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E g lise en MARTINIQUE Assez ! V ivez maintenant ! N° 604 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 28 JUIN 2020 Hommage au père Filopon Prochaine parution le 27 septembre 2020 Les nominations  de la rentrée pastorale  2020-2021 Ordination diaconale de 2  séminaristes martiniquais Déconfi nement : La joie  de se retrouver en Eglise

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2 3 2 «Q ui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10, 40). L’accueil du prochain est à la base de l’amour chrétien. C’est un chemin de charité dans notre mission de baptisés : nous devons accueillir, mais aussi accepter d’être accueillis. Dieu ne nous a-t-il pas accueillis malgré no\ s faiblesses, nos infidélités ? Ayons à cœur d’accueillir nos frères avec bienveillance et amour comme saint Pierre et saint Paul, les deux piliers de l'Église fêtés ensemble ce 29 juin. Le temps de grâce se poursuit pour l’Eglise qui est en Martinique en cette période de pandémie. Après l’ordination de père Cospar et du diacre Platon, nous nous unissons à la grande joie de Giovanny Belmat et Robert Marie Beaufour, les deux nouveaux diacres en vue du sacerdoce ordonnés à Cahors ce dimanche 28 juin 2020. Rendons grâce à Dieu ! « Dans l’Eucharistie, Dieu guérit », nous dit le pape Franç\ ois. Pendant le confinement, les catholiques ont vécu le jeûne eucharistique. La réouverture des lieux de culte a permis de revivre ce sacrement qui est source et sommet de la vie chrétienne : il nous transforme… « Deviens ce que tu reçois \ », disait Saint Augustin lorsqu’il parlait de l’Eucharistie à ses \ fidèles. Aujourd’hui, avec le déconfinement, notre dossier est intitulé \ : « La joie de se retrouver en Eglise ». Nous avons interrogé des prêtres sur l’organisation mise en place pour accueillir les fidèles. Nous avons également recueilli des témoignages de nos frères et sœurs. S’il est vrai que beaucoup ont retrouvé avec bonheur leurs lieux de culte, d’autres n’y arrivent pas encore et continuent à suivre la messe sur leur petit écran. Ce numéro 604 est le dernier avant les grandes vacances. Vous y trouverez, comme chaque année au mois de juin, les nominations dans le diocèse décidées par notre archevêque pour la rentrée de septembre. Toute l’équipe de rédaction vous remercie pour votre confiance, votre fidélité et votre soutien. Plus que jamais, restons vigilant\ s et connectés à Celui qui a tout donné par amour pour nous. Pour nous y aider, il nous est proposé la lecture suivie de la « Bible en nous ». Accordons-nous ce temps de lecture pour nous nourrir spirituellement, et accueillons avec foi la Parole de vie… Ouvrons grandes nos portes au Christ. Bonnes vacances à tous ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL EDITORIAL 3 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE EGLISE UNIVERSELLE •  La Parole Dominicale •  Heureux \be nous retrouver •  Témoignages •   PCE \bes Psychologues/Pastorale Familiale :  Des chrétiens  témoins \b’une\n espérance. Résultats \be l’enquête «Confinement COVID-19» •   Or\bination \biaconale, à Cahors, \be Giovanny Belmat et Robe\nrt Marie  Beaufour •  Bible En Nous •   La Mission \be rue  Comment alors ne pas parler ? •   Les nominations \be  \nla rentrée pastorale  2029-2021 •  Un ren\bez-vous avec notre histoire •   Re\bressez-vous et relevez la tête :  ce mon\be touche à sa fi  n ! •  « Dans l’Eucharistie,  Dieu guérit »\n 2222 33333 4 5 6 7 11 8 9 10 12 15 VERS LA VIE 1111 Dossi\br :  LA JOIE DE SE RETRO\SUVER  EN EGLISE MÉDIAS 19 •  Une histoire à suivre… :  Gab Kingsley (suite et fi  n) •  Père François Valéry Farrau\bière •  Père Jean-Pierre Dauphin  COIN JEUNESSE  16 18 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Christian CATAYÉE RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 3 MOT DE L’ÉVÊQUE D ’après Jésus, les signes  de la fin du monde sont  l’apparition de faux  prophètes 1, les guerres, les famines  et les tremblements de terre 2, la  persécution 3, le refroidissement  de l’amour des chrétiens,  l’accroissement de l’iniquité 4,  l’avènement de temps difficiles et  pénibles pour tous 5 et les signes dans  le ciel …  J’avais naïvement cru que les  différents malheurs apocalyptiques  de cette année 2020 allaient entraîner  beaucoup de fidèles à se poser de  vraies questions et à revenir à l’Eglise.  Je pensais que cela aurait conduit la  plupart d’entre nous à faire un retour  sur nous-mêmes, à constater l’échec  de nos choix sociétaux passés, à  retourner à l’enseignement du Christ  et à nous plonger véritablement dans  l’Evangile de l’Amour pour bâtir une  société d’écologie intégrale dans  une civilisation de l’Amour. (Voir Laudato si). Il n’en est rien : La Martinique continue de plus belle  dans le chemin large et spacieux qui  mène à la perdition : ni les troubles  sociaux, ni la croissance des haines  ou la violence ostracismique de la  jactance politique, ni le dessèchement  historique de notre climat, pas  plus que l’assombrissement de  notre atmosphère pendant des  journées entières, même la menace  omniprésente de l’épidémie,  la puanteur des sargasses ou la  pollution à long terme de nos eaux  et de nos terres désormais en friche,  ni le retour des superstitions et des  ésotérismes, ni le découragement des  leaders et des jeunes, l’affolement  de tant d’âmes, même l’abandon  sur le bord du chemin de notre  jeunesse masculine, l’exode massif  de nos forces vives ou l’effondrement  économique annoncé… Rien ne  parvient à faire réfléchir cette  génération une bonne fois pour  toutes. Qu’attendons-nous encore ?  Au contraire, orgueil, cupidité,  frivolité, débauches, drogues, colères,  divisions, ripailles, orgies, sorcellerie,  s’affichent comme les soi-disant  remèdes aux malheurs du temps :  fuir à tout prix l’ambiance de peur.  Serait-il trop tard ? Sommes-nous  définitivement étouffés sous  l’édredon de la société égoïste des  biens de consommation inutiles ?  Ne voyons-nous pas la trappe dans  laquelle nous sommes tombés  lorsque, pour quelques conforts  faciles et médiocres, nous avons  abandonné les valeurs sûres  de l’Evangile, de la fidélité, de la  solidarité, du travail, de la gratuité,  de la joie partagée, du koudmen, de  l’accueil, des traditions ? … Sommes- nous libres ? La foi est-elle encore là ?  A qui allons-nous ?  Si c’est la fin du monde, tant mieux !  Bientôt, alors, « on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche »   (Lc 21,27-28). Sinon, à part ça, depuis quand  as-tu témoigné de ta foi en Jésus,  le Sauveur ? Et… que propose ta  paroisse à ceux que le monde et son  prince cherchent à séduire !?  C’est tout l’enjeu des mois prochains…  Si Dieu veut !  + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ Redressez-vous et relevez la tête : ce monde touche à sa fin ! 1 Il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus... Mc 13,2122- 2 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs... Mc 13,78 - 3 On vous livrera aux tribunaux, vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom... Mc 13,913- 4 L’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira... Mt24,1213- 5 Que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! ... Mc 13,1618- 6 Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots. Les hommes rendront l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées... Lc 21,25ss

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 4 EGLISE UNIVERSELLE\n «S ouviens-toi de la longue  marche que tu as faite ;  le Seigneur ton Dieu te l’a  imposée » (Dt 8, 2). Souviens-toi : avec  cette invitation de Moïse s’est ouverte  aujourd’hui la Parole de Dieu. Peu  de temps après, Moïse réaffirmait : “n’oublie pas le Seigneur ton Dieu” (cf. v. 14). L’Ecriture nous a été donnée  pour vaincre l’oubli de Dieu. Il est si  important d’en faire mémoire quand  nous prions ! Comme l’enseigne un  Psaume qui dit : « Je me souviens  des exploits du Seigneur, je rappelle  ta merveille de jadis » (76, 12). Aussi,  les merveilles et les prodiges que le  Seigneur a accomplis dans notre propre  vie. […] Il est essentiel de se souvenir du bien  reçu : sans en faire mémoire, nous  devenons étrangers à nous-mêmes,  “passants” de l’existence ; sans mémoire,  nous nous déracinons du terrain qui  nous nourrit et nous nous laissons  emporter comme des feuilles par le  vent. Faire mémoire au contraire est se  renouer aux liens plus forts, c’est faire  partie d’une histoire, c’est respirer avec  un peuple. La mémoire n’est pas une  chose privée, c’est la vie qui nous unit  à Dieu et aux autres. Pour cela, dans  la Bible, la mémoire du Seigneur sera  transmise de génération en génération,  sera racontée de père en fils,  […] Mais il y a un problème : si la chaîne  de transmission des souvenirs  s’interrompt ? Et puis, comment peut-on  se souvenir de ce qu’on a seulement  entendu dire, sans en avoir fait  l’expérience ? Dieu sait combien elle  est difficile, combien elle est fragile notre  mémoire, et pour nous, il a accompli  une chose inouïe : il nous laissé un  mémorial. Il ne nous a pas laissé  seulement des paroles, parce qu’il est  facile d’oublier ce qu’on lit. Il ne nous a  pas laissé seulement des signes, parce  qu’on peut aussi oublier ce qu’on voit.  Il nous a donné une Nourriture, et il est  difficile d’oublier une saveur. Il nous  a laissé un Pain dans lequel Il est là,  vivant et vrai, avec toute la saveur de  son amour. En le recevant nous pouvons  dire : “C’est le Seigneur, il se souvient  de moi !”. C’est pourquoi Jésus nous a  demandé : « Faites cela en mémoire de  moi » (1 Co 11, 24).  Faites : l’Eucharistie  n’est pas un simple souvenir, c’est un fait : c’est la Pâques du Seigneur qui  revit pour nous. Dans la Messe, la mort  et la résurrection de Jésus sont devant  nous.  Faites cela en mémoire de moi :  réunissez-vous et comme communauté,  comme peuple, comme famille, célébrez  l’Eucharistie pour vous rappeler de moi.  […] Il guérit avant tout notre mémoire orpheline. Nous vivons dans une  époque de tant de cas d’orphelins.  Beaucoup ont la mémoire marquée  par le manque d’affection et par les  déceptions brûlantes, reçues de celui  qui aurait dû donner de l’amour et qui  au contraire a rendu le cœur orphelin.  Ou voudrait retourner en arrière et  changer le passé, mais on ne peut pas.  Mais Dieu peut guérir ces blessures, en  mettant dans notre mémoire un amour  plus grand : le sien. L’Eucharistie nous  apporte l’amour fidèle du Père, qui  guérit notre état d’orphelins.  […] Avec l’Eucharistie le Seigneur guérit aussi  notre mémoire négative, cette négativité  qui vient si souvent dans notre cœur. Le  Seigneur guérit cette mémoire négative,  qui fait toujours ressortir les choses qui  ne vont pas et laisse dans notre tête la  triste idée que nous ne sommes bons  à rien, que nous ne faisons que des  erreurs, que nous sommes “mauvais”.  Jésus vient nous dire que ce n’est pas le  cas. Il est content de se faire intime à nous  et, chaque fois que nous le recevons,  il nous rappelle que nous sommes  précieux : nous sommes des invités  attendus à son banquet, les convives  qu’il désire. […] Avec Jésus  nous pouvons nous immuniser contre la tristesse. Nous aurons toujours devant  nos yeux nos chutes, nos fatigues, les  problèmes à la maison et au travail,  les rêves non réalisés. Mais leur poids  ne nous écrasera pas parce que, plus  en profondeur, il y a Jésus qui nous  encourage avec son amour. Voici la force  de l’Eucharistie, qui nous transforme en  porteurs de Dieu : porteurs de joie et  non de négativité. Nous pouvons nous  demander, nous qui allons à la Messe,  qu’apportons-nous au monde ? Nous  faisons la Communion et ensuite nous  continuons à nous plaindre, à critiquer  et à pleurer ? Mais cela n’améliore rien,  tandis que la joie du Seigneur change  la vie. Enfin, l’Eucharistie guérit notre mémoire fermée. Les blessures que nous gardons  à l’intérieur ne créent pas des problèmes  seulement à nous, mais aussi aux autres.   […].  Chers frères et sœurs, continuons à  célébrer le Mémorial qui guérit notre  mémoire – rappelons-nous : guérir la  mémoire, la mémoire est la mémoire du  cœur -, ce mémorial est : la Messe. Elle  est le trésor à mettre à la première place  dans l’Eglise et dans la vie. Et au même  moment redécouvrons l’adoration, qui  poursuit en nous l’œuvre de la Messe.  Cela nous fait du bien, nous guérit à  l’intérieur. Surtout maintenant, nous en  avons vraiment besoin. Pape François Source : https://fr.zenit.org/  ■ « Dans l’Eucharistie, Dieu guérit »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 55 Dimanche 28 juin 2020 \2 la P arole  Dominicale 13 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A E tre digne ou ne pas être digne de  lui ? Telle est la question que le  Christ nous pose en ce dimanche.  Avec ses mots, Jésus nous donne des  critères objectifs pour évaluer la qualité  de notre marche à sa suite. Ceux-ci  viennent contrecarrer les critères que  nous nous fixons nous-mêmes, grâce  auxquels nous nous déclarons trop vite  « bons chrétiens ». Finalement, sommes- nous dans la radicalité de l’Evangile ? Au fond, il est question ici, comme dans  toute la Bible, d’amour de Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Dt 6,5). Dieu ne cesse de nous  rappeler à ce commandement qui doit  être pour nous une obsession : l’aimer,  lui, et aimer le prochain à cause de lui.  Ceci dit, même si notre Dieu est un Dieu  jaloux, il n’est pas un Dieu égoïste. Jamais  Dieu ne nous demande de faire un choix  entre lui et les personnes qui partagent  notre vie terrestre. L’amour que nous  pouvons avoir pour nos parents, nos  enfants, nos frères et sœurs, est d’un  tout autre ordre, et Jésus nous rappelle  que ces deux amours ne doivent pas  être mis sur le même palier. En aucun  cas, l’amour des proches ne doit être  premier par rapport à l’amour que  nous sommes invités à avoir pour  Dieu. Au contraire, l’amour que  nous avons pour Dieu purifie nos  relations avec nos proches. Il faut rajouter que ce qui est  valable pour les parents et les  enfants, est aussi valable pour  les hommes ou les femmes qui  partagent notre vie. Ils ou elles doivent  nous aider à cheminer vers ce que Dieu  attend de nous, et non nous pousser à  faire un choix contre Dieu. Ce dernier  se voit trop souvent, où l’un choisit de  subir la non-volonté de s’engager de  l’autre, avec toutes les conséquences  sacramentelles et les souffrances qui en  découlent dans les couples non-mariés  à l’église. A charge pour chacun de ne  pas être celui ou celle qui empêche  l’autre d’être vraiment digne du Christ. Aussi, si un de nos jeunes ressent  un appel à donner sa vie au Christ,  aidons-le à répondre oui librement,  à être digne du Christ. Ne le poussons  pas à faire un choix entre des schémas  parentaux terre-à-terre et la joie d’une  vie donnée. Etre digne de Jésus, c’est chercher à  l’imiter en profondeur, Lui, a sacrifié  sa vie par amour pour nous. Etre  digne de Jésus, c’est vouloir lui rendre  l’amour qu’il nous donne. Le mettre en  premier dans nos décisions. Pourquoi  recevrait-il seulement les miettes de  notre considération ? Aimer Jésus, vouloir le suivre, c’est vivre  la contradiction, c’est embrasser la croix  avec son lot d’épreuves. Notre croix,  c’est en même temps celle que Jésus a  porté puisqu’il s’est fait solidaire de nos  difficultés. Prendre sa croix fait partie  de la vie du vrai disciple du Christ. Si je  veux marcher derrière lui sans croix, je  marcherai derrière une idole fabriquée  par mes convoitises personnelles, qui  aura pris la place du vrai Jésus dans mon  cœur. Embrasser la croix signifie parfois  faire des choix radicaux qui crucifient  notre chair, mais vitaux pour notre salut.  C’est aussi par les épreuves que Dieu  nous fait grandir. Finalement, une question doit nous  hanter à chaque instant, surtout quand  il y a des lourdes décisions à prendre :  « qu’est-ce que Jésus aurait fait à ma  place ? » Je me souviendrai qu’il a choisi  l’Amour du Père à sa propre vie et à ses  désirs individuels. Alors, la croix brillera  devant nos yeux, nous rappelant que  Jésus est ce kamikaze de l’amour de  Dieu, prêt à renoncer à tout par amour  de Dieu. Si je veux être son disciple, je  voudrai moi aussi être kamikaze de  l’amour, prêt à sacrifier mes désirs  sur l’autel de l’Amour de Dieu. Père Gaëtan Présent Vicaire au Lorrain et au Marigot Prêtre de la Mission Etudiante  Catholique  ■ 2 Rois 4,8-11.14-1\e6a  •  Psaume 88  •  Romain\es 6,3-4.8-11  •  Ma\ett\bieu 10,37-42 LITURGIE  l’amour qu’il nous donne. Le mettre en  enfants, nos frères et sœurs, est d’un  tout autre ordre, et Jésus nous rappelle  que ces deux amours ne doivent pas  être mis sur le même palier. En aucun  cas, l’amour des proches ne doit être  premier par rapport à l’amour que  les hommes ou les femmes qui  l’Amour du Père à sa propre vie et à ses  désirs individuels. Alors, la croix brillera  devant nos yeux, nous rappelant que  Jésus est ce kamikaze de l’amour de  Dieu, prêt à renoncer à tout par amour  de Dieu. Si je veux être son disciple, je  voudrai moi aussi être kamikaze de  l’amour, prêt à sacrifier mes désirs  sur l’autel de l’Amour de Dieu. « Celui qui ne prend pas sa croix n'est pas digne de moi. Qui vous accueille m'accueille » (Mt 10,37-42)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 6 ÉGLISE EN MARTINIQUE 666 Le Centre des Eaux Jaillissantes situé au 48, route de l’Entraide à Fort-de-France, a repris ses activités d’accueil, d’écoute et de prière, depuis le lundi 15 juin 2020. L’accueil se fait uniquement dans la maison "Ker Maria", portail jaune aux Eaux Jaillissantes. Le port du masque est obligatoire avec toutes les mesures de protection sanitaire Covid. pour une bonne organisation et afin de respecter le protocole de sécurité sanitaire, les "écoutes" se feront uniquement sur rendez-vous au 05 96 79 91 93.\ L’accès à la chapelle sera réglementé. Rendez-vous sur le site internet du Centre Eaux Jaillissantes : www.eauxjaillissantes.fr "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive" (Jn 7,37) Centre Eaux Jaillissantes \bOMMUNIQUÉS Le Centre des Eaux Jaillissantes situé au 48, route de l’Entraide à Fort-de-France, a repris Centre Eaux Jaillissantes \b\b Deux  séminaristes  martiniquais,  Robert- Marie et Giovanny,  seront ordonnés diacres  en  vue  du  sacerdoce,  le  dimanc\be  28  juin,  à  15\b30,  à  la  cat\bédrale  Saint-Etienne  de  Ca\bors par Mgr Laurent Camiade.  « N ous sommes dans l’action de grâces pour tout ce que le Seigneur nous a permis de vivre durant ces trois années passées dans le diocèse de Cahors, pour tous ceux et celles qui nous ont accompagnés de près ou de loin dans nos différentes missions, pour votre présence, votre générosité, votre fraternité qui ont favorisé notre intégration. Nous nous recommandons à vos prières pour l’ordination ainsi que pour la poursuite de notre formation vers le sacerdoce, laquelle se déroulera dans d’autres diocèses. Soyez bénis, bien fraternellement, Giovanny et Robert-Marie  ■ Or\bination \biaconale, à Cahors, d\b Giovanny Belmat \bt   Robert Marie Beaufour VIE DU DIOCÈSE Or\bination \biaconale, à Cahors, d\b Giovanny Belmat \bt Robert Marie Beaufour \b  \b  ‰Š‰\b  \b  ‰Š‰ „—§¦„—§¦

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 7 Lire toute la Bible en une année Pour ceux qui désirent lire la Bible ENTIÈREMENT, Eglise en Martinique reprend, numéro après numéro, la répartition proposée dans la Bible En Nous : « Lire la Bible en une année » (page XVII).   Commencer la lecture par une petite prière (certaines sont proposées dans  la BEN) et un « Je vous salue Marie ».    Prenez connaissance de l’introduction proposée par les biblistes. Cela enrichira  votre compréhension.   Restez bien dans une lecture amoureuse, un dialogue avec votre Dieu : dégustez,  ne dévorez pas ! Relisez, s’il le faut, plusieurs fois un verset ou un bref passage…  et laissez Dieu vous parler. Bonne lecture à tous ! reprend, Pendant les vacances vous pourrez lire : Livre de Baruch (Ba) 6 chapitres Livre d’Amos (Am) 9 chapitres Livre d’Osée (Os) 14 chapitres Livre de Michée (Mi) 7 chapitres Livre de Sophonie (So) 3 chapitres Livre de Nahum (Nh) 3 chapitres Livre de Habaquq (Hq) 3 chapitres Livre d’Aggée (Ag) 2 chapitres Livre de Zacharie (Zc) 14 chapitres Livre d’Abdias (Ab) 1 chapitre Livre du Lévitique (Lv) 27 chapitres MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE LeChrist règne : et les chrétiens ? N° 594REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €24 NOVEMBRE 2019 Hommage au père Filopon Lire toute la Bible en une année (suite) Qui soutient votre engagement ?Questionnaire de l'Avent lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 594REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUELLE — 2,00 24 NOVEMBRE 2019 E g lise en MARTINIQUE Bonne décennie ! 2020-2030 N° 597REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 €5 JANVIER 2020 Hommage au père Filopon Programme de Radio Saint-LouisUn chrétien peut-il utiliser les mots vulgaires quand tout le monde le fait ?Centenaire du 14 janvier Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE LeCCChrist règne : et les chrétiens ? Christ règne : et les chrétiens ? CChrist règne : et les chrétiens ? C Lire toute la Bible en une année Lire toute la Bible en une année (suite) Qui soutient votre engagement ?Qui soutient votre engagement ?Qui soutient votre engagement ?Questionnaire de l'AventQuestionnaire de l'Avent hrist règne : et les chrétiens ? (suite) BBBBonne décennie ! 2020-2030 Programme de Radio Saint-LouisProgramme de Radio Saint-LouisUn chrétien peut-il utiliser les mots Un chrétien peut-il utiliser les mots vulgaires quand tout le monde le fait ?vulgaires quand tout le monde le fait ?Centenaire du 14 janvier Centenaire du 14 janvier Nom : .......................................................................\ ........................................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ..................................................................................................................... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ .. Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ .................. Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ .................. Code Postal : .......................................................................\ ................................................................................................................ Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Oui, je m’abonne !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 8 La  communauté  Aïn  Karem,  du  diocèse  de  Paris,  réunit plusieurs états de vie autour de l’évangélisation  directe.  Appartenant  à  cette  communauté  et  originaire de la Martinique, j’ai proposé une nouvelle  mission… Ce projet un peu fou, franc\bir l’Atlantique  pour  annoncer  le  C\brist,  a  vu  le  jour  grâce  aux  encouragements de Mgr David\e Macaire.  N euf membres ou amis de la  communauté sont venus  en Martinique en avril 2019.  Accueillis par le père Jean-Michel  Monconthour à la cathédrale Saint-Louis  de Fort-de-France, nous avons bénéficié de  nombreuses collaborations : la Caravane  de l’Espoir, les paroisses, les groupes de  prière, M. Icheck, l’ICEA, la Radio Saint  Louis, la revue Eglise en Martinique... Après l’expérience heureuse de cette  semaine d’évangélisation, un constat a  été fait : les retraitants sont conquis, il faut  maintenant les former et encadrer l’élan  missionnaire. Les curés des paroisses  engagées (père Monconthour, père  Lafine, père Gibon, père Henderson, père  Bannais) ont voulu en faire une affaire  diocésaine. Aussi le père Lafine a-t-il inscrit  au calendrier du diocèse une formation à  l’évangélisation de rue. Là commence pour nous un beau défi :  transmettre un savoir faire à une si grande  distance. Nous avons donc élaboré un  programme de formation en trois parties.   Tout d’abord, grâce au soutien de l’ICEA,  nous avons commencé des formations  mensuelles, par visioconférence entre  octobre 2019 et janvier 2020. Ce fut un  galop d’essai permettant de mobiliser  les participants et d’amorcer un travail  de réflexion théologique.   Ensuite quatre membres de la  communauté se sont  déplacés pour la formation  théorique, en cours du soir  et le week-end, du 8 au 15 février  2020. Parmi eux, le père Michel Gitton  fondateur de la communauté, qui avait  permis la réalisation de la mission d’avril  2019 et responsable du programme  de formation. Une quarantaine de  participants ont reçu une formation tant  spirituelle que théologique. L’objectif :  reprendre les bases de la doctrine  chrétienne sous un angle apostolique,  se les approprier, se dire ou se redire les  véritables raisons qui nous poussent à  parler à nos frères dans la rue. Cela a  été l’occasion d’échanges très riches, en  particulier sur les exigences de notre foi  et surtout l’émerveillement devant un tel  trésor. Comment alors ne pas parler ? A la fin de cette deuxième partie de la  formation nous avons voulu tout déposer  dans le Cœur de Notre Seigneur Jésus  Christ. Il a fallu le chercher sur les hauteurs  de Balata où nous attendait le père Yvon  Miantuasila-Tonta, curé du Sacré-Cœur.  Les vaillants pèlerins missionnaires n’ont  pas molli et ont pu s’abreuver à la Source  qui ne tarit pas. La formation s’est donc terminée avec un  engagement solennel et une remise des  croix de mission. Trois groupes (« Centre »,  « Redoute » et « Sud ») d’une dizaine de  missionnaires chacun, soutenu par les  pères Monconthour et Lafine ont vu le  jour. Le lien avec Paris est assuré par deux  missionnaires chargés de coordonner les  trois groupes. Une étape importante de la formation  s’achève. Chacun a pu expérimenter cet  échange entre le cœur et l’intelligence,  si essentiel au dynamisme de la vie  chrétienne et qui permet d’initier l’action.   Vous l’avez compris, nos jeunes mis- sionnaires attendent le troisième volet  de leur formation : les travaux pratiques.  Était prévue une semaine d’évangéli- sation pour l’octave de Pâques 2020.  Au programme, des missions adaptées :  mission de rue, forum sur les places  publiques, porte à porte dans les cités ;  ceci avec la présence de Mgr Macaire.  Nous gardons un grand souvenir d’un  temps d’évangélisation avec lui à Paris  en Octobre 2019. Quelques initiatives  ont pu avoir lieu avant le confinement,  mais pas la semaine d’évangélisation. Le  Seigneur en a décidé autrement ! Nous allons donc profiter de ce délai  supplémentaire pour mieux préparer  cette dernière étape. Reculons donc, pour  sauter plus haut, plus loin … jusqu’en son  Divin Cœur ! A très bientôt ! Petite sœur Françoise  ■ La Mission de rue VIE DU DIOCÈSE originaire de la Martinique, j’ai proposé une nouvelle  mission… Ce projet un peu fou, franc\bir l’Atlantique  pour  annoncer  le  C\brist,  a  vu  le  jour  grâce  aux  communauté se sont  déplacés pour la formation  Comment alors ne pas parler ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 9 ATTENTION : Depuis  plusieurs semaines, des  fidèles se font escroquer  sur les réseaux sociaux  et internet par des  manipulateurs qui se font  passer pour l’évêque,  des prêtres, des diacres.  Sachez que ces derniers  ne demandent jamais  personnellement d’argent  par l’intermédiaire des  réseaux sociaux ou par  internet. Ne tombez pas  dans le piège ! Alerte aux  escroqueries  sur les réseaux  sociauxAlerte aux  Les nominations de la rentrée pastorale 20 2 0 -20 21 (du diocèse de Jacmel) (du diocèse de Jérémie) (Spiritain) (Spiritain) (du diocèse d’Abomey) (du diocèse de Martinique)(du diocèse de Martinique) (du diocèse de Martinique) (du diocèse de Medellin) Chemin Néo-catéchuménal Curé d’Ajoupa-Bouillon Curé de Grand-Rivière Curé de Macouba Curé de Josseaud Prêtre assistant à Josseaud Curé de Terres-Sainville Vicaire de Saint-Joseph Vicaire de Sainte-Marie Curé du Lorrain Curé du Marigot Vicaire du Marigot M. l’abbé  Paul-Rosemond  François M. l’abbé  Francky Vilsaint R.P.  P\bilibert Paaga R.P.  Jean-Moïse Exantus M. l’abbé  Sost\bène Godjo M. l’abbé  Gaëtan Présent  M. l’abbé  Neuville \bospar  M. l’abbé  Grégoire   Jagowdzik M. l’abbé  Edgard Gbaka

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Les  joies  et  les  espoirs,  les  tristesses  et  les  angoisses  des  \bommes  de  ce  temps,  des  pauvres  surtout  et  de  tous  ceux  qui  souffrent,  sont  aussi  les  joies  et  les  espoirs,  les  tristesses  et  les  angoisses  des  disciples  du  C\brist,  et  il  n’est  rien  de  vraiment  \bumain  qui  ne  trouve  éc\bo  dans  leur  cœur.  La  communauté  des  c\brétiens  se  reconnaît  donc  réellement et intimement soli\edaire du genre \bumain et de son \bis\etoire. I l est indéniable que beaucoup  de Martiniquais de tous bords  réclament aujourd’hui une nouvelle  lecture de notre propre histoire. Déjà des  groupes de toutes tendances y travaillent  à leur manière. Les actes de dégradation  et de violence de ces derniers jours sont  troublants ; mais s’ils sont un cri d’appel  au dialogue, ils méritent qu’on s’y arrête...  Cela bouscule tous les Martiniquais. Le  diocèse de Martinique entend ce cri et  veut s’engager de son mieux dans un  processus de dialogue. Aujourd’hui, nous devons relire notre histoire ! Le Peuple de Martinique a un rendez-vous avec elle ! C’est  pourquoi le diocèse de  Martinique appelle  à un dialogue  dans la vérité de toutes les composantes  de notre peuple, sans exclusion. Pour  que la nouvelle lecture de notre histoire  qui est en route avec différents acteurs  depuis plusieurs années naisse dans un  consensus de tous... et fonde enfin un  avenir où les chaînes ne seront que celles  du passé. Cette relecture ne peut-être le fait de  certains groupes, ni se baser sur une  pensée unique, encore moins sur des  imprécisions, du révisionnisme, voire des  dénis si nous ne voulons pas voir rejaillir  des violences à chaque génération : seule la VÉRITÉ rend LIBRE, vraiment libre ! Nous ne savons pas ce qui a poussé nos  anciens à se montrer fiers de personnages  historiques qui pourtant n’ont pas,  à leur époque, été de glorieux pourfendeurs de ce que notre  génération a clairement identifié  comme un crime contre l’humanité.  Inversement, pourquoi des esclavagisés  héros de la liberté ou des personnes  comme de Ségur, Montesinos ou Javouhey  ont-ils été ignorés par l’histoire officielle  alors qu’ils avaient lutté à leurs risques  et périls contre l’esclavage ? Nous ne  pouvons juger des périodes précédentes  qui ont valorisé une partie de notre  mémoire plutôt qu’une autre, mais il est légitime aujourd’hui de travailler ensemble à la lecture de notre histoire dans la vérité et la justice. Outre le fait que les bâtiments religieux  historiques appartiennent aux  municipalités et que la communauté  catholique qui n’en est qu’affectataire  ne décide pas des éléments extérieurs  d’architecture, surtout quand ils rappellent  des événements historiques, le diocèse  souligne qu’un travail de purification de la  mémoire a déjà été entrepris notamment  avec la municipalité des Trois Îlets : en 2018  à deux pas de l’église, la rue Jules Ferry  (homme d’Etat qui prônait la supériorité  de la race blanche sur la race noire) a été  renommée. Le conseil municipal, avec le  concours d’historiens réputés, lui a donné  le patronage d’Épiphane de Moirans  (moine franciscain qui, à la suite d’autres  religieux abolitionnistes, fut le premier au  17e siècle à réclamer explicitement une  réparation pour les esclaves contre le  crime de la traite et de l’esclavage). La communauté catholique qui travaille  déjà à des projets concrets, soutiendra  toute initiative de dialogue pour la  réparation et la liberté en Martinique. + Fr David Macaire, op Archevêque de Martinique ■ Un rendez- vous avec notre histoire VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 10

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Heureux de nous retrouver DOSSIER N on seulement « on ne l’avait  pas vu venir… », mais nous  étions loin d’imaginer que ce  « virus venu de Chine » aurait eu tant de  conséquences négatives sur notre vie  individuelle, familiale, professionnelle,  économique et spirituelle.  À ce dernier niveau, malgré toutes les  initiatives qui ont été prises durant  le confinement (service d’écoute  téléphonique, accompagnement des  familles, méditations quotidiennes  envoyées par WhatsApp aux fidèles,  Chapelet, adoration eucharistique, messes  sur YouTube), les prêtres et les fidèles  laïcs ont surtout souffert du manque de  célébrations liturgiques communautaires,  notamment des célébrations eucharis- tiques avec l’assemblée. Après plus de deux mois d’attente, le  Peuple de Dieu est enfin heureux de  partager, en forme communautaire  l’Eucharistie. Dès le lendemain de la fin du  confinement, plusieurs prêtres avaient  tout mis en œuvre pour vivre le temps de  la messe avec leurs communautés, dans  le respect des gestes barrières. Du côté  des fidèles laïcs, chacun portant son  masque, on pouvait noter la discipline  et le respect des espaces assignés. À  l’entrée des églises, chacun s’imposait  une halte afin d’assurer l’hygiène des  mains avant de prendre place selon  les indications établies. La peur et  la méfiance de l’autre, considéré(e)  comme potentiel(le) porteur(euse)  du virus, ont été vaincues par la joie  de se retrouver pour les célébrations  eucharistiques. Chacun(e) est reparti(e)  chez soi heureux (se) d’avoir partagé ce  temps de prière en communauté et dans  l’espérance de continuer à l’avenir, sans  interruption, ces assemblées liturgiques. En attendant de laisser la parole aux  lecteurs pour qu’ils nous expriment  les motifs de leur joie, ce  sentiment partagé par les  fidèles se justifie par le  fait que la célébration  eucharistique n’est  pas une dévotion  privée ou un simple  rite. Il est quelque chose  d’essentiel : la communion vitale  avec Jésus qui nous rend libres de la  solitude, de l’angoisse, de la précarité  éprouvée durant le confinement. Cette  célébration nous introduit dans la  mort et la résurrection du Christ dans  l’histoire pour nous rendre plus forts que  la mort, toute menace de mort. Autour de  l’Eucharistie, on se sent membre d’une  communauté forte parce que Jésus est  là au milieu de nous : « Quand deux ou  trois sont réunis en mon nom, je suis là,  au milieu d’eux » (Mt. 18, 20). Père Médard Kounoudji Curé de Basse-Pointe  ■ LA JOIE DE SE RETR\nOUVER EN EGLISE les motifs de leur joie, ce  sentiment partagé par les  privée ou un simple  rite. Il est quelque chose  d’essentiel : la communion vitale  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 11

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 12 Chers lecteurs de la revue « Eglise en Martinique », après une relecture de l’événement mondial du Covid-19 à la lumière du livre de Joël avec ses quatre petits chapitres, je vous fais ce petit témoignage. J’ai considéré cet événement comme un fléau, un virus qui met le monde et ses structures à nu (Joël 1,12,17) et qui pousse même les plus incrédules à s’arrêter pour réflé- chir. En tant que curé de paroisse, je me suis donné comme priorité une relation de proximité avec les paroissiens via les réseaux sociaux : prière en audio, temps d’adoration et messes diffusés sur YouTube, articles, méditations du jour envoyés par email ou WhatsApp etc. Dans mon ministère, la priorité était de nourrir le peuple de Dieu, l’encourager à accorder une plus large place à la prière et à la méditation de la parole de Dieu. Notre Pâques cette année était le pas- sage du confinement au déconfinement. Et quelle joie de pouvoir retrouver les paroissiens pour célébrer les sacre- ments ! Nous avons fait un passage de la souffrance, de la fragilité, de la soif de sacrements, à la joie de célébrer celui qui est le pain vivant descendu du ciel. Avec la générosité et le savoir-faire de certains paroissiens, nous avons mis notre église en état d’accueillir et de célébrer suivant les indications sanitaires. Qu’ils soient bénis et remerciés ! Et revenant au livre de Joël (Joël 2,1-27), je considère qu’à la suite de l’événement du Covid, dans tous les aspects de la vie, rien ne sera plus comme avant. Comme Joël, « vers le Seigneur nous avons crié » et il a entendu nos prières ; il continue à marcher avec nous et il nous permettra de grandir humainement et spirituellement à la suite de cet événement à travers lequel nous pouvons déduire une promesse de restauration qui appelle chacun à la repentance : « je vous rétribuerai les années (mois) dévorées par la sauterelle, par le criquet, le grillon, la chenille, ma grande armée envoyée contre vous. Vous mangerez à votre faim, vous serez rassasiés, et vous célèbrerez le nom du Seigneur votre Dieu car il a fait pour vous des merveilles… mon peuple ne connai- tra plus jamais la honte » (Joël 2, 25-27). Frères et sœurs, notre Eglise a besoin d’une restauration spiri- tuelle, notre monde a besoin aussi d’une restauration, car les murs de toutes les structures sont fissurés par l’événement du corona comme une épreuve qui nous a permis de vérifier la qualité et la profondeur de notre foi en Jésus Christ qui nous dit : « gardez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn16, 33). Que le déconfinement soit utilisé comme un temps de réveil, et que chaque chrétien reconnaisse que le temps de l’homme n’est pas le temps de Dieu, et le temps de Dieu peut nous surprendre. Alors lançons le temps du réveil spirituel et Dieu restaurera tout ce qui a été brisé dans l’Eglise, dans les structures politiques, socioéconomiques, dans notre vie, dans les foyers et dans les familles. Le jour merveilleux attendu depuis long- temps avec impatience est enfin arrivé. On a envie de chanter « Alélouya, an nou alé ansanm, alélouya ! ». Une bonne nouvelle pour ceux qui ont vécu lourdement le confinement. Une joie immense pour ceux qui désirent une communion profonde et constante avec Jésus et ses frères et sœurs. Je suis sûr que l’action de l’Esprit Saint renouvelée en nous ce jour de la Pentecôte nous anime pour faire face à ces temps tourmentés. Le confinement à fait rentrer le Seigneur dans notre maison en toute intimité. Les cé\ lébrations via YouTube nous ont permis de rester «connectés» dans la prière et \ le recueillement.J’ai beaucoup appréhendé la reprise de la messe à l’ég\ lise craignant le désordre et l’agitation. J’ai pris l’initiative d’intégrer l’équipe d’accueil pour faciliter mon retour à l’église et dissiper mes peurs et mes doutes. Je souhaite remercier le prêtre de la paroisse et toutes les équip\ es qui ont très bien préparé les célébrations post-confinement. Tout est grâce. MERCI. Voilà plus de deux mois qu’un virus destructeur empê- chait les fidèles catholiques de se rassembler pour vivre leur foi en communauté, particulièrement ce temps fort de l’É\ glise : Semaine Sainte et dimanche de Pâques. Cette cessation des offices religieux à la suite du Corona virus faisait ressentir aux fidèles, particulièrement aux paroissiens de Sainte-Anne « la faim » de l’Eucharistie vécue au cœur de la com-munauté rassemblée. En effet, le déconfinement n’est autre qu’un moment de joie et de retrouvailles pour l’Église. Il permet aux chrétiens de se rapprocher les uns des autres pour fêter, à nouveau, leur proximité avec le Seigneur, dans l’Eu- charistie ! Pour participer pleinement à l’allégresse de la joie de se retrouver en Église comme une seule famille, demandons au Seigneur de purifier nos cœurs. Qu’Il nous donne aussi la joie d’aimer autant que nous en sommes capables, et de travailler ensemble afin de rendre notre Diocèse plus uni, plus vivant et plus animé. Soyez bénis ! Le déconfinement : temps du réveil spirituel Alélouya, an nou alé ! Déconfinement : Joie et retrouvailles en Église Père Habens Simon Administrateur de Sainte-Anne Géraldine Martiny LA JOIE DE SE RETR\nOUVER EN EGLISE DOSSIER Frères et sœurs, notre Eglise a besoin d’une restauration spiri- tuelle, notre monde a besoin aussi d’une restauration, car les murs de toutes les structures sont fissurés par l’événement du corona Alélouya, an nou alé ! Sainte-Anne « la faim » de l’Eucharistie vécue au cœur de la com- munauté rassemblée. En effet, le déconfinement n’est autre qu’un moment de joie et de retrouvailles pour l’Église. Il permet aux En effet, le déconfinement n’est autre qu’un moment de joie et de retrouvailles pour l’Église. Il permet aux En effet, le déconfinement n’est autre qu’un moment chrétiens de se rapprocher les uns des autres pour fêter, à nouveau, leur proximité avec le Seigneur, dans l’Eu- charistie ! Pour participer pleinement à l’allégresse de la joie de se retrouver en Église comme une seule famille, demandons Pour participer pleinement à l’allégresse de la joie de se retrouver en Église comme une seule famille, demandons Pour participer pleinement à l’allégresse de la joie de se au Seigneur de purifier nos cœurs. Qu’Il nous donne aussi la Père Behn-Daunais Cherenfant Curé de Saint-Esprit Père Jozèf Nowack,Curé de Morne-Rouge

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 13 Depuis le décon- finement, bien que certaines activités aient repris, le retour à la nor- male n’est pas facile. Nous ne nous ren- dons plus à la messe en famille ; une partie se rend à l’église et l’autre la suit encore sur la WebTV. C’est une situa- tion assez déroutante pour nous. Cependant, c’est agréable de revoir la communauté, même si la distancia- tion sociale et les gestes barrières nous empêchent d’apprécier pleinement les retrouvailles. Nous espérons donc que viendra rapidement le jour où nous pourrons de nouveau partager la paix du Christ en nous embrassant. Enfin est arrivé ce déconfinement tant attendu ! Nous étions heureux de retourner à nos occupations habituelles à l’extérieur. Plus de couvre-feu, plus d’attestation de déplacement dérogatoire ! Nous retrouvions, à l’occasion de la Pentecôte, notre église largement ouverte, notre pasteur, nos frères et sœurs de la communauté paroissiale. Malheureusement, nous ne sommes pas encore à l’abri de ce minuscule perturbateur. Aussi sommes-nous obligés de continuer à respecter les gestes barrières, le port du masque même si nou\ s pouvons participer activement aux messes quotidiennes et domi- nicales, dont une supplémentaire à 10 h. D’ailleurs, le sacrement de la réconciliation, l’adoration le m\ ardi et le jeudi matin, la célébration des funérailles, le bureau paroissial, tout reprend progressivement son cours. C’est l’occasion d’adresser nos vifs remerciements à père\ Michel Delvarice et aux équipes paroissiales qui ont contribué à rendre notre église accueillante tout en respectant le protocole sanitaire. Déconfinement certes, mais vigilance ! Gardons en mémoire ces paroles de Jésus : « Restez éveillés, et priez en tout temps ; ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver ». Lc 21,36. Lors de l'annonce de la reprise des activités cultuelles, mon cœur était partagé entre l’appréhension et la joie ! Appréhension : seront-nous prêts pour l'accueil des paroissiens en toute sécurité ? Et la joie de retrouver la communauté et de participer à l’Eucharistie. Bien que confinées, une petite équipe avait déjà réfléchi à cette reprise, et dès le déconfinement pour les églises, il a fallu s'activer pour finaliser cette dernière : Grand ménage, signalisation au sol et sur les bancs, acquisition de gels hydroalcooliques, renforcement de l’équipe d’accueil pour la distribution de gel. Aussi, les différentes équipes liturgiques pastorales et chorales ont permis que la reprise soit assez fluide. J’avoue que je suis assez fière et satisfaite de tous les dispositifs mis en place sur ma paroisse. Je vis mes célébrations eucharistiques en t\ oute sérénité. Après environ deux mois, nous voici de retour à l’église. Cela nous avait beaucoup manqué même si pen- dant ce confinement nous assistions aux célébrations dominicales sur les réseaux sociaux. Notre ressenti aujourd’hui est mitigé : heureuses et en joie de retrouver nos frères et sœurs du Vert-pré, notre église, notre prêtre Michel Delvarice. Nous sommes également frustrées de ces nouveaux ordres à suivre, un peu contrai- gnants. Mais l’amour du Seigneur est plus grand et nous aide chaque jour à nous concilier avec ces nouvelles règles. Frères et sœurs, soyons dans la paix et l’amour du Christ avec l’aide de maman Marie toujours. Amen, alléluia ! Je me rappelle la profonde tristesse que j’ai ressentie quand le prêtre nous a annoncé, lundi 16 mars, après un temps fort de carême marqué par l’adoration eucharistique et la messe, que l’entrée en confinement rimerait avec les restrictions que nous avons connues. Alors, c’est dans une dynamique d’engagement au service de la paroisse que j’ai répondu favorablement depuis fin mai à l’appel à rejoindre l’une des équipes d’accueil, qui s’assure que les dispositions sanitaires sont respectées pour que les célébr\ a- tions eucharistiques soient comme avant. Je découvre, par cette opportunité saisie, la joie inattendue d’établir des contacts e\ t de nouer des fraternités, qui jusque-là n’avaient pas encore trouvé de terrain favorable pour éclore. Je rends grâce au Seigneur pour cette reprise du culte. Louise Papyion certaines activités aient repris, le retour à la nor- Nous ne nous ren- dons plus à la messe en famille ; une partie se rend à l’église et l’autre la suit encore sur la WebTV. C’est une situa- tion assez déroutante pour Appréhension : seront-nous prêts pour l'accueil des paroissiens en toute sécurité ? Et la joie de retrouver la communauté et de participer à l’Eucharistie. Bien que confinées, une petite équipe avait déjà réfléchi à cette reprise, et dès le déconfinement pour les églises, il a fallu s'activer pour finaliser cette dernière : Grand ménage, signalisation au sol et sur les bancs, acquisition de gels hydroalcooliques, renforcement de Après environ deux mois, nous voici de retour à l’église. Cela Anne Sophie et Coralyne Monginy Pauline et Marie-Andrée Seveur Marion Baker Isabelle Ormile

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 14 Je suis resté confiné un peu plus de 2 mois, en suivant les messes proposées par les différentes paroisses de l’île qui s’étaient orga- nisées, et sur KTO. J’ai beaucoup apprécié toutes ces initiatives, mais je crois que ce confinement a eu raison de mon moral. Je n’arrive pas à retrouver mon rythme normal. Moi qui ai toujours été un chrétien assidu, me rendant avec joie à la messe tous les dimanches, depuis le déconfinement des lieux de culte, même avec toutes les mesures sanitaires mises en place, je continue à suivre la messe à la télé. Je sais que je dois aller à la rencontre de mes frères et sœurs en Christ pour faire corps, faire communion dans une église, mais je n’y arrive plus. Je me com- plais maintenant à rester devant la télé, tout en sachant que ce n’est pas normal (je n’ai aucune pathologie m’empêchant de sortir).\ Heureusement que je continue à me nourrir de la Parole avec la « Bible en nous » ; je prie, je loue le Seigneur, j’écoute notre radio diocésaine, mais ne vais pas encore à l’église. Pourtant, l’Eucharistie me manque… Frères et sœurs, priez pour les chrétiens en difficulté qui sont bloqués après cette période de confinement, car en discutant avec d’autres, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul. J\ ’en appelle donc à votre compassion.Les rencontres avec nos frères et sœurs détenus peuvent reprendre. Une note de service publiée par l’Administration pénitentiaire a permis aux Aumôniers, depuis le 8 juin, de pouvoir recommencer les visites, tout en étant très encadrées. Gestes barrières, masques et distanciation physique de rigueur et salles appropriées. Des contraintes liées au coronavirus, mais la joie, une joie partagée de pouvoir de nouveau se retrouver. Durant la période de confinement, par le biais de Radio Saint Louis et avec la complicité de Michel Déglise, nous avions pu faire bénéficier, à nos frères et sœurs détenus, un commentaire relatif aux textes du dimanche. C’était notre façon particulière de rester en communion avec eux. Connaissant leurs besoins, quotidiennement ils étaient portés en prière. La reprise des cérémonies dominicales se déroulera ce dimanche 28 juin, suite à une rencontre avec le directeur du Centre Pénitentiaire pour les nouvelles mesures à adopter. Des célébrations qui, après trois mois, se font désirées... Pouvoir retrouver notre communauté, prier avec elle, quelle allégresse ! Vivement dimanche. LA JOIE DE SE RETR\nOUVER EN EGLISE DOSSIER De retour à la mission ! détenus peuvent reprendre. Une note de service publiée par l’Administration pénitentiaire a permis aux Aumôniers, depuis le 8 juin, de pouvoir recommencer les visites, tout en étant très encadrées. Gestes barrières, masques et distanciation physique de rigueur et salles appropriées. Des Mathurin, Paroisse du Nord atlantique Emmanuel Lordinot, Diacre permanent et Aumônier de Prison

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 15 L ’Enquête « Confinement- COVID-19 », a vu le jour au  moment où l’église et ses fidèles  traversaient une crise sanitaire inédite.  Sous l’impulsion de prêtres diocésains,  encouragée pour sa diffusion par  Mgr David Macaire, cette enquête  lancée par la PCE 1 des Psychologues   et la Pastorale Familiale, a cherché à  comprendre en pleine pandémie la  manière dont les familles chrétiennes  s’organisaient pour traverser cette  crise. Les résultats présentés sont  à la fois des clés de lecture pour  comprendre l’impact de l’évènement,  mais également les nécessaires  réaménagements qu’impose le  « déconfinement ».  Contexte & Méthode de l’enquête : mis en ligne par le service Diocésain  de la catéchèse,  le questionnaire a  été envoyé et traité par internet via la  plateforme Google-forme 2.  Contenu & facteurs d’influence Plusieurs facteurs vont contribuer  à ce que le confinement se passe  « bien » ou « mal », et influencer la  « sortie de crise ». Il s’agit de : l’espace  partagé, la dynamique relationnelle  (famille, époux.), les relations parents- enfants, le lien social, le temps de  ressourcement, la question du sens  donné aux évènements…  Résultats de l’enquête A l’heure du déconfinement, nous  avons choisi ici de présenter les  résultats de l’enquête et notre analyse  concernant la relecture et le sens  donné à la situation au moment du  confinement.  A la question « quel sens donnez-vous  à ce que vous vivez actuellement ? »,  une grille de lecture qualitative fait  ressortir 3 catégories de réponses sur  la modalité :  Relation à Dieu :  « Ce temps  d’épreuve a confirmé ma Foi et m’a  fait voir l’importance de vivre confiné  en Jésus : le Vrai Refuge ». (Voir) Relation à soi :  « Une opportunité  pour moi de faire une introspection,  définir mes objectifs... ». Une relecture de vie pour se recentrer sur les vrais besoins (matérielles, spirituelles...) (Juger). Relation aux autres :  « Je pensais  que le sens de l'entraide était une  chose perdue, mais avec ce temps  d'épidémie… on voit que l'homme a un  grand cœur... Que l'on s'en serve  pour l’après confinement ».  Une prise de conscience de  l’amour au-dedans du cœur  de l’homme, don gratuit  de Dieu au service de son  prochain (Agir). En conclusion Les résultats obtenus ne  sont pas qu’un simple  retour d’enquête mais  bien un témoignage d’une vie  chrétienne qui s’est poursuivie  au cœur d’une crise qui a frappé  l’Église et ses fidèles. Comme au temps  du désert, la Parole a permis aux fidèles  de demeurer dans l’Alliance ; la famille  chrétienne a traversé l’épreuve avec la présence de Dieu. L’Église aussi  a rejoint ses fidèles par des temps  de présence inédits (messe télévisée,  cellule d’écoute). Que ce retour d’enquête soit le moyen  de remercier tous les fidèles qui de  près ou de loin ont contribué  par leur  confiance, leur coopération et par la  joie partagée à témoigner d’une Eglise  forte, toujours porteuse d’espérance et désireuse d’accompagner chaque chrétien dans cette période de sortie du confinement. PCE des Psychologues /Pastorale Familiale   Diocèse de la Martinique  ■ N.B : Nous vous invitons à retrouver les résultats détaillés de cette enquête sur le site diocésain de la Martinique.  PCE des Psychologues/Pastorale Familiale : Des chrétiens témoins d’une espérance Résultats d\b l’\bnquêt\b  « Confin\bm\bnt COVID-19 »   l’amour au-dedans du cœur  de l’homme, don gratuit  de Dieu au service de son  Les résultats obtenus ne  sont pas qu’un simple  d'épidémie… on voit que l'homme a un  grand cœur... Que l'on s'en serve  pour l’après confinement ».  Une prise de conscience de  1 Petite communauté Ecclésiale qui a vu le jour le 15 octobre 2019, dans le cadre du projet pastoral E CCLESIA ’M 2020 ! instauré par l’Evêque Mgr David Macaire. 32 membres à son actif. Encadrée par trois prêtres diocésains. 2 Chacun était invité à le remplir dans l’anonymat, assuré de la bienveillance des psychologues de la PCE, en ligne pour certains, afin d’assurer un service d’écoute instauré par le Diocèse. Durée de l’enquête : 1 mois ½ (du 3 avril au 15 mai).

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 16 Une histoire à sui\gvre … Gab Kingsley Gab achevait de boutonner sa chemise  devant le miroir de la salle de bain,  en dépit d’Isiah qui tambourinait à la  porte verrouillée. Il prenait son temps,  à demi absorbé par ses réf exions.  L’espace d’un instant, son regard  glissa sur son ref et, et sur ce jeune  homme aux traits durs qu’il renvoyait.  Il en voulait à la terre entière, et cela  se voyait de plus en plus avec le temps.  Enf n, il soupira en arrangeant le col  de sa chemise, et ouvrit la porte avec  nonchalance. – Enf  n ! s’exclama Isiah. Le garçon s’empressa de rentrer dans  la salle de bain, et poussa pratiquement  son frère aîné à l’extérieur.  –  C’est à mon tour maintenant ! lança Isiah avant de refermer la porte. Gab voulut protester, et rappeler à  Isiah le respect qu’il lui devait. Mais  cet e idée quit a rapidement son  esprit. « J’ai volontairement pris mon temps »   reconnut-il en lui-même. Il poussa donc un énième soupir, et  s’engagea dans les escaliers qui  menaient aux au rez-de-chaussée. Là,  il descendit lentement, toujours aussi  pensif, et cela lui parut une éternité.  Gab voulait arrêter le temps, même si  ses ef  orts étaient vains, il souhaitait  éloigner cet instant tant redouté. Il  était également mitigé, écartelé par  cet amour blessé et cet e rancœur  qu’il entretenait malgré lui. Son cœur  cognait avec force et résonnait dans  tout son corps, il sortit son téléphone  d’une main tremblante, 7h46 : L’heure  de la visite approchait. Arrivé au bas  de l’escalier, il manqua de s’étaler sur  le sol. La dernière marche avait un  défaut : elle était un peu trop haute  par rapport un niveau de parquet. Gab,  exaspéré, y donna un coup de pied, et à  sa grande surprise, elle sonnait creux.  Le jeune homme, intrigué par cet e  découverte, s’accroupit, et toqua  contre la deuxième marche. Celle- ci, ne produit pas le bruit creux de la  première. Il reporta donc son at  ention  sur la première marche, et l’examina  méthodiquement.  « Il y a quelque chose à l’intérieur, c’est  certain » disait-il. Ainsi, M me Kingsley en sortant du salon  trouva son f ls aîné af airé autour la  première marche de l’escalier, sans  raison apparente.  « Il doit sûrement avoir fait une bêtise »   songea-t-elle. Elle s’avança donc vers Gab, et lui  demanda en croisant les bras : –  C’est cassé ? –  Hum ? f  t Gab, euh… non ! –  Alors, que fais-tu accroupi de la sorte ? –  Je … j’ai perdu quelque chose… –  Et tu ne l’as toujours pas retrouvé ?   s’enquit alors M me Kingsley. Gab secoua la tête. – Négatif. –  Eh bien tu poursuivras tes recherches  après la visite, déclara M me Kingsley.  D ans quelques minutes nous serons  of  ciellement en retard ! Je vais voir ce  que ton frère fabrique. M me Kingsley avança vers les escaliers,  et Gab s’écarta af n de lui accorder un  libre passage. L’évocation de la visite  la détourna de la marche suspecte, et  le mena au salon, avec un air dépité. Il  se laissa tomber sur le canapé avec  lassitude, en ruminant quelques  souvenirs.    5 ans plus tôt … C’était un après-midi ensoleillé. La  famille Kingsley s’apprêtait à partir  pique-niquer, dans un parc très prisé,  à cause des aménagements d’air de  jeux, pour les plus jeunes. M. et M me  Kinsley s’étaient at elés à préparer  des petits sandwichs et de la salade  pour le déjeuner, pendant que leurs  enfants se concertaient pour savoir  quels jouets ils emmèneraient. Gab  était également enthousiaste à l’idée  de montrer à son père les nouvelles  f gures qu’il s’était entrainé à réaliser  avec son skateboard. Il jouait devant  l’entrée du garage ouvert avec Isiah  lorsque des voitures de policiers  vinrent se garer dans l’entrée. Les deux  enfants n’étaient pas impressionnés  puisque leur père, lui-même policier, les  avait déjà fait monter dans l’une de ces  voitures.  « Ce sont sûrement des collègues à  papa»,  déclara Gab à l’intention de son  petit frère. Ce dernier hocha la tête convaincu,  avant de lui arracher le ballon des  mains, et de s’enfuir en riant.  « Bah, Isiah » lâcha Gab déconcerté. «Tu ne m’at raperas pas ! » s’écria  Isiah qui courait aussi vite que le lui  permet  aient ses petites jambes. –  Gab, on doit y aller. Tu es prêt ? La question de M me Kingsley f t à Gab  l’ef et d’un brutal retour au présent.  Il devait se rendre à l’évidence : les  souvenirs qu’il persistait à convoquer  appartenaient pour la plupart à une  époque révolue. Le temps ne faisait pas  marche arrière, et ça, le jeune homme le  savait.  –  Je suis prêt, répondit-il néanmoins. –  Tant mieux ! Il nous reste encore quelques  minutes ! s’exclama M me Kingsley ; il  faut se dépêcher !  Gab hocha la tête, et prit le chemin  de la porte d’entrée, pendant que  M me Kingsley at rapa au vol, un Isiah  de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans)de Yona ALLAGUY-SALACHY  (16 ans) Une histoire à sui\gvre … Coin Jeunesse (Suite et f  n) Peu après sa première rencontre avec Layla, et la promesse faite par Jo de l’introduire auprès d’elle, Gab se retrouve de nouveau confronté au passé. Ce passé duquel son père faisait partie…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 17 désireux de remonter à l’étage  changer de paires de chaussures pour  la énième fois … Une fois dans la voiture, Gab  s’enferma déf nitivement dans  son mutisme. Ecouteurs dans les  oreilles, il se coupait volontairement  de l’ambiance qu’il y avait autour de  lui. Cet  e ambiance qui lui faisait mal,  puisque son frère Isiah posait des  questions sur leur père, auxquelles  leur mère répondait volontiers, d’un  ton détendu. Il aurait préféré que  cet e dernière le traitât de tous  les noms, et en fasse un portrait  dépréciatif. Il se disait, que comme  cela, il aurait raison de le détester…  « Pourquoi as-tu fait ça ? L’argent valait-il  plus que ta famille ? » songea Gab. Le jeune homme ferma les yeux, il se  f t violence pour ne pas laisser perler  les larmes. Ces larmes qu’il met ait  un point d’honneur à ravaler sans  cesse, en se répétant qu’il pourrait  se construire sans lui, sans son aide,  et par-dessus tout, sans ce qu’Il  représentait.  « Je n’ai pas besoin de toi. Je ferai sans  toi, tu verras … je ne serai pas comme  toi ... » –  Il me manque, dit distraitement Isiah. –  A moi aussi, répondit M me Kingsley,  d’une voix douce. L’amertume, voilà ce que Gab  ressentait à présent. Il goutait  encore une fois à l’amertume… *** –  Veuillez remplir ces f  ches, je vous prie. –   Merci, sourit poliment M me Kingsley  en sortant un stylo. Gab, d’un air détaché, observa sa mère  compléter avec soin les dif érentes  rubriques de la f che informative. Elle  avait toujours été consciencieuse,  tout ce qu’elle faisait, elle le faisait,  sinon même, à la perfection.  EPILOGUE Gabriel avait daigné rendre visite à  son père, après toutes ces années  passées à fuir ces moments où ils se  retrouvaient tous les quatre, en dépit  des circonstances. Mais l’adolescent  ne pouvait deviner à quel point ces  visites étaient cruciales pour son  père. Elles lui redonnaient espoir.  L’Espoir de pouvoir reprendre un jour  une vie plus ou moins normale.  M. Kingsley avait cessé de lut  er au  cours de ces dernières années ; il  se savait innocent, mais personne  n’avait pris le temps de l’écouter à  cause des preuves falsif ées, mais  non moins accablantes. Ainsi, il  payait le prix d’un système injuste  et ne pouvait s’empêcher de penser  que sa condamnation tomba plus  expressément, parce qu’il était fort  en mélanine. Cela prendra du temps pour le prouver,  et c’est pour cet  e raison qu’il avait  besoin de l’aide de son f ls aîné. En  conséquence, lors de l’entretien, il lui  conf a avec des mots prudents, les  clés pour l’innocenter et piéger les  «rats » qui se terraient dans l’ombre  de cet  e fausse justice. Et il en fut de  même pour les visites suivantes. Gab, lui, commençait à comprendre  l’initiative de son père et tâcha d’en  savoir un peu plus à chaque entrevue.  De ce fait, il commença à mener sa  propre enquête. Parallèlement, il  se mit à fréquenter un peu plus ce  mystérieux Messiah, qui semblait  tout comprendre et qui donnait des  conseils à travers des phrases que  Gabriel passait tout le reste de la  journée à décrypter.  Puis vinrent les ennuis, lorsque Jo  introduisit Gab dans une petite  organisation   qui n’était autre  qu’un gang. Les déboires s’enchaînent  jusqu’à ce que Gabriel se fasse  contrôler avec des « amis » et que  la police saisisse d’importants  grammages de produits illicites  en tout genre. La sanction est  immédiate et Gab est arrêté avec  ses complices. On l’interroge alors  sur son réseau, ses af  liations, mais  le jeune homme s’entête et garde le  silence ; il se savait perdu, mais ne  voulait pas en entraîner d’autres avec  lui. C’est peut-être ce geste qui  détermina Messiah à lui venir en aide.  Ainsi, il libéra Gab de ses geôliers  et le ramena chez lui sain et sauf,  après avoir traversé une nuit des  plus sombres, durant laquelle Gabriel  eut le sentiment que la présence de  Messiah démantelait le danger qui  se tenait prêt à lui sauter à la gorge  tel un chien enragé. Aux premières  couleurs du jour, Gab rentra chez lui en  f ls prodigue et s’at  ela à rassembler  les éléments pouvant rendre la liberté  à son père. Il chercha sous la lat e  de la dernière marche de l’escalier  (comme son père lui avait indiqué),  dans sa table de chevet, et derrière  le petit meuble du salon. Il glana  ainsi des clichés, des documents,  des magnétophones ayant en  mémoire des enregistrements très  compromet ants pour ceux qui  avait souhaité confondre son père.  Le jeune voyait également en cela   l’occasion de se racheter de tous les  ressentiments, et de toute la colère  qu’il avait pu avoir à l’égard de son père  (alors qu’au fond, il espérait pouvoir  renouer avec lui). Suite à ses découvertes, Gabriel reçu  l’appui de sa mère et de son frère. Tous  les trois choisissent alors de faire  front commun pour que justice soit  faite. Une lut  e acharnée s’engage, et  ce n’est qu’au terme de celle-ci qu’ils  obtinrent gain de cause. Et en dépit du bonheur des  retrouvailles, les Kingsley de nouveau  réunis choisissent de déménager  dans les délais les plus brefs, pour  un autre Etat, par crainte des  représailles. Gabriel f t sa rentrée  dans un nouvel établissement au  sein duquel il s’at acha à soigner  une réputation positive et bien plus  f at euse que celle qu’il possédait  autrefois. Il se f t également, de  nouveaux amis, et surtout, perdit de  vue Jo, qui ne chercha pas non plus à le  recontacter. Quelques mois plus tard, Gab revit  Messiah lorsque ce dernier sonna à la  porte de sa nouvelle maison.  « Ma mission est terminée » conf a  alors Messiah. –   Tu ne peux donc pas rester encore un  peu ? f t Gab, c’est que je n’ai toujours  pas trouvé comment te remercier… –  Tu n’as qu’à poursuivre la voie vers  laquelle je t’ai guidée. Dorénavant, il te  faudra faire preuve de discernement. –  C’est toujours aussi dif  cile de te  comprendre, sourit tristement Gab. –  Mais il n’est pas impossible d’apprendre  à me connaître. –  Comment ? Puisque tu t’en vas ! –  Ne plus être là physiquement avec toi,  ne veut pas dire que je t’abandonne.  Jamais je ne te refuserai mon aide. Gab écouta les paroles de Messiah,  et choisit de lui faire conf  ance, même  si son départ le peinait. Il promit de  travailler à devenir meilleur, un peu  plus chaque jour…  Ainsi, Gabriel Kingsley n’oublia jamais  sa rencontre avec Messiah qu’il  dépeignit même comme l’évènement  singulier qui avait of ert une nouvelle  directive à sa vie.  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 18 N otre bien-aimé père jean-Pierre  Dauphin est allé vers son Père, le  jeudi 11 juin 2020. Nous gardons le souvenir d’un humble  serviteur, un rassembleur, amoureux du  monde ouvrier, qui se battait pour que nous  soyons debout, qui aimait particulièrement  ses frères et sœurs des Antilles Guyane. Il a été deux fois prêtre accompagnateur  de l’équipe d’animation pastorale de  l’Aumônerie nationale Antilles Guyane  (ANAG). Il avait le souci de la transmission (revue  Alizés, formations diverses de qualité,  GRPB - groupes de rencontre et de  partage biblique…). Il nous a passé le flambeau… Nou sé légliz a Jézikri, sel é limyè-nou, ansanm, ansanm annou alé, aimait-il chanter. A Dieu, Jean-Pierre ! (Communiqué de l'ANAG)  ■ O rdonné prêtre en 1945, l’abbé  François Farraudière a été  affecté en diverses paroisses  de la Martinique pour terminer son  ministère à Saint-Joseph. Homme de  poigne, gant de fer dans une main de  velours, le père Farraudière a surtout  été un bâtisseur. Saint-Joseph lui doit  plusieurs de ses chapelles de quartier. C’est le 2 janvier 1975, après 24 ans  passés au Marin, que l’abbé François  Valéry Farraudière arrive à Saint-Joseph. Né à Sainte-Marie en avril 1915, il a été  ordonné prêtre en 1945. Blessé de guerre,  il en gardera une légère claudication. De Durand à Presqu’île en passant par  Rousseau ou le Morne des Olives, avec la  collaboration des propriétaires fonciers,  le vieil abbé portant la soutane en a bâti  des chapelles de quartiers ! Son souci principal était le contact direct  avec ses paroissiens. Il en a aidé des  jeunes ! A son arrivée, il chantait la messe seul.  Il créera alors la toute première chorale  qu’il dénommera « Abbé Maillard » en  souvenir du 1 er curé de Saint-Joseph. On lui doit l’organisation des choralies  avec plus de 800 choristes le 1er mai 1988. « Que je meure mais que la Gloire de Dieu  soit chantée ».  était son mot. Né, baptisé, ordonné au mois de juin, c’est  aussi en ce mois que Dieu l’a rappelé à lui. A l’approche de la saison cyclonique, il  invitait les enfants à réciter un Ave chaque  jour pour demander l’intercession de la  Vierge Marie pour épargner la Martinique  des catastrophes ! A Saint-Joseph comme au Marin, on  retiendra de lui son caractère bourru  derrière lequel se cachait un grand cœur. Joël Sandot   ■ Père François Valéry Farraudière Né, baptisé, ordonné et décédé au mois de juin… VERS LA VIE L’ancien Aumônier de l'ANAG, père Jean- Pierre Dauphin, s’en est allé…

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PAROISSE NOTRE DAME DU SACRE CŒUR – CORIDON Table ronde autour de la questi on de l'esclavage en Martinique Le vendred i 3 juillet 2020 de 18h45 à 20h 30 à la salle paroissiale de l'église de Coridon Avec la participation de:  Père Arnaud GOMA  Père Pierre HENDERSON  Père Benjamin FRANCOIS -HAUGRAIN  D es invités du collectif Cap 170 Venez nombreux !! N ’oubliez pas de porter votre livre de l'histoire de l' antiesclavagisme catholique en Martinique. Soyez les bienvenus! ap 170 livre antiesclavagisme Soyez les bienvenus! 99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 Fax : 05 96 71 86 05 contact@radiosaintlouis.com Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\e MARTINIQUE Service legs et donations Arc\bevêc\bé de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinc\bon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\eX Télép\bone : 06 96 31\e0 333 - E-mail : m\eic\bel.pouc\b@wanadoo.fr oui ,  j\b souhait\b r\bc\bvoir \bn tout\b confid\bntialité votr\b brochur\b pour m’inform\br  sur l\bs possibilités d\b l\bgs, donations \bt assuranc\bs-vi\b à l’Association Diocésain\b. oui , j\b  souhait\b  êtr\b  contacté  pour  un  r\bnd\bz-vous  au  S\brvic\b  d\bs  l\bgs  \bt  donations ou à mon \Sdomicil\b. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’\bspéranc\b \bn héritag\b DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part M\bs coordonné\bs  ❏ Mm\b ❏ M\bll\b    ❏ M. Nom  Prénom Adr\bss\b   Cod\b postal Vill\b  Téléphon\b E-mail Paroiss\b  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\eNIQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 juin 2020 – n° 604 19

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P rinces glorieux des apôtres, saint Pierre et saint Paul, vous avez été les premiers à prêcher la doctrine céleste,\ et les premiers vous l'avez mise en pratique. Vos actions n'ont jamais eu d'autre motif que la volonté divine. Votre mort n'a été qu'un holocauste de l'obéissance la plus gé\ néreuse. Obtenez-nous, ô disciples privilégiés de Jésus-Christ, cet esprit évangélique de parfaite obéissance qui montre en nous de fidèles imitateurs de vos exemples. Faites que nous accomplissions en tout la volonté divine jusqu'à l\ a mort ; afin qu'après avoir suivi fidèlement Jésus-Christ avec vous, su\ r la terre, nous puissions aussi être reçus dans le ciel, pour y chanter les victoires de la Divine Miséricorde, qui sont préparées à ceux qui sont véritablement obéissan\ ts. Amen. (https://www.etoilenotredame.org/) Solennité des saints Pierre et Paul 29 juin

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