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E g lise
en MARTINIQUE
M e voici !
N° 599
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
2 FÉVRIER 2020
Hommage au père Filopon
Fr Rémy, moine bénédictin de Terreville
Dossier : La Vie consacrée
A paraître : Histoire de
l’anti-esclavagisme
catholique en Martinique
Le Synode des Néophytes
Page 2
EDITORIAL
2
AGENDA DE L'EVEQUE 163
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
A
ujourd’hui, l’Église célèbre la Présentation du Seigne\
ur
au Temple, aussi appelée la Chandeleur ; c’est la fête
de la « lumière qui se révèle aux nations ». Elle clôt le
temps de Noël.
Ce 2 février est également la Journée de la vie consacrée, i\
nitiée
en 1997 par le pape Jean-Paul II. C’est la fête de ces hommes et
de ces femmes qui, inspirés par le don du Christ, ont fait le choix
de tout abandonner pour marcher à sa suite. Rendons grâce à
Dieu pour tous ces fidèles disciples.
Comme nous l’affirme le pape François dans son homélie pour la
Journée de la vie consacrée, « Dieu nous appelle à la rencon\
tre à
travers la fidélité à des choses concrètes : la P rière quotidienne,
la Messe, la Confession, une vraie Charité, la Parole de Dieu
chaque jour ».
N’est-ce pas vers ces « choses concrètes » que notre Archevê\
que
souhaite orienter les néophytes ayant reçu les sacrements de
l’Initiation chrétienne, ou qui sont en cheminement ? Il les a
réunis, en effet, le 18 janvier dernier, au Palais des Sports du
Morne-Rouge, et leur a affirmé que « Le Seigneur appelle chacun
par son nom, qui que nous soyons. Aucun n’est vraiment digne,
mais par notre baptême nous avons tous la dignité d’enfants de
Dieu ; par notre confirmation, nous sommes tous envoyés ».
Nous avons déjà ainsi des éléments de réponse à la question posée
dans la rubrique «An tchè Légliz-la : « Célibataire, ent\
re les
familles et les consacrés, ai-je ma place dans l’Eglise ? ».
Le clergé de Martinique a effectué sa retraite annuelle au Foyer
de Charité de Trinité, du lundi 13 au vendredi 17 janvier
2020. Le prédicateur était un des leurs, le Délégué de l’\
évêque
à la Formation de notre diocèse. « Nous sommes tous invités \
à
rester fidèles à Notre Dieu, en étant authentiques », telle \
est la
conclusion du compte-rendu de ce temps fort qui nous est livrée.
Retrouvez dans cette édition, une interview d’Annick François-
Haugrin, historienne et généalogiste, relative à la présenta\
tion du
livre sur l’Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique. Ce
livre paru le 8 février 2020, en la fête de sainte Joséphine Bakhita,
fait suite aux conférences et rencontres de prière organisées e\
ntre
le 8 février et le 22 mai 2018, à l’occasion du 170
ème anniversaire
de l’abolition de l’esclavage (1848-2018).
Dieu libère ceux qui se consacrent à Lui, et offre à tous le Sa\
lut.
Jésus présenté au Temple, ouvre un chemin de libération à
l’humanité. Ne restons donc pas centrés sur nous-mêmes !
Laissons-nous guider par l’Esprit-Saint.
Que notre route soit éclairée par Jésus, la Vraie Lumière, pour
cette année 2020 !
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
33 MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE\C
• La Parole Dominicale
• Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés,
ai-je ma place dans l’Eglise ?
• Les enjeux de la\n vie consacrée en Mar\binique
• Fra\berni\bé des Pe\bi\bes Sœurs de Jésus :
les pe\bi\bes sœurs qui\b\ben\b le Carbe\b
• Le\b\bre à une jeune fi lle s’in\berrogean\b sur sa voca\bion
• Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be) • Les grands Rendez-vous 2020 (sui\be)
• Rassemblemen\b synodal des néo\nphy\bes
• Re\brai\be du clergé de la Mar\binique \n
• Les Samedis du Cen\b\nre de Prépara\bion
au Mariage (CPM)
• En marche pour une civilis\na\bion de l’Amour avec Parlez-moi d’Amour (PMDA
• ICEA
• His\boire de l'an\bi-esclavagisme ca\bholique en Mar\binique - Une \nin\berview
de M
me Annick François-Haugrin
• Bible En Nous
• La parabole des lune\b\bes rondes
• Homélie du Sain\b-Pèr\ne pour
la Journée mondiale de la vie consacrée
2222
3333
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15
MÉDIAS 19
• Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be)• Une his\boire à suivre… : Gab Kingsley (sui\be)
COIN JEUNESSE 18
• Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés, • Céliba\baire, en\bre les familles e\b les consacrés,
AN TC\bÈ LÉGLIZ-LA 17
1414
Dossier : LA VIE CONSACRÉE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 3
U
n homme se vit, un jour,
prescrire des lunettes
par son médecin. Si les
corrections et les détails techniques
incombaient aux spécialistes, la
dimension esthétique du nouvel
outil était de son ressort. Cet homme
était un religieux. Il opta pour
une paire de lunettes rondes…
Rondes comme celles du pape
Pie XII, rondes comme celles du
père Lagrange, de saint Maximilien
Kolbe, ou, certainement, de saint
Thomas d’Aquin, bref rondes…
L’affaire ne fut pas aisée ! Les
lunettes rondes n’étaient plus (mais
alors plus du tout !) à la mode ! Les
opticiens, d’abord incrédules puis
abasourdis, tentaient, à chaque
nouvelle paire, de le convaincre de
changer, de prendre des lunettes
carrées… On pouvait peut-être
lui arrondir les angles !? Les
esthètes et autres modistes qu’il
rencontrait évaluaient la forme
de son visage, la tendance ou la
mode et tentaient de lui faire faire
un autre choix. Mais lui refusa
tout compromis ! De guerre lasse,
les vendeurs finissaient, après
avoir feuilleté en vain mille-
et-un catalogues, par dénicher,
dans le fond d’un tiroir d’une
arrière-boutique, une monture,
certes "mathusalémienne", mais…
ronde ! Ronde, comme celle de
Pie XII ou du P. Lagrange… !
Démodé pendant quelques années,
quelle ne fut pas la surprise du bon
frère de voir apparaître, sur le nez
des personnes les plus élégantes du
moment, des lunettes qui n’étaient
plus tout a fait carrées. Puis, le
temps arrangeant les choses, tout
le monde se mit à « s’arrondir »…
je parle bien sûr des porteurs de
lunettes… ou, plutôt, des lunettes
elles-mêmes ! Si bien qu’au bout du
compte notre religieux à lunettes
se trouva… à la mode. Oui, à la
mode ! avec ses lunettes qu’il avait
conservées quand tous les autres
les rejetaient, ses lunettes rondes
comme celles de saint Maximilien
ou de saint Thomas…
Cette parabole des lunettes rondes
est celle de notre foi en ce début de
XXI e siècle si peu catholique. L’Eglise
est comme ces lunettes rondes :
elle n’est pas (mais alors pas du
tout !) à la mode. Nos principes et
nos convictions ne correspondent
pas à la façon de penser en vogue.
Nos pratiques et nos dogmes
paraissent vieillots, désuets, out-
of-date, définitivement rangés
au placard des arrière-boutiques
des doctrines les plus piteuses et
moyenâgeuses.
Notre discours moral, sans
compromis, notamment sur la
sexualité ou la conjugalité, la
liturgie de nos assemblées ou la
structure masculine de notre clergé
sont loin des religions à la mode.
Les gens n’entendent pas la liberté
quand nous invoquons la fidélité
absolue ; ils ne voient ni joie, ni
consolation dans les célébrations
rituelles des sacrements qui
procurent pourtant le salut de
Dieu ; les foules ne ressentent
pas la fraternité dans le rapport
paternel aux pasteurs ; notre
engagement dans la société
semble manquer de radicalité, de
violence, de virilité pour défendre
une certaine idée de Dieu ou
du monde. Pour les personnes
fragilisées, nous sommes peu
crédibles. En nous revendiquant
non-violents, nous paraissons aussi
niais qu’incapables de changer le
monde.
Cependant, comme pour les
lunettes, le temps arrangera les
choses : ce monde qui expérimente
les pratiques libertaires connaîtra
bientôt la frustration, s’ennuiera
des célébrations religieuses sans
présence réelle, sera las de se jeter
au pied de gourous qui n’ont rien
d’autre à donner qu’eux-mêmes !
La pauvreté naïve de l’Eglise
révélera la vérité farouche de son
message et manifestera sa mission
anti-système et révolutionnaire !
Elle seule n’aura pas hurlé avec
les loups ou, plutôt, bêlé avec les
moutons ! Alors, on se mettra à
arrondir les angles des opinions
anti-catholiques ; et nous, qui
avons conservé la foi quand tous
les autres la rejetaient, nous
serons… à la mode. Oui, à la mode
et catholiques comme Pie XII,
comme le père Lagrange, saint
Maximilien Kolbe et saint Thomas
d’Aquin !
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’ÉVÊQUE
La parabole des lunettes rondes
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 4
EGLISE UNIVERSELLE\n
A
ujourd’hui la Liturgie montre
Jésus qui va à la rencontre
de son peuple. C’est la
fête de la rencontre : la nouveauté
de l’Enfant rencontre la tradition
du temple ; la promesse trouve un
accomplissement ; Marie et Joseph,
jeunes, rencontrent Syméon et Anne
âgés. Tout, en somme, se rencontre
quand arrive Jésus. […]
L’Evangile nous dit aussi que
la rencontre de Dieu avec
son peuple a un début et
un objectif. Elle commence
par l’appel au temple et elle
aboutit à la vision dans le
temple. L’appel est double. Il
y a un premier appel « ce qui
est écrit dans la Loi ». C’est celui
de Joseph et Marie qui vont au
temple pour accomplir ce que la Loi
prescrit. Le texte le souligne presque
comme un refrain, bien quatre fois.
Ce n’est pas une contrainte :[…] ils
viennent pour répondre à l’appel de
Dieu. Ensuite il y a un second appel,
selon l’Esprit. C’est celui de Syméon et
Anne. Cela aussi est mis en évidence
avec insistance : par trois fois, au sujet
de Syméon, on parle de l’Esprit Saint et
on termine avec la prophétesse Anne
qui, inspirée, loue Dieu. Ce double
appel, de la Loi et de l’Esprit, que dit-il
à notre vie spirituelle et à notre vie
consacrée ? Que tous nous sommes
appelés à une double obéissance : à
la loi – dans le sens de ce qui donne
bon ordre à la vie – et à l’Esprit, qui fait
des choses nouvelles dans la vie. Ainsi
naît la rencontre avec le Seigneur :
l’Esprit révèle le Seigneur, mais pour
l’accueillir il faut la constance fidèle de
chaque jour. Même les charismes les
plus grands, sans une vie ordonnée, ne portent pas de fruit. D’autre part,
les meilleures règles ne suffisent pas
sans la nouveauté de l’Esprit : loi et
Esprit vont ensemble.
Pour mieux comprendre cet appel
que nous voyons aujourd’hui dans
les premiers jours de vie de Jésus
au temple, nous pouvons aller aux
premiers jours de son ministère public,
à Cana, où il transforme l’eau en vin.
Là aussi, il y a un appel à l’obéissance,
avec Marie qui dit : « Tout ce qu’il [Jésus]
vous dira, faites-le ». Tout. Et Jésus
demande une chose particulière ;
[…] il demande une chose concrète
et exigeante. Il demande de remplir
six grandes amphores de pierre pour
la purification rituelle, qui rappellent
la Loi.[…] C’est ainsi pour nous : Dieu
nous appelle à la rencontre à travers
la fidélité à des choses concrètes :
la prière quotidienne, la Messe,
la Confession, une vraie charité, la
Parole de Dieu chaque jour. Choses
concrètes, comme dans la vie
consacrée, l’obéissance au Supérieur
et aux Règles.[…]
La rencontre qui naît de l’appel,
culmine dans la vision. Syméon dit :
«Mes yeux ont vu le salut». Il voit
l’Enfant et il voit le salut. Il ne voit
pas le Messie qui accomplit des
prodiges, mais un petit enfant.
Il ne voit pas quelque chose
d’extraordinaire, mais Jésus
avec ses parents, qui portent
au temple deux tourterelles
et deux colombes, c’est-à-dire
l’offrande la plus humble.
Syméon voit la simplicité de
Dieu et accueille sa présence.
Il ne cherche pas autre chose,
il ne demande pas et ne veut
pas davantage, il lui suffit de voir
l’Enfant et de le prendre dans ses
bras : « nunc dimittis, maintenant tu
peux me laisser m’en aller ». Dieu lui
suffit comme il est. En Lui, il trouve le
sens ultime de sa vie. C’est la vision de
la vie consacrée, une vision simple et
prophétique, où on tient le Seigneur
devant les yeux et entre les bras, et
rien d’autre ne sert. La vie c’est Lui,
l’espérance c’est Lui, l’avenir c’est
Lui. La vie consacrée est cette vision
prophétique dans L'Eglise : c’est un
regard qui voit Dieu présent dans le
monde, même si beaucoup ne s’en
aperçoivent pas ; c’est une voix qui dit :
“Dieu suffit, le reste passe” ; c’est une
louange qui jaillit malgré tout, comme
le montre la prophétesse Anne.[…]
Voilà la vie consacrée : louange qui
donne joie au peuple de Dieu, vision
prophétique qui révèle ce qui compte.
[…]
François ■
Samedi 2 février 2019
Homélie du Saint-Père pour
la Journée mondiale de la vie consacrée
du temple ; la promesse trouve un
accomplissement ; Marie et Joseph,
jeunes, rencontrent Syméon et Anne
âgés. Tout, en somme, se rencontre
L’Evangile nous dit aussi que
y a un premier appel « ce qui
est écrit dans la Loi ». C’est celui
de Joseph et Marie qui vont au
temple pour accomplir ce que la Loi
prescrit. Le texte le souligne presque
comme un refrain, bien quatre fois.
Ce n’est pas une contrainte :[…] ils
culmine dans la vision. Syméon dit :
«Mes yeux ont vu le salut». Il voit
l’Enfant et il voit le salut. Il ne voit
pas le Messie qui accomplit des
prodiges, mais un petit enfant.
Il ne voit pas quelque chose
d’extraordinaire, mais Jésus
Il ne cherche pas autre chose,
il ne demande pas et ne veut
pas davantage, il lui suffit de voir
l’Enfant et de le prendre dans ses
bras : «
peux me laisser m’en aller ». Dieu lui
suffit comme il est. En Lui, il trouve le
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 55
Dimanche 2 février 2\b2\b
la P arole Dominicale
Présentation du Seigneur au Temple - Année A
L
e témoignage du vieillard Syméon
que nous rapporte l’évangile de ce
dimanche (Luc 2, 22-40) peut nous
aider à relever le défi missionnaire de notre
temps « porter Jésus au monde ». Trois
mots résument l’essentiel du message :
préparation, accueil et annonce, sans
oublier que le principal acteur de la mission
est l’Esprit saint. Celui qui veut annoncer la
Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est alors
invité à donner des témoignages vivants
de la façon d’être en relation avec Dieu,
selon ce que nous révèlent ces expressions
dans le cadre de notre méditation.
Il est important de constater dès le début
que Syméon est un homme de l’Esprit
Saint. Avant même de prendre l’Enfant
Jésus dans ses bras, l’Esprit Saint était
déjà bien à l’œuvre dans la vie de notre
personnage : « l’Esprit Saint était sur lui,
l'Esprit lui avait révélé, Il était poussé
par l’Esprit saint… ». Syméon était donc
dans une parfaite relation d’intimité, de
confidence, d’obéissance et d’abandon
à l’Esprit saint qui le préparait et le
prédisposait à se présenter à Jésus au
Temple, le lieu de la rencontre entre Dieu
et son peuple qui y vient pour apporter
son offrande. C’est bien dans ce lieu où
le Seigneur a choisi de présenter aussi
son offrande de paix et de lumière pour
l’humanité en la personne de son fils
Jésus, à travers les paroles inspirées de
l’Esprit Saint de Syméon. D’où le nom
« Présentation de Jésus au Temple » qu’a
pris cette fête depuis 1967.
Notons aussi que l’Esprit Saint a permis
à Syméon de faire la démarche vers
le Temple, une attitude qui invite à
l’ouverture à Dieu, et par évidence aux autres personnes se trouvant au
même endroit pour la même occasion.
Le témoignage de Syméon rappelle
que la relation avec Dieu ne se réduit
pas à sa dimension personnelle, voire
individuelle, elle nous invite toujours à
savoir composer avec la communauté
qui nous accompagne dans notre
cheminement.
Nous voyons que Syméon ne se contente
pas uniquement de rencontrer et voir le
Sauveur, il va l’accueillir en le prenant
dans ses bras. C’est une attitude
salutaire attendue de l’Homme dans ses
ténèbres, invité à choisir Dieu pour père
et Jésus pour frère, face au mystère de
l’incarnation que nous a essentiellement
rappelé la fête de Noël « Mais à tous ceux
qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de
devenir enfants de Dieu… » (Jn 1, 12).
Dans l’expérience du vieillard Syméon,
l’accueil de Jésus transforme, il donne la
paix et la joie du cœur ainsi que l’envie de
bénir Dieu, chasse toute peur même celle
de la mort qui empêche parfois d’avancer :
« Maintenant, Souverain Maître, tu peux,
selon ta parole, laisser ton serviteur s'en
aller en paix » (Lc 2, 29).
Il y a quelques semaines, nous avons fêté
la nouvelle année 2020. Cela signifie aussi
qu’il y a environ 2020 ans que Jésus est
entré dans notre histoire. Environ 2020 ans
de saints combats pour la vie, la justice, la
paix l’amour, l’espérance et bien d’autres
valeurs évangéliques qui nous élèvent
à notre véritable dignité. Des combats
commencés par Jésus lui-même en en
payant par sa propre vie, car il n’a jamais
été accueilli par tous comme le messie :
« la lumière luit dans les ténèbres et les
ténèbres ne l'ont pas saisie » (Jn 1, 5).
Beaucoup de ses disciples ont suivi ses
pas étant maltraités et parfois tués pour la
même cause. Jusqu'à aujourd'hui encore,
nombreuses sont les personnes qui se
dévouent en offrant leur existence afin
de porter Jésus paix et lumière au monde,
même si ce dernier semble de plus en plus
indifférent à tout ce qu’on dit et fait au nom
de Jésus. Sans être trop pessimiste, fort est
de constater parfois avec tristesse que la
société continue avec violence à mettre
à l’écart Dieu et la religion comme si les
nombreux sacrifices et efforts déployés
depuis plus de 2000 ans n’avaient jamais
été suffisants. Une chose est sûre, cela
ne vient pas uniquement de l’hostilité
du monde au message évangélique,
mais parfois aussi de la responsabilité
spirituelle personnelle et communautaire
des baptisés et de ceux qui se disent
chrétiens et qui sont sensés porter Jésus
en eux sous la conduite de l’Esprit Saint.
En vue d’un témoignage plus vivant et
efficace de disciples missionnaires de
Jésus, nous sommes donc invités à nous
laisser interpeller constamment par la
Parole de Dieu et son Esprit Saint qui
renouvèle nos façons d’accueillir et de
proposer Jésus à nos contemporains.
Dans notre vie de foi : Quelle place
accordons-nous à l’Esprit Saint ? Ouvrons-
nous davantage à la foi vécue en famille,
en communauté et en Eglise ? Prenons-
nous le temps de nous préparer lorsqu’il
s’agit de venir à Jésus ou de lui rendre
service ? Ayons-nous le désir et la joie
de porter Jésus en toute circonstance ?
Père Lucianno Rinasoa CSSp.,
Curé de De Briant
■
Malachie 3,1-4 •\2 Psaume 23 • Hébreu\b 2,14-18 • L\2uc 2,22-40
LITURGIE
Le Vieillard Syméon, un modèle pour l’évangélisation
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 6
CENTRE DE PREPARATION AU MARIAGE SCOUTS ET GUIDES EN \2MARTINIQUE
ENTREPRENEURS ET
DIRIGEANTS CHRÉTIENS\2 (EDC)
Date de
l’évènement Evènement
Lieu
15 et 16 février Week-end des fi ancés
–
15 mars Récollection de carême
–
18 avril Les Samedis du CPM Couvent de
Cluny
Chantier n° 5 : Soigner et délivrer les âmes Avec la Communauté du Chemin Neuf
Temps de guérison 16 février
De 15h à 18h, église de Ste Anne
1 er mars De 15h à 18h, église du Lorrain
22 mai De 15h à 18h, église de Coridon
Chantier n° 5 (bis) : Santé & Bien-Être
9 février Dimanche de la santé En paroisse avec
la Pastorale de la santé
Du 18 au
21 avril "Agir pour la terre" :
Conférence avec le chantier n°4 Les établissements
d’enseignement catholique
28 mai "Petit Jardinier du Bon
Dieu" en fête Ensemble scolaire
St Jean-Paul II - L'Espérance
Du 29 au
30 août Marche nocturne :
"En chemin vers N-D de la Délivrande"
avec le chantier n° 3 -
Pastorale des jeunes Arrivée
au Morne-Rouge
1er mars Fête de
Baden Powell Schœlcher
Du 20 au
22 marsAssises nationales
des EDC Montpellier
LE CHANTIER 5
Les grands Rendez-vous
de l’année Les grands RendezLes grands Rendez
VIE DU DIOCÈSE
(suite) (suite) 2020
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 7
Le samedi 18 janvier 2020, notre archevêque Mgr David Macaire qui avait eu le souhait
de rencontrer tous les néophytes adultes ayant reçu les sacrements de l’Initiation
chrétienne depuis 2015, ainsi que ceu\b en cours de cheminement, a eu l’immense joie
d’accueillir plus de 350 hommes, femmes, jeunes et moins jeunes qui ont répondu avec
enthousiasme à son\2 invitation.
C
’est la commune du Morne-
Rouge qui a été choisie par
l’évêque pour cet évènement,
et M
me le Maire a mis à disposition du
Service Diocésain du Catéchuménat le
hall des sports de la commune.
La journée a débuté dès 8h par l’accueil
à l’église, suivi à 8h30 par la messe
présidée par Mgr Macaire, qui était
entouré des pères Gérard Nison et
Jozef Nowak. Notons la présence des
religieuses dominicaines de Notre-Dame
de la Délivrande.
La célébration a été animée par la jeune
chanteuse Agnès Michel. Elle a, par sa voix
et les chants choisis pour la circonstance,
réjouit le cœur de l’assemblée.
Dans son homélie sur l’évangile du jour «
l’appel de Lévi », Mgr David a insisté sur
le fait que le Seigneur appelle chacun
par son nom, qui que nous soyons.
Aucun n’est vraiment digne, mais par
notre baptême nous avons tous la dignité
d’enfants de Dieu, par notre confirmation,
nous sommes tous envoyés. Ce qu’il
y a de pauvre dans le monde, voilà ce
que Dieu choisit. Jésus n’est pas venu
pour les bien portants, mais pour les
malades, les pauvres, ceux qui passent
aux yeux des hommes comme indignes
tels : Lévi, Zachée, Marie-Madeleine, la
Samaritaine…
A l’issue de la messe, nous nous
sommes dirigés vers le hall des
sports pour le déroulement de la
journée : Temps festif de louanges,
entrecoupé de jeux, de témoignages
et de carrefours de réflexion…
Quatre jeunes ont répondu sponta-
nément à notre sollicitation pour
l’animation musicale, Agnès accom-
pagnée de Thaïs, post-confirmée de
2019, ont animé avec brio la partie
chants. Pour l’animation des jeux,
carrefours, mise en train, Sarodja nous
a scotchés par son dynamisme, et sa
joie communicative, Tatiana, néophyte
de la promotion 2017, nous a introduits
dans la prière par un chant d’action de
grâce avant le témoignage émouvant
d’Annick, néophyte elle aussi de la
même promotion.
Intervention de Monseigneur qui a
exprimé aux néophytes sa joie d’être
avec eux en ce jour, dans cette commune
qui est la sienne, son église Notre-Dame
de la Délivrande où il a été catéchisé,
confirmé et a reçu l’appel du Seigneur à
l’âge de 12 ans. L’émotion de l’assemblée
était palpable lorsqu’il a fait un clin d’œil
à son homélie deux heures avant, où il
nous parlait de l’appel du Seigneur.
Dans l’après-midi : Temps de questions
libres avec l’évêque sur des thèmes
variés et d’actualité, l’envoi officiel en
mission pour Franck, confirmé en 2018,
le témoignage de Jacky, membre du
Service Diocésain du Catéchuménat et
ancien catéchumène, un temps de prière
et de chant d’action de grâce avant la
bénédiction finale.
Le catéchuménat est une chance et un
cadeau pour l’Eglise, et chacun de nous
est appelé à être un (une) aîné(e) dans
la foi pour ces chercheurs de Dieu que
sont les catéchumènes.
Le résultat des réflexions de
l'Assemblée sera communiqué
ultérieurement dans un prochain
numéro d'Eglise en Martinique.
Service Diocésain du catéchuménat ■
R assemblement synodal
des néophytes
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 8
Comme de coutume, l’Evêque, les prêtres et les diacres du Diocèse de Martinique se
sont retrouvés, du lundi 13 au vendredi 17 janvier 2020, au Foyer de charité de Trinité,
pour leur retraite annuelle. « A la découverte des Patriarches » peut bien résumer le
thème de cette retraite spirituelle. Deu\b particularit\2és méritent d’être relevées.
D
’abord, le Prédicateur de
ladite retraite n’est pas venu
d’ailleurs. C’est un fils de l’île
qui a eu l’immense joie de nourrir
spirituellement ses frères : Evêque,
prêtres et diacres. Père Hugues Lafine,
puisqu’il s’agit de lui, a aidé ses frères
à revisiter, particulièrement, trois
Patriarches : Abraham, Isaac et Jacob.
Ensuite, la deuxième particularité, c’est
la « coupure » intervenue au cours
de la retraite. En effet, la journée du
mardi 14 janvier fut spéciale. Après le
petit déjeuner et l’office des laudes,
c’est en bus que les retraitants se sont
rendus à la Paroisse-Sanctuaire Notre-
Dame de la Délivrande du Morne-
Rouge. La raison du pèlerinage au
Morne-Rouge s’explique par le fait
que l’Eglise de Martinique y célébrait
le centenaire de sa consécration à
Marie, Mère Libératrice (Notre-Dame
de la Délivrande). Des religieuses et
des fidèles laïcs se sont joints aux
retraitants pour chanter la gloire de
Dieu, en l’honneur de la Très Sainte
Vierge Marie. Avant la messe présidée
par Mgr David Macaire, l’assemblée
a vécu un temps intense de cénacle,
avec le Mouvement Sacerdotal Marial.
Au cours de la messe, père Christian
Catayee, Vicaire épiscopal chargé de
la vie spirituelle et religieuse, dans
son homélie, a mis l’accent sur le rôle
protecteur et libérateur joué par Marie.
C’est dans la soirée, aux alentours de
19h, que les retraitants ont regagné le
foyer de charité et poursuivi ainsi leur
avancée spirituelle, en compagnie des
patriarches.
En introduction, père Hugues Lafine
est parti du livre d’Esdras pour
évoquer la reconstruction de l’identité
religieuse d’Israël. Comparant le
temps de la retraite à celui de l’exil, il
a invité ses frères à prendre le temps
pour la maturation de la Parole. En
visitant les Patriarches, nous sommes,
dans une certaine mesure, à même
de comprendre et d’expliquer les
situations actuelles. Tout chez les
Patriarches n’était pas fameux ou saint.
A côté de leurs nombreuses qualités,
ils avaient aussi leurs défauts, leur
fragilité. Pourtant, Dieu a jugé bon de
composer avec eux dans la rédaction de
l’histoire du Salut. Quelque chose vient
de Lui (Dieu), quelque chose déborde
de Lui. Nous sommes simplement
invités à nous ajuster à Dieu afin de
découvrir ce qui vient et déborde de
Lui. Pour conclure, le Prédicateur a fait
remarquer à ses frères que l’équilibre
sera toujours à travailler. Ce n’est jamais
un acquis. Nous sommes tous invités
à rester fidèles à Notre Dieu, en étant
authentiques.
Père Caleb Yvon Miantuasila Tonta, C.S.Sp,
Curé-Recteur du Sacré Cœur de Balata
■
VIE DU DIOCÈSE
Retraite du clergé de la Martinique
Page 9
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 9
Le 11 janvier 2020, de 14h à 17h, s’est déroulé le Samedi du Centre de
Préparation au Mariage (C\2PM) au couvent de Cluny.
P
lus de 300 personnes étaient
réunies pour ce moment
d’échanges et de partage sur le
thème : « Ma sexualité, cadeau et don
de Dieu ! E
CCLESIA ’M 2020 ! ».
Moment ouvert aux couples fiancés,
mariés, en cheminement, enfin quel
que soit leur état de vie.
Le couple Rosamond, missionnaire
de la méthode BEELING (méthode de
régulation de naissance), a su, par son
témoignage de vie livré avec tellement
de vérité et d’amour, montrer que tout
n’est pas rose dans la vie du couple
où chacun vient avec ses désirs, ses
aprioris, ses projets surtout dans la
sexualité, mais qu’il faut s’accorder au
plan de Dieu, et comment faire ?
Nous avons ensuite échangé en
carrefour de couples dissociés (une
dizaine) sur les différentes questions
que nous posons sur la sexualité dans
le couple.
Temps fructueux ou chacun apprend à
se libérer, à être en confiance et à poser
les bonnes questions sans tabou.
Mais l’éclairage du diacre Jean Paul
Levif mené avec brio (et l’humour –
sérieux- que nous savons de Jean Paul)
a su vraiment briser les barrières, les
réticences. Cet éclairage, où rien n’est
laissé dans les tiroirs, à mis tellement
à l’aise nos invités, qu’ils posèrent
les questions qu’ils n’oseraient
pas auparavant sur les différentes
pratiques sexuelles autorisées par
l’Eglise, et bonnes dans le couple, ceci
dans la joie et la bonne
humeur, tout en constatant
que nous sommes souvent
hors du chemin tracé par
Jésus et qu’un sérieux
recadrage s’impose.
Un temps de prière collégial
a clôturé cette journée afin
de sceller les relations
hommes et femmes dans
les couples, ouvrir à l’esprit
de conversion, d’abandon à
une sexualité cadeau et don de Dieu, emballée dans une pratique
saine et respectueuse du plan de Dieu.
Rendez-vous est donné pour le
prochain Samedi du CPM, le 18 avril
2020.
Mais d’ici là, nous organisons pour
les couples fiancés, le Week-end des
fiancés animé par Mgr Macaire, le 15
et 16 février 2020, puis le 15 mars la
récollection de carême.
Alors à bientôt.
■
Les Samedis du Centre de
Préparation au M ariage (CPM)
de Dieu, emballée dans une pratique
(CPM)
Un temps de prière collégial
a clôturé cette journée afin
de sceller les relations
hommes et femmes dans
les couples, ouvrir à l’esprit
de conversion, d’abandon à
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 10
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VIE DU DIOCÈSE
C’est sur une parcelle de terre du nord atlantique, plus précisément à la paroisse de
Tartane, avec l’aimable autorisation de son vicaire le père Pierre-Ale\b Zonzon, que
l’Equipe PMDA- Martinique s’est réunie pour une matinée de travail afin d’élaborer
le programme de la rentrée 2020.
PMDA-Martinique est l’une
des missions de l’Association Mère de
Miséricorde, chargée de promouvoir
l’accueil de la vie, explique Ingrid
Vestris, la présidente de l’association.
Instaurée depuis 2014 en Martinique,
année de la première formation
sur place, PMDA est un programme
pédagogique qui propose un temps
d’écoute et de réflexion avec les jeunes
pour les guider dans la construction
de leur vie relationnelle et affective,
et leur sexualité. Pourquoi « Parler
d’Amour » aux jeunes d’aujourd’hui
et à leur famille ? Parce que le temps
est venu de se préparer à mieux aimer
et à faire des choix responsables pour
vivre un amour durable.
Missions auprès des établissements
scolaires et du Diocèse de la
Martinique : PMDA poursuit ses actions,
avec l’équipe formée depuis 6 ans,
auprès des établissements scolaires
qui en font la demande, notamment
les établissements catholiques. A
titre d’exemple, l’encadrement de
l’établissement et l’équipe de la
catéchèse du Séminaire Collège en ont
fait un projet bien établi et accueilli
par les familles et les jeunes, devenu
pérenne pour 2020.
Au sein du diocèse de la Martinique, la
mission PMDA, en lien avec la Pastorale
familiale, sous la responsabilité du père
Wilfried Bannais, se poursuit. Certains
jeunes des paroisses du Centre-est et
Ouest, Nord Atlantique et Nord Caraïbe
ont déjà bénéficié du programme. En
2020, à la demande de l’Archevêque
Mgr David Macaire, le programme devra
s’étendre à l’ensemble des paroisses de
l’île sur les années du cheminement.
La beauté du programme quant aux
réponses apportées aux jeunes, selon
leurs préoccupations actuelles, son
accueil par le pape François en 2019 lors
de l’audience réservée aux équipes, et
son déploiement sur l’ensemble des
paroisses, vont nécessiter des forces
vives pour faire fructifier le projet à
l’échelle diocésaine et paroissiale. Afin
d’ouvrir le programme à un plus grand
nombre, une session d’information-
formation sera dispensée par Valérie
et Privat Ternynck, formateurs au sein
du mouvement national.
Formation – PMDA :
le 22 et 23 Février 2020, au Couvent de Cluny, de 8h30-17h00
1
Tout un chacun pourra s’inscrire.
Apporter une pierre à l’édifice pour
continuer à bâtir une civilisation de
l’Amour, tels sont nos bons vœux pour
une année riche en… Amour
Bonne et Sainte Année 2020
Equipe PMDA Martinique ■
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En marche pour une civilisation de l’Amour
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Parlez-moi d’Amour (PMDA)
- Programme & Formation Année 202\C0 –
contacts : Ingrid Vestris
0696.37.84.86
Inscription en ligne
pour la formation PMDA :
http://www.weezevent.com/
formation-parlez-moi-d-amour
Pour informations
complémentairescomplémentaires
du mouvement national.
Formation – PMDA :
le 22 et 23 Février 2020,
au Couvent de Cluny,
de 8h30-17h00 1
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que l’histoire, l’économie et les disciplines juridiques, la
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permet aux étudiants de mieux comprendre le monde
dans lequel nous évoluons, et de développer leur
capacité d’entendement, de réflexion et d’analyse.
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possibilité d’effectuer des universités d’été et leur \
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leur permettra d’obtenir le diplôme d’Etat de Bachelor (en plus
de celui de Licence) généralement acquis en 4 ans au lieu
de 3. Avec ce précieux sésame, ils pourront poursuivre leurs
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Doctorat confirmés, résidents en Martinique, mais aussi venus de
France hexagonale, du Canada et d’Italie. Cette équipe est complé\
tée
par un écosystème d’intervenants plus ponctuels de grande qualité. T
out au long des trois années de formation,
l’accompagnement personnalisé, le suivi par des
chefs d’entreprise, le coaching pour savoir être
cadre, sont autant d’éléments qui participent au
développement personnel et professionnel des
étudiants afin de les accompagner vers leur succès.
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travail et de vie agréable, confortable
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d’excellentes conditions ! De nombreuses expériences d’immersion
à l’étranger sont proposées aux étu-
diants, et ce dès la première année. Ils
pourront ainsi construire leur cursus en
intégrant des destinations tels que le
Canada, le Chili ou encore la République
Dominicaine.
1.
3.
5. 2.
4.
6.
Page 12
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 12
Histoire de l'anti-esclavagisme catholique en Martinique
B
onjour Annick ! Cet
ouvrage, est le résultat d’un
travail collectif que vous
avez dirigé ?
Effectivement, l’Histoire de l'anti-
esclavagisme catholique en
Martinique est une commande de
notre évêque à laquelle j’ai répondu
par engagement à mes convictions,
mais qui m’a passionnée. Si
effectivement les travaux ont
été menés sous ma direction, il
s'agit bien d’un travail d’équipe.
Pendant près d’un an et demi, le
groupe CAP 170 s’est réuni une
à deux fois par mois. Composé
de deux laïques, Lydia Ramael
et Annick François-Haugrin, des
pères Jean-Michel Monconthour,
Pierre Henderson et Benjamin
François-Haugrin, aidé du fr. Gilles
Danroc et avec la contribution de
l’historien Serge Pain, ce groupe
a mené une réflexion approfondie
sur la posture de l’Eglise catholique
face à l’esclavage avant de passer à
la production écrite.
Pourquoi ce délai de deux ans ?
Avez-vous découvert de nouveaux
documents mettant en lumière le
combat des opposants catholiques à
la traite négrière transatlantique ?
La production écrite était prévue
pour octobre 2018. Plusieurs
facteurs expliquent ce retard. On
peut retenir la phase de recherche
documentaire qui a été très longue,
parce que nous avons voulu
consulter un maximum de sources.
Et je dois dire que même la relecture
de « classiques » comme les R.P.
Labat ou Dutertre, nous a permis
de changer notre regard. De plus,
la recherche universitaire débouche
sur des perspectives nouvelles.
C’est ainsi qu’en novembre 2019,
j’ai assisté à un séminaire à Paris
où j’ai encore eu des éléments
nouveaux à intégrer à notre livre.
Ce travail devait déboucher sur
un livret de quelques dizaines
de pages, finalement vous nous
proposez un livre de 160 pages ?
Ces éléments nouveaux ainsi
que des échanges avec des
spécialistes comme le fr. Gilles
Danroc, Philippe Delisle, Claude
Prudhomme, ou encore Charlotte
Castelnau-L’Estoile, nous ont
amenés à creuser des thématiques.
Rien que pour la chronologie qui
est proposée, il m’a fallu des heures
et des heures de travail de jour
comme de nuit ! La question de la Réparation a été débattue dans
le groupe, et le père Benjamin
François-Haugrin, qui avait produit
30 pages, a accepté que son texte
soit réduit de plus de la moitié !
Et que dire des passionnantes
vies des prêtres expulsés de la
colonie entre le XVII e et le XIX e
siècles, ou de Mères Anne-Marie
Javouhey et Laure Sabès ! Trente
pages, c’était juste insuffisant !
Car notre ambition dans l’Histoire
de l'anti-esclavagisme catholique
en Martinique est que le rôle de
l’Eglise soit compris. Que la vérité
soit dite à partir de documents qui y
sont explicités et des témoignages
qui y sont présentés. C’est ainsi
que la position de l’Eglise avant
l’arrivée de Christophe Colomb
sera analysée de la lettre Unum
est du pape Jean VIII en 873, en
passant par la très mal comprise
encyclique de Nicolas V, Romanus
Pontifex, en 1454, pour terminer par
le sermon de Montesinos en 1511.
On poursuivra par les positions
des papes s'opposant à la traite
comme à l’esclavage. Et même si
d’aucuns estiment que l’encyclique
In Plurimis du pape Léon XIII
arrive tardivement (en 1888), il
faut savoir que le pape François a
Histoire de l'anti
VIE DU DIOCÈSE
Une interview de
Madame Annick François-Haugrin
Pour le 170 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage (1848-2018),
Mgr David Macaire a voulu faire travailler en profondeur par des historiens
la question du rapport de l'Eglise à l'esclavage et faire la vérité sur ce sujet
épineu\b. L'Eglise catholique en Martinique avait alors organisé une série de
conférences et de rencontres de prière entre le 8 février et le 22 mai 2018.
Le 8 février 2020, fête de sainte Joséphine Bakhita, un livre présentant
l’Histoire de l’anti-esclavagisme catholique en Martinique paraît sous la
direction d’Annick François-Haugrin, historienne et généalogiste. Ce livre
permettra de mieu\b connaître et d'honorer les chrétiens qui, au nom de
leur foi et au péril de l\2eur vie, ont lutté \2chez nous contre l'esclavage.
Page 13
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 13
Livre de Néhémie (Nh)
Livre des Proverbes (Pv)
13 chapitres
19 chapitres
Lire toute la Bible en une année
Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend,
numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous :
« Lire la Bible en une année » (page XVII).
Commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans
la BEN) et un « Je vous salue Marie ».
Prenez connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira
votre compréhension.
Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,
ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…
et laissez Dieu vous parler.
Bonne lecture à tous !
reprend,
Temps ordinaire avant le carême
Du 2 au 15 février 2020,
vous pourrez lire :
été contraint, 130 ans après, le 8 mai
2018, de condamner à nouveau ce
qu’il a qualifié de « vieux problèmes
du nouveau monde » !
Bien entendu, il sera aussi question
de l’action d’Epiphane de Moirans
(à qui nous avons rendu hommage
en mai 2018 en donnant à son nom
une rue des Trois-Ilets), de l’abbé
Grégoire, de l’abbé Dugoujon,
des nombreux curés coloniaux et
religieux abolitionnistes. Nous
avons réfléchi sur la place de Victor
Schœlcher dans le mouvement
abolitionniste, mais aussi sur celle de
Charles Cyrille Bissette. Si l’Eglise
est mise au banc des accusés par
certains, elle a la possibilité d’avoir
de nombreux témoins à décharge !
Où pourrons-nous trouver ce
livre ?
J’espère que le livre sera disponible
dans toutes les paroisses et dans
toutes les librairies. En tout cas,
une campagne de promotion
pour le porter partout où ce sera
nécessaire sera entreprise dans les
prochains jours, et nous serons à
disposition pour répondre à tous.
Le travail de recherche continue
pour vous et les historiens qui ont
travaillé avec vous, un colloque
sera organisé en octobre 2020 ?
Si nous voulons en effet que
l’Histoire de l'anti-esclavagisme
catholique en Martinique soit
connue de tous, il faut que tous
les Martiniquais, tous ceux
qui souhaitent profondément
construire, sur des vérités
historiques, un seul peuple
martiniquais, achètent et lisent
le livre afin de discuter avec
des spécialistes qui viendront
d’Italie, d’universités françaises,
de Guadeloupe, de Guyane… Le
comité scientifique se réunissant
dans une quinzaine de jours, la
liste des intervenants n’est pas
encore arrêtée.
Merci Annick pour toutes ces
précisions.
Propos recueillis par Michel Déglise ■
Page 14
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 14
LA VIE CONSACRÉE DOSSIER
La vie religieuse, c’est un don que Dieu fait à l’Eglise… tous ceu\b qui décident de vivre
cette consécration baptismale s’engagent à relever les défis de l’Eglise, et pour l’Eglise.
C
es défis sont ceux de notre
temps, de notre société ; et quels
sont-ils ?
- Celui de détrôner l’argent qui est roi ; car en avoir par tous les moyens les
plus faciles, sans trop d’efforts : c’est
le rêve !
- Le défi du respect de la personne qui devient de plus en plus un objet, un
numéro, un déchet. Les personnes
âgées sont alors malheureusement
souvent un exemple de perte de cette
considération.
- De plus, des hommes et des femmes
de tous âges vivent des situations
humaines sans perspectives
d’avenir ; ils sont nombreux ceux
dont l’existence n’a plus aucun sens.
D’autres phénomènes font autant de
ravages dans notre société comme
l’alcool, la drogue… particulièrement
chez les jeunes etc., quels que soient
les milieux sociaux.
Alors, la question de l’écologie devrait
être l’affaire de tous, parce qu’initiée dès
le plus jeune âge, elle devrait faire partie
de toute éducation humaine intégrale. Tous ces constats sont des appels, des
remises en question… pour chacun,
pour notre Eglise.
Dans une société où les associations
sportives, culturelles ou de loisirs sont
encore bien présentes, le sens du service
bouge. L’engagement se veut ponctuel
ou très intéressé, alors l’engagement
religieux qui est entier et gratuit n’attire
plus. La diminution de la visibilité
des consacrés dans les hôpitaux, les
écoles… tous ces lieux de service ne
sont plus les miroirs du don de soi pour
le Seigneur.
Ainsi, la vie religieuse peut aider à
découvrir que la vie est précieuse, d’où
l’appel à en prendre soin, à la respecter,
à la mettre au centre, car Dieu est maître
de la Vie.
Tandis que s’attaquer à la personne
humaine, à sa dignité, c’est aussi
s’attaquer à l’auteur de la vie : « En dehors
de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean
15,5) ; l’invitation à s’ouvrir sur celui qui
est à l’origine de tout est pour chacun. Petits et grands sont donc appelés à se
réaliser, à fonder sur la gratuité, le sens
du service. Et mieux, à travailler pour plus
de solidarité et de fraternité entre nous.
Tout cela engage celui qui est appelé
à se mettre au service, à simplifier sa
vie, à se faire proche des blessés de
la vie, des exclus de notre société de
profits ; et aussi à s’engager pour donner
un autre goût aux relations humaines,
aux relations avec la nature qui nous
entoure, qui nous nourrit.
C’est autant un appel à faire reculer
l’individualisme ou l’indifférence,
à détruire les forces de mort, comme
en luttant contre ce projet de la loi
bioéthique, par exemple.
De ce fait, la vie religieuse conduit
tous les consacrés aujourd’hui encore,
à accompagner tous ceux qui ont un
besoin d’écoute et de prières.
Sœur Sabine Papaya,
religieuse Saint Joseph de Cluny
Présidente du Conseil des Religieuses
■
Les enjeux de la vie consacrée en Martinique
Page 15
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 15
Après plus de soi\bante-cinq ans de bons et loyau\b services au plus près de la population,
la Fraternité des Petites sœurs de Jésus va quitter la commune du Carbet.
L
e désir de proximité avec les
habitants caractérise l’idéal des
petites sœurs. Elles vivent dans
une maison appelée "la Fraternité" et
travaillent, comme tout le monde, afin
de subvenir à leurs besoins.
Leur "vocation spécifique, faite de
contemplation ardente du Seigneur Jésus et
d’incarnation humble et cachée au milieu
des plus accablés de nos frères" (Jean-Paul
II) font d’elles, des signes visibles du don
de soi. Etre là tout simplement et partager
misères et richesses humaines.
Arrivée en décembre 1955 au Carbet,
la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus
insérée au milieu des marins-pêcheurs
se prépare à fermer. Petite sœur
Thérèse-Eugénie (responsable), et deux
Petites sœurs martiniquaises Gisèle et
Marie-Luciane – entrées ensemble à la
Fraternité en 1956 – habitent au 108, rue
du Général de Gaulle au Carbet. Faute
de relève, bientôt P etites sœurs Gisèle
et Marie-Luciane rejoindront une maison
de retraite dans le diocèse et Petite
sœur Thérèse-Eugénie partira vivre en
France métropolitaine dans une autre
Fraternité. Elles ont bien œuvré à la Vigne
du Seigneur, mais les contraintes de l’âge
et le manque de recrue les obligent à
quitter leur chère demeure au milieu des
Carbétiens si émus de les voir partir.
Chercher Dieu dans sa Parole, la prière,
l’adoration eucharistique, la solitude,
c’était toute leur vie. Désormais, elles
poursuivront leur mission autrement,
dans la maison de retraite où elles seront
accueillies et où elles seront simple
présence fraternelle, partageant la vie
des autres résidents au nom de ce Dieu
qui dépose son image en toute personne.
Le départ définitif des P etites sœurs est
prévu dans le courant de l’année 2020.
Mgr David Macaire, les prêtres, diacres
et tous les fidèles du diocèse les
remercient chaleureusement pour
tout ce qu’elles ont partagé avec tous,
et tous les services rendus. Nous leur
souhaitons une bonne retraite.
Une messe d’action de grâce sera
célébrée avant leur départ par l’évêque.
E-L B ■
Fraternité des Petites Sœurs de Jésus :
les petites sœurs quittent le Carbet
Marie-Luciane – entrées ensemble à la
Fraternité en 1956 – habitent au 108, rue
du Général de Gaulle au Carbet. Faute
etites sœurs Gisèle
et Marie-Luciane rejoindront une maison
de retraite dans le diocèse et Petite
sœur Thérèse-Eugénie partira vivre en
France métropolitaine dans une autre
qui dépose son image en toute personne.
Les Petites Sœurs de Jésus forment
une congrégation religieuse de
contemplatives au milieu du
monde, s'inspirant de la spiritualité
de Charles de Foucauld, fondée
en 1939 en Algérie française par
Magdeleine Hutin, en religion
Magdeleine de Jésus.
En 1896, alors qu’il est encore
à la Trappe d’Akbès, Charles de
Foucauld médite sur la dernière
parole de Jésus, rapportée par
l’Evangile selon Saint Luc (23,46) :
« Père, je remets mon esprit entre
tes mains ! ». Nous donnons ici le
texte original de cette méditation.
« Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains » …
« C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-Aimé…
Puisse-t-elle être la nôtre: …
Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de
tous nos instants: »
« Mon Père, je me remets entre Vos mains:
mon Père, je me confie à Vous, mon Père, je m’abandonne à Vous;
mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira; quoique Vous fassiez de moi, je vous
remercie; merci de tout; je suis prêt à tout; j’accepte tout; je Vous remercie de tout;
Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre Volonté se fasse en toutes Vos
créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime, je ne désire rien d’autre, mon Dieu;
je remets mon âme entre Vos mains; je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre en Vos mains sans mesure;
je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père. »
mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira; quoique Vous fassiez de moi, je vous
remercie; merci de tout; je suis prêt à tout; j’accepte tout; je Vous remercie de tout;
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 16
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 2 février : Fête de la Vie consacrée -
Visite pastorale à la paroisse des Trois-Ilets
• 7h30 : Messe à l’église des Trois-Ilets
• 9h30 : Messe à la chapelle de l’Anse-Mitan
• 17h : Rencontre et célébration avec les consacrés du diocèse à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
avec les consacrés
Mardi 4 février :
• Conseil presbytéral
Mercredi 5 février :
• 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses
de Sainte-Marie, Trinité et Tartane à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs
Vendredi 7 février :
• Veillée de prière avec la pastorale des Hommes
Samedi 8 février :
• 9h : Messe diocésaine des malades à Emmaüs • 11h30 : Conférence-débat autour du livre « L’Histoire de l'anti-
esclavagisme catholique en Martinique » au presbytère de la cathédrale
• Du 8 au 9 février :
Visite pastorale aux paroisses de Grand-Rivière
et Macouba
Dimanche 9 février :
• 8h : Messe à l’église de Grand-Rivière
• 10h : Messe à l’église de Macouba
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 11 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 12 février:
• 15h : Rencontre avec les confirmands des paroisses de Sainte-Anne,
Anses d’Arlet et Saint-Joseph à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs
Du 15 au 16 février :
• Week-end des fiancés
Dimanche 16 février :
• Messe pour le Séminaire du Renouveau Charismatique
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
LA VIE CONSACRÉE DOSSIER
Lettre à une jeune fille
s’interrogeant sur sa vocation
LA VIE CONSACRÉE
Lettre à une jeune fille
s)interrogeant sur sa vocation
Lettre à une jeune fille
s)interrogeant sur sa vocation
Lettre à une jeune fille
s)interrogeant sur sa vocation
C
hère jeune,
J'ai bien reçu ta lettre dans
laquelle tu me fais part de
ton vif désir de répondre à l'appel du
Seigneur, au projet de son amour
pour toi dans la vie consacrée.
Telle est l'initiative du Père qui désire
appeler à lui l'une de ses enfants par
un amour spécial et en vue d'une
mission particulière. Oui, la vie
consacrée est un don, un don de
Dieu pour toi, un don pour l'Eglise
dans le service des hommes.
Dieu qui ne veut que ton bonheur
t'invite à répondre et à vivre ton
baptême de façon particulière et
radicale.
Au cœur de ce monde, la vie
consacrée est déjà signe joyeux du
Royaume, manifestation de l'amour
de Dieu envers l'Eglise et envers le
monde.
Les personnes qui s'engagent
dans la vie religieuse manifestent
modestement la possibilité d'un don
de soi dans un projet de vie tournée
vers Dieu et vers les autres.
Notre vie devient une vie à la suite du
Christ, pour vivre comme Il a vécu,
pauvre, chaste et obéissant. La vie
religieuse est une magnifique aventure
avec le Christ qui devient notre
unique époux. Cette aventure à la
suite du Christ se vit en communauté
avec des frères et des sœurs qui ont
un même but : "Aimer Dieu, de tout
son cœur, de toute son âme, de toute
sa force".
C'est une vie donnée à Dieu, dans la
joie et dans la paix à travers les hauts
et les bas de notre état de pécheur.
Comme toute vocation, suivre le
Christ comprend ses exigences que
son amour nous fera trouver léger.
Pour le moment, je t'invite à prier
régulièrement, à participer à la vie de
ta paroisse dans une activité (chorale,
lecteur, art floral…) ou en t’inscrivant
dans un groupe de réflexion (cours
bibliques, évangélisation...)
Tout en participant aux rencontres du
Service Diocésain des Vocations, tu
peux demander l’aide d’une religieuse
pour t’éclairer dans ton discernement.
Surtout, saisis la grâce, avance, n'aie
pas peur de cet appel du Seigneur.
Fais confiance à Jésus qui ne veut
que ton bonheur.
Sur ce chemin à la suite du C hrist,
tu ne seras pas seule. La Vierge
Marie sera à tes côtés comme elle a
toujours été aux côtés de son Fils. Je
t'invite à mettre ton premier "Oui"
dans le sien, et à t’abandonner à
sa maternelle protection. Elle te
conduira elle-même vers Lui.
En constante union de prières, bien
fraternellement !
Sœur Marie ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 17
I
l est important tout d’abord de rappeler à ces célibataires que leur
vie n’est pas un espèce de malheur qui s’abat sur eux, mais que
ce célibat est une étape. Même s’ils ne l’ont pas choisi, ce n’est pas
pour cela qu’ils n’ont pas leur place dans la société.
Alors, lorsque le célibataire qui chemine dans l’Eglise découvre
effectivement qu’il a du temps, mais qu’il ne sait pas s’il est appelé
à faire comme les autres célibataires consacrés, c’est-à-dire ceux
qui sont les plus visibles, et qu’il se pose un peu la question « mais
qu’est-ce que je peux faire pour servir mon Eglise ? » , en premier lieu,
il faut qu’il se rapproche du curé de sa paroisse, c’est-à-dire le prêtre
qu’il voit régulièrement (parce que je pars du principe que c’est un
célibataire qui est pratiquant régulier sur une paroisse). Donc il va
voir son curé de paroisse et il lui demande : « mon père, quelles sont
les choses qui existent pour que je puisse discerner ma vocation ? ».
Le père pourra l’accompagner, ou alors il le mettra en lien avec des
instances qui préparent des retraites (par exemple, le Foyer de
charité, ou d’autres types de retraites) pour qu’il puisse se retrouver,
lui. Ce contact avec le curé est important pour que celui-ci réponde
aux premières questions de base, pour qu’il fasse la relecture de la
vie du célibataire, ce qui peut devenir un accompagnement spirituel.
L’autre solution est que le célibataire se retourne vers le responsable
de la pastorale des vocations, et à ce moment là c’est pareil, il aura
un entretien et un accompagnement pour faire une relecture de sa
vie, et savoir si oui ou non il y a quelque chose qu’il peut faire. Il y
a des fois où c’est évident que c’est « oui », et il y a des fois où c’est
évident que c’est « non ». Ou alors, il peut y avoir parfois un grand
doute, et là il faut prendre du temps. Ce sont au final les retraites, les
temps spirituels, les temps d’accompagnement spirituel et les temps
d’adoration qui permettent de voir ce qu’il y a au fond de nous et
qui nous habite. Il faut donc absolument qu’un célibataire qui se
pose des questions se rapproche de son curé ou d’un prêtre, ou du
responsable des vocations, mais qu’il fasse des retraites spirituelles
et qu’il soit accompagné pour voir si ce temps qu’il a à donner au
service de Jésus est quelque chose qui brûle en lui, ainsi il pourra
voir comment il peut avancer.
Le célibataire peut être aussi appelé à rester célibataire, ou alors être
appelé au mariage (mais pour l’instant il n’a pas encore rencontré
l’épouse ou l’époux futur). En attendant, il doit quand même
comprendre qu’il a une mission en Eglise. Il y a plusieurs services,
pas seulement ceux qui tournent autour de l’Eucharistie (proclamer
la Parole, accueillir les fidèles), mais il y
a aussi le service de la Charité : qu’est-ce
que je peux faire pour les voisins qui
sont pauvres ? Comment puis-je aider
le Secours Catholique qui est la main
charitable de l’Eglise qui agit vers les
pauvres ? Il y a donc plein de services,
je pense donc qu’il y a dans ceux-ci une
partie où, à un moment donné, l’on peut
découvrir sa vocation propre, si elle
est particulière. Par la vocation, nous
sommes appelés à la sainteté. Donc, il y a là aussi une opportunité de
découvrir l’Eglise, et voir comment le célibataire peut trouver sa place.
Comment résister par rapport aux regards des autres ? Eh bien
« lâchez vos cheveux » et avancez ! Ceux qui n’ont rien à faire
passeront toujours leur temps à critiquer les autres et à juger, du
coup, face aux critiques, célibataires, mettez-vous en action !
Autre aspect pour se positionner, est-ce qu’être célibataire c’est avoir
du temps? Du temps pour se former, du temps pour aller étudier la
Bible ? Père Hugues Lafine a mis en place le DUET ; il y a du temps
pour se former et découvrir l’Eglise, de façon à s’engager et être
heureux. La question fondamentale qui est derrière tout cela, c’est
que « si le célibataire subit son célibat, il ne sera de toute façon pas
heureux ». Il attendra une structure, ou il attendra quelqu’un pour
le rendre heureux, et il ne sera jamais heureux. Il me semble qu’un
célibataire doit accueillir son célibat comme une grâce, comme un
don, pour qu’il puisse avancer et rayonner dans le monde. Mais s’il
attend sur quelqu’un pour le « sortir de ça », comme une espèce de
bouée de secours, il sera mal dans sa peau, et effectivement il aura
du mal à affronter le regard des autres parce qu’il aura l’impression
d’être jugé sur sa vie.
Dans la question du célibat, il y a donc cette question fondamentale :
comment être heureux et à l’aise dans ma peau aujourd’hui ? Le
célibataire peut donc se positionner en se disant : « d’accord, je suis
célibataire, mais ce n’est pas la fin de ma vie. J’accepte mon célibat
pour un temps, et j’offre ce temps là à Dieu pour me mettre à son
service et discerner s’il n’y a pas un appel particulier ».
Père Emmanuel Chaulvet, Délégué Diocésain pour les Vocations ■
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
Célibataire, entre les familles et les consacrés, ai-je ma place dans l’Eglise ?
‘‘
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 18
Une histoire à sui\gvre …
Gab Kingsley
Spider allait alors prendre la
parole, lorsque des cris et des
coups de feu retentirent. Gab
sursauta et Spider sortit
aussitôt de la voiture, son fusil
à la main. L’adolescent le vit
s’éloigner vers un at roupement
qui laissait supposer à une
terrible mêlée. Tout le monde
savait que, dans les quartiers
turbulents, la moindre querelle
pouvait rapidement se trans-
former en guérilla. Lorsqu’une
balle pourfendit le pare-brise, le
manquant de justesse,Gab sortit
instinctivement du véhicule. Il
regarda partout autour de lui,
complétement hagard, car tout
cela lui semblait être un véritable
cauchemar. Ces hurlements, ces
aboiements de pitbulls enragés,
ces sif ements de balles qui
at eignaient leur cible. Il lui fallait
fuir tout ça ! Il se mit alors à
courir, sans s’arrêter et surtout
sans regarder en arrière. Il voulait
simplement s’éloigner de ces cris
et de cet e violence at isant
cet e colère et ces peurs qui
se terraient en lui. Il se rendit
alors dans un des immeubles
désaf ectés de l’ancienne cité
scolaire qui devait être au
cœur d’un projet de rénovation,
depuis bientôt vingt ans… Gab
y trouvait refuge lorsqu’il ne
voulait plus de rien, et souhaitait
ardemment disparaître. Il mon-
tait alors sur la terrasse, au
dernier étage duquel on avait une vue d’ensemble sur la ville. Là-
haut, il se sentait inat eignable,
en sécurité. Sa cachet e, n’en
connaissait l’existence, ni Jo, ni
même Isiah … C’est un secret
qu’il gardait jalousement pour
lui tout seul. Ici, il lui était déjà
arrivé de pleurer, de crier de
rage, avant de saisir un semblant
d’apaisement. Il s’était assis sur
une caisse en bois, et enfouit
son visage dans ses mains.
L’adolescent se concentra sur
les bat ements rapides de son
cœur qu’il ressentait jusque
dans ses tempes, et tenta de
calmer sa respiration sif ante.
- C’est un bel endroit.
Gab redressa la tête et vit une
personne accoudée au garde-
corps en fer. Il crut halluciner
et secoua la tête incrédule.
En cinq ans, il n’avait jamais
rencontré personne dans ce lieu
normalement abandonné.
- Qui es-tu ? se risqua-t-il
néanmoins à demander.
- Messiah, répondit le « mirage ».
Gab observa son interlocuteur
qui lui faisait à présent face. Il
avait la peau basanée, les cheveux
bruns et bouclés ; il portait
un t-shirt blanc, une chemise
canadienne rouge, un jean et des
baskets (comme la plupart des
jeunes).
- Pourquoi es-tu ici ?
- Parce que j’étais certain de t’y trouver, répondit Messiah. - On … se connait ? demanda Gab
intrigué.
Messiah se contenta de hocher
la tête sans donner plus
d’explication. Sa physionomie
avait quelque chose de rassurant,
alors Gab se sentit incapable de
le considérer comme un ennemi.
Il poussa donc un soupir, ennuyé,
en feignant de détourner son
at ention de Messiah. Il se
faisait dif cilement à l’idée de
devoir partager son domaine.
Messiah resta là, avec son regard
bienveillant, et Gab se surpris à
lui adresser de nouveau la parole.
- Tu dis que tu étais sûr de me trouver … et pourtant je ne
crois pas t’avoir déjà rencontré
auparavant…
Messiah esquissa un sourire
compréhensif, comme si Gab
avait manqué une information
essentielle, mais ne lui répondit
pas pour autant. L’adolescent,
toujours juché sur sa caisse,
fronça les sourcils, perplexe.
Lorsque Messiah ne répondait
pas, laissant ainsi place au
silence, il avait l’impression que la
réponse à ses questionnements
tentait de se développer en lui
comme une pousse timide de
plante verte.
de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)
Une histoire à sui\gvre …
Chers lecteurs,
nous retrouvons
la suite de l’histoire dans le prochain numéro
Coin Jeunesse
10 ème partie (suite)
Lorsque l’homme au tatouage d’araignée demanda à ses hommes de sortir Chad de la voiture, Gab
demeura seul avec lui dans la voiture …
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 2 février 2020 – n° 599 19
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POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINI\2QUE
Début des inscriptions pour le Pèlerinage du Rosaire à Lourdes
« Je veux qu’on y vienne en procession et qu’on prie pour les \
pécheurs ».
Pour répondre à l’invitation de Notre-Dame de Lourdes, l’Association Pèlerinage du Rosaire de la Martinique
t’invite à son pèlerinage annuel, dont le départ est fixé pour cette édition au samedi 3 octobre\
2020.
Cette année, trois lieux d’inscriptions sont mis en place :
• Fort de France, au presbytère de la Cathédrale, de 9h à 12h
Le vendredi : du 7 février au 3 juillet 2020.
• Sainte Marie, au presbytère, de 9h à 12h
Les samedis : 8 et 22 février, 7 et 21 mars, 4 et 25 avril, 9 et 23 mai, 6 et 20 juin
2020
• François, au presbytère, de 9h à 12h
Les vendredis : 7 et 21 février, 6 et 20 mars, 3 et 17 avril, 15 mai, 5 et 19 juin 2020
Viens vite !
Le père Enel Constant, curé de la paroisse des Anses d’Arlet, la Pastorale des vocations et les groupes de
prière, vous invitent à un Séminaire, le mardi 25 et le mercredi 26 février, de 6h30 à 13h, à l’Espace paroissial
des Anses d’Arlet. Le Thème :
« Laïcs dans l’Eglise aujourd’hui »
Intervenants : Père Enel Constant et un prêtre en provenance de la Côte d’\
Ivoire
Au programme : Messe, louange, enseignement, témoignages
Venez nombreux
Info line : 0596686218 - 0696 314 579 - 0696 312 774 - 0696 025 734 - 06\
96 938 907
Paroisse des Anses d’Arlet
COMMUNIQUÉS
Page 20
M aintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuple\
s :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peup\
le Israël.
Le Vieillard Syméon, un modèle pour l’évangélisa\bion
