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I rons-nous avec Toi au désert ? II
E g lise
en MARTINIQUE
N° 581
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
10 MARS 2019
Pourquoi Dieu nous laisse-t-il
entrer en tentation ?
Servants d’autel :
Appelés à servir la Liturgie
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EDITORIAL
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AGENDA DE L'EVEQUE 17
3
3
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
I
rons-nous avec Toi au désert ? Ce 1 er dimanche de carême
nous met en présence de Jésus confronté à trois tentations \
:
l’avoir, le pouvoir, la gloire. Ces tentations qui ont pour seul
but de compromettre la relation qui existe entre Dieu et l’Homme,
guettent tous les chrétiens. Nous réalisons que c’est par la Pa\
role
de Dieu que nous pouvons surmonter l’épreuve de la foi.
Le carême est un temps de libération. En effet, quand nous nous y \
préparons spirituellement, c’est le Seigneur lui-même qui met e\
n
nous le désir et la force de le suivre et de l’aimer. Libérons-nous
donc de nos peurs, de nos fardeaux, de nos insuffisances… Dans
son Message pour le Carême intitulé « La création attend ave\
c
impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm8,19), le pape\
François nous donne des orientations pour les quarante jours afin
d’accompagner notre chemin de conversion. Il indique que la
conversion du chrétien fait aussi « du bien à la création »\
.
En ce 1
er dimanche de Carême, la célébration de l’Appel décisif,
présidée par Mgr Macaire, rassemblera tous les catéchumènes\
,
accompagnés de leurs parrains et marraines. L’évêque les
appellera publiquement par leur nom, et les invitera à répondre
personnellement à l’appel. Ils seront désormais admis à recevoir
les sacrements de l’initiation chrétienne. Et c’est l’Eglise\
toute
entière qui cheminera pendant ce carême avec eux vers Pâques.
Oui, l’Eglise, ce « corps familial qui, toujours, se laisse nourrir
et soigner par le Seigneur. Toujours en crise, oui, mais toujours
purifiée", nous dit notre évêque.
Servants de messe, servants d’autel, enfants de chœur… diffé\
rentes
appellations désignent ces jeunes gens appelés à servir la Litu\
rgie
de notre communauté chrétienne. Ils sont formés, et prennent
très au sérieux leur service. Aujourd’hui, nous en faisons le s\
ujet
de notre dossier qui est introduit par notre archevêque.
Pourquoi Dieu nous laisse-t-il entrer en tentation ? C’est La question
posée dans la rubrique « An tchè Légliz-la ». La réponse vous est
donnée par un prêtre qui conclut ainsi : ‘’Par Jésus-Christ te voilà
renouvelé, sans Lui tu ne peux rien faire‘’. Tout est dit…
Rappelons-nous que, pour ce temps de Carême, notre diocèse
nous propose de prendre un chemin de guérison spirituelle en
cinq dimensions : Eucharistie, bible, confession, chapelet et jeûne.
Efforçons-nous de mener à bien ce projet communautaire.
Seigneur aide-nous à découvrir ce que nous avons à améliorer\
dans nos rapports avec Dieu et avec nos frères. Sois avec nous sur
le chemin qui nous mène à Pâques.
Bon carême à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLI\b-LA
EGLISE UNIVERSELLE\C
• Parole dominicale
• Mois de Mars\b Mois de Saint Josep\ih !
• Des Week-end de feu avec l’ACPM : Salon du Mariage et Week-end & des fi ancés
• Carême : Appel décisif \ides catéchumènes
• Interview de l'Archevêque sur l’organisation
du service liturgique des jeunes
• Extrait du Dialogue du pape François
avec les servants d’autel - 12
ème Pèlerinage
international des servants d’autel
• Interview de Kerry Moran\b
cérémoniaire diocésain
• Les Servants d'autel en paroisses • Crise !? Vous avez dit « crise » !?
•
Pourquoi Dieu nous laisse-t-il parfois
entrer en tentation ?
• Sœur Marie-Angéliq\iue Aquilon
• Message du Saint-Père pour le Carême 2019
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3334
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VERS LA VIE 18
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Dossier : SERVANTS D’AUTEL
MÉDIAS 19
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N
os chers catéchumènes
et « recommençants »
seront bientôt baptisés et
confirmés dans l’Eglise Catholique
et Romaine. D’après les médias,
cette Eglise est en pleine crise. C’est
vrai. Mais il ne faut pas oublier que
l’Eglise a toujours été en crise
et le sera toujours. Même si les
journalistes se croient prophètes,
seul Jésus nous met le nez dans la
réalité de notre péché et il le fait
depuis longtemps.
N’est-ce pas par la lâcheté de Pierre
et des autres apôtres et la trahison
de Judas que Notre-Seigneur Jésus
a été crucifié !? 2000 ans d’histoire
nous montrent que l’Eglise a toujours
été composée à 100% de pécheurs
et qu’il y a toujours eu en son sein et
des brebis galeuses et des saints…
On peut même dire que les saints
sont des brebis galeuses sanctifiées
par l’Église : Viennent au puits ceux
qui ont soif… et certains le polluent !
Viennent à l’hôpital les malades… et
certains sont contagieux ! Viennent
à l’Eglise les pécheurs…. et certains
la souillent. Malheur à tous ceux-là.
Mais nous sommes membres de cette
Eglise pour être sans cesse purifiés.
Pour comprendre ce qu’est vraiment
l’Eglise, posons-nous quelques
questions sur le lien entre ses
membres. De chaque conception de
l’Eglise dépendra une question bien
précise et les comportements qui
vont avec :
Si nous concevons l’Eglise sur le
modèle militaire, dans le monde
pour être militante. Son combat (sa
mission) et son action reposent sur
des relations internes hiérarchiques
et ordonnées… mais pas très
fraternelles. La question qu’on se
pose est : qui commande et qui obéit ?
Si l’on accepte la mauvaise vision des
journalistes, et malheureusement
de tant de chrétiens, d’une Eglise-
Institution. On y voit la pyramide
d’une structure hiérarchique de
gouvernement, un monstre d’orgueil
autoréférencé qui requiert la
passivité et la soumission des uns,
le cléricalisme des responsables,
la misogynie et l’éviction de
toute initiative personnelle et
charismatique. On se demande : qui
est au service de qui et qui est servi
par qui ?
Si on s’interroge tout simplement sur
la bonne « ad-ministration » de
l’Eglise, on pose l’importante question
des ministères, autrement dit de
l’organisation du corps (cf. 1 Co 12).
Dans cette vision, les clercs ne sont
pas censés tout savoir faire (du
leadership au chant, en passant par
la prédication, l’accompagnement
spirituel, la comptabilité, l’animation, la
prédication, la liturgie, l’évènementiel,
etc.). Une décléricalisation s’impose
pour que chacun épanouisse ses
charismes et prenne sa place pour le
bien de tous. Dans une Eglise synodale,
unie dans l’Esprit-Saint par la mutuelle
réponse de chacun à l’appel de Dieu,
le corps entier est témoin du message
de l’Évangile et le clergé ne se sent
pas investi de toutes les fonctions
communautaires. « Tous les fidèles, dit
le Canon 211, ont le devoir et le droit
de travailler à ce que le message divin
du salut atteigne sans cesse davantage
tous les hommes de tous les temps et
de tout l'univers ». Dans ce corps, on
ne se pose qu’une question : qui fait
quoi ?
Enfin, si on voit en l’Eglise une
famille, on la définit en fonction de
la charité qui presse les disciples
à être soumis les uns aux autres
(Ep. 5,21) : les anciens, à engendrer
les plus jeunes (cf. 1 P 5,1) ; les plus
fragiles, à se laisser protéger par
les plus costauds (cf. 1 P 5,5) ; les
hommes et les femmes, à apprendre
réciproquement les uns des autres ;
les clercs, à encourager les ministères
propres des laïcs ; les laïcs, à ne pas
se reposer sur les clercs pour tout
(cf. Tt 1,5), etc. Une communauté
fraternelle de disciples mission-
naires (cf. Ac 2,42-47) qui correspond
sans nul doute au désir du divin
fondateur et aux aspirations du cœur
de chaque homme. Là, les disciples
engendrent des disciples et chacun
se sait aimé et reconnu, aimant et
reconnaissant envers ses frères et
sœurs, et missionnaire… Et on se
demande : qui aime qui et comment ?
Tout cela ne fait pas de l’Eglise une
joyeuse anarchie, mais un corps
familial qui, toujours, se laisse nourrir
et soigner par le Seigneur. Toujours
en crise, oui, mais toujours purifiée !
+ Fr David Macaire , Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
Crise !? Vous avez dit « crise » !?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 4
Message du Saint-Père
pour le Carême 2019
C
hers frères et sœurs,
Chaque année, Dieu, avec le
secours de notre Mère l’Eglise,
« accorde aux chrétiens de se préparer
aux fêtes pascales dans la joie d’un
cœur purifié » pour qu’ils puissent
puiser aux mystères de la rédemption,
la plénitude offerte par la vie nouvelle
dans le Christ. Ainsi nous pourrons
cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à
la plénitude du salut que nous avons
déjà reçue grâce au mystère pascal du
Christ : « Car nous avons été sauvés,
mais c’est en espérance » (Rm 8,24).
Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en
nous en cette vie terrestre, se présente
comme un processus dynamique qui
embrasse également l’Histoire et la
création tout entière. Saint Paul le dit :
« La création attend avec impatience la
révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19).
C’est dans cette perspective que je
souhaiterais offrir quelques points
de réflexion pour accompagner notre
chemin de conversion pendant le
prochain carême.
1. La rédemption
de la Création
La célébration du Triduum pascal de
la passion, mort et résurrection du
Christ, sommet de l’année liturgique,
nous appelle, chaque fois, à nous
engager sur un chemin de préparation,
conscients que notre conformation
au Christ (cf. Rm 8,29) est un don
inestimable de la miséricorde de Dieu.
Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il
vit comme une personne sauvée qui
se laisse guider par l’Esprit Saint (cf.
Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en
œuvre la loi de Dieu, en commençant
par celle qui est inscrite en son cœur
et dans la nature, alors il fait également
du bien à la Création, en coopérant
à sa rédemption. C’est pourquoi la
création, nous dit saint Paul, a comme
un désir ardent que les fils de Dieu
se manifestent, à savoir que ceux
qui jouissent de la grâce du mystère
pascal de Jésus vivent pleinement
de ses fruits, lesquels sont destinés
à atteindre leur pleine maturation
dans la rédemption du corps humain.
Quand la charité du Christ transfigure
la vie des saints –esprit, âme et corps–,
ceux-ci deviennent une louange à
Dieu et, par la prière, la contemplation
et l’art, ils intègrent aussi toutes les
autres créatures, comme le confesse
admirablement le « Cantique des
créatures » de saint François d’Assise
(cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde,
cependant, l’harmonie produite par
la rédemption, est encore et toujours
menacée par la force négative du
péché et de la mort.
2. La force destructri\uce
du péché
En effet, lorsque nous ne vivons pas
en tant que fils de Dieu, nous mettons
souvent en acte des comportements
destructeurs envers le prochain et
les autres créatures, mais également
envers nous-mêmes, en considérant
plus ou moins consciemment que
nous pouvons les utiliser selon notre
bon plaisir. L’intempérance prend
alors le dessus et nous conduit à un
style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature
nous demandent de respecter. Nous
suivons alors des désirs incontrôlés
que le Livre de la Sagesse attribue aux
impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas
Dieu comme référence dans leur agir,
et sont dépourvus d’espérance pour
l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons
pas continuellement vers la Pâque,
vers l’horizon de la Résurrection, il
devient clair que la logique du « tout et
tout de suite », du « posséder toujours
davantage » finit par s’imposer.
La cause de tous les maux, nous le
savons, est le péché qui, depuis son
apparition au milieu des hommes,
a brisé la communion avec Dieu,
avec les autres et avec la création
à laquelle nous sommes liés avant
tout à travers notre corps. La rupture
de cette communion avec Dieu a
également détérioré les rapports
harmonieux entre les êtres humains
et l’environnement où ils sont appelés
à vivre, de sorte que le jardin s’est
transformé en un désert (cf. Gn 3,17-
18). Il s’agit là du péché qui pousse
l’homme à se tenir pour le dieu de
la création, à s’en considérer le chef
absolu et à en user non pas pour la
finalité voulue par le Créateur, mais
pour son propre intérêt, au détriment
des créatures et des autres.
Quand on abandonne la loi de Dieu, la
loi de l’amour, c’est la loi du plus fort
sur le plus faible qui finit par s’imposer.
Le péché qui habite dans le cœur de
l’homme et se manifeste sous les traits
de l’avidité, du désir véhément pour le
EGLISE UNIVERSELLE\i
« La création attend avec impatience
la révélation des fils de Dieu »
(Rm 8,19)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 5
bien-être excessif, du désintérêt pour
le bien d’autrui, et même souvent pour
le bien propre, conduit à l’exploitation
de la création, des personnes et de
l’environnement, sous la motion de
cette cupidité insatiable qui considère
tout désir comme un droit, et qui tôt ou
tard, finira par détruire même celui qui
se laisse dominer par elle.
3. La force de guérison\u
du repentir et du p\uardon
C’est pourquoi la création a un urgent
besoin que se révèlent les fils de Dieu,
ceux qui sont devenus “une nouvelle
création” : « Si donc quelqu’un est dans
le Christ, il est une créature nouvelle. Le
monde ancien s’en est allé, un monde
nouveau est déjà né » (2 Co 5,17). En
effet, grâce à leur manifestation, la
création peut elle aussi « vivre » la
Pâque : s’ouvrir aux cieux nouveaux
et à la terre nouvelle. Le chemin vers
Pâques nous appelle justement à
renouveler notre visage et notre cœur
de chrétiens à travers le repentir, la
conversion et le pardon afin de pouvoir
vivre toute la richesse de la grâce du
mystère pascal.
Cette “impatience”, cette attente
de la création, s’achèvera lors de la
manifestation des fils de Dieu, à savoir
quand les chrétiens et tous les hommes
entreront de façon décisive dans ce
“labeur” qu’est la conversion. Toute la
création est appelée, avec nous, à sortir
« de l’esclavage de la dégradation, pour
connaître la liberté de la gloire donnée
aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). Le
carême est un signe sacramentel
de cette conversion. Elle appelle les
chrétiens à incarner de façon plus
intense et concrète le mystère pascal
dans leur vie personnelle, familiale et
sociale en particulier en pratiquant le
jeûne, la prière et l’aumône.
Jeûner, c’est-à-dire apprendre à
changer d’attitude à l’égard des autres
et des créatures : de la tentation de
tout “ dévorer” pour assouvir notre
cupidité, à la capacité de souffrir
par amour, laquelle est capable de
combler le vide de notre cœur. Prier
afin de savoir renoncer à l’idolâtrie
et à l’autosuffisance de notre moi, et
reconnaître qu’on a besoin du Seigneur
et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône
pour se libérer de la sottise de vivre en
accumulant toute chose pour soi dans
l’illusion de s’assurer un avenir qui ne
nous appartient pas. Il s’agit ainsi de
retrouver la joie du dessein de Dieu sur
la création et sur notre cœur, celui de
L’aimer, d’aimer nos frères et le monde
entier, et de trouver dans cet amour le
vrai bonheur.
Chers frères et sœurs, le « carême »
du Fils de Dieu a consisté à entrer
dans le désert de la création pour qu’il
redevienne le jardin de la communion
avec Dieu, celui qui existait avant le
péché originel (cf. Mc 1,12-13 ; Is 51,3).
Que notre Carême puisse reparcourir
le même chemin pour porter aussi
l’espérance du Christ à la création, afin
qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage
de la dégradation, puisse connaître la
liberté de la gloire donnée aux enfants
de Dieu » (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas
passer en vain ce temps favorable !
Demandons à Dieu de nous aider à
mettre en œuvre un chemin de vraie
conversion. Abandonnons l’égoïsme,
le regard centré sur nous-mêmes et
tournons-nous vers la Pâque de Jésus :
faisons-nous proches de nos frères et
sœurs en difficulté en partageant avec
eux nos biens spirituels et matériels.
Ainsi, en accueillant dans le concret
de notre vie la victoire du Christ sur le
péché et sur la mort, nous attirerons
également sur la création sa force
transformante.
Du Vatican, le 4 octobre 2018
Fête de Saint François d’Assise François
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 66
Dimanche 10 mars 201\b
la P arole Dominicale
Deutéronome 26,4-10 • \P Psaume 90 • Roma\b\Pns 10,8-13 • L\Puc 4,1-13
1 er dimanche de Carême - Année C
F
rères et sœurs, Il y a un lien étroit
entre le carême et le baptême.
Notons que dans l’évangile, Luc
précise qu’après son baptême, Jésus,
rempli de l’Esprit Saint est conduit au
désert pendant 40 jours.
Au cours des six premiers siècles de
l’histoire de l’Eglise, le carême a été un
temps de préparation au baptême des
adultes.
Cette période liturgique était considérée
comme un temps de pardon, de pénitence,
de réconciliation pour ceux que le péché
avait exclu de la communion de l’Eglise.
La communauté chrétienne était
associée à la préparation au baptême
des catéchumènes par le pardon, le jeûne,
la prière et l’aumône.
Les parrains et marraines proches des
futurs baptisés veillaient à leur donner
le témoignage de leur vie chrétienne, et
vérifiaient aussi le sérieux de leur chemin
de conversion.
Le baptême, en ces temps-là, n’était pas
une formalité rituelle et sociale inscrite
dans la tradition, mais une conversion
personnelle, un changement de vie après
avoir découvert une vie nouvelle avec
Jésus-Christ.
En ce temps de carême, l’Eglise propose
aux chrétiens et aux catéchumènes de
regarder Jésus pour mieux le suivre et
l’imiter. Il est notre seul modèle, notre
seul guide. Il est le chemin qui conduit
au Père. Il est la Parole de vérité.
Saint Paul, dans la lettre aux Romains 10,8-
9, met l’accent sur la place de la Parole de
Dieu dans notre vie : "Tout près de toi est
la Parole, elle est dans ta bouche et dans
ton cœur. Cette Parole, c’est le message
de la foi que nous proclamons. En effet,
si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est
Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors
tu seras sauvé".
Le carême de Jésus au désert est un temps
d’épreuve, de réflexion, d’union au Père
dans la prière. Et nous, qu’allons-nous
faire de ce carême ? Est-ce qu’il sera un
temps favorable pour une relation plus
profonde, moins routinière avec Jésus ?
Dans mon emploi de temps, quelle place
vais-je accorder à la méditation de sa
parole ? "La Parole est près de toi, elle
est dans ton cœur". Jésus doit affronter
le diable et ces tentations. Remarquons
que le diabolos, le diviseur, le menteur,
est aussi un flatteur. Il fait croire à ce que
nous ne sommes pas, en nous sortant
de notre condition humaine. A chaque
tentation, Jésus réplique par une citation
de la Parole de Dieu.
La première tentation porte sur l’appétit
de l’avoir, le désir de posséder, de
consommer. Cela se manifeste par la faim.
C’est une vieille tentation d’Israël. Quand
le peuple séjourna dans le désert à sa
sortie de la terre de servitude, il regretta
les viandes et les oignons d’Egypte et
il était prêt à sacrifier sa liberté pour
consommer. La possession de l’avoir est
aliénante quand elle est tyrannique, elle
supprime la liberté des fils et des filles
du Père.
Le tentateur propose à Jésus de sortir de
sa condition, de se détourner du Père et
d’utiliser des pouvoirs magiques… Jésus
répond : "L’homme ne vit pas seulement
de pain".
C’est un avertissement à tous ceux qui
ont des responsabilités dans la société
et dans l’Eglise. Nous n’avons pas à
utiliser notre fonction pour en tirer des
bénéfices, des privilèges. Notre fonction
est un service.
La deuxième tentation porte sur le
pouvoir. " Je te donnerai tout ce pouvoir
et la gloire de ces royaumes". Le pouvoir
corrompt le cœur de l’homme, détériore
ses relations avec Dieu et avec les autres
humains, s’il n’est pas un service. Le
pouvoir de dominer fait croire à l’homme
qu’il est Dieu, qu’il peut remplacer Dieu,
il devient l’idole de lui-même.
Jésus répond : "C’est devant le Seigneur
ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul
tu rendras un culte".
Qui ou quoi dans ma vie tend à prendre
la place de Dieu ? A qui ou à quoi je
sacrifie ma vie, en lui donnant le meilleur
de moi-même ? Jésus me demande de
dépoussiérer ma foi, de la purifier des
scories qui l’alourdissent : telles les
superstitions. Avec une foi en baisse,
certains fréquentes les officines des
voyants et dépensent de grosses sommes
d’argent pour qu’on leur prédise l’avenir.
Dans la troisième tentation, le tentateur
vise Dieu lui-même : sa nature, son être.
Le tentateur propose de forcer Dieu, de le
contraindre à agir en le mettant au service
de l’homme ; de voir en lui un faiseur de
miracles, de choses extraordinaires. Tout
ceci démobilise l’homme et le prive de
ses responsabilités. Agir ainsi, c’est tenter
Dieu comme l’a fait l’adversaire de Dieu.
Jésus a toujours refusé les moyens
spectaculaires pour accomplir sa mission.
"Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur
ton Dieu".
Seigneur aide-nous à savoir Te donner
toute la place dans notre vie, dans notre
cœur, dans nos préoccupations. Fais que
nous soyons vainqueurs dans le combat
face au tentateur, par la puissance de
l’Esprit Saint. Amen.
P. Jean de Coulanges ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 7
Sa\bnt Joseph, un sa\bn\Pt \bnvoqué par les chrét\bens, ma\bs peu par\Plé par ces dern\bers.
D
ans la tradition évangélique,
plus précisément dans l’Evan-
gile de Mathieu (Mt 1,18) et
dans l’Evangile de Luc (Lc2,3), saint
Joseph est issu de la lignée directe du roi
David. Charpentier de profession, il est
l’Epoux de Marie, et avait pour mission,
dans l’accomplissement de l’œuvre
salvifique, d’assumer la paternité légale
de l’enfant Jésus.
Modèle de l’humilité et de
la discrétion, bien que
membre de la généalogie
davidique, saint Joseph
est un personnage très
effacé de la Bible. Il a
assumé sa fonction
paternelle et conjugale
en toute humilité.
A l’instar de Dieu, saint
Joseph est le modèle de la
miséricorde et de l’amour.
Comme disait sainte Thérèse
d’Avila, « Un cœur qui aime, est
un cœur qui pardonne, et saint
Joseph est un cœur rempli d’amour
et capable de pardonner. » (Mt1,18-24).
Saint Joseph est le modèle de la
responsabilité. « En vue du bonheur
de sa famille, un père de famille doit
savoir assumer ses responsabilités »,
disait le pape François. Saint Joseph, par
son métier de charpentier, est le modèle
de la responsabilité. Tout au long de sa
vie, il a été au service de sa famille, en
prenant bien soin de Marie et de l’enfant
Jésus. Cette responsabilité ne se limite
pas seulement à son aspect matériel,
mais aussi spirituel : par exemple, la
présentation de Jésus au Temple
(Lc 2,22), la commémoration de la fête
pascale (Lc 2,41).
Saint Joseph est aussi le modèle de
la perfection et de la chasteté. Selon
l’expression de l’Evangile de Mathieu
(M1,19), « un homme juste », c'est-à-
dire un homme accompli dans toutes
les vertus, saint Joseph est l’image de la
perfection.
Comme disait saint Ambroise, « Il fut
vraiment saint et parfait ; comme type
d’union de Jésus-Christ avec l’Eglise, les
deux époux Joseph et Marie vivaient
dans la virginité et dans la chasteté
conjugale».
Saint Joseph, modèle de la protection :
Par un nouvel avis de l’Ange de Dieu,
il emmena Jésus avec Marie en Egypte
pour l’arracher à la fureur et à la
méchanceté d’Hérode qui avait mis fin
à la vie des enfants de sexe masculin, de
zéro à cinq ans, qui étaient à Bethléem
et aux alentours, (mémoire des Saints Innocents Lc 2,13-16). En effet, à travers
ce récit dramatique, saint Joseph a été
remarquablement considéré, selon
la tradition des Pères de l’Eglise (saint
Ambroise, saint François de Sales,
saint Vincent de Paul, et même sainte
Thérèse d’Avila), comme modèle de
la protection. Ainsi le pape Léon XIII
attribua en la personne de saint Joseph
le titre « Terreur des démons. » Et
le pape Pie IX a placé l’Eglise
Universelle sous le patronage
de saint Joseph : « Saint
Joseph a été le gardien, l’économe, l’éducateur,
le chef de famille dans
laquelle le Fils de Dieu
a voulu vivre sur terre.
Il a été en un mot, le
protecteur de Jésus. Et
l’Eglise dans sa sagesse
a conclu : s’il a été le
protecteur du corps, de la
vie physique et historique
du Christ, au ciel, saint Joseph
sera certainement le protecteur
du Corps Mystique du Christ, c'est-
à-dire l’Eglise ».
Ainsi aimons saint Joseph, invoquons-le
avec ferveur, et imitons-le en vivant
comme lui avec Marie pour Jésus.
Sanctifions notre vie par le biais
de l’humilité, la simplicité, la foi,
l’obéissance, la piété, l’amour de Dieu
et du prochain, la douceur, la bonté et
la fidélité à notre devoir d’état.
Bonne Fête de saint Joseph, que Dieu
vous bénisse !
Père Arnack Bokombé,
Administrateur des paroisses de Prêcheur et Fonds-Saint-Denis
■
Mois de Mars,
Mois de Saint Joseph !
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 8
L’assoc\bat\bon des Centres de Préparat\bon
au Mar\bage (ACPM) v\bent de v\bvre deux
beaux temps forts de son r\bche calendr\ber
annuel. Les 9 et 10 févr\ber, pour la 6
ème année
consécut\bve, le mouvement tena\bt un stand
à l’occas\bon de la 26
ème éd\bt\bon du Salon du
Mar\bage organ\bsé dans les salons de l'hôtel la
Batel\bère. Le week-end su\bvant, les 16 et 17
févr\ber dern\bers, Près de 250 couples éta\bent
accue\bll\bs par le Mouvement et Mgr Dav\bd
Maca\bre pour la 4
ème éd\bt\bon du désorma\bs
\bncontournable Week-end des f\bancés, et
récemment mar\bés pour \Pun pet\bt nombre.
Les membres animateurs du mouvement ont eu la grande
joie d’accueillir, et d’aller au-devant de couples à la fois
surpris et tout heureux de trouver des réponses utiles,
leur permettant de frapper à la porte de l’Eglise pour être
accompagnés dans leur cheminement. Passée la surprise,
beaucoup nous disaient être convaincus de la nécessité
de notre présence, nous encourageant à persévérer dans
cette démarche. Parmi ces encouragements, celui des
couples de confessions différentes est à souligner, ces
derniers se montrant très intéressés par ce cheminement
spirituel proposé aux couples désireux de s’unir dans le
sacrement du Mariage.
Ce fut pour le mouvement l’occasion de rappeler que la
meilleure disposition pour bénéficier de la préparation au
Mariage est d’être libre de toute date, cet accompagnement
constituant ainsi un lieu de discernement propice à une
décision d’engagement éclairée.
Le dimanche en fin d'après-midi, Mgr David Macaire
prenait le temps de nous visiter et apporter son soutien
à cette initiative. Avec la joie contagieuse qui l’habite,
il a déambulé dans les allées du salon, provoquant
l’enthousiasme tant des visiteurs que des autres exposants.
Merci à lui ainsi qu’au père Wilfried Bannais, l’aumônier du
mouvement qui a également été présent à nos côtés.
Un bel évènement qui a été possible avec la complicité de
l’organisatrice, M me Valère, que nous remercions chaleureusement
pour son accueil délicat et bienveillant.
Avec la grâce de Dieu, ces beaux soutiens, l’ACPM est déjà
tournée vers l’édition 2020, tant ce rendez-vous paraît désormais
incontournable.
Salon du Mariage 2019
N
ous avons pu mesurer, à ces deux occasions, toute
la richesse et le dynamisme de notre Eglise, tout
comme le déploiement de la grâce et la puissance
de joie, fruits de l’Amour de notre Dieu.
Au milieu des nombreux stands rivalisant d’originalité
pour exposer tout un panel de services en vue de sublimer
cérémonies et réceptions, celui de l’ACPM faisait simplement
la proposition du Christ Jésus pour un bonheur durable.
Des Week-end
de feu avec
l’ACPM
Salon du Mariage
Week-end
des fiancés
&
VIE DU DIOCÈSE
Page 9
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 9
Pour cette 4 ème édition, près de 250
couples étaient reçus à la villa FL à
Californie, Mgr David Macaire ayant une
ambition motivée par l’Amour : « Leur
parler les yeux dans yeux ! ». Le thème
retenu cette année était : « Le Mariage,
pour moi c’est sacré ! Et pour toi ? »
Durant ces deux jours, les couples
présents ont entendu des témoignages
et interventions dynamiques, incarnés
et livrés en vérité. Ils ont pu notamment
découvrir qu’il existait de mauvaises
raisons pour se marier, mais également
les ingrédients nécessaires pour bâtir
et entretenir une relation de couple
épanouie et indissoluble. Ils ont pu
entendre l’Eglise parler de sexualité du
couple sans rougir, en brisant nombre
de fausses représentations bien loin du
projet de bonheur de Dieu pour l’homme
et la femme.
Des temps de partage en carrefour
ont permis aux fiancés d’échanger librement en couples dissociés sur
ce qu’ils savaient, avaient entendu ou
observé et espéraient du Mariage. Tout
était mis en place avec le secours du
Saint-Esprit pour que les engagements et
consentements soient éclairés, condition
essentielle de la durabilité. Une invitation
à bâtir sur le roc en n’ignorant pas les
exigences du sacrement, mais tout en
prenant pleinement possession dans la
foi des grâces répandues dans ce même
sacrement.
Nous avons pu voir l’œuvre de Dieu sur
les visages transformés, signe s’il en était
besoin de la pertinence et de la nécessité
de cet événement.
Ce beau week-end était clôturé par
l’action de grâce célébrée par
Mgr Macaire, et concélébrée par
l’aumônier du mouvement, le père
Wilfried Bannais (cadeau et don
de Dieu selon un célèbre chant de
louange). Merci aux pères Arnaud
Goma et Lucianno Rinasoa qui nous ont
rejoints le dimanche, et ont également
concélébré l’Eucharistie, associant ainsi
leur ministère à cette belle fête.
Pour l’ACPM, la joie de l’événement est
bien vivace et présente, le mouvement
se tourne déjà vers la prochaine édition,
et invite les couples à s’inscrire dans les
différentes permanences pour vivre
cette préparation qui est un lieu de
discernement. Pas besoin de date ou de
décision, le Seigneur vous attend libres
et le cœur ouvert aux imprévus de Dieu.
Week-end des fiancés
décision, le Seigneur vous attend libres
et le cœur ouvert aux imprévus de Dieu.
pour les fiancés en cheminement
et pour les couples :
(tél. : 447484 0696 pour inscription)
Prochaine rencontre
et pour les couples :
Dimanche 17 mars 17 mars 17 2019 , 2019 , 2019
de 8h30 à 17h, 17h, 17
Foyer de l'Espérance
(tél. : 447484 0696 pour inscription)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 10
Ce 1 er d\bmanche de carême 2019, des adultes se préparant à recevo\br le baptême dans
la nu\bt de Pâques so\Pnt appelés par l’évêque de notre d\bocèse.
A
u cours de la célébration
diocésaine, en la cathédrale
Saint-Louis de Fort-de-France,
l’évêque, Mgr David Macaire, appelle
par leur nom tous les catéchumènes
qui seront baptisés lors de la Vigile
pascale (le 20 avril 2019) à franchir les
dernières étapes de leur préparation,
et leur demande d’être plongés dans la
mort et la résurrection du Christ pour
devenir des disciples baptisés. Ceux-ci
répondent : "Me Voici".
Chacun marque alors son adhésion en
signant un registre diocésain destiné à
cet effet.
L’appel décisif n’a lieu qu’une seule
fois par an, au début du carême
(le 1 er dimanche de Carême).
C’est la deuxième étape de l’initiation
chrétienne des catéchumènes qui
cheminent depuis deux ans pour
la plupart. Après cette célébration,
les catéchumènes sont appelés les
« élus » ou les « appelés », car l’Eglise
les appelle au baptême.
Dans notre diocèse cette année, 35
personnes sont ainsi appelées, venues
de toute la Martinique : District Nord-
Caraïbe, District Grand-Nord, District
Nord-Atlantique, District Centre-Est,
District Centre-Ouest, District Sud et
District Grand-Sud.
Lors de cette célébration, l’évêque
«prend acte de l’état de préparation
des catéchumènes». C’est lui qui
admet ces derniers à l’appel décisif.
Le rôle de l’évêque consiste à agir
« au nom du Christ et de l’Église », et
à « authentifier le caractère sacré et
ecclésial de l’appel ». Il signifie que le
choix vient de Dieu, actualisant ainsi
la parole de l’apôtre Paul dans la lettre
aux Thessaloniciens (1Th 1, 4) et celle
du Christ : « Ce n’est pas vous qui m’avez
choisi, c’est moi qui vous ai choisis ».
(Jn 15, 16).
Les parrains et ceux qui ont assuré
l’accompagnement et la catéchèse
témoignent en faveur des catéchumènes.
Les parrains, en particulier, exercent
pour la première fois leur rôle liturgique.
Ils accompagnent les catéchumènes,
leur rendent témoignage devant
l’assemblée.
De la part des catéchumènes, cette
étape manifeste leur volonté de
recevoir les sacrements. Ils ont à
répondre « nominativement » à
l’appel de l’Église, qui leur demande
de franchir une nouvelle étape.
Après le baptême dans la nuit de
Pâques, certains des nouveaux
baptisés recevront le sacrement
de la confirmation ainsi que la 1ère
Eucharistie pour quelques-uns.
Nous pouvons d’ores et déjà les porter
dans notre prière en demandant au
Seigneur de continuer ce qu’il a déjà
commencé en eux.
Yvonne Joseph,
Service diocésain du catéchuménat
■
Carême :
Appel décisif des catéchumènes
VIE DU DIOCÈSE
d\bmanche de carême 2019, des adultes se préparant à recevo\br le baptême dans
la nu\bt de Pâques so\Pnt appelés par l’évêque de notre d\bocèse.
’6,)•1 C
Appel décisif des catéchumènes
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 11
SERVANTS D’AUTEL DOSSIER
Interview de l'Archevêque
sur
l’organisation du service liturgique des jeunes
EEM : Monseigneur, vous avez
placé les groupes de Servants
d’Autel sous la responsabilité du
service diocésain des Vocations
dirigé par le P. Emmanuel
Chaulvet. Pourquoi ?
Les servants de messe sont des
jeunes formidables qui ont pris
leur place dans l’Eglise. Ils se
montrent prêts à entendre l’appel
à servir. C’est un peu la prunelle
de nos yeux ! Il faut bien en
prendre soin ! C’est pourquoi les
responsables sont nommés en lien
avec le Service des Vocations.
Ce Service a pour fonction
de répertorier, de rassembler,
de former et d’encourager les
différents responsables, jeunes et
adultes, de ces groupes ; de veiller
à l’application des normes, à la mise
en place des temps de formation
et d’une communication adéquate
pour encourager les jeunes et leur
permettre de grandir. Il organise
notamment un ou plusieurs
rassemblements annuels.
EEM : Qu’attendez-vous des
responsables de ces groupes ?
Les responsables des jeunes au
service de la liturgie sont, en principe,
des jeunes adultes exemplaires de 18
à 35 ans, ayant exercé eux-mêmes,
si possible, ce service. Ils ont une
responsabilité directe et reconnue
dans l’organigramme paroissial.
Il convient que le responsable soit
assisté d’un ou deux
autres jeunes de son âge
et de sexe différent. Ce
n’est qu’à titre provisoire
que des adultes de plus
de 35 ans peuvent
s’impliquer directement
dans ces groupes (les
parents ou des bénévoles
paroissiaux peuvent
aider).
EEM : Depuis plusieurs années
maintenant, il y a beaucoup, et
même une majorité, de filles dans
le service de messe. Qu’en pensez-
vous ?
C’est une bonne chose… si et
seulement si la présence des filles
n’écrase pas les garçons. Ceux-ci,
à l’adolescence, sont parfois plus
gênés, moins sûrs d’eux et plus
« cireurs ». Il ne faut pas que ce
service soit encore un lieu où les
femmes les dominent et tiennent le
pouvoir. C’est dommage. Surtout
chez nous où les garçons sont
toujours entourés de femmes, en
famille, à l’école, au catéchisme.
A la fin, il ne leur reste plus que
le sport pour trouver un milieu
masculin ! Je trouve dommage
qu’on ait instauré une mixité sans
discernement.
Je demande donc que cette mixité
laisse place à une coéducation.
Dans ce système (développé entre
autres chez les Guides et Scouts de
France), les garçons et les filles sont
éduqués ensemble, mais chacun de
façon typique. Les responsables
veilleront donc à mettre en place
des manières spécifiques de former
et de faire servir les garçons et les
filles au sein d’un même groupe…
EEM : C’est-à-dire ? Quelle serait
la différence entre les filles et les
garçons ?
Filles et garçons sont tous au service
de la messe et cela est bon, mais,
comme cela se fait de plus en plus
dans les paroisses du monde, on
leur confie des services différents,
selon une distinction biblique et
théologique :
Les filles ont normalement un
service « prophétique » tourné
vers l’assemblée et le service de
la Parole. On leur confie tout ce qui
concerne l’exemplarité des autres
fidèles de l’assemblée : l’accueil,
le placement, l’accompagnement
des ministres laïcs de lectures et
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 12
SERVANTS D’AUTEL DOSSIER
En tant que servants d’autel, vous faites un peu l’expérience de Marthe et Marie. C’est beau si, au-delà de vos
tours de service liturgique, vous savez d’un côté vous engager \
dans la vie paroissiale et de l’autre rester en silence
en présence du Seigneur : les deux. Et ainsi, dans ce mélange d’\
action et de contemplation, on reconnaît aussi le
dessein de Dieu sur nous : on voit quels sont les talents et les inté\
rêts que Dieu met dans notre cœur et comment
les développer ; mais surtout, on se met humblement devant Dieu, tel \
que l’on est : comme nous sommes, sans
nous maquiller, sans nous déguiser, tels que nous sommes, devant Dieu, avec nos qualités et nos limites\
, en lui
demandant comment pouvoir mieux le servir, lui et notre prochain. Et n’ayez pas peur de demander un bon
conseil quand vous vous demandez comment pouvoir servir Dieu et les pers\
onnes qui ont besoin d’aide dans
le monde. Souvenez-vous que plus vous donnez aux autres, plus vous vous \
recevrez vous-mêmes en plénitude
et vous serez heureux. (…)
Très chers jeunes, il n’y a pas besoin de beaucoup de paroles, les \
faits sont plus importants, la proximité, le
service, le regard silencieux devant le Saint-Sacrement. Les jeunes – comme tout le monde, d’ailleurs – ont
besoin d’amis qui donnent un bon exemple, qui agissent sans demander, sans rien attendre en échange. Et ainsi,
vous faites sentir aussi comme est belle la communauté des croyants p\
arce que le Seigneur habite au milieu
d’eux, comme il est beau de faire partie de la famille de l’Égl\
ise.
Source : https://fr.zenit.org/articles/
Extra\bt du D\balogue du pape Franço\bs avec les servants d’autel
12 ème Pèlerinage international des servants d’autel
Rome\b 30 juillet-3 août 2018
de communion, la procession du
lectionnaire, l’accompagnement
de la procession des dons et de la
quête, la transmission du geste de
paix ou de la lumière en certains
cas, l’organisation des différents
mouvements comme la procession
de communion… Elles s’installent
devant l’assemblée.
Les garçons ont un service
« presbytéral » tourné vers le
prêtre et le service de l’autel. C’est
à eux qu’on confie l’assistance du
prêtre, l’encens, la procession de
l’Évangile, tout le service autour de
l’autel et du prêtre pendant et après
la communion. Ils s’asseyent auprès
du prêtre.
C’est une bonne occasion de veiller
à la parité dans l’Eglise !
D’un point de vue pratique, les
processions sont faites en commun.
EEM : Quelles tenues doivent
porter les jeunes ?
Les jeunes doivent apprendre à
s’habiller, surtout lorsqu’ils sont
appelés à servir la liturgie. Leur
tenue doit montrer, dans le cadre
du service de la messe, qu’ils ne
cherchent à plaire qu’au Seigneur !
Tous doivent donc porter des
tenues correctes et de couleur
sobre. On pourra aussi distinguer
la tenue de service des garçons et
celle des filles. Par exemple, selon
la tradition de l’Eglise, un voile
(comme aux professions de foi) et/
ou un scapulaire seraient mieux
adaptés aux cheveux et aux formes
des jeunes femmes. On évitera les
boucles d’oreilles trop voyantes, le
maquillage ainsi que les chaussures
fantaisies ou de sport. Tout cela peut
convenir dans l'assemblée, mais pour
le service du sanctuaire, la modestie
est de mise ! Dans le chœur, il n'y a
pas d'autre parure que les vêtements
et ornements liturgiques.
EEM : Quel est votre message pour
tous ces jeunes ?
Tout d’abord, je voudrais leur
rappeler que je suis fier d’eux et que
je les remercie pour l’accueil qu’ils
me font quand je viens célébrer
chez eux. Nous nous voyons dans
la sacristie et pendant le service.
J’admire leur disponibilité. Par
contre, je les encourage à se former
et à comprendre toujours plus la
beauté des mystères de la vie de
Jésus que nous célébrons dans la
liturgie, même dans les petits détails,
à rester toujours joyeux et à servir de
façon que tous ceux qui les voient
prient mieux et aiment davantage le
Seigneur.
■
SERVANTS D’AUTEL
de communion, la procession du
lectionnaire, l’accompagnement
de la procession des dons et de la
EEM : Quelles tenues doivent
porter les jeunes ?
Les jeunes doivent apprendre à
s’habiller, surtout lorsqu’ils sont
appelés à servir la liturgie. Leur
tenue doit montrer, dans le cadre
du service de la messe, qu’ils ne
cherchent à plaire qu’au Seigneur !
pas d'autre parure que les vêtements
et ornements liturgiques.
EEM : Quel est votre message pour
tous ces jeunes ?
Tout d’abord, je voudrais leur
rappeler que je suis fier d’eux et que
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 13
Interview de Kerry Moran ,
cérémoniaire diocésain
Kerry, vous êtes responsable diocésain des
cérémoniaires ; depuis quand êtes-vous chargé de
cette mission par notre archevêque ?
Oui, je suis le maître des célébrations liturgiques pour
l'archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France. En
juillet 2015, j'ai été invité par Mgr Macaire à assumer
ces fonctions et responsabilités, et j'occupe ce poste
depuis août 2015. C'est peu de temps après que, avec
la permission et les encouragements de l'archevêque,
j'ai formé un groupe d'assistants pour m’aider dans
mon travail et ma mission.
En quoi consiste précisément le rôle de cérémoniaire ?
Le maître des cérémonies est responsable des
célébrations liturgiques de l'archevêque, et des
principales célébrations liturgiques de la vie du
diocèse. La planification et l'organisation de ces
célébrations, du début à la fin, constituent une partie
essentielle du travail du cérémoniaire, de même que
la fourniture de conseils liturgiques aux prêtres et aux
responsables de la liturgie au niveau paroissial, le cas
échéant. L’équipe d’assistants cérémoniaires m'aide
dans mon travail, principalement en accompagnant
l’archevêque en mon absence aux différentes
célébrations hebdomadaires, et en le servant à titre
personnel avant, pendant et après ces célébrations.
Ils sont également présents pour m’aider lors des
grandes célébrations à la cathédrale ou ailleurs au
cours de l’année liturgique.
Qui peut devenir cérémoniaire ? Faut-il faire acte
de candidature?
L'archevêque a stipulé que des garçons ou des
hommes âgés de 16 à 25 ans peuvent être nommés à
ce poste. Normalement, ils auront eu plusieurs années
d'expérience en tant que servants d'autel dans leurs
paroisses, et bénéficieront de la recommandation de
leur curé.
Quelle formation reçoivent les cérémoniaires ?
Je rencontre normalement les cérémoniaires toutes les
deux semaines pendant environ deux heures. Au cours de
ces réunions, en plus des questions pratiques relatives à
leur fonction, je leur dispense une formation théologique,
spirituelle, humaine et liturgique. Cela leur permet de
bien comprendre la liturgie à laquelle ils participent, et le
sens théologique et historique plus profond qui s’y cache.
Combien en avez-vous formé dans notre diocèse ?
Actuellement, en Martinique, j'ai formé 22 garçons.
Ils interviennent dans les cérémonies présidées par l’ar-
chevêque ; sont-ils également présents dans les paroisses
aux côtés des curés ?
Cela dépend des souhaits du curé, qui est habilité à
nommer un ou plusieurs cérémoniaires pour sa paroisse.
Certains des garçons sont donc également cérémoniaires
dans leur paroisse, à la demande du curé, mais pas tous.
Les deux rôles sont séparés et c'est le curé qui décide si et
qui il veut comme cérémoniaire dans sa paroisse, sachant
que l’évêque souhaite que ce rôle soit réservé aux garçons
et jeunes hommes.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 14
SERVANTS D’AUTEL DOSSIER
E
tre servant d’autel c’est servir le
Christ en contribuant à la beauté
de la célébration, en aidant le
prêtre et l’assemblée à prier, en étant soi-
même plus disponible à la prière.
Au sein de notre paroisse Immaculée
Conception du Morne-Rouge, nous
sommes en train de vivre une belle
aventure avec les enfants et les jeunes
qui ont choisi de vivre le mystère de
l’Eucharistie, au plus près de l’autel, en
devenant SERVANT D’AUTEL.
Généralement, cette mission est accessible
après avoir fait sa 1 ère communion, mais
le Synode nous a ouvert la possibilité de
les accueillir bien avant. Ainsi, en accord
avec le curé de la paroisse, nous avons
décidé d’accueillir les enfants dès l’âge
de quatre ans.
Grâce à E
CCLESIA ’M 2020 !, ils suivent une
formation qui correspond à la préparation
de la 1 ère communion. De ce fait, dès que
nous estimons qu’ils sont « prêts », ils
peuvent recevoir ce sacrement bien avant
les jeunes de leur âge.
La formation des servants d’autel se fait
donc en fonction de leur âge. Depuis
ECCLESIA ’M 2020 !, nous avons formé, le
curé et moi, avec l’aide des cérémoniaires,
près de 60 jeunes répartis sur 5 groupes
à savoir :
- L’éveil à la Foi des servants de messe dès
quatre ans ;
- Les servants en route vers la 1 ère
communion ;
- Les jeunes ayant fait leur 1 ère communion
jusqu’à leur profession de Foi ;
- Les adolescents et les cérémoniaires.
Aujourd’hui, nous sommes heureux et fiers
d’avoir six braves garçons qui sont devenus
cérémoniaires. Le doyen du groupe,
Xavier, a suivi cette formation diocésaine
et transmet avec cœur et passion tout ce
qu’il a appris. Ce groupe est très actif au sein
de la paroisse, non seulement au cours des
messes et évènements particuliers, mais
aussi dans la formation des plus jeunes et
de l’entretien des objets sacrés.
Tous ces jeunes mènent une vie spirituelle
riche, basée sur la prière notamment avant
chaque messe. Cependant, en dehors
des activités propres à la paroisse, nous
essayons de leur montrer comment
partager et vivre leur Foi autrement,
notamment au cours de sorties plage,
randonnées, ou même d’un simple repas…
Germain Chiffet, Responsable paroissial
des Servants d’autel
■
Servir la messe est un engagement
profond pour aider le prêtre et la
communauté chrétienne à prier durant
la sainte messe.
"Fidèle serviteur toujours et partout",
telle est la devise du servant de messe.
Les servants de messe sont avant tout des
disciples de Jésus. Ils cherchent à l’aimer
de tout leur cœur et à aimer les autres. Les
servants ont aussi pour mission d’exercer
l’amour partout, ils sont les commissaires
de Jésus dans le monde : "s’il me manque
l’amour, je ne suis rien" (1Co13,2).
Le dimanche, ils arrivent quinze minutes
avant la célébration pour se préparer au
sacrifice eucharistique (Messe). Aidés
par les cérémoniaires, ils vérifient que
tous les vases sacrés soient prêts pour la
célébration eucharistique, et préparent
l’encensoir. Mais, le plus important reste la
prière des servants avant la sainte messe,
car elle leur permet véritablement de s’unir
au grand mystère qu’ils vont célébrer.
La sainte messe commence par une
procession ; quand le prêtre arrive à
l’autel, tous peuvent faire une belle
génuflexion si le tabernacle est placé au
centre de l’église, si ce n’est pas le cas,
une belle inclinaison est nécessaire car
l’autel est sacré.
L’autel est le lieu où le prêtre célèbre
la messe. Il est le centre autour duquel
les chrétiens se rassemblent, le Christ
lui-même est « l’autel, le prêtre et la
victime ».
Comme tous ceux qui accomplissent une
fonction liturgique, les servants d’autel
portent une aube blanche, symbole de
leur baptême. Ils peuvent porter une croix
avec un cordon à la taille.
Les servants peuvent exercer différentes
fonctions. Par exemple, sur la paroisse
de Notre-Dame de Bellevue, nous avons
six cérémoniaires qui coordonnent et
guident l’ensemble des servants et aident
le prêtre.
Nous avons quatre thuriféraires, c’est-à-
dire qu’ils s’occupent de l’encensoir. Puis
on retrouve le porte-navette, le porte-
croix, les portes-cierges, les acolytes, le
porte-missel et le porte micro.
Il est bon aussi mensuellement de se
retrouver avec tous les servants d’autel
autour de la prière, de thèmes divers
et variés, afin de faire le point sur leur
engagement au service de l’autel.
Il y a 40 servants d’autel avec six
cérémoniaires, dont un cérémoniaire
principal (Andy) qui travaillent en étroite
collaboration avec le curé, le père Alain
Ransay et moi-même.
Diacre, Neuville Cospar, Responsable Paroissiale des Servants d’Autel de Bellevue
■
Les Servants d'autel en paroisse
… Bellevue (Fort-de-France)Au Morne-Rouge…
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 15
Lors de la messe chrismale, sont
au service, tous les cérémoniaires
paroissiaux qui le peuvent et que les
curés ont désignés à l’avance…
pour les répétitions.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 16
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
«S
aül prit trois mille hommes
d’élite… Il arriva aux parcs
des brebis qui étaient près
du chemin ; il y avait une caverne, où Saül
entra pour se couvrir les pieds ; David et ses
gens étaient assis au fond de la caverne. Les
hommes de David lui dirent : ‘Voici le jour
dont Yahweh t’a dit : Voici que je livre ton
ennemi entre tes mains ; traite-le comme il te
plaira’.» David se leva et coupa à la dérobée le
pan du manteau de Saül. Après cela, le cœur
de David lui battit, de ce qu’il avait coupé le
pan du manteau de Saül. ‘’
Comment David a-t-il perçu la manière par
laquelle il devait rendre gloire à Dieu ?
En effet, il désirait que s’accomplisse la
volonté de Dieu. Il la rechercha, et quand
il l’eut trouvé, il l’exerça. Ici apparaît une
noblesse du cœur et ce qui est important
pour nous aujourd’hui : comment y est-il
parvenu ? Car nous sommes tous pécheurs
et toujours prompts à exercer un jugement.
Les situations les plus complexes ont
toujours une solution. Non que l’homme
par son intelligence possède la solution,
mais Dieu lui-même vient à son secours, car
Il est Celui qui élève et qui abaisse. Ce que
nous pourrions considérer à tort comme
une tentation est une épreuve. Dans cette
grotte, ce qu’a vécu David était une mise à
l’épreuve qui, au vue de son résultat, devait
consolider la foi de ses fidèles compagnons.
Dieu a voulu que chacun puisse découvrir
la qualité de son amour pour la vérité et sa
profonde humilité.
En effet, pour accomplir une telle action,
cela ne relève pas d’une prouesse mais de
la présence de Dieu dans sa vie. Lui, David,
était tendu vers le Royaume auquel il aspirait
après une vie d’obéissance et de droiture.
Vivant en Dieu, il ne pouvait se tromper et, par là, pécher. Son attitude est une lumière
considérable pour nous aussi qui passons
par ce chemin. Ici la tentation se situe dans
le drame de cette situation. Devait-il se faire
justice parce qu’il lui fut rappelé la prophétie ?
Il épargna celui qui en voulait à sa vie en
menant un combat plus grand, à savoir
celui d’arracher sa volonté propre pour
accueillir la Volonté de Dieu. Tout ceci
amène inévitablement à ce questionnement :
comment accueillons-nous ce qui est
commandé et les moyens mis en œuvre
pour l’accomplir ? Plus encore, quelle attitude
présenter lors de la tentation pour ne pas
céder ?
Le Christ ne fut-il pas tenté ? Qui voulut
cela ? Est-ce Dieu ou l’inclination du cœur
de l’homme ? Si donc, le Christ a subi tous
les assauts possibles, il en résulte que nous
devons chercher l’orientation de son Cœur.
Ainsi l’ayant saisi, nous puissions faire de
même. Parce que si Dieu doit être notre
fin, pourrait-il nous engager dans une voie
contraire à la vérité ? Or la tentation quoique
présente n’est pas le bien. Cependant, un
bien peut être obtenu sans que la tentation
soit en mesure de le produire. Mais ayant
connu le vrai bien, nous le fuyons pour nous
rapprocher du véritable objet de notre désir.
N’oublions pas notre condition après le
péché d’Adam. Il est impossible pour nous
de ne pas pouvoir ne pas pécher. C’est pour
cela que nous avons besoin de la grâce du
Seigneur qui nous affranchit d’une telle
servitude. Dès lors, comprenons que notre
force n’est pas en nous-mêmes, elle est dans
le Christ. Et quelle que soit l’organisation
de notre vie, le Christ reste absolument
nécessaire et indispensable car c’est en Lui
que se trouvent tous les vrais biens.
Pourquoi ne pas entendre : ‘’Mangez du fruit
de l’arbre de vie et vous vivrez. ‘’
Ce mouvement intérieur
nous meut, et c’est
Dieu qui l’accomplit
afin que l’on
puisse faire notre
éloge : ‘’ Qui a subi
l’épreuve et s’est
révélé parfait ? Ce lui
sera un sujet de gloire. Qui
a pu pécher et n’a pas péché, faire le mal et
ne l’a pas fait ? ‘’ Donc, Dieu n’interdit pas
que nous soyons tentés. Depuis la chute
d’Adam, nous sommes dans une grande
faiblesse, mais par le secours divin nous
pouvons être toujours victorieux. Ce sont
nos passions non maîtrisées qui nous
corrompent. Nous luttons contre la tentation,
parce que nous sommes libres. Celui qui
entre en tentation use de sa liberté et la
faute vient d’un abus qui ouvre largement
le chemin et la possibilité de céder. Nous
entrons en tentation, non parce que nous
avons pu, mais parce que nous l’avons voulu.
Voyez cette justice dans le cœur de David.
Il pouvait, mais il ne voulut pas. Celui qui
se laisse tenter n’est plus libre, il ne peut
trouver en lui les ressources nécessaires,
mais c’est un autre qui vient à son secours.
Il est plus qu’évident que dans cette fragilité
augmentée, on puisse être troublé.
Pourtant, nous l’entendons souvent : ‘’Je n’y
arrive pas… c’est trop difficile… ‘’ Tout cela
est juste, parce qu’en le disant, est occultée
la volonté d’affronter la nouvelle situation
et l’impossibilité de la maîtriser.
Portons cette vérité à tous : ‘’Par Jésus-Christ
te voilà renouvelé, sans Lui tu ne peux rien
faire. ‘’
Père Zécler ■
‘‘
‘‘
Pourquoi Dieu nous laisse-t-il parfois
entrer en tentation ?
1 1S24, 3-6.2 Si31, 10.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 17
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 10 mars :
• 8h : Messe dans le cadre de la Journée mondiale du Scoutisme
au Palais des Sports du Lorrain
• 15h : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 12 mars :
• Conseil épiscopal
• 15h-17h : Émission spéciale depuis l'ICEA en direct sur RCI
• 18h30 : Conférence-débat au Sacré-Cœur de Balata
(Thème : « La place des divorcés-remariés dans l’Eglise »
Mercredi 13 mars :
• Rencontre avec les confirmands du Séminaire-Collège à
l’évêché
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Bellevue à
l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 14 mars :
• Cours de Théologie de la spiritualité
Vendredi 15 mars :
• Messe à l’Espérance/Patronage Saint-Louis
Samedi 16 mars :
• Rencontre avec des membres de la Communauté du Chemin
Neuf
Dimanche 17 mars :
• 7h30 : Messe pour les anciens combattants décédés, à la
cathédrale Saint-Louis
• Messe pour les couples en récollection de Carême à l’Espé\
rance,
avec l’ACPM et le Service Padre Pio
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 18 mars :
• 8h30 : Messe de la Saint Joseph au Couvent Saint-Joseph de
Cluny
• Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques
Mardi 19 mars :
• Conseil presbytéral
• 18h30 : Enseignement suivi de la messe avec la pastorale des hommes à Emmaüs
Mercredi 20 mars :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse du Lamentin à
l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Samedi 23 mars :
• Enseignement pour les catéchumènes
• Rencontre avec les accompagnateurs de catéchumènes
Dimanche 24 mars :
• 8h : Messe dominicale au Morne-Vert
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 18
99.5 - 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
H
ippolyte, Antoine, Cécile
Aquilon est née le 13
août 1930 au Lamentin,
Guadeloupe. Attirée par la vie des
sœurs de Saint Paul de Chartres
œuvrant dans son secteur, la jeune
Cécile, trouve en Sr Léonard,
supérieure locale de la communauté
de Blanchet, une accompagnatrice
spirituelle qui l’aidera dans son
cheminement. Celle-ci lui permet
de faire une expérience de vie
communautaire, pendant 7 mois. Elle
était âgée de 18 ans.
A 22 ans, Cécile, toujours attirée
par cette vocation, fait sa demande
pour entrer dans la Congrégation des
Sœurs de Saint Paul de Chartres dont
la Maison Provinciale se trouve à la
Martinique. Elle y entrera le 30 avril
1952.
Quelques mois après son admission,
elle est envoyée à l’Hôpital Civil pour
mûrir sa vocation. Elle y restera 2 ans,
et apportera une aide efficace.
Toujours décidée, Cécile revient
au Noviciat, et reçoit le saint habit
le 28 août 1954, et elle est appelée
désormais : Sr Marie-Angélique. Elle
poursuit sa formation à la vie religieuse
et prononce les premiers vœux le 28
août 1961, puis les vœux définitifs le
28 août 1965.
Très douée pour les malades, elle
sera à leur service dans plusieurs
établissements : Hôpital de St Martin,
Hôpital de Marie-Galante, Clinique St
Paul à Cayenne, Dispensaire de Cacao,
Service communautaire de St-Martin.
Le 31 août 2006, notre sœur rentre
définitivement à la Maison Provinciale
où elle continue de se donner dans
les diverses tâches communautaires
principalement, l’aide à la cuisine.
Sr Marie-Angélique, partout où elle
passait, était connue sous le nom
de « Massè, doctè Zèb ». Car elle
savait soigner, conseiller, en utilisant
la méthode de la thérapie naturelle
comme en « tan lontan ». Elle avait le
souci du bien-être de chacun, parce
qu’elle avait la certitude que : « Sur le
visage de chaque être humain, encore
davantage s’il est éprouvé et défiguré par
la maladie, brille le visage du Christ. »
C’est avec cet amour et cette conviction
qu’elle soignait tous ceux qui
s’approchaient d’elle (prêtres, sœurs,
amis, famille). Les mamans de Cacao ne
craignaient pas de faire appel à sa bonté
au chevet de leur enfant, même la nuit.
Infatigable, elle se rendait disponible
à toutes et à tous pour toutes sortes
de soins.
Après un état passager de grosse
fatigue, notre sœur s’est retrouvée
alitée. Des signes indicatifs d’un retour
rapide à un meilleur rétablissement se
sont manifestés au cours de la semaine
à la joie de tous et d’elle-même. Cette
meilleure santé, notre Seigneur la
voyait autrement que nous autres et
dans un autre ailleurs. C’est ainsi que
samedi 9 février 2019, au matin, la Très
Sainte Vierge Marie est venue à sa
rencontre pour lui apporter bonheur
et joie sans fin ! Elle s’en est donc allée
avec son sourire aux creux des lèvres.
Ma sœur, nous te disons profondément
merci, pour tes petites attentions, tes
soins, tes prévenances, ton amour
pour la médecine naturelle et la
culture des plantes médicinales.
Merci pour tous les conseils que tu nous
prodiguais, les potions préparées à
l’avance pour prévenir, grippe, piqûre
de moustiques et autres… Merci pour
ton grand souci de l’environnement, la
protection de la nature notamment des
plantes médicinales. Merci pour cet
amour que tu avais pour la Très Sainte
Vierge Marie et pour la Congrégation.
Puisse ton âme reposer dans la paix
et la lumière de ton Seigneur et de
ton Dieu.
En ses mains, nous te remettons.
A Dieu !
■
Sœur Marie- Angélique Aquilon
13 août 1930 – 9 f\iévrier 2019
VERS LA VIE
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ! »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 mars 2019 – n° 581 19
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\P MARTINIQUE Serv\bce legs et donat\bons Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père P\bnchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\P
Téléphone : 06 96 31\P0 333 - E-ma\bl : m\b\Pchel.pouch@wanadoo.fr
ou\b , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
ou\b , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon \Cdomicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\PNIQUE
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
MEDIAS
Dimanche 17 mars 2019 - Saint Joseph un homme de rêve
Que dit l’Évangile sur saint Joseph ? Quelle image en avons-nous, et est-elle la même que celle décrite dans les écritures ?
Pourquoi saint Joseph est-il si aimé Outre-mer ? Ce matin, Marie Lesure-Vandamme et le frère Eric-Thomas Macé proposent
une catéchèse cathodique autour d’une figure importante dans nos territoires : saint Joseph.
Dimanche 24 mars 2019 - Fraternités laïques : un choix engagé !
Qu’est qu’une fraternité laïque ? Qui sont les laïcs qui rejoignent ces groupes, et pour quelles raisons ? Quel charisme
choisissent-ils entre celui des Dominicains, des Carmes ou des Franciscains ? Cette semaine, Dieu m'est témoin s'intéresse
aux laïcs membres de ces fraternités. Nous irons, entre autres, en Martinique, découvrir comment Yveline Ursulet,
responsable de la fraternité franciscaine, vit selon la spiritualité de Saint-François d'Assise depuis près de 20 ans.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Veux-tu guérir ?
E g lise en MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019
Le Carnaval prépare-t-il
au Carême ?L’Eglise en Martinique prend
le chemin de guérison
lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019
Laure Sabes : Retour en Martinique
E g lise en MARTINIQUE
N° 578REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €27 JANVIER 2019
Que penser des traditions
culinaires en lien avec la foi ?Dossier : Laure SabèsLettre aux Religieuses
Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE
VVVVVVVVVVVVVVVVVVVeuxVeuxVVeuxV -tu guérir ? Le Carnaval prépare-t-il Le Carnaval prépare-t-il au Carême ?L’Eglise en Martinique prend L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérisonle chemin de guérison tu guérir ? Laure SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSabes : Retour en Martinique abes : Retour en Martinique abes : Retour en Martinique Sabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique SSabes : Retour en Martinique S
Nom : .......................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
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D élivre-nous, Seigneur,
de tout ce qui nous encombre,
de nos convoitises et de nos complaisances, de nos vanités et de nos richesses.
Délivre-nous de la crasse du cœur,
de l'envie, de l'ambition, de l'hypocrisie.
Délivre-nous de la rancune et des arrière-pensées, de tout esprit de calcul et de concurrence.
Délivre-nous de la colère et de l'agressivité, de l'orgueil et de la vanité.
Délivre-nous des tentations de la violence.
Délivre-nous des tortures et des assassinats.
Apprends-nous, Seigneur, à aimer les autres, tous les autres. Apprends-nous à convaincre plutôt qu'à vaincre.Apprends-nous le silence et la patience.
Apprends-nous la force des moyens pauvres. Apprends-nous à nous désarmer,
car nous savons, Seigneur, grâce à toi,
qu'on ne triomphe jamais que par l'Amour.
Remplis nos cœurs, Seigneur,
non pas d'attendrissement mais de tendresse.
Remplis-nous de compassion pour les autres, à commencer par les plus proches.
Apprends-nous à partager la souffrance des affligés et à porter leur fardeau.
Rends-nous attentifs, Seigneur, à ceux qui pleurent car c'est par leurs yeux que tu pleures.
Fais de nous, Seigneur,
des hommes de la réconciliation,
libérés de toute hargne, incapables d'injures, détachés de tout, même de nos idées,
libres de tout, même de nos habitudes.
Nous calculons, nous jugeons, nous condamnons, tandis que Toi, Seigneur,
tu pardonnes et tu fais confiance.
Tu mises tout sur l'Amour et sur la liberté. Dieu de tendresse et de générosité,
d'accueil et de gratuité,
communique-nous la folie de ta miséricorde.
Et donne-nous de savoir veiller sans cesse, avec Marie et tous les saints,aux portes de ton Royaume.
(source : http://www.spiritualite-chretienne.com)
