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E g lise
en MARTINIQUE
« Celui-ci est mon F ils,
celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »
N° 637
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
13 MARS 2022
Hommage au père Filopon
Pastorale familiale : Parcours WahouPastorale familiale : Parcours Wahou
Dossier sur la Généalogie
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S ommaire
L
e Carême a débuté le Mercredi des Cendres et ce fut
également, à la demande du pape François, une Journée
de jeûne et de prière pour la paix en Ukraine.
Ce deuxième dimanche de Carême, comme chaque année, nous
propose de méditer la Transfiguration de Jésus. La révélation
de Dieu le Père est pour nous tous d’une importance capitale :
« Celui-ci est mon fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »\
.
Pour ce temps carême, tout est dit. Il n’y a qu’une seule
voix à écouter : celle du Christ. Pendant les semaines à
venir, préparons notre cœur à la fête de sa Résurrection. Les \
tentations nous guettent, mais la Parole de Dieu nous permet de
surmonter l’épreuve de la foi. Faisons des efforts pour changer
de vie, nous tourner vers Dieu, mais également vers nos frères,
par la prière, le partage et le jeûne.
Le Message pour le Carême 2022 du pape François vient
corroborer ce fait. Le Saint-Père nous invite à réfléchir à\
l'exhortation de saint Paul aux Galates: « Ne nous lassons pas
de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons, si nous ne
perdons pas courage. Ainsi donc, lorsque nous en avons l’occasion,
travaillons au bien de tous » (Gal 6, 9-10a).
Il nous est demandé de « mettre en pratique l’appel à faire du
bien envers tous en prenant le temps d’aimer les plus petits et les
sans-défense, les abandonnés et les méprisés, celui qui est \
victime
de discrimination et de marginalisation ».
Le questionnaire de Carême proposé dans la précédente édition
devrait nous aider à vivre cette fraternité et à persévérer en
Eglise, en famille.
Le Service Diocésain de la Pastorale Familiale (SDPF) lance
cette année le Parcours Wahou. Tous les adultes sont concernés.
Ce parcours de formation "vise à guérir la relation avec Dieu,
avec soi-même, et entre les hommes et les femmes" est-il
précisé. De plus amples informations sont données dans l'articl\
e
qui nous est proposé.
De nombreux spécialistes de la généalogie affirment que
connaître ses ancêtres peut aider à comprendre certains
événements de sa propre vie. Ainsi, en s’investissant dans
son histoire de famille, on peut faire le point sur son histoire
personnelle et comprendre qui l’on est.
Notre revue s’est intéressée au sujet et vous propose un dossie\
r
réalisé par une historienne sur la thématique de la généa\
logie.
En quoi cette dernière peut-elle être une réponse dans le
contexte de crise mémorielle, identitaire, transgénérationnelle
et spirituelle que traverse la Martinique aujourd’hui ? Des
éléments de compréhension vous sont apportés dans le dossier\
.
Très bon carême à tous et bon cheminement vers la Grande
Semaine de Pâques !
Justine Lordinot ■
EDITORIAL
AGENDA DE L'EVEQUE 19
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Place de la généalogie
• La généalogie en \bartinique
• Les sources : les types de registres
• Un voculaire codifi é et spécifi que
• La transmission du nom de famille
• L'histoire des arbres généalogiques
• Un témoignage bouleversant
• Le projet pastoral de la paroisse St-Louis
• Les sites internet
• Regard sur… La communauté de l’Emmanuel
• Bèlè Légliz fété \nKarantan Radjo Sen Lwi
• Caravane de l'espoir Prends Soin de Ton couple
• Nous rendons grâce à Dieu pour notre curé : un prêtre exceptionnel
• Parcours Wahou
• Page Jeunes
•
Un grand plongeon dans notre mémoire
deutéronomique
• \bessage du pape François pour le Carême 2022
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Dossier : GÉNÉALOGIE
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EDITORIAL 2
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 3
L
e Pape François utilise une
expression sibylline pour
parler d’un exercice spirituel
salutaire qu’il conseille à chacun
de nous : le retour à la mémoire
deutéronomique de notre existence.
Souvenez-vous : le Deutéronome
c’est un livre de la Bible, à la fin
du Pentateuque (les 5 premiers
livres, socle de toute la révélation
des prophètes). Il retrace différents
événements vécus par les Israélites
depuis leur sortie d'Égypte. C’est
dans le Deutéronome que sont
révélés les dix commandements,
l’épisode du veau d'or, ou encore
le Chema Israël, profession de foi
fondamentale du judaïsme qui est
le principe même de la Révélation
divine.
Que signifie donc cette expression
du pape François ? Pour nous,
collectivement et personnellement, il
s’agit de plonger dans notre mémoire
pour y retrouver les traces de notre
première rencontre avec Dieu. Bien
sûr, tant de choses se sont passées
dans nos vies, tant d’éléments de
la foi sont venus augmenter notre
connaissance, tant d’expériences
religieuses ont marqué nos esprits,
tant de rencontres, d’évènements,
d’habitudes, d’épreuves, de
certitudes ou de doutes, habitent
désormais notre mémoire…
N’en doutons pas, la poussière des
jours s’est accumulée, la simplicité
de la relation avec Dieu s’est
défraîchie. Il est temps de retrouver
une jeunesse renouvelée de notre
lien avec Dieu et dans l’ensemble
de notre vie de foi.
Le plongeon dans la mémoire
deutéronomique, c’est d’abord
aller au désert. Y aller par un acte
courageux personnel et volontaire.
Nous allons au désert comme Israël,
pour fuir l’esclavage de l’Egypte,
comme Jésus pour affronter
nos démons : en un mot pour
expérimenter la grande liberté. C’est
une épreuve : le diable y est présent,
« allant et venant, à la recherche de
sa proie » (1P 5,8). Au désert, Israël
succomba au veau d’or et le Christ
lui-même fut tenté. Il faudra « résister
avec la force de la foi » (1P 5,9) ! Cela
fait, nous pourrons alors « être servi
par les anges » (Mc 1,13). La mémoire
deutéronomique c’est l’expérience
de ne vivre que de Dieu, de Son
Amour, de Sa Providence, de L’aimer,
Lui en premier et d’être aimé(e) par
Lui comme un être unique.
Le plongeon dans la mémoire
deutéronomique, c’est se mettre
radicalement à l’écoute de la Parole
de Dieu… et d’elle seule. Ne pas
laisser les musiques du monde et
des faux dieux se mélanger dans
nos oreilles et dans nos âmes à
l’Unique Verbe de Dieu. « Ecoute
Israël, le Seigneur ton Dieu est
Unique » (Dt 6,4) dit la Parole. Il sera
difficile par ces temps de COVID,
de guerre, d’élection présidentielle
et de que sais-je encore de ne se
mettre qu’à l’écoute de la Parole
de Dieu. Et pourtant… et pourtant,
que faire d’autre, sinon de se laisser
pourrir par la panique sociale que
le démon cherche à créer pour
perdre les âmes ? « Que votre cœur
ne se trouble pas » (Jn 14,1) nous dira
Jésus, à la veille de Sa passion. La
mémoire deutéronomique, c’est se
laisser conduire au désert par Celui
qui parle à notre cœur (Os 2,16),
se laisser réconcilier. C’est refaire
alliance avec soi-même et surtout
avec Dieu.
Le plongeon dans notre mémoire
deutéronomique est aussi une
expérience communautaire. C’est
le peuple qui va au désert. On
s’entraîne et s’encourage les uns
les autres. Le Christ Lui-même n’y
est pas allé isolé, mais le premier…
c’est-à-dire, pour nous entraîner à
Sa suite. C’est tout un peuple qui
reçoit la loi d’Amour et se découvre
fils et fille d’un même père, vivant
sous une même loi, marchant sur
un même chemin vers le salut. Et
vers la Pâque !
Alors faisons silence… recueillons-
nous… et plongeons dans la
mémoire de notre toute première
rencontre…. Au fait « plongeon » …
ça veut dire « baptême » !
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Un grand plongeon dans
notre
mémoire deutéronomique
\bOT DE L’ÉVÊQUE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 4
EGLISE UNIVERSELLE
C
hers frères et sœurs,
Le Carême est un temps propice
de renouveau personnel et
communautaire qui nous conduit à la
Pâque de Jésus-Christ mort et ressuscité.
Pendant le chemin de Carême
2022, il nous sera bon de réfléchir à
l’exhortation de saint Paul aux Galates :
« Ne nous lassons pas de faire le bien,
car le moment venu, nous récolterons
si nous ne perdons pas courage. Ainsi
donc, lorsque nous en avons l’occasion
(chairós), travaillons au bien de tous ».
1.
Semailles et récolte. Dans
ce passage, l’Apôtre évoque
l’image des semailles et de la récolte,
si chère à Jésus. Saint Paul nous parle
d’un chairos : un temps propice pour
semer le bien en vue d’une récolte.
Quelle est cette période favorable
pour nous ? Le Carême l’est, certes,
mais toute l’existence terrestre l’est
aussi, et le Carême en est de quelque
manière une image. Dans notre vie, la
cupidité et l’orgueil, le désir de posséder,
d’accumuler et de consommer prévalent
trop souvent, comme le montre
l’homme insensé dans la parabole
évangélique, lui qui considérait sa vie
sûre et heureuse grâce à la grande
récolte amassée dans ses greniers. Le
Carême nous invite à la conversion, au
changement de mentalité, pour que la
vie ait sa vérité et sa beauté non pas tant
dans la possession que dans le don, non
pas tant dans l’accumulation que dans
la semence du bien et dans le partage.
Le premier agriculteur est Dieu lui-
même, qui généreusement « continue
de répandre des semences de bien
dans l’humanité ». Pendant le Carême,
nous sommes appelés à répondre au
don de Dieu en accueillant sa Parole
« vivante et énergique ». L’écoute
assidue de la Parole de Dieu fait mûrir
une docilité prête à son action qui rend
notre vie féconde. Si cela nous réjouit
déjà, plus grand encore est cependant
l’appel à être « des collaborateurs de
Dieu », en tirant parti du temps présent
pour semer nous aussi en faisant du
bien. Cet appel à semer le bien ne doit
pas être considéré comme un fardeau,
mais comme une grâce par laquelle le
Créateur nous veut activement unis à
sa féconde magnanimité.
Et la récolte ? Ne sème-t-on pas en vue
de la récolte ? Bien sûr. Le lien étroit
entre les semailles et la récolte est
réaffirmé par saint Paul lui-même, qui
affirme : « À semer trop peu, on récolte
trop peu ; à semer largement, on récolte
largement ». Mais de quelle moisson
s’agit-il ? Un premier fruit du bien semé
se retrouve en nous-mêmes et dans
nos relations quotidiennes, jusque
dans les plus petits gestes de bonté.
En Dieu, aucun acte d’amour, si petit
soit-il, et aucune “fatigue généreuse”
ne sont perdus. De même que l’arbre
se reconnaît à ses fruits, de même la
vie remplie de bonnes œuvres est
lumineuse et apporte au monde le
parfum du Christ. Servir Dieu, sans
péché, fait récolter des fruits de sainteté
pour le salut de tous.
En réalité, il ne nous est permis de
voir qu’une petite partie du fruit de
ce que nous semons puisque, selon
le proverbe évangélique, « l’un sème,
l’autre moissonne ». C’est précisément
en semant pour le bien d’autrui que
nous participons à la magnanimité
de Dieu : « Il y a une grande noblesse
dans le fait d’être capable d’initier des
processus dont les fruits seront recueillis
par d’autres, en mettant son espérance
dans les forces secrètes du bien qui est
semé». Semer le bien pour les autres
nous libère de la logique étroite du gain
personnel et confère à nos actions le
large souffle de la gratuité, en nous
insérant dans l’horizon merveilleux des
desseins bienveillants de Dieu.
La Parole de Dieu élargit et élève notre
regard encore plus, elle nous annonce
que la véritable moisson est la moisson
eschatologique, celle du dernier jour,
du jour sans coucher du soleil. Le fruit
accompli de notre vie et de nos actions
est le « fruit pour la vie éternelle » qui
sera notre « trésor dans les cieux ». Jésus
lui-même utilise l’image du grain qui
meurt en terre et porte du fruit pour
exprimer le mystère de sa mort et de sa
résurrection ; et saint Paul la reprend
pour parler de la résurrection de notre
corps : « Ce qui est semé périssable
ressuscite impérissable ; ce qui est semé
sans honneur ressuscite dans la gloire ;
Message du pape
François pour le
Carême 2022
Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu,
nous récolterons, si nous ne perdons pas courage. Ainsi donc,
lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous »
(Gal 6, 9-10a)
Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu,
nous récolterons, si nous ne perdons pas courage. Ainsi donc,
lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous » ‘‘ (Gal 6, 9-10a)
‘‘
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 5
ce qui est semé faible ressuscite dans
la puissance ; ce qui est semé corps
physique ressuscite corps spirituel ».
Cet espoir est la grande lumière que le
Christ ressuscité apporte dans le monde :
« Si nous avons mis notre espoir dans
le Christ pour cette vie seulement, nous
sommes les plus à plaindre de tous
les hommes. Mais non ! Le Christ est
ressuscité d’entre les morts, lui, premier
ressuscité parmi ceux qui se sont
endormis », de sorte que ceux qui sont
intimement unis à lui dans l’amour, « par
une mort qui ressemble à la sienne »,
soient aussi unis dans sa résurrection
pour la vie éternelle : « Alors les justes
resplendiront comme le soleil dans le
royaume de leur Père ».
2 .
« Ne nous lassons pas de
faire le bien ». La résurrection
du Christ anime les espoirs sur terre de la
« grande espérance » de la vie éternelle
et introduit déjà le germe du salut dans le
temps présent. Face à l’amère déception
de tant de rêves brisés, face à l’inquiétude
devant les défis qui nous attendent, face
au découragement dû à la pauvreté de
nos moyens, la tentation est de se replier
sur son propre égoïsme individualiste
et de se réfugier dans l’indifférence aux
souffrances des autres.
En effet, même les meilleures ressources
sont limitées : « Les garçons se fatiguent,
se lassent, et les jeunes gens ne cessent
de trébucher », mais Dieu « rend des
forces à l’homme fatigué, il augmente
la vigueur de celui qui est faible. (…)
Ceux qui mettent leur espérance dans le
Seigneur trouvent des forces nouvelles ;
ils déploient comme des ailes d’aigles, ils
courent sans se lasser, ils marchent sans
se fatiguer ». Le Carême nous appelle
à placer notre foi et notre espérance
dans le Seigneur, car c’est seulement
avec le regard fixé sur Jésus-Christ
ressuscité que nous pouvons accueillir
l’exhortation de l’Apôtre : « Ne nous
lassons pas de faire le bien ».
Ne nous lassons pas de prier. Jésus a
enseigné qu’il faut « toujours prier sans
se décourager ». Nous devons prier
parce que nous avons besoin de Dieu. Se suffire à soi-même est une illusion
dangereuse. Si la pandémie nous a
fait toucher du doigt notre fragilité
personnelle et sociale, que ce Carême
nous permette d’expérimenter le
réconfort de la foi en Dieu sans laquelle
nous ne pouvons pas tenir. Personne ne
se sauve tout seul, car nous sommes tous
dans la même barque dans les tempêtes
de l’histoire. Mais surtout, personne n’est
sauvé sans Dieu, car seul le mystère
pascal de Jésus-Christ donne la victoire
sur les eaux sombres de la mort. La foi
ne nous dispense pas des tribulations de
la vie, mais elle permet de les traverser
unis à Dieu dans le Christ, avec la grande
espérance qui ne déçoit pas et dont le
gage est l’amour que Dieu a répandu
dans nos cœurs par l’Esprit Saint.
Ne nous lassons pas d’éliminer le mal de
notre vie. Que le jeûne corporel auquel
nous appelle le Carême fortifie notre
esprit pour lutter contre le péché. Ne
nous lassons pas de demander pardon
dans le sacrement de la pénitence et de
la réconciliation, sachant que Dieu ne se
lasse pas. Ne nous lassons pas de lutter
contre la concupiscence, cette fragilité
qui nous pousse à l’égoïsme et à tout mal,
trouvant au fil des siècles diverses voies
permettant de plonger l’homme dans le
péché. L’une de ces voies est le risque
d’addiction aux médias numériques,
qui appauvrit les relations humaines.
Le Carême est un temps propice pour
contrer ces écueils et cultiver plutôt une
communication humaine plus intégrale,
faite de « vraies rencontres », face à face.
Ne nous lassons pas de faire le bien
dans la charité concrète envers notre
prochain. Au cours de ce Carême,
pratiquons l’aumône avec joie. Dieu
« fournit la semence au semeur et le
pain pour la nourriture », pourvoit à
chacun d’entre nous, non seulement
pour que nous puissions avoir à manger,
mais aussi pour que nous puissions faire
preuve de générosité en faisant du bien
aux autres. S’il est vrai que toute notre
vie est un temps pour semer le bien,
profitons particulièrement de ce Carême
pour prendre soin de nos proches, pour
nous rendre proches de ces frères et
sœurs blessés sur le chemin de la vie.
Le Carême est un temps propice pour
rechercher, et non éviter, ceux qui sont
dans le besoin ; appeler, et non ignorer,
ceux qui désirent l’écoute et une bonne
parole ; visiter, et non abandonner, ceux
qui souffrent de la solitude. Mettons en
pratique l’appel à faire du bien envers
tous en prenant le temps d’aimer les
plus petits et les sans défense, les
abandonnés et les méprisés, celui qui
est victime de discrimination et de
marginalisation.
3.
« Nous récolterons si nous
ne perdons pas coura\be ».
Le Carême nous rappelle chaque
année que « le bien, comme l’amour
également, la justice et la solidarité ne
s’obtiennent pas une fois pour toutes ;
il faut les conquérir chaque jour ».
Demandons donc à Dieu la patiente
constance du cultivateur pour ne pas
renoncer à faire le bien, pas à pas. Que
celui qui tombe tende la main au Père
qui relève toujours. Que celui qui s’est
perdu, trompé par les séductions du
malin, ne tarde pas à retourner à lui
qui « est riche en pardon ». En ce temps
de conversion, trouvant appui dans la
grâce de Dieu et dans la communion de
l’Église, ne nous lassons pas de semer
le bien. Le jeûne prépare le terrain, la
prière l’irrigue, la charité le féconde.
Nous avons la certitude dans la foi que
« nous récolterons si nous ne perdons
pas courage » et que, avec le don de
la persévérance, nous obtiendrons les
biens promis pour notre propre salut
et celui des autres. Pratiquant l’amour
fraternel envers tous, nous sommes
unis au Christ, qui a donné sa vie pour
nous et nous goûtons d’avance la joie
du Royaume des Cieux, quand Dieu sera
« tout en tous ».
Que la Vierge Marie, du sein de laquelle
a germé le Sauveur, et qui gardait toutes
les choses « et les méditait dans son
cœur », nous obtienne le don de la
patience et nous soit proche par sa
présence maternelle, afin que ce temps
de conversion porte des fruits de salut
éternel.
Pape François ■
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Dimanche 13 mars 2\b22
la P arole Dominicale
2 ème dimanche de Carême - Année C
Introduction : Prière
En ce deuxième dimanche de Carême,
Jésus nous fait entrevoir la Gloire du Ciel et
la Splendeur de la communion avec Dieu.
Oh ! Saint Esprit, élève notre cœur de ses
lourdeurs existentielles afin qu’il puisse
contempler le Visage de Jésus et se laisser
séduire par sa Beauté et son Amour.
Réflexion
« Pendant qu’il priait, l’aspect de son
visage devint autre, et son vêtement devint
d’une blancheur éblouissante » (Jn.9,29).
Pourquoi ces transformations de Jésus ?
Ces transformations révèlent aux disciples
choisis et à chacun(e) de nous, la Gloire de
Jésus. Il est Dieu. La transfiguration nous
permet déjà d’entrevoir le corps glorieux
du Christ dans la gloire de sa Résurrection.
C’est un bout du Ciel qui nous montre la
clarté dont resplendira l’Église céleste.
Celui avec qui nous allons dans le désert,
n’est pas n’importe qui. C’est Dieu, le Seul
qui nous garantit et nous assure l’Éternité
bienheureuse. Il suffit de Le choisir et de
Lui faire confiance.
Jésus amène les disciples dans cette gloire,
pour les préparer à surmonter le scandale
de la croix. Car sa Gloire sera aussi la nôtre
désormais. Il suffira de se laisser plonger dans
le mystère de sa Passion-Mort-Résurrection.
Aujourd’hui, ce sont les sacrements qui nous
font gravir la montagne de la Transfiguration.
Le baptême nous fait devenir fils et fille bien-
aimés de Dieu. La Sainte Eucharistie reçue
avec pureté de cœur, nous illumine et nous
divinise et ainsi de suite.
Aujourd’hui, nous partageons le privilège
de Pierre, Jean et Jacques chaque fois que
nous « montons prier ».
Je vous le dis en vérité : parmi ceux qui sont
ici présents, certains ne connaîtront pas la
mort avant d’avoir vu le règne de Dieu. »
Environ huit jours après avoir prononcé
ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean
et Jacques, et il gravit la montagne pour
prier (Lc 9,27-28).
C’est vrai que c’est une grande grâce
et un privilège pour Pierre, Jean et
Jacques. En dehors de la montagne de
la Transfiguration, nous les retrouvons
encore avec Jésus chez Jaïre (Mc, 5,37 : Il
ne laissa personne l’accompagner, sauf
Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques)
et à Gethsémani dans l’évangile de Marc :
« Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques
et Jean, et commence à ressentir frayeur
et angoisse » (Mc.14,33)
Je suis certain que l’amour du Christ n’est
pas discriminatoire et que son choix se
justifie. Jésus aime tout le monde et
donne les mêmes chances à tous. Mais
selon nos différentes missions, il nous
donne les talents idoines et l’initiation
adéquate. Le fait de suivre Jésus dans
ces moments théophaniques préparent
ces trois disciples à leurs témoignages
respectifs :
• Jacques, pour Gouverner le Collège des
apôtres à Jérusalem afin de les garder
dans l’Espérance.
• Jean, le disciple que Jésus aimait (Jn
13,23), pour nous Sanctifier dans la
révélation du cœur même de l’Amour
(Charité) de Dieu.
• Et Pierre, l’homme de Foi sur qui Jésus
bâtit son Église (Mt 16,18) pour lui
Enseigner le chemin du Royaume.
Ainsi, ces trois disciples pourraient
représenter plus spécifiquement :
Primo : les trois vertus théologales : la
Foi, l’Espérance et la Charité.
Secundo : les trois fonctions des Apôtres :
Enseigner, Gouverner, Sanctifier.
L’adoration du Saint-Sacrement
nous maintient dans la grâce de la
Transfiguration
D'abord, la contemplation de la gloire
de Dieu nous permet de l’admirer et de
chercher à lui ressembler. Ensuite, son
visage illuminé fait aussi briller le nôtre et
le purifie. De sorte que notre regard puisse
refléter le sien. Et à force de le regarder et
de nous exposer devant lui, nous finissons
par devenir le reflet du Christ et le miroir
de sa Présence dans notre monde. C’est
alors que notre nom de chrétien(e) prend
tout son sens.
Je dialogue avec Jésus
Jésus mon ami, je te présente mon visage
souvent terni et attristé par mes peurs,
mes angoisses et mes péchés afin que tu
le transfigures en un visage de ressuscité,
diffusant la joie et la sérénité de ton
Évangile.
Résolution
Je choisis de te regarder plus souvent dans
le Très Saint-Sacrement pour te dire ma
confiance et pour te laisser m’ausculter
par le scanner de ton Amour et me guérir
de tous mes maux.
Que ton visage brille le plus souvent à
travers le mien. Amen !
Père Sosthène Godjo,
Curé des Terres-Sainville ■
Genèse 15,5-12.17-\m18 • Psaume 26(27) • Ph\bl\m\bpp\bens 3,17-4, 1 \m• Luc 9,28b-36
LITURGIE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 7
Pou karantan Rad\bo Sen Lw\b, Bèlè Légl\bz ofè kado’y : an louanj bèlè ép\b an kont. Sa fèt
d\bmanch 20 févw\byé Légl\bz Emay\bs
1.
C
e moment festif et priant a débuté
par l’entrée en procession
des équipes Bèlè Légliz du
diocèse : Lamentin, Josseaud, Trois-Ilets,
Anses-d'Arlet, Basse-Pointe/Lorrain,
encouragées par l’équipe du Vauclin
nouvellement montée.
Après une entrée solennelle avec le chant
Manmay-la annou doubout interprété
par Jason, le père Pierre Henderson,
Aumônier de Bèlè Légliz, a pris alors la
parole pour évoquer la personnalité de
père Gaston Jean-Michel et la naissance
du « bébé » Radio Saint-Louis, dans les
douleurs de l’enfantement : « An radio
ki ja wè twa évèk épi anlo labé !
2». Le
rôle de cette radio dans l’évangélisation
du peuple de Martinique est indéniable
et bon nombre de conversions sont à
signaler. « Nou ka rimèsié Bondjé pou labé
tala ki té ka viv kon an Sen 3», a encore
ajouté l’aumônier du mouvement.
Après la prière du « Papa nou », un
chant à l’Esprit-Saint, un chant à Marie,
deux compositions spécialement écrites
pour l’événement ont été interprétées :
« Bondjé, sé baw nou ka travay (écrit
et interprété par Alain) ! Gadé ! Bouch
nou toujou vlopé, mé pèsònn pé ké fè
nou pé, pas jòdi a, sé an jou pou chanté
(composition de l’équipe du Lamentin) 5».
La Responsable de la Communication
est intervenue pour situer les origines
du bèlè et du créole, héritage de nos
ancêtres délivrés du joug de l’esclavage.
Bèlè Légliz utilise le créole pour honorer
les ancêtres, louer Dieu, proclamer ses
merveilles et évangéliser.
Twa fwa bèl kont a commencé par un
retentissant et long « Yééééééééééé
krik » de la « kontèz » Eve-Lyne, suivi
d’un « Yééééééééééé krak aussi tonique
de l’assemblée.
Stella, Laura, Sarita, Clémire, Léa et Fred
ont conduit la
louange jusqu’au
ciel. Celle-ci s’est
achevée par un
atterrissage en
douceur sur le
Cœur Sacré de
Jésus. Dansèz
(Virginie et
Léa), Tanbouyé (K’zo, Patrick et Jason),
Tibwatè (Alain), la Vwa douvan, la Vwa
dèyè, ont donné le meilleur d’eux-mêmes
pour honorer cet anniversaire.
Chanté toujou, chanté ankò : « Mèsi
Monpè Gaston ! » 6
Léa Joly ■
VIE DU DIOCÈSE
Bèlè Légliz fété Karantan
Radjo Sen Lwi
« Bondjé, sé baw nou ka travay (écrit
1 Pour les 40 ans de Radio Saint-Louis, Bèlè Légliz
a offert son cadeau : une louange et un conte.
Cela s’est passé le dimanche 20 février à l’église
Emmaüs.
2 Une radio qui a vu passer 3 évêques et beaucoup
de prêtres.
3 Nous remercions Dieu pour ce prêtre qui vivait
comme un saint.
4 Mon Dieu, c’est pour toi que nous travaillons.5 Regardez ! nous avons la bouche toujours
couverte, mais personne ne nous fera taire, parce
qu’aujourd’hui est un jour pour chanter.
6 Chantons, toujours, chantons encore : Merci père
Gaston !
du 13 mars 2022 – n° 637du 13 mars 2022 – n° 637 7 du 13 mars 2022 – n° 637 7
atterrissage en
douceur sur le
Cœur Sacré de
Jésus. Dansèz
(Virginie et
Stella, Laura, Sarita, Clémire, Léa et Fred
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 8 du 13 mars 2022 – n° 637
Ce fut pour nous deux, un après-midi riche-
ment béni, et plein de bonheur et de joie. Quelle merveille de voir
le nombre important de couples présents. Nous n’avons pas été déç\
us ;
retenons notamment le sketch présenté dès le début, les enseignements
successifs donnés par le frère Bruneau, puis le père Eddy, mettant en
évidence que le couple est fondé sur l’Amour vrai, qui ne peut être vécu
que si la femme et l’homme laissent « toute la place » à J\
ésus. Retenons
aussi cette spontanéité avec laquelle les couples présents se s\
ont avancés
en réponse à l’invitation des deux intervenants pour recevoir « l’effusion
de l’Esprit Saint ». Pour prendre soin du couple, il nous paraît essentiel
d’avoir une fréquentation régulière de la Parole de Dieu, la pratique
quotidienne de notre prière conjugale, de vivre la grâce d’une par-
ticipation quasiment quotidienne de l’Eucharistie et de chercher en permanence le consensus pour les décisions sérieuses à prendre. Il est important d’ajouter que la vie en Couple exige d’être en Vérité, et, ainsi notamment, nous pouvons éviter d’avoir à nous demander pardon. Merci encore pour ce temps que vous nous avez permis de vivre.
Lors de ce temps de couple proposé par la
Caravane de l'Espoir, nous avons fait l'expérience d'un moment intense où nous avons réellement senti la présence
de Dieu. La louange, le sketch et les enseignements nous ont vrai-
ment nourris, éclairés et édifiés. Ces instants sont nécessaires pour
être fortifiés et guidés dans notre vocation de couple marié. Nous
avons vécu cela comme un véritable appel à un recentrage sur
l'essentiel, c'est-à-dire le Christ, qui est le ciment de notre couple,
la structure même de notre famille. Dans un monde où nous
sommes pris par nos multiples occupations, il est important
de s'occuper du couple et de refaire le plein de carburant
(celui-là, il est gratuit !) pour avancer sur le seul et vrai chemin, celui de la vie éternelle. Nous en ressortons grandis et encore plus unis
avec l'assurance d'avoir un Père
au Ciel qui nous aime et
qui prend soin de nous.
VIE DU DIOCÈSE
Caravane de l’Espoir
Ce d\bmanche 13 Févr\ber 2022, ve\blle de la Sa\bnt Valent\bn, les membres de
la Caravane de l'Espo\br ont organ\bsé la seconde éd\bt\bon de « Prends So\bn
de ton Couple ». Plus d’une centa\bne de couples ont fa\bt le déplacement
af\bn de se ressourcer et partager un moment de bo\mnheur.
A
l’origine, “Prends soin de ton
couple” était un temps adressé
aux couples de la Caravane de
l’Espoir. Car en effet, chaque année les
membres de l’association partent en
mission dans différentes communes
de l’île et c’est en famille que ces
différents temps sont vécus. Il nous
semblait indispensable de créer des
moments de qualité en couple. Devant
les bienfaits de ces rencontres, nous
avons décidé d’ouvrir ces temps au
grand public. C’est ainsi qu’en octobre
2021, nous avons proposé ce temps
de ressourcement spirituel réservé
aux couples. Et à notre grande surprise,
les couples sont repartis totalement
conquis. Nous ne pouvons nier la souffrance que vivent certains couples.
Parfois, derrière les grands sourires se
cachent de grandes tribulations avec
parfois même un désir de séparation.
Notre objectif premier était de
permettre au Seigneur de restaurer
la confiance perdue au sein de ces
couples en lui redonnant la première
place, mais également de fournir à
ces couples les armes nécessaires et
indispensables pour faire face aux
difficultés qu’ils peuvent rencontrer.
Nous nous trompons souvent
de combat. Le film “War Room”
(que beaucoup d’entre nous ont
certainement eu l’occasion de regarder)
en fait allusion. Nous combattons des
êtres de chair, or le vrai combat est
spirituel et nous finissons par nous
détruire mutuellement. Souvent, nous
oublions que l’ennemi de nos âmes
rôde et que sa cible est clairement
identifiée : le couple et la famille. Il
détruit, il égorge, il ment. Le père Eddy
Ertus et le frère Bruneau Faustin nous
ont rappelé l’hymne à l’Amour de
l’apôtre Paul « l’amour prend patience,
l’amour rend service, l’amour ne jalouse
pas, ne se vante pas, ne se gonfle pas
d’orgueil…. » (1 Co 13). C’est cet amour
que Dieu veut nous faire vivre, un
amour qui ne s’achète pas, mais pour
le vivre il est important d’épouser Jésus,
et cela, peu importe notre vocation.
Signe d'Espérance … Ils témoignent !
Prends Soin de Ton Couple
Henri &
Viviane
Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la Lors de ce temps de couple proposé par la
Dimitri
& Kate
Prends Soin de Ton Couple
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 9
En tant que responsables de la Fraternité
Cana, nous avons été invités par la Caravane de l’Espoir. Nous
pensions venir pour transmettre une information aux couples présents,
mais le Seigneur nous attendait aussi pour notre couple ! Les chants et
les exhortations nous ont portés tout au long de l’après-midi et nou\
s ont
permis de vivre un moment de douce complicité entre nous et Notre Seigneur.
Fonder une famille et vivre en famille d’une manière harmonieuse, on en
rêve tous, mais c’est souvent bien difficile… Au quotidien, nous essayons
de programmer des moments pour dialoguer, prendre des temps de
qualité et surtout de prier en couple. Nous avons goûté et expérimenté cette recette lors de la Semaine CANA que nous avons vécue en 2013.
CANA accueille ceux et celles qui veulent approfondir leur relation
de couple, qui se questionnent sur un engagement futur, qui désirent être accompagnés dans leur mission de parents, ou qui sont engagés dans une nouvelle union après un divorce. Cette Semaine vous attend du 18 au 24 juillet 2022. Alors, inscrivez-vous ! https://
caraibes.chemin-neuf.org/proposition/
semaine-cana-martinique/
Nous rendons grâce à Dieu pour notre curé :
un prêtre exceptionnel
C
’est avec une immense joie que
nous, les fidèles de la paroisse
d’Ajoupa-Bouillon, avons
accueilli le père Paul Rosemond
François d’origine Haïtienne, le 1 er
septembre 2020, au sein de notre
communauté.
C’est aussi avec la même joie qu’il a
appris à nous connaitre.
Très discret et très soucieux du bon
fonctionnement de la communauté,
nous avons compris que le père
François est déjà un prêtre dévoué à
sa nouvelle paroisse.
Il nous transmet tout son savoir à
travers les homélies et les textes
bibliques religieusement expliqués.
• L’Eucharistie :
Lors de la préparation de la table
d’Autel, nous sommes animés d’une
grande émotion les yeux fixés sur
l’autel, « Amen le Christ est vivant ».
Ses prières devant le tabernacle et
l’exposition du Saint Sacrement sur
l’Autel restent pour nous des moments
très privilégiés avec le Christ.
Les grandes fêtes liturgiques sont très
diversifiées et incroyablement fortes,
les unes que les autres.
• Personnes âgées :
Le père François n’hésite pas à
sillonner les quartiers pour aller à
la rencontre des personnes âgées et
malades, mission généreusement
accomplie, celles-ci reçoivent
l’E ucharistie et les personnes en
phase agonisante pour l’imposition
de l’onction des malades.
Pour finir, nous apprécions l’honnêteté
de son humour qui est très présent et
aussi ses petites blagues qui nous font
sourire et nous mettent dans la joie.
• Loisirs :
La grande passion du père François :
le jardinage.
Heureux d’être dans son jardin placé à
proximité de l’église et du presbytère,
jardin entouré d’un parterre de plantes
très colorées. On y trouve aussi des
arbres fruitiers, des légumes pays.
Après une belle récolte de giraumons,
le père François a invité ses paroissiens
à un moment de partage autour d’une
table avec une soupe de giraumon,
intitulé « soupe populaire ». Cette
soupe a été servie le samedi 26 février
dernier, à l’issue de la messe de 17h.
Bel exemple de partage, gloire à Dieu,
merci Seigneur, merci à père François.
Un groupe de paroissiens
de l’Ajoupa-Bouillon
■
Nous remercions nos partenaires
« Les Trésors d'As » et « Une pincée de
cannelle » que vous pourrez retrouver via
les réseaux sociaux Facebook et Instagram.
Retrouvez la Caravane de l'Espoir sur
Facebook, Instagram & Youtube
Pour toute demande d'information liée à
nos événements, infoline au 0696 707 997.
Fabre &
Isabelle
Nous remercions nos partenaires
« Une pincée de
que vous pourrez retrouver via
Retrouvez la Caravane de l'Espoir sur
Pour toute demande d'information liée à
nos événements, infoline au 0696 707 997.
Les dimanches de Carême Les dimanches de Carême
• • 13 mars 2022, de 15h à 18h :
Paroisse de Sainte-Anne
• 20 mars 2022, de 15h à 18h :
Paroisse Saint Jean-Baptiste de Rivière-Salée
• 27 mars 2022, de 14h à 18h :
Paroisse Saint-Michel du François
• 03 avril 2022, de 15h à 18h :
Paroisse Saint-Laurent du Lamentin
• 10 avril 2022, 14h à 18h :
Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Sainte-Marie
Prochains Temps Forts de la Caravane :
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 10
Un émerveillement pour les Hommes et les Femmes de notre temps
;Wahou !
LA RÉVOLUTION DU 3 È\bE \bILLÉNAIRE :
Sous l’\bmpuls\bon du Serv\bce D\bocésa\bn de la Pastorale Fam\bl\bale (SDPF), c’est une vér\btable
révolut\bon qu\b s’organ\bse sur le d\bocèse avec le lancement cette année 2022 des Parcours
Wahou. Proposé à tous les adultes, \bl \bnv\bte à changer totalement de regard sur l’amour
huma\bn, sur la sexual\bté huma\bne, sur notre corps et répond aux quest\bons fondamentales
que nous nous poso\mns sur le sens de la v\be.
Pour trouver le chem\bn du bonheur et du salut, \bl nous engage à contempler le Beau projet
de D\beu pour l’amour huma\bn, selon la Théolog\be du Corps de sa\m\bnt Jean-Paul II.
Parcours Wahou
P
ourquoi parler de révolution ?
L’expression « Révolution du 3 ème
millénaire » à propos de la T héologie
du Corps vient de George Weigel, le
biographe de Jean-Paul II
« La Théologie du Corps est l’une des
évolutions théologiques les plus
importantes depuis des siècles. Ces 129
catéchèses, prises ensemble, constituent
une sorte de bombe à retardement
théologique dont la détonation aura des
conséquences exceptionnelles au cours
du troisième millénaire de l’Eglise. »
On peut parler de révolution car le
regard posé sur l’humanité par saint Jean
Paul II est totalement à contrecourant
de la pensée dominante du monde sur
l’homme et la femme. Le corps humain est
davantage vu comme un matériau dont
on peut user à sa guise et non comme
un don de Dieu, qui témoigne de l’amour
de Dieu.
Pour les participants au parcours, il y a un
avant et un après. La question qui revient
souvent est : « Pourquoi on ne nous a pas
dit cela plus tôt ? ».
C’est aussi une révolution, car pour
transmettre ce cadeau aux hommes et
aux femmes de notre temps, il importe
que tous les agents pastoraux en service
sur le diocèse soient d’abord évangélisés
et formés à la T héologie du Corps. C’est
la raison du lancement de cette action de
formation au Parcours Wahou.
Pourquoi cette démarche et en
quoi consiste-elle ?
Les familles à accompagner évoluent
dans un contexte de grandes mutations
marqué par des crises nombreuses
et profondes : sociétale, politique,
économique, environnementale,
sanitaire, morale et spirituel.
Dans ce temps de changement et de
mutation, l’Église est engagée par le
Seigneur à être courageuse et forte
précisément dans la protection des
faibles, dans le soin des blessures des
pères et des mères, des enfants et des
frères, c’est elle qui apporte l’espérance.
Il s’agit pour la Pastorale Familiale de
mettre à profit cette période pour aider
à changer de regard et proposer un
nouvel horizon, celui de Jésus-Christ qui
renouvelle, restaure, guéri et sauve : les
hommes et les femmes, les couples, les
familles, et donc la société.
Au chapitre 8 d’Amoris Laetitia, le pape
François invite la Pastorale Familiale à
mettre en place une Pastorale renouvelée,
à soigner les familles blessées. Il propose
une vision en 3 axes : Accompagner, Discerner, Intégrer. Avec l’éclairage
d’Amoris Laetitia et conformément aux
orientations de CAP 2025, former les
acteurs du diocèse et vivre les 5 Essentiels,
le SDPF propose pour accompagner les
familles blessées, la Révolution du 3 ème
Millénaire : Vivre le Parcours Wahou !
Le Parcours Wahou est un parcours de
formation proposé pour transmettre au
plus grand nombre le Beau projet de Dieu
pour l’amour humain, pour la sexualité
humaine, pour notre corps, selon la
Théologie du Corps de St-Jean-Paul II.
Il vise à guérir la relation avec Dieu,
avec soi-même, entre les hommes et les
femmes, Il est pour tout adulte, quelle
que soit sa situation de vie : célibataires,
couples (mariés ou non), consacrés,
séparés/divorcés, veufs.
Cette action de formation est destinée
dans un premier temps à tous acteurs du
diocèse pour les préparer à transmettre
Wahou aux fidèles. Il s’agit principalement
des acteurs de la Pastorale Familiale
Diocésaine, ainsi que les acteurs des 11
autres grandes Pastorales.
Quelle organisation pour déployer
ce parcours ?
Une démarche en 3 étapes.
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 11
➊ M\bse en place
d’un Parcours Wahou p\blote
Cette étape a consisté à mobiliser ceux
qui avaient fait le forum Wahou en 2019,
qui étaient motivés pour vivre le parcours
Wahou et disponible pour le transmettre.
Un groupe de 17 personnes a vécu les 8
séances du Parcours Wahou, du 4 Décembre 2021 au 29 Janvier
2022. A la fin de ce parcours, 3 équipes -Nord Atlantique, Centre,
Sud- ont été constituées pour diffuser le parcours sur le diocèse.
➋ Temps de présentat\bon du Parcours
Une matinée d’information et de présentation du Parcours Wahou a été
définie, retenons-en quelques points clés :
Quand ? Le Samedi 12 mars 2022 de 9h à 12h30
Pourquoi ? Pour : Faire découvrir
Donner envie de vivre
Inviter à transmettre le Parcours.
Où ? Sur 3 sites en visio et présentiel :
• Site 1 : Eglise Emmaüs / Public : Districts Centre Est, Centre Ouest, Chapitre Cathédrale et Nord Caraïbe
• Site 2 : Salle paroissiale St-Pie X de Rivière-Salée / Public : Districts Sud et Grand-Sud
• Site 3 : Salle paroissiale de Sainte-Marie / Public : Districts Nord Atlantique et Grand Nord
Pour qui ? Les acteurs au service sur le diocèse :
•Les référents de la Pastorale Familiale des paroisses avec 3 ou 4 invités de la paroisse.
• Les responsables des mouvements de la Pastorale Familiale avec 3 ou 4 invités du mouvement.
• Les responsables des autres grandes Pastorales avec 3 ou 4 membres de la Pastorale.
Comment ? Pour assurer une bonne organisation et l’observance des mesures sanitaires, l’inscription est obligatoire sur Weezevent : https://my.weezevent.com/presentation-parcours-wahou
➌ Lancement des Parcours Wahou
Les parcours seront lancés sur les trois sites, en 8 séances de 2h00 pour les acteurs adultes quel que soit leur état de vie
et permettront de :
Comprendre qui nous sommes dans la pensée éternelle d’amour de Dieu
Comprendre le sens du corps et de la sexualité humaine
Comprendre en vue de quoi Dieu a créé l’être humain homme et femme
Mettre des apôtres en route avec des outils faciles d’emploi
Nous sommes parmi les premiers à diffuser en France, depuis février 2021, ce Parcours Wahou. La mobilisation de tous
sur ce parcours est indispensable pour nous permettre de prendre ce virage et pour aider les familles, les couples, les
hommes et les femmes à guérir et s’ajuster à Christ pour vivre selon le cœur de Dieu.
« Prions donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Mt 9.38
Soyez tous bénis au nom du Seigneur
Pour le SDPF, Josette et Robert Maceno ■
Parcours Wahou Nord du 26 mars au 21 mai 2022
Parcours Wahou Sud du 21 avril au 16 juin 2022
Parcours Wahou Centre du 30 avril au 18 mai 2022
Cette étape a consisté à mobiliser ceux Cette étape a consisté à mobiliser ceux
qui avaient fait le forum Wahou en 2019,
qui étaient motivés pour vivre le parcours
Une matinée d’information et de présentation du Parcours Wahou a été
Nous sommes parmi les premiers à diffuser en France, depuis février 2021, ce Parcours Wahou. La mobilisation de tous
Parcours Wahou Nord
Parcours Wahou Sud
Parcours Wahou Centre
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 12
Quevois-tu surl'image ?
SpécialJeunes
Durant leCarême, quiestpour nous untemps de"désert", untemps derefus detoutes nos
obscurités, rapprochons-nous plusdeDieu, pourêtreplus àson image, afinde
transformer notrevieassombrie parlepéché enune vieplus lumineuse, plustournée vers
les autres. Pournousaider, contemplons lavie deJésus :ses longs moments deprière,
ses multiples pasvers lesautres, saconfiance illimitéeenDieu...
J
f
J
nunu p dd ss ddded ssusufu ttot s ee ttot uouo e s ffuf sese fefe sésé m p m s m p unu m unu ésé m p uunu p m
ono
fefe é p p
t erer pplp
n
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f i ffafa e s afa e s têtê afa s e egeg êtê aafa s ono e êtê oono susu e êêtê geg aafa
p
e o ererrrer ê geg rrer ggeg ê rerer o pp
l
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e m susu e uusu e u e u ieiei u n s
s m e m e m nene tntn stst dded p èièi rèrè erer ,e,e l iviv o éJéJéJésé èrèrèèr s r dededed s deded vviv sgsgsgsg v gsgggsg
D m eeue n m nn mimiimi
Comment s'appellent les2hommes qui
s'entretiennent avecJésus ?
...........................................................
...........................................................
Recopie leverset Luc9,35
........................................................................ .......................................................................
Inès Saint Lèbe&Maéva Celeste
Comprendre lasignification dumercredi desCendres
C..........................
C..........................
C.......................... R..........................
La cendre ditque nos vies sont parfois tristes etgrises,
Les rameaux disentl'espérance, lajoie quinous habite
La croix ditl'amour àaccueillir etàpartager avectous .
La cendre, lesrameaux, lacroix disent unchemin deVie, de
Lumière etd'Amour surlequel nous
toussommes invitésà
avancer.
Solution: coupelle, cendre, croix,
rameux
Relis le passage de l’évangile avec un proche (Luc 9,28-36)
Réponses: Prophètes, Elie, Jacques, Montagne, vêtements, Jean, nuée, gloire, voie, Moïse, visage, choisi,
prier, Pierre.
Jés us em mèn e Pie rre, Ja cq ues et Jea n... Ilin vite ses
a m is àle su iv re et à se la isser en tr aîn er su r le
c h em in de la priè re. D ans l'év ang ile de Lu c, la priè re
e s tes sen tielle !
Surquelle montagne Jésusserend-il ?
........................................................................
Quels apôtres sontinvités àsuivre Jésus
sur lamontagne ?
........................................................................
..
........................................................................
www.idées-cate.com
A i-je bien com pris?
Jésus esttransfiguré. Laprière
transforme, illumineJésus,etles
disciples s'enaperçoivent.
Lestémoins delascène cherchent à
nous direquelaprière illumine lavie
de Jésus, latransfigure, latransforme
profondément. JésusRayonne!
Jésusinvitesesamis àle suivre,
parce qu'illescroit capables
d'entamer cechemin dedialogue,
de relation.
Com plète la g rille
" Convertissez-vous !"
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 13
SpécialJeunes
InèsSaint Lèbe&Maéva Celeste
Lesdominos delatransfiguration
Cherche desversets bibliques quicommencent
par les4premières lettresdel'alphabet
jeu de30 dominos.
Pour deux joueurs, ondistribue 7dominos chacun.Pourtrois joueurs, onen distribue 6.Pour quatre joueurs, onen distribue 5.Le
reste desdominos constitue lapile.
Le premier joueurposeledomino deson choix. Celuiquisuit devra poserundomino avecuncôté semblable àla droite ouàla
ga
uche du1er domino. S'ilnepeut pasjouer, ilpioche etpasse sontour. Legagnant estcelui quin'a plus dedominos.
Le domino auxdeux cases blanches sertdeJoker àcelui quilepossède, lorsqu'ilnepeut pasjouer. Celaluiévite depiocher.
Solu tio ns pos sib les :
A .....................................................................................................................................................................................
............... Jn 13,34
B ....................................................................................................................................................................................................L uc 6, 18
C .............................................................................................................................................................................
....................... 1Rois 18 ,37
D .....................................................................................................................................................................................................M t7,7
Suis le compte @mec972 pour vivre le carême ! Chaque jour un verset à mediter et une mission !
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 14
GENEALOGIE DOSSIER
Le but de la généalog\be est l’étude des ascendants et des descendants des \bnd\bv\bdus
su\bvant des données b\bolog\bques et soc\bales. En quo\b peut-elle être une réponse dans le
contexte de cr\bse mémor\belle, \bdent\bta\bre, transgénérat\bonnelle et sp\br\btuelle que traverse
la Mart\bn\bque aujou\mrd’hu\b ?
Ce doss\ber v\bse à apporter quelques éléments de compréhens\bon, fa\bre en sorte que
chacun assume et se réconc\bl\be avec son l\bgnage. En effet, dans nos fam\blles, les réc\bts
plus ou mo\bns enjol\bvés des ancêtres se transmettent de générat\bon en générat\bon. Un
aïeul au parcours s\bngul\ber peut serv\br de modèle, de référence ou au contra\bre être caché.
C’est a\bns\b que na\bssent les légendes tenaces.
P
lace de la \bénéalo\bie
dans la Bible
La préoccupation généalogique est fort
ancienne et on en trouve des traces dans
la Bible. Dans la Genèse, la généalogie
d’Abraham aboutit à Adam et Eve. Dans
les Chroniques, on retrouve celle de
David (1 Ch. 2.9, 17). Esdras rapporta
qu’un défaut de généalogie fut à l’origine
des problèmes rencontrés par des fils
de Bazillaï : Ceux-là recherchèrent leurs
registres généalogiques mais ne les
trouvèrent pas, on les écarta donc du
sacerdoce comme impurs (Esd 2-62).
Matthieu opte pour une généalogie
descendante de Jésus. Il part d’Abraham
pour aboutir à Jésus : Elioud engendra
Eléazar, Eléazar engendre Mattane,
Mattane engendra Jacob, Jacob engendra
Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut
engendré Jésus, que l’on appelle Christ
(Mt, 1, 15-16). Luc choisit une généalogie
ascendante, il part de Jésus pour terminer
par Adam : il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Eli, fils
de Matthate, fils de Lévi,
fils de Melki, fils de Jannaï,
fils de Joseph (Lc 3, 23-24).
On peut donc s’étonner
des mises en garde de
Paul qui demande à
Thimothée de ne pas
s’attacher à des récits
mythologiques et à des
généalogies interminables
(1T1,4).
La \bénéalo\bie en Ma\prtinique
Doméyis … y fè ich épi couzin’ marèn
matant li (extrait de la musique interprétée
par Jean Philippe Marthely) peut nous
permettre de comprendre trois termes
utilisés en généalogie :
• L’apparenté, personne avec laquelle on
a une relation de parenté biologique ou
spirituelle (la marraine de Doméyis) ;
• La parenté qui est la relation qui
existe entre au moins deux personnes (Doméyis et sa tante, la marraine et sa
cousine) ;
• la parentèle est l’ensemble de la parenté
et des apparentés et constitue la famille
élargie, (alliés ou ti-fanmi) déterminée
par des lois biologiques, juridiques
ou spirituelles. On distingue donc trois
types de liens de parenté :
• La filiation est le lien unissant deux
personnes (enfant/mère ou enfant/
père) ;
une réponse dans le contexte de crise mémorielle ?une réponse dans le contexte de crise mémorielle ?
La généalogie
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 15
• La sororité ou la fraternité unit les enfants
procréés par un même parent ;
• L’union indique le lien entre deux
personnes : mariage, PACS, concubinage.
Les intellectuels martiniquais ont traduit
cette recherche des racines par les
recherches sur l’africanité, l’indianité,
l’antillanité ou la créolité. La généalogie
a aussi été un enjeu du long conflit du 5
février 2009, les liens entre les différentes
composantes de la population ont été
l’objet de débats. On se souvient de
la prétendue pureté de son arbre
généalogique qui a valu un procès à son
auteur !
En fait, il s’agit à partir de différentes
sources, de chercher à répondre à
l’angoissante question : « d’où venons-
nous ? ». Parfois, il est vrai, il faut retrouver
un ancêtre pour prouver qu’un bien
est entré dans le patrimoine familial à
un moment donné. Mais qu’importe
les considérations matérielles ! Par la
descendance ou ascendance, on peut
inscrire des centaines de membres
d’une même famille sur un arbre
dont l’exploitation offre de multiples
possibilités d’études aux généalogistes,
mais aussi aux historiens.
Les sources :
les types de re\bistr\pes
La prise de possession de la Martinique
par la France date de 1635, mais nous
n’avons pas de documents de cette
époque. Les plus anciens registres
datent de 1666-1672, avec de nombreuses
lacunes. Nous disposons tout de même
d’un certain nombre de sources dont les
plus importantes sont :
• Les registres de catholicité puis d’état
civil. Ils contiennent les actes de
baptême puis de naissance, de mariage
religieux puis civil, de reconnaissance,
de sépulture puis de décès, et enfin, les
actes d’affranchissement de 1832 à 1848.
Les personnes mises en esclavage, sauf
rares exceptions, ne figurent pas sur ces
registres.
• Les registres des esclaves. Les naissances,
décès et rarement mariages d’esclavisés
sont recensés dans ces registres dont la
Martinique ne possède aucune série
complète.
• Les registres d’actes
d’individualité. Ils ont été
ouverts par l’arrêté du 21
octobre 1848 relatif à la
constatation de l’individualité
de chaque. Prévus pour
fonctionner jusqu’en 1858, ils
sont ouverts dans certaines
communes jusqu’en 1880. On
y trouve le numéro matricule et
le nom de l’esclavisé, l’origine
géographique, l’âge, parfois la
filiation et la profession, puis la
nouvelle identité de chaque
nouveau citoyen.
Un vocabulaire codifié et
spécifique
Un vocabulaire spécifique lié à la
situation juridique et à l’identification
raciale est utilisé dans les sources. Ces
termes qui discriminaient les libres et
les esclavisés précisaient leur situation
juridique en accolant à leur prénom leur
statut : esclave, affranchi, libre, libre de
fait, ou libre de naissance. De même,
des termes de classification raciale sont
utilisés pour chaque catégorie jusqu’à
1848, sans fondement biologique.
• Les premiers habitants de la Martinique :
sauvage, sauvagesse, sauvageot, Caraïbe,
descendants des anciens naturels du
pays, se disant brésilien ou soi-disant
brésilien, mulâtre de race caraïbe,
appartenant à la nation caraïbe et même
native !
• Mulâtre, mulâtresse. Personne née de
l’union d’un blanc avec une noire, ou
d’un noir avec une blanche.
• Quarteron, quarteronne. Fils, fille d’un
blanc et d’une mulâtresse, ou d’un
mulâtre et d’une blanche.
• Octavon, octavonne. Fils, fille d’un blanc
et d’une quarteronne ou d’une blanche
et d’un quarteron.
• Mamelouk, mameluck. Désigne le
métissage entre métis et blancs.
• Métif, métive. Issus de fils, fille d’un blanc
et d’une mulâtresse, ou d’un mulâtre et
d’une blanche.
• Câpre, câpresse ou griffe. Personne issue
de parents noir et mulâtre, ou noir et
indien.
• Homme de couleur. Expression sans
fondement logique ni scientifique
inventée pour désigner un métissage
entre capres et noirs, apparaît dans
les recensements de la Martinique au
début du XVIII e siècle, largement utilisée
à partir de la période révolutionnaire.
• Nègre, négresse. Celui ou celle qui arrivait
d’Afrique ou créole fort peu métissé.
Source : Collectivité Territoriale de Martinique -Archives, 2 E 34/11, actes d'individualité n°824, 825, 839
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 16
GENEALOGIE DOSSIER
Depuis 1978, il est interdit de collecter ou de traiter des données
à caractère personnel qui font apparaître, directement ou
indirectement, les origines raciales ou ethniques, mais les
généticiens ont montré dès les années 1940 qu’il n’y a qu’une
race humaine. La législation française ne le permet pas encore,
mais nombreux sont ceux qui ont déjà utilisé les tests ADN pour
avancer dans la recherche des origines.
La transmission du \pnom de famille
Le nom de famille ou anthroponyme est un élément
d'identification de l'individu dans la société, un lien avec sa
famille, son histoire, ses racines.
Pourquoi les noms ? De tous temps, l’homme a baptisé les lieux
où il vivait. Il a procédé de même avec ses frères. Ainsi, Jésus
est ancré dans la lignée de Joseph. Selon un principe coutumier,
en France, la plupart des enfants prennent à la naissance le
nom de leur père. Le patronyme ainsi enraciné dans l'histoire
contient une charge symbolique importante. Chez nous, à côté
des noms d’origine française, on relève des noms africains,
indiens, chinois, syriens, libanais… Mais les anthroponymes les
plus nombreux datent de 1848 et sont inscrits dans les registres
d’actes d’individualité.
L’autre problème est celui des naissances dites illégitimes.
Sans la tradition familiale, on ne trouve que peu de traces des
filiations masculines sur plusieurs générations. En outre, dans
les anciennes colonies où race et classe eurent longtemps (et ont
parfois encore, des liens étroits, les reconnaissances d’enfants
sont rares dans les couples mixtes non mariés. Dans Rue case
nègres, Joseph Zobel relate un épisode magistralement mis en
scène par Euzhan Palcy, où l’on voit que même sur son lit de mort,
un père refuse avec cynisme de transmettre son nom à l’enfant
qu’il semblait chérir. Ce dernier commettra l’irréparable et sera
capturé, enchainé, et emprisonné. Triste scène qui renvoie au
Code noir de 1685, qui est aussi l’exemple même des divisions
qui imprégnait notre société au début du XXe siècle.
L’histoire des arbr\pes \bénéalo\biques
C’est durant le Moyen-Age (VIII e–XI e siècle), qu’apparaissent les
« arbres de droit ». On y trouvait en haut les ancêtres directs,
en bas les descendants, et sur les côtés les parents collatéraux.
Le deuxième type qui fleurit est « l’arbre de consanguinité ». Il
émanait du clergé et désignait les parents que l’on ne pouvait
épouser. Mais l’image de l’arbre sortant de terre n’apparaît qu’au
XIIe siècle. Elle tire son origine d’une prophétie du prophète
Isaïe : Un rejeton sortira de la souche de Jessé. Un surgeon
poussera de ses racines (Is 11,1)
Ce verset messianique précise la souche davidique du Messie
et fait de Jessé, le père du roi David, l’ancêtre du Messie.
Le bois de l’arbre fut ensuite assimilé à la croix du Christ ; il
symbolisa donc le salut, la vie. L’arbre de Jessé propose donc
une généalogie conduisant au Sauveur. A la fin du Moyen Age,
les représentations de l’arbre orientées du bas vers le haut se
généralisent. Au XVIII
e siècle, l’arbre changera de sens. Avec le
besoin de retrouver les racines, les aïeux sont placés au sommet,
les descendants formeront la souche.
Bien plus pratique pour commencer une recherche à partir de
nous, cet arbre où les racines sont représentées par des feuilles,
arbre inversé, est admis par tous les généalogistes.
Descendance de
ROPTUSROPTUSReine Sophie° 1773Sainte-Anne† 19 mars 1855Le Vauclin
1 ROPTUSJoséphine-Modestine° 1803Sainte-Anne
2 WILLIAMEusèbecharpentier° 1805?† 22 août 1869Le Vauclinx 7 nov 1854Le VauclinRODOLNérid° 1810Le Vauclin† 2 oct 1884Le Vauclin
3 ROPTUSSaint Phor° ~ 1809Le Vauclin
4 ROPTUSZulma Sophiecouturière° 1815Le Vauclin† 21 avr 1886Le Vauclin
2.1 WILLIAMAdolphe° 1829Le Vauclin 2.2 WILLIAMNedziecultivateur° 1830Le Vauclin 2.3 WILLIAMHermina° 1832Le Vauclin 2.4 WILLIAMOctave° 1835Le Vauclin 2.5 WILLIAMFabien° 1838Le Vauclin 2.6 WILLIAMAmanthe° 1840Le Vauclin 2.7 WILLIAMAntonia° 1846Le Vauclin 2.8 WILLIAMMarie Amelie° 1848Le Vauclin
4.1 ROPTUSTitus Surno-- mmé Toulou° 1833Le Vauclin† 20 sep 1887Le VauclinLAFORTUNEHonorine° ~ 1840† 30 sep 1887Le Vauclin
4.2 ROPTUSMarie Philomène-dite Lumina Sophiecouturière° 5 nov 1848Le Vauclin† 15 déc 1879Saint-Laurent-du-Maroni
Arbre de Lumina Sophie
Document de Annick François-Haugrin
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 17
Annick François-Haugrin, historienne, Professeur d’histoire à l’ICEA,
Présidente de la Société des Amis des Archives de Martinique, Vice-présidente de la Fédération Française de Généalogie
■
Le Projet pastoral de la Cathédrale repose sur l’idée que la généalogie permet de mieux se connaitre, s’approprier son histoire
personnelle et familiale et guérir les blessures dont l’origine est parfois lointaine.
Tout comme à la paroisse Saint Laurent du Lamentin il y a trois ans, et bientôt celle de Saint Jean-Baptiste du Vauclin, la paroisse
Saint Louis a mis en place un atelier. L’objectif est d’amener les fidèles à prier pour leurs ancêtres et ce, lors de messes prévues
à cet effet au mois de mai 2022.
Dans l’atelier animépar MMes Yolaine Marty et Ghislaine Midas, chacun mène sa propre réflexion. Trouver les origines
ethniques permet de se réconcilier avec soi-même et assumer totalement tous ses ancêtres. Ainsi, la généalogie peut-elle
être un facteur de réconciliation, un élément du vivre ensemble qui permet de guérir des blessures ? Petit à petit on arrive
à plus de vérité, plus d’humilité. Il y a malheureusement certains qui arrêtent les recherches parce que ce qu’ils trouvent ne
correspond pas à ce qu’ils cherchent.
Comment mener des recherches ? Où chercher ? La famille, les mairies, les Archives territoriales de la Martinique, la bibliothèque
Schœlcher sont les lieux de recherche. Mais les sites internet sont indispensables.
Sites gratuits
Portail de la Banque Numérique des Patrimoines Martiniquais (patrimoines-martinique.org)
Les Archives N ationales Outre-Mer (ANOM), Etat Civil (culture.gouv.fr)
https://www.deces-en-france.fr/
anchoukaj -non an nou- noms de famille guadeloupéennes et martiniquaises - Cm 98
Sites payants
FILAE : https://www.filae.com/
GENEANET : https://www.geneanet.org
Logiciel français :
HEREDIS : https://www.heredis.com/
GENEATIQUE : Généatique 2022 Prestige en
> Un témoignage bouleversant : Virginie Monlouis-Privat, 52 ans, journaliste
> Le Projet pastoral de la paroisse Saint Louis de Fort-de-France
> Les sites internet
> Un témoignage bouleversant :
Portail de la Banque Numérique des Patrimoines Martiniquais (patrimoines-martinique.org)
anchoukaj -non an nou- noms de famille guadeloupéennes et martiniquaises - Cm 98
Comment avez-vous découvert la généalogie ?
A l'âge de 18 ans, pendant que je faisais mes études à
Paris, j'ai découvert que l'on pouvait consulter sur microfilms
les archives d'Outre-mer au Caran (Centre d'accueil et de
recherches des archives nationales). Avoir accès à mes origines
me paraissait important. Découvrir les actes d'état civil de
mes aïeux dans lesquels apparaissaient le terme esclave, ou
encore leur degré de couleur (nègre, mulâtre) m'a à la fois
beaucoup émue et choquée. Ces recherches, que je poursuis
encore aujourd'hui, sont passionnantes mais compliquées.
Qu'est-ce que ces recherches vous ont apporté ?
J'ai pu mieux comprendre l'histoire de ma famille, découvrir
les lieux où ont vécu mes aïeux, du nord au sud de l'île. A
chaque découverte, je me suis sentie plus proche d'eux. Il y
a quatre ans environ, j'ai eu la chance de travailler avec
une psychologue autour de la psychogénéalogie. Cela m'a
permis de mieux comprendre certaines difficultés et problèmes
de santé que je rencontrais, qui étaient liés à des évènements et
traumatismes vécus par mes ancêtres. L'absence des pères dans
mon arbre a été très révélatrice. J'ai aussi réalisé un test ADN
pour en savoir plus sur mes origines africaines et avancer sur des
zones d'ombre.
Pensez-vous que l'on puisse proposer la généalogie
comme loisirs aux Martiniquais ?
J'encourage chacun à faire son arbre car la généalogie nous
apprend beaucoup sur nous-mêmes. C'est une part de notre
histoire que l'on connaît très mal. Toutefois, je conseillerais aux
Martiniquais d'être encadrés dans cette démarche, car notre
histoire est douloureuse et complexe. Des paroisses mettent en
place des ateliers ; c'est une très bonne chose qu'il puisse avoir
un accompagnement spirituel, afin de faire ce travail dans la
sérénité. Notre pays a besoin de réconciliation, et je pense que
cela doit passer d'abord par une démarche de pardon dans nos
familles respectives.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 mars 2022 – n° 637 18
Entretien avec le Père Benoit Guedas,
recteur du sanctua\bre de Paray le Mon\bal
Regard sur …
la C ommunauté
de l’Emmanuel
P
ouvez-vous nous présenter la C ommunauté de
l’Emmanuel ?
La Communauté de l’Emmanuel est née d’une
expérience du Renouveau Charismatique. D’un petit
noyau, elle a évolué et est maintenant composée de
15 000 personnes et quelque 200 prêtres dans 50 pays.
Quel est le plus de la Communauté ?
Depuis 2012, l’Emmanuel est une assemblée de
fidèles reconnue par l’Eglise. Notre caractéristique
est la complémentarité des états de vie : laïcs, prêtres,
tous consacrés pour la mission. L’Eglise a suivi cette
C ommunauté, l’a laissé faire et vivre son propre
charisme.
Nous sommes dans une mouvance de laïcs avec une
vie de famille, une activité professionnelle, entourés
de prêtres diocésains.
Des temps forts hebdomadaires et mensuels sont
organisés. Il est conseillé une fois par an de se
rendre à Paray le Monial, qui est le lieu source, lieu
des apparitions du sacré cœur. L’Emmanuel c’est
d’abord les trois piliers : l’adoration, la compassion,
et l’évangélisation. J’aime bien y ajouter l’effusion de
l’E sprit et la louange.
Pourquoi avoir fait ce choix de ce type de commu-
nauté ?
Il y a une grande phrase qui nous parle, c’est « être
dans le monde sans être du monde ».
Tous les jours, on est invité à aller à la messe, à faire
de la louange et de la prière personnellement. Si on
peut le faire avec d’autres frères c’est encore mieux.
Quelle est la place des jeunes ?
La Communauté est d’abord une communauté de
jeunes qui se sont retrouvés dans l’amour du Seigneur.
Les jeunes ont leur place travaillent et vivent la
mission.
Ce mode de fonctionnement de l’Emmanuel
correspond-il aux mutations de la société ?
La grâce de l’Emmanuel est qu’elle est composée de
laïcs. Ces derniers sont sur le terrain au contact de la
société, des gens du monde, plus que je ne le suis,
avec la volonté d’annoncer la Bonne Nouvelle. Cela
nous aide à rester incarnés.
N’avez-vous pas l’impression de « faire église dans
l’Eglise » ?
C’est une vraie vigilance. La grâce a fait que les
prêtres et la C ommunauté sont au service du diocèse.
Aujourd’hui, on est conscient que l’on doit travailler
tous ensemble et je viens, non pas comme membre de
la Communauté de l’Emmanuel, mais comme recteur
de Paray le Monial pour transmettre la joie du Sacré-
Coeur. Nous sommes plusieurs à aimer le C œur de
Jésus et à vouloir le répandre.
A quand un rassemblement de la Caraïbe ?
Peut-être que cela va se faire. Il y a le sanctuaire du
Sacré-Coeur de Balata qui pourrait accueillir des
sessions en février par exemple. L’organisation de
ces rencontres demande un effort et un investissement
importants. Ce n’est pas de tout repos.
Les sessions ont commencé à Paray puis en Allemagne
et Pologne. Pourquoi pas une session Caraïbe à
Balata ? La Communauté fête ses 50 ans et est loin
de son développement global. Prions pour qu’elle
continue à porter du fruit.
Mon déplacement est lié au fait que le diocèse de
Martinique soit consacré au Sacré-Coeur. Maintenant
comment vivre cette consécration ? Je viens comme
missionnaire du Sacré-Coeur pour transmettre sa
grâce. Ce n’est pas une protection qui nous tombe du
ciel. Chacun de nous doit prendre la responsabilité
de laisser Jésus venir chez nous. Il a été ainsi proposé
l’intronisation du Sacré-Coeur dans les familles. Vous
avez eu l’occasion de déposer vos intentions dans des
urnes en forme de cœur, on pourrait continuer cette
dimension paroissiale avec une urne en paroisse et
ensuite les déposer au Sacré-Coeur. Plein de petits
gestes sont à inventer sur la manière de vivre avec le
C œur de Jésus et nous sommes invités à être signes
de l’amour de Jésus autour de nous. Nous devons tous
être des missionnaires afin d’aller au contact des autres
et porter du fruit.
Propos recueillis par Nicole Chésima r■
recteur du sanctua\bre de Paray le Mon\bal
la
de l’Emmanuel de l’Emmanuel AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 13 mars :
• 15h45 : Célébration de l’Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Mardi 15 mars :
• Assemblée des modérateurs
Mercredi 16 mars :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses
du Gros-Morne et de Sainte-Thérèse à l’archevêché
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Jeudi 17 mars :
• Cours de Théologie de la spiritualité à Bellevue
Du 18 au 19 mars :
• Pèlerinage avec les pères de familles
Samedi 19 mars :
• Rencontre avec les catéchumènes adultes du Diocèse
Dimanche 20 mars :
• 7h : Messe à la paroisse du Morne-des-Esses suivie de la
bénédiction d’un oratoire
• Récollection avec les couples fiancés, mariés
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 21 mars :
• Rencontre avec la communauté des Spiritains
• Conseil Diocésain des Affaires Économiques
Mardi 22 mars :
• Conseil épiscopal
• Conseil de Tutelle Diocésaine de l’Enseignement
Catholique
Mercredi 23 mars :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses de
Basse-Pointe, Lorrain et Morne-Rouge et du couvent
Notre Dame de la Délivrande à l’archevêché
• 18h : Catéchèse de l’Évêque à Emmaüs
Du 24 au 26 mars :
• Guadeloupe
Jeudi 24 mars :
• Cours de Théologie de la spiritualité
par visioconférence
Samedi 26 mars :
• 18h : Messe avec institution à l’acolytat
Dimanche 27 mars :
• 8h : Messe à la paroisse du Diamant
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
99.5 - 101.3 et105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de FranceRadio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. :
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\m MARTINIQUE Serv\bce legs et donat\bons
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Ré\mvérend Père P\bnchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\mX
Téléphone : 06 96 31\m0 333 - E-ma\bl : m\bc\mhel.pouch@wanadoo.fr
ou\b , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
ou\b ,je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon \Cdomicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
DE\bANDE D’INFOR\bATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\mINIQUE
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La prière du Saint-Père François La prière du Saint Père François
Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen.
19 mars19 mars19 mars
Fête de Saint Joseph
