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Famille, D ieu appelle tes enfants E g lise en MARTINIQUE N° 585 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 5 MAI 2019 Les nouvelles de la Famille diocésaine Ma famille missionnaire : ne ratez pas la page 12 22 Mé : Guérison de la "Famille Matnik"

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EDITORIAL 2 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 «M ’aimes-tu ? »… « Suis-moi ! ». C’est à nous aujourd’hui que ces paroles s’adressent. Comme Pierre, nous somme invités à faire entièrement confiance à Jésus qui nous offre sans limite son amour et sa miséricorde. Le Christ ressuscité est là, bien présent. Il n\ ous rejoint au cœur de nos vies et de nos épreuves. Avec Lui et par Lui, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de notre foi. Le 4 ème dimanche de Pâques (12 mai), l’Eglise universelle fête la 56 ème Journée mondiale de prière pour les vocations. La vocation est un appel. Famille, Dieu appelle tes enfants…. Rappelez-vous toujours que, à ceux qui laissent les filets et la barque pour le sui\ vre, le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le cœur \ et anime le chemin, exhorte le pape François dans son message intitulé « Le courage de risquer pour la promesse de Dieu ». Certains baptisés répondent à l’appel et essaient d’imite\ r la forme de vie du Christ par des vœux particuliers. C’est le cas des prê\ tres, et la question qui est souvent posée à leur sujet concerne le mariage : Pourquoi les prêtres ne sont-ils pas mariés ? Des éléments de réponse très édifiants sont donnés dans la rubrique « \ An tchè Légliz-la ». C’est également, entre autres, le cas des veuves consacrées. Au sein de la Communauté Anne la prophétesse, des veuves consacrent leur vie dans la continuité des grâces de leur sacrement de mariag\ e, en union avec leur mari défunt. Par ailleurs, l’Eglise accueille chaque année les catéchumènes qui témoignent de l’appel r\ eçu à se mettre en route. La famille chrétienne est un acteur privilégié de l’évangélisation au quotidien. Aussi, dans notre diocèse, la « Pentecôte des familles » se prépare activement sous l’égide de notre archevêque, du Renouveau Charismatique et des Services diocésains de la Catéchèse et de la Pastorale familiale. Elle se déroulera le di\ manche 9 juin 2019, le matin en paroisse, et l’après-midi au stade Pierre Aliker. Une organisation est mise en place dans les paroisses pour permettre au plus grand nombre de vivre pleinement ce temps fort. Toutes les familles sont invitées à prendre part à cet évé\ nement. Le 22 mai prochain, la Martinique commémorera l’abolition de l’esclavage. Notre diocèse s'associe à cet événement impo\ rtant de l'Histoire, et consacre un dossier à la thématique. Une neuvaine de prière est ainsi proposée pour la Guérison des blessures de l'esclavage. Oui Jésus, nous t’aimons. Que ta Joie soit notre force ! Fais de n\ ous des témoins et des messagers de ton amour. Bon mois de Mai à tous, sous le tendre regard de Maman Marie ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • La Parole Dominicale •  Recollection Bèlè L\bgliz •  Etre veuve consacr\be, c’est quoi au juste ? •  « Besoin d’être reconnu … » • La veill\be pascale à Ducos •  Marie-Micheline, nou\nvelle venue  dans la famille catholique •  Mon baptême a ch\nang\b ma vie •  Pentecôte des familles 2019 •  22 M\b : Gu\brison de \nla famille  martiniquaise •  Neuvaine de prière pour la Gu\brison \ndes  blessures de l’esclavage • Honore ton père et ta mère • Mandela et la R\bconciliation •   Pourquoi les prêtres ne sont-ils  pas mari\bs ? •   R\bveil missionnaire •   Message du pape F rançois  pour la 56 ème  Journ\be Mondiale de prière  pour les Vocations 3333 3334 6 2222 8 7 9 11 12 13 14 15 16 10 10 Dossi\br  : 22 MÉ MÉDIAS 19 •   Pourquoi les prêtres ne sont-ils •   Pourquoi les prêtres ne sont-ils  AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 18

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+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ D ans un peu plus d’un mois, la Pentecôte ! Cette année, chez nous, avec le projet de la Pentecôte des Familles, elle prendra une dimension missionnaire. C’est une première, car notre diocèse de Martinique, qui a beaucoup de qualités, de ferveur, de manifestations de l’Esprit, n’est pas encore un diocèse entièrement éveillé par le virus missionnaire. Il faut l’avouer, nous savons célébrer le Seigneur dans nos vies, mais nous ne sommes pas encore tous brûlés du désir de l’annoncer. Nous n’avons pas encore les réflexes communautaires, les structures missionnaires, les temps forts et les outils de la mission… Mais les choses changent ! Cette année 2019, les familles vont inviter d’autres familles ! Ce ne sont pas des affiches ou des annonces à la messe qui vont toucher ces frères et sœurs dont les enfants ou les filleuls sont au catéchisme, mais qui ne fréquentent pas vraiment l’Eglise : Ce seront des invitations personnelles, les yeux dans les yeux ! E CCCLESI a’M 2020 ! a lancé notre famille diocésaine sur des sentiers missionnaires que nous ne soupçonnions pas : accueil dans les paroisses, Mission Étudiante, dialogue avec la société et le monde politique, accueil spirituel de Padre Pio, et aujourd’hui, avec la Pentecôte des Familles, ce sont les catéchistes qui entrent dans la mission… quelle joie ! Pour féliciter les catéchistes et leur montrer combien je vois les fruits de leur ministère, j’aimerais vous faire lire cette lettre d’une confirmande que j’ai reçue dernièrement : Cette lettre, qui devrait motiver même les plus découragés d’entre nous, nous révèle que l’Esprit souffle chez nos jeunes. Ce qu’ils attendent de leur Eglise : non pas de la timidité, ni un Évangile au rabais, mais de l’AUDACE ! SI I BEL, DI I BEL ! Monseigneur , Je vous écris aujourd 'hui , c'est pour vous demander le sacrement de confirmation . Car je me sens prête et je me sens capable . Ma vie personnelle avec Jésus se résume en quelques mots : parfois de l 'amour , parfois de la peine , parfois de la peur , parfois de la haine , parfois de la joie… mais toujours de l 'espoir ! L'espoir de croire ! Jésus et moi , nous sommes si proches et si éloignés à la fois . Mais je sais qu’Il ne me tourne jamais le dos . ( C’est moi qui le fais parfois ). J 'ai perdu beaucoup de choses et j 'en ai gagné tout autant… mais il y a une chose dont je suis sûre , c'est que Jésus était toujours avec moi . Parfois je crois , parfois je ne crois pas… je ne peux pas m 'empêcher de douter . Mais je sais que je crois au fond de moi . Il y a beaucoup trop de pensées qui s 'entrechoquent dans ma tête , mais il y en a une qui persiste : JESUS M ’AIME ! Moi je le sais , je le sens . Je vis ma foi chaque jour différemment : souvent elle est hésitante , fragile , mais il y a des instants où je suis plus sûre que jamais . Ces instants sont forts et parlants . Alors je m 'exprime pour dire ce qu 'il me semble avoir dit . La peur ne tient pas devant Dieu . Ce sera à SON appel que je répondrai quand on dira mon nom le fameux jour (de ma confirmation ). Je n 'ai pas peur et j 'en suis fière . Je suis fière de dire que je suis prête à devenir autonome dans ma foi . Après la confirmation , je compte être différente… enfin pas vraiment , car je veux rester celle que je suis . Je compte aimer Dieu , Jésus , mon prochain . Je compte garder le sourire , apprécier d 'avoir eu la chance de connaître Jésus . Je dirais peut -être au monde entier toutes les merveilles que Dieu a faites . Je voudrais aider les opprimés et les pauvres . Et si c 'est vrai que qui croit en Dieu peut déplacer les montagnes , alors j 'en déplacerai les plus grandes et les plus infranchissables . J 'ai entendu des gens dire qu’en sortant de l’églis e , ils se sont sentis comme des chrétiens accomplis… Alors moi aussi , je veux être sûre de ma foi et croire en toutes circonstances . Je le veux de tout mon cœur , de toute mon âme , et en cet instant plus que tout ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 3 MOT DE L’ÉVÊQUE Réveil missionnaire

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 4 Le courage de risquer pour la promesse de Dieu MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS C hers frères et sœurs, Après avoir vécu en octobre dernier l’expérience dynamique et féconde du Synode dédié aux jeunes, nous avons récemment célébré à Panama les 34 èmes Journées mondiales de la Jeunesse. Deux grands rendez- vous, qui ont permis à l’Eglise de tendre l’oreille à la voix de l’Esprit et aussi à la vie des jeunes, à leurs interrogations, aux lassitudes qui les accablent et aux espérances qui les habitent. En reprenant justement ce que j’ai eu l’occasion de partager avec les jeunes à Panama, en cette Journée mondiale de prière pour les Vocations, je voudrais réfléchir sur la manière dont l’appel du Seigneur nous rend porteurs d’une promesse et, en même temps, nous demande le courage de risquer avec Lui et pour Lui. Je voudrais m’arrêter brièvement sur ces deux aspects – la promesse et le risque – en contemplant avec vous la scène évangélique de l’appel des premiers disciples près du lac de Galilée (Mc 1, 16-20). Deux couples de frères –Simon et André avec Jacques et Jean– sont en train d’accomplir leur travail quotidien de pêcheurs. Dans ce dur métier, ils ont appris les lois de la nature, et quelquefois ils ont dû la défier quand les vents étaient contraires et que les vagues agitaient les barques. Certains jours, la pêche abondante récompensait la grande fatigue, mais d’autres fois, l’effort de toute une nuit ne suffisait pas à remplir les filets et on revenait sur le rivage fatigué et déçu. Ce sont là les situations ordinaires de la vie, dans lesquelles chacun de nous se mesure avec les désirs qu’il porte dans le cœur, se consacre à des activités qu’il espère pouvoir être fructueuses, avance dans la “mer” de différentes manières à la recherche de la route juste qui puisse étancher sa soif de bonheur. Parfois il jouit d’une bonne pêche, d’autres fois, au contraire, il doit s’armer de courage pour tenir le gouvernail d’une barque ballottée par les vagues, ou faire face à la frustration de se retrouver avec les filets vides. Comme dans l’histoire de chaque appel, même dans ce cas une rencontre survient. Jésus marche, il voit ces pêcheurs et s’approche… C’est arrivé avec la personne avec laquelle nous avons choisi de partager la vie dans le mariage, ou quand nous avons senti l’attrait pour la vie consacrée : nous avons vécu la surprise d’une rencontre et, à ce moment, nous avons entrevu la promesse d’une joie capable de combler notre vie. Ainsi, ce jour-là, près du lac de Galilée, Jésus est allé à la rencontre de ces pêcheurs, rompant la « paralysie de la normalité ». Et tout de suite il leur adresse une promesse : « Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » (Mc 1, 17). L’appel du Seigneur alors n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante. Le désir de Dieu, en effet, est que notre vie ne devienne pas prisonnière de l’évidence, ne soit pas entraînée par inertie dans les habitudes quotidiennes et ne reste pas inerte devant ces choix qui pourraient lui donner une signification. Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion, et en éteignant l’inquiétude intérieure pour chercher de nouvelles routes à notre navigation. Si quelquefois il nous fait expérimenter une “pêche miraculeuse”, c’est parce qu’il veut nous faire découvrir que chacun de nous est appelé –de façons diverses– à quelque chose de grand, et que la vie ne doit pas rester empêtrée dans les filets du non- sens et de ce qui anesthésie le cœur. La vocation, en somme, est une invitation à ne pas nous arrêter sur le rivage avec les filets à la main, mais à suivre Jésus au long de la route qu’il a pensée pour nous, pour notre bonheur et pour le bien de ceux qui sont autour de nous. Naturellement, embrasser cette promesse demande le courage de risquer un choix. Les premiers disciples, en se sentant appelés par lui à prendre part à un rêve plus grand, « aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent ». Cela signifie que pour accueillir l’appel du Seigneur, il convient de se mettre en jeu avec tout soi-même, et de courir le risque d’affronter un défi inédit ; il faut laisser tout ce qui voudrait nous tenir EGLISE UNIVERSELLE\n Pour la 56 ème Journée Mondiale de prière pour les Vocations

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 5 attachés à notre petite barque, nous empêchant de faire un choix définitif ; il nous est demandé cette audace qui nous pousse avec force à la découverte du projet que Dieu a sur notre vie. En substance, lorsque nous sommes placés face à la vaste mer de la vocation, nous ne pouvons pas rester à réparer nos filets sur la barque qui nous donne sécurité, mais nous devons nous fier à la promesse du Seigneur. Je pense surtout à l’appel à la vie chrétienne, que tous nous recevons au Baptême et qui nous rappelle comment notre vie n’est pas le fruit d’un hasard, mais le don du fait d’être des enfants aimés du Seigneur, rassemblés dans la grande famille de l’Eglise. L’existence chrétienne naît et se développe justement dans la communauté ecclésiale, surtout grâce à la Liturgie, qui nous introduit à l’écoute de la Parole de Dieu et à la grâce des sacrements ; c’est là que, depuis le plus jeune âge, nous sommes initiés à l’art de la prière et au partage fraternel. C’est justement parce qu’elle nous engendre à la vie nouvelle et nous conduit au Christ que l’Eglise est notre mère ; c’est pourquoi nous devons l’aimer également lorsque nous découvrons sur son visage les rides de la fragilité et du péché, et nous devons contribuer à la rendre toujours plus belle et lumineuse, afin qu’elle puisse être témoin de l’amour de Dieu dans le monde. La vie chrétienne, ensuite, trouve son expression dans ces choix qui, tandis qu’ils donnent une direction précise à notre navigation, contribuent aussi à la croissance du Royaume de Dieu dans la société. Je pense au choix de s’épouser dans le Christ et de former une famille, ainsi qu’aux autres vocations liées au monde du travail et des métiers, à l’engagement dans le domaine de la charité et de la solidarité, aux responsabilités sociales et politiques, et ainsi de suite. Il s’agit de vocations qui nous rendent porteurs d’une promesse de bien, d’amour et de justice non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les contextes sociaux et culturels dans lesquels nous vivons, qui ont besoin de chrétiens courageux et d’authentiques témoins du Royaume de Dieu. Dans la rencontre avec le Seigneur, certains peuvent sentir l’attrait d’un appel à la vie consacrée ou au sacerdoce ordonné. Il s’agit d’une découverte qui enthousiasme et qui en même temps fait peur, se sentant appelés à devenir “pêcheurs d’hommes » dans la barque de l’Eglise à travers une offrande totale de soi-même et l’engagement d’un service fidèle à l’Evangile et aux frères. Ce choix comporte le risque de tout laisser pour suivre le Seigneur et de se consacrer complètement à lui pour devenir collaborateurs de son œuvre. De nombreuses résistances intérieures peuvent empêcher une décision de ce genre, comme aussi dans certains contextes très sécularisés, où il semble ne plus y avoir de place pour Dieu et pour l’Evangile, on peut se décourager et tomber dans la « lassitude de l’espérance ». Pourtant il n’y a pas de joie plus grande que de risquer sa vie pour le Seigneur ! En particulier à vous, les jeunes, je voudrais dire : ne soyez pas sourds à l’appel du Seigneur ! S’il vous appelle pour ce chemin, ne tirez pas votre épingle du jeu et faites-lui confiance. Ne vous laissez pas contaminer par la peur qui nous paralyse devant les hauts sommets que le Seigneur nous propose. Rappelez-vous toujours que, à ceux qui laissent les filets et la barque pour le suivre, le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le cœur et anime le chemin. Très chers, il n’est pas toujours facile de discerner sa vocation et d’orienter sa vie d’une façon juste. Pour cela, il faut un engagement renouvelé de la part de toute l’Eglise –prêtres, personnes consacrées, animateurs pastoraux, éducateurs– afin que s’offrent, surtout aux jeunes, des occasions d’écoute et de discernement. Il faut une pastorale pour les jeunes et les vocations qui aide à la découverte du projet de Dieu, spécialement à travers la prière, la méditation de la Parole de Dieu, l’adoration eucharistique et l’accompagnement spirituel. Comme cela s’est présenté plusieurs fois durant les Journées mondiales de la Jeunesse de Panama, nous devons regarder Marie. Dans l’histoire de cette jeune fille, la vocation a été aussi en même temps une promesse et un risque. Sa mission n’a pas été facile, pourtant elle n’a pas permis à la peur de prendre le dessus. Son “oui” a été « le “oui” de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse. Et je demande à chacun de vous : vous sentez-vous porteurs d’une promesse ? Quelle promesse est-ce que je porte dans le cœur, à réaliser ? Marie, sans aucun doute, aura eu une mission difficile, mais les difficultés n’étaient pas une raison pour dire “non”. Certes, elle aura des difficultés, mais ce ne seront pas les mêmes difficultés qui apparaissent quand la lâcheté nous paralyse du fait que tout n’est pas clair ni assuré par avance ». En cette Journée, unissons-nous dans la prière en demandant au Seigneur de nous faire découvrir son projet d’amour sur notre vie, et de nous donner le courage de risquer sur la route qu’il a depuis toujours pensée pour nous. Du Vatican, le 31 janvier 2019, Mémoire de saint Jean Bosco. François ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 66 Dimanche 05 mai 2019 \0 la P arole  Dominicale Actes 5,27b-32.40b-41\P   •  Psaume 29   •  A\bocaly\bse 5,11-14   •  J\Pean 21,1-19 3 ème dimanche de Pâques - Année C F rères et sœurs, le dernier mot de l’évangile que nous venons d’entendre est celui de « témoins ». C’est un thème sur lequel saint Luc revient souvent, en recourant à deux termes différents : le premier, employé une seule fois, consiste à simplement rendre compte, c’est le témoignage visuel ; et le deuxième, très fréquent, qui évoque un engagement personnel allant jusqu’au don de la vie, c’est le martyre. C’est le terme employé ici, et tout au long des Actes des Apôtres, sans doute parce que c’est le service que Jésus attend de ses disciples au lendemain de la résurrection. Frères et sœurs, avons-nous le choix entre deux appels ? Je ne le crois pas. Même si vous comme moi, braves mais pas téméraires, nous nous voyons peut-être plus facilement en simples témoins qu’en martyrs, cette possibilité ne nous est plus offerte : à moins d’avoir des apparitions, le temps de la vision a disparu. Il nous faut bien être témoins au sens de martyr. Mais cela ne veut aucunement dire qu’en sortant de cette célébration, vous deviez vous précipiter à la rencontre de vos bourreaux : le martyre est en quelque sorte un accident, dans la mesure où l’on ne choisit pas d’être martyr, on le devient, c’est un aboutissement. Quel est alors ce témoignage que Jésus attend aujourd’hui de chacun de nous, et qui soit donc à notre portée ? Il repose sur l’Écriture. Vous l’aurez sans doute constaté, aux disciples rassemblés à Jérusalem, comme à ceux d’Emmaüs un peu plus tôt, Jésus explique les Écritures, il ouvre l’esprit des disciples à leur intelligence. Ces Écritures ne sont certes pas la seule manière de faire la rencontre de Jésus, Jésus se manifeste aussi dans le sacrifice eucharistique, dans le sacrement de réconciliation, dans la rencontre des pauvres et des petits ; c’est vrai, mais il se manifeste aussi à travers elles comme le rappellent les disciples d’Emmaüs : « notre cœur n’était-il pas tout brûlant en chemin quand il nous interprétait les Écritures ? ». On rapporte de sainte Rose de Lima que, lorsqu’elle lisait les évangiles, elle voyait un petit Jésus se promener entre les lignes : je voudrais bien que nous ayons tous cette chance. L’évangile de ce jour nous demande donc de rendre témoignage à Jésus à partir des Écritures, en évoquant pour nos interlocuteurs leur accomplissement, un thème aussi fréquent chez Luc que celui du témoignage : il est présent aujourd’hui dans la première lecture des Actes, « Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé », comme dans l’évangile, « il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet ». Dans les deux cas, ce qui s’accomplit, c’est la Parole de Dieu : mais comment pourrons-nous témoigner d’un tel accomplissement si nous n’avons qu’une très vague connaissance des Écritures ? J’entends déjà la réponse que l’on va me faire : rendre témoignage à l’accomplissement des Écritures, certes, mais celles-ci sont si vastes et compliquées, il nous faut de l’aide. Très franchement, avons-nous besoin d’aide pour comprendre ce que nous dit un ami ? Non pas, il faut le fréquenter assidûment, et son vocabulaire, sa manière de parler, nous deviennent familiers. Et nous le comprenons de mieux en mieux au fur et à mesure de la lecture. Il en va de même avec la Bible, commençons donc par le plus simple, les évangiles, les psaumes, quelques prophètes, sans trop nous poser de questions, disons une lectio divina adaptée… et le reste deviendra simple. Mais commençons, n’attendons pas, ne cherchons pas d’excuses. Frères et sœurs, je voudrais vous poser une question. Je suis sûr que vous ouvrez plusieurs fois par jour votre courrier électronique pour prendre des nouvelles des uns et des autres. Faîtes-vous de même avec votre bible ? Pas sûr ! Pourtant les propositions n’ont jamais été si nombreuses. Je prends au hasard : Retraite dans la ville, Signe dans la bible, Théobule… Alors je vous propose un engagement, celui d’ouvrir votre bible au moins une fois chaque jour dès lors que vous ouvrez votre courrier électronique : parce que Dieu et Jésus sont vos amis, qu’ils voudraient eux aussi de vos nouvelles et que vous sachiez ce qu’ils deviennent. Et vous verrez que vous finirez par leur rendre témoignage. fr. Hervé Ponsot, op ■ Rendre témoignage aux Écritures

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 7 VIE DU DIOCÈSE La  récollection  des  équi\bes  Bèlè  Légliz  du  diocèse  s’est  tenue  le  24  mars  2019  au  Lorrain, de 9h à 17h. Etaient \brésentes les équi\bes de Josseaud, Lamentin, Trois-ilets,  Cathédrale, Lorrain.  L a maison de la culture, située à proximité de l’église et du presbytère, mise à notre disposition par le maire de la ville, est notre premier lieu de rendez-vous. Les équipes sont accueillies par le curé de la paroisse, le père Sosthène Godjo, et le père Gaëtan Présent, son vicaire. Après un temps de prière, les membres des équipes se présentent à tour de rôle. Le père Hugues Lafine, responsable de la formation à Bèlè Légliz, nous fait découvrir, verset après verset (de la situation initiale à l’envoi en mission) le passage de la bible relatif au démoniaque gérasénien (Luc 8, 26-39). Ce texte est proposé par l’intervenant pour nous permettre de nous engager dans le carême 2019 placé dans notre diocèse sous le mot d’ordre : E CCLESIA ’M 2020 !, chemin de guérison. Donc, après avoir manifesté sa puissance divine en calmant la tempête, Jésus fait face maintenant à la violence d’une armée de démons qui s’est emparée de la volonté d’un homme habitant dans les tombes, nu, déshumanisé, véritable tableau de la déchéance morale d’une créature. Les villageois ont bien essayé de le maîtriser avec des chaînes et des fers, mais sans succès. Mais quel changement lorsque Jésus intervient pour le délivrer ! Les gens de la ville le retrouvent assis, vêtu, et avec toute sa raison, avec « toute sa tête », comme on dit chez nous ! L’action transformatrice opérée par Jésus suscite une double réaction paradoxale : la présence de Jésus dérange et inquiète le monde ! Au lieu de fixer le regard sur la manifestation de la puissance de Jésus qui guérit, qui libère, les habitants de la région s’intéressent davantage à la perte de leurs troupeaux de cochons. Ainsi en est-il encore aujourd’hui ! Le père Lafine nous demande de nous attarder notamment sur le verset 37 : « Et toute la population de la région des Géraséniens pria Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient en proie à une grande peur… », et de réfléchir à toutes ces peurs qui nous font refuser le changement pour que ne soit pas touchée notre zone de confort, pour que nous n’ayons pas à remettre en question notre situation professionnelle, notre statut social, nos intérêts personnels. C’est le thème à développer pour la prochaine célébration Bèlè Légliz. Le père Henderson nous rejoint plus tard. Il nous demande de préparer les intentions de prière à partir de ce même verset 37 pour la célébration de l’après-midi ! Le père Monconthour est présent lui aussi. A la pause-repas, les équipes peuvent se retrouver « anba pié mango-a » ou dans le jardin de la réconciliation et de la miséricorde. La chapelle du Saint Curé d’Ars est ouverte pour ceux qui veulent partager un moment d’intimité avec Jésus. La conque de lambi résonne : les équipes se rassemblent à nouveau dans la maison de la culture pour préparer les intentions de prière et se rendent ensuite au deuxième lieu de rencontre, l'église, pour la répétition des chants et la célébration. La journée se termine par un partage fraternel. Pour les équipes Bèlè Légliz Léa Joly ■ Recollection Bèlè Légliz

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 8 Le samedi 30 mars s’est déroulée, à la cha\belle de l’archevêché et  sous la \brésidence de Mgr Macaire, une célébration eucharistique  au cours de laquelle une veuve, Liliane Branchet, a consacré son  veuvage au Seigneur. Pour ré\bondre à la curiosité suscitée \bar cet  événement, Maguy, res\bonsable nationale de cette communauté  (qui a \bris racine en France métro\bolitaine il y a quelque 30 ans),  a acce\bté de bon gré de ré\bondre à quelques questions. Etre veuve consacrée, c’est quoi au juste ? Pourquoi votre communauté s’intitule- t-elle « Anne la Prophétesse » ? Dans l’évangile de St Luc  :  « Il y avait une femme prophète, Anne… Après 7 ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière ». Anne nous sert de modèle, car elle  incarne la femme fidèle à son Seigneur,  persévérante dans son choix de vie,  toute consacrée à la prière, au jeûne, à  la louange. Donc, la CALP - communauté Anne la prophétess - n’accueille que des veuves ? Effectivement, c’est une communauté  de femmes qui ont entendu l’appel du  Seigneur à lui consacrer leur vie de veuve  dans la continuité des grâces de leur  sacrement de mariage, en union avec  leur mari défunt. Elles ne doivent donc  avoir été mariées qu’une fois, et peuvent  y entrer à partir de l’âge de 50 ans. Une communauté ? Est-ce à dire qu’elles vivent ensemble, comme des religieuses ? Pas exactement ! il existe des points  communs avec les congrégations de  religieuses, par exemple, la veuve  consacrée prononce le vœu de chasteté et  s’engage à demeurer dans cet état jusqu’à  la fin de sa vie. Il s’agit d’une véritable  vocation. La communauté possède, par  ailleurs, des statuts, une règle de vie à  laquelle on doit se soumettre. La grande  différence, c’est que la veuve consacrée  en Eglise garde ses obligations familiales  ou professionnelles ; cependant, tout en  restant dans le monde, elle s’attache à  vivre l’esprit communautaire, l’amour  fraternel avec ses sœurs dans la foi, et la  communauté est première dans sa vie ! Mais comment fait-elle pour vivre une vie communautaire tout en restant dans le monde ? La veuve qui veut être consacrée reste  unie à son mari, « compagnon d’éternité»,  mais elle réalise la communauté en union  fraternelle et spirituelle avec les autres  membres, dans une communion de  prière et de conviction. Pour cela des  rencontres régulières sont programmées  tout au long de l’année, rencontre sur une  demie journée ou sur une journée entière.  Elle s’engage à y participer assidûment  :  l’eucharistie, la prière, les partages,  partage de vie, partage d’évangile,  partage de thèmes y tiennent une  grande place. Elles sont soutenues par  un conseiller spirituel (prêtre, religieux,  religieuse) qui les accompagne en leur  donnant un enseignement et en les aidant  dans leur vie de foi.  Et dans leur vie quotidienne, elles ont des obligations ? Comme je l’ai déjà dit, la prière tient une  grande place dans leur vie quotidienne,  c’est une nécessité vitale ; l’oraison  quotidienne est au cœur de leur vie, de  même l’eucharistie, la lecture en continu  des évangiles, l’étude des thèmes,  l’application de la règle de vie. Il est  aussi nécessaire de faire régulièrement  une révision de vie et de suivre une  retraite annuelle. Quelles sont les conditions à remplir pour entrer dans cette communauté ? Il faut être baptisée, n’avoir été mariée  qu’une fois et avoir été mariée à l’église.  Pour postuler, on entre en contact avec  la responsable locale de la communauté  qui proposera, à la suite d’un entretien,  la participation à une récollection,  généralement au mois de juin. L’année  alignée sur le calendrier scolaire  commence en septembre. La formation  dure quatre ans avec, à mi-parcours,  l’entrée en communauté qui sera suivie  deux ans après de la consécration, avec  toutefois la possibilité de reculer d’un  an ou deux maximum la décision finale. La consécration du veuvage ce n’est  pas le couronnement d’une vie, mais  le point de départ d’une nouvelle vie  axée sur le don de soi au Seigneur, qui  nous appelle, dans la continuité des  grâces du sacrement de mariage. Elle  est un témoignage de fidélité ; signe  que l’amour est plus fort que la mort,  l’amour humain étant vécu comme signe  de l’Amour et de la fidélité de Dieu. ■ VIE DU DIOCÈSE Contact en Martinique : Monique Palcy 0696 72 62 77

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L ’ACTION CATHOLIQUE de la MARTINIQUE : la révision de vie, comme moyen de réflexion .   VOIR (ou REGARDER) : qu’est-ce que les évènements ont à nous dire dans le quotidien de tout un chacun, en nous appuyant sur notre foi. « A l’exemple de Jésus au cours de sa vie, es-tu un chrétien motivé dans ta vie professionnelle ? » (Thème de l’année 2018 -2019 ) Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (10, 1-12) : « Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante- douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux... ».   JUGER (ou DISCERNER) : malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer ou auxquelles nous sommes confrontées, notre vie est riche et mérite d’être appréciée (l’Amour que nous donnons, l’Amour des autres que nous recevons, et l’Amour de Dieu pour nous tous).   AGIR (REPARTIR) : pour nous engager, en faisant preuve de solidarité sur nos lieux de travail, et, en changeant en vérité notre regard. Tout ceci s’est concrétisé le samedi 9 mars 2019, par un forum intitulé « LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL », animé par M me Carine Cazalet, psycho- logue du travail. La matinée débuta par un temps d’accueil et de présentation du prêtre de la paroisse de Coridon, père Arnaud Goma, et de Mme Dominique Angeon, responsable du groupe ACMSS (Fort-de-France). Le Président de la Fédération Martiniquaise de l’Action Catholique (F.E.M.A.C), M. Laurent Vestris, était aussi des nôtres. Après un parcours professionnel dans les Ressources Humaines, M me Cazalet s'est orientée vers la Santé au Travail et la Prévention des Risques Psycho- Sociaux (RPS). Diplômée de l'université en psychologie sociale, du travail et des organisations, sa formation a été complétée par l'approche de la psychodynamique du travail et de la médecine psychosomatique. Elle exerce au C.H.U de la Martinique depuis 2011. L’expérience de M me Cazalet lui a permis d’enrichir ses pistes de réflexion et ainsi, nous avons pu échanger, en élargissant la thématique vers « la Reconnaissance du travail ». Grâce aux exercices que nous avons pu faire, toute l’assemblée puis, en petits groupes, les personnes présentes ont mis au final l’accent, à une large majorité, sur la notion de « RESPECT » et sur la considération de la « PERSONNE ». La reconnaissance AU travail se compose de trois leviers : elle peut être sociale (être en relation), symbolique (faire participer, demander un avis) et, matérielle (rétributions : salaire, primes). La reconnaissance DU travail porte sur la personne, son ETRE, sa pratique professionnelle, son investissement et ses résultats professionnels, son AGIR. Ces deux axes de la reconnaissance répondent à des besoins vitaux et permettent ainsi d’assurer une dynamique identitaire professionnelle qui, elle-même, garantit un bon état de santé psychologique. Chacun d’entre nous attachons de l’importance à certaines valeurs personnelles, professionnelles et interpersonnelles. Nos besoins en reconnaissance en dépendent. Après un temps de prière, nous avons entonné avec beaucoup de joie, « Ne rentrez pas chez vous comme avant… A quoi bon les mots si l’on ne parle pas ; à quoi bon les phrases si l’on n’écoute pas… à quoi bon la vie si l’on n’aime pas ? » Dominique Angeon, Responsable Diocésaine de l’ACMSS, et Vice-présidente de la FEMAC ■ « Besoin d’être reconnu … » Site national : www.acmss.fr – Bulletin de Liaison de l’ACMSS Bulletin de Liaison de l’ACMSS Site national : www.acmss.fr – ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 9

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Marie-Micheline, nouvelle venue  dans la famille catholique Les catéchumènes sont vraiment une chance \bour l’église.   En effet, à la veillée \bascale, sur la \baroisse de Notre-Dame  de  la  Divinité  de  Ducos,  Claire,  une  catéchumène  adulte  très  joyeuse  et  très  concentrée  à  la  fois,  entourée  de  ses  \barents, de son Directeur et de tous ses collègues, a reçu  les trois sacrements de l’Initiation Chrétienne.Animatrice en milieu scolaire à Fort-de-France, habitant  Saint-Jose\bh  et  fréquentant  cette  \baroisse,  Marie- Micheline Romain en\P est venue à demander le ba\btême. L e père Yan, par la douceur et la tendresse qu’il incarne, a rendu vivante, dans le cœur de chacun : « la Bonne nouvelle de la résurrection du Christ ». L’Esprit de Dieu qui a ressuscité Jésus a rassemblé au sein de la communauté le milieu professionnel de Claire autour de l’unité d’amour de fils de Dieu, rendant la célébration fervente, priante et unique. L’unicité de la célébration a renouvelé l’ardent désir missionnaire de l’équipe du catéchuménat des adultes de Ducos (Manuella Martin, Célia Steward, Éric Sinapayen, et la responsable Marie- Ange Pigeon) Désormais, Claire et tous les Catéchumènes de la Martinique sont devenus, après leurs sacrements, des Néophytes, C’est-à-dire des « Jeunes Pousses ». Le terme « Jeune pousse » fait apparaître une fragilité. Aussi, ils attendent de leur parrain et marraine, et surtout de leur paroisse, le soutien nécessaire au renforcement de leur foi chrétienne. Ce temps du néophytat sert à enraciner dans toute leur vie chrétienne deux dimensions : D'abord, la dimension de leur vie sacramentelle : • C’est la découverte ou la redécouverte de la signification et de l’universalité des paroles et des gestes de la liturgie, en vue d’intérioriser de dimanche en dimanche, le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Ensuite, la dimension de leur vie communautaire : • C’est l’intégration de ces « jeunes pousses » dans la participation concrète à la vie communautaire, qui s’intègre à leur démarche de conversion et renvoie à la réalité ecclésiale et spirituelle. Marie-Ange Pigeon ■ E lle chemine depuis deux ans avec l’équipe responsable du catéchuménat et, à la veillée pascale, le 20 avril 2019, elle a reçu le baptême des mains du père Wilfried Bannais, curé de la paroisse. C’est en suivant le catéchisme avec Tricia, sa fille unique que Marie- Micheline a entendu l’appel de Dieu à se mettre elle aussi en marche. Une fois baptisée, elle veut prendre le temps de se poser, d’écouter à nouveau pour savoir ce que Dieu attend d’elle. Pour l’instant, elle cherche encore sa voie bien qu’elle ait déjà une petite idée. Bienvenue à Marie-Michel dans la grande famille des enfants de Dieu. Joël Sandot ■ La veillée pascale à Ducos ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 10 VIE DU DIOCÈSE

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Agenda de l’Archevêque Du 4 au 11 mai : • Assemblée plénière de la Conférence des évêques de la Caraïbe à Cayenne Samedi 11 mai : • 17h30 : Confirmation à la paroisse de Redoute Dimanche12 mai : • 9h : Confirmation à la paroisse de Bellevue • Déjeuner-débat avec la Pastorale des 25-35 ans • 15h : Confirmation des jeunes du Séminaire Collège à l’église de Bellevue • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Mardi 14 mai : • Conseil épiscopal Mercredi 15 mai : • 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses de Régale, Josseaud et Ste Luce à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs Jeudi 16 mai : • 9h30 : Rencontre avec les confirmands de Saint Joseph de Cluny à l’évêché • Soirée Mécénat « Les Chantiers de l'Archevêque » Vendredi 17 mai : • Messe à l’Espérance (Etablissement scolaire saint Jean- Paul II) • 18h : Présentation officielle du premier « CAHIER DE L’OSPEM » (Observatoire Socio Politique de l’Eglise en Martinique) à Bellevue Samedi 18 mai : • 9h : Confirmation des jeunes de Saint Joseph de Cluny à l’église Bellevue • 17h : Confirmation à la paroisse de Sainte Marie Dimanche 19 mai : • 8h : Confirmation à la paroisse du Morne-Vert • 11h : Confirmation à la paroisse de Macouba • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 11 J ’étais animée d’un grand désir de Dieu, je sentais une affinité profonde avec les Ecritures avant le baptême. J’ai donc fais les démarches nécessaires pour suivre un cheminement catéchuménal et me faire baptiser. Dans un monde ou le religieux a décliné, un monde sécularisé comme celui d’aujourd’hui, j’ai réalisé qu’être chrétien demande beaucoup de persévérance. Mais la messe et la pratique régulière du sacrement de réconciliation m’ont, en quelque sorte, façonnée au Christ. J’ai été libérée progressivement de certains comportements, de pensées sombres, de doutes, de peurs. Des pardons qui semblaient impossibles, deviennent possibles, un regard plus miséricordieux surgit, une douceur que je ne me connaissais pas. Au début, la prière a été un vrai combat. J’avais du mal à trouver un rythme régulier de prière personnelle. Mais en persévérant, en aménageant un coin prière dans ma chambre, petit à petit j’ai pu en venir à ces moments où j’aspire à me retrouver seule en tête-à- tête avec mon Dieu, mon Roc. Et je me rends compte que tout part de la prière, et tout me ramène à la prière. Pendant mon cheminement catéchu- ménal, je lisais la Parole de Dieu, mais c’était quelque chose de ponctuelle. Aujourd’hui, trois ans après mon bap- tême, cette lecture est devenue quoti- dienne. Je me laisse façonner par elle, et je suis le chemin escarpé qu’elle dessine dans ma vie. Je ne conçois plus de la lire et de la vivre seule. Désormais je la vis en Église. La foi se vit dans une intimité avec Dieu, mais elle nécessite aussi un partage et une réciprocité avec le monde. Cela m’a beaucoup aidée au début d’être entourée de chrétiens sincères, pas des chrétiens "parfaits", mais des chrétiens qui ont su m’aider et m’aimer ! La famille de Dieu, c’est un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu le jour de mon baptême. Depuis l’année dernière, je me suis engagée auprès de personnes en difficulté car je pensais que j’étais en mesure d’écouter les autres et de les aider. Ces personnes m’ont aidée à faire un travail de réflexion sur moi-même. J’ai pu exercer mon discernement sur mes fréquentations et me libérer d’« amitiés » pathogènes. Ma vie est différente. Je n’ai pas moins de problèmes que les autres mais, les soucis, je les vis dans la foi et la confiance. Ce qui a profondément changé dans ma vie, c’est la présence indéfectible du Christ dans mon existence. Et cela change tout. Je lui dois ce que je suis, quelqu’un de faible qui vit avec sa force. Il est ma raison de vivre, et je suis heureuse de le servir au travers de mon engagement à m’occuper des personnes en difficulté. Barbara ■ Mon bap tême a chang é ma vie

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 12 Mgr David Macaire, avec le concours de la Catéchèse,  la Pastorale Familiale et le Renouveau Charismatique,  invite toutes les familles de la Martinique\P  à la Pentecôte des familles, le dimanche 9 juin 20\P19. VIE DU DIOCÈSE Pentecôte des familles 2019 Mgr David Macaire, avec le concours de la Catéchèse,  la Pastorale Familiale et le Renouveau Charismatique,  Pentecôte des familles 2019Pentecôte des familles 2019Pentecôte des familles 2019 • Pourquoi une Pentecôte des familles ? Vivre la Pentecôte des familles, c’est accueillir l’Esprit-Saint dans chacune de nos familles quelles qu’elles soient : famille monoparentale, famille recomposée, couple marié ou non, avec ou sans enfant… • Pourquoi accueillir l’Esprit-Saint ? Souvent, nous avons besoin de grâces particulières pour l’éducation des enfants, la réussite dans les études, l’unité dans le couple et la famille, le pardon et la guérison de blessures… Or, l’Esprit-Saint est l’auteur de la Grâce, de toutes les grâces pour devenir des hommes, des femmes, des enfants, des couples, des familles selon le cœur de Dieu. • Avons-nous accueilli l’Esprit-Saint ? Tout baptisé a reçu l’Esprit-Saint. En sommes-nous conscients ? L’avons-nous accueilli et mis à la place d’honneur dans notre intimité chaque jour ? • Savoir des choses sur Jésus ne suffit-il pas ? Les apôtres connaissaient Jésus, pourtant, ils continuent à avoir peur jusqu’à la Pentecôte ! De même, tous les chrétiens ont besoin de passer de la tête au cœur : c’est précisément l’expérience de la Pentecôte, de l’effusion de l’Esprit-Saint. • Pourquoi vivre la Pentecôte des familles en Eglise ? A l’image de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous sommes appelés à être en relation d’amour les uns avec les autres. C’est pour cela que la préparation se fait par groupe de partage, pour vivre la solidarité, l’entraide, le partage… • Comment se déroule la préparation ? Des rencontres hebdomadaires ou par quinzaine sont organisées en paroisse (avant ou après la messe dominicale, le jour de caté…), ou dans l’enseignement catholique par les catéchistes et l’équipe pastorale familiale : il s’agit de jeux, d’échanges par groupe de 2 à 5 familles autour d’enseignements vidéo de Mgr David Macaire. Des informations pratiques et des aides concrètes seront proposées. Concrètement, comment s’inscrire ? L’inscription se fait en ligne : https://www.weezevent.com/pentecote-des- familles-2019, et la participation financière s’élève à 10€ par famille, quel que soit le nombre d’enfants, pour contribuer aux frais importants de ce type de manifestation. Un ticket par famille sera donc payant et tous les autres seront gratuits. En cas de difficulté, il conviendra de faire jouer la solidarité. • Comment cela se déroulera-t-il le dimanche de Pentecôte, 9 juin 2019 ? La matinée se vivra en paroisse, et les participants seront acheminés au stade Pierre Aliker en bus, selon un horaire échelonné par district : afin d’organiser les transports et d’en diminuer les coûts, il sera nécessaire d’avoir très tôt le nombre de participants par paroisse. Enfin, Il faudra prévoir chaussures plates (pas de talon), eau, casquette, parapluie, natte de plage pour la famille… Les Services Diocésains de la Pastorale Familiale et de la Catéchèse ■

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Comme tout \beu\ble, notre histoire et notre vie sociale sont contrastées, faites d’ombres  et de lumières. Et \bourtant nous ne \bourrons jamais être rien d’autre qu’une famille !  Une famille en crise, dont les causes de la souffrance sont à rechercher, en grande \bart,  dans notre \bassé violé \bar un crime contre l’humanité. Mais doit-on considérer tout cela  comme une fatalité !? Peut-on rêver à une famille martiniquaise enfi\Pn réconciliée ? N otre passé est-il la raison unique de cette tendance pessimiste et défaitiste qui semble teinter inéluctablement l’ambiance sociale de l’île ? N’y a-t-il que des horreurs et des hontes dans notre passé et n’y a-t-il que des échecs et des blessures dans notre présent ? Ce passé, qui revient si violemment et si fréquemment, est-il donc une chaîne dont nous ne pourrons jamais nous libérer vraiment ? Sommes-nous condamnés à être toujours colonisés culturellement par l’individualisme de l’impérialisme idéologique (le mot est du Pape François) des sociétés de consommation ? La résilience, l’espérance, la joie de vivre, la réussite et l’excellence martiniquaises sont- elles des utopies ? Sinon, quel chemin prendre ? Tout d’abord, celui des peuples d’Europe qui, après des siècles de guerres et d’immondes massacres mutuels au XX ème siècle, sont parvenus à construire, en moins de 50 ans, une union qui n’est pas uniquement politique ou économique, mais humaine, tout simplement. Face à la réalité du péché et de la capacité du cœur humain à se vautrer dans le mal absolu, face aussi aux dangers pour leur identité que représente l’émergence des autres grands ensembles du monde, les Européens de toutes nations, malgré les différences culturelles et raciales, sont parvenus, appuyés sur leurs racines chrétiennes, à se considérer suffisamment unis pour vivre ensemble. Il a fallu pour cela un effort de toutes les composantes de la société. Et, à part quelques extrémistes qui veulent parfois exciter les haines, tous les corps sociaux, éducatifs, politiques, associatifs ou religieux de toutes confessions ont su passer au-dessus des blessures pour collaborer à l’unité. L’autre exemple est encore plus fort, plus semblable au nôtre, plus proche culturellement et plus récent : c’est celui de l’Afrique du Sud. Le travail de réconciliation opéré par Nelson Mandela constitue un véritable paradigme révolutionnaire non- violent. Ce modèle doit être plus qu’inspirant pour nous. Et, dans ce « nous », j’inclus volontiers tous les groupes humains, tous les hommes et les femmes de bonne volonté, de toutes tendances et de toutes convictions. Le temps n’est-il pas venu de prendre un chemin identique, fait de non-violence, en vue d’une réconciliation réparatrice ? Pour ce faire, il faut diagnostiquer nos maux, trouver des raisons d’espérer en notre Martinique. Comprendre tous ensemble quel est notre appel, notre projet commun. Quelle est la grâce que tous les Martiniquais doivent construire ensemble aux yeux du monde entier !? Il n’appartient pas au mandat de l’Eglise de travailler pour elle-même, particulièrement dans le domaine socio-politique ! L’Eglise travaille pour le Christ qui a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Ce faisant, elle est au cœur de sa mission envers la société… Voilà ce que disait, en 1965, le concile Vatican II : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. (…) La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire (Gaudium et Spes N°1-3). Jésus a dit que « la Vérité rend libre » (Jn 8,32). C’est pourquoi l’Eglise se doit d’inviter chacun à apporter librement sa pierre à l’édifice de la vérité et de jeter les bases d’une société libre, paisible, enthousiaste et prospère à laquelle tous aspirent : la famille martiniquaise. + fr. David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ 22 Mé : Guérison de la famille martiniquaise ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 13 22 MÉ DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 14 Neuvaine de prière pour la Guérison des blessures de l’esclavage Psaume 85 (84) : Neuvaine de prière pour Neuvaine de prière pour 22 MÉ DOSSIER T u as aimé, Seigneur, cette terre, Tu as fait revenir les déportés de Jacob ; tu as ôté le péché de ton peuple, tu as couvert toute sa fau\ te ; (…) Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ; qu’ils ne reviennent jamais à leur folie ! Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera not\ re terre. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ;la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit…  Notre Père…  Prions : « S eigneur ! Le 22 Mai, nous commémorons la fin de l’esclavage et de \ la traite négrière aux Antilles. Les conséquences de ce drame et des crim\ es commis sont encore sensibles dans ce monde où tu nous envoies bâtir avec \ tous la Civilisation de l’Amour. Elles entravent l’évangélisation et la vraie libération de\ notre société. Toi qui a permis la réconciliation des peuples moins de cinquante ans \ après les guerres mondiales du XX e siècle et les crimes contre l’humanité perpétrés entre e\ ux, donne aux peuples des Antilles et de la Guyane la grâce de l’Unité da\ ns la Vérité. A la suite du Jubilé de la Miséricorde, alors que de nombreuses pe\ rsonnes issues des différentes composantes de la société antillaise appellent \ à une réconciliation réparatrice, nous nous tournons vers Toi : que la Justice et la Paix s’embrassent, que l’Amour et la Vérité se rencontrent sur notre terre et dans\ nos cœurs, et qu’ainsi la Grâce surabonde là où le péché a abondé (Rm 5,20). Par l’intercession des saints Onésime et Philémon, esclave et m\ aître, devenus des « frères très chers dans le Seigneur » (Phil 1,16) qu’aucun Antillais, quelle que soit son origine ou la couleur de sa peau, ne demeure esclave d’aucun\ e haine, ni d’aucune injustice. Amen !  Notre Dame de la Délivrande : Priez pour nous. (3 fois) »

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Honore ton père et ta mère «  Honore  ton  \bère  et  ta  mère,  afin  d’avoir  longue  vie  sur  la  terre  que  te donne le Seigneur ton Dieu » (Décalogue, 4 e commandement). Nous  sommes  très  nombreux  à  être  les  descendants  de  ces  centaines  de  milliers  de  femmes  et  d’hommes  qui  vécurent  en  esclavage  sur  cette  terre  que  nous  chérissons,  la  Martinique.  Nos aïeux furent martyrisés dans l\Peur chair et leur es\brit. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 15 D urant l’esclavage, si les corps furent violentés, parfois brisés, c’est surtout l’âme qui souffrit. Il fut inculqué à nos parents la honte de leur humanité. En ce temps-là, les hommes ne pouvaient pas être pères, car ils étaient incapables de protéger leur famille. Les mères devinrent alors des poto mitan. À cette époque, nos aïeux n’avaient ni nom de famille, ni acte de naissance, de mariage ou de décès. Dans cette situation, impossible de faire lignée. C’est pour cela que l’esclavage qu’ont subi nos aïeux est un crime contre l’Humanité ! Il dura 213 ans : du 15 septembre 1635 au 23 mai 1848* ! Mais ils survécurent et eurent une descendance : Nous ! Aujourd’hui, la plupart d’entre nous ne les connaissons pas, les ont oubliés, les ignorons ou en ont honte. Cet oubli, cette honte, ce désintéres- sement sont des tâches qui obscurcissent nos vies de famille et l’ensemble de la Martinique. Car, qu’est-ce qu’un groupe humain qui ignore ses parents ? Cette question est d’autant plus terrible pour nous, chrétiens, qui nous nous référons aux commandements de Dieu. Comment avons-nous pu oublier leur souffrance, nous, qui honorons celle du Christ sur la croix ? Le temps est venu d’avoir le courage de les regarder en face et de leur redonner leur humanité en devenant consciemment leurs descendants et en les honorant. De 1848 à 1865, les quelque 60 000 personnes qui vivaient encore en esclavage avant mai 1848, ont reçu des noms de famille. Ces noms sont ceux de la majorité des Martiniquais d’aujourd’hui. L’identité de ces aïeux a été retrouvée par deux associations, l’Association Martiniquaise de Recherche sur l’Histoire des Familles (Amarhisfa) et le Comité Marche du 23 Mai 1998 (CM98), après un travail acharné dans les registres des individualités. Un exemple parmi d'autres : Félicité, une femme de 33 ans, née en Afrique, qui était esclave au Vauclin et dont le matricule était le n° 359, reçut le 27 octobre 1848, pour la première fois, le nom de Macaire... Ne serait-il pas merveilleux qu’un lieu de mémoire des victimes martiniquaises de l’esclavage porte leur prénom, leur matricule et leur nom ? Il serait un lieu de paix où nous nous unirions pour leur rendre hommage. Pourquoi pas dans un lieu prestigieux et chargé d’histoire comme les abords de la Cathédrale de Saint-Pierre bientôt rénovée. Un tel projet doit être étudié. Ainsi, alors qu’ils étaient destinés à sombrer dans la froideur de l’oubli, nous les porterons à la lumière pour que l’oubli et la honte ne soient plus qu’un mauvais souvenir. Eglise en Martinique ■ Honore ton père et ta mère «  Honore  ton  \bère  et  ta  mère,  afin  d’avoir  longue  vie  sur  la  terre  que  Nous  sommes  très  nombreux  à  être  les  descendants  de  ces  centaines  de  milliers  de  femmes  et  d’hommes  qui  vécurent  en  esclavage  La cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Saint-Pierre bientôt r\ énovée Martiniquaise de Recherche sur * jour de la proclamation officielle de l'abolition, après la révolte des esclaves du 22 Mé que nous commémorons chaque année

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 16 22 MÉ DOSSIER L’heure est venue \É! O n m’a demandé d’écrire un article sur la vision qu’avait Nelson Mandela sur la réconciliation entre les différentes composantes de la société sud-africaine. L’ancien premier Président noir de la République d’Afrique du Sud avait dit : « l’heure est venue de refermer les plaies, l’heure est venue de créer des ponts au-dessus du fossé qui nous séparait. L’heure est venue de construire. » Comme le dit l’Écriture, il y a un tem\bs \bour  tout, sur cette ter\Ére :  « Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher.Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire et un temps pour construire. Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour gémir, et un temps pour danser. Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les amasser ; un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir. Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter. Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler. Un temps pour aimer, et un temps pour ne pas aimer ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix » (Qohèleth 3,1-8). Un tem\bs \bour la gue\Érre En 1960, Nelson Mandela avait convaincu la direction de l’ANC d’engager une lutte armée contre l’apartheid. Certes, il avait été élevé dans un climat de stratégie non violente, au sein d’un mouvement fortement marqué par Gandhi. Mais cette stratégie n’avait porté aucun fruit. Le pouvoir blanc était de plus en plus brutal, le peuple n’en pouvait plus et menaçait de ne plus écouter ses dirigeants. Mandela comprit qu’à moins de contrôler et de discipliner l’action violente, elle prendrait des formes terribles. Alors, il créa la branche armée de l’ANC, Umkhonto weSizwe (La Lance de la Nation) et il engagea la lutte sous forme de sabotage, excluant toute atteinte aux personnes, soit par blessure, soit par assassinat. L’heure de parler de réconciliation n’était pas venue. Le pouvoir n’avait nulle intention d’établir la justice ou de reconnaitre les droits des Noirs, des Métis et des Indiens. Un tem\bs \bour la \baix\É Lorsque Mandela parle de paix, les conditions exigées par l’ANC pour entrer dans des négociations mettant fin à l’apar- theid avaient été acceptées par le président de Klerk, au cours de son discours du 2 février 1990 : légalisation de tous les mouvements de libération, libération de tous les prisonniers politiques, suppression de l’État d’urgence, arrêt des exécu- tions de prisonniers politiques. Il engage des négociations autour d’un projet de nouvelle constitution. Alors, l’heure de la réconciliation peut sonner. Elle suppose en effet un changement dans la situation d’injustice et des mesures pour y mettre fin, et que des deux côtés on s’engage résolument vers une solution négociée des conflits. Tant que les choses ne s’améliorent pas, le moment n’est pas venu. On ne négocie \bas si on n’est \bas dis\bosé à  faire des com\bromis Négocier, c’est accepter de rencontrer l’adversaire à mi-chemin. Mandela a toujours su que la solution contre l’apartheid ne viendrait pas d’une victoire militaire. Les Noirs n’en auraient jamais les moyens. Il s’était préparé à négocier longtemps avant que ne s’ouvrent les pourparlers. Dans sa prison, il a gagné deux batailles. La première fut de « connaitre » son adversaire. Jusque-là, il n’avait guère eu de contact direct avec des Blancs. À Robben Island, il étudia l’Afrikaner : sa culture, son histoire, sa langue, sa poésie, ses désirs et ses craintes. Il prit conscience que les Afrikaners avaient eux-aussi mené une guerre de libération contre les Anglais, au tournant du 20ème siècle. Il s’en servira dans les négociations ! Il apprit qu’ils craignaient que les Noirs se vengent le jour où ils en auraient la possibilité. La seconde victoire fut de comprendre que la paix serait mieux assurée s’il transformait l’adversaire en partenaire, au lieu de vouloir l’éliminer. Il souhaitait que le Mandela et la Réconciliation Frederik de Klerk, le dernier président de l'apartheid et Nelson Mandela, le premier président noir d'Afrique du Sud Mgr Emmanuel Lafont, figure importante de l'opposition à l'apartheid en Afrique du Sud dans les années 80 aux côtés de Nelson Mandela et Mgr Desmond Tutu.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 17 peuple afrikaner soit fier d’avoir été battu par lui. Battu, mais pas éliminé, battu, mais pas humilié. Battu, mais pas hors-jeu. Saint Paul l’avait dit à sa façon : « sois vainqueur du mal par le bien » (Romains 12,21). « La vérité vous re\Éndra libre » (Jean \É8,32) Parmi les peurs des Blancs, il y avait la crainte de revanche, de procès à la Nuremberg, d’expropriations massives. Ils demandaient une Amnistie générale. Cela, Mandela ne pouvait l’admettre. Car son peuple réclamait de savoir : « où est mon fils qui a disparu il y a 20 ans ? Qu’avez-vous fait de mon père ? Qui a tenté d’empoisonner notre pasteur ? Qui a décidé de détruire le Siège du Conseil Sud-Africain des Églises ? » Comment faire le deuil, en effet, tant qu’on ne sait pas ? peut-on imposer aux victimes un double silence, pour ne pas ré-inquiéter les coupables ? Une commission \bour\É la vérité Alors est venu l’idée de créer une « Commission Vérité et Réconciliation ». Cette commission permettrait de répondre à deux exigences apparemment contradictoires : éviter des procès de revanche, mais permettre à la vérité de voir le jour. On ne donnerait pas d’amnistie globale. Mais on pourrait l’accorder à quiconque viendrait devant la commission, déclarerait sans omettre quoi que ce soit tous les crimes commis par lui ou elle, et montrerait raisonnablement que son action était la conséquence de la situation politique. Alors, cette personne pourrait recevoir l’amnistie pour ses crimes.Cela revenait à dire aux victimes : « si nous allons vers la justice, nous risquons deux choses. La première c’est que dès le premier procès, la plupart des Blancs quitteront notre pays, par peur et par colère. Alors nous resterons entre nous – comme l’Algérie en 1962 – mais il n’y aura plus d’administration, d’armée, d’université, d’industrie… Car même si le changement politique se produit, le pays dépend encore beaucoup des Blancs. Nous serons libres, mais nous serons nus. La deuxième chose, c’est que nous n’accèderons pas à la vérité entière, car les accusés en diront le moins possible pour éviter les peines trop lourdes… ». Acceptons donc de demander la vérité, et de garder à ceux qui la diront une place parmi nous, avec notre pardon. Plus de vérité, mo\Éins de châtiment :  l’unité de la Natio\Én fut \bréservée Au début, cette commission dérangea beaucoup les Noirs. Ils espéraient le châtiment des coupables. Mais au bout de quatre ans, les résultats furent les suivants : 15 000 personnes ont été entendues par la commission. 8 000 victimes ; 7 000 personnes demandèrent l’amnistie. 1 000 l’obtinrent. Les autres, la plupart en prison, espéraient profiter de l’aubaine pour retrouver la liberté, mais ne purent pas prouver qu’ils avaient agi pour des motifs politiques. 70 % des Noirs l’approuvèrent. 70% des Blancs la trouvèrent « trop longue ». Mandela avait réussi son pari. La réconcilia- tion refuse toute ten- tation d’exclusion. Elle préserve l’avenir. Mgr Emmanuel Lafont, Évêque de Cayenne ■ Commission pour la vérité et la réconciliation présidée p\ ar Mgr Desmond Tutu (avril 1996) Mgr Lafont donnera une série de conférences en Martinique, du 13 au 16 mai 2019 : - Le 13 : sur le Campus de Schoelcher - Le 14 : à la Mairie du Lorrain - Le 15 : à Saint-Joseph - Le 16 : aux Trois-Ilets, après la messe de 7h30

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 18 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ ‘‘ Pourquoi les prêtres ne sont-ils pas mariés ? D epuis les scandales sexuels impliquant des prêtres, et qui ont été abondamment exposés par les médias, on entend, même de la part de gens intelligents : « Si les prêtres étaient mariés, il y aurait moins de scandales ! » Cette réflexion ne tient pas la route. Statistiques à l'appui, c’est précisément dans le clergé catholique qu’il y a, proportionnellement, et de loin, le moins de cas d’abus sexuels sur mineurs, même si l’orchestration médiatique donne l’impression du contraire. Évidemment, vu les dimensions de notre Eglise, il semble que les cas soient très nombreux.Mais, si on regarde en pourcentage, il n’y a pas photo : il y a beaucoup moins de cas délictueux dans l’Eglise pour la bonne et simple raison qu’il n’y a aucun autre corps social où une équipe examine, dans un cadre communautaire sur 7 ans, le profil d’un candidat avant de l’admettre dans le groupe. Donc, l’idée que si les prêtres étaient mariés, il y aurait moins de cas d’abus est fausse, puisqu'il y a malheureusement beaucoup plus de déviances commises par des gens mariés que par des célibataires consacrés. Revenons à la question elle-même : Pourquoi les prêtres sont-ils célibataires ? La réponse est d’abord à chercher dans la bouche du Seigneur lui-même : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » Mt 19,11-12. Cette parole de Jésus est d’autant plus étonnante qu’elle est dite dans un contexte juif où ne pas avoir d’enfants est une quasi malédiction. Saint Paul va dans le même sens quand il dit : « Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari ». 1Co 7, 32-34. Le célibat est un appel du Christ. Il n’y a à ma connaissance aucune autre religion où les ministres donnent tout à Dieu y compris leur affectivité et leur sexualité. C’est dans l’Eglise que l’on trouve le don le plus radical à Dieu. Ce que les consacrés sont amenés à vivre possède un caractère surnaturel, et c’est seulement dans une grande communion au Christ qui lui a tout donné que l'être humain peut vivre dans la joie ce don total de lui-même. Cette consécration lui permet d’être plus disponible « aux affaires du Seigneur », pour parler comme Saint Paul. Un exemple : quand la persécution a commencé en Algérie contre les chrétiens, suite à la montée de l’Islam radical dans les années 90, beaucoup de pasteurs ont fait leurs valises car ils ne pouvaient pas mettre en danger leurs femmes et leurs enfants. Les religieuses et les prêtres ont pu rester (comme Mgr Pierre Claverie et ses compagnons martyrs, dont les moines de Tibhirine) car ils étaient célibataires. D'autre part, les prêtres ne sont pas mariés car, quand vous avez une famille, elle est prioritaire sur tout (et c’est bien normal !)D u coup, votre service religieux risque de devenir une simple profession. La priorité affective qui est due à votre famille fait que les membres de la communauté arrivent en second. Ce n’est pas le cas du prêtre pour lequel la communauté est sa famille, et la paroisse ou son aumônerie son épouse pour ainsi dire. Mais surtout, et c’est cela qui dérange sans doute le plus, le prêtre est signe du Royaume à venir où l’on ne prend ni femme ni mari. Il est un étendard levé dans ce monde matérialiste et consumériste sur lequel est inscrit : « Dieu seul suffit ! » P. Alain Ransay, curé de Bellevue ■ Un exemple : quand la persécution a de l’Islam radical dans les années 90, beaucoup de pasteurs

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 mai 2019 – n° 585 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\P MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\PX Télé\bhone : 06 96 310\P 333 - E-mail : mich\Pel.\bouch@wanadoo.fr oui ,  j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br  sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b. oui , j\b  souhait\b  êtr\b  contacté  pour  un  r\bnd\bz-vous  au  S\brvic\b  d\bs  l\bgs  \bt  donations ou à mon \Sdomicil\b. \bÉGUEZ à l’ Église catholique L’\bspéranc\b \bn héritag\b DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part M\bs coordonné\bs  ❏ Mm\b ❏ M\bll\b    ❏ M. Nom  Prénom Adr\bss\b   Cod\b postal Vill\b  Téléphon\b E-mail Paroiss\b  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\PINIQUE 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Une Garderie est proposée Du Vendredi 07 juin 2019 18h Au Dimanche 09 juin 2019 Intervenant : Pèrereee DEGRAS P INSCRIPTION • ƒ”–±Ž±’Š‘�‡‘— rx{xvväyväzv  •• ƒ”�ƒ‹Ž ã ƒ”–±Ž±’Š‘�‡‘— ãacpm972 ƒ”–±Ž±’Š‘�‡‘— rx{xvväyväzv ƒ”–±Ž±’Š‘�‡‘— acpm972 @gmail .com acpm972acpm972 @gmail@gmail • acpm972acpm972 @gmail@gmail —” ƒ…‡„‘‘� ã    ã  ã   Cliquez sur le lien pour une inscription ‡�Ž‹‰�‡  Cliquez sur le lien pour une inscription ‡�Ž‹‰�‡ Intervenant : Père P ascal DEGRAS Dans un prochain numéro, Eglise en Martinique vous proposera un hommage à Sœur Jean Chrysostome, op (Marie-Adeline Annie de Gentile) 15 février 1925 – 08 mars 2019 ANNONCE A l’occasion du 22 Mé 2019, l’Observatoire Socio-Politique de l’Eglise en Martinique publie le premier « CAHIER DE L’OSPEM » sur l’esclavage et la réconciliation fruit des conférences et contributions données par différents experts au cours de ses travaux autour du 170 ème anniversaire de l’abolition.

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B ienheureuse Vierge Marie de Fatima, avec une reconnaissance renouvelée pour ta présence maternelle nous unissons notre voix à celle de toutes les générations qui te disent bienheureuse. Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu, qui jamais ne se lasse de se pencher avec miséricorde sur l’humanité, affligée par le mal et blessée par le péc\ hé, pour la guérir et pour la sauver. Accueille avec ta bienveillance de Mère l’acte de consécration qu’aujourd’hui nous faisons avec conf\ iance (...). B Prière du pape François – 13 mai – Notre-Dame de Fatima

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