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E g lise
en MARTINIQUE
L e pauvre en nous
N° 593
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
10 NOVEMBRE 2019
Hommage au père Filopon
DOSSIER : Bible en nous DOSSIER : Bible en nous
Programme de la Journée
des Pauvres
Lire toute la Bible en une année :
Eglise en Martinique vous dit comment faire
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EDITORIAL
23
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
«I
l n'est pas le Dieu des morts mais des vivants ; tous,
en effet, vivent pour Lui » (Lc 20,38).
En ce 32
ème dimanche du Temps Ordinaire C, le mot clé des textes
de la liturgie est la Résurrection. Si nous aimons suffisamment
Dieu et avons confiance en Lui, nous n’aurons aucun mal à croire
en la résurrection. C’est l’espérance chrétienne et c’\
est la nôtre.
Chaque jour, nous sommes invités à raviver notre espérance
dans la prière.
La Bible, Parole de Dieu, nous aide à vivre en enfants de Dieu.
Nous avons la chance d’en avoir une toute à nous : Bible en nous
(BEN). Comme nous le dit notre archevêque, « chez nous, la
puissance de la Parole de Dieu est une évidence… elle rassemble,
elle exprime la vraie libération des opprimés ; donne la force de \
lutter contre les ténèbres du présent et de l’avenir…
Eglise en Martinique vous propose un dossier sur la BEN
qui deviendra « la base de l’animation pastorale de tous les
responsables, et l’ouvrage commun de nos familles ! ».
L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue. La 3
ème Journée
mondiale des pauvres instituée par le pape François aura lieu le 1\
7
novembre, 33
e dimanche du temps ordinaire. A cette occasion,
le Saint-Père nous exhorte à prendre le temps pour les personnes
faibles et fragiles. « L’espérance se communique aussi à travers
la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres…
avec un engagement qui dure dans le temps ». La bienheureuse
Anne Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des Sœurs
de Saint-Joseph de Cluny, l’avait bien compris et en avait fait
sa mission.
Retrouvez dans votre revue le programme proposé par Comité
Diocésain de la Solidarité et de la Charité de notre diocèse\
pour
la Journée des pauvres.
Mais en réalité, qui sont les pauvres ? Ne le sommes-nous pas
tous ? Un prêtre nous éclaire sur la question dans la rubrique
« Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux »
(Mt 5,3).
Restons ajustés à Dieu ! C’est là notre espérance…
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
33 MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• La Parole Dominicale
• Lire toute la bible en une ann\be
• A chacun sa Bible !
• La Bible En Nous utilis\be à\n la cat\bchèse
• Interview des ministres institu\bs au Lectorat
• Qui sont les pauvres ?
• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) • Programme de la Journ\be M\nondiale
des Pauvres
• Bienheureuse Anne-Marie Javouhey
• Les Chr\btiens dans le Monde du Travail (CMT) ont mis a l’honneur
le père Jean de Coulanges
• La pastorale de la sant\b a fait sa rentr\be
• Agenda de l'Archevêque
• La Pastorale des artistes a un slogan : «Faisons de l'amour, \nun art »
• ICEA
• La BEN entre les mains
• Message du Pape François
3
ème journ\be mondiale des pauvres
17 novembre 2019
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MÉDIAS 19
AN TCHÈ LÉGLIZ\bLA
• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)
COIN JEUNESSE 18
17
Dossier : BIBLE EN NOUS DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 3
C
hez nous, la puissance
de la Parole de Dieu
est une évidence :
elle rassemble ceux qui sont
dispersés ; exprime la vraie
libération des opprimés ;
donne la force de lutter contre
les ténèbres du présent et
de l’avenir. Nous aimons la
chanter, la prier, la partager,
la méditer, la proclamer,
l’étudier et la citer en toutes
occasions.
Au moment où la Bible En
Nous arrive entre nos mains,
n’oublions pas que le principal
moyen de transmission de
la Parole est la communauté
des disciples missionnaires :
l’Eglise elle-même !
« Écoute, Israël ! » (Dt 6,4), ordonne
Dieu au peuple de la première
Alliance à qui il parle par les
prophètes. Ces paroles, transmises
de génération en génération,
répétées aux fils et aux fils des fils
(Dt 4,9), ont été retranscrites dans
ces Livres. Surtout, « le Verbe s’est
fait chair » (Jn 1,14). La Parole s’est
incarnée dans le sein de la Vierge
Marie. « Bienheureuse celle qui a
cru en la Parole qui lui a été dite
de la part du Seigneur » (Lc 1,45),
Celle qui « conserva en son cœur
tout ce qu’elle voyait et entendait »
(Lc 1,51) et devint, par la volonté de
Dieu, le modèle et la mère de tous
les amoureux de la Parole de Dieu.
D’après la Bible, pour comprendre
l’enseignement de Jésus, il faut être
un « disciple bien-aimé » : reposer
sa tête sur le côté du Christ (Jn13,23)
et prendre Marie pour Mère (Jn
19,23).
Les Apôtres, premiers détenteurs
de la Bonne Nouvelle, ont été « ses témoins à Jérusalem, en Judée, en
Samarie et jusqu’aux extrémités de
la terre » (Ac 1,8). Leurs disciples ont
recueilli leur témoignage et l’ont mis
par écrit pour qu’il soit la norme de
notre foi (2 Tm 3,10). C’est la Parole
de Dieu qui a convoqué et façonné
l’Eglise. Ainsi, depuis 2000 ans, elle
est transmise sans souillure dans et
par le peuple guidé par les évêques,
successeurs des Apôtres. Même à
travers les vicissitudes, les drames
et les crimes de l’Histoire, elle a
retenti jusque chez nous dans la
Caraïbe… Et Dieu s’est manifesté.
Mais la Bible ne donne de fruits que
si elle est reçue et lue en Eglise,
en communion avec les pasteurs
légitimes, le pape, les évêques et
leurs collaborateurs, les prêtres.
Coupée de cette tradition voulue
par Dieu, la Bible peut nourrir un
orgueil chez ceux qui s’arrogent
le droit de l’interpréter par eux-
mêmes (Mt 23,13-32). Le diable lui-
même a tenté de le faire avec le
Christ au désert (Lc 4,10) ! Le Livre des Saintes Écritures
est offert par la communauté
des disciples pour transmettre
fidèlement cette Parole. Il a
montré sa fécondité dans la
vie des croyants, des familles
et des assemblées, pour guérir
les cœurs, réconcilier les
hommes divisés, chasser les
démons, illuminer les âmes,
répondre aux questions de
ceux qui doutent, apprendre
à aimer et à pardonner à
son prochain et retrouver le
chemin de l’amour de Dieu
de tout son cœur et de toute
son âme. Lire la Bible en
Eglise, c’est devenir membre
d’une famille de disciples
missionnaires.
Familles, communautés, PCE,
groupes de prière, chorales, équipes,
mouvements ou associations ne
portent du fruit que s’ils se nourrissent
de la Parole ! Désormais, que les
textes proclamés à la messe le soient
aussi dans les maisons, que les papas
et mamans les lisent à leurs enfants,
que les disciples missionnaires
évangélisent. Que la Parole rappelle,
dans nos chambres, nos salons, nos
sacs à dos ou nos voitures, que Dieu
s’adresse à nous à chaque instant.
Que les compositeurs s’en inspirent,
que les priants y trouvent les
expressions justes pour s’adresser
à Dieu, que les groupes y fondent
leurs échanges, que les curieux y
trouvent la sagesse… Que la BEN
devienne la base de l’animation
pastorale de tous les responsables
et l’ouvrage commun de nos familles !
Ainsi soit-il !
+ Fr David Macaire,
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’ÉVÊQUE
La BEN entre les mains
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 4
EGLISE UNIVERSELLE\n
«L
e pauvre n’est pas oublié
jusqu’à la fin, l’espérance
des malheureux ne périt
pas à jamais ». Les paroles du psaume
manifestent une actualité incroyable.
Ils expriment une vérité profonde
que la foi parvient à imprimer avant
tout dans le cœur des plus pauvres :
rendre l’espérance perdue devant
les injustices, les souffrances et la
précarité de la vie. Le psalmiste décrit
la situation du pauvre et l'arrogance
de ceux qui l’oppriment. Il semble
que dans ses mots, la question qui se
pose au fil des siècles résonne encore
aujourd’hui : comment Dieu peut-il
tolérer cette disparité ? Comment
peut-il permettre que le pauvre
soit humilié, sans apporter son
aide ? Pourquoi permet-il à ceux qui
oppriment d’avoir une vie heureuse
alors que leur comportement devrait
être condamné face à la souffrance
du pauvre ?
Au moment de la composition
de ce psaume, il y avait un grand
développement économique
qui, comme cela arrive souvent,
a également produit de forts
déséquilibres sociaux (...).
Même aujourd'hui, nous devons
énumérer de nombreuses formes de
nouveaux esclavages auxquelles sont
soumis des millions d'hommes, de
femmes, de jeunes et d'enfants (...).
« L'option pour les plus petits, pour
ceux que la société rejette et met de
côté » est un choix prioritaire que
les disciples du Christ sont appelés
à poursuivre pour ne pas trahir la
crédibilité de l’Église et donner une espérance effective à tant de
personnes sans défense (...).
L’engagement des chrétiens, à
l’occasion de cette
Journée mondiale,
et surtout dans la vie de tous les
jours, ne consiste pas uniquement en
des initiatives d’assistance qui, bien
que louables et nécessaires, doivent
viser à renforcer en chacun l’attention
maximale qui est due à chaque
personne en détresse (...).
L’espérance se communique aussi à
travers la consolation, qui se réalise
en accompagnant les pauvres, non
pas pour quelque moment chargé
d’enthousiasme, mais avec un
engagement qui dure dans le temps. (...).
Aux nombreux bénévoles, auxquels
il revient souvent le mérite d’avoir
senti en premier l’importance de cette
attention aux pauvres, je demande
de grandir dans leur dévouement.
Chers frères et sœurs, je vous exhorte
à chercher, avec chaque personne
pauvre que vous rencontrez, ce dont
elle a vraiment besoin ; à ne pas
vous arrêter à la première nécessité
matérielle, mais à découvrir la bonté qui
se cache dans leur cœur, en vous faisant
attentifs à leur culture et à leurs façons
de s’exprimer, pour pouvoir entamer
un véritable dialogue fraternel. Mettons
de côté les divisions qui proviennent
de visions idéologiques ou politiques,
fixons le regard sur l’essentiel qui n’a
pas besoin de beaucoup de mots,
mais d’un regard d’amour et d’une
main tendue. N’oubliez jamais que
«la pire discrimination dont souffrent
les pauvres est le manque d’attention
spirituelle". (...).
Le Seigneur n'abandonne pas ceux
qui le cherchent et qui l’invoquent ; « il
n'oublie pas le cri des malheureux »,
car ses oreilles sont attentives à leur
voix. L’espérance du pauvre défie les
différentes conditions de mort, car il
se sait particulièrement aimé de Dieu
et il l'emporte ainsi sur la souffrance
et l'exclusion (...)
La condition, pour que les disciples
du Seigneur Jésus soient des
évangélisateurs cohérents, est de semer
des signes tangibles d'espérance. À
toutes les communautés chrétiennes
et à tous ceux qui ressentent l’exigence
d'apporter espérance et réconfort aux
pauvres, je leur demande de travailler
pour que cette Journée mondiale
renforce chez beaucoup, la volonté
de collaborer efficacement afin
que personne ne se sente privé de
proximité et de solidarité. Que nous
accompagnent les paroles du prophète
qui annonce un avenir différent :
« Mais pour vous qui craignez mon
Nom, le soleil de justice brillera, avec
la guérison dans ses rayons ».
François
Du Vatican, le 13 juin 2019
Mémoire liturgique de saint Antoine
de Padoue
■
Message du Pape François
17 novembre 2019
3
ème
journée mondiale des pauvres
L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 55
Dimanche 10 novemb\be 2019
la P arole Dominicale
32 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année C
F
rères et sœurs,
Dans le prolongement de la fête
de la Toussaint et en vue de la
fin de l’année liturgique qui nous fait
toujours réfléchir sur la fin des temps,
sur la vie avec Dieu, nous méditons
aujourd’hui sur un des aspects de
la Résurrection de Jésus, et sur la
nature de nos relations après la mort.
La liturgie nous adresse un message
d’espérance. Elle nous parle de la
résurrection des morts et de la vie
en Dieu. Ce dogme fait partie de notre
foi. C’est même le plus important car
il nous montre le but de notre vie.
La vie des ressuscités ne peut pas
se représenter sur le mode de la
vie d’ici-bas avec des activités
humaines, familiales, matrimoniales
et sexuelles… Il faut se placer sur
un autre plan : en comparant les
ressuscités aux anges, Jésus nous
fait regarder la vie à partir de Dieu
et non à partir de l’homme.
L’Evangile nous met en garde sur
un danger : c’est celui qui consiste
à penser la vie éternelle à partir de
la vie humaine ; et donc, de penser
nos relations dans la vie éternelle
à partir de nos relations humaines.
Jésus le dit très clairement : « ceux
qui ont été jugés dignes d’avoir part
au monde à venir et à la résurrection
d’entre les morts ne se marient pas,
car ils ne peuvent plus mourir. » Il y
a ici une conversion à vivre : notre
vie humaine, terrestre, se modèle,
se forme, se construit à partir de sa finalité qui est la vie éternelle. Il ne
faut donc pas penser la vie éternelle à
partir de la vie humaine, mais vivre la
vie humaine à partir de la perspective
de la vie éternelle, sachant que nos
relations seront toutes transformées
ou accomplies.
La foi en la résurrection est au cœur
de l’Évangile. Elle en est même
l’élément central. Et pourtant, ils
sont nombreux ceux et celles qui
ont du mal à y adhérer, même parmi
les chrétiens. L’Évangile de ce jour
atteste que cela n’allait pas de soi
dans le judaïsme de l’époque. Les
Pharisiens l’acceptaient. Mais les
Sadducéens plus conservateurs, l’ont
toujours refusée parce qu’elle n’était
pas inscrite dans la loi de Moïse. Ils
allaient même jusqu’à la tourner en
dérision.
Les deux groupes, Pharisiens et
Sadducéens interrogent Jésus pour
le mettre dans l’embarras. Dans sa
réponse, il ne fait pas référence au
livre des martyrs d’Israël dont nous
venons d’entendre un extrait. Il sait
que les Sadducéens ne l’acceptent
pas comme Parole de Dieu. Mais
il cite le livre de l’Exode : Dieu s’y
présente à Moïse comme « le Dieu
d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Ces
trois patriarches sont morts depuis
longtemps. Mais Jésus en conclut que
Dieu n’est pas le Dieu des morts mais
celui des vivants.
Voilà cette bonne nouvelle qui nous
est rappelée en ce dimanche. À la
suite des patriarches et de bien
d’autres croyants, nous sommes
tous appelés à cette vie nouvelle
que Jésus appelle le Royaume de
Dieu. Ce monde nouveau n’est pas
la continuation de celui dans lequel
nous vivons actuellement. Il est tout
autre. Il y a une rupture radicale entre
la vie actuelle et la vie de ressuscité.
L’important c’est de faire confiance à
celui qui a dit : Je suis la résurrection
et la Vie… Celui qui croit en moi vivra
éternellement.
Ce trésor de la résurrection, nous ne
pouvons pas (nous ne devons pas)
le garder pour nous. Il nous faut le
transmettre, le crier au monde entier.
Au-delà de la mort, nous serons
vivants en Dieu. Cette espérance
doit nourrir notre prière, surtout en
ce mois qui est consacré aux défunts.
N’oublions jamais le Dieu des vivants.
Il nous appelle tous à partager sa vie
dès maintenant.
Toutes nos relations particulières
seront accomplies, rendues parfaites
en Dieu et par Dieu. Elles ne seront pas
détruites, mais accomplies, achevées.
Seigneur, nous te prions : que la foi
et l’espérance de l’Église soient pour
tous les hommes l’annonce de la vie
éternelle que tu veux partager avec
eux.
P. Jean Cazeau
Vicaire de la paroisse de Sainte-Thérèse
■
2 Martyrs 7,1-2.9-14 • P\msaume 16 • 2 Thessa\boniciens 2,16 ; 3, \m • Luc 20,27-38
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 6
VIE DU DIOCÈSE
3 ÈME JOURNEE MONDIALE \1DES PAUVRES
PROGRAMME
Comité Diocésain de la Solidar\Sité et de la Chari\Sté
Lundi 11 novembre 2019
Temps d’évangélisation et de consolation
pour les familles touchées par la violence
Lieu : Eglise de Saint C hristophe
F ort de F rance
Horaire : de 14h à 20h
Publics : L es familles chrétiennes de Martinique
Organisateurs : La Paroisse de Saint Christophe,
la Pastorale Diocésaine de la Rue
16-17 novembre 2019
Nuit d’adoration et d’espérance pour les pauvres
Lieu : Place André Aliker au Lamentin
Horaire : Du samedi 16 (20h)
au dimanche 17 (5h)
Publics : L es communautés diocésaines de
la Martinique
Organisateur : Paroisse du Lamentin
Samedi 16 novembre 2019
Journées apprenantes
Lieux : Jardin du presbytère de Saint Pierre,
Cantine scolaire du bourg du Marin,
Place de la Liberté au Lorrain
Horaire : 8h à 13h
Publics : Les membres des communautés
paroissiales
Organisateur : Le S ecours Catholique
16-17 novembre 2019
Week-end de Collecte nationale
du Secours Catholique
Lieux : Toutes les paroisses du diocèse
Samedi 16 novembre 2019
Messe avec les acteurs de la charité
et de la solidarité chrétienne
Lieu : Cathédrale de Fort-de-France
Horaire : 18h à 19h30
Publics : Les chrétiens engagés dans la solidarité
et dans la charité
Organisateur : Pastorale p aroissiale de
la cathédrale
Dimanche 17 novembre 2019
Messe solennelle
Lieu : Eglise des Terres Sainville
Horaire : 8h
Publics : Les membres des communautés
paroissiales
Organisateur : Paroisse des Terres Sainville
Tables ouvertes aux pauvres
Lieu : Cantine de Trinité
Horaire : 13 h à 18h
Publics : Les chrétiens et les personnes
défavorisées de la ville de Trinité
Organisateurs : Maison du cœur, Ville de Trinité,
E picerie sociale L’espérance des pauvres
ne sera jamais déçue
(Ps 9,19)
‘‘
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 7
Bienheureuse Anne-Marie Javouhey
Cette 3 ème Journée mondia\be des pauvres nous donne \b’occasion de faire p\bus amp\be connaissance
avec \ba bienheureuse Anne Marie Javouhey. Première femme missionnaire et fondatrice de \ba
congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de C\buny, e\b\be ne se contentait pas de sou\bager \ba misère ;
e\b\be travai\b\bait aussi à instaurer un ordre socia\b p\bus conforme à \b'Évangi\be.
A
nne-Marie Javouhey est née le 10 novembre
1179 à Jallanges (Côte d’or) en Bourgogne…
elle reçoit le baptême le 11 novembre 1779. A
ces dates anniversaires, nous voulons manifester notre
affection à notre Bienheureuse fondatrice décédée le
15 juillet 1850. En effet, le 11 novembre, le père Eddy
Ertus célèbrera une eucharistie avec nos proches
collaborateurs, nos associés, à la Chapelle Saint Joseph
de Cluny.
Anne-Marie Javouhey nait d’une famille de dix enfants.
En pleine révolution française, elle se consacre à Dieu.
Elle instruit les enfants pauvres de son village de
Chamblanc.
Avec ses trois sœurs et quelques jeunes filles, elles
prononceront leurs vœux à Chalon- sur- Saône en
1807. C’est la naissance d’une congrégation nouvelle,
sous le patronage de Saint Joseph pour s’occuper
d’enfants pauvres. En 1809, elles installent au grand
séminaire d’Autun, des classes mixtes afin de pourvoir à
l’éducation des enfants issus du milieu pauvre. En 1812,
la Congrégation emménage dans l’ancien couvent des
récollets de Cluny. La Congrégation prend désormais le
nom de Saint Joseph de Cluny.
Anne-Marie Javouhey : ses convictions
et sa vision de l’ho\tmme\b
Elle vise le développement intégral de l’homme dans une
attitude de respect et de confiance. Elle est convaincue
de l’égalité de tous les hommes entre eux, quelles que
soient leur origine et leur culture.
Notre charisme nous invite à une grande sensibilité aux
différentes formes de pauvreté :
- La compassion, l’amour et le zèle pour les plus
démunis ;
- Le sens du service gratuit ;
- Le souci du pauvre qui est proche et l’accueil de tous sans distinction de race ou de croyance.
(Constitution
42) ;
- La joie de partager ce qu’on est et ce qu’on reçoit, sans superflu (2Co 9,9) ;
- Le sens et la mission « ad-extra »;
- Le sens de la justice sociale contre toutes les misères et
les injustices : écoute, malades, prison (Mt 25,34-41) ;
- L’expérience et la communion de vie avec les pauvres par une vie d’intercession (Ga 4, 6-8) ; - Le souci de les éduquer et de les aider dans le sens
du développement ;
- L’amour du pauvre pour ce qu’il est ;
- L’évangélisation sous toutes les formes : œuvres de miséricorde ;
- Grande mission de Mère Javouhey auprès des esclaves
qu’elle éduque à la liberté.
« Vous connaissez en effet la générosité de notre
Seigneur Jésus-Christ qui, pour vous, de riche qu’il était,
s’est fait pauvre, pour nous enrichir de sa pauvreté »
(2Co 8,9).
Comme l’apôtre Paul, Mère Javouhey fait une rencontre
extraordinaire avec le Christ et fait de sa vie un don total
à son Dieu et au service de l’Eglise.
Nous, sœurs de Saint Joseph de Cluny, à la suite du Christ
et dans le sillage d’Anne-Marie Javouhey, voulons être
à son école et l’entendre encore nous dire : « il faut être
de son temps ».
« Ce n’est pas le manque de choses qui fait la pauvreté,
mais c’est l’esprit de pauvreté qui fait les pauvres de
Jésus- Christ. C’est cet esprit qu’il appelle bienheureux
(Lettre AMJ 98).
« Être de son temps \t»
C’est se mettre à l’écoute du monde qui bouge, et qui
nous interpelle. En effet, le 13 octobre Mme Marc-
Annick François-Haugrin a développé le thème : l’Eglise,
l’esclavage et le rôle de M ère Javouhey dans notre
histoire à la Martinique.
Autre évènement, la Tutelle de Saint Joseph de Cluny
qui vient d’organiser un voyage sur les « Chemins des
abolitions » avec une quarantaine de pèlerins venant
de la Province Antilles- Guyane, en passant par Jallanges
et Chamblanc, lieux d’enfance d’Anne-Marie Javouhey.
Puisse Mère Javouhey leur insuffler son charisme à
leur retour. Que cette démarche porte du fruit dans le
cœur des participants et pour la répercution qu’elle
peut avoir sur les communautés éducatives de nos
établissements scolaires.
Les Soeurs de Saint-Joseph de Cluny de Martinique ■
e\b\be travai\b\bait aussi à instaurer un ordre socia\b p\bus conforme à \b'Évangi\be.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 8
Les Chrétiens dans le Monde du
Travail (CMT) ont mis à l’honneur
le père Jean de Coulanges
Le dimanche 6 octobre 2019, devant p\bus de 200 personnes à \ba Basi\bique du Sacré Cœur de
Ba\bata, \bes CMT ont mis à \b’honneur \be père Jean de Cou\banges (chercheur de Dieu), prêtre
ouvrier pendant 13 ans (1971-1984) et curé de \ba paroisse de Ba\bata pendant 21 ans (1990-2011).
S
es confrères prêtres : Barbe
Gédio (ordonné le 2 octobre
1971 avec lui) et Emmanuel Jos
(présent dans l’assemblée), Pierre-
Alex Zonzon, Pierre Henderson (qui
a chanté en créole l’Evangile de Luc10,
38-42), Alain Ransay ainsi que Yvon
Miantuasila Tonta (curé de Balata)
et notre archevêque David Macaire,
ont tenu à entourer le père Jean à
l’occasion de cette mise à l’honneur.
Il en est de même pour les nombreux membres de sa famille, les militants
d’action catholique de la première
heure (voir le témoignage de Rose), ses
collègues de travail et les paroissiens
de Balata dont deux chorales, l’art floral
et Gertrude Sénin (qui nous a gratifiés
d’une belle biguine à Marie à la fin de
la manifestation).
Les témoignages effectués par tranche
d’âge de 20 ans (exemple 1936-1956, …)
étaient entrecoupés d’une prestation
au violon de Xavier Chevalier (neveu
du père Jean). Les nombreux cadeaux
remis au père Jean, notamment le
maillot de gardien de but (son poste de
prédilection au foot) sur lequel figurait
l’acrostiche suivant : Justice, Espérance,
Amour, Nature, résument toute la joie
qui a régné au cours de ce bel hommage
qui s’est terminé par un pot de l’amitié.
Marie-Elisabeth R. et Yves-Marie G.
(Présidente et Vice-Président du CMT)
■
ChrétiensChrétiens
VIE DU DIOCÈSE
J’ai rencontré le père Jean de Coulanges après mon passage comme responsable des Cœurs vaillants et
Âmes vaillantes avec le père Pierre-Alex Zonzon comme aumônier. Puis à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne
(JOC) avec le père Barbe Gédio.
A l’époque, le père de Coulanges était prêtre ouvrier, électricien, syndicaliste et aumônier des Equipes Ouvrières, mouvement
d'action catholique qui est devenu depuis son adhésion au Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (MMTC) le C.M.T.
Avec lui, j’ai participé à plusieurs rencontres, tant en Martinique que dans la C araïbe, mais également en Haïti et en Espagne
(Alicante). Il nous rappelait sans cesse notre mission. Il disait que le monde avait besoin de nous pour le transformer. Il nous
incitait : à nous engager dans toutes les organisations de la société ; à évangéliser nos milieux de vie et de travail sous le
regard de Dieu et son Evangile. Les trois mots clés de l’Action Catholique pour mener à bien notre mission étaient : Voir,
Juger, Agir.
Merci père Jean pour toutes ces années passées à nos côtés.
Témoignage de
Rose ANDRE
Pour nous joindre : Pour nous joindre :
Tel : 0696 28 56 38 / Sur Facebook :
Action catholique de la Martinique
honneur
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 9 ÉGLISE EN MARTINIQUE
Agenda de l’Archevêque
Du 05 au 10 novembre :
• Assemblée plénière des Evêques de France à Lourdes
Dimanche 10 novembre :
• Visite des jeunes Martiniquais à la Maison
Saint-Augustin (Propédeutique à Paris)
Lundi 11 novembre :
• 15h : Rassemblement National de l’Aumônerie des Antillais et Guyanais à l’église Saint-Sulpice à Paris
Du 12 au 19 novembre :
• Prédication de la retraite monastique à l’Abbaye de
Fontgombault (Indre) Mercredi 20 novembre :
• 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses
du Gros-Morne et de Rivière-Pilote à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 21 novembre :
• Rencontre avec les jeunes prêtres
• Réunion de la Commission Diocésaine de Musique
Liturgique
Du 23 au 24 novembre :
• Visite pastorale à la paroisse de Trinité
Dimanche 24 novembre :
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Les professionne\bs de santé, \bes visiteurs de ma\bades, \bes ministres extraordinaires
de communion à domici\be et dans \bes institutions se sont retrouvés dans \b'après-midi
du dimanche 20 octobre 2019, à \ba cathédra\be de
Fort-de-France, afin de participer à \ba messe de
rentrée présidée par \be curé, père Monconthour,
assisté du père Percy Acquah \be nouve\b aumônier
du CHU de \ba Meynard.
L
’assistance, très nombreuse pour un dimanche après-midi,
a partagé un moment agréable avec les membres du comité
diocésain après plusieurs mois de silence. Les textes du jour,
notamment la première lecture (Exode 17, 8-13) et l’Evangile (Luc 18,
1-8) illustrent bien l’état d’esprit dans lequel se trouve la Pastorale
Diocésaine de Santé maintenant.
La pastorale de la santé
a fait sa rentrée
‘‘
Notre Seigneur a voulu ajouter cet avertissement pour nous apprendre que si la foi s’éteint, la prière
cesse elle-même d’exister. Croyons donc pour assurer
le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l’affermissement de la foi.
Saint Augustin
‘‘‘‘
Prochain rendez-vous, avec
les référents de paroisse
Le Samedi 18 janvier 2020
de 9h à 11h30
à la salle paroissiale
de l’église Sainte Face de De Briant
Le comité de la Pastorale Diocésaine de Santé ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 10
VIE DU DIOCÈSE
Genèse et naissance de la Pastorale
des Artistes972.
La Pastorale des Artistes » est née en
2017, de la volonté de l’Archevêque
David Macaire qui a enjoint le comité
« Tous Ensemble Pour la Gloire de Dieu
(TEPGD) » de se transformer en une
œuvre diocésaine.
Devant l’originalité des actions menées
depuis 2011 (Pensez ! des artistes
« du monde » qui se produisent
dans des spectacles au nom de la foi
chrétienne ? c’est, dit Mgr David Macaire,
inédit dans la religion catholique de
France et de Navarre !), il faut encourager
l’initiative en faisant une vitrine pour
l'évangile et un outil pastoral !
Il faut préciser qu’au départ, TEPGD
venait de la volonté de quelques
chrétiens sur la paroisse de Bellevue,
musiciens et aficionados, de partager
leur foi avec les artistes de notre pays
et de la Caraïbe.
(NB : cette année 2019, des artistes de
Guadeloupe seront du concert avec
nous, et le même concert est envisagé
dans l'île sœurs).
Mais à part ces projets généraux,
quels objectifs concrets poursuit la
« Pasto’arts ? »
A l'origine, l’objectif était de surprendre
les spectateurs en leur permettant de
découvrir une autre facette de leurs
artistes célèbres (ou moins connus),
tout en permettant en même temps à
ces artistes eux-mêmes de parler, de
chanter et de proclamer leur foi sans
ostracisme.
Nous pouvons donc dire que la foi est le
moteur de cette manifestation : Partager
ce feu qui nous nourrit avec nos artistes
pour les aider à vivre de leur métier, en
phase avec leur foi en Dieu.
Mais aussi, dans un contexte économique
difficile sur fond de crise sociétale, cette
manifestation, dès le début, est aussi
dédiée aux personnes en difficulté,
et c'est une manière pour le monde
artistique de se mobiliser, en créant
un mouvement original de solidarité
dans notre pays : c'est pour cela que le
spectacle est généralement organisé en
partenariat et au profit d’une association
loi 1901, spécialisée dans les œuvres
caritatives.
Nous pouvons affirmer que nos
actions sont menées dans le but de
Réunir, Aider et Partager avec l’autre.
Fidèle au slogan « Faisons de l’amour,
un art ! », chaque concert porte un titre
qui « se manifeste sur plusieurs pôles : Le
spectacle, la foi, les œuvres caritatives ».
Cette année notre concert du 22
novembre au Grand carbet du Parc Aimé
Césaire affirme : « L’amour c’est tendre
la main ».
L'organisation doit être une grosse
entreprise ! Qu’en est-il ?
Pendant les années précédentes, la
logistique et l'engagement financier
reposaient essentiellement sur Olivier
Cypria-Coppet et une petite équipe, mais
maintenant des groupes et commissions
se sont constitués et l'organisation est
désormais l'affaire de tous les membres.
L’évènement est préparé tout au long
de l’année, et pour rendre chaque
édition réussie, la charge de travail est
répartie sur plusieurs pôles : animations,
direction artistique, communication
et logistique. L’équipe logistique
réalise l’exploit de concrétiser en un
jour ce qui a été élaboré en presque
une année, à savoir l’une des grandes
manifestations culturelles et chrétiennes
du département.
Depuis 2011, quelle évolution avez-
vous pu noter ?
Dès la présentation du projet, de
nombreux artistes locaux contactés ont
répondu favorablement à notre appel.
Des talents se sont confirmés dans
un répertoire inhabituel et souvent
méconnu du public de ces artistes.
Cependant, tous ont gardé un point
commun durant leurs prestations : une
exigence de qualité et une ouverture
d’esprit qui permet, par exemple, de
jouer ensemble entre personnes de
différentes confessions chrétiennes.
Le spectacle de la Pasto 'Arts est devenu,
dès sa première édition, une référence
pour les artistes qui nous font confiance,
et dont certains ont découvert la gloire
de Dieu au cours de cette soirée.
La manifestation s'est enrichie. Le
spectacle regroupe des artistes divers :
paroliers, plasticiens, infographistes,
décorateurs, musiciens, poètes,
slameurs, chanteurs, peintres, sculp-
teurs, comédiens, danseurs...
D'autre part, une place importante est
faite au cheminement spirituel dans la
Pastorale.
Nous avons établi un canevas de
cheminement à suivre en fonction des
disponibilités de ces artistes qui ont
des calendriers et des plannings très
mobiles.
Prier entre nous, pour les besoins
recensés et énoncés.
La Pastorale des artistes a un slogan :
« Faisons de l ' amour , un art »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 11
Témoigner : partager les expériences
de foi de travail, d'engagement et de
responsabilité en tant que baptisé...
Nous avons programmé de mettre en
œuvre :
• AGIR : œuvrer pour et par la solidarité,
par des actions caritatives avec leurs
arts, dans des lieux de souffrance de
précarité ; fournir soutien humain,
spirituel, voire économique aux artistes
en difficulté ; chercher à créer des lieux
de création, d'exposition...
• SE FORMER : participer à des temps
forts, des retraites, des conférences
portant (ou non) sur les arts et les
artistes...
• ANNONCER : créer des œuvres
artistiques autour de, et pour la foi, la
religion..
Par ailleurs la Pasto'arts propose aussi,
sur le même principe des possibilités
des artistes :
- des rencontres spirituelles autour de la
Parole de Dieu en vue de l'évangélisation
des uns et des autres, sur la base d'une
rencontre prévue régulièrement ;
- des rencontres de fonctionnement au
cours desquelles sont discutées et mises
au point les différentes prestations
publiques des artistes dans le cadre
de la Pastorale.
Sur le plan des actions :
• Nous avons participé à plusieurs
événements caritatifs : concert de
quartier à Sarrault Lamentin, concert
pour et avec une chorale au Couvent de
Cluny à Fort-de-France. • Nous avons accompagné une chorale
des Anses d'Arlet dans l'organisation
d'un spectacle afin de gagner quelque
pécules pour leurs activités futures.
• Nous avons participé à l'animation de
la messe à la Cathédrale en ouverture
au 4 ème chantier de E CCLESIA 'M 2020 !
et a bien d'autres quand l'occasion se
présentait.
• Nous organisons au moins une
récollection par année, par exemple
dans le cadre du carême pour une
"montée de carême des artistes", et
nous avons eu le bonheur d'accueillir
Mgr Macaire cette année avec nous à
St-Joseph.
• Nous avons déjà contribuer à assurer
une note spirituelle à l’événement du
"Mai de Saint-Pierre".
• Nous envisageons des "Gardens
familiales" au cours desquelles des
artistes divers s'exprimeront autour du
thème de la foi et ses à-côtés...
Nous voulons partager la conviction
que : "dans cette société coupée de ses
racines culturelles authentiques, l'artiste
a un rôle et une fonction capitales. Mais,
sachant que "l'art ne se suffit pas à lui-
même, car sa raison d'être est dans
l'expression d'une transcendance de
l'homme, croyant ou pas" nous pensons
utile de proposer une réflexion sur :
" l'artiste est traversé par une lumière,
mais sait-il d'où elle vient ? "
Nous nous sentons concernés par
les idées, force de Ecclésia'M 2020, et
sommes soucieux, dans le cadre de
la Pastorale, de faire "l'expérience missionnaire au cœur de chaque
baptisé", de convertir notre pastorale
en mission ", de profiter de l’audience
qu'ont les artistes musiciens pour
"rejoindre toutes les périphéries qui ont
besoin de la lumière de l’Évangile", tant
pour les artistes que pour ceux auxquels
ils s'adressent, de faire de la Pastorale
des Artistes une "structure véritable de
la Pastorale de la culture pour faciliter
la transmission de la foi " et "l'ouverture
aux apports de l’Évangile et de l’Église ».
Conclusion
La Pastorale des artistes 972 entend
aussi continuer :
- « d’aider à faire respecter l’art
et la foi dans leur spécificité et leur
autonomie, et aussi dans la manière
dont la démarche artistique peut aider
le croyant à mieux vivre de sa foi ;
- et d'affirmer que : « L’art peut être chez
lui dans la foi, et la foi peut être chez elle
dans l’art » (père Caillot).
Le dialogue entre art et foi est « souhaité
nécessaire à l’heure actuelle » (pasteur
Jérôme Cottin).
Propos d’Olivier Cypria-Coppet,
aumônier de la Pasto'Arts,
recueillis par Michel-Ange Amar
■
ÉVÈNEMENT
Nous rappelons à notre
public le Rendez-Vous, ce 22 novembre 2019, au Grand Carbet
du Parc Aimé Césaire de Fort-de-France
Olivier Cypria-Coppet
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 12
ICEA (Institut Catho\bique Européen des Amériques) accompagne \bes futurs bache\biers ! Venez
vous former à \ba prise de p\maro\be et aborder vos épreuves ora\bes, Grand Ora\b avec sérénité !
Le 27 novemb\be 2019, au Campus de l’ICEA, 14h à 17h : assistez à une Maste\b Class
g\batuite « p\bise de pa\bole en public ». T\bès demandée, elle est \bése\bvée aux élèves
actuellement en Te\bminale, et, dans la mesu\be des places disponibles, aux élèves de 1
è\be .
Insc\bivez-vous au 0696 27 10 44\1.
A propos de l’ICEA…
E
n septembre 2019, l’ICEA a
accueilli la deuxième promotion
d’étudiants de l’école Thomas
More qui rassemble désormais près de
40 étudiants. Leur cursus universitaire
débouche sur une Licence d’Etat ou un
double diplôme.
D’autres formations verront le jour à
l’avenir, puisque la vocation de l’ICEA est
d’être une véritable plate-forme d’écoles
dans différents domaines.
Pour l’heure, la Formation Sciences
Politiques et Ecologie Humaine, présente
sur Parcoursup, porte les valeurs de
l’ICEA et marque sa différence :
■ La promotion d’une éthique de
l’homme conforme à la foi Catholique
et ouverte à tous, selon la Doctrine
sociale de l’Eglise et l’Encyclique
Laudato Si,
■ L’ouverture au monde,
■ Le choix de l’excellence dans la
formation,
■ Une approche fondamentalement
ouverte et novatrice en tout domaine,
■ La culture entrepreneuriale.
Le campus se situe au centre-ville de
Fort-de-France, dans un bâtiment de
1000 m 2 entièrement rénové et équipé
des dernières technologies numériques.
Il est accessible par de très nombreuses
lignes de transports en commun.
A l’image de son Président, Monseigneur
David Macaire, choisir l’ICEA, c’est croire
au présent et en l’avenir de la Martinique.
C’est un choix plein de sens, la Martinique
de demain aura besoin de cadres
bien formés et ouverts sur le monde,
prêts à relever les défis sociétaux et
environnementaux qui s’annoncent,
et à travailler avec ardeur pour le bien
commun.
■
Pour tout renseignement, appeler l’ICEA au 06 96 27 10 44 - ou envoyer un mail : contact@icea-edu.fr
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 13
BIBLE EN NOUS DOSSIER
LIRE TOUTE LA BIBL\
E EN UNE ANNÉE
Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend,
numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la
Bible en une année » (page XVII). Cette répartition échelonne tous les livres
de l’Ancien et du Nouveau Testaments selon le cycle liturgique, de façon à
ce que le lecteur reste toujours globalement en phase avec le mouvement
spirituel de toute l’Eglise. On peut donc prendre le train en marche à
n’importe quel moment de l’année.
D’un point de vue pratique :
➊
favoriser l’endurance plutôt que la précipitation,
➋ ménager des moments calmes,
➌ prendre un rendez-vous de quelques minutes avec la Parole chaque jour,
➍ commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées
dans la BEN) et un « Je vous salue Marie ».
Avant de commencer un nouveau Livre, vous pouvez prendre connaissance
de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira votre compréhension.
Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,
ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…
et laissez Dieu vous parler.
Bonne lecture à tous
!
LES PSAUMES 150 psaumes
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 10 au 23 novembre,
vous pourrez lire :
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 14
BIBLE EN NOUS DOSSIER
Permettre aux Saintes Ecritures d’entrer dans toutes nos maisons, chez chacun de
nous, en chacun de n\mous. Voi\bà comment est née \ba
Bib\be En Nous.
C
e projet de notre archevêque
apparaissait déjà dès les
premières réunions synodales
d’E
CCLESI A’M 2020 ! . Il ne restait plus
qu’à le mettre en forme.
D’abord, il s’est agi d’en formaliser
les objectifs. Parmi les principaux,
avoir une base commune de
travail à toutes les pastorales, à
la catéchèse, à toutes les petites
communautés ecclésiales, aux
familles et à chacun de nous.
Pour cela, il fallait choisir une
traduction facile à comprendre,
une traduction fidèle, dans
un langage d’aujourd’hui ; la
traduction liturgique, commandée
par la Conférence des Evêques de
France, se prête particulièrement
bien à ces objectifs. C’est d’ailleurs la
traduction d’où sont tirés les textes lus
à l’église, tant pour la messe que pour
les différents offices. On trouve là cette
simplicité, cette unicité qui nous permet
de parler le même langage. Cerise sur
le gâteau, les exégètes qui ont réalisé
cette traduction ont également écrit
des introductions aux différents livres,
aux différents textes. Ces introductions
sont de vraies leçons bibliques, à la
portée de tous, qui nous permettent
de mieux comprendre les Saintes
Ecritures. Tenant compte des objectifs
de simplification et d’accessibilité, voilà
donc le corps de notre Bible En Nous
avec cette traduction liturgique et ses
introductions.
Ensuite, il fallait avoir quelques clés de
lecture pour nous permettre de nous
approprier facilement cette Bible,
pour permettre à La Parole de nous
imprégner, pour qu’elle devienne
simplement la Bible En Nous. Ainsi, nous
trouvons dans les premières pages,
entre autres, une Lectio Divina, chemin
pour lire la Bible seul, en famille ou en groupe ; une table de lecture des
psaumes selon les circonstances ;
les fondements bibliques de la Foi catholique ou encore des lectures
relatives aux différents thèmes de
notre quotidien.
Que ce beau projet nous permette de
nous imprégner de la Parole de Dieu et
de vivre dans l’Amour du Christ.
Michel Gallet de Saint Aurin ■
A chacun sa Bible !
du 10 novembre 2019 – n° 593
avec cette traduction liturgique et ses
LA BIBLE EN NOUS
VOUS OFFRE LES OUTILS SUIVANTS :
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 15
Dès cette année pastora\be, \ba Bib\be En Nous est devenue \ba Bib\be
de référence pour \b’ensemb\be des fami\b\bes qu’e\b\be accompagne.
Tout d’abord, \ba mise en p\bace de \ba Catéchèse fami\bia\be permet
d’accentuer \ba Présence de \ba Paro\be de Dieu dans \bes fami\b\bes.
I
l est demandé aux familles dont des
enfants sont âgés entre 7 et 12 ans,
de vivre deux temps essentiels :
➊ Le partage de la Parole de Dieu dans
le cadre familial pendant 30 minutes
environ par semaine : les parents, si
possible avec l’ensemble des enfants
du foyer, quel que soit l’âge. Les parents
utilisent un livret qui leur est destiné,
complété de fiches avec des « clés de
lecture » à partir desquelles ils sont
invités à échanger avec leurs enfants
autour de la Bible.
Ces fiches sont communiquées au
fur et à mesure de l’année liturgique.
Elles sont accompagnées de vidéos
enregistrées par les prêtres du diocèse
qui commenteront à tour de rôle les
passages de la Bible découverts pour
l’occasion.
➋ Tous les 15 jours, une rencontre de
familles accompagnées par un catéchiste
animateur :
Les familles se rencontrent en Petites
Communauté Ecclésiale (PCE). Pendant
ces rencontres, elles feront le point
sur les échanges qu’elles ont eus dans
leurs foyers, mais également comment
cette Parole de Dieu se traduit dans leur
quotidien.
Quel que soit leur âge, les enfants
catéchisés, les jeunes du cheminement et les enfants du catéchuménat en âge
scolaire pourront profiter des éléments
de la Bible En Nous (Textes bibliques et
Introductions…) lors de leurs rencontres,
notamment pendant les récollections et
retraites.
Ainsi, en début d’année pastorale, la
Bible En Nous a été remise à l’ensemble
des enfants catéchisés du diocèse.
Ensuite, la formation dispensée par la
Catéchèse utilisera également la Bible
En Nous.
Premièrement, une des priorités
pour la formation des catéchistes,
mais également des parents, est
la connaissance de la Bible. C’est
pourquoi, il est prévu la généralisation
des cours bibliques dans les paroisses
du diocèse.
Ceux- ci seront normalement animés par les curés et vicaires, mais aussi
par les ministres institués et les
« DUETISTES » accompagnés par le
Service Diocésain de la Formation.
Deuxièmement, avec l’aide de Sœur
Marie-Claire, des sessions de Lectio
Divina seront organisées pour les
parents et les catéchistes en district.
Comme le rappelait Benoît XVI : « La
lectio divina constitue un véritable
itinéraire spirituel par étapes. De la
lectio, qui consiste à lire et relire
un passage de l’Écriture Sainte en en
recueillant les principaux éléments,
on passe à la meditatio, qui est comme
un temps d’arrêt intérieur, où l’âme
se tourne vers Dieu en cherchant
à comprendre ce que sa P arole dit
aujourd’hui pour la vie concrète. Vient
ensuite l’oratio, qui nous permet de
nous entretenir avec Dieu dans un
dialogue direct, et qui nous conduit
enfin à la contemplatio ; celle-ci nous
aide à maintenir notre cœur attentif à
la présence du Christ. »
Pour cette lecture priante, la Bible En
Nous sera très utile car elle propose cette
méthode (cf. page 15).
En conclusion, nous pouvons espérer
que cette Bible montre Jésus dans chaque
famille de Martinique, notamment avec
l’aide des serviteurs de la Catéchèse de
notre diocèse.
Laurent Vestris
Délégué Diocésain à la Catéchèse
■
La Bible En Nous
utilisée à la catéchèse
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 16
BIBLE EN NOUS DOSSIER BIBLE EN NOUS EDIITOR
Pouvez-vous nous rappeler
brièvement la mission des ministres
institués au Lectorat ?
Le dimanche 20 mai 2018, Mgr David
Macaire a institué 18 Ministres de la Parole
chargés de témoigner et de transmettre la
Parole de Dieu.
Comment, en tant que ministres
institués, vous accueillez l’arrivée
de la Bible En Nous sur notre
diocèse ?
Notre société, qui vit en accéléré avec
une vision basée sur l’individualisme,
sur « mon plaisir avant tout », et la
consommation à outrance, semble avoir
rejeté Dieu.
Force est de constater que nos actions
ne sont plus éclairées par la Parole de
Dieu ; celle-ci n’est plus au centre de nos
préoccupations.
La Parole de Dieu n’est plus de mise même
au sein des familles qui sont pourtant
le lieu premier de l’expérience, de la
découverte et de la connaissance de
Dieu. Cette coupure avec Dieu conduit à
la souffrance de la société, des familles et
des personnes.
En tant que ministres institués, nous ne
pouvons qu’accueillir favorablement
l’arrivée de la « Bible En Nous » qui
servira de vecteur et de support pour
porter et propager au peuple de Dieu la
Bonne nouvelle de Jésus-Christ qui guérit,
renouvelle et sauve les hommes et les
femmes de notre temps.
C’est un nouvel outil pratique et
pédagogique fondamental pour
le renouveau de notre Eglise, outil
nécessaire à notre action en tant que
ministres institués au Lectorat, car il
s’inscrit pleinement dans notre mission
de diffusion de la Parole de Dieu dans
les différents chantiers d’Ecclésia’M 2020.
C’est avec joie et détermination que nous
nous y sommes engagés.
En quoi la Bible En Nous est une
nouveauté ?
La « Bible En Nous » rend accessible à tous,
les textes liturgiques.
Elle diffère des autres bibles que nous
utilisons fréquemment sur au moins deux
aspects, à savoir :
Premièrement, une sélection d’outils
pratiques pour appréhender les
différentes façons de lire la bible,
Deuxièmement, la mise à disposition
pour le lecteur d’une traduction
liturgique comportant des éléments
explicatifs et informatifs, qui permet
aux fidèles de retrouver les mêmes
textes qui sont lus chaque jour à la
messe.
Avez-vous prévu une démarche
particulière pour porter et
propager l’Evangile avec la Bible
En Nous ?
Notre action ambitionne de toucher au
moins trois types de publics : les fidèles
des paroisses, les personnes baptisées
catholiques qui se sont éloignées de
l’Eglise et de la Parole de Dieu, les
personnes en quête de bonheur qui
espèrent et attendent une parole de
vérité.
Plusieurs démarches restent possibles :
- Assurer la diffusion des bibles sur les
paroisses et au-delà ;
- Participer aux cours bibliques qui se déroulent sur les paroisses, les
diverses chapelles des paroisses, au
sein des mouvements et des PCE ;
- Assurer la formation biblique des
animateurs de PCE par exemple, afin
que la Parole de Dieu puisse être
accueillie, désirée et proclamée et
porte de nombreux fruits.
Quelles actions concrètes avez-
vous mises en place ou envisagez-
vous d’organiser ?
Nous accompagnons les paroisses dans
l’organisation de la distribution de la
« Bible En Nous » . Les choses se passent
bien et nous tenons à remercier les
différents responsables avec qui nous
avons œuvré sur les paroisses.
A très court terme, des temps de
découverte de la « Bible En Nous »
seront organisés sur les paroisses
pour permettre au plus grand nombre
de fidèles de s’approprier ce nouvel
outil pratique et pédagogique. Les
dispositions sont à mettre en œuvre
en concertation avec les paroisses.
C’est urgent car le principal support
de la catéchèse familiale est la « Bible
En Nous ».
Même si la mission est sensible, urgente,
indispensable, nous restons confiants
car l’Esprit Saint nous accompagne dans
cette action. Soyons dans l’allégresse car
le règne de Dieu est proche.
Propos recueillis par Laurent Vestris ■
L es soldats de la Parole en action !
diverses chapelles des paroisses, au
M gr Macaire a demandé aux ministres qu'i\b a institués pour \be service de \ba Paro\be d'être \bes
agents responsab\bes de \ba distribution de \ba
Bib\be En Nous. Depuis que\bques semaines, i\bs œuvrent
concrètement pour que \bes bib\bes soient bien reçues dans \bes paroisses, \bes fami\b\bes et \bes groupes...
I \bs sont aussi missionnés pour annoncer \ba Paro\be. Retrouvons ici \b'interview de ces serviteurs,
so\bdats de \ba P aro\be partis en campagne au nom de \b'E\mvangi\be.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 17
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
Qui sont les pauvres ?
‘‘
L
a journée mondiale des pauvres
est une célébration catholique
romaine, célébrée le 33e dimanche
ordinaire depuis 2017. Elle a été établie
par le Pape François dans sa Lettre
Apostolique Misericordia et Misera,
publiée le 20 novembre 2016 pour
la fin de l’extraordinaire jubilé de la
Miséricorde.
Cette première Journée des Pauvres a
été observée pour la première fois le 19
novembre 2017, sous le thème « Aimons-
nous, non avec des mots mais avec des
actes ». Dans son message pour cette
première Journée des Pauvres, le Saint-
Père a dit que le « Notre Père est la prière
des pauvres ». Cet événement nous
amène à nous poser quelques questions
à savoir, qu’est-ce que la pauvreté et qui
sont les pauvres ?
La pauvreté est "l’état, la condition d’une
personne qui manque de ressources, de
moyens matériels pour mener une vie
décente". Selon le Conseil européen de
décembre 1984, sont considérées comme
pauvres "les personnes dont les ressources
(matérielles, culturelles et sociales) sont si
faibles qu’elles sont exclues des modes de
vie minimaux acceptables dans la société".
Le pauvre est celui qui souffre de carences
dans ses besoins de base, lesquels sont
souvent résumés par ces deux termes :
nourriture et vêtement. Ainsi donc, la
Bible nous parle de la pauvreté en termes
très concrets et insiste sur sa dimension
corporelle et matérielle. Souvenons-nous
en… pour motiver notre engagement en
faveur des pauvres avec des actes tout
aussi concrets !
Lorsque Dieu dit qu’il prend soin
du faible, il affirme qu’il fait droit
à l’orphelin et à la veuve, qu’il aime
l’immigrant et lui donne nourriture
et vêtement (Deutéronome 10.18).
Lorsqu’Isaïe appelle le peuple d’Israël
à l’action en faveur des pauvres, il
l’exhorte à partager son pain avec celui
qui a faim et à couvrir d’un vêtement
celui qui est nu (Isaïe 58.7). Les exemples
donnés par Jean-Baptiste à ceux qui lui
demandent ce qu’ils doivent faire pour
produire du fruit digne de la repentance
sont les suivants : « Que celui qui a deux
tuniques partage avec celui qui n’en a
pas, et que celui qui a de quoi manger
fasse de même. » (Luc 3.11). Et on pourrait
compléter facilement cette liste par
d’autres textes.
Cependant pour les chrétiens, la
pauvreté ne signifie pas seulement
misère à surmonter, il s'agit aussi de la
mission salvifique de Jésus et de son
Église : « annoncer la Bonne Nouvelle
aux pauvres » (Luc 4, 18).
La pauvreté évangélique
1 est un mode
de vie que Jésus a choisi et vécu par
solidarité envers l'humanité. Le pauvre
est celui à qui Jésus a annoncé l’Évangile
et à qui il s'est identifié. La pauvreté
vécue par Jésus est « enrichissante » : il
s'est fait pauvre pour nous enrichir par
sa pauvreté (Cf. Ph 2, 6-8). Elle s'enracine
dans l'Amour de Dieu trinitaire qui
déborde vers autrui.
Pour les chrétiens, Jésus-Christ lui-même
est la manière de vivre. Jésus-Christ
lui-même est l’Évangile. Comme choix
volontaire, la pauvreté
évangélique est un
comportement
pour suivre
le Christ : elle
provient de la
reconnaissance
de l’Amour de Dieu
et elle s’avance vers la
charitable solidarité, à sa suite.
La pauvreté évangélique exprime la
confiance en Celui qui donne tout ce
dont nous avons besoin et l’espérance
du Royaume de Dieu où personne ne
manque de rien. Elle est la liberté dont
les croyants jouissent en Dieu ; elle est
une manière par excellence d’annoncer
la Bonne Nouvelle et elle pourrait résister
à la mentalité du monde d’aujourd’hui
tenté par le matérialisme.
Le portrait de Jésus se trouve dans
les Béatitudes qu’il a proclamées (Cf.
Mt 5, 3-11). Ce n’est pas un hasard
que « heureux les pauvres de cœur, le
Royaume des cieux est à eux ! » (Mt 5, 3)
soit la première béatitude. La pauvreté
doit toujours prendre chair dans la vie
chrétienne à la manière évangélique,
pour poursuivre la vie de Jésus
Christ, amour débordant. Il est donc
indispensable pour les chrétiens que
la vocation de la pauvreté évangélique
soit renouvelée en permanence. C’est
là notre salut ici et maintenant.
Père Francky Vilsaint,
Curé des Terres Sainville
■
volontaire, la pauvreté
évangélique est un
comportement
reconnaissance
de l’Amour de Dieu
et elle s’avance vers la
charitable solidarité, à sa suite.
1 Pauvreté évangélique : renonciation aux biens de la terre, conformément à l'esprit de l'Évangile.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 18
Une histoire à sui\gvre …
Gab Kingsley
Jo passa alors devant la voiture, et
ouvrit le capot. Il fut alors impossible à
Gab de voir ce que Jo et son ami mystère
frabriquaient. Il se tourna alors vers le
rétroviseur et croisa soudainement le
regard du gars au tatouage d'araignée. Des
yeux en amandes, dans lesquels brillaient
une lueur dangereuse. L'adolescent surpris,
détourna les yeux, mais il était déjà trop
tard.
- Hey ! C'est qui lui ?
- At ends !
L'homme au tatouage d'araignée, contourna
Jo qui tenta de s'interposer, et se dirigea
prestement vers Gab. Il ouvrit alors la
portière et le tira à l'extérieur en le tenant
par le t-shirt.
- Tu ne m'avais pas dit qu'on avait un invité surprise, Jo.
- C'est rien Spider, c'est juste un gosse.
- C'est le tien ? f t le dénommé Spider en considérant Gab.
- Mon petit frère, menti Jo.
Spider se tourna alors vers Jo, sans pour
autant lâcher Gab. Jo hocha la tête sans
prêter at ention à l'étonnement qui se
lisait dans les yeux de l'adolescent.
- Alors comme ça, c'est ton frère, f t Spider en tenant plus fermement l'adolescent.
Tu ne m'avais jamais parlé de lui.
- Oui ! s'empressa de répondre Gab. Spider f xa alors Gab droit dans les yeux,
avant de f nalement lâcher :
- Maintenant que tu dis ça, je vois un petit air de famille, c'est touchant.
- Spider, lâche-le, f t J o .
- Tu as peur que je lui fasse bobo à ton petit frère ? dit Spider en faisant la moue.
- Nan, c'est juste que... j'ai promis à ma mère de
veiller sur lui.
- Ok, f t Spider en lâchant Gab, c'est qu'il a
déjà du style, une vraie terreur.
- Monte dans la voiture, ordonna Jo à Gab.
Gab hocha vivement la tête sans répondre,
et rentra furtivement dans la voiture avant
de refermer la portière derrière lui et de la
bloquer, par mesure de sécurité.
- Il faut que je te parle, dit alors Spider à Jo.
Ils se dirigèrent alors tous deux vers la
maison devant laquelle la voiture était
garée et disparurent à l'intérieur. Gab se
sentit alors respirer. Il réalisa alors que sa
respiration s'était coupée à l'instant où il
avait vu Spider ouvrir la portière. Il avait eu
peur. Et cet e peur lui mordait à présent le
ventre. Tant qu'il ramena ses genoux contre
lui et ne bougea plus. Il resta longtemps
assis dans l'obscurité, tendant presque à
s'incorporer dans le fauteuil. Il at endait en
silence le retour de Jo qui l'emmènerait loin
d'ici.
de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)
5ème partie (suite)
de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)
Une histoire à sui\gvre …
Chers lecteurs,
nous retrouvons
la suite de l’histoire dans le prochain numéro
Coin Jeunesse
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 novembre 2019 – n° 593 19
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MEDIAS
Dimanche 10 novembre 2019
Résurrection, réincarnation ?
Qu’est-ce que la réincarnation ? Que signifie-t-elle chez les bouddhistes et les hindouistes ? Pour quelles raisons de plus
en plus de chrétiens sont-ils attirés par cette croyance, à l’opposé pourtant de la résurrection, base fondamentale de la
foi chrétienne ? Deux frères dominicains viendront nous éclairer sur ces questions : les frères Jean-Pierre Brice Olivier,
et Éric-Thomas Macé.
Dimanche 17 novembre 2019
Mon enfant est un prématuré !
Comment accueillir un enfant prématuré ? Quelles conséquences l’arrivée de cet enfant a-t-elle dans les familles ? Et
comment surmontent-elles l’angoisse et la culpabilité, souvent associées à la prématurité. Dieu m’est témoin a choisi cette
semaine de donner la parole aux parents de ces enfants qui souvent ont eu un départ difficile, mais qui pour la plupart
retrouve une vie tout à fait normale. Priscilla Boudou-Boudia viendra sur le plateau nous raconter la naissance de ses
deux enfants Eden et Cassie, nés respectivement à 8 mois et 6 mois1/2.
Dimanche 24 novembre 2019
Seigneur, apprends-nous à prier ! (Rediffusion du 8 novembre 2015)
Au-delà des automatismes que nous avons, des paroles que nous récitons, savons-nous encore vraiment prier ? Et y a-t-il
des méthodes pour apprendre à prier ? Notre prière évolue-t-elle avec l’âge et la foi, et comment qualifier la qualité d’une
prière ? Cette semaine, Dieu m’est témoin s’interroge sur la façon dont nous prions et, pour cette leçon de prière, reçoit
le père Manuel Grandin, Jésuite, Martiniquais, directeur du Réseau Jeunesse Ignatien. Il nous rappellera de l’importance
de la prière et comment réapprendre à prier avec la Parole de Dieu.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
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L’Église se mobilise chaque
année pour l’ouverture de
la saison touristique, dans le
respect de chacun, il s’agit
d’apporter au touriste sourire,
humanité, compétence cultu-
relle et montrer ainsi une église
accueillante, sympathique, vivante
et ouverte à tous.
Les pierres de nos édifices sont
les symboles forts, des pierres
vivantes qui constituent le temple
de Dieu à travers l’histoire de
nos sociétés et de notre Église.
« La pierre qu’ont rejetée
les bâtisseurs est devenue la
pierre d’angle ».
