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E g lise
en MARTINIQUE
M al-être et chemins de guérison
N° 621
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
9 MAI 2021
Hommage au père Filopon
Les ministres institués du diocèse
Fondements bibliques de l’Ascension
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S ommaire
«A
imez-vous les uns les autres comme je vous ai
aimés »… « Comme le Père m’a aimé, moi aussi,
je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour ».
En ce 6
e dimanche de Pâques, le maître-mot de la liturgie est
« Aimer ». Nous avons tous notre place dans le cœur de Dieu.
Nous sommes appelés à ressembler à Jésus dans l’amour et \
à
nous aimer les uns les autres gratuitement, sans contrepartie.
Le mois de mai est dédié à la Vierge Marie ; Marie, mère
de Dieu, mère de l’Amour. Bien vivre le mois de mai, c’est
participer aux méditations du rosaire ou du chapelet.
« La méditation est une voie, pas un objectif » nous dit le pap\
e
François dans son enseignement sur la prière. C’est une voie
pour conduire au Christ, l’essence de notre foi… La méditation
chrétienne est impossible sans l’Esprit Saint.
Le jeudi 13 mai prochain, quarante jours après Pâques, nous
fêterons l’Ascension, l’entrée du Christ dans la gloire de D\
ieu,
la fin de sa présence visible sur terre. Notre tout nouveau prêtre\
,
père Robert-Marie, nous éclaire sur les fondements bibliques
de cette fête.
Par ailleurs, en attendant l’effusion de l’Esprit Saint, une feuille
de route nous est proposée pour nous aider à faire notre examen
de conscience.
Aujourd’hui, il est devenu fréquent de se sentir angoissé,
d’avoir peur du futur. Jeunes et moins jeunes sont touchés
par ce phénomène. La période anxiogène actuelle due, entre
autres, à la pandémie du Coronavirus n’arrange pas la situation\
.
Mais tout n’est pas perdu car des solutions existent. Fort de ce
constat, le dossier proposé dans cette édition est intitulé «\
Mal-
être et chemins de guérison ». Nous y retrouvons les différe\
nts
signes du mal-être et des pistes pour s’en sortir.
En ce mois de Mai, que maman Marie, notre mère du ciel, nous
entoure de sa prière et de sa paix !
Beau mois de Marie à tous !
Justine Lordinot ■ AGENDA DE L'EVEQUE 19
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Fondement\b biblique\b de\n l'A\bcen\bion
• « J’ai mal à ma \nvie ! »
• A la recherche du bien-être
• Litanie de\b angoi\b\be\b de\b jeune\b
• Que repré\bente pour toi l'A\bcen\bion ?
• E\bt-ce que cela \bignifi e que Jé\bu\b n’e\bt plu\b pré\bent \bur terre ?
Faut-il le chercher dan\b le ciel ?
• Zoom \bur… le\b Mini\btre\b in\btitué\b du
Diocè\be de Saint-Pierre et Fort-de-France
• Retraite\b en ligne à la Cath\nédrale
• Mi\b\bionnaire, au \bervice de l’Aumônerie de pri\bon - Témoignage
• Spécial Jeune\b
• En attendant l'effu\bion de l\n'E\bprit Saint..
• S01E08 : A la génér\nation actuelle :
Ce que j’attend\b
• La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n »
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• La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n »• La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n »
EGLISE UNIVERSELLE\C
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AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18
Dossier : MAL-ÊTRE ET CHEMI\CNS
DE GUÉRISON
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EDITORIAL 2
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 3
E
n fait, qu’attendez-vous
de l’Eglise ?
- Déjà qu’elle me pose la question
de savoir ce que j’attends ! Parfois,
j’ai l’impression que l’Eglise ne se
préoccupe de ce qu’on vit que pour
nous faire des reproches et des
corrections…
- C’est son côté « manman », un
peu babilleuse… ; c’est une forme
d’amour… !
- Mouais… ! Cet amour-là ne se ressent
pas toujours… Enfin !
- Pour revenir à votre question, voilà ce
que j’attends de l’Eglise :
- Premièrement : qu’elle nous parle
d’amour, de paix, de tolérance,
qu’elle soit ouverte et compré-
hensive… qu’elle ne juge pas...
Deuxièmement : …
- Attendez… sur ce premier point je
dois faire des remarques : je suis
d’accord quant à la façon de dire les
choses ou le rééquilibrage de notre
discours. Le pape François écrit dans
Evangelii Gaudium (n°38) que si un
curé fait 10 sermons sur la morale
sexuelle et un seul sur la charité, c’est
qu’il y a un déséquilibre. Car, au centre
de notre foi, il y a d’abord le salut
gratuit de Dieu et la charité avant les
efforts de moralité. Cela dit, l’Eglise
ne peut se taire lorsqu’elle voit ses
enfants et la société entrer dans des
chemins de facilité qui conduisent à
la mort !
Continuez donc…
- Deuxièmement : venir à l’église doit
nous faire du bien. Lavi-a two rèd’ ! Si
tu vas à la messe pour qu’on crie sur toi
ou pour t’ennuyer… tu ne retournes pas ! Les rassemblements de l’Eglise
doivent apporter du réconfort et de
l’apaisement…
Troisièmement : …
- Un moment… Oui, je suis d’accord
pour que les temps de prière soient
de « bons moments », mais on ne peut
réduire la prière à une thérapie et
Dieu à un méga-thérapeute. Ce serait
très égoïste ! C’est vrai que la louange
nous réjouit, que l’adoration nous
soulage, que la médiation de la Parole
de Dieu nous illumine et nous guérit…
Mais si on ne va à l’Eglise que pour
aller mieux, c’est comme une salle de
spectacle ou un salon de massage et
de bien-être… On va à l’Eglise pour
Dieu et ses frères. Pour vivre le double
commandement de l’Amour : aimer
son prochain comme soi-même et
son Dieu de tout son cœur. Le côté
« bien-être » vient après, et il passe
d’abord par la conversion, par des
efforts... Par contre, contrairement aux
petits plaisirs de ce monde, il n’est pas
éphémère, il est complet et définitif…
et même éternel !
- Troisièmement : de la solidarité ! Vous
ne vous rendez pas compte comment
on se sent seul dans cette société !
On court après un soutien moral les
uns des autres. Or, quand tu viens
à la messe, tu n’as pas l’impression
d’avoir des gens qui te soutiennent
et t’épaulent. On ne t’encourage pas
quand tu fais le bien, on ne te console
pas quand tu as mal fait.
- C’est vrai, je suis entièrement d’accord
avec cette demande. Par contre, je ne
parlerai pas de « solidarité » qui est
un terme trop « politique », humain,
horizontal, mais de « fraternité ».
Comme dit le pape François dans
Fratelli Tutti (n° 272) … la fraternité,
explicitement ou implicitement
nous tourne vers Notre Père. Nous
avons besoin de cette fraternité,
à commencer par le clergé,
figurez-vous ! Au lieu de regarder
franchement nos misères pour être
relevés par la Miséricorde de Dieu et
celle de nos frères, nous cherchons
parfois à nous montrer « bien comme
il faut » en toute circonstance. Quelle
erreur ! Il est temps d’appartenir à
de petites communautés fraternelles,
de partage, d’écoute-sans-jugement
et d’entraide… l’Esprit-Saint nous y
appelle. On sent bien que chaque
chrétien aspire à pouvoir dire à ses
frères librement ses joies ou ses
pauvretés pour être porté, épaulé,
encouragé. Le temps de faux-semblant
est terminé ! Au fait, j’ai une autre
question : Et vous, qu’êtes-vous prêts
à faire pour l’Eglise ?
- Hé hé… ! comme vous me le dites
toujours… Venez et vous verrez !
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
S01E08
*
: A la génération actuelle :
Ce que j’attends
MOT DE L’ÉVÊQUE
* Saison 1 épisode 8
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EGLISE UNIVERSELLE\n
C
hers frères et sœurs, bonjour !
Aujourd’hui, nous parlons de
cette forme de prière qu’est la
méditation. Pour un chrétien, «méditer»
c’est chercher une synthèse : cela signifie
se mettre devant la grande page de la
Révélation pour essayer de la faire devenir
nôtre, en l’assumant complètement. Et le
chrétien, après avoir accueilli la Parole
de Dieu, ne la garde pas enfermée en lui,
car cette Parole doit rencontrer «un autre
livre», que le Catéchisme appelle «celui
de la vie». C’est ce que nous tentons de
faire chaque fois que nous méditons la
Parole. (…).
C’est un phénomène à considérer de
manière positive : en effet, nous ne
sommes pas faits pour courir sans cesse,
nous possédons une vie intérieure qui ne
peut pas être toujours piétinée. Méditer
est donc un besoin de tous. Méditer,
pour ainsi dire, serait comme s’arrêter
et reprendre son souffle dans la vie.
Cependant, nous nous apercevons que
cette parole, une fois accueillie dans un
contexte chrétien, acquiert une spécificité
qui ne doit pas être effacée. Méditer est
une dimension humaine nécessaire,
mais méditer dans le contexte chrétien
va au-delà : c’est une dimension qui ne
doit pas être effacée. La grande porte
à travers laquelle passe la prière d’un
baptisé –nous le rappelons encore une
fois– est Jésus Christ. Pour le chrétien, la
méditation entre par la porte de Jésus
Christ. La pratique de la méditation suit
elle aussi ce sentier. Et le chrétien, lorsqu’il
prie, n’aspire pas à la pleine transparence
de soi, il ne se met pas à la recherche
du noyau le plus profond de son moi.
Cela est licite, mais le chrétien cherche
une autre chose. La prière du chrétien
est avant tout une rencontre avec l’Autre,
avec l’Autre mais avec un A majuscule :
la rencontre transcendante avec Dieu. Si
une expérience de prière nous donne la
paix intérieure, ou la maîtrise de nous-
mêmes, ou la lucidité sur le chemin à
entreprendre, ces résultats sont, pour
ainsi dire, des effets collatéraux de la
grâce de la prière chrétienne qui est la
rencontre avec Jésus, c’est-à-dire que
méditer c’est aller à la rencontre de Jésus,
guidés par une phrase ou par une Parole
de l’Ecriture Sainte.
Le terme «méditation» a eu des
significations différentes au cours de
l’histoire. Même au sein du christianisme,
celui-ci se réfère à des expériences
spirituelles différentes. Toutefois, on peut
retrouver certaines lignes communes,
et le Catéchisme nous aide encore en
cela, quand il dit : « Les méthodes de
méditation sont aussi diverses que les
maîtres spirituels. […] Mais une méthode
n’est qu’un guide ; l’important est
d’avancer, avec l’Esprit Saint, sur l’unique
chemin de la prière : le Christ Jésus ». Et il
faut signaler ici un compagnon de route,
quelqu’un qui nous guide : l’Esprit Saint.
La méditation chrétienne est impossible
sans l’Esprit Saint. C’est Lui qui nous
guide à la rencontre de Jésus. Jésus nous
avait dit : «Je vous enverrai l’Esprit Saint.
Il vous enseignera et vous expliquera ».
Et dans la méditation également, l’Esprit
Saint est le guide pour avancer à la
rencontre de Jésus Christ. Il existe donc
de nombreuses méthodes de méditation
chrétienne : certaines très sobres, d’autres
plus complexes ; certaines accentuent la
dimension intellectuelle de la personne,
d’autres plutôt celle affective et émotive.
Toutes sont importantes et toutes sont
dignes d’être pratiquées, dans la mesure
où elles peuvent aider l’expérience de la
foi à devenir un acte total de la personne :
ce n’est pas seulement l’esprit qui prie,
c’est tout l’homme qui prie, la totalité
de la personne, de même que ce n’est
pas seulement le sentiment qui prie. Les
anciens avaient l’habitude de dire que
l’organe de la prière est le cœur, et ils
expliquaient ainsi que c’est tout l’homme,
à partir de son centre, du cœur, qui entre en relation avec Dieu, et pas seulement
certaines de ses facultés. C’est pourquoi il
faut toujours se rappeler que la méthode
est une voie, pas un objectif : n’importe
quelle méthode de prière, si elle veut être
chrétienne, fait partie de cette sequela
Christi qui est l’essence de notre foi. Les
méthodes de méditation sont des voies
à parcourir pour arriver à la rencontre
de Jésus, mais si tu t’arrêtes sur la route
et que tu ne regardes que la route, tu ne
trouveras jamais Jésus. Tu feras un dieu
de la route, mais la route est un moyen
pour te conduire à Jésus. Le Catéchisme
précise : «La méditation met en œuvre
la pensée, l’imagination, l’émotion et le
désir. Cette mobilisation est nécessaire
pour approfondir les convictions de foi,
susciter la conversion du cœur et fortifier
la volonté de suivre le Christ. La prière
chrétienne s’applique de préférence à
méditer « les mystères du Christ ». Voilà
donc la grâce de la prière chrétienne : le
Christ n’est pas loin, mais il est toujours en
relation avec nous. Il n’y a pas d’aspect de
sa personne divine et humaine qui ne
puisse devenir pour nous un lieu de salut
et de bonheur. Chaque moment de la vie
terrestre de Jésus, à travers la grâce de la
prière, peut devenir contemporain pour
nous, grâce à l’Esprit Saint, le guide. Mais
vous savez que l’on ne peut pas prier sans
être guidé par l’Esprit Saint. C’est Lui qui
nous guide ! (…). Il n’existe pas de page
de l’Evangile où il n’y ait pas de place pour
nous. Méditer, pour nous chrétiens, est
une manière de rencontrer Jésus. Et ainsi,
seulement ainsi, de nous retrouver nous-
mêmes. Et cela n’est pas un repli sur nous-
mêmes, non : aller auprès de Jésus et nous
rencontrer nous-mêmes auprès de Jésus,
guéris, ressuscités, forts par la grâce de
Jésus. Et rencontrer Jésus, le sauveur de
tous, également de moi-même. Et cela
grâce à la guide de l’Esprit Saint.
Pape François
https://fr.zenit.org/2021/04/28/
■
La méditation est
« une voie, pas un objectif »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 55
Dimanche 09 mai 2021\0
la P arole Dominicale
6 ème dimanche de Pâques - Année B
Introduction
Père Éternel, toi qui es amour, tu nous
as façonnés par amour, par amour, tu
nous as donné ton Fils Jésus Christ.
Accorde-nous la grâce de savoir ouvrir
nos cœurs à ton amour, afin de nous
aimer davantage les uns les autres
comme tu nous aimes. Amen.
Réflexion
➊ Dans la deuxième lecture, Jean insiste
sur le fait que Dieu est Amour. L’amour
est sa nature même. Comme Dieu le
Père est la source d’amour, son amour
s’exprime en Son Fils ; du Fils à nous, le
peuple de bonne volonté et de chaque
être humain à ses frères et sœurs. Pour
nous chrétiens qui professons notre foi
en Jésus Christ, aimer son frère est un
devoir. L’amour envers nos frères et
sœurs dans la foi conforme au caractère
de Dieu, le Père. Cet amour ne s’enferme
pas uniquement dans la relation du
père et du Fils, mais elle s’ouvre aussi
sur un tiers. Du coup, l’amour du Père
est relationnel entre les trois personnes
de la Trinité. Alors, les chrétiens sont
appelés à s’aimer les uns les autres,
mais comment aimer comme Il nous
a aimés ?
➋ l’évangile nous montre comment
aimer, nous invitant à demeurer dans
son amour ; une invitation à prendre
conscience de l’amour de Dieu et en
jouir dans notre vie. Demeurer dans
son amour, c’est savoir garder ses
commandements. Pour jouir du vrai
bonheur en Jésus, il faut croire et obéir
à ses commandements. Le Seigneur Jésus nous sert un parfait exemple,
gardant les commandements de son
Père et obéissant à la volonté de Dieu
en tout ce qu’il fit. C’est ainsi qu’il jouit
continuellement de l’amour du Père :
rien ne changea leur douce communion
perpétuelle. Jésus désire profondément
que ses disciples connaissent la joie, une
joie qui découle de leur dépendance à
son égard et que sa joie aussi soit la leur.
La joie d’un chrétien se trouve dans le
Seigneur. Contrairement à l’incrédule,
lui, il recherche le bonheur en dehors
de Dieu. Mais une vie sans Dieu est
comme une maison sans une bonne
fondation. Dieu préfère-t-il le croyant
au non croyant ?
➌ L’amour de Dieu ne fait pas la
différence ni entre les Juifs et les
non-Juifs, ni entre les croyants et les
non croyants. En Jésus, tout homme
est appelé au salut quelle que soit sa
situation ou sa particularité. Dans la
première lecture, Dieu se manifeste
séparément en vision à Corneille (un
païen) et à Pierre (l’apôtre du Seigneur).
Ensuite, il organise la rencontre entre
les deux pour la conversion éventuelle
de Corneille. Cette rencontre a permis
à Corneille de se tourner vers le
Christ et Pierre de changer son regard
concernant les païens. Car d’habitude,
il est inadmissible qu'un juif aille chez
un non-juif, mais Dieu avait révélé à
Pierre, qu’il ne devait plus considérer
les non-croyants comme intouchables.
Dieu regarde un cœur contrit et non pas
sa nationalité ; sa faveur ne se limite
pas à la nation d’Israël. De même, le
respect de l’homme ne doit pas être
fondé sur sa nationalité, mais sur le
respect mutuel.
En se prosternant à ses pieds, Corneille
exprime sa vénération à l’apôtre qui
refusa une telle adoration et protesta
vivement qu’il n’était qu’un homme.
Par cette action, Pierre nous laisse un
exemple d’humilité.
Dialogue avec Jésus
Seigneur Jésus, tu m’as montré combien
tu m’aimes, en donnant ta vie pour
moi. Je t’aime et je souhaite aimer mes
frères et sœurs comme tu m’aimes, mais
donner ma vie, c’est comme si tu me
demandes un peu trop. Accorde-moi la
grâce de partager cette belle vie que tu
m’as donnée avec joie dans le service
de mes frères et sœurs, car la joie que
je saurai porter à mes frères, c’est à toi
que je la porte.
Résolution
Aujourd’hui, je vais rayonner de joie,
je vais garder un beau sourire sur mon
visage pour faire plaisir à tous ceux que
je rencontrerai sur ma route.
Père Philibert Paaga, Administrateur
de la paroisse de Rivière-Pilote
■
Actes 10,25-26.34-35.\P44-48 • Psaume 9\b (98) • 1 \PJean 4,\b-10 • Je\Pan 15,9-1\b
LITURGIE
l’évangile nous montre comment
aimer, nous invitant à demeurer dans
son amour ; une invitation à prendre
conscience de l’amour de Dieu et en
jouir dans notre vie. Demeurer dans
bonheur en Jésus, il faut croire et obéir
à ses commandements. Le Seigneur
que je la porte.
Résolution
Aujourd’hui, je vais rayonner de joie,
je vais garder un beau sourire sur mon
visage pour faire plaisir à tous ceux que
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La finale de l’Évangile de Luc raconte comment Jésus, le Ressuscité, apparaît à ses
disciples et aux apôtres. Il mange avec eux et leur donne quelques instructions. « Puis
il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme
il les bénissait, qu’il se sépara d’eux et il s’éleva au ciel. Pour eux, s’étant prosternés
devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans
le Temple à bénir Dieu. » \P(Lc 24, 50-53)
C
ette finale est étonnante car
on aurait pu imaginer que les
disciples soient tristes. Le monde
n’était pas changé. Ils avaient reçu une
mission apparemment irréalisable, une
mission qui allait au-delà de leurs forces.
Comment pouvaient-ils se présenter
devant les gens à Jérusalem, en Israël,
dans le monde entier et dire : « Ce Jésus,
qui apparemment a échoué, est au
contraire notre Sauveur à nous tous » ?
Les disciples ne retiennent pas que Jésus
s’en est allé, mais ils sont conscients
d’une présence nouvelle de Jésus ; le
Ressuscité est maintenant présent au
milieu d’eux d’une manière nouvelle et
puissante. Ils savent que « la droite de
Dieu » (Mc 16,19) où il est maintenant
élevé, implique un nouveau mode
de sa présence. L’Ascension n’est pas
un départ vers une région lointaine
du cosmos, mais elle est la proximité
permanente dont les disciples font
fortement l’expérience.
A ceux qui prétendent que le
christianisme est une religion du livre,
nous répondons que le christianisme
est rencontre et présence : don et
mission. Jésus promet à ses disciples
de les combler de la force du Saint Esprit
pour qu’ils soient ses témoins jusqu’aux
extrémités du monde. (Ac 1,8)
Un mot sur la nuée (Ac 1,9) qui l’accueille
et le soustrait aux yeux de ses disciples.
Elle nous rappelle le moment de la
transfiguration où une nuée lumineuse
se posa sur Jésus et sur ses disciples
(Mt 17,5). Elle nous rappelle l’heure de la
rencontre entre Marie et l’ange Gabriel,
qui lui annonce que la puissance du
Très-Haut la « prendra sous son ombre »
(Lc 1,35). Elle nous rappelle la tente
sainte de Dieu dans l’Ancienne Alliance,
où la nuée est le signe de la présence de
Dieu (Ex 40,34). Comprenons donc, qu’il
ne s’agit pas de la disparition de Jésus
comme un voyage vers les étoiles, mais
comme l’entrée dans le mystère de Dieu.
Jésus est maintenant toujours présent à
côté de nous et pour nous.
La fête de l’Ascension nous invite ainsi
à la vigilance. Cette vigilance signifie,
d’une part, que l’homme ne s’enferme
pas dans le moment présent en se
donnant aux choses tangibles, mais
élève le regard au-delà du momentané et de son urgence. Ce qui compte c’est
de tenir librement son regard sur Dieu.
Vigilance signifie surtout ouverture
au bien, à la vérité, à Dieu, au milieu
des scandales, au milieu d’un monde
souvent inexplicable et au milieu du
pouvoir du mal.
Jésus part en bénissant. En bénissant
il s’en va et dans la bénédiction il
demeure. Ses mains restent étendues
sur ce monde. Les mains du Christ
qui bénissent sont comme un toit qui
nous protège des orages. Dans ce geste
s’exprime la relation durable de Jésus
avec ses disciples, avec le monde. Dans le
fait de s’en aller, il vient pour nous élever
au-dessus de nous-mêmes, au-dessus
de nos soucis et ouvrir le monde à Dieu.
Voilà la raison permanente de notre joie
chrétienne.
« Galiléens, Martiniquais, pourquoi
restez-vous là à regarder vers le Ciel ?
Allez et soyez les gestes et paroles
de bénédiction dont le monde a tant
besoin ! »
Père Robert-Marie Beaufour,
Paroisse Saint-Michel du Franço
is ■
Fondements
bibliques
de l'
Ascension
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 7
Zoom sur…
les Ministres institués du Diocèseles Ministres institués du Diocèseles Ministres institués du Diocèse
de Saint - Pierre et FortPierre et Fort - de - France
L
a liturgie est prévue pour rendre visible et sensible la présence
du Christ vivant auprès de son Église : c’est Lui qui parle quand
nous lisons les Saintes Écritures, Il est là présent dans le sacrifice
de la messe. Des laïcs sont institués pour proclamer les lectures et
servir à l’autel : ce sont les ministres institués du lectorat et de l’acolytat.
Les ministères institués de lecteur et d’acolyte donnent un relief
particulier à la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique.
Ces ministères de lecteur et d’acolyte impliquent un engagement
stable et universel
Ils peuvent être conférés à tout laïc, que ce soit dans la perspective
du diaconat ou non.
Le lecteur est institué pour proclamer les lectures de l’Écriture sainte
(excepté l’Évangile) dans les assemblées liturgiques, les intentions de la
prière universelle, diriger le chant et la participation du peuple fidèle ;
il doit tendre à acquérir davantage chaque jour l’amour profond et la
connaissance de la Sainte Ecriture.
L’acolyte est institué pour s’occuper du service de l’autel,
principalement dans la célébration de la messe. Il lui appartient de
distribuer la communion, éventuellement d’exposer le Saint Sacrement.
Il doit s’initier à tout ce qui se rapporte au culte et porter un amour
sincère au peuple de Dieu, particulièrement aux faibles et aux malades.
Depuis le début de la nouvelle année liturgique (29 novembre 2020),
nous sommes rattachés au père Arnaud Goma qui est notre Aumônier.
L’Archevêque lui a confié la mission de rassembler les hommes afin
qu’ils reprennent leur place dans l’Église. Nous avons pris cette mission
à bras le corps et avons commencé, depuis le 18 mars 2021, à mettre en
place des actions pour sensibiliser les hommes à pouvoir « Montrer
Jésus partout en Martinique et au-delà ».
Notre première mission a été de lancer la messe d’ouverture de la fête
de Saint-Joseph, le jeudi 18 mars 2021, au Sacré-Cœur de Balata, avec
un grand rassemblement d’hommes.
Par ailleurs, nous avons l’intention dans un avenir très proche de lancer
d’autres actions de ce genre. Cette vision de l’Eglise de Martinique
avec des hommes prenant toute leur part dans la proclamation du
Royaume de Dieu est une vision véritablement prophétique que
Mgr David Macaire a eue, et nous espérons que des hommes de plus
en plus nombreux vont rejoindre ce mouvement pour notre Église de
Martinique qui a vraiment besoin de reprendre un nouveau souffle.
• Thierry Behary Laul-Sirder
(paroisse du Saint-Esprit)
• Patrick Buval
(paroisse de Trinité)
• Pascal Chen-Sin-Tai (paroisse de Saint-Joseph)
• Olivier Cypria (paroisse du Morne-Rouge)
• Patrick Domergue (paroisse de Saint-Christophe)
• Sylvestre Duragrin (paroisse de Saint-Joseph)
• Bruneau Faustin (paroisse du Robert),
• Frédéric Felixine (paroisse de Saint-Christophe),
• Louis-Georges Germain (paroisse du Vauclin),
• Jean-François Héraclide (paroisse de Bellevue),
• Hervé Louis (paroisse de Basse-Pointe),
• Robert Maceno (paroisse du Saint-Esprit et
Délégué diocésain de la Pastorale Familiale),
• Maxime Mongin (paroisse du François),
• Raphael Monta (Centre pénitencier de Ducos),
• Eric Raphose (paroisse du François),
• Laurent Vestris
(paroisse de Ducos et Délégué diocésain),
• Fred Violton (paroisse du Saint-Esprit)
Pascal Chen-Sin-Tai (paroisse de Saint-Joseph)
Secrétaire des ministres institués
du Diocèse de Saint-Pierre et Fort de France
■
(paroisse de Saint-Joseph)
Qui sont les
différents
ministres
institués ?
Depuis 3 ans, notre Archevêque, Mgr David Macaire, nous a envoyés en mission en tant que
ministres de la Parole (enseigner la Parole de Dieu). Nous sommes 1\b ministres institués
répartis sur différentes paroisses.
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 8
Témoignages
Depuis 4 ans, j’ai la joie d’avoir initié et accompagné plus de 6 retraites en ligne à la
Cathédrale, dont la dernière « Revivre comme Lazare » pour ce Carême 2021. Tout a
alors été très vite : inscription des 83 retraitants (Martinique, France, USA) et engagement
de moi-même à expérimenter avec eux l’accompagnement en visio. L’attente était donc
grande en cette période de Carême.
S
’assurer d’abord que chacun avait
bien compris qu’il ne s’agissait pas
d’une retraite dans la vie, mais
vraiment d’une retraite de 40 jours, plus
une semaine à plein temps chez soi, avec
chaque week-end des capsules vidéos
et le chemin d’intériorisation et de prière
pour la semaine, au moins un temps
d’accompagnement par visioconférence
et un temps de regroupement où tous
n’ont pas répondu, afin de donner
une dimension communautaire à cette
retraite.
Et de fait, chacun avait compris, en étant
bien d’accord pour prendre les moyens
d’opérer un retrait chez soi. Résultat :
une vraie retraite avec un vrai chemin
spirituel. Chaque retraitant a pu chercher
et trouver le Seigneur dans sa vie avec
les questions qu’il portait. J’en ai été
impressionné. Ce qui m’a aidé comme
accompagnateur, ce fût de prendre
moi aussi les moyens d’une vraie
disponibilité intérieure, en choisissant
de ne pas traiter trop d’affaires durant
cette période difficile pour les prêtres,
il a fallu dire non même à certaines
activités paroissiales.
Etait-ce vraiment comme une retraite en
présentiel ? Pas tout à fait, car il a manqué
la présence physique, les partages de
thé, café, boissons, bons gâteaux faits
maison et les offices ou adorations. Et
puis la visioconférence a ses limites. Mais
tout de même, que de beaux chemins de
prière et de vie j’ai pu contempler. L’Esprit
avait déjà commencé à souffler en ce
temps de Carême et de Semaine Sainte.
Prochain rendez-vous pour la retraite
de Pentecôte : « Avec Marie, vers la Pentecôte », et la
dernière de
la saison, au mois d’Août pour la fête
de l’Assomption, puis la reprise en
décembre pour la retraite de l’Avent :
« La naissance de Dieu dans l’Âme… ».
Père Patrick Phanor ■
Retraites en ligne à la Cathédrale :
Une expérience de 4 ans qui porte du fruit
VIE DU DIOCÈSE
impressionné. Ce qui m’a aidé comme
accompagnateur, ce fût de prendre
moi aussi les moyens d’une vraie
disponibilité intérieure, en choisissant
Etait-ce vraiment comme une retraite en
présentiel ? Pas tout à fait, car il a manqué
la présence physique, les partages de
thé, café, boissons, bons gâteaux faits
maison et les offices ou adorations. Et
puis la visioconférence a ses limites. Mais Pentecôte », et la dernière de
Je suis une retraitante du parcours “Revivre comme Lazare”. Merci, père pour cette expérience spirituelle que j'ai vécue comme une suite, un prolongement d'un cheminement commencé depuis 2009. Sollicitée depuis trois mois déjà, j'ai terminé notre pèlerinage en participant à une retraite silencieuse de trois jours au Foyer de Charité avec "La Famille du Cœur de Jésus" conclue par la fête de la Divine Miséricorde et une consécration ce dimanche après-midi au Sacré Cœur de Jésus. J’ai vécu cette retraite comme une grâce que
Dieu m’a faite, tant elle a bousculé ma conscience
et interpellé ma foi. Elle m’a tenue en haleine pendant
huit semaines, sans défaillir, tant la qualité des vidéos et
la détermination du père Phanor à nous instruire a été
sans faille.
- Saisissante de réalisme, elle m’a poussée à descendre au fond de moi-même, à m’interroger sur mes relations avec
les autres et avec le Christ.
- Elle m’a confortée dans mon sentiment de participer à la mission, pour contribuer au bonheur de tous les êtres
humains (jeunes et moins jeunes) qui déambulent dans
notre Martinique, aux portes même de nos Eglises.
Je reste persuadée que le salut proposé par Dieu de réaliser une Communauté de vivants est possible et que je peux
contribuer à apporter une étincelle de feu sur cette terre !
Je veux terminer par mes remerciements à notre accompagnateur spirituel, le père Phanor, qui s’ingénie à
prendre soin, contre vents et marées, de nos âmes. Père Patrick-Alexis, je
voudrais vous remercier pour votre accompagnement spirituel lors de la retraite de Carême « Revivre comme Lazare », ainsi que la mini retraite du Triduum pascal. Je ne peux qu’imaginer l’énergie que vous aviez mise pour
les méditations et les préparations
des vidéos. Sachez que ce n’est pas
en vain.
Un de mes fruits de cette retraite :
répondre à l'appel (FIAT) et attendre avec fidélité et patience. Cette attente peut durer des années, des fois toute notre vie.
Monique
Rose-Marie
Dabrice, USA
Page 9
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 9
C
omme pour les apôtres,
l’Ascension, m’envoie en
mission « Montrer Jésus » au
sein du Centre pénitentiaire de Ducos
en ma qualité d’aumônier de prison.
L’Ascension m’annonce que pour
réussir ma mission, j’aurais l’assistance
de l’Esprit Saint qui me permettra de
trouver les mots nécessaires pour parler
et rassurer mes frères détenus et parfois
d’accepter leur silence comme réponse
de Dieu. Le jour de l’Ascension a lieu
le quarantième jour après Pâques.
Le chiffre quarante dans la Bible est
symbolique. Il désigne un temps de
préparation avant une nouvelle étape
dans l’histoire du salut. La Bible nous en
donne les passages suivants :
- Le peuple hébreu a passé quarante
ans dans le désert du Sinaï avant de
pouvoir entrer dans la Terre promise
(Exode 13, 17 à 22) ;
- Jésus a passé quarante jours au désert avant de commencer sa vie publique
(Mt 4, 1-11).
Ces quarante jours entre Pâques et
l’Ascension sont destinés à me préparer
à ma mission d’aumônier, l’annonce
kérygmatique. La fête juive de la Pâque
célébrait la libération de la servitude
en Egypte et le début de la marche
vers la Terre promise. Aujourd’hui, la
Résurrection du Christ est la véritable
Pâque célébrée, celle qui libère de
la servitude du péché et qui ouvre le
chemin du Ciel, aussi bien pour mes
frères détenus que pour moi-même.
C’est pour cela que Jésus a choisi de
faire coïncider cette fête juive avec
sa Résurrection (cf. Ex 19, 5-6). La
Bonne Nouvelle apportée par Jésus
ne marque donc pas une rupture avec
l’alliance conclue entre Dieu et Israël,
mais au contraire l’accomplissement,
le perfectionnement, l’achèvement de
cette alliance. Désormais, elle n’est plus
réservée au seul peuple juif, mais s’étend
à tous mes frères et sœurs en détention
formant également l’Eglise en parvis.
Cinquante jours après la Pâque, est
célébrée la Pentecôte où l’Esprit Saint
descend au plus près de mes frères et
sœurs, au cœur même de leurs cellules.
Le jour de la Pentecôte est bien l’attente
de la venue de cet Esprit Saint, non pas
dans la peur, mais dans la joie. Et les signes
que la nouvelle alliance s’étend sur le
Centre pénitentiaire de Ducos, sont les
sept dons de l'Esprit Saint (dont le Saint-
Père nous parle), la Sagesse, l'Intelligence,
le Conseil, la Force, la Science, la Piété et
la Crainte de Dieu qu’ils manifestent lors
des rassemblements charismatiques. Ces
dons viennent leur donner la force et
la douceur nécessaire pour témoigner
de la présence de Dieu dans leur lieu
de vie : par exemple, la manifestation
d’une compassion particulière, la force
du témoignage et pour les aumôniers une
plus grande disposition à ce ministère
d’écoute.
Pendant cette période de Pentecôte,
Jésus me fait la promesse d’une
force qui serait différente et qui me
permettra de lutter et de faire face à tout
ce que ma fonction peut me réserver.
Maintenant je ne suis plus orphelin
(cf. Jn 14, 18). J’ai un Consolateur, un
Paraclet, un Esprit de Force et de Vérité
qui sera avec moi jusqu’à la fin des
temps. Et ce Paraclet vient à mon aide
particulièrement dans les périodes de
difficultés. Ce Consolateur me redonne
l’espérance quand je suis découragé,
chasse la tristesse de mon cœur, comble
mes insuffisances, guérit mes blessures
et met sur mes lèvres un langage juste.
Les deux effets de la Pentecôte sont la
louange et l’unité qui me permettent
de me décentrer de moi-même, de
prendre conscience de l’immense
tendresse de Dieu, de me laisser aimer
par Lui et de témoigner de son Amour
autour de moi.
L'Esprit Saint se manifestera en moi par
ma façon d’agir à travers ses multiples
fruits « amour, joie, paix, patience,
bonté, bienveillance, foi, humilité et
maîtrise de soi ». Avec la Pentecôte au
service de l’aumônerie de prison, je me
place sous le regard de Dieu, sous le
regard de la Sainte Vierge, et non plus
sous le regard du monde, des vaniteux
et des orgueilleux.
Raphaël Monta, Aumônier de prison ■
Missionnaire, au service
de l’Aumônerie de prison
Témoignage
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 10
Le13 ma i19 17, àla Cova daIria ,une belle dame vêtue deblanc
a pparaît à3 petits bergers :Ja cinthe, LuciaetFra nçois (photo)
de Fatima au Portugal.
En pleine guerre mondiale,elle leur demande dedire lecha pelet,
leur promet leciel, maisleur annonce aussi degra ndes
souffra ncespour l’Église etpour lemonde. Notre-Da medu
Rosa irelesinvite àvenir le13 des mois suiva nts,etpour queles
gens croient carils sont seuls àla voir, ellefitlemira cledusoleil
le 13 octobre 19 1
7.
Depuis, desmillions depersonnes partent àFatima enpèlerina ge,
et lemois deMai estpour nousl'occasion deredécouvrir cette
histoire etde prier avec Notre-Da meduRosa ire.
ATELIER :JE FA ISUN DIZA INIER
Ilte faut :
10 perles de8mm dediamètre
30 cm d’élastique (1mm dediamètre environ)
une petite croixenbois ouplastique, avecuntrou en
haut.
Réalisation
✴ Enfile lacroix surl’élastique. Mets-laaumilieu dufilet
bloque-la parunnœud.
✴ De chaque côté,enfile 5perles. Entrechaque perle,fais
un nœud simple. Tesperles nedoivent êtrenitrop
serrées, nitrop éloignées, cesera plusjoli.
✴ Ferme ledizainier parundouble nœudetcoupe les
brins
d’élastique entrop.
Voilà, tondizainier estfini !Tu peux lemettre dansta
poche oul’enfiler comme unbracelet autourdeton
poignet.
S av ais -tu qu e
le ch ap ele t
c'e stméd ite r
la vie de
Jé su s?
Mois de M ai mois de M arie
M is si\b n du m\bis :
Faire "1jevous salue Marie"
par jour pour mafamille,
mon prêtre etmoi-même.
Film àvoir :
"Les apparitions:
Fatima" sur
WWW.PRIERLECHAPELET.COM
M.E. Céleste
Quelslieuxsontcités parJésus dans
l’Évangile ?
Spé cia l Jeu \bes
Quelle forceJésus nousdonne-t-il pour
être sestémoins surterre ?
B
J
S J
G
Le S....- E.....
Chaq uejour,
com meJé sus, avec
m es m ains, je
b énis :
mon repas
mafamille
mamaison
mes amis
mon travail, etc.
Lesdisciples sontheureux carils savent queJésus est
présent d'unenouvelle manière etplus puissa nt.Jésus
s'est élevé, maispa reil aux nua ges duciel, ilest toujours
là pa rtout oùtues!
As- tu bie n co m pris ?
www.kt42.fr M.E. Céleste
Être témoin de Jésus c'est :
.......................................................
....................................................... .....................................................
Page 11
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 11
Le13 ma i19 17, àla Cova daIria ,une belle dame vêtue deblanc
a pparaît à3 petits bergers :Ja cinthe, LuciaetFra nçois (photo)
de Fatima au Portugal.
En pleine guerre mondiale,elle leur demande dedire lecha pelet,
leur promet leciel, maisleur annonce aussi degra ndes
souffra ncespour l’Église etpour lemonde. Notre-Da medu
Rosa irelesinvite àvenir le13 des mois suiva nts,etpour queles
gens croient carils sont seuls àla voir, ellefitlemira cledusoleil
le 13 octobre 19 1
7.
Depuis, desmillions depersonnes partent àFatima enpèlerina ge,
et lemois deMai estpour nousl'occasion deredécouvrir cette
histoire etde prier avec Notre-Da meduRosa ire.
ATELIER :JE FA ISUN DIZA INIER
Ilte faut :
10 perles de8mm dediamètre
30 cm d’élastique (1mm dediamètre environ)
une petite croixenbois ouplastique, avecuntrou en
haut.
Réalisation
✴ Enfile lacroix surl’élastique. Mets-laaumilieu dufilet
bloque-la parunnœud.
✴ De chaque côté,enfile 5perles. Entrechaque perle,fais
un nœud simple. Tesperles nedoivent êtrenitrop
serrées, nitrop éloignées, cesera plusjoli.
✴ Ferme ledizainier parundouble nœudetcoupe les
brins
d’élastique entrop.
Voilà, tondizainier estfini !Tu peux lemettre dansta
poche oul’enfiler comme unbracelet autourdeton
poignet.
S av ais -tu qu e
le ch ap ele t
c'e stméd ite r
la vie de
Jé su s?
Mois de M ai mois de M arie
M is si\b n du m\bis :
Faire "1jevous salue Marie"
par jour pour mafamille,
mon prêtre etmoi-même.
Film àvoir :
"Les apparitions:
Fatima" sur
WWW.PRIERLECHAPELET.COM
M.E. Céleste
Quelslieuxsontcités parJésus dans
l’Évangile ?
Spé cia l Jeu \bes
Quelle forceJésus nousdonne-t-il pour
être sestémoins surterre ?
B
J
S J
G
Le S....- E.....
Chaq uejour,
com meJé sus, avec
m es m ains, je
b énis :
mon repas
mafamille
mamaison
mes amis
mon travail, etc.
Lesdisciples sontheureux carils savent queJésus est
présent d'unenouvelle manière etplus puissa nt.Jésus
s'est élevé, maispa reil aux nua ges duciel, ilest toujours
là pa rtout oùtues!
As- tu bie n co m pris ?
www.kt42.fr M.E. Céleste
Être témoin de Jésus c'est :
.......................................................
....................................................... .....................................................
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 12
Avons-nous ce réel amourdu prochain ?
Ai-jemanqué depatience et
d’accueil ;entretenu un
esprit devengeance, de
jalousie, d’envieoude
rancœur ?
Ai-jerefusé depardonner ?
Ai-je menti, méprisé les
autres ?
Entreépoux :Adultère,
manque dedisponibilité vis-
à-vis demon conjoint,
disputes incessantes ;
absence deréconciliation
claire.
Résistances pourvivre les
exigences del’ouverture àla
vie etàla parentalité
responsable (contraception
par rejet délibéré decet
appel del’Evangile ?par
ignorance, faiblesseou
manque degénérosité ?).
Entreconjoints :
Vivre enconcubinage ou
avoir desrelations sexuelles
en dehors dumariage
religieux.
À l’égard deses enfants :avoir
tenté des’opposer àleur
vocation :mariage, prêtrise,
vie religieuse.
Mauvais exemple (Contre
témoignage).
Corrections faitessous
l’empire delacolère.
Contre lesparents oudes
responsables :manque de
respect, d’obéissance et
d’esprit deservice, insolence.
Contrelajustice :voler ;ne
pas payer sesdettes, refuser
d’aider lesplus pauvres,
gaspiller.
1
.
Dieu a-t-illapremière place
dans mavie?
Vais-je àl’église sanctifier le
jour duSeigneur ?
Est-cequejeprie ?
Maviespirituelle :est-ce que
je lis laParole deDieu tous
jours ?
Ai-jemanqué derespect
envers Dieuparmaparole ?
(blasphème)
Vais-je meconfesser en
préparant maconfession ?
Ai-jerefusé deconfesser des
fautes graves (parhonte,
orgueil, refusdeconversion) ?
Ai-jecommunié sansavoir
cherché àme préparer, ou
après avoircommis des
péchés graves(nonconfes-
sés) ?
Ai-je eu/ai-je recours àla
magie, spiritisme, utilisédes
talismans ouporte-bonheur,
consulté leshoroscopes,
fréquenté lesvoyants,
marabouts, quimboiseurs,
gadézafè… ?
Colère, injustifiée et
entretenue, contre soi-même
ou contre son prochain.
Manque d’équilibre de vie.
Perte de temps démesurée
Négliger sa santé ou trop s’en
soucier.
Être gourmand, abuser de la
boisson.
Consommation de drogues,
regarder des films violents,
pornographiques.
Autoérotisme : masturbation.
Ne pas fuir les compagnies
qui incitent au mal.
Être occasion de scandale
pour les autres (chercher à
provoquer ou à séduire).
ex : mauvais usage des
moyens de communication,
écrans, réseaux.
EN ATTENDANT L'EFFUSIONDEL'ESPRIT...
PRENONS-NOUS LETEMPS DELARÉFLEXION SINCÈRE
ET PROFONDE SURNOTRE VIEDEDISCIPLES ?
Cetexamen deconscience estune feuille deroute réutilisable avantchaque confession. M.E.Céleste &Père Eddy Ertus
Qu'offrons-nous vraiment au Père
chaque jour pour lui témoigner notre amour ?
CONTRE DIEU CONTRESONPROCHAIN
CO N TR E SO I-M ËM E
Nous aimons-nous
réellement ?
Acte de contrition :
Mon Dieu, j'ai un très grand regret
de t'avoir offensé car tu es
infiniment bon, infiniment aimable
et que le péché te déplaît, je prends
la ferme résolution avec le secours
de ta sainte grâce de ne plus
t'offenser et de faire pénitence
Aller seconfesser avecunprêtre
Page 13
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 13
Nous vivons dans une société qui va de
plus en plus mal, anxiogène en raison de
différentes mutations sociétales et des
différents paramètres qui interfèrent dans la
vie quotidienne des personnes, qui font écho à
leurs problématiques, à leur histoire de vie, ou
qui viennent se surajouter. Et dans le contexte
actuel, la crise sanitaire liée à la pandémie
de la COVID-19 vient générer ou majorer une
angoisse massive face à l’incertitude de l’avenir.
C
es personnes se sentent mal
dans leur vie, mal dans leur
être, elles ont « mal à leur
vie ». Elles sont en détresse, se sentent
perdues, ne savent plus où elles en
sont, qui elles sont (crise identitaire),
ni où elles vont. Elles sont envahies
par l’anxiété, l’angoisse, le stress, voire
même par des idées noires (idées
suicidaires). En effet, ce mal-être étant
de l’ordre de l’insupportable, pour
certains la solution pour s’en soustraire
serait la mort, et dans certains cas,
comme disent des spécialistes « elles
proclament éros (la pulsion de vie), en se jetant dans les bras de thanatos (la
pulsion de mort) », notamment dans les
conduites à risque qui sont une forme
de suicide secondaire. Pour certains, ce
mal-être entraine cette conclusion : « la
vie ne vaut plus la peine d’être vécue »,
en tout cas dans ces conditions. Pour
d’autres, cette crise même si elle est
douloureuse est une opportunité pour
se remettre en question, pour réajuster
son fonctionnement psychique dans
l’adaptabilité à l’environnement en se
faisant accompagner. Et pour d’autres,
on parlera de résilience, c’est-à-dire
la capacité à rebondir sur ses deux
jambes, la capacité à remonter la pente,
à surmonter ses difficultés sans en être écrasé.
Qu’entend-on par « mal-
être » ? Quelle en est la cause ? Quelles en sont
les signes ? Comment
s’en sortir ?
Le « mal-être » est un mot
générique qui regroupe
différents types de « mal-
être » : le mal-être existentiel,
le mal-être au travail, le mal-
être en couple, le mal-être
familial, et qui connote avec le
burn-out, la dépression et le stress.
C’est l’état d’une personne qui se
sent mal psychologiquement au plus
profond d’elle-même et qui exprime
une souffrance. Nous pouvons le définir
donc comme un vécu douloureux qui
dure et qui empêche de mener sa vie
comme on l’entend, et qui peut plonger
dans une détresse.
Qu’est-ce que le mal-être
existentiel ?
Le mal- être existentiel est un mal- être
profond où la personne interroge le but
et le sens de son existence. Ce mal- être
peut surgir de façon aigüe à certains
moments de la vie, et prendre parfois la
forme d’une crise existentielle ou d’une
souffrance qui conduit à consulter un
spécialiste (psychologue, thérapeute,
psychanalyste...).
Ce moment d’interrogation fondamen-
tale et de souffrance peut survenir
à certains âges clés de la vie : l’ado-
lescence (passage à l’âge adulte), le
vieillissement (la retraite profession-
nelle et la prise de conscience des
limitations liées à l’âge) ; mais également
lors d’un deuil, d’une perte d’emploi,
d’une séparation amoureuse, du départ
des enfants pour les études, du départ
en retraite, de la crise du milieu de la
MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER
jambes, la capacité à remonter la pente,
à surmonter ses difficultés sans en être
écrasé.
Qu’entend-on par « mal-
être » ? Quelle en est la
Qu’entend-on par « mal-
être » ? Quelle en est la
Qu’entend-on par « mal-
cause ? Quelles en sont
les signes ? Comment
être » : le mal-être existentiel,
le mal-être au travail, le mal-
être en couple, le mal-être
familial, et qui connote avec le
burn-out, la dépression et le stress.
Avons-nous ce réel amour
du prochain ?
Ai-jemanqué depatience et
d’accueil ;entretenu un
esprit devengeance, de
jalousie, d’envieoude
rancœur ?
Ai-jerefusé depardonner ?
Ai-je menti, méprisé les
autres ?
Entreépoux :Adultère,
manque dedisponibilité vis-
à-vis demon conjoint,
disputes incessantes ;
absence deréconciliation
claire.
Résistances pourvivre les
exigences del’ouverture àla
vie etàla parentalité
responsable (contraception
par rejet délibéré decet
appel del’Evangile ?par
ignorance, faiblesseou
manque degénérosité ?).
Entreconjoints :
Vivre enconcubinage ou
avoir desrelations sexuelles
en dehors dumariage
religieux.
À l’égard deses enfants :avoir
tenté des’opposer àleur
vocation :mariage, prêtrise,
vie religieuse.
Mauvais exemple (Contre
témoignage).
Corrections faitessous
l’empire delacolère.
Contre lesparents oudes
responsables :manque de
respect, d’obéissance et
d’esprit deservice, insolence.
Contrelajustice :voler ;ne
pas payer sesdettes, refuser
d’aider lesplus pauvres,
gaspiller.
1
.
Dieu a-t-illapremière place
dans mavie?
Vais-je àl’église sanctifier le
jour duSeigneur ?
Est-cequejeprie ?
Maviespirituelle :est-ce que
je lis laParole deDieu tous
jours ?
Ai-jemanqué derespect
envers Dieuparmaparole ?
(blasphème)
Vais-je meconfesser en
préparant maconfession ?
Ai-jerefusé deconfesser des
fautes graves (parhonte,
orgueil, refusdeconversion) ?
Ai-jecommunié sansavoir
cherché àme préparer, ou
après avoircommis des
péchés graves(nonconfes-
sés) ?
Ai-je eu/ai-je recours àla
magie, spiritisme, utilisédes
talismans ouporte-bonheur,
consulté leshoroscopes,
fréquenté lesvoyants,
marabouts, quimboiseurs,
gadézafè… ?
Colère, injustifiée et
entretenue, contre soi-même
ou contre son prochain.
Manque d’équilibre de vie.
Perte de temps démesurée
Négliger sa santé ou trop s’en
soucier.
Être gourmand, abuser de la
boisson.
Consommation de drogues,
regarder des films violents,
pornographiques.
Autoérotisme : masturbation.
Ne pas fuir les compagnies
qui incitent au mal.
Être occasion de scandale
pour les autres (chercher à
provoquer ou à séduire).
ex : mauvais usage des
moyens de communication,
écrans, réseaux.
EN ATTENDANT L'EFFUSIONDEL'ESPRIT...
PRENONS-NOUS LETEMPS DELARÉFLEXION SINCÈRE
ET PROFONDE SURNOTRE VIEDEDISCIPLES ?
Cetexamen deconscience estune feuille deroute réutilisable avantchaque confession. M.E.Céleste &Père Eddy Ertus
Qu'offrons-nous vraiment au Père
chaque jour pour lui témoigner notre amour ?
CONTRE DIEU CONTRESONPROCHAIN
CO N TR E SO I-M ËM E
Nous aimons-nous
réellement ?
Acte de contrition :
Mon Dieu, j'ai un très grand regret
de t'avoir offensé car tu es
infiniment bon, infiniment aimable
et que le péché te déplaît, je prends
la ferme résolution avec le secours
de ta sainte grâce de ne plus
t'offenser et de faire pénitence
Aller seconfesser avecunprêtre
« J’ai mal
à ma vie !
»
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 14
MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER
vie (crise de la quarantaine ou de
la cinquantaine durant laquelle on
fait le point sur sa vie et au cours de
laquelle s’opère un remaniement
psychologique), ou d’autres évène-
ments pouvant survenir au cours
de l’existence. Ces événements qui
s’accompagnent de changements
profonds, de franchissements, vont
modifier de façon essentielle, pour
la personne, sa perception et sa
conception des choses, voire le sens
de sa vie et jusqu’à sa raison d’être.
Et le mal-être au travail ?
Le mal-être au travail est lié aux
conditions de travail : la charge
de travail, le rythme, la pression
et surtout au niveau des relations
interpersonnelles, l’ambiance au travail
(les difficultés de communication,
les conflits, le harcèlement moral), et
dans ce cas, nous pouvons parler de
risques psychosociaux liés à un milieu
professionnel anxiogène générant une
souffrance psychique au travail (burn-
out, dépression).
Quels sont les signes du mal-être ?
La personne qui souffre d’un mal-être
présente les signes d’appel suivants :
• Au niveau somatique : troubles du
sommeil (insomnie ou hypersomnie,
c’est-à-dire que la personne dort trop
ou pas assez en fonction de ses besoins
physiologiques), fatigue, perte ou
augmentation de l’appétit et donc perte
ou prise de poids, nœud à la gorge,
boule au ventre…
• Au niveau psychologique : angoisse,
anxiété, stress, perte de confiance en
soi (sentiment de dévalorisation de
soi), démotivation, peur, sentiment
d’être perdu, idées noires (pensées
suicidaires), difficultés à se concentrer,
irritabilité, colère…
• Au niveau du comportement :
repli sur soi, isolement, retrait social,
consommation d’alcool, de drogue,
recherche de sensations extrêmes
(vitesse automobile), irritabilité,
agressivité…
• Au niveau spirituel : sécheresse
spirituelle (désert), difficultés à prier,
découragement, sentiment d’être
abandonné de Dieu ou d’éloignement,
culpabilité, paresse spirituelle…
Quels sont les moyens de guérison ?
Comment surmonter le mal-être ?
La souffrance que génère le mal-
être pousse nécessairement au
questionnement sur soi par
l’introspection (faire le bilan de
sa vie), mais il ne s’agit pas de
se regarder et de s’enfermer
dans la perception que l’on
a de soi, marquée bien
souvent par la dépréciation
de soi et la culpabilité. Mais
de repérer, d’identifier et
de nommer la cause de son
mal-être, afin de faire un
travail (thérapeutique) sur soi.
C’est un travail d’élaboration
psychique (mettre des mots sur
des maux). En effet, à défaut de
« mots », on a des « maux » (physiques,
psychologiques et spirituels). D’ailleurs,
la maladie n’est-elle pas « le mal à
dire » ?
Dans ce processus et cette dynamique
pour remonter la pente, il s’agit
de se faire aider (relation d’aide,
psychothérapie, coaching…) pour
traverser la crise et la surmonter.
Donc, l’appui d’un professionnel
ou tout simplement d’un aidant (un
écoutant) peut s’avérer nécessaire,
bien entendu, en fonction de la
gravité de la situation de la personne.
Ce qui demande un discernement
pour savoir si une simple écoute dans
un processus d’accompagnement
est suffisante, ou s’il faut faire appel
à un psy (psychologue, psychiatre),
surtout quand il y a des pathologies
psychiques qui émergent. Et dans ce
cas, un traitement médicamenteux est
nécessaire.
La souffrance que génère le mal-
être pousse nécessairement au
questionnement sur soi par
l’introspection (faire le bilan de
sa vie), mais il ne s’agit pas de
se regarder et de s’enfermer
dans la perception que l’on
a de soi, marquée bien
de nommer la cause de son
mal-être, afin de faire un
travail (thérapeutique) sur soi.
C’est un travail d’élaboration
psychique (mettre des mots sur
des maux). En effet, à défaut de
« mots », on a des « maux » (physiques,
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✔ Des psychologues peuvent vous accom-
pagner au niveau de l’Association
Alternative-Espoir ✆ 0596 56 27 78
✔ Pour les jeunes du Territoire Sud (Ecoute
par un psychologue ou un éducateur)
au niveau du Point Ecoute Jeune (PAEJ)
✆ 0696 17 78 23
✔ La Communauté des Eaux Jaillissantes
(Centre d’écoute, de prière et de compassion)
✆ 0596 79 91 93
✔ Se rapprocher d’une Cellule d’écoute
du Service Padre Pio au niveau de sa
paroisse ; il en existe dans tout le diocèse
(se renseigner au niveau de sa paroisse
ou consulter le site internet de l’Eglise en
Martinique). Sinon, appeler au 0696 30 22
35 pour avoir des renseignements.
✔ Le numéro vert Sos Prière :
✆ 09 80 80 64 40
En fonction de vos besoins, vous pouvez
également contacter un psychologue, voire
dans certains cas, un psychiatre (en libéral ou
dans un Centre médico-psychologique).
Où se faire aider ? Il est important de retenir qu’il ne faut pas rester isolé, enfermé dans
sa souffrance. Le fait d’entamer une demande d’aide à travers une
écoute neutre et bienveillante, dans le respect de la confidentialité,
peut s’avérer salutaire pour explorer les éléments en jeu dans ce
profond mal-être, pour mieux rebondir. L’être humain étant corps,
âme et esprit. Il ne faut pas oublier de traiter l’esprit. C’est là qu’entre
en jeu le spirituel qui est une ressource pour dépasser et surmonter
la crise. La rencontre personnelle avec le Christ peut transformer
une vie, comme cela a été le cas de nombreuses personnes dans
les Evangiles, comme la femme adultère, Zachée et bien d’autres…
jusqu’à aujourd’hui. Parfois, l’accompagnement par un prêtre, un
accompagnateur spirituel ou un écoutant peut suffire à retrouver
l’essentiel de son existence, à redonner du sens à sa vie et à entrer
dans une résilience (capacité à rebondir et à « retomber sur ses
deux jambes », capacité à retrouver son élan vital pour « aimer et
travailler »).
Au-delà de toute aide psychologique, la foi est un puissant moteur
qui permet de donner du sens à son existence, en trouvant sa
véritable identité enracinée en Christ. Cependant, il ne faut pas
négliger le psychologique. Les deux domaines sont liés et participent
conjointement à l’équilibre psychique de la personne. Les deux
s’éclairent mutuellement et sont complémentaires. En donnant
sa vie au Christ, c’est tout notre être que nous lui donnons : corps,
âme, esprit. Et par son Esprit, tout notre être intérieur est renouvellé,
régénéré, restauré.
Tony Allaguy-Salachy, Psychologue clinicien,
Diacre permanent, responsable du Service Padre Pio
■
J’aimais la vie, et j’avais des rêves plein la tête. Je savais ce que je voulais faire à 18 ans après mon bac. Je
voulais travailler dans le BTP et préparer une licence et un master en performance énergétique et environnementale des bâtiments. Au
début, tout allait bien. Ma première année était idyllique même si le travail était dur, et en plus je me faisais chahuter étant une fille
dans une filière d’homme. J’avais de bonnes notes, j’ai fait de nouvelles connaissances, tout allait bien.
J’ai commencé ma deuxième année pleine d’enthousiasme. J’ai alors fait la rencontre d’un garçon qui est devenu mon petit ami, tout semblait
parfait. Et puis brusquement, il y a eu le covid. J’ai commencé à stresser, j’ai des palpitations et des moments d’angoisse, d’anxiété. Je
ne vois presque plus mes amis à cause de la situation sanitaire et j’ai commencé à tout remettre en question. Je déprime et je ne veux plus
suivre les cours en ligne, ni aller en présentiel. Je ne ris plus et ne parle plus aux autres. Maintenant, je me fiche complètement de tout.
J’ai passé toute une semaine à pleurer le soir dans mon lit. Au niveau scolaire, j’ai complètement décroché. J’ai l’impression que rien n’a
plus de sens et que je suis au bout de ma vie. Depuis quelques jours, ma grand-mère qui marche tous les jours entre deux et trois kilomètres
vient me chercher pour marcher avec elle. Je n’ai rien de mieux à faire et je ne veux pas lui faire de la peine, alors je l'accompagne.
voulais travailler dans le BTP et préparer une licence et un master en performance énergétique et environnementale des bâtiments. Au
Zoé Firmine (20 ans)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 16
MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER
ContactsContacts
La vie est belle, mais elle n’est pas un long fleuve tranquille. Elle apporte
à chacun son lot de désolation au travers de multiples épreuves générant
stress, angoisse, peur et nous poussant à tout faire pour chercher à nous sentir
mieux, retrouver ce que nous appelons le « bien-être » et, à travers lui, la sérénité.
M
ais, qu’est-ce que le bien-
être ? Un état que l’on
cherche tous plus ou
moins à atteindre, mais qui varie
selon les personnes et leurs condi-
tions d’existence, caractérisé par un
sentiment de satisfaction durable,
comblant les besoins du corps, du
cœur et de l’esprit, mais bien difficile
à réaliser.
L’écart nous séparant de cet objectif
est ressenti plus ou moins fortement
par chacun… Plusieurs signaux nous
alertent si nous y portons attention :
fatigue, irritabilité, tristesse, épuisement,
idées noires, déprime, peur. La question
est donc : comment en sortir ? Chacun
doit s’interroger : qu’est-ce qui dans ma
vie me procure du bien-être ? Quels
sont les obstacles que je n’arrive pas
à surmonter, les troubles corporels,
émotionnels, relationnels qui me
perturbent ? Qu’est-ce qui m’angoisse
le plus : le passé ? le présent ? l’avenir ?
A qui pardonner pour me libérer en
profondeur de relations toxiques liées
à mon histoire personnelle ou familiale ?
Nous devons prendre conscience que,
le plus souvent, nous créons nous-
mêmes les conditions de notre propre
mal-être. C’est pourquoi le premier
travail nous concerne nous-mêmes :
être en vérité avec soi-même, avec
les autres et bien sûr, avec Dieu, est
la première condition à remplir pour
vivre en harmonie. Nous découvrirons
alors les changements à apporter
dans nos vies pour nous libérer en
profondeur de nos addictions et de
nos peurs. Mais c’est un travail de
longue haleine.
Quelques pistes pe\xuvent néanmoins êt\xre explorées dès ma\xintenant
pour trouver un ét\xat de vie plus sati\xsfaisant, en re\bher\b\xhant la «
sobriété heureuse \x» dans la simpli\bit\xé du quotidien :
• Respirer : élément vital pour réguler angoisse et anxiété, par exemp\
le pratiquer
la cohérence cardiaque procurant un bienfait immédiat.
• Manger équilibré : alimentation variée, cuisinée par soi-même, à partir de
produits frais, non transformés en limitant l’apport en sel et en \
sucre.
• Boire de l’eau : seule boisson essentielle à notre corps (1,5 l au moins par
jour).
• Dormir suffi samment : pour permettre au corps de se régénérer lors d’un
sommeil réparateur (entre 6h et 9h selon les personnes).
• Pratiquer une activité physique : marcher, courir, jardiner.
• Prendre soin de soi, rire, chanter, danser, dessiner et peindre.
• Soigner son lieu de vie : décor intérieur, coin prière…
• Ecouter de la musique, lire un bon livre en se déconnectant d’internet, des
réseaux sociaux.
• Donner de son temps, de l’attention, de l’affection aux autres en cultivant
l’amitié.
• Prendre le temps de contempler la nature , s’émerveiller devant la
Création et rendre grâce au Seigneur.
• Faire une halte spirituelle pour vivre un cœur à cœur avec le Seigneur.
• APMF - Marcher chaque samedi avec Eglise
en Marche et le Réseau Laudato Si’ :
✆ 06 96 86 46 46
• Chemin Ignatien Martinique Exercices spirituels, prier en chemin :
Email : secretariat.cheminignatien972@gmail.com
• Foyer de Charité - Retraites fondamentales
pour tous : ✆ 05 96 58 20 30
• Pastorale diocésaine de la SantéVisite des malades, conseils pour une hygiène
de vie de qualité : ✆ 06 96 23 14 92
• Bibliothèque diocésaine
Découvrir livres et revues de spiritualité
✆ 05 96 44 65 61/06 96 18 21 79
• Radio Saint Louis - Musique, prière,
enseignements, infos : Fréquences 99.5, 101. 3,
105.1 Mhz et www.radiosaintlouis.com
Comme le dit le pape François :
« On peut vivre intensément avec
peu, surtout quand on est capable
d’apprécier d’autres plaisirs et
qu’on trouve satisfaction dans les
rencontres fraternelles, dans le
service, dans le déploiement de ses
charismes, dans la musique et l’art,
dans le contact avec la nature, dans
la prière. Le bonheur requiert de
savoir limiter certains besoins qui
nous abrutissent, en nous rendant
ainsi disponibles aux multiples
possibilités qu’offre la vie. » (LS 223)
Nicole Déglise, Réseau Laudato Si’ ■
A la recherche du bien - être
La vie est belle, mais elle n’est pas un long fleuve tranquille. Elle apporte
à chacun son lot de désolation au travers de multiples épreuves générant
stress, angoisse, peur et nous poussant à tout faire pour chercher à nous sentir
mieux, retrouver ce que nous appelons le « bien-être » et, à travers lui, la sérénité.
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Passer une journée sans wifi ou sans 3G, dépendance au niveau des transports ; exigence
scolaire souvent élevée, échec scolaire, faire des études sans savoir vers quelle voie
s'orienter ; difficultés à s'insérer dans la société, instabilité de l'emploi, licenciements
abusifs, peur du chômage, devoir s'exporter pour réussir ; absence de figures paternelles ;
violences sexuelles subies dans les familles ; violences morales subies à l'école ; manque
d'estime de soi et de reconnaissance ; crise de foi, difficultés à trouver leur place dans
l'Église, regards accusateurs des aînés de l'Église ; pertes de l'amour vrai, du respect du
corps, hypersexualisation, pornogr\Paphie ; quête d'identité…
E
t la liste de leurs maux peut être encore très longue...
Derrière l'image d'une jeunesse pleine de vie, joyeuse,
friande d'améliorations technologiques, se cachent
beaucoup de mal-être, d'anxiétés et de pressions pour beaucoup.
Donnons la parole à quelques étudiants et jeunes travailleurs : Par le mystère de ton incarnation, par ta croix et ta
résurrection, délivre-nous, Seigneur.
Pour résister à toutes ces sources d'angoisses, chacun
essaie de trouver la parade selon ses ressources
personnelles, selon la richesse de son entourage et
aussi selon le terreau de sa vie spirituelle. Une des
richesses de cette nouvelle génération est la joie d'être en
groupe et de partager de bons moments. Un moment de
convivialité est une source de soutien moral, cela permet
à beaucoup d'exister, d'évacuer les frustrations, d'oublier
les difficultés. Si cela n'est pas possible en présentiel, ils
savent aussi mettre à contribution les réseaux sociaux
et les visioconférences pour ce faire. Certains trouvent
le courage d'en parler à un ami de bon conseil, un
psychologue ou encore un prêtre, quitte parfois à mettre en place un suivi. Beaucoup encore
puisent leurs forces en Dieu dans la prière
personnelle ou communautaire.
Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du
monde, pardonne-nous, exauce-nous et aie
pitié de nous, Seigneur.
La Mission Étudiante Catholique (MEC) offre ces temps
conviviaux, cet espace de parole, une oreille auprès des
aumôniers. Et plus largement, la P astorale des jeunes des
paroisses peut aussi proposer ce cadre pour aider nos
jeunes à traverser leurs angoisses avec l'amour du Christ.
Car l'amour parfait bannit la crainte. (1 Jn 4,18)
P. Gaëtan Présent, Aumônier de la MEC ■
Litanie des angoisses des jeunes
‘‘
Litanie des angoisses des jeunes
‘‘
Litanie des angoisses des jeunes
Seigneur, prends pitié de nos jeunes.
Ô Christ, prends pitié de notre société.
Seigneur, prends pitié de nos angoisses.
‘‘
le courage d'en parler à un ami de bon conseil, un
Je vois qu'on évolue Je vois qu'on évolue dans un monde du travail hypocrite... On peut arriver avec plein de bonne volonté, des bonnes idées, hypocrite... On peut arriver avec plein de bonne volonté, des bonnes idées, hypocrite... On peut arriver avec plein
mais on est souvent freiné. Mais à force de mais on est souvent freiné. Mais à force de souffrir dans leur emploi, beaucoup de gens finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas faire à la base, c'est-à-dire rendre le mal, finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas faire à la base, c'est-à-dire rendre le mal, finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas
être égoïste... Souvent se pose un choix : perdre son intégrité être égoïste... Souvent se pose un choix : perdre son intégrité être égoïste... Souvent se pose
ou continuer à subir. un choix : perdre son intégrité ou continuer à subir. un choix : perdre son intégrité Je suis en troisième année Je suis en troisième année de licence, la charge de travail était déjà considérable. Au-delà des cours en distanciel, on nous mettait la pression pour trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait distanciel, on nous mettait la pression pour trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait distanciel, on nous mettait la pression pour
alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut
trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait
alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut
trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait
savoir que nous n'avions pas de période aménagée alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut savoir que nous n'avions pas de période aménagée alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut
pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les savoir que nous n'avions pas de période aménagée pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les savoir que nous n'avions pas de période aménagée
cours continuaient et parfois les contrôles. cours continuaient et parfois les contrôles. pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les cours continuaient et parfois les contrôles. pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les
Donc c'était pénible. cours continuaient et parfois les contrôles. Donc c'était pénible. cours continuaient et parfois les contrôles.
A l'aube de la trentaine, l'angoisse me vient du fait de ne pas avoir coché les cases de la me vient du fait de ne pas avoir coché les cases de la me vient du fait de ne pas
société (avoir ma maison, mariée, maman, avoir un mariée, maman, avoir un boulot...)
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L'Ascension représente la fin de la pré-
sence physique de Jésus sur terre.
40 jours après sa résurrection, il appa-
rut une fois de plus à ses apôtres. Il leur
demanda d'aller dans le monde entier pro-
clamer sa parole et tout ce qu'ils avaient vécu avec lui.
Puis, sous leurs yeux, Jésus fut élevé aux cieux dans une grande
nuée ; où il monta rejoindre son Père.
Néanmoins, Jésus demeure toujours parmi nous par ses
sacrements, particulièrement l'Eucharistie.
Par sa présence au tabernacle lors de l'adoration, lors de la
proclamation de la parole, dans nos coeurs, dans les Ecritures.
Dans nos vies d'amour on reconnaît Jésus. Il n'est pas au ciel.
Jacqueline Rosemain
paroisse du
Saint Esprit
Pour moi, l'Ascension c'est la fête de
la promesse de Jésus. C'est Dieu fait
homme qui arrive au terme de sa mis-
sion visible sur la terre et s'élève vers
d'où il vient. Il nous a promis beaucoup de choses durant sa
présence et notamment qu'il fallait qu'il quitte ce monde bien
visible à nos yeux pour nous envoyer cet Esprit qui nous gui-
dera dans nos futures relations avec lui. Promesse encore de
son retour glorieux à la fin des temps. Alors pour moi, il est
toujours présent sur la terre et sa présence m'est sensible aux
yeux de ma foi. Il est dans le ciel de nos cœurs, de nos regards,
de mes rencontres et de nos vies. Puisqu'il m'a dit '' Je suis au
milieu de vous''. Promesse tenue. Alors, pourquoi fixer le ciel ?
Charles Cospar
paroisse du François
? Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
1. Que représente pour toi l'Ascension ?
2. Est-ce que cela signifie que Jésus n’est plus présent sur terre ? Faut-il le chercher dans le ciel ?
‘‘
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
En Christ, Dieu s’est fait homme. Il partage
ainsi notre vie et notre mort. A sa résurrec-
tion, il nous a montré ses blessures (Jean 20,27). Avec l'Ascen-
sion, le voilà élevé au ciel dans la gloire de Dieu. Nous voyons
notre humanité debout en Dieu par la mort et la résurrection de
Jésus. L’inconcevable, l’impensable, l’incroyable s’est réalisé.
Une rupture dans le temps, dans l'histoire, une nouveauté. Un
changement radical en Dieu, et en l’homme s’est produit avec des
conséquences concrètes dans notre vie quotidienne.
Avant on séparait divin et profane. « On ne mélange pas torchon
et serviette ». Une distance infranchissable semblait séparer Dieu
et l’homme. L’un étant incréé et saint et l’autre créé et pécheur
(impur).
D’ailleurs, c’est dans cette distance entre l’homme et Dieu que
s’organisent les religions pour accompagner l’homme dans sa quête.
Avec la Crucifixion, la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte,
nous pouvons dire que tout est accompli. La quête de l’homme
est terminée. Il est maintenant debout en Dieu. Et c’est cela qu’il
nous faudra découvrir jour après jour dans les réalités les plus
simples de notre vie. Dieu est en nous et nous en lui.
Il n’y a plus qu’une Eglise visage et corps du Christ au ciel et
sur la terre. Voilà le chemin, la vérité et la vie comme réponse
aux attentes de toutes les religions. La présence victorieuse et
définitive de Dieu en chacun de nous et de nous en lui dans une
communion parfaite.
Chaque jour, nous devrons témoigner de cette sainteté qui nous
est donnée, une convocation universelle et porter des fruits de
miséricorde, de vie et d’amour par la grâce de Dieu.
Père
Jean Michel
Monconthour
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 18
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 9 mai :
• 8h et 10h : Messes à la paroisse de Sainte-Anne
• 17h :
Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis (horaire couvre-feu)
Mardi 11 mai :
• Conseil épiscopal
Mercredi 12 mai :
• Rencontre des confirmands du couvent st Joseph de Cluny (le matin)
• Rencontre des confirmands des paroisses de Bellevue
(2
e groupe), Bellefontaine et Case-Pilote (l’après-midi)
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Jeudi 13 mai :
Ascension du Seigneur • 9h30 : Messe au monastère des Sœurs bénédictines à Bout-bois
• Cours de Théologie de la spiritualité
Vendredi 14 mai :
• 18h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Marie
Samedi 15 mai :
• 10h : Confirmation à la paroisse de Grand-Rivière des jeunes de Macouba et Grand-Rivière
• Intervention avec les groupes du Renouveau charismatique
par visioconférence Dimanche 16 mai :
• 9h30 : Confirmation à la paroisse de Bellevue
• 15h : Confirmation des catéchumènes à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du 17 au 19 mai :
• Visite pastorale en Guadeloupe
Mercredi 19 mai :
• Rencontre des confirmands des paroisses du Saint-Esprit
et Vert-Pré
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Jeudi 20 mai :
• Cours de Théologie de la spiritualité en visioconférence
Samedi 22 mai :
• Rencontre avec les jeunes du Foyer saint Dominique Savio
• 15h30 : Confirmation à la paroisse de Schœlcher
Dimanche 23 mai :
Pentecôte • 9h : Confirmation à la paroisse des Terres-Sainville
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du Dimanche 23 au Lundi 24 mai :
• Temps d’évangélisation et de louange avec tous les groupes
du Renouveau Charismatique
Agenda de l’ArchevêqueAgenda de l’Archevêque
« Le Diocèse de Martinique est très peiné des
accusations mensongères qui se répandent
sur les réseaux sociaux, sur l’Évêque, plusieurs
prêtres et des collaborateurs, cherchant à jeter
le discrédit sur notre Église.
Il convient d’apporter les précisions
suivantes :
➊ M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou est arrivé
à la Martinique en 2016, dans le cadre d’une
mise à disposition de prêtre étranger entre
le Diocèse de la Martinique et le Diocèse de
Lokossa au Bénin.
Cette mise à disposition contractuelle
tripartite, cosignée par M. l’Abbé Sylvanus
Noudéhou, lui-même, prévoyait un terme
au mois d’août 2019. Celui-ci a été prorogé
jusqu’au mois d’août 2020.
Conformément à la règlementation relative à
la mise à disposition de prêtres étrangers, le
terme de la mission entraîne la cessation des
activités sur le territoire de mise à disposition :
par conséquent, depuis le mois d’août 2020,
M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou ne peut plus
exercer sur le territoire de la Martinique du
fait de l’arrivée du terme de cette mise à
disposition. Ce à quoi il avait parfaitement
consenti, en toute connaissance de cause.
Malgré cela, M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou a
décidé de demeurer à la Martinique et refusé,
ainsi, de rejoindre son territoire de tutelle.
➋ Par la suite, le diocèse de la Martinique
a été informé par un membre officiel d’un
diocèse de France de faits impliquant
M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou, survenus sur le territoire de la Martinique durant
sa mission et susceptibles d’engager sa
responsabilité pénale.
Conformément aux règles établies par la
Conférence des Évêques de France et aux
procédures internes mises en place au
sein du Diocèse de la Martinique, face
à toute révélation susceptible d’engager
la responsabilité pénale d’un prêtre dans
l’exercice de sa mission pastorale, le
Diocèse de la Martinique a :
Informé M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou de
l’existence du témoignage d’une fidèle
susceptible d’engager sa responsabilité
pénale ;
Mis en œuvre la procédure de signale- ment aux autorités compétentes locales,
les seules habilitées légalement à pouvoir
instruire cette affaire ;
Enclenché la procédure d’information aux autorités de tutelle ecclésiastiques dont
relève M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou, à
savoir le Diocèse de Lokossa au Bénin,
d’une part et, le Vatican, d’autre part.
L’affaire concerne donc des autorités
totalement distinctes du Diocèse de la
Martinique qui a parfaitement suivi la
règlementation en vigueur, dans le respect
des règles de transparence appliquées par
Mgr David Macaire depuis sa prise de fonction
et dans la droite ligne non seulement des
préconisations de la Conférence Nationale
des Évêques de France mais également des
directives données par le Pape François.
➌ Il apparaît également que le Diocèse
de la Martinique, son Évêque, Mgr David
Macaire, ainsi que plusieurs de ses
prêtres en fonction et collaborateurs font
l’objet d’une campagne de diffamations
parfaitement inacceptables et à propos de
laquelle ils se réservent le droit de donner
les suites procédurales appropriées.
En outre, compte tenu de la situation et
du scandale produits par les diffamations,
l’Abbé Sylvanus Noudéhou est désormais
frappé d’une sanction ecclésiale et tout
fidèle qui lui apporte un soutien sera
soumis à des sanctions canoniques. Ce
qui signifie qu’il ne peut plus célébrer
aucune messe, qu’il n’a aucun pouvoir de
confession, l’interdiction formelle de tout
exercice de ministère ecclésiastique dans
le diocèse et ne peut à aucun titre solliciter
la générosité des fidèles catholiques.
Mgr David Macaire, en acceptant la mission
qui lui a été confiée par le pape lui-même,
a entrepris, depuis sa prise de fonction, une
nécessaire clarification des procédures, qu’il
entend poursuivre dans l’intérêt des fidèles,
en leur assurant la protection qu’ils sont en
droit d’attendre dans l’Église. L’archevêque
invite les fidèles à prier tant pour ceux qui
cherchent à attaquer si injustement l’Église
de Martinique que pour ses pasteurs qui
ont répondu à l’appel de Dieu malgré les
difficultés de la Mission. »
Communiqué du diocèse de Martinique du mercredi 28 avril 2021
C\bMMUNIQUÉ
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 19
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J e monte vers mon P ère et votre P ère,
vers mon Dieu et votre Dieu. Alleluia !
(Evangile de st Jean, 20, 17)
Fête de l'Ascension du SeigneurFête de l'Ascension du Seigneur
Jeudi 13 mai 2021
