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E g lise en MARTINIQUE Ainsi faut-il que le F ils de l'homme soit élevé… N° 617 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 14 MARS 2021 Hommage au père Filopon Le Baptême des petits enfants A la génération actuelle... C'est chaud

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23 S ommaire E n ce 4 e dimanche de Carême, dit dimanche de Laetare, l’Eglise fait une pause joyeuse au milieu de sa marche vers Pâques, d’où la couleur liturgique qui est le rose (au lieu du violet). C’est le dimanche de la joie. Réjouissons-nous, soyons remplis d’allégresse, « car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique…». Dieu est riche en miséricorde. Il fait grâce. Mais notre salut ne dépend que de nous. Dieu ne nous convertit pas contre notre gré. Aujourd’hui, l’Evangile nous invite à « regarder » vers le Fils de l’homme élevé sur la croix. C’est là tout l’enjeu du Carême : \ le Seigneur nous appelle tous à nous ouvrir à son amour et à sa misérico\ rde. « Les rêves se construisent ensemble », nous explique le pape François. Rêvons en tant qu’une seule et même humanité…\ comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères…». « Les crises nous placen\ t devant la nécessité de nous engager », précise le Saint-Pè\ re. C’est la notion de crise justement que nous questionnons dans la rubrique « An tjé Légliz-la : Vivons-nous une situation de crise en ce moment ? Quelles en sont les causes ? Comment faire pour en sortir ? Par ailleurs, notre dossier porte sur « Le baptême des petits enfants ». Des textes très édifiants permettent d’aborder le\ sujet pour nous éclairer sur cette démarche qui implique toute la famille. Sur notre route vers Pâques, nous fêtons le 19 mars saint Joseph, père élu de Dieu, homme discret, rempli d’humilité et modèle de paternité selon le cœur de Dieu pour les familles. Comme le dit si bien notre Archevêque : « Saint-Joseph est au cœur de la tragédie de notre Monde. C’est un homme, un époux\ , un père, un travailleur et enfin un saint ! Il représente ce dont nous avons besoin pour résoudre nos drames : Des hommes, car les femmes n’en peuvent plus de devoir presque toujours être des « poto-mitan » et les jeunes ont besoin de repères… ». Le Carême est l’occasion ou jamais de regarder la croix avec un regard renouvelé. La croix est le symbole suprême de l’amour. Sachons nous arrêter pour relire notre vie et nous remettre en question. N’ayons pas peur de venir à la lumière ! Nous grandirons si nous sommes capables de regarder en face nos faiblesses et nos fragilités. Notre Dieu est le Dieu de miséricorde, soyons donc dans la joie ! « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ». L’Eglise célèbre l’Annonciation le 25 mars prochain. Comme Marie, soyons des modèles d’obéissance et d’humilité. Bon carême à tous ! Justine Lordinot ■ EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •   Que commémoren\b les chré\biens  lors de la fê\be de l’Annoncia\bion ? •  Bap\bisés : « En \boi j’ai mis \bou\b mon Amour ! » •  Réveillez la mémoire de vo\bre bap\bême •  Pourquoi bap\biser les pe\bi\bs enfan\bs ? •  Bap\bême des pe\bi\bs\n enfan\bs e\b foi des paren\bs • Témoignage 1 -  Que penses-\bu de la \nsi\bua\bion (économique,  socié\bale, spiri\buelle...) de la Mar\bini\nque ? 2 -  Penses-\bu (ou pas) que\n nous vivons une si\bua\bion  de crise ? Pourquoi ? Quelles en son\b les causes ? 3 - C ommen\b faire pour en sor\bir ?  •  Xxxx •   Zoom sur…  Communau\bé des Eaux J\naillissan\bes •   Paroisse Sain\b-Joseph du P\nrêcheur  Temps d’évangélisa\bion •  Carême des enfan\bs •   Carême : « La Semaine \nmissionnaire  vers les au\bres » - vécue par la PCE de  Fourniols/Eudorçai\b (Paroisse de S\be Marie) •  Agenda de l’Archevêque •   Joyeux anniversaire à nos prê\bres  ordonnés en mars •  Un Baden Powell original •   A la généra\bion ac\buelle…  S01 Ep 04 : C’es\b chaud ! •   « Les crises nous pl\nacen\b devan\b  la nécessi\bé de nous engager \n» 3 •   « Les crises nous pl\nacen\b devan\b  EGLISE UNIVERSELLE 7 5 6 8 9 11 12 11 12 13 15 16 17 17 1 -  Que penses-\bu de la \nsi\bua\bion (économique, 1 -  Que penses-\bu de la \nsi\bua\bion (économique,  •  Xxxx•  Xxxx•  XxxxAN TJÈ LÉGLIZ\bLA 18 13 Dossier : LE BAPTÊME  DES PETITS ENFANTS MÉDIAS 19 4 333 EDITORIAL 2 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 3 «C 'est chaud !  - … Eh bé !? Vous qui l’autre jour me promettiez que vous aviez la solution à tous nos problèmes… et que la loi de l’Evangile pouvait nous tirer des fers, guérir ce monde de son mauvais esprit. Vous êtes au pied du mur ! Vous voyez que c’est chaud ! - Vous savez, avoir l’espérance  n’empêche pas les croyants de  ressentir le poids de ce monde.  En rejetant le Bon Dieu, il a cassé  l’harmonie, aussi bien de son  environnement, que des relations  humaines, comme un enfant qui  brise son jouet au pied du sapin  de Noël. Je pensais justement à une  nouvelle carte à jouer par l’Eglise  pour aider la société à construire  sans violence, un projet respectueux  de la terre et des humains !  - C’est quoi ? J’espère que c’est un projet concret (politique ? éducatif ? scientifique ? économique ? ...) que vous me proposez pour m’engager... (Bon ! Pour l’instant « c’est chaud » dans ma vie : travail, argent, famille, loisirs, copains et copines…). Mais quand je me serai stabilisé, je souhaite prendre des responsabilités dans des associations, ou même en politique ! Alors ? - Un peu tout cela en fait : je pensais  à  Saint Joseph, l’époux de la Vierge  Marie. - Saint Joseph !? Qu’est-ce qu’il vient faire là ? On n’est ni en Avent, ni à Noël. On est en plein Carême. La société est en ébullition et face aux problèmes des hommes et aux drames du monde, vous venez me parler de piété et de bondieuseries !… Une fuite dans la religiosité : cela me déçoit ! - Eh bien détrompez-vous ! Saint- Joseph est au cœur de la tragédie  de notre Monde. C’est un homme,  un époux, un père, un travailleur et  enfin un saint ! Il représente ce dont  nous avons besoin pour résoudre  nos drames : Des hommes, car  les femmes n’en peuvent plus de  devoir presque toujours être des  poto-mitan et les jeunes ont besoin  de repères… tous gagneraient en  équilibre à se reposer sur la présence  des hommes (aujourd’hui et pas  demain-sans-faute !) ; des époux pour que les familles marchent sur  leur deux pieds naturels et que les  épouses retrouvent la quiétude  d’être aimées dignement et sans  partage ; des pères pour protéger  dans leur croissance tant de jeunes  et leur donner une identité ; des  travailleurs pour qui le travail est un  honneur et une façon de faire du bien,  en bâtissant le monde harmonieux,  et non l’outil cupide de la jouissance  privée ; et enfin des saints, capables  de mettre leurs deux genoux à terre  devant Dieu seul, humbles et fiers  de la mission que le Seigneur leur  confie en ce monde, et non pas des  orgueilleux magouilleurs, batailleurs  et vantards… Saint Joseph ce n’est  pas qu’une image, c’est un projet  de Dieu pour notre société : la juste  place des hommes. - Vous dites ça, mais, dans l’Eglise, depuis tout petit, je ne vois quasiment que des femmes, à part les prêtres. Avouez que votre religion est une affaire de femmes, et que les hommes dans tout ça, restent toujours au second plan. Sincèrement pour un garçon ou pour un homme, qu’est-ce que vous proposez ? Les expressions de la foi et les activités religieuses sont franchement féminines dans le fond comme dans la forme… - Ah ! Je constate que vous nous  observez quand même un petit peu !  Vous avez raison, c’est un fait. Mais  c’est à la fois un problème et une  chance ! C’est justement pour ça que  je pense à S aint Joseph. Parce que  l’Eglise, malgré les prêtres, n’a pas  encore assez développé le génie  masculin, celui des hommes laïcs.  Il y a là un potentiel missionnaire  énorme qui commence tout juste à  émerger et vous verrez des choses  qu’on n’a jamais vues ! A la clé, un  vrai bonheur pour les hommes,  les femmes et les enfants… Un  rééquilibre du monde : Vous verrez  qui est Saint Joseph. - J’attends de voir ça ! -  Sé wou ki di sa »  + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ MOT DE L’ÉVÊQUE S01E04 * : C’est chaud ! A la génération actuelle… * Saison 1 épisode 4

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 4 EGLISE UNIVERSELLE\n C hers frères et sœurs, […] Il ne fait aucun doute que nous  sommes dans une période difficile  pour tout le monde, c’est une période  de crise. […] Nous avons besoin   d’annoncer et de rappeler que nous  avons la promesse de Dieu et que  Dieu tient toujours ses promesses (cf.  1 Co 1,9-11). Nous devons également  nous rappeler que « chaque homme et  chaque génération portent en eux une  promesse qui peut libérer de nouvelles  énergies relationnelles, intellectuelles,  culturelles et spirituelles » (Lettre enc.  Fratelli tutti, 196). La pandémie a marqué la vie des gens  et l’histoire de nos communautés.  Face à cela et à d’autres réalités, il  faut construire demain, regarder  vers l’avenir, et pour cela nous avons  besoin de l’engagement, de la force  et du dévouement de tous. Il faut  agir à la manière du Samaritain, qui  implique de se laisser frapper par  ce que je vois, en sachant que la  souffrance va me changer, et avec la  souffrance de l’autre, je dois m’engager.  Les témoignages d’amour généreux  et gratuits manifestés pendant tous  ces mois – tellement de témoignages  – ont laissé une marque indélébile  sur les consciences et dans le tissu  de la société, enseignant à quel  point sont nécessaires la proximité,  le soin, l’accompagnement et le  sacrifice pour nourrir la fraternité. Ces  personnes ont été une annonce et un  accomplissement de la promesse de  Dieu. Rappelons-nous un principe  universel : d’une crise, on ne sort jamais  pareil, on en sort meilleur ou on en sort  pire, mais on n’en sort jamais pareil.  Dans les crises, le cœur se révèle : sa  solidité, sa miséricorde, sa grandeur,  sa petitesse. Les crises nous placent  devant la nécessité d’élire et de choisir  et de nous engager sur un chemin. « En cette époque que nous traversons,  en reconnaissant la dignité de chaque  personne humaine, nous pouvons  tous ensemble faire renaître un  désir universel d’humanité. Tous  ensemble » (Lettre enc. Fratelli tutti, 8)  et regarder vers l’avant ! Je salue spécialement les jeunes. Je les  invite à espérer (…).Vous les jeunes,  soyez les poètes d’une nouvelle  beauté humaine, une nouvelle beauté  fraternelle et amicale ! Et rappelons-nous cette autre  réalité : « Les rêves se construisent  ensemble ». Rêvons en tant qu’une  seule et même humanité, comme  des voyageurs partageant la même  chair humaine, comme des enfants  de cette même terre qui nous abrite  tous, chacun avec la richesse de sa foi  ou de ses convictions, chacun avec  sa propre voix, tous frères » (Fratelli tutti, 8). […]. Je vous confie à la tendresse de Marie,  Mère de l’Église, et de tout cœur je  vous donne ma bénédiction. Merci  pour les ministres et les enseignants,  pour ce que vous faites. Et, s’il vous  plaît, n’oubliez pas de prier pour moi.  Merci. Pape François https://fr.zenit.org/2021/02/19/education ■ « Les crises nous placent devant la nécessité de nous engager » Un congrès sur l’éducation  religieuse,  parrainé  par  l’archidiocèse  de  Los  Angeles,  s’est  déroulé  en  ligne,  du  \b8  au  2\b  février  202\b,  sur  le  thème « Proclamez la promesse !  ». C'est à cette occasion que  le pape François a adressé  un  message  vidéo  aux  participants. Nous vous en  livrons un extrait.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 55 Dimanche 14 mars 2\b21  la P arole  Dominicale 4 ème dimanche de Carême - Année B Introduction : Prière Seigneur, ce dimanche, nous marquons un arrêt joyeux (Laetare) pour magnifier ta miséricorde insondable pour chacun.e de nous. Ton Amour pour nous est si merveilleux ! Merci de nous donner la grâce du salut malgré notre indignité et d’augmenter notre foi pour demeurer dans ton Cœur Miséricordieux. Réflexion ➊ La joie de monter à Jérusalem Au cœur de notre Carême, nous  entrevoyons déjà la joie pascale. Car ce  4e dimanche nous renvoie à l’histoire de  notre salut. Chaque fois que le peuple que  Dieu s’est choisi s’est retrouvé en esclavage  et exilé par le péché, Dieu a toujours gardé  mémoire de son Alliance et l’a délivré. En  -539, Il a suscité Cyrus II, roi de Perse, pour  la délivrance du peuple et la restauration  du temple à Jérusalem. Ainsi tout enfant de  son peuple est invité à monter librement  à Jérusalem (2Ch.36,23). Grande joie pour  le peuple qui se fond en action de grâce.  « Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem au sommet de ma joie » (Ps.136,6). Mais  nous avons la mémoire trop courte. Le  peuple va encore s’écarter de Dieu.  Comme nous aussi aujourd’hui  avec nos différentes servitudes  afférentes. Mais Dieu reste toujours  dans un élan de Sauveur et non de  Juge. Il nous sauve gratuitement par  le Christ.  ➊     Sauvés par la grâce et par le moyen de la foi Dieu est riche en miséricorde, nous dit  Saint Paul, à cause du grand amour dont  il nous a aimés (Ep.2,4). « Il nous a donné  la vie avec le Christ. C’est bien par la grâce  que vous êtes sauvés » insiste-t-il par  deux fois. Afin de nous faire prendre  conscience de notre privilège. Il suffira de  ne plus se détourner de Dieu, mais de viser  simplement le Christ Jésus élevé pour  notre salut à l’instar du serpent de bronze  (Jn3,14). « Car Dieu a tellement aimé le  monde qu’il a donné son Fils unique,  afin que ceux qui croient en Lui aient la  vie éternelle » (Jn.3,16). D’où notre joie  de ce dimanche. Car par la pénitence, le  partage et la prière, nous sommes résolus  à quitter définitivement nos errances  (exils) peccamineuses 1  pour laisser Jésus  entrer et demeurer dans notre cœur pour  illuminer toutes les zones d’ombre et de  souffrances entretenues naguère par le  péché.  ➌     Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé Autant Cyrus, roi de Perse, a laissé aux exilés  la liberté de monter à Jérusalem (2Ch.36,23),  autant le Seigneur nous laisse le libre choix  de lui faire confiance et de revenir à Lui.  « Dieu nous a créés sans nous, il n’a pas voulu nous sauver sans nous » (S. Augustin,  serm. 169, 11, 13 : PL 38, 923). La miséricorde  divine est une grâce, mais elle réclame notre  conversion et notre foi. Voir la Lumière qui  est venue dans le monde et continuer à  préférer les ténèbres à la Lumière consiste  à se damner par soi-même. C’est pourquoi  Dieu nous invite en ce dimanche à venir  avec Lui à la joie de la Lumière qui passe  par la splendeur de la Vérité.  Je dialogue avec Jésus Jésus, notre Joie, augmente en nous la foi afin que tu nous suffises. Tu nous as tout donné. Reçois notre confiance et notre amour. Résolution Bien-aimé.e.s de Dieu tournons les yeux  vers le Seigneur et rayonnons de Joie.  Il est notre Seigneur. C’est lui notre  Sauveur ! Père Sosthène Godjo, Curé des Terres-Sainville  ■ 1 relatives au péché 2 Chroniques 36,\b4-\b6.\b9-\,23  •  Psaume \b36 (\b37)  • \, Éphésiens 2,4-\b  • \, Jean 3,\b4-2\b LITURGIE  du temple à Jérusalem. Ainsi tout enfant de  son peuple est invité à monter librement  à Jérusalem (2Ch.36,23). Grande joie pour  le peuple qui se fond en action de grâce.  « Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem (Ps.136,6). Mais  nous avons la mémoire trop courte. Le  Reçois notre confiance et notre amour. Résolution Bien-aimé.e.s de Dieu tournons les yeux  vers le Seigneur et rayonnons de Joie.  Il est notre Seigneur. C’est lui notre  Sauveur !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 6 Les fêtes de la Vierge Marie se succèdent, mais ne se ressemblent pas même si elles  célèbrent  la  même  et  l’unique  personne.  Celle  de  l’Annonciation  du  Seigneur  est  fondamentale  dans  l’histoire  de  notre  salut.  Elle  est  l’expression  même  du  choix  de  Dieu dont la Vierge Marie fait l’objet et qui a jo\,ué un rôle privilégié dans l\,’œuvre de la  Rédemption accomplie par son fils\, Jésus. C e rôle s’est illustré dès  l’annonce de la venue de Jésus  au monde. Mais c’est surtout  l’accomplissement de la promesse de  Dieu faite à son peuple ; en effet, la  célèbre prophétie dans laquelle Isaïe  (cf. Is 7, 10 – 14) annonçait le fait que la  Vierge enfantera un fils, qui sera « Dieu  avec nous », est le signe de l’intervention  de Dieu pour sauver son peuple. L’Annonciation du Seigneur se classe  au rang des solennités et pas des  moindres de l’Eglise catholique.  Elle est célébrée souvent autour des  fêtes pascales, soulignant ainsi son  étroit lien avec le mystère de notre  Rédemption. L’Incarnation est en vue  de la Rédemption, le dessein d’amour  de Dieu pour les hommes. Le  moment où le Fils de Dieu s’est fait  homme dans le sein de la Vierge  Marie s’impose aujourd’hui  d’une manière privilégiée à  notre contemplation, qui se  concentre tour à tour sur le  Christ et sa Mère : le Christ  qui, en entrant dans le monde,  fait un acte d’obéissance à son  Père : « Me voici, mon Dieu ; je viens pour faire ta volonté » (He  10, 5 – 7) ; Marie qui l’accueille  par la foi et le porte avec tendresse  dans sa chair : « voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 37- 38). Le mystère  de l’incarnation du Fils de Dieu contenait  en germe toute la divination de l’homme  avec l’Eglise, corps mystique du Christ,  qui n’oublie pas qu’elle a commencé  ce jour-là.  Que retenir en célébrant désormais la fête de l’Annonciation du Seigneur ?       La célébration de l’Annonciation,  tout en soulignant la fidélité de Dieu  à son Alliance et à sa promesse, nous  permet de raviver notre foi en l’union  hypostatique des personnes humaine  et divine en Jésus-Christ : « je crois en  un seul Seigneur,  Jésus-Christ… il est  Dieu…vrai Dieu, né du vrai Dieu… de  même nature que le Père ; … Par l’Esprit  Saint, il a pris chair de la Vierge Marie  et s’est fait homme », professons-nous  à chaque célébration eucharistique  dominicale. Nous y découvrons  également la place qu’occupe Marie  dans l’œuvre rédemptrice de son  fils Jésus. Dieu a associé son humble  servante à la réalisation de son dessin  d’amour pour le salut des hommes ; à  travers Marie, c’est l’humanité entière qui  fut sollicitée à collaborer avec Dieu. C’est  à juste titre que saint Augustin écrivait :  « Dieu ne peut pas sauver l’homme sans la moindre collaboration de celui-ci ». Cependant, si intimement liée que soit  la Vierge à l’évènement qui devait faire  d’elle la Mère de Dieu, c’est le Verbe fait  chair qui est au centre de la célébration.   Au-delà de toutes ces considérations,  la réponse de Marie retient  particulièrement notre attention. Marie  a engagé dans sa maternité toute son  âme, sa conscience, son intelligence, son  cœur, toute sa personne. Si Marie n’a pas  eu l’initiative de l’incarnation, elle n’a  pas pour autant été mise devant le fait  accompli. Elle a accepté librement de  devenir la mère du Christ, elle l’a accueilli  librement par un « OUI » maternel qui la  rend bénéficiaire d’une grâce à laquelle  elle a coopéré.  « Marie, par sa foi, dit saint Augustin, a conçu le Christ dans son esprit avant de l’avoir enfanté dans sa chair ». (Sermon 215). Père Jules Doganou, Administrateur  de la paroisse du Morne-Vert ■ Que commémorent les chrétiens lors de la fête de l’Annonciation ? LITURGIE  étroit lien avec le mystère de notre  Rédemption. L’Incarnation est en vue  de la Rédemption, le dessein d’amour  de Dieu pour les hommes. Le  moment où le Fils de Dieu s’est fait  homme dans le sein de la Vierge  Marie s’impose aujourd’hui  d’une manière privilégiée à  notre contemplation, qui se  concentre tour à tour sur le  Christ et sa Mère : le Christ  qui, en entrant dans le monde,  fait un acte d’obéissance à son  Père :  viens pour faire ta volonté » 10, 5 – 7) ; Marie qui l’accueille  par la foi et le porte avec tendresse  dans sa chair :  Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » de l’incarnation du Fils de Dieu contenait  en germe toute la divination de l’homme 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 7 Zoom sur… LA COMMUNAUTÉ DES EAUX \,JAILLISSANTES Notre charisme : Le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC)  1604 dit : « Dieu… a appelé l’homme à  l’amour, vocation fondamentale et innée  de tout être humain ». Pour se retrou- ver lui-même, l’homme doit faire cette  expérience unique d’être aimé person- nellement et inconditionnellement.  A Eaux Jaillissantes, nous annonçons  Jésus Ressuscité en chair et en os (Luc 24,  36-42), aimant, vivant avec les personnes  tout le temps. Au cœur de leur souffrance,  nous les aidons à faire « l’expérience »  de cette « rencontre avec Lui », par une  Écoute centrée sur la personne, une  Évangélisation personnalisée (« Triangle  Eaux Jaillissantes »), une Prière en binôme. Un double but : -  Sainteté des bénévoles par Entretien  Eaux Jaillissantes, Vie communautaire,  Formation, Prière. -  Apostolat : Venir en aide aux personnes  de tout âge, blessées, ou en souffrance  morale ou spirituelle. - Devoir de  confidentialité. - Plus de 37.000  entretiens recensés.  Nos activités Une petite communauté de résidants  (Foyer Jean-Paul II), et plus de 130  bénévoles (Intercesseurs, Orants,  Equipe Marthe et Marie, Equipe florale,  Ecoutants, Accueil, Chorale, Visite des  malades, Communication…) Une « Halte spirituelle » (journée, week- end, semaine) accueille ceux qui veulent  s’arrêter pour retrouver sens à leur vie et  se recentrer sur Jésus. « L’Espace Jeunes Eaux Jaillissantes »  s’occupe des jeunes en difficulté et en  perte des repères : aide à la réadaptation  sociale, moments de bien-être et détente  leurs sont offerts afin de favoriser leur  épanouissement esprit, âme et corps. Contact : Adresse : 48, route de l’Entraide à FDF Tél. 0596 79 91 93 Courriel : eaux-jaillissantes@orange.fr Site : https://eauxjaillissantes.frInstagram : eauxjaillissantes Horaire d’ouverture : Lundi-Mardi-Samedi : 9h-12h Mercredi-Vendredi : 9h-17h M. l’Abbé Behn-Daunais Cherenfant csv : Accompagnateur du Service  Diocésain du Catéchuménat Équipe : Yvonne Joseph, responsable  du Service Diocésain du Catéchuménat,  Éric Sinapayen, Gérard Rémion, Jean- François Héraclide, Jacky Angèle, Marie  Bourdet, Marie-Ange Pigeon, Claude  Charlec, Céline Médélice. L’Equipe Communication   ■ Eaux  Jaillissantes  est  un  Centre  catholique  d’écoute,  de  compassion,  d’évangélisation  et  de  prière.  Fondé  en  avril  \b996  par  le  père  Jean-Marie  Yang-Ting, dans la mouvance du Renouveau, le Centre ouvre ses portes avec Sr  Bernadette le \b0 mai \b998. Le \b6 mars 2020, il est reconnu  Association privée  de fidèles  par Mgr David Macaire, et devient  Communauté des Eaux Jaillissantes . « Changer en sources les cœurs blessés »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 8 Durant  la  période  de  Carnaval,  la  paroisse  Saint-Joseph  du  Prêcheur  a  eu  un  temps  d’évangélisation,  du  \b5  au  \b7  février  202\b,  de  \b4h  à  \b8h,  animé  par  le  groupe  Péniel  et  le  groupe charismatique \,Réphidim. L e thème de ce temps fort : "Heureux ceux qui pleurent,  Ils seront consolés" (Mt 5,5). Au programme : Méditation du chapelet animée par  les Équipes du Rosaire et la Légion de Marie, adoration,  enseignements, ministère et messe. Retour en images… Paroisse Sain\b-Joseph du Prêcheur Temps d’évangélisation "Heureux Ceux qui pleurent, Ils seront consolés" (Mt 5,5) VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 9 source : objectifpaques.fr Carême spécia l Jeunes (7-12 ans)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 10 source : objectifpaques.fr Coin atelier Ta maison est-elle en ordre  comme le souhaite Dieu ? Coin prière : Si je ne l’ai pas encore fait, je range  ma chambre (demande à  Marie de t’aider, elle est  très douée pour ça     ) Je fabrique la croix de mon coin prière. Je peux mettre une croix au bord  d’un chemin où je passe régulièrement.     http://www.idees-cate.com Mission de la semaine Ranger très douée pour ça     )

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 11 Agenda de l’Archevêque Dimanche 14 mars : Visite pastorale à la paroisse de la cathédrale Saint-Louis : - 7h et 10h : Messes à la cathédrale • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 16 mars : • Visite à l’externat Notre Dame à Redoute • Assemblée des modérateurs Visite pastorale à la paroisse du Lamentin Mercredi 17 mars : • Rencontre des confirmands des paroisses de Trinité (2 ème groupe), Tartane et Terre-Sainville • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Jeudi 18 mars : • Cours de Théologie de la spiritualité • Rassemblement avec la pastorale des hommes à Balata (entre 18h30 et 20h30) Vendredi 19 mars : Solennité de saint Joseph • Messe avec les élèves du primaire st Joseph de Cluny • 18h30 : Messe de saint Joseph : Fête patronale de la paroisse de saint Joseph Samedi 20 mars : • Bénédiction d’une yole Dimanche 21 mars : Visite pastorale à la paroisse du Lamentin - 6h et 8h30 : Messe à l’église du Lamentin • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mercredi 24 mars : • Rencontre des confirmands de l’établissement scolaire de l’Espérance et de la paroisse de ste Marie • 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs Dimanche 28 mars : Les Rameaux • 8h : Messe à la paroisse de Rivière-Pilote • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Dans la semaine du 2\b au 27 février, la paroisse de Sainte-Marie a vécu la dimension  missionnaire vers les autres pour ce temps de carême.  Le curé de la paroisse, pendant  le Conseil pastoral qui a précédé le Carême, a bien expliqué la vision du Carême 202\b  et la méthodologie à suivre pour la Semaine m\,issionnaire vers les autres.  N ous avons réfléchi dans la Petite Communauté Ecclésiale  (PCE) de Fourniols/Eudorçait à la faisabilité de la chose.  Missionnaires vers les autres ? Qu’est-ce donc ? Faire du  porte-à-porte ? Mais carême oblige, notre foi nous le demande et notre  engagement de chrétiens catholiques l’exige.  Nous nous sommes mis  en marche. Pour beaucoup, c’était une première. Dans notre PCE, nous  nous sommes organisés par binômes.  Dans notre quartier, il y a beaucoup de personnes âgées. Nous n’avons  pas hésité à frapper à toutes les portes pour rencontrer les familles de  tous les horizons. Nous avons été très bien accueillis par tous et avons  pu échanger, partager un temps de prières et présenter les différentes  activités se déroulant à la chapelle.  Nous sommes sortis ravis de cette expérience (visités et visiteurs).  Nous nous sommes promis et même engagés à renouveler l’aventure.  A tous, nous vous invitons à sortir de votre zone de confort et devenir  de vrais chrétiens missionnaires. Tous en marche !!!  ■ Carême : « La Semaine missionnaire vers les autres » vécue par la PCE de Fourniols/Eudorçait (Paroisse de Ste Marie)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 12 Chaque année, les Scouts et Guides ont coutume de fêter Baden-Powell, du nom du couple  fondateur de leur vaste association au rayonnement mondial. T rouver des astuces, se débrouiller  avec les moyens du bord font  partie de la philosophie de ce  grand mouvement de Jeunesse. Cette année, pandémie oblige, difficile  de se regrouper ! Qu’à cela ne tienne, le  groupe de Saint-Joseph a trouvé une idée  lumineuse ! Scouts et Guides de Saint-Joseph  uniquement (donc en groupe limité) ont  proposé cette année une expo-photo (Une  « lessive » comme on dit dans le jargon des  artistes, NDLR) intitulée « Mon rêve, mes  espoirs pour un monde meilleur. » Dans un message, Robert Stephenson  Baden-Powell disait : « Dieu nous a placés  dans ce monde merveilleux pour y être  heureux et pour jouir de la vie. ». L’un de  ses mots les plus connus nous est livré  dans son dernier message, au moment où  il faisait ses adieux, où il passait la main. « Essayez, nous dit-il, de quitter ce monde  en l’ayant rendu un peu meilleur que vous  ne l’aviez trouvé. Et quand l’heure de la  mort approchera, vous pourrez mourir  heureux en pensant que vous avez fait  de votre mieux. La devise, « Scout toujours prêt »  s’applique tant aux jeunes qu’à  l’encadrement. Aujourd’hui, devant tous les défis de  ce monde, Scouts et Guides de Saint  Joseph et d’ailleurs, tâchent de se montrer  « toujours prêts » à « faire de leur mieux ». Joël Sandot ■ Un Baden Powell original Ils  sont  prêtres...  depuis  24 ans ou même 58 ans !  En ce mois de mars 202\b,  souhaitons-leur  un  bon  anniversaire sacerdotal ! Père Yves Boccovi ordonné le 15.03.1997 Père Gabriel Valard ordonné le 09.03.1963 VIE DU DIOCÈSE Ils  sont  prêtres...  depuis  I Uunœun o)GbUI Uunœun o)GbU J o y e u x a n n iv e r sa ir e à n o s p rê tre s o rd o n n é s e n m a rs du 14 mars 2021 – n° 617

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 13 Baptisés : « En toi j’ai mistout mon Amour ! » LE BAPTÊME DES PETI\nTS ENFANTS DOSSIER Le baptême est le sacrement de la foi en Jésus Christ par  lequel le nouveau chrétien est sauvé, purifié du péché,  en  devenant  enfant  de  Dieu.  C’est  aussi  un  cadeau  et  don de Dieu comme on chante souvent. Le baptême est  l’occasion d’entendre la voix de Dieu nous d\,ire : P our entendre cette déclaration  d’adoption de Dieu, il n’y a pas  d’âge, pas besoin d’attendre  l’âge adulte. Pour que la vie d’un être  humain soit tournée vers Dieu, il  n’est pas nécessaire d’attendre qu’il  devienne d’abord ‘expert et grand  pécheur professionnel’. Dès le début  de la vie, dans l’innocence et la pureté  de la conscience, Dieu est présent en  nous : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré, je fais de toi un prophète pour les nations. » (Jérémie1, 5). Les  conséquences du péché originel sont  présentes en toute vie qui vient dans  le monde. Avec nos frères et sœurs des Eglises  orientales et orthodoxes, nous avons  une conception du baptême ouverte à  tous. Même les plus petits d’entre nos  frères sont dignes d’être baptisés. Chez  les chrétiens d'Orient, le petit baptisé  reçois le baptême en même temps que  la communion et la confirmation. A la Martinique, on baptise à tout âge,  de la naissance jusqu’au seuil de la  mort. On adapte la préparation selon  les circonstances (l’âge, l’état de santé,  le lien avec l’église, etc.) La structure d’une rencontre de  préparation répond à la structure des  5 essentiels (accueil, présentation, un  verre de l’amitié, puis prière, formation  chrétienne sur des thèmes simples  mais complexes tels que : qui est Jésus pour vous ? Le credo : ce en qui et en quoi je crois ? Pourquoi Jésus est-il mort (Kérygme). Il y a aussi la dimension du  service (qui fait  quoi, rôle des parrains  et marraines) et du témoignage  personnel (évangélisation).  Lorsque l’enfant reçoit le baptême, cela  veut dire que les parents, parrains et  marraines s’engagent devant Dieu pour  l’accompagner dans le développement  de son initiation chrétienne. C’est pourquoi ces adultes dans la foi se doivent de mener une vie conforme à la doctrine de l’Evangile. (Canon 217).  Leur témoignage de vie chrétienne est  important pour leur enfant ou filleul. Un baptême qui n’engage pas les  adultes dans leur propre existence  et sur le chemin de la foi et la  transmission des valeurs chrétiennes,  est un sacrement inaccompli dont Jésus  devra encore intervenir plus tard pour  accomplir et conduire les choses à  leur plénitude. La vie chrétienne se  déroule essentiellement en famille, au  domicile quotidien. Récemment, une  jeune maman de 31 ans était heureuse  de m’envoyer l’enregistrement des  premiers mots du « Je vous salue Marie », prononcés par le petit Noah  (2 ans et demi) baptisé en 2019. ‘‘ Celui-ci ou celle-là est mon fils ou ma fille bien-aimé, en qui je trouve ma joie (Mt 3, 17) ‘‘ je trouve ma joie ‘‘ je trouve ma joie

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 14 LE BAPTÊME DES PETI\nTS ENFANTS DOSSIER Un autre couple m’a partagé sa joie  d’avoir installé un crucifix et une image  de la Vierge dans la chambre de la  nouvelle baptisée, Clara qui a 1 an.  Je  vois aussi l’importance de raconter des  histoires bibliques, de prier en famille  (on peut même inviter le parrain et  la marraine s’ils sont en Martinique,  ou le faire en visioconférence via  le téléphone). Il y a l’éveil à la foi,  le catéchisme, la fréquentation de  la messe, les groupes de prière des  enfants, les mouvements comme le  scoutisme... Il est important d’avoir des couples  dans l’équipe de préparation au  Baptême. Les jeunes parents s’identi- fient et peuvent être touchés par leur  témoignage personnel.  Comme le baptême est un sacrement  qui fait rentrer la personne dans  l’Eglise, la grande famille chrétienne,  sa célébration nécessite la présence  d’un ministre ordonné : Diacre, prêtre  ou évêque. Mais en cas de danger  de mort, une personne consacrée ou  non consacrée peut administrer le  sacrement du baptême.  Mon papa qui était agent de l’état au  Congo Brazzaville a baptisé beaucoup  de malades dans des régions enclavées  du pays où il passait en mission de  travail.  Un fois reçu, le baptême confère un  caractère, il est indélébile. Comme dit  saint Paul dans l’épître aux Romains  11, 29 : « Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. » Dieu ne nous renie pas, il ne nous  enlève pas notre dignité de fils ou de  fille. Il ne rejette personne. Par contre  il la restaure pour nous ouvrir les bras  de sa miséricorde et de son pardon.  Donc en rigueur de terme, il n’y a pas  des débaptitions, ni de rebaptisés. Au  niveau œcuménique, on demande aux  Eglises non catholiques de respecter  le baptême de l’eau donné en bonne  et due forme, quel que soit l’âge de  la personne. L’essentiel est que cela a  été fait au Nom du Père, du Fils et du  Saint Esprit, comme  l’a recommandé le  Christ à la fin de l’évangile selon saint  Matthieu :  « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez- leur à observer tout ce que je vous ai commandé. » (Mt 28, 19) Je termine simplement en vous  partageant ma joie comme prêtre  depuis 17 ans, de célébrer les  baptêmes des enfants et des adultes.  Depuis que je suis en Martinique, j’ai  baptisé beaucoup de frères et sœurs  en Christ.  Je me souviens de Josué-Gabriel  Joseph qui avait 4 jours à son baptême.  Il est reparti vers la maison du Père  le jour de sa plongée dans l’eau  baptismale le 2 février 2021. Je pense aussi au baptême de Candy,  une jeune mère de famille de 30 ans,  d’origine juive. A Paris, j’ai baptisé  Maga, une grand-mère de 94 ans. Il  n’y a pas d’âge pour devenir enfant  de Dieu ! L’eau du baptême, l’huile (le saint  chrême), la lumière du cierge, la  blancheur de l’habit que revêt le  baptisé, manifeste la vie nouvelle que  l’Esprit Saint donne par ce sacrement.   Merci Seigneur ! Père Arnaud Goma Communauté du Chemin Neuf (Coridon)  ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 15 Recevoir le baptême c’est recevoir « l’identité chrétienne, la grâce du pardon et de la rédemption », a rappellé le pape François à l’occasion de l’angélus, en la fête du baptême du Christ, le dimanche 10 janvier 2021. Après avoir été au service du parcours ALPHA sur la paroisse, je voulais demeu- rer au service. Lors d’une réunion orga- nisée par notre curé, afin de renforcer les équipes au service de notre paroisse, j’ai rencontré Viviane et Denise, animatrices des préparations au baptême des petits enfants. Par leur enthousiasme, elles ont su me donner l’envie de rejoindre l’équipe. Ce service m’apporte une grande espé- rance car lors des rencontres avec les jeunes parents je me rends compte que la demande de baptême pour leurs enfants n’est pas seulement motivée par la tra- dition, mais aussi par le souhait de leur transmettre une éducation et des valeurs chrétiennes. Souvent la première démarche pour les parents est de venir au secrétariat de la paroisse pour avoir des renseignements. Après un premier contact avec le curé où ils présentent leur enfant à baptiser, les parents avec parrains et marraines sont invités à une rencontre où ils pourront discuter avec les animateurs à propos du baptême des enfants avec comme support des textes bibliques traitant du baptême chrétien. (Ex : Jean 3, 1-7) Mais pendant ces temps d’échanges, il arrive souvent que nous parlions de la vie en général, la difficulté d’être jeunes parents, des interrogations de certains sur la foi l’avenir, de leur désir et de leurs difficultés de pratiquer la vie de l’Eglise. Un accent particulier est mis aussi sur l’importance du rôle des parrains et mar- raines dans la vie spirituelle de l’enfant. Le déroulé du baptême est aussi expliqué durant ce temps de rencontre (exemple : pourquoi le vêtement blanc). L’équipe se compose entre autres de : Notre curé, père Arnaud Goma, de Sœur Odile et l’équipe d’accueil du secrétariat et des animatrices Viviane, Denise et moi-même. Témoignage… pourquoi le vêtement blanc). L’équipe se compose Viviane, Denise et Maryse au service de la paroisse de Coridon et qui prépare les familles au baptême de leurs tout-petits enfants L a question de la foi des parents  qui demandent le baptême de  leurs enfants n’est pas nouvelle :  saint Augustin y avait déjà fait allusion,  comme on le verra. Pourtant, elle a pris,  depuis quelques décennies, une acuité  particulière en raison de l’évolution  culturelle : dans une société que d’aucuns  nomment « postchrétienne » et au sein  de laquelle le fait de se dire chrétien  ne va plus de soi, les agents pastoraux,  prêtres et laïcs, supportent mal que de  nombreux parents demandent à l’Église  des rites sacramentels davantage pour  des raisons de « tradition » qu’au nom  d’une foi quelque peu conséquente. Ce malaise pastoral, bien compréhensible,  a débouché, dans les années 60-80, sur  des stratégies baptismales diverses dont  les effets n’ont pas toujours correspondu  aux attentes et qui ont entraîné des  débats parfois durs. Cette période de  turbulence semble aujourd’hui en voie  d’apaisement : ayant tiré des leçons  des expériences précédentes, sans  doute inévitables dans la conjoncture  historique des trois dernières décennies,  les pasteurs semblent plus sereins, sans  être devenus laxistes pour autant. En tout  cas, le Document Épiscopat de juin 1994,  élaboré par la Commission épiscopale  de liturgie et de pastorale sacramentelle  à la demande du Conseil permanent de  l’épiscopat, reflète bien cet état d’esprit,  assez nouveau par rapport à la période  précédente. Tout n’est pas résolu pour autant. Le  malaise pastoral demeure, lancinant.  Il devient même particulièrement  préoccupant lorsqu’il se redouble sur  le plan théologique. C’est le cas, chez  un certain nombre de prêtres et de laïcs  qui ont le sentiment de faire dire un  mensonge aux parents lorsqu’ils leur  demandent de répondre « je crois »  aux questions relatives à la foi trinitaire  de l’Église. Pour cette raison, certains  d’entre eux se satisfont des expressions «  personnelles » (?) de foi que fournissent  les parents au cours de la célébration.  Ce problème est grave, il l’est sur le plan  théologique : les enfants pourraient-ils  être baptisés autrement que dans la foi  trinitaire de l’Église ? Il l’est tout autant sur le plan pastoral :  comment « accueillir avec joie » dans  la communauté chrétienne des enfants  à baptiser dans ces conditions (Rituel  francophone, n° 75) ? Comment faire  du bon travail pastoral dans cet état  d’esprit ? C’est ce malaise pastoral que  l’on voudrait contribuer à dissiper en  élucidant la question suivante, formulée  de manière assez peu élégante, mais telle  qu’on l’a entendue à plusieurs reprises :  « Qu’est-ce que l’Église demande comme  foi aux parents qui font baptiser leurs  enfants ? » Par Louis-Marie Chauvet, Curé de paroisse dans  le diocèse de Pontoise et professeur émérite à  l’Institut catholique de Paris  ■ Baptême des petits enfants et foi des parents

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 16 LE BAPTÊME DES PETI\nTS ENFANTS DOSSIER «P ersonne à moins de  naître de l’eau et de  l’Esprit, ne peut entrer  dans le Royaume de Dieu » (Jn,  3,5). Naître dans notre monde est  à la fois une chose merveilleuse et  aventureuse. Les parents savent bien  à la fois ce qu’est cet acte superbe  de donner la vie et l’enjeu que cela  comporte. Dans notre chemin de foi,  nous parents, sommes appelés à  nous demander si le mystère de cette  vie n’a pas à être éclairé, et cela dès  le début, par celui de notre Dieu qui  est un Dieu d’amour. Qui refuserait  à un bébé d’avoir tous les dons de  l’existence comme celui dont parle  Jésus à la Samaritaine : « Si tu savais le  don de Dieu » et elle de lui répondre :  « Seigneur, donne-la-moi, cette eau »  (Jn 4, 10…15). Don de la confiance et de l’amour  pour grandir. Et cela passe par le  signe de l’eau qui vient du Père, par  cette foi en Jésus son Fils et le don de  l’Esprit-Amour. Baptisé pour être Fils  en Dieu et frère ensemble dans le  même Esprit, pour passer sans cesse  de toute croix à la Résurrection. Derrière l’acte de demander le  baptême, il y a le désir. Notre désir  est parfois embrouillé, nous ne savons  pas tout ce qu’est le baptême quand  nous le demandons ; désir parfois  empêché, la vie courante prenante  et usante et tout ce qu’il faudrait  prévoir… Pourtant que désirons-nous ? C’est  d’ailleurs une des premières questions  que le célébrant pose aux parents sur le  seuil de l’église : « Que demandez-vous  pour votre enfant à l’Église de Dieu ? » et  nous répondons : « Le baptême » mais  les réponses peuvent être diverses :  « la foi, la grâce du Christ, l’entrée dans  l’Église, la vie éternelle etc… » Quelles  que soient nos motivations, ce désir  de la Vie et de l’Amour de Dieu pour  l’enfant en est le moteur et le baptême  le signe et le moyen concret. Du coup, l’enfant ne pouvant  répondre lui-même il faut soi- même “se mouiller” et prendre un  engagement comme nous y invite le  célébrant : « Vous devrez l’éduquer  dans la foi, et lui apprendre à garder  les commandements, pour qu’il  aime Dieu et son prochain comme  le Christ ». Mais nous ne sommes  jamais seuls, il y a les parrains et  marraines qui acceptent d’aider les  parents à exercer leur responsabilité  ; mais il y a toute la communauté des  chrétiens dont la famille, les amis et le  célébrant sont les représentants. Car  ce n’est pas seulement les parents qui  s’engagent mais l’Église tout entière  qui s’engage. Elle promet aux parents  d’être toujours là pour servir la Vie de  Dieu dans l’enfant. A-t-il besoin d’une plénitude  d’Amour ? L’Église l’invite à recevoir  le sacrement de confirmation. Faut-il  qu’il se nourrisse de la Vie éternelle ?  La communauté chrétienne l’invite à  prendre part au repas du Seigneur et à  recevoir le sacrement de l’eucharistie.  Sa vie en Dieu rencontre-t-elle des  obstacles ? Le pardon du Seigneur  lui est ouvert dans le sacrement de  réconciliation, et ainsi de suite. L’Église  d’ailleurs par les rites du baptême  va signifier tout cela au long de la  célébration. Alors pourquoi demander le  baptême ? Renversons la question  pourquoi attendre pour faire vivre le  don de Dieu à l’enfant ? La bénédiction  de l’eau au cœur de la célébration  est ce qui donne encore la meilleure  des raisons en s’adressant à Dieu  notre Père : « Que cette eau reçoive  de l’Esprit Saint la grâce de ton Fils  unique, afin que l’homme, créé à ta  ressemblance et lavé par le baptême  des souillures qui déforment cette  image, puisse renaître de l’eau et de  l’Esprit pour la vie nouvelle d’enfant  de Dieu ». Par Bernard Maitte, prêtre, professeur  au séminaire d’Aix et responsable du  département de pastorale et spiritualité  de l’ISTR de Marseille. Il est membre du  SNPLS ■ Pourquoi baptiser les petits enfants ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 17 1. Le baptême est le sacrement  sur lequel se fonde notre foi  et qui nous greffe, comme membre  vivant, sur le Christ et son Église. Avec  l’Eucharistie et la Confirmation, il  forme ce que l’on appelle « l’initiation  chrétienne » : celle-ci est un grand et  unique événement sacramentel qui  nous configure au Seigneur et fait de  nous un signe vivant de sa présence  et de son amour. Mais nous pouvons  nous demander : le baptême est-il  vraiment nécessaire pour vivre en  chrétiens et suivre Jésus ? N’est-ce  pas, au fond, simplement un rite, un  acte formel de l’Église pour donner  un nom au petit garçon ou à la petite  fille ? C’est une question qu’on peut  se poser. Et ce qu’écrit l’apôtre Paul à  ce propos est éclairant : « Ne le savez- vous donc pas : nous tous, qui avons  été baptisés en Jésus Christ, c’est dans  sa mort que nous avons été baptisés.  Si, par le baptême dans sa mort, nous  avons été mis au tombeau avec lui,  c’est pour que nous menions une  vie nouvelle, nous aussi, de même  que le Christ, par la toute-puissance  du Père, est ressuscité d’entre les  morts. » (Rm 6,3-4). Ce n’est donc  pas une formalité ! C’est un acte qui  touche notre existence en profondeur.  Un enfant baptisé ou un enfant qui  n’est pas baptisé, ce n’est pas la même  chose. Ce n’est pas la même chose, une  personne baptisée, ou une personne  qui n’est pas baptisée. Par le baptême,  nous sommes immergés dans cette  inépuisable source de vie qu’est  la mort de Jésus, le plus grand acte  d’amour de toute l’histoire ; et grâce  à cet amour, nous pouvons vivre une  vie nouvelle, non plus à la merci  du mal, du péché et de la mort,  mais dans la communion avec  Dieu et avec nos frères. 2. Beaucoup d’entre nous  n’ont pas le moindre  souvenir de la célébration de  ce sacrement, et c’est normal, si  nous avons été baptisés peu après  notre naissance. J’ai déjà posé cette  question deux ou trois fois, ici, sur  la place : que ceux d’entre vous qui  savent la date de leur baptême lèvent  la main. C’est important de connaître  le jour où j’ai été immergé dans ce  courant de salut de Jésus. Aujourd’hui,  chez vous, cherchez, demandez la date  de votre baptême et comme cela vous  saurez bien quel est le jour si beau  de votre baptême. Connaître la date  de notre baptême, c’est connaître une  date heureuse. Si on ne le sait pas, on  risque de perdre la conscience de ce  que le Seigneur a fait en nous, du don  que nous avons reçu. Nous finissons  alors par le considérer seulement  comme un événement du passé – et  même pas par notre volonté, mais par  celle de nos parents – et qui n’a donc  plus aucune incidence sur le présent.  Nous devons réveiller la mémoire de  notre baptême. Nous sommes appelés  à vivre notre baptême tous les jours,  comme une réalité actuelle de notre  existence. Si nous réussissons à suivre  Jésus et à rester dans l’Église, malgré  nos limites et nos fragilités, et nos  péchés, c’est précisément grâce au  sacrement dans lequel nous sommes  devenus de nouvelles créatures et  avons été revêtus du Christ. C’est en  effet en vertu du baptême que, libérés  du péché originel, nous sommes  greffés sur la relation de Jésus avec  Dieu le Père, que nous sommes  porteurs d’une nouvelle espérance,  parce que le baptême nous donne  cette espérance nouvelle : l’espérance  de marcher sur la route du salut,  toute notre vie. Et rien ni personne  ne peut éteindre cette espérance,  parce que l’espérance ne déçoit pas.  Souvenez-vous : l’espérance dans le  Seigneur ne déçoit jamais. Grâce au  baptême, nous sommes capables de  pardonner et d’aimer même ceux qui  nous offensent et qui nous font du  mal, nous parvenons à reconnaître  dans les derniers et dans les pauvres  le visage du Seigneur qui nous visite et  se fait proche. Le baptême nous aide  à reconnaître le visage de Jésus dans  celui des personnes démunies, des  personnes souffrantes, et aussi dans  celui de notre prochain. Tout cela est  possible grâce à la force du baptême ! Extrait de la catéchèse  du pape François, du 8/01/14 ■ Réveillez la mémoire de votre baptême

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 18 ? Question AN TCHÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ 1 - Que penses-tu de la situation (économique, sociétale, spirituelle...) de la Martinique ? 2 - Penses-tu (ou pas) que nous vivons une situation de crise ? Pourquoi ? Quelles en sont les causes ? 3 - Comment faire pour en sortir ? ‘‘ Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ La Martinique à l’ins- tar du reste du monde connait une situation socio-économique dégradée par cette crise sani- taire de la COVID 19. Une crise de plus, comme révélateur du contexte sociétal bien spécifique de notre pays. Chômage structurel, développement touristique à l’arrêt, secteur du BTP à bout du souffle, une production locale qui continue à perdre du tonnage face aux importations, morosité du secteur agricole, incapacité de garantir une autono- mie alimentaire de plus d’une vingtaine de jours, expatriation des jeunes, déclin démo- graphique, vieillissement de la population, baisse de la natalité due au recours plus fréquent à l’IVG. Pour moi, cette rupture d’équilibre dévoilée au travers de la crise écologique et sanitaire de la pollution du sol et des milieux marins par la molécule de la chlordécone a impacté les comportements individuels, familiaux et collectifs. Déni de la réalité pour certains, fatalisme, désespoir et voire révolte pour d’autres. Mettant à nu une crise identitaire sous-jacente, un questionnement sur ce que fait Dieu pour nous. « Jusqu’à quand cette population subira-t-elle des épreuves ? Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? La solution, devons-nous l’attendre de Dieu ? Et d’ailleurs de quel Dieu ?». L’amplification par les réseaux sociaux de certains discours vient questionner une spi- ritualité jusque-là vécue par certains catho- liques dans la stricte tradition. Face à ces multiples crises que traverse le pays, aux effondrements du sens, il me semble impor- tant de pouvoir préserver sa capacité de discernement. J’aime à prendre l’image de l’adolescent en crise, cela peut être un moment difficile à passer pour la famille ainsi que pour l’ado- lescent lui-même, mais au fait qu’est ce qui est en jeu ? C’est une mutation, un passage, d’un état d’enfance à un état d’adulte. Une telle transition nécessite de rester en contact dans le moment présent, de faire preuve d’ouverture pour accueillir l’être nouveau. Il s’agira d’accepter que les choses soient en mouvement, d’oser remettre en cause notre mode de vie. Repartir vers la quête de sens, qu’est ce qui fait sens dans ma vie ? Ce qui fait sens est-il en résonance avec l’évangile ? Je crois que l’Esprit Saint est déjà à l’œuvre pour que chacun se tienne debout pour accom- pagner ces changements en déployant nos compétences d’improvisation, d’innovation chacun a son niveau. Croire en l’intelligence collective au sein de nos pastorales, mais aussi dans les sphères politiques en étant des chrétiens signes d’espérance pour construire la Martinique de demain. Dans notre société, il y a du bonheur, de la solidarité. Nous sommes très spirituels et les groupes de prières le démontrent. Cependant je suis interpellée parce qu’il y a des familles en difficulté, qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Jésus me demande de porter un regard sur le pauvre. Le taux du chômage a toujours été élevé et il a diverses consé- quences dans notre société. Oui nous sommes en situation de crise et cela date depuis des décennies. La crise sanitaire ne fait que renforcer un disfonctionnement qui existait déjà. Pourquoi le chômage est plus élevé en Martinique qu’ailleurs ? Pour nous en sortir je ne dis pas que j’ai la solution, mais je propose des pistes. Selon moi, notre économie est faible parce que nous importons et consommons trop massivement ce que nous aurions pu pro- duire. L’importation massive, le « déjà tout prêt à consommer » tuent aussi la créativité. Collectivement, je pense qu’il faudrait déve- lopper la créativité et revoir les choix que nous faisons dans notre façon de consommer. Dans notre nature il y a des richesses. Nous avons aussi comme ressources, des déchets, des objets mis au rebus. Les réparations, les remises à neuf, par exemple d’objets électroniques que nous jetons, seraient géné- ratrices d’emplois en grand nombre. Si nous mettons en commun nos talents et nos ingéniosités, nous serons des producteurs dans beaucoup de domaines. Je pense aussi qu’une économie sociale et solidaire, où tout un chacun trouve sa place, ne peut exister et pérenniser que dans le cadre du commerce équitable. L’encyclique du pape François « Laudato si » serait un très bon support de travail pour une meilleure vie en société. L’Eglise, à travers ses différentes pastorales, participe à la vie de la société. Elle entend les avis de\ s uns et des autres. La communauté chrétienne se doit d’être solidaire. Tout en annonçant l’évangile. « Elle est le sel de la terre et la lumière du monde ». Les chrétiens travaillent pour que se construise ici-bas une civilisation de l’amour, signe du Royaume de Dieu, réalité d’en haut que l’Eglise p\ ropose à tout homme et à toute société. Père Jean Michel Monconthour Myrtha Agriodos paroisse du Lamentin Yvonne Lérandy paroisse de la Cathédrale

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 mars 2021 – n° 617 19 MEDIAS Dimanche 21 mars 2021 L'hostie : présence réelle du Christ ? Rediffusion Qu’est-ce que l’hostie ? D’où vient-elle ? Comment ce pain que nous mangeons, peut-il être le corps du Christ ? Et pourquoi  le Christ nous demande-t-il de le manger ? Qu’est-ce que la transsubstantiation ? Des questions fondamentales dans la vie d'un chrétien et que  Dieu m'est témoin pose cette semaine au frère Yves Combeau,  dominicain, historien et consultant pour le Jour du Seigneur. Il viendra nous dire comment la foi aide les croyants à accepter  cette présence réelle du Christ. Nous irons à La Réunion au sein de la congrégation des Filles de Marie, voir comment se  fabriquent les hosties. Nous serons connectés avec Agnés Zaou, catéchiste à la paroisse Saint-Sauveur de Cayenne, qui  nous dira comment elle explique aux enfants qui se préparent à la 1ère communion, qu'ils vont manger le corps du Christ.  Et en ce dimanche de rentrée, nous serons depuis Rome connecté avec le frère Thierry Hubert, dominicain, et tout nouveau  producteur de Dieu m'est témoin. Dimanche 28 mars 2021 Les catholiques dans le monde Rediffusion Quel est le visage de l’Eglise catholique aujourd’hui ? Où se trouvent les catholiques dans le monde ? Comment les Eglises  d’Afrique et d’Asie se situent-telle aujourd’hui par rapport à l’Eglise d’Europe ?  Cette semaine, Dieu m’est témoin reçoit l’ancien maître de l’Ordre des Prêcheurs, le frère Bruno Cadoré. Pendant toute la  durée de sa charge, soit 9 ans, il a parcouru toutes les provinces dominicaines de la planète, sur tous les continents du  globe. Avec lui nous ferons une leçon de géographie catholique et tenterons de comprendre l’évolution de l’institution  catholique dans le monde. C’est aussi l’occasion de l’interroger sur la place qu’occupent les Eglises d’Outre-mer ; membres  à part entière de l’Eglise de France et confrontées pourtant à des réalités géographiques et culturelles toutes autres. ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE \,MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX\, Téléphone : 06 96 3\,\b0 333 - E-mail : m\,ichel.pouch@wanadoo.fr oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances\bvie à l’Association Diocésaine. oui ,je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez\bvous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\N domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E\bmail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\,NIQUE 99.5 - 101.3 et105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr

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Fête de Saint Joseph 19 mars S alut, gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie. À toi Dieu a confié son Fils ; en toi Marie a remis sa confiance ; avec toi le Christ est devenu homme. Ô bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Pape François

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