592 - Ce n’est pas la mort qui vient me chercher… c’est le bon Dieu !

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E g lise en MARTINIQUE Ce n’est pas la mort qui \hvient me chercher… c’est le bon D ieu ! N° 592 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 27 OCTOBRE 2019 Hommage au père Filopon Dossier : Prier pour les défunts Chapitre des Abbesses Que dire à mon enfant qui veut faire Halloween ?

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EDI\bORIAL 23 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 «Q ui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé »\ (Lc 14,11). Aujourd’hui, la liturgie nous interpelle sur « la vanité religieuse ». C’est en étant vrai avec nous-mêmes, en reconnaissant nos faiblesses et nos erreurs que Dieu nous relève. « Dieu ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l'opprimé »\ . Il nous sauve si nous nous tournons humblement vers Lui, quels que soient nos combats. La prière sincère est un acte d’amour. C’est l’expression de notre foi. Selon le pape François, "La pr\ ière est notre oui au Seigneur, à son amour qui nous rejoint ; c’est accueillir l’Esprit-Saint qui, sans jamais se lasser, reverse l’amour et la vie sur tous" (cf. Eglise universelle). La prière était le maître-mot des témoins du Christ décla\ rés saints. Nous sommes tous d’ailleurs appelés à la sainteté. L\ e 1 er novembre, jour de la Toussaint, l’Eglise catholique célèbrera tous les saints, connus ou anonymes. Le 2 novembre, nous commémorerons nos fidèles défunts, d’où l’article inti\ tulé « Vivre la Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts » proposé dans cette édition. Un dossier sur les Funérailles nous\ permet de questionner le délégué diocésain à cette Pastor\ ale quant à la mission de l'Église au moment du deuil. Par ailleurs, dans quelques jours (le 31 octobre) ce sera Halloween chez les Anglo-Saxons. Timidement tout de même, quelques Antillais participent à cette fête folklorique qui se déroule autour de la Toussaint. La question est de savoir « que dire à son enfant qui veut faire Halloween ? ». Des éléments de réponse\ sont donnés dans la rubrique « An tchè Légliz-la. « Mon Dieu, prends pitié des pécheurs que nous sommes !». En ce mois d’octobre, mois du Rosaire, demandons à notre Maman Marie d’intercéder pour nous pour que nous perdions toute vanité, toute suffisance devant Dieu, car nous ne sommes que de pauvres pécheurs. Acceptons de suivre Jésus sans nous décourager. Tentons de faire de notre vie une prière ! Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 33 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • La Parole Dominicale •   Vivre la \boussaint et  le Commémoration  des fi  dèles défunts •   La pastorale des funérailles  Interview de Serge Gélas •  \bémoignage d’une \héquipe de Laïcs •  Prière pour les défunts •  Prière de saint Augustin à tous les saints •  Que dire à mon enfant qui veut faire Halloween ? •  Sœur Daniel de Mari\he Avrila •  Sœur Martine-Be\hrnard Manço • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) •   ICEA : Le Canada et\h les Amériques en  ligne de mire,  la Martinique \hdans le cœur •  Chapitre des Abbesses •   Rencontre nationale   de la Fraternité Lataste •  Pèlerinage national d\hu Rosaire à Lourdes •  La chapelle Saint-Michel de J\hambette •   Feuille de route de la Pastorale  du \bourisme •  Agenda de l’Archevêque •  Ki man-niè (suite N°1) Un bon cancan vaut mieux qu’une f\hausse paix… • La prière, vitale ?  2222 3333333333 4 6 5 7 8 9 10 11 12 13 14 15 15 MÉDIAS 19 •  Que dire à mon enfant qui veut faire Halloween ?•  Que dire à mon enfant qui veut faire Halloween ? AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA •  Sœur Daniel de Mari\he Avrila•  Sœur Daniel de Mari\he Avrila VERS LA VIE • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) COIN JEUNESSE  18 17 16 •   La pastorale des funérailles  Dossier  :   PRIER POUR LES DÉFUNT\SS 12

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 3 N ombre de cancans parcellent  la vie des communautés  de notre pays ! Certes, on  entend force critiques de la part des  fidèles et des pasteurs des autres  Églises chrétiennes, mais, parfois  ils en disent moins que nous en  disons nous-mêmes sur nos propres  frères ! Dans les familles, les conflits  déchirent les couples et les fratries ;  dans une même paroisse, des  groupes ne s’accordent pas, mais  au sein d’un même groupe, il arrive  que des membres se jalousent les  uns les autres ; les clochers se font  concurrence, mais, souvent, sous un  même clocher les responsables ne  savent pas s’entendre ; les familles  spirituelles ne communiquent pas  toujours, tandis qu’au sein d’une  même spiritualité des leaders  peuvent se critiquer avec acidité…   Tous les fidèles en souffrent et, au-delà,  tout le peuple. On pourrait se tourner  vers les chrétiens et leur dire : « sa zot  ka fè nou la ? ». Si on ne trouve pas  toujours l’accueil chaleureux, l’amitié,  le soutien, la ferveur dans l’Eglise, et si  certaines associations philosophiques,  culturelles, spirituelles ou sportives  semblent (en apparence en tout  cas) donner un meilleur exemple  de fraternité, beaucoup, notamment  les jeunes et les personnes les plus  fragiles, sont tentés de s’éloigner  du Christ en se retirant de nos  communautés sur la pointe des pieds.  L’évêque et les prêtres sont chaque  jour les paratonnerres des cancans  de personnes qui ne font aucun effort  pour s’aimer les uns les autres. « Devant moi, dispute et discorde se déchaînent »   (Ha 1,3), disait le prophète.   Il faudra que cela cesse ! Si les portes  et les fenêtres sont grandes ouvertes  à notre ennemi le diviseur, cela ne sert  à rien de consolider les murs avec nos  « Jéricho » de prière, de passer des  nuits comme sentinelles ou comme  guerriers, de demander à Padre Pio de  chasser le mal ou d’invoquer l’Esprit- Saint sur les familles ! Les portes des divisions restent  ouvertes, notamment parce que,  comme nous ne savons pas gérer un  conflit sans faire la guerre, nous en  avons peur ! Nous pensons que le  conflit nous fragilise ! On ne veut pas  passer pour un(e) « dézodè(ze) ».  Alors nous préférons maintenir de  fausses paix, des paix de surface qui  sont tout sauf « la paix du Christ ».  Combien de fois ai-je entendu des  gens dire : « tchip !... Je n’ai rien contre  untel… », alors que tout le monde sait  qu’un conflit larvé nourrit de petites  phrases et de non-dits existent entre  ces deux-là ? Combien de fois on  se plaint de quelqu’un alors qu’on  pourrait et devrait appliquer la règle  de Jésus : « Si ton frère a commis un  péché, va lui faire des reproches, seul  à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton  frère » (Mt 18,15) ?   Une paix factice est mensongère,  hypocrite et diabolique, à la place,  il vaut mieux un bon cancan. Voici la recette du bon cancan : ➊  Vaincre sa peur par une confession  sincère pour chasser l’esprit  « sépamafôt » qui pousse à se justifier,  à se défausser sur les autres et à  montrer qu’on n’a jamais aucun tort.   ➋  Choisir un cadre intime, paisible  et propice, prévenir l’autre à l’avance :  « il faut que nous parlions » … ➌  S’habiller d’Amour et d’Humilité  pour ne jamais chercher à prendre le  dessus et faire la leçon, et être prêt à  entendre sa propre correction. ➍  Maîtriser son affectivité (« kalmé  kôw ! »), demeurer objectif et arrêter  d'interpréter toujours dans le mauvais  sens les actes des autres !  ➎  Nourrir une grande confiance et  beaucoup de bienveillance en l’autre  et en Dieu : cela veut dire prier, si  possible, ensemble…  Dégustez sans modération ! + Fr David Macaire,  Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France  ■ MO\b DE L’ÉVÊQUE Ki man-niè (suite N°1) Un bon cancan vaut mieux qu’une fausse paix… (Nous continuons à nous interroger sur le fait que le Mal soit omniprésent dans un pays où tant d’âmes se tournent chaque jour vers le Christ et implorent sincèrement sa miséricorde)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 4 EGLISE UNIVERSELLE L e baptême est le commencement  de la vie nouvelle. Mais que veut  dire vie nouvelle ? La vie nouvelle  du baptême n’est pas nouvelle comme  lorsque nous travaillons ou lorsque  nous déménageons dans une autre ville  et disons : j’ai commencé une nouvelle  vie. Dans ces cas, certes, la vie change,  peut-être beaucoup, elle est différente  de la vie précédente : meilleure ou pire,  plus intéressante ou plus fatigante, selon  les cas. Les conditions, le contexte, les  collègues, les connaissances, peut-être  même les amitiés, la maison, le salaire,  sont différents. Mais ce n’est pas une vie  nouvelle, c’est la même vie qui continue. La vie nouvelle du baptême est différente  aussi d’un changement radical dans nos  sentiments à cause d’une rencontre  amoureuse ou d’une déception, d’une  maladie, d’un imprévu important. Des  choses de ce genre peuvent nous arriver  comme un séisme, intérieur et extérieur :  elles peuvent changer les valeurs, les  choix de fond : affections, travail, santé,  service envers les autres… Avant, l’on  pensait peut-être à sa carrière, et puis  l’on commence à faire du volontariat,  même jusqu’à faire de sa vie un don  pour les autres ! Avant l’on ne pensait  pas à construire une famille, puis l’on  expérimente la beauté de l’amour  conjugal et familial. Ces changements aussi, qui sont grands,  extraordinaires, sont encore “seulement”  des transformations. Ce sont des  changements qui nous conduisent à  une vie plus belle et plus dynamique,  ou plus difficile et plus fatigante. Ce  n’est par hasard que – quand nous les  racontons – nous utilisons toujours le  plus et le moins. Nous disons qu’ils ont  rendu notre existence plus belle, plus  joyeuse, passionnante. C’est parce que  nous faisons encore des comparaisons  entre des choses plus ou moins similaires,  comme si nous mesurions les choses  sur une échelle de valeur… Mais la vie  nouvelle du baptême n’est pas nouvelle  seulement par rapport au passé, à la vie  précédente, à la vie d’avant. Nouvelle  ne veut pas dire récente, elle ne signifie  pas qu’il y eu une modification, un  changement... Alors nous comprenons que pour la vie  nouvelle il n’est pas possible de faire  des comparaisons. Peut-on comparer la  vie et la mort, ou la vie avant et après la  naissance ? Le Christ ne s’est pas fait l’un  de nous, il n’a pas vécu sa Pâques de  passion, de mort et de résurrection pour  “améliorer” notre vie, pour la rendre plus  belle, plus savoureuse, plus longue, plus  intense, plus facile ou plus heureuse. Il  est venu – comme il nous l’a dit – afin que  nous ayons la vie en abondance. C’est la  vie nouvelle, la vie que Dieu le Père nous  offre au baptême. Elle est nouvelle parce  qu’elle est une autre vie par rapport à  la nôtre, parce qu’elle est sienne, c’est la  vie même de Dieu. C’est le grand don  qu’il nous a fait et que nous fait Jésus !  Participer à l’amour du Père, du Fils et  du Saint Esprit. Participer à l’amour qu’ils  ont pour tous les hommes et pour toute  la création. La vie nouvelle est la vie de  Dieu donnée à tous ! Depuis toujours, nous les chrétiens,  nous avons cherché des images et des  symboles pour exprimer cet immense  cadeau. Nous sommes si différents, mais  nous sommes une seule chose, nous  sommes l’Eglise. Et cette unité est celle  de l’amour, qui ne nous contraint pas,  ne nous humilie pas, ne nous limite pas,  mais nous renforce, nous construit tous  ensemble et nous rend amis. Jésus a une très belle expression dans  l’Évangile : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils  te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui  que tu as envoyé » (Jn 17, 3). C’est Lui- même qui nous dit ainsi que la vraie vie est  la rencontre avec Dieu ; et que la rencontre  avec Dieu est la connaissance de Dieu.  Ensuite, nous savons par la Bible que l’on  ne connaît pas une personne seulement  avec la tête, parce que connaître signifie  aimer. Et c’est la vie de Dieu qui nous est  donnée : l’amour qui devient nôtre, et petit  à petit nous fait grandir, grâce à l’Esprit  Saint, et éclaire aussi nos petits “merci, s’il  te plaît, pardon” de tous les jours. (…)Il y a  dans le corps humain certaines fonctions  essentielles comme le battement du cœur  et la respiration. J’aime imaginer que notre prière  personnelle et communautaire de  chrétiens est notre respiration, le  battement cardiaque de l’Eglise, qui  insuffle sa force dans le service de celui  qui travaille, de celui qui étudie, de  celui qui enseigne ; qui rend fécond la  connaissance des personnes instruites  et l’humilité des personnes simples ; qui  donne espérance à la ténacité de celui qui  combat l’injustice. La prière est notre oui au Seigneur, à son  amour qui nous rejoint ; c’est accueillir  l’Esprit-Saint qui, sans jamais se lasser,  reverse l’amour et la vie sur tous. Saint Séraphin de Sarov, un grand maître  spirituel de l’Eglise russe, disait : « Acquérir  l’Esprit de Dieu est la véritable fin de notre  vie chrétienne, au point que la prière, les  veilles, le jeûne, l’aumône et les autres  actions vertueuses faites au Nom du  Christ ne sont que des moyens pour cette  fin ». L’on n’est pas toujours conscient de  respirer, mais l’on ne peut pas s’arrêter  de respirer. François Extrait d’un ouvrage publié par les éditions  du Vatican, dont une partie du texte du pape  a été rendue publique par Vatican News le 20  octobre 2019. Source : https://fr.zenit.org/articles/ ■ La prière, vitale ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 55 Dimanche 27 octob\be 2019  la P arole  Dominicale Ben Sira le Sage 35,15b-17.20\2-22a  •  Psa\bme 33  •  2 Timot\2hée 4, 6-8.16-18  • \2 L\bc 18,9-14 30 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année C D ieu voit le fond des cœurs, il ne  s’en tient pas aux apparences,  Il regarde la sincérité du cœur.  Le thème de ce dimanche, la prière  du  Pharisien et du P ublicain, nous  est proposé comme avertissement :  ne croyons pas trop vite que nous  sommes « justes » mais, en toute  humilité, demandons au Seigneur sa  miséricorde. Nous imaginons sans doute le  Pharisien planté au premier rang  comme un homme bien en chair, en  habits rutilants, et le P ublicain comme  un pauvre, attendrissant dans sa  modestie.   Cependant, la réalité était tout  autre :  le Pharisien était pauvre et  plutôt amaigri par ses jeûnes et le  P ublicain était riche. Un collaborateur  au service de l’occupant romaine,  il avait pleins pouvoirs pour se  rembourser les frais sur le dos de ses  concitoyens. Beaucoup, sans doute, se  remboursaient plus que largement.  Alors enrichi de cette façon, il devait  être bien vêtu. Si Dieu avait regardé l’apparence,  il aurait justifié le premier – le  P harisien, avec ses signes  extérieurs de pauvreté et  d’ascèse, et rejeté l’opulent  P ublicain et ses juteuses  injustices. Mais Dieu regarde  le cœur ! Le  Pharisien est plein de lui-même et  de ses bonnes œuvres. Il vient faire  constater qu’il est juste et à la suite il  est incapable d’accueillir le don de  Dieu.  Le  Publicain, lui, il est presque gêné de  venir au Temple, il prie avec humilité,  vérité et conversion. Alors dans la béance de son cœur de  pauvre, Dieu peut verser des torrents  de miséricorde et de pardon. Il se  tenait à distance, car il avait conscience  d’être loin du Seigneur. En réalité, il  était plus proche qu’il ne le pensait. Le  Pharisien n’obtient pas la  justification pour deux raisons :  d’abord, il ne la demande pas,  persuadé lui-même qu’il n’en a pas  besoin : il est venu au Temple pour  faire constater qu’il est juste ; il est  incapable d’accueillir le don de Dieu.   Le  Publicain, - pécheur de la pire  espèce, a presque honte d’être venu  au Temple et il n’est pas fier de lui  devant Dieu : l’évangile nous dit que  « il n’ose pas lever les yeux au ciel ».  Sa prière est de l’humilité, de la vérité  et de la conversion. « Aie pitié du  pécheur que je suis ! ». Il s’en remet  à Dieu. Il revient justifié. C’est Dieu, qui justifie, C’est Dieu qui  nous sauve. Nous sommes sauvés  gratuitement. Le salut ne s’achète pas  grâce au marchandage auquel se livre  le  Pharisien.  Au lieu de nous comparer aux autres,  à notre avantage naturellement,  et de nous mettre sur un piédestal  en abaissant les autres, nous  reconnaissons en eux, comme en  nous-mêmes, les signes de la patience  et de la tendresse de Dieu. Alors nous remercions le Seigneur  pour sa fidélité plus encore que pour  la nôtre, celle que nous essayons de  vivre tant bien que mal parfois. Nous  nous réjouirons dans l’action de  grâce, moins de nos réussites que  du cadeau de Dieu qui nous  permet de tenir bon jour après  jour. Père Jozef Nowak Curé de Morne-Rouge   ■ il avait pleins pouvoirs pour se  rembourser les frais sur le dos de ses  concitoyens. Beaucoup, sans doute, se  remboursaient plus que largement.  Alors enrichi de cette façon, il devait  Si Dieu avait regardé l’apparence,  injustices. Mais Dieu regarde injustices. Mais Dieu regarde  Alors nous remercions le Seigneur  pour sa fidélité plus encore que pour  la nôtre, celle que nous essayons de  vivre tant bien que mal parfois. Nous  nous réjouirons dans l’action de  grâce, moins de nos réussites que  du cadeau de Dieu qui nous  permet de tenir bon jour après  jour.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 6 La solennité de la to\bssaint est \bne des fêtes importantes où l’Eglise terrestre ressent  d’\bne  manière  partic\blière  la  comm\bnion  avec  l’Eglise  céleste.  No\bs  célébrons  à  la  fois la sainteté de to\bs ce\bx q\bi sont entrés dans la comm\bnion divine et notre propre  vocation à la sainteté. C'est-à-dire, le b\bt de notre existence. C ette célébration reflète la joie  céleste des fils et filles de Dieu, de  nombreuses personnes humbles  et qui ont donné à leur entourage  immédiat le témoignage authentique et  admirable de la sainteté. Et loin d’être des  super hommes, ce sont des hommes, des  femmes, des enfants de combats : « ceux  qui viennent de la grande épreuve et qui  ont lavé leurs vêtements dans le sang de  l’agneau. » Ce combat de la foi réside dans la  communion avec le Christ, il s’agit de  notre capacité à garder la fidélité et la  persévérance dans notre engagement  baptismal avec la grâce divine qui nous  accompagne toujours. En effet, ce combat  présuppose la conversion du pécheur, car  ce ne sont pas des anges qui deviennent  des saints, mais des pécheurs libérés qui  ont pris conscience de leur état d’être en  vue de la sainteté. Autrement dit, ce sont  des pécheurs qui deviennent des saints  et non des êtres parfaits.  L’évangile nous offre des armes pour  la sainteté ; nous trouvons sans  ambages la clé de notre devenir dans les  béatitudes : être revêtus du Christ pauvre  doux et humble. Ce sont des exigences  de l’enseignement de Jésus pour ses  disciples en vue du royaume, le bonheur  que recherche tant d’homme.  C’est ici que  se jouent notre sainteté, la recherche de  la paix, de la miséricorde, la recherche  du pardon et de la réconciliation. Nous  comprenons à travers toute la liturgie de  ce jour que le vrai bonheur est étoffé à  la paix, la joie de pardonner son frère.  L’expression de l’amour de Dieu et l’amour  du prochain. Le cœur de la sainteté dépend aussi de la  qualité de notre communion avec Jésus.  Cette communion n’est pas forcément et  seulement la communion eucharistique :  il s’agit aussi de la communion spirituelle,  de la manière dont nous vivons telle  ou telle situation, qui nous met en  communion avec ce qu’a vécu Jésus. Mais  la question de la communion avec Jésus  est centrale parce que c’est d’elle que  dépend la communion avec l’Eglise, qui  est le Corps du Christ, et avec nos défunts  que nous prierons plus particulièrement  le 2 novembre. De la qualité de notre communion avec  Jésus dépend aussi de notre rapport  avec Jésus dans la prière ;  une personne  qui participe à la sainteté de Jésus aura  une intercession plus puissante qu’une  personne ne participant que faiblement à  la sainteté de Jésus. Lorsque notre rapport  avec Jésus dans la prière est assuré, le  combat de la foi devient aisé produisant  les fruits de la sainteté.   Alors l’Eglise fête tous ses nombreux  saints qui vivent dans la béatitude divine,  dans la paix de Dieu, connus ou inconnus  nous ne pouvons pas les oublier ; il est  bon de faire mémoire d’une famille, d’un  père, d’une mère de nos grands-parents,  d’un cousin, d’un prêtre, d’un évêque qui  nous a aidés dans la vie spirituelle. Ceux  qui ont vécu le combat de la foi jusqu’au  bout et qui sont dans la joie céleste.  Nous pouvons nous appuyer sur leur  intercession, nous qui sommes encore  en marche, car le croyant n’est jamais seul.   C’est un acte de foi qui dépend de notre  rapport avec Jésus.  A la commémoration de nos frères et  sœurs défunts, l’Eglise prie pour tous  ses enfants. La prière pour les défunts  est l’expression de notre solidarité  avec ses membres de l’Eglise qui nous  précèdent de quelques pas sur la route  vers la maison du Père. C’est toute l’Eglise  qui prie en implorant le Père d’accorder  son héritage à tous ceux et celles qui ont  mis leur confiance en Lui. Et quand nous  prions ainsi, nous faisons mémoire de  Jésus mort et ressuscité. C’est un acte qui  nous montre le chemin de l’espérance  que nos frères et sœurs ressusciteront,  car saint Paul nous l’a dit : si le Christ est  pour nous qui sera contre nous, même la  mort n’a pas le pouvoir sur nous. C’est le moment d’apprendre à ajuster  notre vie sur la vie de Dieu en sachant  que la mort est un passage à la vie, et nous  préparer à cette ultime heure. C’est une  question de temps, mais si l’on se prépare  on n'est plus surpris. En célébrant la commémoration de nos  défunts nous portons dans nos prières  nos parents, nos amis, les catéchistes,  les prêtres que nous avions connus  dans la foi, et demandons au Seigneur  de raffermir notre foi et notre espérance  à la vie éternelle. Père Laurent Sounouvou, Administrateur  de la paroisse de Morne-des-Esses  ■ Vivre la Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts LI\bURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 7 Po\br to\bs ce\bx q\bi so\bhaitent s’engager dans \bne filière d’enseignement s\bpérie\br  d’excellence, ces q\belq\bes lignes pe\2\bvent être décisives.  E n septembre 2019, l’ICEA  a accueilli sa deuxième  promotion d’étudiants et  rassemble désormais sur son campus  près de 40 étudiants. Leur cursus  universitaire débouche sur une  Licence d’Etat (in extenso Licence  Mention Sciences Sociales, Parcours  Sciences Politiques et Ecologie  Humaine), et sur des études dans  les Amériques (au choix : Canada,  Chili, République Dominicaine). Il  est possible d’obtenir un double  diplôme (Licence France et Bachelor  Canadien), et de choisir un master  plus spécialisé. Enfin, d’autres  formations verront le jour à l’avenir,  puisque la vocation de l’ICEA est  d’être  une plate-forme d’écoles dans  différents domaines. Pour l’heure, la formation « Sciences  Politiques et Ecologie Humaine »,  présente sur Parcoursup, porte  les valeurs de l’ICEA, et marque sa  différence :  • La promotion d’une éthique  de l’homme conforme à la foi  Catholique et ouverte à tous, selon  la Doctrine Sociale de l’Eglise et  l’encyclique  Laudato Si. • L’ouverture au monde, • Le choix de l’excellence dans la  formation, • Une approche fondamentalement  ouverte et novatrice en tout domaine, • La culture entrepreneuriale.  Le campus se situe au centre-ville  de Fort-de-France, dans un bâtiment  de 1000 m 2 entièrement rénové et  équipé des dernières technologies  numériques. Il est accessible par de  très nombreuses lignes de transports  en commun. Les tarifs des formations  tiennent compte du quotient familial,  de l’éloignement du site, et des  situations particulières, afin de rendre  l’ICEA accessible au maximum.  A l’image de son Président,  Monseigneur David Macaire, choisir  l’ICEA, c’est croire au présent et en  l’avenir de la Martinique. C’est un  choix plein de sens, la Martinique  de demain aura besoin de cadres  bien formés et ouverts sur le monde,  prêts à relever les défis sociétaux et  environnementaux qui s’annoncent,  et à travailler avec ardeur pour le bien  commun.  ■ ICEA : Le Canada et les Amériques en ligne de mire, la Martinique dans le cœur VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 8 VIE DU DIOCÈSE Le Prie\bré Sainte-Marie-des-Anges, \2a\b Carbet, reçoit en ces jo\brs des hôtes inhabit\belles.   En  effet,  notre  monastère  appartient  à  la  Congrégation  bénédictine  de  Solesmes,  q\bi  compte vingt-q\batre monastères de moines (dont cel\bi de Terreville) et h\bit de moniales.  Les s\bpérie\bres des monastères de moniales – abbesses o\b prie\bres – se ré\bnissent to\bs  les cinq ans, so\bs la présidence d\b Père abbé président de la Congrégation de Solesmes,  dans l’\bn o\b l’a\btre de nos monastères, à to\br de rôle.   Chapitre des Abb esses O r, pour la première fois, c’est  le tour du monastère Sainte- Marie des Anges d’accueillir  cette réunion qui se déroule du  16 au 26 octobre. C’est ainsi que se  retrouvent sous le ciel des Antilles,  autour de dom Philippe Dupont, Abbé  de Solesmes, les abbesses de Sainte  Cécile de Solesmes, Notre-Dame de  Wisques et Saint Michel de Kergonan  en France métropolitaine, celles de  Sainte-Marie-des-deux-Montagnes au  Canada, de Pax-Cordis-Iesu de Ryde  en Angleterre et de Saint Jean-Baptiste  de Keur-Guilaye au Sénégal, ainsi que  les prieures de deux prieurés semi- autonomes : Sainte-Marie-des-Anges  en Martinique et le Cœur-immaculé- de-Marie à Westfield aux Etats Unis. L’objectif principal de cette réunion  est d’adapter nos textes législatifs  propres à de récents enseignements de  l’Eglise au sujet de la vie des moniales :  la Constitution Apostolique Vultum Dei Quaerere du Pape François sur la  vie contemplative promulguée le 29  juin 2017 et l’instruction applicative  Cor Orans du 1 er avril 2018. La réunion a commencé par la Messe  votive du Saint-Esprit, présidée par  le père Abbé et concélébrée par le  père Grignon, aumônier de Sainte- Marie-des-Anges et le père Philippon.  Monseigneur David Macaire, absent de  l’Ile, n’a malheureusement pas pu se  rendre présent, mais il a accepté que  sa dévouée secrétaire, Jeanne Latour,  qui est aussi oblate de notre monastère,  assure le secrétariat de notre réunion.  Nous avons également pu écouter avec  intérêt Tony Allaguy Sallachy et le père  Alain Ransay et échanger avec eux.  La communauté de Sainte-Marie- des-Anges travaille depuis des mois  à préparer l’accueil de cette réunion  et le monastère est tout étincelant de  renouveau. De nombreux proches et  amis ont contribué avec générosité à  faire de ces jours de travail un temps  de découverte de l’âme antillaise et  de communion dans la diversité des  cultures. Le concert de Bèlè Légliz  offert le dimanche 20 au monastère fut  particulièrement apprécié.  Nous venons de plusieurs continents,  mais cela ne nous empêche pas d’être  unies par le partage d’une même vie  monastique, à l’école de saint Benoît,  de dom Prosper Guéranger et de Mère  Cécile Bruyère. Si l’Eglise nous demande  de renouveler au fil des années certaines  de nos règles de vie, c’est pour que nous  soyons toujours plus fidèles à suivre le  Christ et à accomplir notre mission de  priantes pour le salut du monde. Les Moniales de Sainte-Marie-des-Anges  ■ Vultum Quaerere du Pape François sur la  vie contemplative promulguée le 29  juin 2017 et l’instruction applicative  La réunion a commencé par la Messe  votive du Saint-Esprit, présidée par  faire de ces jours de travail un temps 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 9 Dans le cadre d’actions de soutien en direction des familles touché\ es par la violence, la Pastorale Diocésaine de la Rue, en partenariat avec la paroisse de Saint Christophe, organise un temps d’évangélisation qui sera précédé d’une marche, le Lundi 11 Novembre 2019, de 14h à 20h, à l’Eglise de Saint Christophe.Le thème de la manifestation : La consolation Avec la participation de : La Pastorale des hommes, la pastorale de la famille, Madin’ Miséricordia, la prière des mères, Mère de miséricorde, Association Saint Michel, etc. Au programme : Louange, adoration, enseignement, confession, eucharistie Venez soutenir les familles touchées par la violence. La pastorale Diocésaine de la Rue Pastorale Diocésaine de la Rue COMMUNIQUÉ "J’étais  \bn  étranger  et  t\b  m’as  acc\beilli  (Matthie\b  25,  35)",  tel  était  le  thème  des  Rencontres nationales des fraternités Lataste q\bi se sont déro\blées d\b 5 a\b 8 septembre  2019, a\b foyer Sainte-Anne, à Montferrand-Le-Châtea\b (département d\b Do\bbs).  Rencontre nationale de la Fraternité Lataste L a fraternité Lataste est une Fraternité  d’espérance et de miséricorde,  qui regroupe des laïcs, d’accueil  d’égal à égal où chacun se reconnaissant  comme unique, pécheur pardonné, aimé  de Dieu malgré son péché. Pour ceux qui  se reconnaissent prisonniers d’un passé  difficile, d’un présent douloureux ou  marginal, la Fraternité Lataste propose un  accueil fraternel inconditionnel : partage  simple de la miséricorde et de l’espérance  que Dieu nous propose. Près d’une trentaine de participants  autour du Responsable national Sylvia  Poulain-Arque, de l'aumônier national, le  frère Thomas-Marie op, et des membres  venus de toutes les fraternités  de la  France métropolitaine et outre-mer  (Dijon, la Réunion, Lille, la Martinique,  Nancy, Valence, Montélimar, Villepreux et  les Clayes) ont travaillé autour de divers  chantiers. -  Le 5 Septembre : accueil de tous les  pèlerins venus de toutes les fraternités. -  Le 6 Septembre : journée où toutes  les fraternités ont partagé sur l'année  écoulée, les difficultés rencontrées en  échanges divers et variés. -  Le 7 septembre : pèlerinage dans le  couvent de moniales à Béthanie avec une  conférence du frère Dominicain Patrick  Gillard, Aumônier dans plusieurs prisons  en Belgique, un temps d’adoration et  des ateliers : * Bible Esperance qui est une écoute de  la parole biblique.  * Le Puits de Jacob qui est un temps  de rencontre contemplation guidé  par l’écoute de la Samaritaine dans  l’Evangile de Jean, au chapitre 4.  * La Cure de Pardon ou Chemin de Réconciliation qui ne saurait remplacer  le sacrement de réconciliation. Elle  peut en être les prémices.  La messe du  pèlerinage a été célébrée par l'évêque  Mgr Gérard Daucourt. -  Le 8 septembre : Bilan et projets de ces  rencontres nationales avec la définition  du nouveau thème pour l’année  suivante : « Jésus posa son regard sur  lui et il l’aima » (Mc 10, 21). La  messe  dominicale au couvent de Béthanie, et  l'envoi en mission avec un repas fraternel  ont clôturé les rencontres.  Fort de ces trois journées, les fraternités  ont livré un témoignage sur le thème de  cette rencontre. Et comme disait le père  Lataste  à la suite de la 1 ère  récollection  qu’il prêcha aux prisonnières, « J’ai vu  des merveilles ». La Fraternité a réfléchi et  s’engage sur des pistes d’action comme la  miséricorde que Le père Lataste a voulu  proclamer au monde : « Pour se donner à nous, Dieu ne nous demande pas ce que nous avons été, mais il n’est touché que de ce que nous sommes. » La Fraternité Martinique se rassemble à  la salle paroissiale du François, tous les 2 e  vendredis du mois, de 18h30 à 20h30.  ■ Contact Martinique : Raphaël Monta ✆ 0696 21 44 81 ✉ fraterniteLatastemartinique@gmail.com Contact Martinique :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 10 VIE DU DIOCÈSE A u cours du pèlerinage national  du Rosaire à L ourdes,  c’est avec  une joie véritable  que nous  nous rencontrons dans ce lieu riche des  apparitions de la Vierge Marie, avec les  frères  Dominicains, nos responsables  nationaux, les autres pèlerins, pour vivre  et participer à des célébrations, des  catéchèses, des conférences. Ce sont  de grands moments de ressourcement  et de partage. Le  thème du  pèlerinage du  rosaire 2019 , qui sont les paroles du christ : « heureux les pauvres de cœur », nous a permis de nourrir notre foi, notre espérance et notre charité. Nous nous sommes laissés porter par le souffle missionnaire. Cette année a été l’occation de toucher  et de rassembler des personnes qui  ne connaissent pas ou mal les équipes  du  Rosaire. Des moment leur ont été  consacrés au cours desquels ils ont  pu être renseignés grâce aux diverses  propositions mises à leur disposition. J’avoue que j’en reviens fortifiée et  pressée de faire partager dans ma  famille, dans le mouvement et autour  de moi, tous les trésors qui ont été mis  dans mon cœur.  Pour moi, c’est continuer la mission  pour laquelle j’ai dit oui à M arie. Et qui  mieux qu’elle à Lourdes peut rassembler  ses enfants sous son manteau de  miséricorde.        Merci très sainte Vierge Marie. Merci Sainte Bernadette. Hélène Allau, responsable diocésaine  des équipes du Rosaire  ■ Pèlerinage national du Rosaire à Lourdes Le  thème du  pèlerinage du  rosaire 2019 qui sont Frère Franck Dubois, Dominicain

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 11 La chapelle Saint-Michel de Jambette Une  fois  par  mois,  \bne  messe  est  célébrée  en  la  chapelle  Saint-Michel  de  Jambette.  D’a\btres activités paroissiales s’y tiennent rég\blièrement. Mais q\belle est l’origine de  ce lie\b de c\blte tant apprécié po\br son atmosphère de rec\beillement à la fois intime et  conviviale ? Propriété de l’archevêché, la chapelle Saint-Michel de Jambette est gérée  par la paroisse de Saint-Joseph \2et ses c\brés s\bccessifs. V ers les années 1930,  l’abbé Aubert a eu  l’idée de transformer  des dépendances de la  propriété familiale en un lieu  de culte.  Tout en habitant  la maison principale juste à  côté, le prêtre venait dire la  messe en cette première petite  chapelle. Bien des années  plus tard, la maison principale  a été vendue mais la chapelle,  propriété de l’archevêché, est  restée à la disposition de la  paroisse. A la mort du père  Aubert, c’est le père Croquet  de Beligny qui a pris la suite.  Tout en habitant le quartier, il  se déplaçait pour venir y dire  la messe. A ce jour, plusieurs activités y ont  encore lieu. Des chorales y font leurs  répétitions, la catéchèse s’y tient avec  les enfants du quartier ainsi que  plusieurs groupes paroissiaux. Auparavant, il n’y avait que des  chemins de terre pour desservir les  quartiers environnants, pas de route,  pas de transports en commun jusqu’à  ce jour ! Il était donc impossible de se  rendre jusqu’au bourg pour la messe,  le catéchisme, les communions etc.  Tous les ainés du quartier y ont fait  leur 1 ere communion. Faisant partie de  la paroisse de Saint-Joseph, 3 messes y  étaient dites par mois lorsque la santé  du curé le lui permettait. Le 1 er bâtiment  tombant en ruine, il a fallu la solidarité  de tous les paroissiens du quartier  pour le rebâtir en dur. Sous le contrôle  d’un architecte, M. Henri Maizeroi- Eugène, le nouvel édifice a été bâti  grâce aux dons en nature de matériaux  (commerçants, archevêché…),  et au  bénévolat des ouvriers du quartier,  tous corps d’état confondus. Les repas  étaient assurés par les femmes. Notons  que les dons des commerçants se  faisaient sur présentation d’une note  de l’archevêché ! Chaque semaine, des comptes étaient  rendus à l’archevêque de l’époque,  Mgr Maurice Marie-Sainte, sur  l’avancement des travaux et surtout  l’utilisation des dons. Un  ébéniste, par exemple, a  offert du bois, et la section  «  ébénisterie  » de l’orphelinat  de l’Espérance a assuré la  réalisation de l’autel. Les  bancs ont été fournis par les  habitants du quartier et le  clocher par la famille du père  Croquet. Des arbres ont été  coupés aux alentours pour  réaliser du charbon vendu au  profit de ce projet. L’entretien  et les fleurs sont toujours à la  charge de la paroisse. Aujourd’hui, cette sympa- thique chapelle est appréciée  de tous ! Fidèles, touristes et  même prêtres de passage  s’émerveillent de son côté  à la fois intime et familial propice au  recueillement. Que soient remerciés  tous ceux qui ont unis leurs efforts  pour en arriver là. Toutefois, au bout de tant d’années,  la vieille bâtisse nécessite des  réparations. Celles-ci ont un coût  élevé. Le devis de la nouvelle toiture  par exemple s’élève à 20 000€ . Seule la solidarité des fidèles pourra  permettre de réaliser ces travaux  indispensables à la sécurité, au confort  et à l’agrément de tous. Joël Sandot  ■ A ce jour, plusieurs activités y ont  à la fois intime et familial propice au 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 12 Messe à la mémoire de la Dame espagnole et de ses enfants, le mercredi 13 novembre 2019, à 7h, au Carbet Messe de la saint Eloi, le dimanche 1 er décembre 2020, au Musée du Rhum de Sainte-Marie Messe d’ouverture de la saison touristique à Sainte-Anne, avec l’Offi  ce du Tourisme (date à préciser) Vœux du monde de la croisière, au Sacré Cœurs de Balata, le 5 janvier 2020 Vœux aux étudiants en tourisme, dimanche 12 janvier 2020 Vœux au monde de la plaisance, au Marin, dimanche 19 janvier Vœux au monde de l’hôtellerie, aux Anses d’Arlet, le dimanche 26 janvier 2020 Tourisme bô kay Raid Saint Jacques Madinina (Semaine du 25 juillet 2020) Rallye Laudato si’ (lors de la Journée mondiale de prière pour la Création 2020) Tour de la Martinique des yoles Rondes (Juillet-Août 2020) Fête des marchandes (Août 2020) Messes de clôture de la saison des croisières,  à la cathédrale Saint-Louis  Fonds Saint-Denis, une église, un saint  Un musée, un prêtre, le Révérend père Pinchon  Laudato si’ , 1 er samedi de chaque mois ÉGLISE EN MARTINIQUE 12 Agenda de l’Archevêque Du 25 octobre au 2 novembre : • Pèlerinage avec des élus et des personnes du monde politique de la Martinique à\ Rome Dimanche 3 novembre : • Institution à l'acolytat de séminaristes de Martinique dans leur paroisse d'insertion à C\ ahors (Lot) Du 04 au 10 novembre : • Assemblée plénière des Evêques de France à Lourdes Lundi 11 novembre : • 15h : Rassemblement National de l'Aumônerie des Antillais et Guyanais à l'Eglise Saint-Sulpice à Paris. Feuille de route de  la Pastorale d\b To\brisme 2019-2020 VIE DU DIOCÈSE , à 7h, au Carbet, à 7h, au Carbet £¤œ¥‰£¤£¤ le mercredi 13 novembre 2019le mercredi 13 novembre 2019

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 13 PRIER POUR LES DÉFU\hN\bS DOSSIER La pastorale des funérailles Interview de  Serge Gélas A u moment où l'un de nos proches, voire très proche, nous quitte, il est bon de savoir que nous allons pouvoir être accompagnés. Et, si nous sommes croyants, de pouvoir compter sur la présence et la prière d'une communauté chrétienne.  Serge Gélas, vous êtes diacre permanent, délégué diocésain à la pastorale des funérailles : quel est précisément votre mission ? Ma  mission est d'accueillir et  accompagner les familles ayant  perdu un proche, et de célébrer les  funérailles plus particulièrement  sur le site de la Joyau. Mission  qui m'a été confiée depuis mon  ordination en 2010 par l'A rchevêque  émérite Mgr Michel Méranville, et  confirmée par l'Archevêque David  Macaire à son arrivée.  Quel rôle tient la famille dans les obsèques chrétiennes ? S. Gélas : Hormis pour les familles  qui pratiquent et vivent leur foi,  on constate que tout est réduit  en peau de chagrin pour d'autres,  contrairement à nos aïeux où tout  était organisé (veillée de prière de  neuf jours après les funérailles...). La division de la famille a pris le  dessus. Les familles vraiment pratiquantes  s'impliquent par exemple pour la  lecture, le psaume ou encore la  prière universelle, voire même  pour les chants. Beaucoup de familles en deuil pensent que la célébration des funérailles de leur proche faite par des équipes de laïcs aurait moins de valeur que quand elle est présidée par un prêtre. Qu'en est-il ? Que ce soit laïcs, diacres ou  prêtres à mon avis il n'est pas  question de valeur ; tout est une  question de foi. En effet, la pastorale des  funérailles est un service, une  mission qui appartient à toute  l'Église. A ce titre, c'est toute la commu- nauté ecclésiale qui est concernée.  Tous les membres de la commu- nauté, prêtres, diacres, laïcs ou  religieuses sont qualifiés pour  témoigner de la compassion de  l'Église et de son espérance.  Quelle est la mission des équipes de funérailles ? La mission des équipes des  funérailles est de témoigner de  la Foi et de l'Espérance de la  communauté lors d'un  décès, par  leurs attitudes et leurs paroles. Les membres auront à montrer vis- à-vis de la famille en deuil, que  malgré la souffrance que génère la  mort,  Dieu est attentif à chacun, que  Jésus, par sa résurrection, a vaincu la  mort et que nous sommes appelés à  cette vie nouvelle et éternelle. Les équipes pastorales des  funérailles doivent donc : -     Adhérer à la foi et à l'enseignement  de l'Église, et avoir une pratique  sacramentelle. -     Être former aux rituels des funé- railles et connaître les orienta- tions pastorales du Diocèse. Y a-t-il des formations diocésaines pour les laïcs en pastorale des funérailles ? À la demande des curés qui  souhaitent une formation pour  l'équipe où les équipes de leur  paroisse, je me rends disponible. En ce moment je prépare une  équipe sur la paroisse du Prêcheur. Nous allons dans quelques jours célébrer la Toussaint, et le lendemain le jour des défunts ; certains confondent ces deux célébrations : pouvez-vous nous rappeler le sens de chacune d'elles ? La Toussaint fait partie des  fêtes principales du calendrier  Acc\beillir  la  mort,  permettre  a\bx  familles  de  faire  le\br  de\bil  et  annoncer  l’espérance  chrétienne  sont  a\b  cœ\br  de  la  pastorale  des  f\bnérailles.  Mais  po\br  la  vivre  comme  \bne  pastorale missionnaire, il no\bs reste des efforts à faire. C’est  \bn  défi  a\bq\bel  est  confronté  notre  Eglise  d’a\btant  pl\bs  q\be  notre  société  contemporaine  laisse  bea\bco\bp  de  familles  désorientées face à la mort. L’Église se doit d’être là po\br les  éco\bter et les accompagner. À l’approche de la To\bssaint, c’est  à cette thématiq\be q\be no\2\bs consacrons notre dossier.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 14 liturgique chrétien avec Noël,  Pâques, Ascension, Pentecôte et  Assomption. C'est la fête de tous, qu'ils figurent  ou pas dans le calendrier.  La Conférence des évêques de  France précise que cette fête est  aussi l'occasion de rappeler que  tous les hommes sont appelés  à la sainteté, par des chemins  différents, parfois surprenants ou  inattendus, mais tous accessibles. Le jour des morts, le 2 novembre,  est dédié au souvenir de  nos  défunts.  Que pouvez-vous nous dire en conclusion sur cette pastorale très particulière ? « Continuons sans fléchir  d’affirmer notre espérance,  car il est fidèle, Celui qui a  promis. » (He 10,23). C’est une  des responsabilités que nous  portons quand nous rencontrons  une famille en deuil, avec des  situations difficiles ou injustes,  face à laquelle notre espérance  risque de fléchir. « Soyons attentifs les uns aux  autres pour nous stimuler à vivre  dans l’amour et à bien agir » (He  10,24). C’est ce qu’essaient de faire  les équipes d’accompagnement  des funérailles, dans la rencontre  avec les personnes en deuil. Mais  au cœur de cette compassion, de  cette fraternité, de cette attention  aux personnes, il y a le témoignage  de notre espérance.  ■ Nous sommes une équipe de 5 personnes, et nous accompagnons les familles en deuil de la communauté, depuis 6 ans. Nous avons progressivement suivi les diverses formations proposées sur la paroisse, animées par le prêtre et des laïcs formés depuis de nombreuses années, toutes plus enrichissantes les unes que les autres... La famille nous contacte pour définir le jour et l’heure des funérailles, et avec les proches, nous fixons la rencontre de préparation de la cérémonie. 2 ou 3 membres de l’équipe se retrouvent au presbytère, avec la famille. Nous prenons le temps d’écouter la famille parler du défunt et nous dire ce qu’elle souhaite mettre en avant lors de la cérémonie… L’Esprit Saint veille ! et terminons par un temps de prière. Nous essayons en humanité de faire découvrir à cette famille en souffrance un nouveau visage de l’Eglise : - qui vient à sa rencontre, aimante et attentive ; - qui apporte un soutien dans le désarroi, dans la douleur de la séparation, mais surtout, qui fait connaître ce grand message d’espérance que le Christ est venu nous faire savoir par sa résurrection ; - qui fait voir la mort autrement que comme un grand vide sans fond : après nous être entretenu avec les familles, après avoir évoqué la vie du défunt, le souvenir qu’il laisse dans sa fa\ mille et autour de lui, la cérémonie d’obsèques n’est plu\ s un adieu mais un au-revoir, la mort se fait passage vers l’éternité ; - qui ne supprime pas le chagrin : la séparation est toujours là, mais elle n’est que provisoire et le salut est au bout du chemin par la miséricorde d’un Dieu qui se fait proche. Cette mission apporte et continue d’apporter énormément à l’\ équipe. Elle nous enrichit nous-mêmes et nous ouvre à nos frères et à Dieu. Avant de commencer la célébration, l’équipe qui va officier se met sous le regard de Dieu, prie et demande à l’Esprit Saint de l'aider dans ce ministère… Ce ne sont plus Pierre ou Josette qui vont célébrer, mais des frères et sœurs baptisés, "missionnaires" de cette pastorale des funérailles. L'accompagnement des familles touchées par un décès fait partie des objectifs que donne le Rituel à la célébration des funérailles. Il rejoint la mission de l'Église d'évangéliser, c'est-à-dire d'annoncer la Bonne Nouvelle de l'A mour de Dieu dans toutes les  situations humaines, et de le manifester à ceux  qui sont dans la pei\ ne. l'Equipe, en lien avec le curé, a pour mission de manifester la compassion du Dieu de Jé\ sus Christ pour ceux qui sont touchés  par un deuil, et de leur proposer l'espérance Chrétienne. Elle est chargée d'assurer les tâches suivantes à l'occasion d'un décès :  • Rencontrer la famille au nom de la communauté, • Préparer la célébration avec la famille, • Rencontrer le prêtre ou le diacre qui présidera les funéra\ illes, •  Participer au bon déroulement de la cérémonie présidée par\  le prêtre ou le diacre, ou éventuellement conduire la célébration  en leur absence, • Animer la prière au cimetière, en concertation avec la famille quand cela est possible, • Avoir le souci de garder des liens avec la famille après les funérailles.    PRIER POUR LES DÉFU\hN\bS liturgique chrétien avec Noël,  DOSSIER Témoignage  d’une équipe de La\sïcs

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 15 Prière de saint Augustin à tous les saintsPrière de saint Augustin à tous les saints R eine de tous les saints, glorieux Apôtres et Evangélistes, Martyrs\  invincibles,  généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, \ dévoués Moines  et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable \ à laquelle  vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divi\ n Maître. Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a combl\ és et du rang sublime où  il vous élève. O amis de Dieu ! O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternels\ , et qui habitez cette patrie immortelle, cette  heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Prote\ cteurs, abaissez vos regards sur nous  qui combattons, qui gémissons encore dans l’exil, et obtenez-nous \ la force et les secours que sollicite notre  faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et parta\ ger vos couronnes.   O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez tr\ aversé la mer orageuse de cette  vie périssable, et qui avez mérité d’entrer dans le port tra\ nquille de la paix souveraine et de l’éternel repos !   O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l’abri des écueils et des tempêtes, jouissez d’un bonheur  qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre cœur, au nom de Celui qui  vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma \ prière.   Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vo\ s fronts vainqueurs une couronne  incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, \ vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste  exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans l\ a justice ; intéressez-vous à notre salut,  vous qui n’avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquille\ ment assis sur la montagne de Sion, n’oubliez  pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes.   Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et é\ vangélistes, des martyrs, des confesseurs,  des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des sain\ tes femmes et des vierges pures, priez sans  cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables  la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre f\ rêle navire dans le port de la bienheureuse  éternité.   Saint Augustin Prière pour les défunts (tradition byzantine) « Dieu des esprits et de toute chair,  Toi qui as foulé au pied la mort, qui as réduit le diable à néant et qui as donné ta vie au monde ; donne toi-même, Seigneur, à l’âme de ton serviteur défunt N.  le repos dans un lieu lumineux,  verdoyant et frais,  loin de la souffrance, de la douleur et des gémissements. Que le Dieu bon et miséricordieux lui pardonne tous ses péchés  commis en parole, par action et en pensée. Parce qu’il n’existe pas d’homme qui vive et qui ne pèche pa\ s ; toi seul es sans péché, ta justice est justice pour les siècles\   et ta parole est vérité. Ô Christ notre Dieu, puisque tu es la Résurrection,  la vie et le repos de ton serviteur défunt N., nous te rendons grâce avec ton Père incréé et avec ton Espri\ t très saint,  bon et vivifiant, aujourd’hui et  pour les siècles des siècles. Amen. Qu’ils reposent en paix. Amen. » (Abrégé du Catéchisme de l’Église catholique, Appendice)\

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 16 S œur Daniel de Marie nous  a quittés le jeudi 3 octobre  2019, au Centre Hospitalier  de Mangot Vulcin. Pendant deux  ans, elle a connu la souffrance et  expérimenté la grande pauvreté  d’être dépendante des autres dans  ses besoins. Françoise, Marie-Jeanne Avrila est née  le 9 mars 1941 à Rivière Salée, où elle  a été baptisée et confirmée. Entrée en  communauté le 7 décembre 1961, elle  prend l’habit des Sœurs de Saint Paul  de Chartres, et se nomme Sœur Daniel  de Marie Avrila. Après ses 1ers vœux,  elle est envoyée comme enseignante  à Marie-Galante (1965-1966), puis à  l’école de Bouillon – Guadeloupe  (1966 à 1976). Entretemps, Sœur  Daniel prononce ses Vœux perpétuels  (28 Août 1969), puis enseignera à  l’école de Colombier – St Barthélémy  (1976 à 1979). Elle partira à Paris, puis à Rome pour  des Études catéchétiques. De retour en  1982, elle sera à la Maison Provinciale, à  Didier, et s’occupera dans le diocèse de  Martinique de la Formation des adultes  (Ecole de la Foi et catéchèse). Elle est affectée en Guadeloupe (jan- vier 1991 jusqu’en 1994), à la Maison de  prières Nazareth, pour la Formation et  l’animation. En 1994, la voilà à Pointe-à- Pitre : Formatrice et animatrice de caté- chèse à Radio diocésaine Massabielle.  De 1995 à 2013, Sœur Daniel sera à la  communauté de Bouillon (Guadeloupe),  tout en gardant son apostolat de  Formatrice et animatrice de catéchèse  à la Radio Massabielle. Entretemps, une  année de formation dans ce domaine  au Canada puis à Lille. En 2014, elle retourne à Pointe-à-Pitre  où elle est responsable des Associés,  et continue d’intervenir à Radio  Massabielle. Elle est nommée Supérieure  locale à Trinité en Juillet 2014.  Elle est Supérieure locale aux Anses  d’Arlet et 4 ème  Assistante Provinciale  (2015). En mars 2016, elle rentre à la  Maison Provinciale pour soins et  interventions. Après un temps de  répits, elle est nommée Supérieure du  Centre de Santé (notre infirmerie). Sœur Daniel, que la lumière sans fin  brille sur toi et que ton âme repose  en paix. Amen ! A Dieu.  ■ S œur Martine-Bernard s’est  éteinte le Jeudi 10 octobre 2019,  dans la 80 ème  année de son âge,  et la 54 ème  année de sa Profession  religieuse. Originaire de Guadeloupe, Christiane  Manço est née le 6 septembre 1939  au Lamentin. Elle est entrée dans la  Congrégation des Sœurs de Saint  Paul de Chartres le 7 décembre 1962.  Admise au Postulat, puis au Noviciat le  28 Août 1963, elle s’appelle désormais  Sœur Martine-Bernard Manço. Elle s’engage le 28 Août 1965 par  la première profession dans la  Congrégation. Pendant son Juniorat, elle est envoyée  à l’hôpital de Trinité (1965-1967), à  l’hôpital Civil (1967 à 1968). En 1968,  elle part en France pour 2 ans d’études. Le 28 Août 1970, Sœur Martine-Bernard  s’engage définitivement, est nommée  monitrice à l’école d’infirmière et  affectée à la communauté de l’hôpital  Civil. Elle assure la formation des jeunes  filles à la vie religieuse, de 1973  jusqu’en 1985. Après une coupure pour se former à  Rome (1979 à 1983), elle reprend sa  charge dans la formation et y restera  jusqu’en 2005.  Entre1987 et 1989, elle  sera Supérieure à la Paroisse du Vauclin.  Elle sera entre autres responsable  des Associés (Amis de Saint Paul). De  2005 à 2014, elle assumera plusieurs  fonctions : Supérieure locale à la  Maison Provinciale, Supérieure  locale au Foyer St Benoît (Terreville en  Martinique), Cacao en Guyane,  Saint  Barthélémy. En Août 2014, Sr Martine- Bernard se retrouve à l’infirmerie de la  Maison Provinciale à cause de sa vue  qui s’est détériorée. Puis la maladie  s’installe petit à petit. En toute sérénité, Sœur Martine- Bernard s’est endormie dans  l’espérance de la résurrection. Merci, Sœur Martine, tu as formé  entre 1973 et 2005, des générations et  générations de Sœurs de Saint-Paul  de Chartres.  Que la lumière sans fin brille sur toi.  Repose en paix. A Dieu !  ■ Sœur Daniel de Marie A vrila (1941\b2019) Sœur Daniel de Marie ASœur Daniel de Marie A VERS LA VIE Sœur Martine- Bernard Manço (1939\b2019)  

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 17 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Que dire à mon enfant qui veut faire Halloween ? ‘‘ S ’il en a l’âge, on peut l’inviter à faire  des recherches sur Halloween. Il  trouvera en consultant Wikipédia  par exemple, qu’il s’agit d’une fête  folklorique et païenne traditionnelle  originaire des îles Anglos-Celtes célébrée  dans la soirée du 31 octobre, veille de  la fête chrétienne de la Toussaint. Son  nom est une contraction de l'anglais All  Hallows-Even qui signifie the eve of All  Hallows' Day en anglais contemporain,  et peut se traduire comme « la veille  de tous les saints » ou « la veillée de la  Toussaint  ». En dépit de son nom d'origine  chrétienne et anglaise, la plupart des  historiens présente Halloween comme  un héritage de la fête païenne de Samain  qui était célébrée au début de l'automne  par les Celtes et constituait pour eux  une sorte de fête du nouvel an. C’est la  période où les barrières sont baissées  et où, selon les croyances de l'époque,  l'irréel côtoie le réel et où les hommes  peuvent communiquer avec les gens  de l'autre monde (Il s'agit là de démons  ou des dieux).  La fête catholique de la Toussaint tire son  origine d'une commémoration de tous  les martyrs, instituée à Rome en 613 par  le pape Boniface IV ; à l'origine elle était  fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la  dédicace du Panthéon. Au IX e siècle, la  fête fut étendue à « tous les saints » par  le pape Grégoire IV et décalée au 1 er  novembre. Les historiens considèrent  généralement que cette date a été choisie  pour christianiser la fête de Samain. L'événement principal de la fête est la  chasse aux bonbons, durant lequel des  enfants déguisés vont de porte en porte  pour réclamer des friandises. Les petits  anglophones crient « Trick or treat ! »,  qui signifie « Farce ou friandise ! ». En  France et en Belgique, l'habitude est  de dire une phrase semblable à celle  des anglophones « Des bonbons ou  un sort ! » Les costumes des enfants,  souvent effrayants, servent à donner  l'illusion que les esprits maléfiques  d'autrefois reviennent hanter les rues  des villes dans lesquelles le porte-à- porte est pratiqué. Les personnages  couramment associés à Halloween sont  les fantômes, les goules, les sorcières, les  vampires, les chauves-souris, les hiboux,  les corbeaux, les vautours, les maisons  hantées, les cimetières, des personnages  à tête de citrouille, les chats noirs, les  araignées, les gobelins, les zombies, les  momies, les squelettes, les loups garous  et les démons. On peut demander à l’enfant quel  discernement à avoir par rapport à toutes  ces informations en priant l’Esprit-Saint.  Par exemple, on peut insister sur le fait que  la fête de la Toussaint a été positionnée  le 1 er novembre afin de christianiser la  fête païenne de Samain. Or, revenir aux  pratiques existant  avant la venue du  Christ, n’est-ce  pas en quelque  sorte renier le  Christ ? Il ne s’agit  pas de diaboliser  les spiritualités et  pratiques païennes  puisque l’Eglise reconnait qu’en  chacune d’entre d’elles, il peut exister  des semences du Verbe. Mais, nous ne  pouvons revenir en arrière, « je ne peux  pas reculer, il faut avancer » comme on  le chante !  Jésus-Christ est venu accomplir les  Ecritures et tout récapituler en sa  personne : tout ce que les uns et les  autres recherchaient intuitivement, tout  est dans le Christ ! Au fait, qu’aurait fait  le Christ ? Il chassait les démons et les  mauvais esprits et ne pactisait pas avec  eux. Être chrétien suppose faire des  choix de vie et non de mort, témoigner  que le Christ est le centre de notre vie.  Faire le choix de ne pas participer à ces  festivités d’Halloween, c’est également  refuser de prendre le risque d’ouvrir des  portes, consciemment, à ce monde des  esprits de mort qui peuvent provoquer  troubles psychologiques et infestations  spirituelles. Nous demandons chaque  jour au Seigneur dans le Notre Père de  nous délivrer du mal, pourquoi nous  familiariser alors avec ces esprits qui  incarnent le mal ? Alain et Béatrice Arnauld, Délégués diocésains à la Pastorale Familiale  ■ pratiques existant  avant la venue du  pas de diaboliser  les spiritualités et  pratiques païennes 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 18 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley Faisant alors descendre la vitre pour respirer de l’air frais au parfum de liberté, il tenta de  vider son esprit, et laisser ses ennuis derrière lui, parmi les mégots que Jo jetait parfois  en conduisant. Il f  nit alors par sombrer peu à peu dans un sommeil paisible, contre lequel il tenta en vain  de lut  er. Lorsque Gab se réveilla, il faisait nuit. La voiture s'était arrêtée et Jo n'était  plus au volant. Le cherchant alors des yeux, sans pour autant s'af oler, Gab l'aperçut  f nalement à travers la vitre du pare-brise, appuyé avec nonchalance, les mains cachées  dans les poches de son sweat. Le vent hérissait parfois ses dreadlocks brunes et rendait  encore plus évidente l'expression f gée de son visage. Sa mine était grave et vu les rides  qui se creusaient au milieu de son front, Gab en déduit qu'il faisait cet  e tête-là depuis un  moment.  L'adolescent jeta alors des coups d'oeil à la fois curieux et inquiets autour de  lui. Il découvrit alors une large route, de part et d'autre de laquelle étaient rangées des  maisons bordées par des trot  oirs encombrés. Il reconnut alors peu à peu les ombres d'un  quartier dans lequel il ne s'était jamais aventuré.  - Yo ! f  t soudainement Jo. -  Yo ! Mec comment va ta soeur ? répondit une autre voix. -   Elle ne veut toujours pas te revoir, déclara Jo. - Aaaah, ça ne m'étonne pas d'elle ! Gab se pencha un peu vers la gauche, dans l'espoir d'apercevoir l'interlocuteur de Jo. Ce  dernier portait un bandana noir sur la tête, et arborait au niveau de la gorge un tatouage  d'araignée dont les larges pat  es semblaient enserrer son cou. L'adolescent, impressionné,  ne put néanmoins détailler les traits du visage de cet individu qui lui paraissait à chaque  seconde plus inquiétant.  - Tu as ce que je t'ai demandé ? lâcha le gars au tatouage d'araignée. - Ouaip ! répondit Jo de façon détendu. Il sembla alors à Gab que Jo et son mystérieux interlocuteur se connaissaient depuis  longtemps, et il se demanda alors pourquoi Jo ne le lui avait jamais présenté. - Fais voir ! Jo passa alors devant la voiture, et ouvrit le capot. Il fut alors impossible à Gab de voir  ce que Jo et son ami mystère fabriquaient. Il se tourna alors vers le rétroviseur et croisa  soudainement le regard du gars au tatouage d'araignée… de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) (Suite) de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Chers lecteurs, nous retrouvons la suite de l’histoire dans le prochain numéro Coin Jeunesse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 octobre 2019 – n° 592 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\2 MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, r\be d\b Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\2X Téléphone : 06 96 31\20 333 - E-mail : mi\2chel.po\bch@wanadoo.fr o\bi ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. o\bi , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\S domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMA\bIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\2INIQUE Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 !

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Cathédrale Sainte-Réparate de Nice ‘‘ Heureux les artisans de paix,  car ils seront appelés fi ls de Dieu ’’

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