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E g lise en MARTINIQUE Père Alain Ransay, nouvel évêque de Cayenne Le S eigneur vient... Soyons dans la joie ! N° 631 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 19 DÉCEMBRE 2021 Hommage au père Filopon Dans l'attente, quelle Martinique pour demain ( 2) Horaires des messes de Noël et Jour de l'an

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23 S ommaire «D ’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1,43). Aujourd’hui, 4 e dimanche de l’Avent, il nous est proposé le récit de la visitation. Nous voyons la foi de Marie, « la Première en chemin ». Sa charité lui permet de se mettre en route. Elisabeth l’accueille et reconnait en elle la Mère de so\ n Seigneur. L’Esprit Saint est à l’œuvre. Dans ce monde tumultueux, réjouissons-nous ! « Soyez toujours dans la joie », nous disait saint Paul dimanche dernier (3 e dimanche de l’Avent). Et voilà que nous partageons la joie de père Alain Ransay nommé Evêque de Cayenne par le pape François. Le Seigneur l’a choisi et établi dans cette responsabilité. Oh la bonne nouvelle ! Nous lui souhaitons un fructueux ministère. Portons dans nos prières Christophe et Samuel qui ont été ordonnés diacres en vue du sacerdoce, respectivement le 5 et le 12 décembre. Nous reviendrons sur leur ordination dans notre prochaine édition. Du changement, c’est ce que nous aspirons pour notre Martinique en cette période anxiogène. Face à la crise qui entraîne actuel- lement l’effondrement de notre société, et à la violence qui\ gangrène notre vie sociale, Eglise en Martinique propose de pour- suivre la réflexion menée sur la Martinique de demain. La crise serait-elle une opportunité « vers une Martinique renouvelée ? ». Le diocèse invite la population « à s’inscrire de manière\ responsable dans la construction d’une Martinique unie, plus fraternelle ; une Martinique qui Aime, où l’on rejette tout germe de division, où\ fleurit dans le cœur de chacun le bon droit et la justice ». Le te\ mps de l’Avent nous invite à travailler dans ce sens. Comme nous le recommande le pape François : « Demandons la grâce de croire qu’avec Dieu, les choses changent ». Nous accueillerons bientôt la Lumière de Noël que nous aurons à partager avec nos frères et sœurs. Pour nous permettre de viv\ re pleinement les célébrations dans les paroisses, les horaires des messes de Noël et du jour de l’An sont proposés. Hâtons-nous de préparer le chemin du Seigneur dans notre cœur, dans notre vie. Les moments sereins vont arriver. N’en doutons pas ! Gardons nos lampes allumées, cultivons l’esprit du service gratuit et veillons ! Le temps de l’Avent implique une mise en route et un retour à l’autre. Comme Marie, et avec elle, n’hésitons pas à aller à la rencontre des autres en to\ ute bienveillance. Noël est une occasion de resserrer nos liens familiaux.Que cette belle fête nous apporte paix et réconciliation ! Cette édition est la dernière de l’année 2021. Nous nous retrouverons le 2 janvier 2022, à l’Epiphanie du Seigneur. Tous les membres de l’équipe de « Eglise en Martinique » se joign\ ent à moi pour vous souhaiter un Joyeux Noël ! Justine Lordinot ■ EDITORIAL AGENDA DE L'EVEQUE 19 MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •   En route ver\b une Martinique renouvelée : “La cri\be, une oppor\ntunité” •  C’e\bt un cri, pa\b un murm\nurE •  La ju\btice de Dieu •  La ju\btice,  garante du re\bpect de\b droit\b •  Que t'apporte Noël  en ce temp\b de cri\be ? •   Père Alain Ran\bay, nouvel évêque de  Cayenne  •   Horaire\b de\b me\b\be\b de Noël 2021  et du Jour de l’an 2022 •   Concernant le Nouveau Mi\b\bel Romain •   Entrée en \bynode de la p\naroi\b\be  Saint Jo\beph du Prêcheur •   Solidarité enver\b Haïti •   L'iconographie de Lettonie à Coridon •   Journée paroi\b\biale de\b jeune\b  du Morne-de\b-E\b\be\b •   Spécial jeune\b •  Le\b \bymptôme\b d’u\nn « Gwopwal » atavique •   Demandon\b la grâce de croire  qu’avec Dieu le\b cho\be\b changent  3 EGLISE UNIVERSELLE\C 6 7 8 9 10 10 11 12 13 14 16 17 •  Que t'apporte Noël  en ce temp\b de cri\be ?•  Que t'apporte Noël  en ce temp\b de cri\be ? AN TJÈ LÉGLI\b-LA 18 Dossier : DANS L’ATTENTE, QUELLE  MARTINIQUE POUR DE\CMAIN ? (2) 4 5 EDITORIAL 2 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 3 L a notion de « Gwopwal »  est beaucoup plus fine  qu’on ne le pense. On parle  de « Gwopwal » pour qualifier la  lenteur des gens paresseux qui  traînent dans leur devoir d’état,  vagabondent, n’avancent pas dans la  vie. En réalité, il faudrait ici parler de  «procrastination » (… nous l’avons  déjà fait !) ou de fainéantise.  Mais de façon plus idiomatique, le  « Gwopwal » désigne un homme ou  une femme qui, suite à une déception  violente (amoureuse le plus souvent),  un choc affectif, un évènement  traumatisant, a perdu goût à la vie, se  laisse aller aux passions tristes, le dépit,  la tristesse, l’amertume ou la colère. Ce  n’est pas une personne paresseuse,  mais quelqu’un qui ne voit plus par quel  moyen surmonter l’épreuve. Le ou les  chocs ont été si violents que tout passé  se meut en blessure, tout futur devient  angoisse, toute relation se colore de  méfiance, toute parole perd son sens,  tout acte de foi ou d’espérance semble  vain, tout mouvement se déroule au  ralenti, toute pensée est lasse, tout  songe tourne au cauchemar, tout projet  semble une impasse, toute amitié  pran lavol, … Dépression, débauche  et débordements sont les symptômes  du  « Gwopwal ». Les anciens moines appelaient ça  « le démon de l’acédie ». De fait,  c’est ce démon, très reconnaissable,  qui conduit au suicide. Il est connu  depuis des siècles, mais, en raison  de son étrange capacité à susciter  des attitudes opposées, il sait se  cacher. Il reste invisible aux radars  de la politique, de la sociologie ou  de la psychologie qui tentent en vain  depuis des décennies d’en compenser  les effets…  Et pour cause : bien qu’elle ait des  racines en tous ces domaines et y  porte également ses fruits, l’acédie est  une réalité principalement spirituelle.  C’est d’abord un esprit mauvais qui  exerce vexations et oppressions et  fait feu de tout bois pour ronger l’âme  humaine. Chez nous, ce démon, si bien repéré  par la sagesse antillaise sous le  nom de « Gwopwal », possède une  particularité : issu d’une même  porte ouverte dans notre histoire  inconsciente commune, il s’apparente  à un atavisme, il s’enracine dans  l’inconscient collectif. Nous avons,  tous ensemble, un « Gwopwal »,  un bon gros « GP ». Ce ne sont pas  seulement plusieurs d’entre nous qui  sommes mordus par ce serpent au  gré de nos existences individuelles,  mais tout notre peuple. Une seule  et même tristesse provoque çà et là  colère, déception, frayeur, esprit de  suicide collectif, dégoût, vulgarité,  envie de tout casser, de crier, de hurler,  de faire mal, de se faire mal, de dire  « je vais mal », de partir, de fuir, de  laisser tomber ou encore, fringale de  consommer, de remplir sa maison, son  ventre ou son cœur de rien ou de tout,  voire de n’importe quoi… Cette chose  inocule le virus de l’écœurement en  des âmes de plus en plus nombreuses  et de plus en plus jeunes. La bonne nouvelle est que le remède  à cette réalité simple est simple lui- aussi… et bien connu ! C’est même  un remède « bô kay » pour lequel  il n'ait besoin d’importer aucun  élément étranger. Au diagnostic* de  ce « Gwopwal » atavique, il ne sert  à rien d’opposer des commentaires  de haut-vol, des actions politiques  d’envergure, des thérapies fines  ou des allocations substantielles. Il  faudra commencer par prier pour que  la vérité dissipe les ténèbres et pour  nous aimer les uns les autres. Il faudra  répondre au spirituel par le spirituel.  Et ici nous savons le faire : nou pa  bizwen pèson’ ! Par contre, cette prière  ne pourra être la prière de quelques  mamies, mais une intercession ferme  du plus grand nombre, des actes de  foi radicaux, des sacrifices spirituels  consentis de tous, hommes et femmes,  grands et petits. L’amour devra être  concret, fraternel, solidaire. Kolé têt’  kolé zépol.  Comptez sur votre Eglise pour vous  concocter un chemin de victoire et de  joie jusqu’à l’enfant Jésus de la crèche !  + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France  ■ Les symptômes d’un « Gwopwal » atavique MOT DE L’ÉVÊQUE * Voir l’incomparable thèse de Claire- Emmanuelle Laguerre (docteure en neuro- science), Événements traumatiques à la Martinique, aux éditions l’Harmattan.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 4 EGLISE UNIVERSELLE\n Refuser d’écouter Avec des connotations bibliques fortes  renvoyant aussi bien à Eve et Adam qui  « écoutent » la mauvaise parole et au  commandement de « Ecoute, Israël… »,  le pape a débusqué la tentation de la  mauvaise écoute : « Se convertir, c’est ne  pas écouter ce qui détruit l’espérance,  ne pas écouter ceux qui répètent  que rien ne changera jamais dans la  vie. C’est refuser de croire que nous  sommes destinés à sombrer dans les  sables mouvants de la médiocrité. C’est  ne pas s’abandonner aux fantômes  intérieurs qui se présentent surtout  dans les moments d’épreuve, pour  nous décourager et nous dire que nous  n’y arriverons pas, que tout va mal et  que devenir saints n’est pas fait pour  nous. Il n’en est pas ainsi, parce que  Dieu est là. Il faut lui faire confiance,  parce c’est lui notre au-delà,  notre force.  Tout change si on lui laisse la première  place. Voilà la conversion : il suffit que  notre porte soit ouverte au Seigneur  pour qu’il entre et fasse des merveilles,  comme un désert.... ». Aimer la petitesse Le pape, loin du triomphalisme a au  contraire invité à aimer la petitesse :  « Le Seigneur préfère la petitesse et  l’humilité. La rédemption ne commence  pas à Jérusalem, à Athènes ni à Rome,  mais dans le désert. Cette stratégie  paradoxale nous délivre un très beau  message : avoir autorité, être cultivé  et célèbre n’est pas une garantie pour  plaire à Dieu ; mais peut au contraire  conduire à s’enorgueillir et à le rejeter.  Mieux vaut par contre être pauvre  intérieurement, comme le désert qui  est pauvre. » Si bien que dans la petitesse, Dieu  est présent : « Aujourd’hui nous ne  pouvons que nous réjouir de le voir  choisir le désert, afin de nous rejoindre  dans notre petitesse, qu’il aime, et dans  notre aridité, qu’il veut désaltérer !  Alors, chers amis, ne craignez pas la  petitesse, car la question n’est pas d’être  petits et peu nombreux, mais de s’ouvrir  à Dieu et aux autres. Et ne craignez pas  les aridités, car Dieu ne les craint pas  non plus, c’est là qu’il nous rejoint ! » La « grâce à demander » Le pape diagnostique un autre  problème : « Parler de conversion  peut susciter de la tristesse ; il semble  difficile de la concilier avec l’Évangile  de la joie. Mais c’est parce que l’on  réduit la conversion à un effort moral,  comme si elle n’était que le fruit de  notre effort personnel. C’est justement  là le problème, le fait de compter  sur nos propres forces. C’est là aussi  que se nichent tristesse spirituelle et  frustration. » Comme antidote à ce volontarisme  désespérant, le pape suggère la « grâce  à demander » à Dieu, à la manière dont  saint Ignace recommande de demander  les grâces nécessaires : « Demandons la  grâce de croire qu’avec Dieu les choses  changent, qu’il guérit nos peurs, guérit  nos blessures, transforme les lieux  arides en fontaines. Demandons la grâce  de l’espérance. Car c’est l’espérance qui  ranime la foi et ravive la charité. C’est  d’espérance que les déserts du monde  sont aujourd’hui assoiffés... » « Demandons à notre Mère, la Toute  Sainte, de nous aider à être, comme  elle, des témoins d’espérance, des  semeurs de joie autour de nous. Non  seulement lorsque nous sommes  heureux et ensemble, mais chaque jour,  dans les déserts que nous vivons. Parce  que c’est là que, avec la grâce de Dieu,  notre vie est appelée à la conversion et  à l’épanouissement. » Source : https://fr.zenit.org/2021/12/05/ se-convertir-cest-ne-pas-ecouter-ce-qui- detruit-lesperance-homelie-a-athenes/  ■ « Demandons la grâce de croire qu’avec Dieu les choses changent » Le pape a présidé la messe à Athènes (Grèce) le dimanche 5 décem\bre 2021, entouré  de la Conférence épiscopale et de Représentants des catholiques de différents rites  et  de  communautés  de  religieuses  et  religieux.  Quelques  extraits  de  son  homélie  nous interpellent.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 55 Dimanche 19 décemb\be 2021  la P arole  Dominicale 4 e dimanche de l'A vent - Année C Michée 5,1-4a  •  P\(saume 79 (80)  •   \(Hé\breux 10, 5-10  •   L\(uc 1, 39-45 LITURGIE  EEM : Que signifie cette parole  d’Elisabeth : « Tu es bénie entre  toutes les femmes, et le fruit de tes  entrailles est béni. » ? Il faut noter qu’Elisabeth ne dit pas  ces paroles d’elle-même, mais c’est  rempli d’Esprit-Saint qu’elle affirme  cela. Cette parole complète une autre  dite par l’ange Gabriel quelques  versets plus tôt dans ce même premier  chapitre de l’évangile selon saint  Luc : « Réjouis-toi Marie, comblée  de grâces, le Seigneur est avec toi ».  En rassemblant ces 2 paroles nous  avons la prière du « Je vous salue  Marie ». Mais que signifie tout cela,  me demandais-tu ? Le texte biblique nous dit que nous  sommes en présence d’une femme  bénie entre toutes les femmes et qui  est comblée de grâces. Marie est donc  quelqu’un de tout à fait exceptionnel  car ce qui est dit d’elle n’a été dit  d’aucun autre personnage de la Bible  en dehors du Christ bien sûr qui est le  Fils de Dieu. EEM : Est-ce pour cela qu’elle est  aussi importante dansl'Eglise ?  Tu n’ignores pas, Père, que nos  frères protestants disent que nous  lui donnons trop de place. Tu sais, ce n’est pas nous qui lui  donnons beaucoup de place, c’est Jésus  lui-même. Regardons Jean 19. Jésus est  sur la croix et là, si je cite littéralement  le texte biblique à partir du verset 26  à 28 : « Jésus donc voyant la mère et  se tenant près d’elle le disciple qu’il  aimait dit à la mère : « Femme, voici  ton fils. » Puis il dit au disciple : «  Voici ta mère. » Dès cette heure-là,  le disciple l’accueillit chez lui. Après  quoi, sachant que désormais tout était  accompli… » EEM :  Pourquoi as-tu dis « la  mère » et pas « sa mère » ? Parce que dans le texte grec, on ne dit  pas « sa mère » mais « la mère », mais  tout le monde traduit « sa mère », je suis  désolé. Dans la Bible rien n’est dû au  hasard. Si l’évangile nous dit que c’est  « la mère » c’est parce que l’apôtre  Jean avait bien compris que Marie était  « La mère », la mère spirituelle de tous.  De même qu’il est dit qu'Abraham,  du fait qu’il ait consenti au sacrifice  d'Isaac,  a mérité d’être appelé le Père  des croyants, de même Marie, celle qui  a cru la première, pour faire référence  à Elisabeth, Marie a mérité d’être  appelée la Mère de tous les croyants  au moment du Sacrifice du Nouvel  Isaac - son Fils Jésus. EEM : Je commence à comprendre  pourquoi elle a tant de place si elle  est la Mère de tous les croyants. Ce n’est pas tout, juste après que Jésus  ait dit à Marie "Voici ton Fils !" et au  disciple bien-aimé : « voici ta Mère  !»,  il est dit qu’alors – et seulement alors  – Jésus vit que tout était accompli. Tu  comprends que s’il avait dit : «  Tout est  accompli » et qu’ensuite il avait donné  Marie comme Mère, on aurait pu dire :  « Bon, OK, Marie c’est la cerise sur le  gâteau, mais ce n’est pas important ».  Eh bien non, le don de Marie comme  Mère fait partie du mystère de la  Rédemption. C’est seulement quand  elle a été donnée comme Mère que  tout est accompli. EEM :  D’accord, mais pourquoi  alors nos frères protestants ne  l'accueillent-ils pas comme Mère ? Peut-être que j’exagère un peu, mais  j’ai parfois l’impression que certains  la voient comme une mère porteuse.  Tu sais, ces femmes qui portent des  enfants qui ne sont pas à elles ; on  leur implante un embryon humain et  une fois qu’elles ont accouché, elles  remettent l’enfant au commanditaire.  La plupart du temps, leur nom ne figure  même pas sur l’état civil de l’enfant. De façon analogue, certains protestants  pensent que le rôle de Marie consiste  juste à enfanter le Christ. Or ce n’est  pas ce que montre la Bible. Avant  même la naissance de Jésus, quand  le son de la voix de Marie atteint  l’oreille d’Élisabeth, dans l’évangile  de ce jour, celle-ci est remplie de  l’Esprit Saint et son fils Jean-Baptiste  tressaille dans son sein. Donc Marie  et l’Esprit Saint sont liés. C’est le cas  quand, sous l’impulsion de l’Esprit,  elle va lancer Jésus dans son ministère  à Cana. C'est encore l’Esprit qui lui  permet de rester debout au pied de la  croix et d’engendrer le disciple bien- aimé ; enfin le jour de la Pentecôte,  l’Esprit-Saint est comme attiré par le  paratonnerre qu’est Marie pour que  celui-ci enflamme l’Église naissante.  ■ Avant son départ pour le diocèse de Cayenne où il a été nommé évêque,  Église en Martinique a demandé à père Alain Ransay de nous commenter l’évangile de ce 4 ème  dimanche de l’Avent.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 6 C hers diocésains, Le 10 décembre 2021 à midi, le Vatican a  annoncé que le Saint-Père, le Pape François,  a nommé évêque de Cayenne notre frère Alain  Ransay (délégué épiscopal à l’éducation, président  du bureau du conseil presbytéral, vice-président  de l’ICEA, aumônier des équipes enseignantes et  curé de Bellevue). Cette nomination honore notre presbyterium et  notre diocèse et nous réjouit pour le peuple et le  clergé de Guyane. Nous perdons, ou plutôt, nous offrons un prêtre  fraternel, respecté et reconnu par ses pairs,  un apôtre enthousiaste et infatigable et un  pasteur aguerri auxquels se sont attachés de nombreux fidèles en près de 30 ans  d'un ministère presbytéral très riche. Nous pensons particulièrement à ses  parents âgés dont le fils va s’éloigner  prochainement ainsi qu’aux paroissiens  de Bellevue qui verront partir bientôt leur  pasteur. Le diocèse de Cayenne est constitué d’une com-munauté passionnante,  pleine de ressort, de talents  et de projets missionnaires,  mais son nouveau pasteur  devra affronter, en ces  temps difficiles, des défis  majeurs et multiples.  Au-delà des félicitations  d’usage, je vous invite  donc à assurer notre frère,  Monseigneur Alain Ransay,  de notre soutien, de nos  encouragements et de notre  affection. Que Notre Dame de la  Délivrande intercède pour le  nouvel évêque et son diocèse. Mgr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-Franc e ■ Le révérend Père Alain Ransay est né à la Trinité en Martinique le  11 novembre 1961.  Après avoir obtenu sa licence scientifique au lycée de la Trinité  en Martinique en 1981, il a complété son diplôme d’études  universitaires générales (DEUG) en mathématiques à l’Université  des Antilles et la Guyane (Martinique) en 1983.  En 1984, il est diplômé en mathématiques de l’Université Paul  Sabatier de Toulouse, France. Entre 1984 et 1986, il a enseigné  les mathématiques au lycée de la Trinité et au collège Vert-Pré  en Martinique. Entre 1986 et 1988, il a fréquenté le Séminaire  d’Avignon, France.  De 1988 à 1992, il est étudiant au Séminaire universitaire et à  l’Université catholique de Lyon, où il termine en 1992 avec une  licence canonique en théologie.  Il a été ordonné prêtre pour l’Archidiocèse de Saint-P\ ierre et Fort- de-France le 27 décembre 1992, à Sainte-Marie en Martinique,  par S.E. Mgr Maurice Marie-Sainte.  Il parle couramment français, créole, anglais, espagnol. Il est  auteur de la publication : « S’épanouir malgré les blessures : La  vie humaine en dix étapes, Saint Paul, 2018 ». Il a occupé les postes suivants :  •   1992 : Vicaire paroissial au Lamentin   •  1993-1995 : Administrateur paroissial des Trois-Îlets •  Depuis 1993 : Prédicateur de missions d’évangélisation et de  retraites spirituelles (Martinique, France, Guyane, Afrique, Liban, etc.)  •   1995-1997 : Curé de la paroisse de De Briant  •   1997-1998 : Curé de la paroisse Sainte-Marie  •   1998-2000 : Curé de la paroisse du Lamentin   •   2000-2005 : Chancelier; trésorier diocésain, aumônier hospitalier,  modérateur de l’équipe paroissiale de Robert, Martinique ;  •   2005-2008 : Directeur spirituel et professeur au Séminaire de Lyon,  France ;  •   Depuis 2008 : Aumônier des enseignants (Action catholique)  •   2008-2014 : Curé de la paroisse Saint-Christophe  •   2014-2016 : Curé de la paroisse du Marin et Sainte-Anne  •   Depuis 2014 : Professeur de théologie morale à l’Institut diocésain  d’études religieuses Gaston Jean-Michel  •   Depuis 2016 : Professeur au Séminaire Saint-Jean-Paul II •   2016-2018 : Directeur diocésain de l’Éducation catholique •   Depuis 2016 : Curé de la paroisse Notre Dame de Bellevue  •   Depuis 2017 : Délégué épiscopal à la Pastorale de l’Éducation  •   Depuis 2018 : Vice-président de l’Institut catholique européen  des Amériques  •   A partir de 2020 : Secrétaire du Conseil presbytéral archidiocésain. Père Alain Ransay nouvel évêque de Cayenne VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 7 Paroisses Veillée Nuit de Noël Jour de Noël Jour de l’An Ajoupa-Bouillon 16h30 Veillée + messe 8hLe 31 : 17h • Le 1 er : 8h Anses d’Arlet 17h30 9hLe 31 : 17h30 • Le 1 er : 9h Balata 15h veillée • 16h 9h30Le 31 : 6h30 et 16h • Le 1 er : 9h30 et 16h30 Basse-Pointe 17h 9hLe 31 : 17h • Le 1 er : 9h Bellefontaine 14h15 Veillée + messe 9h30Le 31 : 6h • Le 1 er : non communiqué Bellevue 15h (enfants) 17h et 19h 8h - 9h30 et 17hLe 31 : 6h Messe de semaine 21h veillée + messe Le 1 er : 8h - 9h30 et 17h Carbet 18h30 Veillée + messe 9hLe 1 er : 9h Case-Pilote 16h15 et 17h 8hLe 31 : 17h • Le 1 er : 8h Cathédrale 15h et 17h Veillée + Messe à minuit 7h et 10h Le 31 : 17h • Le 1 er : 7h et 10h Coridon 15h et 18h 10hLe 31 : 19h • Le 1 er : 10h De Briant 17h30 9hLe 31 : 17h30 • Le 1 er : 8h Diamant 17h Veillée 9hLe 31 : 18h Adoration • Le 1 er : 9h Ducos 16h Veillée + Messe 8h et 17hLe 31 : 15h et 17h • Le 1 er : 8h Emmaüs -8h et 17h Le 1 er : 8h Fond-Saint-Denis 17h 10hLe 1 er : 10h Foyer de Charité de Trinité Pas de messe 9h Le 31 : 21h Veillée d’adoration + messe à minuit François 19h 7h et 9h30 Le 31 : non renseigné • Le 1 er : non renseigné Grand-Rivière 17h30 8h Le 31 :17h30 • Le 1 er : 8h Gros-Morne 6h30 – 9h et 17h 8h Le 31 : 6h30 et 17h • Le 1 er : 8h Josseaud - 8hLe 1 er : 8h Lamentin 15h Enfants 17h Veillée + Messe 8hLe 31 : 17h Veillée + messe Le 1 er : 8h et messe anticipée à 17h Lorrain 15h Enfants 17h30 Veillée + Messe 7h – 9h Le 31 : 18h Messe • Le 1 er : 8h Macouba 16h10h Le 31 :16h • Le 1 er : 10h Marigot 15h Enfants 17h30 Veillée + Messe 7h – 9h Le 31 : 18h Messe • Le 1 er : 8h Marin Non renseigné 7h et 10hNon renseigné Morne-des-Esses 17h Veillée 8hLe 31 : 17h • Le 1 er : 8h Morne-Rouge 17h 9hLe 31 : 17h • Le 1 er : 9h Morne-Vert 18h Veillée 8h Le 31 : 18h • Le 1 er : 8h Prêcheur 17h 8hLe 31 : 18h • Le 1 er : 8h Redoute 15h et 17h 8h et 17hLe 31 : 6h15 • Le 1 er : 7h – 9h30 et 17h Régale 16h30 8h et 17hLe 1 er : 8h et 17h Rivière-Pilote 17h 8hLe 31 : 17h • Le 1 er : 8h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 16h Veillée + messe 9h30Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 9h30 Petit-Bourg 16h Veillée + messe 7h30Le 1 er : 7h30 Robert 16h Veillée + Messe 8hLe 31 : 6h30 • Le 1 er : 8h et 17h Ste Anne 16h veillée 9h et 17hLe 31 : 17h • Le 1 er : 9h et 17h St Christophe 6h Messe de semaine 17h Veillée 6h15 - 8h30 et 17h Le 31 : 6h - 17h veillée • Le 1 er : 8h30 et 17h St Esprit 18h 8hLe 31 : 18h • Le 1 er : 8h St Joseph 18h 8h et 10h Le 1 er : 16h et 18h • Le 1 er : 8h et 10h Ste Luce 17h Veillée 9h Le 31 : 17h • Le 1 er : 9h Ste Marie 15h Catéchèse • 19h 7h et 9h Le 31 : 18h • Le 1 er : 7h et 9h St Pierre 16h et 18h30 9h Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 9h Ste Thérèse / Volga 20h Ste Thérèse 20h Volga 8h30 et 10h Ste Thérèse 7h30 Volga Le 31 : 19h Ste Thérèse Le 1 er : 9h Ste - 7h30 Volga Schœlcher 15h (Terreville catéchèse) 17h (Terreville) 18h (Bourg) 8h (Bourg) Le 1 er : 9h (Bourg) Tartane 17h30 Veillée + Messe 9h30Le 31 : 18h Veillée• Le 1 er : 9h30 Terres-Sainville 18h Veillée 8hLe 31 : 18h Veillée• Le 1 er : 8h Trinité 15h30 Catéchèse 17h Veillée 8hLe 31 : 18h Le 1 er : 8h Trois-Ilets 17h 8h30 Le 31 : 17h • Le 1 er : 9h Vauclin 17h Veillée + Messe 8h30 Le 31 : 18h30 • Le 1 er : 8h30 Vert-Pré 18h Veillée 8h Le 31 : 18h• Le 1 er : 8h Anse Mitan 15h 7h Le 31 :15h• Le 1 er : 7h30 Ho\bai\bes des messes  de Noël 2021 et du  Jour de l’an 2022 Rapprochez-vous du secrétariat de la paroisse qui vous intéresse.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 8 Pour nous aider à accueillir la nouvelle traduction du Missel Romain, et  répondre  aux  questionnements  de  certains  chrétiens,  Isa\belle  Maller  et  le  P.  Emmanuel  Rochigneux,  du  Service  diocésain  de  la  Pastorale  Liturgique et Sacramentelle, ont rédigé les textes ci-dessous. ❶   Qu’est-ce  qu’un  missel  et  pourquoi  une  nouvelle  traduction ?  Le missel est un livre destiné à la  célébration de l’Eucharistie. Il est qualifié  de romain, car il sert la liturgie de l’Eglise  catholique romaine, célébrée à travers  le monde. Il contient les textes des  prières pour la célébration de la messe,  le dimanche comme pour tous les jours  de l’année afin de permettre à tous les  fidèles rassemblés de partager la même  prière et louange. Bien qu’utilisé en  premier lieu par les ministres ordonnés,  évêques et prêtres qui président la  messe, il est au service de la prière  commune de toute l’assemblée. Les  « missels des dimanches » ou les revues  « Magnificat », « Prions en Eglise » ou  encore « Paroles et Prière » en sont des  déclinaisons à disposition des fidèles,  enrichis d’éléments divers dont les  textes bibliques proclamés pendant la  messe.  Lors du Concile Vatican II, les évêques  ont souhaité réformer la liturgie, ce  qui a donné naissance à un nouveau  missel que nous utilisons toujours  aujourd’hui, à quelques détails près.  Célébrer en langue française était aussi  une nouveauté car l’Église cherchait  à faire évoluer le langage de sa prière  pour permettre la participation de  tous. Depuis, elle éprouve le besoin de  revoir sans cesse ses traductions pour  les améliorer, à l’exemple de la Bible  dont nous avons reçu une nouvelle  traduction liturgique il y a quelques  années, et de la nouvelle traduction  du missel qui nous a été proposée à  partir du 1 er dimanche de l’Avent (le 28  novembre 2021). ❷   Les principes de traduction Le concile Vatican II a voulu que la  prière liturgique soit adaptée à la  compréhension du peuple, ce qui a  entrainé la difficile tâche de traduire les  livres liturgiques du latin à la langue des  fidèles. La traduction est aussi un acte  de transmission dont les chrétiens ont  l’habitude : les textes bibliques, qu’ils  soient à l’origine en hébreu, araméen  ou grec, ont été traduits en grec, latin et  dans la plupart des langues d’aujourd’hui.  Certains mots de la liturgie nous rappellent  cet héritage : Amen, Alléluia sont des mots  hébreux, Kyrie Eleison vient du grec.  Quels sont les principes de traduction ?  Les plus importants sont la fidélité au  texte original latin qui exprime le contenu  de la foi et sert de garant à l’unité du rite  romain, et la fidélité au génie de la langue  dans laquelle il est traduit pour que le  langage soit accessible et que le peuple  puisse comprendre ce qu’il célèbre et  participer à la prière liturgique.  Les nouveautés de traduction concernent  essentiellement l’ensemble des prières  dites par le prêtre au nom de l’assemblée,  mais assez peu d’éléments prononcés  par les fidèles. Parmi ces derniers, dans  le symbole de Nicée-Constantinople, le  terme « consubstantiel » va remplacer  le « de même nature » pour exprimer la  divinité du Christ : « Il est Dieu, né de Dieu,  lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né  du vrai Dieu, engendré non pas créé, de  même nature que le (consubstantiel au)  Père ».  Le terme « consubstantiel » est un  mot issu du langage philosophique, choisi  par les premiers conciles œcuméniques  pour expliciter le langage biblique et  exprimer de la manière la plus juste  possible la divinité du Christ au sein de  la Trinité. Ce mot compliqué fait partie  des mots transmis par nos pères dans  la foi, pour parler de Dieu. Il exprime  que si Jésus est vraiment homme, il est  aussi vraiment Dieu. L’expression « de  même nature » pouvait laisser penser que  le Père et le Fils possèdent chacun une  nature propre, identique l’une à l’autre  tout en étant distincte comme s’il y avait  deux dieux. Or « Nous ne confessons  pas trois dieux, mais un seul en trois  personnes.  ❸   Les oraisons Une grande partie du travail de révision  du missel romain concerne les oraisons :  ces courtes prières prononcées par le  prêtre qui condensent la demande de  l’assemblée : la prière d’ouverture, la  prière sur les offrandes, la prière après  la communion. Ces oraisons sont le fruit de la longue  tradition de l’Eglise qui, en méditant  les Ecritures, a élaboré les mots de sa  prière. Les oraisons ne sont pas des  citations de la parole de Dieu mais elles  en sont imprégnées. Certaines sont très  anciennes et remontent à l’Antiquité.  L’Eglise ne manque pas de les intégrer à sa  liturgie, reconnaissant en elles des trésors  pour la prière. Aussi, leur traduction  nécessite-t-elle un soin particulier pour la  fidélité au texte original latin et permettre  en même temps une prière accessible en  français. ❹   O\b\brande et  prière communes Le concile Vatican II avait souhaité  une réforme liturgique favorisant la  participation « consciente, pieuse et  active » des fidèles à la messe. Aussi, les  VIE DU DIOCÈSE Concernant le Nouveau Missel Romain

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 9 Le  pape  François  invite  tous  les  diocèses  à  entrer  en  Synode  et  à  réfléchir  sur  un  thème décisif pour sa vie et sa mission : « Pour une Église synodale - Communion,  Participation, mission ». D imanche 31 octobre 2021, en  l’Église Saint Joseph du Prêcheur,  au cours de la messe dominicale  a été projeté un mini film de 15 minutes  afin de permettre à l’ensemble des fidèles  de mieux comprendre ce chemin de  synodalité que Dieu attend de l’Église du  3ème millénaire. Au cours des messes du week-end  précédent, le père Harnack Bokombé  a remis et expliqué le questionnaire  concernant ce synode.  Dans un premier temps, les différents  mouvements de la paroisse travailleront  sur l’ensemble de ces questions posées en  groupe et dans un deuxième temps, ce sera  toutes les PCE de quartier qui se réuniront  à leur tour pour en débattre.  ■ prières ne sont-elles pas celles du prêtre  seul mais de toute l’Eglise rassemblée. Ne  dit-il pas avant chaque oraison : « Prions  ensemble » ou « Prions le Seigneur » ? Le  missel nous donne ainsi les mots qui nous  unissent tous dans une même prière.  A la jonction entre la présentation du  pain et du vin et la prière eucharistique  se trouve la prière sur les offrandes, qui  varie selon les jours. Mais l’invitation  à cette prière est toujours la même, et  traduit bien cette action commune des  fidèles, en union avec le prêtre.  On notera l’expression « frères et  sœurs » dans l’invitation à la prière.  Cette formulation inclusive se retrouve  systématiquement dans la nouvelle  traduction du missel, comme dans le Je  confesse à Dieu, par exemple. Il ne s’agit  pas seulement de prendre en compte une  réalité culturelle actuelle, mais là encore,  de signifier le rassemblement de tout le  peuple de Dieu dans une même prière. https://www.diocese-saintetienne.fr/actualites/ nouvelle-traduction-du-missel-romain ■ Entrée en synode de la paroisse Saint Joseph du Prêcheur

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 10 Le 14 août 2021, à 8 heures 30, Haïti était frappé par un séisme  de magnitude 7.2, ravivant les \blessures dura\bles de 2010.  Cette  nouvelle  catastrophe  plongeait  nos  voisins  et  amis  dans  une  détresse  humaine  et  économique  profonde.  La  solidarité des Martiniquais s’est manifestée, comme chaque  fois  et  spontanément,  par  l’envoi  d’aides  alimentaires  et  médicales, de matériel et de matériaux. D’autres encore se  sont mis au service de la population en se rendant sur place. Ils  ont d’ailleurs pu constater la résilience de ce peuple admira\ble. L es fidèles de notre diocèse  ont très tôt manifesté le désir  que notre Eglise participe à cet  élan de solidarité si louable. Cela s’est  traduit par de nombreux appels, lettres  et dons dédiés. Fort de l’expérience des catastrophes  naturelles qui se sont succédées sur l’Arc  Antillais ces dix dernières années, le  diocèse de la Martinique a mis en place,  il y a quatre ans, un fonds de solidarité  permettant de répondre dans l’urgence  aux besoins des Eglises environnantes. Face à l’ampleur des dégâts, c’est une  aide de $112 000 (cent mille euros) qui  a été débloquée.  Mgr Macaire a souhaité que les  bénéficiaires de notre solidarité soient  désignés par ceux qui connaissent le  mieux le terrain et les besoins. Cinq de nos  prêtres issus de quatre diocèses de Haïti  ont été mandatés à cet effet pour établir  la liste des récipiendaires. Il s’agit des  Révérends Pères Enel Constant, Francky  Vilsaint, Jean-Boteennfail Cazeau, Paul- Rosemond François et Joacin Guerrier.  Sur leurs conseils, l’aide a désormais  été versée aux diocèses de Jacmel,  Jérémie et Anse à Veau-Miragoane, à  des paroisses particulièrement touchées  et à des familles en grande précarité. Des  témoignages de gratitude nous sont déjà  parvenus et les bénéficiaires de cette  aide d’urgence ont manifesté auprès de  nous le souhait de nous tenir informés  de l’utilisation des fonds reçus. Tous ces  témoignages feront l’objet d’un dossier  spécial dans un prochain numéro d’Eglise En Martinique afin de renforcer encore le  lien qui perdure entre la Martinique et  Haïti. La solidarité n’en est que le signe,  car ce lien n’est autre qu’un lien de foi. Que Dieu bénisse l’Eglise Universelle qui  est en Haïti ! Hervé Lordinot, Économe diocésain,  Secrétaire du Comité de la Solidarité et de la Charité ■ Solidarité envers Haïti R uta et Kaspars Poïkans, venus de Riga en Lettonie, ont pu  transmettre le savoir en écriture des Icônes à l'occasion  du stage-retraite organisé par la paroisse de Coridon.  Une quinzaine de chrétiens de notre diocèse a pu participé  activement à cet atelier artistique et hautement spirituel proposé  par la Communauté du Chemin Neuf. Nous avons noté une joie  débordante du cœur des "sessionnistes" et leur bonheur d'être  repartis avec le fruit de leur inspiration et talents. Merci à Mgr David  Macaire qui leur a fait la joie de venir conclure la session par une  belle prière de bénédiction de leurs icônes. Une date a d'ores et  déjà été prise pour une prochaine session. Nos frères de Lettonie  sont rentrés chez eux avec une très grande satisfaction devant la  grandeur des merveilles de Dieu en terre de Martinique. Père Arnaud Goma, Curé de Coridon ■ L'iconographie de Lettonie à Coridon Solidarité envers HaïtiSolidarité envers Haïti VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 11 Le  20  novem\bre  2021,  en  la  veille  de  la  solennité  du  Christ  Roi,  la  Paroisse  Saint  Paul  du  Morne-des-Esses  a  connu  une  am\biance  de  ferveur  et  de  joie :  nos  jeunes  ont  marqué  leur  retour  à  la  maison  du  Seigneur.  Il  y  a  plus  d’un  an  que  la  Pastorale  des  jeunes  de  notre  paroisse  s’est  ensommeillée,  perdant  son  engouement  et  la  générosité  de  se  mettre  au  service de l'Evangile. P ourtant, l’Eglise n’a jamais cessé de  lancer des appels, d’inviter tous ses  enfants autour d’elle. Ce jour de fête  et de joie a été une occasion exceptionnelle  pleine d’espérance. Il a drainé des jeunes  de 15 à 25 ans, tous prêts à reprendre le  flambeau. Certains, accompagnés des  parents et d’autres non, ont retrouvé le  chemin de l’amitié, de la convivialité et de la  fraternité dans un espace riche en activités.  Pour nous, la jeunesse semble retrouver  sa place dans l’Eglise, car en tant que  chrétiens baptisés, les jeunes sont l’Avenir  de demain, ce sont les bâtisseurs de notre  temps en déclin de valeurs. Cette occasion  a été un cadre de transmission comme le  recommande le Pape François. C’était aussi  un moment pour voir la fidélité de l’Eglise  envers eux, l’importance d’être en l’Eglise, et  de faire sa propre expérience de foi.  Dans la matinée, plusieurs ateliers de travail  ont occupé leur temps : peinture africaine,  apprentissage du tambour bèlè, initiation  à la louange, rédaction de prières, sans  oublier la présentation de divers groupes  de la paroisse, tels que  la proclamation de  la parole, la Jeunesse Mariale, le scoutisme,  la chorale des enfants, la chorale du  cheminement et la Pastorale des jeunes.  Environ 121 jeunes ont donné de la couleur  à notre communauté malgré la période de  crise. Quelle merveille de Dieu ! C’est toute la  joie des parents de savoir que l’Eglise montre  le chemin de Jésus Roi de l’Univers, Lui qui  enseigne le sens de la vie. Si le monde meurt  faute de connaissances, la clé de celles-ci est  transmise à notre jeune génération à travers  les enseignements de la vie.  C’est vrai, il faut une régularité dans les  choses ordinaires, mais aussi il faut des  temps forts comme celui-ci. C’est une  expérience qui pourrait les marquer et les  faire replonger dans les valeurs. Le temps du  partage est venu comme moment d’agape  fraternelle : joie, bruit, émerveillement et  échanges de connaissances. La fraternité  n’est pas un vain mot ; elle a trouvé sa place  dans les cœurs tout joyeux. La soirée s’est  terminée par un grand temps d’adoration  suivie de la messe dominicale.  Père Laurent Sounouvou ■ Journée paroissiale des jeunes du Morne-des-E sses

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 12 SpécialJeunes Quand Jésusnaquit dusein DelaVierge saMère Plusieurs angesayanteudessein D'annoncer cemystère Tombé, tombé,tombé,tombéduciel, Tombé duciel enterre (bis) Pour aller chercher lesbergers L'unvole, l'autre trotte Dans leschamps etdans lesvergers Onles trouvait parbotte Qui faisaient la,la,la,la,la,la,laQui faisaient laribote (bis) Margot portadesécus neufs, Toinon unelayette Et moi jelui portai troisoeufs, Ditlagrosse Pierrette, Pour faire uneo,une o ,une o,une o,Pour faire uneomelette (bis) Bien bonjour Monsieur saintJoseph EtlaVierge Marie, Bien bonjour Monseigneur Jésus,Lechef-d'oeuvre devie Et bonjour la,la,la,la,la,la,laBonjour lacompagnie (bis) Bonjour lacompagnie (ter) ) (ie a o l B o ju g ( g j c ie re(ingpp ooc ee c j B r s MM n rroooouu a j rM al gg Mon g a a a un oMMM ll la alalaalala ojojouoonooooo non ujo jj n o jnn uo laa e laa u tE e Et o n EEE oobnbo t n obooo on u u u uururuuo fa e eeueeuuu srrss o , osooossssp nnee h neenu ei BB al r la u a Jru all la l all t c n eLL i c L t ,L ainn B b enb uuuunu,n oeuu ouuuunu,neuu urouuu un fa u ooooom B nn M nonnnn M eeen ssusJéuéésuus t aa ss((bbe eeeiie o b oe pm de mp ala o i e u pmm gn oom g e gn p o ll e ngannn )s ttte uuuuuruo dd'd-df llllt h chch h tE ch e h VVVV reeegg oom e ml a e ojnnjnjjoojuu onouu o rooor d a r alal uu eer e vrr e aree s)) rirer urruruuo e Po o o n e(b e ttttt, eg M uuuuuu rri ia SS p i nuunu JJ ll é SS n l JJJ l JJ uunu J S JJJ SS péécic al JJ e J unu essen J u J u JJ e J u J e JJJ e JJ e J u J e J n c JJ l é S é SSS l sss nn J u J u J unu sese l u J e JJ lll épp SS p es nenenn S icécé ll SS é l nu J u JJJJ nunu e l J n JJ e JJJJ nn ss JJ sennu J e JJJJJJJ uununenes JJJ e JJJJJJJ uunuu J e JJJ e JJJJJJ e J u enen s JJJJJJJJJJJJJJJJJJ éppp S aaal SS cic aa éc aa ccic laicééépp S p SS p SSS lllll SS pécc aallal SSS llllll S ll éé SSSSS lllai écécééééciciall SSS é SSSSS QuandJésusnaquit !de L.Boislaville Un cantique à chanter! www.chretientv.com SERVIR En attendant Noël FILMÀVOIR Unehistoire vraiequiseconcentre surla période delavie deM arie etJoseph .Un film à voir enfamille danscebeau temps deNoël. Diffuser desmessages depaix surlesréseaux, oulaparole deDieu. Aller seconfesser ,prier, jeûner unefois dans lasemaine sipossible. Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste Offriràune famille dequoi célébrer Noël dans lajoie ! Offrir dutemps àune person neâgée, unepersonne isolée, ou une personne quivitdans lebesoin. Donner desvêtements, distribuerdesrepas auxdémunis à Noël, contacte lefourneau économique, lesYoung Caritas ouleSecours catholique pourlesaider. Préparer lacrèche enfamille www.desidees.net / www.atelierchezsoi.fr ou youtube.com Lafête deNoël (dulatin natalis, “naissance” ,“nativité” )célèbre lanaissance deJésus, FilsdeDieu, leSauveur attendu, annoncé parlesprophètes. Dansl’étonnant déroulement decet événement inouï–le Fils deDieu s ’est fait homme ! l’ enfant deBethléem estnépauvre parmilespauvres qu’étaient lesbergers, maisaussi faible etsans défense. Jésus vient ainsiparmi leshommes enpartageant entout leurcondition humaine,àl’exception dupéché . SpécialJeunes Quand Jésusnaquit dusein DelaVierge saMère Plusieurs angesayanteudessein D'annoncer cemystère Tombé, tombé,tombé,tombéduciel, Tombé duciel enterre (bis) Pour aller chercher lesbergers L'unvole, l'autre trotte Dans leschamps etdans lesvergers Onles trouvait parbotte Qui faisaient la,la,la,la,la,la,laQui faisaient laribote (bis) Margot portadesécus neufs, Toinon unelayette Et moi jelui portai troisoeufs, Ditlagrosse Pierrette, Pour faire uneo,une o ,une o,une o,Pour faire uneomelette (bis) Bien bonjour Monsieur saintJoseph EtlaVierge Marie, Bien bonjour Monseigneur Jésus,Lechef-d'oeuvre devie Et bonjour la,la,la,la,la,la,laBonjour lacompagnie (bis) Bonjour lacompagnie (ter) QuandJésusnaquit !de L.Boislaville U n cantique à chanter ! www.chretientv.com S ERVIR En attendant Noël F ILM ÀVOIR Unehistoire vraiequiseconcentre surla période delavie deM arie etJoseph .U nfilm à voir enfamille danscebeau temps deNoël. Diffuser desmessages depaix surlesréseaux, oulaparole deDieu. Aller seconfesser ,prier, jeûner unefois dans lasemaine sipossible. Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste Offriràune famille dequoi célébrer Noël dans lajoie ! Offrir dutemps àune person neâgée, unepersonne isolée, ou une personne quivitdans lebesoin. Donner desvêtements, distribuerdesrepas auxdémunis à Noël, contacte lefourneau économique, lesYoung Caritas ouleSecours catholique pourlesaider. Préparer lacrèche enfamille www.desidees.net / www.atelierchezsoi.fr ou youtube.com Lafête deNoël (dulatin natalis, “naissance” ,“nativité” )célèbre lanaissance deJésus, FilsdeDieu, leSauveur attendu, annoncé parlesprophètes. Dansl’étonnant déroulement decet événement inouï–le Fils deDieu s ’est fait homme ! l’ enfant deBethléem estnépauvre parmilespauvres qu’étaient lesbergers, maisaussi faible etsans défense. Jésus vient ainsiparmi leshommes enpartageant entout leurcondition humaine,àl’exception dupéché . 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Diffuser desmessages depaix surlesréseaux, oulaparole deDieu. Aller seconfesser ,prier, jeûner unefois dans lasemaine sipossible. Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste Offriràune famille dequoi célébrer Noël dans lajoie ! Offrir dutemps àune person neâgée, unepersonne isolée, ou une personne quivitdans lebesoin. Donner desvêtements, distribuerdesrepas auxdémunis à Noël, contacte lefourneau économique, lesYoung Caritas ouleSecours catholique pourlesaider. Préparer lacrèche enfamille www.desidees.net / www.atelierchezsoi.fr ou youtube.com Lafête deNoël (dulatin natalis, “naissance” ,“nativité” )célèbre lanaissance deJésus, FilsdeDieu, leSauveur attendu, annoncé parlesprophètes. Dansl’étonnant déroulement decet événement inouï–le Fils deDieu s ’est fait homme ! l’ enfant deBethléem estnépauvre parmilespauvres qu’étaient lesbergers, maisaussi faible etsans défense. Jésus vient ainsiparmi leshommes enpartageant entout leurcondition humaine,àl’exception dupéché . 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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 13 Notre Famille, notre pays Martinique vit aujourd’hui des heures difficiles qui resteront  gravées dans nos mémoires. La crise sociétale, à laquelle s’ajoute la crise sanitaire qui  nous divise, a fait naître des mo\bilisations d’organisations qui revendiquent de meilleures  conditions de vie e\(t de travail, et une justice pour tous.  L’Eglise entend toutes les revendications. Il est urgent d’agir, dans \(le respect et l’unité. L a Martinique, aux prises avec  cette crise, est le théâtre d’une  désorganisation sociale, de conflits  où la violence, en marge des mobilisations,  amène sa part de chaos. Nous en sommes  profondément touchés. L'Église est concernée et se doit de  participer au dialogue social. Elle comprend  la colère, elle partage la souffrance et les  angoisses des Martiniquais, ces femmes  et ces hommes, qui, inquiets, espèrent  de vraies solutions de changement pour  eux et pour leurs enfants. La violence  n’est aucunement une solution, et l’Église  la condamne très fermement. En ces temps difficiles, notre pensée  s’adresse d’abord à toutes les victimes,  aux personnels soignants en difficulté,  aux commerçants et autres artisans dont  les outils de travail ont été détruits, aux  personnes qui ont perdu leur emploi,  et à celles en grande souffrance dont le  quotidien est de plus en plus difficile.  Sachant la valeur humaine du travail,  l’Église leur adresse son soutien et appelle  chacun à mettre ses talents et compétences  au service des autres. Notre solidarité est  pour nous un signe d’espérance. Avec vous, l’Église se tourne vers nos  anciens et nos jeunes pour les encourager  à garder l’espérance entre générations. Elle  demeure aux côtés de toutes les familles  endeuillées en ce temps de pandémie et  de tous ceux qui souffrent de la situation  actuelle dans la solitude, le silence, la  précarité ou la maladie. Consciente de la crise qui entache les  relations sociales et identitaires, consciente  que cette crise  demeure une racine pour  d’autres difficultés sociétales, l’Église de  Martinique invite la population de l’île  et sa diaspora à s’inscrire de manière  responsable, dans la construction d’une  Martinique UNIE, plus FRATERNELLE ; une  Martinique qui AIME, où l’on rejette tout  germe de division, où fleurit dans le cœur  de chacun le bon droit et la justice. Oui nous le croyons, la fraternité avec tous,  sans exclusion, est un chemin de liberté. Il  est urgent d’établir une paix sociale fondée  sur la Vérité et un pacte social porté-partagé  par tous et à tous les niveaux. Pour l’Eglise,  l’avenir du peuple martiniquais est celui  d’un chemin de dialogue, de concertation  et d’implication de tous. En s’appuyant sur  ses institutions, la Martinique peut œuvrer  pour sa re-fondation et se purifier de ce  qui, du passé et du présent, empêche la  progression de son développement.  L’Eglise propose donc que soit fait un point  d’étape et que se réalisent “les Assises du  pays Martinique” pour que germe une  Martinique renouvelée.  Notre Église de Martinique, déjà mobilisée,  œuvre au quotidien au service des  jeunes, des familles et des personnes en  situation de précarité. Elle l’est aussi par ses  réflexions, méditations et prières. Au cœur de la crise, frères et sœurs,  n’ayons pas peur, forts de la Confiance  pour traverser les situations angoissantes  et forts de l’Espérance pour construire  ensemble un monde meilleur.  Aussi nous saluons toutes les initiatives  déjà prises pour que cette crise soit une  opportunité, un rendez-vous à ne pas rater. En ce temps de Noël, temps de Rédemption,  l’Eglise encourage tous les hommes et  les femmes de bonne volonté, qui se  dépensent au service de la dignité de tous,  à persévérer dans la recherche de la Paix. Kolé tet, kolé zépol, ansanm ansam nou  ké rivé ! La Pastorale sociétale et la Cellule  Communication, en union avec Mgr David  Macaire, archevêque de Fort-de-france ■ DANS L’ATTENTE, QUELLE MAR\nTINIQUE POUR DEMAI\nN ? (2) DOSSIER Spécial Jeunes Quand Jésusnaquit dusein DelaVierge saMère Plusieurs angesayanteudessein D'annoncer cemystère Tombé, tombé,tombé,tombéduciel, Tombé duciel enterre (bis) Pour aller chercher lesbergers L'unvole, l'autre trotte Dans leschamps etdans lesvergers Onles trouvait parbotte Qui faisaient la,la,la,la,la,la,laQui faisaient laribote (bis) Margot portadesécus neufs, Toinon unelayette Et moi jelui portai troisoeufs, Ditlagrosse Pierrette, Pour f aireuneo,une o,une o,une o,Pour faire uneomelette (bis) Bien bonjour Monsieur saintJoseph EtlaVierge Marie, Bien bonjour Monseigneur Jésus,Lechef-d'oeuvre devie Et bonjour la,la,la,la,la,la,laBonjour lacompagnie (bis) Bonjour lacompagnie (ter) QuandJésusnaquit !de L.Boislaville U n cantique à chanter ! www.chretientv.com S ERVIR En attendant Noël F ILM ÀVOIR Unehistoire vraiequiseconcentre surla période delavie deM arie etJoseph .Un film à voir enfamille danscebeau temps deNoël. Diffuser desmessages depaix surlesréseaux, oulaparole deDieu. Aller seconfesser ,prier, jeûner unefois dans lasemaine sipossible. Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste Offriràune famille dequoi célébrer Noël dans lajoie ! Offrir dutemps àune person neâgée, unepersonne isolée, ou une personne quivitdans lebesoin. Donner desvêtements, distribuerdesrepas auxdémunis à Noël, contacte lefourneau économique, lesYoung Caritas ouleSecours catholique pourlesaider. Préparer lacrèche enfamille www.desidees.net / www.atelierchezsoi.fr ou youtube.com Lafête deNoël (dulatin natalis, “naissance” ,“nativité” )célèbre lanaissance deJésus, FilsdeDieu, leSauveur attendu, annoncé parlesprophètes. Dansl’étonnant déroulement decet événement inouï–le Fils deDieu s ’est fait homme ! l’ enfant deBethléem estnépauvre parmilespauvres qu’étaient lesbergers, maisaussi faible etsans défense. Jésus vient ainsiparmi leshommes enpartageant entout leurcondition humaine,àl’exception dupéché . En route ver\b une Martinique renouvelée :  “ La crise, une opportunité ”

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 14 DANS L’ATTENTE, QUELLE MAR\nTINIQUE POUR DEMAI\nN ? (2) DOSSIER Cette tri\bune écrite par le  « Centre de Recherche et d’Innovation des Territoriaux » (CRIT) 1,  le 24 juin 2013, est toujours d’actualité. Il mérite  d’être partagé dans nos paroisses, nos  équipes diocésaines et nos familles. Nous remercions le CRIT pour cette réflexion réaliste,  pertinente et pleine d’espoir pour\( notre Martinique qui e\(st malade. «C ette envie de crier part du  besoin d’avancer, d’une  nécessité de se regarder,  d’une volonté de partager… Car notre  pays, la Martinique, est malade. Malade de son chômage qui frappe 44%  de sa population active, surtout les jeunes  et les femmes ; malade de sa violence, de  la simple altercation entre susceptibilités  froissées aux meurtres, entre jeunes  pour un regard, entre anciens amants ;  malade de cette morosité qui frappe son  économie, ses habitants ; malade de ses  embouteillages interminables ; malade  de ses pollutions et de sa mal bouffe … Vous nous direz que cette situation  est le lot de nombreux pays ; que le  désarroi est le quotidien de nombreux  individus et que la conjoncture en  France, en Europe et dans le monde  n’est guère plus réjouissante. Mais ici en  Martinique, sur ce territoire de 400 000  habitants et de 1 080 km², cette situation  est singulièrement exacerbée. Notre  société n’est pas une société apaisée, nos  relations y sont difficiles, nous sommes  à fleur de peau. Cela est dû en partie à une histoire  douloureuse, qui a façonnée notre  rapport à l’autre, notre rapport au  travail salarié, à l’autorité, au temps, à  la vie. Aussi, avec lucidité et courage,  accordons-nous le temps de mettre  des mots sur nos maux, des mots sur  nos modes de fonctionnement ; de  mettre en lumière notre histoire afin de  comprendre ce passé qui a conditionné,  formaté nos rapports entre hommes et  femmes, femmes et femmes, hommes  et hommes, avec cette dimension de  couleur d’épiderme qui nous colle  encore à la peau. Arrêtons de recouvrir nos problèmes de  feuilles de tôle que chaque difficulté,  chaque drame balayent comme par un  simple coup de vent. Nous sommes peu  ou prou issus de lignées généalogiques  relativement restreintes entre Africains  déportés pour être esclaves sur les  plantations, Européens anciens  esclavagistes ou nouveaux convertis,  Indiens sous contrat, Asiatiques  travailleurs, Syro-libanais commerçants  et autres migrants qui auraient fait de  nous un heureux melting-pot racial s’il y  avait encore des races, et non pas la seule  et fédératrice race humaine. Nous avons une aptitude à la résilience,  une extraordinaire capacité à surmonter  les plus grandes difficultés, à nous  mobiliser dans une solidarité immédiate  (même si elle n’est que momentanée), à  faire preuve de chaleur humaine. Ce sont  des qualités de notre peuple, dont les  vertus sont saluées de par le monde…  sauf chez nous. Car notre beau pays est d’abord  malade de lui-même, de ses multiples  dissensions, de la jalousie qui, on le sait,  est « fwè a sosié », de son incapacité à  élaborer un projet commun car « konplo  neg, sé konplo chien », et que « sé  kanmarad ki fè si krab pa ni tèt » ; du  magico-religieux (« mwen pa ka fè peson  mal ; man ka protéjé ko mwen »). Si pris individuellement, chacun d’entre  nous est un modèle de générosité,  de travail (surtout pour ses propres  intérêts), d’engagement, de don de  soi, collectivement nous sommes une  tragédie. Alors que le désastre dans lequel  nous nous débattons nécessiterait un  front commun pour lutter contre une  adversité multiforme, nous en sommes  encore à nous tirer dans les pattes, à  nous chamailler, à nous quereller sur des  futilités, à nous dénigrer mutuellement  et joyeusement dans une hypocrisie de  bon aloi. Nous avons une extraordinaire  capacité à « manger nos élites », qui ne  sont pas reconnues comme légitimes  C’est un cri, pas un murmure

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 15 car non blanches, le tout à travers le  souvenir enfoui et ambigu du géreur  d’habitation et des « nègres à talents ». Quel que soit le domaine, la politique,  le monde du travail, des associations,  même dans les familles, un seul mot  d’ordre, couillonner, dénigrer, diffamer,  médire pour gagner seul. Je suis le plus fort, le plus intelligent,  surtout le plus malin. Je récupère ce que  je crois m’être du, mais au détriment  de mon voisin, de mon collègue, de  mon employeur, de mon employé, de  l’autorité, de la puissance publique, de  la communauté, finalement du vivre  ensemble car « zafè tjou mel ki pwan  plon ». Individualiste forcené, car « chak bèt a fé,  ka kléré pou nam’ yo », notre accord avec  autrui relève davantage de la connivence  (« ou ja sav ») que du partage d’un  objectif ou d’un idéal commun. Cette seconde peau nous vient de  la servitude et a façonné de façon  subliminale notre manière de faire  aujourd’hui. Nous en sommes redevenus  les esclaves. Ce conditionnement voulu  par les maîtres esclavagistes, légalisé  par le Code noir, a formaté nos esprits et  nos cœurs au point que nous n’en avons  même plus la conscience. Quelle est notre capacité à dire NOUS, à  nous aimer, à coopérer surtout dans la  durée, à développer notre propre contrat  social ? Quelle estime de nous-mêmes,  quelle habileté devrions-nous déployer  pour sortir de la société improbable et  tourmentée dans laquelle nous nous  sommes glissés sans espoir et sans  horizon, car « dèmen sé an kouyon » ? Notre pays a certainement besoin  d’équipements, de projets, de  réalisations, mais il a aussi besoin  conjointement d’une alliance qui  transcende les séquelles du passé. A  défaut, les 27 avril et 22 mai n’auront  rempli que partiellement leur mission.  La ruse, la débrouillardise, le « konpè- lapinism », le « débouya pa péché », le  « fais ça pour moi », le « si Dieu veut »,  le « i bon kon sa » ne sont pas des  solutions, sauf à très court terme et à  très courte vue. Ils ne peuvent pas permettre de  construire cet ensemble humain,  soubassement des grands peuples, et  condition nécessaire pour que nous  sortions « kolé têt, kolé zépol » de notre  fatale condition. Négliger la dimension d’un partage le  plus large possible d’objectifs communs,  bâti sur l’exorcisme du passé, c’est  se condamner à devoir réécrire les  fondamentaux de la néfaste construction  de notre peuple. Au secours, les anthropologues ! Au  secours, les sociologues et autres  spécialistes des sciences humaines !  Venez nous porter votre lecture de  notre société afin que nous comprenions  que ce que nous trouvons normal, est  anormal ; que ce que nous faisons  naturellement vient d’une œuvre  humaine détestable, afin que nous  puissions en tirer la leçon et apprenions  à nous aimer et à nous faire confiance. Nous avons besoin de ces docteurs du  diagnostic, de ces révélateurs de nos  conditionnements et contradictions,  de ces contributeurs à l’analyse de  la formation de notre société, de ces  passeurs de lumière entre l’ordre  ancien et l’ordre nouveau, celui de la  nouvelle cohésion sociale et identitaire  de la Martinique. Car si entre et au sein  même des groupes qui composent notre  pays (familles, entreprises, associations,  partis politiques, administrations,  communautés,…), les représentations  sont différentes, nous ne réussirons pas  à nous entendre et nous perdrons tous  à la fin. Nous aurons peut-être progressé  matériellement, mais nous aurons  continué notre régression humaine par  les travers qu’il est temps par ailleurs  d’abandonner. Là est le véritable défi pour chacun. Là  est notre combat. L’utopie est créatrice  disait Nietzsche. Au travail ! Bwa pou nou alé ! Pour que les cris de l’avenir de la  Martinique soient des cris de joie. » Source : http://politiques-publiques.com/ martinique/c-est-un-cri-pas-un-murmure/  ■ 1 Le « Centre de Recherche et d’Innovation des Territoriaux » (CRIT) était un groupe de réflexion composé de cadres territoriaux exerçant en Martinique. A l’occasion d’une formation en présence de sociologues et anthropologues, une dizaine de ces cadres exerçant dans plusieurs collectivités ont entamé des travaux sur la situation du territoire. Une approche qui se veut résolument apolitique, et que ses initiateurs ont, dans un premier temps, choisi de publier sans personnalisation, pour « laisser toute sa place au message ».

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 16 DANS L’ATTENTE, QUELLE MAR\nTINIQUE POUR DEMAI\nN ? (2) DOSSIER Dans la \bi\ble, la justice peut prendre plusieurs aspects. Certes, cette notion  véhicule, toujours en toile de fond, l’idée selon laquelle il convient de rendre  à chacun ce qui lui appartie\(nt ou plutôt ce qui lui est dû. De fait, qu’en est-il ?  Spontanément, on peut penser au respect de la dignité d’autrui. Puisque les hommes  sont créés à l’image de Dieu, il\(s doivent tous \bénéficier des m\(êmes droits devant le créateur. O n peut aussi penser à la situation du  pauvre opprimé par le méchant.  Dans ce cas, la justice consiste à  prendre  sa défense, le soutenir ; ce qui  peut impliquer l’idée de charité. Le Seigneur lui-même se présente comme  Celui qui entend le cri du malheureux et lui  fait justice. Ici, la justice divine s’apparente  à des actes salvifiques. Ce sont des gestes  gratuits. Lors de ses interventions, pour rétablir  les droits du pauvre, le Seigneur punit le méchant si besoin (Ne serait-ce que  pour abaisser l'orgueil de ce dernier et  l'amener à la conversion). On touche ici  au domaine de la justice rétributive (cf. Amos). On peut encore signaler les actes par  lesquels le Seigneur tient sa promesse  en accordant la victoire aux fils d’Israël  (Jg 5, 11). De même, il soutient les exilés  à Babylone parce qu’il l’avait annoncé  par les prophètes (Is 41,10). En résumé,  quand Dieu reste fidèle à ses promesses il fait œuvre de justice, car il agit selon sa parole et par conséquent selon ce qu’on attend de lui. La conformité des actes à  la parole donnée ou à la promesse relève  de la justice. En résumé, en fonction de son champ  d’application, la justice divine aura telle  ou telle forme. Un cas nous paraît singulièrement  intéressant, celui que nous relate Genèse  18,16-33. Ce passage raconte le dialogue  entre Abraham et le Seigneur au sujet de  Sodome. D’après Genèse 13, 13, les gens  de Sodome sont des scélérats et pèchent  gravement contre le Seigneur. Le neveu  d’Abraham a élu domicile dans cette ville.  Le Seigneur s’apprête à visiter Sodome  et Gomorrhe afin de décider de leur  sort. Mais il se dit (Gn 18, 17-19) : « Vais-je cacher à Abraham ce que je vais faire alors qu'Abraham deviendra une nation grande et puissante et que par lui se béniront toutes les nations de la terre ? Car je l'ai distingué pour qu'il prescrive, à ses fils et à sa maison après lui, de garder la voie de Yahvé en accomplissant la justice et le droit… ». Le Seigneur a donc un projet, mais il ne peut  le cacher à son ami. Ces propos éclairent la  vocation d’Abraham : devenir une grande  nation, apporter la bénédiction pour  toutes les familles de la terre et enseigner  la pratique de la justice et du droit à ses fils  et à sa maison. Le patriarche doit enseigner la justice, mais  où en est-il lui-même dans ce domaine ?  Le dialogue avec son interlocuteur nous  renseigne là-dessus. Première réaction d’Abraham (Gn 18,23-24) :  « Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les supprimer et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein ? ». Abraham ne se préoccupe pas de sauver  Loth, il ne propose pas non plus d’évacuer  les innocents. Sa justice n’est pas une sorte  de rétribution en fonction des actes commis.  Il propose plutôt d’épargner la vie de toute  la cité du fait de la présence des cinquante  justes qui s’y trouvent. La présence du juste  parmi les méchants devient source de  « non châtiment », voire source de seconde  chance. Le Seigneur adhère. Il n’en attendait  pas moins d’Abraham. Ce dernier poursuit  l’entretien jusqu’à abaisser le nombre des  justes à dix.  Et pour dix seulement, le Seigneur s’engage à épargner toute la ville ; telle est aussi la justice divine. Le Nouveau Testament relie l’accom- plissement d’une telle justice à  l’événement Jésus-Christ. Prenons le  cas de Matthieu 3,13-17 : Jésus s’apprête  à recevoir le baptême de Jean, pourtant  il n’a pas besoin de ce baptême de  conversion. La réaction de Jean est  tout à fait légitime ; il veut s’opposer à  cette démarche. Mais Jésus lui répond :  « laisse …. C’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice » (Mt 3,15).  La  présence de Jésus-Christ, sa solidarité,  scellée ici par son baptême, accomplit  la justice de Dieu, acte miséricordieux et salutaire pour tous. Jésus recommande une justice qui  dépasse celle des scribes et des  pharisiens. Il illustre ses propos en  indiquant le sens ultime de la loi à partir  de cas concrets (Mt 5, 20. ss)  D’après ce passage, la justice finalement, c’est de correspondre au dessein d’amour de Dieu pour tout homme. Désormais, c’est l’amour de l’autre qui  devient le critère selon lequel il convient  d’agir. Cela suppose une intériorisation  de la loi, une disposition du cœur à la  grâce d’aimer. Partant de ce constat, il n’y a pas de  recette toute faite en matière de justice.  On peut commencer par l’analyse des  situations concrètes afin de reconnaître  les dommages subis.  On retiendra également qu’il serait  souhaitable d’accorder la priorité aux  solutions qui intègrent le bien de chacun  sachant qu’il n’est pas toujours possible  de réviser un passé dont on ne maitrise  pas toujours tous les paramètres. Père Hugues Lafine, M C et È-L B ■ Dans la \bi\ble, la justice peut prendre plusieurs aspects. Certes, cette notion  La justice de Dieu DANS L’ATTENTE, QUELLE MAR\nTINIQUE POUR DEMAI\nN ? (2) Dans la \bi\ble, la justice peut prendre plusieurs aspects. Certes, cette notion  véhicule, toujours en toile de fond, l’idée selon laquelle il convient de rendre  à chacun ce qui lui appartie\(nt ou plutôt ce qui lui est dû. De fait, qu’en est-il ?  Spontanément, on peut penser au respect de la dignité d’autrui. Puisque les hommes 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 17 Notre  pays  a  connu  des  évènements  particuliers.  Des  scènes  d’émeutes,  de  pillage,  des  violences  ont  été  vécues  et  viennent  trou\bler  l’ordre  pu\blic.  Chacun  peut  manifester.  La  revendication est certes admise mais dans le respect des uns et des autres. Elle doit venir  s’inscrire dans un cadre règlementé. Un principe : la pr\aotection  des droits des citoy\aens L a protection des droits des  citoyens est inscrite dans des  textes solennels. Tout d’abord,  la déclaration des droits de l’homme  et du citoyen de 1789 et le préambule  de la constitution de 1946. Puis au  niveau européen, la déclaration  universelle des droits de l’homme de  1948 et la convention européenne des  droits de l’homme de 1950. Le fait de  matérialiser ces droits dans des textes  aussi magistraux traduit bien la volonté  de les protéger. Il appartient ensuite  aux juges de garantir l’application de  ces textes à tous les niveaux de leur  compétence.  Et pourtant, on peut constater une crise  de confiance envers la justice. Certains  la trouvent complexe et préfèrent  l’éviter. D’autres la respectent et en sont  satisfaits. Néanmoins, la justice repose  sur le principe d’égalité, elle ne prend  aucunement en compte les différences  qui existent entre les citoyens. Elle traite  de manière égale les personnes se  trouvant dans la même situation. Car  la justice se doit d’être impartiale. C’est  à elle que revient de dire le droit et de  sanctionner ceux qui ne le respectent  pas. Elle est indépendante des autres  pouvoirs afin d’éviter toute interaction.   Des moyens mis à l\aa  disposition des cit\aoyens Lorsqu’un litige survient ou lorsque l’un  des droits fondamentaux est bafoué, le  recours à la justice est indispensable.  Il est alors possible de faire appel au  défenseur des droits au lieu de recourir  au juge. Le défenseur des droits est une  autorité indépendante instituée par les  lois de 2008 et de 2011, qui peut intervenir  dans une diversité de domaines, dont  les relations avec les administrations  ou le droit des enfants. La saisine peut  se faire directement par la personne  lésée et de façon gratuite. La notoriété  de cette autorité s’est amplifiée au cours  des dernières années. L'avocat, quant à lui, assiste, et conseille  son client, tout au long de la procédure  judiciaire. Il assure sa représentation et  agit pour son compte. Il est un médiateur  lors des conflits et aide à trouver une  solution avant de parvenir à un procès.  Afin d'aider ceux qui ne disposent pas  de moyens financiers suffisants, l'aide  juridictionnelle a été mise en place. La justice a souvent été considérée  comme trop éloignée des justiciables.  Aussi, les maisons de la justice et du droit  ont été créées  afin d’assurer une justice  de proximité. Ces entités ont vocation à  prévenir la délinquance et d’y répondre  de manière adaptée. Le citoyen acteur de\a son  devenir  Certes, des moyens en matière  juridictionnelle existent mais le meilleur  défenseur, le meilleur gardien des  droits demeure le citoyen qui de par  ses manifestations, son implication au  sein d’associations ou d’organisations,  l’élaboration de pétitions contribue à  la défense de nos libertés. D’ailleurs,  les institutions ne sont pas figées, elles  sont amenées à évoluer et à s’adapter  en fonction des mutations de la société.  Cela peut s’opérer sous l’action des  individus en direct,  mais aussi par  le biais des représentants à qui nous  attribuons nos suffrages. Nous avons  pu constater la contribution, voire  la contrainte exercée par certaines  associations citoyennes pour faire  aboutir des projets. Ce fut le cas de  l’association « Comité marche 98 » qui  a travaillé, s’est battu pour parvenir à  l’émergence de  la loi Taubira en 2001.  Il nous revient d’être vigilants et surtout  d’être force de propositions. Il est nécessaire que le Martiniquais  ne reste pas éloigné de l’institution  judiciaire et ne la considère pas  comme uniquement répressive. Bien au  contraire, il est essentiel qu’il la considère  comme un élément fondamental de la  construction d’une société nouvelle  et d’un peuple renouvelé qui grandit  dans la justice. Alors cette dernière ne  sera plus crainte mais bien considérée  comme celle qui porte l’apaisement  pour l’avènement des jours meilleurs.  Les règles et les normes permettent de  mieux vivre ensemble. Si une difficulté  surgit, cette codification permet de la  surmonter. Aussi, Il est important de  respecter les règles instaurées, sans  tricher, sans les contourner. Surtout en  évitant le « debrouya pa péché ». Un  système sans loi est impensable. Le  respect de la loi doit être un des axes  du système éducatif afin d’apprendre  très tôt aux jeunes sa primauté. Nicole Chésimar ■ La justice, garante du respect des droits

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 18 ? Question AN TJÈ LÉGLIZ-LA Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ En ces temps de crise, Noël me fait prendre plus conscience du vrai sens de la vie, de la nécessité de revenir à l’essentiel : la simplicité, la solidarité, le partage, la famille. Christine Lasco (paroisse de Saint Christophe) Cette période de crise, qui dure maintenant depuis deux ans, s'est installée avec son lot de mensonges, de doutes, de craintes, de peur et d'insécurité, dans tous les domaines de la vie. Notre foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en question, voire complètement rejetée. Ces fêtes de Noël sont là pour me rappeler que c’est en Jésus qu’il me faut croire car c’est grâce à son Amour que je vivrai en fraternité et en communion d’esprit. Ainsi, je pourrai surmonter toute difficulté, et traverser ces moments très difficiles dans l’espérance d’une vie meilleure. foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en foi n'y échappe malheureusement pas. Tantôt ébranlée, tantôt remise en Gilles Constance (paroisse de Schoelcher) Noël véhicule de nombreuses valeurs : la paix, le partage et la solidarité. C’est aussi le temps de l’espérance. Nous avons besoin de ce petit temps pour sortir de cette morosité ambiante de cette crise. Mais j’ai bien peur qu’après la trêve de Noël, tout cela soit oublié. Nous repartirons avec nos rancœurs, notre égoïsme. Nicolas Lise (paroisse du Lamentin) La fête de noël c’est Jésus qui vient nous visiter dans notre misère. Dieu s’est fait pauvre parmi les pauvres. Il est Emmanuel. C'est-à-dire Dieu avec nous. En conséquence, une nouvelle manière d’être pour l’être humain, d’établir une nouvelle relation avec lui-même, avec les autres et avec Dieu. Cette relation se fonde de la crèche à la croix, de la croix au tombeau et du tombeau à la vie ressuscitée. C’est à cette belle espérance que nous ouvre l’enfant de Bethléem qui nous apporte la Joie de la naissance et de la victoire de Dieu. En ce temps de crise, nous prenons le temps de vivre une conversion qui nous tourne vers cette présence fidèle du Christ ressuscité. Nous le faisons pour aimer selon le commandement divin et devenir de véritables disciples du Christ. Père Jean-Michel Monconthour Noël est la période de l’excès en tout. Trop de nourri- ture, trop d’alcool. La course dans les magasins. Les nombreux achats. En ce temps de crise, n’est-il pas temps de se recentrer sur l’essentiel ? Opérons un reset. Allons à la crèche, regardons ce dénuement, cette simplicité. Nous sommes bien loin des paillettes, des belles décorations, du faste. Loin de la frénésie créée par un Noël de consommation. Marie nous donne son fils : le plus beau des cadeaux. Nous ne pouvons repartir sans être touchés, sans être conver- tis. Notre pays a connu des scènes de violence, d’émeutes ces derniers temps. De même que, de la crèche a jailli une lumière, de cette crise doit naître une émulation pour notre île. Une occasion pour que nous soyons des hommes et des femmes bienveillants, donnant le meilleur de nous-mêmes, solidaires. Noël alors, est La Bonne Nouvelle en ces temps tellement troublés. Nicole Chésimar Que t'apporte Noël en ce temps de crise ? ‘‘ ‘‘

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 19 décembre 2021 – n° 631 19 Agenda de l’Archevêque Dimanche 19 décembre : • 8h : Messe à la paroisse du Carbet • 17h30 :Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 21 décembre : • Vicaire Général Mercredi 22 décembre : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de  Trinité à l’archevêché Vendredi 24 décembre : • Minuit : Messe pontificale de la Nuit de Noël à la  cathédrale Saint-Louis Samedi 25 décembre : Solennité de la Nativité du Seigneur • 10h : Messe pontificale à la cathédrale Saint-Louis Dimanche 26 décembre : Fête de la Sainte Famille • Messe au centre pénitentiaire de Ducos • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Dimanche 02 janvier 2022 : Épiphanie du Seigneur • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\( MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\(X Téléphone : 06 96 \(310 333 - E-mail :\( michel.pouch@wanadoo.fr oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui ,je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon\C domicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\(INIQUE 99.5 - 101.3 et105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr

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Refrain Venez, Divin Messie, Nous rendre espoir et nous sauver ! Vous êtes notre vie : Venez, venez, venez ! 1 O Fils de Dieu, ne tardez pas ; Par votre Corps donnez la joie A notre monde en désarroi. Redites-nous encore De quel amour vous nous aimez ; Tant d'hommes vous ignorent ! Venez, venez, venez ! 2 A Bethléem, les cieux chantaient Que le meilleur de vos bienfaits C'était le don de votre Paix. Le monde la dédaigne : Partout les cœurs sont divisés ! Qu'arrive votre règne !Venez, venez, venez ! (Barjon/Aimon-Marie Roguet/Rimaud/ Rozier/Musique et Liturgie) Venez, divin Messie

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