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S antinel, ou ka tchenbé ? E g lise en MARTINIQUE N° 583 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 7 AVRIL 2019 Quand on n'arrive pas à pardonner, que fait-on ? Les sentinelles ne lâchent rien : témoignages Horaires des célébrations de la Semaine Sainte

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 16 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 E n ce 5 e dimanche de carême, la liturgie nous interpelle sur la miséricorde de Dieu qui regarde avec amour chacun de nous. « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et désormais ne pèche plus ». La rencontre avec Jésus sauve. Jésus ne juge pas et ne condamne pas. Il tend la main au pécheur quel qu’il soit, et l’invite à la conversion. Il fait toutes choses nouvelles. Santinel, ou ka tchenbé ? C’est la question qui nous est posée après ces quatre semaines de carême. La nouvelle formule que nous a proposée notre diocèse a fait bien des heureux dans la communauté. Beaucoup de fidèles ont tenu rigoureusement et avec joie les différents candélabres qui leur étaient proposé\ s dans leurs paroisses. Des échos positifs de « veilleurs » nous \ sont remontés (cf. dossier). Ne baissons donc pas la garde, mais persévérons dans nos efforts ! Dans une semaine, avec le dimanche des Rameaux, nous entrerons dans la Semaine Sainte, dite « la Grande Semaine ». Un article nous est proposé pour nous remémorer les temps forts que nous aurons à vivre en communauté. Retrouvez également, dans cette édition, les horaires des célébrations par district. Aujourd’hui, Jésus nous demande de faire miséricorde comme Dieu nous fait miséricorde. Mais, sommes-nous vraiment prêts à \ pardonner sincèrement ? Eglise en Martinique propose une réflexion sur le pardon dans la rubrique « An tchè Légliz-la : Quand on n’arrive pas à pa\ rdonner, que fait-on ? Un prêtre de notre diocèse nous éclaire sur la question. Demandons au Seigneur la grâce de la tendresse et de la miséricord\ e. Evitons de jeter des pierres sur nos frères quels qu’ils soient. P\ eu importe leurs erreurs, Jésus ne les condamne pas et nous devrions en faire de même. Qui sommes-nous pour juger ? Nous avons tous besoin de miséricorde ! Bonne montée vers Pâques ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AN TCHÈ LÉGLI\b-LA EGLISE UNIVERSELLE\C • La Parole Dominicale • La Grande Semaine •  Ta\ble ronde de l’OSPEM  « Regards pluriels sur l’identité :  où en sommes-nous e\nn 2019 ? » •  Festival Apostolique organisé  par la Communauté Aï\nn Karem • Agenda de l’Archevêque •  Récollection de Carême avec les Centres  de Préparation au Mariage (ACPM) :  Restaurés guéris par le Christ Jésus •  Semaine du Réenchantement de  l’Enseignement Catholi\nque de la Martinique\n •  Horaires des célé\brations  de la Semaine Sainte •  Echos des veilleurs dans les paroisses •   De « disciples-sentinelles » à « disciples-missionnaires » •  Quand on n’arrive pas à pardonner, que fait-on ? •   « Donne-nous notre pain quotidien ! » Catéchèse du 27 mars 2019 17 3333 3334 2222 7 8 9 11 10 13 6 5 Dossier  : CARÊME MÉDIAS 19 14

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L ’une des plus belles images de notre pays, l’une de celles qui me rendent fort et fier, qui remplissent mon cœur de joie, qui attestent que rien n’est perdu et que tout est encore possible et qui me renouvellent dans l’Esprit-Saint comme pasteur… c’est de voir des fidèles endimanchés dans une rue avant la messe : enfants, personnes âgées, jeunes femmes, hommes de plus en plus nombreux, adolescents toujours un peu nonchalants, sortent des voitures garées çà et là et convergent vers la maison de Dieu… Je crois toujours voir se réaliser le psaume 41 : « Mon âme déborde : en ce temps-là, je franchissais les portails ! Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce ». Ou encore ces versets du psaume 67 (v 25-36) : « Dieu, on a vu ton cortège dans le Temple : en tête les chantres, les musiciens derrière, parmi les jeunes filles frappant le tambourin. Rassemblez-vous, bénissez Dieu ; aux sources d'Israël, il y a le Seigneur ! Voici Benjamin, le plus jeune, ouvrant la marche, les princes de Juda, de Zabulon, de Nephtali et leur suite. Royaumes de la terre, chantez pour Dieu, jouez pour le Seigneur. Redoutable dans son temple saint, c'est lui qui donne à son peuple force et puissance ! » Il faut avoir été privé de cette icône si habituelle ici, pour se rendre compte de sa beauté et du signe qu’elle constitue : un peuple qui se rend à l’église pour célébrer, c’est un resplendissement de la Gloire de Dieu, un éclat visible de sa grâce invisible qui agit dans les cœurs et bénit le peuple. L’une des forces des catholiques est d’aimer se rassembler pour célébrer, louer, écouter la Parole, prier, adorer et laisser Dieu agir ! Nous sommes des sentinelles, des disciples- sentinelles. Merci Seigneur ! De là et de nulle part ailleurs viendront le salut et la guérison profonde. Ni les meetings politiques ou les actions syndicales, ni les joies éphémères et répétitives des rassemblements sportifs, ni même le pouvoir fédérateur des évènements culturels, ne parviennent vraiment à abreuver la soif qui habite ce peuple. Seul Dieu peut le faire, car Il l’a déjà fait depuis des siècles et le fera encore. Mais alors, pourquoi beaucoup de baptisés ne goûtent-ils pas cette joie ? Pourquoi, alors que la vraie fontaine coule à flot, des fidèles venus autrefois boire l’Eau Vive à l’Eglise, meurent-ils de soif ou se précipitent-ils vers des puits desséchés et des sources empoisonnées ? Oui, les vendeurs de distractions et les sirènes du plaisir utilisent des moyens alléchants et puissants pour appâter les plus fragiles et les piéger comme des crabes à la veille de Pâques ; oui, des « apôtres » hétérodoxes proposent, à tous les coins de rue, comme dans un supermarché, des expériences nouvelles et des doctrines aussi frelatées que faciles ; oui, les ennemis de la foi ne ménagent pas leurs efforts pour nourrir les âmes de haine contre nous et les conduire à l’apostasie… rien de nouveau ! Mais nous ? Sommes-nous des disciples-missionnaires pour ces frères restés sur le parvis ? Leur avons-nous fait une place à notre table ? Depuis combien de temps les avons-nous invités à nous rejoindre ? Les disciples-sentinelles qui s’assemblent si joliment leur ont-t-ils réservé un accueil, un siège, une parole, un bonjour, un présent, une mission… un sourire ? Que vais-je dire aux familles à qui nous avons donné rendez-vous à la Pentecôte ? Que vais-je promettre aux jeunes rassemblés pour le Dimanche des Rameaux ? Puis-je, sans crainte, leur promettre qu’ils sont attendus dans nos assemblées pour donner une dynamique nouvelle ? Puis-je leur dire, en votre nom : « ‘Venez et voyez’ comme nous nous aimons les uns les autres » ? OUI, je le ferai, frères et sœurs : j’ai confiance en vous et en Celui qui nous invite à la conversion. + Fr David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 3 MOT DE L’ÉVÊQUE De « disciples- sentinelles » à « disciples- missionnaires »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 4 « Donne-nous notre pain quotidien ! » Catéchèse du 27 mars 2019  C hers frères et sœurs, bonjour ! Aujourd’hui, nous allons ana- lyser la seconde partie du Notre Père, celle où nous présentons à Dieu nos nécessités. Cette seconde partie commence par une parole qui a le parfum du quotidien : le pain. La prière de Jésus part d’une question impérieuse, qui ressemble beaucoup à l’imploration d’un mendiant : « Donne- nous notre pain quotidien ! » Cette prière vient d’une évidence que nous oublions souvent, à savoir que nous ne sommes pas des créatures autosuffisantes et que nous avons besoin de nous nourrir tous les jours. Les Écritures nous montrent que, pour beaucoup de personnes, la rencontre avec Jésus s’est réalisée à partir d’une question. Jésus ne demande pas d’invocations raffinées, au contraire, toute l’existence humaine, avec ses problèmes les plus concrets et quotidiens, peut devenir une prière. Dans les Évangiles, nous trouvons une multitude de mendiants qui implorent la libération et le salut. L’un demande le pain, l’autre la guérison ; certains la purification, d’autres la vue, ou encore qu’une personne chère puisse revivre… Jésus ne passe jamais avec indifférence à côté de ces demandes et de ces souffrances. Jésus nous enseigne donc à demander au Père le pain quotidien. Et il nous enseigne à le faire en union avec tous les hommes et toutes les femmes pour lesquels cette prière est un cri (souvent contenu en eux) qui accompagne leur angoisse de chaque jour. Combien de mères et combien de pères, aujourd’hui encore, vont dormir avec le tourment de ne pas avoir pour le lendemain suffisamment de pain pour leurs enfants ! Imaginons cette prière récitée non pas avec la sécurité d’un appartement confortable, mais dans la précarité d’une chambre dans laquelle on s’adapte, où manque le nécessaire pour vivre. Les paroles de Jésus prennent une force nouvelle. L’oraison chrétienne commence dès ce niveau. Ce n’est pas un exercice pour des ascètes ; cela part de la réalité, du cœur et de la chair de personnes qui vivent dans le besoin, ou qui partagent la condition de ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre. Les mystiques chrétiens les plus élevés eux- mêmes ne peuvent pas faire abstraction de la simplicité de cette demande : « Père, fais que pour nous et pour tout le monde, il y ait aujourd’hui le pain nécessaire ». Et « pain » signifie aussi eau, médicaments, maison, travail… Demander le nécessaire pour vivre. Le pain que le chrétien demande dans la prière n’est pas le « mien », mais c’est « notre » pain. C’est ce que veut Jésus. Il nous enseigne à le demander non seulement pour nous-mêmes, mais pour la fraternité tout entière du monde. Si l’on ne prie pas de cette manière, le Notre Père cesse d’être une prière chrétienne. Si Dieu est notre Père, comment pouvons- nous nous présenter à lui sans nous prendre par la main ? Nous tous. Et si le pain qu’il nous donne, nous nous le volons entre nous, comment pouvons- nous nous dire ses enfants ? Cette prière contient un comportement d’empathie, un comportement de solidarité. Dans ma faim, je ressens la faim des multitudes, alors je prierai Dieu jusqu’à ce que leur requête soit exaucée. C’est ainsi que Jésus éduque sa communauté, son Église, à apporter à Dieu les nécessités de tous : « Nous sommes tous tes enfants, ô Père, aie pitié de nous ! » Et maintenant, cela nous fera du bien de nous arrêter un peu et de penser aux enfants affamés. Pensons aux enfants qui sont dans des pays en guerre : les enfants affamés du Yémen, les enfants affamés en Syrie, les enfants affamés dans tant de pays où il n’y a pas de pain, au Soudan du sud. Pensons à ces enfants et, en pensant à eux, disons ensemble à haute voix la prière : « Père, donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Tous ensemble. Le pain que nous demandons au Seigneur dans la prière est celui qui, un jour, nous accusera. Il nous reprochera notre manque d’habitude de le rompre avec celui qui nous est proche, notre manque d’habitude de le partager. C’était un pain offert pour l’humanité et, au contraire, il n’a été mangé que par quelques personnes : l’amour ne peut supporter cela. Notre amour ne peut le supporter ; et l’amour de Dieu ne peut pas non plus supporter cet égoïsme de ne pas partager le pain. Une fois, il y avait une grande foule devant Jésus ; c’était des gens qui avaient faim. Jésus demanda si quelqu’un avait quelque chose, et on ne trouva qu’un enfant disposé à partager ses provisions : cinq pains et deux poissons. Jésus multiplia ce geste généreux (cf. Jn 6,9). Cet enfant avait compris la leçon du Notre Père : que la nourriture n’est pas une propriété privée ; mettons-nous cela en tête : la nourriture n’est pas une propriété privée, mais une providence à partager, avec la grâce de Dieu. Le véritable miracle accompli par Jésus ce jour-là n’est pas tant la multiplication (qui a eu lieu en vrai) mais le partage : donnez ce que vous avez et je ferai le miracle. En multipliant ce pain offert, il a devancé l’offrande de lui-même dans le pain eucharistique. En effet, seule l’Eucharistie est en mesure de rassasier la faim d’infini et le désir de Dieu qui anime tous les hommes, y compris dans leur recherche du pain quotidien. Pape François Source : https://fr.zenit.org/articles/ ■ « Donne« Donne EGLISE UNIVERSELLE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 55 Dimanche 7 avril 2\b19\7  la P arole  Dominicale Isaïe 43,16-21    \h•    Psaume 125    •    \hPhilippiens 3,\b-14    \h•     Jean \b,1-11 5 ème dimanche de Carême - Année C C ontrairement au récit de l’enfant prodigue, écouté dimanche dernier, qui était une parabole, l’évangile de ce dimanche est une histoire vraie. Tandis que Jésus enseignait dans le temple, les scribes et les pharisiens trainent devant lui une femme surprise en flagrant délit d’adultère, pour qu’il la juge. À l’occasion, ils lui rappellent la loi de Moïse qui prévoit la lapidation pour une telle faute. Ils le font, non pas par zèle pour la loi, mais afin de trouver un prétexte pour accuser Jésus. En effet, dans le cas où Jésus désapprouverait la lapidation, on l’aurait accusé d’opposant à la loi de Moïse retenue pour sacrée par le peuple. Par contre, une approbation de sa part contredirait ses nombreuses invitations à la miséricorde. La question qu’on lui pose est donc un piège mis au point comme c’était déjà le cas à propos du tribut à payer à César (Lc 20, 20-26). Selon le calcul de ces présumés hommes de bien, quelle qu’aurait été sa réponse, Jésus serait tombé dans leur piège. Cette page d’évangile présente plusieurs particularités. Par exemple, ces zélés de la loi ne parlent pas de l’homme adultère. De plus, quand les accusateurs sollicitent une prise de position de la part de Jésus, il se met à écrire par terre, et cela par deux fois. Qu’y aurait-t-il écrit ? Peut-être ne le saurons-nous jamais. Il importe cependant que, cohérent avec ses enseignements précédents, Jésus réaffirme devant cette femme l’infinie miséricorde divine. Tout d’abord, Il s’adresse aux accusateurs pour les inviter à prendre conscience de leurs péchés : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre». Et alors, « Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un » – et, ajoute l’évangéliste avec une touche de réalisme qui ne manque pas d’ironie – « en commençant par les plus âgés ». S’étant retrouvé seul avec la femme, Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas ». Une interprétation erronée de ces mots de Jésus peut porter à croire qu’il manifeste de la tolérance vis-à- vis de comportements officiellement blâmés tel que l’adultère, en les réduisant à des fautes légères, ce qui les encouragerait davantage. Déjà au quatrième siècle, un grand saint, Augustin, déplorait les conséquences de l’incompréhension de ces propos de Jésus lorsqu’il écrivait : « Je sais que cela peut choquer la pensée de certains chrétiens faibles ou celle des incroyants qui sont ennemis de la foi chrétienne, parce qu’ils peuvent avoir peur que ce passage puisse donner à leurs épouses une impunité pour pécher et c’est pour cela qu’ils ont arraché ce passage de leur Bible ». Interpréter ainsi cette attitude de pardon de Jésus serait lui faire offense, lui qui est venu, non pas pour abolir l’antique loi divine – dont justement le septième est l’adultère- mais accomplir (Mt 5, 17). Jésus ne pouvait pas approuver l’adultère. De fait, ses paroles à la femme, lues dans leur intégralité, le montrent clairement : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus». Ainsi, après l’invitation à la conversion dans l’évangile du 3 ème dimanche de carême et l’accolade du Père Miséricordieux dimanche dernier, Jésus nous exprime de nouveau, en ce dimanche, l’infinie Miséricorde de Dieu. Il se révèle à nous comme la Miséricorde qui libère du poids d’un passé de misère et encourage, avec une infinie patience, à croire qu’une vie nouvelle est possible quel que soit le péché. Une vie renouvelée par la grâce que nous recevons et que nous recevrons dans le sacrement de la réconciliation : « Va, désormais ne pèche plus ». Père Médard Kounoudji Curé de Basse-Pointe ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 6 Pâques est le cœur même de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens se préparent  à  la  fête  de  Pâques  depuis  le  début  du  Carême,  et  en  particulier  tout  au  long  de  la  Semaine Sainte. La grande semaine L a Semaine Sainte est « la grande semaine « non parce qu’elle a plus de jours que les autres, ou parce que les jours sont composés d’un plus grand nombre d’heures, mais à cause de la grandeur et de la sainteté des mystères que l’on y célèbre », disait Saint Jean Chrysostome. Dès lors, chaque jour de la Semaine Sainte est-il appelé Saint : Lundi Saint, Mardi Saint, Mercredi Saint, jours qui conduisent au Triduum pascal Jeudi Saint, Vendredi Saint et Dimanche de Pâques, la solennité des solennités, la plus grande fête du Christianisme. La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux (célébration de l’entrée solennelle du Christ à Jérusalem), inclut le jeudi Saint (célébration de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce par le Christ) et le vendredi Saint (célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix). Elle s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi Saint au dimanche de Pâques (résurrection du Christ). Le triduum Ce temps est rythmé par 3 liturgies importantes qui suit les derniers jours de la vie terrestre de Jésus : Le Jeudi saint inaugure le triduum pascal. Ce dernier commence par la messe du soir du Jeudi saint faite en mémoire de la Cène au cours de laquelle Jésus institua l’Eucharistie (la messe). On lit le récit de la Pâque juive avec l’agneau pascal (Exode 12,114), puis le texte de St Paul sur le repas du Seigneur (1 Cor. 11,23- 26) et l’Évangile du lavement des pieds (Jean 13,1-15). Pendant cette lecture, le célébrant lave souvent devant l’autel les pieds de quelques fidèles. Après la célébration, l’Eucharistie est transportée solennellement en un lieu que l’on nomme « reposoir » où l’on peut se recueillir en méditant l’agonie de Jésus à Gethsémani et son appel « veillez et priez ». Le Vendredi saint, on célèbre la passion et la mort de Jésus sur la croix, spécialement lors de l’office de la fin de l’après-midi et du chemin de croix à trois heures. Le Samedi saint est un jour de silence et d’attente. On ne célèbre ni baptême, ni mariage ce jour-là. La célébration de la résurrection commence le samedi soir à la Veillée Pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême. Pâques signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour-là est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie. Source : eglise.catholique.fr ■ La grande semaine LITURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 7 Le premier rendez-vous de l’année de l’Observatoire Socio Politique  de  l’Eglise  en  Martinique  (OSPEM)  s’est  déroulé  le  samedi  23  février  2019,  à  la  salle  n°1  de  l’Institut  Catholique  Européen  des  Amériques  (ICEA),  de  \bh30  à  12h30,  devant  une  trentaine  de personnes autour d’une table ronde sur le thème : « Regards  pluriels sur l’identité : où en so\hmmes-nous en 2019 ?\h ».  L es invités étaient le père Jean-Michel Monconthour, curé de la cathédrale de Fort-de-France, Mmes Roberte Copol-Dobat, Maryse Annette et Joëlle Nuissier, membres de la PCE des psychologues, Me Catherine Rodap du Barreau de Fort de France. Mme Sylvana Rangoly a régulé les débats en qualité d’expert dans les relations sociales. Le programme proposé a permis à chacun de trouver une satisfaction, que ce soit dans : - la lecture puis le partage de l’Evangile du jour sur la transfiguration (Marc 9, 2-13) effectués par le père Benjamin Francois-Haugrin qui a fait le lien avec le thème du jour ; - la table ronde dans laquelle les intervenants comme les participants ont livré des témoignages très poignants qui ont nourris le débat ; - la prestation de Joël Lutbert de la Pastorale des artistes qui a adapté ses deux morceaux au thème au cours de l’intermède musical. L’objectif de cette table ronde a été atteint vu la qualité des intervenants et la satisfaction des participants. Cette manifestation fera l’objet d’une publication à la fin de l’année. Pour conclure, Mme Rangoly a articulé les mots clés issus des débats, en voici le résumé : « Même continuellement mis à l’épreuve de nos histoires, nos vécus, nos mystères respectifs et autres expériences fussent-elles traumatiques, il nous restera à trouver comment notre essence, notre identité aussi bien individuelle que collective pourrait se nommer, exister, s’assumer et parvenir à s’affirmer au monde, pour poursuivre ensemble cette permanente quête de clarté, de lumière d’homme créé à l’image de Dieu. » Yves-Marie G., coordinateur de l’OSPEM ■ Table ronde de l’OSPEM    « Regards pluriels sur l’identité : où en sommes-nous en 2019 ? » VIE DU DIOCÈSE Le premier rendez-vous de l’année de l’Observatoire Socio Politique  L’objectif de cette table ronde a été atteint vu la qualité

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 8 Réunis autour de l'apostolat, la Communauté Aïn Karem animera, du 23 au 2\b avril 2019, un Festival  Apostolique intitulé « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé ». Elle attend de nombreux sympathisants pour  faire avec elle de l’évangélisation de rue, sur inscription obligatoire. Rencontre avec Sœur Françoise  sur cet événement inédit dans notre diocèse, qui nous aidera à franchir le pas vers les autres, bien  souvent non réceptifs, et à ne plus craindre d'aller apporter la Bonne Nouvelle et l'amour de Dieu  à tous ses enfants.  Festival Apostolique organisé par   la  Communauté Aïn Karem Sœur Françoise, pouvez-vous  vous présenter ?  Je suis petite sœur de la communauté  Aïn-Karem depuis 15 ans, et suis  originaire du Robert. Qu'est-ce que la Communauté  Aïn Karem ? C’est une communauté nouvelle  du diocèse de Paris, fondée  en 1985 par le Père Michel  Gitton. Nous sommes environ  90 membres, de tout état de vie  (familles, célibataires, consacrés  et plusieurs prêtres du diocèse de  Paris). Nous nous engageons à faire  de l’évangélisation le centre de  notre vie. Ein Kerem, qui signifie « source  du vignoble » est un ancien village  près de Jérusalem.  Est-ce que votre communauté tire  son nom de cette ville, lieu de la  Visitation ?  Oui ! C’est dans le mystère de la  Visitation que s’enracine l’intuition  de la communauté. Une jeune  femme vierge est enceinte, une  femme âgée et stérile se prépare  à accoucher, un fœtus tressaille  d’allégresse… l’Esprit de Dieu se manifeste. Ici, rien n’est à demi- mesure : Élisabeth « poussa un grand cri », nous dit saint Luc (1,42). C’est une joie indescriptible qui éclate et provoque la parole. C’est dans l’élan de cette joie, que nous voulons, comme Elisabeth, à la suite des apôtres, annoncer la Bonne Nouvelle ! Quel (s) constat (s) faites-vous sur  les actions d'évangélisation qui  sont entreprises sur le territoire  français ?  Au début de la communauté,  nous étions perçus comme  des marginaux dans l’église.  Heureusement, aujourd’hui les  catholiques rivalisent d’initiatives  apostoliques. Par exemple, tous les  ans, le Congrès Mission (initiative  d’Annuncio en partenariat avec  Aïn-Karem), permet un véritable  partage d’expériences de chrétiens  de toute la France. Un manifeste  pour la mission venu d’Allemagne  circule. Mais cela ne suffit pas,  « la moisson est abondante et les  ouvriers sont peu nombreux ». Il est  urgent d’annoncer le Christ partout  et à tous. Est-ce la première fois que vous  venez en Martinique ?  De Métropole, quelle image de  l'évangélisation avez-vous des  Antilles Françaises ?  Oui, nous partons un peu à l’aventure.  Les évènements chrétiens des Antilles  Françaises ne sont pas très relayés en  Métropole. Ce sont des informations  qui circulent essentiellement dans  le milieu antillais. Personnellement,  depuis plusieurs années, je perçois  beaucoup d’efforts faits dans le sens  de l’évangélisation et de la formation,  mais pour les 8 missionnaires qui  m’accompagnent, cela va être une  vraie découverte. Je crois qu’ils en  ont hâte ! Croire et Parler, deux verbes qui  en disent long sur la mission et  l'engagement des disciples à la  suite du Christ… Le verbe croire est à prendre dans le  sens de croire en quelqu’un et non  d’une croyance ou d’une conviction.  Si je crois en Dieu, alors je suis dans  une relation de confiance avec lui  et cela engage toute ma vie. Et si,  comme Elisabeth, cela me fait crier  de joie, alors dans ces conditions, il  est impossible de se taire. Croire et  parler ne font plus qu’un. VIE DU DIOCÈSE

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Agenda de l’Archevêque ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 9 Samedi 6 et dimanche 7 avril : • Grand week-end de festivités pour la célébration de la mort de St Vincent Ferrier à Vannes Mardi 9 avril : • Conseil épiscopal Mercredi 10 avril : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse du François à l’évêché • Inauguration officielle de l’ICEA (Institut Catholique Européen des Amériques) Jeudi 11 avril : • Cours de Théologie de la spiritualité Vendredi 12 avril : • 19h15 : Émission « Face aux Martiniquais » sur Via ATV Samedi 13 avril : • 11h : Dédicace de l’église du Marigot Dimanche 14 avril : Dimanche des Rameaux • 14h30 : Messe avec la Pastorale des Jeunes à l’hippodrome de Carrère (Lamentin) • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 15 avril : Lundi saint • 19h : Émission « An tjè péyi a » sur Via ATV Mercredi 17 avril : Mercredi saint • 10h : Messe Chrismale à la cathédrale Saint-Louis Jeudi 18 avril : Jeudi Saint • 19h : Messe en mémoire de la Cène du Seigneur à la cathédrale Saint-Louis Vendredi 19 avril : Vendredi Saint • 10h : Chemin de croix au Calvaire (départ de la Chapelle du Christ-Roi) • 15h : Célébration de la Passion à la cathédrale Saint-Louis Samedi 20 avril : Samedi Saint • 20h : Veillée pascale à la cathédrale Saint-Louis Dimanche 21 avril : Saint Jour de Pâques • 7h30 : Messe au Centre pénitentiaire de Ducos • 10h30 : Messe à la cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Comment se déroulera votre festival apostolique ?  A qui est-il destiné ? Dans un premier temps, nous souhaitons axer le  festival sur la formation à la parole directe dans la  rue et, si possible, en porte à porte. Cette formation  consiste en un va et vient entre le cœur et l’intelligence.  L’intelligence pour s’approprier la doctrine de la foi,  le cœur pour contempler le mystère. Puis, tous les  après-midis, nous irons dans la rue pour la partie  pratique. Nous accueillons tout chrétien majeur  baptisé et confirmé. Coût du festival : 90€ Date limite d'inscription :  15 avril 2019 Infoline et inscription au :   0696 435 233 / 06 40 54 43 43   Mail :  paroisse.cathedrale@orange.fr Un événement en collaboration avec : La pastorale  des jeunes, les paroisses de Saint-Joseph,   Cathédrale, Redoute, Lamentin et la Caravane  de l'Espoir.  Propos recueillis par la Cellule Communication  de la Caravane de l’Espoir  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 10 Le dimanche 17 mars dernier, l’ACPM organisait sa traditionnelle récollection du temps  de Carême. Cet événement qui fait partie du calendrier des temps forts du mouvement,  se veut être un lieu d’édification et d’écoute de Dieu au cœur du Carême. P our l’occasion, un peu plus de 250 personnes, en couple pour la grande majorité, étaient réunies au Foyer de l’Espérance et accueillies par 85 couples animateurs du mouvement. En ce temps de Carême, le thème proposé était : « Jésus me guérit du passé pour vivre le présent et construire mon couple ». Dès le début de journée, un témoignage inspiré, livré en vérité par un couple animateur, nous faisait mesurer les conséquences des blessures de chacun sur la construction et dans le quotidien du couple. Dans leurs victoires, nous découvrions surtout que la grâce du Christ surabonde, de sorte que par ses meurtrissures nous sommes guéris (Isaïe 53,5). Quel motif d’Espérance ! Le père Sosthène Godjo nous exhortait ensuite sur la santé du couple, nous rendant attentifs aux attitudes qui peuvent abîmer les cœurs à l’épreuve du quotidien. Il ne nous laissait pas démunis, et nous invitait à poser dans l’Amour des paroles et des actes concrets propices à rétablir la grâce. C’est sous l’onction de ces deux cadeaux que nous partions en groupes de partage avec un questionnement nous amenant à présenter nos blessures au Christ, comme autant de lieux de résurrection. Pour accompagner l’action du Seigneur, des écoutants du Service diocésain Padre Pio se tenaient à proximité des groupes pour exercer leur ministère. Que de souffrances livrées à l’écoute bienveillante de ces frères et sœurs au service des âmes ! De retour du temps de carrefour, le frère Tony Allaguy-Salachy, responsable du Service diocésain Padre Pio, nous enseignait sur les sources de nos blessures, et la nécessité de les vaincre par le déploiement de la grâce du Christ guérisseur. Rétablir une dynamique de Vie, là où l’ennemi de nos âmes veut nous enfermer dans la mort. Tout cela nous amenait à l’Eucharistie célébrée par Mgr David Macaire, et concélébrée par notre aumônier, le père Wilfried Bannais, ainsi que le père Sosthène Godjo. L’homélie de notre archevêque confirmait l’Espérance,en rappelant comment les blessures peuvent être source du déploiement de la grâce de Dieu. Un mystère d’Amour ! Après le partage du déjeuner, les participants se voyaient alors proposer le film « Les liens sacrés ». L’histoire proposée permettait de prendre conscience que les blessures du passé, les non pardons et l’amertume pouvaient générer des liens toxiques et souvent transgénérationnels. Ce film inspiré disposait les cœurs à rentrer pleinement dans le dernier temps de notre récollection, l’exercice d’un ministère de guérison avec la présence réelle du Christ par l’exposition du Saint-Sacrement. Les prêtres présents et les ministres du Service diocésain Padre Pio nous présentaient au Christ par leur intercession, sa présence manifeste opérant des libérations. Dieu dans sa bonté visitait alors son peuple, sous l’onction des chants d’adoration. Nous remercions fraternellement le Foyer de l’Espérance pour son accueil, tout comme le Service diocésain Padre Pio pour sa disponibilité et son accompagne- ment. Gageons que l’année prochaine le Seigneur nous surprendra encore, alors prenons rendez-vous chers lecteurs. Bon et saint Carême pour une Pâque victorieuse. ■ Récollection de Carême avec les Centres de Préparation au Mariage (ACPM) : VIE DU DIOCÈSE du 7 avril 2019 – n° 583 Prochaine rencontre samedi du CPM 18 mai 2019

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 11 Depuis  septembre  2015,  le  Réenchantement  de  l’École  est  une  invitation  à  la  réflexion,  la  créativité, et à la mobilisation des communautés éducatives, pour redire ensemble le sens de  l’École, de ses missions, de ses projets dans l’ensemble national de l’Enseignement Catholique. Le ré-enchantement de l’école. Voilà un thème que je trouvais de prime abord léger, du moins sans prise réelle sur la dure réalité de l’éducation aujourd’hui ; comme si la baguette de l’enchanteur Merlin pouvait régler les dysfonctionnements de nos systèmes éducatifs. Mais c’était un jugement hâtif et prématuré. De fait, depuis trois ans que nous nous sommes engagés sur cette voie avec l’ensemble de l’Enseignement catholique de France, je suis allé d’étonnements en étonnements et d’émerveillements en émerveillements. Oui, cette démarche initiée par le Secrétaire général de l'Enseignement Catholique, Pascal Balmand, peut être vraiment féconde pour nous ici à la Martinique et ce, non seulement dans tous nos établissements, mais aussi dans tous les services qui tournent autour d’eux. En effet, l’évolution de la culture du pilotage dans l’Enseignement catholique, les modes de gouvernance et d’animation, l’exercice de la responsabilité au quotidien et par chacun, adultes et jeunes, de la classe à l’établissement, de l’établissement au diocèse, sont autant de leviers possibles pour ré-enchanter l’École. L’Enseignement Catholique de Martinique s’est engagé résolument depuis trois ans dans cette démarche, - Le 02/12/2016, les membres des communautés éducatives se sont retrouvés au Foyer de Bellevue pour ré-enchanter le « Nous ». - Le 08/12/2017, au Millénium du Morne-Rouge, le réenchantement de la « Relation » a été l’étape suivante. - A la rentrée scolaire 2018, une messe de rentrée a eu lieu à l’Église de « De Briand », sous la présidence de Mgr David Macaire et concélébrée par le Directeur diocésain, le père Alain Ransay, le père Luciano et plusieurs autres prêtres. 3000 personnes présentes des communautés éducatives ont été invitées à ré-enchanter l’École sur le thème de « la Responsabilité en partage » au regard du caractère propre et de la pastorale de nos établissements. Que représente l’E\hnseignement Catholi\hque  à la Martinique \b L’Enseignement Catholique c’est :     6,5 % de la population scolarisée.     4666 élèves, dont 2331 au 1 er degré, et 2335 au 2 nd degré.     Un accueil des élèves de la maternelle au post bac.     15 établissements répartis sur le territoire : Morne-Rouge, Fort-de-France, Rivière-Salée.     300 enseignants, 250 personnels non enseignants. - Des structures et des partenaires parmi lesquels : - Des tutelles congréganistes et diocésaine : Notre-Dame de la Délivrande (établissements du Morne-Rouge et externat de Redoute), Saint-Joseph de Cluny (rue Lamartine et Cluny), et la tutelle diocésaine (Séminaire-Collège, Maîtrise de la Cathédrale et Saint Jean-Paul II /l’Espérance). - Des associations (FORMIRIS et IFAGEC pour la formation des enseignants, UGSEL pour l’animation sportive, éducative et culturelle des élèves, APEL -l‘association des parents, OGEC pour la gestion administrative et financière des établissements). - Des bénévoles : les catéchistes, les OGEC. L’Enseignement Catholique est associé à l’État par le contrat d’association. De ce fait, il est en relation également avec : - Les mairies, la Collectivité Territoriale de Martinique - L’Éducation Nationale. Semaine du Réenchantement de l’Enseignement Catholique de la Martinique Le mot du Directeur\h Diocésain

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 12 C’est dans ce cadre institutionnel que les établissements de l’enseignement catholique ont été sollicités à s’engager résolument dans la semaine du réenchantement de la responsabilité partagée, du 4 au 9 février 2019. Sous l’impulsion de la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC), différentes actions ont été réalisées dans les établissements scolaires il s’agit de : • «Portes ouvertes» pour rendre lisible ce qui se passe dans l’établissement (Maitrise de la Cathédrale, Etablissement Notre-Dame de la Délivrande) ; • Echanges de responsabilités entre les membres des communautés (les écoles de Cluny) ; • Réflexions autour du numérique à l’école, et de la responsabilité partagée des membres des communautés éducatives (parents, élèves, établissement) ; • Réflexions pour des relations apaisées école/parents (plusieurs établissements) ; • Réflexions sur les parcours de formation de l’Enseignement Catholique en Martinique (DDEC) ; • Ateliers de formation des adultes sur la responsabilité de chacun dans les relations (enseignants, personnels non enseignants, bénévoles, parents, DDEC) ; • Chorales interclasses (Ecole Séminaire Collège Ste Marie) ; • Conférences autour de 3 thèmes (DDEC) : - La responsabilité en partage et la doctrine sociale de l’Église ; - le numérique à l’école et la Responsabilité Partagée entre les acteurs (Etablissement, parents, élèves) ; - La construction de relations apaisées sous l’éclairage de l’évangile. La Direction Diocésaine remercie tous ceux qui ont apporté leur concours à la réalisation de ces actions, particulièrement les membres de l’équipe du réenchantement sous la conduite de Danièle, leur pilote, les deux formateurs, Marc et Laetitia, qui ont changé et fait croiser les regards des participants sur les relations et la responsabilité en partage entre les différents membres des communautés éducatives de l’Enseignement Catholique de Martinique. Père Alain Ransay, Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique de Martinique. Gisèle Chalono, Directrice Diocésaine Adjointe ■ Des actions Des remerciements Quelques témoignage\hs Parent d’élèves (CE2) de l’externat Saint-Joseph de Cluny. « Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\ tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\ travailler avec les anciens (Grands-parents) ; il n’y avait pas de \ compétition, mais un partage de savoir-faire entre les différentes générations ». Grand-mère d’une élève de CM2 de l’externat Saint-Joseph de Cluny « Au cours d’ateliers, actifs et retraités se sont donnés l\ a main pour leurs enfants et petits-enfants. Des liens et des amitiés se sont tissés. Un merveilleux moment et un remerciement spécial p\ our le personnel non enseignant pour leur accueil. C’était plus qu’un réenchantement, c’était le mois du \ partage…. ». Une bénévole de la DDEC/Atelier : relations Ecole/Parents Participant à un atelier autour de ce thème, un groupe constitué\ de parents, enseignants, chefs d’établissement, cadres éducatifs, et bénévoles ont travaillé sous la houlette de 2 \ formateurs. Je peux témoigner du travail effectué au cours de cette journée\ ! Le groupe s’est donné les moyens de penser, partager et explorer tous les éléments de cette relation qui est\ un gage pour une intégration réussie de l’élève. Merci à tous pour ces\ temps de partage ! Une enseignante Atelier « relations école Parents » Dans ce travail d’atelier sur les relations « école-parents »\ , j’ai pris conscience que de part et d’autre, nous voulions le me\ illeur pour l’élève. Cependant, cette relation est parfois difficile c\ ar chacun ne prend pas toujours le temps d’une écoute préalable\ et attentive de l’autre. « Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\ tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\ « Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\ tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\ VIE DU DIOCÈSE

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Horaires des célébrations de la Semain\7e Sainte District du Centre Est ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Saint-Joseph 9h19h15h19h9h Redoute 7h et 9h3016h et 19h 15h19h 7h et 9h30 Coridon 10h19h15h19h10h Sainte-Thérèse 9h19h15h19h9h Saint-Christophe 6h15 - 9h et 18h19h15h20h6h15 - 8h30 et 18h Emmaüs Samedi : 18h18h30-19h8h Lamentin 6h - 8h30 et 10h3015h30 et 19h15h19h6h et 8h30 District du Centre Ouest ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Cathédrale 7h30 et 10h3019h15h20h7h30 et 10h30 Terres-Sainville 8h18h3015h19h8h De Briant 8h – 18h18h3015h19h9h Balata 7h et 9h3018h3015h19h : veillée 20h : Messe9h30 Bellevue 7h ; 9h ; 18h15h et 18h15h19h7h ; 9h et 18h Schœlcher 7h : Bourg 9h : Terreville16h : Terreville (Catéchèse et famille) 19h : Bourg 15h : Terreville 18h30 : Bourg 19h30 : Terreville7h : Bourg 9h : Terreville 10h30 : Fond-Lahaye District du Grand Nord  Paroisse Dimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Ajoupa-Bouillon 8h18h15h19h8h Grand-Rivière 8h20h17h20h8h Macouba 10h18h15h18h10h Basse-Pointe 7h30 et 10h19h15h20h8h et 10h Lorrain 6h30 et 9h18h15h19h7h et 9h30 Marigot 9h3019h15h19h9h30 District du Nord Atlantique ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Sainte-Marie 8h18h15h19h8h Morne-des-Esses 8h20h17h20h8h Gros-Morne 10h18h15h18h10h Trinité 7h30 - 9h30 et 18h18h15h19h7h30 et 9h30 Tartane 9h3018h15h19h9h30 Vert-Pré 7h : Bénédiction des Rameaux, Place des Ananas 8h : Messe18h 15h19h8h Robert 7h – 9h3018h3015h19h8h ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 13

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District du Nord Caraï\be ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Case-Pilote 7h3018h3015h19h8h Bellefontaine 10h18h3015h19h10h Morne-Vert 8h19h15h19h9h Carbet 8h19h15h19h308h Fond-Saint-Denis 10h18h15h18h7h30 Saint-Pierre 10h19h15h20h10h Prêcheur 7h3018h3015h18h307h30 Morne-Rouge 8h3019h15h19h8h30 District du Sud  ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Ducos 6h30 et 9h19h15h19h6h30 et 9h Rivière-Salée 9h30 18h3015h19h9h30 Petit-Bourg 7h18h3015h19h7h La Régale 7h9h30 jeunes 18h30 15h19h7h30 Saint-Esprit 7h et 9h3018h15h19h7h et 9h30 François 7h - 9h30 et 18h18h3015h19h7h et 9h30 Vauclin 8h19h15h18h308h District du Grand Sud ParoisseDimanche des Rameaux Jeudi Saint Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion Samedi Saint Veillée + messe Dimanche de Pâques Sainte-Anne 9h19h15h18h309h Marin 7h et 10h9h : Enfants 18h15h 21h7h et 9h30 Rivière-Pilote 8h18h3015h19h8h Josseaud 10h18h15h18h10h Sainte-Luce 7h et 9h18h3015h18h308h Diamant 8h19h15h19h9h Anses d’Arlet 10h19h15h19h10h Trois-Ilets 7h18h3015h19h7h30 Trois-Ilets (Anse Mitan) 9h30 16h30_17h9h30 Horaires des célébrations de la Semain\7e Sainte  (suite) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 14 VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 15 Echos des veilleursdans les paroisses   F orce est de constater que la proposition de Carême  2019, mûrement réfléchie, débouche sur du  « nouveau ». L'Eglise de Martinique accompagne  les chrétiens catholiques sur un chemin de guérison  et de sanctification pendant une longue marche  de quarante jours. Il y a du nouveau, au vu de la  répartition des activités spirituelles par candélabre,  manière d’inciter les fidèles à veiller et prier à  la lumière du Christ. La première semaine à la  paroisse du Saint-Esprit a été celle du Jeûne et  du Chapelet. Le jeûne étant une sorte de ‘prière  du corps’ il est aussi un complément de la prière  du cœur. La seconde semaine a été axée sur les  candélabres de la Sainte Messe précédée et/ou  suivie de l’adoration. Avec plusieurs messes en une  journée, nous avons pu accueillir d'autres visages  inhabituels, mais aussi désireux de goûter les saveurs  de l'Evangile et se laisser toucher par la miséricorde  divine. De plus, une nuit d'adoration a permis à  des groupes, des chorales, des mouvements et des  PCE de se convertir en sentinelles d'adoration et  du chapelet pour chanter les louanges du Seigneur.  Une véritable osmose et continuité entre la messe  et l’adoration du Très Saint Sacrement de l’autel.  Quelles merveilles fit pour nous le seigneur par  notre mère l’Eglise ! Nous avions goûté la paix,  la joie et l'amour. Tous ces temps forts ont été une  belle expérience et un beau cadeau pour les cœurs  souffrants ! Les paroissiens du St-Esprit ont bien  accueilli cette marche de carême pour la guérison  et la sanctification, et répondent en grand nombre à  l'appel. La présence du Seigneur pacifie les cœurs,  conduit à un silence intérieur, pendant lequel il  façonne et libère. Dans cette relation vraie, réelle  avec Jésus, il y a un échange réciproque : « nous  pouvons tout lui donner et il nous donne tout,  ‘Totus Tuus’ dans l’amour ! Aux temps d'adoration  silencieuse, nous osons dire comme le Saint Curé  d’Ars : « Je l’avise et il m’avise ». « Je le regarde  et il me regarde ». Ainsi, nous reconnaissons que  le Seigneur nous permet de nous réconcilier avec  Lui, avec nous-mêmes et avec tous. Seigneur, nous  savons que tu es là au cœur de nos vies, viens nous  guérir et nous sanctifier personnellement et en  Église.                                            Gisèle Bocle et Yolande Maingé C arême, temps de grâce, de conversion, de guérison, de  réflexion, de libération, de partage et de résolution. Samaritain  de naissance, avant même de recevoir les cendres qui marque  l’entrée en carême, je m’interrogeais déjà sur ma rela\ tion avec  Dieu. Chrétien fidèle, je répète toujours que me nourrir de la  Parole de Dieu me permet de surmonter les épreuves, et m’amène  au repentir, au pardon. Avec notre curé, le père Gilles Aïzo, qui  travaille à notre élévation, je vis ce programme de carême proposé  par le diocèse, avec ardeur et foi. Les temps d’enseignement nous  font entrer en profondeur dans ce grand mystère. La semaine  d’adoration a été un temps très profond, très fort passé\  avec notre  Seigneur. Ce temps m’a permis de continuer avec joie cette route  vers Pâques, avec la détermination de respecter mon engagement  spirituel et libérer tout l’amour de Dieu qui m’habite ; aller au  désert avec Jésus et revenir avec un visage de lumière, lavé de toute  cendre, en un mot : devenir un nouveau chrétien et dire toujours :  « Seigneur, aide-moi à te donner toujours toute la place dans ma  vie, dans mon cœur ! » François, marié, père de 5 enfants T enir le candélabre de la Bible, tenir le candélabre du jeûne…\  ? Après les explications fournies par notre curé, je prends le  navire, je m’embarque. Cette semaine, nous vivons le candélabre de l’Eucharistie.  Je m’inscris pour une heure d’adoration. Une heure ? Non !  Finalement je décide d’y aller tous les jours. Quelle merveille, ce  tête-à-tête avec Jésus Christ, ce cœur à cœur avec Lui. Vraiment, cette année, je vis le carême autrement car je me  sens accompagnée, entraînée dans une vague. Guidée par cet  émerveillement, je propose aux jeunes du cheminement d’offrir  une heure au Seigneur ; agréable surprise, sans réticence, ils  choisissent leur créneau horaire, soit mercredi après-midi, 14-15h.  Pendant la rencontre avec les enfants de la 3e année de caté, je leur  ai expliqué ce qu’est l’adoration, puis nous sommes allés à l\ ’église. Les jeunes du cheminement ont bougé un peu, mais ils sont  partis sereins. Les petits ont vécu ce temps d’adoration avec  enthousiasme.  Alors, frères et sœurs, ne laissons pas passer cette opportunité\  que  nous offre E CCLESIA ’M 2020 !  Vivons ensemble ce moment intense  pour la guérison de chacun de nous.                                                  Hortense Nestoret orce est de constater que la proposition de Carême  arême, temps de grâce, de conversion, de guérison, de  enir le candélabre de la Bible, tenir le candélabre du jeûne…\  ? Saint-EspritSainte-Marie Ajoupa-Bouillon CARÊME DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 16 L a première semaine de Carême a été pour moi  déterminante… Avec le candélabre de l’adoration, la Paroisse du Vert-Pré  m’a donné l’opportunité de me retrouver tous les jours avec  Jésus pour un cœur à cœur d’une extrême bonté. J’ai pu  remettre entre ses mains, notre Martinique si malade, nos  prêtres loin de chez eux qui ont tout quitté pour servir notre  diocèse. En présence du Christ, je me suis laissé transformer,  modeler, façonner. J'ai pu lui dire que je l’aime, pour ce qu’il  a fait de moi et pour moi à travers sa grande Miséricorde.  Chaque rencontre avec Jésus a été pour moi un moment  fort et privilégié, car j’ai pu lui exprimer tout l’amour que  j’ai pour lui. Que l’adoration soit pour chacun un trésor  inestimable, car JESUS est vraiment présent dans toute sa  splendeur. Bon carême à tous !     Denis Halmel  E n ce temps de carême 2019, le diocèse de Martinique permet à se\ s paroissiens de vivre plusieurs temps forts pendant cette  période. Actuellement en quête d’une aide pour l’approfondissement de ma\  foi et, en tant catholique pratiquante, cette  initiative est pour moi une excellente idée.  Au sein de mon Eglise Saint Antoine de Padoue des Terres-Sainville, j’ai eu l’opportunité de pouvoir vivre les deux premières  semaines. Celle du chapelet et celle de la confession, toutes deux dirig\ ées par notre curé le père Vilsaint. Deux semaines  extrêmement riches en émotion qui m’ont beaucoup apportée spi\ rituellement, d’autant plus que je les associe aux mercredis  d’évangélisation des quartiers Ermitage, Trénelle et Citron. Je commence cette troisième semaine du Jeûne avec confiance. Merci pour tous les efforts que vous faites pour vos paroissiens et gloire à notre Seigneur Tout-Puissant.              Fauvette Bertin Q uelle joie pour nous ! l'Esprit Saint souffle si fort sur notre  diocèse de la Martinique ! Le candélabre du jeûne, pour  la sauvegarde de notre diocèse, lors de la première semaine de  carême sur la paroisse de Coridon, fut pour moi une véritable  révélation. En effet, s'il est vrai que mes cheveux commencent à  blanchir, il est aussi vrai que j'ai dû faire deux journées de jeûne  de nourriture dans mon adolescence, pour la performance. C'est  avec "les vingt-quatre heures pour Dieu" en paroisse, que j'ai  découvert la beauté du jeûne spirituelle de nourriture, avec pour  objectif la guérison de la Martinique. Nous sommes le mercredi  de la 2 ème  semaine de carême quand j'écris ces quelques mots, et  cela fait sept jours que je fais huit heures de jeûne spirituel par  vingt-quatre heures, pour la guérison de notre diocèse toujours  en priant, sans quitter mon lieu de vie, avec des retours réguliers  sur la paroisse. Quelle joie de jeûner en priant pour notre bien- aimée Martinique.       Gislaine Bucher-Miloch Coridon Vert-Pré Terres-Sainville B aptisée à 7 jours, confirmée, mariée religieusement, je suis mère de 5 enfants. Les 4 premiers ont été baptisés bébés ou  enfants, la dernière à 38 ans. Les études, le travail, l’éducation (non religieuse) de nos enfants m’accaparent pendant 40 ans. 2011. Une de mes filles se prépare à la Confirmation et me ramène à l’Église. La confession devient le sac de petits cailloux  semés sur mon chemin. 2013. Je veux ‘faire mes Pâques’, je dois me confesser. Le père Marcel Crépin me reçoit. J’émerge à peine d’un désert spirituel  de 40 ans. Stoïque, le prêtre me propose une rencontre particuliè\ re. Cette longue confession conforte ma démarche. Mais en  Eglise, les nouveaux venus dérangent les fidèles ‘en règle’. Je persiste timidement. Invitée à la messe dans une paroisse voisine,  je me remets en marche, séduite par l’accueil. 2015. Nouvelle étape - Ma pénitence : la messe quotidienne. Je sacrifie l’un de mes rituels matinaux. En 3 ans, je manque exceptionnellement la messe, et je ressens le manque. Depuis, en  effet, je n’assiste plus à l’Eucharistie, j’y participe ! Dernier caillou : La honte éprouvée quand je confesse mes péché\ s au prêtre. Elle nourrit mon désir de ne plus chuter. Oui, je  retombe. Mais aujourd’hui, la miséricorde de mon confesseur m’a\ ide à accepter mes faiblesses. La contrition affermit ma foi.  La grâce du pardon me réconcilie avec moi-même et avec Dieu, à travers mon prochain.               M-Louise Lordinot aptisée à 7 jours, confirmée, mariée religieusement, je suis mère de 5 enfants. Les 4 premiers ont été baptisés bébés ou  Lorrain CARÊME DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 17 S emaine de lecture de la bible. Prendre part à cette chaîne de lecture a été une expérience  très enrichissante : je me suis nourrie de ces lectures, de cette  parole.  On dirait même que c'était un dialogue pour moi à certains  moments, parce que j'ai eu des réponses à certaines de mes  questions. Se lever à 4h du matin était dur mais pas plus que ça, et c'était  avec impatience que je m'y mettais. Cela m'a permis d’être connectée à la parole de Dieu et de l\ a  méditer.  De faire plus attention à mon attitude vis-à-vis des autres et de  moi-même, à ma posture.  De prendre conscience de mes travers et de ce petit "rappel"qui  devient de plus en plus fréquent, qui souvent me manque avant  de prendre une décision, de dire ou de faire quelque chose... Sans parler de l'émotion ressentie lors de la lecture à l'église  (peut-être parce que le texte a été médité en amont... Jean 11). Ces lectures m'ont aussi permis de mieux appréhender mes  rencontres avec les catéchumènes que j'accompagne.  J'en avais besoin et je sais que cela ne s’arrête pas là...            Muriel Anin Cathédrale BellevueSainte-Luce Ducos L ors de la 1 ère semaine de carême, les paroissiens de la paroisse  de Bellevue étaient invités à participer à la lecture biblique  de l’Evangile selon saint Luc. Ce parcours des 24 chapitres  de saint Luc pouvait se faire seul, en groupe, en famille, mais  aussi à l’église. Des grilles mises à disposition des parois\ siens  présentant des créneaux horaires permettaient à chacun de  s’inscrire et devenir ainsi sentinelle de la Parole. Chaque jour,  le matin et l’après- midi, des plages horaires de deux, trois,  quatre heures étaient prévues à l’église. Toutes les heures, un  chapitre de l’évangile, précédé d’un chant à l’Esprit Saint, était  lu à l’ambon entrecoupé de temps de méditation silencieuse.  Des ministres de la parole étaient chargés d’accueillir, puis de  guider les lecteurs à l’ambon.  Josette, l’une des accompagnatrices du candélabre de la Parole,  livre son témoignage : « la semaine précédente, il m’a é\ té  donné de vivre une expérience extraordinaire : l’adoration  permanente. Après un début d’une heure, puis deux,  puis  trois, j’ai voulu passer toute une nuit à adorer (il m’arrive de  passer toute une nuit à regarder des films). Quand je me suis  demandé comment pourrais- je faire cela ; j’ai eu en écho Jésus  invitant Pierre, Jean et Jacques à veiller avec lui au jardin des  Oliviers et de l’entendre dire : « vous n’avez pas pu veiller une  heure !... ». Alors j’ai ressenti tout ce que pouvait apporter ce  temps en présence du Seigneur. Le temps n’existait plus .[…] Line Etienne, paroisse de Bellevue C ette année, Mgr David Macaire a proposé au diocèse un  programme d'activités de carême. Ce programme s’étend  sur 5 semaines avec 5 candélabres : Adoration, Chapelet,  Confession, Jeûne et Lecture de la Parole de Dieu. Selon la planification du district grand Sud, la paroisse Sainte  Lucie a bénéficié de 3 candélabres : 1 ère semaine, Confession ;  2 ème  semaine, Adoration et 5 ème  semaine, Jeûne. Le Saint-  Sacrement était exposé tout de suite après la messe du samedi  16, jusqu’avant la messe du samedi 23 Mars, à 17h.  Père Fénick exposait le Saint-Sacrement de manière très régulière,  le jour de 6h à 18h à l'église, et la nuit de 18h à 6h dans \ la salle  paroissiale. La première nuit, la mobilisation n'était pas très\  forte,  mais dès le dimanche nous avons constaté un vrai investissement  des paroissiens venant adorer, tant le jour que la nuit. Les fidèles  venaient de manière individuelle, mais aussi en groupes (groupes  de prières, PCE, chorale…). Pour ma part, j'ai vécu ces moment\ s  de cœur à cœur avec Jésus comme des moments privilégiés.  Beaucoup de ceux et celles qui ont partagé ces temps d'adoration  en parlent comme d'un temps de grâce. Ce fut pour la plupart  d'entre nous une expérience très forte et inoubliable. Gervais Guy Largen D u 18 au 22 mars 2019, la lecture continue de la Bible, l’un  des efforts proposés par notre archevêque, a été vécue  sous un double aspect : communautaire, comme prescrit et  « missionnaire ». En effet, notre groupe -l’Atelier Proclamation  de la Parole- chargé de proclamer la Parole lors des célébrations  eucharistiques, a pris cette mission à bras le corps. Les membres  ont animé cette lecture continue en donnant de leur personne et  de leur voix, tant le matin que le soir. Les paroissiens ont été  réguliers dans la participation -moins nombreux le matin (de  8 à 9h), activités oblige ; plus important le soir (de 19 à 20h). Les livres de la Genèse et l’Exode, le lundi ; le Livre de Josué  le mardi ; les 1 er et 2 ème Livre des Rois et le Livre de Job, le  mercredi ; le Livre d’Isaïe et l’Evangile de Luc, le jeudi ;  les Actes des Apôtres et l’Epitre aux Romains ont été lus de  manière assez large. Quatre extraits par heure, précédés d’une  brève introduction du livre abordé, ont permis aux lecteurs et  aux fidèles d’entendre des chapitres pas toujours entendus. Les  participants ont fait preuve d’une bonne écoute. Chacun a été  invité à poursuivre la découverte ou la re-découverte de la Bible,  notre référence chrétienne. Rendons grâce à l’Esprit-Saint qui a insufflé cette idée de la  lecture continue, et au Seigneur qui nous rappelle l’une des  sources principales de notre foi. Bon Carême et bonne montée vers Pâques !                    J. Gercin et M. Novarre

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 18 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ ‘‘ Quand on n’arrive pas à pardonner, que fait-on ? I. Qu’est-ce que pardonner ? C’est continuer à aimer l’autre même pendant qu’il pèche, c’est-à-dire, pendant qu’il ne m’aime pas moi, un autre ou Jésus. II. Pourquoi pardonner ? Pour pouvoir vivre pleinement. Jésus dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à Moi et qu’il boive. » Quoi ? de l’Amour. L’ENNEMI m’a blessé. Je refuse de lui pardonner = Je veux qu’il me rende l’amour qu’il me doit en toute justice. Or, pendant ce temps, JESUS frappe à ma porte (Ap. 3,20) et m’offre à boire son amour-Esprit-Saint (Jn 7,37). Mais je Lui dis : « Jésus attend. C’est DE MON ENNEMI que je veux de l’amour, pas de Toi pour l’instant. » Et ainsi ma porte est fermée côté Jésus. Conclusion : je suis à sec d’amour de part et d’autre. Or « l’homme ne peut pas vivre sans amour », dit Jean-Paul II. Pour que je puisse boire, je dois au contraire ouvrir ma porte côté Jésus, c’est à dire DECIDER de pardonner en disant : je ne veux plus continuer à réclamer à mon ennemi l’amour qu’il me doit ; je me tourne vers Jésus-Dieu la VRAIE Source (Jr 2,13 ; Jn 4, 13-14). On le voit : pardonner, c’est une DECISION de ma liberté, non pas un SENTIMENT seulement. On peut donc avoir pardonné RELLEMENT (par DECISION) et aller communier, tout en ressentant encore malgré soi dans son cœur des SENTIMENTS de colère, rancune... III. Comment pardonner ? Pardonner c’est aimer l'ENNEMI. Or, on n'aime pas comme on veut. Seul l'Agneau de Dieu enlève le péché du monde, c’est-à-dire, met l'Amour - Esprit-Saint dans mon cœur. Comment ? En le Lui demandant : « Le Père du ciel ne refuse jamais l’Esprit-Saint à ceux qui DEMANDENT. » (Lc 11, 5-13). Pour pouvoir pardonner, je dois voir le péché de l'autre. C'est facile. Je dois AUSSI obligatoirement accepter de voir MON Péché, qui est : Je n’aime pas mon ennemi. C’est un péché, le mien, ma poutre ! (Mt 7, 4-5). Et là, je ne dois ni REFOULER, ni DEFOULER mais : ➊ AVOUER à Jésus mon péché, ma rancune, ma colère contre mon ennemi. ➋ DEMANDER pardon (c’est-à-dire l’amour, l’Esprit-Saint) à Jésus PENDANT QUE j’ai cette haine ou rancune en moi : « Jésus, merci de continuer à m'aimer PENDANT QUE je pèche ». Le PARDON est reçu immédiatement, avec comme signe une certaine paix déjà, grâce à l’acceptation de soi. Bref, parce que Jésus me pardonne, je me pardonne aussi à moi-même. ➌ PRIER Jésus de mettre dans MON cœur le pardon-Amour- eau vive-Esprit-Saint pour mon ennemi. C’est « Aimez vos ennemis » de Mt 5,44. On reçoit alors la GUERISON intérieure : on n’oublie pas la blessure, mais on n’a plus du tout mal, même en y repensant. Alors là, on est totalement guéri ! ➍ DEMANDER à Jésus pour mon ennemi l'amour=l'eau vive=l’Esprit-Saint (Mt 5, 44) : meilleur chemin pour changer son cœur. N.B. Toutes ces prières (que Dieu nous demande) sont d’une efficacité à peine croyable, et les témoignages vécus ou reçus m’ont plusieurs fois plongé dans l’étonnement et l’admiration jusqu’aux larmes. Pour pouvoir pardonner, je dois voir le péché de l'autre. C'est facile. Je dois poutre ! (Mt 7, 4-5). Et là, je ne dois ni péché, ma rancune, Le pardon est capital dans notre religion : c’est le signe par lequel\ on reconnaît qu’on est passé de « païen » à « c\ hrétien » (Mt, 5,47) Père Jean-Marie Yang-Ting, C.S.Sp., Psychologue E.P.P. ■ ‘‘ Pardonner me guérit et guérit souvent l’ennemi. ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 19 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Veux-tu guérir ? VVV E g lise en MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019 VVV Le Carnaval prépare-t-il au Carême ?L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérison lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019 Laure Sabes : Retour en Martinique SSSSSS E g lise en MARTINIQUE N° 578REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €27 JANVIER 2019 Que penser des traditions culinaires en lien avec la foi ?Dossier : Laure SabèsLettre aux Religieuses Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE Le Carnaval prépare-t-il Le Carnaval prépare-t-il au Carême ?L’Eglise en Martinique prend L’Eglise en Martinique prend le chemin de guérisonle chemin de guérison Que penser des traditions culinaires en lien avec la foi ?culinaires en lien avec la foi ? Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! 5 e Chantier  E CCLESIA ’M 2020 ! « Soigner et Délivrer les âmes » La santé et le bien- être D Dans le cadre du 5 ème grand chantier synodal E CCLESIA ’M 2020, l’Association des pèlerins et militants de la foi « APMF » vous propose, pour améliorer votre santé et votre bien être spirituel et tout particulièrement en cette période de carême, des marches tout au long de l’année 2019. Vous avez la possibilité de marcher en toute amitié et convivialité dans le district de votre choix. « Eglise en Route » Marches du mois d’avril\h 2019 Programme du samedi 27 a\nvril 2019 DISTRICT DEPART ARRIVEE District de FDF Centre Est Chapelle de Jeanne d’Arc du Lamentin Chapelle de la Sainte Famille à Bèlème (Lamentin) District de FDF Centre Ouest Eglise Sainte Face de De Briant (FdeF) Basilique du Sacré-Cœur de Balata (FdeF) District du Grand Nord Eglise Saints Pierre et Paul du Marigot Eglise Sainte Hyacinthe du Lorrain District du Grand Sud Eglise Saint Henri des Anses d’Arlet Chapelle de la Salette (Petite anse) aux Anses d’Arlet District du Nord Atlantique Chapelle de Reculé (Ste Marie) Chapelle de Bezaudin (Ste Marie) District du Nord Caraïbe Eglise Saint Jacques du Carbet (Carbet) Monastère Ste Marie des Anges (Carbet) District du Sud Eglise Notre Dame de la Nativite (Ducos) Chapelle du quartier Bac (Ducos) Viens montrer JESUS partout en MARTINIQUE, personnellement et en Eglise. Que toute la Martinique soit en route !!! Prochaines marches  prévues les samedis 11 et 25 mai 2019 Pour tout renseignement, contactez l’APMF au 0696 86 46 46

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H osanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! – 14 avril – Dimanche des Rameaux et de la Passion

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