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E g lise en MARTINIQUE M e voici ! N° 599 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 2 FÉVRIER 2020 Hommage au père Filopon Fr Rémy, moine bénédictin de Terreville Dossier : La Vie consacrée A paraître : Histoire de l’anti-esclavagisme catholique en Martinique Le Synode des Néophytes

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EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 163 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com 222 A ujourd’hui, l’Église célèbre la Présentation du Seigne\ ur au Temple, aussi appelée la Chandeleur ; c’est la fête de la « lumière qui se révèle aux nations ». Elle clôt le temps de Noël. Ce 2 février est également la Journée de la vie consacrée, i\ nitiée en 1997 par le pape Jean-Paul II. C’est la fête de ces hommes et de ces femmes qui, inspirés par le don du Christ, ont fait le choix de tout abandonner pour marcher à sa suite. Rendons grâce à Dieu pour tous ces fidèles disciples. Comme nous l’affirme le pape François dans son homélie pour la Journée de la vie consacrée, « Dieu nous appelle à la rencon\ tre à travers la fidélité à des choses concrètes : la P rière quotidienne, la Messe, la Confession, une vraie Charité, la Parole de Dieu chaque jour ». N’est-ce pas vers ces « choses concrètes » que notre Archevê\ que souhaite orienter les néophytes ayant reçu les sacrements de l’Initiation chrétienne, ou qui sont en cheminement ? Il les a réunis, en effet, le 18 janvier dernier, au Palais des Sports du Morne-Rouge, et leur a affirmé que « Le Seigneur appelle chacun par son nom, qui que nous soyons. Aucun n’est vraiment digne, mais par notre baptême nous avons tous la dignité d’enfants de Dieu ; par notre confirmation, nous sommes tous envoyés ». Nous avons déjà ainsi des éléments de réponse à la question posée dans la rubrique «An tchè Légliz-la : « Célibataire, ent\ re les familles et les consacrés, ai-je ma place dans l’Eglise ? ». Le clergé de Martinique a effectué sa retraite annuelle au Foyer de Charité de Trinité, du lundi 13 au vendredi 17 janvier 2020. Le prédicateur était un des leurs, le Délégué de l’\ évêque à la Formation de notre diocèse. « Nous sommes tous invités \ à rester fidèles à Notre Dieu, en étant authentiques », telle \ est la conclusion du compte-rendu de ce temps fort qui nous est livrée. Retrouvez dans cette édition, une interview d’Annick François- Haugrin, historienne et généalogiste, relative à la présenta\ tion du livre sur l’Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique. Ce livre paru le 8 février 2020, en la fête de sainte Joséphine Bakhita, fait suite aux conférences et rencontres de prière organisées e\ ntre le 8 février et le 22 mai 2018, à l’occasion du 170 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage (1848-2018). Dieu libère ceux qui se consacrent à Lui, et offre à tous le Sa\ lut. Jésus présenté au Temple, ouvre un chemin de libération à l’humanité. Ne restons donc pas centrés sur nous-mêmes ! Laissons-nous guider par l’Esprit-Saint. Que notre route soit éclairée par Jésus, la Vraie Lumière, pour cette année 2020 ! Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL 33 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE\C • La Parole Dominicale •   Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés,  ai-je ma place dans l’Eglise ? •  Les enjeux de la\n vie consacrée en Mar\binique •  Fra\berni\bé des Pe\bi\bes Sœurs de Jésus :  les pe\bi\bes sœurs qui\b\ben\b le Carbe\b •  Le\b\bre à une jeune fi  lle  s’in\berrogean\b  sur sa voca\bion • Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be) • Les grands Rendez-vous 2020 (sui\be) • Rassemblemen\b synodal des néo\nphy\bes • Re\brai\be du clergé de la Mar\binique \n •  Les Samedis du Cen\b\nre de Prépara\bion  au Mariage (CPM) •  En marche pour une civilis\na\bion de l’Amour   avec Parlez-moi d’Amour (PMDA • ICEA •  His\boire de l'an\bi-esclavagisme ca\bholique  en Mar\binique - Une \nin\berview  de M me Annick François-Haugrin • Bible En Nous •  La parabole des lune\b\bes rondes •   Homélie du Sain\b-Pèr\ne pour  la Journée mondiale de la vie consacrée 2222 3333 4 5 6 7 8 9 10 12 11 13 14 15 15 MÉDIAS 19 • Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be)• Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be) COIN JEUNESSE  18 •   Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés, •   Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés,  AN TC\bÈ LÉGLIZ-LA 17 1414 Dossier  :   LA VIE CONSACRÉE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 3 U n homme se vit, un jour,  prescrire des lunettes  par son médecin. Si les  corrections et les détails techniques  incombaient aux spécialistes, la  dimension esthétique du nouvel  outil était de son ressort. Cet homme  était un religieux. Il opta pour  une paire de lunettes rondes…  Rondes comme celles du pape  Pie XII, rondes comme celles du  père Lagrange, de saint Maximilien  Kolbe, ou, certainement, de saint  Thomas d’Aquin, bref rondes…   L’affaire ne fut pas aisée ! Les  lunettes rondes n’étaient plus (mais  alors plus du tout !) à la mode !  Les  opticiens, d’abord incrédules puis  abasourdis, tentaient, à chaque  nouvelle paire, de le convaincre de  changer, de prendre des lunettes  carrées… On pouvait peut-être  lui arrondir les angles !? Les  esthètes et autres modistes qu’il  rencontrait évaluaient la forme  de son visage, la tendance ou la  mode et tentaient de lui faire faire  un autre choix. Mais lui refusa  tout compromis ! De guerre lasse,  les vendeurs finissaient, après  avoir feuilleté en vain mille- et-un catalogues, par dénicher,  dans le fond d’un tiroir d’une  arrière-boutique, une monture,  certes "mathusalémienne", mais… ronde ! Ronde, comme celle de  Pie XII ou du P. Lagrange… ! Démodé pendant quelques années,  quelle ne fut pas la surprise du bon  frère de voir apparaître, sur le nez  des personnes les plus élégantes du  moment, des lunettes qui n’étaient  plus tout a fait carrées. Puis, le  temps arrangeant les choses, tout  le monde se mit à « s’arrondir »…  je parle bien sûr des porteurs de  lunettes… ou, plutôt, des lunettes  elles-mêmes ! Si bien qu’au bout du  compte notre religieux à lunettes  se trouva… à la mode. Oui, à la  mode ! avec ses lunettes qu’il avait  conservées quand tous les autres  les rejetaient, ses lunettes rondes  comme celles de saint Maximilien  ou de saint Thomas…   Cette parabole des lunettes rondes  est celle de notre foi en ce début de  XXI e siècle si peu catholique. L’Eglise  est comme ces lunettes rondes :  elle n’est pas (mais alors pas du  tout !) à la mode. Nos principes et  nos convictions ne correspondent  pas à la façon de penser en vogue.  Nos pratiques et nos dogmes  paraissent vieillots, désuets, out- of-date, définitivement rangés  au placard des arrière-boutiques  des doctrines les plus piteuses et  moyenâgeuses. Notre discours moral, sans  compromis, notamment sur la  sexualité ou la conjugalité, la  liturgie de nos assemblées ou la  structure masculine de notre clergé  sont loin des religions à la mode.  Les gens n’entendent pas la liberté  quand nous invoquons la fidélité  absolue ; ils ne voient ni joie, ni  consolation dans les célébrations  rituelles des sacrements qui  procurent pourtant le salut de  Dieu ; les foules ne ressentent  pas la fraternité dans le rapport  paternel aux pasteurs ;  notre  engagement dans la société  semble manquer de radicalité, de  violence, de virilité pour défendre  une certaine idée de Dieu ou  du monde. Pour les personnes  fragilisées, nous sommes peu  crédibles. En nous revendiquant  non-violents, nous paraissons aussi  niais qu’incapables de changer le  monde.   Cependant, comme pour les  lunettes, le temps arrangera les  choses : ce monde qui expérimente  les pratiques libertaires connaîtra  bientôt la frustration, s’ennuiera  des célébrations religieuses sans  présence réelle, sera las de se jeter  au pied de gourous qui n’ont rien  d’autre à donner qu’eux-mêmes !  La pauvreté naïve de l’Eglise  révélera la vérité farouche de son  message et manifestera sa mission  anti-système et révolutionnaire !   Elle seule n’aura pas hurlé avec  les loups ou, plutôt, bêlé avec les  moutons ! Alors, on se mettra à  arrondir les angles des opinions  anti-catholiques ; et nous, qui  avons conservé la foi quand tous  les autres la rejetaient, nous  serons… à la mode. Oui, à la mode  et catholiques comme Pie XII,  comme le père Lagrange, saint  Maximilien Kolbe et saint Thomas  d’Aquin ! + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ MOT DE L’ÉVÊQUE La parabole des lunettes rondes

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 4 EGLISE UNIVERSELLE\n A ujourd’hui la Liturgie montre  Jésus qui va à la rencontre  de son peuple. C’est la  fête de la rencontre : la nouveauté  de l’Enfant rencontre la tradition  du temple ; la promesse trouve un  accomplissement ; Marie et Joseph,  jeunes, rencontrent Syméon et Anne  âgés. Tout, en somme, se rencontre  quand arrive Jésus. […] L’Evangile nous dit aussi que  la rencontre de Dieu avec  son peuple a un début et  un objectif. Elle commence  par l’appel au temple et elle  aboutit à la vision dans le  temple. L’appel est double. Il  y a un premier appel « ce qui  est écrit dans la Loi ». C’est celui  de Joseph et Marie qui vont au  temple pour accomplir ce que la Loi  prescrit. Le texte le souligne presque  comme un refrain, bien quatre fois.  Ce n’est pas une contrainte :[…] ils  viennent pour répondre à l’appel de  Dieu. Ensuite il y a un second appel,  selon l’Esprit. C’est celui de Syméon et  Anne. Cela aussi est mis en évidence  avec insistance : par trois fois, au sujet  de Syméon, on parle de l’Esprit Saint et  on termine avec la prophétesse Anne  qui, inspirée, loue Dieu. Ce double  appel, de la Loi et de l’Esprit, que dit-il  à notre vie spirituelle et à notre vie  consacrée ? Que tous nous sommes  appelés à une double obéissance : à  la loi – dans le sens de ce qui donne  bon ordre à la vie – et à l’Esprit, qui fait  des choses nouvelles dans la vie. Ainsi  naît la rencontre avec le Seigneur :  l’Esprit révèle le Seigneur, mais pour  l’accueillir il faut la constance fidèle de  chaque jour. Même les charismes les  plus grands, sans une vie ordonnée,  ne portent pas de fruit. D’autre part,  les meilleures règles ne suffisent pas  sans la nouveauté de l’Esprit : loi et  Esprit vont ensemble. Pour mieux comprendre cet appel  que nous voyons aujourd’hui dans  les premiers jours de vie de Jésus  au temple, nous pouvons aller aux  premiers jours de son ministère public,  à Cana, où il transforme l’eau en vin.  Là aussi, il y a un appel à l’obéissance,  avec Marie qui dit : « Tout ce qu’il [Jésus]  vous dira, faites-le ». Tout. Et Jésus  demande une chose particulière ;  […] il demande une chose concrète  et exigeante. Il demande de remplir  six grandes amphores de pierre pour  la purification rituelle, qui rappellent  la Loi.[…] C’est ainsi pour nous : Dieu  nous appelle à la rencontre à travers  la fidélité à des choses concrètes :  la prière quotidienne, la Messe,  la Confession, une vraie charité, la  Parole de Dieu chaque jour. Choses  concrètes, comme dans la vie  consacrée, l’obéissance au Supérieur  et aux Règles.[…] La rencontre qui naît de l’appel,  culmine dans la vision. Syméon dit :  «Mes yeux ont vu le salut». Il voit  l’Enfant et il voit le salut. Il ne voit  pas le Messie qui accomplit des  prodiges, mais un petit enfant.  Il ne voit pas quelque chose  d’extraordinaire, mais Jésus  avec ses parents, qui portent  au temple deux tourterelles  et deux colombes, c’est-à-dire  l’offrande la plus humble.  Syméon voit la simplicité de  Dieu et accueille sa présence.  Il ne cherche pas autre chose,  il ne demande pas et ne veut  pas davantage, il lui suffit de voir  l’Enfant et de le prendre dans ses  bras : « nunc dimittis, maintenant tu  peux me laisser m’en aller ». Dieu lui  suffit comme il est. En Lui, il trouve le  sens ultime de sa vie. C’est la vision de  la vie consacrée, une vision simple et  prophétique, où on tient le Seigneur  devant les yeux et entre les bras, et  rien d’autre ne sert. La vie c’est Lui,  l’espérance c’est Lui, l’avenir c’est  Lui. La vie consacrée est cette vision  prophétique dans L'Eglise : c’est un  regard qui voit Dieu présent dans le  monde, même si beaucoup ne s’en  aperçoivent pas ; c’est une voix qui dit :  “Dieu suffit, le reste passe” ; c’est une  louange qui jaillit malgré tout, comme  le montre la prophétesse Anne.[…] Voilà la vie consacrée : louange qui  donne joie au peuple de Dieu, vision  prophétique qui révèle ce qui compte. […] François  ■ Samedi 2 février 2019 Homélie du Saint-Père pour la Journée mondiale de la vie consacrée du temple ; la promesse trouve un  accomplissement ; Marie et Joseph,  jeunes, rencontrent Syméon et Anne  âgés. Tout, en somme, se rencontre  L’Evangile nous dit aussi que  y a un premier appel « ce qui  est écrit dans la Loi ». C’est celui  de Joseph et Marie qui vont au  temple pour accomplir ce que la Loi  prescrit. Le texte le souligne presque  comme un refrain, bien quatre fois.  Ce n’est pas une contrainte :[…] ils  culmine dans la vision. Syméon dit :  «Mes yeux ont vu le salut». Il voit  l’Enfant et il voit le salut. Il ne voit  pas le Messie qui accomplit des  prodiges, mais un petit enfant.  Il ne voit pas quelque chose  d’extraordinaire, mais Jésus  Il ne cherche pas autre chose,  il ne demande pas et ne veut  pas davantage, il lui suffit de voir  l’Enfant et de le prendre dans ses  bras : «  peux me laisser m’en aller ». Dieu lui  suffit comme il est. En Lui, il trouve le 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 55 Dimanche 2 février 2\b2\b la P arole  Dominicale Présentation du Seigneur au Temple - Année A L e témoignage du vieillard Syméon  que nous rapporte l’évangile de ce  dimanche (Luc 2, 22-40) peut nous  aider à relever le défi missionnaire de notre  temps « porter Jésus au monde ». Trois  mots résument l’essentiel du message :  préparation, accueil et annonce, sans  oublier que le principal acteur de la mission  est l’Esprit saint. Celui qui veut annoncer la  Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est alors  invité à donner des témoignages vivants  de la façon d’être en relation avec Dieu,  selon ce que nous révèlent ces expressions  dans le cadre de notre méditation.  Il est important de constater dès le début  que Syméon est un homme de l’Esprit  Saint. Avant même de prendre l’Enfant  Jésus dans ses bras, l’Esprit Saint était  déjà bien à l’œuvre dans la vie de notre  personnage : « l’Esprit Saint était sur lui,  l'Esprit lui avait révélé, Il était poussé  par l’Esprit saint… ». Syméon était donc  dans une parfaite relation d’intimité, de  confidence, d’obéissance et d’abandon  à l’Esprit saint qui le préparait et le  prédisposait à se présenter à Jésus au  Temple, le lieu de la rencontre entre Dieu  et son peuple qui y vient pour apporter  son offrande. C’est bien dans ce lieu où  le Seigneur a choisi de présenter aussi  son offrande de paix et de lumière pour  l’humanité en la personne de son fils  Jésus, à travers les paroles inspirées de  l’Esprit Saint de Syméon. D’où le nom  « Présentation de Jésus au Temple » qu’a  pris cette fête depuis 1967.  Notons aussi que l’Esprit Saint a permis  à Syméon de faire la démarche vers  le Temple, une attitude qui invite à  l’ouverture à Dieu, et par évidence  aux autres personnes se trouvant au  même endroit pour la même occasion.  Le témoignage de Syméon rappelle  que la relation avec Dieu ne se réduit  pas à sa dimension personnelle, voire  individuelle, elle nous invite toujours à  savoir composer avec la communauté  qui nous accompagne dans notre  cheminement.  Nous voyons que Syméon ne se contente  pas uniquement de rencontrer et voir le  Sauveur, il va l’accueillir en le prenant  dans ses bras. C’est une attitude  salutaire attendue de l’Homme dans ses  ténèbres, invité à choisir Dieu pour père  et Jésus pour frère, face au mystère de  l’incarnation que nous a essentiellement  rappelé la fête de Noël « Mais à tous ceux  qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de  devenir enfants de Dieu… »  (Jn 1, 12).  Dans l’expérience du vieillard Syméon,  l’accueil de Jésus transforme, il donne la  paix et la joie du cœur ainsi que l’envie de  bénir Dieu, chasse toute peur même celle  de la mort qui empêche parfois d’avancer :  « Maintenant, Souverain Maître, tu peux,  selon ta parole, laisser ton serviteur s'en  aller en paix » (Lc 2, 29).  Il y a quelques semaines, nous avons fêté  la nouvelle année 2020. Cela signifie aussi  qu’il y a environ 2020 ans que Jésus est  entré dans notre histoire. Environ 2020 ans  de saints combats pour la vie, la justice, la  paix l’amour, l’espérance et bien d’autres  valeurs évangéliques qui nous élèvent  à notre véritable dignité. Des combats  commencés par Jésus lui-même en en  payant par sa propre vie, car il n’a jamais  été accueilli par tous comme le messie :  « la lumière luit dans les ténèbres et les  ténèbres ne l'ont pas saisie » (Jn 1, 5).   Beaucoup de ses disciples ont suivi ses  pas étant maltraités et parfois tués pour la  même cause.  Jusqu'à aujourd'hui encore,  nombreuses sont les personnes qui se  dévouent en offrant leur existence afin  de porter Jésus paix et lumière au monde,  même si ce dernier semble de plus en plus  indifférent à tout ce qu’on dit et fait au nom  de Jésus. Sans être trop pessimiste, fort est  de constater parfois avec tristesse que la  société continue avec violence à mettre  à l’écart Dieu et la religion comme si les  nombreux sacrifices et efforts déployés  depuis plus de 2000 ans n’avaient jamais  été suffisants.  Une chose est sûre, cela  ne vient pas uniquement de l’hostilité  du monde au message évangélique,  mais parfois aussi de la responsabilité  spirituelle personnelle et communautaire  des baptisés et de ceux qui se disent  chrétiens et qui sont sensés porter Jésus  en eux sous la conduite de l’Esprit Saint.  En vue d’un témoignage plus vivant et  efficace de disciples missionnaires de  Jésus, nous sommes donc invités à nous  laisser interpeller constamment par la  Parole de Dieu et son Esprit Saint qui  renouvèle nos façons d’accueillir et de  proposer Jésus à nos contemporains.  Dans notre vie de foi : Quelle place  accordons-nous à l’Esprit Saint ? Ouvrons- nous davantage à la foi vécue en famille,  en communauté et en Eglise ? Prenons- nous le temps de nous préparer lorsqu’il  s’agit de venir à Jésus ou de lui rendre  service ? Ayons-nous le désir et la joie  de porter Jésus en toute circonstance ?       Père Lucianno Rinasoa CSSp.,  Curé de De Briant  ■ Malachie 3,1-4   •\2   Psaume 23   •   Hébreu\b 2,14-18   •   L\2uc 2,22-40 LITURGIE  Le Vieillard Syméon, un modèle pour l’évangélisation

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 6 CENTRE DE PREPARATION AU MARIAGE SCOUTS ET GUIDES EN \2MARTINIQUE   ENTREPRENEURS ET  DIRIGEANTS CHRÉTIENS\2 (EDC) Date de l’évènement Evènement Lieu 15 et 16 février Week-end des fi  ancés – 15 mars Récollection de carême – 18 avril Les Samedis du CPM  Couvent de  Cluny Chantier n° 5 : Soigner et délivrer les âmes Avec la Communauté du Chemin Neuf Temps de guérison 16 février De 15h à 18h, église de Ste Anne 1 er mars De 15h à 18h, église du Lorrain 22 mai De 15h à 18h, église de Coridon Chantier n° 5 (bis) : Santé & Bien-Être 9 février Dimanche de la santé En paroisse avec  la Pastorale de la santé Du 18 au 21 avril "Agir pour la terre" :  Conférence avec le chantier n°4 Les  établissements  d’enseignement  catholique  28 mai "Petit Jardinier du Bon  Dieu" en fête Ensemble scolaire  St Jean-Paul II -  L'Espérance Du 29 au 30 août Marche nocturne :  "En chemin vers N-D  de la Délivrande"  avec le chantier n° 3 -   Pastorale des jeunes Arrivée  au Morne-Rouge 1er mars Fête de  Baden Powell Schœlcher  Du 20 au 22 marsAssises nationales  des EDC Montpellier LE CHANTIER 5    Les grands Rendez-vous de l’année Les grands RendezLes grands Rendez VIE DU DIOCÈSE (suite) (suite) 2020

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 7 Le samedi 18 janvier 2020, notre archevêque Mgr David Macaire qui avait eu le souhait  de  rencontrer  tous  les  néophytes  adultes  ayant  reçu  les  sacrements  de  l’Initiation  chrétienne depuis 2015, ainsi que ceu\b en cours de cheminement, a eu l’immense joie  d’accueillir plus de 350 hommes, femmes, jeunes et moins jeunes qui ont répondu avec  enthousiasme à son\2 invitation. C ’est la commune du Morne- Rouge qui a été choisie par  l’évêque pour cet évènement,  et M me le  Maire a mis à disposition du  Service Diocésain du Catéchuménat le  hall des sports de la commune. La journée a débuté dès 8h par l’accueil  à l’église, suivi à 8h30 par la messe  présidée par Mgr Macaire, qui était  entouré des pères Gérard Nison et  Jozef Nowak. Notons la présence des  religieuses dominicaines de Notre-Dame   de la Délivrande. La célébration a été animée par la jeune  chanteuse Agnès Michel. Elle a, par sa voix  et les chants choisis pour la circonstance,  réjouit le cœur de l’assemblée. Dans son homélie sur l’évangile du jour «  l’appel de Lévi », Mgr David a insisté sur  le fait que le Seigneur appelle chacun  par son nom, qui que nous soyons.  Aucun n’est vraiment digne, mais par  notre baptême nous avons tous la dignité  d’enfants de Dieu, par notre confirmation,  nous sommes tous envoyés. Ce qu’il  y a de pauvre dans le monde, voilà ce  que Dieu choisit. Jésus n’est pas venu  pour les bien portants, mais pour les  malades, les pauvres, ceux qui passent  aux yeux des hommes comme indignes  tels : Lévi, Zachée, Marie-Madeleine, la  Samaritaine… A l’issue de la messe, nous nous  sommes dirigés vers le hall des  sports pour le déroulement de la  journée : Temps festif de louanges,  entrecoupé de jeux, de témoignages  et de carrefours de réflexion… Quatre jeunes ont répondu sponta- nément à notre sollicitation pour  l’animation musicale, Agnès accom- pagnée de Thaïs, post-confirmée de  2019, ont animé avec brio la partie  chants. Pour l’animation des jeux,  carrefours, mise en train, Sarodja nous  a scotchés par son dynamisme, et sa  joie communicative, Tatiana, néophyte  de la promotion 2017, nous a introduits  dans la prière par un chant d’action de  grâce avant le témoignage émouvant  d’Annick, néophyte elle aussi de la  même promotion. Intervention de Monseigneur qui a  exprimé aux néophytes sa joie d’être  avec eux en ce jour, dans cette commune  qui est la sienne, son église Notre-Dame  de la Délivrande où il a été catéchisé,  confirmé et a reçu l’appel du Seigneur à  l’âge de 12 ans. L’émotion de l’assemblée  était palpable lorsqu’il a fait un clin d’œil  à son homélie deux heures avant, où il  nous parlait de l’appel du Seigneur.    Dans l’après-midi : Temps de questions  libres avec l’évêque sur des thèmes  variés et d’actualité, l’envoi officiel en  mission pour Franck, confirmé en 2018,  le témoignage de Jacky, membre du  Service Diocésain du Catéchuménat et  ancien catéchumène, un temps de prière  et de chant d’action de grâce avant la  bénédiction finale. Le catéchuménat est une chance et un  cadeau pour l’Eglise, et chacun de nous  est appelé à être un (une) aîné(e) dans  la foi pour ces chercheurs de Dieu que  sont les catéchumènes. Le résultat des réflexions de l'Assemblée sera communiqué ultérieurement dans un prochain numéro d'Eglise en Martinique. Service Diocésain du catéchuménat  ■ R assemblement synodal des néophytes ÉGLISE EN MARTINIQUE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 8 Comme de coutume,  l’Evêque, les prêtres et  les  diacres  du  Diocèse de Martinique se  sont retrouvés, du lundi 13 au vendredi 17 janvier 2020, au Foyer de charité de Trinité,  pour leur retraite annuelle. « A la découverte des Patriarches » peut bien résumer le  thème de cette retraite spirituelle. Deu\b particularit\2és méritent d’être relevées.  D ’abord, le Prédicateur de  ladite retraite n’est pas venu  d’ailleurs. C’est un fils de l’île  qui a eu l’immense joie de nourrir  spirituellement ses frères : Evêque,  prêtres et diacres. Père Hugues Lafine,  puisqu’il s’agit de lui, a aidé ses frères  à revisiter, particulièrement, trois  Patriarches : Abraham, Isaac et Jacob. Ensuite, la deuxième particularité, c’est  la « coupure » intervenue au cours  de la retraite. En effet, la journée du  mardi 14 janvier fut spéciale. Après le  petit déjeuner et l’office des laudes,  c’est en bus que les retraitants se sont  rendus à la Paroisse-Sanctuaire Notre- Dame de la Délivrande du Morne- Rouge. La raison du pèlerinage au  Morne-Rouge s’explique par le fait  que l’Eglise de Martinique y célébrait  le centenaire de sa consécration à  Marie, Mère Libératrice (Notre-Dame  de la Délivrande). Des religieuses et  des fidèles laïcs se sont joints aux  retraitants pour chanter la gloire de  Dieu, en l’honneur de la Très Sainte  Vierge Marie. Avant la messe présidée  par Mgr David Macaire, l’assemblée  a vécu un temps intense de cénacle,  avec le Mouvement Sacerdotal Marial.  Au cours de la messe, père Christian  Catayee, Vicaire épiscopal chargé de  la vie spirituelle et religieuse, dans  son homélie, a mis l’accent sur le rôle  protecteur et libérateur joué par Marie.  C’est dans la soirée, aux alentours de  19h, que les retraitants ont regagné le  foyer de charité et poursuivi ainsi leur  avancée spirituelle, en compagnie des  patriarches.    En introduction, père Hugues Lafine  est parti du livre d’Esdras pour  évoquer la reconstruction de l’identité  religieuse d’Israël.  Comparant le  temps de la retraite à celui de l’exil, il  a invité ses frères à prendre le temps  pour la maturation de la Parole. En  visitant les Patriarches, nous sommes,  dans une certaine mesure, à même  de comprendre et d’expliquer les  situations actuelles. Tout chez les  Patriarches n’était pas fameux ou saint.  A côté de leurs nombreuses qualités,  ils avaient aussi leurs défauts, leur  fragilité. Pourtant, Dieu a jugé bon de  composer avec eux dans la rédaction de  l’histoire du Salut. Quelque chose vient  de Lui (Dieu), quelque chose déborde  de Lui. Nous sommes simplement  invités à nous ajuster à Dieu afin de  découvrir ce qui vient et déborde de  Lui. Pour conclure, le Prédicateur a fait  remarquer à ses frères que l’équilibre  sera toujours à travailler. Ce n’est jamais  un acquis. Nous sommes tous invités  à rester fidèles à Notre Dieu, en étant  authentiques. Père Caleb Yvon Miantuasila Tonta, C.S.Sp, Curé-Recteur du Sacré Cœur de Balata  ■ VIE DU DIOCÈSE Retraite du clergé de la Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 9 Le 11 janvier 2020, de 14h à 17h, s’est déroulé le Samedi du Centre de  Préparation au Mariage (C\2PM) au couvent de Cluny. P lus de 300   personnes étaient  réunies pour ce moment  d’échanges et de partage sur le  thème : « Ma sexualité, cadeau   et don  de Dieu ! E CCLESIA ’M 2020 ! ». Moment ouvert aux couples fiancés,  mariés, en cheminement, enfin quel  que soit leur état de vie. Le couple Rosamond, missionnaire  de la méthode BEELING (méthode de  régulation de naissance), a su, par son  témoignage de vie livré avec tellement  de vérité et d’amour, montrer que tout  n’est pas rose dans la vie du couple  où chacun vient avec ses désirs, ses  aprioris, ses projets surtout dans la  sexualité, mais qu’il faut s’accorder au  plan de Dieu, et comment faire ? Nous avons ensuite échangé en  carrefour de couples dissociés (une  dizaine) sur les différentes questions  que nous posons sur la sexualité dans  le couple. Temps fructueux ou chacun apprend à  se libérer, à être en  confiance et à poser  les bonnes questions sans tabou. Mais l’éclairage du diacre Jean Paul  Levif mené avec brio (et l’humour – sérieux- que nous savons de Jean Paul)  a su vraiment briser les barrières, les  réticences. Cet éclairage, où rien n’est  laissé dans les tiroirs, à mis tellement  à l’aise nos invités, qu’ils posèrent  les questions qu’ils n’oseraient  pas auparavant sur les différentes  pratiques sexuelles autorisées par  l’Eglise, et bonnes dans le couple, ceci  dans la joie et la bonne  humeur, tout en constatant  que nous sommes souvent  hors du chemin tracé par  Jésus et qu’un sérieux  recadrage s’impose. Un temps de prière collégial  a clôturé cette journée afin  de sceller les relations  hommes et femmes dans  les couples, ouvrir à l’esprit  de conversion, d’abandon à  une sexualité cadeau et don  de Dieu, emballée dans une pratique  saine et respectueuse du plan de Dieu. Rendez-vous est donné pour le  prochain Samedi du CPM, le 18 avril  2020. Mais d’ici là, nous organisons pour  les couples fiancés, le Week-end des  fiancés animé par Mgr Macaire, le 15  et 16 février 2020, puis le 15 mars la  récollection de carême. Alors à bientôt.  ■ Les Samedis du Centre de Préparation au M ariage (CPM) de Dieu, emballée dans une pratique  (CPM) Un temps de prière collégial  a clôturé cette journée afin  de sceller les relations  hommes et femmes dans  les couples, ouvrir à l’esprit  de conversion, d’abandon à 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 10 Learn to change Licence Sciences Sociales Parcours Sciences Politiques et Ecologie Humaine Diplôme d’Etat - Licence (France) et Bachelor (Canada) Le campus d’enseignement supérieur de l’ICEA vous propose : l Un enseignement d’excellence pluridisciplinaire et ouvert sur l’international l Un accompagnement personnalisé l Un environnement moderne et hyper connecté 0696 27 10 44 contact@icea-edu.fr 122 bis, rue Victor Sévère 97200 Fort-de-France - Martinique Retrouvez cette licence sur Parcoursup ! Learn to change Licence Sciences Sociales Parcours Sciences Politiques et Ecologie Humaine Diplôme d’Etat - Licence (France) et Bachelor (Canada) Le campus d’enseignement supérieur de l’ICEA vous propose : l Un enseignement d’excellence pluridisciplinaire et ouvert sur l’international l Un accompagnement personnalisé l Un environnement moderne et hyper connecté 0696 27 10 44 contact@icea-edu.fr 122 bis, rue Victor Sévère 97200 Fort-de-France - Martinique Retrouvez cette licence sur Parcoursup ! VIE DU DIOCÈSE C’est sur une parcelle de terre du nord atlantique, plus précisément à la paroisse de  Tartane,  avec  l’aimable  autorisation  de  son  vicaire  le  père  Pierre-Ale\b  Zonzon,  que  l’Equipe PMDA- Martinique s’est réunie pour une matinée de travail afin d’élaborer  le programme de la rentrée 2020.  PMDA-Martinique  est l’une  des missions de l’Association Mère de  Miséricorde, chargée de promouvoir  l’accueil de la vie, explique Ingrid  Vestris, la présidente de l’association.  Instaurée depuis 2014 en Martinique,  année de la première formation  sur place, PMDA est un programme  pédagogique qui propose un temps  d’écoute et de réflexion avec les jeunes  pour les guider dans la construction  de leur vie relationnelle et affective,  et leur sexualité. Pourquoi « Parler  d’Amour » aux jeunes d’aujourd’hui  et à leur famille ? Parce que le temps  est venu de se préparer à mieux aimer  et à faire des choix responsables pour  vivre un amour durable.   Missions auprès des établissements  scolaires et du Diocèse de la  Martinique : PMDA poursuit ses actions,  avec l’équipe formée depuis 6 ans,  auprès des établissements scolaires  qui en font la demande, notamment  les établissements catholiques. A  titre d’exemple, l’encadrement de  l’établissement et l’équipe de la  catéchèse du Séminaire Collège en ont  fait un projet bien établi et accueilli  par les familles et les jeunes, devenu  pérenne pour 2020.  Au sein du diocèse de la Martinique, la  mission PMDA, en lien avec la Pastorale  familiale, sous la responsabilité du père  Wilfried Bannais, se poursuit. Certains  jeunes des paroisses du Centre-est et  Ouest, Nord Atlantique et Nord Caraïbe  ont déjà bénéficié du programme. En  2020, à la demande de l’Archevêque  Mgr David Macaire, le programme devra  s’étendre à l’ensemble des paroisses de  l’île sur les années du cheminement. La beauté du programme quant aux  réponses apportées aux jeunes, selon  leurs préoccupations actuelles, son  accueil par le pape François en 2019 lors  de l’audience réservée aux équipes, et  son déploiement sur l’ensemble des  paroisses, vont nécessiter des forces  vives pour faire fructifier le projet à  l’échelle diocésaine et paroissiale. Afin  d’ouvrir le programme à un plus grand  nombre, une session d’information- formation sera dispensée par Valérie  et Privat Ternynck, formateurs au sein  du mouvement national.  Formation – PMDA : le 22 et 23 Février 2020, au Couvent de Cluny, de 8h30-17h00 1 Tout un chacun pourra s’inscrire.  Apporter une pierre à l’édifice pour  continuer à bâtir une civilisation de  l’Amour, tels sont nos bons vœux pour  une année riche en… Amour  Bonne et Sainte Année 2020  Equipe PMDA Martinique  ■ VIE DU DIOCÈSE En marche pour une civilisation de l’Amour avec Parlez-moi d’Amour (PMDA) - Programme & Formation Année 202\C0 – contacts :  Ingrid Vestris 0696.37.84.86 Inscription en ligne  pour la formation PMDA :  http://www.weezevent.com/ formation-parlez-moi-d-amour Pour informations complémentairescomplémentaires du mouvement national.  Formation – PMDA : le 22 et 23 Février 2020, au Couvent de Cluny, de 8h30-17h00 1

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 11 Learn to change Licence Sciences Sociales Parcours Sciences Politiques et Ecologie Humaine Diplôme d’Etat - Licence (France) et Bachelor (Canada) Le campus d’enseignement supérieur de l’ICEA vous propose : l Un enseignement d’excellence pluridisciplinaire et ouvert sur l’internationall Un accompagnement personnalisél Un environnement moderne et hyper connecté 0696 27 10 44 contact@icea-edu.fr 122 bis, rue Victor Sévère 97200 Fort-de-France - Martinique Retrouvez cette licence sur Parcoursup ! 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La Licence Sciences Sociales - Parcours Sciences Politiques et Ecologie \ Humaine proposée par l’Ecole Thomas More de l’ICEA a de nombreux atouts. Voici 6 raisons de la choisir sur Parcoursup ! Vous voulez effectuer des études passionnantes, ouvertes sur l’international et diplômantes ? Sélectionnez la Licence Sciences Sociales de “Institut Catholique \ Européen des Amériques” sur Parcoursup ! Renseignements au 06 96 27 10 44 - contact@icea-edu.fr ou sur www.icea-edu.fr D ans le cadre du cursus double diplôme, les étudiants ont la possibilité d’effectuer des universités d’été et leur \ 3 ème année de Licence à l’Université Saint-Paul à Ottawa. Cette immersi\ on leur permettra d’obtenir le diplôme d’Etat de Bachelor (en plus de celui de Licence) généralement acquis en 4 ans au lieu de 3. Avec ce précieux sésame, ils pourront poursuivre leurs études en Europe, dans les Amériques et même en Asie. L ’expertise des professeurs et leur complémentarité sont cruciales dans la transmission des savoirs, savoir-faire et savoir-être. L’équipe pédagogique est composée d’une grande majorité de titulaires\ de Doctorat confirmés, résidents en Martinique, mais aussi venus de France hexagonale, du Canada et d’Italie. Cette équipe est complé\ tée par un écosystème d’intervenants plus ponctuels de grande qualité. T out au long des trois années de formation, l’accompagnement personnalisé, le suivi par des chefs d’entreprise, le coaching pour savoir être cadre, sont autant d’éléments qui participent au développement personnel et professionnel des étudiants afin de les accompagner vers leur succès. Le bâtiment de l’ICEA, qui s’étend sur 1000 m 2, a été entièrement rénové. Hyper connecté, il offre un espace de travail et de vie agréable, confortable et fonctionnel. De quoi étudier dans d’excellentes conditions ! De nombreuses expériences d’immersion à l’étranger sont proposées aux étu- diants, et ce dès la première année. Ils pourront ainsi construire leur cursus en intégrant des destinations tels que le Canada, le Chili ou encore la République Dominicaine. 1. 3. 5. 2. 4. 6.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 12 Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique B onjour Annick ! Cet  ouvrage, est le résultat d’un  travail collectif que vous  avez dirigé ?  Effectivement, l’Histoire de l'anti- esclavagisme catholique en Martinique est une commande de  notre évêque à laquelle j’ai répondu  par engagement à mes convictions,  mais qui m’a passionnée. Si  effectivement les travaux ont  été menés sous ma direction, il  s'agit bien d’un travail d’équipe.  Pendant près d’un an et demi, le  groupe CAP 170 s’est réuni une  à deux fois par mois. Composé  de deux laïques, Lydia Ramael  et Annick François-Haugrin, des  pères Jean-Michel Monconthour,  Pierre Henderson et Benjamin  François-Haugrin, aidé du fr. Gilles  Danroc et avec la contribution de  l’historien Serge Pain, ce groupe  a mené une réflexion approfondie  sur la posture de l’Eglise catholique  face à l’esclavage avant de passer à  la production écrite. Pourquoi ce délai de deux ans ?  Avez-vous découvert de nouveaux  documents mettant en lumière le  combat des opposants catholiques à  la traite négrière transatlantique  ? La production écrite était prévue  pour octobre 2018. Plusieurs  facteurs expliquent ce retard. On  peut retenir la phase de recherche  documentaire qui a été très longue,  parce que nous avons voulu  consulter un maximum de sources.  Et je dois dire que même la relecture  de « classiques » comme les R.P.  Labat ou Dutertre, nous a permis  de changer notre regard. De plus,  la recherche universitaire débouche  sur des perspectives nouvelles.  C’est ainsi qu’en novembre 2019,  j’ai assisté à un séminaire à Paris  où j’ai encore eu des éléments  nouveaux à intégrer à notre livre.  Ce travail devait déboucher sur  un livret de quelques dizaines  de pages, finalement vous nous  proposez un livre de 160 pages ?  Ces éléments nouveaux ainsi  que des échanges avec des  spécialistes comme le fr. Gilles  Danroc, Philippe Delisle, Claude  Prudhomme, ou encore Charlotte  Castelnau-L’Estoile, nous ont  amenés à creuser des thématiques.  Rien que pour la chronologie qui  est proposée, il m’a fallu des heures  et des heures de travail de jour  comme de nuit ! La question de  la Réparation a été débattue dans  le groupe, et le père Benjamin  François-Haugrin, qui avait produit  30 pages, a accepté que son texte  soit réduit de plus de la moitié !  Et que dire des passionnantes  vies des prêtres expulsés de la  colonie entre le XVII e et le XIX e  siècles, ou de Mères Anne-Marie  Javouhey et Laure Sabès ! Trente  pages, c’était juste insuffisant !  Car notre ambition dans l’Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique est que le rôle de  l’Eglise soit compris. Que la vérité  soit dite à partir de documents qui y  sont explicités et des témoignages  qui y sont présentés. C’est ainsi  que la position de l’Eglise avant  l’arrivée de Christophe Colomb  sera analysée de la lettre Unum est du pape Jean VIII en 873, en  passant par la très mal comprise  encyclique de Nicolas V, Romanus Pontifex, en 1454, pour terminer par  le sermon de Montesinos en 1511.  On poursuivra par les positions  des papes s'opposant à la traite  comme à l’esclavage. Et même si  d’aucuns estiment que l’encyclique  In Plurimis du pape Léon XIII  arrive tardivement (en 1888), il  faut savoir que le pape François a  Histoire de l'anti VIE DU DIOCÈSE Une interview de  Madame Annick François-Haugrin Pour  le  170 ème   anniversaire  de  l’abolition  de  l’esclavage  (1848-2018),  Mgr David Macaire a voulu faire travailler en profondeur par des historiens  la question du rapport de l'Eglise à l'esclavage et faire la vérité sur ce sujet  épineu\b. L'Eglise catholique en Martinique avait alors organisé une série de  conférences et de rencontres de prière entre le 8 février et le 22 mai 2018.  Le  8  février  2020,  fête  de  sainte  Joséphine  Bakhita,  un  livre  présentant  l’Histoire  de  l’anti-esclavagisme  catholique  en  Martinique  paraît  sous  la  direction d’Annick François-Haugrin, historienne et généalogiste. Ce livre  permettra  de  mieu\b  connaître  et  d'honorer  les  chrétiens  qui,  au  nom  de  leur foi et au péril de l\2eur vie, ont lutté \2chez nous contre l'esclavage.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 13 Livre de Néhémie (Nh) Livre des Proverbes (Pv) 13 chapitres 19 chapitres Lire toute la Bible en une année Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII).   Commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans  la BEN) et un « Je vous salue Marie ».    Prenez connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira  votre compréhension.   Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,  ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…  et laissez Dieu vous parler. Bonne lecture à tous ! reprend, Temps ordinaire avant le carême Du 2 au 15 février 2020, vous pourrez lire : été contraint, 130 ans après, le 8 mai  2018, de condamner à nouveau ce  qu’il a qualifié de « vieux problèmes  du nouveau monde » !  Bien entendu, il sera aussi question  de l’action d’Epiphane de Moirans  (à qui nous avons rendu hommage  en mai 2018 en donnant à son nom  une rue des Trois-Ilets), de l’abbé  Grégoire, de l’abbé Dugoujon,  des nombreux curés coloniaux et  religieux abolitionnistes. Nous  avons réfléchi sur la place de Victor  Schœlcher dans le mouvement  abolitionniste, mais aussi sur celle de  Charles Cyrille Bissette. Si l’Eglise  est mise au banc des accusés par  certains, elle a la possibilité d’avoir  de nombreux témoins à décharge ! Où pourrons-nous trouver ce  livre ?   J’espère que le livre sera disponible  dans toutes les paroisses et dans  toutes les librairies. En tout cas,  une campagne de promotion  pour le porter partout où ce sera  nécessaire sera entreprise dans les  prochains jours, et nous serons à  disposition pour répondre à tous. Le travail de recherche continue  pour vous et les historiens qui ont  travaillé avec vous, un colloque  sera organisé en octobre 2020 ? Si nous voulons en effet que  l’Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique soit  connue de tous, il faut que tous  les Martiniquais, tous ceux  qui souhaitent profondément  construire, sur des vérités  historiques, un seul peuple  martiniquais, achètent et lisent  le livre afin de discuter avec  des spécialistes qui viendront  d’Italie, d’universités françaises,  de Guadeloupe, de Guyane… Le  comité scientifique se réunissant  dans une quinzaine de jours, la  liste des intervenants n’est pas  encore arrêtée.  Merci Annick pour toutes ces  précisions. Propos recueillis par Michel Déglise  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 14 LA VIE CONSACRÉE DOSSIER La  vie  religieuse,  c’est  un  don  que  Dieu  fait  à  l’Eglise…  tous  ceu\b  qui  décident  de  vivre  cette consécration baptismale s’engagent à relever les défis de l’Eglise, et pour l’Eglise. C es défis sont ceux de notre  temps, de notre société ; et quels  sont-ils ? -    Celui de détrôner l’argent qui est roi ;  car en avoir par tous les moyens les  plus faciles, sans trop d’efforts : c’est  le rêve !  -    Le défi du respect de la personne qui  devient de plus en plus un objet, un  numéro, un déchet. Les personnes  âgées sont alors malheureusement  souvent un exemple de perte de cette  considération. -    De plus, des hommes et des femmes  de tous âges vivent des situations  humaines sans perspectives  d’avenir ; ils sont nombreux ceux  dont l’existence n’a plus aucun sens.  D’autres phénomènes font autant de  ravages dans notre société comme  l’alcool, la drogue… particulièrement  chez les jeunes etc., quels que soient  les milieux sociaux. Alors, la question de l’écologie devrait  être l’affaire de tous, parce qu’initiée dès  le plus jeune âge, elle devrait faire partie  de toute éducation humaine intégrale. Tous ces constats sont des appels, des  remises en question… pour chacun,  pour notre Eglise. Dans une société où les associations  sportives, culturelles ou de loisirs sont  encore bien présentes, le sens du service  bouge. L’engagement se veut ponctuel  ou très intéressé, alors l’engagement  religieux qui est entier et gratuit n’attire  plus. La diminution de la visibilité  des consacrés dans les hôpitaux, les  écoles… tous ces lieux de service ne  sont plus les miroirs du don de soi pour  le Seigneur. Ainsi, la vie religieuse peut aider à  découvrir que la vie est précieuse, d’où  l’appel à en prendre soin, à la respecter,  à la mettre au centre, car Dieu est maître  de la Vie.  Tandis que s’attaquer à la personne  humaine, à sa dignité, c’est aussi  s’attaquer à l’auteur de la vie : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean  15,5) ; l’invitation à s’ouvrir sur celui qui  est à l’origine de tout est pour chacun.  Petits et grands sont donc appelés à se  réaliser, à fonder sur la gratuité, le sens  du service. Et mieux, à travailler pour plus  de solidarité et de fraternité entre nous. Tout cela engage celui qui est appelé  à se mettre au service, à simplifier sa  vie, à se faire proche des blessés de  la vie, des exclus de notre société de  profits ; et aussi à s’engager pour donner  un autre goût aux relations humaines,  aux relations avec la nature qui nous  entoure, qui nous nourrit.  C’est autant un appel à faire reculer  l’individualisme ou l’indifférence,  à détruire les forces de mort, comme  en luttant contre ce projet de la loi  bioéthique, par exemple. De ce fait, la vie religieuse conduit  tous les consacrés aujourd’hui encore,  à accompagner tous ceux qui ont un  besoin d’écoute et de prières. Sœur Sabine Papaya,  religieuse Saint Joseph de Cluny  Présidente du Conseil des Religieuses  ■ Les enjeux de la vie consacrée en Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 15 Après plus de soi\bante-cinq ans de bons et loyau\b services au plus près de la population,  la Fraternité des Petites sœurs de Jésus va quitter la commune du Carbet.  L e désir de proximité avec les  habitants caractérise l’idéal des  petites sœurs. Elles vivent dans  une maison appelée "la Fraternité" et  travaillent, comme tout le monde, afin  de subvenir à leurs besoins. Leur "vocation spécifique, faite de contemplation ardente du Seigneur Jésus et d’incarnation humble et cachée au milieu des plus accablés de nos frères" (Jean-Paul  II) font d’elles, des signes visibles du don  de soi. Etre là tout simplement et partager  misères et richesses humaines. Arrivée en décembre 1955 au Carbet,  la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus  insérée au milieu des marins-pêcheurs  se prépare à fermer. Petite sœur  Thérèse-Eugénie (responsable), et deux  Petites sœurs martiniquaises Gisèle et  Marie-Luciane – entrées ensemble à la  Fraternité en 1956 – habitent au 108, rue  du Général de Gaulle au Carbet. Faute  de relève, bientôt P etites sœurs Gisèle  et Marie-Luciane rejoindront une maison  de retraite dans le diocèse et Petite  sœur Thérèse-Eugénie partira vivre en  France métropolitaine dans une autre  Fraternité. Elles ont bien œuvré à la Vigne  du Seigneur, mais les contraintes de l’âge  et le manque de recrue les obligent à  quitter leur chère demeure au milieu des  Carbétiens si émus de les voir partir. Chercher Dieu dans sa Parole, la prière,  l’adoration eucharistique, la solitude,  c’était toute leur vie. Désormais, elles  poursuivront leur mission autrement,  dans la maison de retraite où elles seront  accueillies et où elles seront simple  présence fraternelle, partageant la vie  des autres résidents au nom de ce Dieu  qui dépose son image en toute personne. Le départ définitif des P etites sœurs est  prévu dans le courant de l’année 2020. Mgr David Macaire, les prêtres, diacres  et tous les fidèles du diocèse les  remercient chaleureusement pour  tout ce qu’elles ont partagé avec tous,  et tous les services rendus. Nous leur  souhaitons une bonne retraite. Une messe d’action de grâce sera  célébrée avant leur départ par l’évêque. E-L B  ■ Fraternité des Petites Sœurs de Jésus : les petites sœurs quittent le Carbet Marie-Luciane – entrées ensemble à la  Fraternité en 1956 – habitent au 108, rue  du Général de Gaulle au Carbet. Faute  etites sœurs Gisèle  et Marie-Luciane rejoindront une maison  de retraite dans le diocèse et Petite  sœur Thérèse-Eugénie partira vivre en  France métropolitaine dans une autre  qui dépose son image en toute personne. Les Petites Sœurs de Jésus forment une congrégation religieuse de contemplatives au milieu du monde, s'inspirant de la spiritualité de Charles de Foucauld, fondée en 1939 en Algérie française par Magdeleine Hutin, en religion Magdeleine de Jésus. En 1896, alors qu’il est encore à la Trappe d’Akbès, Charles de Foucauld médite sur la dernière parole de Jésus, rapportée par l’Evangile selon Saint Luc (23,46) : « Père, je remets mon esprit entre tes mains ! ». Nous donnons ici le texte original de cette méditation. « Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains » … « C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé… Puisse-t-elle être la nôtre: … Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants: » « Mon Père, je me remets entre Vos mains: mon Père, je me confie à Vous, mon Père, je m’abandonne à Vous; mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira; quoique Vous fassiez de moi, je vous remercie; merci de tout; je suis prêt à tout; j’accepte tout; je Vous remercie de tout; Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre Volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime, je ne désire rien d’autre, mon Dieu; je remets mon âme entre Vos mains; je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en Vos mains sans mesure; je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père. » mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira; quoique Vous fassiez de moi, je vous remercie; merci de tout; je suis prêt à tout; j’accepte tout; je Vous remercie de tout;

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 16 Agenda de l’Archevêque Dimanche 2 février :  Fête de la Vie consacrée - Visite pastorale à la paroisse des Trois-Ilets • 7h30 : Messe à l’église des Trois-Ilets • 9h30 : Messe à la chapelle de l’Anse-Mitan • 17h : Rencontre et célébration avec les consacrés du  diocèse à la cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis avec les consacrés Mardi 4 février : • Conseil presbytéral Mercredi 5 février : • 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses  de Sainte-Marie, Trinité et Tartane à l’évêché • 18h :  Catéchèse de l’évêque à Emmaüs Vendredi 7 février : • Veillée de prière avec la pastorale des Hommes Samedi 8 février : • 9h : Messe diocésaine des malades à Emmaüs • 11h30 : Conférence-débat  autour du livre « L’Histoire de l'anti- esclavagisme catholique en Martinique » au presbytère de la cathédrale   • Du 8 au 9 février : Visite pastorale aux paroisses de Grand-Rivière et Macouba Dimanche 9 février : • 8h : Messe à l’église de Grand-Rivière • 10h : Messe à l’église de Macouba • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 11 février : • Conseil épiscopal Mercredi 12 février: • 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses de Sainte-Anne,  Anses d’Arlet et Saint-Joseph à l’évêché • 18h :  Catéchèse de l’évêque à Emmaüs Du 15 au 16 février : • Week-end des fiancés Dimanche 16 février : • Messe pour le Séminaire du Renouveau Charismatique • 17h30 :  Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis LA VIE CONSACRÉE DOSSIER Lettre à une jeune fille s’interrogeant sur sa vocation LA VIE CONSACRÉE Lettre à une jeune fille  s)interrogeant sur sa vocation Lettre à une jeune fille  s)interrogeant sur sa vocation Lettre à une jeune fille  s)interrogeant sur sa vocation C hère jeune, J'ai bien reçu ta lettre dans laquelle tu me fais part de ton vif désir de répondre à l'appel du Seigneur, au projet de son amour pour toi dans la vie consacrée. Telle est l'initiative du Père qui désire appeler à lui l'une de ses enfants par un amour spécial et en vue d'une mission particulière. Oui, la vie consacrée est un don, un don de Dieu pour toi, un don pour l'Eglise dans le service des hommes. Dieu qui ne veut que ton bonheur t'invite à répondre et à vivre ton baptême de façon particulière et radicale. Au cœur de ce monde, la vie consacrée est déjà signe joyeux du Royaume, manifestation de l'amour de Dieu envers l'Eglise et envers le monde. Les personnes qui s'engagent dans la vie religieuse manifestent modestement la possibilité d'un don de soi dans un projet de vie tournée vers Dieu et vers les autres. Notre vie devient une vie à la suite du Christ, pour vivre comme Il a vécu, pauvre, chaste et obéissant. La vie religieuse est une magnifique aventure avec le Christ qui devient notre unique époux. Cette aventure à la suite du Christ se vit en communauté avec des frères et des sœurs qui ont un même but : "Aimer Dieu, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force". C'est une vie donnée à Dieu, dans la joie et dans la paix à travers les hauts et les bas de notre état de pécheur. Comme toute vocation, suivre le Christ comprend ses exigences que son amour nous fera trouver léger. Pour le moment, je t'invite à prier régulièrement, à participer à la vie de ta paroisse dans une activité (chorale, lecteur, art floral…) ou en t’inscrivant dans un groupe de réflexion (cours bibliques, évangélisation...) Tout en participant aux rencontres du Service Diocésain des Vocations, tu peux demander l’aide d’une religieuse pour t’éclairer dans ton discernement. Surtout, saisis la grâce, avance, n'aie pas peur de cet appel du Seigneur. Fais confiance à Jésus qui ne veut que ton bonheur. Sur ce chemin à la suite du C hrist, tu ne seras pas seule. La Vierge Marie sera à tes côtés comme elle a toujours été aux côtés de son Fils. Je t'invite à mettre ton premier "Oui" dans le sien, et à t’abandonner à sa maternelle protection. Elle te conduira elle-même vers Lui. En constante union de prières, bien fraternellement ! Sœur Marie ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 17 I l est important tout d’abord de rappeler à ces célibataires que leur  vie n’est pas un espèce de malheur qui s’abat sur eux, mais que  ce célibat est une étape. Même s’ils ne l’ont pas choisi, ce n’est pas  pour cela qu’ils n’ont pas leur place dans la société. Alors, lorsque le célibataire qui chemine dans l’Eglise découvre  effectivement qu’il a du temps, mais qu’il ne sait pas s’il est appelé  à faire comme les autres célibataires consacrés, c’est-à-dire ceux  qui sont les plus visibles, et qu’il se pose un peu la question « mais  qu’est-ce que je peux faire pour servir mon Eglise ? » , en  premier lieu,  il faut qu’il se rapproche du curé de sa paroisse, c’est-à-dire le prêtre  qu’il voit régulièrement (parce que je pars du principe que c’est un  célibataire qui est pratiquant régulier sur une paroisse). Donc il va  voir son curé de paroisse et il lui demande : « mon père, quelles sont  les choses qui existent pour que je puisse discerner ma vocation ? ».  Le père pourra l’accompagner, ou alors il le mettra en lien avec des  instances qui préparent des retraites (par exemple, le Foyer de  charité, ou d’autres types de retraites) pour qu’il puisse se retrouver,  lui. Ce contact avec le curé est important pour que celui-ci réponde  aux premières questions de base, pour qu’il fasse la relecture de la  vie du célibataire, ce qui peut devenir un accompagnement spirituel.  L’autre solution est que le célibataire se retourne vers le responsable  de la pastorale des vocations, et à ce moment là c’est pareil, il aura  un entretien et un accompagnement pour faire une relecture de sa  vie, et savoir si oui ou non il y a quelque chose qu’il peut faire. Il y  a des fois où c’est évident que c’est « oui », et il y a des fois où c’est  évident que c’est « non ». Ou alors, il peut y avoir parfois un grand  doute, et là il faut prendre du temps. Ce sont au final les retraites, les  temps spirituels, les temps d’accompagnement spirituel et les temps  d’adoration qui permettent de voir ce qu’il y a au fond de nous et  qui nous habite. Il faut donc absolument qu’un célibataire qui se  pose des questions se rapproche de son curé ou d’un prêtre, ou du  responsable des vocations, mais qu’il fasse des retraites spirituelles  et qu’il soit accompagné pour voir si ce temps qu’il a à donner au  service de Jésus est quelque chose qui brûle en lui, ainsi il pourra  voir comment il peut avancer. Le célibataire peut être aussi appelé à rester célibataire, ou alors être  appelé au mariage (mais pour l’instant il n’a pas encore rencontré  l’épouse ou l’époux futur). En attendant, il doit quand même  comprendre qu’il a une mission en Eglise. Il y a plusieurs services,  pas seulement ceux qui tournent autour de l’Eucharistie (proclamer  la Parole, accueillir les fidèles), mais il y  a aussi le service de la Charité : qu’est-ce  que je peux faire pour les voisins qui  sont pauvres ? Comment puis-je aider  le Secours Catholique qui est la main  charitable de l’Eglise qui agit vers les  pauvres ? Il y a donc plein de services,  je pense donc qu’il y a dans ceux-ci une  partie où, à un moment donné, l’on peut  découvrir sa vocation propre, si elle  est particulière. Par la vocation, nous  sommes appelés à la sainteté. Donc, il y a là aussi une opportunité de  découvrir l’Eglise, et voir comment le célibataire peut trouver sa place. Comment résister par rapport aux regards des autres ? Eh bien  « lâchez vos cheveux » et avancez ! Ceux qui n’ont rien à faire  passeront toujours leur temps à critiquer les autres et à juger, du  coup, face aux critiques, célibataires, mettez-vous en action ! Autre aspect pour se positionner, est-ce qu’être célibataire c’est avoir  du temps? Du temps pour se former, du temps pour aller étudier la  Bible ? Père Hugues Lafine a mis en place le DUET ;  il y a du temps  pour se former et découvrir l’Eglise, de façon à s’engager et être  heureux. La question fondamentale qui est derrière tout cela, c’est  que « si le célibataire subit son célibat, il ne sera de toute façon pas  heureux ». Il attendra une structure, ou il attendra quelqu’un pour  le rendre heureux, et il ne sera jamais heureux. Il me semble qu’un  célibataire doit accueillir son célibat comme une grâce, comme un  don, pour qu’il puisse avancer et rayonner dans le monde. Mais s’il  attend sur quelqu’un pour le « sortir de ça », comme une espèce de  bouée de secours, il sera mal dans sa peau, et effectivement il aura  du mal à affronter le regard des autres parce qu’il aura l’impression  d’être jugé sur sa vie.  Dans la question du célibat, il y a donc cette question fondamentale :  comment être heureux et à l’aise dans ma peau aujourd’hui ? Le  célibataire peut donc se positionner en se disant : « d’accord, je suis  célibataire, mais ce n’est pas la fin de ma vie. J’accepte mon célibat  pour un temps, et j’offre ce temps là à Dieu pour me mettre à son  service et discerner s’il n’y a pas un appel particulier ». Père Emmanuel Chaulvet, Délégué Diocésain pour les Vocations   ■ ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Célibataire, entre les familles et les consacrés, ai-je ma place dans l’Eglise ? ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 18 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley Spider allait alors prendre la  parole, lorsque des cris et des  coups de feu retentirent. Gab  sursauta et Spider sortit  aussitôt de la voiture, son fusil  à la main. L’adolescent le vit  s’éloigner vers un at roupement  qui laissait supposer à une  terrible mêlée. Tout le monde  savait que, dans les quartiers  turbulents, la moindre querelle  pouvait rapidement se trans- former en guérilla. Lorsqu’une  balle pourfendit le pare-brise, le  manquant de justesse,Gab sortit  instinctivement du véhicule. Il  regarda partout autour de lui,  complétement hagard, car tout  cela lui semblait être un véritable  cauchemar. Ces hurlements, ces  aboiements de pitbulls enragés,  ces sif  ements de balles qui  at  eignaient leur cible. Il lui fallait  fuir tout ça ! Il se mit alors à  courir, sans s’arrêter et surtout  sans regarder en arrière. Il voulait  simplement s’éloigner de ces cris  et de cet e violence at isant  cet e colère et ces peurs qui  se terraient en lui. Il se rendit  alors dans un des immeubles  désaf ectés de l’ancienne cité  scolaire qui devait être au  cœur d’un projet de rénovation,  depuis bientôt vingt ans… Gab  y trouvait refuge lorsqu’il ne  voulait plus de rien, et souhaitait  ardemment disparaître. Il mon- tait alors sur la terrasse, au  dernier étage duquel on avait une vue d’ensemble sur la ville. Là- haut, il se sentait inat  eignable,  en sécurité. Sa cachet e, n’en  connaissait l’existence, ni Jo, ni  même Isiah … C’est un secret  qu’il gardait jalousement pour  lui tout seul. Ici, il lui était déjà  arrivé de pleurer, de crier de  rage, avant de saisir un semblant  d’apaisement. Il s’était assis sur  une caisse en bois, et enfouit  son visage dans ses mains.  L’adolescent se concentra sur  les bat ements rapides de son  cœur qu’il ressentait jusque  dans ses tempes, et tenta de  calmer sa respiration sif    ante. - C’est un bel endroit. Gab redressa la tête et vit une  personne accoudée au garde- corps en fer. Il crut halluciner  et secoua la tête incrédule.  En cinq ans, il n’avait jamais  rencontré personne dans ce lieu  normalement abandonné. - Qui es-tu ? se risqua-t-il  néanmoins à demander. - Messiah, répondit le « mirage ». Gab observa son interlocuteur  qui lui faisait à présent face. Il  avait la peau basanée, les cheveux  bruns et bouclés ; il portait  un t-shirt blanc, une chemise  canadienne rouge, un jean et des  baskets (comme la plupart des  jeunes). - Pourquoi es-tu ici ? - Parce que j’étais certain de t’y trouver, répondit Messiah. - On … se connait ? demanda Gab  intrigué. Messiah se contenta de hocher  la tête sans donner plus  d’explication. Sa physionomie  avait quelque chose de rassurant,  alors Gab se sentit incapable de  le considérer comme un ennemi.  Il poussa donc un soupir, ennuyé,  en feignant de détourner son  at ention de Messiah. Il se  faisait dif  cilement à l’idée de  devoir partager son domaine.  Messiah resta là, avec son regard  bienveillant, et Gab se surpris à  lui adresser de nouveau la parole. - Tu dis que tu étais sûr de me trouver … et pourtant je ne crois pas t’avoir déjà rencontré auparavant… Messiah esquissa un sourire  compréhensif, comme si Gab  avait manqué une information  essentielle, mais ne lui répondit  pas pour autant. L’adolescent,  toujours juché sur sa caisse,  fronça les sourcils, perplexe.  Lorsque Messiah ne répondait  pas, laissant ainsi place au  silence, il avait l’impression que la  réponse à ses questionnements  tentait de se développer en lui  comme une pousse timide de  plante verte. de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans)de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Chers lecteurs, nous retrouvons la suite de l’histoire dans le prochain numéro Coin Jeunesse 10 ème  partie  (suite) Lorsque l’homme au tatouage d’araignée demanda à ses hommes de sortir Chad de la voiture, Gab demeura seul avec lui dans la voiture …

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\2 MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père PinchonBP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX Téléphone : 06 96 \2310 333 - E-mail :\2 michel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINI\2QUE Début des inscriptions pour le Pèlerinage du Rosaire à Lourdes « Je veux qu’on y vienne en procession et qu’on prie pour les \ pécheurs ». Pour répondre à l’invitation de Notre-Dame de Lourdes, l’Association Pèlerinage du Rosaire de la Martinique  t’invite à son pèlerinage annuel, dont le départ est fixé pour cette édition au samedi 3 octobre\  2020.  Cette année, trois lieux d’inscriptions sont mis en place :  •   Fort de France, au presbytère de la Cathédrale, de 9h à 12h Le vendredi : du 7 février au 3 juillet 2020.   •   Sainte Marie, au presbytère, de 9h à 12h Les samedis : 8 et 22 février, 7 et 21 mars, 4 et 25 avril, 9 et 23 mai, 6 et 20 juin  2020  •   François, au presbytère, de 9h à 12h Les vendredis : 7 et 21 février, 6 et 20 mars, 3 et 17 avril, 15 mai, 5 et 19 juin 2020 Viens vite ! Le père Enel Constant, curé de la paroisse des Anses d’Arlet, la Pastorale des vocations et les groupes de  prière, vous invitent à un Séminaire, le mardi 25 et le mercredi 26 février, de 6h30 à 13h, à l’Espace paroissial  des Anses d’Arlet. Le Thème : « Laïcs dans l’Eglise aujourd’hui » Intervenants : Père Enel Constant et un prêtre en provenance de la Côte d’\ Ivoire Au programme : Messe, louange, enseignement, témoignages Venez nombreux Info line : 0596686218 - 0696 314 579 - 0696 312 774 - 0696 025 734 - 06\ 96 938 907 Paroisse des Anses d’Arlet COMMUNIQUÉS

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M aintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuple\ s : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peup\ le Israël. Le Vieillard Syméon, un modèle pour l’évangélisa\bion

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