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E g lise en MARTINIQUE Le C hrist règne : et les chrétiens ? N° 594 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 24 NOVEMBRE 2019 Hommage au père Filopon Lire toute la Bible en une année (suite) Qui soutient votre engagement ? Questionnaire de l'Avent

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 163 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 L ’Eglise célèbre aujourd’hui la solennité de Notre Seigneu\ r Jésus-Christ, Roi de l’univers. Nous voilà donc arrivés au terme de l’Année liturgique C, que nous avons parcourue en compagnie de saint Luc. Dimanche prochain (1er décembre), 1er dimanche de l’Avent, débutera l’Année A qui nous permettra de contempler le visage du Christ avec l’Evangéliste saint Matthieu. Temps de l’Avent, temps d’attente, temps d’espérance où l’Eglise est appelée à la vigilance. Notre diocèse nous propose un questionn\ aire, sur trois semaines (au lieu de quatre), pour nous préparer, en communauté, à accueillir Celui qui vient. Nous mettrons ainsi en œuvre, au cours de nos échanges, les 5 « Essentiels des Ac. 2,42-45 » : Communion, Adoration, Ministère, Évangélisation & Formation. Par ailleurs, dans toutes les paroisses, de nombreux jeunes sont au service de la liturgie de la messe : ce sont les servants d’autels. L\ e pape François, particulièrement sensible à leur mission, les in\ vite à Rome en août 2020, pour un pèlerinage qui leur permettra de vivre la dimension universelle de l’Eglise, et d’expérimenter l\ a fraternité. « On n’est pas chrétien tout seul : tous ensemble on est plus fort, on a plus de courage, on va plus loin », affirme le Saint-Père dans la lettre qu’il leur a adressée. Qu’en est-il de notre engagement en tant que chrétien ? Qui soutie\ nt notre engagement ? Autant de questions qui nous interpellent et qui font l’objet de notre dossier étayé de témoignages de fr\ ères et sœurs en tenue de service. Nouvelle année liturgique, nouvelle occasion de mettre nos pas dans ceux de Jésus, notre Roi, pour nous entendre dire, comme au bon larron : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu sera\ s dans le Paradis. » (Lc 23,43). La Parole de Dieu nous soutiendra dans nos efforts. Pour le temps de l’Avent, en effet, Eglise en Martinique continue à prodiguer ses conseils pour une lecture continue de la « Bible en Nous » sur une année. La fin du monde arrive-t-elle ? Un prêtre répond à cette question dans la rubrique « An tchè légliz-la », en rappelant ceci : \ « Oui, bien sûr. Nous le savons, dans notre univers toute chose a un commencement et une fin. Cela dit, la fin du monde, n’est que la fin d’un monde\ ». C’est sur la croix que le Christ se révèle Roi de l’Univers.\ Sa royauté est basée sur l’Amour, la Justice et la Paix. Prions pour qu’Il règne dans notre vie, et qu’Il soutienne notre engagement\ . Ecartons tout esprit de division, et empruntons le chemin de la réconciliation qui plait à Dieu. Soyons tout simplement des humbles disciples du Christ Jésus, notre Roi ! Bon dimanche ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 33 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE\C • La Parole Dominicale •   Peut-on encore \b’engager aujourd’hui ? • Témoignage\b •   La fi  n du monde arrive-t-elle ?  • Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite) •  Qu'e\bt-ce que l'Avent  •  Premier pèlerinage de\b élu\b de Martinique •  Temp\b fort pour le\b Antillo-Guyanai\b •  Bible en nou\b •   Un Avent avec le\b cinq e\b\bentiel\b Que\btionnaire de l’Avent •  ICEA - Réu\b\bir pour \bervir : tr\nouver \ba voie •   Leg\b - donation\b - a\b\burance\b vie Aider matériellement l’Egli\be,  \ban\b lé\ber un proche •   Paroi\b\be ! Qu’a\b-tu fait du Jour du Seig\nneur !? •   Le pape invite le\b \bervant\b d’autel à Rome  en août 2020 2222 3333333333 4 5 6 7 8 9 10 12 14 15 MÉDIAS 19 •   La fi  n du monde arrive-t-elle ? •   La fi  n du monde arrive-t-elle ?  AN TCHÈ LÉGLI\b-LA • Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite)• Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite)• Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite) COIN JEUNESSE  18 17 Dossier  :   QUI SOUTIENT  VOTRE ENGAGEMENT ? 13

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 3 Q ue pensez-vous de vos dimanches matins ? Dans une famille chrétienne, le Dimanche n’est pas d’abord un jour de repos pour faire ses petites affaires, les travaux d’école, des courses, du ménage ou du sport. Il est le 1 er jour de la semaine, un jour saint consacré à honorer Dieu. En famille, l’ambiance doit être au mieux : s’il y a eu des disputes, on se réconcilie ; on veille à ce que la maison ait, ce jour-là, un air de fête, nettoyée et décorée simplement ; des habits propres, réservés au Dimanche, sont préparés pour chacun. Un bon repas sans télévision, ni téléphone portable, en invitant parfois un pauvre, une personne seule ou un prêtre, précède une saine détente en famille (sieste, partage, promenade, film, visite, rangement, bricolage, sport, goûter…) ; enfin, une prière familiale conclut le Jour du Seigneur de la « FAMILLE selon le cœur de Dieu » ! Mais qu’en est-il du Jour du Seigneur en PAROISSE ? Cette question plurielle, je me la pose à moi-même et je la pose à chaque pasteur et équipe pastorale à la suite d’E CCLESIA ’M 2020 ! A quoi ressemble la synaxe de « l’Eglise vivant au milieu de ses fils et de ses filles » ? Est-ce que les parents, les enfants, les groupes, les PCE, les prêtres (eux aussi !), les personnes isolées, les jeunes, les habitués, les non-habitués, les nouveaux arrivants, les visiteurs, ou les personnes âgées qui se rassemblent ce jour-là, trouvent de la joie, du repos, du réconfort spirituel, une nourriture apaisante pour leurs âmes ? Se sentent-ils aimés, accueillis, attendus par Dieu et leurs frères ? Sommes-nous heureux d’aller à la messe ? Des équipes joyeuses accueillent- elles chacun dans la maison de Dieu ? Propose-t-on aux adolescents un service, même minime, qui leur montre qu’ils sont les bienvenus ? Y a-t-il une Liturgie de la Parole pour les enfants ? Les familles sont-elles reçues de façon prioritaire (surtout lorsque les parents, parfois des mamans seules, ont des enfants en bas âge difficiles à tenir !) ? leur montre-t-on qu’elles sont et seront toujours les bienvenues et que la communauté fait tout pour les mettre à l’aise ? Les différents ministres et responsables se montrent-ils comme des frères dans le Seigneur ou comme des gardiens du temple ; comme des serviteurs ou comme des directeurs- m’as-tu-vu ; comme des disciples de l’Agneau ou comme des agents de sécurité ? Sont-ce toujours les mêmes que l’on voit au service ou fait-on appel, à tour de rôle, à des fidèles différents ? La messe est-elle placée à l’heure qui convient aux personnes les plus fragiles ou à l’heure qui arrange les responsables ? La liturgie est-elle respectée ? Ne prend-on pas les fidèles en otage en surchargeant avec des paroles, des symboles et des chants inconnus ? Les homélies sont-elles nourrissantes, apaisantes ou moralisatrices, ennuyantes et redondantes ? la liturgie n’est-elle pas trop longue ? le silence, qui permet la louange et la prière intérieure, est-il respecté ? Juste, AVANT le début de la liturgie proprement dite ou juste APRES l’envoi, ne pourrait-on pas, pendant 15 à 20 minutes, proposer à ceux qui le veulent un temps de louange charismatique, un chapelet, une lectio divina, un enseignement, une vidéo, des témoignages ou une adoration silencieuse pour préparer (ou prolonger) notre rassemblement fraternel ? N’est-ce pas bien mieux que les bavardages ou les vaines agitations habituelles dans l’espace sacré ? Par contre, sur le parvis, pourquoi pas un temps convivial pour se saluer, glisser un mot au prêtre ou à tel responsable, mieux se connaître les uns les autres et ne pas laisser repartir sans amour ceux qui sont les plus seuls !? Tout cela n’est pas un catalogue, mais une question : Paroisse, qu’as-tu fait du Jour du Seigneur !? + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ MOT DE L’ÉVÊQUE Paroisse ! Qu’as-tu fait du Jour du Seigneur !?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 4 EGLISE UNIVERSELLE\n C her ami, Je suis heureux de m’adresser à toi, qui assures dans ta paroisse le service de l’autel, pour t’inviter à participer au grand pèlerinage des servants d’autel, organisé par l’Eglise de France à Rome, l’été prochain. Le Seigneur Jésus t’a appelé à le servir dans la liturgie de la Messe. C’est une occasion unique pour toi de le rencontrer, de l’aimer davantage, de t’engager pour lui. Mais, tu l’as remarqué, la Messe se termine par les paroles du prêtre : « Allez ! ». Après avoir servi Jésus à la Messe, nous sommes tous appelés à le servir dans notre vie de tous les jours, dans la rencontre avec nos frères et sœurs : nous sommes envoyés en mission. Nous sommes envoyés en mission, n’oublie pas. En participant à ce pèlerinage à Rome, tu te rendras sur les tombeaux de Saint Pierre et de Saint Paul, eux aussi envoyés en mission par Jésus, et qui ont donné ici leur vie pour lui. Leur courageux témoignage sera pour toi un encouragement à persévérer dans ton engagement et dans ta vie chrétienne, malgré les contradictions et les critiques que tu rencontres peut-être autour de toi, malgré les questions que tu te poses, malgré les efforts que cela te demande. Nous aurons la joie de nous rencontrer, tous ensemble. Et tu rencontreras aussi d’autres jeunes que tu ne connais pas encore, mais qui accomplissent le même service, partagent la même foi. Invite aussi ceux qui auraient envie de s’engager comme toi ! On n’est pas chrétien tout seul : tous ensemble on est plus fort, on a plus de courage, on va plus loin. Je t’attends donc à Rome, du 24 au 28 août de la prochaine année. D’ici là, je prie pour toi et pour tous ceux qui t’entourent, et je te le demande, n’oublie pas de prier pour moi. J’en ai besoin, ce travail n’est pas facile ! Que la Vierge Marie te garde et que Dieu te bénisse ! A Rome, le 12 novembre 2019Pape François Source : https://fr.zenit.org/articles/ ■ Le pape invite les servants d’autel à Rome en août 2020 « On n’est pas chrétien tout seul » ‘‘ On n’est pas chrétien tout seul : tous ensemble on est plus fort, on a plus de courage, on va plus loin. ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 55 Dimanche 24 novemb\be 2019  la P arole  Dominicale Christ Roi - Année C L ’Église nous invite à célébrer aujourd’hui, en ce dernier dimanche de l’année liturgique C, la solennité du Christ Roi de l’univers. La royauté dont nous parle la liturgie de ce dimanche n’est pas celle que nous connaissons dans notre monde. Celle que nous connaissons est basée sur le profit, la corruption, la force et la violence. C’est le pouvoir du monde, c’est le modèle des rois de la terre ; mais elle nous parle d’une royauté de service, celle du Christ qui se fait serviteur. Sa royauté est basée sur le service, la tendresse, la droiture, la vérité, l’amour, le respect, le bien-être des gens, la miséricorde et le pardon. Jésus affirme que la base du pouvoir doit être « l’amour de la vérité ». Son Royaume passe d’abord par une véritable conversion de ceux qui désirent y entrer. Si nous voulons que Dieu règne sur nous, nous devons entendre les appels à la conversion qu’il nous adresse. Avec lui, plus rien ne peut être comme avant. La question de la royauté de Jésus peut paraitre ridicule. Le Christ n’a ni armée, ni gardes du corps, ni terres à défendre ou à conquérir. Il n’a pas de gardes qui se battront pour lui. Le pire c’est que les quelques disciples qu’il avait se sont enfuis. Cette fête du Christ, Roi de l’univers, nous montre que ce n’est pas par la force des armes qu’on peut obtenir la victoire contre le mal, mais par celle des paroles, et surtout celle de l’amour. C’est précisément ce que nous montre l’Évangile de ce jour : Nous sommes à un moment dramatique de la vie de Jésus. Il est en croix, raillé et méprisé par les soldats. La Royauté du Christ se manifeste sur la Croix. La Croix est « le trône d’honneur » de Jésus. Et c'est au moment où le Christ est le plus pauvre et le plus misérable que le Centurion, un païen, proclame sa Divinité et sa Royauté en disant : « Certainement, cet Homme était Juste ». Donc, le signe qui domine dans ce royaume est celui de la Croix ; celle-ci cependant n’a rien à voir avec les souffrances que font souvent subir les puissants à leurs sujets, sans consentement de leur part. Le règne de Dieu ne s’impose pas d’en haut, car le Christ sur la Croix s’identifie par amour aux plus pauvres auxquels il veut tout donner. C'est au sein d'une souffrance inouïe que le Fils de Dieu enseigne ce qu'IL est vraiment. Le Commandement de l'Amour est pour tous les hommes, qu'ils soient dignes ou non de cet Amour ; Jésus pardonne à ses bourreaux. Il n'aime pas leur péché et leur violence, mais son Amour divin les enveloppe et les excuse du fait qu'ils ne savent pas ce qu'ils font... Le Pardon est un sentiment divin, extrêmement difficile à un être humain, mais le Seigneur qui nous demande de Pardonner nous vient en aide par son Esprit si nous l'en supplions. L’évangile de ce jour ne cherche pas à mettre le doigt sur nos lâchetés et nos misères, mais plutôt à mettre en lumière tous les actes d’amour qui nous font vivre et vont nous permettre de nous identifier au Christ crucifié. Nous faisons partie d’un peuple de pauvres, et le Royaume est offert à ceux qui viennent les uns vers les autres en frères, quelles que soient leur condition sociale, leur origine et même leur religion. La seule façon de devenir de vrais acteurs du Royaume est de reconnaître le Christ lui-même en tout homme qu’il met sur notre chemin. L’Évangile nous demande d'être fiers d'être disciples d'un Crucifié. Que notre « Signe de la Croix » ne soit jamais un geste machinal et inconscient. Ce pourrait être notre manière de proclamer la Royauté du Christ-Roi et de préparer notre place au Royaume avec notre ROI. P. Michel Delvarice, Administrateur de la paroisse du Vert-Pré ■ 2 Samuel 5, 1-3  •\i  Psaume 121  • Colossiens 1, 12-20  • Lu\ic 23, 35-\b3

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 6 Un temps où l’on p\àrépare son cœur à f\àêter Noël L e temps de l’Avent compte quatre dimanches avant Noël. Historiquement, on sait que l’avent avait surtout pour but de tourner notre prière et nos cœurs vers ce que l’on appelle les « fins dernières », autrement dit le retour du Christ, que tous les chrétiens attendent. Aujourd’hui encore, notre Avent honore donc ces deux aspects : méditer sur le retour du Christ (en gros, les 2 premières semaines) et ensuite la préparation de nos cœurs à célébrer Noël, du 15 au 24 décembre, et qui est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ et les divers événements : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste ; l’annonce à la Vierge Marie, à saint Joseph, la nativité de saint Jean-Baptiste, etc. \bvec Saint Jean-Bap\àtiste, attendre Noël\à Saint Jean-Baptiste est un personnage clé de l’A vent puisque c’est lui qui appelle sans cesse le peuple à se convertir pour accueillir le Messie de Dieu. En effet, le Messie de Dieu ne s’accueille que par un cœur ayant le désir de se convertir à sa parole. En quelque sorte, il incarne bien l’esprit de l’A vent puisque c’est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’agneau de Dieu, le Christ, qui vient dans le monde. Se préparer à recev\àoir Jésus avec la \àVierge Marie La Vierge Marie tient aussi une place toute particulière puisque son rôle et sa place dans l’accueil de Dieu au cœur de sa vie sont particulièrement offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, comment disposer nos cœurs à le recevoir ? Elle est la figure de l’attente et de la confiance en Dieu par excellence. L’\bvent, pour appre\àndre à préférer Jésu\às Comme nos cœurs sont dans l’attente et appelés à se convertir pour mieux accueillir l’Enfant Jésus, quelques « signes » liturgiques vont signifier cela : en plus de la couleur violette que revêtent les prêtres par les ornements liturgiques, on ne chante plus le Gloria à la messe du dimanche. C’est le chant des anges la nuit de Noël : on le « réserve » donc pour cette fête, comme pour mieux le retrouver à Noël. Le violet est aussi la couleur de la « pénitence » dans l’Église, un mot que l’on aime moins… Jean-Baptiste « proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés ! ». La conversion est toujours tournée vers une joie plus grande qu’est l’accueil de Dieu dans nos vies. C’est cela que nous célébrerons le 25 décembre, et c’est pour cela que nous disposons nos cœurs à préférer Jésus à toute chose. Regardez Marie par exemple : elle avait un beau projet de mariage avec Joseph ! Ces deux personnages (comme tant d’autres saints d’ailleurs) avaient des projets, une vie bien réglée, une belle situation, et pouvaient légitimement profiter de l’existence. Mais ils ont préféré Dieu à toute autre chose. C’est le témoignage que nous recevons pendant l’Avent. Père Cédric Burgun, Prêtre du diocèse de Metz Source : Église Catholique de France. Edité par la Conférence des évêques de France ■ Qu'est- ce que l' Avent � LITURGIE  semaines) et ensuite la préparation de nos cœurs à célébrer Noël, du 15 au 24 décembre, et qui est une préparation plus centrée sur la fête même de Noël avec la lecture des évangiles qui précèdent la naissance du Christ et les divers événements : l’annonce de la naissance de Jean le Baptiste ; l’annonce à la Vierge Marie, à saint Joseph, la nativité de saint Jean-Baptiste, etc. \bvec Saint Jean-Bap\àtiste, attendre Noël\à Saint Jean-Baptiste est un personnage clé de l’ appelle sans cesse le peuple à se convertir pour accueillir le Messie de Dieu. En effet, le Messie de Dieu ne s’accueille que par un cœur ayant le désir de se convertir à sa parole. En quelque sorte, il incarne bien l’esprit de l’ Avent puisque c’est le prophète de l’attente par excellence : il prépare les chemins du Seigneur, il montre l’agneau de Dieu, le Christ, qui vient dans le monde. Se préparer à recev\àoir Jésus avec la \àVierge Marie La Vierge Marie tient aussi une place toute particulière puisque son rôle et sa place dans l’accueil de Dieu au cœur de sa vie sont particulièrement offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de la naissance de son fils, peut montrer à l’Église, et donc à nous-mêmes, offerts à notre prière. Qui d’autre mieux que Marie, dans l’attente de comment disposer nos cœurs à le recevoir ? Elle est la figure de l’attente et de la confiance en Dieu par excellence. L’\bvent, pour appre\àndre à préférer Jésu\às Comme nos cœurs sont dans l’attente et appelés à se convertir pour mieux accueillir l’Enfant Jésus, quelques « signes » liturgiques vont signifier cela : ce qu e l' Avent qu Avent qu Avant  Noël  s’ouvre  le  temps  de l’Avent, qui commence cette  année  le  1 er  décembre  2019.  L’avent  (avec  un  « e »)  est  certes  un  temps  qui  précède  Noël. Mais d’où vient ce temps  et quel est son but ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 7 VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE Ce premier pèlerinage historique, à l’initiative de l’Observatoire  Socio Politique de l’Eglise en Martinique (l’OSPEM) a réuni des  femmes et des hommes élus de Martinique à Rome, du 25 au  31 octobre 2019. Certains d’être appelés à vivre une expérience  humaine  et  spirituelle  particulière,  ces  personnalités  politiques d’origine diverses et variées ont répondu à l’appel  de l’Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France. L e groupe était constitué de conseillers municipaux de différentes villes, d’une conseillère communautaire de CAP NORD Martinique, de conseillères de la Collectivité Territoriale de Martinique et des deux parlementaires députées. Si les réunions d’organisation et la célébration de bénédiction du 4 octobre avaient déjà soudé ce groupe, la détermination de ces premiers pèlerins doit être saluée. Un mouvement de grève du personnel navigant italien les a contraints à courageusement se séparer au départ de Roissy Charles de Gaulle pour passer par Vienne, Amsterdam ou par Nice… afin d’être tous présents au rendez-vous à Rome, et répondre à l’appel de Mgr David Macaire qui les y attendait en compagnie du diacre Yves Bobi et du père Benjamin François- Haugrin. Le programme fut riche en temps forts et faits marquants. Il y eu de grands moments de visite, de recueillement et de prière dans des lieux saints tels : la prestigieuse basilique Saint-Paul Hors Les Murs dotée d’une majestueuse façade en mosaïques ; l’église Saint- Louis des Français qui abrite les trois tableaux du Caravage ; l’incontournable basilique Saint-Pierre, le plus important édifice du catholicisme, où le groupe a pu visiter le tombeau de Saint-Pierre, entre autres ; la basilique Saint- Jean-de-Latran et son baptistère où les pèlerins ont pu renouveler leur vœux de baptême, ce qui fait qu’elle est considérée comme la mère de toutes les églises de Rome, voire du monde ; la basilique papale Sainte Marie Majeure (dédiée à la Vierge) fort appréciée du Pape François… Tout au long de ce pèlerinage, les participants étaient conviés à partager l’eucharistie. Mgr David Macaire a célébré les messes du matin dans chacune des basiliques visitées, assisté en cela par le père François-Haugrin et le diacre Bobi. De même pour la cérémonie de renouvellement des vœux de baptême au baptistère du Latran. Ce déplacement a été l’occasion d’effectuer des visites protocolaires. Pendant leur séjour, les élus de Martinique ont été reçus à la villa Bonaparte, siège de l’Ambassade de France auprès le Saint Siège, par Madame Elisabeth Beton-Delègue, ex ambassadrice d’Haïti nouvellement nommée à Rome. Ils ont également participé à l’audience papale du mercredi au cours de laquelle le pape François n’a pas manqué de souligner leur présence et leur adresser un mot spécial. Des moments d’études et de réflexion dans des dicastères (ministères) signi- ficatifs pour la mission sociale des élus de nos terri- toires ont été effectués : - Dicastère de la culture, où les échanges se sont focalisés sur les questions sensibles, voire douloureuses, d’identité et de transmission. - Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, qui entend être un véritable laboratoire, un lieu de conseil, d’élaboration et d’échange sur tout ce qui participe de l’écologie intégrale et qui prend appui sur la doctrine sociale de l’Eglise. Concernés par les problématiques locales de chlordécone, climat, érosion de nos territoires… les élus de Martinique s’accordent à dire que s’il n’est pas trop tard, il y a urgence tout de même à revisiter les solidarités en termes de réponse aux effets néfastes de la mondialisation. Premier pèlerinage des élus de Martinique est considérée comme la mère de toutes les églises de Rome, voire du monde ; la basilique papale Sainte Marie Majeure (dédiée à la Vierge) Premier pèlerinage des élus Socio Politique de l’Eglise en Martinique (l’OSPEM) a réuni des Socio Politique de l’Eglise en Martinique (l’OSPEM) a réuni des  femmes et des hommes élus de Martinique à Rome, du 25 au  31 octobre 2019. Certains d’être appelés à vivre une expérience  humaine  et  spirituelle  particulière,  ces  personnalités  ficatifs pour la mission sociale des élus de nos terri- ficatifs pour la Baptistère du Latran où les pèlerins Baptistère du Latran où les pèlerins Baptistère du Latran où les pèlerins ont pu renouveler leurs vœux de baptême ficatifs pour la ont pu renouveler leurs vœux de baptême ficatifs pour la ont pu renouveler leurs vœux de baptême ficatifs pour la ont pu renouveler leurs vœux de baptême ficatifs pour la ont pu renouveler leurs vœux de baptême Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire saluent les élus martiniquais saluent les élus martiniquais saluent les élus martiniquais saluent les élus martiniquais Le pape François et Mgr Macaire saluent les élus martiniquais Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire saluent les élus martiniquais Le pape François et Mgr Macaire Le pape François et Mgr Macaire saluent les élus martiniquais Le pape François et Mgr Macaire

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 8 Chaque année, le 11 novembre, l'Aumônerie  Nationale des Antilles et de la Guyane (ANAG),  organise  à  l'église  Saint  Sulpice,  dans  le  6 e  arrondissement,  un  temps  fort  avec  les  Antillais  et  Guyanais  vivant  dans  l’hexagone,  en présence des évêques de la Martinique, de  la Guadeloupe et de la Guyane. C ette année, le diocèse de Pontoise était à l’honneur. Ce rassemblement a débuté à 14h par un temps de Louange. Après plusieurs témoignages de résidents de Pontoise, Mgr Lafont, évêque de Cayenne, a donné un enseignement riche de sens. A 15h30, il a présidé la messe de la journée. "Se rendre dans les périphéries pour annoncer l'Evangile revêt une grande importance", faisait-il remarquer. Cellule communication ANAG ■ C e vendredi 29 novembre 2019, de 19h à 21h, à la Chapelle Sainte Thérèse sur le site de l‛Espérance, aura lieu le concert spirituel du Seuil de l‛Avent « Les Chœurs chantent Noël ». Il s‛agit de la 9 ème édition de ce concert avec les chorales des jeunes de l‛école élémentaire Saint Jean-Paul II, les chorales invitées de la paroisse Sainte Thérèse : l‛Ensemble Vocal Résonan‛s, The Angels Voices, Les Petits chanteurs de Sainte Thérèse et avec la participation des pères Pierre Henderson, curé de la paroisse du Lamentin et Arnaud Goma, curé de la paroisse du Sacré- Cœur de Coridon. Ils viendront nous porter vers la joie et l‛allégresse de Noël. Pendant l‛entracte, les spectateurs pourront goûter aux spécialités de Noël confectionnées par les élèves du CAP Cuisine et CAP Boulangerie du lycée professionnel Saint Jean-Paul II de l‛Espérance Patronage Saint Louis. Votre fidélité et votre générosité sont la clé de notre réussite. Votre présence, votre soutien, nous accompagnent tout au long de l‛année pour accueillir chaque situation difficile, et porter un regard de bienveillance et de compassion sur chaque jeune qui nous est confié. Les jeunes et les équipes vous disent à très bientôt. ■ Temps fort pour les Antilloles Antillo - guyanais - Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie qui invite à une action pastorale à partir de l’écoute du monde : pastorale de la vie humaine, pastorale de la famille, pastorale des personnes âgées… Autant de sujets qui interpellent eu égard à la situation de la Martinique au regard du vieillissement de la population. Les visites culturelles de la Rome antique (Forum, Colisée…) et de la Rome baroque (place Navonne, Panthéon, Fontaine de Trévi…) ont permis de découvrir de hauts lieux historiques et culturels de Rome. Ce premier pèlerinage organisé par l’évêché de Martinique est certainement le premier d’une longue série de déplacements de Martiniquais vers des lieux saints chrétiens catholiques. Il participe clairement à la volonté de Mgr David Macaire de faire en sorte que les élus comme les laïcs occupent leur place dans la société. Mme Ghislaine Paschal, Conseillère élue déléguée aux TIC ville de La Trinité Conseillère communautaire à CAP NORD Martinique ■ votre soutien, nous accompagnent tout au long de l‛année pour accueillir chaque situation difficile, et porter un regard de bienveillance et de compassion sur chaque jeune qui nous est confié. Les jeunes et les équipes vous disent à très bientôt. Concert au seuil de l’Avent 2018Concert au seuil de l’Avent 2018Concert au seuil de l’Avent 2018 VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 9 LIRE TOUTE LA BIBL\ E EN UNE ANNÉE Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII). Cette répartition échelonne tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments selon le cycle liturgique, de façon à ce que le lecteur reste toujours globalement en phase avec le mouvement spirituel de toute l’Eglise. On peut donc prendre le train en marche à n’importe quel moment de l’année. D’un point de vue pratique : ➊ favoriser l’endurance plutôt que la précipitation, ➋ ménager des moments calmes, ➌ prendre un rendez-vous de quelques minutes avec la Parole chaque jour, ➍ commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans la BEN) et un « Je vous salue Marie ». Avant de commencer un nouveau Livre, vous pouvez prendre connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira votre compréhension. Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez, ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage… et laissez Dieu vous parler. Bonne lecture à tous ! ÉGLISE EN MARTINIQUE Pendant l'Avent, d u 24 novembre au 7 décembre, vous pourrez lire : Livre d’ISAÏE(Is) 66 chapitres LIRE TOUTE LA BIBL\ E EN UNE ANNÉE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 10 Un Avent avec les cinq essentiels Questionnaire de l’ Avent VIE DU DIOCÈSE Notre  archevêque,  dans  sa  dernière  lettre  pastorale,  “Montrer  Jésus  :    Bâtir  une  civilisation  de  l’amour  en  Martinique”,  nous  disait  :   Pour  Bâtir  une  Civilisation  de  l’Amour en Martinique , nous espérons offrir une EGLISE FAMILIALE, charismatique,  généreuse, joyeuse et fervente. Chaque communauté ecclésiale (chaque groupe de plus  de 2 ou 3 réunis au nom du Christ) s’appliquera à mettre en œuvre  les 5 Essentiels des  Ac 2,42-45 (CAMEF) : Communion, Ado\bation, Ministè\be, Évangélisation & Fo\bmation...  Les pasteurs et responsables feront en sorte que les groupes qui vivent déjà en partie  ces éléments, travaillent progressivement à les vivre intégralement. N ous vous proposons un petit parcours fondé sur les cinq essentiels susnommés pour cet avent 2019. Etant donné que cette année Noël tombe un mercredi, et qu’en conséquence la 4 ème semaine est sérieusement tronquée, nous ferons un parcours en trois semaines.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 11 Lire le passage de l’évangile de Jean : Jn 13, 31-34. Prendre le temps de lire et faire un tour de table (aléatoire si nécessaire) où chacun répètera un mot, une phrase ou expression du texte qui le touche ou qui fait écho. Pourquoi l’amour est-il un commandement ? Comment expliquez-vous que ce commandement soit donné dans le contexte de la Passion ? Selon vous, quels seraient les rapports entre communion et amour ? Au fait, qu’est-ce qui détruit la communion ? Comment voyez-vous la communion au niveau du diocèse, de la paroisse, de la famille et au niveau individuel ? Qu’entendez-vous par adoration ? Adorer en esprit et en vérité, c’est quoi au juste ? Adorer seul ou en public ? En quoi l’adoration est-elle essentielle à la vie de la communauté chrétienne ? Qu’est-ce qui empêche l’adoration ? Comment voyez-vous l’adoration au niveau du diocèse, de la paroisse, de la famille et au niveau individuel ? Lire le passage de l’évangile de Luc : Lc 5, 1-27. Prendre le temps de lire et faire un tour de table (aléatoire si nécessaire) où chacun répètera un mot, une phrase ou expression du texte qui le touche ou qui fait écho. Si l’Esprit-Saint nous guide, pourquoi avons-nous besoin de formation ? Pourquoi la formation serait-elle une priorité ? Quels sont les domaines dans lesquels vous souhaiteriez une formation ? Qui doit former en Église ? Est-ce que je lis des livres ou des revues chrétiennes ? Ai-je au moins assisté à une formation paroissiale ou diocésaine ? La formation doit-elle être dans l’Eglise uniquement spirituelle ? Pensez-vous être formateur/trice ? Qu’est-ce qui détruit la formation ? Comment voyez-vous la formation au niveau du diocèse, de la paroisse, de la famille et au niveau individuel ? Lire le passage de l’évangile de Luc : Lc 10, 1-11. Prendre le temps de lire et faire un tour de table (aléatoire si nécessaire) où chacun répètera un mot, une phrase ou expression du texte qui le touche ou qui fait écho. Quelle est votre définition du ministère ? Que faudrait-il pour qu’un ministère soit un service ? Est-ce que tous peuvent avoir un ministère et pourquoi ? Qui donne le ministère ? Pourquoi est-il si difficile d’être serviteur ? Au fait, qu’est-ce qui détruit le ministère/service ? Comment voyez-vous le service au niveau du diocèse, de la paroisse, de la famille et au niveau individuel ? Evangéliser, c’est quoi ? Evangélisation et publicité, il y a-t-il une différence ? Comment évangélisez-vous ? A quand remonte la dernière fois où j’ai parlé (vraiment) à quelqu’un de Jésus ? Vous est-il possible d’évangéliser sans parler de morale ? Qu’est-ce qui détruit l’évangélisation ? Comment voyez-vous l’évangélisation au niveau du diocèse, de la paroisse, de la famille et au niveau individuel ? 1ère semaine : La communion et l’adoration 3ème semaine : La formation 2ème semaine : Le ministère (service) et l’évangélisation

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 12 Les élèves en voie générale sont invités à formuler leur choix d’orientation de plus  en plus tôt. Pourtant, à 16 ans et même plus tard, il peut être difficile de se projeter,  à la fois dans une filière d’études mais aus\isi dans un métier.  C ’est une réalité dont peut témoigner l’équipe pédagogique de l'École Thomas More de l’ICEA. Sa Formation Sciences Politiques et Ecologie Humaine, présente sur Parcoursup, accueille de jeunes bacheliers qui tirent parti de leur cursus pour mûrir leur projet professionnel. Dans cette formation pluridisciplinaire de trois ans, avec à la clé un diplôme de Licence Mention Sciences Sociales (et un Bachelor dans le cadre d’un double cursus avec le Canada), l’accompagnement des étudiants, y compris par leur parrain chef d’entreprises, est une priorité. “Par quel métier suis-je appelé à servir le monde ?” est la question centrale à discerner. L’éclairage de la foi, si l’étudiant est dans cette démarche proposée à l’ICEA, est un allié puissant pour avancer. La formation pluridisciplinaire de l’Ecole Thomas More permet à l’étudiant de découvrir différentes disciplines, tout en faisant l’acquisition de savoir et savoir- faire précieux. Apprendre à apprendre, à structurer ses idées ou encore à prendre la parole en public, voilà quelque unes des compétences travaillées, et qui leur permettront d’évoluer avec aisance dans un monde en constante évolution. Pour trouver leur voie, nous invitons nos étudiants à apprendre à mieux se connaître. C’est certainement le point de départ : comprendre et appréhender leurs traits de personnalité, leurs envies, leurs passions, mais aussi leurs ambitions : quels sont leurs rêves, leurs objectifs et surtout, que sont-ils prêts à faire pour les atteindre ? Enfin, lorsqu’on est passionné et motivé, on peut être surpris par l’étendue de ses ressources internes ! Il est donc important de ne pas se limiter. Plusieurs étudiants ont trouvé dans notre école une réponse à leur envie de suivre une formation d’excellence pluridisciplinaire tout en restant en Martinique. D’autres rêvaient d’étudier à l’international et notamment au Canada, un projet qu’ils ont mis en œuvre dès leur première année d’étude à l’ICEA. D’autres encore pensaient que le coût de la formation serait un obstacle et ont bénéficié de la Bourse ICEA Solidarité. Le choix d’orientation c’est donc avant tout une démarche qui consiste à mieux se connaître et à ouvrir le champ des possibles, en identifiant les ressources qui permettront de répondre à ses ambitions. Pour tout renseignement sur les cursus que nous proposons, appelez l’ICEA au 06 96 27 10 44 ou envoyez un mail : contact@icea-edu.fr ■ ICEA - Réussir pour servir : trouver sa voie VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 13 Depuis la loi de 1905, l’Eglise ne peut économiquement vivre que de la générosité de ses fidèles.  Parmi  les  ressources  traditionnelles  (dons,  quêtes,  denier,  casuel,  legs…)  il  se  trouve  que  le  legs, très courant au début du siècle dernier, est tombé en désuétude. Dans l’esprit de beaucoup  de fidèles, le legs est l’affaire de personnes riches qui n’ont pas d’héritier. D’autre part, léguer  était assimilé à transférer la propriété d’un bien immo\ibilier. I l semble utile de rappeler que tout fidèle peut, à sa mesure, aider financièrement son Eglise sans pour autant léser un proche. En effet, léguer consiste à rédiger un testament dans lequel est nettement précisé qu’il est de la volonté du vivant de donner à son décès (à l’Eglise de Martinique) un bien, (immeuble ou autre) en respectant les obligations légales en matière de succession. En effet, après avoir doté les héritiers réservataires, il peut être légalement dégagé une part appelée la quotité disponible (il est conseillé de se rapprocher de son notaire pour préciser cette notion). Compte tenu du marché du foncier en Martinique et du nombre d’héritiers réservataires, il semble que seules les personnes sans héritier direct sont en mesure de léguer un bien immobilier. Mais il faut avoir connaissance que tout autre bien peut être légué (compte bancaire, voiture, bijoux, argenterie…). Peut importe la valeur de ces biens, même modeste un legs manifeste toujours pour la famille de la part du testateur un témoignage de l’engagement profond vis-à-vis de l’Eglise. En dehors du legs, la donation et l’assurance vie permettent, du vivant du donateur, de transmettre un bien ou des valeurs. La donation devant obligatoirement être effectuée auprès d’un Notaire. En ce qui concerne l’Assurance-vie, il s’agit d’un contrat d’épargne qui permet de désigner comme bénéficiaire un ou plusieurs personnes en cas de décès. Il est possible d’ouvrir plusieurs comptes Assurance-vie, ainsi dans le cas où un compte a été ouvert dans un ménage avec comme bénéficiaire un ou des êtres chers, il vous est possible de souscrire un nouveau contrat avec comme bénéficiaire « Association diocésaine de la Martinique » ; ce contrat peut être alimenté par des versements modestes adaptés à la situation financière de chacun. En résumé, le fait de léguer ou de mettre son Eglise comme bénéficiaire d’un contrat d’Assurance vie n’est pas réservé aux personnes dites « aisées » ; toute personne engagée pour son Eglise peut contribuer à accroitre ses moyens matériels à hauteur de ses possibilités. Les besoins, notamment en réparation ou construction de nouvelles Eglises, sont immenses et les chrétiens qui souhaitent manifester leur espérance dans l’Église de demain et prolonger au-delà de leur propre vie l’aide et le soutien manifestés de leur vivant, doivent étudier les moyens que sont le legs, la donation et l’Assurance-vie. Le Délégué de l’Evêque est à votre disposition pour toute explication ou conseil concernant ces questions. Vous pouvez demander une consultation en appelant au 05.96.63.70.70 le secrétariat de l’Archevêché, ou le 06 96 31 03 33. Michel Pouch délégué Diocésain aux legs ■ LEGS -  DONATIONS -  ASSURANCES  VIE Aider matériellement l ’Eglise, sans léser un proche

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 14 S’engager permet de créer un lien avec d’autres, de partager des valeurs (la solidarité,  le  partage,  l’aide  aux  plus  démunis…)  autour  d’un  projet  commun.  On  sort  transformé  et  enrichi  de  cet  investissement  collectif.  Les  autres  nous  reconnaissent  aussi  dans  l’engagement  que  l’on  a.  Notre  dossier  s’attarde  aujourd’hui  sur  l’engagement  des  chrétiens, sur le plan politique, économique, caritatif et culturel. Est-ce que le chrétien peut s’engager dans son environnement martiniquais, qu’il soit politique, social, culturel ? C ’est une question fondamentale finalement, le chrétien est d’abord un être humain. Alors nous pouvons nous demander ceci : est-ce que l’être humain doit s’engager ? Il est dans un espace, dans un temps, dans une histoire qui se déroule, dans une succession d’événements qu’il va subir, alors que doit-il faire ? Est-ce qu’il rentre en interaction avec cet environnement qui de toutes les façons agit sur lui, un environnement qui va créer chez lui un besoin d’adaptation, alors est-ce que cette adaptation va se faire sans lui ? Ou est-ce que cet être humain va plutôt choisir de prendre sur lui pour accueillir cet environnement tel qu’il est, et voir comment de manière responsable il va l’habiter, interagir avec lui, s’y insérer et en faire un avantage au lieu de subir afin d’entrer dans une collaboration avec celui-ci pour pouvoir vivre. D’autant plus s’il est chrétien, il sait que cet environnement lui est donné comme un don de Dieu : c’est la Création ! Ce qui est donné lui est donné dans une responsabilité, en effet, Dieu crée le monde et il dit à l’homme : « je te place dans ce monde, et tu en es responsable pour que ce monde puisse porter du fruit ». Ce qui signifie que le chrétien doit être responsable à tous les niveaux ? Le chrétien est responsable de manière humaine puisqu’il vit dans un écosystème, et il doit s’adapter en interaction avec celui-ci, et il est d’autant plus responsable qu’il a reçu une mission de la part de Dieu par rapport à cet environnement. Tout être humain qui grandit reçoit un ensemble de valeurs, des moyens d’expression, un langage pour se développer. En fait, il reçoit une culture. Pour exister, il faut donc rentrer dans un processus d’acquisition de sa culture, parce que tout le monde vit dans une culture. Il est très important de comprendre cela, car la culture que l’on reçoit a des traditions et des éléments solides pour qu’une communauté puisse exister. Ces traditions et ces éléments se transmettent de génération en génération. Pour exemple : un type d’habitat, des techniques, l’agriculture, etc. Tous ces éléments se transmettent et se reçoivent, et la survie d’une société en dépend, et encore plus : du Royaume de Dieu ! En effet, la Tradition reçue de Jésus- Christ doit s’exprimer sur cette terre martiniquaise pour que les personnes qui y habitent puissent entendre et comprendre l’Evangile. Alors là, on a un élément un peu exogène qui va s’exprimer dans notre culture particulière pour devenir endogène. Parce qu’en réalité il y a une attente de la Martinique, comme de toute culture d’ailleurs, de la manifestation du Christ. Donc pour le chrétien catholique, exprimer l’Evangile dans les réalités du pays, c’est déjà permettre à Jésus Christ de venir dans ce monde ! Comment la Pentecôte vécue à Jérusalem peut-elle rejoindre la terre martiniquaise telle qu’elle est, notamment dans son expression créole ? Car cette Pentecôte, elle est aussi pour la Martinique ! Donc le travail de dia- logue entre l’Evangile et son environnement culturel, social, poli- tique est un travail chrétien. Ceci, afin de faire progresser ces réalités et qu’y entre le Salut. En somme, pour que le monde que nous habitons soit purifié de ce qui pourrait entraîner le peuple loin de Dieu. Pour exemple, si nous sommes dans une civilisation de la violence, en permettant à l’Evangile d’entrer, celle-ci se transformera en civilisation de paix. Le travail du chrétien est donc fondamental, c’est le « voir, juger, agir » que le père Gaston Jean-Michel nous a enseigné. Dans son environnement économique, social, culturel, le chrétien pose le regard et il voit ce qui est conforme à l’Evangile, et ce qui ne l’est pas : c’est une dimension prophétique. Ce regard chrétien est permanent pour discerner à la lumière de l’Evangile, cela lui permet de rentrer dans une phase d’action. Et dans cette phase, il est important de se demander avec qui l’on va agir pour faire avancer tout le monde. Dans sa commune, dans sa ville, dans son quartier, le chrétien doit poser son regard pour permettre au monde d’avancer ! Propos du père Jean-Michel Monconthour, recueillis par Yann Brédas ■ Peut-on encore s’engager aujourd’hui ? son expression créole ? Car cette Pentecôte, elle est aussi pour la Donc le travail de dia- logue entre l’Evangile et son environnement culturel, social, poli- QUI SOUTIENT VOTRE ENGAGEMENT ? Peut DOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 15 Par mon baptême, Je m’engage ! Comme animatrice de Cheminement, j’ai répondu à l’appel du prêtre qui soulignait une fois de plus que « les ouvriers sont peu nombreux ». Je me suis engagée sur ma paroisse de Coridon (Fort-de-France) en tant qu’animatrice de cheminement. Nous étions une équipe de trois, et nous avons accompagné les jeunes de la paroisse au sacrement de confirmation. Ce fut une expérience enrichissante de pouvoir échanger avec les autres animatrices, et en réunions avec les animatrices de Redoute, préparer des recollections, et surtout, discuter avec ces jeunes adultes en devenir et les amener à voir que Jésus est présent dans nos vies pour toute chose, en s’appuyant sur des exemples concrets, les ouvrages dédiés et la Parole. C’était une grande joie pour moi chaque année, le jour du sacrement de confirmation, de les voir en habits de fête dans l’église, et de mesurer le chemin que chacun avait parcouru. Cela a duré cinq années. Lorsque le curé de Coridon de l’époque, le père Gilles Bolle, alors responsable d’un groupe d’Action Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux (A.C.M.S.S.), a sollicité les professionnels de la santé et du social, lors de l’Eucharistie du dimanche, pour créer un groupe d’A.C.M.S.S. sur notre paroisse. J’ai répondu à l’appel. Le samedi suivant, je me suis rendue au presbytère pour dire au prêtre que j’étais intéressée. Nous avons échangé, il m’a parlé de l’Action Catholique et m’a proposé d’en être la responsable. En réponse à mes réserves, il m’a rassuré et proposé son accompagnement pour les rencontres. C’est ainsi que deux personnes de la paroisse se sont présentées, j’en ai parlé dans mon milieu professionnel, et le groupe s’est constitué en mai 2009. Notre première rencontre a eu lieu le 15 octobre 2009. J’ai pu compter sur les conseils et l’expérience de Nicole D., très investie dans la vie de notre Diocèse. Le 19 octobre 2019, nous rendions grâce à Dieu lors d’une messe pour nos 10 ans d’existence. Les rencontres mensuelles que nous avons à la salle paroissiale sont des moments d’échanges très fructueux, où nous pouvons verbaliser les difficultés que nous rencontrons sur notre lieu de travail (parfois personnels), toujours à la lumière de la Parole.Des recollections nous aident à faire une pause, à nous interroger, et à nous ressourcer pour repartir avec plus d’entrain. Nous avons organisé des forums qui ont donné comme conclusions que, malgré que ce ne soit pas toujours simple de travailler dans des conditions de travail souvent forts difficiles (matériels, effectifs, …) en milieu hospitalier ou à domicile, Dieu est « notre boussole », notre soutien. L’être Humain, la Vie, la Relation sont au cœur de nos métiers, et nous en avons bien conscience. Les mouvements d’Action Catholique de Martinique se sont organisés en Fédération : Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (F.E.M.A.C/M) dans les milieux professionnels divers, notamment le sanitaire et le social. Et là aussi, je me suis engagée et donc, cela fait 4 ans que j’en suis la vice-présidente. Foi et vie professionnelle Dieu soutient mon engagement. Ma foi me guide, mon espérance dans l’amour infini de Dieu me renouvelle dans l’engagement dans les différents mouvements : Centre de Préparation au Mariage (CPM), Equipe Notre-Dame (END), Entrepreneurs Dirigeants Chrétiens (EDC) et récemment la Pastorale Familiale de Saint-Joseph. De façon générale, cette espérance me guide dans la vie familiale comme dans la vie professionnelle et associative : là où il y a le doute, Dieu met l’espoir ; là où il y a la haine, le désespoir, Dieu guérit par l’Amour. Cet engagement est soutenu par les sacrements reçus, donnés, renouvelés. J’ai la chance de partager ce cheminement, ce désir permanent de Dieu avec mon épouse, et c’est une grâce inestimable. Concernant les EDC, mon engagement date de 2017 lorsque Michel Gallet m’a proposé de rejoindre le mouvement, et de prendre la responsabilité ou l’animation d’une équipe. Cette proposition est venue à un moment où je me posais la question de la cohérence de ma foi avec mes pratiques dans la vie professionnelle : l’entrepreneur, le dirigeant se retrouve souvent seul. Aux EDC, il s’agit justement de partager, de témoigner des difficultés, mais aussi des joies d’être chrétien en entreprise : comment mettre en œuvre sa foi face à son personnel, ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires ou autres associés ? Comment mettre en cohérence sa foi, souvent affirmée et développée dans la sphère privée, avec son comportement, ses décisions dans la sphère professionnelle et associative. J’ai découvert au sein des EDC des témoignages émouvants, des états d’esprit remarquables, et cela me conforte dans l’idée partagée qu’un chrétien ne doit pas rester seul, mais doit s’enrichir, grandir dans le partage et le témoignage. Par exemple, la prise en compte dans le quotidien de nos entreprises des valeurs prônées par l’Eglise sur le respect de la dignité de l’homme, et la protection de l’environnement orientent forcément nos décisions. Les rassemblements au niveau local, régional ou national sont des temps forts également pour soutenir l’engagement dans ce mouvement. Lorsque 2000 personnes chefs d’entreprise et dirigeants se lèvent ensemble pour dire leur foi, cela est très motivant et engageant. Aujourd’hui, quatre équipes d’une dizaine de personnes incarnent les EDC Martinique, et ce dynamisme est salué par tous. Je représente les EDC Martinique au sein de l’Observatoire Socio-Politique de l’Eglise en Martinique (OSPEM) depuis sa création en novembre 2016. Foi et vie professionnelle Dieu soutient mon engagement. Ma foi me nous interroger, et à nous ressourcer pour repartir avec plus Nous avons organisé des forums qui ont donné comme conclusions que, malgré que Michel Marty, EDC Martinique M me Dominique Angeon, Action Catholique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 16 Le seigneur Jésus-Christ est le pilier de mon engagement ! Avant de répondre à la question « Qui soutient notre engagement ? », il est intéressant de se poser la question suivante : Ai-je un engagement dans ma vie ? Autour de moi, on me dit souvent que je fais beaucoup de chose. Est-ce que je m’engage beaucoup, je ne sais point. Cependant, je réponds souvent par une boutade : C’est peut-être toi qui ne fais pas assez ! Mon engagement est de quel point de vue ? Professionnel, personnel, associatif ? Du point de vue professionnel, mon engagement était surtout de faire de mon mieux pour que les lecteurs disposent des livres souhaités dans la mesure des possibilités de l’institution municipale à laquelle j’appartenais. Cela fait deux mois que je suis à la retraite. Du point de vue familial, mon engagement comme mari et père de trois enfants (deux fils et une fille). Mon engagement du point de vue musical comme chef de chœur liturgique. Le seigneur Jésus Christ est le pilier de mon engagement, puisqu’auteur- compositeur de plus de 250 chansons qui sont essentiellement liturgiques en créole et en français. C’est vrai que ces chansons sont là, mais me placent dans un dilemme. Dois-je les faire connaître pour ma propre gloire ou celle du Seigneur ? En tout cas, ces chants liturgiques sont là, et comme pour beaucoup d’artistes, ils prendront de la valeur après mon départ vers le Père. C’est malheureusement le lot de beaucoup d’artistes martiniquais. Mon chant liturgique « Nou pli fò » est connu hors de la Martinique parce qu’il est diffusé dans les paroisses de France. Ici, on ne connaît même pas l’auteur. Nous n’avons pas encore pu mettre en valeur nos propres compositions avec nos propres rythmes. Mon engagement reste de continuer à composer dans mes langues et surtout dans la langue du zépon natirel pour mon pays, avec le soutien du Christ, loin de la reconnaissance de mes compa- triotes. Jésus est le rocher de ma vie, et c’est lui qui me permet de vivre cette vocation de créer pour le Seigneur en étant ignoré des miens. Comme je disais dans l’une de mes compositions « Dan tousa man ja viv asou latè, sé poko ayen épi sa ou sipòté asou lakwa ». Mon engagement artistique comme matjè kréyol me pousse à produire pour la préservation et la défense de ma langue en pleine « décréolisation ». Ma participation au sein de la CDML n’a pas encore permis d’aboutir sur une vraie rencontre des compositeurs liturgiques en Martinique, mais nous gardons le cap. Tous ces engagements sont soutenus par ma foi en Jésus Christ. Jézi ou sé chimen mwen, sé wou ki vérité mwen, sé wou sel ki lavi mwen. reconnaissance de mes compa- triotes. Jésus est le rocher de ma vie, et c’est lui qui me permet comme mari et père de trois enfants (deux comme mari et père de trois enfants (deux Judes Duranty, artiste Xxx : Xxx • Xxx : Xxx ÉGLISE EN MARTINIQUE 16 Agenda de l’Archevêque QUI SOUTIENT VOTRE ENGAGEMENT ? DOSSIER Du 23 au 24 novembe : Visite pastorale à la paroisse de Trinité Samedi 23 novembre : • 18h30 : Messe anticipée à l’église de Trinité Dimanche 24 novembre : • 7h30 et 9h30 : Messes dominicales à l’église de Trinité Dimanche 24 novembre : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 25 novembre au 1 er décembre : • Prédication d’une retraite communautaire Mardi 26 novembre : • Conseil épiscopal Mercredi 27 novembre : • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 28 novembre : • Rencontre avec le service Diocésain du Catéchuménat Dimanche 1 er décembre : • 9h30 : Messe dominicale au monastère des Bénédictines de Bout-Bois • 14 h : Messe de l’Enseignement Catholique à l’église de De Briant • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 02 au samedi 07 décembre : • Prédication de la retraite monastique de Terreville Mardi 03 décembre : • Assemblée des modérateurs Mercredi 04 décembre : • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Du 07 au 08 décembre : Visite pastorale à la paroisse de Bellevue Samedi 07 décembre : • 18h : Messe anticipée à l’église de Bellevue Dimanche 08 décembre : • 7h : Messe dominicale à l’église de Bellevue Dimanche 08 décembre : • 9h30 : Messe dominicale au monastère de Terreville • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 17 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ La fin du monde arrive-t-elle ? ‘‘ E n cette période liturgique que nous vivons, il est souvent question dans les textes évangéliques de la fin des temps, comme en ce premier dimanche de l’Avent où il est question d’un tri qui sera fait entre les hommes de sorte que certains seront sauvés et d’autres pas. On comprend que cela puisse générer des inquiétudes et du reste, ces textes dits « apocalyptiques » sont utilisés de façon privilégiée par des sectes de tout poil et de tout pelage pour faire peur aux gens et pour les inciter, avec insistance, à les rejoindre. En effet, à les écouter, elles seraient, chacune, l’unique arche de Noé, l’unique planche de salut. Evidemment, seuls ceux qui seront à leur bord éviteront le châtiment final que certains groupes peuvent dater avec précision (Cf. Mr William Miller ou encore Mr Joseph Franklin Rutherford). Jésus a pourtant dit : « Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père » (Mc 13, 32). On peut donc s’étonner qu’alors même que les anges et Jésus en tant qu’homme ignorent le jour de la fin, le membre de la première secte venue soit en mesure de le faire. Ces textes, disais-je, aux mains de certaines personnes, peuvent être source d’angoisses et d’anxiété, et même devenir une arme de persuasion massive pour faire des adeptes. Cependant, au cœur de ces passages, il y a : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire ». Autrement dit, il faut considérer les textes apocalyptiques, malgré les apparences, comme une bonne nouvelle. Il ne faudrait pas, en effet, que nous chrétiens en arrivions à considérer la seconde venue du Christ comme une catastrophe… C’est une bonne nouvelle ! Je me souviens à ce propos d’une vieille religieuse que j’avais rencontrée dans un groupe de prière à Toulouse, en 1983, alors que j’étais étudiant et qui disait : « je vois moins bien, j’entends moins bien, je marche moins bien, tout s’en va, mais (et alors là son visage s’éclaira d’une joie éclatante), tout s’en va, mais Dieu vient !» Après ces considérations, répondons de façon directe à la question posée : la fin du monde arrive-t-elle ? Oui, bien sûr. Nous le savons, dans notre univers toute chose a un commencement et une fin. Cela dit, la fin du monde n’est que la fin d’un monde. Le Royaume de Dieu est l’assomption de ce monde dans la sphère divine. Dieu va assumer sa création pour la transfigurer pour l’homme qui est le sommet de la création visible. Le Royaume de Dieu où siègeront les élus n’est pas quelque chose de purement spirituel, c’est notre univers transfiguré, car nous croyons à la résurrection de la chair. Oui, la fin du monde viendra car nous croyons au retour du Christ à la fin de l’histoire pour récapituler toute chose en lui et tout soumettre à son Père. Cette seconde venue décrite ici de façon imagée s’opérera aussi pour chacun de nous, même si nous ne serons pas forcément témoins de cette fin de l’histoire ; un jour nous aurons à voir venir à nous le Fils de l’homme, le jour de notre mort. Prenons garde que ce jour nous prenne à l’improviste. Nous savons que personne ne sait ni le jour ni l’heure, personne ne peut tabler sur un certain nombre d’années à vivre. Mon expérience en milieu hospitalier m’a montré que la mort pouvait surgir à tout moment. Restons éveillés et prions pour que l’avènement du Christ ne soit pas pour nous chose redoutable, mais événement merveilleux. Père Alain Ransay, curé de Bellevue ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 18 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley Il resta longtemps assis dans l'obscurité, tendant presque à s'incorporer dans le  fauteuil. Il at  endait en silence le retour de Jo qui l'emmènerait loin d'ici. L'adolescent  at  endit pendant près d'une demie heure, f  xant l'obscurité à peine dissoute par les  lumières malades des réverbères, dans l'espoir d'apercevoir Jo. Ne l'apercevant  toujours pas, il patienta alors encore un peu, avant de se laisser gagner par la  lassitude et engourdir par la fatigue. Il ferma donc les yeux et s'endormit malgré lui. Quelques rêves se présentèrent. Tous imprécis et agités, entremêlant souvenirs,  craintes et angoisses ... Gab tenta alors en vain de lut  er contre cet univers qui  semblait vouloir se refermer sur lui, mais cela n'empêcha pas à toutes ces images et  ces pensées de former une ronde infernale dans son esprit. Il f nit néanmoins par se réveiller en sursaut, et remarqua une main posée sur son  épaule. Levant les yeux, il vit qu'il s'agissait de Jo.  - Je te ramène chez toi, dit simplement ce dernier en démarrant. Gab baragouina en réponse quelque chose qui devait certainement s'apparenter  à un "merci", avant de s'accouder à la vitre entrouverte. Il resta alors silencieux,  regardant la véritable « map » étoilée qu'était le ciel, et il se surprit à penser à son  père. Il se demandait si de là où il était, il pouvait lui aussi contempler cet  e nuit  étoilée... Puis il se trouva stupide, et chassa cet  e idée de son esprit. Parce que son  père, il voulait l'oublier, même s’il savait au fond de lui-même que c'était impossible ... - On y est, lâcha Jo en jetant un mégot par la vitre ouverte. - Hum ? f  t Gab en se redressant. - Bonsoir Madame Kingsley ! lança Jo.  - Gabriel Martin Kingsley ! - Aïe... bon je te laisse... A plus vieux !  f  t Jo en démarrant.  - Mamaaaaan... de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) 6ème  partie  (suite) de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Chers lecteurs, nous retrouvons la suite de l’histoire dans le prochain numéro Coin Jeunesse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 24 novembre 2019 – n° 594 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\i MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\ivérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\iX Téléphone : 06 96 31\i0 333 - E-mail : mi\ichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\iINIQUE Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr MEDIAS Dimanche 1 er décembre 2019 Le sida, un tabou Outre-mer ? (Rediffusion du 11 juin 2017) En France, près de 150 000 personnes vivent avec le Sida. Beaucoup ignorent leur séropositivité. Les régions d'Outre-mer ne sont pas épargnées. Si l'épidémie se stabilise en Martinique et à La Réunion, elle reste très forte en Guyane et en Guadeloupe, régions les plus touchées de France. Pourquoi l'Outre-mer a-t-elle tant de mal à lutter contre cette infection ? Quel regard l’Église porte-t-elle sur cette pandémie ? Quelles sont les actions menées pour diminuer les infections ? Comment lutter contre les tabous et la précarité engendrés par ce virus ? Dieu m’est témoin s'intéresse cette semaine à ces questions. Dimanche 8 décembre 2019 La Création en débat Quelle est l’origine de l’univers ? La création du monde s’explique-t-elle ? Est-ce un processus naturel ou divin ? Vers quoi tend-il et quel sens lui donnons-nous en tant que croyants ou non croyants ? Cette semaine, Dieu m'est témoin vous propose un rencontre philo ! Et pour cette discussion, Marie Lesure-Vandamme reçoit André Comte-Sponville, philosophe, et Jacques Arnould, historien des sciences et théologien. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr

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S eigneur, En ce temps de l'Avent Je veux me préparer à t'accueillir. Aide-moi à marcher dans la joie et la confiance Sur le chemin qui mène jusqu'à toi.Inspire-moi les gestes de partage De pardon et de paix Pour annoncer autour de moi La Bonne Nouvelle de ta venue parmi les hommes. Sylvie Candès T'accueillir

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