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E glise sainte E g lise en MARTINIQUE N° 586 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 19 MAI 2019 Quid de l'enseignement catholique en Martinique ? Un chrétien doit-il être végétarien ? Quand les mamans parlent de l'Esprit-Saint

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 18 3 3 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 « C omme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ». L’amour est la nature même de Jésus, et c’est donc naturellement qu’il nous aime. Pour nous, c’est plus compliqué. Trop d’entraves, tels que nos manques de pardon, nos insuffisances, notre orgueil, nos rancœurs, etc., nous empêchent d’aimer pleinement nos frères. Mais aujourd’hui encore, Jésu\ s nous appelle à un amour fraternel, à aimer notre prochain. N’est-ce pas de cet amour que naitra « l’Eglise Sainte », qui n’exclut et ne juge personne ? « Nous devons exclure que Dieu soit le protagoniste des tentations qui surgissent sur le chemin de l’homme », nous dit le pape François, poursuivant sa catéchèse sur le Notre Père. C’est la formule « Ne nous laisse pas entrer en tentation » qui est le thème de la réflexion proposée. Aux moments les plus terribles de notre vie, Dieu veille avec nous, Dieu lutte avec nous, il est toujours proche de nous. Parce qu’il est Père. L’Esprit Saint de Dieu reçu au baptême nous habite, et est à l’œuvre. Il souffle dans les cœurs, dans les familles, dans les maisons et dans les paroisses. Quelques mamans ont accepté de témoigner de son action dans leur vie. La fête de l’Esprit Saint se vivra en famille dans notre diocès\ e. La Pentecôte des familles se prépare activement. Quelques conseils complémentaires sont donnés pour les inscriptions qui se font en ligne. Pour la circonstance, la solidarité est de mise. L’enseignement catholique est un acteur incontournable du champ de l’éducation en Martinique. Ses actions s’inscrivent dans les orientations de travail du Comité National de l’Enseignement Catholique, mais également dans celles du 3 ème chantier d’E CCLESIA ’M 2020 ! de notre diocèse : « Bâtir une éducation chrétienne ». Le Délégué Episcopal à l’\ Education et à l’Enseignement Catholique, le père Alain Ransay, nous en parle. Végétarien, végétalien, vegan… Effet de mode ou convictions religieuses ? D’aucuns se posent des questions sur ce qui est bon de consommer. Mais au fait, un chrétien doit-il être végétarien ? C’est la question qui est posée dans la rubrique « An tchè légliz-la ». Les éléments de réponse nous sont donnés par un diacre du diocèse. Comme nous l’enseigne Jésus, l’amour passe par la tenue de service. Soyons des serviteurs les uns pour les autres. Qu’en ce mois de Marie, notre maman du ciel nous couvre de son manteau maternel ! L'Amour de Dieu est si merveilleux... Partageons-le ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE\C • La Parole Dominicale • Ascension - (\b9 mai) • La Visitation - (31 mai) •   Pentecôte des familles :    Pourquoi une effusion de\n l’Esprit-Saint ?   Pourquoi une inscription\n en ligne ? •   Homélie de la messe chrismale  du 17 avril \b019 •   Les mamans et l’Esprit-Saint • Saint-Joseph, travailleur •  Le 1 er mai fêté par les chrétiens  dans le monde du travail •   L’enseignement catholique de Martini\nque    Des communautés éducatives qui  fonctionnent sur le principe de subsidi\narité •  Interview du Père Alain Ransay,    Délégué Episcopal à l’Education et à l’Enseignement Cathol\nique (DDEC) •   Un chrétien doit-il être végétarien ? •   A Dieu, Mère Jean •   5 bonnes raisons d'éduquer nos \nenfants  dans la foi catholique •   Catéchèse du pape François « Ne nous laisse pas entrer en tentation » 3333 3334 2222 VERS LA VIE 18 5 6 6 7 11 11 12 16 8 10 Doss\ber : ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE MÉDIAS 19 •   Un chrétien doit-il être végétarien ?•   Un chrétien doit-il être végétarien ? AN TCHÈ LÉGLIZ-LA 17

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L 'Eglise Catholique transmet la vraie foi et dispose de tous les moyens de salut... ➊  Objectivement, la foi catholique est fondée sur la succession apostolique, c'est-à-dire la succession des Apôtres, depuis Jésus, sans interruption depuis 2000 ans. Notre Eglise n’est pas née il y a quelques années de la volonté humaine d’un pasteur. De génération en génération, nous sommes les héritiers directs de ce que Jésus a fait et dit... ➋  La Parole de Dieu a fait l'Eglise. C’est-à-dire une communauté, composée à 100% de pécheurs, qui a reçu, puis écrit et rassemblé les textes issus de cette Parole. C’est une chose merveilleuse et exemplaire que la place de la Bible chez nos frères séparés. Mais attention : la Parole a fondé une communauté, et non pas un livre. La Parole est Esprit, le livre est lettre. « L’Esprit vivifie, la lettre tue » (2 Co 3, 6). L'Esprit fait naître une communauté une, sainte, catholique et apostolique... La lettre fait des adeptes dans des milliers de communautés diverses. C’est donc l’Eglise Catholique, fruit de la Parole, qui est le principal témoignage divin au milieu des hommes. Le Livre, le Saint Livre des Écritures, est là pour confirmer cette Parole pour qu'elle soit toujours vivante au sein de la communauté. ➌  L'Eglise nous donne en vérité la présence réelle du Corps du Christ dans le Très-Saint-Sacrement. Selon Jn 6 : « Mon Corps est la vraie nourriture et mon Sang est la vraie boisson ». ➍  Le même Esprit qui couvrit la Vierge Marie de son ombre et lui donna d’enfanter le Sauveur, le même Esprit qui ressuscita le Christ, est le même Esprit qui fit naître l'Eglise et sa mission et la fait vivre depuis 2000 ans. L'Eglise ne peut vivre que par le Oui de Marie, son modèle et sa Mère. Ignorer la Vierge Marie, c'est ignorer certaines œuvres de l'Esprit, ignorer l'enseignement des Écritures, ignorer la volonté de Dieu et, finalement, ramener l'Esprit-Saint à soi. La Pentecôte n’est pas un événement privé pour le bien-être de ceux qui reçoivent l'Esprit Saint, c’est un événement universel qui fait naître une Eglise Catholique. ➎  La foi reçue de Pierre et de ses successeurs, les papes, est demeurée la même à travers les époques, les âges, les cultures et même les personnalités. La foi catholique ne change pas selon la volonté plus ou moins inspirée de tel ou tel pasteur et ne repose pas sur les qualités d'un homme. Elle s’appuie sur la promesse du Christ faite à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Mt 16,18) ou encore : « Pierre, j'ai prié pour que ta foi ne défaille pas » (Lc 22,32). Même si des personnes extrêmement faillibles humainement sont montées sur le trône de Pierre, malgré toutes les déviances humaines morales qui ont pu exister dans le clergé depuis Juda, la foi garantie par le Seigneur n'a jamais failli !!! L’enseignement des Apôtres est resté le même, sans altération, sans ajout, sans soustraction. Il est transmis jusqu’à aujourd’hui aux catéchumènes, aux premiers communiants, aux confirmands et à tous ceux qui font profession de foi dans l’Eglise. Nous savons que des fidèles qui se sont éloignés depuis longtemps de l’Eglise disent n’avoir (1) pas fait l’expérience de l'Esprit Saint, (2) pas vécu l’accueil et la vie fraternelle, (3) pas eu assez d’enseignement biblique, (4) pas été envoyés en mission. Leurs reproches sont parfois justes et doivent convertir notre façon d’être Eglise. On n’a pas su montrer à ceux-là qu'ils étaient, chacun, nécessaires à la vie et au témoignage de la communauté. C’est dommage, car, malgré les limites de ses membres, l’Eglise Catholique dispose en plénitude des moyens de salut voulus par le Christ. A chaque génération, elle produit des saints ! + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 3 MOT DE L’ÉVÊQUE 5 bonnes raisons d'éduquer nos enfants dans la foi catholique 5 bonnes raisons d'éduquer 5

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 4 C hers frères et sœurs, bonjour ! Nous poursuivons notre catéchèse sur le Notre Père, et nous arrivons désormais à l’avant-dernière invocation : « Ne nous abandonne pas à la tentation ». Une autre version dit : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Le Notre Père commence de manière sereine : il nous fait désirer que le grand projet de Dieu puisse se réaliser parmi nous. Puis il pose un regard sur la vie et nous fait demander ce dont nous avons besoin chaque jour : notre « pain quotidien ». Puis la prière se tourne vers nos relations interpersonnelles, souvent polluées par l’égoïsme : nous demandons le pardon et nous nous engageons à le donner. Mais c’est avec cette avant- dernière invocation que notre dialogue avec notre Père céleste entre dans le vif du drame, c’est-à-dire sur le terrain de la confrontation entre notre liberté et les pièges du malin. Comme nous le savons, l’expression originelle grecque contenue dans les Évangiles est difficile à rendre de manière exacte (…). Mais nous pouvons converger unanimement sur un élément : quelle que soit la manière dont on comprend le texte, nous devons exclure que Dieu soit le protagoniste des tentations qui surgissent sur le chemin de l’homme. Comme si Dieu était aux aguets pour tendre des pièges et des embûches à ses enfants. (…). N’oublions pas : le Notre Père commence par « Père ». Et un père ne tend pas de piège à ses enfants. Les chrétiens n’ont rien à faire d’un Dieu envieux, en compétition avec l’homme ou qui s’amuserait à le mettre à l’épreuve. Dans la Lettre de l’apôtre Jacques, nous lisons : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : “Ma tentation vient de Dieu”. Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne ». C’est plutôt le contraire : le Père n’est pas l’auteur du mal, à aucun de ses fils qui lui demande un poisson, il ne donne un serpent, et quand le mal se présente dans la vie de l’homme, il combat à ses côtés pour qu’il puisse en être libéré. Un Dieu qui combat toujours pour nous, pas contre nous. C’est le Père ! C’est dans ce sens que nous prions le Notre Père. Ces deux moments – l’épreuve et la tentation – ont mystérieusement été présents dans la vie de Jésus lui-même. Dans cette expérience, le Fils de Dieu s’est fait complètement notre frère. Et ce sont précisément ces passages évangéliques qui nous montrent que les invocations les plus difficiles du Notre Père ont déjà été exaucées : Dieu ne nous a pas laissés seuls, mais en Jésus, il se manifeste comme le « Dieu-avec-nous » jusqu’aux conséquences extrêmes. Il est avec nous quand il nous donne la vie, il est avec nous pendant la vie, il est avec nous dans la joie, il est avec nous dans les épreuves, il est avec nous dans les tristesses, il est avec nous dans les échecs, quand nous péchons, mais il est toujours avec nous, parce qu’il est Père et qu’il ne peut pas nous abandonner. Si nous sommes tentés de faire le mal, en niant notre fraternité avec les autres et en désirant un pouvoir absolu sur tout et sur tout le monde, Jésus a déjà combattu pour nous cette tentation : les premières pages de l’Évangile l’attestent. Aussitôt après avoir reçu le baptême par Jean, au milieu de la foule des pécheurs, Jésus se retire dans le désert où il est tenté par Satan. C’est ainsi que commence la vie publique de Jésus, avec la tentation qui vient de Satan. Mais Jésus repousse toute tentation et il sort victorieux. L’Évangile de Matthieu a une note intéressante qui clôt le duel entre Jésus et l’Ennemi : « Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient». Mais même au moment de l’épreuve suprême, Dieu ne nous laisse pas seuls. Quand Jésus se retire pour prier à Gethsémani, son cœur est envahi d’une angoisse indicible et il fait l’expérience de la solitude et de l’abandon. L’épreuve est si déchirante que quelque chose d’inattendu se produit. Jésus ne mendie jamais l’amour pour lui-même, et pourtant, en cette nuit, il sent son âme triste à mourir, alors il demande la proximité de ses amis : « Restez ici et veillez avec moi ! ». Au temps de l’agonie, Dieu demande à l’homme de ne pas l’oublier et l’homme, lui, dort. Au moment où l’homme connaît l’épreuve, Dieu, lui, veille. Aux moments les plus terribles de notre vie, Dieu veille avec nous, Dieu lutte avec nous, il est toujours proche de nous. Parce qu’il est Père. C’est ainsi que nous avons commencé la prière : Notre Père. Et un père n’abandonne pas ses enfants. Cette nuit de souffrance de Jésus, de lutte, est le dernier sceau de l’Incarnation : Dieu descend nous retrouver dans nos abîmes et dans les tourments qui constellent l’histoire. Il ne nous abandonnera jamais ! Éloigne donc de nous, ô Dieu, le temps de l’épreuve et de la tentation. Mais quand ce moment arrivera pour nous, Notre Père, montre- nous que nous ne sommes pas seuls. Tu es le Père. Montre-nous que le Christ a déjà pris sur lui aussi le poids de cette croix. Montre-nous que Jésus nous appelle à la porter avec lui en nous abandonnant, confiants, à ton amour de Père. Merci. Pape François ■ Catéchèse du pape Franço\bs EGLISE UNIVERSELLE\n « Ne nous laisse pas entrer en tentation »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 5 Dimanche 19 mai 2019 \1 la P arole  Dominicale Actes 14,21b-27  •  P\psaume 144   • Apocalypse 21,1-5a   • \bea\pn 13,31-33a.34-35 5 ème dimanche de Pâques - Année C M es frères et sœurs, Le Cénacle, c’est ce cadre que Jésus a choisi pour manifester au monde les derniers signes de son sacrifice. Le Cénacle, c’est le lieu du partage d’amour des disciples du Christ, avec Jésus envers le Père. Le Cénacle est le lieu d’échange d’amour par les mots, par les gestes du Christ envers le monde. Dans une scène de la vie quotidienne, après le partage du repas, après leur avoir révélé le sacrifice offert à travers le don de sa personne, le Christ continue à enseigner. Les disciples vivent sans le comprendre un moment extraordinaire. L’Esprit Saint ne s’étant pas encore révélé aux Apôtres, ceux-ci ne sont pas vraiment aptes à saisir la portée et la solennité du moment. Pourtant, c’est ce moment que Jésus choisit. Ce moment (Judas étant absent) qui lui permettra de dire à ceux en qui il a pleinement confiance ce qu’il attend d’eux. Nul doute que Jésus sait que ses disciples saisiront la portée des mots une fois que l’Esprit Saint aura œuvré. Il leur faut comprendre, lire à travers les mots, entrer dans l’Esprit du Seigneur. Maintenant, nous sommes entre nous, regardez et observez ce qui se passe, voyez… Judas est parti, qu’il fasse ce pour quoi il est né. Ainsi, l’agonie du Christ débute. Ouvrez vos oreilles, écoutez et comprenez… Le fils de l’Homme est glorifié et Dieu est glorifié en Lui, Jésus et son Père ne forment qu’un. Jésus présente à travers cette simple phrase deux personnes de la Sainte Trinité, la 3ème n’étant pas encore révélée. Et nous, est-ce pareil pour nous, Dieu, est-il glorifié en nous, quand le trouble nous angoisse, quand nous sommes toujours dans la nuit ? Notre monde intérieur peut être dans le froid et dans l’orage, nous avons l’impression d’être seuls au monde, pourtant l’Amour infini de Dieu travaille au plus profond de notre être. La détresse et la misère de l’humanité est prise dans le mystère de Jésus qui nous sauve. Notre cœur peut déjà brûler d’amour en vérité. « Mes petits enfants, je suis encore avec vous mais pour peu de temps, et vous me chercherez ». Jésus prépare les cœurs. Il nous demande d’aimer comme Lui, et de demeurer dans son amour. La place que nous donnons à l’autre dans notre vie et dans notre cœur ne va pas changer à cause de l’épreuve. Le Christ nous montre le chemin, la vérité, le don et le pardon. Quand nous sommes dans l’épreuve, nous devons nous humilier et dire à Jésus à quel point nous avons besoin de lui. Alors, il prend en nous la première place. Ce n’est pas quand tout va bien que nous prions le plus, mais quand les difficultés s’accumulent. A ce moment, nous nous appuyons sur la prière, dans la foi. C’est dans ces moments difficiles de colère, de souffrance intérieure, de haine, de trahison d’amour, que l’Amour de Dieu se révèle encore plus et que Jésus triomphe. Si Jésus s’est livré pour nous et si l’Amour a triomphé du mal au Golgotha, c’est pour triompher encore en nous, quand nous vivons des situations d’épreuves. Le commandement qu’il leur révèle est celui qui l’a animé durant toute sa vie, et qui l’anime pour nous dans les cieux. Le commandement de l’Amour : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns, les autres ». Voilà, tout est là. Tout est dit. Seul l’Amour compte. Seul l’Amour importe et l’Amour vous rendra libre. Aimer son prochain, aimer son frère, sa sœur, aimer ses ennemis, c’est aimer le Christ. Lorsque Jésus demande à Pierre à trois reprises, « Pierre, est ce que tu m’aimes ? », nous comprenons bien la portée de la question. Il insiste sur l’importance de l’amour. Aimer par- dessus tout, aimer malgré la douleur, aimer malgré les souffrances. Aimer et pardonner toujours pour suivre le Christ. Si Jésus nous invite à aimer c’est parce que nous sommes son Eglise, son corps visible. A-t-on déjà vu une personne saine d’esprit se blesser sciemment ? Alors, nous ne devons pas nous blesser, mais plutôt nous pardonner et nous aimer puisque nous sommes le Corps du Christ et chacun de nous est un membre de ce corps. Prendre soin de ce corps et prendre soin de nos frères, de nos sœurs, tel est notre devoir. L’Amour du Christ, ce message où il nous invite à nous aimer les uns les autres, est au cœur de l’Evangile. Cette parole du Christ est revigorante, Jésus nous a donné sa propre vie pour que nous vivions de Lui. A sa suite, nous devons donner le meilleur de nous-mêmes et accepter les dons qu’il nous offre. Accepter aussi tout ce que l’autre nous offre, même le pire de nos ennemis. Au-delà de la blessure, nous vivons en Dieu pour vivre en frères. A la suite du Christ, demandons à Dieu que l’Esprit Saint nous habite afin que notre foi grandisse chaque jour et que nous ayons la force et le courage d’aimer selon son cœur. Demandons le courage fraternel, celui de la vérité, du pardon, et du don, pour vivre pleinement dans son amour. Jésus nous donne à travers ses disciples ce commandement, car c’est l’amour qui montrera à tous que Jésus est présent en nous. Acceptant l’état de faiblesse dans lequel nous sommes, nous nous abaissons à l’exemple du Christ. Alors, demandons la grâce d’accueillir la faiblesse, l’humiliation dans l’Esprit Saint pour faire grandir en nous l’Amour de Dieu. Père Jan Mielewski, Curé de Ducos ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 6 Au  jour  de  l’Annonciation,  dès  que  Marie  eut  appris  par  l’Ange Gabriel que sa cousine Elisabeth attendait un enfant  «  dans  sa  vieillesse  »,  elle  part  en  hâte  pour  aider  sa  cousine : c’est la Visitation de Marie à Elis\pabeth. L es textes bibliques et la fête liturgique nous invitent à reconnaitre dans le mystère de l’ascension du Christ deux aspects : • Celui de la glorification céleste du Christ qui est en rapport étroit avec sa résurrection, • Celui de son dernier départ après une période d’apparitions, départ et retour vers Dieu dont les apôtres ont été témoins sur le mont des Oliviers. En montant au ciel, Christ a inauguré un nouveau mode de vie auprès de Dieu. Il est entré en premier dans le royaume pour préparer une place à ses élus, puis il reviendra et les y introduira pour qu’ils soient toujours avec lui (Jn 14,2s). En attendant cette échéance, nous chrétiens, devons demeurer unis par la foi. L’Ascension nous ouvre une perspective de la vie au ciel, de la vie éternelle. Dans les épreuves, gardons courage et rappelons- nous que la plus petite souffrance d’ici-bas nous prépare au-delà de toute espérance, un poids éternel de gloire (2 Co 4,17). Jésus ne nous a pas laissés seuls. Il demeure en nous par la présence réelle dans l’Eucharistie. C’est là que nous puisons la force de vivre dans l’espérance de la vie du ciel, à travers les prières, les sacrements, qui sont un trésor inépuisable. La fête de l’Ascension doit être pour chacun de nous un temps de révélation. Le temps des témoins et des missions commence. En tant que baptisés, nous avons un devoir vis-à-vis de la mission. C’est l’occasion privilégiée pour nous de réfléchir sur les vocations. C’est aussi un appel à la responsabilité de chaque chrétien. Faisons en sorte qu’en ce jour de joie, chaque famille, chaque groupe de prière, soit exhortés à rester dans la mouvance de l’Esprit Saint. D’ailleurs, le synode diocésain E CCLESIA ’M 2020 ! nous met sur le chemin de guérison dans l’expérience de la Pentecôte des familles. Vivons donc l’expérience de Pâques en passant par les exhortations de l’Ascension afin de mieux vivre la Pentecôte, fête de la naissance de l’Eglise de Jésus Christ. D ans le don de la vie reçu à la fois par une femme âgée et une jeune vierge, la Visitation illustre combien « rien n’est impossible à Dieu », et que « Dieu donne la vie et comble les attentes de ceux qui l’espère contre toute espérance ». L'initiative de la Vierge est marquée par une authentique charité, humble et courageuse, par la foi en la Parole de Dieu et par la poussée intérieure de l'Esprit Saint. Celui qui aime s'oublie et se met au service du prochain. Voilà l'image et le modèle de l'Église. La Visitation fait le pont entre Jean- Baptiste et Jésus, entre l’ancienne et la nouvelle alliance. Jean Baptiste est ce nouvel Élie annoncé par Malachie (Ml 3,23), « préparé pour la fin des temps » (Si 48,10), et qui précède l’apparition du Royaume de Dieu. La figure de Marie est interpellation et inspiration pour incarner les attitudes et les valeurs chrétiennes : La charité fraternelle, rendre le bien pour le mal, est le deuxième mystère joyeux. Marie, à travers son fils conçu, va au-devant du sacrifice suprême. Parler de spiritualité mariale, c'est trouver en Marie l'inspiration pour suivre le Christ. Il s'agit principalement de don, de présence, d'expérience, de vie. Le Père l’a choisie pour communiquer son Verbe de vie au monde meurtri. Que sa maternité continue d’engendrer de nouveaux ‘Jean-Baptiste’ pour qu’ils proclament la vérité et communiquent le souffle de l’Esprit ! A notre tour, donnons un souffle à nos rencontres et que nos visites deviennent des visitations. Heureuse visitation ! Heureux souffle de vie ! Heureuse vie de l’Esprit qui porte le Christ au monde. Père Hippolyte Toglobesse, Curé de Case-pilote et Bellefontaine ■ A scension •  (\b9 mai) L a V isitation •  (31 mai) Quarante  jours  après  pâques,  l’Eglise  célèbre  la  fête  de  l’Ascension, la montée de \bésus au ciel vers Dieu son père.  Du latin  Ascendere , l’Ascension signifie « mont\per ». LITURGIE 

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Pentecôte des familles : Pourquoi une effusion de l’Esprit-Saint ? Pourquoi une inscription en ligne ? Pourquoi une inscription en ligne ? Pourquoi une effusion de l’Esprit-Saint ? Pourquoi une inscription en ligne ? Pourquoi une inscription en ligne ? ■ Pourquoi une effusion de l’Esprit-Saint ? Ce faisant, nous répondons à l’appel de notre Archevêque, Mgr David Macaire, qui lui-même est porteur de l’appel du pape François exprimé dans son homélie à la fin des Rencontres Mondiales des Familles à Dublin, le dimanche 26 août 2018 à Phoenix Park, face à plus de 600 000 personnes : « […] la source ultime de tout le bien : […] l’Esprit de Dieu, qui souffle constamment une vie nouvelle sur le monde, dans les cœurs, dans les familles, dans les maisons et dans les paroisses. Chaque nouveau jour dans la vie de nos familles et chaque nouvelle génération portent la promesse d’une nouvelle Pentecôte, une Pentecôte domestique, une nouvelle effusion de l’Esprit […] ». Pendant ce temps d’effusion de l’Esprit-Saint, l’Eglise avec Marie, Mère de l’Eglise, prie pour que tous ceux qui le désirent puissent accueillir le plus pleinement possible l’Esprit-Saint reçu au baptême ! Ce seront les parents qui prieront pour leurs enfants après que les enfants et les prêtres aient prié pour les parents. Prions dès maintenant pour que pendant ce temps, que nous désirons plein de douceur, l’Esprit-Saint soit accueilli dans des cœurs assoiffés de sa présence ! ■ Pourquoi une inscription en ligne ? La dynamique de préparation à la Pentecôte des familles se met en place dans notre diocèse grâce à l’implication des catéchistes, des équipes de pastorale familiale des paroisses, avec la bénédiction et le soutien des prêtres ! Qu’ils en soient tous remerciés et bénis ! Toutefois, un effort soutenu doit être réalisé pour l’étape d’inscription (et de paiement) en ligne, et ce pour au moins 3 raisons : ➊ Assurer un accueil fluide, simple et fiable pour plusieurs milliers de personnes attendues le jour de la Pentecôte au Stade. ➋ Diminuer au maximum le stockage et les transferts d'argent entre paroisse et archevêché : économie d'énergie et de mobilisation de comptabilité. ➌ Permettre davantage de solidarité, d'amour fraternel dans la communauté paroissiale avec, pour cerise sur le gâteau, le fait de donner leur place aux plus jeunes qui peuvent aider les moins jeunes à se familiariser avec ces outils numériques. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 7 VIE DU DIOCÈSE ☛ Chaque membre de la famille doit avoir son billet : un billet « payant » à 10 € et le reste gratuit. Si les inscriptions gratuites pour votre famille n’ont pas été faites, merci de les réaliser au plus tôt. ☛ Le paiement par carte bancaire est à privilégier. Si vous avez des difficultés, merci de faire jouer la solidarité : une autre famille peut réaliser le paiement, elle peut ensuite se faire rembourser en liquide. ☛ Les billets obtenus peuvent être téléchargés sur le téléphone et/ou imprimés. Inscrivez vos familles grâce au lien suivant, puis inviter les autres familles autour de vous à s’inscrire : https://www.weezevent.com/ pentecote-des-familles-2019. Le seul fait d’aider à inscrire, d’encourager, constitue un vrai acte missionnaire ! La catéchèse et la pastorale familiale du diocèse ■ Quelques conseils pratiques à rappeler : Comment évangéliser, être missionnaire autour de la Pentecôte des familles ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 8 VIE DU DIOCÈSE I l y a quelques mois, à  l’occasion d’une ordination,  Eglise en Guadeloupe a  titré : « Aujourd’hui, un homme  est devenu prêtre ». La formule  m’a semblé remplie de sens, c’est- à-dire remplie de questions. Un  homme est devenu prêtre, «  homme  de Dieu », mais a-t-il cessé d’être  homme pour autant  ? Ne faut-il pas  être un homme et le demeurer pour  être un prêtre ? N’opposons-nous  pas parfois des choses qui sont  faites pour être unies, ou, pour être  exact, en complémentarité.    Première question : Un prêtre, au sens étymologique, est un sacrificateur, mais est-ce qu’il arrête pour autant d’être un sacrifié, lui-même offert ? La prière est le métier du prêtre. Il  rassemble les gens pour les faire  prier, mais arrête-t-il pour autant  de prier ? Lui-même, de quel côté  de la barrière se trouve-t-il ? Le  prêtre est celui qui prie, celui qui  offre… son temps, sa vie, tout ce  qu’il est. A l’image du Christ, il  est le prêtre et la victime offerte  avec tout le peuple de Dieu. C’est  d’ailleurs pour ça que lui seul peut  dire en vérité, in persona Christi : « Ceci est mon C orps, ceci est mon S ang ».   Et voilà le premier secret (il y en aura  sept) de la vie des prêtres  : le secret de sa sainteté, de sa sanctification.  Sacrificateur et sacrifié, celui qui  fait prier et préside la prière de la  communauté est celui qui prie plus  que tout autre. Deuxième question :  Le prêtre est un pasteur, mais est-ce qu’il cesse d’être un fidèle ? Serait-il un infidèle ? Ce  serait un comble ! Devenu manager  dans l’institution, il ne serait plus  prophète, n’aurait plus de charisme  et ne saurait rien faire d’autre que  commander – en "Koumandè" !!  Pasteur et responsable, il est aussi  un fou qui se jette à l’eau, qui dérange  parfois la communauté lorsque  l’Esprit Saint le guide !  Et voilà le deuxième secret  : le secret de son efficacité (capacité légendaire,  à travers l’histoire, à créer sans cesse,  des œuvres, des groupes, des actions  pour la gloire de Dieu et le salut du  monde).    Troisième question :  Un prêtre a une mission pastorale, mais a-t-il cessé, du coup, d’être dans un diocèse lié au ministère de l’évêque ?  Puisqu’il  est chef (dans le Christ-Chef), a-t-il  cessé d’être un équipier dans le  presbyterium ou dans les équipes  avec lesquelles il travaille ? Son  sacerdoce l’a-t-il placé sur une  planète différente des autres ? Est-il  encore membre du corps dont il est la  tête  ?  Bien sûr que oui. Au contraire,  étant, à la fois, pleinement dans sa  charge et pleinement en lien avec ses  frères, membre d’un corps, il trouve  là  le secret de sa fidélité.  (cf le  père Bousquet : "complémentarité  et charisme"). Que serait chaque  prêtre isolé des fidèles, du clergé, de  l’évêque et de l’Église  ? Un monstre  !  Un monstre rempli de talents peut- être, mais monstrueux quand même  !    Quatrième question :  Le prêtre est un enseignant… cesse-t-il d’être disciple ? Bien au contraire !  Il ne  peut enseigner que ce que lui- même a reçu et doit recevoir  sans cesse. Comme disait mon  père : "piti kouté gran… mé gran  kouté piti". Le prêtre ne peut pas  manquer de faire l’expérience de  l’enseignement qui lui vient des  fidèles, même les plus humbles,  même les plus éloignés de la foi ! Dieu veut que cet homme formé  pour enseigner, soit sans cesse un  disciple. Un disciple missionnaire.  Un curieux, un enfant. Un enfant  qui écoute ("Écoute, Israël" !),  qui voit les signes et reçoit sans  cesse l’enseignement de son  Dieu à travers les hommes, les  femmes, les évènements, l’Église  et ses pasteurs suprêmes. C’est  là  le secret de son humilité. Un  prétentieux qui n’apprend plus  rien, n’est plus un maître, ni un  témoin du Christ.   Cinquième question : Le prêtre est un confesseur, mais est-il encore un confessé ? Est-il un pénitent ? Oui, et c’est même là le secret de sa beauté.  La beauté de l’Église,  c’est que précisément toute la  grâce, toute la force, toute la  sainteté vient du Christ  ! Le prêtre  est un pauvre type comme tous  les autres. S’il s’était trouvé un  prêtre au milieux des hommes et  des femmes qui voulaient lapider  la femme adultère, lui non plus  n’aurait pas jeté la première  « Un homme est devenu prêtre » Homél\be de la messe chr\bsmale du 17 avr\bl 2019

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 9 pierre ! (Ça marche aussi pour les  évêques !). Le secret de sa beauté,  c’est d’être un coupable qui doit  porter un certain jugement sur  l’attitude de ses frères, non pas en  son propre nom, ou au nom de sa  propre perfection, mais au nom  du Christ. Cela lui donne quelque  chose du cœur miséricordieux  de Celui qui s’est laissé abaisser  jusqu’au sacrifice de la croix.   Sixième question : Le prêtre est un père, cesse-t-il pour autant d’être un fils ?  Toute sa vie est consacrée au  don de soi, de son temps, de la   P arole, du Corps et du Sang du  Christ, de la miséricorde ou du  pardon… Mais un père ne peut-il  jamais se montrer faible  ? Les pères  de ce monde enseignent pourtant  tout autant par leur force que par leur  faiblesse, c’est ce qui fait d’eux des  êtres humains. Qu’en est-il de nos  pères-prêtres : celui de ta paroisse,  de ton équipe, de ton aumônerie, de  ta communauté ou de ton groupe est  aussi un homme avec ses défauts,  ses faiblesses, qui avance comme  tous les autres en boitant, et c’est  là  le secret de son autorité. On  l’appelle «  père  », mais ce n’est pas  pour lui, c’est parce que Dieu l’a  choisi et mis là pour qu’il le soit  pour ses frères. C’est un service.   Septièmement, enfin, le prêtre est un célibataire, mais doit-il être un solitaire ? A-t-il cessé d’être en communauté pour autant ?    Est-il  entouré de quelques groupies et  affidés, qui le regardent d’en bas en  le laissant dans sa solitude, ou a-t-il  le droit ou non d’être entouré ?  Est-ce qu’à la tête d’une grande  communauté de plusieurs milliers  de personnes, il doit se retrouver  seul dans son coin quand la messe  est terminée ? L’invite-t-on pour  l’isoler à une place d’honneur  et ne lui parler que du baptême  du petit neveu… ou dire du mal  d’une autre paroissienne (!), ou  bien a-t-il le droit d’avoir une  petite communauté (PCE) comme  tout le monde ? Une famille ! Une  vraie famille, avec des frères et  sœurs qui le respectent, lui font  confiance et sont capables de lui  dire :"Là, tu as prêché un peu trop  longtemps aujourd’hui, mon père".  Non parce qu’un igname est sur  le feu, mais parce qu’ils prennent  part à son ministère. C’est de plus  en plus aujourd’hui une obligation  qu’il y ait autour de chaque prêtre  une communauté de disciples  missionnaires, de vrais amis,  hommes et femmes, de différents  âges et conditions, dont il se sait  entouré, aimé, corrigé quand il  le faut. C’est là le secret de sa fécondité. Célibataire, oui, mais  pas isolé ! Célibataire, mais pas  mis sur un piédestal et encensé  comme une statue. Aimé oui !...  mais pas adulé par des flatteurs.   Au final, le prêtre, c’est un homme… de Dieu.  Sans cesse en mission, il  est prêtre jusqu’à la fin de sa vie,  et même dans l’éternité. Mais c’est  aussi un homme qui a une famille,  se détend, part en vacances, prie,  exerce ses propres charismes…  Le risque, si on distingue trop  l’homme et sa mission, c’est qu’il  ait des moments de vie publique  où il est prêtre et des moments de  vie privée où il ne l’est plus du  tout, où il raccroche soutane ou  chasuble, devient un homme tout  court… sans Dieu. C’est un vrai  risque si on oublie que Dieu a uni  l’agir humain et divin dans la vie  de ces serviteurs.    Le prêtre est un homme de Dieu parce que la mission est toute sa  vie ou, plutôt, parce que sa vie  est entièrement une mission. Un  prêtre âgé dans une maison de  retraite, malade, fatigué ou retiré,  reste un prêtre, un missionnaire,  parce que Dieu l’a choisi. Ce n’est  pas sa mission qui est sa vie, c’est  sa vie entière, qui, dans chaque  fibre, chaque moment, intime ou  public, devient un témoignage.  Bien entouré par ses frères et les  fidèles les plus proches, si possible  bien accompagné par son évêque,  alors il peut s’écrier, non pas :  « C’est le Christ que je sers de  8h à 17h », mais :  "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi" ! Il dort quand je dors, se  repose, se détend, pleure, rit, va  prier, célébrer… Dans sa pauvreté, mais dans cette  unité profonde entre l’homme et  Dieu – qu’il essaie de réaliser, et  qu’il va un jour totalement vivre à  la table du Royaume –, le prêtre a  trouvé le secret. Aidons nos prêtres  à vivre tout cela. Aidons-nous les  uns, les autres, mes frères, à unir  ce qui est peut-être distinct, mais  qui doit être uni et complémentaire  pour notre sanctification et notre  joie. Amen.   + fr. David Macaire  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 10 VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE À  une  semaine  de  la  fête  des  mères  et  trois  semaines  de  la  Pentecôte,  quoi  de  mieux  que  de  prendre  la  main  de  Marie  et  d’inviter  l'Esprit-Saint  à  habiter  notre  cœur  et  à  transformer notre vie, lui qui nous sanctifie ! Trois mamans témoignent de ce que l’Esprit- Saint est une force active dans leurs vies et la plus ef\pficace des "aides à domic\pile" ! Les mamans et l’Esprit-Saint Y a-t-il un lien entre la mère, la maternité et l‛Esprit Saint ?Le rôle de la mère est bien celui d'accueillir la vie qui lui est confiée et de prendre soin de cet enfant pour le faire croître, le faire grandir pour que cet enfant puisse à son tour se donner, donc se réaliser. L‛enfant pour croître a besoin d‛être dans un environnement d‛amour et de bienveillance. L‛enfant n‛est pas la chose de la mère, il n‛est pas non plus l‛objet, dans le sens de propriété de la mère, mais inversement, la mère n‛est pas esclave de l‛enfant. Il y a donc un équilibre harmonieux à trouver. L‛Esprit-Saint, Lui, est souffle d‛amour, fruit de l‛amour donné et reçu du Père et du Fils. De cette amour donné, reçu du Père, jaillit l‛Esprit-Saint, l‛Esprit d‛amour. L‛Esprit-Saint est celui qui a permis que Marie soit mère. C‛est par l‛action de l‛Esprit-Saint que Marie est mère, par la volonté de Dieu. Mon expérience : quand j‛ai enfin bien voulu implorer le souffle de l‛Esprit-Saint, son souffle d‛amour dans mon rôle de mère, j‛ai réalisé que beaucoup de tensions, beaucoup de crispations, de déceptions ont pu être apaisées. Mon regard a pu être transformé de façon bienveillante. Il me semble qu'une maman qui accueille l‛Esprit- Saint peut transformer son regard, peut transformer sa façon d‛aimer, peut avoir une relation plus harmonieuse, plus ajustée, à savoir que l'on pense d‛abord au bien de l‛autre. De plus, prier l‛Esprit-Saint pour qu‛il accompagne nos enfants, c'est faire un cadeau à notre enfant. Confier nos enfants à l‛Esprit-Saint, c‛est leur faire un véritable cadeau car l‛Esprit Saint ne peut vouloir que leur bien, que le bonheur de nos enfants bien-aimés. Ces jours où nous allons bientôt fêter la Fête des Mères, je ne peux qu‛encourager les mamans, qui donnent tant à leurs enfants, qu'à se tourner vers l‛Esprit- Saint pour qu‛il souffle en elles un regard renouvelé, qu‛il souffle en elles un vent nouveau de l‛amour même de Dieu. Je rends grâce au Seigneur de m‛avoir rendue mère. Chacun de mes enfants est un don reçu de Dieu que je confie avec une confiance absolue au souffle de l‛amour de l‛Esprit- Saint. Bonne Fête des Mères dans le souffle de l‛Esprit : accueillez cet Esprit, souffle d‛amour. L'ange lui répondit : Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre...» (Luc 1,35). Voici la parole qui m'est tout de suite venue à l'esprit en pensant à l'action de l'Esprit-Saint dans ma vie et mon rôle de mère ! Maman de 2 enfants (Annaelle, 8 ans et Samuel, 4 ans) je fais régulièrement l'expérience qu'il n'est pas toujours facile "d‛assurer" sur tous les fronts : couple, enfants, travail, mission diocésaine, etc. Mise à part la présence indispensable de mon époux à qui j'ai été confiée par Dieu, je puise ma force dans l'invocation quotidienne de l‛Esprit-saint. En effet, dès le matin, j'invoque l'Esprit de force afin qu‛Il m'aide à démarrer la journée et à faire face à tout ce qui s'y présentera. Pour éduquer et élever nos enfants selon le cœur de Dieu, dans une société qui cherche de plus en plus à s'en "passer" voire à le "nier", j'invoque l'Esprit de conseil et de sagesse. C'est aussi ce même Esprit-Saint, reçu par nos enfants le jour de leur baptême, que je les invite à invoquer sur la route de l'école. En fait, tout comme Marie devint la mère de Jésus par l'action de l'Esprit-Saint, ma vocation d'épouse et par la même de mère, ne peut s'exercer sans cette aide divine qu'est le Saint-Esprit. La Pentecôte des familles prévue le 9 juin sera pour mon époux, nos enfants et moi- même, l'occasion d'accueillir le souffle de l‛Esprit-saint qui viendra me fortifier dans mes faiblesses. Merci Seigneur pour ce don de l'Esprit-Saint ! Le Seigneur nous a confié à mon époux et à moi de nombreux enfants (huit), des cadeaux extraordinaires et merveilleux de Dieu. Leur présence fait du bien à notre couple et à d'autres. En tant que mère, j'ai à les accueillir chacun, à prendre soin d'eux en les éduquant chrétiennement de façon à ce qu'ils connaissent Dieu, qu'ils aiment Celui qui les a créés de tout leur cœur, de toute leur âme, de toute leur force et de tout leur esprit, et qu‛ils puissent aimer leur prochain en commençant par leurs frères et sœurs et leurs parents. Je suis responsable d'eux en développant leurs vertus (justice, force, tempérance, prudence) pour plus de bonheur, pour plus de charité, d'espérance et de foi dans ce monde difficile. Mais comment y arriver sans l'aide de l'Esprit-Saint qui est en moi, et aussi en eux, et qui est là pour m'éclairer, me guider dans mes choix pour le bien de mes enfants ? Chaque matin, depuis le jour où j'ai donné ma vie à Jésus, en accueillant consciemment l‛Esprit-Saint que j'ai reçu à mon baptême, je l‛invite à conduire ma journée. Je lui demande de venir m‛aider dans les petites choses de la vie quotidienne (organisation de la maison, école, travail, conflits, sorties, éducation affective et sexuelle…) en lui disant simplement, dans telle situation : « Viens Esprit-Saint !» Je sais que je suis limitée, que je ne sais pas toujours aimer comme il le faudrait, c‛est donc pour cela que j‛appelle au secours l‛Esprit-Saint pour qu‛il s‛occupe de chacun des enfants : j‛en suis incapable sans lui et sans mon époux ! Et ma joie de maman, c‛est de voir les enfants demander aussi de l‛aide à l‛Esprit- Saint pour pouvoir faire la volonté de Dieu. L‛enjeu n‛est-il pas que nous soyons tous unis au Père, à Jésus et à l‛Esprit-Saint dans la vie éternelle ? La Sainte Vierge Marie, notre maman du Ciel, mon modèle de Mère, l‛épouse de l‛Esprit-Saint, me rappelle sans cesse ma mission de maman : celle de conduire chacun des enfants vers ce bonheur éternel. Béatrice Marie Gabrielle Ingrid

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 11 Le 1 er mai, l’Eglise fête Saint-\boseph, travailleur. Le charpentier de Nazareth est aussi  un bâtisseur et un modèle pour les croyants.  Le 1 er mai, c’est aussi la fête patronale de la commune. Des manifestations de réjouissances  ont  eu  lieu  sur  le  parvis  de  l’église  avec  la  participation  des  paroissiens  qui  sont  aussi  administrés de la commune pour la plupar\pt. L a messe a eu lieu à 7 heures en l’église du bourg en présence d’une délégation d’élus avec le maire, Athanase Jeanne-Rose, à sa tête ainsi que des élus des communes voisines, membres de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM). Une procession était prévue. Elle devait partir de la statue de Saint-Joseph à l’entrée de la ville, mais le temps en a décidé autrement ! Dans son homélie, le curé de la paroisse, le père Wilfried Bannais, a rappelé le rôle du travailleur chrétien par rapport à ce que Dieu nous demande. Le travail nous rend-il solidaire ou nous isole-t-il, s’est-il interrogé ? Il nous rappelait par là-même le devoir de lutte du chrétien pour sortir de cet isolement. Le curé nous a aussi invités, d’une part, à avoir une pensée pour les demandeurs d’emploi, surtout ceux qui sont sincères, d’autre part, à montrer aux jeunes le sens chrétien du travail. Ce qui est important, ce n’est pas gagner de l’argent mais faire quelque chose qui nous épanouisse et nous rendre heureux. La messe s’est poursuivie par une manifestation culturelle avec divers exposants (plantes, fruits et légumes, objets d’artisanat d’art, pâtisserie, etc.). Joël Sandot ■ C ette année, cette rencontre a eu lieu à l’église « Cœur Immaculé de Marie » de Bellevue. Une foule nombreuse a participé à la messe de 19h présidée par son excellence Mgr David Macaire. Dans son homélie, il a insisté sur la mission du chrétien. Nous ne sommes pas seulement chrétiens à la messe, dans l’Eglise, mais nous devons l’être partout, surtout auprès de ceux qui ne la fréquentent pas. Car, dit-il : « Nous sommes une génération choisie pour annoncer Jésus dans tous nos milieux de vie». Cette célébration a été riche en temps forts : des objets symbolisant le monde du travail ont été portés en procession lors des offrandes, l’envoi en mission par l’archevêque de la nouvelle présidente du CMT en lui remettant un cierge allumé, la prière à Notre-Dame du travail qui clôturait la neuvaine commencée le 22 avril 2019, le lendemain de l’anniversaire du retour vers Dieu de notre regretté père Gaston Jean-Michel, le fondateur de l’Action catholique dans notre diocèse, les remerciements à tous les participants, mais également aux militants et prêtres de la première heure, le père Jean de Coulanges et tout particulièrement l’ancien Président du CMT, Samson Gabriel, qui a beaucoup œuvré pour le mouvement. A l’issue de la célébration, les personnes qui avaient effectué la neuvaine, ainsi que celles qui étaient intéressées par le mouvement, ont été invitées à rejoindre les membres du CMT pour un échange suivi d’une collation. Le message du 1er mai du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC) ainsi que la prière des CMT ont été remis à chacun. Vous pouvez les retrouver sur le site du diocèse dans la rubrique CMT. Marie-Elisabeth R., Présidente du CMT ■ Saint- Joseph, travailleur Le 1 er mai fêté par les chrétiens dans le monde du travail Depuis de nombreuses années, les Chrétiens dans le Monde  du Travail (CMT) célèbrent la fête du travail le 30 avril, au  cours d’une célébration eucharistique. Selon le calendrier  de l’année, cette célébration est effectuée sur une paroisse.  Le 1 er mai, l’Eglise fête Saint-\boseph, travailleur. Le charpentier de Nazareth est aussi  un bâtisseur et un modèle pour les croyants.  Le 1 er mai, c’est aussi la fête patronale de la commune. Des manifestations de réjouissances er mai, c’est aussi la fête patronale de la commune. Des manifestations de réjouissances er ont  eu  lieu  sur  le  parvis  de  l’église  avec  la  participation  des  paroissiens  qui  sont  aussi  administrés de la commune pour la plupar\pt. L a messe a eu lieu à 7 heures en L a messe a eu lieu à 7 heures en L l’église du bourg en présence d’une délégation d’élus avec L d’une délégation d’élus avec L le maire, Athanase Jeanne-Rose, à sa tête ainsi que des élus des communes voisines, membres de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM). Une procession était prévue. Elle devait partir de la statue de Saint-Joseph à l’entrée de la ville, mais le temps en a décidé autrement ! Dans son homélie, le curé de la paroisse, le père Wilfried Bannais, a rappelé le rôle du travailleur chrétien par rapport à ce que Dieu nous demande. Le travail nous rend-il solidaire ou nous isole-t-il, s’est-il interrogé ? Il nous rappelait par là-même le devoir de lutte du chrétien pour sortir de cet isolement. Le curé nous a aussi invités, d’une part, à avoir une pensée pour les demandeurs d’emploi, surtout ceux qui sont sincères, d’autre part, à montrer aux jeunes le sens chrétien du travail. Ce qui est important, ce n’est pas gagner de l’argent mais faire quelque chose qui nous épanouisse et nous rendre heureux. La messe s’est poursuivie par une manifestation culturelle avec divers exposants (plantes, fruits et légumes, objets d’artisanat d’art, pâtisserie, etc.). Joël Sandot ■ Saint - Joseph, travailleur - Joseph, travailleur - ■  0696 28 56 38 sur Facebook : Action catholique de la MartiniqueAction catholique de la Martinique diocèse dans la rubrique CMT. Pour tout contact : Pour tout contact :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 12 L’enseignement  catholique de Martinique D es communautés éducatives qui fonctionnent sur le principe de subsidiarité L’Enseignement catholique (E.C.) n’est  pas dans un univers protégé, il est plongé dans  le monde d’aujourd’hui avec toutes les difficultés que rencontre ce monde : la perte de  sens, l’absence de repères solides, les conflits, les inégalités, la dépopulation importante  et  continue  en  Martinique,  la  perspective  du  chômage  des  jeunes.  Tout  cela  impacte  forcément  les  effectifs  scolaires.  Cette  évolution  démographique  et  plus  largement  sociétale  et  spirituelle  oblige  l’ensemble  des  acteurs  en  charge  du  monde  éducatif  à  penser de nouvelles stratégies F ace à cette désespérance ambiante, l’E.C. de Martinique se veut un acteur vigilant et souhaite apporter sa contribution dans le champ de l’éducation. Il s’inscrit, comme ceux des autres territoires français et d’outre-mer, dans les orientations de travail du Comité National de l’Enseignement Catholique (CNEC) mises en œuvre dans les territoires par le Secrétariat Général de l’E.C. (SGEC). Lors de l’Assemblée plénière des évêques de France de Novembre 2018, ceux-ci ont donné leur accord pour les orientations du CNEC ci-dessous : L’EC de Martinique s’inscrit également dans les orientations diocésaines : Celles du 3 ème chantier d’E CLESIA ’M 2020 ! : Bâtir une éducation chrétienne qui propose aux différents acteurs des orientations pour une éducation catholique. Celles du projet diocésain de l’enseignement catholique qui s’oriente dans ce sens et se propose de ➊ Viser le développement, afin de répondre aux besoins éducatifs dans le cadre d’un juste maillage territorial. ➋ Favoriser prioritairement les pratiques et les projets relevant de la mixité sociale et scolaire, de l’inclusion, de l’accueil des élèves les plus fragiles. ➌ Promouvoir dans tous les établissements des modalités d’organisation pédagogique efficientes associant créativité et sobriété. ‘‘ Donner un souffle nouveau aux communautés éducatives ‘‘ ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE  DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 13 Par un travail de fond pour promouvoir son projet éducatif :  Offrir aux élèves une éducation religieuse respectueuse de la liberté des consciences.  Garantir aux familles la liberté du choix éducatif.  Proposer une offre de formation élargie de la maternelle au post-bac.  Préparer les jeunes à «l’après cursus scolaire par une éducation au choix beaucoup plus précoce».  Offrir un enseignement de qualité au moyen de pratiques pédagogiques éprouvées, mais aussi renouvelées.  Accompagner dans leur mission les équipes enseignantes et non enseignantes. Pour mieux comprendre comment se déclinera cette démarche sur notre territoire, une présentation de l’organisation de l’E.C. de notre Diocèse est nécessaire : Selon le statut de l’E.C., l’évêque du lieu est le premier responsable de l’E.C. (art. 198 et suivants). Pour assurer cette mission, Mgr l’Archevêque, David Macaire, s’est entouré d’une conférence des tutelles et d’un délégué épiscopal Directeur diocésain, le Père Alain Ransay. Nommé par l’évêque, le Directeur Diocésain a pour mission de contribuer à la veille qu’exerce l’évêque sur l’ensemble des établissements de son diocèse quelle qu’en soit la tutelle. Les services de la Direction Diocésaine sont assurés par une Directrice adjointe, une adjointe en Pastorale et un observateur académique en charge des données numériques et des statistiques. Des personnes ressources apportent également une aide ponctuelle pour la veille juridique et la conduite de projets. Nous rappelons que l’E.C. représente à la Martinique : • 6,5 % de la population scolarisée. • 4666 élèves, 2331 au 1 er degré, 2335 au 2 nd degré. • Accueille des élèves de la maternelle au post bac dans 15 établissements répartis sur le territoire : Morne-Rouge, Fort-de-France, Rivière-Salée. • 291 enseignants, 244 personnels non enseignants. • Des projets éducatifs, pastoraux, d’établissement dans chacune des structures. • Des structures et des partenaires : Des tutelles congréganistes et diocésaine : - Notre-Dame de la Délivrande (les établissements du Morne-Rouge et l’externat de Redoute), - Saint Joseph de Cluny (Rue Lamartine et Cluny) - la tutelle diocésaine (Séminaire-Collège, la Maîtrise de la Cathédrale, et Saint Jean-Paul II- L'Espérance). Des Associations : - L’APEL, association des parents d’élèves. - FORMIRIS pour le financement des formations. - L’IFAGEC pour la formation des enseignants, - L’UGSEL pour l’animation sportive, éducative et culturelle des élèves. - Les OGEC pour la gestion administrative et financière des établissements. Des bénévoles : les catéchistes, les chargés de mission… Et l’E.C. étant associé à l’état par contrat : Les Mairies, la Collectivité Territoriale de Martinique L’Education nationale. Comment ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 14 ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE  DOSSIER Reconnue comme seule association officielle de parents d'élèves par l'Enseignement catholique, l'Apel (Association de parents d'élèves de l'enseignement libre) dispose d'une place spécifique au sein de l'établissement scolaire. Membres à part entière de la communauté éducative, les parents sont des partenaires de l'établissement. En Martinique, les 5 Apel d’établissement existantes (2 846 adhérents) sont regroupées au sein de l’Apel Académique, elle-même faisant partie de l’Apel Nationale. Les familles bénéficient de l'abonnement au magazine Famille & éducation, de l'accès au site internet www.apel.fr, du Facebook Apel Martinique et du Service d'information et de conseil aux familles (0696 414 696). Si l’établissement est la cheville ouvrière et le socle de l’organisation de l’E.C., il ne peut fonctionner sans le maillage territorial que constituent par leurs actions, les partenaires, les structures, les associations qui sont moins connues du grand public, c’est pourquoi nous avons choisi de les présenter ici :L’IFAGEC : Institut de Formation Antilles Guyane de l’Ensei- gnement Catholique est en France l’un des 27 Instituts supé- rieurs de formation de l'enseignement catholique. Aux Antilles Guyane, l’IFAGEC est un institut missionné au service des établissements privés sous contrat, créé le 22 octobre 1999. Il propose un master MEEF (métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation), par convention avec l’ICP (Institut catholique de Paris) pour les étudiants qui veulent embrasser le métier d’enseignant L’lFAGEC assure la formation continue des enseignants du privé sous contrat et également des parcours alternatifs de cadres éducatifs. Par ailleurs, l’IFAGEC, en lien avec l’Ecole des Cadres Missionnés assure la formation des chefs d’établissement et de leurs adjoints. La responsabilité de l’élaboration de la politique de formation est confiée par l’Enseignement catholique à Formiris. Organisme national, accompagné par la tutelle de la formation, Formiris exerce ses fonctions dans le cadre défini par le Comité national de l’Enseignement catholique. Formiris a la responsabilité : • d’élaborer les propositions d’orientation de formation pour l’ensemble des personnels, en tenant compte des préconisations de la tutelle, des priorités des établissements et des besoins des personnels. • de gérer les fonds publics de formation des enseignants et de rendre compte de leur usage ; • de programmer les dispositifs de formation continue des enseignants et de les évaluer ; • de répartir les financements dédiés à la formation initiale des maîtres. Les Organismes de Gestions de l'Enseignement Catholique (OGEC) Les membres des OGEC, bénévoles de l’association, apportent une indispensable compétence à la gestion économique, financière, immobilière et sociale de l’établissement. Ils mettent leur expertise au service du projet éducatif de l’établissement. Le président de l’association de gestion collabore étroitement avec le chef d’établissement et l’autorité de tutelle (Les acteurs de la communauté éducative). Beaucoup d’actions, de tâches sont réalisées par « les bénévoles » notamment dans le domaine pastoral et celui de l’animation dans les établissements. Parents, sympathisants, anciens élèves contribuent par leur soutien à tisser du lien et faire vivre l’esprit d’une vraie communauté où chacun doit se sentir responsable, respecté et reconnu. L’ UGSEL, fédération sportive éducative de l’E.C. Les chiffres nationaux :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 15 Et enfin, comme l’Enseignement Catholique est avant tout une ECOLE de la vie, nous terminons avec un sujet d’actualité : La préparation aux examens présentée par un Chef d’établissement Le groupe scolaire du second degré Saint Joseph de Cluny est constitué d’un collège, d’un lycée général et technologique ainsi que d’un lycée professionnel. A la rentrée 2018, nous préparons nos élèves de 3 ème au Diplôme National du Brevet (DNB), aux baccalauréats ES, S, L et STMG, aux baccalauréats professionnels commerce et ASSP, aux BEP commerce et ASSP, et aux CAP AEPE. Concernant le DNB, nous organisons au cours de l’année scolaire 2 examens blancs dans les conditions du déroulement des épreuves : 1 en janvier et 1 au début du mois de mai. Les résultats sont ensuite affichés et exploités par les enseignants. Suite au deuxième examen blanc, les élèves recalés sont pris en charge par l’équipe pédagogique et bénéficient d’un programme d’entrainement en juin. Les lycées sont organisés en semestre, ce qui permet une bonne prise en compte des élèves en difficulté. En effet, un accompagnement spécifique est accordé aux élèves dont les résultats sont trop justes, voire insuffisants. De la fin septembre à la fin mai, des devoirs type bac sont programmés tous les samedis pour les élèves de 1 ères et Terminales du Lycée Général et Technologique (LGT) en plus de l’horaire normal de leur classe. Concernant les élèves de 2 nde LGT, des devoirs du samedi sont programmés une fois par mois. Les élèves de Terminales du Lycée Professionnel (LP) bénéficient de la même programmation que les élèves de terminale du LGT. Cet entrainement est essentiel pour le bac, mais surtout pour acquérir une capacité de travail intéressante pour se préparer aux exigences du post bac. Une semaine de bac blanc est organisée autour des vacances de carnaval afin que les élèves se situent quant à leur préparation. Enfin, des enseignants et les adjoints en pastorale se tiennent en permanence à la disposition des élèves pour un coaching concernant leur méthode de travail ainsi que leur bien-être physique et mental pour mieux aborder cette période d’examen. Le chef d’établissement, G.VOYER L’offre de formation de l’Enseignement Catholique 2019/2024 en préparation Au niveau national, ce travail de préparation à l’accompagnement des établissements sur l’évolution de cette politique prospective concertée pour affronter les défis de l’école de demain se concrétisera par une feuille de route qui déclinera les principes d’action, les orientations politiques pour se donner les moyens d’un développement global, les paramètres à prendre en compte, les modalités de travail. Cette feuille de route sera diffusée en juin 2019. Au niveau local, selon la même démarche et parallèlement, un groupe de travail a été constitué depuis novembre 2018 et réfléchit à une offre de formation aux familles sur notre territoire. Celle-ci prend en compte les atouts et les freins de notre territoire dans une logique de complémentarité avec l’Enseignement public. Ses conclusions et son projet seront présentés au CODIEC/CAEC (Comité Diocésain de l’Enseignement Catholique, Comité Académique de l’E.C.) du 11 juin 2019. Le CODIEC/CAEC, sous la présidence de Monseigneur l’Archevêque, valide toutes les décisions prises dans l’E.C. présentées par Le Directeur Diocésain. ■ LYCEE POLYVALENT COLLEGE

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Interview du  Père Alain Ransay, Délégué Ep\bscopal à l’Educat\bon et  à l’Ense\bgnement Cathol\bq\Cue (DDEC) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 16 Père Alain Ransay, vous êtes directeur  de l’enseignement catholique depuis  2016. Pouvez-vous nous rappeler la  place de l’Enseignement catholique  en Martinique ?  Depuis quand  existe-t-il ?  L’Enseignement Catholique (EC) a  existé depuis le commencement de  la scolarisation à la Martinique. Ce  sont les sœurs de Cluny qui tenaient  toutes les écoles de la Martinique. Les  familles de colons fortunés envoyaient  ensuite leurs enfants à Paris pour la  poursuite de leurs études secondaires,  jusqu’à ce que les frères de Ploërmel  créent le Séminaire Collège à Saint- Pierre qui sera, suite à l’éruption  volcanique du 8 mai 1902, transféré  sur la nouvelle capitale, à savoir Fort- de-France.  Combien d’écoles et d’établissements  comprend-il ? Combien d’élèves  sont-ils accueillis ? 7 écoles, 4 collèges et 2 lycées  généraux,  2 lycées professionnels. Un peu moins de 4667 élèves. En 3 ans, quelle évolution avez-vous  observée ? Les demandes d’inscrip- tions non satisfaites sont-elles tou- jours aussi nombreuses ? Elles restent nombreuses, même si le  nombre a baissé et continuera à baisser  à cause du phénomène de dénatalité  que nous déplorons actuellement et  qui risque même de conduire à la  disparition de la culture martiniquaise. Dans plusieurs régions de France,  des écoles et établissements privés  catholiques hors contrat avec  l’Education Nationale ont été créés  par des parents d’élèves. Est-ce le  cas ici aussi ?  Il y a 4 établissements hors-contrats à  ma connaissance : le Petit Château de  Thérèse à Ducos et l’école St Raphaël   à Terreville, et 2 écoles qui ont adopté  la pédagogie Montessori : une à Fort- de-France et l’autre à Saint-Joseph. Quelles sont les raisons de ce choix  opéré par ces parents ?  Seul le Petit Château est explicitement  sur le même terrain que nous.  Les raisons sont que les parents  trouvaient que le caractère propre  de nos établissements n’était pas  suffisamment affirmé. Ce caractère propre des établissements  catholiques sous contrat  avec l’Etat  vous paraît-il suffisamment affirmé  ici ? Je trouve qu’un gros effort a été fait…  Il nous reste encore une bonne marge  de progression, mais les choses, à mon  avis, progressent bien. D epuis 2018, à l’initiative de Mgr  David Macaire, l’Enseignement  catholique s’est étendu à  l’Enseignement supérieur avec la  création de l’Institut Catholique  Européen des Amériques (ICEA).  Qu’apporte-il de nouveau pour les  jeunes de la Martinique et de la  Caraïbe ? Est-il appelé à étendre  son offre de formations dans les  prochaines années ? L’ICEA entend apporter, même  modestement, une contribution au  bien commun de la Martinique qui  passe par la formation des ses jeunes  à des métiers qui ouvrent sur de vrais  débouchés sur place. Il s’agit pour  nous, non pas de faire concurrence à  l’Université de Antilles, mais d’agir  en complémentarité notamment pour  retenir quelques uns des 800 jeunes qui partent chaque année faire des études ailleurs. Plus nous aurons des jeunes Martiniquais qui passent leurs premières années de vie adulte à la Martinique, plus nous aurons de chances qu’ils aiment leur région et qu’ils aient envie d’y travailler. Concernant l’offre de formation, la première « Sciences politiques et écologie humaine » est en place. Mais de nombreux autres projets sont dans les cartons, notamment dans le domaine scientique. Enfin, vous préparez avec vos équipes  la rentrée 2019 : de nouveaux projets  seront-ils mis en œuvre ?  Les problématiques générales   touchent tout autant les Etablissements  catholiques que les autres écoles. Un  groupe de travail est mis en place depuis  le début de l’année scolaire 2018/2019  afin que nos écoles répondent aux  besoins des familles, à ceux  de  cette  société où les changements s’opèrent  très vite ; cette société à laquelle chacun  doit s’adapter en permanence, mais  notre mission éducative et pastorale  reste la même. Certains projets sont  déjà bien engagés et tiennent compte  de la diversité d’implantation  et de  population de nos établissements,  d’autres sont en gestation à tous les  niveaux de la maternelle au post- bac pour que « chacun de nos élèves  devienne auteur du sens qu’il donne  à sa vie, à la vie sociale et à la vie  de l’humanité» (Cf. Journée des  communautés éducatives de décembre  2005).  Propos recueillis par Michel Déglise  ■ ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE  DOSSIER

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? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 17 ‘‘ ‘‘ Un chrétien doit-il être végétarien ? A vant de répondre à cette question cherchons dans la bible si le Christ Jésus lui-même a été végétarien ou pas. On peut constater en lisant la Sainte Ecriture que Jésus a mangé du poisson : « Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. » (Luc 24, 42-43), et aussi de l’agneau (Luc 22.8-15). Donc le Christ Jésus a miraculeusement nourri la foule au moyen de pain et de poisson (Mathieu 14.17-21). D’autre part, on retrouve l’apôtre Pierre qui voit une toile qui contenait des animaux, et une voix qui vient du ciel lui dit que toute nourriture, y compris animale, était pure : « Il sentit la faim et voulut… ne le dit pas souillé » (Actes 10.10-15). Mais déjà dans l’Ancien Testament, Dieu donne aux hommes la faculté de se nourrir à partir de la viande. Cela est survenu après le déluge au temps de Noé, Dieu montre ici une grande sollicitude envers toute l’humanité en lui permettant de manger de la viande : « Soyez la crainte et l'effroi de tous les animaux de la terre et de tous les oiseaux du ciel, comme de tous ce dont la terre fourmille, et de tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains» (Genèse 9.2-3), et cette instruction n’a pas changé entretemps. Être végétarien n’est pas une faute, on peut le devenir à cause de raisons médicales. Un médecin peut nous imposer un régime alimentaire strict, sans viande, afin de sauver notre vie ou au contraire de nous imposer de manger de la viande car il y a une carence en protéine ou autres. De même, Saint Paul nous indique un chemin équilibré qui peut nous aider à avoir une attitude juste vis-à-vis de celui qui est végétarien ou autres, car de nos jours, de nouveaux modes d’habitudes alimentaires apparaissent (végan, végétaliens…). Saint Paul nous dit : « Tel croit pouvoir manger de tout ; tel autre, qui est faible, se nourrit des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli parmi les siens » (Romains 14.2-3). Encore une fois, Dieu a permis à l’humanité de manger de la viande après le déluge (Genèse 9.3). La Loi de l’Ancien Testament interdisait à la nation d’Israël de consommer la chair de certains animaux (Lévitique 11.1-47), mais aucun commandement n’a jamais interdit de manger de la viande. C’est pourquoi il est important de retenir que Jésus a déclaré que tous les aliments et toutes formes de nourriture, en particulier toutes sortes de viandes sont pures : « Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur » (Marc 7.14- 15). En déclarant que « tous les aliments sont purs », Notre Seigneur Jésus Christ contrevenait gravement à une tradition de son peuple… mais c’était pour permettre à tous ceux qui n’avaient pas les traditions juives d’entrer dans l’Eglise. Notre Seigneur Jésus Christ pensait aux païens. Comme en toutes choses, chaque chrétien doit prier Dieu afin qu’il lui montre ce qu’il veut qu’il mange. Tout ce que nous décidons de manger est acceptable à ses yeux, tant que nous lui rendons grâces de nous l’avoir donné (1 Thessaloniciens 5.18). « Ainsi donc, que vous mangiez, que vous buviez ou quoi que vous fassiez quelque chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10.31). Ainsi nous comprenons que ne pas être végétarien n’est certainement pas une faute pour un chrétien. Si j’ai mangé de la viande, je n’aurai pas besoin d’aller le confesser. Par contre, si on adopte ce mode de vie, (végétarien, végan) il est nécessaire que cela se fasse de manière à nous maintenir en bonne santé et ne pas provoquer de maladies graves. Le Christ nous a montré durant sa vie terrestre qu’il a lui-même mangé de la viande, et il a même multiplié des poissons. Abbé Neuville Cospar, Diacre, paroisse de Bellevue ■ de son peuple… mais c’était pour permettre à tous Notre Seigneur Jésus Christ pensait

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 18 N otre bien-aimée Mère Jean a très bien illustré dans sa vie quotidienne la devise de notre Congrégation : «LOVE & SERVE» - «AIMER & SERVIR». Elle aimait particulièrement les pauvres, les défavorisés et les personnes âgées. Un homme pauvre nommé Joe venait toujours à notre porte, selon nous, au mauvais moment ... particulièrement aux prières à la chapelle. N’ayant plus que nous, il aurait attendu jusqu’après les prières, mais les paroles de Mère Jean résonnent encore dans nos oreilles à ce jour… Cet homme pourrait bien être Jésus… allons le nourrir et venons ensuite prier… notre prière aura plus de sens. Chaque Sœur qui a eu l’occasion d’être formée par Mère Jean peut témoigner de nombreuses expériences d’amour et de service. Elle aimait beaucoup sa famille et celle-ci l’aimait inconditionnellement en retour. Famille de Mère Jean, je dois vous dire que tout ce que vous lui avez donné a été partagé avec la communauté. Elle n'a rien gardé pour elle et pourtant elle était si heureuse et contente. Pour nous, elle a donné un sens véritable au vœu de pauvreté par son brillant exemple. C'est grâce à sa gentillesse que Mère Jean a créé un fonds spécial pour aider les pauvres dans le besoin. Lorsqu'elle a entendu parler du sort des enfants de l'école primaire et du Vieux-Fort qui arrivaient en classe affamés, ou manquaient l'école parce qu'ils n'avaient rien à manger, Mère Jean a fourni les fonds nécessaires pour donner le petit déjeuner à 60 enfants environ, le matin avant l'école. Mère Jean a traité tout le monde avec amour et dignité, y compris nos employés du couvent, et Chacun peut témoigner sur la façon dont il s'est senti chéri par Mère Jean et sur le fait qu'il se soit senti mieux dans une famille dont les conditions de vie étaient fort améliorées. Une de ses paroles préférées : « Mes Sœurs, si quelqu'un vous demande ce que vous faites au couvent, dites-lui que vous êtes à l'école de l'amour ». Elle nous rappelait tous les jours, à travers ses exemples, la devise de Laure SABES « Aimer et Servir », afin d’être de vraies femmes de l’Evangile. Elle a toujours été une âme très calme et douce. Même quand elle a rendu son dernier souffle le vendredi 8 mars 2019, après son petit-déjeuner. L’infirmière de service a confié aux Sœurs : «Je veux mourir comme elle, quand mon jour viendra... calme, sereine et paisible ». Repose en paix, Mère Jean. Sr Marie Anthonia ■ A Dieu, Mère Jean VERS LA VIE Agenda de l’Archevêque Dimanche 19 mai : • 8h : Confirmation à la paroisse du Morne-Vert (Morne-Vert + Carbet) • 11h : Confirmation à la paroisse de Macouba (Macouba + Grand-Rivière) • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 21 mai : • Conseil épiscopal Mercredi 22 mai : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Saint-Christophe à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs Jeudi 23 mai : • Assemblée Générale et Conseil d’Administration de l’Espérance Patronage Saint-Louis Vendredi 24 mai : • Cénacle pour les prêtres Samedi 25 mai : • Messe d’action de grâce et rencontre avec les directeurs des établissements de l’Enseignement Catholique • 17h : Confirmation à la paroisse du François (1 er groupe) Dimanche 26 mai : • 6h : Messe à la chapelle de Volga • 7h30 : Confirmation à la paroisse de Régale • 10h : Confirmation à la paroisse de Josseaud • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 27 mai : • Conseil Diocésain pour les Affaires Économiques Mardi 28 mai : • Conseil épiscopal Mercredi 29 mai : • Rencontre avec les confirmands des paroisses du Lorrain et du Marigot à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs Jeudi 30 mai : Ascension du Seigneur • 7h : Messe à la paroisse du Marin • 9h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Luce • 18h : Feu nouveau à Ducos Vendredi 31 mai : • Rencontre avec les élus participants au pèlerinage à Rome Samedi 1 er juin : • 9h : Confirmation à la paroisse de Balata • 17h : Confirmation à la paroisse du Marigot Dimanche 2 juin : • 9h30 : Confirmation à la paroisse du Lorrain • 15h : Confirmation des recommençants à la Cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 mai 2019 – n° 586 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\p MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\pX Téléphone : 06 96 3\p10 333 - E-mail : m\pichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souha\bte recevo\br en toute confident\bal\bté votre brochure pour m’\bnformer  sur les poss\bb\bl\btés de legs, donat\bons et assurances-v\be à l’Assoc\bat\bon D\bocésa\bne. oui , je  souha\bte  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Serv\bce  des  legs  et  donat\bons ou à mon dom\b\Cc\ble. L\bGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en hér\btage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal V\blle  Téléphone E-ma\bl Paro\bsse  (facultat\bf) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\pINIQUE Pour consulter le site Web : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Dimanche 26 mai 2019 - Jeunes actifs : les oubliés de l'Eglise ? Ils ne sont plus étudiants et ne vont plus à l’aumônerie, ils ne sont pas encore mariés, ils n’ont pas encore d’enfants et ne les accompagnent donc pas au baptême ou au catéchisme : que fait l’Eglise pour les jeunes professionnels ? Sont-ils suffisamment accompagnés et trouvent-ils des groupes adaptés à leurs préoccupations ? Comment concilient-ils leur nouvelle vie de salariés et leur foi ? Dieu m’est témoin accueille cette semaine des jeunes actifs qui s’organisent ! Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 5 e Chantier  E CCLESIA ’M 2020 ! « Soigner et Délivrer les âmes » La santé et le bien- être « Soigner et Délivrer les âmes » D Dans le cadre du 5 ème grand chantier synodal E CCLESIA ’M 2020, l’Association des pèlerins et militants de la foi « APMF » vous propose, pour améliorer votre santé et votre bien être spirituel et tout particulièrement en cette période de carême, des marches tout au long de l’année 2019. Vous avez la possibilité de marcher en toute amitié et convivialité dans le district de votre choix. « Eglise en Route » Programme des Marches du Samedi 25 ma\pi 2019 DISTRICT DEPART à 6h ARRIVEE District de FdeF Centre Est Chapelle de Choisy (Saint Joseph) Grotte de Lourdes (Saint Joseph) District de FdeF Centre Ouest Maison des Spiritains (FdeF) Couvent Saint Joseph de Cluny (FdeF) District du Grand Nord Chapelle de Macédoine Oratoire de Vivé District du Grand Sud Eglise Saint Thomas du Diamant Chapelle de Taupinière (Commune du Diamant) District du Nord Atlantique Eglise Saint Paul du Morne des Esses Chapelle de Bois Lézards (Gros-Morne) District du Nord Caraïbe Eglise Saint-Denis de Fonds St-Denis Eglise Notre Dame de l’assomption (Saint Pierre) District du Sud Chapelle de Fond d’Orange (Ducos) Oratoire du Morne-Vert (Ducos) Viens montrer JESUS partout en MARTINIQUE, personnellement et en Eglise. Que toute la Martinique soit en route !!! Prochaines marches  prévues les samedi 1 er, 15 et 29 juin 2019  Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter l’APMF au 0696 86 46\ 46

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Ô Seigneur, fais que ma foi soit entière, sans réserves, et qu’elle pénètre dans ma pensée, dans ma façon de juger les choses divines et les choses humaines. Ô Seigneur, fais que ma foi soit libre : qu’elle ait le concours personnel de mon adhésion, accepte les renoncements et les devoirs qu’elle comporte et qu’elle exprime le point culminant de ma personnalité : je crois en Toi, Seigneur. Ô Seigneur, fais que ma foi soit certaine, forte d’une résultante extérieure de preuves et d’un témoignage intérieur de l’Esprit Saint, forte de sa lumière rassurante, de sa conclusion pacifiante, de son assimilation reposante… St Paul VI « Seigneur, je crois… « Seigneur, je crois… Je veux croire en Toi ! »Je veux croire en Toi ! » – désormais fêté le \b9 mai  – Saint Paul VI

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