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E g lise en MARTINIQUE L e pauvre en nous N° 593 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 10 NOVEMBRE 2019 Hommage au père Filopon DOSSIER : Bible en nous DOSSIER : Bible en nous Programme de la Journée des Pauvres Lire toute la Bible en une année : Eglise en Martinique vous dit comment faire

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EDITORIAL 23 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 «I l n'est pas le Dieu des morts mais des vivants ; tous, en effet, vivent pour Lui » (Lc 20,38). En ce 32 ème dimanche du Temps Ordinaire C, le mot clé des textes de la liturgie est la Résurrection. Si nous aimons suffisamment Dieu et avons confiance en Lui, nous n’aurons aucun mal à croire en la résurrection. C’est l’espérance chrétienne et c’\ est la nôtre. Chaque jour, nous sommes invités à raviver notre espérance dans la prière. La Bible, Parole de Dieu, nous aide à vivre en enfants de Dieu. Nous avons la chance d’en avoir une toute à nous : Bible en nous (BEN). Comme nous le dit notre archevêque, « chez nous, la puissance de la Parole de Dieu est une évidence… elle rassemble, elle exprime la vraie libération des opprimés ; donne la force de \ lutter contre les ténèbres du présent et de l’avenir… Eglise en Martinique vous propose un dossier sur la BEN qui deviendra « la base de l’animation pastorale de tous les responsables, et l’ouvrage commun de nos familles ! ». L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue. La 3 ème Journée mondiale des pauvres instituée par le pape François aura lieu le 1\ 7 novembre, 33 e dimanche du temps ordinaire. A cette occasion, le Saint-Père nous exhorte à prendre le temps pour les personnes faibles et fragiles. « L’espérance se communique aussi à travers la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres… avec un engagement qui dure dans le temps ». La bienheureuse Anne Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, l’avait bien compris et en avait fait sa mission. Retrouvez dans votre revue le programme proposé par Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité de notre diocèse\ pour la Journée des pauvres. Mais en réalité, qui sont les pauvres ? Ne le sommes-nous pas tous ? Un prêtre nous éclaire sur la question dans la rubrique « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3). Restons ajustés à Dieu ! C’est là notre espérance… Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 33 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE • La Parole Dominicale •  Lire toute la bible en une ann\be •  A chacun sa Bible ! •  La Bible En Nous utilis\be à\n la cat\bchèse •   Interview des ministres institu\bs  au Lectorat •  Qui sont les pauvres ? • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) •   Programme de la Journ\be M\nondiale  des Pauvres • Bienheureuse Anne-Marie Javouhey •  Les Chr\btiens dans le Monde du Travail  (CMT) ont mis a l’honneur   le père Jean de Coulanges • La pastorale de la sant\b a fait sa rentr\be • Agenda de l'Archevêque •  La Pastorale des artistes a un slogan : «Faisons de l'amour, \nun art »  • ICEA •   La BEN entre les mains •   Message du Pape François 3 ème  journ\be mondiale des pauvres 17 novembre 2019 2222 3333333333 4 5 6 7 8 9 9 10 13 14 15 16 MÉDIAS 19 AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA • Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) COIN JEUNESSE  18 17 Dossier  :   BIBLE EN NOUS DOSSIER 12

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 3 C hez nous, la puissance de la Parole de Dieu est une évidence : elle rassemble ceux qui sont dispersés ; exprime la vraie libération des opprimés ; donne la force de lutter contre les ténèbres du présent et de l’avenir. Nous aimons la chanter, la prier, la partager, la méditer, la proclamer, l’étudier et la citer en toutes occasions. Au moment où la Bible En Nous arrive entre nos mains, n’oublions pas que le principal moyen de transmission de la Parole est la communauté des disciples missionnaires : l’Eglise elle-même ! « Écoute, Israël ! » (Dt 6,4), ordonne Dieu au peuple de la première Alliance à qui il parle par les prophètes. Ces paroles, transmises de génération en génération, répétées aux fils et aux fils des fils (Dt 4,9), ont été retranscrites dans ces Livres. Surtout, « le Verbe s’est fait chair » (Jn 1,14). La Parole s’est incarnée dans le sein de la Vierge Marie. « Bienheureuse celle qui a cru en la Parole qui lui a été dite de la part du Seigneur » (Lc 1,45), Celle qui « conserva en son cœur tout ce qu’elle voyait et entendait » (Lc 1,51) et devint, par la volonté de Dieu, le modèle et la mère de tous les amoureux de la Parole de Dieu. D’après la Bible, pour comprendre l’enseignement de Jésus, il faut être un « disciple bien-aimé » : reposer sa tête sur le côté du Christ (Jn13,23) et prendre Marie pour Mère (Jn 19,23). Les Apôtres, premiers détenteurs de la Bonne Nouvelle, ont été « ses témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1,8). Leurs disciples ont recueilli leur témoignage et l’ont mis par écrit pour qu’il soit la norme de notre foi (2 Tm 3,10). C’est la Parole de Dieu qui a convoqué et façonné l’Eglise. Ainsi, depuis 2000 ans, elle est transmise sans souillure dans et par le peuple guidé par les évêques, successeurs des Apôtres. Même à travers les vicissitudes, les drames et les crimes de l’Histoire, elle a retenti jusque chez nous dans la Caraïbe… Et Dieu s’est manifesté. Mais la Bible ne donne de fruits que si elle est reçue et lue en Eglise, en communion avec les pasteurs légitimes, le pape, les évêques et leurs collaborateurs, les prêtres. Coupée de cette tradition voulue par Dieu, la Bible peut nourrir un orgueil chez ceux qui s’arrogent le droit de l’interpréter par eux- mêmes (Mt 23,13-32). Le diable lui- même a tenté de le faire avec le Christ au désert (Lc 4,10) ! Le Livre des Saintes Écritures est offert par la communauté des disciples pour transmettre fidèlement cette Parole. Il a montré sa fécondité dans la vie des croyants, des familles et des assemblées, pour guérir les cœurs, réconcilier les hommes divisés, chasser les démons, illuminer les âmes, répondre aux questions de ceux qui doutent, apprendre à aimer et à pardonner à son prochain et retrouver le chemin de l’amour de Dieu de tout son cœur et de toute son âme. Lire la Bible en Eglise, c’est devenir membre d’une famille de disciples missionnaires. Familles, communautés, PCE, groupes de prière, chorales, équipes, mouvements ou associations ne portent du fruit que s’ils se nourrissent de la Parole ! Désormais, que les textes proclamés à la messe le soient aussi dans les maisons, que les papas et mamans les lisent à leurs enfants, que les disciples missionnaires évangélisent. Que la Parole rappelle, dans nos chambres, nos salons, nos sacs à dos ou nos voitures, que Dieu s’adresse à nous à chaque instant. Que les compositeurs s’en inspirent, que les priants y trouvent les expressions justes pour s’adresser à Dieu, que les groupes y fondent leurs échanges, que les curieux y trouvent la sagesse… Que la BEN devienne la base de l’animation pastorale de tous les responsables et l’ouvrage commun de nos familles ! Ainsi soit-il ! + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ MOT DE L’ÉVÊQUE La BEN entre les mains

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 4 EGLISE UNIVERSELLE\n «L e pauvre n’est pas oublié jusqu’à la fin, l’espérance des malheureux ne périt pas à jamais ». Les paroles du psaume manifestent une actualité incroyable. Ils expriment une vérité profonde que la foi parvient à imprimer avant tout dans le cœur des plus pauvres : rendre l’espérance perdue devant les injustices, les souffrances et la précarité de la vie. Le psalmiste décrit la situation du pauvre et l'arrogance de ceux qui l’oppriment. Il semble que dans ses mots, la question qui se pose au fil des siècles résonne encore aujourd’hui : comment Dieu peut-il tolérer cette disparité ? Comment peut-il permettre que le pauvre soit humilié, sans apporter son aide ? Pourquoi permet-il à ceux qui oppriment d’avoir une vie heureuse alors que leur comportement devrait être condamné face à la souffrance du pauvre ? Au moment de la composition de ce psaume, il y avait un grand développement économique qui, comme cela arrive souvent, a également produit de forts déséquilibres sociaux (...). Même aujourd'hui, nous devons énumérer de nombreuses formes de nouveaux esclavages auxquelles sont soumis des millions d'hommes, de femmes, de jeunes et d'enfants (...). « L'option pour les plus petits, pour ceux que la société rejette et met de côté » est un choix prioritaire que les disciples du Christ sont appelés à poursuivre pour ne pas trahir la crédibilité de l’Église et donner une espérance effective à tant de personnes sans défense (...). L’engagement des chrétiens, à l’occasion de cette Journée mondiale, et surtout dans la vie de tous les jours, ne consiste pas uniquement en des initiatives d’assistance qui, bien que louables et nécessaires, doivent viser à renforcer en chacun l’attention maximale qui est due à chaque personne en détresse (...). L’espérance se communique aussi à travers la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres, non pas pour quelque moment chargé d’enthousiasme, mais avec un engagement qui dure dans le temps. (...). Aux nombreux bénévoles, auxquels il revient souvent le mérite d’avoir senti en premier l’importance de cette attention aux pauvres, je demande de grandir dans leur dévouement. Chers frères et sœurs, je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel. Mettons de côté les divisions qui proviennent de visions idéologiques ou politiques, fixons le regard sur l’essentiel qui n’a pas besoin de beaucoup de mots, mais d’un regard d’amour et d’une main tendue. N’oubliez jamais que «la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle". (...). Le Seigneur n'abandonne pas ceux qui le cherchent et qui l’invoquent ; « il n'oublie pas le cri des malheureux », car ses oreilles sont attentives à leur voix. L’espérance du pauvre défie les différentes conditions de mort, car il se sait particulièrement aimé de Dieu et il l'emporte ainsi sur la souffrance et l'exclusion (...) La condition, pour que les disciples du Seigneur Jésus soient des évangélisateurs cohérents, est de semer des signes tangibles d'espérance. À toutes les communautés chrétiennes et à tous ceux qui ressentent l’exigence d'apporter espérance et réconfort aux pauvres, je leur demande de travailler pour que cette Journée mondiale renforce chez beaucoup, la volonté de collaborer efficacement afin que personne ne se sente privé de proximité et de solidarité. Que nous accompagnent les paroles du prophète qui annonce un avenir différent : « Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons ». François Du Vatican, le 13 juin 2019 Mémoire liturgique de saint Antoine de Padoue ■ Message du Pape François 17 novembre 2019 3 ème journée mondiale des pauvres L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 55 Dimanche 10 novemb\be 2019  la P arole  Dominicale 32 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année C F rères et sœurs, Dans le prolongement de la fête de la Toussaint et en vue de la fin de l’année liturgique qui nous fait toujours réfléchir sur la fin des temps, sur la vie avec Dieu, nous méditons aujourd’hui sur un des aspects de la Résurrection de Jésus, et sur la nature de nos relations après la mort. La liturgie nous adresse un message d’espérance. Elle nous parle de la résurrection des morts et de la vie en Dieu. Ce dogme fait partie de notre foi. C’est même le plus important car il nous montre le but de notre vie. La vie des ressuscités ne peut pas se représenter sur le mode de la vie d’ici-bas avec des activités humaines, familiales, matrimoniales et sexuelles… Il faut se placer sur un autre plan : en comparant les ressuscités aux anges, Jésus nous fait regarder la vie à partir de Dieu et non à partir de l’homme. L’Evangile nous met en garde sur un danger : c’est celui qui consiste à penser la vie éternelle à partir de la vie humaine ; et donc, de penser nos relations dans la vie éternelle à partir de nos relations humaines. Jésus le dit très clairement : « ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir. » Il y a ici une conversion à vivre : notre vie humaine, terrestre, se modèle, se forme, se construit à partir de sa finalité qui est la vie éternelle. Il ne faut donc pas penser la vie éternelle à partir de la vie humaine, mais vivre la vie humaine à partir de la perspective de la vie éternelle, sachant que nos relations seront toutes transformées ou accomplies. La foi en la résurrection est au cœur de l’Évangile. Elle en est même l’élément central. Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui ont du mal à y adhérer, même parmi les chrétiens. L’Évangile de ce jour atteste que cela n’allait pas de soi dans le judaïsme de l’époque. Les Pharisiens l’acceptaient. Mais les Sadducéens plus conservateurs, l’ont toujours refusée parce qu’elle n’était pas inscrite dans la loi de Moïse. Ils allaient même jusqu’à la tourner en dérision. Les deux groupes, Pharisiens et Sadducéens interrogent Jésus pour le mettre dans l’embarras. Dans sa réponse, il ne fait pas référence au livre des martyrs d’Israël dont nous venons d’entendre un extrait. Il sait que les Sadducéens ne l’acceptent pas comme Parole de Dieu. Mais il cite le livre de l’Exode : Dieu s’y présente à Moïse comme « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Ces trois patriarches sont morts depuis longtemps. Mais Jésus en conclut que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais celui des vivants. Voilà cette bonne nouvelle qui nous est rappelée en ce dimanche. À la suite des patriarches et de bien d’autres croyants, nous sommes tous appelés à cette vie nouvelle que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Ce monde nouveau n’est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. Il y a une rupture radicale entre la vie actuelle et la vie de ressuscité. L’important c’est de faire confiance à celui qui a dit : Je suis la résurrection et la Vie… Celui qui croit en moi vivra éternellement. Ce trésor de la résurrection, nous ne pouvons pas (nous ne devons pas) le garder pour nous. Il nous faut le transmettre, le crier au monde entier. Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu. Cette espérance doit nourrir notre prière, surtout en ce mois qui est consacré aux défunts. N’oublions jamais le Dieu des vivants. Il nous appelle tous à partager sa vie dès maintenant. Toutes nos relations particulières seront accomplies, rendues parfaites en Dieu et par Dieu. Elles ne seront pas détruites, mais accomplies, achevées. Seigneur, nous te prions : que la foi et l’espérance de l’Église soient pour tous les hommes l’annonce de la vie éternelle que tu veux partager avec eux. P. Jean Cazeau Vicaire de la paroisse de Sainte-Thérèse ■ 2 Martyrs 7,1-2.9-14  •  P\msaume 16  •  2 Thessa\boniciens 2,16 ; 3, \m  •  Luc 20,27-38

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 6 VIE DU DIOCÈSE 3 ÈME  JOURNEE MONDIALE \1DES PAUVRES PROGRAMME Comité Diocésain de la Solidar\Sité et de la Chari\Sté Lundi 11 novembre 2019 Temps d’évangélisation et de consolation pour les familles touchées par la violence Lieu : Eglise de Saint C hristophe F ort de F rance Horaire : de 14h à 20h Publics : L es familles chrétiennes de Martinique Organisateurs : La Paroisse de Saint Christophe, la Pastorale Diocésaine de la Rue 16-17 novembre 2019 Nuit d’adoration et d’espérance pour les pauvres Lieu : Place André Aliker au Lamentin Horaire : Du samedi 16 (20h) au dimanche 17 (5h) Publics : L es communautés diocésaines de la Martinique Organisateur : Paroisse du Lamentin Samedi 16 novembre 2019 Journées apprenantes Lieux : Jardin du presbytère de Saint Pierre, Cantine scolaire du bourg du Marin, Place de la Liberté au Lorrain Horaire : 8h à 13h Publics : Les membres des communautés paroissiales Organisateur : Le S ecours Catholique 16-17 novembre 2019 Week-end de Collecte nationale du Secours Catholique Lieux : Toutes les paroisses du diocèse Samedi 16 novembre 2019 Messe avec les acteurs de la charité et de la solidarité chrétienne Lieu : Cathédrale de Fort-de-France Horaire : 18h à 19h30 Publics : Les chrétiens engagés dans la solidarité et dans la charité Organisateur : Pastorale p aroissiale de la cathédrale Dimanche 17 novembre 2019 Messe solennelle Lieu : Eglise des Terres Sainville Horaire : 8h Publics : Les membres des communautés paroissiales Organisateur : Paroisse des Terres Sainville Tables ouvertes aux pauvres Lieu : Cantine de Trinité Horaire : 13 h à 18h Publics : Les chrétiens et les personnes défavorisées de la ville de Trinité Organisateurs : Maison du cœur, Ville de Trinité, E picerie sociale L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue (Ps 9,19) ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 7 Bienheureuse Anne-Marie Javouhey Cette 3 ème  Journée mondia\be des pauvres nous donne \b’occasion de faire p\bus amp\be connaissance  avec  \ba  bienheureuse  Anne  Marie  Javouhey.  Première  femme  missionnaire  et  fondatrice  de  \ba  congrégation des Soeurs  de Saint-Joseph de C\buny, e\b\be ne se contentait pas de sou\bager \ba misère ;  e\b\be travai\b\bait aussi à instaurer un ordre socia\b p\bus conforme à \b'Évangi\be. A nne-Marie Javouhey est née le 10 novembre 1179 à Jallanges (Côte d’or) en Bourgogne… elle reçoit le baptême le 11 novembre 1779. A ces dates anniversaires, nous voulons manifester notre affection à notre Bienheureuse fondatrice décédée le 15 juillet 1850. En effet, le 11 novembre, le père Eddy Ertus célèbrera une eucharistie avec nos proches collaborateurs, nos associés, à la Chapelle Saint Joseph de Cluny. Anne-Marie Javouhey nait d’une famille de dix enfants. En pleine révolution française, elle se consacre à Dieu. Elle instruit les enfants pauvres de son village de Chamblanc. Avec ses trois sœurs et quelques jeunes filles, elles prononceront leurs vœux à Chalon- sur- Saône en 1807. C’est la naissance d’une congrégation nouvelle, sous le patronage de Saint Joseph pour s’occuper d’enfants pauvres. En 1809, elles installent au grand séminaire d’Autun, des classes mixtes afin de pourvoir à l’éducation des enfants issus du milieu pauvre. En 1812, la Congrégation emménage dans l’ancien couvent des récollets de Cluny. La Congrégation prend désormais le nom de Saint Joseph de Cluny. Anne-Marie Javouhey : ses convictions  et sa vision de l’ho\tmme\b Elle vise le développement intégral de l’homme dans une attitude de respect et de confiance. Elle est convaincue de l’égalité de tous les hommes entre eux, quelles que soient leur origine et leur culture. Notre charisme nous invite à une grande sensibilité aux différentes formes de pauvreté : - La compassion, l’amour et le zèle pour les plus démunis ; - Le sens du service gratuit ; - Le souci du pauvre qui est proche et l’accueil de tous sans distinction de race ou de croyance. (Constitution 42) ; - La joie de partager ce qu’on est et ce qu’on reçoit, sans superflu (2Co 9,9) ; - Le sens et la mission « ad-extra »; - Le sens de la justice sociale contre toutes les misères et les injustices : écoute, malades, prison (Mt 25,34-41) ; - L’expérience et la communion de vie avec les pauvres par une vie d’intercession (Ga 4, 6-8) ; - Le souci de les éduquer et de les aider dans le sens du développement ; - L’amour du pauvre pour ce qu’il est ; - L’évangélisation sous toutes les formes : œuvres de miséricorde ; - Grande mission de Mère Javouhey auprès des esclaves qu’elle éduque à la liberté. « Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ qui, pour vous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre, pour nous enrichir de sa pauvreté » (2Co 8,9). Comme l’apôtre Paul, Mère Javouhey fait une rencontre extraordinaire avec le Christ et fait de sa vie un don total à son Dieu et au service de l’Eglise. Nous, sœurs de Saint Joseph de Cluny, à la suite du Christ et dans le sillage d’Anne-Marie Javouhey, voulons être à son école et l’entendre encore nous dire : « il faut être de son temps ». « Ce n’est pas le manque de choses qui fait la pauvreté, mais c’est l’esprit de pauvreté qui fait les pauvres de Jésus- Christ. C’est cet esprit qu’il appelle bienheureux (Lettre AMJ 98). « Être de son temps \t» C’est se mettre à l’écoute du monde qui bouge, et qui nous interpelle. En effet, le 13 octobre Mme Marc- Annick François-Haugrin a développé le thème : l’Eglise, l’esclavage et le rôle de M ère Javouhey dans notre histoire à la Martinique. Autre évènement, la Tutelle de Saint Joseph de Cluny qui vient d’organiser un voyage sur les « Chemins des abolitions » avec une quarantaine de pèlerins venant de la Province Antilles- Guyane, en passant par Jallanges et Chamblanc, lieux d’enfance d’Anne-Marie Javouhey. Puisse Mère Javouhey leur insuffler son charisme à leur retour. Que cette démarche porte du fruit dans le cœur des participants et pour la répercution qu’elle peut avoir sur les communautés éducatives de nos établissements scolaires. Les Soeurs de Saint-Joseph de Cluny de Martinique ■ e\b\be travai\b\bait aussi à instaurer un ordre socia\b p\bus conforme à \b'Évangi\be.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 8 Les Chrétiens dans le Monde du Travail (CMT) ont mis à l’honneur le père Jean de Coulanges Le  dimanche  6  octobre  2019,  devant  p\bus  de  200  personnes  à  \ba  Basi\bique  du  Sacré  Cœur  de  Ba\bata,  \bes  CMT  ont  mis  à  \b’honneur  \be  père  Jean  de  Cou\banges  (chercheur  de  Dieu),  prêtre  ouvrier pendant 13 ans (1971-1984) et curé de \ba paroisse de Ba\bata pendant 21 ans (1990-2011).  S es confrères prêtres : Barbe Gédio (ordonné le 2 octobre 1971 avec lui) et Emmanuel Jos (présent dans l’assemblée), Pierre- Alex Zonzon, Pierre Henderson (qui a chanté en créole l’Evangile de Luc10, 38-42), Alain Ransay ainsi que Yvon Miantuasila Tonta (curé de Balata) et notre archevêque David Macaire, ont tenu à entourer le père Jean à l’occasion de cette mise à l’honneur. Il en est de même pour les nombreux membres de sa famille, les militants d’action catholique de la première heure (voir le témoignage de Rose), ses collègues de travail et les paroissiens de Balata dont deux chorales, l’art floral et Gertrude Sénin (qui nous a gratifiés d’une belle biguine à Marie à la fin de la manifestation). Les témoignages effectués par tranche d’âge de 20 ans (exemple 1936-1956, …) étaient entrecoupés d’une prestation au violon de Xavier Chevalier (neveu du père Jean). Les nombreux cadeaux remis au père Jean, notamment le maillot de gardien de but (son poste de prédilection au foot) sur lequel figurait l’acrostiche suivant : Justice, Espérance, Amour, Nature, résument toute la joie qui a régné au cours de ce bel hommage qui s’est terminé par un pot de l’amitié. Marie-Elisabeth R. et Yves-Marie G. (Présidente et Vice-Président du CMT) ■ ChrétiensChrétiens VIE DU DIOCÈSE J’ai rencontré le père Jean de Coulanges après mon passage comme responsable des Cœurs vaillants et Âmes vaillantes avec le père Pierre-Alex Zonzon comme aumônier. Puis à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) avec le père Barbe Gédio. A l’époque, le père de Coulanges était prêtre ouvrier, électricien, syndicaliste et aumônier des Equipes Ouvrières, mouvement d'action catholique qui est devenu depuis son adhésion au Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC) le C.M.T. Avec lui, j’ai participé à plusieurs rencontres, tant en Martinique que dans la C araïbe, mais également en Haïti et en Espagne (Alicante). Il nous rappelait sans cesse notre mission. Il disait que le monde avait besoin de nous pour le transformer. Il nous incitait : à nous engager dans toutes les organisations de la société ; à évangéliser nos milieux de vie et de travail sous le regard de Dieu et son Evangile. Les trois mots clés de l’Action Catholique pour mener à bien notre mission étaient : Voir, Juger, Agir. Merci père Jean pour toutes ces années passées à nos côtés. Témoignage de Rose ANDRE Pour nous joindre : Pour nous joindre : Tel : 0696 28 56 38 / Sur Facebook : Action catholique de la Martinique honneur

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 9 ÉGLISE EN MARTINIQUE Agenda de l’Archevêque Du 05 au 10 novembre : • Assemblée plénière des Evêques de France à Lourdes Dimanche 10 novembre : • Visite des jeunes Martiniquais à la Maison Saint-Augustin (Propédeutique à Paris) Lundi 11 novembre : • 15h : Rassemblement National de l’Aumônerie des Antillais et Guyanais à l’église Saint-Sulpice à Paris Du 12 au 19 novembre : • Prédication de la retraite monastique à l’Abbaye de Fontgombault (Indre) Mercredi 20 novembre : • 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses du Gros-Morne et de Rivière-Pilote à l’évêché • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 21 novembre : • Rencontre avec les jeunes prêtres • Réunion de la Commission Diocésaine de Musique Liturgique Du 23 au 24 novembre : • Visite pastorale à la paroisse de Trinité Dimanche 24 novembre : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Les  professionne\bs  de  santé,  \bes  visiteurs  de  ma\bades,  \bes  ministres  extraordinaires  de communion à domici\be et dans \bes institutions se sont retrouvés dans \b'après-midi  du  dimanche 20 octobre 2019, à \ba cathédra\be de  Fort-de-France,  afin  de  participer  à  \ba  messe  de  rentrée  présidée  par  \be  curé,  père  Monconthour,  assisté du père Percy Acquah \be nouve\b aumônier  du CHU de \ba Meynard. L ’assistance, très nombreuse pour un dimanche après-midi, a partagé un moment agréable avec les membres du comité diocésain après plusieurs mois de silence. Les textes du jour, notamment la première lecture (Exode 17, 8-13) et l’Evangile (Luc 18, 1-8) illustrent bien l’état d’esprit dans lequel se trouve la Pastorale Diocésaine de Santé maintenant. La pastorale de la santé a fait sa rentrée ‘‘ Notre Seigneur a voulu ajouter cet avertissement pour nous apprendre que si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l’affermissement de la foi. Saint Augustin ‘‘‘‘ Prochain rendez-vous, avec les référents de paroisse Le Samedi 18 janvier 2020 de 9h à 11h30 à la salle paroissiale de l’église Sainte Face de De Briant Le comité de la Pastorale Diocésaine de Santé ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 10 VIE DU DIOCÈSE Genèse et naissance de la Pastorale des Artistes972. La Pastorale des Artistes » est née en 2017, de la volonté de l’Archevêque David Macaire qui a enjoint le comité « Tous Ensemble Pour la Gloire de Dieu (TEPGD) » de se transformer en une œuvre diocésaine. Devant l’originalité des actions menées depuis 2011 (Pensez ! des artistes « du monde » qui se produisent dans des spectacles au nom de la foi chrétienne ? c’est, dit Mgr David Macaire, inédit dans la religion catholique de France et de Navarre !), il faut encourager l’initiative en faisant une vitrine pour l'évangile et un outil pastoral ! Il faut préciser qu’au départ, TEPGD venait de la volonté de quelques chrétiens sur la paroisse de Bellevue, musiciens et aficionados, de partager leur foi avec les artistes de notre pays et de la Caraïbe. (NB : cette année 2019, des artistes de Guadeloupe seront du concert avec nous, et le même concert est envisagé dans l'île sœurs). Mais à part ces projets généraux, quels objectifs concrets poursuit la « Pasto’arts ? » A l'origine, l’objectif était de surprendre les spectateurs en leur permettant de découvrir une autre facette de leurs artistes célèbres (ou moins connus), tout en permettant en même temps à ces artistes eux-mêmes de parler, de chanter et de proclamer leur foi sans ostracisme. Nous pouvons donc dire que la foi est le moteur de cette manifestation : Partager ce feu qui nous nourrit avec nos artistes pour les aider à vivre de leur métier, en phase avec leur foi en Dieu. Mais aussi, dans un contexte économique difficile sur fond de crise sociétale, cette manifestation, dès le début, est aussi dédiée aux personnes en difficulté, et c'est une manière pour le monde artistique de se mobiliser, en créant un mouvement original de solidarité dans notre pays : c'est pour cela que le spectacle est généralement organisé en partenariat et au profit d’une association loi 1901, spécialisée dans les œuvres caritatives. Nous pouvons affirmer que nos actions sont menées dans le but de Réunir, Aider et Partager avec l’autre. Fidèle au slogan « Faisons de l’amour, un art ! », chaque concert porte un titre qui « se manifeste sur plusieurs pôles : Le spectacle, la foi, les œuvres caritatives ». Cette année notre concert du 22 novembre au Grand carbet du Parc Aimé Césaire affirme : « L’amour c’est tendre la main ». L'organisation doit être une grosse entreprise ! Qu’en est-il ? Pendant les années précédentes, la logistique et l'engagement financier reposaient essentiellement sur Olivier Cypria-Coppet et une petite équipe, mais maintenant des groupes et commissions se sont constitués et l'organisation est désormais l'affaire de tous les membres. L’évènement est préparé tout au long de l’année, et pour rendre chaque édition réussie, la charge de travail est répartie sur plusieurs pôles : animations, direction artistique, communication et logistique. L’équipe logistique réalise l’exploit de concrétiser en un jour ce qui a été élaboré en presque une année, à savoir l’une des grandes manifestations culturelles et chrétiennes du département. Depuis 2011, quelle évolution avez- vous pu noter ? Dès la présentation du projet, de nombreux artistes locaux contactés ont répondu favorablement à notre appel. Des talents se sont confirmés dans un répertoire inhabituel et souvent méconnu du public de ces artistes. Cependant, tous ont gardé un point commun durant leurs prestations : une exigence de qualité et une ouverture d’esprit qui permet, par exemple, de jouer ensemble entre personnes de différentes confessions chrétiennes. Le spectacle de la Pasto 'Arts est devenu, dès sa première édition, une référence pour les artistes qui nous font confiance, et dont certains ont découvert la gloire de Dieu au cours de cette soirée. La manifestation s'est enrichie. Le spectacle regroupe des artistes divers : paroliers, plasticiens, infographistes, décorateurs, musiciens, poètes, slameurs, chanteurs, peintres, sculp- teurs, comédiens, danseurs... D'autre part, une place importante est faite au cheminement spirituel dans la Pastorale. Nous avons établi un canevas de cheminement à suivre en fonction des disponibilités de ces artistes qui ont des calendriers et des plannings très mobiles. Prier entre nous, pour les besoins recensés et énoncés. La Pastorale des artistes a un slogan : « Faisons de l ' amour , un art »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 11 Témoigner : partager les expériences de foi de travail, d'engagement et de responsabilité en tant que baptisé... Nous avons programmé de mettre en œuvre : • AGIR : œuvrer pour et par la solidarité, par des actions caritatives avec leurs arts, dans des lieux de souffrance de précarité ; fournir soutien humain, spirituel, voire économique aux artistes en difficulté ; chercher à créer des lieux de création, d'exposition... • SE FORMER : participer à des temps forts, des retraites, des conférences portant (ou non) sur les arts et les artistes... • ANNONCER : créer des œuvres artistiques autour de, et pour la foi, la religion.. Par ailleurs la Pasto'arts propose aussi, sur le même principe des possibilités des artistes : - des rencontres spirituelles autour de la Parole de Dieu en vue de l'évangélisation des uns et des autres, sur la base d'une rencontre prévue régulièrement ; - des rencontres de fonctionnement au cours desquelles sont discutées et mises au point les différentes prestations publiques des artistes dans le cadre de la Pastorale. Sur le plan des actions : • Nous avons participé à plusieurs événements caritatifs : concert de quartier à Sarrault Lamentin, concert pour et avec une chorale au Couvent de Cluny à Fort-de-France. • Nous avons accompagné une chorale des Anses d'Arlet dans l'organisation d'un spectacle afin de gagner quelque pécules pour leurs activités futures. • Nous avons participé à l'animation de la messe à la Cathédrale en ouverture au 4 ème chantier de E CCLESIA 'M 2020 ! et a bien d'autres quand l'occasion se présentait. • Nous organisons au moins une récollection par année, par exemple dans le cadre du carême pour une "montée de carême des artistes", et nous avons eu le bonheur d'accueillir Mgr Macaire cette année avec nous à St-Joseph. • Nous avons déjà contribuer à assurer une note spirituelle à l’événement du "Mai de Saint-Pierre". • Nous envisageons des "Gardens familiales" au cours desquelles des artistes divers s'exprimeront autour du thème de la foi et ses à-côtés... Nous voulons partager la conviction que : "dans cette société coupée de ses racines culturelles authentiques, l'artiste a un rôle et une fonction capitales. Mais, sachant que "l'art ne se suffit pas à lui- même, car sa raison d'être est dans l'expression d'une transcendance de l'homme, croyant ou pas" nous pensons utile de proposer une réflexion sur : " l'artiste est traversé par une lumière, mais sait-il d'où elle vient ? " Nous nous sentons concernés par les idées, force de Ecclésia'M 2020, et sommes soucieux, dans le cadre de la Pastorale, de faire "l'expérience missionnaire au cœur de chaque baptisé", de convertir notre pastorale en mission ", de profiter de l’audience qu'ont les artistes musiciens pour "rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile", tant pour les artistes que pour ceux auxquels ils s'adressent, de faire de la Pastorale des Artistes une "structure véritable de la Pastorale de la culture pour faciliter la transmission de la foi " et "l'ouverture aux apports de l’Évangile et de l’Église ». Conclusion La Pastorale des artistes 972 entend aussi continuer : - « d’aider à faire respecter l’art et la foi dans leur spécificité et leur autonomie, et aussi dans la manière dont la démarche artistique peut aider le croyant à mieux vivre de sa foi ; - et d'affirmer que : « L’art peut être chez lui dans la foi, et la foi peut être chez elle dans l’art » (père Caillot). Le dialogue entre art et foi est « souhaité nécessaire à l’heure actuelle » (pasteur Jérôme Cottin). Propos d’Olivier Cypria-Coppet, aumônier de la Pasto'Arts, recueillis par Michel-Ange Amar ■ ÉVÈNEMENT Nous rappelons à notre public le Rendez-Vous, ce 22 novembre 2019, au Grand Carbet du Parc Aimé Césaire de Fort-de-France Olivier Cypria-Coppet

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 12 ICEA (Institut Catho\bique Européen des Amériques) accompagne \bes futurs bache\biers ! Venez  vous former à \ba prise de p\maro\be et aborder vos épreuves ora\bes, Grand Ora\b avec sérénité ! Le  27  novemb\be  2019,  au  Campus  de  l’ICEA,  14h  à  17h  :  assistez  à  une  Maste\b  Class  g\batuite  «  p\bise  de  pa\bole  en  public  ».  T\bès  demandée,  elle  est  \bése\bvée  aux  élèves  actuellement en Te\bminale, et, dans la mesu\be des places disponibles, aux élèves de 1 è\be .  Insc\bivez-vous au 0696 27 10 44\1. A propos de l’ICEA… E n septembre 2019, l’ICEA a accueilli la deuxième promotion d’étudiants de l’école Thomas More qui rassemble désormais près de 40 étudiants. Leur cursus universitaire débouche sur une Licence d’Etat ou un double diplôme. D’autres formations verront le jour à l’avenir, puisque la vocation de l’ICEA est d’être une véritable plate-forme d’écoles dans différents domaines. Pour l’heure, la Formation Sciences Politiques et Ecologie Humaine, présente sur Parcoursup, porte les valeurs de l’ICEA et marque sa différence : ■ La promotion d’une éthique de l’homme conforme à la foi Catholique et ouverte à tous, selon la Doctrine sociale de l’Eglise et l’Encyclique Laudato Si, ■ L’ouverture au monde, ■ Le choix de l’excellence dans la formation, ■ Une approche fondamentalement ouverte et novatrice en tout domaine, ■ La culture entrepreneuriale. Le campus se situe au centre-ville de Fort-de-France, dans un bâtiment de 1000 m 2 entièrement rénové et équipé des dernières technologies numériques. Il est accessible par de très nombreuses lignes de transports en commun. A l’image de son Président, Monseigneur David Macaire, choisir l’ICEA, c’est croire au présent et en l’avenir de la Martinique. C’est un choix plein de sens, la Martinique de demain aura besoin de cadres bien formés et ouverts sur le monde, prêts à relever les défis sociétaux et environnementaux qui s’annoncent, et à travailler avec ardeur pour le bien commun. ■ Pour tout renseignement, appeler l’ICEA au 06 96 27 10 44 - ou envoyer un mail : contact@icea-edu.fr VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 13 BIBLE EN NOUS  DOSSIER LIRE TOUTE LA BIBL\ E EN UNE ANNÉE Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII). Cette répartition échelonne tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments selon le cycle liturgique, de façon à ce que le lecteur reste toujours globalement en phase avec le mouvement spirituel de toute l’Eglise. On peut donc prendre le train en marche à n’importe quel moment de l’année. D’un point de vue pratique : ➊ favoriser l’endurance plutôt que la précipitation, ➋ ménager des moments calmes, ➌ prendre un rendez-vous de quelques minutes avec la Parole chaque jour, ➍ commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans la BEN) et un « Je vous salue Marie ». Avant de commencer un nouveau Livre, vous pouvez prendre connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira votre compréhension. Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez, ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage… et laissez Dieu vous parler. Bonne lecture à tous ! LES PSAUMES 150 psaumes ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 au 23 novembre, vous pourrez lire :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 14 BIBLE EN NOUS  DOSSIER Permettre  aux  Saintes  Ecritures  d’entrer  dans  toutes  nos  maisons,  chez  chacun  de  nous, en chacun de n\mous. Voi\bà comment est née \ba  Bib\be En Nous. C e projet de notre archevêque apparaissait déjà dès les premières réunions synodales d’E CCLESI A’M 2020 ! . Il ne restait plus qu’à le mettre en forme. D’abord, il s’est agi d’en formaliser les objectifs. Parmi les principaux, avoir une base commune de travail à toutes les pastorales, à la catéchèse, à toutes les petites communautés ecclésiales, aux familles et à chacun de nous. Pour cela, il fallait choisir une traduction facile à comprendre, une traduction fidèle, dans un langage d’aujourd’hui ; la traduction liturgique, commandée par la Conférence des Evêques de France, se prête particulièrement bien à ces objectifs. C’est d’ailleurs la traduction d’où sont tirés les textes lus à l’église, tant pour la messe que pour les différents offices. On trouve là cette simplicité, cette unicité qui nous permet de parler le même langage. Cerise sur le gâteau, les exégètes qui ont réalisé cette traduction ont également écrit des introductions aux différents livres, aux différents textes. Ces introductions sont de vraies leçons bibliques, à la portée de tous, qui nous permettent de mieux comprendre les Saintes Ecritures. Tenant compte des objectifs de simplification et d’accessibilité, voilà donc le corps de notre Bible En Nous avec cette traduction liturgique et ses introductions. Ensuite, il fallait avoir quelques clés de lecture pour nous permettre de nous approprier facilement cette Bible, pour permettre à La Parole de nous imprégner, pour qu’elle devienne simplement la Bible En Nous. Ainsi, nous trouvons dans les premières pages, entre autres, une Lectio Divina, chemin pour lire la Bible seul, en famille ou en groupe ; une table de lecture des psaumes selon les circonstances ; les fondements bibliques de la Foi catholique ou encore des lectures relatives aux différents thèmes de notre quotidien. Que ce beau projet nous permette de nous imprégner de la Parole de Dieu et de vivre dans l’Amour du Christ. Michel Gallet de Saint Aurin ■ A chacun sa Bible ! du 10 novembre 2019 – n° 593 avec cette traduction liturgique et ses LA BIBLE EN NOUS VOUS OFFRE LES OUTILS SUIVANTS :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 15 Dès  cette  année  pastora\be,  \ba  Bib\be  En  Nous   est  devenue  \ba  Bib\be  de référence pour \b’ensemb\be des fami\b\bes qu’e\b\be accompagne. Tout d’abord, \ba mise en p\bace de \ba Catéchèse fami\bia\be permet  d’accentuer \ba Présence de \ba Paro\be de Dieu dans \bes fami\b\bes. I l est demandé aux familles dont des enfants sont âgés entre 7 et 12 ans, de vivre deux temps essentiels : ➊ Le partage de la Parole de Dieu dans le cadre familial pendant 30 minutes environ par semaine : les parents, si possible avec l’ensemble des enfants du foyer, quel que soit l’âge. Les parents utilisent un livret qui leur est destiné, complété de fiches avec des « clés de lecture » à partir desquelles ils sont invités à échanger avec leurs enfants autour de la Bible. Ces fiches sont communiquées au fur et à mesure de l’année liturgique. Elles sont accompagnées de vidéos enregistrées par les prêtres du diocèse qui commenteront à tour de rôle les passages de la Bible découverts pour l’occasion. ➋ Tous les 15 jours, une rencontre de familles accompagnées par un catéchiste animateur : Les familles se rencontrent en Petites Communauté Ecclésiale (PCE). Pendant ces rencontres, elles feront le point sur les échanges qu’elles ont eus dans leurs foyers, mais également comment cette Parole de Dieu se traduit dans leur quotidien. Quel que soit leur âge, les enfants catéchisés, les jeunes du cheminement et les enfants du catéchuménat en âge scolaire pourront profiter des éléments de la Bible En Nous (Textes bibliques et Introductions…) lors de leurs rencontres, notamment pendant les récollections et retraites. Ainsi, en début d’année pastorale, la Bible En Nous a été remise à l’ensemble des enfants catéchisés du diocèse. Ensuite, la formation dispensée par la Catéchèse utilisera également la Bible En Nous.    Premièrement, une des priorités pour la formation des catéchistes, mais également des parents, est la connaissance de la Bible. C’est pourquoi, il est prévu la généralisation des cours bibliques dans les paroisses du diocèse. Ceux- ci seront normalement animés par les curés et vicaires, mais aussi par les ministres institués et les « DUETISTES » accompagnés par le Service Diocésain de la Formation.   Deuxièmement, avec l’aide de Sœur Marie-Claire, des sessions de Lectio Divina seront organisées pour les parents et les catéchistes en district. Comme le rappelait Benoît XVI : « La lectio divina constitue un véritable itinéraire spirituel par étapes. De la lectio, qui consiste à lire et relire un passage de l’Écriture Sainte en en recueillant les principaux éléments, on passe à la meditatio, qui est comme un temps d’arrêt intérieur, où l’âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que sa P arole dit aujourd’hui pour la vie concrète. Vient ensuite l’oratio, qui nous permet de nous entretenir avec Dieu dans un dialogue direct, et qui nous conduit enfin à la contemplatio ; celle-ci nous aide à maintenir notre cœur attentif à la présence du Christ. » Pour cette lecture priante, la Bible En Nous sera très utile car elle propose cette méthode (cf. page 15). En conclusion, nous pouvons espérer que cette Bible montre Jésus dans chaque famille de Martinique, notamment avec l’aide des serviteurs de la Catéchèse de notre diocèse. Laurent Vestris Délégué Diocésain à la Catéchèse ■ La Bible En Nous utilisée à la catéchèse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 16 BIBLE EN NOUS  DOSSIER BIBLE EN NOUS  EDIITOR Pouvez-vous nous rappeler brièvement la mission des ministres institués au Lectorat ? Le dimanche 20 mai 2018, Mgr David Macaire a institué 18 Ministres de la Parole chargés de témoigner et de transmettre la Parole de Dieu. Comment, en tant que ministres institués, vous accueillez l’arrivée de la Bible En Nous sur notre diocèse ? Notre société, qui vit en accéléré avec une vision basée sur l’individualisme, sur « mon plaisir avant tout », et la consommation à outrance, semble avoir rejeté Dieu. Force est de constater que nos actions ne sont plus éclairées par la Parole de Dieu ; celle-ci n’est plus au centre de nos préoccupations. La Parole de Dieu n’est plus de mise même au sein des familles qui sont pourtant le lieu premier de l’expérience, de la découverte et de la connaissance de Dieu. Cette coupure avec Dieu conduit à la souffrance de la société, des familles et des personnes. En tant que ministres institués, nous ne pouvons qu’accueillir favorablement l’arrivée de la « Bible En Nous » qui servira de vecteur et de support pour porter et propager au peuple de Dieu la Bonne nouvelle de Jésus-Christ qui guérit, renouvelle et sauve les hommes et les femmes de notre temps. C’est un nouvel outil pratique et pédagogique fondamental pour le renouveau de notre Eglise, outil nécessaire à notre action en tant que ministres institués au Lectorat, car il s’inscrit pleinement dans notre mission de diffusion de la Parole de Dieu dans les différents chantiers d’Ecclésia’M 2020. C’est avec joie et détermination que nous nous y sommes engagés. En quoi la Bible En Nous est une nouveauté ? La « Bible En Nous » rend accessible à tous, les textes liturgiques. Elle diffère des autres bibles que nous utilisons fréquemment sur au moins deux aspects, à savoir :   Premièrement, une sélection d’outils pratiques pour appréhender les différentes façons de lire la bible,   Deuxièmement, la mise à disposition pour le lecteur d’une traduction liturgique comportant des éléments explicatifs et informatifs, qui permet aux fidèles de retrouver les mêmes textes qui sont lus chaque jour à la messe. Avez-vous prévu une démarche particulière pour porter et propager l’Evangile avec la Bible En Nous ? Notre action ambitionne de toucher au moins trois types de publics : les fidèles des paroisses, les personnes baptisées catholiques qui se sont éloignées de l’Eglise et de la Parole de Dieu, les personnes en quête de bonheur qui espèrent et attendent une parole de vérité. Plusieurs démarches restent possibles : - Assurer la diffusion des bibles sur les paroisses et au-delà ; - Participer aux cours bibliques qui se déroulent sur les paroisses, les diverses chapelles des paroisses, au sein des mouvements et des PCE ; - Assurer la formation biblique des animateurs de PCE par exemple, afin que la Parole de Dieu puisse être accueillie, désirée et proclamée et porte de nombreux fruits. Quelles actions concrètes avez- vous mises en place ou envisagez- vous d’organiser ? Nous accompagnons les paroisses dans l’organisation de la distribution de la « Bible En Nous » . Les choses se passent bien et nous tenons à remercier les différents responsables avec qui nous avons œuvré sur les paroisses. A très court terme, des temps de découverte de la « Bible En Nous » seront organisés sur les paroisses pour permettre au plus grand nombre de fidèles de s’approprier ce nouvel outil pratique et pédagogique. Les dispositions sont à mettre en œuvre en concertation avec les paroisses. C’est urgent car le principal support de la catéchèse familiale est la « Bible En Nous ». Même si la mission est sensible, urgente, indispensable, nous restons confiants car l’Esprit Saint nous accompagne dans cette action. Soyons dans l’allégresse car le règne de Dieu est proche. Propos recueillis par Laurent Vestris ■ L es soldats de la Parole en action ! diverses chapelles des paroisses, au M gr  Macaire  a  demandé  aux  ministres  qu'i\b  a  institués  pour  \be  service  de  \ba  Paro\be  d'être  \bes  agents responsab\bes de \ba distribution de \ba  Bib\be En Nous.  Depuis que\bques semaines, i\bs œuvrent  concrètement pour que \bes bib\bes soient bien reçues dans \bes paroisses, \bes fami\b\bes et \bes groupes...  I \bs  sont  aussi  missionnés  pour  annoncer  \ba  Paro\be.  Retrouvons  ici  \b'interview  de  ces  serviteurs,   so\bdats de \ba P aro\be partis en campagne au nom de \b'E\mvangi\be.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 17 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Qui sont les pauvres ? ‘‘ L a journée mondiale des pauvres est une célébration catholique romaine, célébrée le 33e dimanche ordinaire depuis 2017. Elle a été établie par le Pape François dans sa Lettre Apostolique Misericordia et Misera, publiée le 20 novembre 2016 pour la fin de l’extraordinaire jubilé de la Miséricorde. Cette première Journée des Pauvres a été observée pour la première fois le 19 novembre 2017, sous le thème « Aimons- nous, non avec des mots mais avec des actes ». Dans son message pour cette première Journée des Pauvres, le Saint- Père a dit que le « Notre Père est la prière des pauvres ». Cet événement nous amène à nous poser quelques questions à savoir, qu’est-ce que la pauvreté et qui sont les pauvres ? La pauvreté est "l’état, la condition d’une personne qui manque de ressources, de moyens matériels pour mener une vie décente". Selon le Conseil européen de décembre 1984, sont considérées comme pauvres "les personnes dont les ressources (matérielles, culturelles et sociales) sont si faibles qu’elles sont exclues des modes de vie minimaux acceptables dans la société". Le pauvre est celui qui souffre de carences dans ses besoins de base, lesquels sont souvent résumés par ces deux termes : nourriture et vêtement. Ainsi donc, la Bible nous parle de la pauvreté en termes très concrets et insiste sur sa dimension corporelle et matérielle. Souvenons-nous en… pour motiver notre engagement en faveur des pauvres avec des actes tout aussi concrets ! Lorsque Dieu dit qu’il prend soin du faible, il affirme qu’il fait droit à l’orphelin et à la veuve, qu’il aime l’immigrant et lui donne nourriture et vêtement (Deutéronome 10.18). Lorsqu’Isaïe appelle le peuple d’Israël à l’action en faveur des pauvres, il l’exhorte à partager son pain avec celui qui a faim et à couvrir d’un vêtement celui qui est nu (Isaïe 58.7). Les exemples donnés par Jean-Baptiste à ceux qui lui demandent ce qu’ils doivent faire pour produire du fruit digne de la repentance sont les suivants : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. » (Luc 3.11). Et on pourrait compléter facilement cette liste par d’autres textes. Cependant pour les chrétiens, la pauvreté ne signifie pas seulement misère à surmonter, il s'agit aussi de la mission salvifique de Jésus et de son Église : « annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Luc 4, 18). La pauvreté évangélique 1 est un mode de vie que Jésus a choisi et vécu par solidarité envers l'humanité. Le pauvre est celui à qui Jésus a annoncé l’Évangile et à qui il s'est identifié. La pauvreté vécue par Jésus est « enrichissante » : il s'est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté (Cf. Ph 2, 6-8). Elle s'enracine dans l'Amour de Dieu trinitaire qui déborde vers autrui. Pour les chrétiens, Jésus-Christ lui-même est la manière de vivre. Jésus-Christ lui-même est l’Évangile. Comme choix volontaire, la pauvreté évangélique est un comportement pour suivre le Christ : elle provient de la reconnaissance de l’Amour de Dieu et elle s’avance vers la charitable solidarité, à sa suite. La pauvreté évangélique exprime la confiance en Celui qui donne tout ce dont nous avons besoin et l’espérance du Royaume de Dieu où personne ne manque de rien. Elle est la liberté dont les croyants jouissent en Dieu ; elle est une manière par excellence d’annoncer la Bonne Nouvelle et elle pourrait résister à la mentalité du monde d’aujourd’hui tenté par le matérialisme. Le portrait de Jésus se trouve dans les Béatitudes qu’il a proclamées (Cf. Mt 5, 3-11). Ce n’est pas un hasard que « heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux ! » (Mt 5, 3) soit la première béatitude. La pauvreté doit toujours prendre chair dans la vie chrétienne à la manière évangélique, pour poursuivre la vie de Jésus Christ, amour débordant. Il est donc indispensable pour les chrétiens que la vocation de la pauvreté évangélique soit renouvelée en permanence. C’est là notre salut ici et maintenant. Père Francky Vilsaint, Curé des Terres Sainville ■ volontaire, la pauvreté évangélique est un comportement reconnaissance de l’Amour de Dieu et elle s’avance vers la charitable solidarité, à sa suite. 1 Pauvreté évangélique : renonciation aux biens de la terre, conformément à l'esprit de l'Évangile.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 18 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley Jo passa alors devant la voiture, et  ouvrit le capot. Il fut alors impossible à  Gab de voir ce que Jo et son ami mystère  frabriquaient. Il se tourna alors vers le  rétroviseur et croisa soudainement le  regard du gars au tatouage d'araignée. Des  yeux en amandes, dans lesquels brillaient  une lueur dangereuse. L'adolescent surpris,  détourna les yeux, mais il était déjà trop  tard.  - Hey ! C'est qui lui ?  - At  ends ! L'homme au tatouage d'araignée, contourna  Jo qui tenta de s'interposer, et se dirigea  prestement vers Gab. Il ouvrit alors la  portière et le tira à l'extérieur en le tenant  par le t-shirt. -  Tu ne m'avais pas dit qu'on avait un invité surprise, Jo. - C'est rien Spider, c'est juste un gosse. -  C'est le tien ? f t le dénommé Spider en  considérant Gab. - Mon petit frère, menti Jo. Spider se tourna alors vers Jo, sans pour  autant lâcher Gab. Jo hocha la tête sans  prêter at ention à l'étonnement qui se  lisait dans les yeux de l'adolescent.  -  Alors comme ça, c'est ton frère, f t Spider  en tenant plus fermement l'adolescent.  Tu ne m'avais jamais parlé de lui. -  Oui ! s'empressa de répondre Gab. Spider f xa alors Gab droit dans les yeux,  avant de f  nalement lâcher : -  Maintenant que tu dis ça, je vois un petit air  de famille, c'est touchant. - Spider, lâche-le, f  t  J o . -  Tu as peur que je lui fasse bobo à ton petit  frère ? dit Spider en faisant la moue. -   Nan, c'est juste que... j'ai promis à ma mère de  veiller sur lui. -   Ok, f t Spider en lâchant Gab, c'est qu'il a  déjà du style, une vraie terreur. - Monte dans la voiture, ordonna Jo à Gab. Gab hocha vivement la tête sans répondre,  et rentra furtivement dans la voiture avant  de refermer la portière derrière lui et de la  bloquer, par mesure de sécurité. - Il faut que je te parle, dit alors Spider à Jo. Ils se dirigèrent alors tous deux vers la  maison devant laquelle la voiture était  garée et disparurent à l'intérieur. Gab se  sentit alors respirer. Il réalisa alors que sa  respiration s'était coupée à l'instant où il  avait vu Spider ouvrir la portière. Il avait eu  peur. Et cet  e peur lui mordait à présent le  ventre. Tant qu'il ramena ses genoux contre  lui et ne bougea plus. Il resta longtemps  assis dans l'obscurité, tendant presque à  s'incorporer dans le fauteuil. Il at  endait en  silence le retour de Jo qui l'emmènerait loin  d'ici.  de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) 5ème  partie  (suite) de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Chers lecteurs, nous retrouvons la suite de l’histoire dans le prochain numéro Coin Jeunesse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \mMARTINIQUE Service \begs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\m Té\béphone : 06 96 310 \m333 - E-mai\b : miche\b\m.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\S domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\mNIQUE Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! MEDIAS Dimanche 10 novembre 2019 Résurrection, réincarnation ? Qu’est-ce que la réincarnation ? Que signifie-t-elle chez les bouddhistes et les hindouistes ? Pour quelles raisons de plus en plus de chrétiens sont-ils attirés par cette croyance, à l’opposé pourtant de la résurrection, base fondamentale de la foi chrétienne ? Deux frères dominicains viendront nous éclairer sur ces questions : les frères Jean-Pierre Brice Olivier, et Éric-Thomas Macé. Dimanche 17 novembre 2019 Mon enfant est un prématuré ! Comment accueillir un enfant prématuré ? Quelles conséquences l’arrivée de cet enfant a-t-elle dans les familles ? Et comment surmontent-elles l’angoisse et la culpabilité, souvent associées à la prématurité. Dieu m’est témoin a choisi cette semaine de donner la parole aux parents de ces enfants qui souvent ont eu un départ difficile, mais qui pour la plupart retrouve une vie tout à fait normale. Priscilla Boudou-Boudia viendra sur le plateau nous raconter la naissance de ses deux enfants Eden et Cassie, nés respectivement à 8 mois et 6 mois1/2. Dimanche 24 novembre 2019 Seigneur, apprends-nous à prier ! (Rediffusion du 8 novembre 2015) Au-delà des automatismes que nous avons, des paroles que nous récitons, savons-nous encore vraiment prier ? Et y a-t-il des méthodes pour apprendre à prier ? Notre prière évolue-t-elle avec l’âge et la foi, et comment qualifier la qualité d’une prière ? Cette semaine, Dieu m’est témoin s’interroge sur la façon dont nous prions et, pour cette leçon de prière, reçoit le père Manuel Grandin, Jésuite, Martiniquais, directeur du Réseau Jeunesse Ignatien. Il nous rappellera de l’importance de la prière et comment réapprendre à prier avec la Parole de Dieu. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr

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L’Église se mobilise chaque année pour l’ouverture de la saison touristique, dans le respect de chacun, il s’agit d’apporter au touriste sourire, humanité, compétence cultu- relle et montrer ainsi une église accueillante, sympathique, vivante et ouverte à tous. Les pierres de nos édifices sont les symboles forts, des pierres vivantes qui constituent le temple de Dieu à travers l’histoire de nos sociétés et de notre Église. « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

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