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E g lise en MARTINIQUE Dimanche de la santé : H eureux ! N° 635 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 13 FEVRIER 2022 Hommage au père Filopon Dossier : La santé, un capital à préserver Radio Saint Louis a 40 ans !

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23 S ommaire P our ce 6 e dimanche du temps ordinaire, Jésus nous met devant une alternative : Heureux… malheureux ! Le message des Béatitudes peut nous paraître déroutant, mais sachons que l’unique chemin de bonheur est de mettre toute notre confiance en Dieu. Chaque année, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, l’Eglise célèbre (et ce, depuis 1992), la Journée Mondiale du malade. L'Eglise accompagne les personnes souffrantes et les malades au sein des Aumôneries hospitalières. Cependant, dans son Message pour cette 30 e journée mondiale du malade dont le thème est « Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36), le pape François rappelle « qu’être proche des malades et leur offrir un accompagnement pastoral n’est pas seulement la tâche réservée à quelques ministres spécifiquement dévoués à cela. Visiter les malades est une invitation que le Christ adresse à tous ses disciples ». Dans notre diocèse, beaucoup de bénévoles de bonne volonté sont sur le terrain au quotidien. Nous les remercions pour leur engagement ! Le dimanche de la Santé est toujours fêté à proximité de la Journée mondiale du malade. Cette année, c’est le 13 février. Le thème retenu par le Service national de la Pastorale de la Santé se résume en un mot : « Heureux ! ». C’est peut-être prétentieux en cette période anxiogène, mais c’est sûrement un appel à louer en tout temps pour être dans la joie et la paix du Christ. « En Dieu notre espérance, en Dieu notre joie » (ps 1). Ce Dimanche de la Santé est pour nous l’occasion de vous proposer un dossier intitulé « La santé, un capital à préserver ». Des professionnels et spécialistes nous éclairent sur différentes thématiques liées, entre autres, à notre bien-être, aux bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée, au système de santé et globalement à la prise en charge du malade. Radio Saint Louis, créée par le père Jean-Michel en février 1982, se porte bien : 40 ans d’existence ! Un très bel exploit pour cette radio diocésaine qui annonce « l’Evangile par-dessus les toits », et une très belle aventure pour l’équipe toujours en mission. Evidemment, c’est un événement qui se fête ! Le programme des festivités vous est livré dans cette édition. « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous ! ». Demandons au Seigneur de nous dépouiller de toutes nos fausses richesses et de nos vanités ! Bon dimanche à tous ! Justine Lordinot ■ AGENDA DE L'EVEQUE 19 EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •  La santé, un bien très précieux •   Qu'avons-nous à notre disposition pour être en bonne santé ? •  Préserver notre capital santé •  Le systême de santé •  Face à la maladie : et la famille ? •   L'éducation thérapeutique du patient :  Une solution pour les maladies chroniques • Qu’est-ce que le coup de foudre pour toi ? •  Est-ce que cela vient de Dieu ? •  Que faire pour grandir dans l’amour véritable ? •   1982-2022 Radio Saint Louis  fête ses 40 ans ! •    Paroisse de Tartane  Fête de Saint François de Sales 2022 •  Spécial Jeunes •   Un grand moment de joie Lettre à Mgr Ransay, évêque de Cayenne •   Message du pape F rançois pour  la XXX ème  Journée mondiale du malade 3 EGLISE UNIVERSELLE 7 10 11 12 13 14 15 16 17 AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18 Dossier : LA SANTÉ  UN CAPITAL À PRÉSERVER MÉDIAS 19 4 6 EDITORIAL 2 DIRECTEUR DE PUBLICATION  : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF  : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE  : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 3 T rès cher Alain, La célébration de ton ordination épiscopale a été pour beaucoup d’entre nous un grand moment de joie et d’émotion. L’Eglise en Guyane accueille un nouveau pasteur (tu as reçu le bâton du berger), se lie à un nouvel époux (tu as reçu l’anneau de l’alliance) et se confie à la prière d’un nouveau grand prêtre (tu as reçu la mitre qui couronne ta mission de sanctification). Ce fut un évènement historique, non pas simplement pour toi et ta famille mais pour le Peuple de Dieu qui est en Guyane, pour toute la société guyanaise, pour toute notre province ecclésiastique de Martinique et Guadeloupe, et pour la Caraïbe. L’assemblée, d’ailleurs, était tout à fait représentative de la dimension de l’évènement : la présidence du représentant du Pape, la venue des évêques et délégations étrangères, le cortège des peuples de Guyane, la présence des responsables politiques et militaires, l’assemblée joyeuse, le multiplex télévisuel avec la Guadeloupe et la Martinique… tout manifestait que cette célébration dépassait ta personne et revêtait une dimension universelle. Pourquoi est-ce important ? Parce que le ministère épiscopal nous fait toucher deux dimensions surnaturelles qui donnent sens à ce que nous sommes : toucher le Christ & vivre dans l’Esprit ! Tout d’abord, l’évêque est le successeur des apôtres. Ordonné évêque par l’imposition des mains d’un évêque qui lui-même a reçu l’imposition des mains d’un autre évêque qui lui-même a reçu l’imposition des mains d’un autre évêque, etc. Et on peut remonter ainsi jusqu’aux apôtres sans interruption, et donc jusqu’à Jésus Lui-même, qui a envoyé les douze ! Ton ordination nous met en lien direct avec l’enseignement du Christ. Comme Lui-même l’a voulu et institué, c’est ton ministère épiscopal qui garantit, désormais, l’authenticité de la Parole de Dieu transmise aujourd’hui par l’Eglise en Guyane ! Ensuite, l’évêque fait partie du collège des évêques unis au successeur de Pierre. Après la Succession apostolique qui nous fait remonter au Christ, l’évêque, dans une deuxième dimension, nous introduit à la Communion apostolique. La fonction épiscopale nous place directement au cœur de l’évènement de la Pentecôte. En effet, désormais par ta personne et ta présence, par ton action, tes paroles et tes décisions, tu garantis que chaque agent pastoral, notamment les prêtres et les laïcs en mission, agit et parle dans l’Esprit-Saint que l’Eglise a reçu au jour de Pentecôte. Ta consécration nous unit directement au Cénacle avec Pierre, le premier pape, et Marie, la Mère du Seigneur ! Cependant, cette réalité sublime, tu le sens bien, va transcender ton histoire personnelle et tes qualités individuelles. Ce que beaucoup ignorent, c’est que celui qui est investi d’une si grande mission, revêtu des plus beaux atours et honoré d’une si belle manière, vit en réalité une forme de martyr. Beaucoup imaginent l’évêque parvenu au sommet de la hiérarchie, encensé par son entourage, commandant sans partage, donnant des ordres de-ci et de-là … Il n’en est rien. L’évêque est un homme seul et crucifié. S’ils ont traité le maître de cette façon, ce n’est pas le disciple qu’ils épargneront ! (Jn 15,20). La calotte violette sert davantage à faire de l’évêque une cible, le paratonnerre des critiques, des colères, des complexes, que d’en faire un prince de l’Eglise. Les fidèles ignorent l’indigence et l’isolement des pasteurs. Au contraire, on les croit forts alors qu’ils ne le sont pas toujours, mais s’ils le sont, ce n’est que dans le cri de Saint Paul : « Lorsque que je suis faible, c’est alors que je suis fort ! » (2 Co 12,10). Rassure-toi, les soutiens ne man- queront pas, Dieu merci ! Mais ils ne viendront pas toujours de ceux sur qui tu avais fondé tes espoirs. « Ne crains pas, crois seulement. » (Mc 5,36). Dieu saura te surprendre ! Ton frère David + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ Un grand moment de joie MOT DE L’ÉVÊQUE Lettre à Mgr Ransay‚ évêque de Cayenne

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 4 EGLISE UNIVERSELLE C hers frères et sœurs, Il y a trente ans, saint Jean-Paul II institua la Journée Mondiale du Malade pour sensibiliser le peuple de Dieu, les institutions sanitaires catholiques et la société civile à l’attention envers les malades et envers tous ceux qui prennent soin d’eux. Nous sommes reconnaissants envers le Seigneur pour le chemin parcouru au cours de ces années dans les Églises particulières du monde entier. Beaucoup de pas en avant ont été accomplis, mais il reste encore une longue route à parcourir pour assurer à tous les malades, notamment dans les lieux et dans les situations de plus grande pauvreté et d’exclusion, les soins dont ils ont besoin, ainsi que l’accompagnement pastoral, afin qu’ils puissent vivre le temps de la maladie en étant unis au Christ crucifié et ressuscité. Que la 30ème Journée Mondiale du Malade -dont la célébration culminante ne pourra pas avoir lieu comme prévu, à cause de la pandémie, à Arequipa, au Pérou, mais se tiendra dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican- puisse nous aider à grandir en proximité et dans le service des personnes malades et de leurs familles. 1. Miséricordieux comme le Père. Le thème choisi pour cette trentième Journée : « Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux », oriente avant tout notre regard vers Dieu « riche en miséricorde », qui regarde toujours ses enfants avec un amour de père, même lorsqu’ils s’éloignent de lui. De fait, la miséricorde est par excellence le nom de Dieu qui exprime sa nature, non pas à la manière d’un sentiment occasionnel, mais comme une force présente dans tout ce qu’il accomplit. Il est à la fois force et tendresse. Voilà pourquoi nous pouvons dire, avec stupeur et reconnaissance, que la miséricorde de Dieu comporte à la fois la dimension de la paternité et celle de la maternité, car il prend soin de nous avec la force d’un père et avec la tendresse d’une mère, toujours désireux de nous donner la vie nouvelle dans l’Esprit Saint. 2. Jésus, miséricorde du Père. Le témoin suprême de l’amour miséricordieux du Père envers les malades est son Fils unique. Combien de fois les Évangiles nous rapportent- ils les rencontres de Jésus avec des personnes frappées par différentes maladies. Il « parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple ». Nous pouvons nous demander : pourquoi cette attention particulière de Jésus à l’égard des malades, au point que celle-ci devient même l’œuvre principale dans le cadre de la mission des apôtres envoyés par le Maître annoncer l’Évangile et guérir les malades ? Un penseur du XX ème siècle nous suggère une raison : « La douleur isole d’une manière absolue et c’est de cet isolement absolu que naît l’appel à l’autre, l’invocation à l’autre ». Quand une personne, dans sa propre chair, fait l’expérience de la fragilité et de la souffrance à cause de la maladie, son cœur devient lourd, la peur s’accroît, les interrogations se multiplient, la demande de sens pour tout ce qui arrive devient plus urgente. Comment ne pas rappeler, à ce propos, les nombreux malades qui, durant cette période de pandémie, ont vécu dans la solitude d’un service de soins intensifs la dernière partie de leur existence, certes soignés par de généreux agents de santé, mais éloignés de l’affection des êtres qui leur étaient les plus chers et des personnes les plus importantes de leur vie terrestre ? D’où l’importance d’avoir auprès de soi des témoins de la charité de Dieu qui, à l’exemple de Jésus, miséricorde du Père, versent sur les plaies des malades l’huile de la consolation et le vin de l’espérance. 3. Toucher la chair souffrante du Christ. L’invitation de Jésus à être miséricordieux comme le Père acquiert une signification particulière pour les personnels de santé. Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux laborantins, à ceux qui sont préposés à l’assistance et au soin des malades, de même qu’aux nombreux volontaires qui donnent de leur précieux temps à ceux qui souffrent. Chers opérateurs de santé, votre service auprès des malades, accompli avec amour et compétence, transcende les limites de la profession pour devenir une mission. Vos mains qui touchent la chair souffrante du Christ peuvent être un signe des mains miséricordieuses du Père. Soyez conscients de la grande dignité de votre profession, comme de la responsabilité qu’elle comporte. Bénissons le Seigneur pour les progrès que la science médicale a accomplis surtout ces derniers temps ; les nouvelles technologies ont permis d’établir des parcours thérapeutiques qui sont d’un grand bénéfice pour les malades ; la recherche continue à apporter sa MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA XXX ème Journée mondiale du malade 11 février 2022 « Soyez miséricordieux, comme votre père est miséricordieux » (Lc 6, 36). Se tenir à côté de celui qui souffre sur le chemin de la charité

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 5 précieuse contribution pour combattre d’anciennes et de nouvelles pathologies ; la médecine de rééducation a largement développé ses connaissances et ses compétences. Mais tout cela ne doit jamais nous faire oublier la singularité de chaque malade, avec sa dignité et ses fragilités. Le malade est toujours plus important que sa maladie et c’est pourquoi toute approche thérapeutique ne peut pas négliger l’écoute du patient, son histoire, ses angoisses et ses peurs. Même lorsqu’il n’est pas possible de guérir, il est toujours possible de soigner, il est toujours possible de consoler, il est toujours possible de faire sentir une proximité qui manifeste de l’intérêt davantage pour la personne que pour sa pathologie. C’est pourquoi je souhaite que les parcours de formation des personnels de santé soient capables de rendre disponible à l’écoute et à la dimension relationnelle. 4. Les lieux de soins, maisons de miséricorde. La Journée Mondiale du Malade constitue aussi une occasion propice pour faire porter notre attention sur les lieux de soins. Au cours des siècles, la miséricorde envers les malades a conduit la communauté chrétienne à ouvrir d’innombrables “ auberges du bon Samaritain ”, où les malades de tout genre pourraient être accueillis et soignés, surtout ceux qui ne trouvaient pas de réponse à leur question de santé, à cause de leur indigence ou de l’exclusion sociale ou encore des difficultés de soigner certaines pathologies. Dans ces situations, ce sont les enfants, les personnes âgées et les personnes les plus fragiles qui en font les frais. Miséricordieux comme le Père, de nombreux missionnaires ont accompagné l’annonce de l’Évangile par la construction d’hôpitaux, de dispensaires et de maisons de soins. Ce sont des œuvres précieuses à travers lesquelles la charité chrétienne a pris forme, et l’amour du Christ dont ses disciples ont témoigné, est devenu plus crédible. Je pense surtout aux populations des régions les plus pauvres de la planète, où il faut parfois parcourir de longues distances pour trouver des centres de soins qui, malgré leurs ressources limitées, offrent ce qui est disponible. La route est encore longue et dans certains pays recevoir des soins appropriés demeure un luxe, comme l’atteste, par exemple, le peu de vaccins disponibles contre le covid-19 dans les pays les plus pauvres ; mais encore plus le manque de soins pour des pathologies qui nécessitent des médicaments bien plus simples. Dans ce contexte, je désire réaffirmer l’importance des institutions catholiques de santé : elles sont un précieux trésor à soutenir et sur lequel veiller ; leur présence a caractérisé l’histoire de l’Église en raison de leur proximité avec les malades les plus pauvres et les situations les plus oubliées. Combien de fondateurs de familles religieuses ont su écouter le cri de frères et de sœurs privés d’accès aux soins ou mal soignés et se sont prodigués à leur service ! Aujourd’hui encore, même dans les pays les plus développés, leur présence constitue une bénédiction car elles peuvent toujours offrir, en plus des soins du corps avec toute la compétence nécessaire, la charité pour laquelle le malade et sa famille sont au centre de l’attention. À une époque où la culture du déchet est si répandue et où la vie n’est pas toujours reconnue digne d’être accueillie et vécue, ces établissements, en tant que maisons de la miséricorde, peuvent être exemplaires pour soigner et veiller sur chaque existence, même la plus fragile, de son commencement jusqu’à son terme naturel. 5. La miséricorde pastorale : présence et proximité. Au long du cheminement de ces trente années, la pastorale de la santé a vu également son indispensable service être toujours plus reconnu. Si la pire discrimination dont souffrent les pauvres – et les malades sont les pauvres en santé – est le manque d’attention spirituelle, nous ne pouvons pas manquer de leur offrir la proximité de Dieu, sa bénédiction, sa Parole, la célébration des Sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi. À ce propos, je voudrais rappeler qu’être proche des malades et leur offrir un accompagnement pastoral n’est pas seulement la tâche réservée à quelques ministres spécifiquement dévoués à cela. Visiter les malades est une invitation que le Christ adresse à tous ses disciples. Combien de malades et de personnes âgées vivent chez eux et attendent une visite ! Le ministère de la consolation est un devoir de tout baptisé, en se souvenant de la parole de Jésus : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 36). Chers frères et sœurs, à l’intercession de Marie, santé des malades, je confie tous les malades et leurs familles. Unis au Christ, qui porte sur lui la douleur du monde, puissent-ils trouver sens, consolation et confiance. Je prie pour tous les personnels de santé afin que, riches en miséricorde, ils offrent aux patients, en plus des soins adaptés, leur proximité fraternelle. À tous, je donne de tout cœur la Bénédiction apostolique. Pape François Rome, Saint-Jean-de-Latran, 10 décembre 2021, mémoire de Notre Dame de Lorette. ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 66 Dimanche 13 février 2022 la P arole  Dominicale 6 ème dimanche du temps ordinaire - Année C Introduction Dans cet évangile, nous voyons Jésus qui descend d’une montagne où il a rencontré Dieu. Avant de nous dire ce qu’il va dire, Jésus a « passé la nuit à prier Dieu » (Luc 6,12). Dieu ne voit pas les choses comme nous. Jésus a pris en Dieu le regard de Dieu… dans une longue prière ! Pour nous, le bonheur est une question de chance, de santé, d’argent, de réussite. Nous allons entendre, de la bouche de Jésus, que pour Dieu, le bonheur est une question de choix : on décide d’être heureux ! heureux les malheureux, va-t-il dire. Tu peux être heureux, même pauvre, même affamé, même insulté ! Paradoxe ? Utopie irréelle ? Ecoutons Jésus. Réflexion « Heureux vous les pauvres…vous qui avez faim... vous qui pleurez... maintenant. » En annonçant le bonheur, les allégresses, pour les plus démunis de ce monde, Jésus répond à leur immense attente. Ceux qui étaient là, devant lui ce jour-là, étaient de fait des petits, des malades, des pauvres affligés d’esprits impurs. L’évangéliste saint Luc parle de vrais pauvres, d’affamés réels, de souffrants physiquement. L’adverbe « maintenant », qu’il précise, est significatif. Luc suggère qu’il va y avoir un renversement de situation : vous qui pleurez maintenant, vous rirez ! Jésus est le « Messie des pauvres ». Ayant lui- même vécu pauvre, il a montré de quel côté penchaient ses préférences. Il a communié, c’est évident, dans sa chair et dans sa sensibilité humaine, avec la dure condition de ceux qui sont démunis. En partageant leur sort, de la crèche au crucifiement, « sans pierre où reposer sa tête », il a senti battre pour eux un cœur fraternel. Messie des pauvres, méprisé par le judaïsme des intellectuels de Jérusalem, de l’insulte et du mépris de « ceux qui possèdent ». Cet effroyable mépris, inconscient souvent, envers la pauvreté… de la part de ceux qui sont repus, et qui ricanent. Que promet donc Jésus à ces pauvres ? « Le Royaume de Dieu est à vous… vous serez rassasiés... vous rirez » Comment les malheureux peuvent-ils être « Heureux » quand même ? Parce que dit Jésus, le Royaume de Dieu est à eux. Cette affirmation est traditionnelle, dans toute la Bible. Jérémie 17,5-8), dans la lecture que nous entendons aujourd’hui, nous dit la même vérité : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur… Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. » Le grand risque de la richesse, c’est de provoquer un rassasiement illusoire. Celui qui est satisfait de ses biens terrestres pense progressivement qu’il peut très bien se passer de Dieu. Le pauvre, au contraire, n’ayant pas d’appuis humains, est comme invité à se tourner vers Dieu. C’est sa richesse qui met le riche en danger, en lui enlevant toute « faim de Dieu », enfermé qu’il est dans le huis-clos de ses petits bonheurs temporels. Le malheur des riches, c’est qu’ils misent trop bas, en oubliant que Dieu est le seul capable de combler l’appétit infini de bonheur qui est en l’homme. Le riche satisfait est « trompé » par son argent. Jésus parlera de « l’argent trompeur » (Luc 16,9). Ce qui est sûr c’est que le compte en banque ne passera pas la ligne de l’éternité. La richesse qui promet le bonheur est une « menteuse ». Le seul bonheur définitif, décisif, absolu, c’est l’Amour, c’est Dieu ! C’est le Royaume de Dieu. « Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. » Jésus n’explique pas le problème du mal, Jésus ne justifie pas la souffrance. Il va souvent tout au long de l’Evangile lutter contre elle, guérir, soulager, pardonner. Mais il affirme ici fortement et paisiblement que la souffrance peut devenir le lieu de la joie mystérieuse. Comprenne qui a des oreilles pour entendre ! Notons d’ailleurs la finesse de cette pensée : la joie profonde n’aura son éclosion définitive que dans le ciel… pourtant elle est déjà inaugurée. La foi est une sorte d’anticipation du ciel, de la vie éternelle. Je dialogue avec Jésus Apprends-nous, Seigneur, à vivre selon les Béatitudes, clés d'or, clés de vérité. Apprends- nous à distinguer, grâce à elles : l'essentiel de l'accessoire, l'important du dérisoire, l'éternel de l'éphémère et le primordial du secondaire. Délivre-nous de toutes les peurs : la peur d'être dupe, la peur de perdre un privilège, la peur de manquer, la peur de souffrir. Alors nous pourrons nous livrer entièrement aux Béatitudes et entrer ainsi dans ton Royaume, le Royaume de l’Amour. Résolution Réfléchir avec quelle action concrète nous pouvons vivre aujourd’hui selon la béatitude que nous aurons choisie auparavant. Père Neuville Cospar, Paroisse de Sainte-Marie ■ Jérémie 17,5-8  •  Psaume 1,1-2, 3,4.6   •  1 Corinthiens 15,12.16-20  •   Luc 6,17.20-26 LITURGIE 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 7 fête ses 40 ans ! 1982-2022 Radio Saint Louis R adio Saint Louis, c’est une équipe enthousiaste, une famille joyeuse d’être en mission pour semer la Parole en tout temps, pour faire connaître et aimer l’Eglise. Notre radio est née en février 1982 de l’initiative d’un prêtre audacieux, le père Gaston Jean-Michel alors âgé de 70 ans, et qui a voulu répondre aux besoins de fidèles souhaitant être formés sur la Bible et informés sur les missions des chrétiens dans les réalités du monde. Il a su entraîner dans son sillage quelques jeunes de l’Action Catholique pour commencer les premières émissions, de quelques heures par semaine sur la bande FM, dans des conditions très modestes. En communiquant sa passion pour cet outil d’évangélisation à plusieurs générations, il a permis à cette belle aventure de s’épanouir sur toute la Martinique et d’être reconnue officiellement, par Mgr Maurice Marie- Sainte, radio diocésaine en 1992. Comment ne pas penser aux militants de la première heure, pionniers entourant le fondateur : père Claude Anglio, frère Jean Moeptus, frère Aubert, Yvonne Nagou qui, à mes côtés, a lancé les émissions santé dès février 82 avec Pierre Zelphin, Pierre Ravin, Christian Gabourg, Raphaël Ragal, Félix Renard, René Lixé, Saint-Ange Galva, les techniciens montant le premier émetteur, Léon Marie-Sainte aidé de Georges Petit-Charles, qui deviendra le 3ème président en 2005, Christina Di Rosa, Josèphe Renard, Eugénie Sauphanor, Georges Modeste, Raymond Rotardier, Odile Cupit, Noëlla Telga… et puis Henri Titina, succédant en 1995 à P. Jean-Michel à la présidence, René Renard, son fidèle trésorier, P. Alain Ransay, Julie Lagrand, Guy et Marcelle Prudent, Henri Cadignan, Yves Bobi, Annie Rousselin, Sr Térésia, Sr Christine, Ginette Yung-Hing, à qui a succédé sa sœur Thérèse, Yolaine Nisas et tant d’autres qui tout au long de ces 40 années ont fait vivre la radio ! Aujourd’hui, c’est « La » radio catholique de la Martinique, la première radio associative de l’île, reconnue dans le paysage audiovisuel martiniquais, où les sondages Médiamétrie la placent régulièrement, en parts d’audience et durée d’écoute par auditeur du lundi au dimanche, dans les 5 premières radios. Elle assure 80% de la réalisation de ses programmes et a noué des partenariats solides avec Radio Vatican, RCF et Radio Notre Dame. Elle émet 24h/24, Radio Saint Louis pour te louer Seigneur Radio Saint Louis pour enseigner ta Parole Radio Saint Louis pour te montrer Jésus Pour ces 40 années passées à annoncer l’Evangile par-dessus les toits, nous te disons  MERCI ! VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 8 7 jours/7. Sa ligne éditoriale s’enracine dans la Parole de Dieu. Elle et assure la transmission et l’approfondissement de la foi, en proposant aussi des émissions musicales (musique religieuse, classique, locale, jazz, variétés) de société (juridique, santé, nature et bien-être, culture…) et d’informations (internationales, nationales et locales). Avec l’actuel responsable de la programmation et de l’antenne, Michel Déglise (entré en 1992), l’équipe d’animation rédactionnelle compte 3 animateurs salariés fidèles à la radio depuis leurs débuts : Nadiège Pastel (entrée en 1986), Marylène Destin (entrée en 1987) et David Vadius (entré en 1996), 1 journaliste chargé des flashs d’Informations Locales, Joël Thélineau, (depuis 2021), renforcés d’animateurs bénévoles dans les matinales : Michel Ange-Amar (entré en 1986), Jacky Angèle (entré en 2016), Yann Brédas (entré en 2015). Les émissions hebdomadaires ou mensuelles sont assurées par des responsables des mouvements diocésains et plus de 40 bénévoles. Nos équipes de prières proposent de méditer avec la « Parole de Dieu » chaque jour de semaine (avec Ludovic Jacobi, Marylène Destin, Nadiège Pastel), « le Temps présent »(avec Monette Fortuné, Raymond Ourmiah, Marylène Destin et leurs équipes), « Pour mieux Vivre la messe le dimanche » (Marylène Destin), « le chapelet en direct » le lundi et le mardi à 15h (avec Huguette Galva et ses équipes). « Le Regard chrétien sur l’actualité » chaque jour, du lundi au vendredi, permet de bénéficier du discernement de nos chroniqueurs, prêtres et diacres (P. Wilfried Bannais, P. Benjamin François- Haugrin, P. Arnaud Goma, Diacre Jean- Paul Levif, P. Alain Ransay) ; le samedi et le dimanche, c’est Mgr David Macaire (entré jeune homme en 1989 à la radio où il a œuvré jusqu’à son départ chez les Dominicains en 1994) qui nous éclaire dans « La Question du Dimanche » et « Le Mot de l’Evêque », prenant la suite de ses prédécesseurs intervenant, depuis 1992, sur la radio d’abord Mgr Marie-Sainte, puis Mgr Méranville chaque dimanche. Avec les enseignements quotidiens, diffusés à 9h, 18h30 et 23h), l’approfondissement de la foi se fait à travers la « Catéchèse de l’Evêque » avec Mgr Macaire (depuis 2015) le mercredi à 18h30, à travers le « Regard sur la Bible » avec Père Hugues Lafine, qui a pris la suite de Père Gaston Jean-Michel en 2015, le mercredi à 9h30, « la Catéchèse des enfants » , avec le diacre Pierre Valey, Laurent Vestris et les enfants, le mercredi à 11h, « A la découverte des Textes du Magistère » avec Michel Déglise le Mercredi à 20h, « A la découverte de notre foi », avec notre regrettée Sœur Christine, le samedi à 7h. La création du site internet en 2006 et de la WebTV en 2010, grâce à l’investissement de Georges Petit-Charles et Patrick Dorin, appuyés par les bénévoles du Service multimédia diocésain, a ouvert un nouvel espace de diffusion à la radio (son et images) qui passe non seulement par- dessus des toits en Martinique, mais maintenant au-dessus des océans permettant à de nombreux auditeurs et web téléspectateurs de l’hexagone et d‘ailleurs de suivre les émissions et les retransmissions des grands événements diocésains en direct, ou en podcasts et en vidéo sur YouTube ou Facebook. Merci et bravo à toute l’équipe de la WebTV Saint-Louis. Et plus largement, merci à tous ceux qui ont œuvré pour mener à bien cette mission : évêques, prêtres, religieux, religieuses, diacres, séminaristes, laïcs, jeunes et enfants. Merci à tous ceux qui ont déjà rejoint le Père, constituant un réseau céleste vivifiant spirituellement l’œuvre semée il y a 40 ans et dont les ramifications continuent de s’étendre dans les cœurs. Rendons grâce à Dieu qui nous a conduits pas à pas dans cette belle aventure radiophonique comme il a conduit les Hébreux pendant 40 ans vers la Terre promise, et demandons-lui la grâce d’être toujours connectés à la source inépuisable de l’Amour pour continuer à répandre sur le monde les ondes de la « Bonne Nouvelle » du Christ Jésus Vivant, Ressuscité ! Nous vous donnons rendez-vous sur les ondes de la radio et sur la WebTV pour vivre nos temps d’action de grâce : le dimanche 20 février à 16h, avec Bèlè Légliz, puis le 22 février à partir de 9h30, avec Mgr David Macaire, Grégory Turpin, Jacky Rapon, Misericordia, Karel, Joël Lasnier, l’Ensemble vocal Saint-Augustin, Péniel, Marie-Hélène Sommier… et à 18h, avec Mgr Macaire et Fabrice di Falco à la cathédrale Saint- Louis (si les conditions sanitaires en vigueur en Martinique le permettent), et enfin le 23 février à 17h30 pour la messe d’action de grâce présidée par Mgr Macaire. Que tout soit pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Nicole Déglise Présidente de Radio Saint Louis ■ VIE DU DIOCÈSE Nous vous donnons rendez-vous sur les ondes de la radio et sur la WebTV pour vivre nos temps d’action de grâce : le dimanche 20 février à 16h, avec Bèlè Légliz, puis le 22 février à partir de 9h30, avec Mgr David Macaire, Grégory Turpin, Jacky Rapon, Misericordia, Karel, Joël Lasnier, l’Ensemble vocal Saint-Augustin, Péniel, Marie-Hélène Sommier… et à 18h, avec Mgr Macaire et Fabrice di Falco à la cathédrale Saint- Louis (si les conditions sanitaires en vigueur en Martinique le permettent), et enfin le 23 février à 17h30 pour la messe d’action de grâce présidée par Mgr Macaire. Que tout soit pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. R endez-vous de la foi en Jésus-Christ A ccompagne nos jours et nos nuits D onne de l’amour et de la paix I nvite à la joie et au pardon O uvre nos cœurs à la Parole de Dieu S ervice pour annoncer l’Evangile par-dessus les toits A mie fidèle pour lutter contre l’isolement et l’épreuve I nspiration divine pour guider chacun de nos pas N ourriture céleste pour rassasier le corps et l’âme T résor précieux pour nous conduire vers l’éternité L oue le Seigneur pour ses merveilles O ffre à tous un éclairage spirituel U nit la famille dans une prière fervente I llumine par tous les temps notre île et le monde S anctifie nos chemins par l’intercession de la Vierge Marie

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 9 ÉGLISE EN MARTINIQUE 99999999999999 Félicitations à Radio St Louis Félicitations à Radio St Louis pour tous les progrès réalisés au cours des années. Aujourd’hui, quelle pour tous les progrès réalisés au cours des années. Aujourd’hui, quelle pour tous les progrès réalisés au que soit l’heure et souvent en pleine cours des années. Aujourd’hui, quelle que soit l’heure et souvent en pleine cours des années. Aujourd’hui, quelle nuit, il y a une émission qui retient que soit l’heure et souvent en pleine nuit, il y a une émission qui retient que soit l’heure et souvent en pleine mon attention. Que l’esprit saint nuit, il y a une émission qui retient mon attention. Que l’esprit saint nuit, il y a une émission qui retient continue d’inspirer l’ensemble mon attention. Que l’esprit saint continue d’inspirer l’ensemble mon attention. Que l’esprit saint des animateurs. Cela fait un an et demi que je participe à l’émission Cela fait un an et demi que je participe à l’émission Cela fait un an et demi de la catéchèse de radio Saint que je participe à l’émission de la catéchèse de radio Saint que je participe à l’émission Louis le mercredi. En septembre 2021 nous avons décidé de vous proposer une nouvelle formule pour qu’elle soit plus nous avons décidé de vous proposer une nouvelle formule pour qu’elle soit plus nous avons décidé de vous proposer une dynamique. Ce n’est pas toujours facile nouvelle formule pour qu’elle soit plus dynamique. Ce n’est pas toujours facile nouvelle formule pour qu’elle soit plus d’animer une émission. Mais nous restons dynamique. Ce n’est pas toujours facile d’animer une émission. Mais nous restons dynamique. Ce n’est pas toujours facile ensemble avec le Seigneur qui nous donne la force. Parce- que personne ensemble avec le Seigneur qui nous donne la force. Parce- que personne ensemble avec le Seigneur qui nous n’est parfait, mais nous faisons donne la force. Parce- que personne n’est parfait, mais nous faisons donne la force. Parce- que personne confiance au Seigneur qui nous n’est parfait, mais nous faisons confiance au Seigneur qui nous n’est parfait, mais nous faisons guide. Nous espérons qu’on confiance au Seigneur qui nous guide. Nous espérons qu’on confiance au Seigneur qui nous vous donnera toujours le vous donnera toujours le guide. Nous espérons qu’on vous donnera toujours le guide. Nous espérons qu’on sourire. vous donnera toujours le sourire. vous donnera toujours le Mme Inès Ludon, 103 ans, paroisse de Bellevue Tessa et Xavier Simasotchi, jeunes animateurs du chapelet des enfants de RSL ‘‘ Parfois je participe à l'enregistrement Parfois je participe à l'enregistrement Parfois je participe d'émissions sur RSL. à l'enregistrement d'émissions sur RSL. à l'enregistrement J'aime les animateurs qui accueillent. Je veux faire J'aime les animateurs qui accueillent. Je veux faire J'aime les animateurs qui comme David, mais pas accueillent. Je veux faire comme David, mais pas accueillent. Je veux faire toujours du direct et pas aussi tôt le matin ! toujours du direct et pas aussi tôt le matin ! toujours du direct et pas En faisant le chapelet avec RSL, j'ai ressenti En faisant le chapelet avec RSL, j'ai ressenti En faisant le chapelet de la joie, de l'amour et avec RSL, j'ai ressenti de la joie, de l'amour et avec RSL, j'ai ressenti du bonheur. Ça m'a aidé à de la joie, de l'amour et du bonheur. Ça m'a aidé à de la joie, de l'amour et comprendre l'importance de Jésus, du bonheur. Ça m'a aidé à comprendre l'importance de Jésus, du bonheur. Ça m'a aidé à la puissance de cette prière contre le mal et ça m'a permis de passer un la puissance de cette prière contre le mal et ça m'a permis de passer un la puissance de cette prière contre le bon moment avec les animateurs et auditeurs de RSL. Xavier, 9 ans RSL est une aventure où il me faut avancer pas à pas à la aventure où il me faut avancer pas à pas à la aventure où il me faut lumière de l'Esprit, nourrie avancer pas à pas à la lumière de l'Esprit, nourrie avancer pas à pas à la par l’Évangile ; il faut y croire lumière de l'Esprit, nourrie par l’Évangile ; il faut y croire lumière de l'Esprit, nourrie et comme Jean le Baptiste, par l’Évangile ; il faut y croire et comme Jean le Baptiste, par l’Évangile ; il faut y croire annoncer Celui qui est, faire et comme Jean le Baptiste, annoncer Celui qui est, faire et comme Jean le Baptiste, entendre la voix de l’Evangile au annoncer Celui qui est, faire entendre la voix de l’Evangile au annoncer Celui qui est, faire milieu des bruits de ce monde, entendre la voix de l’Evangile au milieu des bruits de ce monde, entendre la voix de l’Evangile au dire les mots d'amour qui apaisent les ouragans qui dire les mots d'amour qui apaisent les ouragans qui dire les mots d'amour qui tourmentent nos âmes. apaisent les ouragans qui tourmentent nos âmes. apaisent les ouragans qui " Radio St Louis dans ma vie " Un sommet : le temps de prière qui débute la journée... où domine la Parole de Dieu sous prière qui débute la journée... où domine la Parole de Dieu sous prière qui débute la journée... différentes formes, dans un climat de Fête. Cette joie qui déborde différentes formes, dans un climat de Fête. Cette joie qui déborde différentes formes, dans un climat fait du bien. Viennent ensuite de Fête. Cette joie qui déborde fait du bien. Viennent ensuite de Fête. Cette joie qui déborde les enseignements, surtout fait du bien. Viennent ensuite les enseignements, surtout fait du bien. Viennent ensuite bibliques. Merci à RSL qui les enseignements, surtout bibliques. Merci à RSL qui les enseignements, surtout nous rapproche vraiment bibliques. Merci à RSL qui nous rapproche vraiment bibliques. Merci à RSL qui de Dieu ! nous rapproche vraiment de Dieu ! nous rapproche vraiment Mathis, 10 ans ‘‘‘‘‘‘‘‘ témoignages … Ma première contribution à Radio Ma première contribution à Radio Saint Louis, en tant que commentatrice Ma première contribution à Radio Saint Louis, en tant que commentatrice Ma première contribution à Radio d'une messe d'ordination diaconale en Saint Louis, en tant que commentatrice d'une messe d'ordination diaconale en Saint Louis, en tant que commentatrice direct, a été pour moi l'occasion de découvrir les coulisses de cette radio tant écoutée. Heureuse d'apporter une voix nouvelle, me voilà Cette expérience nouvelle m'a ainsi permis de directement impliquée dans la retransmission. Cette expérience nouvelle m'a ainsi permis de directement impliquée dans la retransmission. jouer un rôle concret au service de mes frères Cette expérience nouvelle m'a ainsi permis de jouer un rôle concret au service de mes frères Cette expérience nouvelle m'a ainsi permis de et sœurs web-téléspectateurs et d'en sortir jouer un rôle concret au service de mes frères et sœurs web-téléspectateurs et d'en sortir jouer un rôle concret au service de mes frères grandie, devant faire preuve d'une et sœurs web-téléspectateurs et d'en sortir grandie, devant faire preuve d'une et sœurs web-téléspectateurs et d'en sortir grande capacité d'adaptation ainsi grande capacité d'adaptation ainsi grandie, devant faire preuve d'une grande capacité d'adaptation ainsi grandie, devant faire preuve d'une que d'une écoute attentive. grande capacité d'adaptation ainsi que d'une écoute attentive. grande capacité d'adaptation ainsi Cela fait un an et demi Ma première contribution à Radio Ma première contribution à Radio Éléonore Hasler, 15 ans Annaëlle, 11 ans Faire le chapelet avec RSL m'a Faire le chapelet avec RSL m'a Faire le chapelet aidé à prier, à avoir confiance en moi et à avoir la puissance de confiance en moi et à avoir la puissance de confiance en moi et à Dieu. avoir la puissance de Dieu. avoir la puissance de Tessa, 6 ans avoir la puissance de 6 ans " Radio St Louis Sr Catherine religieuse de Notre Dame de la Délivrande RSL est une Marylène Destin, animatrice salariée

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 10 Paroisse de Tartane Fête de Saint François de Sales 2022 VIE DU DIOCÈSE Comme on le sait, François de Sales est le  saint  patron  des  journalistes,  et  à  cause  de  cela  Mgr  David  Macaire  a  décidé  que  c’est  depuis  Tartane,  à  l’occasion  de  sa  fête patronale, qu’il adresse ses « vœux à  la presse » chaque année.  C onditions sanitaires obligent, cette année a fait exception à cette règle. Il n’y avait ni évêque, ni journalistes, ni délégations des socio-professionnels et associations sportives et culturelles. Seule une petite délégation de la municipalité, Maire en tête, a pu participer aux festivités. C’est le père Gérard Tietchu du Foyer de charité qui a célébré la messe, assisté du père Pierre-Alex Zonzon. Le père Gérard, dans la joie de la fête, nous a exhortés à suivre l’exemple de ce saint. Il a même interpellé personnellement le Maire : « M. le Maire est journaliste ». Rires dans l’assemblée... Une présentation de saint François de Sales a été faite au début de la messe, après la salutation du célébrant. Des petits gâteaux et aussi des chamallows décorés d’une rose en papier journal, étaient disposés sur la balustrade à l’entrée du sanctuaire et ont été distribués après la messe aux participants, sous des chapiteaux que la mairie avait fait installer. Tout cela, c’était pour la « solennité extérieure », autrement dit « la fête patronale » de Tartane, le dimanche 30 janvier. Au jour proprement dit de la fête de saint François de Sales, le lundi 24 janvier, c’est le curé, père Gaby Lemy qui a célébré à 17 h, assisté du père Pierre-Alex Zonzon. Après la messe, une soupe a réuni les prêtres et les forces vives de la paroisse dans une ambiance de joyeuse convivialité. Le Coronavirus ne nous aura donc pas empêché de fêter comme il se doit saint François de Sales, patron de la paroisse de Tartane, des journalistes et des malentendants. Le comité de rédaction ■ comme il se doit saint François de Sales, patron de la paroisse de Tartane, des journalistes et des malentendants. Le comité de rédaction Q assisté du père Pierre-Alex Zonzon. Après la messe, une soupe a réuni les prêtres et les forces vives de la paroisse dans une ambiance de joyeuse convivialité.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 12 LA SANTÉ UN CAPITAL À PRÉSERVER DOSSIER L a gestion de son capital santé est une demande fondamentale et prioritaire qui permettra d’éviter le plus possible l’apparition des maladies, puis favorisera un vieillissement en bonne santé. Il faut souligner que notre système de santé est encore axé sur le soin, plus que sur la prévention : on entre dans ce système par la maladie, la santé étant pensée comme absence de pathologie plus que comme gestion positive de notre capital santé de départ. Alors que nous célébrons, le 13 février, le dimanche de la santé dans nos paroisses, nous vous proposons un dossier spécial rédigé par des professionnels de santé appartenant au Réseau Laudato Si Martinique. Y sont abordés : la question de l'alimentation, le capital dont nous disposons pour rester en bonne santé, les difficultés du système de soins à la Martinique, la famille face à la maladie d’un des siens, le patient acteur de sa santé. Chacun de nous a son capital santé entre ses mains dès la naissance, nous devons donc le faire fructifier plutôt que le dilapider sans lui porter l’attention qu’il mérite. Nicole Déglise, Responsable du Réseau Laudato Si Martinique ■ La santé, c’est le  bien le plus précieux.  Mais, que faisons-nous,  personnellement  ou  collectivement,  pour  maintenir notre santé,  voire l’améliorer ? Le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, l’Eglise catholique célèbre la Journée Mondiale des Malades et le dimanche suivant, en France, l’Eglise célèbre le Dimanche de la Santé, pour signifier que l’accompagnement des personnes souffrantes et la préservation du don de la santé sont des priorités évangéliques. Le thème 2022 : «Heureux», peut surprendre en cette crise sanitaire mondiale ! Il nous ouvre à l’espérance, le Christ, mort et ressuscité, nous appelle à nous lever de nos tombeaux et nous fait partager sa Joie, qu’il nous offre en plénitude. L a santé, un bien très précieux

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 13 L ’homéostasie fait loi : retrouver l’équilibre en respectant des rythmes (sommeil/veille, alimen- tation/pause digestive, relaxation/exercices physiques, maladie/soins). Dix techniques naturelles sont citées dans les ethnoméde- cines du monde respectant la globalité de l’humain et limitant les dégâts du trio « oxy- dation, acidité, inflammation ». Les parcours médicaux seront respectés. ➊ Approche psycho-émotionnelle : se dire pour restaurer l’équilibre psychologique. Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime ! Le mal à dire, à se dire, mal-être dans nos milieux de vie ou avec nous-mêmes, entrainent des désordres physiologiques et/ou physiques. Citons Platon : « Les maux du corps sont les mots de l’âme, ainsi on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme ». ➋ Alimentation : pour bien se porter et assurer les fonctions de nos onze sys- tèmes : respiratoire, immunitaire, ner- veux, digestif, circulatoire, squelettique, musculaire, urinaire, endocrinien, repro- ducteur, tégumentaire (peau, cheveux, ongles, glandes pour transpirer). Notre alimentation est adaptée, sans toxiques, variée, équilibrée, de région et de saison. Nos besoins : eau pure, fibres, sucres naturels, bonnes graisses, protéines, vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes. Nos préparations saines, crues et cuites, vont avec mastication, plaisir de manger et tempérance ! Les aliments, nos premiers remèdes, seront bien digérés (flore intestinale équilibrée et parois digestives saines), pour une assimilation optimale, régénérer nos cellules et une élimination efficace, éviter la saturation de nos filtres principaux (intestins, reins, peau, poumons et pour les femmes, utérus-vagin aussi). ➌ Plantes, cristaux, minéraux : pour sainte Hildegarde (Docteur de l’Eglise, 1098-1179) « les plantes soignent, les pierres guérissent ». Rappelons le collier d’ambre au cou des bébés lors des poussées dentaires. Plantes, cristaux et minéraux nous donnent leurs principes de guérison pour stimuler les éliminations, soulager, relaxer ou tonifier nos organes. Les plantes sont dites aromatiques en cuisine (oignons pays, persil, thym, romarin, basilic, menthe, cannelle, vanille, citron…) ; médicinales en soins (pawoka, plantain, atoumo, brizé, arada, zeb à pik…) ; fourragères en nourriture et soins (carotte, chou, oignon bulbe, ail, banane…). Les formules variées : tisanes, extraits secs, sirop, cataplasmes, macérations avec un support (alcool, huile, miel, vinaigre, eau), huiles essentielles, pommades. Des remèdes traditionnels améliorés existent, exemple les « microdosis » à partir de macérations dites alcoolatures (20g de plantes hachées et broyées au pilon sont mises dans 100 ml d’alcool fort, le flacon sera agité durant 21 jours, puis filtré). ➍ Hydrologie : soins avec de l’eau (liquide, solide, vapeur, chaud, froid) en interne et externe. Toutes nos fonctions corporelles ont besoin d’eau : respiration, digestion, sécrétions diverses, notre température corporelle, lubrification de nos os, muscles et tendons. L’eau hydrate, calme ou tonifie. Bienfaits reconnus : bains de pieds et de mains, bains de mer, bains dérivatifs, lavage nasal, lavements, compresses. ➎ Mouvement : l’exercice physique régulier fortifie et prévient le vieillissement de nos organes. Assis ou alité bougeons (membres, tête, buste). Nous renforçons notre circulation, notre cœur, nos poumons. Souffrant de diabète, cholestérol, hypertension et autres maladies chroniques, marchons, bougeons chaque jour et de préférence au grand air. ➏ Techniques de soins type massages bien-être : détente musculaire et repos. Effets bénéfiques sur les systèmes, nerveux, digestif, musculaire, hormonal et sur les éliminations de toxines. Ces soins ne se confondent pas avec ceux de kinésithérapie. ➐ Techniques de stimulation reflexe : stimuler des zones réflexes (pieds, mains, visage, dos, oreilles) pour soigner. Masser les pieds avant de dormir est apaisant pour le cerveau (gros orteil), stimulant pour la digestion (milieu du pied), reposant pour la colonne vertébrale (coté interne de chaque pied). Manque de souplesse ? Commencez par masser chaque orteil, nos terminaisons nerveuses feront le reste, il y en a plus de 7000 par pied ! ➑ Pneumologie : respirations profondes chaque jour pour maintenir l’équilibre des gaz du sang, renforcer nos poumons, Qu'avons nous à notre disposition pour etre en bonne santé ? Pour  l’Organisa- tion  Mondiale  de  la  Santé,  la santé est un « état de bien- être global » impliquant bien-être  physique,  physiologique,  psycho- logique,  spirituel,  familial,  social.  Dieu offre chaque jour de quoi  « être  en  bonne  santé  ».  Avec  précision,  notre corps sait respirer, digérer,  assimiler,  éliminer,  tomber  de  sommeil, se réveiller. 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 14 Préserver notre capital santé Une  bonne  ali- mentation  variée  et  équilibrée  participe  à  la  préservation  de  notre  capi- tal santé, c’est-à-dire à notre  «  état  complet  de  bien-être  physique, mental et social »  selon l’ Organisation mon- diale de la santé (OMS). LA SANTÉ UN CAPITAL À PRÉSERVER DOSSIER E n effet, de nombreux pro- blèmes de santé répandus chez nous en Martinique sont en lien avec des déséquilibres alimen- taires : hypertension artérielle, hyper- cholestérolémie, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, hyperuricé- mie, insuffisance rénale, etc. De plus, nous avons près de 60 % des Martiniquais adultes en excès de poids, et environ 25% des enfants. Il est vrai qu’il y a eu une augmentation de l’offre de fast-food ces dernières années et une sédentarité croissante avec l’utilisation des réseaux sociaux comme nouveaux loisirs. Paradoxalement, nous avons tout ce qu’il faut chez nous en Martinique pour manger correctement et composer une assiette équilibrée et colorée : ● Une très grande richesse en fruits locaux regorgeant d’antioxydants afin de nous prémunir contre certaines maladies mentionnées précédemment. On peut citer, par exemple, la papaye, le melon, l’abricot pays, l’orange, la mandarine, la mangue, source de bêta- carotène. ● Une variété de « féculents péyi » tels que l’igname, le ti-nain, la patate douce, le ka-manioc les pois d’angole, les lentilles, les haricots rouges… (dont l’index glycémique est souvent plus bas) meilleurs pour les diabétiques que certains aliments importés comme le riz et la pomme de terre. Attention, veillez à en mettre quand même un seul dans votre assiette pour garder la ligne et éviter la constipation ! ● Des légumes verts locaux pour faciliter notre transit intestinal et nous aider à bien digérer : gombos, cristophines, giraumon, laitue, tomates « bokay », etc. Alors empressons nous d’adopter « la diététique attitude » en cette nouvelle année 2022 pour préserver notre capital santé en mettant davantage d’aliments végétaux dans notre assiette quotidiennement ; sans oublier de boire la seule boisson indispensable de la journée : l’eau ; au moins 1,5 L d’eau par jour et tous les jours. C’est le premier geste diététique-santé par excellence. Il est important aussi que manger reste un plaisir et une joie de partager un bon repas en famille ou entre amis par exemple, après avoir béni ce dernier. Et, ayons en mémoire cette belle expression latine : « Mens sana in corpore sano », Un esprit sain dans un corps sain ! Sylvia Eloidin Consultante-formatrice en diététique Docteur en sociologie de l’alimentation, Spécialisée en éducation alimentaire, prévention et promotion de la sant é■ notre cœur, nos intestins. En arrivant au monde nous respirons ! Alors pratiquons en respirant un air sain, avec ou sans molécules aromatiques, c’est bon pour l’équilibre psycho émotionnel. ➒ Actinologie : soins par le rayonnement solaire (héliothérapie) pour assainir nos maisons, stimuler l’activité de certains de nos organes et par les couleurs (chromothérapie) pour le moral et l’apaisement. Le soleil aide à fabriquer naturellement de la vitamine D pour notre santé, il suffit d’avoir des parties du corps exposés (visage, bras, jambes), de préférence en début et fin de journée. ➓ Magnétothérapie : utilisation des aimants (souvent des alliages métalliques) et du magnétisme naturel (terre, pelouse, arbres, animaux). Objectif : permettre au corps de retrouver ses capacités d’auto- guérison en vibrant sur les bonnes longueurs d’ondes. Des appareils modernes peuvent recréer l’équilibre électromagnétique. Ce que Dieu offre et met à disposition de chacun est inestimable (pas de brevet sur le soleil, la mer, les arbres) ou peu couteux (eau, plantes, charbon, argile, aliments naturels, remèdes maison) aux bien- portants pour conserver la santé et aux malades pour guérir. Ce que Dieu offre est efficace, simple à appliquer au quotidien, et ne doit pas nuire (alimentation, respirations, exercices physiques, soins d’hygiène du corps et des milieux de vie). Ajoutons connaissance, confiance, prière, patience, persévérance. Valentine Odile Cupit, Naturopathe ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 15 Depuis plus de 10  ans, le système de soins en  France est en crise : -  dans  les  hôpitaux    (fermeture  de  lits,  suppression  de  postes,  déficit  de  soignants, de matériel, bâtiments déla- brés, personnel surchargé et mal payé,  revendications peu suivies d’effet), -  et en libéral  (pénurie et vieillissement  des  médecins  généralistes  et  spé- cialistes,  déserts  médicaux,  délais  de  consultations  et  de  prise  en  charge médicale allongés). L a crise sanitaire liée à la pandémie (afflux de patients, hôpitaux saturés, personnel exténué, discours médicaux contradictoires, deuils) a amplifié les difficultés du système de santé, même si elle a aussi prouvé la motivation et le dévouement sans faille des soignants quand l’urgence sanitaire se fait sentir. Cette situation débouche sur la déshumanisation des soins et la démotivation des soignants avec le risque de troubles psycho sociaux (burn-out, démission, voire tentative de suicide.). Les promotions des années 1970 (7000 à 8 000 médecins) partent à la retraite et ne sont pas remplacées, le nombre de médecins formés par promotion étant tombé à 3 000 dans les années 1990 à 2000. Mécaniquement, la situation continuera de se dégrader pendant plusieurs années, malgré l’arrêt du numérus clausus. La Martinique est destinataire des politiques et organisations de santé qui ont réformé de façon régulière le système de santé national. Elle a été confrontée aux mêmes difficultés, avec les mêmes résultats. L’espérance de vie à la naissance est très proche de celle de l’hexagone. Toutefois, la santé de la population est impactée par des facteurs démographiques, sociaux, environnementaux et sanitaires défavorables : ● population générale vieillissante. En 2050, avec 40% de la population âgée de plus de 65 ans, la Martinique sera le territoire le plus âgé de France ; ● contexte socio-économique défavorable avec un taux de chômage 2 fois plus élevé qu’au niveau national, la part des bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU C) est 3 fois supérieure à l’hexagone ; ● sources de pollution (chlordécone, sargasses, brume de sable) augmentant la prévalence des cancers de la prostate, et de l’asthme) ; ● forte prévalence des maladies chroniques : hypertension artérielle (1 adulte sur 2 de plus de 50 ans), diabète de type 2, surpoids (respectivement 10% et 60% des adultes et 30% des enfants) ; ● démographie médicale en souffrance (densité de médecins généralistes libéraux et de spécialistes libéraux ou salariés inférieure à la moyenne nationale, 45% des médecins libéraux ont plus de 60 ans, nombreux médecins hospitaliers quittant le territoire, spécialistes libéraux rencontrant des difficultés dans l’approvisionnement et la maintenance de leur matériel ; ● jeunes médecins aspirant à un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Tous ces éléments réduisent le nombre de journées de consultation et allongent les délais de rendez-vous de consultations. Dr Jacqueline Moetus, Responsable de la Pastorale Santé ■ Le systeme de santé v

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 16 La  famille  fonc- tionne  comme  un  système  régi  par  ses  propres  lois,  qui  définit  la  place  de  chacun  et  les  échanges  entre  ses  membres  dans  un étayage mutuel. Les règles : inhérentes au système, La relation : maintient le système, Le  patient  désigné  :  membre  du  sys- tème dont les symptômes modifient  l’équilibre propre, La maladie : une problématique  qui amplifie l’existant. U n nouvel équilibre sera à trouver, en faisant appel aux capacités de chacun à s’adapter. La famille est une entité indissociable au patient et le soutien des familles fait partie des soins à prodiguer. Une famille émotionnellement stable favorise l’adaptation du patient à la maladie. Il est plus aisé pour le patient de s’inscrire dans une dynamique d’acteur de sa pathologie et de ses soins lorsque l’entourage est harmonieux, disponible pour l’échange, l’expression franche des sentiments associés autour des problématiques vécues. Bien que la maladie soit au centre des préoccupations, le premier contact Patient/Famille/Soignant reste déterminant pour la suite, car il permet l’instauration d’emblée d’une relation de confiance qui sera bénéfique pour le malade et ses proches. L’objectif relationnel est de préserver l’énergie au profit du malade que chacun, à son niveau d’intervention, essaie de mettre au cœur du processus de soins. Pour la famille, l’important est de trouver un espace d’échanges où déposer « le fardeau », à savoir son vécu de la maladie de son proche, la culpabilité qui y est liée, tout ce qui fait souffrance en elle, afin d’apaiser ses craintes et se sentir progressivement accompagnée et accompagnante. Les lieux de répit pour les patients se trouvent à l’Hôpital Clarac, l’Unité de Soins Palliatifs (USP), la Maison d’accueil des patients et des proches et à Trinité : La Valériane. L’intérêt porté aux aidants, aux enfants, aux conjoints moins investis et parfois délaissés, en raison de l’accaparement par le malade, est essentiel en terme de prévention de l’équilibre familial et de la santé physique et psychologique. L’inscription de la famille auprès d’une équipe compétente bienveillante lui permet de s’octroyer, sans culpabilité, des moments de répit ou de recul comme l’aménagement de temps de loisirs ou d’activités, voire s’absenter quelques jours en vacances ou encore, espacer les visites en cas d’hospitalisation. S’occuper de soi lorsque l’on doit s’occuper des autres est donc une nécessité et un gage de bonne santé pour l’aidant familial. Cette attention particulière portée à l’aidant principal ou à la famille, favorise un mieux être du malade et par rebond, aurait un regain sur sa santé. Et sortir du lit, c’est reprendre vie et ces moments de mieux-être adoucissent et apprivoisent la proximité d’un futur sombre à venir ! Maryse Annette Psychologue de la Santé ■ LA SANTÉ UN CAPITAL À PRÉSERVER DOSSIER Les règles : inhérentes au système, La relation : maintient le système, Le  patient  désigné  :  membre  du  sys- tème dont les symptômes modifient  l’équilibre propre, Face à la maladie : et la famille ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 17 L 'éducation thérapeutique du patient : Une solution pour les maladies chroniques Q u’est-ce que L'Éducation Thérapeutique du Patient ou ETP ? Définie pour la première fois en 1998 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’Education Thérapeutique du Patient, appelé aussi ETP, vise à accompagner les personnes atteintes de maladie chronique, et leurs proches. À travers la notion d’éducation, il s’agit de rendre ces personnes capables d’acquérir et de maintenir les ressources et compétences nécessaires pour les aider à gérer de manière optimale leur vie avec la maladie. L’Éducation Thérapeutique du Patient relève de la prévention tertiaire, c’est-à-dire quand la maladie chronique est déjà là. Qu’entend-on par maladie chronique ? Contrairement aux maladies aigues, ce qui caractérise les maladies chroniques est leur longévité, parce qu’on peut les soigner, mais on ne sait pas les guérir : diabète, obésité, hypertension artérielle, asthme, drépanocytose, parkinson, polyarthrite rhumatoïde, myopathie, insuffisance rénale, cancer, endométriose, autisme… Les pathologies chroniques touchent aussi bien l’adulte que l’enfant, et peuvent être de nature physique, psychologique ou cognitive. En France hexagonale et ultra-marine, les maladies chroniques toucheraient plus de 20 millions de personnes et absorberaient près de 65 % des dépenses de la Sécurité Sociale. Les défis des maladies chroniques ne sont pas que sanitaires, ils sont aussi politiques. Depuis la loi « Hôpital Patient Santé Territoire » (HSTP) de 2009, la gestion des programmes d’ETP est confiée aux Agences Régionales de Santé (ARS). L’ARS Martinique indique que le nombre de malades chroniques augmente continuellement. 82 169 personnes bénéficiaient en 2013 d’une prise en charge pour Affection de Longue Durée (ADL), soit environ 20 % de la population. La liste des programmes d’ETP existants, ainsi que les modalités de déclaration de nouveaux programmes sont disponibles sur le site internet de l’ARS Martinique. Parlez-en à votre médecin. L’éducation thérapeutique du patient pour soigner autrement ! L’éducation thérapeutique en groupe ou en individuel est toujours centrée sur la personne malade, et tient compte de tous les aspects de sa vie, mais pas seulement de sa maladie et de son traitement. Pour répondre à cette exigence de prise en charge globale, l’ETP exige que l’équipe pluridisciplinaire (médecin, infirmière, diététicienne, psychologue, kinésithérapeute ou éducateur d'activités physiques…) soit formée et culturellement compétent. En ETP, la relation soignant-soigné se construit sous forme de partenariat, et toutes les décisions de soins résultent d’un consensus en fonction des besoins, attentes et potentiels du patient. Qu’en est-il en Martinique ? L’ETP n’est pas très développée en Martinique. Au 1er janvier 2022, l’ARS ne répertoriait que huit programmes d’ETP autorisés et en cours actuellement. C’est très insuffisant vu l’augmentation du nombre de malades déclarés annuellement, car tous les malades n’y ont pas accès, et surtout ceux qui vivent dans la précarité ou loin des lieux de soins. L’ETP peut aider cette catégorie de la population à mieux vivre avec une pathologie incurable qui nécessite de multiples compétences. Monique Lahely Doctorante à l’Université des Antilles – Laboratoire CRILLASH ■ vise à accompagner les personnes atteintes de maladie chronique, et leurs proches. À travers la notion d’éducation, il personnes atteintes de maladie chronique, et leurs proches. À travers la notion d’éducation, il personnes atteintes de maladie chronique, et s’agit de rendre ces personnes capables d’acquérir et

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 18 ? Question AN TJÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ • Qu’est-ce que le coup de foudre pour toi ? • Est-ce que cela vient de Dieu ? • Que faire pour grandir dans l’amour véritable ? ‘‘ Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ Pour nous, le coup de foudre c'est une résonance d'âme instantanée et inexplicable. C'est ressentir en un instant que l'autre en face est la personne avec qui on est destiné à vivre. Il peut ou non venir de Dieu. S'il s'agit d'une résonance d'âme, de quelque chose de profond, c'est différent d'une simple connexion physique et émotionnelle. Dieu est sans doute à l'origine de la première, mais il peut aussi faire quelque chose de beau avec la deuxième. Justement, nous pensons que l'amour véritable s'établit en Dieu. C'est apprendre à regarder l'autre avec les yeux du Christ. Il s'agit de vouloir pour l'autre ce que Dieu veut pour lui/ elle. Grandir dans l'amour véritable, c'est essayer autant que possible de faire ressentir à l'autre combien Dieu l'aime dans les actes d'amour qu'on lui démontre. Le coup de foudre est le fait d’être émerveillé(e) par ce qu’est l’autre, avec ses qualités et ses défauts. Il vient de Dieu car permet aux deux êtres d’être complémentaires. Pour grandir dans l’amour véritable, il faut toujours être en relation et en connexion avec Dieu afin qu’il fasse avancer les amoureux dans la même direction, malgré les épreuves. Frédéric Mathieu Sanchez (paroisse de la Cathédrale) Le coup de foudre est un phénomène qu'un individu peut expérimenter lors d'une rencontre subite avec une personne inconnue durant laquelle l'attirance est amplifiée par la sensation de surprise liée à la rencontre. Il s’agit d’un évènement qui secoue les personnalités dès les premiers regards. Il est violent et doux à la fois. Il ouvre à la satisfaction immédiate de désirs à tous les niveaux : émotionnels, affectifs et physiques. Parfois recherché, attendu, rêvé, cet évènement peut s’avérer être une expérience dévastatrice. Cet état peut déboucher sur une relation passionnelle, qui s’avère peut-être passager. Malheureusement, nombreux sont ceux qui pensent que le vrai amour doit naître de ce type d’émotions. Il n'en est rien. Bien au contraire, cette relation naissant de ce tumultueux évènement ne fait que transformer l’autre comme celui dont dépend notre bien- être, notre survie. Finalement il devient notre dieu. Il est nécessaire de retrouver le contrôle de soi, de sa personne, d’arriver à s’auto gérer, de prendre du recul sur ce qui est en train de se passer afin de prévoir une manière d’entrer en relation avec l’autre pour bâtir une relation où on apprend à se découvrir, à se connaitre, à s’accepter en vérité, à découvrir l’autre dans sa vraie réalité et non dans des idées et désirs projetés sur lui. Nicole Chésimar Le coup de foudre est brutal. Il s’agit d’une atti- rance envers une autre personne. Il bouleverse notre vie, nos habitudes. Etre bien avec cette personne, aimer échanger avec elle. Le coup de foudre peut avoir des conséquences désastreuses. Après un certain temps, si la relation dure, on peut se dire qu’elle vient de Dieu. Sur le moment on ne sait pas. Et on ne se pose même pas la question. Pour grandir dans l’amour véritable, il faudrait que notre Seigneur puisse être présent dans nos vies. Que l’on vive à travers le Christ. Annette Frédérique (paroisse de Saint Joseph) Olivier et Sael Simasotchi (paroisse de Sainte Thérèse) • Qu’est-ce que le coup de foudre pour toi ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 février 2022 – n° 635 19 Agenda de l’Archevêque Dimanche 13 février : • Réunion avec le Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 15 février : • Conseil presbytéral Mercredi 16 février : • Rencontre avec les confirmands des paroisses de Coridon, Case-Pilote, Saint-Pierre, De Briant, Sainte-Marie, Diamant et Saint-Esprit par visioconférence • 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs Jeudi 17 février : • Cours de Théologie de la spiritualité par visioconférence Vendredi 18 février : • Bénédiction d’une salle paroissiale à la paroisse de Trois- Ilets Du 19 au 20 février : • Week-end des fiancés Dimanche 20 février : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 22 février : • Fête des 40 ans de RSL • 18h : Action de grâce pour les 40 ans de Radio Saint- Louis avec Fabrice Di Falco et Mgr Macaire à la cathédrale Saint-Louis Mercredi 23 février : • 17h30 : Messe d’action de grâce des 40 ans de RSL à Emmaüs • 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs Du 24 au 25 février : • Guadeloupe Jeudi 24 février : • Cours de Théologie de la spiritualité par visioconférence Du 27 février au 06 mars : • Visite à Rome, prédication de retraite Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique. fr Une erreur s'est glissée dans le témoignage de Sr Marie-Paul dans le dossier de la précédente édition du journal.. Lire : " J'étais cheftaine de feu chez les Scouts Unitaires de France (SUF)" (et non "Scouts universitaires"). Merci de votre compréhension. ERRATUM

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