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S antinel, ou ka tchenbé ?
E g lise
en MARTINIQUE
N° 583
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
7 AVRIL 2019
Quand on n'arrive pas à pardonner,
que fait-on ?
Les sentinelles ne lâchent rien :
témoignages
Horaires des célébrations
de la Semaine Sainte
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EDITORIAL
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AGENDA DE L'EVEQUE 16
3
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
E
n ce 5 e dimanche de carême, la liturgie nous interpelle
sur la miséricorde de Dieu qui regarde avec amour chacun
de nous. « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va et
désormais ne pèche plus ». La rencontre avec Jésus sauve. Jésus
ne juge pas et ne condamne pas. Il tend la main au pécheur quel
qu’il soit, et l’invite à la conversion. Il fait toutes choses nouvelles.
Santinel, ou ka tchenbé ? C’est la question qui nous est posée
après ces quatre semaines de carême. La nouvelle formule que
nous a proposée notre diocèse a fait bien des heureux dans la
communauté. Beaucoup de fidèles ont tenu rigoureusement et
avec joie les différents candélabres qui leur étaient proposé\
s
dans leurs paroisses. Des échos positifs de « veilleurs » nous \
sont remontés (cf. dossier). Ne baissons donc pas la garde, mais
persévérons dans nos efforts !
Dans une semaine, avec le dimanche des Rameaux, nous entrerons
dans la Semaine Sainte, dite « la Grande Semaine ». Un article
nous est proposé pour nous remémorer les temps forts que nous
aurons à vivre en communauté. Retrouvez également, dans cette
édition, les horaires des célébrations par district.
Aujourd’hui, Jésus nous demande de faire miséricorde comme
Dieu nous fait miséricorde. Mais, sommes-nous vraiment prêts à \
pardonner sincèrement ?
Eglise en Martinique propose une réflexion sur le pardon dans la
rubrique « An tchè Légliz-la : Quand on n’arrive pas à pa\
rdonner,
que fait-on ? Un prêtre de notre diocèse nous éclaire sur la
question.
Demandons au Seigneur la grâce de la tendresse et de la miséricord\
e.
Evitons de jeter des pierres sur nos frères quels qu’ils soient. P\
eu
importe leurs erreurs, Jésus ne les condamne pas et nous devrions
en faire de même. Qui sommes-nous pour juger ? Nous avons tous
besoin de miséricorde !
Bonne montée vers Pâques !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
AN TCHÈ LÉGLI\b-LA
EGLISE UNIVERSELLE\C
• La Parole Dominicale
• La Grande Semaine
• Ta\ble ronde de l’OSPEM « Regards pluriels sur l’identité :
où en sommes-nous e\nn 2019 ? »
• Festival Apostolique organisé par la Communauté Aï\nn Karem
• Agenda de l’Archevêque
• Récollection de Carême avec les Centres de Préparation au Mariage (ACPM) :
Restaurés guéris par le Christ Jésus
• Semaine du Réenchantement de l’Enseignement Catholi\nque de la Martinique\n
• Horaires des célé\brations de la Semaine Sainte
• Echos des veilleurs dans les paroisses
• De « disciples-sentinelles »
à « disciples-missionnaires »
• Quand on n’arrive pas à pardonner, que fait-on ?
• « Donne-nous notre pain quotidien ! »
Catéchèse du 27 mars 2019
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Dossier : CARÊME
MÉDIAS 19
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L
’une des plus belles images
de notre pays, l’une de celles
qui me rendent fort et fier,
qui remplissent mon cœur de joie,
qui attestent que rien n’est perdu et
que tout est encore possible et qui
me renouvellent dans l’Esprit-Saint
comme pasteur… c’est de voir des
fidèles endimanchés dans une rue
avant la messe : enfants, personnes
âgées, jeunes femmes, hommes de
plus en plus nombreux, adolescents
toujours un peu nonchalants,
sortent des voitures garées çà et
là et convergent vers la maison de
Dieu…
Je crois toujours voir se réaliser le
psaume 41 : « Mon âme déborde :
en ce temps-là, je franchissais les
portails ! Je conduisais vers la maison
de mon Dieu la multitude en fête,
parmi les cris de joie et les actions
de grâce ». Ou encore ces versets du
psaume 67 (v 25-36) : « Dieu, on a vu
ton cortège dans le Temple : en tête
les chantres, les musiciens derrière,
parmi les jeunes filles frappant
le tambourin. Rassemblez-vous,
bénissez Dieu ; aux sources d'Israël,
il y a le Seigneur ! Voici Benjamin,
le plus jeune, ouvrant la marche,
les princes de Juda, de Zabulon, de
Nephtali et leur suite. Royaumes de
la terre, chantez pour Dieu, jouez
pour le Seigneur. Redoutable dans
son temple saint, c'est lui qui donne
à son peuple force et puissance ! »
Il faut avoir été privé de cette icône
si habituelle ici, pour se rendre
compte de sa beauté et du signe
qu’elle constitue : un peuple qui
se rend à l’église pour célébrer,
c’est un resplendissement de la
Gloire de Dieu, un éclat visible de sa grâce invisible qui agit dans les
cœurs et bénit le peuple. L’une des
forces des catholiques est d’aimer
se rassembler pour célébrer, louer,
écouter la Parole, prier, adorer et
laisser Dieu agir ! Nous sommes
des sentinelles, des disciples-
sentinelles. Merci Seigneur !
De là et de nulle part ailleurs
viendront le salut et la guérison
profonde. Ni les meetings politiques
ou les actions syndicales, ni les
joies éphémères et répétitives des
rassemblements sportifs, ni même le
pouvoir fédérateur des évènements
culturels, ne parviennent vraiment
à abreuver la soif qui habite ce
peuple. Seul Dieu peut le faire, car
Il l’a déjà fait depuis des siècles et
le fera encore.
Mais alors, pourquoi beaucoup
de baptisés ne goûtent-ils pas
cette joie ? Pourquoi, alors que
la vraie fontaine coule à flot, des
fidèles venus autrefois boire l’Eau
Vive à l’Eglise, meurent-ils de
soif ou se précipitent-ils vers des
puits desséchés et des sources
empoisonnées ? Oui, les vendeurs
de distractions et les sirènes
du plaisir utilisent des moyens
alléchants et puissants pour appâter
les plus fragiles et les piéger comme
des crabes à la veille de Pâques ;
oui, des « apôtres » hétérodoxes
proposent, à tous les coins de rue,
comme dans un supermarché,
des expériences nouvelles et
des doctrines aussi frelatées que
faciles ; oui, les ennemis de la foi
ne ménagent pas leurs efforts pour
nourrir les âmes de haine contre
nous et les conduire à l’apostasie…
rien de nouveau !
Mais nous ? Sommes-nous des
disciples-missionnaires pour ces
frères restés sur le parvis ? Leur
avons-nous fait une place à notre
table ? Depuis combien de temps
les avons-nous invités à nous
rejoindre ? Les disciples-sentinelles
qui s’assemblent si joliment leur
ont-t-ils réservé un accueil, un siège,
une parole, un bonjour, un présent,
une mission… un sourire ?
Que vais-je dire aux familles à qui
nous avons donné rendez-vous à
la Pentecôte ? Que vais-je promettre
aux jeunes rassemblés pour le
Dimanche des Rameaux ? Puis-je,
sans crainte, leur promettre qu’ils
sont attendus dans nos assemblées
pour donner une dynamique
nouvelle ? Puis-je leur dire, en votre
nom : « ‘Venez et voyez’ comme nous
nous aimons les uns les autres » ?
OUI, je le ferai, frères et sœurs : j’ai
confiance en vous et en Celui qui
nous invite à la conversion.
+ Fr David Macaire , Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
De « disciples- sentinelles »
à « disciples- missionnaires »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 4
« Donne-nous
notre pain quotidien ! »
Catéchèse du 27 mars 2019
C
hers frères et sœurs, bonjour !
Aujourd’hui, nous allons ana-
lyser la seconde partie du
Notre Père, celle où nous présentons
à Dieu nos nécessités. Cette seconde
partie commence par une parole qui a
le parfum du quotidien : le pain.
La prière de Jésus part d’une question
impérieuse, qui ressemble beaucoup à
l’imploration d’un mendiant : « Donne-
nous notre pain quotidien ! » Cette prière
vient d’une évidence que nous oublions
souvent, à savoir que nous ne sommes
pas des créatures autosuffisantes et que
nous avons besoin de nous nourrir tous
les jours. Les Écritures nous montrent
que, pour beaucoup de personnes,
la rencontre avec Jésus s’est réalisée
à partir d’une question. Jésus ne
demande pas d’invocations raffinées,
au contraire, toute l’existence humaine,
avec ses problèmes les plus concrets
et quotidiens, peut devenir une prière.
Dans les Évangiles, nous trouvons une
multitude de mendiants qui implorent
la libération et le salut. L’un demande
le pain, l’autre la guérison ; certains la
purification, d’autres la vue, ou encore
qu’une personne chère puisse revivre…
Jésus ne passe jamais avec indifférence
à côté de ces demandes et de ces
souffrances.
Jésus nous enseigne donc à demander au
Père le pain quotidien. Et il nous enseigne
à le faire en union avec tous les hommes
et toutes les femmes pour lesquels cette
prière est un cri (souvent contenu en eux)
qui accompagne leur angoisse de chaque
jour. Combien de mères et combien de
pères, aujourd’hui encore, vont dormir
avec le tourment de ne pas avoir pour le
lendemain suffisamment de pain pour
leurs enfants ! Imaginons cette prière
récitée non pas avec la sécurité d’un
appartement confortable, mais dans la précarité d’une chambre dans laquelle
on s’adapte, où manque le nécessaire
pour vivre. Les paroles de Jésus prennent
une force nouvelle. L’oraison chrétienne
commence dès ce niveau. Ce n’est pas
un exercice pour des ascètes ; cela part
de la réalité, du cœur et de la chair de
personnes qui vivent dans le besoin, ou
qui partagent la condition de ceux qui
n’ont pas le nécessaire pour vivre. Les
mystiques chrétiens les plus élevés eux-
mêmes ne peuvent pas faire abstraction
de la simplicité de cette demande : « Père,
fais que pour nous et pour tout le monde,
il y ait aujourd’hui le pain nécessaire ». Et
« pain » signifie aussi eau, médicaments,
maison, travail… Demander le nécessaire
pour vivre.
Le pain que le chrétien demande dans
la prière n’est pas le « mien », mais c’est
« notre » pain. C’est ce que veut Jésus.
Il nous enseigne à le demander non
seulement pour nous-mêmes, mais pour
la fraternité tout entière du monde. Si l’on
ne prie pas de cette manière, le Notre Père
cesse d’être une prière chrétienne. Si
Dieu est notre Père, comment pouvons-
nous nous présenter à lui sans nous
prendre par la main ? Nous tous. Et si
le pain qu’il nous donne, nous nous le
volons entre nous, comment pouvons-
nous nous dire ses enfants ? Cette prière
contient un comportement d’empathie,
un comportement de solidarité. Dans ma
faim, je ressens la faim des multitudes,
alors je prierai Dieu jusqu’à ce que leur
requête soit exaucée. C’est ainsi que Jésus
éduque sa communauté, son Église, à
apporter à Dieu les nécessités de tous :
« Nous sommes tous tes enfants, ô Père,
aie pitié de nous ! » Et maintenant, cela
nous fera du bien de nous arrêter un
peu et de penser aux enfants affamés.
Pensons aux enfants qui sont dans des
pays en guerre : les enfants affamés du
Yémen, les enfants affamés en Syrie, les
enfants affamés dans tant de pays où
il n’y a pas de pain, au Soudan du sud.
Pensons à ces enfants et, en pensant à
eux, disons ensemble à haute voix la
prière : « Père, donne-nous aujourd’hui
notre pain quotidien ». Tous ensemble. Le
pain que nous demandons au Seigneur
dans la prière est celui qui, un jour,
nous accusera. Il nous reprochera notre
manque d’habitude de le rompre avec
celui qui nous est proche, notre manque
d’habitude de le partager. C’était un pain
offert pour l’humanité et, au contraire,
il n’a été mangé que par quelques
personnes : l’amour ne peut supporter
cela. Notre amour ne peut le supporter ;
et l’amour de Dieu ne peut pas non plus
supporter cet égoïsme de ne pas partager
le pain.
Une fois, il y avait une grande foule
devant Jésus ; c’était des gens qui avaient
faim. Jésus demanda si quelqu’un avait
quelque chose, et on ne trouva qu’un
enfant disposé à partager ses provisions :
cinq pains et deux poissons. Jésus
multiplia ce geste généreux (cf. Jn 6,9).
Cet enfant avait compris la leçon du
Notre Père : que la nourriture n’est pas
une propriété privée ; mettons-nous
cela en tête : la nourriture n’est pas une
propriété privée, mais une providence
à partager, avec la grâce de Dieu. Le
véritable miracle accompli par Jésus ce
jour-là n’est pas tant la multiplication
(qui a eu lieu en vrai) mais le partage :
donnez ce que vous avez et je ferai le
miracle. En multipliant ce pain offert, il
a devancé l’offrande de lui-même dans
le pain eucharistique. En effet, seule
l’Eucharistie est en mesure de rassasier
la faim d’infini et le désir de Dieu qui
anime tous les hommes, y compris dans
leur recherche du pain quotidien.
Pape François
Source : https://fr.zenit.org/articles/
■
« Donne« Donne
EGLISE UNIVERSELLE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 55
Dimanche 7 avril 2\b19\7
la P arole Dominicale
Isaïe 43,16-21 \h• Psaume 125 • \hPhilippiens 3,\b-14 \h• Jean \b,1-11
5 ème dimanche de Carême - Année C
C
ontrairement au récit de
l’enfant prodigue, écouté
dimanche dernier, qui était une
parabole, l’évangile de ce dimanche
est une histoire vraie. Tandis que Jésus
enseignait dans le temple, les scribes
et les pharisiens trainent devant lui
une femme surprise en flagrant
délit d’adultère, pour qu’il la juge. À
l’occasion, ils lui rappellent la loi de
Moïse qui prévoit la lapidation pour
une telle faute. Ils le font, non pas par
zèle pour la loi, mais afin de trouver un
prétexte pour accuser Jésus.
En effet, dans le cas où Jésus
désapprouverait la lapidation, on
l’aurait accusé d’opposant à la loi
de Moïse retenue pour sacrée par le
peuple. Par contre, une approbation
de sa part contredirait ses nombreuses
invitations à la miséricorde. La question
qu’on lui pose est donc un piège mis au
point comme c’était déjà le cas à propos
du tribut à payer à César (Lc 20, 20-26).
Selon le calcul de ces présumés hommes
de bien, quelle qu’aurait été sa réponse,
Jésus serait tombé dans leur piège.
Cette page d’évangile présente
plusieurs particularités. Par exemple,
ces zélés de la loi ne parlent pas de
l’homme adultère. De plus, quand
les accusateurs sollicitent une prise
de position de la part de Jésus, il se
met à écrire par terre, et cela par deux
fois. Qu’y aurait-t-il écrit ? Peut-être
ne le saurons-nous jamais. Il importe
cependant que, cohérent avec ses
enseignements précédents, Jésus
réaffirme devant cette femme l’infinie
miséricorde divine.
Tout d’abord, Il s’adresse aux
accusateurs pour les inviter à prendre
conscience de leurs péchés : « Celui
d’entre vous qui est sans péché, qu’il
soit le premier à lui jeter une pierre».
Et alors, « Eux, après avoir entendu
cela, s’en allaient un par un » – et,
ajoute l’évangéliste avec une touche
de réalisme qui ne manque pas d’ironie
– « en commençant par les plus âgés ».
S’étant retrouvé seul avec la femme,
Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te
condamne pas ».
Une interprétation erronée de ces
mots de Jésus peut porter à croire
qu’il manifeste de la tolérance vis-à-
vis de comportements officiellement
blâmés tel que l’adultère, en les
réduisant à des fautes légères, ce qui
les encouragerait davantage. Déjà
au quatrième siècle, un grand saint,
Augustin, déplorait les conséquences
de l’incompréhension de ces propos
de Jésus lorsqu’il écrivait : « Je sais
que cela peut choquer la pensée de
certains chrétiens faibles ou celle des
incroyants qui sont ennemis de la foi
chrétienne, parce qu’ils peuvent avoir
peur que ce passage puisse donner
à leurs épouses une impunité pour
pécher et c’est pour cela qu’ils ont
arraché ce passage de leur Bible ».
Interpréter ainsi cette attitude de
pardon de Jésus serait lui faire offense,
lui qui est venu, non pas pour abolir
l’antique loi divine – dont justement
le septième est l’adultère- mais
accomplir (Mt 5, 17). Jésus ne pouvait
pas approuver l’adultère. De fait, ses
paroles à la femme, lues dans leur
intégralité, le montrent clairement :
« Moi non plus, je ne te condamne
pas. Va, et désormais ne pèche plus».
Ainsi, après l’invitation à la conversion
dans l’évangile du 3 ème dimanche
de carême et l’accolade du Père
Miséricordieux dimanche dernier,
Jésus nous exprime de nouveau, en
ce dimanche, l’infinie Miséricorde
de Dieu. Il se révèle à nous comme la
Miséricorde qui libère du poids d’un
passé de misère et encourage, avec
une infinie patience, à croire qu’une
vie nouvelle est possible quel que
soit le péché. Une vie renouvelée par
la grâce que nous recevons et que
nous recevrons dans le sacrement de
la réconciliation : « Va, désormais ne
pèche plus ».
Père Médard Kounoudji
Curé de Basse-Pointe
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 6
Pâques est le cœur même de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens se préparent
à la fête de Pâques depuis le début du Carême, et en particulier tout au long de la
Semaine Sainte.
La grande semaine
L
a Semaine Sainte est « la grande
semaine « non parce qu’elle a
plus de jours que les autres,
ou parce que les jours sont composés
d’un plus grand nombre d’heures, mais
à cause de la grandeur et de la sainteté
des mystères que l’on y célèbre », disait
Saint Jean Chrysostome.
Dès lors, chaque jour de la Semaine
Sainte est-il appelé Saint : Lundi Saint,
Mardi Saint, Mercredi Saint, jours qui
conduisent au Triduum pascal Jeudi
Saint, Vendredi Saint et Dimanche de
Pâques, la solennité des solennités, la
plus grande fête du Christianisme.
La Semaine Sainte commence le
dimanche des Rameaux (célébration
de l’entrée solennelle du Christ
à Jérusalem), inclut le jeudi Saint
(célébration de l’institution de
l’Eucharistie et du Sacerdoce par le
Christ) et le vendredi Saint (célébration
de la Passion du Christ et de sa mort
sur la croix). Elle s’achève avec la
veillée pascale, pendant la nuit du
samedi Saint au dimanche de Pâques
(résurrection du Christ).
Le triduum
Ce temps est rythmé par 3 liturgies
importantes qui suit les derniers jours
de la vie terrestre de Jésus :
Le Jeudi saint inaugure le triduum
pascal. Ce dernier commence par
la messe du soir du Jeudi saint faite
en mémoire de la Cène au cours de
laquelle Jésus institua l’Eucharistie
(la messe). On lit le récit de la
Pâque juive avec l’agneau pascal
(Exode 12,114), puis le texte de St Paul
sur le repas du Seigneur (1 Cor. 11,23-
26) et l’Évangile du lavement des pieds
(Jean 13,1-15). Pendant cette lecture,
le célébrant lave souvent devant
l’autel les pieds de quelques fidèles.
Après la célébration, l’Eucharistie est
transportée solennellement en un lieu
que l’on nomme « reposoir » où l’on
peut se recueillir en méditant l’agonie
de Jésus à Gethsémani et son appel
« veillez et priez ».
Le Vendredi saint, on célèbre la
passion et la mort de Jésus sur la croix,
spécialement lors de l’office de la fin
de l’après-midi et du chemin de croix
à trois heures.
Le Samedi saint est un jour de silence
et d’attente. On ne célèbre ni baptême,
ni mariage ce jour-là. La célébration de
la résurrection commence le samedi
soir à la Veillée Pascale.
La Vigile pascale rassemble, par ses
rites, tous les éléments du message de
Pâques. Les baptêmes d’adultes et de
jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là,
rejaillissent sur toute la communauté et
rappellent à chacun les promesses de
son baptême.
Pâques signifie « passage » : par ce
passage de la mort à la Vie, le Christ a
sauvé l’Homme du péché et l’a appelé
à la vie éternelle. La Résurrection
du Christ est l’accomplissement des
promesses faites par Dieu à son peuple.
C’est pourquoi la fête de Pâques est
le sommet du calendrier liturgique
chrétien. Ce jour-là est marqué dans
les églises par la couleur blanche ou
dorée, symbole de joie.
Source : eglise.catholique.fr ■
La grande semaine
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 7
Le premier rendez-vous de l’année de l’Observatoire Socio Politique
de l’Eglise en Martinique (OSPEM) s’est déroulé le samedi 23
février 2019, à la salle n°1 de l’Institut Catholique Européen
des Amériques (ICEA), de \bh30 à 12h30, devant une trentaine
de personnes autour d’une table ronde sur le thème : « Regards
pluriels sur l’identité : où en so\hmmes-nous en 2019 ?\h ».
L
es invités étaient le père Jean-Michel Monconthour,
curé de la cathédrale de Fort-de-France,
Mmes Roberte Copol-Dobat, Maryse Annette et
Joëlle Nuissier, membres de la PCE des psychologues,
Me Catherine Rodap du Barreau de Fort de France.
Mme Sylvana Rangoly a régulé les débats en qualité
d’expert dans les relations sociales.
Le programme proposé a permis à chacun de trouver une
satisfaction, que ce soit dans : - la lecture puis le partage
de l’Evangile du jour sur la transfiguration (Marc 9, 2-13)
effectués par le père Benjamin Francois-Haugrin qui a
fait le lien avec le thème du jour ; - la table ronde dans
laquelle les intervenants comme les participants ont livré
des témoignages très poignants qui ont nourris le débat ;
- la prestation de Joël Lutbert de la Pastorale des artistes
qui a adapté ses deux morceaux au thème au cours de
l’intermède musical. L’objectif de cette table ronde a été atteint vu la qualité
des intervenants et la satisfaction des participants. Cette
manifestation fera l’objet d’une publication à la fin de
l’année.
Pour conclure, Mme Rangoly a articulé les mots clés issus
des débats, en voici le résumé : « Même continuellement
mis à l’épreuve de nos histoires, nos vécus, nos mystères
respectifs et autres expériences fussent-elles traumatiques,
il nous restera à trouver comment notre essence, notre
identité aussi bien individuelle que collective pourrait
se nommer, exister, s’assumer et parvenir à s’affirmer au
monde, pour poursuivre ensemble cette permanente
quête de clarté, de lumière d’homme créé à l’image de
Dieu. »
Yves-Marie G., coordinateur de l’OSPEM ■
Table ronde de l’OSPEM
« Regards pluriels sur l’identité :
où en sommes-nous en 2019 ? »
VIE DU DIOCÈSE
Le premier rendez-vous de l’année de l’Observatoire Socio Politique
L’objectif de cette table ronde a été atteint vu la qualité
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 8
Réunis autour de l'apostolat, la Communauté Aïn Karem animera, du 23 au 2\b avril 2019, un Festival
Apostolique intitulé « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé ». Elle attend de nombreux sympathisants pour
faire avec elle de l’évangélisation de rue, sur inscription obligatoire. Rencontre avec Sœur Françoise
sur cet événement inédit dans notre diocèse, qui nous aidera à franchir le pas vers les autres, bien
souvent non réceptifs, et à ne plus craindre d'aller apporter la Bonne Nouvelle et l'amour de Dieu
à tous ses enfants.
Festival Apostolique
organisé par
la Communauté Aïn Karem
Sœur Françoise, pouvez-vous
vous présenter ?
Je suis petite sœur de la communauté
Aïn-Karem depuis 15 ans, et suis
originaire du Robert.
Qu'est-ce que la Communauté
Aïn Karem ?
C’est une communauté nouvelle
du diocèse de Paris, fondée
en 1985 par le Père Michel
Gitton. Nous sommes environ
90 membres, de tout état de vie
(familles, célibataires, consacrés
et plusieurs prêtres du diocèse de
Paris). Nous nous engageons à faire
de l’évangélisation le centre de
notre vie.
Ein Kerem, qui signifie « source
du vignoble » est un ancien village
près de Jérusalem.
Est-ce que votre communauté tire
son nom de cette ville, lieu de la
Visitation ?
Oui ! C’est dans le mystère de la
Visitation que s’enracine l’intuition
de la communauté. Une jeune
femme vierge est enceinte, une
femme âgée et stérile se prépare
à accoucher, un fœtus tressaille
d’allégresse… l’Esprit de Dieu se
manifeste. Ici, rien n’est à demi-
mesure : Élisabeth « poussa un
grand cri », nous dit saint Luc
(1,42). C’est une joie indescriptible
qui éclate et provoque la parole.
C’est dans l’élan de cette joie, que
nous voulons, comme Elisabeth,
à la suite des apôtres, annoncer la
Bonne Nouvelle !
Quel (s) constat (s) faites-vous sur
les actions d'évangélisation qui
sont entreprises sur le territoire
français ?
Au début de la communauté,
nous étions perçus comme
des marginaux dans l’église.
Heureusement, aujourd’hui les
catholiques rivalisent d’initiatives
apostoliques. Par exemple, tous les
ans, le Congrès Mission (initiative
d’Annuncio en partenariat avec
Aïn-Karem), permet un véritable
partage d’expériences de chrétiens
de toute la France. Un manifeste
pour la mission venu d’Allemagne
circule. Mais cela ne suffit pas,
« la moisson est abondante et les
ouvriers sont peu nombreux ». Il est
urgent d’annoncer le Christ partout
et à tous.
Est-ce la première fois que vous
venez en Martinique ?
De Métropole, quelle image de
l'évangélisation avez-vous des
Antilles Françaises ?
Oui, nous partons un peu à l’aventure.
Les évènements chrétiens des Antilles
Françaises ne sont pas très relayés en
Métropole. Ce sont des informations
qui circulent essentiellement dans
le milieu antillais. Personnellement,
depuis plusieurs années, je perçois
beaucoup d’efforts faits dans le sens
de l’évangélisation et de la formation,
mais pour les 8 missionnaires qui
m’accompagnent, cela va être une
vraie découverte. Je crois qu’ils en
ont hâte !
Croire et Parler, deux verbes qui
en disent long sur la mission et
l'engagement des disciples à la
suite du Christ…
Le verbe croire est à prendre dans le
sens de croire en quelqu’un et non
d’une croyance ou d’une conviction.
Si je crois en Dieu, alors je suis dans
une relation de confiance avec lui
et cela engage toute ma vie. Et si,
comme Elisabeth, cela me fait crier
de joie, alors dans ces conditions, il
est impossible de se taire. Croire et
parler ne font plus qu’un.
VIE DU DIOCÈSE
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Agenda de l’Archevêque
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 9
Samedi 6 et dimanche 7 avril :
• Grand week-end de festivités pour la célébration de la mort
de St Vincent Ferrier à Vannes
Mardi 9 avril :
• Conseil épiscopal
Mercredi 10 avril :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse du François
à l’évêché
• Inauguration officielle de l’ICEA (Institut Catholique Européen
des Amériques)
Jeudi 11 avril :
• Cours de Théologie de la spiritualité
Vendredi 12 avril :
• 19h15 : Émission « Face aux Martiniquais » sur Via ATV
Samedi 13 avril :
• 11h : Dédicace de l’église du Marigot
Dimanche 14 avril : Dimanche des Rameaux
• 14h30 : Messe avec la Pastorale des Jeunes
à l’hippodrome de Carrère (Lamentin) •
17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 15 avril : Lundi saint
• 19h : Émission « An tjè péyi a » sur Via ATV
Mercredi 17 avril : Mercredi saint
• 10h : Messe Chrismale à la cathédrale Saint-Louis
Jeudi 18 avril : Jeudi Saint
• 19h : Messe en mémoire de la Cène du Seigneur
à la cathédrale Saint-Louis
Vendredi 19 avril : Vendredi Saint
• 10h : Chemin de croix au Calvaire
(départ de la Chapelle du Christ-Roi)
• 15h : Célébration de la Passion à la cathédrale Saint-Louis
Samedi 20 avril : Samedi Saint
• 20h : Veillée pascale à la cathédrale Saint-Louis
Dimanche 21 avril : Saint Jour de Pâques
• 7h30 : Messe au Centre pénitentiaire de Ducos
• 10h30 : Messe à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Comment se déroulera votre festival apostolique ?
A qui est-il destiné ?
Dans un premier temps, nous souhaitons axer le
festival sur la formation à la parole directe dans la
rue et, si possible, en porte à porte. Cette formation
consiste en un va et vient entre le cœur et l’intelligence.
L’intelligence pour s’approprier la doctrine de la foi,
le cœur pour contempler le mystère. Puis, tous les
après-midis, nous irons dans la rue pour la partie
pratique. Nous accueillons tout chrétien majeur
baptisé et confirmé.
Coût du festival : 90€
Date limite d'inscription : 15 avril 2019
Infoline et inscription au :
0696 435 233 / 06 40 54 43 43
Mail : paroisse.cathedrale@orange.fr
Un événement en collaboration avec : La pastorale
des jeunes, les paroisses de Saint-Joseph,
Cathédrale, Redoute, Lamentin et la Caravane
de l'Espoir.
Propos recueillis par la Cellule Communication de la Caravane de l’Espoir
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 10
Le dimanche 17 mars dernier, l’ACPM organisait sa traditionnelle récollection du temps
de Carême. Cet événement qui fait partie du calendrier des temps forts du mouvement,
se veut être un lieu d’édification et d’écoute de Dieu au cœur du Carême.
P
our l’occasion, un peu plus de
250 personnes, en couple pour la
grande majorité, étaient réunies au
Foyer de l’Espérance et accueillies par 85
couples animateurs du mouvement. En ce
temps de Carême, le thème proposé était :
« Jésus me guérit du passé pour vivre le
présent et construire mon couple ».
Dès le début de journée, un témoignage
inspiré, livré en vérité par un couple
animateur, nous faisait mesurer les
conséquences des blessures de chacun
sur la construction et dans le quotidien
du couple. Dans leurs victoires, nous
découvrions surtout que la grâce du
Christ surabonde, de sorte que par ses
meurtrissures nous sommes guéris
(Isaïe 53,5). Quel motif d’Espérance !
Le père Sosthène Godjo nous exhortait
ensuite sur la santé du couple, nous rendant
attentifs aux attitudes qui peuvent abîmer
les cœurs à l’épreuve du quotidien. Il ne
nous laissait pas démunis, et nous invitait
à poser dans l’Amour des paroles et des
actes concrets propices à rétablir la grâce.
C’est sous l’onction de ces deux cadeaux
que nous partions en groupes de partage
avec un questionnement nous amenant
à présenter nos blessures au Christ,
comme autant de lieux de résurrection.
Pour accompagner l’action du Seigneur,
des écoutants du Service diocésain
Padre Pio se tenaient à proximité des
groupes pour exercer leur ministère.
Que de souffrances livrées à l’écoute
bienveillante de ces frères et sœurs au
service des âmes !
De retour du temps de carrefour, le
frère Tony Allaguy-Salachy, responsable
du Service diocésain Padre Pio, nous
enseignait sur les sources de nos
blessures, et la nécessité de les vaincre
par le déploiement de la grâce du Christ
guérisseur. Rétablir une dynamique de
Vie, là où l’ennemi de nos âmes veut
nous enfermer dans la mort.
Tout cela nous amenait à l’Eucharistie
célébrée par Mgr David Macaire, et
concélébrée par notre aumônier, le
père Wilfried Bannais, ainsi que le père
Sosthène Godjo. L’homélie de notre
archevêque confirmait l’Espérance,en
rappelant comment les blessures peuvent
être source du déploiement de la grâce de
Dieu. Un mystère d’Amour !
Après le partage du déjeuner, les
participants se voyaient alors proposer le
film « Les liens sacrés ». L’histoire proposée
permettait de prendre conscience que les
blessures du passé, les non pardons et
l’amertume pouvaient générer des liens
toxiques et souvent transgénérationnels.
Ce film inspiré disposait les cœurs à rentrer
pleinement dans le dernier temps de notre
récollection, l’exercice d’un ministère de
guérison avec la présence réelle du Christ
par l’exposition du Saint-Sacrement. Les
prêtres présents et les ministres du Service
diocésain Padre Pio nous présentaient au
Christ par leur intercession, sa présence
manifeste opérant des libérations. Dieu
dans sa bonté visitait alors son peuple,
sous l’onction des chants d’adoration.
Nous remercions fraternellement le
Foyer de l’Espérance pour son accueil,
tout comme le Service diocésain Padre Pio
pour sa disponibilité et son accompagne-
ment. Gageons que l’année prochaine le
Seigneur nous surprendra encore, alors
prenons rendez-vous chers lecteurs.
Bon et saint Carême pour une Pâque
victorieuse. ■
Récollection de Carême avec les Centres
de Préparation au Mariage (ACPM) :
VIE DU DIOCÈSE
du 7 avril 2019 – n° 583
Prochaine rencontre
samedi du CPM
18 mai 2019
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 11
Depuis septembre 2015, le Réenchantement de l’École est une invitation à la réflexion, la
créativité, et à la mobilisation des communautés éducatives, pour redire ensemble le sens de
l’École, de ses missions, de ses projets dans l’ensemble national de l’Enseignement Catholique.
Le ré-enchantement de l’école. Voilà un thème
que je trouvais de prime abord léger, du moins
sans prise réelle sur la dure réalité de l’éducation
aujourd’hui ; comme si la baguette de l’enchanteur
Merlin pouvait régler les dysfonctionnements de
nos systèmes éducatifs. Mais c’était un jugement
hâtif et prématuré. De fait, depuis trois ans que nous
nous sommes engagés sur cette voie avec l’ensemble
de l’Enseignement catholique de France, je suis allé
d’étonnements en étonnements et d’émerveillements
en émerveillements. Oui, cette démarche initiée par
le Secrétaire général de l'Enseignement Catholique,
Pascal Balmand, peut être vraiment féconde pour
nous ici à la Martinique et ce, non seulement dans
tous nos établissements, mais aussi dans tous les
services qui tournent autour d’eux.
En effet, l’évolution de la culture du pilotage dans
l’Enseignement catholique, les modes de gouvernance
et d’animation, l’exercice de la responsabilité au
quotidien et par chacun, adultes et jeunes, de la classe
à l’établissement, de l’établissement au diocèse, sont
autant de leviers possibles pour ré-enchanter l’École.
L’Enseignement Catholique de Martinique s’est
engagé résolument depuis trois ans dans cette
démarche,
- Le 02/12/2016, les membres des communautés
éducatives se sont retrouvés au Foyer de Bellevue
pour ré-enchanter le « Nous ».
- Le 08/12/2017, au Millénium du Morne-Rouge, le réenchantement de la « Relation » a été l’étape
suivante.
- A la rentrée scolaire 2018, une messe de rentrée a eu
lieu à l’Église de « De Briand », sous la présidence
de Mgr David Macaire et concélébrée par le
Directeur diocésain, le père Alain Ransay, le père
Luciano et plusieurs autres prêtres. 3000 personnes
présentes des communautés éducatives ont été
invitées à ré-enchanter l’École sur le thème de « la
Responsabilité en partage » au regard du caractère
propre et de la pastorale de nos établissements.
Que représente l’E\hnseignement Catholi\hque
à la Martinique \b
L’Enseignement Catholique c’est :
6,5 % de la population scolarisée.
4666 élèves, dont 2331 au 1 er degré, et 2335 au 2 nd degré.
Un accueil des élèves de la maternelle au post bac.
15 établissements répartis sur le territoire : Morne-Rouge, Fort-de-France, Rivière-Salée.
300 enseignants, 250 personnels non enseignants.
- Des structures et des partenaires parmi lesquels :
- Des tutelles congréganistes et diocésaine : Notre-Dame de la Délivrande (établissements du Morne-Rouge et externat de
Redoute), Saint-Joseph de Cluny (rue Lamartine et Cluny), et la
tutelle diocésaine (Séminaire-Collège, Maîtrise de la Cathédrale et
Saint Jean-Paul II /l’Espérance).
- Des associations (FORMIRIS et IFAGEC pour la formation des
enseignants, UGSEL pour l’animation sportive, éducative et culturelle
des élèves, APEL -l‘association des parents, OGEC pour la gestion
administrative et financière des établissements).
- Des bénévoles : les catéchistes, les OGEC.
L’Enseignement Catholique est associé à l’État par le contrat d’association.
De ce fait, il est en relation également avec :
- Les mairies, la Collectivité Territoriale de Martinique
- L’Éducation Nationale.
Semaine du Réenchantement
de l’Enseignement Catholique de la Martinique
Le mot du Directeur\h Diocésain
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 12
C’est dans ce cadre institutionnel que les établissements de l’enseignement catholique
ont été sollicités à s’engager résolument dans la semaine du réenchantement de la
responsabilité partagée, du 4 au 9 février 2019.
Sous l’impulsion de la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC), différentes
actions ont été réalisées dans les établissements scolaires il s’agit de :
• «Portes ouvertes» pour rendre lisible ce qui se passe dans l’établissement (Maitrise de la Cathédrale, Etablissement Notre-Dame de la Délivrande) ;
• Echanges de responsabilités entre les membres des communautés (les écoles de Cluny) ;
• Réflexions autour du numérique à l’école, et de la responsabilité partagée des membres des communautés éducatives (parents, élèves, établissement) ;
• Réflexions pour des relations apaisées école/parents (plusieurs établissements) ;
• Réflexions sur les parcours de formation de l’Enseignement Catholique en Martinique (DDEC) ;
• Ateliers de formation des adultes sur la responsabilité de chacun dans les relations (enseignants, personnels non enseignants, bénévoles, parents, DDEC) ;
• Chorales interclasses (Ecole Séminaire Collège Ste Marie) ;
• Conférences autour de 3 thèmes (DDEC) :
- La responsabilité en partage et la doctrine sociale de l’Église ;
- le numérique à l’école et la Responsabilité Partagée entre les acteurs (Etablissement, parents, élèves) ;
- La construction de relations apaisées sous l’éclairage de l’évangile.
La Direction Diocésaine remercie tous ceux qui ont apporté leur concours
à la réalisation de ces actions, particulièrement les membres de l’équipe
du réenchantement sous la conduite de Danièle, leur pilote, les deux
formateurs, Marc et Laetitia, qui ont changé et fait croiser les regards
des participants sur les relations et la responsabilité en partage entre
les différents membres des communautés éducatives de l’Enseignement
Catholique de Martinique.
Père Alain Ransay, Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique de Martinique.
Gisèle Chalono, Directrice Diocésaine Adjointe
■
Des actions
Des remerciements
Quelques témoignage\hs
Parent d’élèves (CE2) de l’externat Saint-Joseph de Cluny.
« Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\
tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\
travailler avec les anciens (Grands-parents) ; il n’y avait pas de \
compétition, mais un partage de savoir-faire entre les différentes
générations ».
Grand-mère d’une élève de CM2 de l’externat Saint-Joseph de Cluny
« Au cours d’ateliers, actifs et retraités se sont donnés l\
a main pour leurs enfants et petits-enfants. Des liens et des amitiés
se sont tissés. Un merveilleux moment et un remerciement spécial p\
our le personnel non enseignant pour leur accueil.
C’était plus qu’un réenchantement, c’était le mois du \
partage…. ».
Une bénévole de la DDEC/Atelier : relations Ecole/Parents
Participant à un atelier autour de ce thème, un groupe constitué\
de parents, enseignants, chefs d’établissement, cadres
éducatifs, et bénévoles ont travaillé sous la houlette de 2 \
formateurs.
Je peux témoigner du travail effectué au cours de cette journée\
!
Le groupe s’est donné les moyens de penser, partager et explorer tous les éléments de cette relation qui est\
un gage pour une
intégration réussie de l’élève. Merci à tous pour ces\
temps de partage !
Une enseignante Atelier « relations école Parents »
Dans ce travail d’atelier sur les relations « école-parents »\
, j’ai pris conscience que de part et d’autre, nous voulions le me\
illeur
pour l’élève. Cependant, cette relation est parfois difficile c\
ar chacun ne prend pas toujours le temps d’une écoute préalable\
et attentive de l’autre.
« Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\
tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\
« Les ateliers de confection de costumes ont permis de mieux connaî\
tre l’équipe du Petit couvent. C’était un réel plaisir de\
VIE DU DIOCÈSE
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Horaires des célébrations de la Semain\7e Sainte
District du Centre Est
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Saint-Joseph 9h19h15h19h9h
Redoute 7h et 9h3016h et 19h 15h19h 7h et 9h30
Coridon 10h19h15h19h10h
Sainte-Thérèse 9h19h15h19h9h
Saint-Christophe 6h15 - 9h et 18h19h15h20h6h15 - 8h30 et 18h
Emmaüs Samedi : 18h18h30-19h8h
Lamentin 6h - 8h30 et 10h3015h30 et 19h15h19h6h et 8h30
District du Centre Ouest
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Cathédrale 7h30 et 10h3019h15h20h7h30 et 10h30
Terres-Sainville 8h18h3015h19h8h
De Briant 8h – 18h18h3015h19h9h
Balata 7h et 9h3018h3015h19h : veillée
20h : Messe9h30
Bellevue 7h ; 9h ; 18h15h et 18h15h19h7h ; 9h et 18h
Schœlcher 7h : Bourg
9h : Terreville16h : Terreville
(Catéchèse et
famille)
19h : Bourg
15h : Terreville
18h30 : Bourg
19h30 : Terreville7h : Bourg
9h : Terreville
10h30 :
Fond-Lahaye
District du Grand Nord
Paroisse
Dimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Ajoupa-Bouillon 8h18h15h19h8h
Grand-Rivière 8h20h17h20h8h
Macouba 10h18h15h18h10h
Basse-Pointe 7h30 et 10h19h15h20h8h et 10h
Lorrain 6h30 et 9h18h15h19h7h et 9h30
Marigot 9h3019h15h19h9h30
District du Nord Atlantique
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Sainte-Marie 8h18h15h19h8h
Morne-des-Esses 8h20h17h20h8h
Gros-Morne 10h18h15h18h10h
Trinité 7h30 - 9h30 et 18h18h15h19h7h30 et 9h30
Tartane 9h3018h15h19h9h30
Vert-Pré 7h : Bénédiction
des Rameaux,
Place des Ananas
8h : Messe18h
15h19h8h
Robert 7h – 9h3018h3015h19h8h
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 13
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District du Nord Caraï\be
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Case-Pilote 7h3018h3015h19h8h
Bellefontaine 10h18h3015h19h10h
Morne-Vert 8h19h15h19h9h
Carbet 8h19h15h19h308h
Fond-Saint-Denis 10h18h15h18h7h30
Saint-Pierre 10h19h15h20h10h
Prêcheur 7h3018h3015h18h307h30
Morne-Rouge 8h3019h15h19h8h30
District du Sud
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Ducos 6h30 et 9h19h15h19h6h30 et 9h
Rivière-Salée 9h30 18h3015h19h9h30
Petit-Bourg 7h18h3015h19h7h
La Régale 7h9h30 jeunes 18h30 15h19h7h30
Saint-Esprit 7h et 9h3018h15h19h7h et 9h30
François 7h - 9h30 et 18h18h3015h19h7h et 9h30
Vauclin 8h19h15h18h308h
District du Grand Sud
ParoisseDimanche
des Rameaux Jeudi Saint
Sainte Cène Vendredi Saint Office de la Passion
Samedi Saint
Veillée + messe Dimanche
de Pâques
Sainte-Anne 9h19h15h18h309h
Marin 7h et 10h9h : Enfants
18h15h
21h7h et 9h30
Rivière-Pilote 8h18h3015h19h8h
Josseaud 10h18h15h18h10h
Sainte-Luce 7h et 9h18h3015h18h308h
Diamant 8h19h15h19h9h
Anses d’Arlet 10h19h15h19h10h
Trois-Ilets 7h18h3015h19h7h30
Trois-Ilets
(Anse Mitan) 9h30
16h30_17h9h30
Horaires des célébrations de la Semain\7e Sainte (suite)
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 14
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 15
Echos des veilleursdans les paroisses
F
orce est de constater que la proposition de Carême
2019, mûrement réfléchie, débouche sur du
« nouveau ». L'Eglise de Martinique accompagne
les chrétiens catholiques sur un chemin de guérison
et de sanctification pendant une longue marche
de quarante jours. Il y a du nouveau, au vu de la
répartition des activités spirituelles par candélabre,
manière d’inciter les fidèles à veiller et prier à
la lumière du Christ. La première semaine à la
paroisse du Saint-Esprit a été celle du Jeûne et
du Chapelet. Le jeûne étant une sorte de ‘prière
du corps’ il est aussi un complément de la prière
du cœur. La seconde semaine a été axée sur les
candélabres de la Sainte Messe précédée et/ou
suivie de l’adoration. Avec plusieurs messes en une
journée, nous avons pu accueillir d'autres visages
inhabituels, mais aussi désireux de goûter les saveurs
de l'Evangile et se laisser toucher par la miséricorde
divine. De plus, une nuit d'adoration a permis à
des groupes, des chorales, des mouvements et des
PCE de se convertir en sentinelles d'adoration et
du chapelet pour chanter les louanges du Seigneur.
Une véritable osmose et continuité entre la messe
et l’adoration du Très Saint Sacrement de l’autel.
Quelles merveilles fit pour nous le seigneur par
notre mère l’Eglise ! Nous avions goûté la paix,
la joie et l'amour. Tous ces temps forts ont été une
belle expérience et un beau cadeau pour les cœurs
souffrants ! Les paroissiens du St-Esprit ont bien
accueilli cette marche de carême pour la guérison
et la sanctification, et répondent en grand nombre à
l'appel. La présence du Seigneur pacifie les cœurs,
conduit à un silence intérieur, pendant lequel il
façonne et libère. Dans cette relation vraie, réelle
avec Jésus, il y a un échange réciproque : « nous
pouvons tout lui donner et il nous donne tout,
‘Totus Tuus’ dans l’amour ! Aux temps d'adoration
silencieuse, nous osons dire comme le Saint Curé
d’Ars : « Je l’avise et il m’avise ». « Je le regarde
et il me regarde ». Ainsi, nous reconnaissons que
le Seigneur nous permet de nous réconcilier avec
Lui, avec nous-mêmes et avec tous. Seigneur, nous
savons que tu es là au cœur de nos vies, viens nous
guérir et nous sanctifier personnellement et en
Église.
Gisèle Bocle et Yolande Maingé
C
arême, temps de grâce, de conversion, de guérison, de
réflexion, de libération, de partage et de résolution. Samaritain
de naissance, avant même de recevoir les cendres qui marque
l’entrée en carême, je m’interrogeais déjà sur ma rela\
tion avec
Dieu. Chrétien fidèle, je répète toujours que me nourrir de la
Parole de Dieu me permet de surmonter les épreuves, et m’amène
au repentir, au pardon. Avec notre curé, le père Gilles Aïzo, qui
travaille à notre élévation, je vis ce programme de carême proposé
par le diocèse, avec ardeur et foi. Les temps d’enseignement nous
font entrer en profondeur dans ce grand mystère. La semaine
d’adoration a été un temps très profond, très fort passé\
avec notre
Seigneur. Ce temps m’a permis de continuer avec joie cette route
vers Pâques, avec la détermination de respecter mon engagement
spirituel et libérer tout l’amour de Dieu qui m’habite ; aller au
désert avec Jésus et revenir avec un visage de lumière, lavé de toute
cendre, en un mot : devenir un nouveau chrétien et dire toujours :
« Seigneur, aide-moi à te donner toujours toute la place dans ma
vie, dans mon cœur ! »
François, marié, père de 5 enfants
T
enir le candélabre de la Bible, tenir le candélabre du jeûne…\
?
Après les explications fournies par notre curé, je prends le
navire, je m’embarque.
Cette semaine, nous vivons le candélabre de l’Eucharistie.
Je m’inscris pour une heure d’adoration. Une heure ? Non !
Finalement je décide d’y aller tous les jours. Quelle merveille, ce
tête-à-tête avec Jésus Christ, ce cœur à cœur avec Lui.
Vraiment, cette année, je vis le carême autrement car je me
sens accompagnée, entraînée dans une vague. Guidée par cet
émerveillement, je propose aux jeunes du cheminement d’offrir
une heure au Seigneur ; agréable surprise, sans réticence, ils
choisissent leur créneau horaire, soit mercredi après-midi, 14-15h.
Pendant la rencontre avec les enfants de la 3e année de caté, je leur
ai expliqué ce qu’est l’adoration, puis nous sommes allés à l\
’église.
Les jeunes du cheminement ont bougé un peu, mais ils sont
partis sereins. Les petits ont vécu ce temps d’adoration avec
enthousiasme.
Alors, frères et sœurs, ne laissons pas passer cette opportunité\
que
nous offre E
CCLESIA ’M 2020 ! Vivons ensemble ce moment intense
pour la guérison de chacun de nous.
Hortense Nestoret
orce est de constater que la proposition de Carême arême, temps de grâce, de conversion, de guérison, de
enir le candélabre de la Bible, tenir le candélabre du jeûne…\
?
Saint-EspritSainte-Marie
Ajoupa-Bouillon
CARÊME DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 16
L
a première semaine de Carême a été pour moi
déterminante…
Avec le candélabre de l’adoration, la Paroisse du Vert-Pré
m’a donné l’opportunité de me retrouver tous les jours avec
Jésus pour un cœur à cœur d’une extrême bonté. J’ai pu
remettre entre ses mains, notre Martinique si malade, nos
prêtres loin de chez eux qui ont tout quitté pour servir notre
diocèse. En présence du Christ, je me suis laissé transformer,
modeler, façonner. J'ai pu lui dire que je l’aime, pour ce qu’il
a fait de moi et pour moi à travers sa grande Miséricorde.
Chaque rencontre avec Jésus a été pour moi un moment
fort et privilégié, car j’ai pu lui exprimer tout l’amour que
j’ai pour lui. Que l’adoration soit pour chacun un trésor
inestimable, car JESUS est vraiment présent dans toute sa
splendeur. Bon carême à tous !
Denis Halmel
E
n ce temps de carême 2019, le diocèse de Martinique permet à se\
s paroissiens de vivre plusieurs temps forts pendant cette
période. Actuellement en quête d’une aide pour l’approfondissement de ma\
foi et, en tant catholique pratiquante, cette
initiative est pour moi une excellente idée.
Au sein de mon Eglise Saint Antoine de Padoue des Terres-Sainville, j’ai eu l’opportunité de pouvoir vivre les deux premières
semaines. Celle du chapelet et celle de la confession, toutes deux dirig\
ées par notre curé le père Vilsaint. Deux semaines
extrêmement riches en émotion qui m’ont beaucoup apportée spi\
rituellement, d’autant plus que je les associe aux mercredis
d’évangélisation des quartiers Ermitage, Trénelle et Citron.
Je commence cette troisième semaine du Jeûne avec confiance.
Merci pour tous les efforts que vous faites pour vos paroissiens et gloire à notre Seigneur Tout-Puissant.
Fauvette Bertin
Q uelle joie pour nous ! l'Esprit Saint souffle si fort sur notre
diocèse de la Martinique ! Le candélabre du jeûne, pour
la sauvegarde de notre diocèse, lors de la première semaine de
carême sur la paroisse de Coridon, fut pour moi une véritable
révélation. En effet, s'il est vrai que mes cheveux commencent à
blanchir, il est aussi vrai que j'ai dû faire deux journées de jeûne
de nourriture dans mon adolescence, pour la performance. C'est
avec "les vingt-quatre heures pour Dieu" en paroisse, que j'ai
découvert la beauté du jeûne spirituelle de nourriture, avec pour
objectif la guérison de la Martinique. Nous sommes le mercredi
de la 2
ème semaine de carême quand j'écris ces quelques mots, et
cela fait sept jours que je fais huit heures de jeûne spirituel par
vingt-quatre heures, pour la guérison de notre diocèse toujours
en priant, sans quitter mon lieu de vie, avec des retours réguliers
sur la paroisse. Quelle joie de jeûner en priant pour notre bien-
aimée Martinique.
Gislaine Bucher-Miloch
Coridon
Vert-Pré
Terres-Sainville
B
aptisée à 7 jours, confirmée, mariée religieusement, je suis mère de 5 enfants. Les 4 premiers ont été baptisés bébés ou
enfants, la dernière à 38 ans. Les études, le travail, l’éducation (non religieuse) de nos enfants m’accaparent pendant 40 ans.
2011. Une de mes filles se prépare à la Confirmation et me ramène à l’Église. La confession devient le sac de petits cailloux
semés sur mon chemin.
2013. Je veux ‘faire mes Pâques’, je dois me confesser. Le père Marcel Crépin me reçoit. J’émerge à peine d’un désert spirituel
de 40 ans. Stoïque, le prêtre me propose une rencontre particuliè\
re. Cette longue confession conforte ma démarche. Mais en
Eglise, les nouveaux venus dérangent les fidèles ‘en règle’. Je persiste timidement. Invitée à la messe dans une paroisse voisine,
je me remets en marche, séduite par l’accueil.
2015. Nouvelle étape - Ma pénitence : la messe quotidienne.
Je sacrifie l’un de mes rituels matinaux. En 3 ans, je manque exceptionnellement la messe, et je ressens le manque. Depuis, en
effet, je n’assiste plus à l’Eucharistie, j’y participe !
Dernier caillou : La honte éprouvée quand je confesse mes péché\
s au prêtre. Elle nourrit mon désir de ne plus chuter. Oui, je
retombe. Mais aujourd’hui, la miséricorde de mon confesseur m’a\
ide à accepter mes faiblesses. La contrition affermit ma foi.
La grâce du pardon me réconcilie avec moi-même et avec Dieu, à travers mon prochain.
M-Louise Lordinot
aptisée à 7 jours, confirmée, mariée religieusement, je suis mère de 5 enfants. Les 4 premiers ont été baptisés bébés ou
Lorrain
CARÊME DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 17
S
emaine de lecture de la bible.
Prendre part à cette chaîne de lecture a été une expérience
très enrichissante : je me suis nourrie de ces lectures, de cette
parole.
On dirait même que c'était un dialogue pour moi à certains
moments, parce que j'ai eu des réponses à certaines de mes
questions.
Se lever à 4h du matin était dur mais pas plus que ça, et c'était
avec impatience que je m'y mettais.
Cela m'a permis d’être connectée à la parole de Dieu et de l\
a
méditer.
De faire plus attention à mon attitude vis-à-vis des autres et de
moi-même, à ma posture.
De prendre conscience de mes travers et de ce petit "rappel"qui
devient de plus en plus fréquent, qui souvent me manque avant
de prendre une décision, de dire ou de faire quelque chose...
Sans parler de l'émotion ressentie lors de la lecture à l'église
(peut-être parce que le texte a été médité en amont... Jean 11).
Ces lectures m'ont aussi permis de mieux appréhender mes
rencontres avec les catéchumènes que j'accompagne.
J'en avais besoin et je sais que cela ne s’arrête pas là...
Muriel Anin
Cathédrale
BellevueSainte-Luce
Ducos
L
ors de la 1 ère semaine de carême, les paroissiens de la paroisse
de Bellevue étaient invités à participer à la lecture biblique
de l’Evangile selon saint Luc. Ce parcours des 24 chapitres
de saint Luc pouvait se faire seul, en groupe, en famille, mais
aussi à l’église. Des grilles mises à disposition des parois\
siens
présentant des créneaux horaires permettaient à chacun de
s’inscrire et devenir ainsi sentinelle de la Parole. Chaque jour,
le matin et l’après- midi, des plages horaires de deux, trois,
quatre heures étaient prévues à l’église. Toutes les heures, un
chapitre de l’évangile, précédé d’un chant à l’Esprit Saint, était
lu à l’ambon entrecoupé de temps de méditation silencieuse.
Des ministres de la parole étaient chargés d’accueillir, puis de
guider les lecteurs à l’ambon.
Josette, l’une des accompagnatrices du candélabre de la Parole,
livre son témoignage : « la semaine précédente, il m’a é\
té
donné de vivre une expérience extraordinaire : l’adoration
permanente. Après un début d’une heure, puis deux, puis
trois, j’ai voulu passer toute une nuit à adorer (il m’arrive de
passer toute une nuit à regarder des films). Quand je me suis
demandé comment pourrais- je faire cela ; j’ai eu en écho Jésus
invitant Pierre, Jean et Jacques à veiller avec lui au jardin des
Oliviers et de l’entendre dire : « vous n’avez pas pu veiller une
heure !... ». Alors j’ai ressenti tout ce que pouvait apporter ce
temps en présence du Seigneur. Le temps n’existait plus .[…]
Line Etienne, paroisse de Bellevue
C
ette année, Mgr David Macaire a proposé au diocèse un
programme d'activités de carême. Ce programme s’étend
sur 5 semaines avec 5 candélabres : Adoration, Chapelet,
Confession, Jeûne et Lecture de la Parole de Dieu.
Selon la planification du district grand Sud, la paroisse Sainte
Lucie a bénéficié de 3 candélabres : 1
ère semaine, Confession ;
2 ème semaine, Adoration et 5 ème semaine, Jeûne. Le Saint-
Sacrement était exposé tout de suite après la messe du samedi
16, jusqu’avant la messe du samedi 23 Mars, à 17h.
Père Fénick exposait le Saint-Sacrement de manière très régulière,
le jour de 6h à 18h à l'église, et la nuit de 18h à 6h dans \
la salle
paroissiale. La première nuit, la mobilisation n'était pas très\
forte,
mais dès le dimanche nous avons constaté un vrai investissement
des paroissiens venant adorer, tant le jour que la nuit. Les fidèles
venaient de manière individuelle, mais aussi en groupes (groupes
de prières, PCE, chorale…). Pour ma part, j'ai vécu ces moment\
s
de cœur à cœur avec Jésus comme des moments privilégiés.
Beaucoup de ceux et celles qui ont partagé ces temps d'adoration
en parlent comme d'un temps de grâce. Ce fut pour la plupart
d'entre nous une expérience très forte et inoubliable.
Gervais Guy Largen
D
u 18 au 22 mars 2019, la lecture continue de la Bible, l’un
des efforts proposés par notre archevêque, a été vécue
sous un double aspect : communautaire, comme prescrit et
« missionnaire ». En effet, notre groupe -l’Atelier Proclamation
de la Parole- chargé de proclamer la Parole lors des célébrations
eucharistiques, a pris cette mission à bras le corps. Les membres
ont animé cette lecture continue en donnant de leur personne et
de leur voix, tant le matin que le soir. Les paroissiens ont été
réguliers dans la participation -moins nombreux le matin (de
8 à 9h), activités oblige ; plus important le soir (de 19 à 20h).
Les livres de la Genèse et l’Exode, le lundi ; le Livre de Josué
le mardi ; les 1
er et 2 ème Livre des Rois et le Livre de Job, le
mercredi ; le Livre d’Isaïe et l’Evangile de Luc, le jeudi ;
les Actes des Apôtres et l’Epitre aux Romains ont été lus de
manière assez large. Quatre extraits par heure, précédés d’une
brève introduction du livre abordé, ont permis aux lecteurs et
aux fidèles d’entendre des chapitres pas toujours entendus. Les
participants ont fait preuve d’une bonne écoute. Chacun a été
invité à poursuivre la découverte ou la re-découverte de la Bible,
notre référence chrétienne.
Rendons grâce à l’Esprit-Saint qui a insufflé cette idée de la
lecture continue, et au Seigneur qui nous rappelle l’une des
sources principales de notre foi.
Bon Carême et bonne montée vers Pâques !
J. Gercin et M. Novarre
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?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
‘‘
Quand on n’arrive pas à pardonner, que fait-on ?
I. Qu’est-ce que pardonner ?
C’est continuer à aimer l’autre même pendant qu’il pèche,
c’est-à-dire, pendant qu’il ne m’aime pas moi, un autre ou
Jésus.
II. Pourquoi pardonner ?
Pour pouvoir vivre pleinement. Jésus dit : « Si quelqu’un a
soif, qu’il vienne à Moi et qu’il boive. » Quoi ? de l’Amour.
L’ENNEMI m’a blessé. Je refuse de lui pardonner = Je veux
qu’il me rende l’amour qu’il me doit en toute justice. Or,
pendant ce temps, JESUS frappe à ma porte (Ap. 3,20) et
m’offre à boire son amour-Esprit-Saint (Jn 7,37). Mais je Lui
dis : « Jésus attend. C’est DE MON ENNEMI que je veux de
l’amour, pas de Toi pour l’instant. » Et ainsi ma porte est
fermée côté Jésus. Conclusion : je suis à sec d’amour de
part et d’autre.
Or « l’homme ne peut pas vivre sans amour », dit Jean-Paul II.
Pour que je puisse boire, je dois au contraire ouvrir ma porte
côté Jésus, c’est à dire DECIDER de pardonner en disant : je
ne veux plus continuer à réclamer à mon ennemi l’amour
qu’il me doit ; je me tourne vers Jésus-Dieu la VRAIE Source
(Jr 2,13 ; Jn 4, 13-14).
On le voit : pardonner, c’est une DECISION de ma liberté,
non pas un SENTIMENT seulement. On peut donc avoir
pardonné RELLEMENT (par DECISION) et aller communier,
tout en ressentant encore malgré soi dans son cœur des
SENTIMENTS de colère, rancune...
III. Comment pardonner ?
Pardonner c’est aimer l'ENNEMI. Or, on n'aime pas comme
on veut. Seul l'Agneau de Dieu enlève le péché du monde,
c’est-à-dire, met l'Amour - Esprit-Saint dans mon cœur.
Comment ? En le Lui demandant : « Le Père du ciel ne refuse
jamais l’Esprit-Saint à ceux qui DEMANDENT. » (Lc 11, 5-13).
Pour pouvoir pardonner, je dois voir le
péché de l'autre. C'est facile. Je dois
AUSSI obligatoirement accepter de voir
MON Péché, qui est : Je n’aime pas mon
ennemi. C’est un péché, le mien, ma
poutre ! (Mt 7, 4-5). Et là, je ne dois ni
REFOULER, ni DEFOULER mais :
➊ AVOUER à Jésus mon péché, ma rancune,
ma colère contre mon ennemi.
➋ DEMANDER pardon (c’est-à-dire l’amour, l’Esprit-Saint) à Jésus PENDANT QUE j’ai cette haine ou rancune en
moi : « Jésus, merci de continuer à m'aimer PENDANT
QUE je pèche ».
Le PARDON est reçu immédiatement, avec comme signe
une certaine paix déjà, grâce à l’acceptation de soi. Bref,
parce que Jésus me pardonne, je me pardonne aussi à
moi-même.
➌ PRIER Jésus de mettre dans MON cœur le pardon-Amour-
eau vive-Esprit-Saint pour mon ennemi. C’est « Aimez
vos ennemis » de Mt 5,44. On reçoit alors la GUERISON
intérieure : on n’oublie pas la blessure, mais on n’a
plus du tout mal, même en y repensant. Alors là, on est
totalement guéri !
➍ DEMANDER à Jésus pour mon ennemi l'amour=l'eau
vive=l’Esprit-Saint (Mt 5, 44) : meilleur chemin pour
changer son cœur.
N.B. Toutes ces prières (que Dieu nous demande) sont
d’une efficacité à peine croyable, et les témoignages vécus
ou reçus m’ont plusieurs fois plongé dans l’étonnement et
l’admiration jusqu’aux larmes.
Pour pouvoir pardonner, je dois voir le
péché de l'autre. C'est facile. Je dois
poutre ! (Mt 7, 4-5). Et là, je ne dois ni
péché, ma rancune,
Le pardon est capital dans notre religion : c’est le signe par lequel\
on reconnaît qu’on est passé de « païen » à « c\
hrétien
» (Mt, 5,47)
Père Jean-Marie Yang-Ting, C.S.Sp., Psychologue E.P.P. ■ ‘‘
Pardonner me guérit et
guérit souvent l’ennemi.
‘‘
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2019 – n° 583 19
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
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FRANCE et étranger 50 €
Veux-tu guérir ? VVV
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en MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINE
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VVV Le Carnaval prépare-t-il
au Carême ?L’Eglise en Martinique prend
le chemin de guérison
lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 580REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 €24 FEVRIER 2019
Laure Sabes : Retour en Martinique SSSSSS
E g lise en MARTINIQUE
N° 578REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €27 JANVIER 2019
Que penser des traditions
culinaires en lien avec la foi ?Dossier : Laure SabèsLettre aux Religieuses Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE
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Que penser des traditions culinaires en lien avec la foi ?culinaires en lien avec la foi ?
Nom : .......................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
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Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
5 e Chantier E CCLESIA ’M 2020 !
« Soigner et Délivrer les âmes »
La santé et le bien- être
D
Dans le cadre du 5 ème grand chantier synodal E CCLESIA ’M 2020, l’Association
des pèlerins et militants de la foi « APMF » vous propose, pour améliorer
votre santé et votre bien être spirituel et tout particulièrement en cette
période de carême, des marches tout au long de l’année 2019. Vous avez la
possibilité de marcher en toute amitié et convivialité dans le district de votre choix.
« Eglise en Route »
Marches du mois d’avril\h 2019
Programme du samedi 27 a\nvril 2019
DISTRICT DEPART ARRIVEE
District de FDF Centre Est Chapelle de Jeanne d’Arc du Lamentin
Chapelle de la Sainte Famille à Bèlème (Lamentin)
District de FDF Centre Ouest Eglise Sainte Face de De Briant (FdeF)
Basilique du Sacré-Cœur de Balata (FdeF)
District du Grand Nord Eglise Saints Pierre et Paul du Marigot
Eglise Sainte Hyacinthe du Lorrain
District du Grand Sud Eglise Saint Henri des Anses d’Arlet
Chapelle de la Salette (Petite anse) aux Anses d’Arlet
District du Nord Atlantique Chapelle de Reculé (Ste Marie)
Chapelle de Bezaudin (Ste Marie)
District du Nord Caraïbe Eglise Saint Jacques du Carbet (Carbet)
Monastère Ste Marie des Anges (Carbet)
District du Sud Eglise Notre Dame de la Nativite (Ducos)
Chapelle du quartier Bac (Ducos)
Viens montrer JESUS
partout en MARTINIQUE,
personnellement et en Eglise.
Que toute la Martinique soit en route !!!
Prochaines marches prévues les samedis 11 et 25 mai 2019
Pour tout renseignement, contactez l’APMF au 0696 86 46 46
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H osanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !
– 14 avril –
Dimanche des Rameaux et de la Passion
