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E g lise en MARTINIQUE L’ E glise rêve d’un monde… N° 591 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 13 OCTOBRE 2019 Hommage au père Filopon

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EDITORIAL 23 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 C ’est Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne des missions, qui nous a ouvert la porte d’entrée dans ce Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le pape François. « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en m\ ission dans le monde », tel est le thème choisit par le Saint-Père. Il\ invite tous les chrétiens à s’engager et à participer à la mission d’évangélisation par le partage, la prière et l’offrande.\ La prière doit être au cœur de nos relations avec Dieu. L’Evangile de ce 28 e dimanche ordinaire nous parle d’action de grâce. La rencontre avec Dieu change tout : « Relève toi et va ; ta foi t’a sauvé ». De «guéri», le Samaritain est «sauvé\ » parce qu’il a reconnu le passage de Dieu dans sa vie, et cela l’a poussé à \ montrer toute sa reconnaissance. Nous aussi, disons merci au Seigneur pour la vie qu’Il nous a donnée. L’Eglise rêve d’un monde… plus écologique ? Depuis le 6 octobre (jusqu’au 27), se tient à Rome le Synode des évêques sur l’Amazonie : de nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie \ intégrale. Selon le pape François, « Une Pentecôte renouvelée ouvre grand les portes de l’Église afin qu’aucune culture ne re\ ste repliée sur elle-même, et qu’aucun peuple ne soit isolé mais\ s’ouvre à la communion universelle de la foi ». L’écologie intégrale tient compte, entre autres, de la nature, d\ es éléments, des plantes ou des animaux, mais aussi de l'être huma\ in lui-même. La bénédiction des maîtres et de leurs animaux domestiques par notre archevêque, a été une grande première \ dans le diocèse. Selon le Vicaire épiscopal en charge de la mise en œuvre du Projet E CCLESI A’M 2020 !, la nouvelle année pastorale 2019- 2020 sera riche en temps forts (cf. programme des grands rendez- vous). Différents mouvements ont fait leur rentrée et sont en marche (Service Padre Pio, Scouts, Pastorale des Hommes…). En ce mois d’octobre, mois du Rosaire, demandons à Maman Marie de nous conduire vers son fils. Soyons missionnaires et… posons des actes concrets pour témoigner de notre foi. Bonne route avec tous les saints du mois ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 33 MOT DE L’EVÊQUE EGLISE DANS LA CARAÏBE  LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE\C • 1 er Congrès Mission de l\bAEC • La Parole Dominicale • Sommes-nous protégés par les objets bénis ? • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) •  Saint Michel,  au cœur et en tête des pèlerins • Récollection du service Padre Pio • Père Brice Gourdin  •  Bénédiction des anim\saux domestiques  et de leurs maîtres • Les rendez-vous diocésains 2019-2020 • La pastorale diocésaine des hommes 97\s2 •  Pour mieux connaître le scoutisme  à Saint-Joseph • Messe en l\bhonneur de Saint J\soseph • Agenda de l\bArchevêque • Rêve d\bun monde... ?  M\sission et Tradition •  Message du Pape  pour le mois missionnaire extraordinaire 5 6 2222 3333 4 7 8 8 9 10 12 14 14 16 MÉDIAS 19 • Sommes-nous protégés par les objets bénis ? AN TC\bÈ LÉGLIZ-LA • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) COIN JEUNESSE  18 17

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 3 A Rome, en ce moment, le  Synode a pour thème :  « Nouveaux  chemins  pour l’Église et pour une  écologie intégrale  ».  « Le don que nous avons reçu est un feu, c’est un amour brûlant envers Dieu et envers nos frères. Le feu ne s’entretient pas tout seul : il meurt s’il n’est pas maintenu en vie, il s’éteint s’il est recouvert de cendre. Si tout reste immobile, si ce qui rythme nos jours c’est le ‘‘on a toujours fait comme ça’’, le don disparaît, suffoqué par les cendres des craintes et par la préoccupation de défendre le statu quo ». (Pape  François à l’ouverture du Synode).  C’est clair, pour le pape François,  l’heure est au progrès… C ertains  le regrettent !  Faut-il donc rêver d’un autre monde  et même… d’une autre Église ? Ce  genre d’idée « déthéologisée » pour  guitariste à cheveux longs a tout pour  exciter ceux qui se situent dans le camp  des « progressistes » et qui estiment  que l’É glise doit être en perpétuelle  réforme, adaptée à l’esprit du  temps… Inversement, tout cela affole  ceux qui estiment que l’É glise, issue  d’une « Tradition » bimillénaire, de la  transmission de siècle en siècle d’un  héritage spirituel et doctrinal, doit  rester stable et ne rien modifier de ce  qu’elle a reçu.  Cette opposition est idiote ! Car, comme  disait le pape Benoît XVI : « En aucune façon, l'Église ne peut se limiter à une pastorale de l’‘‘entretien’’ en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Évangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale » (Verbum Domini, n° 95).  Quand l’É glise se réforme, c’est  toujours pour revenir au Christ, par  l’Évangile, la Charité, la Prière, le Service  et la Mission.  Ainsi, les mots « rêve », « chan- gement », « réforme » devraient  réjouir les « tradis » autant que les  « progressistes ». Ce qui change, c’est  le monde, pas l’Évangile. L’Église, entre  les deux, est envoyée par le Christ vers  le monde, convoquée dans le monde  par le Christ. L’Église rêve d’un autre monde ! Elle  en a le droit et même le devoir. C’est  le mandat qu’elle a reçu du Christ : « Allez dans le monde entier et faites des disciples » (Mt 28,19), « annoncez que le Royaume de Dieu est tout proche ! »   (Mt 10,7). Le « prince de ce monde » ne  chôme pas, la mission de l’Église est  urgente. En cette année politique (lois  bioéthiques, immigration, élections  municipales…), les fidèles du Christ  ne peuvent et ne doivent pas se taire,  ils doivent entrer dans l’arène.  Le temps est à l’engagement, au  témoignage, à l’évangélisation, à  la Mission !  Je félicite les chrétiens  qui s’engagent aujourd’hui dans  le monde culturel, associatif,  professionnel ou politique. Prions  pour que, quelle que soit l’ardeur  de la bataille, l’Évangile demeure  leur unique règle de vie et que  l’Esprit-Saint mette sur leurs lèvres  des paroles de Paix. Le monde aussi rêve d’une autre  Église. Souvent, il souhaite une  Église qui lui ressemble avec  beaucoup de relatif et peu d’absolu,  instrumentalisée pour influencer  les peuples. C’est de bonne guerre.  Nous devons être très prudents  envers l’esprit du temps.  Par contre, l’Église est sainte, mais  les chrétiens sont pécheurs. C’est  pourquoi le monde nous donne parfois  quelques leçons. Les fils de ce monde  nous humilient quand nous nous  écartons de ce que nous devons être,  quand nous nous replions sur nous- mêmes, quand nous manquons de  sérieux dans les affaires du Seigneur,  quand nous ne vivons pas ce que nous  annonçons… Et ils ont bien raison !  Dans la parabole du gérant malhonnête  (Lc 16,1-16), Jésus ne prend-il pas  l’exemple de l’habileté des fils de ce  monde pour encourager ses disciples  à être, eux aussi, des « pros » pour les  affaires de Dieu !? Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! (Mt 11,15). + Fr David Macaire,  Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France  ■ MOT DE L\bÉVÊQUE Nous devons être très prudents  envers l’esprit du temps.  Par contre, l’Église est sainte, mais  Rêve d’un monde... ? Mission et Tradition

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 4 EGLISE UNIVERSELLE\s C hers frères et sœurs, J’ai demandé à toute l’Église de  vivre un temps missionnaire  extraordinaire au mois d’Octobre 2019,  afin de commémorer le centenaire de la  promulgation de la Lettre apostolique  Maximum illud du Pape Benoît XV (30  novembre 1919). La clairvoyance pro- phétique de sa proposition aposto- lique m’a confirmé dans l’importance  aujourd’hui de renouveler l’engagement  missionnaire de l’Église, de repréciser de  manière évangélique sa mission d’an- noncer et de porter au monde le salut  de Jésus Christ, mort et ressuscité.    […] La destination universelle du salut  offert par Dieu en Jésus Christ a conduit  Benoît XV à exiger que soit surmontées  toute fermeture nationaliste et  ethnocentrique, toute compromission  de l’annonce de l’Evangile avec les  puissances coloniales, avec leurs intérêts  économiques et militaires. Dans sa lettre  apostolique Maximum illud, le Pape  rappelait que l’universalité divine de la  mission de l’Église exige la sortie d’une  appartenance exclusiviste à sa propre  patrie et à sa propre ethnie. L’ouverture  de la culture et de la communauté à la  nouveauté salvifique de Jésus Christ  demande que soit surmontée toute  intrusion ethnique et ecclésiale indue.  Aujourd’hui également, l’Église continue  d’avoir besoin d’hommes et de femmes  qui, en vertu de leur Baptême, répondent  généreusement à l’appel à sortir de chez  eux, de leur famille, de leur patrie, de  leur langue, de leur Église locale. Ils sont  envoyés aux peuples, dans le monde  qui n’est pas encore transfiguré par les  sacrements de Jésus Christ et de son Église  sainte. En annonçant la Parole de Dieu, en  témoignant de l’Évangile et en célébrant la  vie de l’Esprit, ils appellent à la conversion,  ils baptisent et offrent le salut chrétien  dans le respect de la liberté personnelle  de chacun, dans le dialogue avec les  cultures et les religions des peuples  auxquels ils sont envoyés. La missio ad gentes, toujours nécessaire pour l’Église,  contribue ainsi de manière fondamentale  au processus permanent de conversion  de tous les chrétiens. La foi dans la Pâque  de Jésus, l’envoi ecclésial baptismal, la  sortie géographique et culturelle de soi- même et de chez soi, le besoin de salut  du péché et la libération du mal personnel  et social exigent la mission jusqu’aux  lointains confins de la terre. La coïncidence providentielle avec  la célébration du Synode Spécial sur  les Églises en Amazonie m’amène à  souligner comment la mission qui nous  a été confiée par Jésus avec le don de son  Esprit est encore actuelle et nécessaire  également pour ces terres et pour leurs  habitants. Une Pentecôte renouvelée  ouvre grand les portes de l’Église afin  qu’aucune culture ne reste repliée  sur elle-même et qu’aucun peuple ne  soit isolé mais s’ouvre à la communion  universelle de la foi. Que personne ne  reste replié sur lui-même, dans l’auto- référentialité de sa propre appartenance  ethnique et religieuse. La Pâque de Jésus  rompt les limites étroites des mondes,  des religions et des cultures, en les  appelant à grandir dans le respect pour la  dignité de l’homme et de la femme, vers  une conversion toujours plus accomplie  à la Vérité du Seigneur ressuscité qui  donne la vraie vie à tous. À ce propos, me viennent à l’esprit les  paroles du Pape Benoît XVI au début  de notre rencontre d’Évêques latino- américains à Aparecida au Brésil, en  2007, paroles que je voudrais rapporter  ici et faire miennes : « Qu’a signifié l’acceptation de la foi chrétienne pour les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes ? Pour eux, cela a signifié connaître et accueillir le Christ, le Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le savoir, cherchaient dans leurs riches traditions religieuses. Le Christ était le Sauveur auquel ils aspiraient silencieusement. Cela a également signifié qu’ils ont reçu, avec les eaux du Baptême, la vie divine qui a fait d’eux les enfants de Dieu par adoption ; qu’ils ont reçu, en outre, l’Esprit Saint qui est venu féconder leurs cultures, en les purifiant et en développant les nombreux germes et semences que le Verbe incarné avait déposés en elles, en les orientant ainsi vers les routes de l’Évangile. […] Le Verbe de Dieu, en se faisant chair en Jésus Christ, se fit également histoire et culture. L’utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, en les séparant du Christ et de l’Église universelle, ne serait pas un progrès, mais plutôt une régression. En réalité, il s’agirait d’un retour vers un moment historique ancré dans le passé. » (Discours lors de la  Session inaugurale, 13 mai 2007). À Marie notre Mère, nous confions la  mission de l’Église. Unie à son Fils, depuis  l’Incarnation, la Vierge s’est mise en  mouvement, elle s’est laissé totalement  impliquer dans la mission de Jésus,  mission qui est également devenue  au pied de la croix sa propre mission :  collaborer comme Mère de l’Église à  engendrer dans l’Esprit et dans la foi de  nouveaux fils et filles de Dieu.    […] Aux missionnaires hommes et femmes,  ainsi qu’à tous ceux qui, de quelque  manière, participent, en vertu de leur  Baptême, à la mission de l’Église, j’adresse  de tout cœur ma bénédiction. Du Vatican, le 9 juin 2019,  Solennité de la Pentecôte, Françoi s  ■ pour le mois missionnaire extraordinaire Message du Pape « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans l\ e monde »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 5 C e congrès s’est tenu du 19 au  22 septembre 2019, au Centre  d’Excellence, Tunapuna, dans  l'archidiocèse de Port of Spain, Trinidad  and Tobago. Y participaient : neuf évêques,  parmi lesquels le Nonce Apostolique  des Antilles, de nombreux prêtres dont  le père Ted Nowak, secrétaire général  de l’Œuvre Pontificale de la Propagation  de la Foi, venu spécialement de Rome,  des délégations (prêtres, religieux-ses et  laïcs) de tous les diocèses membres de  la Conférence des Évêques des Antilles  (AEC). Les trois diocèses francophones  étaient représentés. Le thème du Congrès, « Baptisés et envoyés : l’Eglise en mission dans le monde », a été traité en plénière avec  différents intervenants, évêques ou  prêtres, mais aussi dans des carrefours et  au cours des célébrations eucharistiques,  notamment la célébration solennelle du  dernier jour, initialement prévue sur la  Savannah, mais finalement « rapatriée »  au Centre d’Excellence à cause de  la tempête Karen. En ouverture du  Congrès, s’est tenu un rallye impliquant  les enfants et les jeunes des nombreuses  écoles catholiques de Trinidad pour les  sensibiliser à la mission.  « Baptisés et envoyés » : ces mots ont  résonné tout au long du Congrès et sous  toutes les formes, notamment à travers les  beaux chants composés  localement pour  l’occasion. De quoi nous  faire bien comprendre  que lorsqu’on parle de  mission on ne parle  pas seulement des  personnes qui viennent  de l’extérieur ou qui  vont à l’extérieur. « Il s’agit de ce que l’Eglise est dans son essence et qu’elle doit devenir de plus en plus dans les faits. Missionnaires, c’est ce que nous sommes devant Dieu et à moins d’en être convaincus, nous aurons une conception erronée de notre baptême » (Mgr Clyde  Harvey, évêque de la Grenade). « Baptisés et envoyés ».  Le père John  Persaud, ancien secrétaire de l’AEC,  nous a invités à voir la mission non  pas tant comme un devoir, que comme  une joie, joie qui demeure même au  milieu des épreuves. « La mission dans le Nouveau Testament n’a-t-elle pas commencé par une explosion de joie : la Résurrection de Jésus et l’envoi de l’Esprit Saint ? » Et le père Kross, en  soulignant le fait que le plus grand  ennemi de la joie c’est l’égocentrisme,  nous a exhortés à sortir de nous- mêmes pour aller vers Dieu et vers  les autres, nos frères. « Baptisés et envoyés ». Entre le  baptême et la mission, nous a dit Mgr  Jason Gordon, Archevêque de Port-of- Spain, il y a la vocation. C’est à travers  notre vocation que nous pouvons vivre la  mission, vocation qu’il a déclinée en cinq  dimensions : 1- notre appel personnel dès  le sein maternel ; 2- notre charisme unique  donné par Dieu pour construire le Corps  du Christ ; 3- notre état de vie ; 4- la voix de  notre conscience, messagère de Dieu ; le  développement humain intégral qui est  la vocation de l’Eglise (cf. le pape Paul VI). A la fin du Congrès, le Nonce Apostolique  nous a tous envoyés en mission avec ce  message : « Soyez les joyeux ambassadeurs de la miséricorde de Dieu pour tout homme ! » Sr Marie-Paul et Jeanne Latour  ■ pas seulement des  personnes qui viennent  de l’extérieur ou qui  « Il s’agit de ce que l’Eglise est dans son essence et « Baptisés et envoyés ».  Entre le  beaux chants composés  Les  évêques  de  la  Conférence  épiscopale  des  Antilles ont accepté la proposition du père \bsteban  Kross,  directeur  national  des  Œuvres  Pontificales  Missionnaires  aux  Antilles,  d’inaugurer  le  Mois  extraordinaire  de  la  Mission  (cf.  message  du  pape  François, p. 4) par le 1 er Congrès Mission aux Antilles.  1 er  Congrès Mission de la Conférence  des Évêques des Antilles EGLISE DANS LA CARAÏBE  Baptisés et envoyés !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 66 Dimanche 13 octob\be 2019  la P arole  Dominicale ƒ 2 Rois 5,14-17  •\p  Psaume 97  •  2 Timo\pthée 2,8-13  •  Luc\p 17,11-19 28 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année C L a première lecture et  l’Evangile de ce dimanche  mettent un accent particulier  sur la lèpre. Si de nos jours cette  maladie semble, plus ou moins,  «  être maîtrisée », cela n’en demeure  pas vrai au temps de Jésus et de ses  contemporains. Souffrir de la lèpre  à cette époque était synonyme  d’exclusion de la communauté.  Toute personne atteinte de cette  maladie était perçue comme un  impur, un pécheur, qu’il fallait à  tout prix éviter de fréquenter, pire,  de croiser même le regard. A la demande des dix lépreux  de l’Evangile, Jésus, en route  vers Jérusalem, les envoie se  montrer aux prêtres. C’était en  effet aux prêtres, selon la loi,  que revenait la responsabilité  de constater la guérison ou non  d’un lépreux et donc de faciliter  ainsi sa réintégration au sein  de la communauté. La guérison  mettait du coup fin à l’exclusion,  et accordait à l’ancien lépreux de  participer à nouveau au culte et à  la vie sociale. Les guérisons dont parlent la  première lecture et l’Evangile  ont en commun le fait qu’elles  se soient réalisées simplement à  partir de la Parole. En effet, ni Elisée  avec Naaman le général syrien, ni  Jésus avec les dix lépreux, n’ont eu  besoin de toucher les lépreux ou  de faire des incantations sur eux.  Seule la Parole a suffi. Naaman,  obéissant à l’homme de Dieu,  est allé plonger sept fois dans le  Jourdain. Les dix lépreux, quant à  eux, à l’ordre de Jésus, se mirent  en route vers les prêtres. Chemin  faisant, ils se sont rendu compte  que la lèpre avait totalement  disparu. Ils étaient tous purifiés.  Dès lors, un seul a compris que le  véritable Prêtre c’est finalement  Jésus. Il décide de revenir vers Lui,  se jeta face contre terre à ses pieds  et lui rendit grâce. C’est Jésus qui  nous dévoile son identité : c’est un  étranger. Et c’est lui, l’étranger, ne  faisant même pas partie du peuple  élu, qui sera sauvé, en plus de sa  guérison physique. Combien de personnes, frères et  sœurs, écartons-nous de notre  existence ? Elles n’ont certes  pas la lèpre, comme ceux que  Jésus a guéris, mais nous avons  trouvé en elles plus que la lèpre :  l’EXCLUSION sous toutes ses  formes. Pour reprendre le cri  de cœur de Mgr David Macaire :  « Pourquoi le diable n’est-il pas  totalement vaincu dans ce pays ? »   (Eglise en Martinique n°589).  Chaque fois, frères et sœurs,  que nous restons spectateurs ou  indifférents devant toutes sortes  d’exclusions sociales (les illettrés,  les exclus de la couverture sociale),  économiques (les chômeurs, les  Sans Domicile Fixes) ou politiques  (les sans-papiers, les réfugiés),  nous participons activement  à l’établissement de l’empire  maléfique du diable. Chrétiens  dans ces circonstances, nous ne le  sommes que de nom. Une urgence  s’impose à nous aujourd’hui  et maintenant. A l’exemple du  lépreux étranger de l’Evangile,  il nous faut revenir, en toute  humilité, vers le Christ. C’est Lui  qui nous sauve de toutes les lèpres  que notre société ne cesse de créer  chaque jour. Convertissons-nous  et croyons à la Bonne Nouvelle !          Père Caleb Yvon Miantuasila Tonta, C.S.Sp. Curé-Recteur du Sacré Cœur de Balata  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 7 Marie-Frantz Tino, Adjointe au maire, responsable de la culture, et Marcel André Volberg, Président de l'Amicale des parachutistes C'est  le  moins  que  l'on  puisse  dire,  la  commémoration  de  Saint-Michel  est  une  fête  attendue  tant  des  Pèlerins  internes,  qu'externes  ;  et  lorsqu'on  évoque  l'Archange  Michel, on ne peut s\p'empêcher d'y associer Raphaël et Ga\pbriel. C ette année encore, la Fête de  l'Archange Michel a connu un  vif succès spirituel ; d'autant  que père Jacek avait bien préparé les  cœurs au moyen, entre autres, d'une  Neuvaine qui a trouvé l'adhésion du  plus grand nombre. Est-ce nécessaire d'écrire que lors des 4  messes, tous les bancs étaient occupés  et il y avait du monde aux portes ; fort  heureusement que l'initiative de feu  Abbé Bruno d'ajouter une messe  anticipée avait été reconduite. Soulignons que la messe anticipée du  Samedi à 18h a été célébrée par père  Jan et celles du Dimanche à 6h, 8h,  et  10h co-célébrées par les pères Laurent  et Jacek. Les pères Jan et Laurent, connus pour la  rigueur, la clairvoyance et la profondeur  de leurs prêches, ont glorifié le Seigneur,  inondé les différentes Assemblées de  leurs réflexions fort à propos.   De leurs inspirées homélies basées  évidemment sur l'Évangile de Jean 1,47- 51, il y a lieu de retenir : nous sommes  aujourd'hui au grand RDV de la foi -  nous aussi, sommes appelés à être des  messagers de la vérité, de l'amour et de  la paix - les anges sont dans la gloire  céleste et louent en permanence le Fils  de l'Homme - ils montent et descendent  sur le Fils de l'Homme - ils servent Dieu  pour notre bénéfice - Michel symbolise  la victoire du bien sur le mal, etc. Notons que les messes ont été  successivement et harmonieusement  animées par : la Chorale du  Catéchuménat - la Pastorale des Jeunes  - Chœur d'une Sonate - la Chorale du  François. Comment ne pas relever la  remarquable présence, à la messe de  10h, de l'Amicale Martiniquaise des  Parachutistes (le président, un enfant  de la Commune, M. André Volberg),  des Anciens Combattants du François  et des Secouristes de Saint Michaël,  ces 3 groupes ont un dénominateur  commun, ils se sont placés sous la haute  protection de l'Archange Michel, leur  Saint Patron. Notons aussi que la célébration de 10h  était retransmise sur les ondes de RSL,  notre Radio diocésaine, et sur YouTube. Une bonne organisation ne s'impro- visant pas : WOULO BRAVO à toutes les  Équipes (Prière, Entretien, Décoration,  Secours, Accueil, Chorale, Proclamation,  etc.) bien orchestrées par père Jacek  qui n'a pas manqué d'inviter chaque  Assemblée à la 1 ère édition du Pèlerinage  à vélo du 20/10/19 ; après quoi, nous  avons eu droit à un envoi en mission  (porter le message de vérité) auréolé  d'une merveilleuse bénédiction de  circonstance. Un paroissien  ■ Saint Michel, au coeur et en tête des pèlerins VIE DU DIOCÈSE La grande chorale du François Les porte-drapeaux

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 8 Le samedi 21 Septembre 2019,  la paroisse de Saint-Christophe a accueilli  pour  la  journée,  de  9h  à  16h30,  400  membres  du  Service  Padre  Pio  pour  leur récollection annuelle.  Au moment de mettre sous  presse,  nous  apprenons  le  retour à Dieu du père Brice  Gourdin.  E lle a débuté par la méditation du  chapelet, suivie d’un temps de  louange et d’un enseignement sur  la capacité à accueillir les personnes en  souffrance et en demande d’aide par les  écoutants formés, et les écueils à éviter.  Il s’agissait dans la rencontre de montrer  Jésus vivant et agissant par les qualités  d’attitudes dans l’écoute, la compassion,  l’évangélisation, le ministère de prière, de  délivrance et de guérison. A l’instar de Padre Pio, saint patron  du Service qui a œuvré pour le salut  des âmes à travers son ministère  charismatique, l’écoutant répond à la  mission du Service : « Soigner et délivrer  les âmes ». Saint Padre Pio a marqué la journée  avec la vénération de sa relique en  fin de matinée : moment touchant et  émouvant, rempli de grâces. Dans l’après-midi, après l’adoration  eucharistique, fut célébrée la  messe d’envoi en mission par notre  Archevêque, au cours de laquelle votre  serviteur a été institué acolyte (service  de la prière communautaire et de  l’Eucharistie) pour le Service Padre Pio. Saint Padre Pio, priez pour nous ! Tony Allaguy-Salachy  ■ Le père Brice était un grand ami  de la Martinique où il est venu un  nombre incalculable de fois, tant  pour exercer son ministère que  pour se reposer. Il laisse l’image d’un prêtre affable,  bienveillant, toujours disponible.  Ses charismes ont réveillé et stimulé la foi de nombreux  Martiniquais, dont plusieurs prêtres qui le voient comme un  exemple et un père. Son souvenir ne s’effacera jamais de nos cœurs et nous savons  pouvoir compter sur son intercession – désormais depuis le Ciel. P. Alain Ransay  ■ Récollection du service Padre Pio Père Brice Gourdin 1920 - 2019 délivrance et de guérison. Tony Allaguy-Salachy Né le 20 novembre 1920 aux Abymes, \sGuadeloupe 1941- 1946 : Instituteur à la Désirade, Vieux Habitants et  Saine-Rose 1946-1949 :  Directeur d\bécole à Saint-Martin 1949-1951 :  Noviciat dans la congrégation des Frères du  Sacré-Cœur au Puy-en-V\selay 1951-1955 :  Professeur au Juvénat des Frères au Puy 1955-1961 :  Religieux enseignan\st à Kankan, en Gui\snée 1961-1973 :  Religieux enseignan\st à Gagnoa, en Côt\se d\bIvoire 1973-1975 :  Formation au Sémina\sire Pie XI de Toulouse 27 juillet  1975 Ordination sacerdotale pour le diocèse  de Basse-Terre 1975-1979 :  Vicaire au Sacré-Cœur  1979-1980 :  Vicaire à Saint-Pierre/Saint-Paul  1980-2000 :  Curé de la paroisse de Petit-Bourg  2000-2017 :  Aumônier du couvent des Carmélites  Rappelé à Dieu le dimanche 6 octobre 2019 à l'EHPAD du  Sacré-Cœur  1975-1979 : 1975-1979 : 1975-1979 : 1975-1979 : 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 9 Saint-François d’Assise, dont la fête est célébrée le 4 octobre, est considéré comme étant  le « saint patron des animaux ». Pour la première fois dans notre diocèse, à l’occasion  de la Saint-François d’Assise, lors d’une célébration organisée par le Chantier 5, Santé  &  Bien-être  d’ ECCLESIA ’M  2020  ! ,  en  partenariat  avec  l’association  les  Manicoubleus,  Mgr David Macaire a procédé à la bénédiction des maîtres et de leur animal de compagnie,  le dimanche 6 octobre, à 15h, à l’Hippodrome de Carrère, au Lamentin. Mgr Macaire, vous avez donné votre accord pour une célébration orientée sur une bénédiction des animaux, une première en Martinique. Quel en est le message essentiel ? Eh bien, c'est le message porté  par l'encyclique du pape François  « Laudato si ». Ce message porte  sur ce qu'on a appelé « l'écologie  intégrale ». Cette écologie  intégrale qui tient compte de la  nature, des éléments, des plantes  ou des animaux, mais aussi de  l'être humain lui-même. On peut  dire le bien-être de l'humain et de  son activité en harmonie avec son  environnement, dans le respect  de la nature de l'être humain. Les  animaux de compagnie, vous le  savez et tout le monde le sait, sont  des éléments essentiels de la vie  de l'homme ! N’appelle-t-on pas  le chien ou le cheval « le meilleur  ami de l'homme » ? Il y a là une  véritable gratuité de la relation  avec la création qui vient tout  entière du cœur de Dieu, mais  aussi l'utilité de ces créatures qui  nous rendent tant de services…  On doit donc reconnaître là une  unité profonde d’origine divine.  Si vous préférez, reconnaître  la bonté du Créateur dans ces  animaux de compagnie. Il faut  remercier Dieu pour ce bien pour  l'humanité elle-même, pour les  animaux, pour la nature. Et puis,  nous ne pouvons ignorer la dose  d'affection que ces créatures nous  portent ! Je le vis chaque jour  moi-même avec mes 4 chiens,  à qui je veux rendre hommage  ici : Mirzette, K-nel, Noisette  et Nougat qui sont si prompts  à me réconforter quand les  journées ont été difficiles !  Vous recueillez vous-même des animaux perdus à l'archevêché, pourquoi ? Qu'est-ce que la relation aux animaux vous apporte-t-elle et, plus largement, à l'humain selon vous ? Si j’avais le temps, j’aurais  aimé en faire beaucoup plus.  Mais les humains passent  d’abord ! C'est simple,  j'aime les animaux, comme  je le disais plus haut parce  que l’Eglise sait (à l'exemple  de saint François d’Assise !)  qu’ils sont un signe de la bonté  du Créateur. Se tourner vers les  créatures, les traiter avec respect,  sans cruauté, ne pas ignorer leurs  souffrances, les soigner, est un  acte profondément humain, un  acte qui associe notre cœur au  cœur de Dieu qui aime et a créé  chacune de ces créatures. Propos recueillis par Régine Mauconduit Pour le magazine Créola –  octobre 2019  ■ Bénédiction des anima ux domestiques et de leurs m aîtres Né le 20 novembre 1920 aux Abymes, \sGuadeloupe 1941- 1946 :  Instituteur à la Désirade, Vieux Habitants et  Saine-Rose 1946-1949 :  Directeur d\bécole à Saint-Martin 1949-1951 :  Noviciat dans la congrégation des Frères du  Sacré-Cœur au Puy-en-V\selay 1951-1955 :  Professeur au Juvénat des Frères au Puy 1955-1961 :  Religieux enseignan\st à Kankan, en Gui\snée 1961-1973 :  Religieux enseignan\st à Gagnoa, en Côt\se d\bIvoire 1973-1975 :  Formation au Sémina\sire Pie XI de Toulouse 27 juillet  1975 Ordination sacerdotale pour le diocèse  de Basse-Terre 1975-1979 :  Vicaire au Sacré-Cœur  1979-1980 :  Vicaire à Saint-Pierre/Saint-Paul  1980-2000 :  Curé de la paroisse de Petit-Bourg  2000-2017 :  Aumônier du couvent des Carmélites  Rappelé à Dieu le dimanche 6 octobre 2019 à l'EHPAD du  Sacré-Cœur 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 10 VIE DU DIOCÈSE Les rendez-vous diocésains 2019-2020 Cette année pastorale qui débute s’avère riche en rendez-vous notoires. Étant  en  chemin  synodal  depuis  2017,  nous  approchons  du  délai  final  d’ \bCCLESIA ’M  2020 !  qui  se  fera  au  cours  de  la  fête  du  Christ-Roi,  le  22  novembre  2020.  Certes,  c’est dans un an.  Mais nous serons en pleine préparation de ce grand rendez-vous  tout au long de cette année. A vrai dire, l’année liturgique  sera assez singulière : elle  s’ouvre avec le 1 er dimanche  de l’Avent qui tombe le 1er décembre  et donc le 8 décembre sera le 2 e  dimanche de l’Avent. On célébrera  alors l’Immaculée Conception le  lundi 9 décembre. Après les festivités de N oël, nous  avons un temps fort le 14 janvier 2020  avec le 100 e anniversaire du décret  papal consacrant la Martinique  à la Bienheureuse Vierge Marie  Libératrice, communément appelée  Notre-Dame de la Délivrande. A cette  occasion, le presbyterium, entré en  retraite la veille, se rendra au Morne- Rouge en pèlerinage et renouvellera  sa consécration mariale. En outre, au sortir de la Semaine de  Prière pour l’ Unité des  Chrétiens  (18-25 janvier), nous vivrons, le  dimanche 26 janvier 2020, le premier  "Dimanche de la Parole", instauré  le 30 septembre 2019 par le pape  François. Nous aurons alors un mois pour  enclencher le carême qui sera animé  comme en 2019, sous le mode du  Carême des Veilleurs : 29 février -  4 avril. Autre temps fort diocésain : la  consécration du diocèse au Sacré-Cœur,  le 19 juin à Balata, par Mgr Macaire. A la fin de la période des grandes  vacances, nous aurons le pèlerinage  à Notre-Dame de la Délivrande,  dans ce contexte de centenaire du  décret papal. Et nous réactiverons le  pèlerinage des jeunes avec la célèbre  marche de nuit vers le Morne-Rouge.  Fête de Notre-Dame de la Délivrande  exceptionnelle :  pour ce centenaire  elle tombe un dimanche ! En septembre 2020, nous entamerons  une nouvelle année pastorale. Mais  nous aurons très vite un grand rendez- vous : les 170 ans de la création de  notre diocèse, le 17 septembre.  "Signes par milliers, traces de Ta  gloire" ! Une année riche en rendez- vous, riche en signes, riche de Dieu  dans notre histoire ! Puisse l’Esprit- Saint nous donner l’unité pour vivre  ces événements, unité avec Dieu,  unité avec nous ! Père Christian Catayée, Vicaire épiscopal  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 11 Nos grands rendez-vous de 2020  17 novembre 2019 Journée du pauvre 24 novembre 2019  Christ-Roi 1 er décembre 2019  1 er dimanche de l’Avent  9 décembre 2019 (lundi)  Immaculée Conception 25 décembre 2019  Noël 29 décembre 2019  Sainte Famille 1 er janvier 2020  Sainte Marie, mère de Dieu 5 janvier 2020  Epiphanie 12 janvier 2020 Baptême du Christ 13 - 17 janvier 2020  Retraite des prêtres 14 janvier 2020  Centenaire du décret papal consacrant la Martinique à la Bienheureuse Vierge  Marie Libératrice - consécration du presbyterium à la Vierge 18 - 25 janvier 2020  Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 26 janvier  Premier Dimanche de la Parole 2 février 2020 (dimanche)  Présentation du Seigneur 8 février 2020  Journée mondiale de prière et de réfl  exion sur la traite des êtres humains 26 février 2020  Mercredi des cendres 29 février - 4 avril 2020  Carême des veilleurs 5 avril 2020  Dimanche des Rameaux et de la Passion 8 avril 2020  Messe chrismale 9 avril 2020  Jeudi Saint 10 avril 2020  Vendredi Saint 11 avril 2020  Samedi Saint 12 avril 2020  Pâques 19 avril 2020  Dimanche de la Divine Miséricorde 21 mai 2020   Ascension 22 mai 2020   Commémoration de l’abolition de l’esclavage 31 mai 2020   Pentecôte 19 juin 2020  Sacré-Cœur - Consécration du diocèse de la Martinique au Sacré-Coeur 2 juillet 2020  Fête de la dédicace de la cathédrale Saint-Louis 15 août 2020  Assomption 28 - 29 août 2020  Pèlerinage des jeunes 30 août 2020  Solennité de Notre-Dame de la Délivrande. Pèlerinage diocésain 17 septembre 2020  17 0 e anniversaire de la création du diocèse de la Martinique 15 novembre 2020  Journée du pauvre 22 novembre 2020  Christ-Roi - Clôture solennelle d’E CCLESIA ’M 2020 ! ntenaire du décret papal consacrant la Martinique à la Bienheureuse Vierge  Journée mondiale de prière et de réfl  exion sur la traite des êtres humains Sacré-Cœur - Consécration du diocèse de la Martinique au Sacré-Coeur Solennité de Notre-Dame de la Délivrande. Pèlerinage diocésain

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 12 VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE Quelle est la genèse de la Pastorale diocésaine des hommes ? La Pastorale diocésaine des hommes de  la Martinique vient de plusieurs sources :  Tout d'abord elle est née d'un constat :  celui, d'une part, de la place laissée  vacante dans l'Eglise par les hommes  et de la désaffection  grandissante de  certains pour les choses de la  foi ;  il  y a  aussi  beaucoup d'entre eux qui  pratiquent la foi catholique  timidement,  en étant peu engagés dans la transmission  de la foi à leurs enfants.  D'autre part, on constate une même  carence masculine parfois dans certains  secteurs de la vie familiale où  60%  d'enfants sont "sans père" selon une  statistique récente. On trouve même   des écoles qui sont obligées d'ignorer  la préparation de la fête des pères, car  peu d'élèves ont des relations avec un  père et cela provoque des malaises. L'autre raison de la création  de cette  Pastorale c'est, face à ces constats, de  relever un défi : celui de "mettre des  hommes en route sur la voie, la vérité  et la vie, vers le Christ, puis d'affirmer  avec Mgr David Macaire l'existence d'une  humanité masculine dans le cœur de  Dieu. Et ainsi, donner une autre vision de  (et à) la société martiniquaise à travers  la spiritualité masculine, et la place des  hommes en l'Église qui est en Martinique. Justement, vous parlez de spiritualité masculine : en quoi consiste-t-elle ? -  À travailler, sur un plan général et selon  notre archevêque, à "la guérison de  l'image des hommes dans le cœur des  femmes (et des hommes eux-mêmes) ; -  A œuvrer à amplifier une manière  positive d'être hommes  en ce pays ; -  À redonner aux enfants  une image de l'homme  tuteur (qui maintient  droit) ; -  A aller dans le monde  comme témoins face aux  garçons ; -  À sortir de cette sorte de  malédiction de l'homme  Antillais ; Ce sont là quelques-uns des objectifs  évoqués avec  Mgr Macaire. En fait, il  s'agira pour nous de nous interroger  tous sur la question : "Que signifie être  un homme (en 2019) ?"  La Pastorale proposera aux hommes des  pistes de réponses en reconnaissant, tout  d'abord, que ce que ce monde déglingué  tient pour viril  est en fait une panoplie  de contrefaçons de la masculinité.  En réalité, "aucun athlète, si médaillé  soit-il, aucun dirigeant politique, si  puissant soit-il,  aucun  artiste,  aucun  homme d'affaires ; aucune célébrité, si  adulée soit-elle, aucun attribut physique,  aucune musculation, aucune intelligence,   aucun talent, aucun prix, aucune réali- sation ne peut conférer la masculinité  à un homme." La Pastorale nous amènera à réfléchir  sur l'idée que pour établir " l'identité  masculine, ce ne sont ni le succès de  nos carrières, ni la quantité de biens,  jouets, sports, loisirs, vêtements, tatouages,   maisons et voitures : ce ne sont que des  moyens, et même si, dans une certaine  mesure, certains de ces thèmes font  partie de la vie, ils ne sont pas le cœur  de notre être. Il nous faudra reconnaitre   en effet beaucoup d'images déformées  et de confusions quant à ce qui définit  la masculinité."  CAR l'identité masculine, l'identité de  chaque homme, est dans ces mots :  "Ecce homo" – ce qui signifie : Voici  l'homme. Voici Jacques, voici Jean,  Gauthier. Voici  X,Y, Z.  « Ecce homo »,  le  Verbe fait chair, Jésus de Nazareth – à  la fois pleinement Dieu et pleinement  homme, c'est lui la perfection de la   masculinité."  La Pastorale aura donc la mission de faire  comprendre à chacun, que la personne  humaine est à l’image de Dieu. Que  chaque homme, chaque Martiniquais  (comme les autres) est une image du  Christ. Sans connaître et comprendre  positive d'être hommes  La Pastorale Diocésaine des hommes 972 notre archevêque, à "la guérison de  l'image des hommes dans le cœur des  femmes (et des hommes eux-mêmes) ; -  A œuvrer à amplifier une manière  -  À sortir de cette sorte de  malédiction de l'homme  Claude Maizeroi-Eugène, Claude Maizeroi-Eugène, Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Délégué Diocésain à la Claude Maizeroi-Eugène, Délégué Diocésain à la Claude Maizeroi-Eugène, Claude Maizeroi-Eugène, Délégué Diocésain à la Claude Maizeroi-Eugène, Claude Maizeroi-Eugène, Délégué Diocésain à la Claude Maizeroi-Eugène, PDdHPDdHPDdHPDdH Claude Maizeroi-Eugène, PDdH Claude Maizeroi-Eugène, Michèl-Ange AmarMichèl-Ange AmarMichèl-Ange AmarPasto des hommesPasto des hommesPasto des hommesMichèl-Ange AmarPasto des hommesMichèl-Ange AmarMichèl-Ange AmarPasto des hommesMichèl-Ange Amar Christ. Sans connaître et comprendre 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 13 cela, nous ne pouvons pas connaître  notre mission d’hommes.  « Ecce homo »  :  Voici l'homme !  Là, tout est dit de ce  que veut dire être un homme.  Nulle  part ailleurs nous ne pouvons trouver la  plénitude de la masculinité comme nous  le pouvons dans le Fils de Dieu. C’est  en Jésus-Christ que nous distinguons  le sommet de la virilité, et de la force  dont nous avons besoin dans nos vies  personnelles et au sein de la société.  Le Père a envoyé Son Fils pour révéler  ce que signifie être un homme, et la  plénitude de cette révélation devient  évidente sur la Croix. Jésus nous a dit que  c’est pour cette raison qu'Il est venu dans  le monde, que son ardent désir est de se  donner totalement à nous. ET VOILA ! Là, réside la plénitude de la masculinité :  DONNER SA VIE, SE DONNER. DONC, chaque homme catholique,  chaque homme de ce pays doit être prêt  à se donner totalement, pour engager  le combat spirituel, pour défendre les  femmes, les enfants et les autres contre  la malignité et les embûches du démon !   Nous ne pourrons construire un certain  fondement de la masculinité que sur le  Rocher, Jésus-Christ ! Nous devrons donc  tous nous tourner vers notre Sauveur  pour être transformés en Lui, pour être  les hommes que nous sommes appelés  à devenir... et laisser les autres Le voir  en nous. « Si nous vivons, nous vivons pour  le Seigneur ; si nous mourons, nous  mourons pour le Seigneur » (Romains  14, 8).  Extraits d'une  exhortation de Th.  J. Olmsted, Évêque de Phoenix. Mais concrètement, quels moyens la Pastorale utilisera t'elle pour réaliser cela ? Sur un plan plus prosaïque, cette manière  masculine de pratiquer la foi chrétienne  devra amener les hommes à participer  à : " la protection de l'environnement,  l'éducation pour une nourriture  saine. Elle leur demandera d'œuvrer  à l'émergence d'un peuple réconcilié,  vivant de relations décomplexées  entre ethnies dans notre société aux  multiples origines, de créer une culture  de réconciliation pour éradiquer le "nèg  kont nèg". Cette Pastorale va faire devoir aux  hommes de devenir des chrétiens libres,  délivrés des peurs et superstitions,  rejetant l'obscénité, combattant la  culture de la fête perpétuelle, et prenant  part à la guerre apocalyptique actuelle  contre la civilisation de mort, de viols, de  féminicides et de violences exacerbées . À part les veillées dites" Nuits des Guerriers", qu’est-ce que la Pastorale propose d'autres à ces chrétiens ? Pour vivre tout ce qui est évoqué  ci-dessus,  les hommes devront se forger  des outils et des manières spécifiques  "d'agir dans la foi par amour" (Ga5-6).  Voilà en vrac quelques exemples de  pratiques qui seront mises en œuvre  tout le long de l'année : -  Assurer la sécurité et la sureté lors  d'évènements paroissiaux ;   -  Prévoir une formation aux premiers  secours ; -  Sous plusieurs formes, la solidarité  sera activée : une aide ponctuelle à  des personnes en difficulté (Aide  matérielle, travaux, accompagnement  dans des démarches administratives,  signalement aux autorités civiles ) ; -  Partir en pèlerinage dans une autre  paroisse en participant à l’Eucharistie,  etc ; -  Avoir un temps d’échange avec une autre Pasto paroissiale sur une  thématique,  puis  se détendre.  -   Organiser un festival des hommes chrétiens avec sports, bistrot à ciel  ouvert, caravane dans les districts ; -  Visiter des paroissiens, des voisins  (maladie/deuil/chômage…) ; -   Aller sur le parvis ; -  Prendre un temps pour rencontrer,  accueillir, discuter, écouter  nos frères  qui sont loin de l’Eglise (isolés, sans  emploi, SDF, ceux qui sont en marge de  la société ; leur offrir clés USB/Louanges,  catéchèse Monseigneur, témoignages,  pages Homélies, références bibliques  sur différents sujets (ex. : le père dans  la Bible…) ; -  décider d'une action-projet pour  l'année qui fédère les bonnes volontés  (ex. : une activité écologique pérenne  sur la commune) ; -  Prendre part aux Petites Communautés  Ecclésiales (PCE) ; -  S’impliquer davantage au sein des  quartiers ; -   Constituer une PCE des bergers de  Pasto locales par district… Le but sera que la Pastorale Diocésaine  des Hommes soit vivante, active, et que  cette humanité masculine vivante dans  le cœur de Dieu soit rendue visible et  "reconnue partout en Martinique et  au-delà", montrant Jésus Le Vivant EN  ET PAR chacun de nous. Quels critères d'évaluation de votre action envisagez-vous ? Dans la mesure où nous sommes dans  une phase initiale du mouvement,  nous en sommes à découvrir,  au fur  et à mesure, les données, les pistes, et  c'est aux résultats,  le terrain, considérés   comme étant " les fruits de l'arbre"  que  nous pourrons juger de la pertinence  des actions. Quand on est en charge d'une entreprise, qualifiée par Mgr Macaire d'historique, voire prophétique, dans quelles dispo- sitions d'esprit se trouve-t-on, face à l'ampleur de la tâche ? D'abord, c’est la coordination et tous ses  membres à la fois qui portent la Pastorale.  Ensuite,  appuyés sur la Parole du Christ  qui dit : "sans moi, vous ne pouvez  (pourrez) rien " ;  nous sommes tous  conscients (et contents)  de n'être que  des serviteurs n’ayant qu'un souci, celui  de faire totalement la volonté de Père. Interview de Michel-Ange Amar  et Claude Maizeroi-Eugène   ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 14 Le dimanche 15 septembre, les Scouts et Guides de Saint-Joseph ont organisé une matinée  de sensibilisation au bourg de la commune. Le but de la manifestation était de sensibiliser  enfants,  jeunes et par\pents aux bienfaits de cette grande famille plus que centenaire ! C est, rappelons le, en 1907 que  le Scoutisme a été fondé par un  militaire britannique nommé  Robert Stephenson Baden Powell. Le groupe de Saint-Joseph existe depuis  de nombreuses années, mais cherche à se  faire connaître des nouvelles générations  d’enfants et de jeunes. Une vingtaine d’enfants de tous âges se  sont lancés dans cette grande aventure  qui regroupe des millions de jeunes  partageant les mêmes joies de par le  monde. La principale activité du groupe de Saint- Joseph est bien sûr le camping, mais il  participe aussi à des actions solidaires  notamment de la Banque Alimentaire,  des coups de mains et des opérations de  nettoyage de plage. Les réunions ont lieu en principe le  samedi après-midi.  Les parents intéressés sont invités à se  rapprocher de Sandra au 0696 91 56 81. Cette journée avait pour but de faire  connaître les activités des Scouts et  Guides de Saint-Joseph, mais également  d’inciter des adultes à venir prêter main  forte.  Pour cette année, en effet, seule une  dizaine d’adultes encadre les enfants.  Plus nombreux, ils permettraient à un plus  grand nombre d’en profiter. Entre les frais d’adhésion et la tenue, le  budget pour les familles tourne autour de  75 à 80 en moyenne pour l’année. L’an dernier, la branche Scoute et  Guides (11 à 14 ans, NDLR) a participé au  Jamboree (grand rassemblement) qui se  tenait au château de Jambville dans les  Yvelines, propriété de l’association. Par ailleurs, des journées à la ferme ou  des camps à la Martinique et à l’Etranger  sont proposés. Véritable école de civisme, le Scoutisme  a pour tradition de former des hommes  politiques, des hommes d’affaires  ou de cadres au niveau administratif  mais en tout cas des hommes et des  femmes responsables et sensibles à  l’Environnement.  Parents, faites donc vivre à vos enfants  cette magnifique aventure qui a fait ses  preuves en plus d’un siècle d’existence. Joël Sandot   ■ Pour mieux connaître le scoutisme à Saint-Joseph VIE DU DIOCÈSE Le  mercredi  2  octobre,  en  l’église  de  Sant-Joseph,  une  messe a été dite en l’honneur  du saint patron de la paroisse. Tout a commencé par les vêpres à  18h30 suivies de l’Eucharistie, pour  se terminer par l’adoration du Saint  Sacrement jusqu’à 20h30.  L’accent a été mis sur la prière pour  les familles. 100 à 150 personnes ont  répondu à cet appel, seules, en groupes  ou en famille. Dans son homélie, le père Wilfried  Bannais a rappelé le sens sacré de la  cellule familiale tant galvaudée de nos  jours.  ■ Messe en l’honneur de Saint Jo\pseph

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 15 COMMUNIQUE DU SERVICE DIOCESAIN DE LA FORMATION DE MARTINIQQUE sd.formation972@gmail.com Bonjour Frères et sœurs, La formation diocésaine fait sa rentrée en ce début du mois d’octobre. Cette année encore, elle propose différentes formules : L ’Institut Gaston Jean- Michel propose : § Des rencontres autour de la Bible avec Père Hugues LAFINE, ouvertes à tous, le mercredi de 16h à 18h à compter du 9 octobre 2019 la salle paroissiale de Redoute. Participation aux frais : 30€. § Un cours de Psychologie et psychopathologies de l’adolescent et de l’adulte , ouvert à tous, dispensé par Tony ALLAGUY -SALACHY, le jeudi soir de 18h à 20h du 3 octobre 2019 au13 février 2020 à la salle paroissiale de Bellevue. Participation aux frais : 70 €. Certification diocésaine après validation du cours. § Un cours de Théologie de la spiritualité, ouvert à tous, dispensé par Mgr David MACAIRE, le jeudi de 18h à 20h du 20 février au 4 juin 2020 . Participation aux frais : 70 €. Certification diocésaine après validation du cours. § La possibilité d’assister aux sessions du parcours DUET en auditeur libre. Participation aux frais : 70 €. Attestation diocésaine de participation en cas d’ass iduité. Informations et inscriptions au secrétariat : Jeanne POTIRON au 0696 16 08 55 ou sd.formation972@gmail.com La Formation commencée avec le Réseau Addictions il y a deux ans, devrait se poursuivre cette année. Elle concerne les référents paroissiaux et les prêtres . Pour de plus amples informations, les personnes intéressées doivent se rapprocher de leur paroisse. Dans le cadre de l’évangélisation des rues , nous avons vécu une mission d’évangélisation durant l’octave de Pâques dernier. Les participants souhaitent poursuivre cette expérience, ce qui nécessite une formation approfondie. Avec l’accord de notre archevêque, la communauté Aïn Karim se propose de nous aider dans ce sens en form ant, dès cette année, des équipes pilotes d'évangélisation sur les paroisses qui le souhaitent. « Ces équipes sont constituées de personnes ayant reçu les sacrements de l'initiation et souhaitant s'engager dans l'évangélisation. Dans notre jargon nous parlons de missionnaire s. Les missionnaires ont, pour l'année en cours, un engagement de prière, de formation et d'évangélisation de rue. Pour y arriver, nous proposons : • Une formation continue par visio- conférence, mensuelle, d'octobre à Janvier. • Une formation en présentiel du 8 au 16 février 2020 à l'issue de laquelle s'engageront les missionnaires. • Une semaine d'évangélisation , durant l'octave de Pâques où chaque équipe évangélisera sur son secteur paroissial. Pui s tous convergeront en fin de semaine sur Fort-de-France. » La formation est ouverte à tous. La participation est de 70 euros. Le planning des jours, heures et lieux est en cours de finalisation avec Aïn Karim et vous sera communiqué ultérieurement. Bonne année pastorale à tous. Bien fraternellement Père Hugues LAFINE Délégué épiscopal en charge de la formation

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 16 à l’intention des : - Personnels de santé - Référents de paroisses - Visiteurs de malades - Ministres extraordinaires de communion aux malades Merci de relayer l’information autour de vous. Dimanche 20 octobre 2019 à 15 heures à la Cathédrale Saint-Louis Messe de rentrée Pastorale de la Santé présidée par le père Jean-Michel Monconthour La Pastorale diocésaine de santé OBSERVATOIRE SOCIO POLITIQUE DE l’EGLISE EN MARTINIQUE (OSPEM) INVITATION OFFICIELLE Dans le cadre des rendez-vous de l’Observatoire Socio Politique de l’Eglise en Martinique (OSPEM), le coordinateur et les membres de cet observatoire ont l’honneur d’inviter celles et ceux qui le veulent le : Vendredi 25 octobre 2019 à l’Eglise d’EMMAUS autour d’une table ronde avec : deux membres de la Pastorale des jeunes; deux jeunes de l’association « Alé Viré » pour traiter du thème : « L’exode des jeunes, une chance ou un échec ? » Acte 1 Débat animé par madame Danielle LAPORT (Docteure Habilitée à Diriger des Recherches en Sociologie, Universitaire associée à Paris Est Créteil) Le programme est le suivant : l 18h0 0 : Temps de louange de la Pastorale des jeunes l 18h30 : Mot de bienvenue du responsable de l’OSPEM Présentation des invités Présentation du programme de la soir ée l 18h45 : Table ronde sur le sujet l 19h45 : Intermède musical (Pastorale des Artistes) l 19h50 : Echange avec le public l 20h20 : Conclusions l 20h30 : Fin de la manifestation Pour tous renseignements : Yves-Marie GRIVALLIERS (0696 85 22 00) yvesmarie.grivalliers@orange.fr OBSERVATOIRE SOCIO POLITIQUE DE l’EGLISE EN MARTINIQUE (OSPEM) INVITATION OFFICIELLE Dans le cadre des rendez-vous de l’Observatoire Socio Politique de l’Eglise en Martinique (OSPEM), le coordinateur et les membres de cet observatoire ont l’honneur d’inviter celles et ceux qui le veulent le : Vendredi 25 octobre 2019 à l’Eglise d’EMMAUS autour d’une table ronde avec : deux membres de la Pastorale des jeunes; deux jeunes de l’association « Alé Viré » pour traiter du thème : « L’exode des jeunes, une chance ou un échec ? » Acte 1 Débat animé par madame Danielle LAPORT (Docteure Habilitée à Diriger des Recherches en Sociologie, Universitaire associée à Paris Est Créteil) Le programme est le suivant : l 18h0 0 : Temps de louange de la Pastorale des jeunes l 18h30 : Mot de bienvenue du responsable de l’OSPEM Présentation des invités Présentation du programme de la soir ée l 18h45 : Table ronde sur le sujet l 19h45 : Intermède musical (Pastorale des Artistes) l 19h50 : Echange avec le public l 20h20 : Conclusions l 20h30 : Fin de la manifestation Pour tous renseignements : Yves-Marie GRIVALLIERS (0696 85 22 00) yvesmarie.grivalliers@orange.fr Agenda de l’Archevêque Du 13 au 18 octobre : • Prédication de la retraite du presbyterium d’Avignon Du 21 au 24 octobre : • Prédication pour les jeunes Varois à Lourdes Du 25 au 31octobre : • Pèlerinage à Rome avec des élus et des personnes du monde politique de la Martinique Dimanche 1 er  décembre 2019  Messe de l'Enseignement  Catholique à la paroisse  de De Briant, à 14h,  pour l'ensemble des  communautés éducatives  ainsi que les familles Vendredi  27 mars 2020  Chemin de Croix (lieu à préciser) Dimanche  5 avril  Célébration des Rameaux  des Jeunes à l'Hippodrome  de Carrère, en lien avec la  Pastorale des jeunes ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE Temps forts  2019-2020 AVIS DE DÉCÈS : Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres  recommandent à votre prière,  Sœur Daniel de Marie Avrila ,  décédée, le 3 octobre 2019,   à l’âge de 78 ans, dont 55 ans de Profession Religieuse à Fort-de-France  - Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 17 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Sommes-nous protégés par les objets bénis ? ‘‘ I l ne se passe pas une semaine sans  qu’un prêtre ne soit sollicité pour une  bénédiction de médailles, de croix,  de statues, de chapelets… c’est dire la  place qu’occupent les objets bénis dans  la vie des chrétiens (et même des non  chrétiens). Cette pratique bien présente  dans notre culture mérite qu’on s’y  arrête quelques instants vu les multiples  demandes mais aussi les interprétations  en tout genre.    Bénir, qu’est-ce que cela signifie  concrètement ? Bénir vient du latin bene  dicere, « dire du bien ». On peut donc  dire qu’aux premiers jours de la création,  quand « Dieu vit que cela était bon »,  Dieu dit du bien de sa création, et donc, il  la bénit. Une bénédiction est d’abord un  acte d’amour de Dieu. Il répand sur nous  ses bénédictions qui nous sanctifient.  Mais notre sanctification n’est pas  acquise : c’est l’Esprit saint qui agit en  nous pour nous rendre de plus en plus  saints. Il le fait grâce aux sacrements, mais  aussi par les sacramentaux, c’est-à-dire  « les signes sacrés institués par l’Église  dont le but est de préparer les hommes  à recevoir le fruit des sacrements et de  sanctifier les différentes circonstances  de la vie » (Catéchisme de l’Église  catholique n°1677).  Les bénédictions font partie de ces  sacramentaux. L’Église peut bénir  des personnes (familles, malades,  missionnaires, catéchistes, associations,  pèlerins…), des animaux, des lieux (lieux  de travail, champs, locaux d’associations,  séminaires…) et des objets (instruments  de travail, véhicules, installations  techniques, objets de piété…). Tout  cela est prévu pour sanctifier l'activité  humaine qui est ainsi accompagnée.  Dans le rituel pour la bénédiction d'une  voiture par exemple, le prêtre dit : "Nous  te prions pour ceux qui se serviront de  cette voiture. Qu'ils fassent route en  toute sécurité, qu'ils fassent preuve de  prudence…" Bénir une voiture, c'est  demander au Seigneur d'accompagner la  route de ceux qui la conduiront. Ce n'est  pas magique : ce n'est pas parce qu'une  voiture est bénie qu'on peut conduire  n'importe comment ! Bien au contraire,  lorsqu’on sollicite la bénédiction de  Dieu, nous posons un acte de foi. Nous  disons à Dieu toute la confiance que  nous mettons en lui et notre désir de  demeurer en sa présence quelles que  soient les situations que nous vivons.  Ainsi, à travers  l’objet béni, c’est  d’abord nous  qui recevons la  grâce de Dieu,  et qui sommes  soutenus dans  notre vie spirituelle.  Nous avons certes des  combats dans notre vie,  mais « en tout cela nous sommes les  grands vainqueurs grâce à celui qui nous  a aimés » (Rm 8). L’objet béni sera un  signe visible de notre fidélité à Dieu et  de sa présence à nos côtés.   Ainsi, peu à peu, le mal recule dans  le monde, laissant place au bien, à  l'expression du bien, à la bénédiction,  en toute circonstance et en tout lieu. Père Wilfried Bannais, Curé de Saint-Joseph   ■ Ainsi, à travers  l’objet béni, c’est  soutenus dans  notre vie spirituelle.  Nous avons certes des  combats dans notre vie, 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 18 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley - Vous pouvez vous retirer, déclara la principale en joignant les mains sur son bureau. L’adolescent se leva alors sans rien dire.  Songeur, il sortit du bureau tout en se  questionnant sur ce qui allait suivre. Et  tandis qu’il marchait dans les couloirs  silencieux du lycée, après la sonnerie  libératrice (celle de la f  n des cours, l’après- midi), il rencontra son ami Joshua Miles.  Ce dernier fumait tranquillement une  cigaret e, adossé au mur, dans un coin  ombragé, entre deux rangées de casiers  bleus. En le voyant, Jo (car c’est ainsi qu’on  l’appelait) se redressa, mais at endit que  Gab se rapproche. - Yo ! lâcha Jo à travers de larges volutes de  fumée. - Bro,  marmonna Gab. - Tu as une vielle tête, dit Jo qu’est ce qui t’arrive? Gab ne répondit pas. Il s’avança lentement  vers un casier, et y posa le front, en  marmonnant une suite de mots dont il fut  impossible à Jo de saisir le sens. - Toi, tu t’es foutu dans la merde, déclara Jo  en se met  ant à farfouiller dans la poche  de son Jean, à la recherche du paquet de  cigaret es qu’il y avait glissé quelques  minutes auparavant. - Mouai, grommela Gab. S’en suivit alors un long moment de silence,  rythmé par les respirations bruyantes de  Jo qui f  xait la fenêtre ouverte qui lui faisait  face, tout en jetant de temps en temps,  des coups d’œil vers Gab. Jo savait que  son ami avait des ennuis et ne savait pas  comment l’aider. Il était âgé de deux ans  de plus, et avait vécu la même situation  que l’adolescent, qui semblait à présent  s’engager sur la même route que lui. C’est  ainsi que de vagues souvenirs lui revinrent  peu à peu, avec des mots qui détonaient  comme des balles projetées avec violence. - Allez ! On y va, f t soudainement Jo en  allumant une nouvelle cigaret e, allons  changer d’air. Jo marcha jusqu’à la sortie de secours, se  trouvant au bout du couloir, et voyant que  Gab n’avait pas bougé, il l’exhorta à le suivre.  Gab râla, puis voyant que Jo se trouvait  déjà à l’extérieur, courut vers lui comme si  la porte allait soudainement se refermer.  Dehors, les mains fourrées dans ses poches,  sa cigaret e dans un coin de sa bouche,  Jo se dirigea avec nonchalance vers sa  voiture garée, sur le parking désert. Et une  fois sur la route, Gab ressentie une forme  d’apaisement. Faisant alors descendre la  vitre pour respirer de l’air frais au parfum  de liberté, il tenta de vider son esprit, et  laisser ses ennuis derrière lui, parmi les  mégots que Jo jetait parfois en conduisant.  Gab lança un regard incrédule à la Principale, même si au fond de lui-même, il savait qu‛il ne s‛agissait pas de paroles vaines. La principale n‛hésiterait effectivement pas à le renvoyer. de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans) (Suite) de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Chers lecteurs, nous retrouvons la suite de l’histoire dans le prochain numéro Coin Jeunesse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 octobre 2019 – n° 591 19 ASSOCIATION DIOCÉSAIN\b D\b \pMARTINIQU\b Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\pvérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT D\b FRANC\b C\bD\bX Téléphone : 06 96 3\p10 333 - \b-mail : m\pichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D\bINFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCH\bVÊCHÉ D\b MARTI\pNIQU\b Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! MEDIAS Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Dimanche 20 octobre 2019 Fraternités laïques : un choix engagé ! (Rediffusion du 24 mars 2019) Qu’est qu’une fraternité laïque ? Qui sont les laïcs qui rejoignent ces groupes et pour quelles raisons ? Quel charisme choisissent-ils entre celui des Dominicains, des Carmes ou des Franciscains ? Cette semaine, Dieu m'est témoin s'intéresse  aux laïcs membres de ces fraternités.  Nous irons en Martinique, découvrir comment Yveline Ursulet, responsable de la  fraternité franciscaine, vit selon la spiritualité de Saint-François d'Assise depuis près de 20 ans. Nous irons également à  La Réunion rencontrer Judith Esparon, membre de la fraternité laïque dominicaine. Dimanche 27 octobre 2019 Mariage laïque : nouvelle tendance ? Qu’est-ce qu’un mariage laïque ? Comment le différencier du mariage civil ? Qui sont les couples qui se tournent vers les cérémonies laïques et pour quelles raisons ? Cette semaine, Dieu m’est témoin s’interroge sur cette nouvelle forme de mariage importé des Etats-Unis et qui semble  séduire les couples dans nos Outre-mer. Nous serons, entre autres, en connexion Skype avec Jean-Paul Levif, diacre  martiniquais, installé en Guadeloupe depuis quelques mois à la paroisse de Baie-Mahault. Il nous rappellera l'importance  du sacrement du mariage pour les catholiques.

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Le mois d'octobre Ste Thérèse de l’Enfant Jésus 1er octobre St François d’Assise 4 octobre Ste Faustine 5 octobre St Bruno 6 octobre Ste Thérèse d'Avila 15 octobre Ste Marguerite Marie Alacoque 16 octobre St Luc l'évangéliste 18 octobre St Jean-Paul II 22 octobre en  8 dates

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