le en vivant comme lui avec Marie pour Jésus. Sanctifions notre vie par le biais de l’humilité, la simplicité, la foi, l’obéissance, la piété, l’amour de Dieu et du prochain, la douceur, la bonté et la fidélité à notre devoir d’état. Bonne Fête de saint Joseph, que Dieu vous bénisse ! Père Arnack Bokombé, Administrateur des paroisses de Prêcheur et Fonds-Saint-Denis ■ Mois de Mars,  Mois de Saint Joseph ! LITURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 8 L’assoc\bat\bon  des  Centres  de  Préparat\bon  au  Mar\bage  (ACPM)  v\bent  de  v\bvre  deux  beaux  temps  forts  de  son  r\bche  calendr\ber  annuel. Les 9 et 10 févr\ber, pour la 6 ème  année  consécut\bve,  le  mouvement  tena\bt  un  stand  à  l’occas\bon  de  la  26 ème   éd\bt\bon  du  Salon  du  Mar\bage organ\bsé dans les salons de l'hôtel la  Batel\bère. Le week-end su\bvant, les 16 et 17  févr\ber dern\bers, Près de 250 couples éta\bent  accue\bll\bs  par  le  Mouvement  et  Mgr  Dav\bd  Maca\bre  pour  la  4 ème   éd\bt\bon  du  désorma\bs  \bncontournable  Week-end  des  f\bancés,  et  récemment mar\bés pour \Pun pet\bt nombre. Les membres animateurs du mouvement ont eu la grande joie d’accueillir, et d’aller au-devant de couples à la fois surpris et tout heureux de trouver des réponses utiles, leur permettant de frapper à la porte de l’Eglise pour être accompagnés dans leur cheminement. Passée la surprise, beaucoup nous disaient être convaincus de la nécessité de notre présence, nous encourageant à persévérer dans cette démarche. Parmi ces encouragements, celui des couples de confessions différentes est à souligner, ces derniers se montrant très intéressés par ce cheminement spirituel proposé aux couples désireux de s’unir dans le sacrement du Mariage. Ce fut pour le mouvement l’occasion de rappeler que la meilleure disposition pour bénéficier de la préparation au Mariage est d’être libre de toute date, cet accompagnement constituant ainsi un lieu de discernement propice à une décision d’engagement éclairée. Le dimanche en fin d'après-midi, Mgr David Macaire prenait le temps de nous visiter et apporter son soutien à cette initiative. Avec la joie contagieuse qui l’habite, il a déambulé dans les allées du salon, provoquant l’enthousiasme tant des visiteurs que des autres exposants. Merci à lui ainsi qu’au père Wilfried Bannais, l’aumônier du mouvement qui a également été présent à nos côtés. Un bel évènement qui a été possible avec la complicité de l’organisatrice, M me Valère, que nous remercions chaleureusement pour son accueil délicat et bienveillant. Avec la grâce de Dieu, ces beaux soutiens, l’ACPM est déjà tournée vers l’édition 2020, tant ce rendez-vous paraît désormais incontournable. Salon du Mariage 2019 N ous avons pu mesurer, à ces deux occasions, toute la richesse et le dynamisme de notre Eglise, tout comme le déploiement de la grâce et la puissance de joie, fruits de l’Amour de notre Dieu. Au milieu des nombreux stands rivalisant d’originalité pour exposer tout un panel de services en vue de sublimer cérémonies et réceptions, celui de l’ACPM faisait simplement la proposition du Christ Jésus pour un bonheur durable. Des Week-end de feu avec l’ACPM Salon du Mariage Week-end des fiancés & VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 9 Pour cette 4 ème édition, près de 250 couples étaient reçus à la villa FL à Californie, Mgr David Macaire ayant une ambition motivée par l’Amour : « Leur parler les yeux dans yeux ! ». Le thème retenu cette année était : « Le Mariage, pour moi c’est sacré ! Et pour toi ? » Durant ces deux jours, les couples présents ont entendu des témoignages et interventions dynamiques, incarnés et livrés en vérité. Ils ont pu notamment découvrir qu’il existait de mauvaises raisons pour se marier, mais également les ingrédients nécessaires pour bâtir et entretenir une relation de couple épanouie et indissoluble. Ils ont pu entendre l’Eglise parler de sexualité du couple sans rougir, en brisant nombre de fausses représentations bien loin du projet de bonheur de Dieu pour l’homme et la femme. Des temps de partage en carrefour ont permis aux fiancés d’échanger librement en couples dissociés sur ce qu’ils savaient, avaient entendu ou observé et espéraient du Mariage. Tout était mis en place avec le secours du Saint-Esprit pour que les engagements et consentements soient éclairés, condition essentielle de la durabilité. Une invitation à bâtir sur le roc en n’ignorant pas les exigences du sacrement, mais tout en prenant pleinement possession dans la foi des grâces répandues dans ce même sacrement. Nous avons pu voir l’œuvre de Dieu sur les visages transformés, signe s’il en était besoin de la pertinence et de la nécessité de cet événement. Ce beau week-end était clôturé par l’action de grâce célébrée par Mgr Macaire, et concélébrée par l’aumônier du mouvement, le père Wilfried Bannais (cadeau et don de Dieu selon un célèbre chant de louange). Merci aux pères Arnaud Goma et Lucianno Rinasoa qui nous ont rejoints le dimanche, et ont également concélébré l’Eucharistie, associant ainsi leur ministère à cette belle fête. Pour l’ACPM, la joie de l’événement est bien vivace et présente, le mouvement se tourne déjà vers la prochaine édition, et invite les couples à s’inscrire dans les différentes permanences pour vivre cette préparation qui est un lieu de discernement. Pas besoin de date ou de décision, le Seigneur vous attend libres et le cœur ouvert aux imprévus de Dieu. Week-end des fiancés décision, le Seigneur vous attend libres et le cœur ouvert aux imprévus de Dieu. pour les fiancés en cheminement et pour les couples : (tél. : 447484 0696 pour inscription) Prochaine rencontre et pour les couples : Dimanche 17 mars 17 mars 17 2019 , 2019 , 2019 de 8h30 à 17h, 17h, 17 Foyer de l'Espérance (tél. : 447484 0696 pour inscription)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 10 Ce 1 er d\bmanche de carême 2019, des adultes se préparant à recevo\br le baptême dans  la nu\bt de Pâques so\Pnt appelés par l’évêque de notre d\bocèse. A u cours de la célébration diocésaine, en la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, l’évêque, Mgr David Macaire, appelle par leur nom tous les catéchumènes qui seront baptisés lors de la Vigile pascale (le 20 avril 2019) à franchir les dernières étapes de leur préparation, et leur demande d’être plongés dans la mort et la résurrection du Christ pour devenir des disciples baptisés. Ceux-ci répondent : "Me Voici". Chacun marque alors son adhésion en signant un registre diocésain destiné à cet effet. L’appel décisif n’a lieu qu’une seule fois par an, au début du carême (le 1 er dimanche de Carême). C’est la deuxième étape de l’initiation chrétienne des catéchumènes qui cheminent depuis deux ans pour la plupart. Après cette célébration, les catéchumènes sont appelés les « élus » ou les « appelés », car l’Eglise les appelle au baptême. Dans notre diocèse cette année, 35 personnes sont ainsi appelées, venues de toute la Martinique : District Nord- Caraïbe, District Grand-Nord, District Nord-Atlantique, District Centre-Est, District Centre-Ouest, District Sud et District Grand-Sud. Lors de cette célébration, l’évêque «prend acte de l’état de préparation des catéchumènes». C’est lui qui admet ces derniers à l’appel décisif. Le rôle de l’évêque consiste à agir « au nom du Christ et de l’Église », et à « authentifier le caractère sacré et ecclésial de l’appel ». Il signifie que le choix vient de Dieu, actualisant ainsi la parole de l’apôtre Paul dans la lettre aux Thessaloniciens (1Th 1, 4) et celle du Christ : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis ». (Jn 15, 16). Les parrains et ceux qui ont assuré l’accompagnement et la catéchèse témoignent en faveur des catéchumènes. Les parrains, en particulier, exercent pour la première fois leur rôle liturgique. Ils accompagnent les catéchumènes, leur rendent témoignage devant l’assemblée. De la part des catéchumènes, cette étape manifeste leur volonté de recevoir les sacrements. Ils ont à répondre « nominativement » à l’appel de l’Église, qui leur demande de franchir une nouvelle étape. Après le baptême dans la nuit de Pâques, certains des nouveaux baptisés recevront le sacrement de la confirmation ainsi que la 1ère Eucharistie pour quelques-uns. Nous pouvons d’ores et déjà les porter dans notre prière en demandant au Seigneur de continuer ce qu’il a déjà commencé en eux. Yvonne Joseph, Service diocésain du catéchuménat ■ Carême : Appel décisif des catéchumènes VIE DU DIOCÈSE  d\bmanche de carême 2019, des adultes se préparant à recevo\br le baptême dans  la nu\bt de Pâques so\Pnt appelés par l’évêque de notre d\bocèse. ’6,)•1 C Appel décisif des catéchumènes

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 11 SERVANTS D’AUTEL DOSSIER Interview de l'Archevêque sur l’organisation du service liturgique des jeunes EEM : Monseigneur, vous avez  placé les groupes de Servants  d’Autel sous la responsabilité du  service diocésain des Vocations  dirigé par le P. Emmanuel  Chaulvet. Pourquoi ? Les servants de messe sont des  jeunes formidables qui ont pris  leur place dans l’Eglise. Ils se  montrent prêts à entendre l’appel  à servir. C’est un peu la prunelle  de nos yeux ! Il faut bien en  prendre soin ! C’est pourquoi les  responsables sont nommés en lien  avec le Service des Vocations.  Ce  Service a pour fonction  de répertorier, de rassembler,  de former et d’encourager les  différents responsables, jeunes et  adultes, de ces groupes ; de veiller  à l’application des normes, à la mise  en place des temps de formation  et d’une communication adéquate  pour encourager les jeunes et leur  permettre de grandir. Il organise  notamment un ou plusieurs  rassemblements annuels. EEM : Qu’attendez-vous des  responsables de ces groupes ? Les responsables des jeunes au  service de la liturgie sont, en principe,  des jeunes adultes exemplaires de 18  à 35 ans, ayant exercé eux-mêmes,  si possible, ce service. Ils ont une  responsabilité directe et reconnue  dans l’organigramme paroissial.  Il convient que le responsable soit  assisté d’un ou deux  autres jeunes de son âge  et de sexe différent. Ce  n’est qu’à titre provisoire  que des adultes de plus  de 35 ans peuvent  s’impliquer directement  dans ces groupes (les  parents ou des bénévoles  paroissiaux peuvent  aider).  EEM : Depuis plusieurs années  maintenant, il y a beaucoup, et  même une majorité, de filles dans  le service de messe. Qu’en pensez- vous ? C’est une bonne chose… si et  seulement si la présence des filles  n’écrase pas les garçons. Ceux-ci,  à l’adolescence, sont parfois plus  gênés, moins sûrs d’eux et plus  « cireurs ». Il ne faut pas que ce  service soit encore un lieu où les  femmes les dominent et tiennent le  pouvoir. C’est dommage. Surtout  chez nous où les garçons sont  toujours entourés de femmes, en  famille, à l’école, au catéchisme.  A la fin, il ne leur reste plus que  le sport pour trouver un milieu  masculin ! Je trouve dommage  qu’on ait instauré une mixité sans  discernement. Je demande donc que cette mixité  laisse place à une coéducation.  Dans ce système (développé entre  autres chez les Guides et Scouts de France), les garçons et les filles sont  éduqués ensemble, mais chacun de  façon typique. Les responsables  veilleront donc à mettre en place  des manières spécifiques de former  et de faire servir les garçons et les  filles au sein d’un même groupe… EEM : C’est-à-dire ? Quelle serait  la différence entre les filles et les  garçons ?  Filles et garçons sont tous au service  de la messe et cela est bon, mais,  comme cela se fait de plus en plus  dans les paroisses du monde, on  leur confie des services différents,  selon une distinction biblique et  théologique : Les filles ont normalement un service « prophétique » tourné vers l’assemblée et le service de la Parole. On leur confie tout ce qui  concerne l’exemplarité des autres  fidèles de l’assemblée : l’accueil,  le placement, l’accompagnement  des ministres laïcs de lectures et 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 12 SERVANTS D’AUTEL DOSSIER En tant que servants d’autel, vous faites un peu l’expérience de Marthe et Marie. C’est beau si, au-delà de vos tours de service liturgique, vous savez d’un côté vous engager \ dans la vie paroissiale et de l’autre rester en silence en présence du Seigneur : les deux. Et ainsi, dans ce mélange d’\ action et de contemplation, on reconnaît aussi le dessein de Dieu sur nous : on voit quels sont les talents et les inté\ rêts que Dieu met dans notre cœur et comment les développer ; mais surtout, on se met humblement devant Dieu, tel \ que l’on est : comme nous sommes, sans nous maquiller, sans nous déguiser, tels que nous sommes, devant Dieu, avec nos qualités et nos limites\ , en lui demandant comment pouvoir mieux le servir, lui et notre prochain. Et n’ayez pas peur de demander un bon conseil quand vous vous demandez comment pouvoir servir Dieu et les pers\ onnes qui ont besoin d’aide dans le monde. Souvenez-vous que plus vous donnez aux autres, plus vous vous \ recevrez vous-mêmes en plénitude et vous serez heureux. (…) Très chers jeunes, il n’y a pas besoin de beaucoup de paroles, les \ faits sont plus importants, la proximité, le service, le regard silencieux devant le Saint-Sacrement. Les jeunes – comme tout le monde, d’ailleurs – ont besoin d’amis qui donnent un bon exemple, qui agissent sans demander, sans rien attendre en échange. Et ainsi, vous faites sentir aussi comme est belle la communauté des croyants p\ arce que le Seigneur habite au milieu d’eux, comme il est beau de faire partie de la famille de l’Égl\ ise. Source : https://fr.zenit.org/articles/ Extra\bt du D\balogue du pape Franço\bs avec les servants d’autel 12 ème Pèlerinage international des servants d’autel Rome\b 30 juillet-3 août 2018 de communion, la procession du  lectionnaire, l’accompagnement  de la procession des dons et de la  quête, la transmission du geste de  paix ou de la lumière en certains  cas, l’organisation des différents  mouvements comme la procession  de communion… Elles s’installent  devant l’assemblée. Les garçons ont un service « presbytéral » tourné vers le prêtre et le service de l’autel. C’est  à eux qu’on confie l’assistance du  prêtre, l’encens, la procession de  l’Évangile, tout le service autour de  l’autel et du prêtre pendant et après  la communion. Ils s’asseyent auprès  du prêtre. C’est une bonne occasion de veiller  à la parité dans l’Eglise !  D’un point de vue pratique, les  processions sont faites en commun.  EEM :   Quelles tenues doivent  porter les jeunes ? Les jeunes doivent apprendre à  s’habiller, surtout lorsqu’ils sont  appelés à servir la liturgie. Leur  tenue doit montrer, dans le cadre  du service de la messe, qu’ils ne  cherchent à plaire qu’au Seigneur !  Tous doivent donc porter des  tenues correctes et de couleur  sobre. On pourra aussi distinguer  la tenue de service des garçons et  celle des filles. Par exemple, selon  la tradition de l’Eglise, un voile  (comme aux professions de foi) et/ ou un scapulaire seraient mieux  adaptés aux cheveux et aux formes  des jeunes femmes. On évitera les  boucles d’oreilles trop voyantes, le  maquillage ainsi que les chaussures  fantaisies ou de sport. Tout cela peut  convenir dans l'assemblée, mais pour  le service du sanctuaire, la modestie  est de mise ! Dans le chœur, il n'y a  pas d'autre parure que les vêtements  et ornements liturgiques. EEM :  Quel est votre message pour  tous ces jeunes ? Tout d’abord, je voudrais leur  rappeler que je suis fier d’eux et que  je les remercie pour l’accueil qu’ils  me font quand je viens célébrer  chez eux. Nous nous voyons dans  la sacristie et pendant le service.  J’admire leur disponibilité. Par  contre, je les encourage à se former  et à comprendre toujours plus la  beauté des mystères de la vie de  Jésus que nous célébrons dans la  liturgie, même dans les petits détails,  à rester toujours joyeux et à servir de  façon que tous ceux qui les voient  prient mieux et aiment davantage le  Seigneur.  ■ SERVANTS D’AUTEL de communion, la procession du  lectionnaire, l’accompagnement  de la procession des dons et de la  EEM :  Quelles tenues doivent  porter les jeunes ? Les jeunes doivent apprendre à  s’habiller, surtout lorsqu’ils sont  appelés à servir la liturgie. Leur  tenue doit montrer, dans le cadre  du service de la messe, qu’ils ne  cherchent à plaire qu’au Seigneur !  pas d'autre parure que les vêtements  et ornements liturgiques. EEM :  Quel est votre message pour  tous ces jeunes ? Tout d’abord, je voudrais leur  rappeler que je suis fier d’eux et que 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 13 Interview de  Kerry Moran , cérémoniaire diocésain Kerry, vous êtes responsable diocésain des  cérémoniaires ; depuis quand êtes-vous chargé de  cette mission par notre archevêque ? Oui, je suis le maître des célébrations liturgiques pour  l'archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France. En  juillet 2015, j'ai été invité par Mgr  Macaire à assumer  ces fonctions et responsabilités, et j'occupe ce poste  depuis août 2015. C'est peu de temps après que, avec  la permission et les encouragements de l'archevêque,  j'ai formé un groupe d'assistants pour m’aider dans  mon travail et ma mission. En quoi consiste précisément le rôle de cérémoniaire  ? Le maître des cérémonies est responsable des  célébrations liturgiques de l'archevêque, et des  principales célébrations liturgiques de la vie du  diocèse. La planification et l'organisation de ces  célébrations, du début à la fin, constituent une partie  essentielle du travail du cérémoniaire, de même que  la fourniture de conseils liturgiques aux prêtres et aux  responsables de la liturgie au niveau paroissial, le cas  échéant. L’équipe d’assistants cérémoniaires m'aide  dans mon travail, principalement en accompagnant  l’archevêque en mon absence aux différentes  célébrations hebdomadaires, et en le servant à titre  personnel avant, pendant et après ces célébrations.  Ils sont également présents pour m’aider lors des  grandes célébrations à la cathédrale ou ailleurs au  cours de l’année liturgique. Qui peut devenir cérémoniaire ? Faut-il faire acte  de candidature? L'archevêque a stipulé que des garçons ou des  hommes âgés de 16 à 25 ans peuvent être nommés à  ce poste. Normalement, ils auront eu plusieurs années  d'expérience en tant que servants d'autel dans leurs  paroisses, et bénéficieront de la recommandation de  leur curé. Quelle formation reçoivent les cérémoniaires ? Je rencontre normalement les cérémoniaires toutes les  deux semaines pendant environ deux heures. Au cours de  ces réunions, en plus des questions pratiques relatives à  leur fonction, je leur dispense une formation théologique,  spirituelle, humaine et liturgique. Cela leur permet de  bien comprendre la liturgie à laquelle ils participent, et le  sens théologique et historique plus profond qui s’y cache. Combien en avez-vous formé dans notre diocèse ? Actuellement, en Martinique, j'ai formé 22 garçons. Ils interviennent dans les cérémonies présidées par l’ar- chevêque ; sont-ils également présents dans les paroisses  aux côtés des curés ? Cela dépend des souhaits du curé, qui est habilité à  nommer un ou plusieurs cérémoniaires pour sa paroisse.  Certains des garçons sont donc également cérémoniaires  dans leur paroisse, à la demande du curé, mais pas tous.  Les deux rôles sont séparés et c'est le curé qui décide si et  qui il veut comme cérémoniaire dans sa paroisse, sachant  que l’évêque souhaite que ce rôle soit réservé aux garçons  et jeunes hommes. Propos recueillis par Michel Déglise  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 14 SERVANTS D’AUTEL DOSSIER E tre servant d’autel c’est servir le Christ en contribuant à la beauté de la célébration, en aidant le prêtre et l’assemblée à prier, en étant soi- même plus disponible à la prière. Au sein de notre paroisse Immaculée Conception du Morne-Rouge, nous sommes en train de vivre une belle aventure avec les enfants et les jeunes qui ont choisi de vivre le mystère de l’Eucharistie, au plus près de l’autel, en devenant SERVANT D’AUTEL. Généralement, cette mission est accessible après avoir fait sa 1 ère communion, mais le Synode nous a ouvert la possibilité de les accueillir bien avant. Ainsi, en accord avec le curé de la paroisse, nous avons décidé d’accueillir les enfants dès l’âge de quatre ans. Grâce à E CCLESIA ’M 2020 !, ils suivent une formation qui correspond à la préparation de la 1 ère communion. De ce fait, dès que nous estimons qu’ils sont « prêts », ils peuvent recevoir ce sacrement bien avant les jeunes de leur âge. La formation des servants d’autel se fait donc en fonction de leur âge. Depuis ECCLESIA ’M 2020 !, nous avons formé, le curé et moi, avec l’aide des cérémoniaires, près de 60 jeunes répartis sur 5 groupes à savoir : - L’éveil à la Foi des servants de messe dès quatre ans ; - Les servants en route vers la 1 ère communion ; - Les jeunes ayant fait leur 1 ère communion jusqu’à leur profession de Foi ; - Les adolescents et les cérémoniaires. Aujourd’hui, nous sommes heureux et fiers d’avoir six braves garçons qui sont devenus cérémoniaires. Le doyen du groupe, Xavier, a suivi cette formation diocésaine et transmet avec cœur et passion tout ce qu’il a appris. Ce groupe est très actif au sein de la paroisse, non seulement au cours des messes et évènements particuliers, mais aussi dans la formation des plus jeunes et de l’entretien des objets sacrés. Tous ces jeunes mènent une vie spirituelle riche, basée sur la prière notamment avant chaque messe. Cependant, en dehors des activités propres à la paroisse, nous essayons de leur montrer comment partager et vivre leur Foi autrement, notamment au cours de sorties plage, randonnées, ou même d’un simple repas… Germain Chiffet, Responsable paroissial des Servants d’autel ■ Servir la messe est un engagement profond pour aider le prêtre et la communauté chrétienne à prier durant la sainte messe. "Fidèle serviteur toujours et partout", telle est la devise du servant de messe. Les servants de messe sont avant tout des disciples de Jésus. Ils cherchent à l’aimer de tout leur cœur et à aimer les autres. Les servants ont aussi pour mission d’exercer l’amour partout, ils sont les commissaires de Jésus dans le monde : "s’il me manque l’amour, je ne suis rien" (1Co13,2). Le dimanche, ils arrivent quinze minutes avant la célébration pour se préparer au sacrifice eucharistique (Messe). Aidés par les cérémoniaires, ils vérifient que tous les vases sacrés soient prêts pour la célébration eucharistique, et préparent l’encensoir. Mais, le plus important reste la prière des servants avant la sainte messe, car elle leur permet véritablement de s’unir au grand mystère qu’ils vont célébrer. La sainte messe commence par une procession ; quand le prêtre arrive à l’autel, tous peuvent faire une belle génuflexion si le tabernacle est placé au centre de l’église, si ce n’est pas le cas, une belle inclinaison est nécessaire car l’autel est sacré. L’autel est le lieu où le prêtre célèbre la messe. Il est le centre autour duquel les chrétiens se rassemblent, le Christ lui-même est « l’autel, le prêtre et la victime ». Comme tous ceux qui accomplissent une fonction liturgique, les servants d’autel portent une aube blanche, symbole de leur baptême. Ils peuvent porter une croix avec un cordon à la taille. Les servants peuvent exercer différentes fonctions. Par exemple, sur la paroisse de Notre-Dame de Bellevue, nous avons six cérémoniaires qui coordonnent et guident l’ensemble des servants et aident le prêtre. Nous avons quatre thuriféraires, c’est-à- dire qu’ils s’occupent de l’encensoir. Puis on retrouve le porte-navette, le porte- croix, les portes-cierges, les acolytes, le porte-missel et le porte micro. Il est bon aussi mensuellement de se retrouver avec tous les servants d’autel autour de la prière, de thèmes divers et variés, afin de faire le point sur leur engagement au service de l’autel. Il y a 40 servants d’autel avec six cérémoniaires, dont un cérémoniaire principal (Andy) qui travaillent en étroite collaboration avec le curé, le père Alain Ransay et moi-même. Diacre, Neuville Cospar, Responsable Paroissiale des Servants d’Autel de Bellevue ■ Les Servants d'autel en paroisse  … Bellevue (Fort-de-France)Au Morne-Rouge…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 15   Lors de la messe chrismale, sont au service, tous les cérémoniaires paroissiaux qui le peuvent et que les curés ont désignés à l’avance… pour les répétitions.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 16 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA «S aül prit trois mille hommes d’élite… Il arriva aux parcs des brebis qui étaient près du chemin ; il y avait une caverne, où Saül entra pour se couvrir les pieds ; David et ses gens étaient assis au fond de la caverne. Les hommes de David lui dirent : ‘Voici le jour dont Yahweh t’a dit : Voici que je livre ton ennemi entre tes mains ; traite-le comme il te plaira’.» David se leva et coupa à la dérobée le pan du manteau de Saül. Après cela, le cœur de David lui battit, de ce qu’il avait coupé le pan du manteau de Saül. ‘’ Comment David a-t-il perçu la manière par laquelle il devait rendre gloire à Dieu ? En effet, il désirait que s’accomplisse la volonté de Dieu. Il la rechercha, et quand il l’eut trouvé, il l’exerça. Ici apparaît une noblesse du cœur et ce qui est important pour nous aujourd’hui : comment y est-il parvenu ? Car nous sommes tous pécheurs et toujours prompts à exercer un jugement. Les situations les plus complexes ont toujours une solution. Non que l’homme par son intelligence possède la solution, mais Dieu lui-même vient à son secours, car Il est Celui qui élève et qui abaisse. Ce que nous pourrions considérer à tort comme une tentation est une épreuve. Dans cette grotte, ce qu’a vécu David était une mise à l’épreuve qui, au vue de son résultat, devait consolider la foi de ses fidèles compagnons. Dieu a voulu que chacun puisse découvrir la qualité de son amour pour la vérité et sa profonde humilité. En effet, pour accomplir une telle action, cela ne relève pas d’une prouesse mais de la présence de Dieu dans sa vie. Lui, David, était tendu vers le Royaume auquel il aspirait après une vie d’obéissance et de droiture. Vivant en Dieu, il ne pouvait se tromper et, par là, pécher. Son attitude est une lumière considérable pour nous aussi qui passons par ce chemin. Ici la tentation se situe dans le drame de cette situation. Devait-il se faire justice parce qu’il lui fut rappelé la prophétie ? Il épargna celui qui en voulait à sa vie en menant un combat plus grand, à savoir celui d’arracher sa volonté propre pour accueillir la Volonté de Dieu. Tout ceci amène inévitablement à ce questionnement : comment accueillons-nous ce qui est commandé et les moyens mis en œuvre pour l’accomplir ? Plus encore, quelle attitude présenter lors de la tentation pour ne pas céder ? Le Christ ne fut-il pas tenté ? Qui voulut cela ? Est-ce Dieu ou l’inclination du cœur de l’homme ? Si donc, le Christ a subi tous les assauts possibles, il en résulte que nous devons chercher l’orientation de son Cœur. Ainsi l’ayant saisi, nous puissions faire de même. Parce que si Dieu doit être notre fin, pourrait-il nous engager dans une voie contraire à la vérité ? Or la tentation quoique présente n’est pas le bien. Cependant, un bien peut être obtenu sans que la tentation soit en mesure de le produire. Mais ayant connu le vrai bien, nous le fuyons pour nous rapprocher du véritable objet de notre désir. N’oublions pas notre condition après le péché d’Adam. Il est impossible pour nous de ne pas pouvoir ne pas pécher. C’est pour cela que nous avons besoin de la grâce du Seigneur qui nous affranchit d’une telle servitude. Dès lors, comprenons que notre force n’est pas en nous-mêmes, elle est dans le Christ. Et quelle que soit l’organisation de notre vie, le Christ reste absolument nécessaire et indispensable car c’est en Lui que se trouvent tous les vrais biens. Pourquoi ne pas entendre : ‘’Mangez du fruit de l’arbre de vie et vous vivrez. ‘’ Ce mouvement intérieur nous meut, et c’est Dieu qui l’accomplit afin que l’on puisse faire notre éloge : ‘’ Qui a subi l’épreuve et s’est révélé parfait ? Ce lui sera un sujet de gloire. Qui a pu pécher et n’a pas péché, faire le mal et ne l’a pas fait ? ‘’ Donc, Dieu n’interdit pas que nous soyons tentés. Depuis la chute d’Adam, nous sommes dans une grande faiblesse, mais par le secours divin nous pouvons être toujours victorieux. Ce sont nos passions non maîtrisées qui nous corrompent. Nous luttons contre la tentation, parce que nous sommes libres. Celui qui entre en tentation use de sa liberté et la faute vient d’un abus qui ouvre largement le chemin et la possibilité de céder. Nous entrons en tentation, non parce que nous avons pu, mais parce que nous l’avons voulu. Voyez cette justice dans le cœur de David. Il pouvait, mais il ne voulut pas. Celui qui se laisse tenter n’est plus libre, il ne peut trouver en lui les ressources nécessaires, mais c’est un autre qui vient à son secours. Il est plus qu’évident que dans cette fragilité augmentée, on puisse être troublé. Pourtant, nous l’entendons souvent : ‘’Je n’y arrive pas… c’est trop difficile… ‘’ Tout cela est juste, parce qu’en le disant, est occultée la volonté d’affronter la nouvelle situation et l’impossibilité de la maîtriser. Portons cette vérité à tous : ‘’Par Jésus-Christ te voilà renouvelé, sans Lui tu ne peux rien faire. ‘’ Père Zécler ■ ‘‘ ‘‘ Pourquoi Dieu nous laisse-t-il parfois entrer en tentation ? 1 1S24, 3-6.2 Si31, 10.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 17 Agenda de l’Archevêque Dimanche 10 mars : • 8h : Messe dans le cadre de la Journée mondiale du Scoutisme au Palais des Sports du Lorrain • 15h : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 12 mars : • Conseil épiscopal • 15h-17h : Émission spéciale depuis l'ICEA en direct sur RCI • 18h30 : Conférence-débat au Sacré-Cœur de Balata (Thème : « La place des divorcés-remariés dans l’Eglise » Mercredi 13 mars : • Rencontre avec les confirmands du Séminaire-Collège à l’évêché • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Bellevue à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 14 mars : • Cours de Théologie de la spiritualité Vendredi 15 mars : • Messe à l’Espérance/Patronage Saint-Louis Samedi 16 mars : • Rencontre avec des membres de la Communauté du Chemin Neuf Dimanche 17 mars : • 7h30 : Messe pour les anciens combattants décédés, à la cathédrale Saint-Louis • Messe pour les couples en récollection de Carême à l’Espé\ rance, avec l’ACPM et le Service Padre Pio • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 18 mars : • 8h30 : Messe de la Saint Joseph au Couvent Saint-Joseph de Cluny • Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques Mardi 19 mars : • Conseil presbytéral • 18h30 : Enseignement suivi de la messe avec la pastorale des hommes à Emmaüs Mercredi 20 mars : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Lamentin à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Samedi 23 mars : • Enseignement pour les catéchumènes • Rencontre avec les accompagnateurs de catéchumènes Dimanche 24 mars : • 8h : Messe dominicale au Morne-Vert • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 18 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr H ippolyte, Antoine, Cécile Aquilon est née le 13 août 1930 au Lamentin, Guadeloupe. Attirée par la vie des sœurs de Saint Paul de Chartres œuvrant dans son secteur, la jeune Cécile, trouve en Sr Léonard, supérieure locale de la communauté de Blanchet, une accompagnatrice spirituelle qui l’aidera dans son cheminement. Celle-ci lui permet de faire une expérience de vie communautaire, pendant 7 mois. Elle était âgée de 18 ans. A 22 ans, Cécile, toujours attirée par cette vocation, fait sa demande pour entrer dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres dont la Maison Provinciale se trouve à la Martinique. Elle y entrera le 30 avril 1952. Quelques mois après son admission, elle est envoyée à l’Hôpital Civil pour mûrir sa vocation. Elle y restera 2 ans, et apportera une aide efficace. Toujours décidée, Cécile revient au Noviciat, et reçoit le saint habit le 28 août 1954, et elle est appelée désormais : Sr Marie-Angélique. Elle poursuit sa formation à la vie religieuse et prononce les premiers vœux le 28 août 1961, puis les vœux définitifs le 28 août 1965. Très douée pour les malades, elle sera à leur service dans plusieurs établissements : Hôpital de St Martin, Hôpital de Marie-Galante, Clinique St Paul à Cayenne, Dispensaire de Cacao, Service communautaire de St-Martin. Le 31 août 2006, notre sœur rentre définitivement à la Maison Provinciale où elle continue de se donner dans les diverses tâches communautaires principalement, l’aide à la cuisine. Sr Marie-Angélique, partout où elle passait, était connue sous le nom de « Massè, doctè Zèb ». Car elle savait soigner, conseiller, en utilisant la méthode de la thérapie naturelle comme en « tan lontan ». Elle avait le souci du bien-être de chacun, parce qu’elle avait la certitude que : « Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ. » C’est avec cet amour et cette conviction qu’elle soignait tous ceux qui s’approchaient d’elle (prêtres, sœurs, amis, famille). Les mamans de Cacao ne craignaient pas de faire appel à sa bonté au chevet de leur enfant, même la nuit. Infatigable, elle se rendait disponible à toutes et à tous pour toutes sortes de soins. Après un état passager de grosse fatigue, notre sœur s’est retrouvée alitée. Des signes indicatifs d’un retour rapide à un meilleur rétablissement se sont manifestés au cours de la semaine à la joie de tous et d’elle-même. Cette meilleure santé, notre Seigneur la voyait autrement que nous autres et dans un autre ailleurs. C’est ainsi que samedi 9 février 2019, au matin, la Très Sainte Vierge Marie est venue à sa rencontre pour lui apporter bonheur et joie sans fin ! Elle s’en est donc allée avec son sourire aux creux des lèvres. Ma sœur, nous te disons profondément merci, pour tes petites attentions, tes soins, tes prévenances, ton amour pour la médecine naturelle et la culture des plantes médicinales. Merci pour tous les conseils que tu nous prodiguais, les potions préparées à l’avance pour prévenir, grippe, piqûre de moustiques et autres… Merci pour ton grand souci de l’environnement, la protection de la nature notamment des plantes médicinales. Merci pour cet amour que tu avais pour la Très Sainte Vierge Marie et pour la Congrégation. Puisse ton âme reposer dans la paix et la lumière de ton Seigneur et de ton Dieu. En ses mains, nous te remettons. A Dieu ! ■ Sœur Marie- Angélique Aquilon 13 août 1930 – 9 f\iévrier 2019 VERS LA VIE Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\P MARTINIQUE Serv\bce legs et donat\bons Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père P\bnchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\P Téléphone : 06 96 31\P0 333 - E-ma\bl : m\b\Pchel.pouch@wanadoo.fr ou\b ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. ou\b , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon \Cdomicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\PNIQUE Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! MEDIAS Dimanche 17 mars 2019 - Saint Joseph un homme de rêve Que dit l’Évangile sur saint Joseph ? Quelle image en avons-nous, et est-elle la même que celle décrite dans les écritures ? Pourquoi saint Joseph est-il si aimé Outre-mer ? Ce matin, Marie Lesure-Vandamme et le frère Eric-Thomas Macé proposent une catéchèse cathodique autour d’une figure importante dans nos territoires : saint Joseph. Dimanche 24 mars 2019 - Fraternités laïques : un choix engagé ! Qu’est qu’une fraternité laïque ? Qui sont les laïcs qui rejoignent ces groupes, et pour quelles raisons ? Quel charisme choisissent-ils entre celui des Dominicains, des Carmes ou des Franciscains ? Cette semaine, Dieu m'est témoin s'intéresse aux laïcs membres de ces fraternités. Nous irons, entre autres, en Martinique, découvrir comment Yveline Ursulet, responsable de la fraternité franciscaine, vit selon la spiritualité de Saint-François d'Assise depuis près de 20 ans. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Veux-tu guérir ? E g lise en MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019 Le Carnaval prépare-t-il au Carême ?L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérison lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019 Laure Sabes : Retour en Martinique E g lise en MARTINIQUE N° 578REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €27 JANVIER 2019 Que penser des traditions culinaires en lien avec la foi ?Dossier : Laure SabèsLettre aux Religieuses Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE VVVVVVVVVVVVVVVVVVVeuxVeuxVVeuxV -tu guérir ? Le Carnaval prépare-t-il Le Carnaval prépare-t-il au Carême ?L’Eglise en Martinique prend L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérisonle chemin de guérison tu guérir ? Laure SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSabes : Retour en Martinique abes : Retour en Martinique abes : Retour en Martinique Sabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique S Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne !

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D élivre-nous, Seigneur, de tout ce qui nous encombre, de nos convoitises et de nos complaisances, de nos vanités et de nos richesses. Délivre-nous de la crasse du cœur, de l'envie, de l'ambition, de l'hypocrisie. Délivre-nous de la rancune et des arrière-pensées, de tout esprit de calcul et de concurrence. Délivre-nous de la colère et de l'agressivité, de l'orgueil et de la vanité. Délivre-nous des tentations de la violence. Délivre-nous des tortures et des assassinats. Apprends-nous, Seigneur, à aimer les autres, tous les autres. Apprends-nous à convaincre plutôt qu'à vaincre.Apprends-nous le silence et la patience. Apprends-nous la force des moyens pauvres. Apprends-nous à nous désarmer, car nous savons, Seigneur, grâce à toi, qu'on ne triomphe jamais que par l'Amour. Remplis nos cœurs, Seigneur, non pas d'attendrissement mais de tendresse. Remplis-nous de compassion pour les autres, à commencer par les plus proches. Apprends-nous à partager la souffrance des affligés et à porter leur fardeau. Rends-nous attentifs, Seigneur, à ceux qui pleurent car c'est par leurs yeux que tu pleures. Fais de nous, Seigneur, des hommes de la réconciliation, libérés de toute hargne, incapables d'injures, détachés de tout, même de nos idées, libres de tout, même de nos habitudes. Nous calculons, nous jugeons, nous condamnons, tandis que Toi, Seigneur, tu pardonnes et tu fais confiance. Tu mises tout sur l'Amour et sur la liberté. Dieu de tendresse et de générosité, d'accueil et de gratuité, communique-nous la folie de ta miséricorde. Et donne-nous de savoir veiller sans cesse, avec Marie et tous les saints,aux portes de ton Royaume. (source : http://www.spiritualite-chretienne.com)

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