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E g lise
en MARTINIQUE
P orteurs d’espérance !
N° 628
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
31 OCTOBRE 2021
Hommage au père Filopon
Dossier : Covid-19 :
Chrétiens devant la mort !
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S ommaire
« T
u aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta
force… Tu aimeras ton prochain comme toi-même.»
(Mc 12,30)
Aujourd’hui, en ce 31
e dimanche du temps ordinaire, Les
lectures nous parlent d’amour. Elles nous ramènent à l’essentiel :
Aimer Dieu, aimer son prochain. L’amour de Dieu et l’amour
du prochain sont liés. C’est un seul et même commandement
et c’est en fait la clé de la vraie vie.
Les saints prennent déjà part à cette vie. Ils sont d’ailleurs pour
nous des modèles de vie. Nous allons célébrer en novembre
deux grands temps forts de l’Année liturgique : la Solennité
de tous les Saints (le 1
er) et la Commémoration des Fidèles
défunts (le 2).
La Toussaint est aujourd’hui « une fête de famille » , nous exhorte
le pape François. « Les saints sont proches de nous, ils sont
même nos frères et sœurs les plus vrais ». Notons que la sainteté
concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas
dans ceux du Christ.
Le dossier de cette édition est intitulé « Covid-19 : Chrét\
iens
devant la mort ! ». Perdre un être cher en période de
crise sanitaire est difficile. Parmi les nombreuses restrictions
qu’impose le confinement, celle pesant sur les obsèques est
sans doute l’une des plus douloureuses à vivre. L’absence de
cérémonie complique le deuil. Pour explorer au mieux ce sujet,
il vous est proposé des regards croisés de personnes ressources
avec des interviews, des témoignages…
La rubrique « An tjè Légliz-la » s’intéresse égalem\
ent aux
difficultés liées à la crise sanitaire.
« Écoute, Israël… ». Jésus nous recommande tout d’abord
« l’écoute » (avant l’action). Aujourd’hui, savons-nous
vraiment écouter ? C’est une action parfois difficile. Ainsi,
en cette fin du mois du Rosaire, demandons à Maman Marie
d’intercéder pour nous auprès de son fils afin que nous obtenions
la grâce de l’écoute.
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
EDITORIAL
AGENDA DE L'EVEQUE 19
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• La mort n’est \bas la fi n de tout
• Célébrer les funérailles en ce tem\bs de \bandémie
• Retraite Consolation Deuil. \n La mort a le visage de l’amour
• Entretien avec Patricia Chevalier, gérante des Pom\bes Funèbres Sébastien
• Témoignages
• Comment as-tu vécu les différents tem\bs de confi nement et surtout le dernier ?
• Selon toi, comment vois-tu la sortie de\n la crise ?
• Sur quoi \beut-on s’a\b\buyer \bour sortir de l\na crise ? • Rencontre coeur à coeur
avec Monseigneur
• De la création de Petit-Bourg à sa dernière rénovation
• « Samedi Jazz » sur\n Radio Saint-Louis Interview de Ra\bhaël Monta
• S\bécial Jeunes
• Les vivants du Grand Jour
• La T oussaint : une fête de famille
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oussaint : une fête de famille
EGLISE UNIVERSELLE\C
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• Comment as-tu vécu les différents tem\bs • Comment as-tu vécu les différents tem\bs
AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18
Dossier : COVID-19 :
CHRETIENS DEVANT LA MORT !
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EDITORIAL 2
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 3
N
ous ne sommes pas morts.
En tout cas, pas encore. La
pandémie, les violences,
les accidents, les pollutions, les
intoxications, les catastrophes
naturelles, les maladies diverses,
chroniques ou diachroniques, et
même l’avortement (pour ceux qui
sont nés après 1975) n’ont pas réussi
à nous faire passer, vous et moi, de
vie à trépas. Notre heure viendra,
c’est certain. Mais les dangers de
l’époque n’ont pas encore réussi
à nous entraîner dans la tombe.
Serions-nous plus résistants, plus
chanceux que ceux que nous avons
vu partir ?
« Ce jour-là, dit le Seigneur en parlant
du grand jour de Sa venue, deux
personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée. Deux
femmes seront ensemble en train de
moudre du grain : l’une sera prise,
l’autre laissée. » (Lc 17,34-35). Nous
ne pouvons, en ce monde, répondre
clairement aux « pourquoi » qui
nous taraudent l’âme en pensant
à nos chers disparus. La mort est
un si grand mystère, si profond
et si sombre. Pourquoi sont-ils
partis ? Pourquoi ma sœur ? mon
fils ? ma mère ? mon oncle ? mon
amie… ? Pourquoi eux… mais aussi
« Pourquoi pas moi ? ». Cette autre
question nous concerne encore plus
directement : Pourquoi suis-je encore
en vie ? Pour quoi faire ? Pour devenir
quoi ? Pour être quoi ? La mort de nos
proches est une chose mystérieuse,
mais notre (sur)vie en est une autre
encore plus impressionnante.
Nous pouvons développer ce que
certains psychologues appellent « le
complexe des survivants », lorsque le
danger frappe, « qu'il en tombe mille
à tes côtés, qu'il en tombe dix mille
à ta droite, alors que toi, tu restes
hors d'atteinte » (Ps 90,7)… la vie
fait peur. En tout cas elle prend un
sens nouveau. Intense. Très intense.
On mesure alors qu’elle est un don
incroyable. On ne peut plus se laisser
vivre tout bonnement. On choisit de
vivre... ou pas !
C’est donc au cœur des crises que la
vie se révèle, plus comme un choix
volontairement posé que comme un
état de fait subi. Vivre, c’est vouloir
vivre et non subir le fait d’être en vie.
Vivre, pour un chrétien, c’est prendre
en main son existence fragile, se
reconnaître comme créature mortelle,
se savoir dépendant du Créateur,
relevé par son Amour, se porter
volontaire pour réaliser en ce monde
le dessein de Dieu. Ma vie, de sa
conception à sa fin naturelle, devient
une conquête, une victoire sur les
forces de mort. Elle est un cadeau
de Dieu, mais aussi un don que je
fais à « mes chers disparus ». Un peu
comme des bougies qui verraient
s’éteindre une à une les flammes des
autres mèches allumées au même
feu. Les dernières survivantes, afin
de résister aux puissances de mort,
doubleraient d’ardeur, conscientes
de porter et de devoir protéger la
flamme qui animait celles qui se sont
éteintes.
Voilà le grand mystère de notre vie
en ces temps de mort. Les décès
nous ont rappelé la fragilité comme
la préciosité de la vie, sa fin facile
comme son origine gratuite, la
fugacité de notre passage sur terre
comme notre destinée à inscrire
cette vie dans la foi, l’espérance et
l’amour. Plus qu’une consolation ou
un grand travail de deuil les regards
tournés vers la tombe, même la plus
chère, nous sommes appelés, après
nos morts, à vivre déjà tournés vers
l’Eternité bienheureuse. A goûter
la vie. En l’honneur de nos chers
disparus. En l’honneur de l’Esprit
Créateur et Donateur de Vie.
Ceux qui auront fait ce choix d’une
vie dont l’éternité est déjà le présent,
plutôt que d’une survie mondaine et
pleine de riens de ce monde, seront
les Vivants du Grand Jour, les autres
se seront déjà laissés engloutir par la
mort quoiqu’il arrive.
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Les vivants du Grand Jour
MOT DE L’ÉVÊQUE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 4
EGLISE UNIVERSELLE\n
L
a première lecture, tirée du
livre de l’Apocalypse, nous
parle du ciel et nous place
devant «une foule immense»,
incalculable, « de toute nation, race,
peuple et langue » (Ap 7, 9). Ce sont
les saints. Que font-ils « là-haut »? Ils
chantent ensemble, ils louent Dieu
avec joie. Il serait beau d’entendre
leur chant… Mais nous pouvons
l’imaginer : savez-vous quand ?
Pendant la Messe, quand nous
chantons « Saint, saint, saint est le
Seigneur, le Dieu de l’univers…». C’est
un hymne, dit la Bible, qui vient du
ciel, qu’on chante là (cf. Is 6, 3, Ap 4,8).
Alors, en chantant le « Sanctus », non
seulement nous pensons aux saints,
mais nous faisons ce qu’ils font : à ce
moment-là, pendant la messe, nous
sommes plus que jamais unis à eux.
Et nous sommes unis à tous les saints :
pas seulement aux plus connus du
calendrier, mais également à ceux
« de la porte à côté », aux membres
de nos familles et à nos connaissances
qui font maintenant partie de cette
multitude immense. C’est donc
aujourd’hui une fête de famille. Les
saints sont proches de nous, ils
sont même nos frères et sœurs les
plus vrais. Ils nous comprennent,
ils nous aiment, ils savent quel est
notre vrai bien, ils nous aident et ils nous attendent. Ils sont heureux et
ils veulent que nous soyons heureux
avec eux au paradis.
C’est pourquoi ils nous invitent sur
le chemin du bonheur indiqué dans
l’Evangile d’aujourd’hui, si beau et si
connu : « Heureux ceux qui ont une
âme de pauvre […]. Heureux les doux
[…]. Heureux les cœurs purs… » (cf.
Mt 5, 3-8). Mais comment ? L’Evangile
dit « Heureux les pauvres », alors
que le monde dit « Heureux les
riches ». L’Evangile dit « Heureux
les doux », alors que le monde dit
« Heureux les tyrans ». L’Evangile
dit « Heureux les purs », alors que
le monde dit « Heureux les malins
et les hédonistes ». Ce chemin de
la béatitude, de la sainteté, semble
conduire à la défaite. Pourtant, nous
rappelle encore la première lecture,
les saints tiennent « des palmes à la
main » (v. 9), c’est-à-dire les symboles
de la victoire. C’est eux qui ont gagné,
pas le monde. Et ils nous invitent à
choisir leur côté, celui de Dieu qui
est saint.
Demandons-nous de quel côté nous
sommes : celui du ciel ou celui de la
terre ? Vivons-nous pour le Seigneur
ou pour nous-mêmes, pour le bonheur
éternel ou pour quelque satisfaction
immédiate ? Demandons-nous :
voulons-nous vraiment la sainteté ?
Ou nous contentons-nous d’être des
chrétiens, sans honte ni louange,
qui croient en Dieu et estiment
leur prochain mais sans exagérer ?
Le Seigneur « demande tout ; et ce
qu’il offre est la vraie vie, le bonheur
pour lequel nous avons été créés »
(Exhor. ap. Gaudete et exsultate, n. 1).
En somme, la sainteté ou rien ! Cela
nous fait du bien de nous laisser
provoquer par les saints, qui n’ont
pas eu de demi-mesures ici-bas et
qui, de là-haut, nous soutiennent afin
que nous choisissions Dieu, l’humilité,
la douceur, la miséricorde, la pureté,
afin que nous soyons passionnés par
le ciel plutôt que par la terre.
Aujourd’hui, ces frères et sœurs ne
nous demandent pas d’entendre
encore une fois un bel Evangile, mais
de le mettre en pratique, de nous
engager sur le chemin des Béatitudes.
Il ne s’agit pas de faire des choses
extraordinaires, mais de suivre
chaque jour ce chemin qui nous
mène au ciel, en famille, à la maison.
Aujourd’hui, nous entrevoyons donc
notre avenir et nous fêtons ce pour
quoi nous sommes nés : nous sommes
nés pour ne plus jamais mourir, nous
sommes nés pour jouir du bonheur
de Dieu ! Le Seigneur nous encourage
et à celui qui prend le chemin des
Béatitudes, il dit : « Soyez dans la joie
et l’allégresse, car votre récompense
sera grande dans les cieux » (Mt 5, 12).
Que la Mère de Dieu, Reine des
saints, nous aide à parcourir avec
détermination le chemin de la
sainteté ; qu’elle, qui est la Porte du
ciel, introduise nos chers défunts
dans la famille céleste.
Pape François
Source : https://www.vatican.va/
Angélus de la Toussaint 2018 – Année B
■
La Toussaint : une fête de famille
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 55
Dimanche 31 octob\be 2021
la P arole Dominicale
31 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
Deutéronome 6,2-6 • Psaume 118 (119) • \b\1ébreux 7,23-28 • Mar\1c 12,28b-34
LITURGIE
Introduction :
« Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu
est l’unique »
Seigneur Jésus ouvre mon oreille du cœur
afin que je puisse mettre en pratique
ta parole et vivre une conversion
en profondeur. Je sais que l’écoute
(obéissance) de ta parole apporte bonheur
et fécondité. Que mon quotidien soit une
école de prière, de fraternité, de service,
d’enseignement pour témoigner de ta
présence dans mon cœur. Je te confie
tous les membres de ma famille et de
mon entourage qui ne te connaissent
pas. Amen.
Réflexion
« Ta parole est lumière de mes pas, la
lampe de ma route. » (Ps. 118, 105)
La première lecture tirée du livre de
Deutéronome nous rappelle que la
foi est d’abord écoute de la volonté
de Dieu contenue dans sa parole. La
phrase « écoute Israël, le Seigneur
notre Dieu est l’Unique » est devenue
la prière quotidienne du juif. C’est le
fameux « Shema Israël ». Cette prière
est aussi importante pour les juifs que
le Notre Père l’est pour nous chrétiens.
Mais l’observance de la loi de Dieu
n’est pas une servitude, ni une pratique
dictatoriale. Le croyant s’attache à la
parole de Dieu avec amour. Il faut un
cœur large et généreux, comme le dit
Saint Ignace de Loyola. Le psalmiste
nous aide à comprendre que la mise
en pratique de la loi est d’abord une question d’amour : « De quel amour
j’aime ta loi : tout le jour je la médite ! ».
Dieu ne veut pas que nous soyons ses
serviteurs dans le sens esclavagiste,
mais il nous appelle amis. Sa parole,
ses justes décisions, ses préceptes,
sa promesse, ses exigences … sont
pour le bonheur de l’homme. Rempart
contre les chemins de mal et de
mensonge.
Nonobstant notre résistance à la
parole, à sa volonté, Dieu a accompli
ses promesses en la personne de
Jésus. C’est la vie du Christ, le plus
grand prêtre qu’il nous fallait, offerte
une fois pour toute, qui mène à la
perfection l’humanité pécheresse.
En gros, Dieu, la divinité s’engage
par serment et vient au secours de
l’humanité pour qu’elle accède à Dieu.
Il désigne Jésus son Fils, qu’il a pour
toujours mener à sa perfection. » Jésus
est vraiment le grand prêtre unique et
définitif consacré sur la croix comme
grand prêtre totalement accordé à la
volonté de Dieu son Père.
Dans l’évangile, Jésus reprend le
shema Israël pour donner une
réponse au scribe qui le questionne.
La réponse de Jésus est basée sur
deux commandements d’aimer. Mais
l’amour peut-il se commander ? L’élan,
non, mais la fidélité, oui et c’est de cela
qu’il est question ici : faire de l’amour
une loi, c’est montrer que toute la loi,
quelle qu’elle soit, est au service de
l’amour de Dieu. Toi aussi chrétien,
lorsque tu auras compris que la foi en
Dieu n’est pas un carcan d’interdits ou
de choses impossibles à vivre, mais qu’il
s’agit d’amour car Dieu est amour, alors
« tu n’es pas loin du Royaume ».
Je dialogue avec Jésus
Seigneur Jésus, donne-moi ton amour
et ta grâce. Aimer Dieu et aimer mon
prochain, cela devient impossible à mes
forces humaines. Seul toi, le seul vrai Dieu,
unique grand prêtre, saint, sans tâche,
sans aucune faute, qui nous a aimés
jusqu’à s’offrir pour nous sauver, mène
mon amour pour Dieu et pour le prochain
à sa perfection. Envoie ton Esprit Saint sur
les lieux de manque d’amour dans ma vie.
Par ta flamme d’amour, réchauffe ce qui
est froid dans mon cœur ! Conduis-moi
Jésus jusqu’à l’amour des ennemis.
Résolution
« Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux
qui le craignent. » (Magnificat).
Avec l’aide de la Vierge Marie, je prends la
ferme résolution de vivre ces trois points
suivants :
• Bénir et non maudire qui que ce soit,
malgré les difficultés de la vie.
• Apprendre les dix commandements
et demander pardon à la confession
pour mes péchés en lien avec les
commandements du Seigneur.
• Comme ce scribe, apporte tes questions
et pose-les à un diacre, un prêtre ou à
l’évêque.
Père Arnaud Goma, Curé de Coridon ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 6
VIE DU DIOCÈSE
C
est dans la joie des chants de louange qu’a débuté cette matinée
communautaire. Membres, nouveaux arrivants, regardants (nom donné
à ceux qui prennent un temps de réflexion avant de s’engager au sein
de la Communauté de l’Emmanuel) et enfants étaient réunis pour l’occasion.
La joie des retrouvailles
Après des vacances bouleversées par la situation sanitaire qui n’a pu
permettre aux membres de se réunir et de proposer pour la deuxième année
consécutive « Paray Bo kay », cette retraite ouverte à tous, initiée depuis l’année
2020, fut créée pour tous ceux qui ne peuvent se rendre à Paray le Monial pour
les sessions d’été. C’est la joie au cœur que chacun se retrouvait pour partager
bonne humeur, sourires et encouragements.
Enseignement
Après le temps de louange qui ancrait durablement la joie dans les cœurs, les membres
se sont tous retrouvés autour de l’archevêque afin de recevoir un enseignement
préparé pour l’occasion autour du Sacré-Cœur. Rappelons que cette communauté a reçu, la gestion du site de Paray Le Monial, lieu des apparitions de Notre Seigneur
Jésus-Christ et de son Sacré-Cœur à Sainte Marguerite Marie Alacoque au XVII ème
siècle.
Messe d’envoi
C’est par la Sainte Eucharistie que tous les membres furent envoyés en mission par Mgr David Macaire, assisté du père Jacques Platon.
Rencontre cœur à cœur avec Monseigneur
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628
se sont tous retrouvés autour de l’archevêque afin de recevoir un enseignement
préparé pour l’occasion autour du Sacré-Cœur. Rappelons que cette communauté
a reçu, la gestion du site de Paray Le Monial, lieu des apparitions de Notre Seigneur
Jésus-Christ et de son Sacré-Cœur à Sainte Marguerite Marie Alacoque au XVII
siècle.
Messe d’envoi
C’est par la Sainte Eucharistie que tous les membres furent envoyés en
Le 9 octobre
dernier, les membres
de la Communauté d\1e
L’Emmanuel étaient réunis
pour leur première rencontre
communautaire de cette année pastorale. Pour l’occasion, ils étaient reçus par Mgr David Macaire.
•Assemblée de prière ouverte à tous à l'espace
paroissial de Sainte-Thérèse (ou en ligne en fonction des conditions sanitaires). Soyez les bienvenus !
Venez louer, prier, adorer en famille ou entre amis !
• 3ème vendredi du mois : émission Cœur à cœur
en direct sur Radio Saint-Louis de 20h à 22h…
Pour témoigner du Sacré-Cœur dans votre
vie. Contactez-nous au 0696351025
• 3ème samedi du mois : Animation du
Cénacle avec le Mouvement Sacerdotal
Marial à l'espace paroissial de Sainte-
Thérèse.
Maeva Céleste, pour la Communauté de l’Emmanuel Martinique ■
Les rendez-vous
mensuels
de la communauté de l’Emmanuel
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 7
De la création de
l’église de P etit-Bourg
à sa dernière rénovation
l’église de
C’est le 7 juillet 1716 que le marquis Duquesne, gouverneur de la Martinique, autorise l’établissement
d’une nouvelle paroisse confiée au pères capucins à Rivière-Salée. Les premières messes furent célébrées
dans une maison de pierres qui se situait sur un terrain appartenant au sieur Duval, important
propriétaire foncier, en attendant la construction d’une église sur ce même terrain.
A
partir de 1797, les prêtres séculiers
remplacent les capucins. En
1838, le père Jacques Gillet qui
est nommé curé de Rivière-Salée et des
Trois-Ilets sera au centre de l’histoire de
la création de l’église de Petit-Bourg. Le
Père trouva sa paroisse et singulièrement
l’église de Grand-Bourg dans une bien
triste situation. L’église, devenue trop
petite et en ruine, avait été abandonnée.
La messe était célébrée dans une maison
louée à cet effet. Très zélé, l’abbé Jacques
Gillet conçut aussitôt le projet, malgré la
crise économique qui sévissait alors, de
construire une nouvelle église plus grande
sur un autre terrain. Il écrivit même en
France pour y faire organiser des collectes.
La date du 20 avril 1839 avait été retenue
pour la bénédiction du nouveau terrain à
Grand-Bourg dans l’après-midi. Le matin
de ce jour-là, l’abbé Gillet commença par
inaugurer à Petit-Bourg un local mis à sa
disposition par un habitant du quartier
pour servir de chapelle.
En effet, les habitants de ce quartier avaient
des difficultés à se rendre à Grand-Bourg,
notamment en période de pluies. 600
personnes environ y demeuraient. Les
curés de Saint Esprit et du François ont
pris part à l’inauguration de ce local et ce
dernier y prononça un sermon. L’abbé
Gillet les reçut à déjeuner au presbytère
de Grand-Bourg avec des notables
de Petit-Bourg. Ses confrères lui firent
remarquer qu’il n’arriverait pas à faire
face aux dépenses de la construction d’une
nouvelle église à Grand-Bourg, mais qu’il
était possible de réparer l’ancienne église
et notamment de l’agrandir. Convaincu par
ces explications, l’abbé Gillet fit dire à la
population que la bénédiction du terrain
de Grand-Bourg, prévue dans l’après-midi
était décommandée. Le bruit se répandit
comme une traînée de poudre que le curé
voulait faire de Petit-Bourg le centre de la
paroisse au détriment de Grand-Bourg. Un
jeune homme vint insulter au presbytère
le propriétaire du local de Petit-Bourg
qui était présent. Un désordre s'ensuivit ;
les gens s’assemblèrent et manifestèrent
violemment. Le curé répondit sur un
ton vif, si bien que le responsable de la
communauté, assisté de deux notables, s’en
vint porter plainte contre le curé auprès du
gouverneur. Ce dernier la répercute auprès
du préfet apostolique.
En ce temps-là, l’autorité administrative,
exercée par des amiraux autoritaires, ne
craignait pas d’intervenir abusivement dans
les affaires ecclésiastiques. L’abbé Gillet fut
sacrifié. On le pria de démissionner et on le
laissa plusieurs mois sans poste. Il quitte la
paroisse le 7 juin 1839. Dégouté, il s’en alla à
Saint Lucie où, devenu curé de Vieux Fort, il
agrandit l’église et construisit un
calvaire au centre de la ville Par
la suite, Il écrivit à ses supérieurs
un plaidoyer en faveur de
l’abolition de l’esclavage. Ainsi,
les années 1840 marquent
une singulière inflexion de la
stratégie gouvernementale. Un
programme de réparation pour
les esclaves leur permettant
l’émancipation par la morale
chrétienne est en effet élaboré.
D’importants crédits sont
débloqués pour l’augmentation
du clergé paroissial et l’édification d’un
réseau d’écoles primaires. Une ordonnance
royale du 6 novembre 1839 réserve une
dotation pour la construction de chapelles
rurales. En 1842, l’autorité civile de la colonie
ordonne qu’une chapelle soit commencée
sans délai à Petit-Bourg, Rivière-Salée. Le
2 février 1845, le conseil privé approuve
le choix d’un terrain à Petit-Bourg pour la
construction d’une chapelle, choix fait par
une commission spécialement nommée
par le directeur de l’intérieur. Les travaux de
construction sont achevés en 1847 comme
en témoigne la plaque avec l’inscription sur
la façade de l’église.
L’église connaitra d’importants travaux de
réhabilitation entrepris par la municipalité
de 2019 à 2021. C’est avec bonheur que les
paroissiens retrouveront leur église dédiée
à Notre-Dame de la Visitation.
Frantz Édouard, paroisse de Rivière-Salée
Sources : P. Delisle « Renouveau missionnaire et société esclavagiste 1815-1848 »
et B. David « Le clergé Tome II »
■
l’abolition de l’esclavage. Ainsi,
les années 1840 marquent
une singulière inflexion de la
stratégie gouvernementale. Un
programme de réparation pour
les esclaves leur permettant
l’émancipation par la morale
chrétienne est en effet élaboré.
D’importants crédits sont
Saint Lucie où, devenu curé de Vieux Fort, il et B. David « Le clergé Tome II » Q
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 8
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N° 609REVUE DIOCÉSAINE
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Le pape et
la question homosexuelle :
explication de l'EvêqueDossier : l'action des catholiques
dans la Société
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La revue
"Eglise en Martinique" a 30 ans
« J’étais malade et vous m’avez visité ! »
N° 614REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €31 JANVIER 2021 Hommage au père Filopon
Sainte Joséphine Bakhita, de l’esclavage à la saintetéRetraite spirituelle des prêtresDOSSIER : Actions de l’Eglise auprès
des malades et des soignants Règlement à l’ordre de :
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FORT-DE-FRANCE
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Le pape et la question homosexuelle : la question homosexuelle : explication de l'explication de l' Evêque Dossier : l'action des catholiques l'action des catholiques l'action des catholiques l'action des catholiques dans la Société EEE glise engagée... E glise engagée... E
"Eglise en Martinique" "Eglise en Martinique" a 30 ans
« JJJ’étais malade et vous m’avez visité ! »J’étais malade et vous m’avez visité ! »JJ’étais malade et vous m’avez visité ! »JSainte Joséphine Bakhita, Sainte Joséphine Bakhita, Sainte Joséphine Bakhita, de l’esclavage à la saintetéde l’esclavage à la saintetéRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresRetraite spirituelle des prêtresDOSSIER : Actions de l’Eglise auprès Actions de l’Eglise auprès des malades et des soignants des malades et des soignants des malades et des soignants des malades et des soignants des malades et des soignants
Nom : .......................................................................\
................................................................................................................
Prénom : .......................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
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Oui,
je m’abonne !
COMMUNIQUÉ DE PRES\3SE
Chaque année, le 11 novembre, l'Aumônerie Nationale des Antilles et de la Guyane (ANAG) organise
une célébration à l'église St Sulpice dans le 6 e arrondissement de Paris. Des centaines d’Antillo-Guyanais
de tous âges, venant d’Ile de France mais aussi de province, se retrouvent avec les évêques de Martinique,
Guadeloupe et de Guyane.
En 2020, en raison de la pandémie, cette rencontre n’avait pu avoir lieu. Aussi, c'est avec une grande joie que
nous vous annonçons que la rencontre aura bien lieu cette année !
Cette journée est organisée par l'Aumônerie Antilles-Guyane. Depuis septembre dernier, le coordinateur de
l’aumônerie est Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque émérite de Basse-Terre. Il succède au père Marcel Crépin
qui est retourné en Martinique.
Tous les Antillais et Guyanais sont invités à prendre part à ce rassemblement du Jeudi 1\
1 Novembre à Saint
Sulpice, la plus grande église de Paris.
13h00 : Accueil des participants
13h30 : Témoignages des Antillais et Guyanais du diocèse de Créteil, impliqués dans la vie de leur diocèse.
14h30 : Mgr David Macaire, archevêque de Fort de France (Martinique) et Administrateur du diocèse de Guadeloupe, présidera l’Eucharistie, entouré de Mgr Michel Dubost, administrateur du diocèse de
Cayenne, d’évêques, prêtres et diacres. Cette célébration sera animée par une chorale composée
principalement de jeunes.
L'Aumônerie Nationale Antilles Guyane 5,bis rue Mouzaïa 75019 - Paris
• Assure un service d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et de formation des Antillais et Guyanais vivant (ou de passage) en France métropolitaine. Elle aide ceux qui le souhaitent à consolider leur foi. Elle n’a pas pour mission de
se substituer aux paroisses. Sa mission est d’aider les Antillais et Guyanais à s’insérer dans la vie des communautés
locales et à prendre une part active dans l’annonce de l’Evangi\
le et dans la vie de l’Eglise.
• En lien avec les diocèses et des groupes de prière, elle organise des rencontres, des pèlerinages, des "Chanté Nowel".… Le temps fort de l’année est le rassemblement du 11 novembre.
Contact : +33 (0)9 87 35 32 33 - aumonerieag@gmail.com
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
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Ville : .......................................................................\
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C
omment est né le projet
« Samedi Jazz » ?
« Samedi Jazz » est une
émission de radio consacrée
principalement au jazz sur la station
Radio Saint-Louis (RSL). Le choix
du nom s’est voulu sans complication,
en rappelant simplement le jour de la
diffusion. Le projet a pris naissance il y
a quelques années déjà et s’est accéléré
pendant le premier confinement. La
première émission a été enregistrée
en août 2021. J’ai rendu hommage
à mon père qui a été animateur radio
bénévole dans le département de
l’Oise, la ville de Beauvais, pendant
une dizaine d’années, vers 1980.
Quelle est ta propre expérience dans
le Jazz ?
Le jazz est une histoire d’amour qui
dure depuis 33 ans, parsemée de
concerts (Les Banlieux Bleues en
Seine Saint Denis, All that Jazz à
Paris, Jazz à la Villette, North Sea
Jazz Festival en Hollande), Festival
de jazz à Vienne, Festival de jazz à
Sainte-Lucie, Festival de Biguine
jazz en Martinique, divers concerts
à l’Atrium… de dédicaces et
d’entretiens. C’est aussi l’expérience
d’une cure contre la mélancolie et les
difficultés de la vie quotidienne. Mon
état d’esprit va souvent influencer mes
tendances et préférences musicales.
Pourquoi as-tu choisi Radio Saint
Louis ?
Avec les réseaux sociaux, je
communique régulièrement avec
des habitués, où mutuellement
nous partageons nos découvertes,
nos connaissances et critiques.
Avec l’encouragement de mon
épouse et de mes enfants et mon
expérience d’animation sur RSL, j'en
ai tout naturellement discuté avec le
responsable de la radio qui a très bien
accueilli ce projet dans la confiance.
Quel est le concept de « Samedi
Jazz » ?
« Samedi Jazz », c’est deux émissions
d’une heure par mois, tous les
samedis de 20h à 21h avec David à
la technique. « Samedi Jazz » vous
propose d’écouter les plus grands
musiciens et interprètes.
Quel objectif voulez-vous atteindre
avec « Samedi Jazz » ?
L’objectif n’est pas d’intellectualiser
le jazz, mais bien de rendre accessible
à tous cette merveilleuse musique, et
de rendre hommage aux musiciens
disparus comme le pianiste
compositeur Chick Corea, mort à
Tampa (Floride) le mardi 9 février
2021, des suites d'une forme rare de
cancer. Également de faire connaitre
les chefs d’œuvre de certains artistes
jazz en formation très réduite tel que
le piano solo et le duo (saxophone-
piano). C’est le cas du saxophoniste
Stan Getz qui, quelques mois
avant son décès, enregistre l’album
« People Time » en duo avec Kenny
Barron, en mars 1991.
Quel rapport entre la spiritualité et
« Samedi Jazz » ?
Nous sommes sur une radio
chrétienne, il est donc intéressant
de mettre en avant la foi des artistes
ou leurs œuvres de charité. C’est
le cas de l’album du saxophoniste
Archie Shepp qui a enregistré le 05
février 2021, en duo avec le pianiste
Jason Moran « Let’s my people
go » (« laisse partir mon peuple »
tiré du livre de l’Exode 9, 1), qui
est une rencontre poignante entre
Archie Shepp (83 ans) et le Texan
Jason Moran (43 ans). Ce disque est
vraiment un témoignage d’amour qui
nous permet de découvrir un chef-
d’œuvre gorgé de negro spirituals.
A ce jour, trois émissions ont été
enregistrées et quatre autres sont
en préparation pour finir l’année
2021. Les trois premières émissions
présentent les artistes suivants : Duke
Ellington, Louis Armstrong et Billie
Holiday
Quel est l’auditoire ciblé avec
« Samedi Jazz » ?
« Samedi Jazz » est bien entendu
pour tout public, mais veut toucher
en priorité le large public des 25-60
ans. Nous sommes souvent attachés
à un type de jazz très dansant comme
le Latin Jazz ou Biguine Jazz, mais le
jazz ne se limite pas à cela. Beaucoup
de nos ainés ont été bercés par le
jazz à ses débuts comme la Nouvelle
Orléans des années 1910, par le
middle jazz vers la fin des années
1920, et bien d’autres courants
plus récents. C’est pour vous dire
les divers courants jazz qui peuvent
exister. « Samedi Jazz » a le projet
de faire découvrir tous ces courants
musicaux.
Est-ce la première émission de jazz
à RSL ?
Dans le passé, il y a eu d’autres
expériences. J’aime relever les défis
et c’est pour cela que j’ai proposé ce
projet avec un concept bien particulier.
Je suis un acharné de travail et j’aime
me fixer des objectifs. Préparer une
émission demande du temps, de la
réflexion et de la maturité. Mission
dans laquelle je suis beaucoup aidé
par mon épouse et mes enfants.
D’ailleurs, je travaille sur un autre
projet où un livre est en préparation,
mais je ne vous en dis pas plus. Je suis
convaincu que c’est avec les critiques
que nous arrivons à grandir. Alors
n’hésitez pas à me communiquer vos
remarques et réflexions par mail :
samedijazz972@gmail.com
Propos recueillis par Michel Déglise ■
> Interview de Raphaël Monta
« SAMEDI JAZZ »
sur RADIO SAINT-LOUIS
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 10
Seigneur, donne-moi d'aimerchaque personne. Que ton
Esprit-Saint m'embrase afin que je puisse proclamer ta
parole et suivre la voie donnée par ton fils Jésus-Christ. Amen.
Inès Saint Lèbe & Maéva C eleste
S pé cia l J eu \bes
Retrouve le nom de ces saints, et relie à la bonne image.
C
h erch e le s a \bn t d u jo u r d e ta n a\bs sa nce e t s o n h \bs to \br e .
. .......................................................................................
Q
uel e s t le s a \bn t p a tr o n d e ta p a ro \bs se ?
. .....................................................................................
" Soyez saints, car j e suis Saint, moi le Seigneur votre Dieu " (L 19-2)
Relire en famille ou seul le passage de l'Evangile sur les Béatitudes. (Mt5, 1-12)
Parmi les saints du I er siècle, saurais-tu reconnaître ceux qui sont ici représentés ?
.......................................................................................................................................................................................................
Sainte Vierge M arie, saint Joseph, saint Luc, saint Jean, saint M atthieu et saint Marc.
La Toussaint, c'est la
fête
de
tous
les
saints
;
c'est
une
fête
remplie
de
joie
et
d'espérance.
Elle
nous
invite à suivre tous ceux qui ont découvert un grand bonheur : celui
de l'amour du prochain.
P
R I
E
R
" Etre toujours uni à Jesus est mon projet de vie".
"L'Eucharistie est mon autoroute vers le ciel ".
QUI A DIT ? REMETS LESLETTRES DANS L'ordre
Réponse : Carlo Acutis
ROLAC USTICA... .. ...................... .. .... ... ........
Sainte F austine Sainte Philomene Sainte B akhita Sainte Bernadette de Lourdes
Saint Dominique Savio
v
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 11
InèsSaint Lèbe&Maéva Celeste
Spé cia l Jeu \bes
Pourquoi commémorer lesdéfunts ?
Relie tesmissions àla bonne image:
Silamer sedéchaîne
Si levent souffle fort
Si labarque t'entraîne
N'aie paspeur delamort
Si labarque t'entraîne
N'aie paspeur delamort
Refrain
Il n'a pas ditque tucoulerais
Il n'a pas ditque tusom brerais
Il adit :Allons del'autre bord
Allons del'autre bord Siton coeur estenpeine
Si ton corps estsouffrant
Crois enJésus, ilt'aime
Il te donne sapaix
Crois
en Jésus, ilt'aime
Il te donne sapaix
Si un jou rsu r ta rou te
T u rencon tres lemal
N e sois pas dan s le dou te
D ie u aim ese s en fa nts
N e sois pas dan s le dou te
D ie u aim ese s en fa nts
C H AN T
Assister àla messe desdéfunts
Que devenons-nous aprèsnotremort?
Ala mort, ilyaséparation ducorps etde l'âme. Lecorps sedécompose pendantquel'âme vaàla
rencontre deDieu. Ilnous afait êtres dechair etd'âme. audernier jour,ilnous ressuscitera enêtres de
chair, nousserons transformés. Qua
ndleressuscité semontra àses disciples, ilsvirent lesplaies deson
corps etont puletoucher.
( Youcat :153-154)
Ma prière :
Pourquoi prierpourlesdéfunts ?L'Eglise catholique croitenlacommunion
des saints. Toutelacommunauté desfidèles (vivants, défuntsetsaints)
forme unseul corps. Laprière etlamesse particulièrement, aidentles
défunts àaccéder àla vie éternelle.
Prier enfamille pourlesâmes dupurgatoire
Allu m er un e bo u g ie po u r le s défu n ts de m\b f\b m il l
e
Nettoyer latombe dema famille
Seig neu r, \bppo rte-m oi l\b p\b ix d\bn s le co eu r.per m et s -m oi
d '\b c cep t er ce que je ne peu x ch \bn g er .je t'o ffr e le s mes ses de
c e jo u r et to u tes celle s àven ir po u r to u s le s défu n ts .Am en
!
NB : Dans notre édition précédente, nous avons noté une erre\
ur dans le nom des 12 apôtres. La bonne réponse est : Simon dit
Pierre, André, Jacques, Jean, Philippe, Barthelemy, Thomas, Matthieu,\
Jacques fils d'Alphée & Thaddée, Simon le Cananéen, et
Judas l'Iscariote. Marc est l'un de ceux qui a écrit les évangiles. (lire Mt 10, 1-4 Mc 3, 3-19 )
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 12
COVID-19 : CHRETIENS\n DEVANT LA MORT ! DOSSIER
Chers amis lecteurs d’Église en Martinique, ces derniers mois plus que jamais, nous
avons été confrontés à la mort à travers la pandémie de coronavirus. Même si elle n’eut
pas l’ampleur des épidémies de typhoïde ou de fièvre jaune qui ont décimé régulièrement
notre population il y a encore quelques décennies, elle fut suffisamment significative pour
que, presque tous, nous ayons eu à déplorer un ou plusieurs décès dans notre entourage.
D
ès lors, la question qui se pose à
nous aujourd’hui est : comment
vivre ces deuils parfois
multiples ? On pourrait aussi formuler la
question autrement : comment affronter
le vertige qui nous prend lorsque nous
sommes confrontés à la mort de façon
aussi récurrente ?
Il y a plusieurs réponses
possibles à cette question
La première solution au problème posé
pourrait être de se forger une carapace
suffisamment solide et étanche pour
que notre cœur et notre psychisme
soient à l’abri de la souffrance ; l’idée
est de se rendre insensibles à la douleur
provoquée par tous ces deuils.
La seconde réponse pourrait être de
s’étourdir dans des distractions et des
plaisirs pour ne pas avoir à penser à
nos disparus et à notre propre mort
qui, à l’occasion de cette pandémie, est
devenue une éventualité plus que jamais
plausible et imprévisible.
Que valent ces solutions ?
Les possibilités de l’endurcissement vis-
à-vis de la douleur de la perte d’être
aimés et du contournement du deuil
par les distractions sont de fausses
solutions. Non seulement elles laissent
le problème intact, mais elles nous
abiment en faisant de nous, ou des
êtres insensibles, déshumanisés, ou
des personnes enfermées dans leurs
bulles de jouissance –à la manière des
drogués qui sont séparés des autres
êtres humains et devenus esclaves d’une
substance dont la consommation est leur
seule raison de vivre.
Quelle solution alors ?
La solution ne peut être que dans
l’affrontement de l’horrible réalité de
la mort ; que dans le face à face avec
elle mais, j’ajoute, pas tout seuls car
nous serions balayés par ce redoutable
adversaire. Il nous faut avancer derrière
un champion à qui la mort ne fait pas
peur et qui l’a déjà vaincu ; je veux
parler de Jésus le Christ. Avec lui, pas
de crainte à avoir, il a vaincu la mort, il
est le Ressuscité.
Jésus notre champion face à
la mort
Dans l’évangile selon St Jean, Jésus a des
paroles fortes pour nous aider à vaincre
le deuil : Je suis la résurrection et la vie ;
celui qui croit en moi, même s’il meurt
vivra… Celui qui vit et qui croit en moi
ne mourra jamais (Jn 11,25-26). Ce sont
là des paroles qui peuvent nourrir notre
espérance chrétienne. Le Christ possède
la vie en lui-même (Cf. Jn 14, 6) et cette vie
est plus forte que la mort. Il affirme qu’il
est venu pour que nous ayons sa vie en
nous : Je suis venu pour que vous ayez
la vie et la vie en abondance (Jn 10, 10).
Le Pain de vie et l’Esprit-
Saint
Par ailleurs, Jésus se fait « pain de la vie
(zoé) » pour qu’en le mangeant nous
ayons sa vie en nous (« Celui qui me
mangera vivra éternellement » Cf. Jn
6,51). L’Eucharistie est donc un lieu
extraordinaire pour vaincre l’ennemi
qu’est la mort.
Saint Paul ajoute un élément complé-
mentaire pour vaincre la mort, il s’agit de
l’Esprit-Saint : Et si l’Esprit de celui qui a
ressuscité Jésus d’entre les morts habite
en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le
Christ, d’entre les morts donnera aussi la
vie à vos corps mortels par son Esprit qui
habite en vous (Rm 8, 11).
Évidemment, croire dans le Christ
suppose la réception de l’Esprit puisque
le même St Paul nous dit : Nul ne peut
dire que Jésus est Seigneur si ce n’est par
l’Esprit Saint (1 cor 12, 3). Donc croire
dans le Christ, c’est vivre de son Esprit
dans le temps et l’éternité. C’est le même
Esprit qui fait que le pain pour la vie
biologique (bios) devienne le pain pour
la vie éternelle (zoé).
Chers amis, puisse ce dossier sur le deuil
stimuler votre foi et votre espérance
dans le Christ envoyé par le Père pour
nous donner sa vie dans la puissance
de l’Esprit-Saint.
P. Alain Ransay, Paroisse de Bellevue ■
La mort n’est pas
la fin de tout
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 13
Les contraintes sanitaires modifient tout, jusqu'aux derniers adieux aux défunts.
Les familles de victimes du \1Covid et toutes les personnes qui ont eu \1à vivre un deuil
depuis le début de la crise sanitaire sont confrontées à des difficultés qui peuvent se
révéler traumatisantes.
D
epuis le début de cette
crise, les funérailles se sont
succédées à tel point que ce
n’est plus du Covid mais du Coplein.
En effet, beaucoup de famille ont
perdu un des leurs, pas forcément à
cause du Covid, en tout cas la mort est
passée par là.
Epreuve difficile pour certaines
familles qui n’ont pas pu revoir le
visage de leurs proches à l’issue
de leur hospitalisation, ce qui a
provoqué, par rapport aux nouvelles
réglementations : Housse hermétique,
cercueil scellé, absence de soins
mortuaires, absence de veillée, très
peu de monde aux célébrations des
funérailles…
Mais il a fallu composer avec les
contraintes
Le confinement a forcé les proches
et la personne en fin de vie à des
renoncements douloureux. Il n’était
plus possible de vivre ce moment
comme on le souhaitait ou comme on
l’envisageait. Pour diminuer le niveau
de souffrance, il a fallu assouplir ses
attentes sur ce qui aurait dû arriver ou ce qu’on aurait désiré. Parce que
lorsque la fin de vie d’un être cher
se dessine, ses proches ressentent
généralement le besoin d’être à
son chevet. Pour lui dire adieu ? Lui
exprimer sa gratitude ou son amour ?
Lui demander pardon ou accorder
un pardon ? Le soutenir dans son
passage vers la mort ? Lui exprimer
sa confiance en sa capacité de vivre ce
grand moment, même en solitaire ? Et
enfin le laisser partir. Dans ce contexte
de pandémie, malheureusement, cela
a été impossible. Nombreux sont
ceux qui ont été privés des rituels
accompagnant habituellement la
perte d'un être cher.
L’importance des rituels
funéraires
Les rituels funéraires ont des
fonctions importantes dans
le processus de deuil. Ils ont
pour rôle de marquer le décès
d’une personne, d’honorer sa
mémoire, de rassembler la famille
et la communauté autour de cet
événement, de donner un sens de
passage à cette mort et de soutenir
les proches qui commencent un
deuil. Lorsque ces rituels ne peuvent
s’accomplir, leur absence affecte le
processus de deuil qui s’ensuit, autant
pour les personnes et les familles que
pour les communautés. Les rituels
funéraires apaisent la souffrance.
Ils ne créent pas de souffrance. Au
contraire, ils lui donnent une place
et ils soutiennent les proches dans la
traversée du deuil qui s’amorce avec
le décès de l’être cher.
Célébrer les funérailles
en ce temps de pandémie
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 14
COVID-19 : CHRETIENS\n DEVANT LA MORT ! DOSSIER
Privés de rituels, d'images, de
contacts, comment panser nos
plaies béantes ?
Dieu merci, certaines entreprises des
Pompes funèbres ayant leur salle
munie de chambre froide pouvaient
récupérer des corps et les conserver,
certes très peu de jours, et organiser
la présentation du corps avant
enterrement ou crémation depuis le
décret du 21 janvier 2021 qui autorise
les familles à voir le visage de leur
proche.
Rendre hommage à nos morts n'a jamais
été aussi compliqué qu'aujourd'hui.
Dans de telles conditions, comment
espérer pouvoir faire son deuil ?
Inconcevable fin de vie : Les
obsèques à l’église sont tout à
fait possibles
Depuis le premier confinement,
l'organisation de cérémonies
funéraires vire au casse-tête. S'il est
possible d'assister aux obsèques d'un
proche, cela reste sous conditions.
En tant que Diacre responsable
diocésain des funérailles, comme
précédemment dit, ce n’était pas du
Covid, mais du Coplein.
Pour ce qui est de « la Joyau », Dieu
merci, entre les Diacres permanents,
Pierre Valey, Yves Bobi et moi-même,
la tâche était partagée.
Pour ce qui me concerne parti-
culièrement, et je pense qu’il en est
de même pour Pierre et Yves, ayant le
numéro de téléphone de la personne
responsable de la démarche pour
le ou la défunte, j’ai un entretien
au préalable pour déterminer le
jour, l’horaire et les renseignements
concernant la personne décédée, afin
de préparer la cérémonie.
Par la suite, une demi-heure avant la
célébration, un récapitulatif se fait
sur place, donc à « la Joyau », avec
cette personne responsable pour les
questions pratiques et matérielles.
Je remercie le Seigneur, car en retour,
j’ai des familles qui me rappellent
afin de me remercier pour la qualité
de la cérémonie ainsi que pour les
paroles d’apaisement et de réconfort
entendues. Oui, nos chers disparus
nous ont simplement devancés ; ils
sont là où il n’y a plus ni larmes ni
douleur, ni souffrance, là où, le Christ
Jésus leur avait préparé une place,
ainsi que pour chacun et chacune de
nous. Nous devons vivre tout cela dans
la foi, l’espérance de les revoir un jour,
et la charité.
Serge Gélas, Diacre Permanent
Coordinateur diocésain de la Pastorale des funérailles
■
> Mortalité spécifique a\1u COVID-19
Le Covid-19 a tué 3,76 millions de \bersonnes dans le monde, dont \blus d\ne la moitié en 2021\n.
Plus de 117 467 décès liés au Covid-19 ont été recensés de\buis le début de la \bandémie en France dont 90 593
à l’hô\bital.
Point de situation à l\3a Ma\btinique semain\3e du 11 au 17 octob\be 2021
La \bo\bulation totale de la Martinique \nétait de 376 480 hab\nitants (Source INSEE – 2020).
•
101 \batients hos\bitalisés dont 30 \batie\nnts en soins critiques\n
• Le taux d'incidence s'établit à
127 cas \bour 100 000 hab\nitants.
•
670 décès, signalés \bar le CHU de Martinique\n, sont à dé\blorer de\buis de début \nde l’é\bidémie.
D’a\brès les données de l’Insee, un excès significatif de la mortalité tous âges et toutes causes confondues est
enregistré de\buis la semaine 2021-30 et jusqu’à la semaine 2021-39 (données en cours de consolidation), variant
entre + 54 % et + 218 % selon la semaine. Du fait des délais habituels de transmission des certificats de décès
\bar les bureaux d’état civil, les données des dernières semaines sont encore incom\blètes et seront consolidées
dans les \brochaines semaines.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 15
Entretien avec
Patricia Chevalier,
gérante des Pom\bes Funèbres Sébastien (Morne-des-Esses, Sainte-Marie)
E
n tant que gérante d'une
entreprise de Pompes
Funèbres, comment vivez-
vous cette période de pandémie
depuis l'année dernière ?
Depuis un an et demi, la situation est
très compliquée pour le funéraire.
Nous avons régulièrement des
lois qui sortent par rapport au
fonctionnement de la profession. Ce
sont des choses qui sont faites pour
faciliter notre quotidien, mais nous
sommes tout de même confrontés
à la maladie. Les médecins qui
établissent le plus souvent les
certificats de décès se trompent
parfois lors de l’élaboration des
documents en oubliant de cocher
des cases, et cela met le personnel
en danger. Par exemple, c’est arrivé
sur un décès que le médecin n’ait pas
coché la case qu’il fallait alors qu’il
s’agissait d’un cas Covid-19. Donc
c’est une situation très compliquée
en général à ce niveau. Avec l’arrivée
du Pass sanitaire, c’est un nouvel
élément de complication à gérer. En
somme, depuis un an et demi, nous
vivons une situation complexe vis-
à-vis de la pratique quotidienne de
notre profession. En revanche, tout
ce qui est de l’ordre administratif se
passe super bien, les choses sont très
faciles dans l’ensemble.
La situation étant inédite et
compliquée, quels sont vos rapports
avec les familles qui font appel à
vos services ?
Avec les familles, cela se passe très
bien. Nous sommes dans une phase
d’évolution technologique au sein de
notre entreprise. Durant la quatrième
vague qui a eu lieu récemment, nous
avons eu un rapport différent avec
les familles en mettant en place
la visioconférence. Les différents
choix se faisaient en virtuel, par
WhatsApp notamment. Nous avons
donc dû développer un système
informatique pour gérer le choix des
cercueils, etc. Tous les documents
administratifs étaient échangés par
e-mail ou par WhatsApp. Nous
faisons de notre mieux pour aider les
familles tant bien que mal, ceux qui
ont perdu des parents Covid comme
ceux qui ont perdu des parents
non-Covid. Nous avons donc dans
l’ensemble de très bons rapports car
les familles ne sont pas compliquées
et comprennent la situation sanitaire.
Nous remarquons que les gens
commencent à passer à autre chose
et voient la mort différemment
car ils ont d’autres priorités. Les
coutumes d’avant commencent à
s’en aller et les personnes essayent
de ne pas se compliquer la vie en
allant à l’essentiel. L’important pour
nous est de toujours leur expliquer
les choses comme il faut, et cela
contribue à maintenir de bons
rapports.
Comment voyez-vous l’avenir
de votre entreprise et de votre
profession ?
Pour cette question, je ne sais
vraiment pas quoi répondre parce
que les années à venir vont être
très compliquées. En plus, tous les
jours on entend des lois et tout un
tas de choses contradictoires ; donc
on a vraiment du mal à se projeter
et à savoir quoi faire et comment
faire dans tout ce contexte législatif
aléatoire. Franchement, j’ai du mal
à me projeter sur l’avenir ! Et c’est
encore plus un avenir incertain avec
ce virus qui mute tout le temps.
Propos recueillis par Yann Brédas ■
gérante des Pom\bes Funèbres Sébastien
passe super bien, les choses sont très commencent à passer à autre chose
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 16
Les mesures sanitaires indispensables pour limiter la propagation du virus rendent la
situation particulièrement complexe et difficile pour les personnes en fin de vie et leurs
proches. Le défi de répondre à chaque situation avec humanité est immense, alors que
la charge émotionnelle dans cette période de pandé\1mie est très importante.
E
n effet, en Martinique où le
rapport à la mort est quand même
différent que dans l'Hexagone,
bon nombre de nos proches sont morts
seuls ces derniers jours. La cause en était
le Covid-19 ou des complications liées à
d'autres maladies. Ce fut une dure réalité,
difficile à vivre pour les mourants et leurs
familles.
Le personnel soignant touché par cette
problématique met tout en œuvre pour
établir la liaison familles/patients, grâce
à la vidéo et aux téléphones portables, et
ce, tous les jours.
De plus, derrière le masque, le lien
avec le malade ou la personne âgée est
aseptisé, le toucher est amputé par les
gants, le contact est privé de câlins et
d’embrassades. Si nous comprenons
que le bien commun s’impose, nous
constatons également à quel point
l’épreuve est douloureuse pour les
malades et leur entourage. Le processus
normal d’accompagnement a été amputé.
Il est donc douloureux pour l'entourage
de ne pas pouvoir accompagner les
derniers instants de leurs proches, d'être
absent et de les priver d'un dernier " à
Dieu ".
Alors, que faire quand tout est
terminé ? Comment faire sien ce
moment dramatique ? Que peut-on
mettre en œuvre pour apaiser ce vécu
douloureux ?
Ce sont ces questions que nous nous
efforcerons d’aborder en ce temps de la
Fête de Toussaint et de la Commémoration
des Morts.
Dans ce contexte qui empêche les adieux
partagés, la célébration des funérailles a
été souvent un instant réparateur offrant
aux familles et aux proches des défunts
l’occasion de partager un geste, un
moment, en mémoire du défunt, souvent
cependant dans l’intimité.
En nous retrouvant ensemble dans
le respect des consignes sanitaires,
nous voulons, par cette retraite, briser
l’isolement qui a pu ou qui s’est s'installé,
partager en Église une prière commune
pour tous ces frères et sœurs qui nous
étaient si chers, découvrir que leur
départ, leur mort, a le visage de l’Amour
de Celui qui, avec eux, a effectué le grand
passage.
Nous essaierons d’être, par ce biais,
une Église qui porte la Bonne Nouvelle,
qui célèbre, mais aussi une Église qui
accompagne, qui chemine, recherche
et est en empathie auprès des jeunes
et des adultes et plus spécialement
encore auprès des personnes âgées,
des malades et de tous les exclus
de la société.
Ce sera l’occasion aussi, pour nous,
de nous interroger sur le processus
du deuil qui est marqué par un
décalage, un retard, un blocage.
« Attendez ! Que s'est-il passé ? »
Le deuil n’est pas non plus un
processus linéaire. Un instant,
nous avons l’impression d’avoir
complètement surmonté la
situation, et la seconde d’après cela
nous revient en pleine figure.
C’est parce que le deuil est insidieux,
imposant et exige d’être ressenti.
Même si nous pouvons l’éviter tout
au long de la journée, le deuil nous
rattrape pendant notre sommeil. Il
s’en donne à cœur joie à notre réveil.
Le deuil ne dit pas « Je suis ici
depuis assez longtemps, je pense
qu’il est temps de partir. » Non !!! Le
deuil oppresse le cœur, prend toute
notre énergie et nous empêche d’être
en paix. Mais le deuil n’est pas une
force maléfique qui n’est là que pour
vous causer de la douleur. Le deuil
accompagne un sentiment encore plus
profond, une vérité sur notre vie, ce que
nous apprécions et ce dont nous avions
besoin, combien nous voulions quelque
chose, combien nous désirions prendre
soin de quelqu’un.
Espérant nous retrouver ensemble
pour ces deux jours de retraite où
nous pourrons entreprendre aussi une
démarche particulière pour nous aider à
continuer et surtout traverser notre deuil.
Père Patrick-Alexis Phanor,
Paroisse de la cathédrale
■
Même si nous pouvons l’éviter tout
au long de la journée, le deuil nous
rattrape pendant notre sommeil. Il
s’en donne à cœur joie à notre réveil.
« La mort a le visage de l’amour »
RETRAITE CONSOLATION DEUIL
COVID-19 : CHRETIENS\n DEVANT LA MORT ! DOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 17
Aller de l’avant en gardant les valeurs essentielles en tête
Je ne souhaite plus m'arrêter sur cette période meurtrière de l'humanité tout entière. Grâce à Dieu nous
n'avons pas eu de décès liés à la pathologie Covid-19 au sein de notre patientèle. Je souhaite aller de
l'avant, et que cette partie de nos vies nous serve réellement de leç\
on pour que les valeurs perdues telles
que l'amour, la solidarité, la patience, le respect, l'humilité, la repentance, l'espérance... toutes ces belles
choses que nous avons oubliées, inondent à nouveau nos vies.
Propos recueillis par Maeva Céleste
P our faire face à la douleur des familles qui
ont perdu un membre lors de la quatrième
vague de cette pandémie, le père Arnauld
Houévoyéha, curé de la Cathédrale de Saint-
Pierre, a célébré une messe de suffrage
(messe pour le salut), le samedi 9 octobre
2021. Ceci pour permettre aux familles de
faire le deuil de leurs défunts. En effet,
certains n'ont pas pu dire un dernier au
revoir à leur être cher. Ils ont été privés de
veillée, de rassemblement autour de leurs
fidèles disparus. Ces chocs douloureux et
ces luttes intérieures qu’ils ont dû mener
dans le secret de cette vie tourmentée les
a bouleversés. Une bougie a été allumée
pour chaque défunt et déposée au pied
de l’autel. Comme le dit si bien la chanson :
"Il y aura toujours une lumière qui brille, il y
aura toujours une lampe allumée".
Beaucoup ont répondu présents à cet
appel. Très grand mome nt rempli
d'émotion pour nos frères et
sœurs. Nous leur disons un denier
« A Dieu », mais "la vie continue,
suis ta route !".
Que notre espérance chrétienne nous
permette de reprendre courage. Ceux
que nous pleurons continuent de
nous aimer et de nous accompagner
mystérieusement. Avec le Christ et avec
eux, nous marchons vers la vie où Dieu
rassemble tous ses enfants.
Père Arnauld et son équipe ■
> Témoignages…
Je suis Aide-Soignant à l’hôpital de la Meynard. En ce qui concerne le confine-
ment, ce fut une étape très difficile pour
moi car je suis une personne qui n’aime
pas rester enfermé. J’aime sortir, faire du
sport, voir du monde, aller à l’église, et il
est vrai que cela était impossible durant
la période de confinement. Ce qui m’a le
plus manqué, c’est d’aller à l’église car j’y accorde une importance primordiale, mais pendant le confinement, ma femme, mes
enfants et moi avons décidé de faire Eglise
à la maison (moment de prières, lecture
de la bible et méditation), et cela fut plus
que bénéfique. Je me suis beaucoup plus
centré sur la Parole et rapproché de Dieu.
De plus, j’ai été contaminé par le Covid
et j’ai vraiment senti la présence de Dieu
dans ce moment difficile. C’est Grâce à la
prière que j’ai pu surmonter cette étape.
En ce qui concerne l'hôpital, des mesures
strictes ont été mises en place, ce qui est
tout à fait normal pour protéger les soi-
gnants, les visiteurs et limiter la propaga- tion du virus. J’étais moi-même affecté au
Service hospitalisation Covid. Nous avions donc une tenue spéciale protectrice pour rentrer dans les chambres des patients (sur-chaussures, sur-blouse, gants, char-lottes, masques, lunettes de protection). De plus, en notre présence dans la chambre, les patients devaient garder leur masque. Le
lavage des mains et la désinfection étaient
obligatoires après être rentré en contact
avec un patient. Pour chaque patient que
j’allais voir, le changement de tenue com-
plète était primordiale.
Concernant le nombre de patients ayant
perdu la vie pendant cette dernière vague,
c’était juste effrayant. Des patients mouraient tous les jours, et je me sentais
impuissant face à cela. La peur était au
rendez-vous. A chaque fois que j’arrivais à l’hôpital pour prendre ma garde, je priais et je demandais à Dieu de me protéger avec son sang et de m’aider face à cette tragédie. J’ai moi-même perdu des amis et des êtres chers durant cette vague, mais Dieu dans son
immense
amour a su me
donner la force
nécessaire pour
affronter ces épreuves. Je lui fais confiance. Dieu ne se trompe pas, c’est un Dieu d’amour. S’il a permis que ces personnes
partent, lui seul sait pourquoi.
J’ai eu l’occasion d’accompagner plusieurs malades en fin de vie (soins palliatifs), cela était très compliqué car je savais qu’il
ne leur restait pas beaucoup de temps à vivre. Mais à travers ces moments, j’ai pu leur parler de Dieu et de son amour, et
pour certains patients, cela les apaisait et
j’éprouvais une grande satisfaction de leur avoir transmis la Parole du Seigneur sur
leur lit de mort. J’ai moi-même compris
que, jusqu’à notre dernier souffle, Dieu ne
nous abandonne pas.
« A Dieu », mais "la vie continue,
Que notre espérance chrétienne nous
permette de reprendre courage. Ceux
que nous pleurons continuent de
nous aimer et de nous accompagner
affronter ces épreuves. Je lui fais confiance.
Fleur,
infirmière
libérale
Christophe Vaillant,
Aide-Soignant
« Je sais que mon\1 Rédempteur est vivant, et qu’à la fi\1n il se lèvera sur la poussière » (Job 19,25).
Messe en mémoire des défunts
du covid à Saint- Pierre
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 31 octobre 2021 – n° 628 18
N’étant pas quelqu’un qui sort énormément, j’ai plutô\
t bien
vécu ce temps de confinement. Rester chez moi n’a pas été
compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches
dans les bras. Mes parents sont âgés. Il faut les protéger et ne pas les mettre en
danger. Et parallèlement, je me dois d’être présente à leurs côtés.
J’ai donc développé la patience et consacré plus de temps à\
la prière.
Je n’ai pas été particulièrement affectée et cette période s’est passée en douceur.
Comment sortir de cet état de crise ? Je n’ai pas la réponse. Tout d’abord, il
nous faudrait sortir de la crise sanitaire. Le vaccin n’est pas le plus important.
Ce sont les gestes barrières qui, selon moi, sont primordiaux. Se laver les
mains, respecter les distances, garder le masque. Je constate que beaucoup de
personnes ne portent toujours pas le masque et ce comportement ne contribue
pas à l’amélioration de la situation.
Il faut travailler sur les valeurs fondamentales qui ont été mises à mal :
l’espérance, la confiance et la solidarité. Il faut sortir du discours négatif et de
la violence ambiante. On ne peut plus échanger tranquillement. Durant cette
période, il y a eu du mensonge, de l’hypocrisie, de l’égoïsme. Tout cela a été bien
entretenu. Il faut travailler sur cela et renverser la situation. Cela concerne aussi
bien les adultes que les plus jeunes. Force est de constater que les enfants n’ont
pas grande confiance en les adultes qui les entourent. Il va falloir se battre contre
la désespérance ambiante. Nous, Chrétiens, avons ce travail à faire puisque nous
vivons dans l’espérance. Mais comment mettre en œuvre ce combat et comment
l’amorcer ? Il va falloir des volontaires. Nous sommes porteurs d’espérance et
c’est à nous que revient de rallumer la flamme qui s’est éteinte. Les chrétiens
doivent se mobiliser, s’engager dans des actions concrètes.
compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches compliqué. Le plus pénible est de ne pas pouvoir prendre ses proches
Chantal Salvon
(EMMAUS) Ce temps de
confinement m’a
été bénéfique. Moins
de bruit, de pollution. Un temps pour
moi, pour me ressourcer. Un temps
de réflexion. Je ne me suis pas laissé
envahir par la morosité, la tristesse et
l’inquiétude. Comme tout le monde, les
habitudes ont dû être changées. Nouveau
mode de vie certes avec masque et gestes
barrières. Plus de visites chez les uns et
les autres. Il a fallu s’adapter.
C’est à chacun de nous de porter sa
pierre à l’édifice. Nous allons sortir de
cette situation si nous faisons l’effort de
vivre avec ce virus en nous protégeant.
Le tissu économique de notre pays est
tellement fragile que des entreprises
risquent de disparaitre, le chômage
augmentera.
L’espérance est là. Il faut se recentrer sur
l’essentiel. Le Christ demeure le chemin,
la vérité et la vie. Nous devons garder la
foi et avancer jour après jour.
Maria Nicole (paroisse de
Sainte Thérèse)
La covid 19 a cassé la dynamique sociétale. Les temps de fête ont disparu. Noël n’a pas été célé\
bré
comme il se doit. On n’a pas pu se marier correctement. Il y avait une impossibilité pour
les familles de vivre les différents rites qui ponctuent l’existence : baptême, mariage,
funérailles, remises de diplômes, départs, arrivées. La situation sanitaire a freiné considérablement l’élan
social. Les précautions d’usage manifestent les peurs de contracter la maladie, de transmettre le virus à
ses parents, à ses collègues. La peur s’est installée. Les périodes de confinement successives ont brisé
l’élan économique. Des jeunes entreprises sont fragilisées, celles qui essayaient de sortir la tête de l’eau
peinent à survivre. Nous sommes touchés durement et le fait d’être sur une île rend les choses plus aigües
puisque les déplacements, l’approvisionnement sont problématiques.
Il nous faut redémarrer, sortir de la peur, traverser cette épreuve en relevant la tête, en nous réappropriant
nos valeurs propres et celles du pays, avec un cœur rempli d’espérance. Il nous faut donc nous appuyer sur la
foi, et sur le Christ vainqueur des ténèbres, de la mort. Notre espérance est la résurrection. Et notre vivre ensemble
trouvée en Christ est plus puissant que toutes les crises. En christ, rien ne pourra nous séparer.
comme il se doit. On n’a pas pu se marier correctement. Il y avait une impossibilité pour
les familles de vivre les différents rites qui ponctuent l’existence : baptême, mariage,
nos valeurs propres et celles du pays, avec un cœur rempli d’espérance. Il nous faut donc nous appuyer sur la
? Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
• Comment as-tu vécu les différents temps de confinement et surtout le dernier ?
• Selon toi, comment vois-tu la sortie de la crise ?
• Sur quoi peut-on s’appuyer pour sortir de la crise ?
‘‘
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
Père Jean-Michel Monconthour
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 31 octobre :
• 8h : Confirmation à la paroisse de De Briant
• Consécration de l’église de Petit-Bourg
• 17h : Vêpres à la cathédrale Saint-Louis
(horaire couvre-feu)
Lundi 1 er novembre :
• 10h : Messe de la Toussaint à la cathédrale Saint- Louis
Mardi 2 novembre :
• 10h : MESSE MÉMORIELLE en l’honneur des Victimes du COVID à la cathédrale Saint-Louis
Du 3 au 8 novembre :
• Assemblée plénière des Évêques de France (Lourdes)
Jeudi 11 novembre :
• 13h : Rassemblement National de l’Aumônerie des
Antillais et Guyanais (Église Saint-Sulpice à Paris)
Du 12 au 14 novembre :
• Prédication de la retraite annuelle "Parents du
Cenacolo" aux Trois Épis (Colmar)
En communion avec toutes les victimes qui ont subi des agressions sexuelles perpétrées par des clercs
ou des laïcs en mission ecclésiale, confions-les à notre PERE du Ciel, le DIEU de l’impossible.
(Cette prière pourrait être dite après la communion avec les fidèles, en respectant une minute de silence).
S
eigneur, avec l’Église de France, nous sommes sous le choc face à l’\
ampleur des abus commis pendant tant
d’années par des prêtres ou des laïcs.
Nous te confions toutes les personnes qui ont été victimes de viol\
ence et d’agressions sexuelles au sein de
l’Église. Viens panser les blessures, viens guérir les cœurs, viens rebâti\
r les personnes abîmées. Que dans
les épreuves qu’elles traversent, elles puissent toujours s’app\
uyer sur Toi et sentir ta présence à leurs côtés.
Qu’elles puissent aussi compter sur notre écoute véritable et n\
otre soutien fraternel.
Qu’à l’image de ton Fils, nous apprenions à prendre mieux so\
in des plus petits et des plus fragiles. Que, par
le souffle de ton Esprit Saint, nous nous laissions tous transformer en profondeur pour vivre les conversions
auxquelles tu nous appelles pour faire de notre Eglise une « maison p\
lus sûre ». Donne-nous ton Esprit
d’humilité pour traverser ces épreuves dans l’espérance. \
Avec notre engagement humble et déterminé, viens
et rebâtis ton Église. Amen !
(Prière tirée du site d’ALETEIA)
Chers fidèles,
Afin de répondre au mieux à vos besoins d'écoute et d'accompagnement spirituel, et
soucieux du salut et de la délivrance de vos âmes, notre Diocèse met à votre disposition
des cellules d'écoute de proximité tenues par des écoutants for\
més et mandatés par
l'Archevêque pour vous accompagner dans des situations de souffrance et de détresse
(écoute, ministère de prière de guérison et de délivrance). Dans des situations spirituelles plus complexes
(suspicion de possession), les responsables des cellules vous orienteront vers votre Curé qui é\
tablira la nécessité
d’une orientation vers la cellule diagnostique de l'Archevêché, pour affiner le discernement entre le spirituel
et le psychologique. En cas de confirmation d'un cas de vexation, les personnes concernées seront prises en
charge par un prêtre exorciste qui les accompagnera dans leur délivrance.
Que le Seigneur les bénisse et les garde dans sa paix !
Prière pour les victimes d’abus sexuels dans l’Eglise
DIOCESE DE LA MARTINIQUE
Service diocésain d'accompagnement spirituel,
de guérison intérieure et de délivrance Padre Pio
COMMUNIQUÉ
Afin de répondre au mieux à vos besoins d'écoute et d'accompagnement spirituel, et
soucieux du salut et de la délivrance de vos âmes, notre Diocèse met à votre disposition
des cellules d'écoute de proximité tenues par des écoutants for\
més et mandatés par
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr
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Ils sont nombreux les bienheureux
Ils sont nombreux les bienheureuxqui n'ont jamais fait parler d'eux, et qui n'ont pas laissé d'image.
Tous ceux qui ont, depuis des âges, aimé sans cesse et de leur mieux,
autant leurs frères que leur Dieu. Ils sont éternellement heureux dans le Royaume de Dieu !
Ceux dont on ne dit pas un mot,
ces bienheureux de l'humble classe. Ceux qui n'ont pas fait de miracle, ceux qui n'ont jamais eu d'extase, et qui n'ont laissé d'autre trace,
qu'un coin de terre ou un berceau.
Ils sont nombreux ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien,
qui n'entreront pas dans l'histoire. Ceux qui ont travaillé sans gloire, et qui se sont usé les mains,à pétrir, à gagner le pain.
Ils ont leurs noms sur tant de pierres, et quelquefois dans nos prières,
Mais ils sont dans le cœur de Dieu.
Et, quand l'un d'eux quitte la terre, Pour gagner la maison du Père,une étoile naît dans les cieux.
Robert Lebel, prêtre et compositeur
