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E g lise en MARTINIQUE Hommage à Mgr Cabo • 1932-2019 A ccourons-y donc ! N° 596 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 22 DÉCEMBRE 2019 Hommage au père Filopon Les anciens nous parlent de Noël et du jour de l’An Horaires des messes de Noël

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EDITORIAL 23 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 V oici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » (Mt 1,23). Noël est la fête d’une naissance, celle de Jésus dans notre humanité. Noël est aussi l’incarnation de la Parole de Dieu en \ nous. La liturgie de ce 4e dimanche de l’Avent nous fait entrer dans la famille de Marie et de Joseph, tous les deux ajustés à Dieu. Aussi, Dès le début de l’Avent jusqu’à la Chandeleur (2 février), dans les églises et les familles chrétiennes nous retrouvons une crèche évoquant la naissance du Christ à Bethléem. Dans sa \ lettre apostolique « Admirabile signum » publiée le 1er décembre 20\ 19, le pape François exhorte que « Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveill\ ement… La crèche est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de l\ a Sainte Écriture… La crèche est un appel à l’humilité et au dé\ pouillement… La crèche parle de l’amour de Dieu ». Dieu nous aime, et Mgr Cabo, évêque émérite du diocèse de\ la Guadeloupe dont les funérailles ont été célébrées ré\ cemment, a expérimenté cet amour. Il a consacré sa vie à Dieu, et lui a été fidèle jusqu’au bout. Paix à son âme ! Dans notre dossier intitulé «Les traditions de Noël vues par le\ s Anciens », nos ainés témoignent. An tan lontan, l’accueil, la solidarité et le partage étaient les maitres-mots, alors que de no\ s jours, certains passent Noël confinés chez eux, seuls et isolés\ , bien loin de ces instants de partage qui font l’esprit de Noël. D’où la question qui interpelle, posée dans la rubrique « An\ Tchè Légliz-la » : Peut-on être seul et triste à Noël ? Comme nous le savons, l'indifférence est destructrice. Faisons place à l’amour ! Soyons solidaires : visitons ceux qui sont seuls. L’Eglise, c’est nous ! Que personne ne reste donc enfermé dans sa solitude. C’est ainsi que pour bien vivre en communauté les différentes célébrations de fin d’année dans le diocèse, les horaires\ des messes de Noël et du Jour de l’An vous sont proposés pour les diffé\ rentes paroisses. Par ailleurs, l'année qui s'achève est l'occasion de vous remercier de votre fidélité. Cette édition est, en effet, la dernière de \ 2019. Nous nous retrouverons le 5 janvier 2020, à l’Epiphanie du Seigneur. Rappelons- nous que Jésus est notre cadeau de Noël, un beau cadeau\ reçu de Dieu, notre Père ; un cadeau qui donne sens à notre vie\ . C’est la bonté de Dieu qui éclate à Noël ! Accueillons ce cadeau, et laissons-nous transformer… Que le Seigneur naisse dans notre cœur et dans nos familles ! Venez, Divin Messie, nous rendre espoir et nous sauver ! Vous êtes notre vie : Venez, venez, venez ! Joyeux Noël à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 3333 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE EGLISE DE GUADELOUPE  VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE\C • La Parole Dominicale •  Noël d\bantan... •  Témoignages •  Un conte de noël par Bèlè Lé\ngliz •  Peut-on être seul et triste à Noël ? •  Bible en nous •  ICEA •  Journées Nationales Prison du 23 au \n30  novembre 2019  Justice, Prison : Sortir \ndu cercle vicieux • Agenda de l’Archevêque •  Une session ACPM sous le signe de l\bamour •  Visite Pastorale à Bellevue « Mes chers  jeunes vous êtes les acteurs du changement  de l’Église » • Le chanoine Georges Salinière •  La Journée de la pa\nuvreté   dans le Nord-Atlantique •  Horaires des messes de Noël 2019  et du Jour de l’An 2020 •   « Bénissez, ne maudissez pas » (Rm 12,1\n4) Pour préparer nos cœurs à Noël •   Lettre apostolique du pape François Le merveilleux signe de la crèche •  Mgr Cabo :  l’Hommage populaire et unanime 2222 3333 4 6 5 7 8 9 9 10 11 12 12 13 12 14 15 17 MÉDIAS 19 •  Peut-on être seul et triste à Noël ? 1212 AN TCHÈ LÉGLI\b-LA 12121218 Dossier  :   LES TRADITIONS DE \CNOËL  VUES PAR LES ANCIENS

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 3 B énissez, c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction (1P 3,9). Pourtant, la tentation est  grande, face à la situation morale  de notre époque, de hurler leurs  « quatre vérités » à tous les  menteurs qui, de l’Assemblée  Nationale, au Journal Télévisé, en  passant par les salles de classe ou  les vidéos des réseaux sociaux, abusent par de vaines raisons notre génération et la traînent vers des désordres qui attirent la colère de Dieu (Ep 5,5-6) !  Le peuple périt faute de connaissance (Os 4,6)… Ne faut-il pas, alors, que  chacun dise la vérité à son prochain  (Ep 4,25) ? En effet, ni le fornicateur, ni le débauché, ni le cupide – qui est un idolâtre – n'ont droit à l'héritage, dans le Royaume (Ep 5,5-6). Il est  donc capital de dénoncer les œuvres stériles des ténèbres. Et même si ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même de le dire ; quand tout cela est dénoncé, c'est dans la lumière qu'on le voit apparaître (Ep 5,11-14) !    Que faut-il donc faire !? Parler (au  risque de déformer le message  chrétien qui est avant tout « Amour  et Miséricorde » et de voir s’éloigner  tant de personnes traumatisées par  les jugements de chrétiens bien- pensants) ou se taire (au risque de  laisser périr des âmes dans le péché  et se mettre en faute par omission) ?   Ce qui est certain, c’est que pour  ne pas contrister l'Esprit Saint de Dieu, il faut extirper de chez nous aigreur, emportement, colère, clameurs, outrages, avec la malice sous toutes ses formes. Face au  péché, il faut savoir se montrer bons et compatissants les uns pour les autres, se pardonner mutuellement, comme Dieu nous a pardonné dans le Christ (Ep 4, 32). Aux antipodes de  la dénonciation aigrie systématique  et contre-productive, l'apôtre  encourage à discerner ce qui plaît au Seigneur (Ep 5,10). Il enseigne que  le nom des impuretés ne soit même pas prononcé parmi nous, car mieux vaut faire entendre des actions de grâces  (Ep 5,3-4) afin d’être vainqueur du mal par le bien (Rm 12,14-21). Autrement dit, dénoncer le mal, ce  n’est pas vociférer des malédictions  par-ci par-là et en chaque situation,  mais c’est être attiré par ce qui est humble, ne pas se complaire dans l’orgueil de sa propre sagesse (…), être en paix avec tous si possible, autant qu'il dépend de soi, ne pas oublier que c'est Dieu qui fait justice (Rm 12,14-21), renouveler son jugement par une transformation spirituelle (Ep 4,23) et ne laisser sortir de sa bouche que de bonnes paroles capables d'édifier, quand il le faut, et de faire du bien à ceux qui les entendent (Ep 4,29). Toute bonne âme se demande  comment  tirer bon parti de la période présente, tandis que nos  temps sont mauvais (Ep 5,16). Mais  attention ! Rien n’est plus éloigné de  l’Évangile que la culture des « coups  de gueule », à la radio comme à la  maison, en public comme en privé  et surtout à l’église ! « Bocs » et  remarques acerbes, diatribes et  jugements pour faire « wont » aux  gens, ne sont pas dignes des disciples  de Jésus-Christ, même motivés par  de justes et tristes constats ! Il est dit :  Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur. En tout temps et à tout propos, rendez grâce à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ (Ep 5,20). Pour changer notre monde, nos  proches, nos frères ou notre cœur,  la Parole nous invite donc davantage  à compter sur l’humble fécondité  de l’amour fidèle et de la confiance  renouvelée que sur l’efficacité  trompeuse de condamnations  orgueilleuses et systématiques.    Si tu veux être prophète, parle à  temps et à contre temps. Mais ne  parle pas d’en haut. Parle « d’en- bas », comme Jésus, les reins  attachés et en lavant les pieds de  tes frères et prononce sur eux la  prophétie : Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d'entre les morts, et sur toi luira le Christ (Ep 5,14). + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ MOT DE L’ÉVÊQUE « Bénissez, ne maudissez pas » (Rm 12,14) Pour préparer nos coeurs à Noël

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 4 EGLISE UNIVERSELLE\n L e merveilleux signe de la crèche,  si chère au peuple chrétien,  suscite toujours stupeur  et émerveillement. Représenter  l’événement de la naissance de Jésus,  équivaut à annoncer le mystère de  l’Incarnation du Fils de Dieu avec  simplicité et joie. La crèche, en effet,  est comme un Évangile vivant, qui  découle des pages de la Sainte Écriture.  En contemplant la scène de Noël,  nous sommes invités à nous mettre  spirituellement en chemin, attirés par  l’humilité de Celui qui s’est fait homme  pour rencontrer chaque homme. Et,  nous découvrons qu’Il nous aime  jusqu’au point de s’unir à nous, pour  que nous aussi nous puissions nous  unir à Lui. Par cette lettre je voudrais soutenir la  belle tradition de nos familles qui, dans  les jours qui précèdent Noël, préparent  la crèche.  … L’origine de la crèche se trouve surtout  dans certains détails évangéliques  de la naissance de Jésus à Bethléem.  L’évangéliste Luc dit simplement que  Marie « mit au monde son fils premier-né  ;  elle l’emmaillota et le coucha dans une  mangeoire, …» (2, 7). Jésus est couché  dans une mangeoire, appelée en latin  praesepium, d’où la crèche.… Les Sources franciscaines racontent  en détail ce qui s’est passé à Greccio.  Quinze jours avant Noël, François appela  un homme du lieu, nommé Jean, et le  supplia de l’aider à réaliser un vœu :  « Je voudrais représenter l’Enfant né  à Bethléem, et voir avec les yeux du  corps, les souffrances dans lesquelles il  s’est trouvé par manque du nécessaire  pour un nouveau-né, lorsqu’il était  couché dans un berceau sur la paille  entre le bœuf et l’âne » 1. Dès qu’il l’eut  écouté, l’ami fidèle alla immédiatement  préparer, à l’endroit indiqué, tout le  nécessaire selon la volonté du Saint. Le 25  décembre, de nombreux frères de divers  endroits vinrent à Greccio accompagnés  d’hommes et de femmes provenant des  fermes de la région, apportant fleurs  et torches pour illuminer cette sainte  nuit. Quand François arriva, il trouva  la mangeoire avec la paille, le bœuf et  l’âne. Les gens qui étaient accourus  manifestèrent une joie indicible jamais  éprouvée auparavant devant la scène  de Noël. Puis le prêtre, sur la mangeoire,  célébra solennellement l’Eucharistie,  montrant le lien entre l’Incarnation  du Fils de Dieu et l’Eucharistie. À cette  occasion, à Greccio, il n’y a pas eu de  santons : la crèche a été réalisée et vécue  par les personnes présentes 2. C’est ainsi qu’est née notre tradition :  tous autour de la grotte et pleins de joie,  sans aucune distance entre l’événement  qui se déroule et ceux qui participent  au mystère.  … De cette crèche de Noël 1223,  « chacun s’en retourna chez lui plein  d’une joie ineffable » 3. Faire une crèche dans nos maisons  nous aide à revivre l’histoire vécue à  Bethléem. …  D’une manière particulière, depuis ses  origines franciscaines, la crèche est une  invitation à « sentir » et à « toucher » la  pauvreté que le Fils de Dieu a choisie  pour lui-même dans son incarnation.… Chers frères et sœurs, la crèche fait  partie du processus doux et exigeant de  la transmission de la foi. Dès l’enfance et  ensuite à chaque âge de la vie, elle nous  apprend à contempler Jésus, à ressentir  l’amour de Dieu pour nous, à vivre et  à croire que Dieu est avec nous et que  nous sommes avec lui, tous fils et frères  grâce à cet Enfant qui est Fils de Dieu et  de la Vierge Marie ; et à éprouver en cela  le bonheur. À l’école de saint François,  ouvrons notre cœur à cette grâce simple  et laissons surgir de l’émerveillement  une humble prière : notre « merci » à  Dieu qui a voulu tout partager avec nous  afin de ne jamais nous laisser seuls. Donné à Greccio, au Sanctuaire de la crèche,  le 1 er décembre 2019, la septième année de  mon Pontificat. François  ■ Sur la signification et la valeur de la crèche, «Admirabile signum» Lettre apostolique du pape François Le merveilleux signe de la crèche 1 Thomas de Celano, Vita Prima, n. 84 : Sources franciscaines (FF), n. 468. 2 Cf. ibid., n. 85: FF, n. 469.3 Ibid., n. 86: FF, n. 470.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 5 Son Excellence, Mgr Ernest Cabo, était évêq\be émérite d\b diocèse  de G\badelo\bpe. Il était le 12 ème  évêq\be de son Diocèse.  N é le 15 décembre 1932 à  Sainte-Rose, en Basse-Terre,  il a été ordonné prêtre le  9 août 1964. Il a d’abord été évêque  auxiliaire de Guadeloupe à partir du 2  juillet 1983, puis ordonné le 6 novembre  1983 à Pointe-à-Pitre par le délégué  apostolique Paul Tabet. Il fut intronisé à  la cathédrale de Basse-Terre le 7 octobre  1984, et il occupa cette charge jusqu’en  mai 2008 où, pour raison d’âge, il donna  sa démission qui fut acceptée par le  pape Benoît XVI.  Mgr Cabo est décédé paisiblement à  l'âge de 86 ans à l’EHPAD du Sacré-Cœur  à Basse-Terre, entouré de sa famille, dans  la soirée du jeudi 28 novembre 2019. Lors de la veillée à l’évêché et la messe de  funérailles dans la cathédrale, le peuple  de Dieu a rendu un bel  hommage à celui  qui fut l’évêque de Guadeloupe pendant  un quart de siècle, Mgr Ernest Cabo. Dès l’arrivée du  cercueil de bois blanc  dans la salle du Synode, des centaines  de fidèles, notamment sa grande famille  de Sainte-Rose, se sont recueillis devant  l’évêque. Dans le cercueil, le corps de  Mgr Cabo revêtu de sa mitre avec à ses  côtés, la crosse reçue par l’évêque lors de  son ordination épiscopale en 1983. Son  successeur, Mgr Riocreux, a d’ailleurs  présenté ces insignes épiscopaux au  début de la messe concélébrée par un  cardinal, cinq évêques et des dizaines  de prêtres. Après les témoignages et la prière  durant toute la soirée du mercredi,  ce fut la fermeture émouvante du  cercueil, ensuite porté par des prêtres  guadeloupéens depuis l’évêché jusqu’à  la cathédrale proche. Procession  impressionnante précédant Mgr Cabo  mis à même le sol dans le chœur de la  cathédrale. Les autorités ont été saluées par  Mgr Riocreux :  Préfet,  Président  de Région, Présidente du Conseil  Départemental, Parlementaires,  nombreux Maires. Dans un climat à la  fois joyeux et recueilli, Mgr Macaire a  prononcé son homélie, plus exactement  l’évocation de Mgr Cabo en reprenant  son style d’alternance de chants,  réflexions en créole, soulignant l’héritage  du pasteur souhaitant que chacun soit  membre actif de l’Eglise. Au terme de la célébration, en présence  d’un millier de fidèles, le cercueil  a été  mis dans le tombeau des évêques,  où Mgr Cabo repose désormais. La  belle plaque de marbre a été gravée,  rappelant ses dates de naissance en  1932, son épiscopat comme évêque  titulaire de Basse-Terre (1984-2008) et  l’année de son décès, 2019, ainsi que  ses armoiries et sa devise : « Jésus Christ  Seigneur, Alléluia ». Cet hommage unanime et populaire  restera dans la mémoire des participants  et des milliers de Guadeloupéens qui  ont pu suivre la célébration par l’image à  la télévision, et par le son avec les radios.  Un grand moment de communion réalisé  ainsi par celui qui avait la mission de  rassembler le peuple de Dieu ! + Jean-Yves RIOCREUX    Evêque de Guadeloupe  ■ Mgr Cabo : l’Hommage populaire et unanime EGLISE DE GUADELOUPE  Son Excellence, Mgr Ernest Cabo, était évêq\be émérite d\b diocèse  mis dans le tombeau des évêques,  l’Hommage populaire et unanime l’Hommage populaire et unanime

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 66 Dimanche 22 décembre 2\b19  la P arole  Dominicale Quatrième dimanche de l’Avent - Année A D ans cette attente motivée par la  liturgie de l'Avent, les grands  désirs qui nous envahissent  comme ceux qui habitaient les cœurs  des fidèles de l'Ancien Testament,  nous portent à l'impatience de  connaître une nouvelle fois le visage  du Messie tant attendu. Pour le connaître ou plutôt le  reconnaître, l'Eglise nous a offert de  parcourir un chemin durant les trois  premiers dimanches de l'Avent à la  suite des prophéties d'Isaïe et de la  prédication de Jean-Baptiste.  Aujourd'hui, grâce aux questions de  Saint Joseph, le Ciel par la voix de  l’« ange du Seigneur », applique la  prophétie d'Isaïe à l'enfant de Marie. Revenons quelques instants sur  ces doutes de Joseph. Marie a  épousé Joseph mais avant d'habiter  ensemble, elle est enceinte. Joseph  est un « saint homme ». Sa sainteté  loin d'être apparente comme pourrait  l'être celle d'un pharisien, est réelle  et sincère. Devant la réalité évidente  de la grossesse de Marie, il décide de  la renvoyer. Cependant, il ne peut  mettre en doute la sainteté de Marie et  donc la diffamer publiquement, voilà  pourquoi il décide de la « renvoyer  en secret ». C'est donc par le désir  profond de correspondre à la volonté  de Dieu et par humilité devant le plan  de Dieu qu'il ne comprend pas, que  Joseph prend cette décision. Il nous  apprend déjà que la sainteté n'est pas  seulement une suite d'actes à poser  ou de paroles à dire, mais bien comme  dit Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus,  « une disposition du cœur qui nous  rends humbles et petits devant Dieu,  conscient de notre faiblesse, mais  confiants en sa Miséricorde infinie ». L'humilité et la confiance de saint  Joseph sont rapidement récompensés,  car Dieu envoie son ange pour le  rassurer : « Joseph, Fils de David, ne  crains pas de prendre chez toi, Marie  ton épouse ». Saint Ambroise relève  qu'en parlant de son épouse, l'ange  vient confirmer la réalité du mariage  entre Joseph et Marie. C'est donc dans  une famille exemplaire que le Messie  doit venir. De là est née la dévotion à  la Sainte Famille. Puis, l'ange explique à Joseph le  mystère de l'Incarnation du Fils de  Dieu annoncée par cette prophétie  d'Isaïe : « Voici que la Vierge concevra,  et elle enfantera un fils ; on lui  donnera le nom d'Emmanuel ». Jamais  l'humanité ne pouvait comprendre ou  appliquer à n'importe qui cette parole.  Une vierge qui conçoit un enfant et  qui le met au monde, dépasse toute  intelligence humaine et défie les lois  de la nature, en fait, ne relève que  du miracle. C'est donc la révélation  décisive qui s'exprime maintenant,  «  l'enfant qui est en elle vient du Saint- Esprit, tu lui donneras le nom de Jésus,  car c'est lui qui sauvera son peuple de  ses péchés ». C'est le signe prophétisé  qui apparaît dans l'histoire. Il ne nous reste donc qu'à contempler  cette belle définition du Messie  qui nous est offerte ce dimanche :  « Emmanuel » c'est-à-dire « Dieu  avec nous », et la nuit de Noël nous  pourrons chanter  « Et Verbum caro factum est, le Verbe s'est fait chair »,  Dieu a revêtu notre humanité. Mais pourquoi l'Incarnation ? Parce  qu'« Il sauvera son peuple de ses  péchés » ! Le Messie que nous  attendons en ce dimanche n'est pas  un enfant comme les autres qui déjà  réjouit nos cœurs, c'est le Sauveur du  monde, celui qui « enlève le péché  du monde », « le seul par lequel nous  puissions être sauvés » comme le  proclame saint Pierre dans les Actes  de Apôtres, car « il n'y a de Salut en  aucun autre ». C'est donc avec l'humilité et la  confiance de Joseph que nous  reconnaissons et désirons le Sauveur  qui vient par la Vierge Marie.  « O Emmanuel, notre Roi et notre  Législateur, Attente des Nations et  leur Sauveur : venez nous sauver,  Seigneur notre Dieu. » (antienne « Ô »  des Vêpres du 23 décembre dans la  forme tridentine). Abbé Nicolas Challan Belval Aumônier des Ecoles Catholiques  ■ Isaïe 7,10-1  •  Psa\bme 23  •   Romai\éns 1,1-7  •   Matthi\ée\b 1,18-24 LITURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 7 LIRE TOUTE LA BIBL\ E EN UNE ANNÉE Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII). Cette répartition échelonne tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments selon le cycle liturgique, de façon à ce que le lecteur reste toujours globalement en phase avec le mouvement spirituel de toute l’Eglise. On peut donc prendre le train en marche à n’importe quel moment de l’année. D’un point de vue pratique :  ➊ favoriser l’endurance plutôt que la précipitation,  ➋ ménager des moments calmes,  ➌ prendre un rendez-vous de quelques minutes avec la Parole chaque jour,  ➍ commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans  la BEN) et un « Je vous salue Marie ». Avant de commencer un nouveau Livre, vous pouvez prendre connaissance de  l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira votre compréhension.  Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,  ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…  et laissez Dieu vous parler. Bonne lecture à tous  ! ➊ 1e, 2 e & 3 e Epitre de saint Jean (Jn) 5+1+1 chapitres ➋ 1e & 2 e Epitre de saint Pierre (P) 5+3 chapitres ➌ Lettre de saint Jacques (Jc) 5 chapitres ➍ Lettre de Jude (Jude) 1 chapitre ➎ Evangile selon saint Marc (Mc) 16 chapitres ➏ Livre de Ruth (Rt) 4 chapitres ➐ Livre d’Esdras (Esd) 10 chapitres LIRE TOUTE LA BIBL\ E EN UNE ANNÉE Pour vivre Noël, du 22 décembre 2019 au 4 janvier 2020, vous pourrez lire :

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 8 Pour tout renseignement, appeler l’ICEA au 06 96 27 10 44 - ou envoyer un mail : contact@icea-edu.fr La Licence de l'École Thomas More de l’ICEA : une formation d’excellence Des connaissances fondamentales pour comprendre le monde d’aujourd’hui Un accompagnement personnalisé pour devenir le leader de demain Les outils au service de l’environnement, pour le bien de tous La Licence Sciences Sociales - Parcours Sciences Politiques et Ecologie \ Humaine proposée par l’Ecole Thomas More est bien plus qu’un diplôme d’État. C’est un pari sur l’av\ enir, celui de former les acteurs de demain. L’intérêt de cette licence est d’établir des passerelles e\ ntre des thématiques appréhendées ordinairement de façon clo\ isonnée. L’histoire, l’économie et les disciplines juridiques, en lien é\ troit avec la géopolitique ou la sociologie, intègrent le corpus de base permettant aux étudiants de mieux comprendre le monde dans lequel nous évoluons, et de développer leur capacité d’entendement, de réflexion et l’esprit d’analyse. Au long des trois années de formation, en Martinique et à l’International, ils apprennent à mieux se connaître et devenir des leaders responsables, passant de l’état de “sachant” à ce\ lui de véritable acteur de leur propre vie et de la société. Qu\ elle meilleure façon d’utiliser nos connaissances que de les mettre au \ service de l’amélioration de l’existant, et du changement indispensable ? L’accompagnement personnalisé, le suivi par des chefs d’entrepri\ se, le coaching pour savoir être cadre, sont autant d’éléments qui participent au développement personnel et professionnel de nos étudia\ nts. L’écologie intégrale a une place de choix au cœur de cette fo\ rmation. Elle fournit les clés des défis actuels et les outils idoines pour mener à bien les changements nécessaires à l’am\ élioration du bien-être social et environnemental de tous. Notre Licence Sciences Sociales, Parcours Sciences Politiques et Ecologi\ e Humaine - présente sur Parcoursup - est donc une formation d’excellence complète, un pari sur l’avenir. Elle répond à l’ambition de nos jeunes de donner un sens à\ leur parcours professionnel, pour eux-mêmes et au service du bien commun. Ce faisant, ils mettront à profit des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et le savoir-donner acquis tout au long de leurs études. Artisans du changement, cette licence est faite pour vous ! VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 9 Agenda de l’Archevêque Dimanche 22 décembre : Visite pastorale à la paroisse du Vauclin • 8h : Messe dominicale à l’église du Vauclin • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis • Bénédiction du nouvel orgue de l’église de Régale Mardi 24 décembre : • Messe de Noël avec le Secours Catholique • 23h : Veillée de Noël à la cathédrale Saint-Louis • Minuit : Messe de la Nuit de Noël à la cathédrale Saint-Louis Mercredi 25 décembre : Solennité de la Nativité du Seigneur • Messe de l’Aurore de Noël au centre pénitentiaire de Ducos • 10h30 : Messe du Jour de Noël à la cathédrale Saint-Louis Dimanche 29 décembre : Fête de la Sainte Famille – Visite pastorale à la paroisse de Bellevue (suite) • 7h et 9h : Messes dominicales à la paroisse de Bellevue • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Vendredi 3 janvier 2020 : • Messe à l’EHPAD « Le Temps de Vivre » au Carbet Dimanche 5 janvier : Epiphanie du Seigneur • 10h : Messe dominicale à la chapelle de la Maison des Spiritains • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis D\b 23 a\b 30 novembre 2019 se sont déro\blées les 26 èmes  Jo\brnées Nationales Prison. A  la Martiniq\be comme dans to\bs les départements de français, ces jo\brnées initiées par  le Gro\bpe National de Concertation Prison (GNCP), et relayées par les Gro\bpes Loca\bx  de  Concertation  Prison  (GLCP),  ont  e\b  \bn  écho  dans  la  pop\blation.  Le  thème  en  était  porte\br : « J\bstice, Prison : Sortir \éd\b cercle vicie\bx ». Quel cercle vicieu\dx ? E n effet, notre système carcéral  est pris dans un cercle vicieux, et  l’on se rend compte que plus on  insère, plus il est difficile d’accompagner  correctement les personnes incarcérées  durant leur détention, et par là même,  préparer leur sortie. Ainsi, après leur  sortie, peu ou mal préparée (recherche  de logement, de travail, lien avec la  famille, suivi extérieur pour certains  particulièrement ceux qui ont besoin  d’être cadré etc.), ces personnes  reviennent en prison d’où ce cercle  vicieux. Ainsi donc, l’accent n’est-il  pas plus porté sur l’extension du parc  pénitentiaire, ainsi que sur l’arsenal de  mesures au lieu de prévenir, ou encore  travailler à améliorer les conditions  d’accompagnement, de préparation  à la réinsertion ? De plus, la durée  d’emprisonnement (peine courte)  entraine souvent une sortie sèche sans  avoir pu être préparée. Empêcher la récidiv\de :  Sortir de la déli\bqua\d\bce La récidive en Martinique reste à un taux  à peu près similaire à celle de tous les  départements français. Toutefois, on ne  pourra améliorer cette situation sans le  concours de tous les acteurs politiques,  institutionnels, économiques, sociétaux,  religieux, etc. En effet, il faut pour cela une véritable  prise en compte de cette difficulté. C’est le  processus par lequel une personne sort  de la délinquance. En fait, on ne cherche  plus pourquoi il y a récidive, mais plus  comment la personne s’en sort. Ainsi, on se  rend compte que si elle s’en sort c’est parce  qu’elle a été accompagnée, écoutée, mais et  surtout parce qu’elle a elle-même choisi de  changer de vie, de prendre un autre chemin. Le rôle de l’Aumô\be\drie A ce niveau, les aumôneries ont tout leur  sens, car la prise de conscience de ce que  l’on est et de ce que l’on veut être passe  par un travail, un cheminement non  seulement humain mais spirituel,  se reconnaître et vouloir changer ;  une véritable volonté mais aussi un  accompagnement, un suivi régulier.  C’est avec l’aide de l’Esprit Saint,  l’Amour de Dieu et le regard maternel  de Maman Marie que le changement  peut véritablement s’opérer. Il faut  aussi nos prières. En conclusion, sortir  du cercle vicieux doit être l’affaire de  tous. En relation avec le Groupe Local  de Concertation Prison, durant ces  Journées nos actions ont porté sur la  communication avec le public et sur  les médias. En lien avec le thème de  cette année, nous avons organisé une  matinée d’animation et de prévention  sur la place Roméro de Fort-de-France. Frantz Odonnat Aumônier de Prison  ■ Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux Journées Nationales Prison

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 10 Née de la volonté d\b père Moncontho\br d'insta\brer \bne éq\bipe ACPM s\br la paroisse de la  Cathédrale, avec l'app\bi d\b co\bple responsable M\briel et Georges Novarre, l’éq\bipe Saint-  Lo\bis s'est constr\bite progressivement en intégrant des co\bples q\bi avaient manifesté la  volonté de devenir co\bples animate\brs à l'iss\be des samedis d\b C\éPM.  P endant 3 ans, nous avons  cheminé, prié ensemble, parlé  ouvertement de nos blessures  et de notre passé, partagé la parole  de Dieu autour de révisions de vie un  mercredi par mois, avec la volonté ferme  d’entamer une mission de couple, et  d’être au service des fiancés. Bref, nous  avons appris à vivre ensemble et à nous  faire connaître.  D’horizons divers, puisque nous venons  des 4 coins de la Martinique (Case-Pilote,  Gros-Morne, Fort-de-France, Sainte- Anne, Saint-Joseph, Robert, Trinité…),  nous avons réussi à créer une union forte  de foi et de prière avant la tenue de la  première rencontre. Tous les talents et  les charismes du groupe ont été mis en  œuvre pour mener à bien la mission et  faire de cette session une réussite selon  le plan de Dieu.  Nous avons porté en prière tous les  fiancés inscrits en faisant le jeûne  chaque vendredi, en récitant le chapelet  jusqu’à entamer un Jéricho que nous  avons clôturé le mardi précédant le  premier dimanche.  Pendant 6 semaines, du dimanche 27  octobre au dimanche 1er décembre, 20  animateurs réunis au sein de 5 carrefours  (saint Marc, saint Joseph, saint Luc, saint  Mathieu, saint Jean) ont abordé les  différents thèmes et échanges fructueux  avec les 27 couples fiancés présents  afin de leur permettre de discerner leur  vocation au mariage. Empreints de vérité,  les témoignages donnés par les couples  animateurs ont été tous édifiants  ainsi que les enseignements de notre  aumônier père Wilfried Bannais, et des  différents prêtres et diacres du District  qui nous ont accompagnés.  La session de l'Equipe Saint-Louis s'est  terminée par une rencontre festive  autour des Noces de Cana. Les couples  animateurs, revêtus de leurs plus beaux  habits de noces, ont accueilli avec joie  les fiancés pour la dernière fois après  une célébration à la Cathédrale, et  une bénédiction finale des couples  animateurs et des fiancés par le père  Moncontour.  Pour les gourmands, nous avons pu  apprécié tout au long de la session les  talents culinaires de Sabine et Thierry  jusqu’au gâteau final des noces.  Un grand merci à tous les laïcs et les  intervenants qui ont contribué à la  réussite de cette première session 2019  sur la paroisse de la Cathédrale.  L’union, le partage, le soutien, le dialogue  entre membres de l’équipe Saint-Louis  et les couples fiancés nous ont permis de  mener à bien cette session. Bref, l'amour  entre nous nous a permis de dépasser  les montagnes et de montrer aux fiancés  un visage du Christ Amour et Ressuscité.  L’équipe ACPM Saint-Louis.  Paroisse de la Cathédrale  ■ VIE DU DIOCÈSE Une session ACPM sous le signe de l'amour du 22 décembre 2019 – n° 596

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 11 Le  week-end  d\b  7  a\b  8  décembre  2019,  Monseigne\br  David  Macaire  était  de  passage  à  la  paroisse  de  Notre-Dame  de  Bellev\be,  dans  le  cadre  d’\bne  visite  pastorale.  C'est  avec  bea\bco\bp de joie q\be les pères Alain Ransay (c\bré) et Philibert  Madrandélé (vicaire) ainsi q\be l'ensemble des paroissiens  l'ont acc\beilli. L e samedi, à 14h30, Monseigneur  a d'abord célébré la messe  pour tous les post-confirmés de  Martinique. Il leur a rappelé l'importance  d'être à l’écoute du Seigneur afin de  discerner leurs vocations, mais aussi de  devenir de véritables évangélisateurs.  A 18h, il a présidé la célébration de la  messe anticipée du dimanche au cours  de laquelle lui ont été présentés les  responsables des différents groupes et  mouvements de la paroisse. Après la messe, s’est tenue une belle  rencontre entre l’évêque et les jeunes  de 25-35 ans. Y ont pris part une  cinquantaine de jeunes adultes qui,  pour la plupart, sont impliqués dans les  paroisses ou encore en cheminement,  assoiffés de Dieu et cherchant à accroître  leur relation avec Lui. D'ailleurs, c'était  précisément sur ce thème que Mgr  Macaire, soucieux de l'avenir des jeunes  du diocèse, voulait mettre l’accent  afin de leur permettre de rester en  communion avec notre Seigneur Jésus  Christ en travaillant à Sa vigne. Chez les 25-35 ans, nous constatons  que la moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux (Mt 9,37).  Pour pallier ce manque et améliorer les  projets qui leur seront destinés, l’évêque  leur a posé la question suivante :  "Qu'attendez-vous de l’Église ?"  Les jeunes, par petits groupes, ont  manifesté leur désir ardent de rencontrer  le Christ, d'apprendre à  le connaître à travers  sa Parole, d’avoir le  discernement pour agir  selon ses préceptes et  pouvoir ainsi le refléter  comme des enfants de  lumière. De plus, la majorité  a affirmé venir à l’Église afin d'y trouver  un soutien et un réconfort spirituel pour  mieux faire face aux blessures que la  société actuelle leur inflige. Pour cela,  un véritable besoin de guide spirituel  s'est fait sentir. Ils voudraient aussi  que l’Église soit enrichie par diverses  activités adaptées à leur rythme de vie  et permettant de les réunir davantage. Des propositions ont été faites : groupes  de réflexions sur la Bible, sur les faits  marquants, activités sportives, ateliers  sur la liturgie… S'investir au sein du  diocèse doit être l'une de leurs priorités.  L’évêque appelle donc activement les  jeunes à adopter une attitude volontariste  au sein de l’Église en apportant des  idées, des projets et en s'y engageant  dans la mesure du possible. Il les invite  à oser de nouvelles missions telles que  l'évangélisation à travers les réseaux  sociaux, et à en renouveler d’autres telles  que, par exemple, les débats entre jeunes  sur Radio Saint-Louis.  L’archevêque a également évoqué  un point important : celui du caritatif.  Jésus s'est identifié aux pauvres, aux  malades, aux prisonniers… Ainsi, il est  nécessaire d'intégrer que  l'engagement du chrétien  inclut de se mettre au  service du Seigneur à  travers nos frères et sœurs  les plus faibles.  Être en mission, c'est aussi se marier,  fonder une famille selon le cœur de Dieu  et évoluer spirituellement ensemble. Il y  avait d’ailleurs plusieurs parents mariés,  préoccupés par leurs difficultés à se  rendre à la messe, ou encore à la suivre  correctement avec leurs enfants. C'est la raison pour laquelle l’évêque a  évoqué le problème des horaires des  messes qui doivent être accessibles  pour tous, la mise en place d’un service  de garderie durant les heures de messe  qui permettrait un éveil à la foi pour les  plus petits. Les célibataires ne sont pas  oubliés : l'évêque prévoit de continuer  leur accompagnement par rapport à leurs  vocations.  Le lendemain, en raison de sa  participation à la Trans Martinique et  de sa visite au monastère de Terreville,  Monseigneur n’a pu présider les  eucharisties dominicales. Mais, pour la  plus grande joie de tous, il reviendra le  dimanche 29 décembre prochain.  Agnès Michel,  paroissienne de Bellevue  ■ Visite Pastorale à Bellevue « Mes chers jeunes, vous êtes les acteurs du changement de l’Église »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 12 24 Décembre 1965, décès d\b chanoine Georges Salinière. Voilà pl\bs de 50 ans q\be l’abbé Salinière,  originaire  de  Saint-Joseph,  a  q\bitté  ce  monde  po\br  la  maison  d\b  Père.  5 ème  d’\bne  fratrie  de  15  enfants, il est parti très je\bne de la Mart\éiniq\be po\br sa formation. Cette année 2019, comme l'an dernier, à l'occasion de la Jo\brnée de la pa\bvreté, le dimanche 17  novembre, la priorité a été donnée a\bx personnes en sit\bation de précarité dans notre environnement.  La zone d\b Nord-Atlantiq\be a organisé \bn repas festif po\br recevoir ces personnes. G eorges Salinière avait  à peine 10 ans lorsque,  repéré par le père Triclot, il  est parti au petit séminaire d’Allex,   à l’initiative du père Jourdan. Arrivé sur place, l’enfant est tout  émerveillé de voir la neige pour la  première fois ! Les quelques personnes encore  vivantes qui l’ont connu se  souviennent de son caractère  toujours joyeux, voire un peu  taquin ! Au football, il avait été surnommé  « 420 », en référence aux canons de  la 1 ère guerre mondiale, et à cause  de son tir précis et puissant. Il a vite été repéré par la direction  de l’école comme un élève assidu  à l’étude, et très consciencieux ;  c’est pourquoi il avait été nommé  auxiliaire. C’était en quelque sorte  l’adjoint du surveillant général  (aujourd’hui on dirait Conseiller  Principal d’Education, NDLR). A la fin de sa formation initiale,  avec les pères Jean-Michel et  Lavigne, il est parti pour Alger. De retour à la Martinique, il est  ordonné prêtre. Il servira dans  plusieurs paroisses dont le  Gros-Morne, Rivière-Salée  et le François. Il a eu droit à des  funérailles grandioses  dans cette dernière  paroisse. Sa messe de  sortie a été dite dans  sa paroisse d’origine,  Saint-Joseph, où encore  aujourd’hui habite la  famille Salinière. Joël Sandot  ■ L es partenaires au sein du Pôle social  de la Trinité que sont la Maison du  Cœur, le CCAS et l'Épicerie Sociale  et Solidaire de la Trinité, sous le regard  bienveillant de la paroisse, ont mis tout en  œuvre pour faire de cet élan de charité un  temps festif. Cet objectif a été amplement  atteint si l'on en croit les différents  participants. Les produits culinaires offerts généreuse- ment par des donateurs (que nous remer- cions encore ici) tels que légumes-pays,  boissons sans alcool, pâtés, eau, fruits,  pâtisseries, viandes et poissons... ont fait  la joie des papilles gustatives de tous les  convives. Un orchestre couleur locale a offert tout  l'après-midi une ambiance qui remplissait  la piste de danse sans discontinuer, et  c'était un bonheur de voir les cadres  municipaux (M. le Maire et son épouse  en tête) danser, rire et s'amuser parmi et  avec des personnes âgées plus ou moins  guillerettes. Un des grands maîtres du bèlè  et un groupe de danse improvisé ont offert  un moment de musique traditionnelle  de haute facture. La rencontre a pris fin  comme prévu vers 17h, et un coup de main  a permis rapidement de laisser la salle  propre et bien rangée. Des remerciements chaleureux  doivent être adressés aux scouts et  guides, aux bénévoles du groupe  charismatique du Robert, ainsi qu'à  ceux de Trinité, de même qu'aux   groupes  Sourire d’Automne et les Jeunes Ouvriers de Jésus de la Trinité. Remerciements aux membres  de l'Épicerie Sociale et Solidaire,   de même qu'au personnel de la  municipalité, cadres et service  technique compris,  qui ont prêté  main forte même en cuisine... Oui !  Vraiment un moment de réelle solidarité. Il a été noté toutefois qu’il faudra garantir  un moyen de locomotion (bus) pour que  toutes les  personnes isolées ou à mobilité  difficile, puissent participer à la fête. M. Denis Ponchateau,  Président de la Maison du Cœur ■ Le chanoine Georges Salinière La Journée de la pauvreté dans le Nord-Atlantique Le chanoine Georges SalinièreLe chanoine Georges Salinière VIE DU DIOCÈSE plusieurs paroisses dont le  Gros-Morne, Rivière-Salée  Joël Sandot ■ de la Trinité. Remerciements aux membres  Épicerie Sociale et Solidaire, de même qu'au personnel de la  municipalité, cadres et service 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 13 ParoissesVeillée Nuit de Noël Jour de Noël Jour de l’An Ajoupa-Bouillon 20h 8h Le 31 : 18h • Le 1 er : 8h Anses d’Arlet 20h 10h Le 31 : 19h • Le 1 er : 10h Balata 19h veillée 20h 9h30 Le 31 : 6h30 • Le 1 er : 9h30 Basse-Pointe 16h Pour les enfants à Démare 20h 9h Le 31 : 17h30 • Le 1 er : 9h Bellefontaine 17h30 veillée - 18h30 messe 9h30 Le 31 : 20h • Le 1 er : 9h30 Bellevue 15h (enfants) - 20h télévisée 8h Le 31 : 21h veillée suivie de la messe • Le 1 er : 9h Carbet 20h veillée + messe 9hLe 31 : 18h Adoration – 20h messe Le 1 er : 8h Prière mariale – 9h messe Case-Pilote 19h30 veillée - 20h30 messe 7h30 Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 8h Cathédrale 23h veillée + messe à minuit 10h30Le 31 : 18h Adoration - 20h messe Le 1 er : 7h30 et 10h30 Coridon 19h 10h Le 31 : 23h suivie de l’Adoration • Le 1 er : 9h De Briant 19h 9h Le 31 : 18h vêpres suivies de la messe • Le 1 er : 8h Diamant 9h (enfants + leurs parents) - 19h 9h Le 31 : 18h30 Adoration • Le 1 er : 9h Ducos 20h 8h Le 31 : 20h • Le 1 er : 8h Emmaüs 19h 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Fond-Saint-Denis 18h 9h30Le 1 er : 18h Foyer de Charité de Trinité Pas de messe 9hLe 31 : 21h veillée d’adoration + messe à minuit François 19h 8h Le 31 : 17h Adoration - 18h30 messe • Le 1 er : 8h Grand-Rivière 20h 8h Le 31 : 18h Adoration – 20h messe • Le 1 er : 8h Gros-Morne 19h 8h Le 31 : 20h - 22h-1h nuit d’adoration • Le 1 er : 8h Josseaud 18h30 8h Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 8h Lamentin 15h Célébration : enfants, PCE 19h Veillée suivie de la messe 6h et 8h30 Le 31 : 19h veillée • Le 1 er : 6h et 8h30 Lorrain 15h30 enfants 19h veillée - 20h messe 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Macouba 20h 10hLe 1 er : 10h Marigot 15h30 enfants 20h 10h Le 31 : 22h veillée suivie de la messe • Le 1 er : 9h30 Marin 19h 9h Le 31 : 19h • Le 1 er : 9h Morne-des-Esses 19h 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Morne-Rouge 19h 8h30 Le 31 : 18h • Le 1 er : 8h30 Morne-Vert 19h 8hLe 1 er : 8h Prêcheur 18h30 7h30 Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 7h30 Redoute 16h 19h30 8h Le 31 : 20h • Le 1 er : 8h Régale 18h30 Pas de messeLe 1 er : 7h30 Rivière-Pilote 18h30 8h Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 8h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 19h 8h (Bourg) 10h30 (Ehpad Logis St Jean) Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 9h30 Petit-Bourg 18h30 8hLe 1 er : 7h Robert 20h 8h Le 31 : 23h30 • Le 1 er : 8h Sainte-Anne 18h30 - 20h messe 9h Le 31 : 19h • Le 1 er : 9h Saint-Christophe 19h 6h15 - 8h30 Le 31 : 19h • Le 1 er : 6h15 - 8h30 Saint-Esprit 18h30 9h Le 31 : 20h30 • Le 1 er : 9h Saint -Joseph 22h 9h Le 31 : 18h Adoration - messe à 19h • Le 1 er : 9h Sainte-Luce 19h 8h30 Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h30 Sainte-Marie 15h catéchèse - 19h messe 8h bourg 10h30 à St Jacques Le 31 : 17h Adoration suivie de la messe • Le 1 er : 8h Saint-Pierre 19h 8h30Le 1 er : 8h30 Sainte-Thérèse 20h 9h Le 31 : 19h • Le 1 er : 9h Schœlcher 16h (Terreville famille enfants) 19h (Bourg) 8h (bourg) Le 1 er : 8h (bourg) Tartane 19h veillée suivie de la messe 9h30 Le 31 : 19h veillée • Le 1 er : 9h30 Terres-Sainville 20h 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Trinité 19h 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Trois-Ilets 19h 7h30 Le 31 : 18h Adoration - 19h messe • Le 1 er : 7h30 Vauclin 19h 8h Le 31 : 19h • Le 1 er : 8h Vert-Pré 18h 8h Le 31 : 18h veillée suivie de la messe • Le 1 er : 8h Anse Mitan 17h 9h30Le 1 er : 9h30 Maison des Spiritains 19h 10h Le 31 : 19h • Le 1 er : 10h Horaires des messes de Noël 2\b19 et du Jour de l’An 2\b2\b Rapprochez-vous du secrétariat de la paroisse qui vous intéresse.

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LES TRADITIONS DE \nNOËL  VUES PAR LES ANCIENS DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 14 N ous nous proposons de vous raconter comment nous vivions dans notre famille, le temps de l’Avent qui nous conduit aux Fêtes de Noël. A l’époque, qui n’est pourtant pas telle- ment éloignée, juste une cinquantaine d’années, les actions commerciales étaient beaucoup moins importantes. Et pourtant nous étions vraiment libres et heureux dans la simplicité de nos choix. Nous avons maintenant une multitude de groupes d’animation, alors que, munis de nos Cantiques de Noël, nous profitions simplement des ani-mations à la télévision ou à la radio pour accompagner nos chants. La crèche était sortie du placard pour être réinstallée, tous les sujets attendaient le moment décisif et retrouvaient leurs places pour la plus grande joie de tous. La maman avec l’aide des enfants préparait l’arbre de Noël où elle accrochait des boules de toutes les couleurs, une guirlande lumi- neuse et différents sujets. Mais avant toute chose, nous voulions entrer dans cette nouvelle année litur- gique, en préparant notre cœur à la venue de Jésus Fils de Dieu. Le Père dans sa grande miséricorde a voulu nous visiter lui le Tout Puissant, le Créateur de tout ce qui existe, dans ce Petit Enfant, confié à l’Amour d’une famille humaine. Dans le recueillement, la Prière, la confession, nous voulions nous sou- mettre à cette volonté de Dieu pour que notre conversion soit accomplie dans tout notre être. Nous désirions accueillir cette humilité de Dieu et sa douceur pour que notre conversion s’opère dans sa Lumière et dans sa Paix. Alors par la lecture de la Parole, nos chants, nos louanges, nos adorations, nous pouvions sentir notre vie grandir. Dans le recueillement nous assistions aux messes dominicales de l’Avent et nous attendions la veillée de la Naissance de Jésus et puis la messe du jour. Alors dans la joie nous pouvions terminer notre crèche en y faisant entrer l’Enfant Jésus. Mais nous savions que la plus belle crèche était celle de notre cœur où Jésus devra régner désormais. ■ Comment vivions�nous Noël en Famille il y a 50 ans � TÉMOIGNAGE DE S ONIA ET A LBERT A RNAULD A q\belq\bes jo\brs d\b réveillon de Noël, c’est l’effervescence ! Les centres commercia\bx  brillent de mille fe\bx ; les « chanté Nwel » s’enchaînent dep\bis fin novembre. Le Noël  d’a\bjo\brd’h\bi  est  deven\b  \bne  fête  commerciale…  mais  l’esprit  de  Noël  est  bien  là  !  D'a\bc\bns se so\bviennent d\b Noël d'antan, en famille et entre amis. C'était vraiment  \bne fête des retro\bvailles et de partage.  Po\br  cette  édition,  grâce  a\bx  témoignages  de  nos  aînés,  no\bs  avons  choisi  de  vo\bs  replonger  dans  l'atmosphère  de  ce  Nöel,    q\be  les  moins  de  50  ans  ne  connaissent  pe\bt-être pas. Nostalgie... Noël d'antan...

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Q uand j’étais enfant, Noël était une véritable fête de retrouvailles et de partage. On se regroupait dès le coucher du soleil pour chanter de vieux cantiques et danser au son des chacha, tambou, ti-bwa pour ceux qui possédaient ces instruments, mais nous qui n’avions pas beaucoup de moyens, une bouteille, une cuillère et une vielle boîte en fer blanc faisaient l’affaire, tout cela dans une grande convivialité. Dans les foyers modestes comme chez nous, on se réunis- sait autour d’une table éclairée par une lampe à pétrole,\ un lampion ou une bougie ; et tous en chœur, dans le respect de l’évènement à venir, et allons-y avec les chants : "Les temps marqués par nos prophètes, bientôt, Seigneur, vont s'accomplir, ne tardez pas, le ciel s'apprête, et n'attend que vous pour s'ouvrir". Quand on s’était bien échauffé à la maison, chacun attrapait quelque chose : du sirop de groseille, du schrub (Mi bon bagay), des pois d’Angole, qui avaient mijoté toute la journée sur un feu de charbon, des ignames, un pot de chocolat à l’eau et à la cannelle qui avait été épaissi avec du « toloman », du ragoût fait avec le porc que les voisins avaient aidé à tuer le matin. Nous, les enfants les plus débrouillards, on s’accrochait aux jupes de nos mères et c’était parti ! On passait de porte en porte et on partageait avec les voisins qui, eux, avaient fait les mêmes préparatifs dans un esprit festif et convivial. C’était la ribote qui commençait ! Ha !!! Tous les soirs jusqu’au 25 décembre, on recommençait jusqu’au petit jour à passer de maison en maison, dans la famille et chez les amis, chantant et mangeant à satiété. Les chants étaient beaux, tout le monde les connaissait. Moi, ce que j’aimais dans la ribote, c’était danser et chanter. Mais attention, on ne faisait pas n’importe quoi chez les gens ! On respectait la maison qui nous accueillait. Quand on entonnait le fameux : "Minuit ! Chrétiens, c'est l'heure solennel où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous", l’émotion s’emparait de tous ceux qui étaient présents. Sa té bèl dann ! Men tan fè tan, tan kité tan ! J’ai transmis à mes enfants nos traditions qu’ils mettent en pratique, mais aujourd’hui à plus de 95 ans, je ne peux plus faire ces choses-là. C’est à eux de continuer, car Noël demande beaucoup de préparatifs, d’amour et d’esprit de partage. Vous imaginez, depuis septembre on commence les préparatifs avec les écorces d’orange et de mandarine qui ont séché len- tement sous le soleil toute l’année, puis mis à macérer dans du rhum avec de la cannelle et de la vanille pour faire le schrub qu’on fera déguster aux uns et aux autres, la confiture de "sirèt", pour agrémenter les ti-punch. La veille de Noël, très tôt le matin, le chef de famille et un ou deux voisins tuent le cochon qu’on servira en ragoût au repas de Noël avec du boudin bien épicé, quelques hommes qui s’y connaissent s’occupent de l’igname de Noël, l’igname Sassa qu’on ne « fouille » qu’à Noël. Il faut avoir de la patience et du savoir-faire, car on ne rigole pas avec la nourriture en cette période-là. On mange beaucoup, on chante beaucoup et on danse beaucoup. Quand j’étais jeune, j’aimais ça. Dès que je commençais à danser, les gens m’accompagnaient avec un petit refrain : "Vié fanm pisé, vié fanm pisé" Mésieu sa té bèl ! La tradition des Chanté Nwèl et de Fè laribòt est toujours respectée et bien suivie, mais elle a évolué, et moi-même la mémoire me fait défaut de plus en plus. Sé la jénès ki pou pran larilèv atjèlman pou nou pa pèd tradisyon nou. ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 15 Chanté Nwèl épi Fè Laribòt TÉMOIGNAGE DE M AN L I S IA Comment vivions�nous Noël en Famille il y a 50 ans � Chanté Nwèl épi Fè LaribòtChanté Nwèl épi Fè LaribòtChanté Nwèl épi Fè LaribòtChanté Nwèl épi Fè Laribòt

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Nous avons recueilli, lors d’une discussion à bâtons rompus, le témoignage des pères Pierre Mirta et Gabriel Valard, actuellement en résidence dans une Maison de retraite, qui ont bien voulu partager avec nous leurs souvenirs d’une messe de minuit. LES TRADITIONS DE \nNOËL  VUES PAR LES ANCIENS DOSSIER L a messe de minuit était l’événement religieux de l’anné\ e. Elle est traditionnellement célébrée au milieu de la nuit parce que c’est à ce moment que se lève le nouveau jour. A l’époque, cette messe faisait partie du cycle de quatre messes destinées à célébrer la Nativité. Il y avait d’abord la messe de l’Emmanuel, la veille au soir, puis les trois « messes de Noël » c’est- à-dire, la messe de minuit proprement dite, la messe de l’aurore l\ e matin du 25 décembre, et la messe du jour de Noël. C’est la messe de minuit qui est restée de loin, la plus célébrée et pratiq\ uée de nos jours, même si elle est célébrée habituellement vers 19h, 21h ou 22h. On était obligé de changer l’heure parce que les transport\ s en commun ne fonctionnaient pas à cette heure, les gens voulaient venir à la messe, mais ils n’avaient pas de voiture. Et puis il y avait les pétards ! A minuit, les jeunes faisaient exploser des pétards dans toute la paroisse et surtout aux abords de l’église. C’était\ impossible de célébrer dans le calme. La messe de Noël est une occasion pour les gens de se rassembler, souvent en famille, pour célébrer la naissance de Jésus. Il faut par- ticulièrement soigner cette célébration, parce qu'en tant que p\ rêtres, nous sommes bien conscients que c’est souvent à ce moment-là que certaines personnes qui n’ont pas l’habitude de venir à l’église vont venir à la messe. Dans le temps, un peu avant minuit, les cloches de l’église se met-taient à sonner pour appeler les fidèles à la messe de minuit. La chorale chantait alors le Venez divin Messie en chœur avec toute l’assemblée. Mais ce que tous attendaient, c’était l’entr\ ée du prêtre avec tous les enfants de chœur pour entonner le Minuit chrétien. Le prêtre faisait la procession pour la mise en place de l’enfant Jésus dans la crèche de Noël. C’est comme ça que la messe commençait. C’était l’événement religieux\ de l’année. Au moment de l’homélie, il fallait faire comprendre aux fidèles que certains membres de la communauté étaient absents de cette célébration de la messe de Noël, pour cause de maladie, et qu’il fallait penser à eux. C'était important. C’était une messe très joyeuse à l’époque. Elle l’est encore de nos jours. Les gens de la campagne apportaient des légumes, des oranges et des mandarines au prêtre. Parfois une famille invitait le prêtre à venir partager le repas du 25 décembre avec elle. C’est arrivé bien souvent à l’époque. Cela se fait moins de nos jours. ■ Souvenirs d’une messe de Minuit ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 16

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Un conte de noël par Bèlè Légliz En plus des Chanté Nwèl, la période de Noël est selon notre tradition, le moment de l’oralité, du conte, pour grands et petits. Voici un conte pour nous permettre de vivre ou revivre l’ambiance de Noël. Y éééékrik ! YééééKrak ! Est-ce que la cour dort ? Non la cour ne dort ! Alors si la cour ne dort pas, réveillez-vous pour écouter la belle histoire que je vais vous raconter. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Yé mistiki ! Yé mistikra ! Krik ! Krak ! Messieurs et dames, c‛était un soir, trois semaines avant la veille de Noël, Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Messieurs et dames, les punchs coco et les shrubs parfumés à la cannelle et à la vanille emplissaient les alentours d‛un doux parfum. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Yé mistiki ! Yé mistikra ! Le matin, compère zandoli avait apporté la nouvelle à toute la population des animaux. Tous les criquets de la savane accompagnaient zandoli dans sa mision en chant : « Bélia-é mi nouvèl-la, manmay kouté sa zandoli ka di zòt la. Bélia-é mi nouvèl-la ! » Krik ! Krak ! Alors compère zandoli avait gonflé sa « majòl » et sur un ton très officiel avait annoncé… Krik ! Krak ! « Avis à la population, Krik ! Krak ! les cochons sont en grève. Yékrik ! Yékrak ! Cette année il n‛y aura pas de jambon, pas de boudin, pas de pâté ni de ragoût pour Noël. Krik ! Krak ! Tous ceux qui veulent savoir pourquoi, sont conviés à une réunion ce soir, à 18h, à la porcherie du quartier ». Yékrik ! Yékrak ! Voilà pourquoi ce soir vous êtes tous là réunis, jenn kon vié, avòté kon matrité, pour comprendre pourquoi les cochons étaient en grève ce Noël-là. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Cela se passait il y a très longtemps de cela Krik ! Krak ! Au temps où les animaux parlaient et vivaient tous au fin fond de la campagne de Morne Zombi, en bonne intelligence avec les hommes. Yéééékrik ! YééééKrak ! Man Dolfine, la plus vieille cochonne du quartier, avait prévenu tous les cochons de la porcherie. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Elle avait vu Ti-Sonson aigui- ser ses coutelas et préparer plusieurs boutou près de la rivière. Krik ! Krak ! Elle n‛en avait jamais vu autant. Krik ! Krak ! Pendant qu‛il aiguisait ses coutelas il chantait : « Koutla, filé, fo filé, mi nwèl ka rivé, kochon kay pran fè » (air : Mèsi Bondjé). Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Et plus tard, elle avait vu man Édwarliz et man Féfé ramasser du bois et prépa- rer un « fouyé difé » Krik ! Krak ! Elles chantaient toutes les deux : « Manmay-la Nwèl ka rivé, tout moun kay manjé paté ek boudin cho ! Manmay-la Nwèl ka rivé, sé kochon-an za gra épi épé ! Manmay-la Nwèl ka rivé, Konben kochon nou ké manjé lanné tala ! » (air : Wi sa bèl pran chimen Bondjé) Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Man Dolfine était la manman cochon que tous écoutaient. C‛était la plus ancienne de la porcherie. Krik ! Krak ! Elle avait de l‛ex- périence. Krik ! Krak ! C‛est elle qui avait donné naissance à la plupart des cochons de la porcherie. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Et manmay ça se voyait, parce que son ventre arrivait jusqu‛à terre. Yékrik ! Yékrak ! Man Dolfine leur a dit : « Ça ne peut plus continuer. Krik ! Krak ! Avant les hommes choisissaient l‛un de nous qu‛ils sacrifiaient pour tout le quartier. Krik ! Krak ! Nous les cochons, on l‛acceptait parce que c‛était le prix à payer pour vivre ensemble. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Mais aujourd‛hui, l‛homme est devenu égoïste, Krik ! Krak ! Il ne veut pas partager. Krik ! Krak ! Chacun veut son propre cochon pour Noël. Krik ! Krak ! S‛ils continuent comme ça, en deux ans ils auront décimer notre porcherie. Krik ! Krak ! Messieurs et dames, il fallait voir les cochons trembler, ils voulaient se cacher mais il n‛y avait aucun endroit où se cacher dans la porcherie. Krik ! Krak ! D‛une voix autoritaire, man Dolfine les calma et dit : « Ce que nous allons faire, c‛est résister et arrêter de nous alimen- ter. Quand ils verront que nous sommes maigres, ils ne voudront pas de nous. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Mais messieurs et dames, dans la porche- rie, il avait un petit groupe de cochons per- turbateurs, Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Tous les autres cochons les évitaient. Krik ! Krak ! Ils étaient « malélevé » Krik ! Krak ! Sans éducation. Yékrik ! Yékrak ! Voraces. Krik ! Krak ! Agoulou. Yékrik ! Yékrak ! Ils ne respectaient pas les anciens. Krik ! Krak ! C‛était la bande des cinq frères Morfal. Krik ! Krak ! Ils se moquaient des autres cochons qui avaient suivi les conseils de man Dolfine. Krik ! Krak ! Ils se goinfraient nuit et Jour. Yékrik ! Yékrak ! Mangeaient la part des autres. Krik ! Krak ! Yéééékrik ! YééééKrak ! Est-ce que la cour dort ? Non la cour ne dort ! Alors si la cour ne dort pas, réveillez-vous pour écouter la suite de l‛histoire que je vais vous raconter maintenant. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Yé mistiki ! Yé mistikra ! L‛avant-veille de Noël Messieurs et dames, Krik ! Krak ! Ti Sonson avec ses compères sont venus à la porcherie. Krik ! Krak ! Il faisait nuit noire Messieurs et dames. Krik ! Krak ! les « bèt a fé » éclairaient leur chemin. Yékrik ! Yékrak ! Les hommes chantaient en chemin : « Bèt a fé kléré ba nam mwen, kléré ba nam mwen chimen difisil. Chak bèt a fé trouvé cochon-an, trouvé cochon-an ki ké ba nou boudin-an » (air : de Ti-kanno) Ils ont choisi les plus gras parmi les cochons. Krik ! Krak ! Ils ont choisi les cinq frères Morfal. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Messieurs et dames vous connaissez la fin de l‛histoire. Krik ! Krak ! Yékrik ! Yékrak ! Cette année-là encore, il y a eu de bonnes choses à manger sur toutes les tables du quartier. Yékrik ! Yékrak ! Il y avait : boudin, Krik ! Krak ! pâté cochon, Krik ! Krak ! jambon Noël, Krik ! Krak ! ragoût de cochon. Yékrik ! Yékrak ! C‛était jour de fête dans le quartier. Ha ! Ha ! Ha ! Messieurs et dames, ce qu‛il faut comprendre, c‛est qu‛il faut respecter les anciens. On peut ne pas être d‛accord, mais ils ont l‛avantage de l‛expérience, et se moquer d‛eux, ce n‛est pas faire preuve d‛intelligence. Yéééékrik ! YééééKrak ! Sé pri fen ! ■ Un conte de noël par Bèlè Légliz Yékrik ! yékrak ! kouté pou tann, tann pou konprann ! Souvenirs d’une messe de Minuit ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 17

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 18 J e réponds du tac au tac « non »,  car en principe solitude et tristesse  sont contraires à l’esprit de Noël. En  effet, la Nativité de notre Seigneur Jésus  arrive dans un contexte de regroupement  des peuples à cause de ce fameux  recensement ordonné par l’empereur  César Auguste (Luc 2, 1).  A Noël, le Fils de Dieu se fait petit enfant.  La naissance de Jésus, l’Emmanuel, Dieu  avec nous (Matthieu 1,23) s’accompagne  d’une grande joie, qui sera celle de tout  le peuple. (Luc 2,10) Personne ne vient à la crèche seule ! Les  bergers sont nombreux, les mages sont  trois, autour de l’enfant de Bethléem il y a  Marie et Joseph. C’est un moment de joie  et d’allégresse pour tous. C’est pourquoi  le souhait exprimé à Noël c’est « Joyeux Noël ! ». Bien sûr, il y a une bonne solitude, celle  de la méditation, de la prière pendant  une retraite spirituelle, par exemple. Mais  nous savons que celui qui prie est avec  Dieu. Donc il n’est ni seul, ni triste.  Mais la solitude couplée à la tristesse  pèse sur beaucoup de personnes. Oui,  certains peuvent être seuls et tristes, car  abandonnés par les autres. Je pense  aux malades, aux étrangers (étudiants,  migrants, …), aux personnes âgées et  aux prisonniers, aux veufs et veuves,  etc.  Autour de nous, des personnes sont  dans l’angoisse, l’amertume, le chagrin,  la mélancolie, la désolation, les soucis,  l’inquiétude et la peur. Pour ceux qui traversent ces épreuves,  Noël est la réponse de Dieu qui déchire  les cieux, « prenant alors la condition d’esclave et devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2, 7) pour venir  prendre nos solitudes et nos tristesses  pour les transformer en paix et en joie.  Dans la Prière Eucharistique 3 pour  « assemblées d’enfants », nous disons  que le Seigneur Jésus reviendra un jour  dans la gloire du Royaume, et « qu’il n’y aura plus de gens tristes, malades ou malheureux » A l’image de Dieu qui vient nous visiter,  nous aussi, nous sommes invités à  rendre visite aux autres. Surtout si « ces  autres », sont le malade, le prisonnier, le  malheureux qui a faim, l’étranger sans  famille, sans domicile fixe (Matthieu 25).  Avant d’être nommé en Martinique, j’étais  curé à Paris dans le 18 ème  arrondissement.  Parfois, le soir du 25 décembre, je partais  servir de la nourriture dans le 13 ème  dans  une association dénommée La Mie de Pain. Grande fut ma surprise de retrouver  l’Evêque de Paris, un soir de Noël, derrière  les marmites de soupe en train de servir,  lui aussi, les SDF. Si un chrétien seul  est un enfant de Dieu en danger, je  dirais qu’un chrétien seul et triste  est un chrétien dans le coma.  Ce sont l’attention fraternelle  et l’amour du prochain qui le  sauveront. A Coridon, pour ce temps  de l’Avent 2019, nous  organisons des visites  fraternelles à domicile de deux  heures de temps maximum. A la  suite de la visitation de la Vierge  Marie, mettons-nous en route avec  empressement vers  les autres pour  retrouver le  cœur de notre  vie  chrétienne :  la prière, la  fraternité, le  service, la lecture  de la parole grâce à  « Bible en Nous », et le témoignage,  fruit de l’amour que nous montrons les  uns pour les autres. Bravo aux familles, aux paroisses, aux  personnes qui pensent à inviter ou à  visiter ceux qui sont seuls et tristes. Que par la puissance de l’Esprit Saint,  tout esprit de solitude et de tristesse soit  chassé par le Nom de Jésus ! Et que tout  esprit loue le Seigneur ! Amen Père Arnaud Goma,  Communauté du Chemin-Neuf Curé de Coridon et aumônier d’étudiants  ■ empressement vers  les autres pour  fraternité, le  service, la lecture  de la parole grâce à  « Bible en Nous » , et le témoignage,  ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Peut-on être seul et triste à Noël ? ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 décembre 2019 – n° 596 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\é MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, r\be d\b Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\éX Téléphone : 06 96 3\é10 333 - E-mail : mi\échel.po\bch@wanadoo.fr o\bi ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. o\bi , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\éINIQUE Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr E CCLESIA 'M 2020 ! Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr Dimanche 29 décembre 2019 L'hostie : présence réelle du Christ ? (rediffusion du 2 septembre 2018) Qu’est-ce que l’hostie ? D’où vient-elle ? Comment ce  pain que nous mangeons, peut-il ÊTRE le corps du  Christ ? Et pourquoi le Christ nous demande-t-il de le  manger ? Qu’est-ce que la transsubstantiation ? Des  questions fondamentales dans la vie d'un chrétien et  que  Dieu m'est témoin pose cette semaine au frère Yves  Combeau, dominicain, historien et consultant pour le  Jour du Seigneur. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches  matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site :  www.dieumesttemoin.fr

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‘‘ D ieu, qui êtes à l'origine de la famille et qui l'avez voulue comme\ lieu de l'amour et de la vie, accordez à toutes les familles de la te\ rre de ressembler à celle que Vous avez donnée à votre Fils, d'être unies comme elle par les liens de votre charité, et d'être ouvertes comme elle\ aux appels de l'Esprit-Saint. Amen. ‘‘ La Sainte Famille 29 décembre

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