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E g lise
en MARTINIQUE
D ivine Miséricorde...
Mgr Macaire, 6 ans déjà !
N° 619
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
11 AVRIL 2021
Hommage au père Filopon
l’Eglise face à la crise sociétale en Martinique
(une vision biblique et prophétique du père Lafi ne)
Bilan pastoral de l’Archevêque
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S ommaire
C
e 2 e dimanche de Pâques est celui « de la Divine
Miséricorde » selon la demande de Jésus lui-même à
sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise. C’est en
2001 que le pape Jean Paul II institua la Fête de la Miséricorde
pour toute l'Église. « A travers sa parole, ses gestes, et toute sa
personne, Jésus de Nazareth révèle la Miséricorde de Dieu »…
Elle est source de joie, de sérénité et de paix, exhorte le pape
François. Nous sommes, nous aussi, invités à nous réjouir de\
la Miséricorde infinie du Père.
Le dimanche de la Divine Miséricorde nous rappelle un
événement heureux pour notre diocèse : l’ordination épiscopale
de Mgr David Macaire en 2015. 6 ans déjà ! C’est l’occasion
pour notre Archevêque de faire le bilan de son épiscopat à
travers une interview.
Par ailleurs, ce dimanche sera également marqué par les
ordinations presbytérales des diacres Jacques Platon et Robert-
Marie Beaufour, à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.
N’est-ce pas encore une expression de la Miséricorde Divine
envers les ordinands ? L’un et l’autre ont fait l’expérience de
l’amour du Seigneur pour eux. Rendons grâce au Seigneur
pour le don qu’ils font de leur vie pour le service du peuple
de Dieu. Ils témoignent que Dieu ne cesse de répondre à
son peuple en prière. Nous aurons maintenant à cœur de les
soutenir fraternellement dans la joie de servir le Seigneur qui
les a appelés.
A l’occasion de la 58
e Journée mondiale de prière pour les
vocations, la Pastorale des vocations nous a préparé un dossier
détachable dans lequel elle présente, entre autres, ses missions
et les séminaristes de notre diocèse. Nous sommes invités à \
vivre avec eux 10 jours de prière pour les vocations, du 16 au
26 avril 2021.
Le 2
e dossier de la revue est intitulé « L’Eglise face à la
crise sociétale à la Martinique ». Crise d’espérance, crise
identitaire… Différents points de vue permettent de traiter
le sujet sous plusieurs angles. Deux questions nous aident à le
conclure : Que fait Dieu ? Que devons-nous faire ? Découvrons
les éléments de réponses du pape François.
Dans la lumière de Pâques, rendons grâce à Dieu pour son
amour infini et comme Thomas, dans la foi, reconnaissons
Jésus-Christ comme notre Seigneur et notre Dieu.
Bonne fête de la Miséricorde Divine à tous !
Justine Lordinot ■
AGENDA DE L'EVEQUE 19
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Dieu nous emploie comme am\bassadeurs pour dispenser son amo\nur
et sa justice autour de nous…
• D’une terre de désolation à u\nne terre d'espérance : un scénario pour la Mart\ninique
• Une crise d’espérance…
• Interview de M. Alain Arnau\nld Directeur Général de l’ICEA
• 1 – C’est quoi le pardon pour toi ?
2 – As-tu déjà fait l’expérience du pardon donné ? reçu ?
• Zoom sur… Le groupe diocésain
de la Miséricorde divine
• Joyeux anniversaire d’ordination épiscopale, Mgr Macaire !
• Présentation de la Pastorale des vocations – sa mission
• “10 jours” pour les Vocations
• La Maison Saint J\nean-Paul II
• Quand les hommes font Eglise…
• S01E06 A la génération actuelle :
Le grand secret
• Dimanche de la M\niséricorde
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EGLISE UNIVERSELLE\C
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• 1 – C’est quoi le pardon pour toi ?
AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18
Dossier : L’EGLISE FACE À LA CRISE
SOCIÉTALE À LA MARTINIQU\CE
MÉDIAS 19
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EDITORIAL 2
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 3
- Ç
a fait plusieurs semaines
que nous dialoguons. Et
je dois reconnaître que je
n’avais jamais fait ça.
- Quoi !?
- Eh bien !… discuter avec une personne
de l’Église. J’avais l’impression qu’on
ne m’écouterait pas, et même, que de
toute façon, ça ne se faisait pas. J’avoue
que je ne pense pas du tout aux trucs
d’Église dans mes préoccupations
de tous les jours. Pour moi, on va à
l’Eglise lorsque c’est nécessaire pour
les grandes occasions : la vie, la mort
etc… Je ne pensais pas que c’était un
endroit où on pouvait discuter de tous
les sujets de la vraie vie ! Depuis l’autre
jour, on a parlé de l’engagement dans
la société, de la place des hommes, du
carnaval, des inquiétudes des gens. J’ai
même pu vous dire les critiques que
j’ai sur le cœur… Mais qu’est-ce qui
vous fait vivre ? Pourquoi n’êtes-vous
pas tout à fait comme tout le monde ?
- Votre question me fait plaisir,
d’autant plus que j’ai l’impression
désagréable qu’on a érigé l’Église
en marâtre bourgeoise et bien-
pensante, à la morale moralisatrice
et passéiste, sûre d’elle-même, qui
juge et donne mauvaise conscience
aux gens. Les chrétiens… enfin les
« catholiques »… sont considérés
comme la norme et les groupes
religieux, idéologiques ou politiques
se positionnent par rapport et souvent
contre nous. Les sophistes de tout poil
peuvent et doivent nous attaquer et
se moquer de nous, s’ils veulent faire
mine d’apporter une pensée novatrice.
Pourtant c’est exactement l’inverse,
le catholicisme est révolutionnaire,
absolument antisystème par essence.
C’est pour cela que votre question me
plait : vous avez perçu que nous ne
sommes pas aussi fermés et murés
dans des convictions qu’on le dit et
qu’il y a chez les chrétiens un souffle
nouveau qu’eux-mêmes parfois ont
du mal à voir et à laisser voir.
- Justement, c’est ma question, à part
le truc un peu gentil et puéril, en tout
cas, très naïf de la grande fraternité
d’amour universel que (je ne veux
pas être méchant, mais… !) on ne
retrouve même pas toujours dans
l’église elle-même, ni dans certaines de
vos positions publiques (par exemple
vous êtes contre le sexe, l’avortement,
l’euthanasie, le mariage pour tous, la
PMA, les libertés etc…).
Quel est le fondement de ce que vous
êtes et de ce que vous croyez ? En fait,
vous êtes « pour » quoi !?… A quoi vous
carburez ?
- Je vais vous répondre ! Vous êtes mûr,
en effet, pour que je vous livre ce secret,
qui est notre joie, notre moteur, ce qui
nous fait vivre. Ce secret à un nom, il
s’appelle le Kérygme (la « the » Bonne
Nouvelle): c’est le Christ ! Voilà, notre
foi, notre conviction intime : Jésus de
Nazareth est le Fils de Dieu, qui s’est
incarné, qui a habité parmi nous et
s’est fait semblable à nous en toute
chose excepté le péché, qui s’est
fait obéissant jusqu’à la mort de
la croix, Il est ressuscité des morts
et par sa victoire nous a sauvés de
tout mal. Ça, mon cher, c’est le centre
de notre vie. Cela construit notre façon
de voir le monde, de voir notre propre
existence, les fautes des hommes et
celles de la société. Cela ne nous
fait pas peur d’affronter les maux et
même les nôtres, car nous avons la
clé du Salut. Une véritable lumière
sur l’homme et la société. C’est une
source inépuisable d’amour malgré
les incompréhensions et les haines
envers nos personnes ou notre
communauté. Mais quelque chose
évolue de notre côté catholique :
nous avons davantage conscience
que le fondement de notre rapport
au monde est plus l’expérience de
notre rencontre personnelle avec
le Ressuscité qu’une adhésion
idéologique à des doctrines et des
coutumes ancestrales.
- C’est mystique votre truc ! Vous
avez vraiment rencontré le Christ
ressuscité ? Vous croyez que l’homme
mort sur la croix est sorti du tombeau ?
Sérieux !?
- Oui, nous croyons. Nous savons et
nous en témoignons. Tout le reste
vient de là ! Venez et vous verrez.
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
S01E06
*
: A la génération actuelle :
Le grand secret
MOT DE L’ÉVÊQUE
* Saison 1 épisode 6
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EGLISE UNIVERSELLE\n
J
ésus-Christ est le visage de la
Miséricorde du Père. Le mystère
de la foi chrétienne est là tout
entier. Devenue vivante et visible,
elle atteint son sommet en Jésus
de Nazareth. Le Père, « riche en
miséricorde » après avoir révélé son
nom à Moïse comme « Dieu tendre
et miséricordieux, lent à la colère,
plein d’amour et de vérité » n’a pas
cessé de faire connaître sa nature
divine de différentes manières et en
de nombreux moments. Lorsqu’est
venue la « plénitude des temps »,
quand tout fut disposé selon son
dessein de salut, il envoya son Fils né
de la Vierge Marie pour nous révéler
de façon définitive son amour. Qui le
voit a vu le Père. A travers sa parole,
ses gestes, et toute sa personne, Jésus
de Nazareth révèle la Miséricorde de
Dieu.
Nous avons toujours besoin
de contempler le mystère de la
Miséricorde. Elle est source de joie, de
sérénité et de paix. Elle est la condition
de notre salut. Miséricorde est le mot
qui révèle le mystère de la Sainte
Trinité. La Miséricorde, c’est l’acte
ultime et suprême par lequel Dieu vient
à notre rencontre. La Miséricorde, c’est
la loi fondamentale qui habite le cœur
de chacun lorsqu’il jette un regard
sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin
de la vie. La Miséricorde,
c’est le chemin qui unit
Dieu et l’homme, pour
qu’il ouvre son cœur à
l’espérance d’être aimé pour
toujours malgré les limites de
notre péché.
« La Miséricorde est le propre de
Dieu dont la toute-puissance consiste
justement à faire miséricorde ». Ces
paroles de saint Thomas d’Aquin
montrent que la Miséricorde n’est
pas un signe de faiblesse, mais bien
l’expression de la toute-puissance
de Dieu. C’est pourquoi une des plus
antiques collectes de la liturgie nous
fait prier ainsi : « Dieu qui donne
la preuve suprême de ta puissance
lorsque tu patientes et prends
pitié ». Dieu sera toujours dans
l’histoire de l’humanité comme celui
qui est présent, proche, prévenant,
saint et miséricordieux.
“Patient et miséricordieux”, tel est
le binôme qui parcourt l’Ancien
Testament pour exprimer la nature
de Dieu. Sa Miséricorde se manifeste
concrètement à l’intérieur de tant
d’événements de l’histoire du salut où
sa bonté prend le pas sur la punition ou
la destruction. En bref, la Miséricorde
de Dieu n’est pas une idée abstraite,
mais une réalité concrète à travers
laquelle Il révèle son amour comme
celui d’un père et d’une mère qui se
laissent émouvoir au plus profond
d’eux mêmes par leur fils. Il est juste
de parler d’un amour « viscéral ». Il
vient du cœur comme un sentiment
profond, naturel, fait de tendresse et
de compassion, d’indulgence et de
pardon.
Le regard fixé sur Jésus et son visage
miséricordieux, nous pouvons
accueillir l’amour de la Sainte
Trinité. La mission que Jésus a reçue
du Père a été de révéler le mystère
de l’amour divin dans sa plénitude.
L’évangéliste Jean affirme pour la
première et unique fois dans toute
l’Ecriture : « Dieu est amour ». Cet
amour est désormais rendu visible
et tangible dans toute la vie de
Jésus. Sa personne n’est rien d’autre
qu’amour, un amour qui se donne
gratuitement. Les relations avec les
personnes qui s’approchent de lui
ont quelque chose d’unique et de
singulier. Les signes qu’il accomplit,
surtout envers les pécheurs, les
pauvres, les exclus, les malades
et les souffrants, sont marqués
par la miséricorde. Tout en Lui
parle de miséricorde. Comme il est
miséricordieux, ainsi sommes-nous
appelés à être miséricordieux les
uns envers les autres.
L’Eglise a pour mission d’annoncer
la Miséricorde de Dieu, cœur
battant de l’Evangile, qu’elle doit
faire parvenir au cœur et à l’esprit
de tous. L’Epouse du Christ adopte
l’attitude du Fils de Dieu qui va à
la rencontre de tous, sans exclure
personne. Il est déterminant pour
l’Eglise et pour la crédibilité de son
annonce de vivre et de témoigner
elle-même de la miséricorde.
Son langage et ses gestes doivent
transmettre la Miséricorde pour
pénétrer le cœur des personnes et
les inciter à retrouver le chemin du
retour au Père.
Extraits de la bulle d’indiction du jubilé
extraordinaire de la miséricorde
Pape François (11 avril 2015)
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Dimanche de
la Miséricorde
J
Dieu et l’homme, pour
qu’il ouvre son cœur à
l’espérance d’être aimé pour
toujours malgré les limites de
notre péché.
« La Miséricorde est le propre de
Dieu dont la toute-puissance consiste
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Dimanche 11 avril 2\b21\1
la P arole Dominicale
2 ème dimanche de Pâques - Année B
Introduction
Sœurs et Frères bien-aimés, « Le jour que
fit le Seigneur est un jour de joie Alléluia ».
L’Église, dans sa sagesse, considère comme
un seul jour l’octave de Pâques. Et le temps
pascal dure cinquante jours. Nous avons,
en effet, besoin de temps pour nous
acclimater à la joie de la Résurrection.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés au
doute de Thomas qui, selon les exégètes,
est le symbole de la lenteur à croire de tous
les disciples, à l’exception de Jean. Notre
joie sera crescendo pour faire de nous un
peuple de baptisés, rayonnant de la joie
pascale. Parce que Jésus est ressuscité,
nous devons rêver à la vie. Thérèse de
Lisieux disait : « Je ne meurs pas, j’entre
dans la vie ».
Réflexion
➊ La communauté chrétienne primitive
de Jérusalem va se former à l’école des
Apôtres. Les membres sont frères et sœurs
puisqu’ils ont reçu du Seigneur ressuscité la
même vie. Cette communauté de vie avec
le Seigneur Jésus forme un lien étroit qui
rattache tous les membres du Corps du
Christ dans une authentique fraternité. Le
témoignage produit la foi par l’action de
l’Esprit-Saint et la foi déclenche l’amour
fraternel. La mise en commun des biens
s’inspire d’un amour qui se désapproprie
pour partager. Cette mise en commun des
biens est un appel et un défi.
➋ La foi est le thème fondamental de ces
quelques versets de l’épître de Jean. Le
temps de Pâques est lié au baptême. Ce
texte de saint Jean nous le rappelle en
parlant de « Celui qui est né de Dieu ».
Mais le baptême ne va pas sans la foi, sans
l’amour. Jean dit que ce qui nous fait vaincre
le monde, c’est notre foi. Cette foi nous fait
naître à une vie nouvelle et elle doit se vivre
par l’Amour fraternel dans la communauté
de l’Église. La foi est cette adhésion
profonde à la personne de Jésus. Par la
foi, l’amour de Dieu entre dans nos vies
et cette vie d’enfant de Dieu se manifeste
dans l’amour que nous avons pour Dieu
et pour nos frères et sœurs. Pour Jean, foi
et amour sont inséparables et débouchent
sur l’obéissance aux commandements de
Dieu et devient notre victoire personnelle
sur le monde. Foi, amour et obéissance
sont les signes de la nouvelle naissance.
Pour nous chrétiens, cette foi n’est possible
que grâce au témoignage de l’Esprit-Saint,
parce que l’Esprit est la vérité.
➌ L’Évangile de ce dimanche nous fait
revivre les différentes apparitions du
Christ ressuscité. Le récit fait mention de
l’apparition du Christ aux Apôtres le soir
de Pâques, puis à Thomas, huit jours après.
Ceux qui avaient suivi Jésus sur les routes
de Galilée ont tous verrouillé les portes du
lieu où ils étaient. Ils n’attendaient plus
personne, ils ont fermé les portes de leurs
peurs. Ils sont seuls et ne comprennent
plus rien à ce qui est arrivé.
L’épisode du dialogue avec Thomas qui va
s’achever par une belle profession de foi
que nous redisons dans nos célébrations
eucharistiques, ne vient pas légitimer le
doute. Thomas est absent, le Seigneur l’a
permis sûrement pour rendre plus évidente
la réalité de la résurrection. Devant une
Bonne Nouvelle si incroyable et inattendue,
ce n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas de
place pour le doute. Le doute de Thomas
vient comme un cheminement vers la foi.
Personne n’a vu le Christ ressusciter. Ce
que Thomas demande n’est rien d’autre
que ce à quoi les autres Apôtres ont déjà
eu droit, à savoir de pouvoir reconnaître le
Crucifié, le Glorifié. C’est un mystère offert
à sa foi et à la nôtre. Il n’y a certes pas de
preuves, mais des signes. De nombreux
signes qui rendent la foi plausible. « Signes
par milliers ».
Croire, n’est pas voir. Notre foi repose sur
les témoignages des Apôtres, sur leurs
paroles. Croire sans voir, c’est accueillir
l’Esprit-Saint qui ouvre le cœur à la Parole
de Dieu. Dans notre langage, le nom de
Thomas est devenu celui du sceptique.
Pourtant, Thomas est celui des Apôtres
qui, dans l’Évangile de ce dimanche, fait
la profession de foi la plus explicite. Il
prononce la foi définitive de l’Église.
Dialogue avec Jésus
Seigneur Jésus resuscité, tu es toujours
là, avec nous, dans notre communauté
chrétienne lorsque nous te prions et
que nous essayons d’être unis, dans nos
communautés paroissiales et nos PC ; fais
que nous soyons des témoins authentiques
de la joie pascale et de ta miséricorde.
Résolution
Seigneur Jésus comme à Thomas, tu dis à
chacun de nous : « Ne sois pas incrédule,
mais croyant ». Avec les situations qui se
présentent à nous, les difficultés de la vie,
les confinements, la pandémie que nous
traversons, nous sommes bien fragilisés
dans notre foi et la joie de vivre nous quitte.
La joie de croire est loin d’être incompatible
avec la joie de vivre. Jésus veut que cette
double joie soit contagieuse et se répande.
Que notre joie éclate ! Que notre sens du
partage se concrétise ! Que notre prière
s’exprime avec ardeur !
Père Arnauld Serge Houévoyéha
Curé de la Cathédrale de Saint-Pierre
■
Actes 4,32-35 • Psaume 117 (118) 2-3,\716 a\b-18,22-24 • \7 1 Jean 5,1-6 • \7Jean 20, 19-2
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 6
Zoom sur…
Le groupe diocésain de la Miséricorde divineLe groupe diocésain
O
rigine du Mouvement
de la Miséricorde
divine en Pologne
C’est à la demande de Jésus que le
premier Mouvement des apôtres de la
Miséricorde divine a été créé du vivant
de Sainte Faustine. Jésus l’appelait « une
nouvelle congrégation » du n° 435-438
du Petit journal de Sainte Faustine.
Dans le n° 438 du Petit Journal de Sainte
Faustine, Jésus dit qu’Il exige qu’une telle
congrégation soit fondée au plus tôt –
« et tu vas y vivre avec tes compagnes.
Mon Esprit sera la règle de votre vie.
Votre vie doit me prendre pour modèle,
depuis la crèche jusqu’à la mort sur
la croix. Pénètre mes mystères et tu y
découvriras l’abîme de ma miséricorde
envers les créatures et mon insondable
bonté - et tu la feras connaître au monde.
Par tes prières, tu vas être l’intermédiaire
entre la terre et le ciel. ».
Dans notre diocèse
Le Mouvement diocésain a été créé
en 2016, avec quelques groupes de
Miséricorde divine présents dans notre
diocèse et qui désiraient poursuivre
leurs activités dans l’unité selon le culte
de la spiritualité de la Miséricorde divine
enseigné dans le livre du Petit Journal de
Sainte Faustine.
A partir de ce livre que Jésus lui a demandé
d’écrire, Jésus enseigne à Sœur Faustine ce
qu’est la Miséricorde de Dieu et comment
la mettre en pratique dans nos vies. C’est
ainsi qu’il est nécessaire de mettre en
pratique les 6 piliers de la spiritualité
pour respecter le culte que Jésus a voulu
pour former les apôtres de sa Miséricorde.
Les 6 piliers de notre spiritualité sont :
l’Heure de la Miséricorde à 15h (Heure
de la mort de Jésus), le chapelet à la
Miséricorde divine, la vénération de
l’image de Jésus Miséricordieux, la
neuvaine à la Miséricorde divine, les
invocations et réalisation de la fête de la
Miséricorde divine le premier dimanche
après Pâques.
Le Mouvement diocésain est constitué
d’un Bureau et de groupes adhérents.
Nous sommes en relation régulière
avec l’Apostolat de la Miséricorde
divine de Paris des pères Pallottins qui
nous soutient dans nos actions. Notre
aumônier est le père Jacek Ossowski
qui nous soutient et nous aide dans
l’apostolat, par ses enseignements,
depuis janvier 2020.
Ob\bectifs et activités du
Mouvement diocésai\Pn
Propager le message et la spiritualité
de Jésus Miséricordieux, tels qu’Il lui
a été donné, en étant un soutien et
une référence pour les groupes de
Miséricorde divine du diocèse.
Inciter les responsables à cheminer,
ouverts aux grâces de la Miséricorde
Dieu quotidiennement, en puisant
dans la pratique des sacrements de
l’Eucharistie, de la Confession et de
l’exercice à une confiance totale en
Dieu.
Réaliser des visites, des rencontres et
rassemblements avec des enseigne-
ments dans les paroisses ainsi qu’une
récollection par an.
Aider les curés à fonder un ou des
groupes de Miséricorde dans leur
paroisse.
Etre une assistance constante dans les
difficultés que peuvent rencontrer les
responsables.
Promesse de Jésus : Le Seigneur a
dit à Sœur Faustine : « Les âmes
qui propagent la vénération de ma
miséricorde, je les protège durant
toute leur vie, comme une tendre mère
son nourrisson, et à l’heure de la mort,
je ne serais pas pour elles un Juge,
mais le Sauveur Miséricordieux… »
(Extrait du n°1075 PJ).
Paroisses actuelles adhé-
rentes aux Mouvements
dans notre diocèse\P
Ajoupa Bouillon, Anses d’Arlet, Basse-
Pointe, Cathédrale, Ducos, François,
Lamentin, Lorrain, Marigot, Terres-
Sainville, Saint-Christophe, Sainte-Anne,
Saint-Esprit, Rivière-Pilote, Trinité.
Les prêtres et les personnes qui sont
intéressés pour constituer un groupe
ou le structurer peuvent nous joindre
aux coordonnées suivantes :
M
me Lerus Marie-Anne,
Responsable, tél : 0696264399
email : mariea.lerus@gmail.com.
M
me Cuti Noëlle, Responsable
adjointe, tél : 0696857026
email : n.cuti@laposte.net.
Fraternellement,
Marie-Anne Lerus
■
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 7
Le 12 avril 2015, Dimanche de la Divine Miséricorde, notre évêque
était ordonné au milieu de son peuple. Il célè\bre aujourd’hui ses 6
ans d’ordination épiscopale et se confie à travers une interview. Très
joyeux anniversaire d’ordination épiscopale, Monseigneur Macaire !
Mgr Macaire !
EEM : Quel regard portez-vous sur
ces six années écoulées ?
Intenses et captivantes : l’Église
en Martinique est une « épouse »
exigeante. Elle réclame une
disponibilité et une plasticité
permanente. On navigue sur une mer
remplie de petits ilets, des « petits
paradis » avec des groupes et des
charismes et des projets à profusion.
Les fidèles sont fraternels, libres
et spontanés avec leur évêque. Le
clergé est hétéroclite, et les prêtres,
vaillants et attachants, méritent
chacun une attention particulière.
Je m’en veux de ne pas les visiter
plus souvent. Les responsables sont
passionnés et passionnants. Je crois
que je me couche tous les soirs
épuisé, mais en me disant que je
suis un évêque heureux, spectateur
admiratif de ma communauté.
EEM : Depuis votre arrivée, de
nouvelles orientations ont été lan-
cées avec les Petites Communautés
Ecclésiales locales missionnaires
où des chrétiens sont appelés à
se retrouver régulièrement autour
de la Parole de Dieu. Pour quel
objectif ?
Plusieurs objectifs de ces PCE
fixés par Ecclesia’M 2020 (notre
premier Plan pastoral) : Tout
d’abord, faire faire l’expérience
de la vie communautaire et
fraternelle à chaque baptisé. Ceci
n’est pratiquement pas possible en
allant à la messe lorsqu’il y a des
centaines de personnes rassemblées,
cela paraît anonyme. Savez-
vous qu’aucun des jeunes que je
rencontre ne sait qu’une paroisse est
une communauté ? Pour eux, c’est
un lieu où « les gens » viennent
faire des choses religieuses, de
même que la pâtisserie est un lieu
où on achète des gâteaux au milieu
d’autres anonymes ! Il est temps que
cela cesse. Lire ensemble la Parole
de Dieu en lien avec leur réalité,
vivre concrètement la solidarité et la
mission en frères. Donner à chacun
d’avoir une responsabilité dans sa
communauté. Être missionnaires.
Les PCE sont l’outil communautaire
des 5 essentiels.
EEM : Quel était l’objectif précis
de vos visites pastorales ?
D’abord c’est une obligation.
L’Évêque doit visiter son diocèse
tous les 5 ans. Il peut le faire par
ses délégués ou par lui-même. J’ai
pu faire deux visites et demie en 6
ans (la troisième a été interrompue
par la crise du COVID).
La première visite a été
merveilleuse : je restais 3 à 4
jours dans chaque paroisse chaque
semaine : rencontre du prêtre,
des responsables, des jeunes, des
acteurs économiques et politiques.
Cette première prise de contact a
été extrêmement fructueuse pour
connaître les communautés, les
personnes et les lieux. C’est au
cours de cette visite « synodale »
que le Plan Ecclesia’M 2020 s’est
élaboré. 5 grands chantiers ont été
lancés avec pas mal de réformes.
La deuxième visite s’appuyait sur
les districts et visait à accompagner
le dynamisme charismatique
d’un certain nombre de réseaux
pastoraux (famille, catéchèse,
cheminement, liturgie, groupes
de spiritualité, CPAE, accueil et
secrétariat, catéchuménat...). Elle
m’a permis d’organiser le diocèse
en 12 grandes Pastorales pour le
Plan pastoral CAP 2025.
La dernière visite pastorale
inachevée portait sur deux objectifs :
l’entourage et la PCE des prêtres et
la pastorale des jeunes adultes 25-35
ans et plus… tout un programme !
EEM : Vous avez décidé d’ouvrir un
séminaire diocésain. Pourquoi et
quels en sont les fruits ?
C’est un vieux projet des évêques
de la Province. Un essai en
Guadeloupe n’avait pu perdurer
il y a quelques années. Le fruit,
c’est que le nombre de candidats
au sacerdoce a été multiplié par
10 ! Je voulais que les futurs prêtres
prennent racine dans leur terreau
ecclésial avant d’être transplantés
momentanément pour enrichir leur
expérience sous d’autres cieux. Cela
permet aux prêtres de Martinique et
Mgr Macaire !
Joyeux anniversaire
d’ordination épiscopale,
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VIE DU DIOCÈSE
aux communautés d’accompagner
de jeunes vocations. Je les remercie,
notamment le père Emmanuel
Chaulvet qui est le maître d’œuvre
de ce projet. Le Foyer Dominique
Savio, aujourd’hui dirigé par le père
Sosthène Godjo, a lui aussi le vent
en poupe puisqu’une quinzaine de
jeunes de 15 à 22 ans frappe à la
porte pour demander à l’Église de
discerner leur vocation. L’un des
outils de ce cheminement est la
prière des vêpres solennelles tous
les dimanches soir, spécialement
dédiée à la Pastorale des vocations.
Un bémol, c’est l’absence de projet
pour les filles. Bien que notre diocèse
compte des novices et postulantes
dans certaines communautés
religieuses.
EEM : Dans les rêves et les projets
que vous avez eus pour le diocèse,
lesquels avez-vous pu réaliser et
d’autres pas encore ?
Sincèrement, je préfère réaliser les
rêves des autres. Tous les projets
sont issus d’autres personnes
qui sont venues les soumettre à
mon discernement pastoral. Par
exemple :
• la mise en place des districts est
un projet de Mgr Méranville, mon
prédécesseur ;
• l’ICEA, notre plateforme
universitaire, est l’idée, au départ,
de frères et de sœurs autour du
père Lafine ;
• la catéchèse familiale est venue
du père Monconthour et de ses
adjointes aux Trois-Ilets ;
• la Pentecôte des Familles est un
projet de la Pastorale familiale
avec Alain et Béatrice Arnaud,
du Service de la catéchèse avec
le diacre Pierre Valley et du
Renouveau charismatique, avec
Raymonde Moundangui, etc.
Je remercie le père Gibon, mon
Vicaire Général et le père Alain
Ransay, président du bureau
du conseil presbytéral, de me
conseiller quotidiennement. Moi,
je ne suis qu’un « pontife » : je
fais des ponts ! J’invite les uns et
les autres à travailler ensemble et
je peux compter sur des maîtres
d’œuvre. Mon rêve, c’est que le
travail en commun, le soutien et
l’admiration mutuels deviennent
des réflexes à tous les niveaux. Que
dès que quelqu’un a un projet, que
les autres le soutiennent, plutôt que
de critiquer. D’un autre côté, que le
porteur de projet pense d’emblée
à associer d’autres groupes à son
projet.
EEM : Pensez-vous que l’Église
a son mot à dire dans le débat de
société ?
Oui, nous sommes déterminés à
cela, parce que nous y entendons
un appel de Dieu à « donner une
preuve parlante de solidarité, de
respect et d'amour à la société,
en dialoguant avec elle sur ces
différents problèmes, en les
éclairant à la lumière de l'Évangile
et en mettant à sa disposition la
puissance salvatrice que l'Église
reçoit du Christ par l’Esprit-Saint.
Il s'agit de sauver et de renouveler
la société humaine » (Vatican II
Gaudium et Spes N°3). C’est entre
autres, le travail de l’OSPEM,
animé par Yves-Marie Grivalliers
d’entrer en dialogue avec le monde
politique.
L’encyclique Laudato Si du pape
François exprime parfaitement le
projet politique qui peut sauver la
terre et le peuple de Martinique. La
question de l’avenir de la planète
est une question cruciale pour de
nombreux chrétiens. Le diocèse de
Martinique a obtenu le label
« Église Verte », et s’engage au
quotidien dans l’écologie. Je
remercie Nicole Déglise et les
équipes Laudato Si du diocèse. De
nombreux groupes, entre autres
des écoles, s’associent à ce projet.
EEM : Dans ce contexte parfois un
peu difficile, comment poursuivez-
vous avec confiance le chemin de
la rencontre et du dialogue au
service de la paix ?
Dans une parole prophétique,
le 30 octobre 2019, sur la Place
Saint-Pierre, le pape François avait
adressé ces mots aux Martiniquais :
« Demandez la grâce d’être remplis
de l’Esprit Saint pour faire jaillir
l’espérance du salut au cœur des
ténèbres illuminées par le Christ ;
pour vivre l’hospitalité, avoir
une foi audacieuse qui brise les
barrières et libère la joie du vivre
ensemble ». Tout un programme !
On ne peut pas mieux définir le cap
pour les Martiniquais.
EEM : Monseigneur, où vous
rendez-vous pour prendre du
recul ?
Nulle part. En vérité, je crois que
le pays est trop petit pour cela.
Quand je le peux, je me réfugie
aux monastères de Bout-Bois et de
Terreville ou au Foyer de Charité…
mais c’est rare et souvent rapide.
Bien-sûr, il y a mes parents.
EEM : Quelles sont vos grandes
joies de pasteur du diocèse de
Martinique ?
Les messes et toute l’ambiance qu’il
y a autour (le prêtre, les fidèles, les
chorales, les ministres, etc.). Un de
mes cérémoniaires me disait l’autre
jour : « Monseigneur, dès que tu
arrives à la messe, tu es transcendé ».
Les autres jeunes ont rigolé : ça doit
être vrai ! Plus généralement, toute
rencontre avec mes frères et sœurs,
notamment les plus pauvres, me
réjouit grandement. ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 9
Présentation de la Pastorale
des vocations
– sa mission
Une vocation est un appel à la vie en a\bondance adressé par Dieu à une personne, appel
pour lequel une réponse li\bre est attendue. Cette réponse n’est pas le fait d’un seul
moment ; c’est un engagement qui est appelé à croître et à évoluer. On ne « possède »
pas la vocation comme une chose ; c’est une invitation à cheminer, à grandir avec
quelqu’un, le Christ, qui nous guide et nous accompagne de son Esprit pour que notre
vie soit resplendissante de sa Présence.
U
ne vocation peut impliquer
un état de vie particulier
(mariage, vie religieuse,
sacerdoce, etc.), mais ne se limite pas
à cela.
Thérèse de l’Enfant Jésus n’était
pas simplement « une » religieuse ;
comme religieuse, elle a eu un appel
bien personnel, unique… comme
chacun de nous ! Les grandes options
disponibles ne doivent pas nous faire
oublier la singularité et la croissance
de chaque appel.
Elle traduisait entièrement le plan de
Dieu sur chacune de nos vies, son
projet divin d’amour. La Vocation est la
traduction de cet amour du Christ pour
ses créatures. Un appel au sacerdoce, à
la vie consacrée, au célibat, au mariage ?
Mais pas que…Un véritable appel à la
sainteté. Ce désir profond qui nait en
nous de faire Sa volonté, de Lui plaire
et de l’aimer.
Dans son homélie de la messe
Chrismale, Mgr Macaire a fait un
parallèle entre les douze ornements
qu’il porte (de la soutane en passant
par la mitre etc.) et les douze pastorales
mise en place dans le Diocèse. Il
attribue alors le Cordon à la Pastorale
des Vocations comme symbole de
l’engagement ferme de chacun pour le
Christ. Les entités qui constituent cette
Pastorale traduisent le plus simplement
possible la joie de s’engager pleinement
au service du Seigneur, sans regret, avec
empressement et amour.
Cette pastorale pourrait sembler
invisible à vos yeux, mais elle
s’exprime dans chaque fibre de
l’eucharistie et de notre quotidien.
Elle est composée de :
• La Maison Saint Jean-Paul II
• Le Foyer Dominique Savio
• Les Maîtres de Cérémonie
Diocésains
• Les Servants d’Autel
• Les Auxiliaires de Liturgie
• Voc’Action
Elle devient visible à l’Autel au
service des prêtres et de l’Évêque
à travers les Servants d’Autel et les
Cérémoniaires. Elle prend son sens
dans la formation des Séminaristes. Elle
s’engage auprès des jeunes hommes
qui veulent cheminer et discerner avec
le Christ au Foyer Dominique Savio. Elle
se fait don à travers les jeunes filles qui
deviennent Auxiliaires de Liturgie. Elle
se fait patience pour ceux (engagés
ou pas) qui recherchent le Christ et
souhaitent faire un pas vers Lui à
travers les membres de Voc’Action.
Le premier appel de Dieu est l’appel
à la Sainteté. Aucun d’entre nous ne
peut dire aujourd’hui que le Seigneur
ne l’a pas appelé et qu’il ne peut rien
faire dans l’Église ou pour ses frères.
Appelés à la Sainteté, appelés à
l’Amour.
Le Seigneur nous affirme qu’Il se laisse
trouver par tous ceux qui le cherchent.
Alors cherchez le sans relâche, aimez
vos frères sans limite et vous aussi vous
serez unis sans partage à cette Pastorale
des Vocations qui est notre quotidien,
mais également le vôtre.
« Vous me chercherez et vous me
trouverez ; oui, recherchez-moi de tout
votre cœur. Je me laisserai trouver par
vous. » Jérémie 29, 13
Géraldine Seleucide
Responsable diocésaine
à la Pastorale des Vocations
■
‘‘
Dans le cœur de l’Église,
je serai l’amour.
Thérèse de l’Enfant Jésus
‘‘
je serai l’amour.
‘‘
je serai l’amour.
Thérèse de l’Enfant Jésus
‘‘
Thérèse de l’Enfant Jésus
Elle devient visible à l’Autel au
service des prêtres et de l’Évêque
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“10 jours” pour les Vocations
Première section :
Deuxième section :
le Mariage
la Vie Consacrée
Pour que chacun réponde à sa vocation de saint, devienne pleinement signe du Christ.
Jour ➊ Pour que
les jeunes découvrent
la vocation du mariage
Père très Saint, par Jésus-Christ
Grand Prêtre éternel, nous
te prions : aide les jeunes à
comprendre qu’ils sont appelés
à faire de leur vie une vivante
offrande et un sacrifice saint à la
louange de ta gloire. A ceux que
Tu appelles à vivre le sacrement
du mariage, enlève de leur cœur
la peur de l’engagement. Aide-
les à se détacher du monde et
des amours illusoires, pour que
le don de leur personne soit au
centre de leur désir de s’unir dans
ce sacrement et qu’ils deviennent
signe de ton amour.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire
au Père...
Jour ➍ Pour les célibataires
qui ne trouvent pas leur place
dans l’Église
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand Prêtre
éternel, nous te prions : éclaire le cœur de celles
et ceux qui vivent le célibat, mais ne ressentent pas
un appel particulier et qui ont du mal à trouver leur place dans l’Église.
Qu’ils trouvent sur leur chemin des personnes qui leur permettent de
discerner ton appel et les aident à se mettre au service de l’É\
vangile.
Enlève dans le cœur de celles et ceux qui ont déjà entendu ton appel\
tout frein à la mise en œuvre de leur vocation, ainsi que la peur de
l’engagement qui les empêche de demeurer dans la confiance.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➎ L’apostolat et la vie monastique
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand Prêtre éternel,
nous te prions pour celles et ceux dont Tu as embrasé
le cœur de charité et qui désirent se mettre au service
de l’Évangile et de leurs frères et sœurs dans le besoin.
Que ton Esprit les guide toujours pour que malgré les
situations compliquées ils demeurent dans l’action de
grâce. Nous te prions également pour celles et ceux
qui, attirés par Toi, veulent se retirer du Monde pour
vivre dans la prière, la contemplation et l’ascèse.
Donne-leur la force et le courage nécessaires pour
répondre à cet appel.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➋ Pour demander
des familles chrétiennes
Père très Saint, par Jésus-Christ
Grand Prêtre éternel, nous te
prions : envoie ton Esprit sur les
couples qui vivent des situations
particulières dans leur mariage et
ceux qui rencontrent des difficultés
à cheminer vers le sacrement.
Apprends-leur, Père, à comprendre
que chacun est membre du même
corps dont la tête est le Christ ton
Fils. Ouvre leur cœur à l'accueil
de la vie, que ton Esprit les
accompagne dans l’éducation de
leurs enfants et qu’ils demeurent
dans la fidélité à ton Nom. Ainsi,
ils pourront être signes de l’Église,
Épouse de l’Unique Époux.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au
Père...
Jour ➌
Pour les
couples
qui ne
peuvent pas
avoir d’enfant
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand
Prêtre éternel, nous te prions : console le
cœur des femmes qui n’ont pas pu enfanter,
celles qui ont perdu un enfant. Écoute le
cri des hommes qui n’ont pas pu tenir leur
enfant dans leurs bras, ceux qui ont perdu
leur épouse tandis qu’elle donnait la vie.
Viens au secours des couples qui ont du mal
à concevoir un enfant, puisque rien n’est
impossible à tes yeux. Fortifie ceux qui n’ont
pas pu accueillir la vie et donne leur d’avoir
part à une maternité et une paternité par
laquelle ils seront l’instrument de ton Amour.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
A l’occasion de la journée\7 mondiale de prière pour les vocations, les séminaristes de
la Maison Saint Jean\7-Paul II vous proposent de vivre avec eux la « dizaine \7» suivante.
du 16 au 26 avril
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Troisième section : le Sacerdoce
Jour ➐ Pour que chaque baptisé
découvre qu’il participe au même
sacerdoce
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand
Prêtre éternel, nous te prions : aide chaque
baptisé à contempler les mystères de
notre Foi. Pour que chacun puisse prendre
conscience que nous sommes tous appelés
à participer à l’unique sacerdoce du Christ.
Que ton Ange vienne toucher nos lèvres du
tison brûlant de ta Parole, pour que nous
annoncions l’Évangile. Aide-nous à aimer
comme le Christ nous aime, fais de nous
de véritables signes en ce monde et des
instruments de ta Miséricorde.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➒ Pour demander de saints
prêtres et pour les parents de
prêtres
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand Prêtre
éternel, nous te prions : Seigneur donne-nous
de saints prêtres, des prêtres embrasés de ton
amour, pétris de la joie de l'Évangile. Image
de ta paternité, qu'ils nous aident à vivre en
frère et nous apprennent à ne désirer que le
ciel. Père, fais-nous aussi prendre conscience
que nous devons aider les prêtres que Tu
nous as donnés, à avancer sur le chemin
de la sainteté. Aide-nous à dépasser nos
critiques faciles pour être instruments de ta
grâce auprès des prêtres fatigués, blessés,
abattus, auprès des prêtres qui doutent et
qui ont peur des défis de l’avenir. Nous te
remettons également les parents de prêtres,
qui t’ont offert leurs fils. Daigne, Père très
bon, les combler de ta Grâce afin qu’ils
deviennent eux aussi des saints.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➑ Pour les petits garçons, les jeunes hommes
en chemin et les séminaristes
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand Prêtre éternel, n\
ous te
présentons le cœur de ces petits garçons et de ces hommes que Tu
appelles à la suite de ton Fils dans la voie du sacerdoce. Nous te
remettons leur famille, leur entourage qui pourrait être un frein à leur
vocation. Toi qui as dis “je vous donnerais des pasteurs selon mon
cœur", façonne les par ta Parole, qu’en eux nous voyions l’image
de ton Fils qui s’est livré pour nous. Nous te remettons également
Père, les séminaristes et ceux qui discernent, garde-les dans l’action
de grâce. Et qu’ils demeurent fidèles à la voix de ton Fils.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➓ La Sainteté (conclusion)
Seigneur Jésus-Christ, Bien-Aimé Pasteur
de nos âmes, aide-nous à déposer entre
tes mains tout ce qui nous éloigne de toi.
Aide-nous à reconnaître notre condition
de pécheur pour que nous puissions
puiser abondamment à la source de ton
côté ouvert l’eau vive de ta Miséricorde.
Transperce de ton amour nos cœurs et
nos âmes. Que le seul désir qui puisse nous
tourmenter, soit celui du Tabernacle de notre cœur
qui recherche ta présence. Seigneur, fais de nous des saints, des
hommes et des femmes pétris du Mystère de la Croix, n’ayant pou\
r
seule force que la joie d’être faibles pour être entièrement comblés
de ta Grâce. Seigneur, ouvre nos yeux sur ces dons précieux
que Tu fais à ton Église, qui sont nos frères et nos sœurs que Tu
appelles à la vocation du mariage, à la vie consacrée, au sacerdoce.
Apprends-nous à ne pas être un frein dans leur cheminement, mais
à être une lumière dans la nuit de leurs épreuves. Que nos vies
te rendent témoignage Toi qui nous as donné ta vie, toi qui vis et
règne pour les siècles des siècles. Amen.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Jour ➏ La Virginité consacrée
Père très Saint, par Jésus-Christ Grand Prêtre éternel, n\
ous te prions : soutiens celles et ceux qui pour l’amour de ton
Nom et par amour pour ton Fils veulent t’offrir leur virginité par le don total de leur personne dans la vie religieuse, la
vie consacrée. Enlève toute peur et toute honte du cœur des jeunes filles et jeunes garçons qui se sentent appelés à te
faire cette offrande de leur vie. Aide les couples à t’offrir la virginité de leur cœur, fortifie ceux et celles qui désirent te
consacrer leur veuvage. Pour que tous soient signe de la Lumière qui dissipe toute té\
nèbre.
Notre Père, 1 dizaine, Gloire au Père...
Ces Dix Jours de prières peuvent être renouvelésà tous les moments de l'année
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 12
La Maison Saint Jean-Paul II
Chers frères et sœurs, lecteurs de la revue diocésaine, c’est avec ce refrain connu
que nous vous invitons à l’action de grâce. Oui, rendons grâce à Dieu d‘a\bord pour sa
présence à nos côtés, pour sa fidélité et sa miséricorde qui se déploient d’âge en âge.
Et rendons grâce, car des jeunes, entendant l’appel privilégié de notre Seigneur, ont
accepté de se mettre en route pour une aventure de la foi.
C
ette aventure de la foi a
commencé pour certains,
il y a quelques années, au
foyer Dominique Savio, à Redoute.
Armés de persévérance, accrochés à
la Bonne Nouvelle reçue, ballotés de
temps en temps en période de grand
vent, des jeunes ont présenté leur
demande pour entrer au séminaire.
Et leurs désirs ont été entendus par
notre archevêque, Mgr Macaire.
Lorsque l’on se met en route à la
suite du Seigneur, on ne sait jamais
trop où Il nous amène finalement.
Avec Dieu, il n’y a pas de frontières,
et tout est occasion de nouvelles
rencontres.
A notre époque si tumultueuse et
bruyante, c’est un défi quand un
jeune décide d’avancer à contre-
courant à cause de l’Évangile. Et c’était
un challenge quand notre évêque
David a décidé de l’ouverture en
Martinique d’un lieu de formation
pour ses séminaristes, sous le nom
de « Maison Saint Jean-Paul II ».
En règle générale, le séminaire dure
au minimum 6 ans et se compose de
deux cycles. Le premier cycle dure
deux ans et s’appelle le cycle de
philosophie. C’est ce premier cycle
qui a vu le jour dans notre diocèse
à l’archevêché.
Merci de votre soutien et de vos
prières pour tous les séminaristes
de notre diocèse qui sont au nombre
de 15 répartis sur les 2 cycles de
formation : 1
er cycle en Martinique :
Arnaud, Eddy, Xavier, Andy, Joseph, Matthias
et Nicolas
2
nd cycle à Toulouse :
Samuel, Smith, Emmanuel et Giovanni
Fin de 2
nd cycle en Martinique :
Franck, Christophe
Diacres :
Robert-Marie et Giovanny
Que le Seigneur nous garde dans la joie de
le suivre, de le servir, de l’annoncer et de
l’aimer.
Bonne fête de Pâques.
Père Emmanuel Chaulvet,
Délégué de l’évêque à la Pastorale des Vocations
■
VIE DU DIOCÈSE
‘‘
Que tes œuvres sont grandes, que tes œuvres sont belles, Seigneur, Seigneur, Tu nous combles de joie !
‘‘
Chers frères et sœurs, lecteurs de la revue diocésaine, c’est avec ce refrain connu
‘‘
Chers frères et sœurs, lecteurs de la revue diocésaine, c’est avec ce refrain connu
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 13
H
omme de Martinique, lève-
toi !...
Pour marquer le commencement de
l'année de saint Joseph et célébrer la fête
du 19 mars, solennité de saint Joseph,
époux de la Vierge Marie, les hommes
de Martinique étaient rassemblés au
sanctuaire Notre-Dame du Sacré Cœur
de Balata ce jeudi 18 mars, à 18h30.
A l'initiative de la F raternité des ministres
institués, de la Pastorale diocésaine
des hommes et de différents groupes
d'apostolat masculin, une eucharistie
a été célébrée par les pères Yvon
Caleb, Gérard Tietcheu et moi-même
père Arnaud Goma. Grâce aux beaux
chants entonnés par la chorale Pléniel,
les hommes ont pu louer le Seigneur et
rendre grâce à Dieu pour eux-mêmes
et leur famille. Notre archevêque, Mgr Macaire, a créé la surprise
en venant saluer nos hommes et
leur a réaffirmer la place centrale
qu'ils occupent dans son plan pastoral.
Deux autres rendez-vous des hommes
étaient au programme : le 21 mars à 15h
(chapelet des hommes sur zoom) et le
27 mars à 6h30 (chemin de croix des
hommes). Quelques photos en images.
Père Arnaud Goma ■
L
a Pastorale des Hommes en
action
C’est à l’occasion de la messe du vendredi
19 mars 2021 en l’honneur de saint
Joseph que la Pastorale des hommes,
fraîchement créée, a été présentée à la
communauté du Morne-des-Esses. Les
hommes ont mené de main de maître
toute l’organisation de la célébration. On les retrouvait à tous les postes : accueil,
liturgie de la Parole, chorale…
« Vous êtes responsables devant Dieu
et devant votre famille tout comme
Joseph », leur a dit père Laurent, qui a
par ailleurs rappelé lors de son homélie
la place de l’homme dans la famille, dans
la société, mais avant tout dans son église.
« Vous avez un modèle de protecteur
en Joseph…Vous êtes des gardiens, des
intendants du trésor de Dieu. »
Prions pour que la Pastorale des Hommes
du Morne-des-Esses prenne toute sa
place au sein de la communauté, et s’y
enracine pleinement pour y porter des
fruits en abondance.
■
Au sanctuaire Notre-Dame du Sacré Cœur de Balata …
… et à la paroisse
S aint Paul du Morne-des-Esses
Quand les hommes font Eglise…
VIE DU DIOCÈSE
la société, mais avant tout dans son église. fruits en abondance.
(chapelet des hommes sur zoom) et le
27 mars à 6h30 (chemin de croix des
hommes). Quelques photos en images.
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Dieu nous emploie comme am\bassadeurs
pour dispenser son amour
et sa justice autour de nous…
L’EGLISE FACE À LA CRISE SOCI\nÉTALE À LA MARTINIQU\nE DOSSIER
Depuis de nom\breux mois, la Martinique vit ce que \beaucoup appellent une crise sociétale.
Mais, quel rôle doit jouer l’Eglise face à cette crise ? Certains diront qu’à aucun moment,
Jésus ne s’est laissé enrôler par la politique ! Il ne s’est pas joint par exemple aux zélotes
(activistes politiques) qui voulaient li\bérer Israël de l’oppression politique des Romains par la
violence. Pour autant, Jésus ne nous a jamais promis une vie sans souffrance. Au contraire,
Il nous a promis que ce monde serait porteur d’épreuves (pauvretés, chômage, inégalités
socio-raciales, etc.). Mais nous pouvons garder espoir, car ce n’est pas le \bout du tunnel.
L
’Eglise n’a de cesse d’observer
la situation du monde
contemporain et de donner
des indications concrètes d’action,
d’après le message chrétien d’amour
fraternel envers tous les hommes.
Elle se préoccupe particulièrement
des pauvres, des vulnérables et des
opprimés.
Pour les membres de l’Observatoire
Socio-Politique de l’Eglise en Martinique
(OSPEM), face à cette crise sociale, l’Eglise
a un rôle à jouer et ce, à plusieurs
niveaux :
• Faire prendre conscience à la population que ce n’est pas par la
violence que les différends seront
réglés, mais par le dialogue.
• Rappeler que pour obtenir une
société plus égalitaire, nous devons
réapprendre à être solidaires entre
nous ; en optant aussi pour le circuit
court de consommation permettant
ainsi à nos petits producteurs de
vivre, sans pour autant boycotter les
grandes surfaces où bon nombre de
nos compatriotes travaillent.
• Rappeler que nous vivons dans un
système économique mondialisé. Pour
autant, il est de notre responsabilité
personnelle et collective de
développer notre résilience territoriale
en développant des projets innovants,
notamment en matière d’économie
circulaire.
• Rappeler que le vieillissement de
notre population favorisé par l’exode
des jeunes et par le nombre croissant
d’avortements sur notre territoire
ouvre la porte à de nouveaux métiers,
axés sur la gériatrie par exemple,
susceptibles d’intéresser les jeunes
chômeurs.
• Inciter les grands chefs d’entreprises
à faciliter l’emploi de jeunes
Martiniquais compétents à des postes
à responsabilité au sein de leurs
entreprises.
• Inciter les responsables de la pollution
à assumer leurs responsabilités en
finançant des études permettant de
décontaminer les sols et en mettant en
place un système de santé prenant en
charge les ouvriers agricoles malades
suite à l’exposition aux molécules du
chlordécone.
• Rappeler à chaque citoyen martiniquais qu’en matière de
pollution, trier ses ordures relève de
la responsabilité et de la conscience
de chacun dans l’esprit de l’encyclique
Laudato Si du pape François.
Jésus nous encourage à être « attentifs les
uns aux autres pour nous stimuler à vivre
dans l’amour et à bien agir » (Hébreux
10, 24). Alors pas de doute ! Dieu nous
emploie comme ambassadeurs pour
dispenser son amour et sa justice autour
de nous.
Julie, Janickaëlle,
Livia et Yves-Marie (OSPEM)
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 15
L
e peuple d’Israël n’est pas le
plus grand des peuples, bien au
contraire. Il a la nuque raide et il
est de petite taille. De plus, ce n’est pas
un peuple confortablement installé,
il n’est pas toujours homogène.
1 Il
est entouré de voisins puissants. Les
empires se succèdent et étendent tour
à tour leur domination sur la région,
imposant leur marque. Ce petit peuple,
comme ses voisins, doit composer sans
cesse avec cette réalité. C’est l’éternel
combat de David contre Goliath. La
Bible nous apprend que David sort
vainqueur du combat quand il s’appuie
sur Dieu. Mais Israël n’a pas toujours eu
cette sagesse, préférant s’appuyer sur
des alliances politiques, ce qui eut des
conséquences fâcheuses. L’expérience
de l’exil illustre à merveille ce propos.
En effet, au début du 6
ème siècle av. J-C
c’est la catastrophe. Le royaume de Juda 2,
vaincu par les babyloniens, va connaître
les angoisses de la déportation. L’élite
du peuple (les principales forces) est
emmenée en captivité à Babylone avec,
pour seul repère, quelques rouleaux
de la Parole de Dieu. Les déportés se
retrouvent sans terre natale, sans roi et
loin du Temple, lequel a été réduit en
ruines par l’envahisseur babylonien.
Les Judéens se retrouvent parmi des
déportés d’autres nations, victimes elles
aussi de la grande Babylone. Ils risquent,
de ce fait, de perdre leur identité. Leur
disparition semble programmée 3.
Mais, contre toute attente, suite à
l’avènement de Cyrus le Grand (50
ans plus tard), on retrouve ce « petit
reste » zélé pour la Loi, ayant pris
conscience de son identité et prêt à
rebâtir Jérusalem et le Temple. Que
s’est- il passé ? Durant cette période
de captivité, les Judéens ont relu leur
histoire, celui d’un peuple choisi par
Dieu. Cette expérience donna naissance
à une grande maturation théologique :
l’Exil aura donc été un temps de retraite
fructueux et de relecture spirituelle
intense à la lumière de la Parole. Dieu
a multiplié un « petit reste » et ouvert
un avenir à tout un peuple menacé
d’extinction.
Quel contraste entre ces déportés
abattus du début et ces revenants
déterminés au final. C’est bien dans
le style du Dieu d’Israël de procéder
de la sorte.
C’est déjà ainsi qu’il agit avec l’ancêtre du
peuple d’Israël. Selon la présentation de
la Bible, celui-ci est en train de se rendre
à Canaan quand Dieu le rencontre et
l’appelle : «Le Seigneur dit à Abram:
" Quitte ton pays, ta parenté et la maison
de ton père, et va vers le pays que je te
montrerai. Je ferai de toi une grande
nation et je te bénirai… en toi seront
bénies toutes les familles" » (Gn 12, 1-3).
La suite du récit décrit le cheminement
d’Abram (qui va devenir Abraham) et
de son épouse à travers ce pays de
Canaan, accompagné de la bénédiction
du Seigneur. Avec les pérégrinations du
patriarche, la bénédiction se répand
pour une terre sur laquelle avait été
prononcée une parole de malédiction
(C’est sur Canaan et non sur Cham que
les paroles de malédiction avaient été
prononcées par Noé : Gn 9, 24-25). Les
patriarches qui succèdent à Abraham
sont eux aussi bénis tout au long de
leur vie : la bénédiction continue de se
répandre. La terre de Canaan devient
la terre des nombreux descendants
d’Abraham : une terre bénie.
Même procédé dans l’Evangile : des
moyens très simples et pauvres servent
à l’accomplissement d’une œuvre
grandiose : cinq pains et deux poissons
pour nourrir une foule (Jn 6, 5-13), la
graine de moutarde donne un arbre
immense (Mt 12,31-32), un peu de levain
fait gonfler toute la pâte (Mt 12,33).
Encore une fois, quel contraste entre les
débuts si ordinaires, voire insignifiants
et le résultat extraordinaire à l’arrivée ! Et
ce type de scénario pourrait se répéter.
Notre Martinique si petite, avec
ses difficultés économiques, ses
pertes de repères selon certains, ses
questionnements sur son identité,
ses divisions, ses violences et son
métissage ; notre Martinique face
à l’absence de perspective, au non-
accès au savoir nécessaire dans certains
domaines, à l’enfouissement des
projets intéressants… sans oublier les
éternels classiques : fuite des jeunes,
vieillissement de la population, est
menacée de désespérance à l’instar
des Judéens déportés à Babylone.
D’une terre de désolation à \Cune terre d’espérance :
un scénario pour la Martinique
(Une vision bibliq\Cue et prophétique)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 16
NOTRE DAME DU GRAND RETOUR – MÉMOIRE BLES\nSÉE
Cette petite île sur laquelle semble
reposer une chape de plomb peut
prétendre, elle aussi, à un avenir bien
meilleur. Mais cela nécessite un retour à
l’essentiel. Dans cet essentiel, quelques
pistes peuvent se dégager :
• croire que cela est possible ;
• le retour à la Parole en prenant
conscience que ce qui fédère des
hommes, ce qui construit un peuple,
c’est l’adhésion à une même parole,
en l’occurrence pour le chrétien : la
Parole de Dieu. C’est bien autour de
cette Parole que les déportés se sont regroupés, ont connu une véritable
renaissance et ont pu forger leur
identité ;
• cesser la quête effrénée vers la
reconnaissance
qui oriente les
comportements et qui, à long terme,
génère l’idolâtrie : recherche d’images
valorisantes de soi… hypertrophie
du Moi… chacun veut être vu …
cité… remarqué… la peur de ne pas
être reconnu… la récupération, voire
le vol des outils d’autrui…
Père Hugues Lafine ■
L’EGLISE FACE À LA CRISE SOCI\nÉTALE À LA MARTINIQU\nE DOSSIER
I
ncontestablement nous traversons
une crise… Je la qualifierai de crise
d’espérance.
De fait, qu’est-ce qu’un jeune
Martiniquais qui réfléchit à son avenir
peut espérer aujourd’hui ?
La France est devenue une nation en
voie de paupérisation ; elle est hyper-
endettée, désindustrialisée et en proie
au communautarisme. L’horizon est très
incertain pour elle. Et, dans notre Île, au
même moment, on casse des statues
dont celle de Victor Schœlcher ! On a le
sentiment que les adultes qui poussent
nos jeunes dans ces combats d’arrière- garde sont dans une forme d’autisme
intellectuel…
Au regard de cela, que dit l’Église aux
jeunes Martiniquais et que fait-elle
pour elle ? Elle prêche l’Espérance et
s’engage notamment au niveau de la
formation : il s’agit pour elle d’adapter
nos jeunes à ce monde qui se dessine
à l’horizon. Il convient qu'ils soient
agiles intellectuellement (formés à
l'interdisciplinarité) et capables de
travailler en groupe pour promouvoir
l’intelligence collective seule en mesure
de contrer l’Intelligence Artificielle -il
s’agit de se situer en complémentarité
avec elle et non en adversaire.
De nouveaux métiers
qui tiennent compte
de notre environnement
doivent être promus visant à la
valorisation des déchets, à l'exploitation
de notre extraordinaire biodiversité et à
la sécurisation d’internet. L'urgence pour
l'Église est de stopper la préparation
de nos jeunes au métier de chômeur
ou de migrant économique tout en leur
transmettant les valeurs chrétiennes
qui ont toujours été le ciment de notre
population diversifiée et le remède à ses
multiples blessures.
Père Alain Ransay
Délégué épiscopal à l’Education
■
Une crise d’espérance…
1 Le père d’Abraham part d’Our en Chaldée pour
se rendre au pays de Canaan. Ruth la moabite
une étrangère, est l’ancêtre lointaine du roi David.
Retenons également ce que dit Ez 16,7 s’adressant
à Jérusalem : « Par tes origines et par ta naissance
tu es de la terre de Canaan, ton père était l’Amorite
et ta mère une hittite ». Comment comprendre
alors des textes qui racontent autre chose au
sujet des origines : Exode, Josué… D’un point de
vue religieux, la croyance au dieu Baal persiste
assez longtemps au sein du peuple (ex : le veau
d’or en Ex 32, l’installation des deux veaux d’or
dans le royaume du Nord : 1 Roi 12, le combat
d’Elie contre les prophètes de Baal : 1Roi 18)
2 Après la mort de Salomon, son royaume fut divisé en deux : le royaume du Nord appelé Israël
et le royaume du Sud appelé Juda (931 av. JC)
3 Le royaume du Nord, quant à lui, avait déjà connu des malheurs similaires avec l’invasion des Assyriens
environ un siècle et demi plus tôt (722 av. J-C)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 17
Interview de
M. Alain Arnauld
Directeur Général de l’ICEA
Q
ue pensez-vous de la crise
sociétale que traverse
la Martinique depuis
quelques années ?
Depuis plusieurs années, nous
sommes alertés par certains
indicateurs sur un mal-être sociétal en
Martinique (taux d’IVG, diminution
des effectifs scolaires, taux de familles
monoparentales, moyenne d’âge en
Martinique, taux de chômage …).
Le scandale du chlordécone arrive sur
ce substrat de malaise sociétal, qui,
catalysé, semble révéler une crise plus
profonde, identitaire, en lien avec un
fort sentiment d’injustice.
Comment est vécue cette crise selon
vous ?
Il me semble que la volonté manifestée
par les différentes composantes de
la société martiniquaise est de faire
bouger les choses, de changer le
monde en quelque sorte. Les formes
d’expression utilisées vont du débat
verbal ou écrit à des actes de violences
verbales ou physiques.
Quel serait selon vous le rôle que
devrait jouer l’Eglise dans cette crise
sociétale ?
L’Eglise éclaire les consciences et
propose toujours la Bonne Nouvelle
de l’Evangile (répétition utile et
heureuse) par sa doctrine sociale
dont la version la plus actualisée est
exprimée dans les lettres encycliques
du pape François Laudato Si’ et
Fratelli tutti : sauvegarde de notre
maison commune et fraternité en
humanité.
Quelle réponse apporte-t-elle ou
pourrait-elle apporter ?
L’une des réponses apportées par
l’Eglise diocésaine est précisément
la création de l’ICEA il y a 3 ans sous
l’impulsion prophétique de Mgr
David Macaire. Il s’agit de proposer
des études supérieures ambitieuses et
de qualité permettant aux étudiants :
D’apprendre à conduire des
changements en apprenant encore
mieux à apprendre, à comprendre
et à agir ensemble ;
De mieux connaître la réalité socio-
économique de notre territoire et
l’esprit entrepreneurial grâce aux
parrainages d’un chef d’entreprise
ou d’un cadre dirigeant, ainsi que
le mécénat de grandes entreprises
locales permettant la mixité
sociale ;
De s’ouvrir à l’international grâce
au partenariat avec une université
canadienne, l’Université Saint-
Paul, permettant l’obtention
d’un double diplôme : Licence
européenne sous jury rectoral et
Bachelor nord-américain, soit un
diplôme Bac +4 en 3 ans ;
De renforcer des soft skills
(compétences psychosociales)
telles que la confiance en soi,
l’estime de soi, l’empathie,
la capacité d’argumenter, de
convaincre, la démarche de projet,
particulièrement son propre projet
professionnel et de formation par
un accompagnement adapté ;
D’utiliser les technologies les plus
avancées et efficaces en termes
de visio-conférence et de travail
à distance dans le cadre d’un
bâtiment moderne construit avec le
cofinancement de fonds européens
(FEDER), de la CTM et le soutien
indéfectible de la mairie de Fort-
de-France.
■
‘‘
‘‘
Pour tout complément
d’information,
vous pouvez consulter le site
www.ice-edu.fr
contacter le 0596 54 38 22 ou le 0696 27 10 44.
Pour tout complément
Que fait Dieu ?... et que devons-nous faire ?
Dans cette situation historique et sociale, que fait Dieu? Il prend la c\
roix. Jésus prend la croix, c’est-à-dire qu’il prend en charge
le mal que comporte cette réalité, le mal physique, psychologique \
et surtout spirituel, car le Malin profite des crises pour semer la
méfiance, le désespoir et la zizanie.
Et nous? Que devons-nous faire? La Vierge Marie nous le montre, la Mère de Jésus qui est aussi sa prem\
ière disciple. Elle a suivi
son fils. Elle a pris sur elle sa part de souffrance, d’obscurité,\
de perplexité et elle a marché sur le chemin de la passion en gardant la
lampe de la foi allumée dans son cœur. Avec la grâce de Dieu, nous pouvons aussi faire ce chemin. Et, le long\
du Chemin de Croix
quotidien, nous rencontrons les visages de nombreux frères et sœur\
s en difficulté: nous ne pouvons pas passer outre, laissons notre
cœur être ému de compassion et approchons-nous. Sur le moment, \
comme le Cyrénien, on pourrait penser : « Pourquoi justement
moi ? ». Mais alors nous découvrirons le don qui, sans notre mé\
rite, nous a été fait.
Pape François https://fr.zenit.org/2021/03/28/
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 18
? Question
AN TCHÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
1 – C’est quoi le pardon pour toi ?
2 – As- tu déjà fait l’expérience
du pardon donné ? reçu ? ‘‘
Le pardon est la capacité de prendre
sur soi pour comprendre l’offense
de l’autre de manière à atténuer sa
souffrance. C’est en fait se détacher
de cette souffrance par amour pour l’autre.
J’ai fait deux fois l’expérience du pardon donné. Le pardon
reçu ou donné émane de Dieu. Car Dieu est l’artisan du
pardon.
Juliette Morot,
paroisse de Ducos
Le pardon est le fait de
prendre sur soi pour dire à
l’autre que je ne t’en veux
pas pour le mal que tu m’as
fait, pour les paroles blessantes qui
ont été dites, pour les attitudes désagréables
que l’autre a pu avoir. J’ai déjà fait l’expé-
rience du pardon donné ou reçu. Cela fait
du bien lorsque l’autre s’excuse, même si les
actions précédentes ne sont pas effacées. Mais
cela prouve que cette personne a mûrement
réfléchi et qu’elle a pu comprendre le mal qui
a été fait, la blessure provoquée par les actes,
les comportements. Dire pardon est bénéfique
pour l’un et pour l’autre.
Le pardon renvoie à une situation difficile, car bien souvent nous
avons blessé quelqu’un mais nous avons été blessés nous-m\
êmes.
Et nous ne savons pas toujours comment nous positionner dans la
relation à nous-mêmes et dans la relation à l’autre. Nous sommes
perdus entre sentiment et émotion, entre permis et interdit. Il est peut être bon de
se souvenir de la parole du Christ qui nous invite à pardonner du fond du cœur,
« jusqu’à la plénitude du 70 fois 7 fois » (Matthieu 18, 21-22). Ce Christ qui nous dit
« venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et je vous procurerai le
repos » (Matthieu 11, 28-30). Nous pouvons aussi méditer le psaume 84 \
: « Amour et
vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ». Le pardon réclame à la fois un
travail de soi sur soi et une ouverture à la puissance divine pour faire l’expérience
de la miséricorde. Faire la vérité, accepter de reconnaitre qu’on est blessé et que
naissent en nous des sentiments légitimes de violence : colère, vengeance. Nous
devons accepter et ne pas nier ce qui se passe en nous pour confesser notr\
e propre
faiblesse, notre pauvreté et nous en remettre à Dieu qui seul peut nous sauver. Nous
avons besoin de dire, de partager sur ce qui s’est passé. Cela nous aidera à faire
le deuil nécessaire en ce qui concerne ce que nous avons perdu. Il nous faudra
certainement passer par l’expérience du pardon donné à soi-même, d’être aimé par
Dieu et d’être pardonné par lui. C’est là que nous trouverons la force nécessaire
pour comprendre celui qui nous a offensés et plus tard donner un sens à toute cette
expérience qui nous a malmenés peut être gravement, pour en sortir grandi. Le
résultat ne dépend pas de notre volonté directe mais de Dieu que nous laissons
agir en nous pour que la situation soit réglée dans l’amour, la vérité, la justice
afin que la paix puisse régner. Chemin personnel mais aussi collectif, afin que tous
ensemble, nous grandissions dans l’unité et la paix, dans nos familles et tout le p\
ays
Martinique, qui que nous soyons, quelles que soient nos origines. Pardonner nous
fait faire l’expérience de la guérison intérieure et nous fait connaitre la joie de Dieu.
Père
Jean Michel
Monconthour
Le pardon c’est d’abord aimer. Il ne s’agit pas d’un
axiome ! Est-ce aussi facile à dire, à écrire, qu’à
faire ?
Comment pardonner à mon frère, à ma sœur les
couleuvres avalées, les trahisons infâmes, les blessures qui reviennent
comme des leitmotiv ? Il est nécessaire de demander au Christ ressuscité
de nous aider afin de pardonner, afin de susciter en nous ce désir de
pardon. Pardonner jusqu’à 77 fois 7 fois. Mais il faut également lui
demander de ne pas retomber dans la tentation du déni de pardon. Il
nous arrive de blesser l’autre consciemment, ou inconsciemment, ou
encore méchamment. Dans son amour inconditionnel, le Seigneur nous
répond : « va, ne pêche plus ».
Lily
Thévenard,
paroisse
de Coridon
Alexandra
Célestine,
paroisse
de la Cathédrale
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 avril 2021 – n° 619 19
Dimanche 11 avril :
• 7h30 : Messe et confirmation au Centre pénitentiaire de Ducos
• 15h : Ordinations presbytérales de Jacques Platon
et Robert-Marie Beaufour suivies
des Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 13 avril :
• Conseil épiscopal
Mercredi 14 avril :
• Rencontre des confirmands de la paroisse de
Bellevue (1 er groupe)
• 17h30 : Catéchèse de l'Évêque à Emmaüs
(Horaire couvre-feu)
Jeudi 15 avril :
• Cours de Théologie de la spiritualité en
visioconférence
Samedi 17 avril :
• Journée de récollection et messe avec les membres
de la P astorale de la santé
Dimanche 18 avril :
• 10h : Messe à la paroisse des Anses d’Arlet
• 17h : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 20 avril :
• Conseil épiscopal
Mercredi 21 avril :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses de
Bellevue, Bellefontaine, Case-Pilote et Séminaire Collège
• 18h : Catéchèse de l’Evêque à Emmaüs
Jeudi 22 avril :
• Cours de Théologie de la spiritualité
Samedi 24 avril :
• Rencontre avec les jeunes du Foyer St Dominique Savio
• Rencontre "Samedi de la foi” avec l’école primaire du
Couvent St Joseph de Cluny
• 15h : Confirmation à la paroisse de Trinité
Dimanche 25 avril :
• 9h30 : Messe au quartier « Bo Kannal »
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Agenda de l’Archevêque
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\7 MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\7X
Téléphone : 06 96 3\710 333 - E-mail : m\7ichel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui ,je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\7INIQUE
99.5 - 101.3 et105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
1 – C’est quoi le pardon pour toi ?
2 – As- tu déjà fait l’expérience
du pardon donné ? reçu ?
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La vocation des jeunes
ON Y CROIT !
des futurs jeunes prêtres
Aidez l’Église à financer la vocation
et la formation des séminaristes
donnonsmafoi.com
