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E g lise
en MARTINIQUE
B onne décennie ! 2020-2030
N° 597
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
5 JANVIER 2020
Hommage au père Filopon
Programme de Radio Saint-Louis
Un chrétien peut-il utiliser les mots
vulgaires quand tout le monde le fait ?
Centenaire du 14 janvier
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EDITORIAL
23
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
L
’Eglise célèbre aujourd’hui l’Epiphanie, manifestation
de Jésus comme Messie. Dès sa naissance, Jésus attire
à lui les pauvres comme les savants. L’histoire des
mages venus d’Orient, non juifs, annonce que Jésus aura la
mission de rassembler tous les hommes dans leur diversité.
Paix aux hommes qu’il aime…
Le 1er janvier, en la solennité de Marie, Mère de Dieu,
l’Eglise a prié pour la paix dans le monde. Le Message
du pape François pour 2020 est intitulé « La paix, un
chemin d’espérance : Dialogue, réconciliation et conversion
écologique ». Le Saint-Père donne des pistes pour parvenir à\
la paix ; une paix possible à condition de l’espérer et d’ou\
vrir
son cœur à des relations fraternelles et respectueuses. Le pape
souhaite que « toute personne venant en ce monde puisse
connaître une existence paisible et développer pleinement
la promesse d’amour et de vie qu’elle porte en elle ».
Paix, amour, santé… En ce début d’année, le traditionnel
rituel des vœux a commencé, et notre diocèse ne déroge pas
à la règle. Dans cette édition, nous retrouvons ceux de notre
Archevêque et de quelques prêtres.
Découvrons également le Service des Emissions Catholiques
sur l’Audiovisuel Public (SECAP) qui permet à notre Eglise
de trouver sa place dans les programmes des chaines et radios
locales. La grille des émissions de Radio Saint-Louis est aussi
publiée dans la revue.
Par ailleurs, les visites pastorales se poursuivent dans le
diocèse. C’est la paroisse du Vauclin qui a reçu dernièrement
notre Pasteur.
Un chrétien peut-il utiliser des mots vulgaires quand tout le
monde le fait ? C’est la question qui est posée dans la rubrique
« An tchè Légliz-la ». La réponse du prêtre nous amène à
la vraie réalité : "Le chrétien fait ce que Jésus commande et
non ce que tout le monde fait. Par son langage, il accorde
de l’importance à son prochain et à Dieu".
Que la paix du Seigneur demeure dans notre cœur. Comme
les mages, suivons la bonne étoile ! Il est vital que nous
ayons la Lumière pour éclairer notre vie ; cette Lumière,
c’est l’Esprit Saint, l’Esprit de Vérité.
Très belle année à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
3333 MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• La Parole Domini\bale
• Un \bhrétien peut-il utiliser \ldes mots vulgaires
quand tout le monde le fait ?
• Programme Radio Saint-Louis\l
• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite) • Centenaire de la \bonsé\bration mariale de
la Martinique
• Bible en nous
• Le Servi\be des Émissions Catholiques sur\l l’Audiovisuel Publi\b (SECAP)
• Agenda de l’Ar\bhevêque
• La Famille du Sa\bré-Cœur de Jésus
• Nouveau ! ICEA Formation Continue : apprendre à \bhanger le monde
• Visite pastorale de l’évêque au Vau\blin
• Session des nouveaux membres d’aumôneries de prison \lniveau 1 (SNAP1)
• Vœux 2020
• Xxx
• Extraits du Message 2020 du pape po\lur la paix
La paix, un \bhemin d’es\lpéran\be : Dialogue,
ré\bon\biliation et \bonversion é\bologique
2222
3333
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14
MÉDIAS 17
• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)• Une histoire à suivre… : Gab Kingsley (suite)
COIN JEUNESSE 19
• Un \bhrétien peut-il utiliser \ldes mots vulgaires • Un \bhrétien peut-il utiliser \ldes mots vulgaires
AN TCHÈ LÉGLI\b-LA 16
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 3
L
e Pape François
a parlé aux
Martiniquais avec
des mots prophétiques :
c’était le mercredi 30
octobre 2019, sur la Place
Saint-Pierre, devant des
milliers de personnes…
Un ami prêtre m’avait
interrogé il y a quelque
temps : « Si les Martiniquais
ont un charisme commun,
une grâce spécifique que
Dieu leur a donnée pour
édifier l’humanité entière,
qu’est-ce donc ? Quelle est votre
vocation !? »
Cette question m’a ouvert des
perspectives pleines d’espérance. J’ai
compris que tant que nous passions à
côté de celle-ci, nous ne trouverions
point la paix ; que le désordre, le
triste et lent suicide collectif de notre
société serait sans fin ; qu’il n’était
pas nécessaire d’accuser des « gens »,
des catégories de population ou des
institutions et enfin, que la liberté de
ceux qui ne savent pas qui ils sont ni
où ils vont, est factice.
Au cours du pèlerinage à Rome du
monde politique de la Martinique, la
première question que nous a posée
un haut responsable du Vatican était
celle de notre identité : Martiniquais,
votre histoire commence par une sorte
de viol collectif. Alors, qui êtes-vous ?
Peu après, le Pape, en s’adressant à
nous, a trouvé les mots justes pour
définir notre problème. Dans un
message inspiré par l’Esprit-Saint,
il nous a placés devant « la mort ou
la vie, le malheur ou le bonheur, la
malédiction ou la bénédiction » (Dt
30, 15)…
Voici ses phrases :
• « Par la prédication de l’Évangile, faire jaillir l’espérance du salut au
cœur des ténèbres illuminées par
le Christ ».
Où choisir notre référence
identitaire commune, sans risquer
la discrimination d’une partie de
nous-mêmes ?! Notre histoire et
ses ténèbres, comme nos origines
ethniques et culturelles si multiples,
ne suffisent pas. Avec nos déchirures
irréparables d’hier et nos dissensions
d’aujourd’hui, le seul ciment possible
est la foi chrétienne ! Qu’en 2020 nous
comprenions que le Christ est l’unité
de notre peuple et l’Évangile notre
culture mère.
• « Vivre l’hospitalité » et « Avoir
une foi audacieuse qui brise les
barrières ».
Il est temps de pratiquer l’accueil dans
nos églises, nos maisons et surtout
nos cœurs. Plutôt que de hurler à
la haine ou de se cacher derrière
des palissades, nous accueillerions
chez nous ceux que nous croyons
différents ! Peurs, méfiances et
fermetures doublement cadenassées
de nos maisons forment une culture
de l’isolement qui a tué nos âmes,
livrées aux marchands de rêves
et de plaisirs virtuels. La culture
de l’hospitalité va ressusciter une Martinique de l’amour.
Que la Foi en Jésus
stoppe ce cycle maudit
fait de repli, de violence,
de rejet, d’isolement,
de consommation et
de souffrance. En 2020,
brisons les barrières !
• « Libérer la joie du
vivre ensemble ».
1848 n’a pas fait tomber
toutes les chaînes. La
joie du vivre ensemble
est encore emprisonnée.
D’autres peuples ont compris que la
voie du " yon-n a lot" est celle du salut.
Chez nous, l’égoïsme divise même les
familles… Ne voyez-vous pas que les
familles qui réussissent, les quartiers
qui prospèrent, les communes qui
progressent, les peuples qui gagnent
sont ceux qui ne se divisent pas, ne
mettent pas de clôtures et s’accueillent
les uns les autres !?
Le mot du Pape François est une
lumière. Si nous suivons sa route
en 2020, alors l’exode massif de
notre population s’infléchira,
les générations s’enrichirons
mutuellement, nous ferons du
covoiturage entre riches et pauvres,
nous serons en harmonie avec notre
environnement et avec nous-mêmes,
les racismes s’éteindront et, au lieu de
nous déchirer devant les épreuves,
nous reprendrons le chemin de la
solidarité…
Suicide ou Résurrection : en 2020, il
faudra choisir !
Manmay la, nou pé rivé !! Bonne
Année !
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Martinique : Suicide ou Résurrection,�il faut choisir !
MOT DE L’ÉVÊQUE
Martinique de l’amour.
Que la Foi en Jésus
stoppe ce cycle maudit
fait de repli, de violence, fait de repli, de violence,
de rejet, d’isolement,
de consommation et
de souffrance. En 2020,
brisons les barrières !
• « Libérer la joie du
vivre ensemble ».
1848 n’a pas fait tomber
toutes les chaînes. La
joie du vivre ensemble
est encore emprisonnée.
Vœux pour 2020
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 4
EGLISE UNIVERSELLE\l
➊ La paix, chemin d’espérance
face aux obstacles et aux
épreu\bes
La paix est un bien précieux, objet de notre
espérance auquel aspire toute l’humanité.
Espérer la paix est un comportement
humain qui renferme une tension
existentielle ; […]. De cette façon,
l’espérance est la vertu qui nous met
en chemin, qui nous donne des ailes
pour aller de l’avant, même quand les
obstacles semblent insurmontables.
[…]
Toute situation de menace alimente le
manque de confiance et le repli sur soi. Le
manque de confiance et la peur renforcent
la fragilité des rapports et le risque de
violence, dans un cercle vicieux qui ne
conduira jamais à une relation de paix. En
ce sens, la dissuasion nucléaire ne peut que
créer une sécurité illusoire. […] Comment,
alors, construire un chemin de paix et de
reconnaissance réciproque ? Comment
rompre la logique macabre de la menace et
de la peur ? Comment briser la dynamique
de la défiance qui prévaut actuellement ?
➋ La paix, chemin d’écoute
basé sur la mémoire, sur la
solidarité et sur la fraternité
[…] Le monde n’a pas besoin de paroles
creuses, mais de témoins convaincus,
d’artisans de paix ouverts au dialogue
sans exclusions ni manipulations. En effet,
on ne peut parvenir vraiment à la paix
que lorsqu’il y a un dialogue convaincu
d’hommes et de femmes qui cherchent
la vérité au-delà des idéologies et des
opinions diverses. La paix est un édifice
« sans cesse à construire », un chemin
que nous faisons ensemble, en cherchant
toujours le bien commun et en nous
engageant à maintenir la parole donnée
et à respecter le droit. Dans l’écoute
réciproque, la connaissance et l’estime
de l’autre peuvent se développer jusqu’à
reconnaître, dans l’ennemi, le visage d’un
frère. […]
➌ La paix, chemin de réconci-
liation dans la communion
fraternelle
[…] Il s’agit d’abandonner le désir de
dominer les autres et d’apprendre à se
regarder réciproquement comme des
personnes, comme des enfants de Dieu,
comme des frères. L’autre ne doit jamais
être enfermé dans ce qu’il a pu dire ou
faire, mais il doit être considéré selon la
promesse qu’il porte en lui. C’est seulement
en choisissant la voie du respect qu’on
pourra rompre la spirale de la vengeance
et entreprendre le chemin de l’espérance.
[…]
➍ La paix, chemin de con\ber-
sion écologique
[…] La conversion écologique à laquelle
nous faisons appel nous conduit donc
à avoir un nouveau regard sur la vie, en
considérant la générosité du Créateur qui
nous a donné la terre et nous rappelle
à la joyeuse sobriété du partage. Cette
conversion doit être comprise de manière
intégrale, comme une transformation des
relations que nous entretenons avec nos
sœurs et nos frères, avec les autres êtres
vivants, avec la création dans sa très riche
variété, avec le Créateur qui est l’origine de
toute vie. Pour le chrétien, elle demande
de « laisser jaillir toutes les conséquences
de la rencontre avec Jésus-Christ sur les
relations avec le monde ».
➎ On obtient autant qu’on
espère
Le chemin de la réconciliation exige
patience et confiance. On n’obtient pas la
paix si on ne l’espère pas.
Il s’agit avant tout de croire en la possibilité
de la paix, de croire que l’autre a le même
besoin de paix que nous. […]
Pour les disciples du Christ, ce chemin
est aussi soutenu par le sacrement de la
Réconciliation, […] Ce sacrement de l’Eglise
[…] invite à avoir le regard tourné vers
Jésus […] et il demande d’abandonner
toute violence […] aussi bien envers le
prochain qu’envers la création. […]
Que le Dieu de la paix nous bénisse et
vienne à notre aide. […]
Que Marie, Mère du Prince de la Paix et
Mère de tous les peuples de la terre, nous
accompagne et nous soutienne, pas à pas,
sur notre chemin de réconciliation.
Et que toute personne venant en ce monde
puisse connaître une existence paisible
et développer pleinement la promesse
d’amour et de vie qu’elle porte en elle.
Du Vatican, le 8 décembre 2019,Pape François
■
Extraits du Message 2020 du pape p\Sour la paix
La paix, un chemin d’espérance :
Dialogue, réconciliation et conversion écologique
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 55
Dimanche 5 janvier 2\5\b2\b
la P arole Dominicale
L'Épiphanie du Seigneur - Année A
C
’est avec notre raison et notre foi
que nous pouvons parvenir à
trouver Dieu
Il y a des gens qui pensent que la foi
est très importante mais que pour être
croyant, il faut mettre son intelligence
entre-parenthèses. Ainsi, dès que l’on
viendrait à l’église, il faudrait laisser son
intelligence au vestiaire.
Il y a d’autres personnes qui croient que
nous pouvons nous épanouir sans avoir
besoin de la religion, et même que la
religion est dangereuse puisque cela
donne des guerres dites « de religions »
ou des fanatiques qui peuvent semer la
mort partout. Ces personnes prônent
l’athéisme comme le progrès ultime.
La religion, étant un stade infantile de
l’humanité.
Et puis, il y a les chrétiens qui pensent
que foi et raison doivent impérativement
se donner la main sous peine de gros
problèmes.
Le cas des rois mages est typique ; ils
ont une soif dans le cœur que leurs
cultures n’arrivent pas à étancher.
Ils connaissent les étoiles et
découvrent une nouvelle. Des
traditions dans leurs cultures
associaient la naissance
d’une nouvelle étoile dans
le ciel à l’avènement d’un
roi extrêmement important.
Ils veulent en savoir plus et
se mettent en route. Mais les
indications de leurs cultures
et de leurs connaissances ne
sont pas suffisantes. Pour trouver un point sur la surface du globe, il faut
deux coordonnées, une longitude et une
latitude. Ils avaient l’une mais pas l’autre.
Et qu’est-ce qui leur a donné l’autre ? La
foi au Dieu d’Israël à travers les Saintes
Ecritures. En croisant la direction de
l’étoile et l’indication de la Bible, ils
purent trouver l’enfant. Et on nous dit
qu’ils eurent une grande joie.
Et nous ? Comment faire pour avoir cette
grande joie. Il faut trouver l’enfant de la
promesse, il faut trouver Jésus. Mais si
on a besoin de la Parole de Dieu que
l’on vient de lire, on a aussi besoin de
notre intelligence.
Sous prétexte de foi, on ne peut pas
laisser n’importe qui nous dire n’importe
quoi. Il y a des gens par exemple à qui
on dit : « l’Esprit Saint m’a dit de te dire
qu’il faut désormais que tu t’habilles en
rouge ». Et la personne se met à s’habiller
en rouge. Ou bien on leur dit : « Dieu me
révèle dans la prière que ton papa et ta
maman t’ont vendu au diable ! » Et la
personne se met à détester ses parents.
Elle fait un rêve et voit quelqu’un qui lui
dit : « Il faut que tu ailles en Australie
pour prier la Vierge ». Elle pourrait se
dire : « Mais je peux aussi prier la Vierge
en Martinique ! » Non, elle cherche à y
aller. Ou bien : « il ne faut plus manger
de viande, ni de poisson ». Ou encore
on lui dit qu’il faut donner la dime de
tout ce qu’elle gagne au pasteur qui en
retour ne lui donne rien quand elle ne
peut plus payer ses factures d’eau et
d’électricité… Un peu de bon sens…
On comprend vite que la foi sans la
raison peut vite glisser vers le fanatisme
ou la superstition.
Dans l’autre sens, on trouve des
personnes qui prônent l’intelligence
seule et méprisent la religion, mais la
raison athée a donné les idéologies
comme le communisme ou le nazisme.
C’était très intelligent, mais cela a donné
150 millions de morts !
En fait, la raison sans la foi peut vite
tomber malade et devenir folle, car elle
n’est pas ancrée dans des croyances
comme le caractère sacré de toute
personne humaine et de la nécessité
d’aimer son prochain quel qu’il
soit.
Il faut donc affirmer que les deux
sont nécessaires, elles ne sont pas
des adversaires mais des alliées
au bénéfice de chacun et de toute
l’humanité.
Père Alain Ransay, Curé de Bellevue ■
Isaïe 60,1-6 • \hPsaume 71 • Ephés\hiens 3,\b-3a.5-6 • \h Matthieu \b,1-1\b
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 6
Le 14 janvier 19\b0, le pape Benoît XV consacrait solennellement le diocèse de
la Martinique à la Bienheureuse Vierge Marie Libératrice, populairement
appelée Notre-Dame de la Délivrande. Mgr Le Herpeur, premier évêque
de la Martinique, l'avait déjà fait en tant qu'évêque du lieu dès son arrivée,
en 1851. Mais cette fois-ci, c'était le pasteur de l'Église universelle qui le
faisait officiellement au moyen d'une bulle papale.
A
Ainsi, le mardi 14 janvier
2020 sera un anniversaire
prestigieux, puisqu'il s'agira de
fêter le centenaire de cette consécration.
Nous ne pouvons pas nous permettre
de laisser passer l’occasion de
commémorer ce centenaire. C’est
pourquoi nous proposons au diocèse
de la Martinique de vivre une véritable
J ournée mariale. Que tous ceux qui
sont sensibles à la dimension mariale
de la pratique religieuse se sentent
concernés, car il est hors de question
de vouloir imposer les actions que nous
vous présentons ici dans cet article.
Comme le 14 janvier 2020 tombe un
mardi, de surcroît au début de la retraite
des prêtres, nous sommes au regret de
dire qu’il n’y aura pas de messe partout
en Martinique. La messe sera célébrée
certes, mais au Morne-Rouge, présidée
par l’archevêque et concélébrée par
l’ensemble du clergé local.
Le clergé (prêtres et diacres) fera donc
un pèlerinage dès le matin au Morne-
Rouge, en partant du Foyer de Charité
de Trinité en autocar, et vivra un temps
marial dans sa retraite annuelle. Le
temps fort de cette J ournée mariale du
clergé sera à 15h, dans l’église Notre-
Dame de la Délivrande du Morne-
Rouge, en commençant par le chapelet
suivi d’un temps de Cénacle animé par
le Mouvement Sacerdotal Marial, et la
messe.
La messe sera retransmise en direct
par Radio Saint-Louis. Au cours de
cette messe, le clergé renouvellera sa
consécration à la Vierge Marie. Portons
d'ores et déjà dans nos prières cette
intention.
Une Couronne Mariale
Parallèlement à la démarche du clergé,
nous proposons au diocèse d’offrir “une
Couronne mariale” c’est-à-dire que nous
demandons que dans toutes les églises
et chapelles de notre diocèse, à 15h,
soit récité le chapelet en privilégiant
de façon exceptionnelle les mystères
glorieux (qui s’achèvent par ceux de
l’Assomption et du Couronnement de
la Vierge). Nous publierons sur le site
internet du diocèse les méditations
circonstanciées pour l’occasion. La
Couronne mariale est donc le moyen
concret de signifier notre communion
diocésaine en ce jour particulier.
Bien sûr, tout le monde ne pourra ni
se rendre dans les églises et chapelles
à l’heure indiquée, ni participer à la
messe au Morne-Rouge. Nous invitons
dans ce cas à une adhésion de coeur et
de pensée à la démarche.
Quoiqu’il en soit, nous estimons qu’il
est providentiel de commencer une
nouvelle décennie avec une telle
journée mariale vécue dans notre
diocèse, et qui prépare de grands
rendez-vous comme le Carême des
Veilleurs, la Consécration au Sacré-
Coeur du diocèse, la relance du
pèlerinage des jeunes au Morne-Rouge
en août, la clôture d’Ecclesia’M 2020!
prévue pour les 170 ans de la création
du diocèse (le 27 septembre).
Que la Vierge Marie Libératrice intercède
dès maintenant pour la libération et
la sanctification de la Martinique, et
présente à son Divin Fils les chaînes
trop nombreuses qui entravent les filles
et fils de la Martinique !
P. Christian Catayée, vicaire épiscopal ■
Centenaire de la consécration de la Martinique à la Vierge Marie
VIE DU DIOCÈSE
Le 14 janvier 19\b0, le pape Benoît XV consacrait solennellement le diocèse de
à la Vierge Marie à la Vierge Marie
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 7 ÉGLISE EN MARTINIQUE
1er et 2 ème livre
de Samuel (S)
31+ 24 chapitres
LIRE TOUTE LA BIBL\
E EN UNE ANNÉE
Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique
reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible
En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII). Cette répartition
échelonne tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments selon le
cycle liturgique, de façon à ce que le lecteur reste toujours globalement
en phase avec le mouvement spirituel de toute l’Eglise. On peut donc
prendre le train en marche à n’importe quel moment de l’année.
D’un point de vue pratique :
➊
favoriser l’endurance plutôt que la précipitation,
➋ ménager des moments calmes,
➌ prendre un rendez-vous de quelques minutes avec la Parole chaque jour,
➍ commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans
la BEN) et un « Je vous salue Marie ».
Avant de commencer un nouveau Livre, vous pouvez prendre connaissance de
l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira votre compréhension.
Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,
ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…
et laissez Dieu vous parler.
Bonne lecture à tous
!
LIRE TOUTE LA BIBL\
E EN UNE ANNÉE
du 5 au 18 janvier 2020, vous pourrez lire :
Page 8
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 8
En effet, comme l’indique le nom de l’émission « Présence de l’Eglise dans le monde »,
produite et réalisée par le SECAP, et diffusée tous les dimanches matin et les jours de
grandes fêtes (Noël, Toussaint, Ascension, Assomption) à 8h30, sur les ondes de Radio
Martinique la 1
ère , la mission de ce service est de rendre l’Eglise et l’Evangile présents
au monde qui nous entoure, en travaillant avec les deux grands acteurs de l’audiovisuel
local : Martinique la \h1
ère et Radio Caraïbe International.
Le Service
des Émissions
Catholiques
sur l’Audiovisuel
Public (SECAP)
une présence forte de l’Eglise dans le monde !
De quelle manière œuvre le SECAP ?
Le Service des Emissions Catholiques sur
l’Audiovisuel Public, ce sont d’abord ses membres :
environ 25 personnes ! Tous ont répondu OUI à
l’appel du Seigneur pour oeuvrer au sein de ce
service de façon missionnaire et professionnelle, tout
en étant bénévoles. De façon missionnaire d’abord,
car il s’agit de témoigner de la foi en Jésus Christ et à
l’enseignement des apôtres, à travers les émissions
dominicales et des retransmissions de messes et
Chemins de Croix, à l’ensemble des personnes
vivant en Martinique et au-delà. C’est-à-dire que
via ces médias, les membres du SECAP s’adressent
directement au parvis : peuple de croyants, non
croyants, ou d’autres confessions religieuses et
spiritualités. Ce qui signifie que le message qui
est transmis, doit l’être de façon accessible à tout
un chacun, sans être aucunement dénaturé. Cela
implique donc, en plus d’être missionnaire, de viser
le professionnalisme dans la façon de communiquer.
C’est pourquoi les membres sont formés de façon
continue aux techniques de communication
actuelles, adaptées aux médias avec lesquels le
SECAP collabore.
Comment est organisé le SECAP ?
Le SECAP est composé de différentes équipes, ayant chacun un
délégué associé à un binôme. Il y a un délégué, Yann Brédas, et un
prêtre accompagnateur, le père Christian Catayée. Chaque équipe
est joignable par le clergé, les responsables de mouvements, les
fidèles, et tout un chacun grâce aux adresses mails dédiées :
équipe « Coordination » : Yann Brédas (coordination.secap@gmail.com)
équipe « Retransmissions » : Serge Jerpan (retransmissions.secap@
gmail.com)
équipe « Magazines » : Geneviève Limier (magazines.secap@gmail.com)
équipe « Secrétariat » : Josiane Jerpan (secretariat.secap@gmail.com)
équipe « Musique » : Mylena Alcindor (musique.secap@gmail.com).
Serge Jerpan
référent équipe Retransmissions
Josiane Jerpan
référente équipe Secrétariat
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 9
L’origine du service, par Christiane Laurier, pilier et membre historique du SECAP
« Comment dire SECAP nouvelle version, sans regarder en arrière, sans penser à hier... Oui, penser à hier nous rappelle père
Lienard, qui le premier a compris comment il était important de faire connaître Jésus à travers son Evangile, à tous ceux qui
sont la voix des gens sans voix... Arrive le père Claude Anglio, le père Gaston Jean-Michel, qui proposent à leur évêque, Mgr
Maurice Marie-Sainte, un projet de faire des émissions en radio et en télé pour que la Parole arrive aux plus éloignés. Ce service
est nommé C.D.R.T. (Comité Diocésain de Radio et Télévision), les premières productions religieuses locales commencent
sur la chaîne O.R.T.F. avec M. Marcel Baudzas et le père Louis Elie. Le père Claude Anglio était alors l’aumônier et le secrétaire
du service... ».
Une nouvelle aventure spirituelle et humaine s'ouvre
à moi pour la Gloire de Dieu. Au départ il ne s'agissait
que d'enregistrements pour le bien de Radio Saint-Louis ;
puis, quelques jours plus tard, le responsable du SECAP, Yann
Brédas, m'offre la possibilité d'intégrer le SECAP. Ainsi, j'entre dans la
grande famille de ce service diocésain qui a aujourd'hui plus de vingt
ans d'existence. Ce qui me plaît, c'est de pouvoir participer à ma bonne
compréhension et à celle des auditeurs de Martinique La 1ère, de l'Evan-
gile du Dimanche. Sur ce média public, il y a tous types d'auditeurs, et il
faut pouvoir susciter leur intérêt, qu'ils soient interpellés p\
ar un mot, un
exemple, une situation. D'une manière générale, leur dire que "l'évangile
n'est pas si loin de leur réalité", et même de notre réalité, et cela c'est
un vrai challenge. C'est une façon pour moi de continuer ma mission
d'évangélisation en Martinique et au-delà de ce territoire.
Je veux rendre grâce à l’Es-
prit Saint d’avoir imaginé et
façonné ce service à travers le
temps, et grâce aux hommes et aux
femmes qui ont dit OUI, et qui continuent à dire
OUI à cette mission, pour que le monde puisse
connaître la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur
Jésus-Christ et la beauté de la vie de l’Eglise
en Martinique. A vous et à vos familles, à nos
collaborateurs dans les médias, aux auditeurs
et téléspectateurs : Bonne année 2020 !
‘‘
Témoignage de Mylena Alcindor, nouvelle venue au sein du SECAP Mot du responsable,
Yann Brédas
Une nouvelle aventure spirituelle et humaine s'ouvre
à moi pour la Gloire de Dieu. Au départ il ne s'agissait
que d'enregistrements pour le bien de Radio Saint-Louis ;
puis, quelques jours plus tard, le responsable du SECAP, Yann
Je veux rendre grâce à l’Es-
prit Saint d’avoir imaginé et
façonné ce service à travers le
temps, et grâce aux hommes et aux
‘‘‘‘‘‘
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 5 janvier 2020 : Epiphanie du Seigneur • 10h : Messe dominicale à la chapelle de la Maison des
Spiritains
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Vendredi 10 janvier :
• Audience solennelle de rentrée à la Cour d’Appel de Fort- de-France
• Messe à l’EHPAD "Le Temps de Vivre" du Carbet
Samedi 11 janvier :
• Messe au couvent de Cluny avec l’APEL et les élèves de la Profession de foi et leurs parents
• "Samedi de la foi" au couvent de Cluny
• 18h : Messe dominicale anticipée à la paroisse de Ste Thérèse
Dimanche 12 janvier :
• 7h30 : Messe dominicale à la chapelle de Volga Plage
• 9h : Messe dominicale à la paroisse de Sainte-Thérèse
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du 13 au 17 janvier :
• Retraite presbytérale au Foyer de Charité Mardi 14 janvier :
Centenaire de la consécration de la
Martinique à Notre-Dame de la Délivrande Pèlerinage de l’ensemble du Presbyterium au Sanctuaire du
Morne-Rouge, en communion avec toutes les paroisses
• 15h : Messe à l'église du Morne-Rouge
Vendredi 17 janvier :
• Conseil épiscopal
• Rencontre avec Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France
Samedi 18 janvier :
• Assemblée synodale des néophytes (adultes baptisés et/ou confirmés depuis 2015)
Du 18 au 19 janvier : Visite pastorale à la paroisse du Vert-Pré Samedi 18 janvier : • 17h : Messe dominicale anticipée à l’église du Vert-Pré
Dimanche 19 janvier :
• 8h : Messe dominicale à l’église du Vert-Pré
Dimanche 19 janvier :
• Rencontre avec les couples animateurs des CPM (Centres de Préparation au Mariage)
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 10
« Nous vivons en \b0\b0 une année exceptionnelle : les 100 ans de la canonisation de Sainte
Marguerite-Marie. A la suite de Sainte-Marguerite-Marie, donnons nos cœurs à Jésus, pour
qu’Il les embrase de nouveau et les rende semblables au sien.
Venez découvrir son Amour passionné pour chacun de nous ».
(Père Benoit Guedas re\bteur du
san\btuaire du Sa\bré-Cœur de Paray le Monial).
«P
uisque dans le Sacré-Cœur
réside le symbole et l'image
sensible de la charité infinie
de Jésus-Christ, charité qui nous pousse
à l'aimer en retour, il est convenable de
nous consacrer à son Cœur très auguste.
Agir ainsi, c'est se donner et se lier à Jésus-
Christ ; car les hommages, les marques de
soumission et de piété que l'on offre au
divin Cœur se rapportent réellement et en
propre au Christ lui-même. » Encyclique
Annum Sacrum du 25 mai 1899 du pape
Léon XIII qui a consacré le genre humain
au Sacré-Cœur de Jésus.
Nous vivons la continuité de Paray Le
Monial, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus
ici en Martinique.
Cet amour passionné du Cœur de Jésus
pour chacun de nous, nous le découvrons
à travers notre « Famille du Sacré-Cœur de
Jésus » qui a pris naissance dans le cœur du
père Pierre Gendron (1975-1991) alors qu’il
était jeune séminariste. Durant son temps
d’adoration devant le Saint-Sacrement le 7
aout 1971, le désir de répandre la dévotion
du Sacré-Cœur de la faire connaître et
aimer de tous par le moyen d’une prière
perpétuelle a brûlé dans son cœur. Cette
prière perpétuelle a débuté par la neuvaine
du 7 au 15 août, en préparation de la fête
de l’Assomption, ainsi la Vierge Marie
était unie intimement à la fondation de ce
mouvement. Le 15 août 1971, la Famille du
Cœur de Jésus a été offerte par un vœu à
Marie pour qu’elle en dispose selon son
cœur. Notre-Dame de l’Assomption est la
patronne de la Famille du Sacré-Cœur de
Jésus.
Aujourd’hui, notre famille spirituelle qui
a pris naissance au Canada est répandue
partout dans le monde, nos livrets de
prières de méditations sont traduits en 39
langues et dialectes. Nous faisons partie
d’un réseau de prière structuré encouragé
par le pape Paul VI et le pape saint Jean-
Paul II
Chez nous sur toute la Martinique, depuis
1978, les membres sont unis dans cette
grande ronde de prière et d’adoration
autour du Sacré-Cœur de Jésus formant
une couronne d’amour pour le Seigneur.
Ils participent activement aux temps
d’adoration de leurs paroisses et autres
manifestations. Des petits groupes de
prières, petites cellules ecclésiales, naissent
et se réunissent régulièrement autour de
la méditation des Saintes Ecritures, de la
spiritualité du Sacré-Cœur de Jésus. Ces
rencontres fraternelles sont enrichissantes
tant sur le plan spirituel que personnel, et nous permettent de répondre à l’appel du
Christ pour être ses témoins dans le monde.
Le saint curé d’Ars disait : « le sacerdoce
c’est l’amour du Cœur de Jésus ».
Nous avons trois temps forts dans l’année
où tous les membres de la Martinique se
retrouvent ensemble :
- Un temps de ressourcement annuel, lors
d’une retraite au foyer de Charité, autour
des enseignements du père E. Aine sur
des thèmes liés au Sacré-Cœur de Jésus ;
- Notre journée de récollection annuelle
priante et festive, qui a réunit cette année
plus de 200 personnes qui ont renouvelé
leur consécration au Sacré-Cœur de Jésus
devant le Saint sacrement ;
- Le pèlerinage diocésain au sanctuaire de
Balata, puis d’autres rencontres et actions
dans les petites familles selon l’Esprit de
Charité.
Nous trouvons notre joie dans le Cœur
de Jésus.
Yolaine Vesanes
Famille du Sacré-Cœur de Jésus
■
La Famille du Sacré- Cœur de Jésus
VIE DU DIOCÈSE
du 5 Janvier 2020 – n° 597
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 11
L
e principe de subsidiarité ap-
partient au socle fondamental
de la pensée sociale chré-
tienne. Son énoncé est simple :
« Donner la responsabilité de ce
qui peut être fait au plus petit ni-
veau d’autorité compétent pour
résoudre le problème ». Joseph
Ratzinger, Instructio de libertate
christiana et liberatione, 22 mars
1986, AAS 79 (1987) 554-599.
L’ICEA veut contribuer à changer
le monde, et pour cela il faut
changer la manière de gérer
son organisation, par exemple
dans le monde de l’entreprise, des associations ou… des
paroisses ! A l’inverse d’une
vision pyramidale et taylorienne
où le sommet de l’organisation
décide de tout, au point de
réduire chacun à un fragment
d’un ensemble pensé plus haut,
la subsidiarité permet à chacun
de prendre ses responsabilités,
de reconnaître ses limites, et de
confier à un échelon supérieur ce
qu’il ne sait pas ou ne peut pas
faire, tout en acceptant un cadre
défini pour que l’ensemble puisse
fonctionner. La subsidiarité a une
fécondité immense car elle parle
au cœur du monde que nous voulons contribuer à construire :
un monde irrigué par une vision
chrétienne de l’homme, où chacun
est acteur et responsable du bien
commun.
ICEA Formation Continue
pro-
posera des formations visant à
développer les compétences dans
divers domaines, mais aussi des
formations certifiantes et diplô-
mantes. Nous offrons essentielle-
ment des formations sur mesure,
en parfaite adéquation avec la
réalité des entreprises, et des
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 12
Visite pastorale de notre évêque, Mgr David Macaire, dans notre paroisse Saint Jean
Baptiste du Vauclin, du \b1 au \b\b \hdécembre \b019.
M
gr Macaire, en venant visiter,
rencontrer, écouter et célébrer
les messes du week-end, a
découvert une paroisse dynamique mais
surtout des jeunes engagés.
À travers cette visite pastorale et à travers
la mobilisation d’une communauté
autour du père Frédéric Essengo,
prêtre administrateur de la paroisse du
Vauclin, c’est Jésus qui est venu visiter
son peuple. Cette visite coïncidait avec
le 4ème dimanche de l’Avent qui nous
faisait entrer dans la famille de Marie et
de Joseph. Dans l’attente du cadeau de
Dieu qui est Jésus.
Le samedi 21 décembre, de 15h à 16h,
l’évêque à fait une rencontre avec les
différents responsables de tous les
mouvements et groupe de jeunes de la
paroisse, à savoir : responsables de la
pastorale des jeunes, du cheminement
et de la post- confirmation. Mgr David a
demandé aux responsables de faire des
propositions sur leur fonctionnement car
la vie d’une paroisse ne doit pas s’arrêter
seulement à la messe : « Quand nous
allons à la messe nous sommes chrétiens,
tandis que lorsque nous n’y allons pas
nous sommes vus autrement… »
La deuxième rencontre s’est déroulée
avec les jeunes adultes de 25 à 35 ans
de la pastorale des jeunes. L’évêque a
découvert des jeunes dynamiques et
engagés mes très soucieux du nombre.
Monseigneur nous a fait comprendre
que ce n’est pas le nombre de jeunes
qui compte, mais plutôt la joie que nous
mettons dans chaque action afin de
transmettre l’amour et la bonne humeur
autour de nous.
Avec la visite pastorale de notre évêque,
notre paroisse Saint Jean Baptiste a
vécu un week-end de grande intensité :
rencontres, célébrations et échanges.
Le dimanche 22 décembre, notre évêque
a effectué sa marche traditionnelle dans le
sentier de la boucle du Vauclin ; cette petite
randonnée lui a permis d’être détendu et
serein pour la messe dominicale.
Durant la journée, il a rencontré Mgr Michel
Méranville, archevêque émérite du
diocèse qui est venu célébrer la messe
d’action de grâce pour ses 60 ans d’ordi-
nation presbytérale.
Pour clôturer sa visite pastorale,
Mgr Macaire a échangé avec les jeunes
de la post confirmation, ainsi que leurs
parents, en présence du père Frédéric.
Notre évêque était très joyeux. La
communauté paroissiale vauclinoise
était émerveillée d’avoir reçu l’évêque
lors de son séjour. « Nou té kontan wè’w
Monsényè !".
Mirenda et Virginia
Pastorale des jeunes du Vauclin
■
Visite pastorale de l’évêque au Vauclin
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 13
Cette session intitulée « L’Eglise en prison », s’est tenue du jeudi \b8 au samedi 30 novembre \b019,
à la Maison de la Conférence des Evêques de France, à Paris. Jean-François Penhouet, prêtre,
aumônier national des prisons a présidé cet évènement. Environ une centaine de participants
autour de l'aumônerie nationale, venus de toutes les aumôneries de la France métropolitaine et
outre-mer, ont travaillé autour de diverses tables rondes en vue de comprendre cette merveilleuse
mission qu’est l’aumônerie de priso\hn.
U
ne session n’est pas seulement
un cycle de formation des
nouveaux aumôniers, mais une
occasion de rencontres, de témoignages,
de partage, une occasion de faire corps,
de se ressourcer, de faire la fête, de prier
ensemble…
Arrivés pour la plupart le mardi 26
novembre en France métropolitaine, les
17 aumôniers des Antilles Guyane de la
Réunion (Martinique et Guadeloupe) et
de la Polynésie Française ont tenu à se
réunir entre eux dans la pension tenue
par les filles de la charité de Saint Vincent
de Paul à Paris, sous la responsabilité de
Sœur Marie Yonide, Aumônier régional
durant deux jours. Ce temps préalable au
SNAP était nécessaire afin de faire plus
ample connaissance entre nous. Cela a
été également un temps de formation
puisque nous avons eu des mini-ateliers
de formation aminés par :
- un prêtre aumônier membre de l’équipe
nationale qui nous a parlé de la mission
de l’aumônier ;
- l’économe national de l’aumônerie, qui nous a expliqué les rouages financiers
de l’aumônerie catholique ;
- un avocat spécialiste du trafic des stupéfiants qui nous a parlé de la
question des « mules » entre la Guyane
et la métropole.
Le SNAP1 a commencé le jeudi 28 novembre
2019, par l’accueil des participants venus
de toute la France. L’aumônier national, le
père Jean-François Penhouet, a ouvert la
session en nous présentant les objectifs de
la session et le cadre institutionnel laïc de
l’intervention de l’aumônerie des prisons.
La journée du 29 novembre a été fructueuse.
Toutes les régions ont partagé sur l'année
écoulée et les difficultés rencontrées.
La première intervention de la journée
a été donnée par le père Dominique
Charles, Op, avec le thème « Pourquoi
l’Eglise en prison ?» qui a invité chacun
d’entre nous à méditer sur son appel. En
milieu de matinée, des spécialistes nous
ont parlé du fonctionnement de l’équipe
d’aumônerie à travers ses membres, les
orientations nationales, diocésaines et le
projet pastoral. En fin de matinée, divers
outils nous ont été présentés comme le site
internet, la lettre mensuelle et les finances.
En début d’après-midi, nous avons travaillé
en petits groupes sur le thème « Qu’est-ce
qu’évangéliser en détention ? ». Puis, les
partenaires institutionnels travaillant
autour de l’aumônerie nous ont été
présentés à travers l’aide à la réinsertion,
les liens avec la famille, l’écoute, l’aide
aux indigents, etc. En début de soirée, des
ateliers participatifs nous ont été proposé
sur des situations et questions très diverses
rencontrées concrètement en détention où
tous les aumôniers régionaux et adjoints
étaient mobilisés. La soirée s’est achevée
par la célébration eucharistique.
La journée du samedi 30 novembre a
commencé par une intervention du père
Jean-Marie Onfray sur l’infraction, la faute
et le pêché suivie de questions-réponses.
Le temps fort de la matinée était un départ
en carrefour de régions pour évaluation
le SNAP avec ses points forts, ses points
faibles, les nouveaux chantiers et nos
attentes. Le SNAP s’est achevé à midi par
les conclusions de l’aumônier national.
En guise de conclusion, nous dirons que
ce dont nous sommes sûr c’est que « nous
voulons secourir, faire quelque chose pour
les gens dans le besoin ; nous voulons
offrir de la consolation à ceux qui sont
dans la peine, soulager la souffrance
de ceux qui sont dans la douleur... Mais
n’oublions pas que ceux qui ont besoin de
notre sollicitude sont en attente de nous
bénir » (du père Henri Nouwen).
■
S ession des nouveaux membres
d ’aumôneries de prison niveau 1
( SNAP1 )
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 14
Père Laurent Sounouvou,
Administrateur de la paroisse du Morne-des-Esses Père Christian Catayée,
Vicaire épiscopal
Père Gaëtan Présent,
Paroisse du Lorrain et du Marigot
Au tout début janvier, on se souhaite une bonne année en
présentant ses voeux pour la nouvelle année.
Mais cette année, ce ne sont pas des voeux
de bonne année que je voudrais souhai-ter mais des voeux de bonne décennie !
Pourquoi pas ? Même si je suis conscient
que bon nombre n’en verront pas le bout....
C’est donc principalement en direction des
jeunes que j’adresse ce t appel : Ne fu yez
pas ! Prenez place pour faire de ces années
20 des années de revitalisation ! Retrouvez la
force de proposition qui devrait vous caractériser.
Ce siècle est le vôtre ! Ne permettez pas qu’on vous le vole.
Surtout à vous jeunes chrétiens : N’ayez pas honte d’une foi
bi-millénaire qui a tou jours su s’adap ter et faire avancer
l’humanité. Que le Seigneur vous donne l’audace et la force
d’agir ! Bonne année et surtout bonne décennie !
Une jeune m’a dit récemment, parlant de sa
vie privée : « En 2020, je veux 20/20 ».
C’est l’espérance de chacun : vivre
une année meilleure que la précé-
dente. Mais souvent, le constat est
autre. Car nous ne maîtrisons pas
tous les éléments de notre vie, et
nos cœurs sont encore l ents à la
conversion.
Dieu nous dit : « en 2020, je veux
20/20. Change ton cœur, je ne veux plus de
religiosité superficielle ». Choisir vraiment le
Christ est le seul moyen d’obtenir le 20/20.
Meilleurs vœux d’amour, de paix et de sainteté
à tous pour cette année 2020.
Abbé Nicolas Challan Belval,
Aumônier des Ecoles Catholiques
« Lorsque les temps furent accomplis,
dit l'Ecriture, le Verbe s'est fait chair
et Il a habité parmi nous ». Pourtant le
monde vit comme si rien n'avait changé.
Les plaisirs, les biens, les honneurs, les
loisirs et même nos métiers semblent être l'essentiel de nos
préoccupations, et nous y consacrons la majeure partie de
notre temps. Mais où en sont notre vie chrétienne et la mise
en pratique de l’Evangile ? Les vœux que je formule pour
chacun et surtout pour les jeunes et les enfants, c'est que
le Christ trouve en tous la place qui lui revient ! Que nos
journées, nos semaines et nos vies s'articulent autour de
la connaissance et de l'amour de Jésus-Christ, la messe du
dimanche et la réception fréquente de l'Eucharistie. Alors
nous verrons que Jésus a « renouvelé la face de la Terre » !
Bonne et Sainte année à tous !
Fils et Filles bien aimés,
2019 s'achève, une nouvelle page
se tourne et une nouvelle s'ouvre.
Je vous souhaite une Excellente
Année remplie de joie, de partages
et d'amitié, de bonheur et d'amour
dans le Seigneur.
Soyez de vrais témoins du Christ,
des disciples missionnaires appelés à
la sainteté.
Que cette Année apporte à tous les chrétiens santé,
bien être, réconfort.et une vie de sainteté. Je vous
souhaite une très belle ANNEE 2020 dans le Seigneur.
Soyez tous bénis.
et Il a habité parmi nous ». Pourtant le
monde vit comme si rien n'avait changé.
Les plaisirs, les biens, les honneurs, les
loisirs et même nos métiers semblent être l'essentiel de nos
Fils et Filles bien aimés,
2019 s'achève, une nouvelle page
se tourne et une nouvelle s'ouvre.
Je vous souhaite une Excellente
Année remplie de joie, de partages
et d'amitié, de bonheur et d'amour
dans le Seigneur.
Soyez de vrais témoins du Christ,
des disciples missionnaires appelés à
la sainteté.
Une jeune m’a dit récemment, parlant de sa
vie privée : « En 2020, je veux 20/20 ».
C’est l’espérance de chacun : vivre
nos cœurs sont encore l ents à la
Dieu nous dit : « en 2020, je veux
20/20. Change ton cœur, je ne veux plus de
présentant ses voeux pour la nouvelle année.
Mais cette année, ce ne sont pas des voeux
de bonne année que je voudrais souhai-
ter mais des voeux de
Pourquoi pas ? Même si je suis conscient
que bon nombre n’en verront pas le bout....
C’est donc principalement en direction des
jeunes que j’adresse ce t appel : Ne fu yez
pas ! Prenez place pour faire de ces années
20 des années de revitalisation ! Retrouvez la
force de proposition qui devrait vous caractériser.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 15
Père Nicaise Ossébi, CFFp
Vicaire de la paroisse de Saint-Christophe Père Énel Constant,
Paroisse des Anses-d’Arlet
Père Joacin Guerrier, Vicaire de la paroisse du Lamentin
A l’aube de cette nouvelle année de
grâce 2020, je rejoins chaque
fidèle lecteur d’Eglise en
Martinique par le cœur et la pensée.
A tous et chacun, je pré-
sente mes vœux de fidélité
au Seigneur et à l’homme ;
l’homme à rencontrer sur le
chemin de l’évangélisation.
Puissent-ils, tous et chacun, accueil-
lir la 20
e année du 3 e millénaire de notre ère
comme le temps favorable pour vivre et conso-
lider, par un engagement sans faille, une Eglise-
Famille de Dieu, véritable lieu d’accueil et de
fraternisation dans la vérité, de réflexion et de
travail dans la synodalité, de partage généreux
et humble de la Parole de Dieu, des bénédictions,
de la joie, du bonheur, de la santé et de la vie
en Christ et avec la Vierge Marie !
En cette nouvelle année de 2020, je viens vous souhaiter la paix, mes\
frères et sœurs. « La paix
soit avec vous » c’est le souhait de Jésus à ses disciples e\
t c’est aussi mon souhait pour vous
et pour le monde. Après la mort de Jésus, ses disciples avaient peur. Peur de se montrer, peur
de dire qu’ils sont des disciples du Christ.
La peur, mes frères et sœurs, est l’un des plus gros démons qui puisse exister. Elle nous empêche
de nous ouvrir aux autres, de faire confiance aux autres et d’avancer à pas sûr. La peur ne favorise
pas notre progression mentale et spirituelle, elle ne favorise pas non plus notre progression matérielle
car elle nous bloque dans notre élan. Elle est l’ennemi du progrès. Pour toutes ces raisons, je crois fermement
que nous avons besoin de recevoir la paix du Christ.
Je souhaite que nous retrouvions la paix intérieure pour cette année 2020, afin que nous puissions grandir spiri-
tuellement. Mes frères et sœurs, nous pouvons avoir cette paix si nous nous laissons guider par la Parole de Dieu,
si nous ouvrons notre cœur pour la recevoir. La paix du Christ nous procurera, la joie, la sérénité et la confiance.
Si nous nous laissons habiter par la paix du Christ, nous pourrons nous aimer les uns les autres sans peur.
Que cette nouvelle année soit pour nous un nouveau départ de paix.\
La paix so\
it avec vous
Vo
eux
Sœurs et frères bien-aimés,
L’année 2019 s’en va avec ses peines, ses soucis et ses joies. Nous voici maintenant au début d’une nouvelle année celle de 2020 qui s’en vient avec ses projets
et ses rêves. Elle est devant nous et c’est l’heure des
nouvelles résolutions surtout pour notre vie spirituelle.
Nous avons là une occasion de nous fixer des objectifs
nouveaux afin de progresser dans notre amour pour Dieu et
notre prochain. Parmi les objectifs à se fixer, je vous demande
de veiller et prier, car « Celui qui prie se sauve, celui ne prie pas se
damne » a dit Saint Alphonse Marie de Liguori, un docteur de l’Eglise.
L’Ecriture nous dit aussi : « Soyez toujours joyeux et ne vous lassez pas
de prier. Rendez grâces en toutes choses, car c'est ce que Dieu attend de
vous dans le Jésus Christ » (1Th 5,16-18). Dieu veut que nous pr\
iions
continuellement et que nous soyons reconnaissants en tout temps, même
dans les moments difficiles de notre vie. Faisons de la prière une priorité
tout au cours de cette nouvelle année, dans notre vie personnelle, dans
nos familles et dans nos paroisses.
Que cette nouvelle année 2020 vous apporte : Paix, joie, santé, réussite et
prospérité que vous méritez en Jésus-Christ. Que les difficultés et dangers
vous soient épargnés. Que le bonheur soit au rendez-vous dans vos cœurs
et dans votre maison.
« Que Dieu vous bénisse abondamment et vous comble de ses grâce\
s »
Bonne et Sainte année 2020 !
Sœurs et frères bien-aimés,
L’année 2019 s’en va avec ses peines, ses soucis et ses
joies. Nous voici maintenant au début d’une nouvelle
année celle de 2020 qui s’en vient avec ses projets
et ses rêves. Elle est devant nous et c’est l’heure des
nouvelles résolutions surtout pour notre vie spirituelle.
Nous avons là une occasion de nous fixer des objectifs
nouveaux afin de progresser dans notre amour pour Dieu et
notre prochain. Parmi les objectifs à se fixer, je vous demande
de veiller et prier, car « Celui qui prie se sauve, celui ne prie pas se
A l’aube de cette nouvelle année de
grâce 2020, je rejoins chaque
fidèle lecteur d’Eglise en
Martinique par le cœur et la
pensée.
A tous et chacun, je pré-
sente mes vœux de fidélité
au Seigneur et à l’homme ;
l’homme à rencontrer sur le
chemin de l’évangélisation.
Puissent-ils, tous et chacun, accueil-
La peur, mes frères et sœurs, est l’un des plus gros démons qui puisse exister. Elle nous empêche
de nous ouvrir aux autres, de faire confiance aux autres et d’avancer à pas sûr. La peur ne favorise
pas notre progression mentale et spirituelle, elle ne favorise pas non plus notre progression matérielle
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 16
Oui le chrétien peut les utiliser, si
ces mots divulguent de l’amour pour
le prochain et son environnement,
et contribuent à la gloire de Dieu
1Co.10,31. Car Jésus dit : « À ceci tous
vous reconnaitront pour mes disciples,
à l’amour que vous aurez les uns pour
les autres » Jn.13,35.
Or ce n’est pas ce que nous remarquons
dans l’utilisation des mots vulgaires.
Ces mots ne sont guère employés pour
aimer, mais pour ridiculiser, banaliser,
détester, se moquer, rabaisser, blesser,
insulter, injurier, haïr, maudire et même
blasphémer. Il s’agit alors de mots
grossiers, de propos outrageants, de
langage haineux et ordurier de plus en
plus répandus. De nos jours, certains
banalisent ces pratiques langagières
déplacées en prétextant de l’évolution
actuelle des normes sociales et de la
mouvance des codes de la politesse.
Les gros mots, les jurons, mettraient
un peu plus de piment dans nos
échanges pour rendre la conversation
plus amusante… ce sont des
transgressions qui aideraient à faire
passer la douleur… ils permettraient
de libérer une tension qui, en d’autres
circonstances, se serait traduite par une
agression physique. Ces grossièretés
seraient ainsi des exutoires de violence.
Mais quelles que soient les raisons
avancées pour justifier l’utilisation de
mots vulgaires souvent grossiers et
injurieux de la personne humaine et
irrespectueux de la création en général,
c’est NON . Un chrétien ne doit pas
utiliser des mots vulgaires qui font du
tort à son prochain ; même quand tout
le monde le fait. D’ailleurs le chrétien
ne suit pas tout le monde, mais le
Christ. Il fait ce que Jésus commande
et non ce que tout le monde fait. Par
son langage, le chrétien accorde de
l’importance à son prochain et à Dieu.
Sa mission est de porter l’Espérance
par l’annonce de la Bonne Nouvelle.
Le chrétien est appelé à bénir à temps
et à contre temps. Et bénir c’est dire
du bien (bene dicere), c’est dire de
bonnes choses, prononcer de bonnes
paroles qui édifient et éclairent la route
du salut.
En sus, le chrétien est appelé à la
sainteté. « Vous donc, soyez parfaits
comme votre Père céleste est parfait »
Mt.5,48. Celui qui est sur le chemin de
la sainteté incarne la paix et inspire
le bonheur. La violence verbale, les
imprécations et le langage grossier
quant à eux, sont des malédictions
qui blessent et condamnent.
Par ailleurs, la plupart de nos gros mots
surtout en créole, renvoie à nos mamans
ou à une partie de leur corps. Et
cela ne saurait être banal.
Jésus doit être bien triste
de toutes ces grossièretés
qui se racontent sur
nos géniteurs en
l’occurrence nos
mamans. D’autant qu’il
en a aussi une.
L’ami du Christ évite
les mots vulgaires, car
ils sont indélicats, crus et
impolis. Quand on
aime, on respecte.
D’ailleurs il ne
nous viendrait
jamais à l’esprit
d’être vulgaire
à un entretien
d’embauche ou à un
oral d’examen.
Jésus a dit : « ce que dit la bouche, c’est
ce qui déborde du cœur » Mt.12,34b.
Alors si de ton cœur jaillissent des
propos légers, bas, infamants,
discriminatoires et humiliants, reviens
à Jésus et accepte son Esprit. Car « voici
le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix,
patience, bonté, bienveillance, fidélité,
douceur et maîtrise de soi ». Ga.5,22-23
Que nous soyons enfants, jeunes ou
adultes, aucune parole mauvaise ne
doit sortir de notre bouche ; mais, s’il
en est besoin, que ce soit une parole
bonne et constructive, profitable à ceux
qui nous écoutent. (cf. Ep.4,29)
Père Sosthène Godjo,
Curé du Lorrain et de Marigot
■
impolis. Quand on
aime, on respecte.
d’être vulgaire
à un entretien
d’embauche ou à un
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
Un chrétien peut-il utiliser des mots
vulgaires quand tout le monde le fait ?
‘‘
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 17
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597 18
Pour consulter le site Web d’ECCLESIA'M 2020 ! : http://www.ecclesiam2020.fr
E CCLESIA 'M 2020 !
La Foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend
vient de la parole du Christ (Rom 10, 17)
La Communauté Vie et PARTAGE
t’invite à des temps d’évangélisation
avec le Père Antony PARANKIMALIL
à l’Eglise d’Emmaüs
Au programme
Louange, Témoignage, Enseignement, Adoration
Lundi 13 Janvier 2020
Tout Public
Mardi 14 Janvier
Pastorale des Hommes
Mercredi 15 /01/20
Tout Public
Info line : 06 96 40 97 77 - Mail : martiniquevieetpartage@gmail.com
En pleine période de la révision de la loi
bioéthique, prenons le temps de réfléchir à ce
qui donne sens à la vie.
Alliance VITA lance une nouvelle session de
l’Université de la vie, son cycle de formation
bioéthique, du vendredi 17 janvier au vendredi
7 février 2020, sur le thème : « QUEL SENS A
LA VIE ? ».
Le thème sera abordé avec l’approche spécifique
d’Alliance VITA, nourrie de l’expérience de ses services
d’écoute des personnes confrontées aux épreuves de
début ou de fin de vie, et de son travail de sensibilisation
du public et des politiques.
Comment se situer, endurer, progresser, prendre sa
place ? Autant de questions qui seront abordées dans
les exposés, témoignages et débats. Interviendront, notamment,
Tugdual DERVILLE,
Blanche STREB (auteur de
Éclats de vie ) ainsi que
de nombreuses personnalités comme Jean-Guilhem
Xerri (auteur de
Prenez soin de votre âme ), Gilles
Hériard Dubreuil, co-initiateur du Courant pour
une écologie humaine, Esther Pivet (spécialiste de
la question du genre), Yves Meaudre (ancien vice-
président des Enfants du Mékong et grand prix des
droits de l’homme) et d’autres surprises…
Ouverte à tous, cette formation, donnée en direct à Paris
du 13 janvier au 3 février 2020, retransmise dans plus
de 150 villes en France et à l’étranger, sera proposée en
décalé en Martinique. Elle aura donc lieu les vendredis
17, 24, 31 janvier et 7 février 2020, de 19h30 à 21h30 à
la Villa FL, Lotissement Les Hauts de Californie, 97232
Le Lamentin.
Vous y êtes tous chaleureusement invités, que vous
ayez déjà participé à un cycle de l’Université de la V\
ie
ou non.
Inscriptions sur www.universitedelavie.fr
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 5 Janvier 2020 – n° 597
Une histoire à sui\gvre …
Gab Kingsley
Lorsque leur père avait été
embarqué, Gab se souvint avoir tenu
fermement la main d’Isiah, tandis
que leur mère implorait les policiers
de ne pas emmener son époux.
Clamant son innocence, même si
au fond d’elle-même, elle savait qu’il
était coupable … Gab avait treize
ans à cet e époque, le même âge
qu’Isiah aujourd’hui.
- Humph… qu’est-ce que tu fais là ? …
f t Isiah en ouvrant les yeux, Maman
s’est beaucoup inquiétée…
- Chuuut… je sais, répondit Gab
en venant ébourif er les cheveux
d’Isiah.
- Naaan… protesta Isiah en poussant
sa main.
- C’est bon, j’ai compris, dit Gab en riant.
- Qu’est-ce que tu veux ? dit Isiah.
- Je passais simplement dire bonjour à mon frangin, sourit Gab.
- Mouai … lâcha Isiah incrédule.
- Bon ok … je voulais me tirer en passant par ta fenêtre … avoua Gab.
- Tu vas faire une fugue ! s’exclama Isiah.
- Non ! Bien sûr que non ! s’empressa
de répondre Gab, je dois simplement
aller parler à un ami.
- Tu ne peux pas passer par la porte d’entrée, comme tout le monde ? f t
Isiah en se retournant dans son lit.
- Ça ne durera pas longtemps, et je ne veux pas que maman s’inquiète …
- Pf f… de toute façon tu l’aurais fait sans mon accord, râla Isiah.
- C’est pas vrai, sourit Gab. - C’est bon, vas-y … déclara Isiah, mais
t’as intérêt à être de retour avant
9h, parce que passé ce délai, je ne te
couvre plus.
- Promis ! lança Gab en ouvrant la
fenêtre.
Une fois dehors, Gab couvrit sa
tête avec la capuche de son sweat-
shirt af n de passer inaperçu. Puis il
parcourut tranquillement les pâtés
de maison, jusqu’à celle de son ami
Jo.
- Hey Jo ! l’appela-t-il une fois devant la porte.
Gab tambourina à la porte, et il
entendit aussitôt la voix de Jo,
répondre depuis l’intérieur.
- Oh ! C’est toi Gab ?
- Euh … Oui …
- Qu’est ce qui te prend de frapper comme ça à la porte ! J’ai cru que
c’était les f ics !
- Ah … ben, désolé …
Jo ne répondit rien et alla ouvrir à
Gab d’un pas traînant.
- Ok bro, tu avais un truc important à me dire ? dit Jo, parce que je ne suis
pas seul là.
- J’avais juste … at ends ! Tu as dit «pas seul » ?
- Oui.
- C’est Jessica ?
- Petit, ça ne te regarde pas …
- D’accord, d’accord… je repasserai plus tard …
Jo hocha simplement la tête, avant
de rentrer de nouveau, laissant alors
Gab seul, devant la porte maintenant
close. L’adolescent poussa alors un soupir d’abat ement, avant de
s’éloigner de la maison de Jo. Il traîna
alors dans les quartiers, le front bas,
les mains dans ses poches, sans but
particulier. Lorsqu’il entendit une
voix qui lui était familière.
- Mais non, t'inquiète ! on te protègera…
Un frisson parcouru soudainement
Gab lorsqu’il reconnut la voix de
Spider. L’adolescent se cacha alors
furtivement derrière un fourgon de
déménagement pour épier la scène.
Spider se tenait sous un porche,
encadré de deux autres individus,
tout aussi inquiétants. Et l’homme
au tatouage d’araignée parlait à un
autre homme qui tenait sa porte
entrouverte, sans pour autant
sortir véritablement.
- Alors, dis-moi de qui il s’agit ? demanda Spider en allumant une
cigaret e.
- Je … je ne sais pas …
Spider eut un rictus, et passa une
main dans ses cheveux noirs qui lui
fouet aient le visage, avant de sortir
brusquement une arme à feu.
- Je te laisse une dernière chance Chad…
- M… mais Spider… je ne sais rien, je te jure …
Spider baissa son arme et dit alors
aux types qui l’accompagnaient :
- Embarquez le !
de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)
Une histoire à sui\gvre …
Chers lecteurs,
nous retrouvons
la suite de l’histoire dans le prochain numéro
Coin Jeunesse
8ème partie (suite)
Gab observait pensif le visage aux traits détendus de son frère, et la quiétude qui en émanait, lui
renvoya ses rêves et ses espoirs blessés.
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Baptême du Seigneur
Dimanche 12 janvie\Sr 2020
‘‘ En Lui j'ai mis tout mon amour ’’
