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E g lise en MARTINIQUE M al-être et chemins de guérison N° 621 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 9 MAI 2021 Hommage au père Filopon Les ministres institués du diocèse Fondements bibliques de l’Ascension

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23 S ommaire «A imez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »… « Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour ». En ce 6 e dimanche de Pâques, le maître-mot de la liturgie est « Aimer ». Nous avons tous notre place dans le cœur de Dieu. Nous sommes appelés à ressembler à Jésus dans l’amour et \ à nous aimer les uns les autres gratuitement, sans contrepartie. Le mois de mai est dédié à la Vierge Marie ; Marie, mère de Dieu, mère de l’Amour. Bien vivre le mois de mai, c’est participer aux méditations du rosaire ou du chapelet. « La méditation est une voie, pas un objectif » nous dit le pap\ e François dans son enseignement sur la prière. C’est une voie pour conduire au Christ, l’essence de notre foi… La méditation chrétienne est impossible sans l’Esprit Saint. Le jeudi 13 mai prochain, quarante jours après Pâques, nous fêterons l’Ascension, l’entrée du Christ dans la gloire de D\ ieu, la fin de sa présence visible sur terre. Notre tout nouveau prêtre\ , père Robert-Marie, nous éclaire sur les fondements bibliques de cette fête. Par ailleurs, en attendant l’effusion de l’Esprit Saint, une feuille de route nous est proposée pour nous aider à faire notre examen de conscience. Aujourd’hui, il est devenu fréquent de se sentir angoissé, d’avoir peur du futur. Jeunes et moins jeunes sont touchés par ce phénomène. La période anxiogène actuelle due, entre autres, à la pandémie du Coronavirus n’arrange pas la situation\ . Mais tout n’est pas perdu car des solutions existent. Fort de ce constat, le dossier proposé dans cette édition est intitulé «\ Mal- être et chemins de guérison ». Nous y retrouvons les différe\ nts signes du mal-être et des pistes pour s’en sortir. En ce mois de Mai, que maman Marie, notre mère du ciel, nous entoure de sa prière et de sa paix ! Beau mois de Marie à tous ! Justine Lordinot ■ AGENDA DE L'EVEQUE 19 EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •  Fondement\b biblique\b de\n l'A\bcen\bion •  « J’ai mal à ma \nvie ! » •  A la recherche du bien-être •  Litanie de\b angoi\b\be\b de\b jeune\b •  Que repré\bente pour toi l'A\bcen\bion ? •   E\bt-ce que cela \bignifi  e que Jé\bu\b  n’e\bt plu\b pré\bent  \bur terre ?  Faut-il le chercher dan\b le ciel ? •   Zoom \bur… le\b Mini\btre\b in\btitué\b du  Diocè\be de Saint-Pierre et Fort-de-France •  Retraite\b en ligne à la Cath\nédrale •   Mi\b\bionnaire, au \bervice de l’Aumônerie de  pri\bon - Témoignage •  Spécial Jeune\b •  En attendant l'effu\bion de l\n'E\bprit Saint.. •   S01E08 : A la génér\nation actuelle : Ce que j’attend\b •  La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n » 3 •  La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n »•  La méditation e\bt « une voie, pa\b un objectif\n » EGLISE UNIVERSELLE\C 7 5 6 8 9 10 12 13 16 17 AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18 Dossier : MAL-ÊTRE ET CHEMI\CNS  DE GUÉRISON 4 EDITORIAL 2 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 3 E n fait, qu’attendez-vous de l’Eglise ? - Déjà qu’elle me pose la question de savoir ce que j’attends ! Parfois, j’ai l’impression que l’Eglise ne se préoccupe de ce qu’on vit que pour nous faire des reproches et des corrections… - C’est son côté « manman », un peu babilleuse… ; c’est une forme d’amour… ! - Mouais… ! Cet amour-là ne se ressent pas toujours… Enfin ! - Pour revenir à votre question, voilà ce que j’attends de l’Eglise : - Premièrement : qu’elle nous parle d’amour, de paix, de tolérance, qu’elle soit ouverte et compré- hensive… qu’elle ne juge pas... Deuxièmement : … - Attendez… sur ce premier point je dois faire des remarques : je suis d’accord quant à la façon de dire les choses ou le rééquilibrage de notre discours. Le pape François écrit dans Evangelii Gaudium (n°38) que si un curé fait 10 sermons sur la morale sexuelle et un seul sur la charité, c’est qu’il y a un déséquilibre. Car, au centre de notre foi, il y a d’abord le salut gratuit de Dieu et la charité avant les efforts de moralité. Cela dit, l’Eglise ne peut se taire lorsqu’elle voit ses enfants et la société entrer dans des chemins de facilité qui conduisent à la mort ! Continuez donc… - Deuxièmement : venir à l’église doit nous faire du bien. Lavi-a two rèd’ ! Si tu vas à la messe pour qu’on crie sur toi ou pour t’ennuyer… tu ne retournes pas ! Les rassemblements de l’Eglise doivent apporter du réconfort et de l’apaisement… Troisièmement : … - Un moment… Oui, je suis d’accord pour que les temps de prière soient de « bons moments », mais on ne peut réduire la prière à une thérapie et Dieu à un méga-thérapeute. Ce serait très égoïste ! C’est vrai que la louange nous réjouit, que l’adoration nous soulage, que la médiation de la Parole de Dieu nous illumine et nous guérit… Mais si on ne va à l’Eglise que pour aller mieux, c’est comme une salle de spectacle ou un salon de massage et de bien-être… On va à l’Eglise pour Dieu et ses frères. Pour vivre le double commandement de l’Amour : aimer son prochain comme soi-même et son Dieu de tout son cœur. Le côté « bien-être » vient après, et il passe d’abord par la conversion, par des efforts... Par contre, contrairement aux petits plaisirs de ce monde, il n’est pas éphémère, il est complet et définitif… et même éternel ! - Troisièmement : de la solidarité ! Vous ne vous rendez pas compte comment on se sent seul dans cette société ! On court après un soutien moral les uns des autres. Or, quand tu viens à la messe, tu n’as pas l’impression d’avoir des gens qui te soutiennent et t’épaulent. On ne t’encourage pas quand tu fais le bien, on ne te console pas quand tu as mal fait. - C’est vrai, je suis entièrement d’accord avec cette demande. Par contre, je ne parlerai pas de « solidarité » qui est un terme trop « politique », humain, horizontal, mais de « fraternité ». Comme dit le pape François dans Fratelli Tutti (n° 272) … la fraternité, explicitement ou implicitement nous tourne vers Notre Père. Nous avons besoin de cette fraternité, à commencer par le clergé, figurez-vous ! Au lieu de regarder franchement nos misères pour être relevés par la Miséricorde de Dieu et celle de nos frères, nous cherchons parfois à nous montrer « bien comme il faut » en toute circonstance. Quelle erreur ! Il est temps d’appartenir à de petites communautés fraternelles, de partage, d’écoute-sans-jugement et d’entraide… l’Esprit-Saint nous y appelle. On sent bien que chaque chrétien aspire à pouvoir dire à ses frères librement ses joies ou ses pauvretés pour être porté, épaulé, encouragé. Le temps de faux-semblant est terminé ! Au fait, j’ai une autre question : Et vous, qu’êtes-vous prêts à faire pour l’Eglise ? - Hé hé… ! comme vous me le dites toujours… Venez et vous verrez ! + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ S01E08 * : A la génération actuelle : Ce que j’attends MOT DE L’ÉVÊQUE * Saison 1 épisode 8 ‘‘ ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 4 EGLISE UNIVERSELLE\n C hers frères et sœurs, bonjour ! Aujourd’hui, nous parlons de cette forme de prière qu’est la méditation. Pour un chrétien, «méditer» c’est chercher une synthèse : cela signifie se mettre devant la grande page de la Révélation pour essayer de la faire devenir nôtre, en l’assumant complètement. Et le chrétien, après avoir accueilli la Parole de Dieu, ne la garde pas enfermée en lui, car cette Parole doit rencontrer «un autre livre», que le Catéchisme appelle «celui de la vie». C’est ce que nous tentons de faire chaque fois que nous méditons la Parole. (…). C’est un phénomène à considérer de manière positive : en effet, nous ne sommes pas faits pour courir sans cesse, nous possédons une vie intérieure qui ne peut pas être toujours piétinée. Méditer est donc un besoin de tous. Méditer, pour ainsi dire, serait comme s’arrêter et reprendre son souffle dans la vie. Cependant, nous nous apercevons que cette parole, une fois accueillie dans un contexte chrétien, acquiert une spécificité qui ne doit pas être effacée. Méditer est une dimension humaine nécessaire, mais méditer dans le contexte chrétien va au-delà : c’est une dimension qui ne doit pas être effacée. La grande porte à travers laquelle passe la prière d’un baptisé –nous le rappelons encore une fois– est Jésus Christ. Pour le chrétien, la méditation entre par la porte de Jésus Christ. La pratique de la méditation suit elle aussi ce sentier. Et le chrétien, lorsqu’il prie, n’aspire pas à la pleine transparence de soi, il ne se met pas à la recherche du noyau le plus profond de son moi. Cela est licite, mais le chrétien cherche une autre chose. La prière du chrétien est avant tout une rencontre avec l’Autre, avec l’Autre mais avec un A majuscule : la rencontre transcendante avec Dieu. Si une expérience de prière nous donne la paix intérieure, ou la maîtrise de nous- mêmes, ou la lucidité sur le chemin à entreprendre, ces résultats sont, pour ainsi dire, des effets collatéraux de la grâce de la prière chrétienne qui est la rencontre avec Jésus, c’est-à-dire que méditer c’est aller à la rencontre de Jésus, guidés par une phrase ou par une Parole de l’Ecriture Sainte. Le terme «méditation» a eu des significations différentes au cours de l’histoire. Même au sein du christianisme, celui-ci se réfère à des expériences spirituelles différentes. Toutefois, on peut retrouver certaines lignes communes, et le Catéchisme nous aide encore en cela, quand il dit : « Les méthodes de méditation sont aussi diverses que les maîtres spirituels. […] Mais une méthode n’est qu’un guide ; l’important est d’avancer, avec l’Esprit Saint, sur l’unique chemin de la prière : le Christ Jésus ». Et il faut signaler ici un compagnon de route, quelqu’un qui nous guide : l’Esprit Saint. La méditation chrétienne est impossible sans l’Esprit Saint. C’est Lui qui nous guide à la rencontre de Jésus. Jésus nous avait dit : «Je vous enverrai l’Esprit Saint. Il vous enseignera et vous expliquera ». Et dans la méditation également, l’Esprit Saint est le guide pour avancer à la rencontre de Jésus Christ. Il existe donc de nombreuses méthodes de méditation chrétienne : certaines très sobres, d’autres plus complexes ; certaines accentuent la dimension intellectuelle de la personne, d’autres plutôt celle affective et émotive. Toutes sont importantes et toutes sont dignes d’être pratiquées, dans la mesure où elles peuvent aider l’expérience de la foi à devenir un acte total de la personne : ce n’est pas seulement l’esprit qui prie, c’est tout l’homme qui prie, la totalité de la personne, de même que ce n’est pas seulement le sentiment qui prie. Les anciens avaient l’habitude de dire que l’organe de la prière est le cœur, et ils expliquaient ainsi que c’est tout l’homme, à partir de son centre, du cœur, qui entre en relation avec Dieu, et pas seulement certaines de ses facultés. C’est pourquoi il faut toujours se rappeler que la méthode est une voie, pas un objectif : n’importe quelle méthode de prière, si elle veut être chrétienne, fait partie de cette sequela Christi qui est l’essence de notre foi. Les méthodes de méditation sont des voies à parcourir pour arriver à la rencontre de Jésus, mais si tu t’arrêtes sur la route et que tu ne regardes que la route, tu ne trouveras jamais Jésus. Tu feras un dieu de la route, mais la route est un moyen pour te conduire à Jésus. Le Catéchisme précise : «La méditation met en œuvre la pensée, l’imagination, l’émotion et le désir. Cette mobilisation est nécessaire pour approfondir les convictions de foi, susciter la conversion du cœur et fortifier la volonté de suivre le Christ. La prière chrétienne s’applique de préférence à méditer « les mystères du Christ ». Voilà donc la grâce de la prière chrétienne : le Christ n’est pas loin, mais il est toujours en relation avec nous. Il n’y a pas d’aspect de sa personne divine et humaine qui ne puisse devenir pour nous un lieu de salut et de bonheur. Chaque moment de la vie terrestre de Jésus, à travers la grâce de la prière, peut devenir contemporain pour nous, grâce à l’Esprit Saint, le guide. Mais vous savez que l’on ne peut pas prier sans être guidé par l’Esprit Saint. C’est Lui qui nous guide ! (…). Il n’existe pas de page de l’Evangile où il n’y ait pas de place pour nous. Méditer, pour nous chrétiens, est une manière de rencontrer Jésus. Et ainsi, seulement ainsi, de nous retrouver nous- mêmes. Et cela n’est pas un repli sur nous- mêmes, non : aller auprès de Jésus et nous rencontrer nous-mêmes auprès de Jésus, guéris, ressuscités, forts par la grâce de Jésus. Et rencontrer Jésus, le sauveur de tous, également de moi-même. Et cela grâce à la guide de l’Esprit Saint. Pape François https://fr.zenit.org/2021/04/28/ ■ La méditation est « une voie, pas un objectif »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 55 Dimanche 09 mai 2021\0  la P arole  Dominicale 6 ème dimanche de Pâques - Année B Introduction Père Éternel, toi qui es amour, tu nous as façonnés par amour, par amour, tu nous as donné ton Fils Jésus Christ. Accorde-nous la grâce de savoir ouvrir nos cœurs à ton amour, afin de nous aimer davantage les uns les autres comme tu nous aimes. Amen. Réflexion ➊ Dans la deuxième lecture, Jean insiste sur le fait que Dieu est Amour. L’amour est sa nature même. Comme Dieu le Père est la source d’amour, son amour s’exprime en Son Fils ; du Fils à nous, le peuple de bonne volonté et de chaque être humain à ses frères et sœurs. Pour nous chrétiens qui professons notre foi en Jésus Christ, aimer son frère est un devoir. L’amour envers nos frères et sœurs dans la foi conforme au caractère de Dieu, le Père. Cet amour ne s’enferme pas uniquement dans la relation du père et du Fils, mais elle s’ouvre aussi sur un tiers. Du coup, l’amour du Père est relationnel entre les trois personnes de la Trinité. Alors, les chrétiens sont appelés à s’aimer les uns les autres, mais comment aimer comme Il nous a aimés ? ➋ l’évangile nous montre comment aimer, nous invitant à demeurer dans son amour ; une invitation à prendre conscience de l’amour de Dieu et en jouir dans notre vie. Demeurer dans son amour, c’est savoir garder ses commandements. Pour jouir du vrai bonheur en Jésus, il faut croire et obéir à ses commandements. Le Seigneur Jésus nous sert un parfait exemple, gardant les commandements de son Père et obéissant à la volonté de Dieu en tout ce qu’il fit. C’est ainsi qu’il jouit continuellement de l’amour du Père : rien ne changea leur douce communion perpétuelle. Jésus désire profondément que ses disciples connaissent la joie, une joie qui découle de leur dépendance à son égard et que sa joie aussi soit la leur. La joie d’un chrétien se trouve dans le Seigneur. Contrairement à l’incrédule, lui, il recherche le bonheur en dehors de Dieu. Mais une vie sans Dieu est comme une maison sans une bonne fondation. Dieu préfère-t-il le croyant au non croyant ? ➌ L’amour de Dieu ne fait pas la différence ni entre les Juifs et les non-Juifs, ni entre les croyants et les non croyants. En Jésus, tout homme est appelé au salut quelle que soit sa situation ou sa particularité. Dans la première lecture, Dieu se manifeste séparément en vision à Corneille (un païen) et à Pierre (l’apôtre du Seigneur). Ensuite, il organise la rencontre entre les deux pour la conversion éventuelle de Corneille. Cette rencontre a permis à Corneille de se tourner vers le Christ et Pierre de changer son regard concernant les païens. Car d’habitude, il est inadmissible qu'un juif aille chez un non-juif, mais Dieu avait révélé à Pierre, qu’il ne devait plus considérer les non-croyants comme intouchables. Dieu regarde un cœur contrit et non pas sa nationalité ; sa faveur ne se limite pas à la nation d’Israël. De même, le respect de l’homme ne doit pas être fondé sur sa nationalité, mais sur le respect mutuel. En se prosternant à ses pieds, Corneille exprime sa vénération à l’apôtre qui refusa une telle adoration et protesta vivement qu’il n’était qu’un homme. Par cette action, Pierre nous laisse un exemple d’humilité. Dialogue avec Jésus Seigneur Jésus, tu m’as montré combien tu m’aimes, en donnant ta vie pour moi. Je t’aime et je souhaite aimer mes frères et sœurs comme tu m’aimes, mais donner ma vie, c’est comme si tu me demandes un peu trop. Accorde-moi la grâce de partager cette belle vie que tu m’as donnée avec joie dans le service de mes frères et sœurs, car la joie que je saurai porter à mes frères, c’est à toi que je la porte. Résolution Aujourd’hui, je vais rayonner de joie, je vais garder un beau sourire sur mon visage pour faire plaisir à tous ceux que je rencontrerai sur ma route. Père Philibert Paaga, Administrateur de la paroisse de Rivière-Pilote ■ Actes 10,25-26.34-35.\P44-48  •  Psaume 9\b (98)  •   1 \PJean 4,\b-10  •   Je\Pan 15,9-1\b LITURGIE  l’évangile nous montre comment aimer, nous invitant à demeurer dans son amour ; une invitation à prendre conscience de l’amour de Dieu et en jouir dans notre vie. Demeurer dans bonheur en Jésus, il faut croire et obéir à ses commandements. Le Seigneur que je la porte. Résolution Aujourd’hui, je vais rayonner de joie, je vais garder un beau sourire sur mon visage pour faire plaisir à tous ceux que

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 6 La  finale  de  l’Évangile  de  Luc  raconte  comment  Jésus,  le  Ressuscité,  apparaît  à  ses  disciples et aux apôtres. Il mange avec eux et leur donne quelques instructions. « Puis  il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme  il  les  bénissait,  qu’il  se  sépara  d’eux  et  il  s’éleva  au  ciel.  Pour  eux,  s’étant  prosternés  devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans  le Temple à bénir Dieu. » \P(Lc 24, 50-53) C ette finale est étonnante car on aurait pu imaginer que les disciples soient tristes. Le monde n’était pas changé. Ils avaient reçu une mission apparemment irréalisable, une mission qui allait au-delà de leurs forces. Comment pouvaient-ils se présenter devant les gens à Jérusalem, en Israël, dans le monde entier et dire : « Ce Jésus, qui apparemment a échoué, est au contraire notre Sauveur à nous tous » ? Les disciples ne retiennent pas que Jésus s’en est allé, mais ils sont conscients d’une présence nouvelle de Jésus ; le Ressuscité est maintenant présent au milieu d’eux d’une manière nouvelle et puissante. Ils savent que « la droite de Dieu » (Mc 16,19) où il est maintenant élevé, implique un nouveau mode de sa présence. L’Ascension n’est pas un départ vers une région lointaine du cosmos, mais elle est la proximité permanente dont les disciples font fortement l’expérience. A ceux qui prétendent que le christianisme est une religion du livre, nous répondons que le christianisme est rencontre et présence : don et mission. Jésus promet à ses disciples de les combler de la force du Saint Esprit pour qu’ils soient ses témoins jusqu’aux extrémités du monde. (Ac 1,8) Un mot sur la nuée (Ac 1,9) qui l’accueille et le soustrait aux yeux de ses disciples. Elle nous rappelle le moment de la transfiguration où une nuée lumineuse se posa sur Jésus et sur ses disciples (Mt 17,5). Elle nous rappelle l’heure de la rencontre entre Marie et l’ange Gabriel, qui lui annonce que la puissance du Très-Haut la « prendra sous son ombre » (Lc 1,35). Elle nous rappelle la tente sainte de Dieu dans l’Ancienne Alliance, où la nuée est le signe de la présence de Dieu (Ex 40,34). Comprenons donc, qu’il ne s’agit pas de la disparition de Jésus comme un voyage vers les étoiles, mais comme l’entrée dans le mystère de Dieu. Jésus est maintenant toujours présent à côté de nous et pour nous. La fête de l’Ascension nous invite ainsi à la vigilance. Cette vigilance signifie, d’une part, que l’homme ne s’enferme pas dans le moment présent en se donnant aux choses tangibles, mais élève le regard au-delà du momentané et de son urgence. Ce qui compte c’est de tenir librement son regard sur Dieu. Vigilance signifie surtout ouverture au bien, à la vérité, à Dieu, au milieu des scandales, au milieu d’un monde souvent inexplicable et au milieu du pouvoir du mal. Jésus part en bénissant. En bénissant il s’en va et dans la bénédiction il demeure. Ses mains restent étendues sur ce monde. Les mains du Christ qui bénissent sont comme un toit qui nous protège des orages. Dans ce geste s’exprime la relation durable de Jésus avec ses disciples, avec le monde. Dans le fait de s’en aller, il vient pour nous élever au-dessus de nous-mêmes, au-dessus de nos soucis et ouvrir le monde à Dieu. Voilà la raison permanente de notre joie chrétienne. « Galiléens, Martiniquais, pourquoi restez-vous là à regarder vers le Ciel ? Allez et soyez les gestes et paroles de bénédiction dont le monde a tant besoin ! » Père Robert-Marie Beaufour, Paroisse Saint-Michel du Franço is ■ Fondements  bibliques de l' Ascension LITURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 7 Zoom sur… les Ministres institués du Diocèseles Ministres institués du Diocèseles Ministres institués du Diocèse de Saint - Pierre et FortPierre et Fort - de - France L a liturgie est prévue pour rendre visible et sensible la présence du Christ vivant auprès de son Église : c’est Lui qui parle quand nous lisons les Saintes Écritures, Il est là présent dans le sacrifice de la messe. Des laïcs sont institués pour proclamer les lectures et servir à l’autel : ce sont les ministres institués du lectorat et de l’acolytat. Les ministères institués de lecteur et d’acolyte donnent un relief particulier à la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique. Ces ministères de lecteur et d’acolyte impliquent un engagement stable et universel Ils peuvent être conférés à tout laïc, que ce soit dans la perspective du diaconat ou non. Le lecteur  est institué pour proclamer les lectures de l’Écriture sainte (excepté l’Évangile) dans les assemblées liturgiques, les intentions de la prière universelle, diriger le chant et la participation du peuple fidèle ; il doit tendre à acquérir davantage chaque jour l’amour profond et la connaissance de la Sainte Ecriture. L’acolyte est institué pour s’occuper du service de l’autel, principalement dans la célébration de la messe. Il lui appartient de distribuer la communion, éventuellement d’exposer le Saint Sacrement. Il doit s’initier à tout ce qui se rapporte au culte et porter un amour sincère au peuple de Dieu, particulièrement aux faibles et aux malades. Depuis le début de la nouvelle année liturgique (29 novembre 2020), nous sommes rattachés au père Arnaud Goma qui est notre Aumônier. L’Archevêque lui a confié la mission de rassembler les hommes afin qu’ils reprennent leur place dans l’Église. Nous avons pris cette mission à bras le corps et avons commencé, depuis le 18 mars 2021, à mettre en place des actions pour sensibiliser les hommes à pouvoir « Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà ». Notre première mission a été de lancer la messe d’ouverture de la fête de Saint-Joseph, le jeudi 18 mars 2021, au Sacré-Cœur de Balata, avec un grand rassemblement d’hommes. Par ailleurs, nous avons l’intention dans un avenir très proche de lancer d’autres actions de ce genre. Cette vision de l’Eglise de Martinique avec des hommes prenant toute leur part dans la proclamation du Royaume de Dieu est une vision véritablement prophétique que Mgr David Macaire a eue, et nous espérons que des hommes de plus en plus nombreux vont rejoindre ce mouvement pour notre Église de Martinique qui a vraiment besoin de reprendre un nouveau souffle. • Thierry Behary Laul-Sirder (paroisse du Saint-Esprit) • Patrick Buval (paroisse de Trinité) • Pascal Chen-Sin-Tai (paroisse de Saint-Joseph) • Olivier Cypria (paroisse du Morne-Rouge) • Patrick Domergue (paroisse de Saint-Christophe) • Sylvestre Duragrin (paroisse de Saint-Joseph) • Bruneau Faustin (paroisse du Robert), • Frédéric Felixine (paroisse de Saint-Christophe), • Louis-Georges Germain (paroisse du Vauclin), • Jean-François Héraclide (paroisse de Bellevue), • Hervé Louis (paroisse de Basse-Pointe), • Robert Maceno (paroisse du Saint-Esprit et Délégué diocésain de la Pastorale Familiale), • Maxime Mongin (paroisse du François), • Raphael Monta (Centre pénitencier de Ducos), • Eric Raphose (paroisse du François), • Laurent Vestris (paroisse de Ducos et Délégué diocésain), • Fred Violton (paroisse du Saint-Esprit) Pascal Chen-Sin-Tai (paroisse de Saint-Joseph) Secrétaire des ministres institués du Diocèse de Saint-Pierre et Fort de France ■ (paroisse de Saint-Joseph) Qui sont les  différents  ministres  institués ? Depuis 3 ans, notre Archevêque, Mgr David Macaire, nous a envoyés en mission en tant que  ministres de la Parole (enseigner la Parole de Dieu). Nous sommes 1\b ministres institués  répartis sur différentes paroisses. VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 8 Témoignages Depuis  4  ans,  j’ai  la  joie  d’avoir  initié  et  accompagné  plus  de  6  retraites  en  ligne  à  la  Cathédrale,  dont  la  dernière  «  Revivre  comme  Lazare  »  pour  ce  Carême  2021.  Tout  a  alors été très vite : inscription des 83 retraitants (Martinique, France, USA) et engagement  de moi-même à expérimenter avec eux l’accompagnement en visio. L’attente était donc  grande en cette période de Carême. S ’assurer d’abord que chacun avait bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une retraite dans la vie, mais vraiment d’une retraite de 40 jours, plus une semaine à plein temps chez soi, avec chaque week-end des capsules vidéos et le chemin d’intériorisation et de prière pour la semaine, au moins un temps d’accompagnement par visioconférence et un temps de regroupement où tous n’ont pas répondu, afin de donner une dimension communautaire à cette retraite. Et de fait, chacun avait compris, en étant bien d’accord pour prendre les moyens d’opérer un retrait chez soi. Résultat : une vraie retraite avec un vrai chemin spirituel. Chaque retraitant a pu chercher et trouver le Seigneur dans sa vie avec les questions qu’il portait. J’en ai été impressionné. Ce qui m’a aidé comme accompagnateur, ce fût de prendre moi aussi les moyens d’une vraie disponibilité intérieure, en choisissant de ne pas traiter trop d’affaires durant cette période difficile pour les prêtres, il a fallu dire non même à certaines activités paroissiales. Etait-ce vraiment comme une retraite en présentiel ? Pas tout à fait, car il a manqué la présence physique, les partages de thé, café, boissons, bons gâteaux faits maison et les offices ou adorations. Et puis la visioconférence a ses limites. Mais tout de même, que de beaux chemins de prière et de vie j’ai pu contempler. L’Esprit avait déjà commencé à souffler en ce temps de Carême et de Semaine Sainte. Prochain rendez-vous pour la retraite de Pentecôte : « Avec Marie, vers la Pentecôte », et la dernière de la saison, au mois d’Août pour la fête de l’Assomption, puis la reprise en décembre pour la retraite de l’Avent : « La naissance de Dieu dans l’Âme… ». Père Patrick Phanor ■ Retraites en ligne à la Cathédrale : Une expérience de 4 ans qui porte du fruit VIE DU DIOCÈSE impressionné. Ce qui m’a aidé comme accompagnateur, ce fût de prendre moi aussi les moyens d’une vraie disponibilité intérieure, en choisissant Etait-ce vraiment comme une retraite en présentiel ? Pas tout à fait, car il a manqué la présence physique, les partages de thé, café, boissons, bons gâteaux faits maison et les offices ou adorations. Et puis la visioconférence a ses limites. Mais Pentecôte », et la dernière de Je suis une retraitante du parcours “Revivre comme Lazare”. Merci, père pour cette expérience spirituelle que j'ai vécue comme une suite, un prolongement d'un cheminement commencé depuis 2009. Sollicitée depuis trois mois déjà, j'ai terminé notre pèlerinage en participant à une retraite silencieuse de trois jours au Foyer de Charité avec "La Famille du Cœur de Jésus" conclue par la fête de la Divine Miséricorde et une consécration ce dimanche après-midi au Sacré Cœur de Jésus. J’ai vécu cette retraite comme une grâce que Dieu m’a faite, tant elle a bousculé ma conscience et interpellé ma foi. Elle m’a tenue en haleine pendant huit semaines, sans défaillir, tant la qualité des vidéos et la détermination du père Phanor à nous instruire a été sans faille. - Saisissante de réalisme, elle m’a poussée à descendre au fond de moi-même, à m’interroger sur mes relations avec les autres et avec le Christ. - Elle m’a confortée dans mon sentiment de participer à la mission, pour contribuer au bonheur de tous les êtres humains (jeunes et moins jeunes) qui déambulent dans notre Martinique, aux portes même de nos Eglises. Je reste persuadée que le salut proposé par Dieu de réaliser une Communauté de vivants est possible et que je peux contribuer à apporter une étincelle de feu sur cette terre ! Je veux terminer par mes remerciements à notre accompagnateur spirituel, le père Phanor, qui s’ingénie à prendre soin, contre vents et marées, de nos âmes. Père Patrick-Alexis, je voudrais vous remercier pour votre accompagnement spirituel lors de la retraite de Carême « Revivre comme Lazare », ainsi que la mini retraite du Triduum pascal. Je ne peux qu’imaginer l’énergie que vous aviez mise pour les méditations et les préparations des vidéos. Sachez que ce n’est pas en vain. Un de mes fruits de cette retraite : répondre à l'appel (FIAT) et attendre avec fidélité et patience. Cette attente peut durer des années, des fois toute notre vie. Monique Rose-Marie Dabrice, USA

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 9 C omme pour les apôtres, l’Ascension, m’envoie en mission « Montrer Jésus » au sein du Centre pénitentiaire de Ducos en ma qualité d’aumônier de prison. L’Ascension m’annonce que pour réussir ma mission, j’aurais l’assistance de l’Esprit Saint qui me permettra de trouver les mots nécessaires pour parler et rassurer mes frères détenus et parfois d’accepter leur silence comme réponse de Dieu. Le jour de l’Ascension a lieu le quarantième jour après Pâques. Le chiffre quarante dans la Bible est symbolique. Il désigne un temps de préparation avant une nouvelle étape dans l’histoire du salut. La Bible nous en donne les passages suivants : - Le peuple hébreu a passé quarante ans dans le désert du Sinaï avant de pouvoir entrer dans la Terre promise (Exode 13, 17 à 22) ; - Jésus a passé quarante jours au désert avant de commencer sa vie publique (Mt 4, 1-11). Ces quarante jours entre Pâques et l’Ascension sont destinés à me préparer à ma mission d’aumônier, l’annonce kérygmatique. La fête juive de la Pâque célébrait la libération de la servitude en Egypte et le début de la marche vers la Terre promise. Aujourd’hui, la Résurrection du Christ est la véritable Pâque célébrée, celle qui libère de la servitude du péché et qui ouvre le chemin du Ciel, aussi bien pour mes frères détenus que pour moi-même. C’est pour cela que Jésus a choisi de faire coïncider cette fête juive avec sa Résurrection (cf. Ex 19, 5-6). La Bonne Nouvelle apportée par Jésus ne marque donc pas une rupture avec l’alliance conclue entre Dieu et Israël, mais au contraire l’accomplissement, le perfectionnement, l’achèvement de cette alliance. Désormais, elle n’est plus réservée au seul peuple juif, mais s’étend à tous mes frères et sœurs en détention formant également l’Eglise en parvis. Cinquante jours après la Pâque, est célébrée la Pentecôte où l’Esprit Saint descend au plus près de mes frères et sœurs, au cœur même de leurs cellules. Le jour de la Pentecôte est bien l’attente de la venue de cet Esprit Saint, non pas dans la peur, mais dans la joie. Et les signes que la nouvelle alliance s’étend sur le Centre pénitentiaire de Ducos, sont les sept dons de l'Esprit Saint (dont le Saint- Père nous parle), la Sagesse, l'Intelligence, le Conseil, la Force, la Science, la Piété et la Crainte de Dieu qu’ils manifestent lors des rassemblements charismatiques. Ces dons viennent leur donner la force et la douceur nécessaire pour témoigner de la présence de Dieu dans leur lieu de vie : par exemple, la manifestation d’une compassion particulière, la force du témoignage et pour les aumôniers une plus grande disposition à ce ministère d’écoute. Pendant cette période de Pentecôte, Jésus me fait la promesse d’une force qui serait différente et qui me permettra de lutter et de faire face à tout ce que ma fonction peut me réserver. Maintenant je ne suis plus orphelin (cf. Jn 14, 18). J’ai un Consolateur, un Paraclet, un Esprit de Force et de Vérité qui sera avec moi jusqu’à la fin des temps. Et ce Paraclet vient à mon aide particulièrement dans les périodes de difficultés. Ce Consolateur me redonne l’espérance quand je suis découragé, chasse la tristesse de mon cœur, comble mes insuffisances, guérit mes blessures et met sur mes lèvres un langage juste. Les deux effets de la Pentecôte sont la louange et l’unité qui me permettent de me décentrer de moi-même, de prendre conscience de l’immense tendresse de Dieu, de me laisser aimer par Lui et de témoigner de son Amour autour de moi. L'Esprit Saint se manifestera en moi par ma façon d’agir à travers ses multiples fruits « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi ». Avec la Pentecôte au service de l’aumônerie de prison, je me place sous le regard de Dieu, sous le regard de la Sainte Vierge, et non plus sous le regard du monde, des vaniteux et des orgueilleux. Raphaël Monta, Aumônier de prison ■ Missionnaire, au service de l’Aumônerie de prison Témoignage

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 10 Le13 ma i19 17, àla Cova daIria ,une belle dame vêtue deblanc a pparaît à3 petits bergers :Ja cinthe, LuciaetFra nçois (photo) de Fatima au Portugal. En pleine guerre mondiale,elle leur demande dedire lecha pelet, leur promet leciel, maisleur annonce aussi degra ndes souffra ncespour l’Église etpour lemonde. Notre-Da medu Rosa irelesinvite àvenir le13 des mois suiva nts,etpour queles gens croient carils sont seuls àla voir, ellefitlemira cledusoleil le 13 octobre 19 1 7. Depuis, desmillions depersonnes partent àFatima enpèlerina ge, et lemois deMai estpour nousl'occasion deredécouvrir cette histoire etde prier avec Notre-Da meduRosa ire. ATELIER :JE FA ISUN DIZA INIER Ilte faut : 10 perles de8mm dediamètre 30 cm d’élastique (1mm dediamètre environ) une petite croixenbois ouplastique, avecuntrou en haut. Réalisation ✴ Enfile lacroix surl’élastique. Mets-laaumilieu dufilet bloque-la parunnœud. ✴ De chaque côté,enfile 5perles. Entrechaque perle,fais un nœud simple. Tesperles nedoivent êtrenitrop serrées, nitrop éloignées, cesera plusjoli. ✴ Ferme ledizainier parundouble nœudetcoupe les brins d’élastique entrop. Voilà, tondizainier estfini !Tu peux lemettre dansta poche oul’enfiler comme unbracelet autourdeton poignet. S av ais -tu qu e le ch ap ele t c'e stméd ite r la vie de Jé su s? Mois de M ai mois de M arie M is si\b n du m\bis : Faire "1jevous salue Marie" par jour pour mafamille, mon prêtre etmoi-même. Film àvoir : "Les apparitions: Fatima" sur WWW.PRIERLECHAPELET.COM M.E. Céleste Quelslieuxsontcités parJésus dans l’Évangile ? Spé cia l Jeu \bes Quelle forceJésus nousdonne-t-il pour être sestémoins surterre ? B J S J G Le S....- E..... Chaq uejour, com meJé sus, avec m es m ains, je b énis : mon repas mafamille mamaison mes amis mon travail, etc. Lesdisciples sontheureux carils savent queJésus est présent d'unenouvelle manière etplus puissa nt.Jésus s'est élevé, maispa reil aux nua ges duciel, ilest toujours là pa rtout oùtues! As- tu bie n co m pris ? www.kt42.fr M.E. Céleste Être témoin de Jésus c'est : ....................................................... ....................................................... .....................................................

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 11 Le13 ma i19 17, àla Cova daIria ,une belle dame vêtue deblanc a pparaît à3 petits bergers :Ja cinthe, LuciaetFra nçois (photo) de Fatima au Portugal. En pleine guerre mondiale,elle leur demande dedire lecha pelet, leur promet leciel, maisleur annonce aussi degra ndes souffra ncespour l’Église etpour lemonde. Notre-Da medu Rosa irelesinvite àvenir le13 des mois suiva nts,etpour queles gens croient carils sont seuls àla voir, ellefitlemira cledusoleil le 13 octobre 19 1 7. Depuis, desmillions depersonnes partent àFatima enpèlerina ge, et lemois deMai estpour nousl'occasion deredécouvrir cette histoire etde prier avec Notre-Da meduRosa ire. ATELIER :JE FA ISUN DIZA INIER Ilte faut : 10 perles de8mm dediamètre 30 cm d’élastique (1mm dediamètre environ) une petite croixenbois ouplastique, avecuntrou en haut. Réalisation ✴ Enfile lacroix surl’élastique. Mets-laaumilieu dufilet bloque-la parunnœud. ✴ De chaque côté,enfile 5perles. Entrechaque perle,fais un nœud simple. Tesperles nedoivent êtrenitrop serrées, nitrop éloignées, cesera plusjoli. ✴ Ferme ledizainier parundouble nœudetcoupe les brins d’élastique entrop. Voilà, tondizainier estfini !Tu peux lemettre dansta poche oul’enfiler comme unbracelet autourdeton poignet. S av ais -tu qu e le ch ap ele t c'e stméd ite r la vie de Jé su s? Mois de M ai mois de M arie M is si\b n du m\bis : Faire "1jevous salue Marie" par jour pour mafamille, mon prêtre etmoi-même. Film àvoir : "Les apparitions: Fatima" sur WWW.PRIERLECHAPELET.COM M.E. Céleste Quelslieuxsontcités parJésus dans l’Évangile ? Spé cia l Jeu \bes Quelle forceJésus nousdonne-t-il pour être sestémoins surterre ? B J S J G Le S....- E..... Chaq uejour, com meJé sus, avec m es m ains, je b énis : mon repas mafamille mamaison mes amis mon travail, etc. Lesdisciples sontheureux carils savent queJésus est présent d'unenouvelle manière etplus puissa nt.Jésus s'est élevé, maispa reil aux nua ges duciel, ilest toujours là pa rtout oùtues! As- tu bie n co m pris ? www.kt42.fr M.E. Céleste Être témoin de Jésus c'est : ....................................................... ....................................................... .....................................................

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 12 Avons-nous ce réel amourdu prochain ? Ai-jemanqué depatience et d’accueil ;entretenu un esprit devengeance, de jalousie, d’envieoude rancœur ? Ai-jerefusé depardonner ? Ai-je menti, méprisé les autres ? Entreépoux :Adultère, manque dedisponibilité vis- à-vis demon conjoint, disputes incessantes ; absence deréconciliation claire. Résistances pourvivre les exigences del’ouverture àla vie etàla parentalité responsable (contraception par rejet délibéré decet appel del’Evangile ?par ignorance, faiblesseou manque degénérosité ?). Entreconjoints : Vivre enconcubinage ou avoir desrelations sexuelles en dehors dumariage religieux. À l’égard deses enfants :avoir tenté des’opposer àleur vocation :mariage, prêtrise, vie religieuse. Mauvais exemple (Contre témoignage). Corrections faitessous l’empire delacolère. Contre lesparents oudes responsables :manque de respect, d’obéissance et d’esprit deservice, insolence. Contrelajustice :voler ;ne pas payer sesdettes, refuser d’aider lesplus pauvres, gaspiller. 1 . Dieu a-t-illapremière place dans mavie? Vais-je àl’église sanctifier le jour duSeigneur ? Est-cequejeprie ? Maviespirituelle :est-ce que je lis laParole deDieu tous jours ? Ai-jemanqué derespect envers Dieuparmaparole ? (blasphème) Vais-je meconfesser en préparant maconfession ? Ai-jerefusé deconfesser des fautes graves (parhonte, orgueil, refusdeconversion) ? Ai-jecommunié sansavoir cherché àme préparer, ou après avoircommis des péchés graves(nonconfes- sés) ? Ai-je eu/ai-je recours àla magie, spiritisme, utilisédes talismans ouporte-bonheur, consulté leshoroscopes, fréquenté lesvoyants, marabouts, quimboiseurs, gadézafè… ? Colère, injustifiée et entretenue, contre soi-même ou contre son prochain. Manque d’équilibre de vie. Perte de temps démesurée Négliger sa santé ou trop s’en soucier. Être gourmand, abuser de la boisson. Consommation de drogues, regarder des films violents, pornographiques. Autoérotisme : masturbation. Ne pas fuir les compagnies qui incitent au mal. Être occasion de scandale pour les autres (chercher à provoquer ou à séduire). ex : mauvais usage des moyens de communication, écrans, réseaux. EN ATTENDANT L'EFFUSIONDEL'ESPRIT... PRENONS-NOUS LETEMPS DELARÉFLEXION SINCÈRE ET PROFONDE SURNOTRE VIEDEDISCIPLES ? Cetexamen deconscience estune feuille deroute réutilisable avantchaque confession. M.E.Céleste &Père Eddy Ertus Qu'offrons-nous vraiment au Père chaque jour pour lui témoigner notre amour ? CONTRE DIEU CONTRESONPROCHAIN CO N TR E SO I-M ËM E Nous aimons-nous réellement ? Acte de contrition : Mon Dieu, j'ai un très grand regret de t'avoir offensé car tu es infiniment bon, infiniment aimable et que le péché te déplaît, je prends la ferme résolution avec le secours de ta sainte grâce de ne plus t'offenser et de faire pénitence Aller seconfesser avecunprêtre

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 13 Nous  vivons  dans  une  société  qui  va  de  plus  en  plus  mal,  anxiogène  en  raison  de  différentes  mutations  sociétales  et  des  différents  paramètres  qui  interfèrent  dans  la  vie quotidienne des personnes, qui font écho à  leurs problématiques, à leur histoire de vie, ou  qui viennent se surajouter. Et dans le contexte  actuel,  la  crise  sanitaire  liée  à  la  pandémie  de  la  COVID-19  vient  générer  ou  majorer  une  angoisse massive face à l’incertitude de l’avenir. C es personnes se sentent mal dans leur vie, mal dans leur être, elles ont « mal à leur vie ». Elles sont en détresse, se sentent perdues, ne savent plus où elles en sont, qui elles sont (crise identitaire), ni où elles vont. Elles sont envahies par l’anxiété, l’angoisse, le stress, voire même par des idées noires (idées suicidaires). En effet, ce mal-être étant de l’ordre de l’insupportable, pour certains la solution pour s’en soustraire serait la mort, et dans certains cas, comme disent des spécialistes « elles proclament éros (la pulsion de vie), en se jetant dans les bras de thanatos (la pulsion de mort) », notamment dans les conduites à risque qui sont une forme de suicide secondaire. Pour certains, ce mal-être entraine cette conclusion : « la vie ne vaut plus la peine d’être vécue », en tout cas dans ces conditions. Pour d’autres, cette crise même si elle est douloureuse est une opportunité pour se remettre en question, pour réajuster son fonctionnement psychique dans l’adaptabilité à l’environnement en se faisant accompagner. Et pour d’autres, on parlera de résilience, c’est-à-dire la capacité à rebondir sur ses deux jambes, la capacité à remonter la pente, à surmonter ses difficultés sans en être écrasé. Qu’entend-on par « mal- être » ? Quelle en est la cause ? Quelles en sont les signes ? Comment s’en sortir ? Le « mal-être » est un mot générique qui regroupe différents types de « mal- être » : le mal-être existentiel, le mal-être au travail, le mal- être en couple, le mal-être familial, et qui connote avec le burn-out, la dépression et le stress. C’est l’état d’une personne qui se sent mal psychologiquement au plus profond d’elle-même et qui exprime une souffrance. Nous pouvons le définir donc comme un vécu douloureux qui dure et qui empêche de mener sa vie comme on l’entend, et qui peut plonger dans une détresse. Qu’est-ce que le mal-être existentiel ? Le mal- être existentiel est un mal- être profond où la personne interroge le but et le sens de son existence. Ce mal- être peut surgir de façon aigüe à certains moments de la vie, et prendre parfois la forme d’une crise existentielle ou d’une souffrance qui conduit à consulter un spécialiste (psychologue, thérapeute, psychanalyste...). Ce moment d’interrogation fondamen- tale et de souffrance peut survenir à certains âges clés de la vie : l’ado- lescence (passage à l’âge adulte), le vieillissement (la retraite profession- nelle et la prise de conscience des limitations liées à l’âge) ; mais également lors d’un deuil, d’une perte d’emploi, d’une séparation amoureuse, du départ des enfants pour les études, du départ en retraite, de la crise du milieu de la MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER jambes, la capacité à remonter la pente, à surmonter ses difficultés sans en être écrasé. Qu’entend-on par « mal- être » ? Quelle en est la Qu’entend-on par « mal- être » ? Quelle en est la Qu’entend-on par « mal- cause ? Quelles en sont les signes ? Comment être » : le mal-être existentiel, le mal-être au travail, le mal- être en couple, le mal-être familial, et qui connote avec le burn-out, la dépression et le stress. Avons-nous ce réel amour du prochain ? Ai-jemanqué depatience et d’accueil ;entretenu un esprit devengeance, de jalousie, d’envieoude rancœur ? Ai-jerefusé depardonner ? Ai-je menti, méprisé les autres ? Entreépoux :Adultère, manque dedisponibilité vis- à-vis demon conjoint, disputes incessantes ; absence deréconciliation claire. Résistances pourvivre les exigences del’ouverture àla vie etàla parentalité responsable (contraception par rejet délibéré decet appel del’Evangile ?par ignorance, faiblesseou manque degénérosité ?). Entreconjoints : Vivre enconcubinage ou avoir desrelations sexuelles en dehors dumariage religieux. À l’égard deses enfants :avoir tenté des’opposer àleur vocation :mariage, prêtrise, vie religieuse. Mauvais exemple (Contre témoignage). Corrections faitessous l’empire delacolère. Contre lesparents oudes responsables :manque de respect, d’obéissance et d’esprit deservice, insolence. Contrelajustice :voler ;ne pas payer sesdettes, refuser d’aider lesplus pauvres, gaspiller. 1 . Dieu a-t-illapremière place dans mavie? Vais-je àl’église sanctifier le jour duSeigneur ? Est-cequejeprie ? Maviespirituelle :est-ce que je lis laParole deDieu tous jours ? Ai-jemanqué derespect envers Dieuparmaparole ? (blasphème) Vais-je meconfesser en préparant maconfession ? Ai-jerefusé deconfesser des fautes graves (parhonte, orgueil, refusdeconversion) ? Ai-jecommunié sansavoir cherché àme préparer, ou après avoircommis des péchés graves(nonconfes- sés) ? Ai-je eu/ai-je recours àla magie, spiritisme, utilisédes talismans ouporte-bonheur, consulté leshoroscopes, fréquenté lesvoyants, marabouts, quimboiseurs, gadézafè… ? Colère, injustifiée et entretenue, contre soi-même ou contre son prochain. Manque d’équilibre de vie. Perte de temps démesurée Négliger sa santé ou trop s’en soucier. Être gourmand, abuser de la boisson. Consommation de drogues, regarder des films violents, pornographiques. Autoérotisme : masturbation. Ne pas fuir les compagnies qui incitent au mal. Être occasion de scandale pour les autres (chercher à provoquer ou à séduire). ex : mauvais usage des moyens de communication, écrans, réseaux. EN ATTENDANT L'EFFUSIONDEL'ESPRIT... PRENONS-NOUS LETEMPS DELARÉFLEXION SINCÈRE ET PROFONDE SURNOTRE VIEDEDISCIPLES ? Cetexamen deconscience estune feuille deroute réutilisable avantchaque confession. M.E.Céleste &Père Eddy Ertus Qu'offrons-nous vraiment au Père chaque jour pour lui témoigner notre amour ? CONTRE DIEU CONTRESONPROCHAIN CO N TR E SO I-M ËM E Nous aimons-nous réellement ? Acte de contrition : Mon Dieu, j'ai un très grand regret de t'avoir offensé car tu es infiniment bon, infiniment aimable et que le péché te déplaît, je prends la ferme résolution avec le secours de ta sainte grâce de ne plus t'offenser et de faire pénitence Aller seconfesser avecunprêtre « J’ai mal à ma vie ! »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 14 MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER vie (crise de la quarantaine ou de la cinquantaine durant laquelle on fait le point sur sa vie et au cours de laquelle s’opère un remaniement psychologique), ou d’autres évène- ments pouvant survenir au cours de l’existence. Ces événements qui s’accompagnent de changements profonds, de franchissements, vont modifier de façon essentielle, pour la personne, sa perception et sa conception des choses, voire le sens de sa vie et jusqu’à sa raison d’être. Et le mal-être au travail ? Le mal-être au travail est lié aux conditions de travail : la charge de travail, le rythme, la pression et surtout au niveau des relations interpersonnelles, l’ambiance au travail (les difficultés de communication, les conflits, le harcèlement moral), et dans ce cas, nous pouvons parler de risques psychosociaux liés à un milieu professionnel anxiogène générant une souffrance psychique au travail (burn- out, dépression). Quels sont les signes du mal-être ? La personne qui souffre d’un mal-être présente les signes d’appel suivants : • Au niveau somatique : troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie, c’est-à-dire que la personne dort trop ou pas assez en fonction de ses besoins physiologiques), fatigue, perte ou augmentation de l’appétit et donc perte ou prise de poids, nœud à la gorge, boule au ventre… • Au niveau psychologique : angoisse, anxiété, stress, perte de confiance en soi (sentiment de dévalorisation de soi), démotivation, peur, sentiment d’être perdu, idées noires (pensées suicidaires), difficultés à se concentrer, irritabilité, colère… • Au niveau du comportement : repli sur soi, isolement, retrait social, consommation d’alcool, de drogue, recherche de sensations extrêmes (vitesse automobile), irritabilité, agressivité… • Au niveau spirituel : sécheresse spirituelle (désert), difficultés à prier, découragement, sentiment d’être abandonné de Dieu ou d’éloignement, culpabilité, paresse spirituelle… Quels sont les moyens de guérison ? Comment surmonter le mal-être ? La souffrance que génère le mal- être pousse nécessairement au questionnement sur soi par l’introspection (faire le bilan de sa vie), mais il ne s’agit pas de se regarder et de s’enfermer dans la perception que l’on a de soi, marquée bien souvent par la dépréciation de soi et la culpabilité. Mais de repérer, d’identifier et de nommer la cause de son mal-être, afin de faire un travail (thérapeutique) sur soi. C’est un travail d’élaboration psychique (mettre des mots sur des maux). En effet, à défaut de « mots », on a des « maux » (physiques, psychologiques et spirituels). D’ailleurs, la maladie n’est-elle pas « le mal à dire » ? Dans ce processus et cette dynamique pour remonter la pente, il s’agit de se faire aider (relation d’aide, psychothérapie, coaching…) pour traverser la crise et la surmonter. Donc, l’appui d’un professionnel ou tout simplement d’un aidant (un écoutant) peut s’avérer nécessaire, bien entendu, en fonction de la gravité de la situation de la personne. Ce qui demande un discernement pour savoir si une simple écoute dans un processus d’accompagnement est suffisante, ou s’il faut faire appel à un psy (psychologue, psychiatre), surtout quand il y a des pathologies psychiques qui émergent. Et dans ce cas, un traitement médicamenteux est nécessaire. La souffrance que génère le mal- être pousse nécessairement au questionnement sur soi par l’introspection (faire le bilan de sa vie), mais il ne s’agit pas de se regarder et de s’enfermer dans la perception que l’on a de soi, marquée bien de nommer la cause de son mal-être, afin de faire un travail (thérapeutique) sur soi. C’est un travail d’élaboration psychique (mettre des mots sur des maux). En effet, à défaut de « mots », on a des « maux » (physiques,

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 15 ✔ Des psychologues peuvent vous accom- pagner au niveau de l’Association Alternative-Espoir ✆ 0596 56 27 78 ✔ Pour les jeunes du Territoire Sud (Ecoute par un psychologue ou un éducateur) au niveau du Point Ecoute Jeune (PAEJ) ✆ 0696 17 78 23 ✔ La Communauté des Eaux Jaillissantes (Centre d’écoute, de prière et de compassion) ✆ 0596 79 91 93 ✔ Se rapprocher d’une Cellule d’écoute du Service Padre Pio au niveau de sa paroisse ; il en existe dans tout le diocèse (se renseigner au niveau de sa paroisse ou consulter le site internet de l’Eglise en Martinique). Sinon, appeler au 0696 30 22 35 pour avoir des renseignements. ✔ Le numéro vert Sos Prière : ✆ 09 80 80 64 40 En fonction de vos besoins, vous pouvez également contacter un psychologue, voire dans certains cas, un psychiatre (en libéral ou dans un Centre médico-psychologique). Où se faire aider ? Il est important de retenir qu’il ne faut pas rester isolé, enfermé dans sa souffrance. Le fait d’entamer une demande d’aide à travers une écoute neutre et bienveillante, dans le respect de la confidentialité, peut s’avérer salutaire pour explorer les éléments en jeu dans ce profond mal-être, pour mieux rebondir. L’être humain étant corps, âme et esprit. Il ne faut pas oublier de traiter l’esprit. C’est là qu’entre en jeu le spirituel qui est une ressource pour dépasser et surmonter la crise. La rencontre personnelle avec le Christ peut transformer une vie, comme cela a été le cas de nombreuses personnes dans les Evangiles, comme la femme adultère, Zachée et bien d’autres… jusqu’à aujourd’hui. Parfois, l’accompagnement par un prêtre, un accompagnateur spirituel ou un écoutant peut suffire à retrouver l’essentiel de son existence, à redonner du sens à sa vie et à entrer dans une résilience (capacité à rebondir et à « retomber sur ses deux jambes », capacité à retrouver son élan vital pour « aimer et travailler »). Au-delà de toute aide psychologique, la foi est un puissant moteur qui permet de donner du sens à son existence, en trouvant sa véritable identité enracinée en Christ. Cependant, il ne faut pas négliger le psychologique. Les deux domaines sont liés et participent conjointement à l’équilibre psychique de la personne. Les deux s’éclairent mutuellement et sont complémentaires. En donnant sa vie au Christ, c’est tout notre être que nous lui donnons : corps, âme, esprit. Et par son Esprit, tout notre être intérieur est renouvellé, régénéré, restauré. Tony Allaguy-Salachy, Psychologue clinicien, Diacre permanent, responsable du Service Padre Pio ■ J’aimais la vie, et j’avais des rêves plein la tête. Je savais ce que je voulais faire à 18 ans après mon bac. Je voulais travailler dans le BTP et préparer une licence et un master en performance énergétique et environnementale des bâtiments. Au début, tout allait bien. Ma première année était idyllique même si le travail était dur, et en plus je me faisais chahuter étant une fille dans une filière d’homme. J’avais de bonnes notes, j’ai fait de nouvelles connaissances, tout allait bien. J’ai commencé ma deuxième année pleine d’enthousiasme. J’ai alors fait la rencontre d’un garçon qui est devenu mon petit ami, tout semblait parfait. Et puis brusquement, il y a eu le covid. J’ai commencé à stresser, j’ai des palpitations et des moments d’angoisse, d’anxiété. Je ne vois presque plus mes amis à cause de la situation sanitaire et j’ai commencé à tout remettre en question. Je déprime et je ne veux plus suivre les cours en ligne, ni aller en présentiel. Je ne ris plus et ne parle plus aux autres. Maintenant, je me fiche complètement de tout. J’ai passé toute une semaine à pleurer le soir dans mon lit. Au niveau scolaire, j’ai complètement décroché. J’ai l’impression que rien n’a plus de sens et que je suis au bout de ma vie. Depuis quelques jours, ma grand-mère qui marche tous les jours entre deux et trois kilomètres vient me chercher pour marcher avec elle. Je n’ai rien de mieux à faire et je ne veux pas lui faire de la peine, alors je l'accompagne. voulais travailler dans le BTP et préparer une licence et un master en performance énergétique et environnementale des bâtiments. Au Zoé Firmine (20 ans)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 16 MAL-ÊTRE ET CHEMIN\nS DE GUÉRISON DOSSIER ContactsContacts La vie est belle, mais elle n’est pas un long fleuve tranquille. Elle apporte  à chacun son lot de désolation au travers de multiples épreuves générant  stress, angoisse, peur et nous poussant à tout faire pour chercher à nous sentir  mieux, retrouver ce que nous appelons le « bien-être » et, à travers lui, la sérénité. M ais, qu’est-ce que le bien- être ? Un état que l’on cherche tous plus ou moins à atteindre, mais qui varie selon les personnes et leurs condi- tions d’existence, caractérisé par un sentiment de satisfaction durable, comblant les besoins du corps, du cœur et de l’esprit, mais bien difficile à réaliser. L’écart nous séparant de cet objectif est ressenti plus ou moins fortement par chacun… Plusieurs signaux nous alertent si nous y portons attention : fatigue, irritabilité, tristesse, épuisement, idées noires, déprime, peur. La question est donc : comment en sortir ? Chacun doit s’interroger : qu’est-ce qui dans ma vie me procure du bien-être ? Quels sont les obstacles que je n’arrive pas à surmonter, les troubles corporels, émotionnels, relationnels qui me perturbent ? Qu’est-ce qui m’angoisse le plus : le passé ? le présent ? l’avenir ? A qui pardonner pour me libérer en profondeur de relations toxiques liées à mon histoire personnelle ou familiale ? Nous devons prendre conscience que, le plus souvent, nous créons nous- mêmes les conditions de notre propre mal-être. C’est pourquoi le premier travail nous concerne nous-mêmes : être en vérité avec soi-même, avec les autres et bien sûr, avec Dieu, est la première condition à remplir pour vivre en harmonie. Nous découvrirons alors les changements à apporter dans nos vies pour nous libérer en profondeur de nos addictions et de nos peurs. Mais c’est un travail de longue haleine. Quelques pistes pe\xuvent néanmoins êt\xre explorées dès ma\xintenant  pour trouver un ét\xat de vie plus sati\xsfaisant, en re\bher\b\xhant la «  sobriété heureuse \x» dans la simpli\bit\xé du quotidien : • Respirer : élément vital pour réguler angoisse et anxiété, par exemp\ le pratiquer la cohérence cardiaque procurant un bienfait immédiat. • Manger équilibré : alimentation variée, cuisinée par soi-même, à partir de produits frais, non transformés en limitant l’apport en sel et en \ sucre. • Boire de l’eau : seule boisson essentielle à notre corps (1,5 l au moins par jour). • Dormir suffi samment : pour permettre au corps de se régénérer lors d’un sommeil réparateur (entre 6h et 9h selon les personnes). • Pratiquer une activité physique : marcher, courir, jardiner. • Prendre soin de soi, rire, chanter, danser, dessiner et peindre. • Soigner son lieu de vie : décor intérieur, coin prière… • Ecouter de la musique, lire un bon livre en se déconnectant d’internet, des réseaux sociaux. • Donner de son temps, de l’attention, de l’affection aux autres en cultivant l’amitié. • Prendre le temps de contempler la nature , s’émerveiller devant la Création et rendre grâce au Seigneur. • Faire une halte spirituelle pour vivre un cœur à cœur avec le Seigneur. • APMF - Marcher chaque samedi avec Eglise en Marche et le Réseau Laudato Si’ : ✆ 06 96 86 46 46 • Chemin Ignatien Martinique Exercices spirituels, prier en chemin : Email : secretariat.cheminignatien972@gmail.com • Foyer de Charité - Retraites fondamentales pour tous : ✆ 05 96 58 20 30 • Pastorale diocésaine de la SantéVisite des malades, conseils pour une hygiène de vie de qualité : ✆ 06 96 23 14 92 • Bibliothèque diocésaine Découvrir livres et revues de spiritualité ✆ 05 96 44 65 61/06 96 18 21 79 • Radio Saint Louis - Musique, prière, enseignements, infos : Fréquences 99.5, 101. 3, 105.1 Mhz et www.radiosaintlouis.com Comme le dit le pape François : « On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. » (LS 223) Nicole Déglise, Réseau Laudato Si’ ■ A la recherche du bien - être La vie est belle, mais elle n’est pas un long fleuve tranquille. Elle apporte  à chacun son lot de désolation au travers de multiples épreuves générant  stress, angoisse, peur et nous poussant à tout faire pour chercher à nous sentir  mieux, retrouver ce que nous appelons le « bien-être » et, à travers lui, la sérénité.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 17 Passer une journée sans wifi ou sans 3G, dépendance au niveau des transports ; exigence  scolaire  souvent  élevée,  échec  scolaire,  faire  des  études  sans  savoir  vers  quelle  voie  s'orienter  ;  difficultés  à  s'insérer  dans  la  société,  instabilité  de  l'emploi,  licenciements  abusifs, peur du chômage, devoir s'exporter pour réussir ; absence de figures paternelles ;  violences sexuelles subies dans les familles ; violences morales subies à l'école ; manque  d'estime  de  soi  et  de  reconnaissance  ;  crise  de  foi,  difficultés  à  trouver  leur  place  dans  l'Église, regards accusateurs des aînés de l'Église ; pertes de l'amour vrai, du respect du  corps, hypersexualisation, pornogr\Paphie ; quête d'identité… E t la liste de leurs maux peut être encore très longue... Derrière l'image d'une jeunesse pleine de vie, joyeuse, friande d'améliorations technologiques, se cachent beaucoup de mal-être, d'anxiétés et de pressions pour beaucoup. Donnons la parole à quelques étudiants et jeunes travailleurs : Par le mystère de ton incarnation, par ta croix et ta résurrection, délivre-nous, Seigneur. Pour résister à toutes ces sources d'angoisses, chacun essaie de trouver la parade selon ses ressources personnelles, selon la richesse de son entourage et aussi selon le terreau de sa vie spirituelle. Une des richesses de cette nouvelle génération est la joie d'être en groupe et de partager de bons moments. Un moment de convivialité est une source de soutien moral, cela permet à beaucoup d'exister, d'évacuer les frustrations, d'oublier les difficultés. Si cela n'est pas possible en présentiel, ils savent aussi mettre à contribution les réseaux sociaux et les visioconférences pour ce faire. Certains trouvent le courage d'en parler à un ami de bon conseil, un psychologue ou encore un prêtre, quitte parfois à mettre en place un suivi. Beaucoup encore puisent leurs forces en Dieu dans la prière personnelle ou communautaire. Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, pardonne-nous, exauce-nous et aie pitié de nous, Seigneur. La Mission Étudiante Catholique (MEC) offre ces temps conviviaux, cet espace de parole, une oreille auprès des aumôniers. Et plus largement, la P astorale des jeunes des paroisses peut aussi proposer ce cadre pour aider nos jeunes à traverser leurs angoisses avec l'amour du Christ. Car l'amour parfait bannit la crainte. (1 Jn 4,18) P. Gaëtan Présent, Aumônier de la MEC ■ Litanie des angoisses des jeunes ‘‘ Litanie des angoisses des jeunes ‘‘ Litanie des angoisses des jeunes Seigneur, prends pitié de nos jeunes. Ô Christ, prends pitié de notre société. Seigneur, prends pitié de nos angoisses. ‘‘ le courage d'en parler à un ami de bon conseil, un Je vois qu'on évolue Je vois qu'on évolue dans un monde du travail hypocrite... On peut arriver avec plein de bonne volonté, des bonnes idées, hypocrite... On peut arriver avec plein de bonne volonté, des bonnes idées, hypocrite... On peut arriver avec plein mais on est souvent freiné. Mais à force de mais on est souvent freiné. Mais à force de souffrir dans leur emploi, beaucoup de gens finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas faire à la base, c'est-à-dire rendre le mal, finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas faire à la base, c'est-à-dire rendre le mal, finissent par faire ce qu'ils n'aimaient pas être égoïste... Souvent se pose un choix : perdre son intégrité être égoïste... Souvent se pose un choix : perdre son intégrité être égoïste... Souvent se pose ou continuer à subir. un choix : perdre son intégrité ou continuer à subir. un choix : perdre son intégrité Je suis en troisième année Je suis en troisième année de licence, la charge de travail était déjà considérable. Au-delà des cours en distanciel, on nous mettait la pression pour trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait distanciel, on nous mettait la pression pour trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait distanciel, on nous mettait la pression pour alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut trouver un stage d'un mois sinon on nous pénalisait savoir que nous n'avions pas de période aménagée alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut savoir que nous n'avions pas de période aménagée alors qu'avec la covid, ce n'était pas simple. Il faut pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les savoir que nous n'avions pas de période aménagée pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les savoir que nous n'avions pas de période aménagée cours continuaient et parfois les contrôles. cours continuaient et parfois les contrôles. pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les cours continuaient et parfois les contrôles. pour le stage, ce qui fait que, malgré le stage, les Donc c'était pénible. cours continuaient et parfois les contrôles. Donc c'était pénible. cours continuaient et parfois les contrôles. A l'aube de la trentaine, l'angoisse me vient du fait de ne pas avoir coché les cases de la me vient du fait de ne pas avoir coché les cases de la me vient du fait de ne pas société (avoir ma maison, mariée, maman, avoir un mariée, maman, avoir un boulot...)

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L'Ascension représente la fin de la pré- sence physique de Jésus sur terre. 40 jours après sa résurrection, il appa- rut une fois de plus à ses apôtres. Il leur demanda d'aller dans le monde entier pro- clamer sa parole et tout ce qu'ils avaient vécu avec lui. Puis, sous leurs yeux, Jésus fut élevé aux cieux dans une grande nuée ; où il monta rejoindre son Père. Néanmoins, Jésus demeure toujours parmi nous par ses sacrements, particulièrement l'Eucharistie. Par sa présence au tabernacle lors de l'adoration, lors de la proclamation de la parole, dans nos coeurs, dans les Ecritures. Dans nos vies d'amour on reconnaît Jésus. Il n'est pas au ciel. Jacqueline Rosemain paroisse du Saint Esprit Pour moi, l'Ascension c'est la fête de la promesse de Jésus. C'est Dieu fait homme qui arrive au terme de sa mis- sion visible sur la terre et s'élève vers d'où il vient. Il nous a promis beaucoup de choses durant sa présence et notamment qu'il fallait qu'il quitte ce monde bien visible à nos yeux pour nous envoyer cet Esprit qui nous gui- dera dans nos futures relations avec lui. Promesse encore de son retour glorieux à la fin des temps. Alors pour moi, il est toujours présent sur la terre et sa présence m'est sensible aux yeux de ma foi. Il est dans le ciel de nos cœurs, de nos regards, de mes rencontres et de nos vies. Puisqu'il m'a dit '' Je suis au milieu de vous''. Promesse tenue. Alors, pourquoi fixer le ciel ? Charles Cospar paroisse du François ? Question AN TJÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ 1. Que représente pour toi l'Ascension ? 2. Est-ce que cela signifie que Jésus n’est plus présent sur terre ? Faut-il le chercher dans le ciel ? ‘‘ Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ En Christ, Dieu s’est fait homme. Il partage ainsi notre vie et notre mort. A sa résurrec- tion, il nous a montré ses blessures (Jean 20,27). Avec l'Ascen- sion, le voilà élevé au ciel dans la gloire de Dieu. Nous voyons notre humanité debout en Dieu par la mort et la résurrection de Jésus. L’inconcevable, l’impensable, l’incroyable s’est réalisé. Une rupture dans le temps, dans l'histoire, une nouveauté. Un changement radical en Dieu, et en l’homme s’est produit avec des conséquences concrètes dans notre vie quotidienne. Avant on séparait divin et profane. « On ne mélange pas torchon et serviette ». Une distance infranchissable semblait séparer Dieu et l’homme. L’un étant incréé et saint et l’autre créé et pécheur (impur). D’ailleurs, c’est dans cette distance entre l’homme et Dieu que s’organisent les religions pour accompagner l’homme dans sa quête. Avec la Crucifixion, la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte, nous pouvons dire que tout est accompli. La quête de l’homme est terminée. Il est maintenant debout en Dieu. Et c’est cela qu’il nous faudra découvrir jour après jour dans les réalités les plus simples de notre vie. Dieu est en nous et nous en lui. Il n’y a plus qu’une Eglise visage et corps du Christ au ciel et sur la terre. Voilà le chemin, la vérité et la vie comme réponse aux attentes de toutes les religions. La présence victorieuse et définitive de Dieu en chacun de nous et de nous en lui dans une communion parfaite. Chaque jour, nous devrons témoigner de cette sainteté qui nous est donnée, une convocation universelle et porter des fruits de miséricorde, de vie et d’amour par la grâce de Dieu. Père Jean Michel Monconthour ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 18

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Agenda de l’Archevêque Dimanche 9 mai : • 8h et 10h : Messes à la paroisse de Sainte-Anne • 17h : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis (horaire couvre-feu) Mardi 11 mai : • Conseil épiscopal Mercredi 12 mai : • Rencontre des confirmands du couvent st Joseph de Cluny (le matin) • Rencontre des confirmands des paroisses de Bellevue (2 e groupe), Bellefontaine et Case-Pilote (l’après-midi) • 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs Jeudi 13 mai : Ascension du Seigneur • 9h30 : Messe au monastère des Sœurs bénédictines à Bout-bois • Cours de Théologie de la spiritualité Vendredi 14 mai : • 18h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Marie Samedi 15 mai : • 10h : Confirmation à la paroisse de Grand-Rivière des jeunes de Macouba et Grand-Rivière • Intervention avec les groupes du Renouveau charismatique par visioconférence Dimanche 16 mai : • 9h30 : Confirmation à la paroisse de Bellevue • 15h : Confirmation des catéchumènes à la cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Du 17 au 19 mai : • Visite pastorale en Guadeloupe Mercredi 19 mai : • Rencontre des confirmands des paroisses du Saint-Esprit et Vert-Pré • 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs Jeudi 20 mai : • Cours de Théologie de la spiritualité en visioconférence Samedi 22 mai : • Rencontre avec les jeunes du Foyer saint Dominique Savio • 15h30 : Confirmation à la paroisse de Schœlcher Dimanche 23 mai : Pentecôte • 9h : Confirmation à la paroisse des Terres-Sainville • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Du Dimanche 23 au Lundi 24 mai : • Temps d’évangélisation et de louange avec tous les groupes du Renouveau Charismatique Agenda de l’ArchevêqueAgenda de l’Archevêque « Le Diocèse de Martinique est très peiné des accusations mensongères qui se répandent sur les réseaux sociaux, sur l’Évêque, plusieurs prêtres et des collaborateurs, cherchant à jeter le discrédit sur notre Église. Il convient d’apporter les précisions suivantes : ➊ M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou est arrivé à la Martinique en 2016, dans le cadre d’une mise à disposition de prêtre étranger entre le Diocèse de la Martinique et le Diocèse de Lokossa au Bénin. Cette mise à disposition contractuelle tripartite, cosignée par M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou, lui-même, prévoyait un terme au mois d’août 2019. Celui-ci a été prorogé jusqu’au mois d’août 2020. Conformément à la règlementation relative à la mise à disposition de prêtres étrangers, le terme de la mission entraîne la cessation des activités sur le territoire de mise à disposition : par conséquent, depuis le mois d’août 2020, M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou ne peut plus exercer sur le territoire de la Martinique du fait de l’arrivée du terme de cette mise à disposition. Ce à quoi il avait parfaitement consenti, en toute connaissance de cause. Malgré cela, M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou a décidé de demeurer à la Martinique et refusé, ainsi, de rejoindre son territoire de tutelle. ➋ Par la suite, le diocèse de la Martinique a été informé par un membre officiel d’un diocèse de France de faits impliquant M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou, survenus sur le territoire de la Martinique durant sa mission et susceptibles d’engager sa responsabilité pénale. Conformément aux règles établies par la Conférence des Évêques de France et aux procédures internes mises en place au sein du Diocèse de la Martinique, face à toute révélation susceptible d’engager la responsabilité pénale d’un prêtre dans l’exercice de sa mission pastorale, le Diocèse de la Martinique a :  Informé M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou de l’existence du témoignage d’une fidèle susceptible d’engager sa responsabilité pénale ;  Mis en œuvre la procédure de signale- ment aux autorités compétentes locales, les seules habilitées légalement à pouvoir instruire cette affaire ;  Enclenché la procédure d’information aux autorités de tutelle ecclésiastiques dont relève M. l’Abbé Sylvanus Noudéhou, à savoir le Diocèse de Lokossa au Bénin, d’une part et, le Vatican, d’autre part. L’affaire concerne donc des autorités totalement distinctes du Diocèse de la Martinique qui a parfaitement suivi la règlementation en vigueur, dans le respect des règles de transparence appliquées par Mgr David Macaire depuis sa prise de fonction et dans la droite ligne non seulement des préconisations de la Conférence Nationale des Évêques de France mais également des directives données par le Pape François. ➌ Il apparaît également que le Diocèse de la Martinique, son Évêque, Mgr David Macaire, ainsi que plusieurs de ses prêtres en fonction et collaborateurs font l’objet d’une campagne de diffamations parfaitement inacceptables et à propos de laquelle ils se réservent le droit de donner les suites procédurales appropriées. En outre, compte tenu de la situation et du scandale produits par les diffamations, l’Abbé Sylvanus Noudéhou est désormais frappé d’une sanction ecclésiale et tout fidèle qui lui apporte un soutien sera soumis à des sanctions canoniques. Ce qui signifie qu’il ne peut plus célébrer aucune messe, qu’il n’a aucun pouvoir de confession, l’interdiction formelle de tout exercice de ministère ecclésiastique dans le diocèse et ne peut à aucun titre solliciter la générosité des fidèles catholiques. Mgr David Macaire, en acceptant la mission qui lui a été confiée par le pape lui-même, a entrepris, depuis sa prise de fonction, une nécessaire clarification des procédures, qu’il entend poursuivre dans l’intérêt des fidèles, en leur assurant la protection qu’ils sont en droit d’attendre dans l’Église. L’archevêque invite les fidèles à prier tant pour ceux qui cherchent à attaquer si injustement l’Église de Martinique que pour ses pasteurs qui ont répondu à l’appel de Dieu malgré les difficultés de la Mission. » Communiqué du diocèse de Martinique du mercredi 28 avril 2021 C\bMMUNIQUÉ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 mai 2021 – n° 621 19

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J e monte vers mon P ère et votre P ère, vers mon Dieu et votre Dieu. Alleluia ! (Evangile de st Jean, 20, 17) Fête de l'Ascension du SeigneurFête de l'Ascension du Seigneur Jeudi 13 mai 2021 

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