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E g lise
en MARTINIQUE
C hangez vos cœurs !
N° 600
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
16 FÉVRIER 2020
Guide pratique
du carême des veilleurs
(Livret détachable)
Séminaires d’évangélisation
pendant le carnaval
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EDITORIAL
23
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
222
E
n ce 6 e dimanche du temps ordinaire, Jésus veut nous
amener à comprendre que la Loi de Moïse, bien que d’une
importance capitale, reste insuffisante sans l’Amour. Il ne
suffit pas, en effet, de mettre en pratique la Loi pour entrer dans
le Royaume des cieux. Il faut y adjoindre obligatoirement la Loi
de l’Amour.
« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à
eux ». Dans sa catéchèse du 5 février dernier sur les Béa\
titudes, le
pape François explique qu’ « Il y a une pauvreté que nous de\
vons
accepter, celle de notre être, et une pauvreté que nous devons en
revanche chercher, la pauvreté concrète des choses de ce monde,
pour être libres et pouvoir aimer ».
Nous entrerons en carême, le 26 février (mercredi des Cendres),
et ces paroles devraient nous interpeller. En effet, nous aurons à
nous dépouiller de tout ce qui nous encombre, à nous fortifier ;
40 jours pour nous convertir et prendre le chemin vers Pâques.
Notre diocèse a pris des dispositions pour nous aider à bien
vivre cette période en communauté. En plus des séminaires
d’évangélisation qui se tiendront pendant le carnaval, un « Guide
pratique du carême des veilleurs 2020 » est proposé. Du 29 février
au 4 avril, les districts tiendront des candélabres pour le jeûne\
,
le chapelet, l’Eucharistie, la Parole de Dieu et la confession.
Rendons-nous disponibles pour vivre ces temps forts !
Dans la rubrique An Tchè Légliz-la, la question posée est en lien
avec le carnaval : Si je ne cours pas le vidé, est-ce que je peux
me déguiser pendant le carnaval ? « Je suis tenté de dire Oui »,
nous dit le prêtre interrogé. Nous vous proposons de découvrir
ses arguments.
Nous souhaitons la bienvenue au nouveau chef d’établissement
du Séminaire collège Sainte Marie, en poste depuis début fév\
rier.
Eglise en Martinique l’a rencontré pour vous. Le Séminaire
collège est un établissement d’enseignement privé catholique\
sous contrat. Il accueille des élèves de toute confession, tout en\
proposant, dans le respect de la liberté de chacun, la Foi en Jésus
Christ professée par l’Eglise catholique.
Par ailleurs, l’Institut Catholique Européen des Amériques
(ICEA) poursuit sa campagne d’information entamée depuis
quelques mois. Sa Licence Sciences Sociales, Parcours Sciences
Politiques et Ecologie Humaine, ouverte sur l’international, est
proposée sur Parcoursup.
Le Seigneur est tendresse et miséricorde. Aujourd’hui, il veut
purifier notre cœur. Laissons-nous renouveler par Lui !
Bon dimanche !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
33 MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
EGLISE UNIVERSELLE
• La Parole Dominicale
• Si je ne cour\b pa\b le vidé, e\bt-ce que
je peux me dégui\ber \npendant le carnaval ?
• Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite) • L’ACPM lance \bon année 2020 :
Un mouvement en ordre de bataille !
• Bible En Nou\b
• Séminaire\b d’évangéli\bation pendant le carnaval
• Guide pratique du carême de\b veilleur\b 2020
• Vi\bite pa\btorale au Vert-Pré
• Vi\bite pa\btorale de l’archevêque aux Troi\b-Ilet\b
• An\be\b d’Arlet, le\b paroi\b\bien\b ré\bervent un accueil chaleureux aux touri\bte\b
• Interview du nouveau chef d’établi\b\bement du Séminaire-Collège Sainte-Marie
• ICEA : Orientation Parcour\bup
• Supplique aux « pa\nuvre\b pécheur\b » !
• Catéchè\be : la vulné\nrabilité,
c’e\bt la condition humaine
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• Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite)• Une hi\btoire à \buivre… : Gab King\bley (\buite)
COIN JEUNESSE 19
• Si je ne cour\b pa\b le vidé, e\bt-ce que
AN TCHÈ LÉGLI\b-LA 18
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 3
A
vous, mères célibataires,
femmes et filles enceintes ou
garçons de la rue… ; à vous,
divorcés et leurs conjoints ; à vous,
couples non-mariés ou personnes seules
qui, ruptures après échecs, connaissez
des relations épisodiques… ; à vous, non-
pratiquants ; à vous, hommes ayant des
piercings ou de longs cheveux et femmes
habillées avec des vêtements trop courts
ou des maquillages abondants… ; à
vous, adeptes du « carnaval-malélevé »,
amis de l’occulte et du monde… ; à vous,
pères absents et géniteurs fantômes ; à
vous, personnes homosexuelles… ; à
vous tous qui avez été jugés ou vous êtes
vous-mêmes cru indignes ou exclus de la
communauté chrétienne, j’ai une bonne
nouvelle pour vous… Voici bientôt le
Carême !
C’est le temps où aucun chrétien ne peut
ni ne doit se sentir « mieux » que les
autres. La plus pratiquante des dames
patronnesses et le plus « bien-comme-
il-faut » des hommes d’Eglise, s’ils sont
honnêtes avec eux-mêmes et avec Dieu,
ont plus que jamais le devoir de vous
regarder comme des frères très chers dans
le Seigneur (Philémon 16), des prophètes
de la Miséricorde qui seront devant dans
le Royaume de Dieu (Mt 21,31).
C’est le moment où chaque croyant
entre dans le temple, comme publicain
ou comme pharisien (Lc 18,10-14), et ce
n’est pas le pharisien spécialiste de la
Bible et des pratiques religieuses qui sera
justifié, mais bien le pauvre publicain si
conscient de son péché et de sa misère.
C’est lui, dans son humiliation, qui attirera
la bénédiction de Dieu. Voilà pourquoi, au
cours du C arême, toute l’Eglise se tourne
vers vous, et, pour se débarrasser de tout
orgueil (car c’est l’orgueil, et l’orgueil seul,
qui ferme la porte de ciel), vous supplie de
nous montrer le chemin : comment garder
la confiance lorsqu’on se sent loin de
Dieu ? Pourquoi continuer à croire en son
amour, à ne vivre que de sa miséricorde,
à ne pas douter du salut éternel et à ne
pas baisser les bras, lorsqu’on a fait tant
de « bêtises », commis tant de fautes et
que des vices et des addictions nous
enchaînent dans des fers ?
Bonne nouvelle : pendant le Carême,
l'Eglise ne se contentera pas de se
tourner vers vous, pour admirer votre
persévérance comme un modèle, mais
elle vous demande pardon.
Pardon pour les jugements, réels ou
ressentis, pour lesquels personne en ce
bas monde n’a autorité.
Pardon pour tant d’attitudes et de
discours péremptoires sous les clochers
ou dans les « case-manman », dans
lesquels vos proches, parfois, vous ont
condamnés, « malparlé », méprisés,
humiliés, rejetés… Jésus n’aurait jamais
fait ça !
Pardon parce que, sous prétexte de
religion et de lois, on ne vous a pas
montré que la vraie vie, la réconciliation,
vient de l’amour du Christ, et non pas des
efforts humains.
Pardon pour cette incapacité à vous dire
et à vous montrer que nous sommes
tous fils et filles du Père Miséricordieux
et que cela ne dépend pas de la rectitude
morale, de la façon de s’habiller, des actes
commis, mais du désir de suivre Jésus et
d’accepter son amour.
Pardon parce que, à cause de tout cela,
tant d’entre vous n’avez plus remis les
pieds à l’église, que vous ne vous sentez
plus à l’aise dans cette communauté qui
est la vôtre et qui a besoin de vous…
Pardon parce que, quand bien même
vous seriez des « brebis perdues »,
le premier devoir des pasteurs et des
« bons chrétiens » était de partir à votre
recherche, de se mettre à votre écoute et
de vous mettre sur leurs épaules pour
vous ramener tendrement au bercail…
Pardon parce que, si vous êtes des « fils
prodigues », vous devriez ressentir notre
impatience de votre retour à la maison,
notre hâte de courir à votre rencontre
pour vous accueillir, tels que vous êtes,
sans un reproche, pour faire la fête et
vous honorer…
Tel est l’objet de cette supplique. Revenez
vite, nous avons besoin de vous !
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’ÉVÊQUE
Le diocèse de la Martinique invite les fidèles et les Martiniquais\
à faire bon accueil aux travaux de la CIASE (Commission indépendante
sur les abus sexuels dans l’Église). Ces travaux se dérouleront en Martinique, du 21 au 24 février 2020. Une réunion d’information
grand public se tiendra le vendredi 21 février 2020, à 18 heures 30, au Squash Hôtel (Fort-de-France).
L’archevêque rappelle que cette commission indépendante a été instituée à\
l'initiative de l’Eglise Catholique de France pour faire la
vérité sur tous les cas, et aider toutes les victimes qui auraient pu subir des abus de la part \
de personnes consacrées dans l’Église.
L’Église catholique, qui est à ce jour la seule institution à faire ce travail, souhaite remonter jusqu’aux années d’après-guerre pour aider
toutes les victimes éventuelles.
La rédaction
Communiqué du diocèse de \ba Martinique
Supplique aux « pauvres pécheurs » !
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 4
EGLISE UNIVERSELLE\n
ésus commence à proclamer son
chemin du bonheur par une annonce
paradoxale : « Heureux les pauvres de
cœur, car le Royaume des cieux est à eux ».
Une voie surprenante et un étrange objet de
béatitude : la pauvreté.
Nous devons nous demander : qu’est-ce
qu’on entend ici par « pauvres » ? Si
Matthieu n’employait que ce mot, il
aurait simplement une signification
économique, c’est-à-dire qu’il indiquerait
les personnes qui ont peu ou qui n’ont
pas du tout de moyens de subsistance et
qui ont besoin de l’aide des autres. Mais
l’Évangile de Matthieu, à la différence
de celui de Luc, parle de « pauvres
de cœur ». Que veut-il dire ? L’esprit,
selon la Bible, est le souffle de la vie
que Dieu a communiqué à Adam ; c’est
notre dimension la plus intime, disons
la dimension spirituelle, la plus intime,
celle qui fait de nous des personnes
humaines, le noyau profond de notre
être. Alors les « pauvres de cœur » sont
ceux qui sont et qui se sentent pauvres,
mendiants, dans l’intime de leur être.
Jésus les proclame heureux, parce que
c’est à eux qu’appartient le Royaume
des cieux.
[…]
Et comme il est difficile d’admettre une
erreur et de demander pardon ! Quand
je donne un conseil aux jeunes époux,
qui me demandent comment bien vivre
leur mariage, je leur dis : « Il y a trois
mots magiques : s’il te plaît, merci, excuse-
moi ». Ce sont des mots qui viennent
de la pauvreté de cœur. Il ne faut pas
être envahissant, mais demander la
permission : « Que penses-tu de faire
ceci ? », ainsi il y a un dialogue en famille,
l’épouse et l’époux dialoguent. « Tu as fait
cela pour moi, merci, j’en avais besoin ». Et
puis on fait toujours des erreurs, on glisse :
« Excuse-moi ! ». Et en général, les couples,
les jeunes ménages, ceux qui viennent
ici et ils sont nombreux, me disent : « Le
troisième est le plus difficile », s’excuser,
demander pardon. Parce que l’orgueilleux
n’y arrive pas. Il ne peut pas s’excuser :
il a toujours raison. Il n’est pas pauvre
de cœur. En revanche, le Seigneur ne se
lasse jamais de pardonner ; c’est nous
qui nous lassons de demander pardon.
La lassitude de demander pardon : c’est
une mauvaise maladie !
Pourquoi est-il difficile de demander
pardon ? Parce que cela humilie notre
image hypocrite. Et pourtant, vivre
en cherchant à occulter nos propres
carences est fatigant et angoissant.
Jésus-Christ nous dit : être pauvre est
une occasion de grâce ; et il nous montre
l’issue de cette lassitude. Nous avons
reçu le droit d’être pauvres de cœur,
parce que c’est là le chemin du Royaume
de Dieu. Mais il faut redire quelque chose
qui est fondamental : nous ne devons
pas nous transformer pour devenir
pauvres de cœur, nous ne devons faire
aucune transformation parce que nous le
sommes déjà ! Nous sommes pauvres…
ou, plus clairement : nous sommes de
« pauvres types » de cœur ! Nous avons
besoin de tout. Nous sommes tous
pauvres de cœur, nous sommes des
mendiants. C’est la condition humaine.
[…]
En quoi le Christ s’est-il montré
puissant ? Parce qu’il a su faire ce que
les rois de la terre ne font pas : donner
sa vie pour les hommes. Et c’est cela, le
vrai pouvoir. Le pouvoir de la fraternité,
le pouvoir de la charité, le pouvoir
de l’amour, le pouvoir de l’humilité.
Voilà ce qu’a fait le Christ. C’est en cela
qu’est la vraie liberté : celui qui a ce
pouvoir de l’humilité, du service, de la
fraternité est libre. La pauvreté dont les
Béatitudes font l’éloge est au service de
cette liberté.
Parce qu’il y a une pauvreté que nous
devons accepter, celle de notre être,
et une pauvreté que nous devons,
en revanche, chercher, la pauvreté
concrète, des choses de ce monde,
pour être libres et pouvoir aimer. Nous
devons toujours chercher la liberté du
cœur, celle qui plonge ses racines dans
la pauvreté de notre être.
Audience Générale du 5 Février 2020
© Vatican Media
■
Catéchèse : la vulnérabilité,
c’est la condition humaine
Une pauvreté au service de la liberté
J
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 55
Dimanche 16 février 2020
la P arole Dominicale
6 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
T
rès chers frères et sœurs, l’Evangile
que nous abordons est contenu
dans le grand discours du
« sermon sur la montagne », où le Christ,
gravit le Monts des béatitudes, comme
Moïse au Sinaï huit siècles avant lui,
pour donner la nouvelle Loi. Cette Loi
des Béatitudes commence avec le mot
Heureux. Puisqu’il est question de loi
nouvelle, il convient de clarifier le statut de
l’ancienne. Le Christ commence donc par
réaffirmer l’importance de la Loi de Moïse
en disant qu’il n’est pas venu abolir mais
plutôt accomplir. Devant la nouveauté,
la tentation est grande de croire que
ce qui a précédé devient caduque. Or,
nous savons que la Parole de Dieu ne
se contredit pas, mais elle donne un
surcroit de lumière. La nouveauté s’inscrit
toujours dans une continuité. La nouvelle
alliance est conclue avec la maison d’Israël
(Jérémie 31,31), la même avec qui Dieu a
conclu la première alliance. Les dons de
Dieu sont sans repentance. On ne peut
pas opposer le Nouveau Testament à
l’Ancien Testament, la P arole de Dieu est
une et vivante. L’accomplissement n’est
pas la disqualification de ce qui est.
« Quand tu présentes ton offrande…, si
là tu te souviens que ton frère a quelque
chose contre toi… »
Ensuite le Seigneur va montrer le lien
intime entre le culte public et le culte
dans nos cœurs. Si l’ancienne loi pointait
des œuvres du for externe, la nouvelle loi
va jusqu’à purifier les pensées internes
du cœur. En effet, le mal concerne aussi
des œuvres comme la colère, l’injure,
l’énervement, etc. Il s’agit d’aller jusqu’à
la racine du mal car le mal trouve sa
genèse dans le cœur de l’homme. Ainsi, le culte de l’autel doit être l’expression
préalable de la communion des cœurs.
C’est pourquoi, nous commençons
toujours par nous réconcilier au début
de la messe avec la prière pénitentielle
(Kyrie Eleison) avant d’offrir le sacrifice
de toute l’Eglise.
« Efforce-toi de t’accorder avec ton
adversaire… »
La réconciliation du cœur est aussi le
fruit d’un discernement fait au moment
opportun. Il y a un temps pour tout dit
l’Ecclésiaste. En plus du quoi faire, il y a
aussi quand pour le faire ? Se décider
car la conversion est une urgence, une
question de vie ou de mort. Il faut juger
le temps favorable et ne pas toujours
renvoyer à plus tard ce qu’il faut faire
ici et maintenant. C’est l’urgence de la
conversion. Fuyez le mal et attachez-vous
au bien. La vie chrétienne concerne aussi
la purification des intentions. Regarder
une femme en la désirant suffit pour être
du côté de mal, de l’adultère.
Comme la nouvelle loi inscrite sur
le cœur est œuvre de l’Esprit Saint,
notre conversion exige un travail de
renoncement, de privation avec toutes
les conséquences qui en découlent.
Arracher l’œil qui est occasion de chuter,
ou couper la main qui est occasion de
pécher, signifie que le chrétien qui se
sanctifie refuse de continuer à user des
mécanismes incriminés.
« Celui qui épouse une femme répudiée
commet l’adultère… »
La lutte contre le mal concerne aussi les
relations hommes /femmes. Certains
actes au niveau du mariage portent
la marque du péché. Le fait de ne pas
répudier sa femme ou ne pas prendre en
mariage une femme répudiée manifeste
la sacralité du mariage. L’union des époux
est sacrée et aucune puissance ne devrait
la violer.
« Ne pas jurer, … ni par Dieu, ni par
Jérusalem, ni par sa propre tête »
Après avoir touché des péchés en
actions, en pensées, par omissions,
Jésus aborde les péchés en paroles. Cela
concerne essentiellement les serments :
« Eh bien, moi je vous dis de ne pas jurer
du tout… »
La nouvelle alliance est donc une
loi qui touche toutes les facultés de
l’homme (pensées, intentions, volonté,
intelligence, paroles, regards, liberté,
etc.). Notre conversion pour être totale
doit toucher tout l’homme et toute
la personne. Combattre le mal dans
notre vie chrétienne est un travail de
déracinement jusqu’à l’intime du cœur.
Le péché n’est pas seulement ce que j’ai
fait ou ne pas fait.
Dans la dynamique de ce Carême des
veilleurs qui pointe à l’horizon, laissons
Jésus, lumière du monde, visiter toute
notre vie jusque dans les replis de l’âme
pour nous libérer du joug de l’esclavage
du péché. Que notre parole soit « Oui »,
si c’est « oui », « non », si c’est « non »
puisque ce qui est en plus vient du
Mauvais. Présentons-lui notre vie visible
et invisible afin qu’il nous délivre du
Mauvais. Amen.
Père Arnaud Goma, Curé de Coridon ■
Ben Sira le Sage 15,15-20 •\s Psaume 118 • 1 C\brin\sthiens 2,6-10 • M\satthieu 5,17-37
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 6
VIE DU DIOCÈSE
Le dimanche 19 janvier dernier se tenait l’Assemblée générale de
l’Ass\bciati\bn des Centres de Préparati\bn au Mariage, un m\buvement
qui depuis plus de 50 ans a reçu missi\bn de l’évêque d’acc\bmpagner les
fiancés cheminant vers le sacrement du mariage.
D
es couples en tenue de service
pour partager avec d’autres
couples en cheminement
leur expérience de vie, ce que le pape
Paul VI appelle dans Humanae Vitae
« un apostolat du semblable par le
semblable ».
Cette figure imposée qu’est l’Assemblée
générale ordinaire pour une
association, était l’occasion de passer
en revue les aspects organisationnels
et administratifs du mouvement. Le
rapport d’activité dressant le bilan des
actions menées au cours de l’année 2019
était l’occasion de se rendre compte de
la vitalité du mouvement. Un bilan riche
et fécond soulignant la diversité et la
complémentarité des actions menées,
tout cela sous l’impulsion de notre
Archevêque dont l’attachement porté
à la famille n’est plus à démontrer. Le
mouvement a eu à cœur de se montrer
à la hauteur des ambitions formulées
par Mgr David Macaire.
Dans son rapport moral, la responsable
diocésaine du mouvement, Muriel
Novarre, soulignait la densité et les exigences de la mission tout en
soulignant l’importance. Une exhortation
à l’engagement dans la complémentarité
des charismes et des dons, tout cela
sous-tendu par une métaphore filée
reposant sur le fonctionnement d’une
équipe de football. Chacun ayant
compris que pour la victoire, il devait
être à son poste et donner le meilleur
de lui-même.
Dans le cours des échanges, nous
étions rejoints par l’aumônier du
mouvement, le père Wilfried Bannais,
responsable diocésain de la Pastorale
familiale. Avec son dynamisme et sa joie
communicative, il venait nous rappeler
que pour les fiancés, le Seigneur nous
envoie, nous sommes l’Eglise. Une
invitation à ne pas rater ce rendez-vous,
car il a personnellement rencontré des
couples enchantés par leur session de
préparation, une expérience qui les a
ramenés à la messe. Des grâces à retenir
car la joie de la mission peut être volée
par l’ennemi qui met un effet de loupe
sur ce qui ne va pas, en faisant des
motifs de découragement plutôt que
des lieux de croissance. Une matinée très riche puisque nous
recevions également la visite de
Mgr Macaire, qui tenait à rencontrer
largement les familles engagées
dans le mouvement. Il rappelait
l’importance de la mission confiée,
et disait sa satisfaction quant aux
actions menées. Devant l’ampleur
de la tâche et les enjeux spirituels
sur les couples et familles, d’autres
modalités d’accompagnement étaient
à construire, en particulier en direction
des couples déjà mariés. L’objectif étant
un accompagnement des temps de
crise, afin que ces dernières soient des
lieux de croissance et non de rupture.
Pour les couples du mouvement,
rejoindre ceux qui sont accueillis c’est
aussi témoigner de nos misères. Nous
ne sommes effectivement pas dignes,
mais laissons-nous utiliser par Dieu
pour notre salut et celui des âmes
accueillies au nom du Christ.
Après un temps d’échanges avec
notre Archevêque, nous terminons
par la célébration eucharistique, la
bénédiction finale nous envoyant en
mission pour cette année 2020.
■
L’
ACPM lance son année 2020 :
Un mouvement en ordre de bataille !
VIE DU DIOCÈSE
Le dimanche 19 janvier dernier se tenait l’Assemblée générale de
l’Ass\bciati\bn des Centres de Préparati\bn au Mariage, un m\buvement
qui depuis plus de 50 ans a reçu missi\bn de l’évêque d’acc\bmpagner les
ACPM lance son année 2020 :
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 7
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 16 février :
• Messe du week-end des fiancés
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 18 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 19 février :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses de Marin,
Josseaud et Trois-Ilets à l’évêché
• 18h : Catéchèse de l’évêque à Emmaüs
Jeudi 20 février :
• Cours de Théologie de la spiritualité
Samedi 22 février :
• Rencontre avec les confirmands du Robert à l'évêché
Du 22 au 23 février :
Visite pastorale à la paroisse de Diamant
Samedi 22 février :
• 18h : Messe dominicale anticipée à l’église du Diamant
Dimanche 23 février :
• 8h : Messe à l’église du Diamant
Dimanche 23 février :
• 17h30 : Vêpres solennelles à Emmaüs
Du 24 au 26 février :
• Retraite spirituelle
Mercredi 26 février : Mercredi des Cendres
• 9h30 : Messe au Monastère des Bénédictines de Bout-Bois
Jeudi 27 février :
• Cours de Théologie de la spiritualité
Vendredi 28 février :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse
de Saint-Christophe à l’évêché
Samedi 29 février :
• Enseignement aux catéchumènes
Du 29 février au 1 er mars :
Visite pastorale à la paroisse des Anses d’Arlet
Samedi 29 février :
• 18h : Messe dominicale anticipée à l’église des Anses d’Arlet
Dimanche 1
er mars :
• 10h : Messe à l’église des Anses d’Arlet
Dimanche 1 er mars :
• 15h30 : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Livre du Deutéronome (Dt)
Evangile selon saint Jean (Jn) 34 chapitres
21 chapitres
Lire toute la B ible en une année
Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend,
numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous :
« Lire la Bible en une année » (page XVII).
Commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans
la BEN) et un « Je vous salue Marie ».
Prenez connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira
votre compréhension.
Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,
ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…
et laissez Dieu vous parler.
Bonne lecture à tous !
reprend,
Carême
Du 16 au 29 février 2020, vous pourrez lire :
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 8
Séminaires d’évangélisation pendant le carnaval
Louange, témoignages, enseignement, adoration, confession, Eucharistie, ministère de guérison
Paroisse,
Mouvement, Association Dates et
heures des
manifestations Thème
LieuTarif
Anses d'Arlets
Du 25 au 26 fév. 6h30 à 13h "Laïcs dans l’Église aujourd’hui" Espace
paroissial des Anses d’Arlet Gratuit
Balata Du 24 au 26 fév.
9h à 16h "Dieu est Amour" Église du Sacré-
Cœur de Balata Gratuit
Bellevue Du 24 au 26 fév.
7h30 à 18h30 "Bâtir l’unité" Église de
Bellevue Gratuit
Communauté
du Chemin Neuf Du 21 au 27 fév. Retraite en silence (1
er groupe)
Session "Marthe et Marie" (2
ème groupe) Réservé aux
membres de la
Fraternité Cana Gratuit
Diamant Du 24 au 26 fév.
9h à 11h30 "Mort de Jésus, mort du chrétien,
s’agit-il de la même mort ?" Église du
Diamant Gratuit
Lamentin Du 24 au 26 fév.
11h à 20h Un Pauvre crie, le Seigneur
entend. (Ps 33,7) Palais des
sports de Petit Manoir au Lamentin 25
pour les 3 jours
ou 10
/jour –
Enfants jusqu’à 17 ans 5
/jour
Marin
Le 25 fév.
de 15h à 18h et le 26 fév.
de 9h à 18h "N'éteignez pas l’Esprit"
Église du
Marin
Saint-Pierre et Prêcheur Du 24 au 26 fév.
9h à 18h "L’Esprit-Saint qui poursuit
son œuvre dans le monde et achève toute sanctifi cation" (Prière Eucharistique n° 4) Millenium du
Morne-Rouge Adultes et jeunes
50 –
Enfants de moins de 10 ans 38
Terres-Sainville Du 22 au 26 fév. "Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts, et
le Christ t’illuminera" (Eph. 5,14) Chapelle de
Citron Gratuit
Trinité Du 24 au 26 fév.
De 8h à 18h "Vous serez alors mes témoins" Église de
Trinité Gratuit
Vauclin Du 23 au 26 fév.
15h à 19h "Le Dieu que nous avons est
le Dieu des victoires" (Ps 67.21) Église du
Vauclin Gratuit
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 9
GUIDE PRATIQUE
DU CARÊME DES VEILLEURS
2020
C A RÊ M E 2 0 20
E C CLE S IA ’M 2 02 0!
A nnée d e g râ ce e t d e p aix
P artic ip ez a u c a rê m e d es v eille u rs
p ou r l a g u éris o n s p ir it u elle e t l a
s a n ctif ic a tio n d e l a M artin iq u e.
I n sc riv ez - v o u s e n p aro is se p ou r
d ev en ir u n e s e n tin elle d u d io cè se .
2 9 F É V RIE R - 4 A VRIL
A N SA N M N O U P É R IV É !
MARTIN IQ UE.C A TH O LIQ UE.F R
V EIL LE R ,
P R IE R E T
J E Û N ER
P ou r l a
M artin iq u e
Q
u’est-ce que
le Carême ?
Le carême est le temps liturgique qui, dans
l’Eglise prépare à Pâques.
Le Carême commence le Mercredi des
Cendres, 26 février 2020, et s’achèv e le
Jeudi Saint, 9 avril 2020, avant la
célébration de la Cène du Seigneur. La
Semaine Sainte, qui commence avec le
dimanche des Rameaux le 5 avril 2020,
commémore la Cène, la Passion et la
mort du Christ sur la Croix. Le Samedi
Saint au soir et le dimanche de Pâques,
le 12 avril 2020, les chrétiens célèbrent
la résurrection du Christ.
La durée du Carême – quarante jours
sans compter les dimanches – fait en
particulier référence aux quarante années
passées au désert par le peuple d’Israël
entre sa sortie d’Égypte et son entrée
en terre promise ; elle renvoie aussi aux
quarante jours passés par le Christ au désert
entre son baptême et le début de sa vie
publique. Ce chiffre de quarante symbolise
les temps de préparation à de nouveaux
commencements.
Au désert, le Christ a mené un combat
spirituel dont il est sorti victorieux. Durant
le temps du Carême, nous sommes invités à
nous donner des moyens concrets, dans la
prière, la pénitence et l'aumône, pour nous
aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui
incite à une mise à l’écart pour faire silence
et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.
Et le « Carême
des veilleurs » ?
C’est une proposition concrète du diocèse de
la Martinique pour vivre communautairement
les efforts du carême, laissant à tout un
chacun le choix des efforts individuels. Cette
proposition repose sur le principe d’un relais
sur cinq niveaux commençant le 29 février,
18h, et finissant le 4 avril, à 18h.
Les cinq niveaux sont appelés « candélabres »,
symboles du support d’une lampe veilleuse
qui reste allumée. Ils concernent le jeûne, le
chapelet, l'Eucharistie, la Parole de Dieu et
la confession. Chaque district doit garantir,
à chacune des cinq semaines, que chacun
des cinq candélabres est porté par une de
ses paroisses.
C’est-à-dire que, concrètement, on a dans
chaque district une paroisse qui porte le
candélabre de l’Eucharistie, une autre le
candélabre de la Parole de Dieu, une troisième
le candélabre du jeûne, une quatrième le
candélabre du chapelet et une dernière
qui porte le candélabre de la confession.
La semaine suivante il y a permutation ou
changement
(voir donc le calendrier de
répartition des candélabres en annexe).
LIVRET
D ETACHABLE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 10
Comment adorer le S aint- S acrement ?
L
a paroisse en charge de tenir le candélabre de l’Eucharistie (ou adoration) bénéficiera
d’un nombre accru de messes (en fonction de la réalité des paroisses et des districts) et
d'une exposition du Saint-Sacrement proposée aux fidèles entre les messes.
La paroisse s'organisera de telle sorte qu’il y ait au minimum 2 adorateurs par créneau horaire.
Elle indiquera les heures où des tiers pourraient venir adorer.
Nous vous informerons des horaires sur le site internet du diocèse (http://martinique.catholique.fr)
et dans nos prochains numéros d’Eglise en Martinique.
C
ette veille consiste à ce qu’il y ait toujours au moins deux fidèles qui lisent ou écoutent
la Parole de Dieu. Il s’agit donc pour la paroisse qui tient ce candélabre d’organiser le
relai en s’assurant que tous les créneaux horaires sont occupés par au moins deux
fidèles. C’est pour cela que nous demandons aux fidèles du district de s’inscrire auprès de
la paroisse en question pour combler les créneaux vacants.
Les créneaux sont d’une durée d’une heure. On peut les tenir chez soi, en famille, en groupe
ou isolément. Certains fidèles devront se lever la nuit (par exemple, à 1h) pour lire la Parole
Dieu. Mais ils découvriront toute la joie que cela procure de se lever la nuit pour le Seigneur !
La paroisse devra néanmoins assurer chaque jour un créneau de proclamation de la Parole
dans l’église, en dehors de la messe. Les fidèles seront plusieurs à se relayer pour cela.
➊ L’heure de la sentinelle (à domicile)
Choisir au préalable un lieu où la lecture de la Bible pourra se faire sereinement (coin
prière, bureau, table de la salle à manger débarrassée de tout et aménagée d’une croix
ou statue ou icône, lumignon ou bougie).
On termine l’heure en disant la prière pour la Martinique et celle d’E CCLESIA ’M 2020 !
➋ La lecture à l’église
La lecture se fait à l’ambon, lieu ordinaire de la proclamation de la Parole de Dieu.
On conclut l’heure de lecture par un chant adéquat, la prière pour la Martinique et
celle d’E
CCLESIA ’M 2020 !
A noter : une formation à la lectio divina est proposée parallèlement au candélabre de la Parole, le mardi de 18h
à 19h30. Cette formation est prodiguée par Sr Marie-Claire, dominicaine de la Délivrande.
Pour plus d’informations, consultez le site internet du diocèse, à la page dédiée au carême 2020.
L’adoration eucharistique est une prière,
un dialogue intime avec Jésus réellement
présent sous les apparences du pain
consacré (le Saint-Sacrement). C’est un
face-à-face avec le Christ.
Quelques repères peuvent être utiles
pour vivre au mieux cette rencontre avec
le Seigneur.
Prendre conscience que Jésus est
vraiment présent dans l’E ucharistie. Il
me faut donc le remercier de m’avoir
donné la possibilité de m’approcher de
Lui, et faire un acte de foi.
Nous ne sommes pas seuls à
contempler le Christ. Les anges et les saints contemplent Dieu dans sa gloire.
Je fais partie de ceux qui adorent le
Seigneur. Venir adorer le Seigneur, c’est
aussi s’unir à la cour céleste.
Se laisser regarder par le Christ.
L’exposition du Saint-Sacrement va dans
les deux sens : le Christ s’expose à notre
regard et à notre prière d’une part, mais
il m’invite aussi à m’exposer moi-même
à son regard. Il me regarde : je peux lui
exposer mes pauvretés intérieures, mes
infirmités spirituelles et physiques, mes
soucis...
Intercéder pour les autres. Puisque
Jésus est devant moi, je peux lui
soumettre les besoins, les peines et les
projets des personnes que je côtoie, du
monde et de l’Eglise.
Tenir le candélabre de l’Eucharistie
Tenir le
candélabre
de
la Parole
de Dieu
‘‘
L’Église et le monde ont un grand
besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller Le rencontrer dans
l’adoration, dans la contemplation
pleine de foi et ouverte à réparer les
fautes graves et les délits du monde.
Que ne cesse jamais notre adoration.
Jean-Paul II, "Dominicae cenae"
G uide de lecture
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 11
L
e jeûne est une réalité fondamentale du carême. Le jeûne nous permet
de mieux connaître ce qui nous habite. Quels sont nos désirs les plus
profonds ? Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa
P arole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de
solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône. C’est
une privation volontaire de ce qui nous rassasie : un peu de nourriture peut-
être, mais aussi de ces redoutables pièges à désir que sont le tabac, l’alcool, la
télévision, l’ordinateur… Tout ce qui met notre vie sous la tyrannie de l’habitude
et du besoin.
En ce qui concerne le carême des veilleurs, le jeûne qui est demandé est un jeûne
de nourriture sur une durée de douze heures. L’organisation du candélabre du
jeûne propose un créneau diurne (6h-18h) et un créneau nocturne (18h-6h) de
sorte qu’il y ait un groupe de jeûnants diurne et un groupe nocturne.
La paroisse qui tient le candélabre du jeûne va donc s’arranger pour que
des fidèles du district (pas seulement de la paroisse) jeûnent durant les 14
créneaux de douze heures (du samedi 18h au samedi suivant 18h). Si tout un
chacun est libre de jeûner à sa convenance, il est souhaitable que les fidèles se
responsabilisent en s’inscrivant auprès de la paroisse concernée. Nous souhaitons
une chaîne ininterrompue de jeûne pour la Martinique du 29 février au 4 avril
(Jésus nous a appris en Matthieu 17,21 qu’il y a une espèce de démons qui ne
part que par le jeûne et la prière).
Parallèlement au jeûne, une action solidaire ou caritative sera proposée.
L
e mot chapelet désigne à la fois une prière bien connue des
chrétiens d’Occident, et l’objet de piété utilisé pour guider
cette prière. De ses origines, le chapelet a gardé son caractère
de prière vocale et répétitive, mais c’est aussi une prière méditative. À
chaque dizaine est associé un "mystère", c’est à dire l’évocation d’un
moment de la vie du Christ ou de la Vierge Marie. "Le rosaire se situe
dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation
chrétienne" (Jean-Paul II).
Nous voulons faire, pendant ce carême, une chaîne ininterrompue
de chapelets, du samedi 29 février, 18h, au samedi 4 avril, 18h. Il s’agit
donc pour chaque district de garantir une permanence de prière
du chapelet au cours de la semaine entière. La paroisse qui tient le
candélabre du chapelet préparera une grille hebdomadaire pour que
les familles, les groupes, PCE ou tout autre groupe de fidèles puissent
s’inscrire pour combler toutes les heures. Toutefois, il faut que l’on
garantisse un temps où les quatre séries de mystères du Rosaire
soient récitées dans l’église, chaque jour de la semaine, de sorte
que n’importe quel fidèle (de la paroisse, du district ou d’ailleurs)
puisse participer au rosaire.
Nous éditerons prochainement un livret contenant les méditations
du Rosaire, ainsi que celle du Chemin de croix et d’autres prières. Ils
seront disponibles via le site internet du diocèse.
Tenir le candélabre
du
jeûne
Tenir le candélabre
du
chapelet
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 12
Consultez notre site internet à la page dédiée au Carême des veilleurs. Vous pouvez
scanner le QR Code avec votre tablette ou smartphone pour y accéder directement.
L
ans la paroisse qui tient le candélabre de la confession, il y aura une
organisation des prêtres du district pour tenir des permanences de
confession dans l’église. Tout dépend de cette organisation en district,
c’est pour cela qu’il faudra consulter le programme du district pour ce candélabre.
Tenir
le candélabre
de la
confession
Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer
ce qui fait obstacle à l’amour en nous, puis de rencontrer un prêtre.
Le schéma « pratique » de confession est le suivant :
Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ». Le prêtre bénit
alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession.
Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter
brièvement son état de vie.
Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de
Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier. On peut examiner
les manquements :
– envers Dieu
– envers mon prochain
– envers moi-même
« De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père, pénitence
et absolution ».
Ensuite le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi
celui qui reconnaît ses fautes avec contrition.
– Il peut éventuellement essayer d’aider le pénitent par une parole de conseil et de consolation.
– Il peut proposer une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une
méditation d’un passage de l’Évangile, ou un signe concret de conversion. La
pénitence est une manière de vérifier notre désir de vie nouvelle et de rendre
grâce à Dieu en toute chose.
– Il invite à formuler un acte de contrition.
– Il prononce la formule d’absolution.
– Il invite à repartir dans la paix.
Comment se confesser ?
Père, Dieu de tendresse et de miséricorde,
j’ai péché contre Toi et mes frères.
Je ne suis pas digne d’être appelé ton enfant, mais près de Toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir.
Que ton Esprit me donne la force de vivre selon ton amour
en imitant Celui qui est mort pour nos péchés, Ton Fils Jésus-Christ Notre Seigneur. Mon Dieu, j’ai un très grand regret
de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.
Actes de contrition \
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 13
Archevêché de France-de-France 5-7, rue du R.P. Pinchon – BP 586 97207 Fort-de-France cedexContact : 0696 16 08 55 - sd.formation972@gmail.com - secretariat.duet\
972@gmail.com
Dans le cadre de la formation continue diocésaine, l’Institut Gaston Jean-Michel propose un cours de Théologie de la spiritualité avec Mgr David Macaire, le jeudi de 18h à 20h,
à la salle paroissiale « Gauthier » de Bellevue, de février à juin, selon le calendrier de l’archevêque.
Début du cours : jeudi 20 février 2020.
La validation de ce cours permet l’obtention d’un certificat diocésain ou 4 ECTS dans le parcours DUET. La participation est de 70 euros payables sur place.
Inscription par mail : sd.formation972@gmail.com - Contact : Jeanne Potiron au 0696 16 08 55.
Institut d’Études Supérieures de Martinique Gaston Jean-Michel
COMMUNIQUÉ
Institut d’Études Supérieures de Martinique Gaston Jean-Michel
La c\bmmunauté de la par\bisse Sainte Jeanne d’Arc du Vert-
Pré a eu la j\bie de recev\bir Mgr David Macaire le week-end
du 18-19 janvier 202\s0.
D
ès l’annonce de la visite pastorale,
on a ressenti une grande joie au
sein de notre communauté. Les
responsables des différents groupes de
jeunes se sont réunis afin de préparer
celle-ci.
Le samedi 18 janvier, dès 14h30, les jeunes
de la Pastorale étaient mobilisés pour aider à
la mise en place du pot de bienvenue, tandis
que les jeunes de 25-35 ans s’étaient mis en
petits groupes afin de préparer la rencontre
avec l’évêque.
A son arrivée, les jeunes de la Pastorale l’ont
accueilli sur le parvis de l’Église par un chant
de circonstance : « Je voudrais marcher aux
côtés de mon Seigneur » que l’Archevêque
a volontiers repris en chœur avec eux.
Après cet accueil chaleureux, Mgr Macaire
a rencontré les jeunes de 25-35 ans pour
un temps d’échange à la salle paroissiale.
Plusieurs questions ont été abordées :
En tant que jeunes, qu’attendez-vous de
l’Eglise ? Que pouvez-vous apporter à cette
Eglise ? Quelles sont vos difficultés ?
Le débat a été riche en échanges. Les
jeunes étaient avides de réponses à leurs
préoccupations par rapport à l’Eglise
d’aujourd’hui et de demain, et ils ont
également exprimé leurs attentes.
Ils souhaitent qu’il y ait plus de rencontres
pour échanger entre jeunes sur un thème
prédéfini et que chacun puisse mettre
ses talents artistiques, relationnels ou
autres au service de l’Eglise sans crainte
de jugement de l’autre. Ils désirent aussi
une Eglise vivante, jeune, où les adultes les
laissent s’exprimer et s’épanouir.
Puis l’évêque a célébré la messe avec
l’administrateur de la paroisse, père
Michel Delvarice, et le père Gérard Nison.
Le père Michel a accueilli Mgr David et
lui a dit la joie de la communauté de le
recevoir dans notre paroisse. A son tour,
l’archevêque a rappelé avec émotion que
notre administrateur fut le premier prêtre
qu’il ordonna en Martinique. Il nous l’a
confié et il est heureux que des fidèles
l’entourent et l’aident dans son ministère.
Monseigneur a constaté avec bonheur que
le père Michel a été bien accueilli par les
paroissiens du Vert-Pré.
Les paroissiens ont été très attentifs à
l’homélie vivante et imagée faite par
Monseigneur. Il a comparé l’Eglise à un
hôpital de campagne, de malades, de
blessés et de pécheurs : « Ce n’est pas
un club de saints mais le Christ, l’Agneau
de Dieu est celui qui enlève le péché du
monde ».
Comme à l’accoutumée, lors de chaque
messe, les enfants et ceux qui fêtaient
un événement spécial (anniversaire de
naissance, de baptême, de mariage) ont
été bénis. Ce jour-là, ils ont eu le bonheur
de recevoir la bénédiction des mains de
l’archevêque.
A la fin des différentes messes célébrées
le samedi et le dimanche, l’évêque a salué
chaque paroissien et s’est prêté à des
séances photos pour le plus grand bonheur
de tous.
Lors de cette visite pastorale, notre paroisse
était en fête, la communauté était joyeuse,
on lisait la joie sur le visage des paroissiens.
Merci Monseigneur de votre visite.
Reviens-nous vite !
Isabelle et Jocelyne, Pastorale des jeunes ■
Visite pastorale au Vert-Pré
«
Monseigneur a constaté avec bonheur que
le père Michel a été bien accueilli par les
Isabelle et Jocelyne, Pastorale des jeunes ■
« La rencontre avec
l’archevêque est
toujours un moment de
bonheur, sa disponibilité,
son humour, sa bonne humeur.
Toujours à l’écoute, sa simplicité
nous rend la tâche plus facile »
« La visite de
Monseigneur dans notre communauté était un
moment de bonheur pour tout le monde. Moment sans protocole, simple, c’était super !»
Denis Halmel, pastorale des hommes
Marie-Michelle Monthieux,
pastorale familiale
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 14
D
'une même voix les 25-35 ans sont convaincus qu'ils sont en
famille à l'Eglise. Et comme dans toute famille, ils reconnaissent
que notre Église connait des dysfonctionnements (rigidité,
division, jugement, regard réprobateurs). De manière générale, c’est le
manque d’amour qui les touche particulièrement. « Dieu est Amour,
c’est inadmissible qu’il y ait si peu d’amour dans l’Eglise ! ». Autant
de raisons qui éloignent les jeunes de l’Eglise. Comment inverser la
tendance ?
Une chose est sûre, quel que soit leur âge, les avis sont unanimes.
Pour que les jeunes reviennent à l'Eglise un travail de fond est à faire
individuellement, en groupe (pastorale, cheminement, groupe de
prière) ou en Eglise. Plusieurs pistes d’amélioration sont envisagées :
la vitalité des chants, l’implication véritable des jeunes dans l’Eglise,
laisser les jeunes prendre toute leur place (service, proclamation de
la Parole, chorale, danse), des homélies à partir de situations actuelles
pour mieux s’approprier la Parole et mieux la méditer, l’organisation
de temps de partage intergénérationnel, de sorties et de retraites et
l’amélioration de la communication entre les paroissiens. Ils désirent
« se sentir attendus ».
Les jeunes s’interrogent sur les pratiques de l’évêque dans sa vie
quotidienne. Une d’entre eux l’a interpelé « Et vous, qu’attendez-
vous des jeunes ? ». Il a répondu « Que vous sachiez être de vrais
jeunes. Faire la fête et être chrétiens. Est-ce qu’être chrétien c’est faire
que des choses sérieuses et ennuyeuses ? ». « Il faut que les jeunes
soient soutenus dans leurs initiatives ».
C’est avec une grande émotion que le père Crépin Hounza, a accueilli
Mgr Macaire au sein de la paroisse qu’il lui a confié. L’archevêque s’est
rendu à l’église Notre-Dame de la Bonne Délivrance et à la Chapelle
de l’Anse Mitan pour célébrer l’eucharistie. Dans ses homélies,
l’archevêque nous invite à se rappeler que Dieu a un profond désir
que tout soit uni (notre lien aux ancêtres, à nos voisins). Il nous
demande « A la fin de la messe, qui va vraiment aller dans la paix
du Christ ? ».
Vanessa Louis-Philippe et Audrey Pastel
Équipe communication paroissiale
■
rendu à l’église Notre-Dame de la Bonne Délivrance et à la Chapelle
de l’Anse Mitan pour célébrer l’eucharistie. Dans ses homélies,
l’archevêque nous invite à se rappeler que Dieu a un profond désir
que tout soit uni (notre lien aux ancêtres, à nos voisins). Il nous
demande « A la fin de la messe, qui va vraiment aller dans la paix
Vanessa Louis-Philippe et Audrey Pastel
Les jeunes s’interrogent sur les pratiques de l’évêque dans sa vie
quotidienne. Une d’entre eux l’a interpelé « Et vous, qu’attendez-
vous des jeunes ? ». Il a répondu « Que vous sachiez être de vrais
jeunes. Faire la fête et être chrétiens. Est-ce qu’être chrétien c’est faire
que des choses sérieuses et ennuyeuses ? ». « Il faut que les jeunes
'une même voix les 25-35 ans sont convaincus qu'ils sont en
famille à l'Eglise. Et comme dans toute famille, ils reconnaissent
que notre Église connait des dysfonctionnements (rigidité,
famille à l'Eglise. Et comme dans toute famille, ils reconnaissent
que notre Église connait des dysfonctionnements (rigidité,
famille à l'Eglise. Et comme dans toute famille, ils reconnaissent
Les 1 er et 2 février 2020, la par\bisse des Tr\bis-
Ilets fêtait sa Sainte Patr\bnne, N\btre-Dame de
la B\bnne Délivrance. Mgr David Macaire en a
pr\bfité p\bur aller à la renc\bntre des jeunes du
cheminement et de la past\brale des 25-35 ans
afin d’identifier leurs attentes et leurs bes\bins
spécifiques au cœur de l’Eglise.
Visite pastorale de l’archevêque aux Trois- IletsVisite pastorale de l’archevêque Visite pastorale de l’archevêque
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 15
L
a saison touristique est bien lancée
dans l’île et la ville des Anses d’Arlet
n’échappe pas à cette augmentation
de la population.
La paroisse Saint-Henri accueille des
dizaines de touristes chaque dimanche à
la messe de 10h depuis le début de la saison.
Ainsi, la Pastorale du tourisme, les paroissiens
et le père Énel Constant travaillent à susciter
les conditions pouvant aider les chrétiens à
vivre leur foi et leur témoignage missionnaire
dans le temps qu’ils consacrent au tourisme
et aux loisirs.
Ces frères et sœurs qui nous rejoignent dans
la prière bénéficient d’un accueil bienveillant ;
l’équipe recueille la provenance de chacun,
et tous ensemble nous rendons grâce pour
leur présence et pour cette diversité.
Le dimanche 19 janvier dernier a été
l’occasion d’échanger plus longuement avec
nos visiteurs. A l’issue de la messe, nous nous
sommes retrouvés en très grand nombre à
l’Espace paroissial pour l’apéro fraternel.
Après le mot d’accueil et la
prière d’action de grâce du
curé, à l’image d’une grande
famille, nous avons loué Dieu et
partagé la belle assiette créole
préparée par les membres de
la Pastorale du Tourisme.
Nos frères de passage sont
repartis heureux et fortifiés
par ce moment de communion
fraternelle, et ont promis de
témoigner de notre accueil et
de la chaleur de nos célébrations !
L’équipe de la Pastorale du
tourisme de la paroisse tient à
étendre la mission en proposant
le message de l’Évangile à travers
des activités de découvertes
touristiques du territoire.
Jeannick Vadeleux,
Pastorale Communication Saint-Henri
■
les paroissiensles paroissiensles paroissiensles paroissiens
réservent unréservent un
les paroissiens
réservent un
les paroissiensles paroissiens
réservent un
les paroissiens
accueil chaleureux accueil chaleureux
aux touristes
PASTORALE DU TOURISME
les paroissiens
PASTORALE DU TOURISME
ANSES D’ARLET
prière d’action de grâce du
curé, à l’image d’une grande
famille, nous avons loué Dieu et
partagé la belle assiette créole
préparée par les membres de
Nos frères de passage sont
repartis heureux et fortifiés
par ce moment de communion
L’équipe de la Pastorale du
tourisme de la paroisse tient à
étendre la mission en proposant
le message de l’Évangile à travers
étendre la mission en proposant
le message de l’Évangile à travers
étendre la mission en proposant
des activités de découvertes
Jeannick Vadeleux,
Un dimanche pas comme les autres ! Le patio de la
salle Saint Jean Paul II avait arboré ses couleurs
de fête pour un apéro champêtre traduisant
ainsi la bienvenue aux touristes dans la paroisse
Saint-Henri des Anses d‛Arlet, et ainsi favoriser
l‛échange entre accueillants et accueillis.
Page 16
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 16
B
onjour Alain, votre nomination
est effective depuis quand ? Avez-
vous trouvez un établissement
apaisé après les difficultés du début de
l’année scolaire ?
Bonjour Michel et bonjour à tous les
lecteurs d’Eglise en Martinique. Ma
nomination est effective depuis le lundi
10 février. Mes premiers contacts avec les
membres de la communauté éducative
ont, en effet, été paisibles. J’en profite
pour remercier les uns et les autres de la
qualité de l’accueil qui m’a été réservé.
Vous avez fait toute votre carrière dans
l’Enseignement public, pouvez-vous
nous rappeler votre parcours ?
Initialement enseignant agrégé de
mathématiques, j’ai successivement
assuré les fonctions de proviseur-
adjoint puis de proviseur, de proviseur
constructeur de l’Internat d’Excellence
de la Martinique, de proviseur à la vie
scolaire de l’académie de Martinique, de
directeur de cabinet du Recteur, et enfin
de Délégué Académique à la Formation
des Personnels de l’Education Nationale
(DAFPEN).
Qui vous a appelé à cette nouvelle
responsabilité ? Votre décision a-t-elle
été facile à prendre ?
Ce sont à la fois notre Archevêque
Monseigneur David Macaire, le père
Alain Ransay, Délégué de l'évêque
pour l'éducation, et Madame Gisèle
Chalono, Directrice diocésaine de
l’Enseignement Catholique, qui ont
sollicité ma candidature, chacun à leur
façon, pour cette belle mission. Après
une période d’étonnement - car il faut
vous avouer que je n’y avais pas du
tout pensé -, s’est suivi un temps de
discernement basé sur le dialogue avec
certains de mes proches et sur la prière.
J’ai alors répondu positivement tout en
entamant les démarches pour obtenir une
disponibilité. Je remercie par la même
Monsieur le Recteur d’Académie d’avoir
accédé à ma demande.
Vous avez la responsabilité du collège
et du lycée : pouvez-vous nous les
présenter ?
Un rapide historique s’impose : le
Séminaire-Collège est fondé à Saint-
Pierre par les Pères Spiritains. Seul
Etablissement secondaire de l’île
pour garçons en 1848, son but est de
former sur place des séminaristes, ou si
possible une élite locale. Au lendemain
de la catastrophe de 1902 qui anéantit
le Séminaire Collège de Saint-Pierre,
l’établissement est transféré à la maison
du plateau Fabre, alors inoccupée.
Aujourd'hui, l'ensemble du personnel,
fort d'une équipe d'animation pastorale
de 21 enseignantes en primaire, 66
professeurs en collège-lycée, environ 15
surveillants éducateurs, documentalistes,
infirmière, personnel administratif et de
service, animateurs, bénévoles et d'une
équipe de direction déterminée, constitue
en coopération avec l'OGEC et l'APEL
(association de parent d’élèves), une
communauté éducative mobilisée pour
accompagner vers la réussite de leur vie
plus de 600 élèves dans le premier degré,
de 718 collégiens et de 217 lycéens.
Enfin, le Séminaire-Collège est un
établissement privé catholique sous
contrat, pouvez-vous nous rappeler ce
que signifie ce statut, en particulier
le caractère propre de ce type
d’établissement ?
Une école catholique, en tant qu’éta-
blissement d’enseignement, est une
communauté éducative. Elle se constitue
autour d’un chef d’établissement qui
reçoit mission de l’Evêque. Il lui revient
de veiller à ce que la foi catholique soit
proposée à tous, et à ce que les chrétiens
de la communauté éducative, enfants,
jeunes ou adultes, puissent partager leur
foi, la célébrer et l’annoncer. (art 32 du
statut de l’enseignement catholique).
De plus, par le contrat avec l’Etat,
l’établissement participe au service
public de l’enseignement, accueille,
selon ses possibilités, tous les élèves sans
distinction de sexe, de nationalité, et de
conviction philosophique ou religieuse
et recrute des enseignants titulaires du
même niveau de diplôme et satisfaisant
aux mêmes concours que ceux de
l’enseignement public. Le caractère
propre de l’établissement se traduit dans
un projet d’établissement qui permet
de mettre en œuvre une éducation, un
encadrement, une vie pédagogique,
des activités et des valeurs se référant
à l’Evangile.
Merci Alain, et bon travail dans votre
nouvelle mission.
Propos recueillis par Michel Déglise,
Secrétaire général de la communication, diocèse de la Martinique
■
Interview du nouveau chef d’établissement
du Séminaire- Collège Sainte-
Marie
VIE DU DIOCÈSE
M\bnsieur Alain Arnauld vient d’être n\bmmé chef
d’établissement du Séminaire-C\bllège Sainte-Marie, de
F\brt-de-France.
Pour davantage d’informations
ou pour demander une
inscription au Séminaire Collège :
http://site.ac-martinique.fr/
seminairecollegesaintemarie/
Page 17
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 17
• Quitter la Martinique dès maintenant, peut-être pour toujours, ou cultiver ses
racines ?
L’ICEA, - au travers de sa formation Licence Sciences Sociales parcours Sciences Politique et Ecologie
Humaine - ouvre à l’international (immersions au Canada, Chili, République Dominicaine) et e\
n même temps consacre
les deux premières années à une formation solide avec 25 enseignants hautement qualifiés, dont 6 viennen\
t du
continent spécialement en Martinique.
• Se spécialiser, ou au contraire acquérir une solide formation pluridisciplinaire, irriguée
par l’Ecologie Humaine, approche novatrice et tellement féconde il\
lustrée par Laudato si’ ? Si certains ont une vocation
d’experts, beaucoup d’autres préfèrent faire ce choix de spécialisa\
tion après la licence et profiter des trois premières
années pour se forger leur colonne vertébrale de sciences humaines, et affiner leur projet professionnel.
• Devenir un étudiant anonyme, ou bénéficier de petits effectifs et d’un
accompagnement personnalisé ?
A l’ICEA chaque étudiant bénéficie, dès le deuxième se\
mestre
de sa première année, d’un accompagnement académique et prof\
essionnel, et d’un parrain chef d’entreprise qui
l’accompagne bénévolement jusqu’au diplôme : conseils, pr\
ises de recul, discussions libres, visites d’entreprises. Un
chef d’entreprise est une personne qui peut leur apporter une expérience unique.
• Aller vers une formation sans repère, ou enraciner son cursus dans une vision
chrétienne de l’homme ?
Catholique veut dire universel et bien entendu l’ICEA est ouvert à toute personne de
bonne volonté. Mais cette ouverture a une condition, c’est la bienveillance par rapport au socle de valeurs qui donnent
tout leur sens aux enseignements reçus. C’est un choix vital !
Orientation Parcoursup :
Posons-nous, posez-leur les bonnes questions !
Les jeunes futurs bacheliers ont actuellement à formuler des vœux parmi les 13200 formations disponibles
sur Parcoursup. Pour ceux qui veulent être médecins ou ingénieu\
rs, la partie est plutôt bien fléchée. Pour
les autres, la démarche peut-être de l’ordre de la panique, ou \
du choix irrationnel, pour faire comme les
copains par exemple.
Or, cette échéance Parcoursup est une excellente occasion de se poser les bonnes questions, et de faire des rencontres
éclairantes. Et l’expérience le démontre : les jeunes futurs\
bacheliers qui rencontrent l’ICEA ont une occasion de se poser
des questions essentielles :
On pourrait multiplier ces questions clés, mais il nous semble
que les lecteurs de l’Eglise en Martinique peuvent jouer un
rôle actif : identifiez autour de vous 3 jeunes pris dans le cycle
Parcoursup, et aidez-les à se poser les bonnes questions !
Matthieu Bergot, Directeur général
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Licence Sciences Sociales
Parcours Sciences Politiques et Ecologie Humaine
Diplôme d’Etat - Licence (France) et Bachelor (Canada)
Le campus d’enseignement supérieur de l’ICEA vous propose :
l Un enseignement d’excellence pluridisciplinaire et ouvert sur l’internationall Un accompagnement personnalisél Un environnement moderne et hyper connecté
0696 27 10 44
contact@icea-edu.fr
122 bis, rue Victor Sévère
97200 Fort-de-France - Martinique
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Mots-clés Parcoursup : Institut Catholique
Européen des Amériques ou Ecologie Humaine
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 février 2020 – n° 600 18
U
n Feedback dans le passé est
nécessaire pour aborder ce sujet.
Le carnaval est présent aux temps
de l’esclavage, mais tout cela ne s’est pas
fait sans douleur.
Le code noir (1685), par Jean-Baptise Colbert, stipulait en son
article 16 : « Défendons
pareillement aux
esclaves appartenant
à différents maîtres
de s’attrouper le
jour ou la nuit sous
prétexte de noces ou
autrement, soit chez l’un
de leurs maîtres ou ailleurs, et
encore moins dans les grands chemins
ou lieux écartés, à peine de punition
corporelle qui ne pourra être moindre
que du fouet et de la fleur de lys. Et, en
cas de fréquentes récidives et autres
circonstances aggravantes, pourront être
punis de mort, ce que nous laissons à
l’arbitrage des juges ».
A la question posée, je suis tenté de dire
Oui. D’ailleurs (peuple de Dieu), l’Eglise
devrait participer au carnaval, c’est le
lieu d’expression populaire où l’on fait
corps avec les autres, que l’on soit dans
les rues ou pas.
C’est un temps festif où l’on investit les
espaces communs, les espaces pour tous.
On n’est pas obligé de courir ou de défiler,
mais on peut se déguiser. Défiler, c’est un
moyen aussi de revendiquer, parce qu’on
crie des choses bonnes ou mauvaises.
Convoi dangereux …
Que l’on soit décalé ou déchiré, il y a une
revendication de la liberté.
D ans la recherche de la liberté ou
libération, on peut délibérer dans la
démesure. On peut se déguiser, mais
qu’est-ce que j’ai à dire ? Qu’est-ce que
je veux montrer ou dénoncer ?
Le fait de se déguiser, c’est être en
re-présentation : Docteur-Infirmière-
Pompier- Marian’ lapo fig – ou simplement
se mettre des choses très sophistiquées
ou le plus strict appareil :
- Des chaussettes et une perruque ou
un peu de maquillage. Cependant le
déguisement peut être évangélisé – la
mère nature dans son plus simple
appareil… OOOOOOH !
Qu’on voit dangereux …
Mais on peut se déguiser avec le thème
de la récupération = sensibiliser sur
l’écologie.
A ceux qui jettent l’opprobre sur le
carnaval, je dis qu’il faut retrouver le SENS.
Certains disent que c’est le diable,
mais il est partout, même dans nos
rassemblements de chrétiens purs, là
où il y a le manque d’amour, l’idolâtrie
religieuse. Le puritanisme, il y a là de la
psychologie de l’interdit et des tabous,
mais il faut regarder le bon côté, face aux
débordements possibles.
Les AFTER, oui les soirées délires avec
les Dress-Codes pas sur le mode du Far
West Indies de 2017.
Le IN devrait surplanter le OFF pour nous
élever.
Convoi d’anges heureux …
Un peuple se rassemble, se déguise
en l’honneur du roi et de la reine, le
dimanche gras.
Un peuple qui commémore le mariage
(burlesque), le lundi gras.
Un peuple qui commémore la prospérité,
la fécondité, tout en revendiquant dans la
joie, la gaité, célébrant la vie, le mardi gras.
Dans tout cet appareil dénonçant l’ennemi
public n°1 (public enemy).
Le bouc émissaire chargé de tous les maux,
c’est le VAVAL présent tous les jours gras.
Ce qui s’oppose au bien commun est
réduit en cendre à la fin.
Alors faut-il jeter le bébé
avec l’eau du bain ?
Ex : Chaque baptême que l’on fait autour
de la fête, il y a des gens ivres « boulé »,
faut-il arrêter de faire des baptêmes ?
Il y a l’évènement et le divertissement ;
Dieu est d’abord le Dieu de la joie et de
la fête. C’est la seule fête du peuple pour
le peuple.
Dans ce monde il faut identifier les
pyromanes.
Comme dit Aimé
Cesaire : « Il ne faut
pas être au carnaval
des autres ».
Mais participer à
cette vraie fête qui est
le carnaval.
A BAS LES MASQUES…
Abbé Pierre HENDERSON
Curé de la paroisse Saint Laurent du Lamentin Aumônier de Bèlè Légliz & FEMAC (Fédération Martiniquaise de l’Action Catholique
■
?
Question AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
Si je ne cours pas le vidé, est-ce que je peux me déguiser pendant le carnaval ?
‘‘
Le code noir (1685), par Jean-Baptise
Colbert, stipulait en son
article 16 : « Défendons
pareillement aux
esclaves appartenant
à différents maîtres
de s’attrouper le
jour ou la nuit sous
prétexte de noces ou
autrement, soit chez l’un
de leurs maîtres ou ailleurs, et
Comme dit Aimé
Cesaire : « Il ne faut
cette vraie fête qui est
CALL CASE AFFAIRES SENSIBLES POUVANT FAIRE L’OBJET DE THÈME OU ANATHÈME
Page 19
Une histoire à sui\gvre …
Gab Kingsley
Lorsque Messiah ne répondait
pas, laissant ainsi place au silence,
il avait l’impression que la réponse
à ses questionnements tentait
de se développer en lui comme une
pousse timide de plante verte.
Cela lui donnait le sentiment
d’être proche d’une vérité.
Laquelle ? Il l’ignorait encore.
Messiah lui adressa cependant un
sourire rayonnant. Avait-il lu dans
ses pensées ?
- Désolé de te dire ça mais… tu es un peu étrange Messiah…
- Pourquoi ça ?
- Parce que je n’arrive pas à te comprendre…
- Je sais qu’être confronté à ce qu’on ne comprend pas est parfois
perturbant.
- A qui le dis-tu ? souf a Gab en f xant le sol.
L’adolescent repensa à l’arres-
tation de son père, et cet e image
de lui en prison lui ef eura de
nouveau l’esprit. Il n’était jamais
venu lui rendre visite, en dépit des
exhortations de sa mère et de son
frère Isiah, qui eux s’y étaient déjà
rendus plusieurs fois. Gab ferma
les yeux une fraction de seconde,
et lorsqu’il les ouvrit de nouveau,
Messiah avait disparu. Gab f nit
alors par se décider à rentrer
chez lui. Sur le chemin du retour,
il marchait pensif, les mains
fourrées dans les poches de son
sweat. Il repensait à Messiah en se disant qu’il y avait quelque chose
d’à la fois étrange et fascinant
dans son regard. Un regard qu’il
n’avait d’ailleurs jamais connu à
personne. Emanait également de
la présence de Messiah quelque
chose de rassurant, d’apaisant,
et l’adolescent trouva étrange de
considérer comme rassurante la
présence d’un inconnu…
Arrivé devant sa maison, il aperçut
sa mère qui peinait à transporter
de lourds sacs de courses et se
précipita pour l’aider. Gab lui prit
doucement les sacs des mains,
tout en évitant son regard. Puis il
poussa la porte d’entrée du bout
du pied et entra dans la maison.
L’adolescent posa alors les lourds
sacs sur le carrelage de la cuisine,
et commença à rager. Il entendit
ensuite sa mère refermer la porte
d’entrée en soupirant, puis le
bruit de ses pas parvint jusqu’à la
cuisine. Lorsque Gab leva la tête,
sa mère se tenait à présent dans
l’encadrement de la porte.
- Merci, murmura-t-elle, reconnais-
sante.
- Ce n’est rien, lui assura Gab.
- Pas pour moi, f t sa mère en tournant les talons.
Au même moment, Isiah déboula
dans la cuisine, complétement
survolté.
- Gab ! Gab !
- Oui ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- Fusillade ! Tout prêt ! Aujourd’hui ! - Mais qu’est ce que tu… commença
Gab avant de se souvenir de
l’at roupement dans le quartier
de Spider.
- Viens ! Ça passe à la télé !
- J’arrive, j’arrive…
Gab entra dans le salon et ses
yeux se posèrent aussitôt sur
l’écran de la télévision. Des
policiers, des personnes agitées,
des ambulances, telle était la toile
de fond qui se tendait derrière la
journaliste.
- Trois morts et une vingtaine de blessés graves, releva Isiah.
- Seigneur ! souf a Mme Kingsley.
Lorsque les photos de quelques
victimes apparurent, Gab cru
reconnaître Spider… de son vrai
nom : Eric Lang … Il était af lié
à un des cartels de drogue les
plus dif ciles à démanteler (selon
un lieutenant). Il avait souvent
fréquenté la prison… c’était un
individu dangereux et futé. Le
genre de personne qu’il valait
mieux éviter de fréquenter…
L’adolescent ne put s’empêcher
de tressaillir en réalisant qui était
cet « ami » de Jo, et commença
à angoisser. Que se passera-
t-il si jamais la police parvenait à
remonter jusqu’à lui ?
de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)de Yona ALLAGUY-SALACHY (16 ans)
Une histoire à sui\gvre …
Chers lecteurs,
nous retrouvons
la suite de l’histoire dans le prochain numéro
Coin Jeunesse
11 ème partie (suite)
Suite à sa fuite du quartier où Spider l’avait mené, Gab rencontre le mystérieux Messsiah, et cet e
rencontre le marquera malgré lui…
Page 20
CA RÊ M E 2 0 20
E C CLE S IA ’M 2 02 0!
A nnée d e g râ ce e t d e p aix
P artic ip ez a u c a rê m e d es v eille u rs
p ou r l a g u éris o n s p ir it u elle e t l a
s a n ctif ic a tio n d e l a M artin iq u e.
I n sc riv ez - v o u s e n p aro is se p ou r
d ev en ir u n e s e n tin elle d u d io cè se .
2 9 F É V RIE R - 4 A VRIL
A N SA N M N O U P É R IV É !
MARTIN IQ UE.C A TH O LIQ UE.F R
V EIL LE R ,
P R IE R E T
J E Û N ER
P ou r l a
M artin iq u e
