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E g lise
en MARTINIQUE
C hrist Roi : En tout ? Partout ?
N° 629
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
14 NOVEMBRE 2021
Hommage au père Filopon
14 novembre :
Journée mondiale des pauvres
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S ommaire
E
n ce 33 e dimanche du temps ordinaire B, L’Evangile nous
place devant le mystère du Retour du Christ à la fin des
temps. La Parole de Dieu nous invite à la vigilance et à
l’espérance, mais non à la peur. Le mal a beau nous entourer,
il ne triomphera pas. Malgré les détresses, les malheurs, les
difficultés, nous avons la promesse que l’amour aura le dernier
mot, que le monde nouveau viendra.
Depuis cinq ans déjà, le 33e dimanche du temps ordinaire
est devenu, sur tous les continents, la Journée mondiale des
pauvres. Le thème choisi pour 2021 est tiré de l’Evangile de
saint Marc : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous »
(Mc 14, 7). Les lectures de ce jour nous parlent de “terrible
détresse”. Voilà une réalité toujours actuelle, surtout avec la
crise profonde qui frappe notre monde Certains savent faire
preuve de résilience, mais pas tous. Les plus démunis, les blessés
de la vie, ceux qui sont en manque d’amour, etc. sont parfois
les premières victimes. Cependant, les paroles du pape François
nous interpellent en ce sens : « Comme ce serait évangélique si
nous pouvions dire en toute vérité : nous sommes pauvres, nous
aussi, et c’est seulement de cette manière que nous réussissons\
à les
reconnaître réellement et les rendre partie intégrante de notre\
vie et
instrument de salut ».
Nous nous approchons de la fin de l’Année liturgique. Dimanche
prochain (21 novembre), l’Eglise célébrera la solennité de
Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’univers. Ce sera le
dernier dimanche de cette année « B » dédiée à l’Evangile de
saint Marc.
Le dossier de cette édition nous questionne sur la royauté du
Christ : Est-il Roi en tout et Partout ?
Pour cette édition, la rubrique « An tjè Légliz-la » port\
e sur la
communion sur la langue en ce temps de pandémie. « L’amour
de l’Eucharistie dépasse la façon de le recevoir qui doit être digne de
respect », nous dit le prêtre.
Le retour du Seigneur est une perpétuelle actualité. Chaque
instant de notre vie est « la date et l’heure ». Gardons à
l’esprit que nos actes ont des conséquences pour notre avenir.
N’attendons pas demain pour poser les actes d’amour, d’amitié
et de solidarité qui nous feront passer dans l’éternité !
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
EDITORIAL
AGENDA DE L'EVEQUE 19
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Le Chris\b, Roi de l’univers, e\b la per\binence de Quas Primas
• Commen\b l’Eglise en\bre-\b-elle en dialogue avec les ins\bi\bu\bions ?
• L'Eglise e\b la laïci\b\né
• Peu\b-on manager une en\b\nreprise de façon chré\bienne ?
• Que penses-\bu de \nla communion sur la langu\ne ?
• En ce \bemps de pandémie, q\nue fau\b-il faire par rappor\b à ce\b\be a\b\bi\bude ? Connais-\n\bu le pro\bocole
sani\baire à l’église ?
• L’Envoi en mission de la ca\béchèse
• Clô\bure du grand quizz 2021 de l\na ca\béchèse
• Les Journées Na\bi\nonales Prison (JNP)
• 20 ans de sacerdoce pour les pères Pierre Henderson e\b Pa\brick Alexis Phanor !
• Spécial Jeunes
• Journée mondiale des pauvres
• Le crépuscule de la grande baleine (fable)
(Première par\bie)
• Message du Pape François pour la V
e Journée Mondiale des Pauvres
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EGLISE UNIVERSELLE\C
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• Que penses-\bu de \nla communion sur la langu\ne ?• Que penses-\bu de \nla communion sur la langu\ne ?
AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18
Dossier : CHRIST ROI :
EN TOUT ? PARTOUT ?
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EDITORIAL 2
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
D
ans une île lointaine, une
grande et vieille baleine
régnait sur un lagon. Depuis
longtemps, elle y apportait la paix
par sa présence majestueuse.
Chacun, des plus petits crabes aux
plus redoutables requins, admettait
d’ailleurs que la taille du cétacé lui
conférait l’autorité sur l’ensemble
du petit royaume. Si les eaux bleues
étaient parfois remuées par ses
danses, ses chants et ses mouvements
nonchalants, ce n’était que pour la
joie et l’agrément de ses voisins.
Dame Baleine avait converti tout le
lagon à son art de vivre fraternel,
calme et équilibré.
Reine incontestée, elle ne prélevait
que peu d’impôt, se nourrissant
exclusivement de plancton. Elle ne
se mêlait pas à la chaîne alimentaire.
Avec elle, le peuple marin se savait
en sécurité : elle n’était la prédatrice
de personne. Certains requins
dévoraient bien quelques poissons,
et les poissons, en cachette, se
régalaient des crustacés. Dame
Baleine savait admonester les uns et
les autres et ramener les plus violents
à la douceur et au pardon. La taille de
sa nageoire inspirait le respect… cela
suffisait. La violence était contenue !
On rassemblait les bancs pour
festoyer, on nourrissait les affamés,
on accueillait les nouveaux venus,
on soignait les malades… on vivait.
La baleine vieillissait, insouciante,
persuadée que les choses ne
changeraient pas.
L’augmentation du niveau des mers
changea la donne. La barrière de
coraux qui protégeait ce havre de paix
fut un jour submergée. Désormais le
lagon communiquait avec les océans
du monde entier.
Un banc de squalelets fit irruption.
La baleine se sentait à priori protégée
devant une si petite espèce qui ne
mesure pas plus de cinquante
centimètres de long. Elle avait su
affronter des créatures autrement
plus menaçantes ! Mais les temps
avaient changé. Dans les eaux
internationales, le leadership était aux
petits clans agressifs. Les squalelets,
loin d’être effrayés par le mastodonte,
entreprirent, selon leur méthode de
chasse, de le dépecer vivant. Une
morsure par-ci, une morsure par-là,
ils se nourrissaient directement sur
la bête, sans aucun respect pour sa
majesté, sans considération pour
son œuvre passée, sans crainte des
conséquences.
La baleine, au début, se soucia fort
peu de perdre par-ci par-là quelques
centimètres carrés de chair ; elle était
si grande, si grosse, si sûre d’elle.
Elle se disait aussi que sa bonne
réputation, ses œuvres multiples, la magie de son chant et la protection
qu’elle apportait à ses concitoyens,
suffiraient à maintenir l’ordre.
Malheureusement, elle n’avait plus
l’agilité d’antan. Sa nageoire ne faisait
plus peur et son chant n’était plus aussi
mélodieux (elle toussait souvent !).
Victime de quelque empoisonnement
qu’elle ne sut prévenir, elle rejetait
parfois dans ses propres eaux des
déjections nauséabondes. On sut
le lui reprocher. Sa taille et son
autorité furent considérées comme
des menaces liberticides. Des rivaux
ignorants prétendirent qu’elle avait
dans le passé pactisé avec les pires
prédateurs. On contesta son autorité.
L’exemple féroce des squalelets finit
par influencer d’autres espèces.
N’importe qui entreprit de faire
bombance sur le dos gras de l’animal !
Des frégates profitèrent de ses
remontées en surface pour lui becter
un peu de peau et des gros poissons
aux dents longues ne se gênaient plus.
On se mit à l’attaquer de toute part.
Même les crabes osaient désormais
grapiller quelques chairs dans ses
plaies.
Qu’importe que sa disparition ou son
affaiblissement laissa le champ au
règne violent des dents de la mer…
Sa mort était programmée : sous les
crocs de ses ennemis, emportée par
son propre poids, la bête sombrerait
dans les profondeurs et dans l’oubli.
C’était le crépuscule de la baleine…
Mais tout n’était pas fini : la reine avait
un roi… (à suivre)
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Le crépuscule
de la grande baleine (fable)
(Première partie)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 4
EGLISE UNIVERSELLE\n
[…]
«D
es pauvres, vous en aurez
toujours avec vous » (Mc
14, 7). C’est une invitation
à ne jamais perdre de vue l’occasion
qui se présente de faire le bien. En
arrière-plan, on peut entrevoir l’ancien
commandement biblique : « Se trouve-
t-il chez toi un malheureux parmi tes
frères [...], tu n’endurciras pas ton cœur
et tu ne fermeras pas la main à ton frère
malheureux, mais tu lui ouvriras tout
grand la main et lui prêteras largement
de quoi suffire à ses besoins. [...] Tu
lui donneras largement, ce n'est pas à
contrecœur que tu lui donneras. Pour
ce geste, le Seigneur ton Dieu te bénira
dans toutes tes actions et dans toutes
tes entreprises. Certes, le malheureux
ne disparaîtra pas de ce pays. Aussi je te
donne ce commandement : tu ouvriras
tout grand ta main pour ton frère quand il
est, dans ton pays, pauvre et malheureux »
(Dt 15, 7-8.10-11). Sur la même longueur
d’onde, l’apôtre Paul exhorte les
chrétiens de ses communautés à secourir
les pauvres de la première communauté
de Jérusalem et à le faire « sans regret et
sans contrainte, car Dieu aime celui qui
donne joyeusement » (2 Co 9, 7). Il ne
s’agit pas d’alléger notre conscience en
faisant quelque aumône, mais plutôt de
s’opposer à la culture de l’indifférence et
de l’injustice avec lesquelles on se place
vis-à-vis des pauvres. [...]
Il est décisif d’accroître notre sensibilité
afin de comprendre les besoins des
pauvres, toujours en mutation comme le
sont les conditions de vie. Aujourd’hui,
en effet, dans les régions du monde
économiquement plus développées,
on est moins disposé que par le passé
à faire face à la pauvreté. L’état de bien-
être relatif auquel on s’est habitué rend
plus difficile l’acceptation des sacrifices et
des privations. On est prêt à tout pour ne
pas être privé de tout ce qui a été le fruit
d’une conquête facile. On tombe ainsi
dans des formes de rancune, de nervosité
spasmodique, de revendications qui
conduisent à la peur, à la détresse et, dans
certains cas, à la violence. Ce n’est pas le
critère sur lequel construire l’avenir ; et
pourtant, ce sont aussi des formes de
pauvreté dont on ne peut détourner le
regard. Nous devons être ouverts à lire
les signes des temps qui expriment de
nouvelles façons d’être évangélisateur
dans le monde contemporain. L’assistance
immédiate pour aller à la rencontre
des besoins des pauvres ne doit pas
empêcher d’être clairvoyant pour réaliser
de nouveaux signes de l’amour et de la
charité chrétienne, comme réponse aux
nouvelles pauvretés que l’humanité
d’aujourd’hui expérimente.
J’espère que la Journée mondiale des
pauvres, qui en est à sa cinquième
célébration, pourra s’enraciner de
plus en plus au cœur de nos Églises
locales et provoquer un mouvement
d’évangélisation qui rencontre en premier
lieu les pauvres là où ils se trouvent. Nous
ne pouvons pas attendre qu’ils frappent
à notre porte, il est urgent que nous les
atteignions chez eux, dans les hôpitaux
et les résidences de soins, dans les rues
et les coins sombres où ils se cachent
parfois, dans les centres de refuge et
d’accueil... Il est important de comprendre
ce qu’ils ressentent, ce qu’ils éprouvent
et quels désirs ils ont dans leur cœur.
Faisons nôtres les paroles pressantes de
Don Primo Mazzolari : « Je vous prie de
ne pas me demander s’il y a des pauvres,
qui ils sont et combien ils sont, parce
que je crains que de telles questions
ne représentent une distraction ou un
prétexte pour s’éloigner d’une indication
précise de la conscience et du cœur. [...] Je
ne les ai jamais comptés, les pauvres, car
on ne peut pas les compter : les pauvres
s’embrassent, ils ne se comptent pas »
( Adess o n. 7, 15 avril 1949). Les pauvres
sont au milieu de nous. Comme ce serait
évangélique si nous pouvions dire en
toute vérité : nous sommes pauvres, nous
aussi, et c’est seulement de cette manière
que nous réussissons à les reconnaître
réellement et les rendre partie intégrante
de notre vie et instrument de salut.
François ■
Message du Pape François pour la
V
e
Journée Mondiale des Pauvres
- 14 novembre 2021 -
« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (Mc 14,7)
ne pouvons pas attendre qu’ils frappent
à notre porte, il est urgent que nous les
ne pouvons pas attendre qu’ils frappent ne pouvons pas attendre qu’ils frappent ne pouvons pas attendre qu’ils frappent ne pouvons pas attendre qu’ils frappent
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Dimanche 14 novemb\be 2021
la P arole Dominicale
33 ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B
Introduction
Seigneur, toi qui as annoncé à tes disciples
ton retour glorieux, donne-nous la grâce de
vivre chaque instant de notre vie comme
une attente joyeuse. A nous qui voulons
être des disciples missionnaires, aide-nous à
nous mettre à ton écoute et à nous abreuver
de tes Paroles qui ne passeront jamais.
Réflexion
Le regard tourné vers le Retour glorieux
du Seigneur
En cet avant-dernier dimanche de l’année
liturgique, les textes focalisent notre regard
sur les fins dernières avec le retour du
Christ qui, après sa mort et sa résurrection,
« est assis à la droite de Dieu le Père en
attendant que ses ennemis soient mis sous
ses pieds » (He10,12). Le livre de Daniel,
écrit pendant la période de la persécution,
annonce le salut au peuple et Jésus dans
l’évangile parle à ses disciples de sa venue.
Dans l’histoire du salut, Dieu vient toujours
au secours de son peuple en proie à la
souffrance et à la persécution. Les visions
de Daniel témoignent des détresses du
peuple de Dieu. Le prophète (Dn 12, 1-3)
reçoit la révélation, qu’en ce temps-là, le
salut de Dieu viendra pour son peuple.
L’expression « En ce temps-là » revient à
plusieurs reprises dans les textes de ce
dimanche. Elle désigne à la fois le temps
de la détresse durant lequel le peuple
en souffrance se bat et se débat, celui
de la délivrance avec des signes
annonciateurs, et enfin celui du Fils
de l’homme qui vient dans sa gloire
pour le grand rassemblement des
élus. Cette expression actualise dans
l’histoire du salut le moment de grâce :
le temps choisi par Dieu pour intervenir
en faveur de son peuple. Jésus emprunte
à Daniel le titre de « Fils de l’homme ». Face
à la détresse apocalyptique, le retour du
Fils de l’homme à la fin des temps apporte
la consolation et l’espérance.
La venue de Jésus, Fils de l’homme,
espérance du monde
Lorsque Jésus annonce son retour à ses
disciples, la description des évènements
apocalyptiques n’avait pas pour but de
susciter la peur chez les disciples, mais de
fortifier leur espérance dans les épreuves
et dans les bouleversements du monde. Il
les prépare ainsi à affronter dans la foi et
l’espérance, les aléas de l’histoire. Le soleil,
la lune et les étoiles sont considérés comme
des divinités. Leur déclin signifie la fin de
l’idolâtrie et le retour de toute la création
vers l’Unique et Vrai Dieu.
L’évangéliste Marc, pour sa part, retient
essentiellement les aspects positifs de
la venue du Fils de l’homme. Certains
éléments qu’on retrouve chez Daniel ne
figurent pas dans son texte. Il ne parle pas
du jugement dans son discours de la fin des
temps comme saint Matthieu et saint Luc,
mais il met en lumière le rassemblement de
tous les « élus des quatre coins du monde ».
Le Fils de l’homme n’apparaît pas comme
un personnage qui menace, mais comme
celui qui rassemble l’univers entier. Dans
les moments difficiles, la promesse de
Jésus continue de nourrir l’espérance des
disciples afin qu’ils veillent et persévèrent
jusqu’à son retour.
La venue du Seigneur est proche !
Jésus nous invite à nous laisser instruire
par l’image du figuier, la tendresse de ses
branches, le fleurissement de ses feuilles.
Il symbolise la tendresse de Dieu, sa
compassion, sa patience et aussi l’espérance
des temps nouveaux pour un monde
nouveau. Le règne de Dieu est proche de
nous, il nous revient de savoir lire les signes
des temps pour « agir ». De même que les
premiers bourgeons qui apparaissent sur
le figuier annoncent l’approche de l’été,
de même le frémissement de l’histoire
annonce l’aube nouvelle.
Je dialogue avec Jésus
Seigneur Jésus, aide-moi à t’offrir ma vie
comme une offrande agréable à tes yeux,
dans l’humilité, le service et l’action de
grâce.
Résolution
Prenons la résolution d’espérer, de faire
avancer le règne de Dieu et d’œuvrer
pour rassembler ceux qui sont autour
de nous au nom du Christ, afin que
tous ensemble nous devenions des
disciples missionnaires en marche
vers le Royaume de Dieu.
Père Crépin Hounza,
Curé des Trois-Ilets ■
Daniel 12,1-3 • \(Psaume 15 (16) • \(Hé\breux 10,11-14.1 • \( Marc 13,24-32
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 6
L’Envoi en mission de la catéchèse
« Viens et suis-moi ! », tel était le thème de l’Envoi en mission de la Catéchèse
diocésaine. En cette année, la prière, la communion fraternelle, la formation, le service
et l’évangélisation seront la priorité pou\(r TOUS.
L
e 10 octobre 2021, à 15h,
le père Crépin Hounza accueillait
Mgr David Macaire, une délé-
gation de prêtres et la grande Famille
de la Catéchèse, (les Représentants
du Service diocésain, l'Éveil à la Foi, la
Catéchèse des 7/12 ans, le Handi KTé,
les Sacrements), du Cheminement
et des Établissements catholiques
d’enseignement. Ils ont bravé les
intempéries pour se rendre en l’église
de De Briant.
Tous les acteurs de la Catéchèse étaient
invités à y participer depuis leur foyer
grâce à Radio et Web TV Saint Louis.
La chorale des catéchistes de la paroisse
de la Sainte Face a animé cette Eucharistie
où tous les districts et Établissements
catholiques d’enseignement ont apporté
leur pierre afin de rendre grâce au
Seigneur. Nous avons vu à l’œuvre,
enfants, parents, jeunes et animateurs.
« Qu’il est difficile d’aimer », a été le ton
de la prière pénitentielle.
L’homélie de Mgr David a été appuyée
par le chant « l’Amour de Dieu est si
merveilleux ». Il a commencé par nous
rappeler que c’était un rassemblement
de la Catéchèse en posant quelques
questions aux enfants et aux jeunes, avec
des réponses amusées des parents et
catéchistes. Il voulait ainsi nous amener
à parler des dix commandements.
Dans sa rencontre avec le jeune qui
a tout fait, Jésus lui rappelle les six
commandements régissant les relations
entre les hommes. Le problème du
jeune homme se situe dans sa relation
à Dieu qui est Amour. Dieu doit avoir la
première place et ce sont les 4 premiers
commandements qui parlent de l’Amour
de Dieu. En catéchèse, c’est l’expérience
de l’Amour de Dieu qu’il faut vivre pour
entrer dans la Vie éternelle. Les familles
sont appelées à être plus ecclésiales, à
être des lieux où l’on voit l’Amour de
Dieu dans les yeux de l’autre.
La collecte des offrandes a été assurée
par la Direction de l’Enseignement
catholique. Nous avons poursuivi cette
célébration par la liturgie de l’Eucharistie
qui a été clôturée par la prière après la
communion.
Le temps est venu pour les différents
acteurs de la Catéchèse de s’engager
pour la Mission, conscients des attentes
de l’Eglise en Martinique, à collaborer
avec Mgr David, les pères Aizo et Hounza
et les curés de Paroisse, et agir pour que
la prière, la communion fraternelle, la
formation, le service et l’évangélisation
soient la priorité pour tous. Avec le
chant « Aimer, c’est tout donner », le
ton a été donné. Des termes forts
ont été employés : aller sur le terrain
pour rencontrer et écouter, proposer
des formations en veillant à prendre
en charge tous les âges, impulser des
activités catéchétiques, travailler en
inter services, collaborer avec les autres
P astorales, favoriser les liens avec la
Direction de l’Enseignement catholique.
Les engagements ont été lus par un
R eprésentant du Service diocésain de
la Catéchèse et par un catéchiste, un
animateur du cheminement et un parent
des paroisses du district Nord-Atlantique.
Le chant, « Sous ton voile de tendresse »,
dédié à Marie, a conclu cet engagement.
Mgr David a permis aux enfants et aux
jeunes de dire aux aînés « Jésus t’aime »
en langage de signes, puis il a prononcé
la bénédiction solennelle sur l’ensemble
de la grande Famille de la C atéchèse.
C’est avec le Chant : « Me voici ! Envoie-
Moi ! » que la dispersion s’est effectuée.
Merci à Toutes et Tous !
Service de la Catéchèse ■
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 7
J'ai passé un
très bon moment. J'ai beaucoup aimé
le sketch. Les chants étaient très beaux,
magnifiques. Une belle organisation ! Mes
cadeaux me font énormément plaisir. Merci
pour le goûter. À très bientôt.
très bon moment. J'ai beaucoup aimé
Tiziana Soumaila
L’Envoi en mission de la catéchèse
Clôture du grand quizz 2021
de la catéchèse
L
e but de cet événement, qui vient clôturer l’année en
beauté, était de féliciter et d’encourager les jeunes et les
familles des différentes PCE de la Martinique, à participer
aux différentes vidéos catéchétiques proposées durant
l’année.
L’après-midi ensoleillée par la joie des participants a été
l’occasion de louer le Seigneur et d’admirer le talent de
chacun à travers des sketchs. Il y avait de nombreux cadeaux
à gagner pour le plus grand bonheur des familles. Et cerise
sur le gâteau, remise des prix par Mgr David Macaire en
personne, avec son petit mot d’encouragement pour chacun.
Un grand merci au groupe de « la Caravane de l’espoir » pour
avoir animé ce temps de joie, et à Laurent Vestris, bien sûr, pour
l’organisation de cet événement. A l’année prochaine si Dieu
veut... avec toujours plus de cadeaux et de participants !
Christophe Rebeccai ■
C’est dans la joie et
la \bonne humeur que
s’est déroulée, le
samedi 9 octo\bre 2021,
la remise des cadeaux
du grand quizz du
Service diocésain de
la Catéchèse, à l’église
de Bellevue.
Nous avons bien aimé ce moment
passé ensemble. Il nous a permis
de nous mettre en accord avec Dieu
et l'Esprit-Saint, de demander
pardon et de dire aussi merci pour
cette journée que nous avons passée
dans la joie avec tout le monde.
Nous avons bien aimé ce moment
Louise Sarah et GabrielleLouise Sarah et Gabrielle
Merci pour ce moment de
partage, de louange et de joie ainsi que vos sourires, surtout votre bonne humeur qui est
contagieuse ; car malgré les problèmes sanitaires,
les douleurs, les peurs et les craintes de chacun,
vous avez su en un instant faire envoler les
angoisses et le stress afin que nous vivions dans
l'amour de Dieu. Je vous souhaite une bonne
continuation par la grâce de Dieu. Soyez tous
bénis et remplis de l'Esprit Saint.
Sylvine Fidèle
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 8
VIE DU DIOCÈSE
Interview de Raphaël Monta, Ministre institué et mem\bre de l'équipe
des Aumôniers de prison du Cen\(tre pénitentiaire de Ducos.
L
es Journées Nationales
Prison se dérouleront cette
année, partout en France, du
22 au 28 novembre 2021. N’ayant
pu se dérouler normalement l’année
dernière, le thème de 2020 a été
repris : « Prison, une communauté
à part ».
Quel est l’objectif de ces journées ?
Les Journées Nationales Prison
(JNP) visent à sensibiliser le grand
public aux thématiques carcérales à
travers de nombreuses manifestations
et évènements : conférences,
colloques, projections de films,
expositions, ateliers de théâtre...
Elles sont, à l’origine, à l’initiative
de la Fédération des Associations
Réflexion Action Prison Et Justice
(FARAPEJ), dès sa création en 1991.
Quel est votre objectif dans cette
manifestation en tant qu'Aumônier
catholique ?
Je fais partie de l'équipe des
Aumôniers depuis 2013 et je constate
que la mission des Aumôniers de
prison catholique est mal connue du
grand public.
Les Aumôniers sont agréés
par le Ministère de la justice et
interviennent en détention afin
de célébrer les offices religieux,
d'animer des réunions cultuelles et
d'apporter l'assistance spirituelle aux
personnes détenues. Leur rôle n’est
pas de convertir les détenus, mais de
leur offrir une présence, une écoute
et une amitié. Les Aumôniers ne sont
pas là pour juger, mais d’abord pour
entrer dans une relation de fraternité
avec les détenus, pour être présents à
leurs côtés, pour les accompagner…
Le seul fait de leur rendre visite et
de revenir signifie que nous croyons
en eux. Nous témoignons plus d’un
Dieu d’amour par cette démarche,
qu’avec des mots, qui souvent
sonnent faux.
Comment pensez-vous marquer ce
temps fort en Martinique pendant
la crise ?
Fiodor Dostoïevski a écrit : « Nous
ne pouvons juger du degré de
civilisation d’une nation qu’en
visitant ses prisons », encore
faut-il, pour se forger une opinion,
parvenir à franchir leurs portes.
Or, l’Administration pénitentiaire
ne facilite pas toujours, dans notre
pays, l’exercice pour chacun de
son droit de regard. Alors par le
déroulement des JNP, nous faisons
la prison venir au public. Une
émission sera organisée sur Radio
Saint-Louis avec les Aumôniers
de prisons qui partageront leur
expérience, le samedi 27 novembre
2021. Un documentaire de trente
minutes « Chaines brisées » sera
diffusé durant la semaine. Un stand
sera installé sur la place Romero
à Fort-de-France toute la matinée
du samedi 27 pour répondre aux
questions des visiteurs. Nous
découvrirons aussi les autres acteurs
de l’univers carcéral comme les
autres Aumôneries, l’AMAFAD, le
Secours Catholique, les visiteurs de
prison, le Service de Probation et
d’Insertion Pénitentiaire (SPIP)…
Pensez-vous que ces journées
permettent d’avoir un regard plus
positif sur le milieu carcéral ?
Aujourd’hui, pour la société civile,
envoyer quelqu’un en prison, c’est
se protéger de lui le plus longtemps
possible. Mais tôt ou tard, cette
personne devra être libérée et revenir
dans la collectivité des hommes !
C’est à ce moment-là que se fait sentir
la présence réelle de l’Aumônier de
prison. Plus la peine est longue, plus
le temps carcéral ronge la personne
détenue : elle a le poids du passé à
tirer, l’inertie du présent à vaincre et
l’incertitude de l’avenir à surmonter.
Le temps de prison est suffisamment
long pour déstabiliser et fragiliser
une personne, mais insuffisant pour
trouver un logement, un travail ou
mener à bien un projet de formation
ou d’apprentissage. Et donc, la
réinsertion reste une priorité dont
l’efficacité se mesure par la non-
récidive ! Il faut donc accompagner
les personnes libérées en leur mettant
le pied à l’étrier pour leur permettre
de se stabiliser à l’extérieur dans
une vie décente. Le travail de
l’Aumônerie commence dès le
premier temps de l’incarcération.
Ainsi, nous voudrions, à l’occasion
des JNP, faire changer les regards de
la société sur la prison.
Propos recueillis par Justine Lordinot ■
Les Journées Nationales Prison (JNP)
22 au 28 novembre 2021
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 9
20 ans de sacerdoce
pour les pères Pierre Hendersonet Pa\brick Alexis Phanor
!
Du nouveau à Bellevue
Les pères Pierre Henderson et Patrick Alexis Phanor ont été ordonnés prêtres le 28
octo\bre 2001, en la cathédrale Saint Louis de Fort-de-France, par le regretté Mgr Maurice
Marie-Sainte. Une Belle fête d'anniversaire à été organisée en l'église sainte Anne
Baptiste du Vauclin le jeudi 28 Octo\bre 2021.
Tous les fidèles de la paroisse de Bellevue ont pu
constater du changement. Un \beau ta\bleau représentant
la Transfiguration trône maintenant sur l'autel.
D
ans le respect des consignes sanitaires, les fidèles,
la famille des deux prêtres et leurs amis ainsi que
quelques confrères ont répondu à l'appel. Ils sont
venus des quatre coins de l'horizon !
La messe présidée par le père Alain Ransay a réuni une
dizaine de confrères. Un agréable moment de partage a suivi
au presbytère. Journée du Créole oblige, la plupart des chants
tout comme les remerciements ont été dits dans notre langue !
Selon le père Pierre Henderson : " J'ai tout reçu au centuple.
Je garde mille et un souvenirs de ces 20 dernières années.
Elles sont riches en souvenirs. Sept Journées Mondiales de
la Jeunesse (JMJ) m'ont permis de magnifiques rencontres et
de beaux voyages." Le père Patrick Alexis Phanor, quant à lui, retient beaucoup
d'amour, de rencontres également et de grandes découvertes
sur de nombreuses questions.
Joël Sandot ■
L
'auteur de cette reproduction est Jean Pierre Sauzay. Compagnon du
Devoir, Jean Pierre a été formé à La Rochelle et a choisi d'y rester durant
toute sa formation. C'est ce qui le différencie des Compagnons du Tour de
France. Arrivé à la Martinique en 1998, après bien des péripéties, la qualité de
son travail a retenu l'attention d'un prêtre, le père Pierre Henderson. Épaté par
son savoir-faire, il le met en contact avec son confrère, le père Alain Ransay, qui
lui confie un chantier à Saint Christophe dont il est alors le curé.
C'est ainsi que Jean Pierre obtient plusieurs marchés dans nos
différents lieux de culte.
Certains sont en cours, dont la statue de Sainte Jeanne d'arc au Vert-Pré.
Notons que cet artiste ne se limite pas à la restauration des
statues d'églises. Dans son atelier de Bellevue, plusieurs
autres œuvres sont en train de voir le jour. Encourageons-le,
lui qui met toute son âme à embellir nos églises.
Joël Sandot ■
Joël Sandot
C'est ainsi que Jean Pierre obtient plusieurs marchés dans nos
différents lieux de culte.
Certains sont en cours, dont la statue de Sainte Jeanne d'arc
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 10
Missionsdumois
Spé cia l Jeu \bes
Des pauvres, vousenaurez toujours avecvous »(Mc 14,7)
" J ’e s p ère qu e ce tte 5e jo u rn ée mon d i\b le des p\b u vre s po u rr\b s’e n r\b cin er \bu cœ ur de nos
é g lis es lo c\b le s et pro vo qu er un mou vem en t d’é v \b ng élis \b tio n qu i re n co n tr e en pre m ie r lie u
l e s p\b u vre s "\b P\bpe Fr\b nço is
C elu i qui a pit ié
d u pa u vr e pr êt e à
l 'E t er n el,
Q ui lu i ren dr a
s elo n so n oeu vr e. L'homme
bienveillant
sera béni,
car ildonne deson
pain aupauvre. À
qui te dem an de,
d o n ne,
à qui veu t t'e m pr u n ter ,
n e to u r
n e
p a s le do s,
Proverbes 19,7 Proverbes22,9 Matthieu
5,42
\b
u vr o n s la bib le !en to u re le bo n ver s et so u s ch aq ue bib le .
Actes 3,7 Psaume23,1
Luc12,5
jeprie pour unpauvre
que jeconnais j'allume
unebougie
pour unpauvre.
Quel estlenom deces personnes quiont dévoué leurvieaux pauvres ?
A...................
..................... B.....................
...................... C.....................
...................... D............................
.............................
A- Mère Teresa, B- Pape François, C-saint Vincent de Paul, D-Abbé\
Pierre
Film àvoir
"M on engagement mepermet deme sentir utile.C'estma
façon d'apporter mapierre àl'édific e,afin decréer une
société plusjuste etsolidaire. "
Anne Laure, engagée surl
aparoisse dugros-morne
Face à la secheresse
et la famine qui
menace son village, un
jeune garçon s'engage
à faire sa part...
Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste
Do n ne tes
m ain s po u r
s er vir et to n
c o eu r
p o u r aim er . I
l fa u t sav o ir
q u'i l y de
n ou velle s
f o rm es de
p a u vr et és . U n so u rir e co û te
m oin s ch er que
l 'é le c t r ic it é, m ais
d o n ne au tan t
d e lu m iè r e. La charité fraternelle
montre que
nous sommes
de vrais disciples
de Jésus-Christ.
Livres àlire
Fête duChrist-Roi del'u niv ers
In stit u ée pa r Pie Xi en 19 25, cet te fê t e dev ie n t celle du ch ris t-r o i de l'U n iv er s .
E lle nou s rappelle la ro ya u té de notr e Seig neu r Jés u s-C h ris t. N ou s so m mes
t o u s in vit és àypa r tic ip er ch aq ue jo u r pa r nos ac t es , nos pa r o le s , nos
p r iè r es ...
Le royaume deJésus
est rempli depaix
Relis l'é v \b ng il e du Ch ris t- R oi de l'u niv ers \bvec un de te s pro ch es (J n 18 ,3 3-3 7)\b
S pé cia l Jeu \bes
n ou s
a im er le s
u n s le s
a u tr es Se
respecter S'accepter Prier
les
uns pour
les autres Construire
le royaum e
de Dieu
Comment participer auroyaume deDieu touslesjours? Complète lesdernières cartesaveclesversets suggérés.
Mt5,1
Ne ...........
.................... ................ Mt5,7
H...............
................... ................ Mt5,9
H..............
.
................... . ...............
Déc o u pe ces pa in s de vie , et offr e-l e s .
C
h er ch e le s mots de
l 'é v an g il e dan s la gril le \b
Quels des sin s mon tr e n t l\b ro y\b u té de Jés u s-C h ris t ? L\b ro y\b u té te rre s tr e es t- e lle l\b mêm e ?
nuée gloireobscurite
clarte lunerassembler
elus puissance
soleil anges « La royauté de
Jésus est
une royauté de service »
Jés u s vie n t po u r
s er vir et non
p o u r
ê t r e ser vi
Le royaume deDieu est
un royaume d'amour Le
royaume de
Jésus est
un royaume de
paix
Aimer c'estpardonner
InèsSaint Lèbe&Maéva Cele ste
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 11
FêteduChrist-Roi del'u niv ers d u d e d FF ê F têtêê FF ê F êêêtê e dddd FF êtê F êtêtêtêtê FF êêtêê F ê FFFFFF ê F êêêtêtettet ddddd u ee d u d u d eeeetetettet
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to u s in vit és àypa r tic ip er ch aq ue jo u r pa r nos ac t es , nos pa r o le s , nos
p r iè r es ...
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Le royaume deJésus
est rempli depaix
Relis l'é v \b ng il e du Ch ris t- R oi de l'u niv ers \bvec un de te s pro ch es (J n 18 ,3 3-3 7)\b
S pé cia l Jeu \bes
n ou s
a im er le s
u n s le s
a u tr es Se
respecter S'accepter Prier
les
uns pour
les autres Construire
le royaum e
de Dieu
Comment participer auroyaume deDieu touslesjours? Complète lesdernières cartesaveclesversets suggérés.
Mt5,1
Ne ...........
.................... ................ Mt5,7
H...............
................... ................ Mt5,9
H..............
.
................... . ...............
Déc o u pe ces pa in s de vie , et offr e-l e s .
C
h er ch e le s mots de
l 'é v an g il e dan s la gril le \b
Quels des sin s mon tr e n t l\b ro y\b u té de Jés u s-C h ris t ? L\b ro y\b u té te rre s tr e es t- e lle l
nuée gloireobscurite
clarte lunerassembler
elus puissance
soleil anges « La royauté de
Jésus est
une royauté de service »
Jés u s vie n t po u r
s er vir et non
p o u r
ê t r e ser vi
Le royaume deDieu est
un royaume d'amour Le
royaume de
Jésus est
un royaume de
paix
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 12
VIE DU DIOCÈSE
Pendant des années, Patrick Domergue a œuvré au sein du Comité Diocésain de la
Solidarité et de la Charité (CDSC). Aujourd'hui, il partage avec nous son expérience
dans ce service particulier et témoigne de ce qu’il a découvert, \bousculant certaines
idées reçues au sujet du \(regard porté sur les plus pauvres d’entre nous.
L
a crise sanitaire que nous
traversons actuellement, nous
oblige à avoir une pensée, un
geste, un mot ou encore une attention
pour ceux qui sont touchés et appauvris
par cette pandémie.
Certes, la société martiniquaise a toujours
su traverser les péripéties de son histoire :
l’esclavage, les cyclones, la période de
l’Amiral Robert, l’éruption de la Montagne
Pelée, la crise sucrière des années 60,
mais aussi le scandale sanitaire de la
chlordécone.
Ainsi, il faut reconnaitre que la solidarité
est une composante centrale de notre
patrimoine ancestral et est devenue notre
modèle d’existence socio-culturel.
Les anciens comme les nouveaux,
continuent à perpétrer ce trésor de la
solidarité traditionnelle, qui contraste
avec l’individualisme moderne que la
globalisation veut nous transmettre.
Les missionnaires, les actionnaires,
les ministres du lien, les défenseurs
et des protecteurs des enfants, les
bataillons d’hommes et de femmes de
bonne volonté qui agissent dans les
organisations caritatives, ne chôment
pas durant cette difficile période que
nous vivons actuellement.
Il faut comprendre que leur dévouement
et leur fidélité à leur engament baptismal,
est une exhortation à vivre, agir, croître et
à accomplir une « Mitzvah », c’est-à-dire
une prescription essentielle de notre
vocation de chrétien : le souci du frère.
En cette fin d’année 2021, nous savons
que le nombre des affamés de justice, les
névrosés, les appauvris vont augmenter
en nombre. Ils sont nombreux aussi les
artisans de paix qui militent pour une
Martinique fraternelle.
Nous les rencontrons sur les théâtres
d’opération ou l’homme martiniquais
est en grande souffrance.
A la ville comme à la campagne, en
cité ou dans les quartiers, les mères,
les hommes emprisonnés, les jeunes
sans espérance ou encore des étrangers,
tendent leurs mains vers les disciples
missionnaires de la charité.
Comment pouvons-nous en ce
dimanche, accueillir la parole de Jésus
au moment où les blessées, les captifs,
les désœuvrés, les démoralisés, les
dévalorisés, sont bien présents dans
nos familles ? D’abord, nous croyons que le Christ se
tient au milieu de la souffrance humaine.
A Béthanie chez Simon le lépreux, tout
comme dans n’importe quelle maison
de notre petite Martinique.
C’est au travers de cette assurance que
des chrétiens de tout bord, vivent les
5 essentiels dans leur ministère de
présence auprès de ceux et celles qui
ont besoin de soutien :
• En priant et en intercédant pour les
malades et les personnes isolées.
(Prière)
• En partageant le quotidien de ceux
qui sont touchés par le chômage, une
déception ou un accident de la route.
(Fraternité)
• En se formant pour rayonner de
l’Amour divin. (Formation)
• En s’engageant auprès de ceux qui
agissent dans un groupe, une commu-
nauté, une association. (Service)
• En témoignant auprès des frères, pour
faire connaitre l’œuvre de Dieu, et
annoncer la Bonne Nouvelle à ceux qui
ne le connaissent pas. (Évangélisation)
Mais nous attendons tous, la consolation
de notre Martinique. Il y a encore trop
de souffrances, trop de repas qui se
Des pauvres, vous en aurez
toujours avec vous ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 13
jettent, trop de jeunes qui se droguent,
trop d’adolescentes qui se prostituent
pour des chaussures. Il y a aussi toujours
trop de nos « frangins » à la cité spéciale,
et trop de pères qui traînent dans la
mangrove du Lamentin. Il y aura toujours
quelque chose à faire, pour améliorer
notre vivre-ensemble.
Durant l’année pastorale 2021-2022, le
Comité Diocésain de la Solidarité et de
la Charité (CDSC) a choisi de renforcer
la coopération entre les membres,
notamment dans le domaine de l’accueil
des personnes sortant de prison, avec la
mise en place d’un réseau permettant
la création d’un parcours autour du
logement. Les acteurs identifiés pour
ce réseau : l'Aumônerie des prisons, le
S ecours catholique, la Fraternité Lataste,
les PCE, Saint Vincent de Paul, la P astorale
familiale, la MAFAD, etc.
Dans son dernier rapport sur la prison paru
en octobre 2021, rédigé conjointement par
le Secours catholique et Emmaüs France,
nous arrivons à comprendre comment la
détention est devenu un accélérateur de
la pauvreté.
« Or les personnes incarcérées sont
souvent issues de milieux défavorisés. Elles
ont un faible niveau de formation, peu
d’expérience de travail. Nombre d’entre
elles présentent des troubles psychiques
ou des addictions. Autant de fragilités
accrues par la période de détention ».
Le Christ en partant de ce monde,
nous a laissé le Paraclet pour achever
la sanctification de notre monde qui
attend son retour glorieux. Les faibles,
les petits et les délaissés, quant à eux,
sont présence du Christ dans le monde
qui nous environne.
Ainsi donc, leur présence au milieu de
nous, signifie que l’Amour ne passera
jamais, puisque Dieu est Amour.
Patrick Domergue ■
S ans l’aide de ma mère, je ne survivrais pas…
Je ne sais pas si on peut dire que je suis pauvre. J’ai un contrat de commis de cuisine dans la restauration
qui prendra fin le 23 décembre. Et comme à chaque fin de CDD, je ne saurai qu’au dernier moment si mon
contrat est reconduit. Cela fait dix ans que ça dure. Dix ans de précarité et une vingtaine de contrats accumulés. A
cause de cela, je ne peux pas prendre des vacances comme je le souhaite. Quand je suis malade je ne prends pas d’arrêt
maladie parce que j’ai peur que mon contrat ne soit pas renouvelé. Alors même quand je suis malade « comme un vieux
chien » avec de la fièvre, je me sens obligée d’aller de travailler.
Je gagne 1080
€ par mois et j’ai une petite fille de 5 ans. J’ai souvent des problèmes avec ma banque et j’ai été obligée
à 33 ans de revenir vivre chez ma maman car j’avais du mal à payer mon loyer. J’ai voulu faire un prêt pour acheter
une voiture d’occasion mais cela m’a été refusé car il faut un CDI.
Depuis que je n’ai plus de loyer à payer cela va mieux, si on veut, parce que je ne peux toujours pas être totalement
indépendante. Si je n’avais pas ma mère , je ne sais pas ce que je ferai. J’ai 33 ans et je ne peux même pas devenir
indépendante. Quelle honte pour moi d’être encore aujourd’hui un fardeau pour ma mère. La précarité est partout et elle
est plus difficile pour ceux qui tente de s’en sortir. J’ai la foi, mais parfois j’avoue que je suis découragée.
Témoignage
est plus difficile pour ceux qui tente de s’en sortir. J’ai la foi, mais parfois j’avoue que je suis découragée.
Hélène,
33 ans
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Le Christ, Roi de l’univers,
et la pertinence
de Quas Primas
CHRIST ROI : EN TOUT ? PARTOUT ?
Le Christ, Roi
DOSSIER
C’est le 11 décem\bre 1925, année ju\bilaire, que la Lettre Encyclique Quas Primas fut
pu\bliée par le pape Pie XI. Face aux erreurs, aux tentatives impies pour séparer
les individus et les peuples du Christ, il fallait réagir. Il y avait urgence à inviter
les peuples à choisir la paix, retrouver les sens du \bien commun, réaffirmer
l’unité et la sta\bilité de la famille \battue en \brèche par un certain relativisme.
L
a nature de la royauté du Christ
fait de lui le détenteur d’un triple
pouvoir : législatif, exécutif, et
judiciaire, même si sa royauté est surtout
spirituelle. Mais les dirigeants des nations
et les peuples avaient de moins en moins
recours à lui dans leurs prises de décision.
La célébration publique de la fête du Christ-
Roi chaque année, annoncée par le pape XI,
a-t-elle redonné au Christ une plus grande
place dans leur vie et dans la gouvernance
des nations ? Aujourd’hui, où en sommes-
nous du règne du Christ sur le monde ?
Le Christ-Roi règne-t-il en tout et partout ?
Est-il encore possible d’agir sur le mal que
dénonçait jadis le pape XI ?
Le Christ est-il Roi en tout ?
A cause de sa nature, le Christ est détenteur
d’un triple pouvoir : Il est législatif, pour cette
raison, les hommes lui doivent obéissance
et confiance. Un pouvoir exécutif qui fait
demeurer en son amour tous ceux qui
observent ses préceptes (Jn 14-15). Un
pouvoir judiciaire, donné par son Père pour
juger les hommes (Jn 5, 22). Cependant,
devant le proconsul romain, il affirmera
que son royaume n’est pas de ce monde.
Son royaume, les hommes se préparent à
y entrer. Il est différent de celui de Satan.
L’Encyclique Quas Primas nous affirme
que la royauté du Christ concerne
principalement les choses spirituelles.
Lorsque l’on veut le proclamer Roi, Jésus
fuit, il se cache (Jn 6,15).
Toutefois, il est bon de remarquer que :
« comme prêtre, le Christ s’est offert en
victime perpétuelle pour nos péchés » 1. Il
est légitime au Christ-Homme d’exercer sa
puissance sur les choses civiles quelles
qu’elles soient. Il a reçu du Père un droit
absolu sur tout.
Le Christ est-il Roi partout ?
L’encyclique nous montre que la royauté du
Christ s’étend sur l’humanité entière, à savoir
tous les hommes. Pie XI dans l’Encyclique
Quas Primas, reprend les mots de Léon XIII
dans L’Encyclique Annum Sacrum du 25
mai 1899) qui dit que la royauté du Christ
embrase ceux qui ont la foi chrétienne, mais
également ceux qui ne l'ont pas.
Pour le pape Pie XI, les chefs des nations
ainsi que leurs peuples devraient rendre
à la puissance du Christ des hommages
publics de respect et d’obéissance, cela
afin de sauver leur patrie tout en gardant
leur autorité. Mais le Souverain Pontife
est conscient que lorsqu’il écrit, la réalité
est déjà tout autre. Il est conscient de
l’affaiblissement, non seulement de
l’état de droit, mais
également du respect
des valeurs morales.
Toute référence à Dieu est
exclue du débat public.
Il n’est plus la source qui fait autorité pour
la législation et de la gestion des affaires
publiques. L’exemple du Christ–Roi n’est
pas non plus le bienvenu dans la gestion
des affaires publiques ; il en a été expulsé.
Comment endiguer le mal ?
Comment le bien peut-il reprendre
le dessus sur le mal ?
Aujourd’hui, pour lutter contre le mal,
comme en 1925, les catholiques sont
invités à répondre à l’appel de Pie XI qui
disait : « Il faut lutter avec le courage et
toujours sous les drapeaux du Christ-Roi,
que le feu de l’apostolat les embrase, qu’ils
travaillent à réconcilier avec le Seigneur les
âmes éloignées de lui ou ignorantes, et qu’ils
s’efforcent de sauvegarder ses droit » 2. Il
faut restaurer, chez les gouvernants comme
chez chacun, ce lien vital avec le Christ que
le mal a rompu.
Frères et sœurs, forts du message de Pie XI,
avec confiance disons à Jésus : « Délivre-
nous du mal Seigneur » et que le Christ Roi
de l'univers règne en tout et partout.
Père Benjamin Francois-Haugrin
Curé des paroisses de Rivière-Salée et de Régale ■
1 S.S. Pie XI, Lettre Encyclique « Quas Primas », Rome, 1925, p.4.
2 S.S. Pie XI, Lettre Encyclique « Quas Primas »,
Rome, 1925, p.6.
pu\bliée par le pape Pie XI. Face aux erreurs, aux tentatives impies pour séparer
les individus et les peuples du Christ, il fallait réagir. Il y avait urgence à inviter
également du respect
des valeurs morales.
Toute référence à Dieu est
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L’Eglise catholique est elle-même l’une des plus anciennes institutions du monde puisqu’elle
existe depuis 2000 ans. Les paroles de Jésus sont \bien connues :
« Tu es Pierre, et sur cette
pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’empor\
tera pas sur elle. Je te
donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié su\
r la terre sera lié dans les
cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Matthieu, 16, 18-19.
L
' Église est ainsi chargée de conduire les
hommes vers le Royaume des cieux
dont Pierre a reçu les clefs. Depuis lors,
elle est confrontée aux royaumes de la terre,
qui organisent les rapports entre les hommes
ici-bas.
Historiquement, le « dialogue » avec les
institutio
ns a d’abord été un combat,
les pouvoirs temporels et spirituels dans
l’antiquité n’étant pas distingués mais
confondus dans les mains des empereurs
ou des rois. A sa naissance, l’Eglise loin
de pouvoir dialoguer avec les autorités
politiques romaines est persécutée, et cela
durera jusqu’à l’empereur Constantin qui
accordera aux chrétiens le droit de pratiquer
leur culte au grand jour (Edit de Milan en
313) et son successeur Théodose faisant
en 380 du christianisme la religion d’Etat
de l’empire romain. Il y aura alors collusion
des deux pouvoirs, l’empereur convoquant
les conciles en soutien au pape pour
écarter les hérésies. Après l’effondrement
de l’empire, l’Eglise catholique restera liée
au pouvoir temporel à travers l’Etat du
Vatican, dont le successeur de Pierre sera le
chef suprême. Le Saint-Siège est ainsi l’un
des plus anciens États du monde, puisqu’il
existe formellement depuis 754, lorsque
le roi des Francs Pépin le Bref fit don au
pape Etienne II d’un territoire conquis sur
les Lombards, donation confirmée par
Charlemagne en 774. Les territoires de
l’État du Vatican évolueront au gré des
guerres italiennes et des conquêtes, avant
que cet État ne perde sa souveraineté
territoriale en 1870, suite à l’invasion de
Rome par les troupes du roi d’Italie, mais
qu’il retrouvera en 1929, avec les accords du
Latran, accordant au Vatican son territoire
actuel (44 ha) en faisant l’un des plus petits Etats du monde.
Grâce à ce statut singulier hérité de l’histoire,
aujourd’hui l’Eglise catholique est un État
parmi les Etats et participe à ce titre à toutes les
institutions à travers lesquelles les Etats entrent
en dialogue. Le Vatican a d’ailleurs été un des
premiers États d’Europe à disposer d’une
représentation diplomatique permanente
à la cour des principaux rois. Les nonces
apostoliques (les ambassadeurs du Vatican)
ont travaillé à l’édification d’un vaste réseau
diplomatique, et à la structuration des relations
internationales des pays d’Europe. Le congrès
de Vienne de 1815 leur reconnaîtra le statut
de doyen du corps diplomatique qu’ils ont
toujours aujourd’hui.
Cette longue tradition fait du Saint-Siège « un
sujet souverain de droit international » qui
entretient des relations bilatérales avec 179
États, et des relations multilatérales avec les
différentes agences des Nations-Unies. Le
Saint-Siège dialogue donc au 21ème siècle
avec les Etats et les grandes institutions en
s’appuyant sur l’un des grands réseaux
diplomatiques déployés dans le monde entier.
Le Vatican est présent en qualité
d’observateur à l’ONU et il est membre de
sept organisations ou agences onusiennes
(dont le Haut-Commissariat pour les réfugiés
ou l’Agence internationale de l’énergie
atomique), et observateur dans huit autres,
dont l’Organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation
internationale du travail, l’Unesco, ou
l’Organisation mondiale du commerce.
Il dispose du statut d’observateur au sein de
huit programmes des Nations unies comme le
PNUD, chargé du développement, ou le PNUE, chargé de l’environnement.
Au-delà des instances onusiennes, le Saint-
Siège est encore représenté auprès d’autres
organismes où il fait entendre sa voix, comme
l’Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe (OSCE), le Conseil de l’Europe à
Strasbourg, l’Organisation de l’Union africaine
ou la Ligue des États arabes. Au niveau
européen, les différents épiscopats coopèrent
à travers la Commission des épiscopats de la
C ommunauté européenne (Comece), installée
à Bruxelles, et le Conseil des Conférences
Episcopales d’Europe (CCEE), dont le siège se
situe à Genève.
Par ailleurs, de nombreuses organisations
catholiques sont présentes auprès des
institutions internationales, en particulier
la Société de Saint-Vincent-de-Paul, admise
depuis mars 2012 comme Organisation
non gouvernementale au sein du Conseil
économique et social des Nations unies, Caritas
Internationalis ou l’Ordre de Malte étant aussi
représentés à l’ONU.
Enfin, en plus de son organisation diplomatique,
le Vatican dispose de tout un réseau d’actions
sociale et humanitaire lui permettant d’être
présent dans des pays où le christianisme
est minoritaire : l’Église gère près de 210 000
écoles et 1 700 universités à travers le monde,
institutions auxquelles il faut ajouter les
œuvres de santé, de formation professionnelle,
d’entraide sociale.
Grâce à tous ces atouts, l’Eglise catholique est
donc aujourd’hui un acteur reconnu de la scène
internationale où, sous l’autorité du pape, elle
œuvre inlassablement à la recherche de la paix
et de la justice. Michel Déglise
■
Comment l’Eglise entre- t-elle
en dialogue avec les institutions ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 16
CHRIST ROI : EN TOUT ? PARTOUT ? DOSSIER
Dans l’histoire de France, l’Eglise et l'Etat ont souvent
fonctionné ensem\ble. Mais petit à petit, la question de la
séparation des pouvoirs temporel et spirituel s’est posée
et appliquée. Le Christ règne dans le cœur de tous les
fidèles chrétiens qui lui ont donné leur vie. Mais dans une
société où on essaie de gommer sa présence, comment
règne t-il ?
D
ès 1789, la Déclaration des
droits de l’homme et du
citoyen reconnaît la liberté de
conscience et que nul ne doit être inquiété
pour ses opinions, même religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble
pas l’ordre public établi par la loi. En 1792,
c’est l’Institution de l’état civil séculier.
Les registres d’état civil, jusqu'alors
tenus par l’Église, sont transférés
aux communes. Celles-ci consignent
désormais naissances, mariages et décès.
Première séparation de l’Eglise et de l’Etat
en 1795 : le décret précise que l’État n’en
salarie aucun, ne fournit aucun local et ne
reconnaît aucun ministre du culte.
La France de Napoléon Bonaparte
connaît un revirement de situation
avec le concordat en 1801 : par la
reconnaissance du culte catholique par
l’État et prise en charge d’une partie de
son fonctionnement par les finances
publiques. Ce dernier est toujours
appliqué en Moselle et dans certains
département d'O utre-mer.
Mais la tendance s’inverse encore en
1882 : l’école devient obligatoire et laïque.
La société se dirige ainsi doucement vers
une société plus indépendante de toute
conception religieuse et partisane.
L’année 1905 scelle cette tendance, année
de la séparation définitive de l’Eglise et
de l’Etat. Aucun culte n’est plus reconnu,
privilégié ou subventionné en France.
Le budget des cultes est supprimé, à
l’exception de celui relatif aux Aumôneries
(hôpitaux, écoles, prisons).
Plus tard, la loi du 15 mars 2004 stipule :
« Conformément aux dispositions de
l'article L. 141-5-1 du code de l'Education,
le port de signes ou de tenues par lesquels
les élèves manifestent ostensiblement
une appartenance religieuse est interdit.”
Une circulaire du 18 mai 2004, très peu
médiatisée, précise l'application de la
loi : “La loi ne remet pas en cause le droit
des élèves à porter des signes religieux
discrets”… il est donc permis de porter
des signes non ostensibles, sans être
inquiété, et rappeler cette circulaire de
2004.En revanche, la loi interdit à un élève
de se prévaloir du caractère religieux qu'il
y attacherait. La loi ne concerne pas les
parents d'élèves.
Dans les Administrations, les agents
contribuant au service public de
l'Education sont soumis à un strict devoir
de neutralité qui leur interdit le port de
tout signe d'appartenance religieuse,
même discret.
Comment le Christ peut-il quand
même régner et être annoncé ?
Pour que le Christ prenne sa place et règne
dans notre société actuelle, quelques
considérations succinctes :
• Il ne faut pas confondre laïcité et
laïcisme : si la laïcité permet la liberté
de conscience et de religion pour tout
citoyen, la tendance laïciste vise à
comprendre la laïcité comme l’éviction
des religions et de toute parole sur
Dieu dans la sphère publique. On peut
bien parler de Dieu sans chercher à
convaincre l’autre, ce qui serait du
prosélytisme.
• Il faut connaître la loi : beaucoup
d’injustices se vivent à cause d’une
méconnaissance de celle-ci. Il est
courant que l’on demande aux élèves
des Etablissements publics d’enlever
leur petite croix et leur médaille
miraculeuse alors qu’elles ne sont pas
ostensibles.
• Enfin, nous sommes invités à com-
prendre notre sacerdoce royal. Tous
rois par le baptême, la royauté du
Christ s’exerce dans notre monde par
notre ministère baptismal . Teinter nos
rapports de charité, de justice et de paix
sont les gestes de base pour que le Christ
règne implicitement ou explicitement
dans notre société. Mais pour qu’il
règne dans le monde, il faut qu’il règne
d’abord dans nos coeurs. Le Christ règne
et règnera toujours dans les tabernacles
et les messes célébrées chaque jour.
Maeva Céleste et Père Gaëtan Présent ■
L'Eglise et la laïcité
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 17
Peut-on manager
une entreprise
de façon chrétienne ?
A
la première lecture de cette
question, il apparait pour
moi le Chef d’Entreprise
Chrétien, que la réponse est
évidemment oui. Et pourtant !...
La création d’entreprise passe
toujours par la quête, pour le
porteur d’un tel projet, d’une
richesse matérielle et peut-
être aussi pour certains, d’une
richesse immatérielle, comme la
satisfaction personnelle de créer
des emplois et du lien social.
Mon dernier employeur, avant
de me céder sa société, me
disait : « Nous n’employons pas
seulement des individus, mais
nous faisons vivre des familles ».
Cette phrase avait facilement
trouvé écho auprès de moi, néo
entrepreneur et chrétien.
Manager une entreprise, et
singulièrement l’ensemble de
nos collaborateurs, doit se faire
pour nous, dirigeants, dans le but
de rendre l’entité pérenne. Alors
quel manager être quand on est
chrétien ? Ma foi, l’amour du Christ,
l’amour de mon prochain, mes
valeurs humanistes, me poussent
quelquefois à certains choix qui
ne sont pas toujours intéressants
économiquement pour mon
entreprise, et je le fais certainement
du fait d’être chrétien.
Et avons-nous toujours une
attitude chrétienne face à certains
choix, comme quand nous devons
licencier un collaborateur ? Ou
en quoi, être chrétien peut-il
influencer notre attitude face à
cette décision ? Nous ne devons
pas perdre de vue que nous sommes
dirigeants d’entreprises, et que
nos choix sont primordiaux pour
la bonne marche de celles-ci. La
recherche de l’intérêt général dans
l’esprit du bien commun doit nous
amener à faire ce choix, quand il
est largement justifié par divers
paramètres.
Je me définis dans le « management
participatif », celui qui développe
la participation active de chaque
collaborateur, suscite leurs idées,
leurs suggestions, et cherche à
équilibrer les intérêts généraux et
particuliers.
J’ai constamment l’ambition de
développer dans mon entreprise
une ambiance de convivialité,
d’harmonie, et de valoriser mes
collaborateurs. La valorisation
de l’humain est pour moi, sa
nourriture essentielle.
Alors oui, nous pouvons manager
notre entreprise de façon
chrétienne.
Rodrigue Diser ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 18
La communion
sur la langue
est la manière la
plus appropriée
de recevoir mon
Seigneur et mon Dieu des mains de celui qui
lui est consacré.
Avec l’aide du Saint-Esprit, il faut respecter
les directives de notre Sainte Mère l’Eglise.
Sans son secours, il est difficile de mettre en
sourdine ses propres convictions et discerner
la bonne conduite à adopter. Je connais le
protocole sanitaire qui se doit, à mon avis,
d’être appliqué dans un climat charitable.
Jacqueline Zozor paroisse de
Sainte-Thérèse Je suis favorable à la communion sur la langue. Le Corps
de notre Seigneur est vivant et nous devons lui donner le
respect qu’il mérite. Le Père éternel est tellement offensé
que si nous ne pouvons l’accueillir sur la langue, mieux
vaut réaliser une communion spirituelle. Aussi, ce sont
des mains consacrées qui doivent toucher l’Eucharistie. Nous nous devons
de recevoir l’Eucharistie et non de le prendre.
Selon moi, il y a plus de danger de prendre l’hostie dans la main que dans
la bouche. Plusieurs personnes se baignent dans la piscine à Lourdes et
pourtant personne n’est malade. Il faut savoir faire confiance. Il ne peut y
avoir de danger si c’est le prêtre qui donne l’hostie. Il est temps de redonner
un caractère sacré à ce temps si important. Je connais le protocole sanitaire
et d’ailleurs, je regrette l’utilisation du gel hydro-alcoolique qui donne un
goût amer. Mieux vaudrait se laver les mains à l’eau et au savon.
Lucienne Serbin
(Christ-Roi – paroisse de la Cathédrale)
La communion sur
la langue est un choix que l’Eglise
nous offre. Je préfère, certes,
recevoir l’hostie sur la langue. Mais, en ce
temps de pandémie je ne peux faire de la sorte.
Je me suis donc adapté. Car il est important
de rester en communion avec mes frères et
sœurs et de participer à ce repas dominical.
Nous formons le Corps du Christ. Il serait
inconcevable que je ne puisse communier.
Le protocole établi est là pour nous protéger
tous. Il convient de rester prudents, de garder
confiance en notre Seigneur. Aujourd’hui, le débat n’est pas de savoir
s’il faut communier dans la bouche ou dans
la main par rapport à un raisonnement
théologique et liturgique. La question est
sanitaire. La manière de communier est fixée par le protocole
sanitaire en vigueur dans l’Eglise durant cette période de
pandémie. Ce qui est prévu, c’est la communion dans la main,
ceci pour éviter tout contact éventuel avec la salive du fidèle qui
communie. Les mains sont préparées par le gel hydro-alcoolique
réglementaire. Les risques de contamination et de voir naître un
cluster dans l’église sont ainsi diminués. Chaque fidèle est donc
invité à agir de telle sorte à protéger son prochain. Cela relève
de l’amour et de la charité chrétienne envers les autres. Les
habitués de la communion sur la langue pourront de nouveau le
faire lorsque le danger de la pandémie sera écarté. Il ne s’agit
surtout pas de prendre des postures fanatiques en se coupant de la
communion de l’Eglise. L’amour de l’Eucharistie dépasse la façon
de le recevoir qui doit être digne de respect. Il serait dommage
en ces temps d’épreuve de voir se développer la division et des
comportements sectaires au sein de notre Eglise.
Alexis Nicole
(paroisse du Lamentin) Père Jean-Michel Monconthour
? Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
• Que penses-tu de la communion sur la langue ?
• En ce temps de pandémie, que faut-il faire par rapport à cette attitude ? Connais-tu le protocole
sanitaire à l’église ?
‘‘
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 novembre 2021 – n° 629 19
Agenda de l’Archevêque
Du 12 au 14 novembre :
• Prédication de la retraite annuelle "Parents du Cenacolo" aux Trois Épis (Colmar)
Du 15 au 19 novembre :
• Prédication de la retraite presbytorium de Cahors à l’abbaye Sainte-Foy de Conques
Du 19 au 21 novembre :
• Festival "ADORATIO" à la Réunion
Samedi 27 novembre :
• Récollection avec les chefs de chœur du diocèse
• 17h : Confirmation à la paroisse de Basse-Pointe
Dimanche 28 novembre :
• 11h : Messe de l’Enseignement Catholique à l’église
de De Briant
• 17h30 : Vêpres à la cathédrale Saint-Louis
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\( MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\(X
Téléphone : 06 96 31\(0 333 - E-mail : m\(ichel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui ,je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon\C domicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
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Adresse
Code postal
Ville Téléphone
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Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTI\(NIQUE
99.5 – 101.3 et 105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
L’Evangile par-dessus les toits
39 ans à votre service : 1982-2021
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
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J e ne me lasse pas de répéter que les pauvres sont de véritables\
évangélisateurs parce qu’ils ont été les premiers à être évangélisé\
s
et appelés à partager le bonheur du Seigneur et de son Royaume »\
.
(Pape François)
et appelés à partager le bonheur du Seigneur et de son Royaume »\
.
