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E g lise
en MARTINIQUE
La vocation en M artinique,
toute une histoire
N° 634
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
30 JANVIER 2022
Hommage au père Filopon
Sr Christine a rejoint le PèreSr Christine a rejoint le PèreSr Christine a rejoint le Père
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S ommaire
«A
men, je vous le dis, aucun prophète n’est bien
accueilli dans son pays ».
En ce 4
e dimanche du temps ordinaire, Jésus
nous interpelle sur notre capacité à accueillir la Parole de Dieu \
qui nous est donnée. Même si nous sommes « du peuple de
Dieu », le manque d’humilité peut nous empêcher d’être\
« de
la Maison de Dieu». Comment être en communion avec Jésus
si nous n’acceptons pas d’entrer dans son projet d’amour ?
Les religieux et les religieuses ont fait le choix de suivre Jésus
en adhérant à son projet. Le 2 février, jour où l’Eglise célèbre la
Présentation de Jésus au temple, la Journée mondiale de priè\
re
pour la vie consacrée (instaurée en 1997 par le pape Jean-
Paul II) nous permettra de remercier le Seigneur pour ce don
fait à l’Eglise, de faire connaître et apprécier la vie consacrée
au peuple de Dieu, et de célébrer également les merveilles que
le Seigneur accomplit.
Ayons une forte pensée pour Sœur Christine qui a récemment
rejoint le Père. Rendons grâce à Dieu pour cette vie qu'elle
avait vouée au Seigneur Jésus. Elle a accueilli la Parole de Dieu
comme une lumière dans sa vie. Elle n’hésitait pas à la faire
connaître autour d’elle par le biais, entre autres, des émissio\
ns
qu’elle animait sur les ondes de notre Radio diocésaine.
En lien avec la Journée mondiale de prière pour la vie consacré\
e,
le dossier de cette édition interpelle sur la problématique de la\
vocation. Cette dernière est-elle en crise ? La famille n’est-elle\
plus le berceau de la vocation ? Des éléments de réponse sont
apportés par les délégués de l'Evêque à la Pastorale d\
es jeunes
et des vocations, et celle de la Pastorale familiale. Ce dossier
est également enrichi des témoignages de religieuses, de la
présentation des congrégations et communautés religieuses
présentes en Martinique.
« S’il me manque l’amour, je ne suis rien », nous dit saint Paul.
Nous avons tous des charismes, mais le plus important c’est que
ces derniers soient animés par l’Esprit d’amour.
Et c’est sur cela qu’est basée la valeur de notre vie.
Bon dimanche à tous !
Justine Lordinot ■
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Présentation \bu Seigneur au\n Temple
• La vocation est-elle en crise ?
• Vocation au sein \be la f\namille
• Témoignages
• Congrégations et communautés religieuses
présentes actuellement à la Martiniqu\ne
1- La vocation c’est quoi pour toi ? Comment vis-tu ta vocation ?
2- Comment répon\bs-tu à l’appel \be Dieu ? Ce à quoi Dieu t’ap\npelle à vivre ?
• Paroisse \be Sainte Thérèse :
l'Eglise \bans sa \biversité !
• L’ANAG a fait sa rentrée
• VIII Journée mon\biale \be prière et \be réfl exion contre la traite \bes personnes
• Spécial Jeunes
• Répon\bre au gran\b appel
• Le pape François confère les ministères
\be lecteur et \be catéchiste aux laïcs femmes
et hommes
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Le pape François confère les ministères Le pape François confère les ministères
EGLISE UNIVERSELLE
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AN TJÈ LÉGLIZ\bLA 18
1212
Dossier : LA VOCATION EN MARTINIQUE, \N
TOUTE UNE HISTOIRE
MÉDIAS 19
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EDITORIAL 2
10
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 3
MOT DE L’ÉVÊQUE
«É
coute Israël » (Dt 6,2) tel
est le principe de la foi
selon les prophètes :
écouter Dieu en tout temps. La
foi est une relation permanente,
constante et immédiate avec Dieu.
Être chrétien, être catholique,
être pratiquant n’a aucun sens si
ce n’est être sans cesse à l’Écoute
de la Parole et mettre en œuvre la
Volonté divine en toute chose.
Beaucoup de croyants pensent
qu’être chrétien, consiste à lire
la Bible et à se faire une opinion
morale, sur le monde et l’Église
puis à juger les hommes selon
certaines règles ; ensuite, le fidèle,
tenant fermement des convictions
dogmatiques, les manifeste par
des actes extérieurs (prosélytisme,
habillement, prières, liturgies,
nourriture, bonnes manières, actions
caritatives, etc…). Finalement, être
musulman, hindouiste, scientiste ou
même militant athée communiste
ne diffère que sur des doctrines
relatives. Chrétiens ou pas, le
principe reste humain et repose
sur les certitudes psychologiques
de ceux et celles qui le portent : la
foi chrétienne ne serait ainsi qu’une
idéologie parmi d’autres, avec
quelques coutumes (les sociologues
parlent de « christianisme »).
Il n’y a là rien de surnaturel ni
d’extraordinaire.
Un tel croyant, homme ou femme
de conviction, ne se laisse jamais
bousculer, même par Dieu et
certainement plus par l’Église.
Droit dans ses bottes, comme tous
les idéologues, il ne change pas
d’avis… On sait, d’après un fameux
proverbe, qui sont ceux « qui ne
changent pas d’avis » : Il y en a
plein les talk-show à la TV, plein
les temples et, visiblement, plein
les églises. Ceux-là se distinguent
par leurs opinions tranchées,
catégoriques, péremptoires sur le
monde, sur les personnes, sur les
choses, sur les situations, sur la
religion, sur les bonnes pratiques,
sur tout… Des pharisiens qui
risquent de ne pas reconnaître le
Christ lorsqu’Il reviendra pauvre
parmi les pauvres.
Le croyant, le vrai, est celui qui ne
sait pas. Ou plutôt, qui ne sait et ne
veut savoir que ce que Dieu lui dit.
Car Dieu lui parle. Dieu ne lui a pas
seulement parlé jadis au temps de
sa conversion ou de son catéchisme,
le laissant ensuite seul avec des
recettes toutes faites et quelques
lignes inscrites sur du papier ! Dieu
lui parle maintenant. Il lui adresse
la Parole à tout moment, tous les
jours de sa vie. Le croyant se laisse
saisir par sa volonté à travers les
évènements de sa vie et du monde,
pour avoir la claire vison de ce qu’il
doit faire et la force de l’accomplir.
Le vrai croyant n’a qu’une angoisse :
ne pas écouter et faire ce que Dieu
veut. Il n’a qu’une gloire : renverser
l’ordre établi embourgeoisé,
fut-il très « catho », pour faire la
divine volonté. Il n’a qu’une seule
contrainte, qu’une seule limite :
demeurer dans l’ordre de la
charité fraternelle que président
les pasteurs*. Le vrai croyant est
vraiment libre ; libre devant les
hommes, les lois, les coutumes, les
modes, la culture, les opinions, les
foules, les bonnes manières, les
esprits de caste, les idéologies…
et même la mort. Sa liberté est celle
du Christ.
Á tous et à toutes, en ces temps
troublés, où les ennemis du Christ
mettent tout en œuvre pour
anéantir la foi, je lance un appel
pressent : répondez à l’appel de
Dieu ! Si vous L’écoutez, Il vous
fera faire des choses qui vous
paraissent illogiques et folles :
vous pardonnerez l’impardonnable
(Mt 18,22), vous accueillerez et
fréquenterez les indésirables
(Lc 15,2), vous ferez des choses
inacceptables (Mt 19,21), vous
abandonnerez tout et même votre
père et votre mère (Mt 10,37), malgré
vos faiblesses vous pourriez même
tout lâcher pour choisir la chasteté
et le célibat (Mt 19,12)… Quand on
dira toute sorte de mal contre vous
(Mt 5,11) : il est fou (I Co 1,27), il a
perdu le sens (Mc 3,21), il est plein
de vin doux (Ac 2,13), alors là, oui,
soyez dans la joie car vous serez
devenu croyant.
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Répondre au grand appel
* Voir le texte précédent « le diviseur sort le
grand jeu » dans Eglise en Martinique N°633
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 4
EGLISE UNIVERSELLE
A
u cours de la messe du 23
janvier, la célébration par
l’Eglise du Dimanche de la
Parole de Dieu, le pape a utilisé un
rite révisé pour l’installation formelle
des lecteurs, un ministère qu’il a
ouvert aux femmes un an plus tôt, et
le nouveau rite pour le ministère de
catéchiste, qu’il a créé en mai dernier.
Dans la plupart des pays, des femmes
et des hommes ont longtemps été
lecteurs et catéchistes et ont même été
mandatés pour ces rôles. Mais ceux
qui sont officiellement installés dans
les ministères sont reconnus comme
ayant une vocation spécifique au
leadership dans leurs communautés
et serviront de ce que l’Eglise définit
comme une manière “stable”.
Le pape François a installé six femmes
– de Corée du Sud, du Pakistan, du
Ghana et d’Italie – et deux hommes
italiens au ministère de lecteur,
leur disant qu’ils se mettaient “au
service de la foi, qui est enracinée
dans la Parole de Dieu”. Alors qu’ils
s’agenouillaient sur le sol de marbre
devant l’autel principal, le pape
François priait sur eux et leur disait :
« Vous proclamerez cette parole dans
l’assemblée liturgique, instruirez les
enfants et les adultes dans la foi et
les préparerez à recevoir dignement
les sacrements. Vous apporterez le
message du salut à ceux qui ne l’ont
pas encore reçu.” Trois femmes d’Espagne, du Brésil et
du Ghana et cinq hommes d’Italie, du
Pérou, du Brésil et de Pologne ont été
installés comme catéchistes, et le pape
leur a dit qu’ils étaient appelés «à vivre
plus intensément l’esprit apostolique,
à l’exemple de ces hommes et de ces
femmes qui ont aidé Paul et les autres
apôtres pour répandre l’Evangile ».
Eux aussi se sont agenouillés devant
l’autel lorsque le pape a dit : “Que votre
ministère soit toujours enraciné dans
une profonde vie de prière, fondée sur
une saine doctrine et animée par un
véritable enthousiasme apostolique”.
Le pape François a donné à chacun des
lecteurs une Bible et aux catéchistes
un crucifix calqué sur le crucifix de la
crosse régulièrement utilisé par saint
Paul VI et saint Jean-Paul II.
Dans son homélie, le pape a déclaré
que les 16 lecteurs et catéchistes “sont
appelés à l’important travail de servir
l’Evangile de Jésus, de l’annoncer,
afin que sa consolation, sa joie et sa
libération puissent atteindre tous”.
Mais, “c’est aussi la mission de chacun
de nous : être des messagers crédibles,
des prophètes de la parole de Dieu
dans le monde”. Pour que cela se
produise, les chrétiens doivent se
consacrer à la lecture de la Bible, en
creusant “au plus profond de la Parole
qui révèle la nouveauté de Dieu et
nous conduit inlassablement à aimer
les autres”. “Mettons la parole de Dieu au centre de
la vie et de l’activité pastorale de l’Église.
Jésus, à travers les Écritures, révèle le
visage de Dieu comme celui qui se soucie
de notre pauvreté et prend à cœur notre
destin. Dieu n’est pas un suzerain, distant
et haut placé, mais un Père qui suit chacun
de nos pas. C’est la ‘Bonne nouvelle’ que
Jésus proclame à la stupéfaction de tous :
Dieu est proche, et il veut prendre soin de
moi et de vous, de tous. Il veut soulager
les fardeaux qui vous écrasent, réchauffer
votre froid hivernal, pour égayer votre
morosité quotidienne et soutenir vos pas
chancelants ».
« La foi, la prière et la lecture de la Bible
devraient également inciter les chrétiens
à lire aux autres avec le même genre
de soin et de consolation. A travers les
Evangiles, il est clair que Jésus n’est pas
venu donner un ensemble de règles ou
officier lors d’une cérémonie religieuse ; il
est plutôt descendu dans les rues de notre
monde pour rencontrer notre humanité
blessée, caresser les visages sillonnés par
la souffrance, panser les cœurs brisés et
nous libérer des chaînes qui emprisonnent
l’âme. Ainsi, il nous montre le culte le plus
agréable à Dieu : le soin du prochain.
L’Écriture sainte ne nous a pas été donnée
pour nous distraire, pour nous choyer avec
une spiritualité angélique, dit-il, mais pour
nous faire aller à la rencontre des autres,
en nous rapprochant de leurs blessures ».
https://news.fr-24.com/international/910252.html ■
xxx
Le pape François confère les ministères de lecteur et de catéchiste
aux laïcs femmes et hommes
Soulignant l’importance de la Bible dans la vie
de foi et le rôle des femmes et des \bommes laïcs
dans le partage de l’Évangile, le pape François
a officiellement installé \buit \bommes et femmes
dans le ministère de lecteur et \buit autres dans le
ministère de catéc\biste.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 55
Dimanche 30 janvier \3\b0\b\b
la P arole Dominicale
4 ème dimanche du temps ordinaire - Année C
Introduction
Aujourd’hui, Seigneur, tu nous invites à
nous regarder les uns les autres avec un
regard juste et aimant. Dans un désir de
transmettre la foi, nous nous heurtons
au refus. Apprends-nous à ne pas nous
décourager. Seigneur, ton amour va au-delà
des limites de nos égoïsmes et de ce que
nous pouvons imaginer. Viens habiter en
tout homme et toute femme qui te cherche.
Jésus, fais de nous les prophètes de ton
règne qui vient pour tous les peuples.
Réflexion
Frères et sœurs, dans un premier temps,
le retour de Jésus dans son village natal
déclenche une surprise bienveillante.
Après la lecture par Jésus du livre d’Isaïe,
des paroles de grâce sortaient de sa
bouche, et les habitants de Nazareth,
ne finissent pas de se questionner à son
sujet. « N’est-il pas le fils du charpentier ? »
Interrogations sur ses origines familiales
que la foule pense connaître.
Jésus, refuse l’ordre hiérarchique injuste
établi dans le village. Il ne revient pas pour
se conformer à une catégorie sociale à
laquelle on veut l’assigner dans son village.
Il est bien plus que le Fils de Joseph le
charpentier, il est le prophète, et il est en
mission.
Jésus veut plus qu’une écoute de façade, il
attend une écoute profonde, mais il sait
que chez lui, un accueil véritable est
difficile. Il dira : « Aucun prophète ne
trouve un accueil favorable dans son
pays… ». Ces mots de Jésus réveillent
en nous la douleur des moments où
nous n’avons pas été regardés pour ce
que nous sommes vraiment ou notre
vraie valeur n’a pas été reconnue.
Frères et sœurs, il ne nous est pas toujours
facile d’accueillir les personnes pour ce
qu’elles sont vraiment. Savons-nous
comme Dieu, regarder avec le cœur ? Ne
réduisons personne à son appartenance
familiale, sociale, sa couleur de peau, son
histoire personnelle, son passé ou à son
lieu d’origine. Ne ratons pas les rendez-
vous que Dieu nous donne à l’occasion
des rencontres, surtout avec ceux qui nous
sont les plus proches.
Dans un second temps, le retour de Jésus
dans son village natal déclenche contre
lui la colère et la violence des habitants.
Ils cherchent à le tuer. Hors de la ville, ils
le menèrent jusqu’à un escarpement pour
le précipiter en bas.
Frères et sœurs, la proximité avec ceux à
qui nous annonçons l’évangile ne nous
garantit pas toujours la réussite. Jésus en
fait l’expérience. Beaucoup de parents et
grands-parents se désolent devant le peu
d’intérêt et même le rejet de la part de leurs
enfants et petits-enfants de la pratique
religieuse. Parfois, ils s’accusent d’avoir
échoué dans la transmission de la foi. Qu’ils
se rassurent, ce qu’ils ont semé ne sera
jamais perdu.
Dans un troisième temps, nous voyons
que la grâce de Dieu ne connaît pas les
distances. Au temps de la famine en
Israël, c’est vers une étrangère, la veuve
de Sarepta, que le prophète Elie sera
envoyé. Au temps du prophète Elisée,
c’est le prophète Naaman le Syrien qui
sera purifié de la lèpre.
Frères et sœurs, Jésus dépasse les
barrières que nous dressons entre nous
les hommes. Nous comprenons bien que
le salut qu’il apporte est pour toutes les
nations. Il est pour tous les hommes.
Je dialogue avec Jésus
Seigneur, la peur du changement, la
nouveauté, engendre le repli sur soi et
même la violence. Remets de la confiance
et la paix en nos cœurs, qu’à la suite
du Christ, nous soyons prophètes de
notre temps. Appelons à la conversion
pour le royaume qui vient, au risque de
nous retrouver en contradiction avec
l’esprit d’un monde hostile. Malgré nos
insuffisances, tu fais de nous les messagers
de la Bonne nouvelle.
Résolution
Aller aux périphéries, nous dit le pape
François, pour annoncer l’évangile. Frères
et sœurs, que nous puissions y aller
sans peur, sans nous trouver d’excuse
pour rester là à ne rien faire. L’heure est
venue de sortir à la rencontre de nos contemporains hommes et femmes,
riches ou pauvres, malades ou bien-
portants, pour leur annoncer Jésus.
Père Benjamin François-Haugrin
Curé de Rivière-Salée et de Régale (In solidum)■
Jérémie 1,4-5.17-1 • \b Psaume 70 (71) • 1\b Corint\biens 12,31-\b13,13 • Luc 4,2\b1-30
LITURGIE
charpentier, il est le prophète, et il est en
Jésus veut plus qu’une écoute de façade, il
attend une écoute profonde, mais il sait
que chez lui, un accueil véritable est
François, pour annoncer l’évangile. Frères
et sœurs, que nous puissions y aller
sans peur, sans nous trouver d’excuse
pour rester là à ne rien faire. L’heure est
venue de sortir à la rencontre de nos
contemporains hommes et femmes,
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 6
Les parents de Jésus vont au temple pour offrir le sacrifice qui représente le rac\bat de
l’enfant : comme tout premier-né, il doit être consacré au Seigneur. Syméon, un \bomme
juste et religieux qui attendait la Consolation d’Israël, vient au temple poussé par l’Esprit.
Il prend l’enfant dans ses bras et prononce une bénédiction : « Mes yeux ont vu le salut
préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations païennes et gloire
d’Israël ton peuple ». Il bénit les parents et prédit qu’il sera un signe de division. Anne,
une femme prop\bète, à son tour proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à
tous ceux qui attendaient la délivrance d’Israël. Après avoir rempli tout ce que demandait
la Loi, les parents retournèrent à Nazaret\b. Et l’enfant grandissait en sagesse.
L
a scène veut montrer la réalisa-
tion de ce qui a été préparé dans
l’histoire d’Israël. Le texte com-
mence en disant littéralement : « Quand
furent accomplis les jours ». C’est une
formule ordinairement pour parler d’un
moment du plan de Dieu qui est arrivé :
c’est l’aujourd’hui de Dieu dont parle
l’épître aux Hébreux (3,13). S’accomplit
maintenant ce que le prophète Malachie
annonçait dans la première lecture :
« Soudain viendra dans son temple le
Seigneur que vous cherchez ».
Le temple a toujours représenté la
présence de Dieu dans l’histoire d’Israël.
On savait bien que Dieu ne pouvait être
contenu dans le temple, mais on avait
quand même là un accès à sa présence.
Comme disait le Psaume 18 : « Vers mon Dieu je lançai mon cri ; il entendit de son
temple ma voix et mon cri parvint à ses
oreilles ».
Mais c’est d’une nouvelle présence dont
parle le prophète Malachie et que le
vieillard Syméon appelle la Consolation
d’Israël. Ces deux personnages,
Syméon, un homme juste et pieux, et la
prophétesse Anne, qui étaient assidus
à la prière au temple, représentent ceux
qui étaient humbles et fidèles à cette
attente. Avec la présence de Jésus au
temple, l’Esprit Saint commence à agir :
c’est lui qui pousse Syméon au temple à
ce moment précis.
Il y a un autre trait qui souligne le lien
avec l’histoire d’Israël et le plan de Dieu.
Par trois fois est mentionné le fait que les
parents de Jésus agissent par fidélité à la
Loi de Moïse. Ils observent le temps fixé
par la Loi et viennent accomplir deux
rites prescrits par cette Loi : la purification
de la mère et le rachat du premier-né. Il
ne s’agit pas de la Loi telle qu’expliquée
par les Pharisiens, mais bien de cette Loi
qui représentait la réponse du peuple
de Dieu à l’Alliance qu’il lui avait offerte.
C’est cette nouvelle présence de Dieu
qui sera caractérisée par la présence de
l’Esprit Saint, comme nous le montrent les
premiers chrétiens dans le livre des Actes.
La présentation de l’enfant au temple
représente donc la réalisation de cette
attente.
Jean Gobeil SJ ■
Source : https://villaloyola.com/2021-02-02-lc-
2-22-40-presentation-du-seigneur-au-temple/
Présentation du Seigneur au Temple
(2 février)
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 7
La paroisse de Sainte-T\bérèse a inscrit, cette année, dans son projet pastoral, d’aller à
la rencontre des différentes communautés qui \babitent le quartier. Il est important de
s’ancrer dans le territoire, de connaitre les différentes populations qui y résident et d’en
prendre soin. \b \b \b \b \b \b \b
L
e dimanche 09 janvier, jour
du baptême du Seigneur, la
communauté s’est rassemblée
dans toute sa diversité : Martiniquais,
Haïtiens et Saint-Luciens. Tous
sont venus dans la joie célébrer le
seigneur. La célébration a débuté
par le mot d’accueil prononcé dans
la langue de tous ceux qui étaient
présents. Le tableau était dressé. La
cérémonie, présidée par le père Joseph
Pérald Rémy, curé de la paroisse
Saint Christophe, accompagné des
pères Jean Cazeau et Barbe Gedio,
respectivement administrateur et
prêtre habitué de la paroisse de Sainte
Thérèse, fut empreinte d’émotions
et de joie. Emotions pour les
uns et les autres de pouvoir
louer et prier dans leur culture
d’origine. Joie d’être ensemble
pour rendre grâce. Des chants
de rythmes variés, de différentes
couleurs, ont ponctué cette
célébration. C’est bien cela que le
pape François nous demande de
pratiquer. Il incite à l’inculturation
de notre foi. Annoncer l’évangile,
dire notre foi avec notre propre culture. Ces différences créent en
réalité une unité.
L’église est belle quand elle sait
accueillir. Elle est belle quand elle
parvient à mettre en valeur ce que
chacun possède. Elle est belle quand
elle promeut sa diversité née de la
pentecôte.
Les deux paroisses, Sainte Thérèse et
Saint Christophe, organiseront cette
messe à tour de rôle chaque mois. De
beaux moments et témoignages restent
encore à vivre. Afin de renforcer
les liens et continuer cette fête, les
participants ont pu partager le déjeuner
composé notamment de la célèbre
soupe giraumon et du riz djondjon.
Nicole Chésimar ■
Paroisse \be Sainte Thérèse :
l 'Eglise dans s a di ve rsi té !
VIE DU DIOCÈSE
dire notre foi avec notre propre
Les deux paroisses, Sainte Thérèse et
Saint Christophe, organiseront cette
messe à tour de rôle chaque mois. De
beaux moments et témoignages restent
encore à vivre. Afin de renforcer
les liens et continuer cette fête, les
pour rendre grâce. Des chants
de rythmes variés, de différentes
couleurs, ont ponctué cette
célébration. C’est bien cela que le
pape François nous demande de
pratiquer. Il incite à l’inculturation
de notre foi. Annoncer l’évangile,
dire notre foi avec notre propre dire notre foi avec notre propre
Thérèse, fut empreinte d’émotions
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 8
C’est dans les locaux de l’Aumônerie Nationale Antilles Guyane (ANAG), sis au sein de
la paroisse Saint-François d’Assise, à la rue de Mouzaïa, dans le 19è arrondissement
de Paris, que Mgr Riocreux, évêque émérite de la Guadeloupe et aumônier de l’ANAG, a
convié, ce samedi 8 janvier 2022, la communauté antillo-guyanaise cat\bolique pour un
partage fraternel autour de la galette des rois.
V
enus de toute l’Île-de-France
(Paris, Châtenay-Malabry,
Coulommiers, Bonneuil-sur-
Marne, Magny-en-Vexin, …) et même
de l’Oise, tous ont apporté le témoignage
de leur engagement dans les services
diocésains et paroissiaux de leurs
divers lieux de vie. Chacun a expliqué
combien catéchisme, éveil à la foi,
diaconat, rencontres, visites, animation
des veillées, retraites et groupes de
prière, … étaient pour eux de vrais
temps de grâce.
En même temps, les difficultés et
épreuves rencontrées ne leur manquent
pas. C’est en particulier le cas des
jeunes Antillo-Guyanais qui peinent
à persévérer dans leur cheminement
de foi, loin de leurs repères familiaux,
religieux et culturels. Nombreux sont
les parents qui envoient leurs enfants
étudier en France métropolitaine, ne
se souciant en priorité que de l’aspect
matériel et de la réussite de leurs études
et négligeant souvent la dimension
spirituelle. Une des missions de l’ANAG
est d’encourager ces jeunes, étudiants,
travailleurs et autres, à poursuivre leur
cheminement spirituel et à rejoindre
des groupes de prière, sachant qu’un
chrétien seul est un chrétien en danger.
Les membres de l’ANAG ne se laissent
pas décourager mais, conscients de
l’importance de leur présence et de
leur rôle, ils veulent aider ceux qu’ils
rencontrent à découvrir l’amour de
Dieu pour tous, quelles que soient son
origine, son histoire, sa culture, et à mieux
vivre la catholicité de l’Église. Ils veulent
demeurer dans la confiance et se laisser
mener par l’Esprit-Saint, en mettant la
louange au centre de leurs prières…
Pour les années à venir, le programme
de l’ANAG veut se décliner autour de
plusieurs actions visant à faire des
Antillo-Guyanais de l’hexagone le sel
de la terre dans une société fortement
sécularisée : constituer des équipes
locales d’animation et aumôneries
paroissiales des Antillo-Guyanais leur
permettant de se retrouver et d’organiser
des célébrations et temps de partage
ouverts à tous (Chanté Nwèl, …) ; aller
à la rencontre des Antillo-Guyanais des
autres villes de France, échanger avec eux sur la façon dont ils vivent leur foi
et leur permettre de connaître l’ANAG
et sa mission ; multiplier les activités
de l’ANAG pour que les jeunes Antillo-
Guyanais aient le goût de revenir à
Dieu et découvrent différentes façons
d’être proches de lui ; organiser des
soirées interculturelles permettant
aux Antillo-Guyanais de rencontrer
les communautés des autres régions
du monde (Afrique, Océanie, Asie,
Amérique) de façon à permettre aux
paroissiens de découvrir la manière dont
les catholiques de telle culture ou partie
du monde vivent leur foi.
Mgr Riocreux a conclu la rencontre
en revenant sur le succès de la messe
des Antillo-Guyanais célébrée le 11
novembre dernier à Saint-Sulpice autour
des trois évêques des Antilles-Guyane. Il
a ensuite annoncé quelques évènements
à venir, dont l’ordination le 6 février 2022
du nouvel évêque de Guyane, Mgr Alain
Ransay, et le pèlerinage à Lourdes de
l’ANAG en juillet 2022.
Pascal Gbikpi ■
L’ANAG a fait sa rentrée
VIE DU DIOCÈSE
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L
e thème de la huitième Journée mondiale
de prière et de réflexion contre la traite des
personnes est "La force des soins - femmes,
économie, traite des personnes".
La traite des êtres humains est l'une des blessures les
plus profondes infligées par le système économique
actuel. Des blessures qui touchent toutes les
dimensions de la vie, personnelle et communautaire.
La pandémie a accru le "business" de la traite des
personnes et exacerbé sa douleur : elle a favorisé les
opportunités et les mécanismes socio-économiques
à l'origine de ce fléau et a exacerbé les situations de
vulnérabilité qui ont impliqué les personnes les plus
à risque et de manière disproportionnée les femmes
et les filles, particulièrement pénalisées par le modèle
économique dominant. L'écart entre les hommes et les
femmes s'est donc creusé.
Selon le plan stratégique des Nations Unies 2022-2025
"Entité pour l'égalité des sexes et l'autonomisation
des femmes (ONU-Femmes) 1", si l'on constate une
amélioration générale du statut des femmes au niveau
mondial, jusqu'à l'arrivée de la pandémie, les inégalités
restent importantes dans tous les domaines les plus
importants de la vie sociale : santé, travail, éducation,
politique. Certaines des données ci-dessous sont
sans équivoque :
• le taux de participation à la population active, entre
25 et 54 ans, est de 90 % pour les hommes et d'un peu
moins des deux tiers pour les femmes ;
• pour 2,7 millions de femmes, il existe d'importants
obstacles juridiques et légaux, ainsi que culturels, à
l'égalité des chances en matière d'emploi.
• l'écart salarial global entre les femmes et les hommes
est estimé à 23 % ;
• les femmes effectuent trois fois plus de soins et
de travaux domestiques non rémunérés que les
hommes ;
• les femmes âgées de 25 à 34 ans sont beaucoup plus
exposées à la pauvreté que les hommes ; en 2021, les
retombées économiques devraient faire basculer
47 millions de femmes et de filles dans l'extrême
pauvreté, annulant ainsi des décennies de progrès.
• dans les parlements, les femmes ne
représentent en moyenne qu'un quart
des sièges ;
• 30 % des jeunes femmes n'étudient pas,
ne travaillent pas, ne suivent aucune
formation (contre 13 % pour les jeunes
hommes) ; deux tiers des personnes
analphabètes dans le monde sont des
femmes ;
• 245 millions de femmes et de filles de
plus de 15 ans ont subi des violences
physiques et/ou sexuelles de la part de
leur partenaire au cours de la dernière
année disponible ;
• seulement 13% des mesures fiscales, de
travail et de protection sociale anti-Covid
s'intéressent à la sécurité économique
des femmes.
Selon les statistiques des Nations Unies
sur la traite des personnes (Rapport
mondial 2020 de l'UNODC sur la traite
des personnes), les femmes et les filles
représentent 72% des victimes de la traite
identifiées et le pourcentage de femmes
et de filles augmente considérablement
dans le contexte de la traite à des fins
d'exploitation sexuelle ; un marché qui
représente 2/3 des profits générés par
l'exploitation 2.
Face à l'échec des modèles économiques
fondés sur l'exploitation, les femmes
sont appelées à jouer un rôle de premier
plan, en tant qu'agents du changement,
pour créer un système économique
fondé sur le respect des personnes et de
la maison commune, qui implique tout
le monde. Les soins sont un mode de
vie et c'est la manière d'aimer de Jésus,
comme il le propose dans la parabole du
bon Samaritain (Lc 10, 25-37), reprise par
le pape François dans son encyclique
Fratelli Tutti. Soigner pour transformer le rapport à la nature, les relations sociales
et économiques, trop souvent fondées
sur une compétition agressive, qui étouffe
toute forme de coopération et de respect
de la dignité humaine.
L'autonomisation des femmes n'est pas
seulement une question de justice en
termes d'égalité des chances, mais aussi
de développement des capacités des
ressources humaines. Une plus grande
participation des femmes permet
de favoriser de nouveaux processus
sociaux et économiques : des agents de
développement différents ouvrent de
nouveaux horizons au développement
lui-même. Un système qui exclut les
femmes, et tous les groupes sociaux rendus
vulnérables, est un système non seulement
"inéquitable", mais aussi "inefficace", car il
ne maximise pas sa capacité à promouvoir
le développement humain intégral.
Avec la pandémie, la société et les
institutions ont redécouvert la valeur de la
prise en charge des personnes en tant que
pilier de la sécurité et de la cohésion sociale,
ainsi que l'engagement à prendre soin de la
maison commune afin d'atténuer les effets
néfastes du changement climatique et de
la dégradation de l'environnement, qui
touchent particulièrement les plus pauvres,
et d'en supprimer les causes.
La "force" des soins est le seul moyen de
lutter contre la traite des êtres humains et
toutes les formes d'exploitation.
Rome, 2 décembre 2021 ■
contre la traite des personnes \b 8 février 2022
VIII Journée mondi\bale de prière et de réflexion
1 “Entity for Gender Equality and the
Empowerment of Women (UN-Women)”,
Strategic Plan 2022-25, pages 3-4
2 Profits and Poverty: The Economics of Forced
Labour, International Labour Organization,
2014.
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InèsSaint Lèbe &Maéva Celeste
SpécialJeunes
Quels sontlescinq personnages decepassage?
Dans quelle villesesitue l'histoire?
Pourquoi MarieetJoseph vont-ils au temple ?
Siméon prendJésusdanssesbras etremercie
Dieu. Quedit-il deJésus?
*A quoi sert unelumière?
*Jésus est-iltalumière?
La
présentation deJésus auTemple estune fête chrétienne quialieu 40jours aprèsNoël(donc toujours le2
février). Onlui donne plusieurs noms:Fête deslumières, chandeleur,
fêtedelaprésentation deJésus au
Temple, eten Orient fêtedelarencontre.
Cinq personnages: Jésus, M arie, Joseph, Siméon et Anne..... L'histoire se déroule à Jérusalem , ville où
Jésus est m ort et ressuscité. M arie et Joseph vont au tem ple pour la purification de M arie mais aussi
pour présenter Jésus au Seigneur Dieu. Pour Sim éon, Jésus est la Lumière qui fera connaître Le
Seigneur au m onde. Une lum ière sert à guider la nuit; elle perm et de ne pas tomber, de ne pas
s'égarer, de trouver son chem in. Elle fait partir la peur, l'angoisse. Elle éclaire, perm et de mieux voir...
Elle perm et la vie.
Lorsqu'une mèremettait unenfant aumonde, elle
devenait impure(impureté rituelle).
Elle était doncexclue duculte jusqu’au jourdesa
purification :40 jours après lanaissance d’un fils
et 80 après celled’une fille.
Le temps depurification s’achevaitavec
l’offrande d’unagneau âgéd’un anoude deux
jeunes colombes pourlesplus pauvres.
C'est decette offrande qu
enous parle
l'évangéliste Lucdans letexte.
Le savais-tu ?
Prions
Qu'offrons -nous àDieu ?Un peu detemps ,une prière ,notre journée ,...?
Ose -t- on dire comme lepetit Samuel :"Me voici,Seigneur ,je viens pour
faire tavolonté" ?
Qu'offrons-nous àceux quinous entourent ?
En cejour delafête delaPrésentation deJésus auTemple, nous
pouvons nousprésenter devantDieucomme noussommes, avecnos
limites, nosfaiblesses... Nouspouvons aussiprésenter tousceux quenous
aimons auSeigneur !
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CHANT
SpécialJeunes
InèsSaint Lèbe &Maéva Celeste
SIMEON, HOMMEDEL'ESPRIT SAINT:
Le prénom Siméonestdérivé duverbe shama quisignifie "entendre" ;le prénom ancienShim'on peutêtre
interprété ausens de"Il aentendu". Siméonestcelui quientend etqui accueille. Ilsait laisser vivrel'Esprit
Saint enlui.
1. Viens Esprit duDieu vivant,
Renouvelle tesenfants,
Viens, EspritSaint, nousbrûler deton feu!
Dans noscoeurs, répands tesdons,
Sur noslèvres inspire unchant,
Vie
ns, Esprit Saint, vienstransformer nosvies !
R. Esprit delumière, EspritCréateur,
Restaure ennous lajoie, lefeu, l’Espérance.
Affermis nosâmes, ranime noscoeurs,
Pour témoigner deton amour immense. 2.
Fortifie noscorps blessés,
Lave-nous detout péché,
Viens, EspritSaint, nousbrûler deton feu!
Fais-nous rechercher lapaix,
Désirer lasainteté,
Viens, EspritSaint, vienstransformer nosvies !
Pont :
Veni Sancte Spiritus, VeniSancte Spiritus (bis)
3. Donne-n
ous lacharité
Pour aimer envérité,
Viens, EspritSaint, nousbrûler deton feu!
Nous accueillons taclarté
Pour grandir enliberté,
Viens, EspritSaint, vienstransformer nosvies !
Lesavais-tu ? Lesavais-tu ?
Réponses:Intelligence, conseil,connaissance, sagesse,crainte(danslecas de
ma relation avecDieu, cen'est pasune peur deDieu quejedois avoir mais la
certitude qu'Ilestau-dessus detout etpourtant prochedenous), force,piété.
Quelle égliseduSud denotr eîle,
célèbre safête lejour dela
Présentation deJésus
au temple ?
................................................................
...............................................................
Esprit Saint,
conseille -moi
et guide -moi
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LA VOCATION EN MARTINIQUE\n, TOUTE UNE HISTOIRE DOSSIER
Souvent nous parlons de crise de vocations. Il nous a paru important de proposer, à
l’occasion de la Journée mondiale de la vie consacrée, quelques éclairages sur ce sujet.
Pourquoi vivons-nous cette crise ? D’ailleurs en est-elle une ? Notre société vit au ryt\bme
des mutations, des c\bangements, des évolutions qui ont généré les crises actuelles.
Ces dernières sont présentes dans tous les secteurs : éducation, économie, institutions,
famille, voire même "crise de la foi". Dans ce tumulte, dans cette pénombre, le Seigneur
appelle à le servir. Malgré toutes ces difficultés, des jeunes répondent car ils ont faim,
ils sont en quête d’un monde meilleur. La famille qui demeure le socle de notre société
est attaquée, fragilisée. Et pourtant elle demeure le berceau de la transmission de la foi.
Interview du Père Emmanuel Chaulvet
Délégué \be l'Evêque à la Pastorale \bes jeunes et à la \nPastorale \bes vocations
P
ouvons-nous parler aujour-
d’hui de crise des vocations ?
Il y a dix ans, lorsque j’ai
commencé ce ministère, cette
question était déjà là. Certains
disaient que le terme était exagéré.
Car, s’il y a crise des vocations, cela
veut dire que le Seigneur n’appelle
plus. Or, Dieu appelle tout le temps.
Je pense aujourd’hui, avec du recul,
qu’il y a une crise des réponses. Dieu
ne change pas, il appelle toujours à
le servir. Dieu appelle toujours à la
sainteté. Ce sont les réponses qui
sont compliquées. Aujourd’hui, trop
de préoccupations et de distractions
empêchent les réponses des
jeunes. Bien souvent, la rencontre
personnelle avec le Christ n’a pas été
réalisée. Le jeune n’a pas pu entrer
en relation avec le Seigneur et le
matérialisme prend le dessus. Les
médias conditionnent le mode de vie.
Pour réussir, il est nécessaire d’avoir
de l’argent, une grosse voiture, une
maison et des femmes. L’important
est de gagner des sous. Les valeurs
d’honnêteté sont battues en brèche.
Bâtir une famille n’a plus de sens.
Le « oui » est- il plus facile chez les
filles que chez les garçons ?
Une fille est mûre très tôt et peut
aller très loin dans ses études. Elle
va pousser et atteindre son but. Les
garçons ont du mal à faire ainsi.
Au niveau vocationnel, peu de filles
entrent dans les Communautés
religieuses et répondent à l’appel.
Alors que, parallèlement, l’année
dernière il y avait 14 séminaristes et
deux ont été ordonnés diacres. Trois
sont partis en année propédeutique.
L’année prochaine, deux partiront à
Interview du Père Emmanuel Chaulvet
La vocation est-elle en crise ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 13
leur tour. On a l’impression que les
filles sont plus précoces et pourtant ce
sont les garçons qui répondent le plus.
L’accompagnement d’un garçon
semble plus facile que celui d’une
fille. Le garçon entrera au séminaire
et empruntera un parcours précis et
déterminé. Tandis qu’il faut discerner
le type de vocation avec la fille
afin d’opter pour la congrégation
adéquate. Aussi, le parcours est plus
long.
Quel est le parcours ?
Lorsqu’un garçon ou une fille ressent
un appel, il ou elle doit se faire
accompagner. Le premier réflexe est
de voir le curé de la paroisse afin qu’il
l’accompagne. Ensuite, le parcours
vocationnel est entamé.
Il faut distinguer l’ordre religieux et
la prêtrise. Celui ou celle qui opte
pour l’ordre religieux, entre au sein
d’une congrégation et fait le parcours
jusqu’à la fin.
Pour la prêtrise, il y a l’année de
fondation spirituelle au cours de
laquelle il a une expérience humaine
très profonde avec l’acquisition des
bases de théologie. Ensuite, c’est
le déploiement de deux cycles au
séminaire. Le premier cycle dure deux
ans. Il se déroule en Martinique au
sein du Séminaire Saint Jean Paul II.
Ce dernier a été créé en 2015 par
Mgr David Macaire. Auparavant,
les deux cycles se déployaient à
l’extérieur du pays.
Il s’agit d’un cycle de philosophie.
Il permet d’asseoir le discernement,
d’aplanir les doutes avec l’aide de
l’accompagnateur spirituel qui a un
rôle essentiel de soutien, car certains
jeunes sont issus de familles qui ne
sont pas forcément catholiques ou
qui ne pratiquent pas. Le second de
quatre ans, est le cycle de théologie
qui lui, se développe pour le moment
à Toulouse.
Il est essentiel de prendre le temps
avec ces jeunes, de les aider à avancer
et progresser dans le « oui » donné.
Certains sont des blessés de la vie,
l’accompagnement devient le chemin
vers la guérison, la liberté. Il faut les
aider à devenir « hommes ». Car ce
qu’ils vont transmettre c’est ce qu’ils
ont reçu, donc ils grandissent dans
un cœur à cœur. Chaque étape est
importante. Car ce jeune se retrouve
face à son Dieu : cela peut être brutal,
mais tellement épanouissant.
Au fur et à mesure, l’Eglise discerne
la candidature. On avance avec
lui, on lui parle. Quelle que soit la
vocation, il est important de ne pas
faire semblant. Si c’est dans cette
mission que tu dois être heureux, tu
le seras. Il est essentiel de retenir que
ce jeune devient prêtre pour lui et pas
pour faire plaisir à quelqu’un.
Quel est l’effectif actuel du
séminaire ?
Nous avons 6 jeunes en deuxième
année du premier cycle ; ils finissent
le cycle de philosophie. Il y a 2 jeunes
qui sont actuellement à Toulouse,
en 4e année, en deuxième année de
second cycle. Il y a actuellement des
séminaristes en fin de formation qui
sont en stage dans le diocèse pour
mieux asseoir le discernement.
Quels sont les différents types de
vocation ?
A part la vocation à intégrer un
institut, un ordre avec une règle
de vie, une mission particulière,
il y a la possibilité d’intégrer une
Communauté en parallèle de
l’exercice d’une vie professionnelle.
Ces célibataires consacrent du temps
au Seigneur, prient en étant reliés à
une Communauté.
Le mariage est une vocation. Un
homme et une femme prennent
la décision de se marier suite à
l’appel reçu. Il existe aussi les
vierges consacrées qui consacrent
leur virginité au Seigneur. Certains
optent pour la vie contemplative, par
exemple chez les Bénédictins.
Il y a surtout la vocation à la sainteté,
en étant un homme, une femme
responsable au sein de la société.
Que fait l’Eglise face à cet état de
crise ?
L’Eglise reste en paix. La
responsabilité est partagée. Que
faisons-nous pour les vocations ?
Est-ce que moi-même je suis
appelant ? Est-ce que je donne goût
aux autres de venir servir le Christ
que je prétends suivre ? Est-ce que
je laisse cela au prêtre ?
Chacun doit se remettre en question,
se réunir, prier, faire des propositions,
créer une dynamique autour de la
Pastorale des vocations.
Ce Dieu d’amour est un Dieu de
l’alliance qui nous appelle tous et
nous prend comme on est. Le oui
donné est tellement inscrit dans notre
cœur que le Seigneur ne nous force
jamais et c’est un accomplissement
de notre vie. Cela fait peu car on
pense que Dieu veut s’imposer alors
que ce n’est pas le cas, il te propose
une alliance. Même si tu lui dis non,
le Seigneur continuera à t’aimer parce
qu’il est Dieu.
Comment te sens-tu dans cette noble
mission ?
Je suis en paix parce que je trouve
que Dieu est tellement concret, et il
n’a jamais dit son dernier mot. Sur
la question vocationnelle, on aura
de très belles surprises. Gardons
l’espérance dans notre cœur.
Cette mission est en même temps
un bonheur, et un lieu de combat.
Il faut rester connecté au Seigneur.
Régulièrement, je dis aux jeunes
de prendre le temps de cheminer
et d’être heureux. Jour après jour,
je rends grâce pour les jeunes qui
veulent s’engager. Ils représentent
l’investissement et le travail de tout
le diocèse.
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
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Interview du
Père Wilfried Bannais
\bélégué \be l’évêque à la Pastorale Familiale
P
ourquoi la famille n’est plus le
berceau de la vocation ? Les
parents jouent-ils leur rôle ?
Comment aujourd’hui est accueillie la
vocation d’un enfant ?
« Parle Seigneur, ton serviteur écoute »…
Vous connaissez tous ce fameux verset tiré
du premier livre de Samuel au chapitre 3.
C’est un verset que nous citons souvent
lorsqu’il s’agit de vocation, lorsque nous
avons à parler de vocation auprès des
jeunes, qu’ils soient adolescents ou plus
petits, dans le cadre de la catéchèse. C’est
vrai que la figure de Samuel est parlante
puisque l’on voit ce jeune qui est au service
du Seigneur dans le temple, il est encadré
par le prêtre Eli et dans sa jeunesse survient
l’appel de Dieu. Le Seigneur l’a choisi
pour une mission particulière, le Seigneur
a besoin de lui. C’est déjà nous montrer
que dans toute vocation, le Seigneur
est toujours celui qui prend l’initiative,
c’est lui qui appelle le premier. Ensuite
il va passer par Eli pour accompagner,
développer cette vocation. On pourrait, en
regardant la figure d’Eli, y retrouver d’une
certaine manière le rôle des parents, qui ont
eux, à accompagner la vocation de leurs
enfants. Ce n’est pas toujours un souci
chez les parents, même si nous savons
dans la foi que tout enfant est un don de
Dieu et que quand celui-ci arrive sur terre,
il porte en lui plein de promesses. Il serait
donc normal d’accompagner ces enfants
en les aidant à se réaliser en fonction du
projet que l’on a discerné que Dieu a
pour eux. Certains parents chrétiens prient
pour que leur fils ou leur fille puisse se
consacrer au Seigneur, d’autres vont tout
faire pour éviter que leur enfant s’engage
dans cette voie là. C’est bien pour montrer
que même dans des familles chrétiennes ce
n’est pas toujours clair. Certains abordent
la question de la vocation avec joie et
espérance, d’autres l’abordent avec peur,
avec crainte. Or, on oublie trop souvent
que lorsque Dieu appelle c’est un acte
d’amour. Maintenant, dans une famille,
pour le jeune lorsqu’il est question de
vocation, souvent il en parle à ses parents.
Le plus souvent, dans les témoignages que
j’ai eus, ça passe par la maman. Et lorsque
cela se fait, l’enfant manifeste son besoin
d’accompagnement, comme Samuel. Un
jeune ne peut pas, en effet, vivre la vocation
seul, isolé dans son coin. Aujourd’hui,
le problème qui est rencontré dans cet
accompagnement est que l’on constate que
le premier souci des parents est la réussite
matérielle de l’enfant : les études, qu’il
trouve un travail, etc. Les parents ne lisent
pas toujours ce désir qu’ils ont avec la
volonté de Dieu. Ils peuvent évidemment
demander au Seigneur de bénir leurs
enfants et de bénir leurs études mais sans
penser systématiquement à confier à Dieu
leur avenir. Les familles d’aujourd’hui ont
besoin d’être accompagnées par l’Eglise
et plus particulièrement par la P astorale
des vocations pour à la fois être sensibles
au projet de Dieu pour leurs enfants, mais
aussi pour trouver des outils pour éveiller
ou accompagner leurs jeunes dans leurs
voies vocationnelles. La pratique de la
foi a également changé car on ne prie
pas forcément en famille et on ne parle
pas forcément non plus de vocation. Il y
a donc des freins qui existent, mais aussi
des solutions. Mais n’oublions pas que le
but de toute vocation, c’est d’accéder au
bonheur…
Comment l’éducation peut être au service
de la vocation ?
La question de l’éducation est également
importante dans l’éveil d’une vocation
parce que lorsque l’on parle de vocation, on
parle de repères et notamment de repères
stables ainsi que d’un ensemble de valeurs.
Et tout cela on le transmet à l’enfant pour
l’aider à devenir un adulte « debout », c’est-
à-dire un adulte qui se connaît, qui s’aime
et qui pourra aussi aimer les autres avec ce
qu’ils sont, car il aura appris à aimer avec
ce qu’il est. L’éducation permet également
de pouvoir se situer dans la société car
nous ne sommes pas seuls sur la terre
et pas seuls dans l’Eglise. L’éducation
religieuse, comme par exemple le fait de
prier en famille, est assurément un moyen
qui peut permettre à un enfant d’entendre
et de répondre à une vocation. Si l’on
utilise les valeurs de l’Évangile pour les
mettre au cœur d’une vie de service, par
exemple dans le quartier où l'on habite
(visite des malades, entraide, etc.), tout
cela contribue à ce que l’enfant grandisse
avec des repères qui lui permettront de
mieux réfléchir sur la vie, sur sa vie,
et sur la direction à donner à celle-ci.
L’éducation et l’éducation religieuse sont
donc importantes. L’éducation permet
d’être très tôt sensibilisé à l’amour de
Dieu, si celle-ci est vécue par la famille,
par les parents, par les frères et sœurs
avec le cœur et en actes. C’est en réalité
une question d’amour : « vous avez reçu
gratuitement, donnez gratuitement ». Il y
a souvent des prêtres ou des religieuses
qui racontent qu’ils ont été sensibles à
l’attitude de leur grand-mère, par exemple,
qui priait le chapelet ou qui priait pour les
vocations. Ils voyaient alors qu’il y avait
un lien entre la foi célébrée et la foi au
quotidien au cœur même des familles et
dans les quartiers. L’éducation est en fait
un témoignage qui permet au jeune de faire
des choix pour sa vie et qui lui permet de
prendre conscience du prix qu’il a aux
yeux de Dieu.
Propos recueillis par Yann Brédas ■
LA VOCATION EN MARTINIQUE\n, TOUTE UNE HISTOIRE DOSSIER
Interview du
Vocation au sein de la famille
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 15
Raconte-nous comment le Seigneur t'a appelée ?
J’étais cheftaine de feu chez les Scouts Universitaires de France (SUF) et je préparais ma Parole de Feu (engagement des guides-aînées) qui
implique un vrai temps de cheminement, de méditation, de discernement sur soi-même... J'étais accompagnée de mon Père spirituel et de ma mar-
raine de Feu. Un bouleversement se produisait en moi sans que je ne comprenne ce qui se passait. En effet, petit-à-petit, la musique profane ne
m'intéressait plus. Me rendre au travail me pesait. J'espaçais de plus en plus les rencontres avec mes amis afin de me consacrer davantage à la
lecture biblique, à la prière, aux musiques sacrées. Si bien qu'à un certain moment, j'ai commencé à me dire : "Il me semble que j'ai la vocation
religieuse". Bien entendu, l'autre partie de moi-même rejetait cette découverte, car pour moi c'était dû à la préparation de ma
Parole de Feu. Ma marraine de Feu m'a alors conseillée de faire des retraites de discernement.
Quelle a été ta réaction ?
Grand fut mon étonnement lorsque de jour en jour Notre Seigneur me faisait comprendre que je serai l'une de ses
élues, car je n’avais jamais pensé à la vocation religieuse.
Ma première réponse fut de Lui dire : « Seigneur, pourquoi moi ? Grand bouleversement : interrogations et
appréhensions omniprésentes, entre autres, la peur de m'être trompée ; si c'est vraiment cela, où le Seigneur
m’attend-Il ? Comment l'annoncer à la famille qui se trouve à 8000 km ? Vont-ils accepter aisément mon
choix ? Cela fait vingt ans que je lui ai dit « oui » : d’abord chez les Moniales cisterciennes et ensuite chez les
Dominicaines. Cette aventure avec le Seigneur, certes avec quelques embûches, ne cesse de me combler de joie jour
après jour. «N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ !» (Saint Jean Paul II).
Suivre le Christ… Comment dans ce monde si individualiste, si matériali\
ste peut-on tout quitter pour suivre
le Christ ?
Oui, tout le monde peut le constater, notre société est marquée par un individualisme et un matérialisme croissants. Les hommes cherchent des moyens
de survie dans les plaisirs et les biens matériels, mais ils sont de plus en plus malheureux et expriment, à travers tous les excès, leur souffrance
et leur mal être. Pourtant l’homme, créé à l’image de Dieu Trinité, est fait pour le bonheur dans la communion.
Sa vocation c’est la communion dans la libre circulation de la vie et de l’amour. Aucun bien matériel ne peut suffire à le combler. Il a besoin
d’un autre que lui-même pour aimer et être aimé. Dans l’individualisme et le matérialisme ambiant, il se trouve nécessairement confronté à son
être profond qui a besoin de relations vraies, d’amitié profonde, de vérité, de communion et il se sent seul, vide et malheureux. C’est l’expérience
que font ceux qui se mettent à l’écoute de l’Esprit de Dieu. Après une vie bien dissolue, saint Augustin s’écrie enfin : « Tu nous as faits pour
toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi ». Le bonheur véritable ne s’épanouit que dans le don et la communion.
Tout quitter pour le Christ, c’est faire l’expérience dans l’intime de son être de ce besoin vital de communion avec Dieu et entre frères et sœurs. C’est ce besoin qui a été à l’origine des premières communautés chré-tiennes (Ac 4,32) : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun ». C’est l’expérience que de nombreuses communautés aujourd’hui encore s’efforcent de vivre pour mieux goûter à la source du vrai Bonheur.
C’est là l’œuvre de l’Esprit Saint qui souffle encore inlassablement pour que l’homme retrouve
la dignité de sa vocation première. Implorons-le qu’il descende pour une nouvelle Pentecôte d’amour dans les cœurs. « L’Esprit et l’Épouse disent : "Viens" ! Celui qui entend, qu’il
dise : "Viens" ! Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la
vie, gratuitement ! » (Ap 22,17)
Témoignage de Sœur Marie-Paul
Témoignage d'une Moniale bénédictine de Bout-BoisTémoignage d'une Moniale bénédictine de Bout-Bois
dise : "Viens" ! Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la
religieuse". Bien entendu, l'autre partie de moi-même rejetait cette découverte, car pour moi c'était dû à la préparation de ma
Grand fut mon étonnement lorsque de jour en jour Notre Seigneur me faisait comprendre que je serai l'une de ses
Dominicaines. Cette aventure avec le Seigneur, certes avec quelques embûches, ne cesse de me combler de joie jour
Tout quitter pour le Christ, c’est faire l’expérience dans l’intime de son être de ce besoin vital de communion
avec Dieu et entre frères et sœurs. C’est ce besoin qui a été à l’origine des premières communautés chré-
Tout quitter pour le Christ, c’est faire l’expérience dans l’intime de son être de ce besoin vital de communion
avec Dieu et entre frères et sœurs. C’est ce besoin qui a été à l’origine des premières communautés chré-
Tout quitter pour le Christ, c’est faire l’expérience dans l’intime de son être de ce besoin vital de communion
tiennes (Ac 4,32) : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une
avec Dieu et entre frères et sœurs. C’est ce besoin qui a été à l’origine des premières communautés chré-
tiennes (Ac 4,32) : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une
avec Dieu et entre frères et sœurs. C’est ce besoin qui a été à l’origine des premières communautés chré-
seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout
tiennes (Ac 4,32) : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une
seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout
tiennes (Ac 4,32) : « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une
en commun ». C’est l’expérience que de nombreuses communautés aujourd’hui encore s’efforcent
seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout
en commun ». C’est l’expérience que de nombreuses communautés aujourd’hui encore s’efforcent
seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout
de vivre pour mieux goûter à la source du vrai Bonheur.
en commun ». C’est l’expérience que de nombreuses communautés aujourd’hui encore s’efforcent
de vivre pour mieux goûter à la source du vrai Bonheur.
en commun ». C’est l’expérience que de nombreuses communautés aujourd’hui encore s’efforcent
C’est là l’œuvre de l’Esprit Saint qui souffle encore inlassablement pour que l’homme retrouve
toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu'il ne repose pas en toi ». Le bonheur véritable ne s’épanouit que dans le don et la communion.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 16
Les Bénédictins regroupent les religieux qui forment l’Ordre de saint Benoît (OSB). La devise des bénédictins est
ora et labora (prière et travail). Le but assigné par saint Benoît aux religieux étant la recherche de Dieu, il souhaite
qu’ils restent à l’écart du monde, à l’intérieur de la clôture. Le service de Dieu dans la prière « en ne préférant
rien à son amour », et la disponibilité envers les frères « en qui on doit toujours découvrir le Christ » sont les
fondamentaux de sa spiritualité.
Prieuré Notre-Dame-du-Mont-Des-Oliviers : Terreville – 97233 Schœlcher – Prieur : père Thierry Jérôme, Obs -
Tél: 05 96 52 09 48 – Le Prieuré Notre-Dame du Mont-des-Olivers a été fondé le 22 avril 1947 par Dom Léonce
Crenier, ancien prieur de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac. Les Bénédictins du Monastère Notre-Dame du Mont des
Oliviers ont fêté le 56
ème anniversaire de leur arrivée de Saint-Pierre à Terreville au mois de décembre 2021.
Prieuré Sainte-Marie-des-Anges : Bout-bois - 97221 Le Carbet – Prieure : Révérende Mère Claire-Marie Suréna,
Obs - Tél : 05 96 78 17 57 – Les moniales bénédictines sont présentes au Prieuré Sainte-Marie des Anges, à Bout-Bois, au Carbet depuis
46 ans : c’est le 9 juillet 2022 qu’elles fêteront le 47
ème anniversaire de leur fondation.
Congrégations et communautés religieuses présentes actuellement à la Martini\bque
Les Spiritains sont des religieux, prêtres ou frères, membres d’un institut missionnaire : la Congrégation du Saint-Esprit
sous la protection du Cœur immaculé de Marie. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, redynamisé par sa fusion
avec une nouvelle société missionnaire dirigée par un prêtre converti du judaïsme, le père François Libermann, la
Congrégation entreprend l’évangélisation d’une grande partie du continent africain. La devise de la Congrégation
est Cor Unum et Anima Una (un seul cœur et une seule âme). Elle est présente à la Martinique depuis 1792.
Congrégation des Pères du Saint-Esprit - District de Martinique - Maison des Spiritains :
120, route de Didier - 97200 Fort-de-France – Supérieur du District : père Joseph Pérald Rémy, Cssp
Tél : 05 96 64 28 32
Le 12 mai 1807, à Châlons-sur-Saône, Anne-Marie Javouhey fonde la Congrégation des Sœurs de Saint-
Joseph de Cluny, de Droit Pontifical, avec huit jeunes filles. Aujourd’hui, la Congrégation à grande expansion
missionnaire est présente sur les cinq continents. Par leurs prières, leurs activités, toute leur vie, les Sœurs
de Saint-Joseph de Cluny veulent, comme leur Fondatrice, Anne-Marie Javouhey, "rechercher et accomplir
la volonté de Dieu" en participant à la mission du Christ Sauveur, Envoyé du Père.
Supérieure Provinciale résidant généralement en Guadeloupe : Sr Joseph-Marie Calvaire.
La Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny est arrivée dans notre île le 27 mars 1824 pour se
consacrer au service de l’éducation de la jeunesse avant de diversifier ses missions. Actuellement, elles se dévouent dans le secteur
de l’éducation et de l’animation pastorale au Petit Couvent de la rue Lamartine et au Grand Couvent de la route de Cluny. Depuis
septembre 2021, la Communauté a un nouvel établissement scolaire (Collège et lycée) à Sainte-Luce.
Communaute de Fort-de-France : Pensionnat Saint-Joseph de Cluny – Route de Cluny – 97200 Fort-de-France.
Responsable Communauté de Fort-de-France : Sr Myriam Louis-Thérèse – Tél : 05 96 63 49 23
Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres sont une Congrégation missionnaire, fondée en 1696 par le père Louis Chauvet,
Curé de Levesville-la-Chenard, un petit village de Beauce. Aujourd’hui, c’est une Congrégation missionnaire
qui poursuit son œuvre, depuis plus de 300 ans, et toujours animée par le même esprit des origines : esprit de
charité, de simplicité et de service.
Maison Provinciale : 11, rue du Professeur Raymond Garcin – 97200 Fort-de-France
Supérieure Provinciale : Sr Marie-Denise Morton - Tél : 05 96 70 07 61
Communauté des Sœurs Aînées à Didier : à la Chapelle de la Maison Provinciale, différents temps de prière
permettent à la Communauté réunie de partager, avec de nombreux laïcs, l’office divin et la messe. L’année 1818
marque l’arrivée de la Congrégation en Martinique.
La Communauté est présente : à Terreville au Foyer Saint Benoît : Monastère Bénédictin • au Lamentin - 77, rue Ernest André • à Trinité
– 40, rue Fernand Clerc • au Morne-Rouge à la Maison de Saint Paul
LES PERES DU SAINT\b-ESPRIT
Les Bénédictins regroupent les religieux qui forment l’Ordre de saint Benoît (OSB). La devise des bénédictins est
MOINES BENEDICTINS
SŒURS DE SAINT-JOS\bEPH DE CLUNY
Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres sont une Congrégation missionnaire, fondée en 1696 par le père Louis Chauvet,
SŒURS DE SAINT-PAUL DE CHARTRES
LA VOCATION EN MARTINIQUE\n, TOUTE UNE HISTOIRE
Congrégations et communautés religieuses présentes actuellement à la Martini\bqueCongrégations et communautés religieuses présentes actuellement à la Martini\bqueCongrégations et communautés religieuses présentes actuellement à la Martini\bque
DOSSIER
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Congrégations et communautés religieuses présentes actuellement à la Martini\bque
Les Dominicaines missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande sont une Congrégation religieuse féminine
enseignante et hospitalière de droit pontifical. Fondée au Morne-Rouge, en Martinique, le 2 juillet 1868, on
y trouve quatre communautés situées au Morne-Rouge, François, Redoute et Ravine-Vilaine : les Sœurs
assurent une mission en pastorale, dans le monde de l’éducation, dans l’accompagnement de personnes
âgées dans un foyer, dans l’animation du pèlerinage du Rosaire…
Couvent du Morne-Rouge – Tél : 05 96 52 31 42
Sr Marie-Bénédicte, Couvent de Redoute Tél : 06 96 43 90 40.
Prieure Générale : Sr Marie-Elisabeth Montagnac
Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis forment une Congrégation religieuse féminine de droit pontifical.
Elles sont arrivées en Martinique le 24 juin 1972. Le charisme et la spiritualité de la fondation animent
toujours la Congrégation qui poursuit sa mission : instruire, éduquer, former. Participant à la mission
éducative de l'Église, leur action apostolique s'exerce, en partenariat avec les laïcs ou dans les associations,
par des formes d'éducation adaptées aux différentes cultures, portant une attention particulière aux
jeunes, aux femmes et aux personnes qui vivent des situations difficiles.
Patronage de l’Espérance Saint-Louis – 4 Km, route du Lamentin – 97200 Fort-de-France –
Tél : 05 96 75 01 93
Responsable : Sr Cécile
La Communauté de l'Emmanuel est un mouvement d’Église né dans les années 70 à la suite du Concile
Vatican II, sous l’impulsion de Pierre Goursat et Martine Lafitte. Elle a pour vocation de témoigner de la
présence de Dieu dans le monde, de sa proximité et de son amour pour chacun.
Elle rassemble des laïcs (mariés, célibataires, consacrés dans le célibat) et des prêtres, qui vivent au
cœur du monde et se mettent ensemble au service de la mission de l’Église catholique par l’adoration,
la compassion et l’évangélisation.
Responsables : Paul et Valérie GALVA : Tél. : 06 96 35 10 25
Née d'un groupe de prière en 1973 à Lyon, la Communauté du Chemin Neuf est une
Communauté catholique à vocation œcuménique, dans laquelle sont engagés des membres
des différentes Églises (catholiques, réformés, évangéliques, orthodoxes). Présente en
Martinique depuis 1990 (par la Fraternité des couples CANA), la Communauté du Chemin
Neuf compte plus d’une cinquantaine de membres : prêtres, couples et célibataires. Tous
ont choisi de se mettre au service de l'Église, de l'Évangile et du monde.
Une Maison communautaire a vu le jour en juillet 1999 au Domaine du Fort (ex-COPES) à Saint-Pierre. La Communauté se veut
fidèle à la prière que Jésus fit avant de mourir : "Que tous soient un afin que le monde croie."
Communauté du Chemin Neuf : Rue des bons enfants – 97250 Saint-Pierre – Tél : +596 596 78 39 04
Responsables diocésains : Alain et Béatrice Arnauld
A l’origine des Foyers de charité : la prière et l’offrande d’une baptisée, Marthe Robin, et l’audace et le
charisme d’un prêtre, le père Georges Finet. Chaque Foyer de Charité, communauté de prêtres et laïcs,
s’insère dans l’Eglise diocésaine. Il entretient des liens réguliers avec l’évêque du diocèse dans lequel il
est implanté. La mission principale des Foyers de Charité est de participer à la nouvelle évangélisation
par la prédication de retraites spirituelles ouvertes à tous. Le Foyer de Charité de Trinité a été fondé
en 1965. C’est d'abord une Communauté, une famille rassemblée au nom du Christ, composée de laïcs
consacrés et d'un prêtre, le père Emmanuel Aine.
Foyer de Charité Saint-Joseph – Morne Poirier – 97220 La Trinité – Tél : 0596 58 20 30
DOMINICAINES MISSIONNAIRES DE NOTRE-DAME DE LA DELIVRAN\bDE
LES SŒURS DE LA CH\bARITE DE SAINT- LOUIS
COMMUNAUTE DE L'EMM\bANUEL
LA COMMUNAUTE DU CHEMI\bN NEUF
FOYER DE CHARITE DE \bTRINITE
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? Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
‘‘
1. La vocation c’est quoi pour toi ? Comment vis-tu ta vocation ?
2. Comment réponds-tu à l’appel de Dieu ? Ce à quoi Dieu t’appelle à vivre ? ‘‘
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
La vocation est un appel
personnel. Quand le
Seigneur t’appelle, il
devient ton compagnon de
route et il t’envoie l’Esprit saint. On se rend
disponible à ce qu’il nous dit et son premier
commandement est de nous aimer les uns les
autres. A notre tour, le lien d’amour tissé autour
de nous est une réponse affirmative à l’appel
de Dieu.
Josseline Plavonyl
(paroisse du Robert) Le mot vocation vient du latin « vocare » qui veut dire
appel. Le Seigneur nous appelle personnellement,
en tant que baptisé ; il nous donne une mission. Il
peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas
pour moi quand le prêtre de ma paroisse m’a demandé d’enseigner le
catéchisme. J’ai réfléchi et je me suis dit que c’était ce que le Seigneur
me demande de faire à ce moment-là. J’ai accepté et j’ai emmené les
enfants au catéchisme pendant 8 ans. Et un autre appel est venu pour me
demander de me rapprocher des nécessiteux, de ce qui ont besoin d’aide.
Je me suis proposée comme bénévole au Secours Catholique pendant
plus de 10 ans pour faire du soutien scolaire de manière bénévole
et gratuite aussi bien chez moi qu’au presbytère. Dans l’Evangile
de Mathieu, il est dit qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.
Est-ce que tous les appelés obéissent, font ce que Dieu demande ?
Sommes-nous disponibles à cet appel que Dieu nous envoie ? Au sein
de nos communautés chrétiennes, cet appel peut prendre plusieurs
formes : les services rendus à l’église ; la proclamation de la P arole,
la communion, la décoration, la chorale, l’entretien, les visites aux
malades, le catéchisme. C’est Dieu qui nous le demande. Est-ce que
nous l’écoutons ? Est-ce que tout le monde peut faire le discernement
entre l’appel de Dieu et ses propres aspirations ?
peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas
Béatrix Pongault
(paroisse du Robert)
Il est nécessaire d’accueillir l’appel à être
homme et femme au service et dans l’amour
du pays. Nous devons mettre tout en œuvre
pour répondre à cet appel. Toute vocation
est une vocation à être, à exister et à s’accomplir dans l’amour.
La vocation qui touche à mon identité demande à être protégée,
défendue et respectée : être une femme, un homme, aujourd’hui,
afin de devenir pleinement soi. Etre mère, être père aujourd’hui
est également une vocation, un appel de Dieu. Don total de soi
dans son activité professionnelle, dans la famille et dans les choix
spirituels. Cela demande une certaine exigence et des choix libres
dans les décisions et les engagements pour vivre dans la fidélité.
Toute vocation s’accomplit dans le service des autres. Nous sommes
appelés à servir, à aimer Dieu et notre prochain. Pour le chrétien,
la vocation baptismale est la première des vocations puisque par
celle-ci, il répond à l’appel de Dieu pour entrer dans la vie éternelle
et devenir, par sa vie donnée, disciple missionnaire de Jésus Christ.
Père Jean-Michel Monconthour
La vocation c’est se
mettre en service
de notre Seigneur.
Plus simplement, il s’agit
d’opter pour une vie en adéquation avec ses
commandements. Je vis cette vocation très
simplement en me respectant et en respectant
les autres, en donnant de l’amour autour de moi.
Peut-être que le Seigneur m’a appelée et que je
ne l’ai pas entendu. Mais quoi qu’il en soit, dans
notre monde où tout va si vite, où nous avons
tellement de choses à faire, pouvons-nous entendre
le Seigneur ? Comment faire pour l’entendre ?
Avons-nous d’ailleurs envie de l’entendre ? Peut-
être que je fais le minimum. Sinon, il faudrait faire
une révolution dans notre vie tellement confortable.
Jacqueline Dominique (paroisse de Trinité)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 30 janvier 2022 – n° 634 19
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 30 janvier :
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Mardi 1 er février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 2 février :
• 8h : Messe au monastère des Frères bénédictins
à Terreville
• Rencontre avec les lycéens du Séminaire Collège
Sainte-Marie
• Rencontre avec les confirmands des paroisses
des Anses d’Arlet, Trois-Ilets, Marigot, François,
Redoute & l’AMEP par visioconférence
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Du 3 au 4 février :
• Guadeloupe
Du 4 au 7 février :
• Guyane
Dimanche 6 février :
• 14h : Ordination épiscopale de Mgr Alain RANSAY à Matoury
Mardi 8 février :
• Conseil épiscopal
Mercredi 9 février :
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Du 10 au 13 février :
• Guadeloupe
Dimanche 13 février :
• 11h : Messe l’Enseignement Catholique à De Briant
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Née en juin 1932 au Morne-Rouge, Lilas Derond sera baptisée en août de la même
année. Son CAP d'enseignante en poc\be, elle exercera d'abord au Morne-Rouge avant
de répondre à l'appel de Die\bu. Elle prononcera ses vœux perpétuels en 1\b965.
J
usqu'en 1968, Lilas Derond (devenue Sœur Marie
Christine), enseignera dans sa ville natale avant
d'entendre à nouveau l'appel de Dieu : " Va vers le
pays que je te montrerai."
Arrivée à Makokou au Gabon, elle y restera jusqu'en 1982.
De retour dans son île natale, elle est alors nommée prieure
de la communauté présente à Sainte-Thérèse en 1987.
Tour à tour prieure de la communauté de Redoute puis
de Béthanie, elle dirige en même temps l'école de la
Maîtrise à Fort-de-France.
Mais Sœur Marie Christine reste docile à la volonté de
Dieu. Un nouvel appel à s'expatrier la conduit cette fois
en Haïti. Elle y restera jusqu'en 2002.
Ce dernier voyage l'a profondément marquée !
"Ici (à la Martinique, NDLR), je vois de beaux immeubles,
de grands centres commerciaux, mais où est l'amour
dans tout cela ?"
Sa carrière se terminera dans plusieurs paroisses (Gros-
Morne, Morne-Rouge...) tout en faisant un formidable
travail pour la catéchèse à Radio Saint Louis.
Que Dieu accueille Sœur Marie Christine dans sa maison.
Joël Sandot ■
Sœur Marie Christine Derond rejoint la maison du Père
VERS LA VIE
Sœur Christine, directrice de la Maitrise de la C athé-
drale de 1982 à 1996 a marqué de son empreinte une génération d’élèves.
Fidèle à son engagement spirituel, elle a toujours eu un regard bienveillant
pour les plus démunis. Dans les situations difficiles, elle savait trouver les
mots justes pour apaiser. Nous retiendrons aussi son franc parler et son rire
communicatif. Avec affection, nombreux sont ceux qui la caractérisaient
comme « un petit bout de femme dynamique avec un cœur plein d’amour
à partager ». Vive, trépidante, Sœur Christine a œuvré pour cette école ;
elle savait à chacun « Montrer Jésus ».
Nous voulons ici lui exprimer notre profonde gratitude. Qu'elle soit bénie !
Yolène Louis-Sidney
Chef d’établissement Ecole Maitrise de la Cathédrale
Témoignage
Page 20
D
ieu d’espérance et de paix, touche notre cœur et
stimule nos efforts incessants pour abolir ce crime
haineux contre l’humanité, pour que toute victime soit
libérée et commence une nouvelle vie. Tu as comblé Sainte
Joséphine Bakhita de compassion pour les autres. Que ses
prières réconfortent et fortifient les femmes, hommes et enfants
qui veulent vivre libres. Nous te demandons de transformer le
cœur de ceux qui infligent douleur, angoisse et souffrance sur
nos frères et sœurs vulnérables. Donne-nous la générosité\
pour
vivre en solidarité avec les autres et permettre la guérison de
tous.
Nous te le demandons par Jésus-Christ ton Fils, notre Seigneur
qui vit et règne avec toi et l’Esprit-Saint, un seul Dieu pour les\
siècles des siècles. Amen.
