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• FÊTE DE LA SAINT-MICHEL AU FRANÇOIS
• DERNIERS VŒUX JÉSUITES DE PÈRE
M. GRANDIN
• VISITE PASTORALE
N° 509 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 25 octobre 2015
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Editorial
S
aints Louis et Zélie Martin ! La sainteté est à la portée de\
s familles
qui ont maintenant comme modèles les époux Martin, canonisés
ensemble, le 18 octobre 2015, par le pape François. Ce sont les paren\
ts
de Sainte Thérèse de Lisieux (bien connue sous le nom de Sainte T\
hérèse
de l’Enfant-Jésus).
L’Eglise a vécu cet événement extraordinaire dans le cadre du\
Synode des
évêques sur la famille, qui se clôture ce dimanche 25 octobre, \
à Rome. La
famille qui marche sur la voie du Seigneur est fondamentale dans le témoignage
de l’amour de Dieu, et mérite donc tout l’engagement dont l'É\
glise est capable,
affirmait le Saint-Père, à l’audience générale du 9 octob\
re dernier.
La vie de famille, nous en faisons tous l’expérience. Lieu d’é\
panouissement,
lieu où se transmettent les valeurs fondamentales, école de la foi\
… la
famille est en crise. Elle était donc au cœur d’une longue ré\
flexion qui,
nous l’espérons fortement, portera des fruits de paix et de vér\
ité.
A l’approche de la fête de tous les saints, remercions notre pape \
François
d’avoir donné, pour la première fois, à l’Eglise et au mo\
nde, de saints époux
et parents comme modèles et protecteurs de toutes les familles… et de nous
rappeler combien le mariage est un chemin de sainteté.
Nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Evangile, une mais\
on, des frères, des
sœurs, une mère, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive\
, en ce temps déjà, le
centuple : maison, frères, sœurs, mère, enfants et terre, a dit Jésus (Mc,10,30).
Le père Manuel Grandin a tout quitté pour entrer dans la grande famille des
jésuites. Il s’engagera définitivement dans la Compagnie de Jé\
sus, fondée
par saint Ignace de Loyola, en prononçant ses derniers vœux, le sa\
medi 31
octobre 2015, à Saint-Denis. Il a accepté de nous en parler.
Ce sont les Arlésiens et les Franciscains qui ont reçu Mgr Macaire\
, à
l’occasion de ses récentes visites pastorales... Ambiance fraterne\
lle et
chaleureuse au rendez-vous, comme d’habitude. Dans cette édition, \
nous
nous faisons l’écho de nombreux mouvements pastoraux qui ont fait\
leur
rentrée, ou qui souhaitent apporter des informations au niveau des le\
cteurs.
Concernant notre dossier intitulé « Le chrétien a-t-il le droit\
d’être
ambitieux ? », vos témoignages ont permis d’enrichir le débat. C’est le
père Benjamin François-Haugrin, curé de la paroisse de Riviè\
re-Salée,
qui l’a introduit avec le Parcours Zachée, un temps de formation spirituelle
permettant de développer un véritable «art de vivre chrétien\
».
L’Evangile d’aujourd’hui nous inspire cette demande : Seigneur, écarte ce
qui nous aveugle et nous empêche de te suivre en toute liberté. Pr\
ends
pitié de nous !
Justine Lordinot n
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586
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egliseenmartinique@orange.fr
Editorial
Mot de l'Evêque
• L’ambition de la sainteté
Eglise universelle
• Canonisation de Louise et Zélie Martin
• La Toussaint et la Commémoration
des fidèles défunts
Liturgie
• Parole dominicale
Dossier : Le chrétien a-t-il
le droit d'être ambitieux ?
• Le Parcours Zachée
• Témoignages
Vie du diocèse
• Visites pastorales de Mgr Macaire aux Anses d'Arlet…
• … et au François
•
Les derniers voeux jésuites
de père Manuel Grandin
• Agenda de l’Archevêque
• Les Chrétiens dans le Monde du Travail ont fait leur rentrée
• Fête de la Saint-Michel au François
• Le Secours Catholique vient en aide à nos frères de La Dominique
• Le Renouveau Charismatique en Martinique
•
De retour de la Province ecclésiastique
autour de la famille
Société
• Les soins palliatifs, une proposition d’avenir
Médias
numéro
509
S ommaire
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numéro
509
SS
• FÊTE DE LA SAINT-MICHEL
AU FRANÇOIS
• DERNIERS VŒUX JÉSUITES DE PÈRE
M. GRANDIN
• VISITE PASTORALE
N° 509 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 25 octobre 2015
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L’ambition de la sainteté
M
algré tous les efforts
des pasteurs, la sainteté
continue de paraître
comme un phénomène éloigné
de notre réalité quotidienne. Quel
dommage !
De tout temps, l’Eglise a pris soin,
à travers le culte des saints, de
montrer au monde que les saints
étaient des femmes et des hommes
comme tous les autres, de toutes
conditions, de toutes races, langues
et nations. Récemment, depuis
saint Jean Paul II, les papes ont
tenu à multiplier les béatifications
et canonisations, montrant aussi
que la sainteté n’est pas un
phénomène ancien, mais une
réalité contemporaine et courante
dans la vie de l’Eglise. Presque
banale, en tout cas « normale », dès
lors que les moyens de salut donnés
par le Christ sont mis en œuvre. Les
saints sont donc nos frères, ils sont
comme nous, ils nous ressemblent
et nous leur ressemblons.
Le Catéchisme de l’Eglise Catho-
lique indique que "l'appel à la
plénitude de la vie chrétienne
et à la perfection de la charité
s'adresse à tous ceux qui croient au
Christ, quels que soient leur rang
et leur état". Tous sont appelés à
la sainteté: ‘Soyez parfaits comme
votre Père céleste est parfait’
(Mt 5,48) (CEC 2013).
Et pourtant, reconnaissons-le :
nous avons peur d’être des saints !
Dans notre conception spontanée,
un saint est un religieux austère,
privilégié de grâce mystique,
environné de phénomènes surna-
turels et souffrant d’atroces
supplices pour l’honneur de Dieu.
Nous pensons, en fait, qu’un saint
est un extraterrestre qui ne sait pas
s’amuser, se détendre et prendre la
vie du bon côté. Nous croyons qu’un
saint est forcément un surdoué de
la morale et de l’ascèse. Au final, c’est un personnage éloigné, hors
du temps, de l’espace et de la vie.
Il est vrai que la vitrification de la
figure des saints et la pétrification
de leurs personnes dans nos
sanctuaires nous ont plus ou moins
fait croire que les saints étaient
des demi-dieux ! Quelle erreur
que de penser que les saints sont
admirables mais pas imitables !
Ce genre de fausse propagande
n’a pour résultat que de nous
faire choisir la médiocrité d’une
vie chrétienne bien rangée, sans
choix radical, une vie chrétienne
juste assez correcte pour qu’on
puisse tranquillement se regarder
dans son miroir le matin et aller
communier le dimanche. C’est
une vie chrétienne sans le désir
d’être saint, sans le désir de la Vie
éternelle, sans le désir de Dieu,
juste le désir d’être « une bonne
personne ».
Nous n’avons pas l’ambition d’être
des saints ! Pour cette raison, nos
églises sont remplies de « bonnes
personnes » qui n’ont pas envie
d’être des saints. Pour cette raison,
nos communautés n’accueillent
pas les brigands et les prostituées
qui, certes, ne sont pas de « bonnes
personnes », mais peuvent, autant
que les autres, devenir saints.
Pour cette raison, nos jeunes
nous quittent parce que nous ne
les faisons pas rêver, parce qu’ils
ne sont pas attirés par une vie
chrétienne si fade.
A tous, il faut proclamer que ce
ne sont pas des bonnes personnes
que Dieu veut, mais des saints. Et il
peut en « fabriquer » avec des gens
bien comme avec des pécheurs : il
suffit de Lui en demander la grâce !
Car le monde attend le passage
des saints. De tous, on attend la
sainteté, la fidélité jusqu’à la mort
au Christ, notre Dieu. Ils en sont
capables, par la grâce.
En représentant ces femmes et
ces hommes sur les vitraux et les
autels de nos églises, la culture
catholique n’a d’autre ambition
que de les montrer proches de
nous. Proches de nous et proches
de Dieu ! Une manière de nous
dire que la sainteté est à la portée
de tous, de nos proches, de nos
jeunes, de nos anciens, de nos
voisins et même à notre portée !
Par-dessus tout, ce que l’Eglise
proclame à travers le culte des
saints, ce n’est pas la glorification
de telle ou telle personne dans
un but politique. Ce que l’Eglise
proclame, c’est la Gloire de Dieu.
En effet, s’il n’y avait pas de saints,
ce serait un véritable échec du
projet de Dieu. N’y aurait-il aucun
homme à être sauvé, alors que le
Père a déployé tous les trésors de la
grâce pour nous faire Miséricorde,
alors que le Fils s’est fait chair pour
nous faire passer des ténèbres à
son admirable lumière, alors que
l’Esprit qui renouvelle toute chose a
été répandu sur l’Eglise ? Comment
être chrétien sans proclamer la
victoire de notre Dieu dans la vie
de tant d’hommes et de femmes
parvenus à la sainteté à travers les
faiblesses du genre humain et les
tentations de notre existence ?
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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Mot de l'Evêque
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Eglise universelle
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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I
ls ont été déclarés saints le
16 octobre 2015 par le pape
François.
Louis et Zélie Martin ne seront
pas canonisés parce qu’ils sont les
parents de sainte Thérèse, dont
le pape Pie X disait qu’elle était
« la plus grande sainte des temps
modernes ».
Ils sont devenus saints parce
qu’ils ont fait de leur vie ordinaire
quelque chose d’extraordinaire.
C’est ce que les procès de
béatification et de canonisation
ont démontré, ainsi que les études
minutieuses des deux miracles de
Pietro et de Carmen.
Si l’Eglise aujourd’hui les canonise,
c’est parce qu’ils sont un exemple
pour nous. En effet, pour la
première fois dans l’histoire, les
époux seront canonisés ensemble
et non pas séparément. L’Eglise
propose donc ce modèle aux
couples et aux familles.
Mais qu’ont-ils donc fait ? Rien
qui ne soit exceptionnel si ce n’est
qu’ils ont vécu la sainteté dans leur
vie de tous les jours. Ils ont mis
Dieu à la première place et c’est en
Lui qu’ils puisaient leur force pour
vivre chaque jour l’Evangile. Zélie
écrivait dans une de ses lettres :
« Je veux devenir une sainte, ce ne sera pas facile, il y a bien à
bûcher et le bois est dur comme
une pierre. Il eût mieux fallu m’y
prendre plus tôt, pendant que
c’était moins difficile, mais enfin
‘mieux vaut tard que jamais ».
Ils se savaient faibles, pécheurs,
c’est pourquoi ils savaient avoir
besoin de l’aide de Dieu. Leur vie
s’enracinait dans la prière, celle en
famille aussi, la messe quotidienne
à 5h30 du matin, la confession,
l’amour du prochain et des plus
pauvres…
On pourrait penser que ce couple
bourgeois du XIX
ème siècle menait
une vie sans encombre, leur
ouvrant facilement le chemin de
la sainteté. Ce fut au contraire une
famille éprouvée, qui connut la
souffrance et l’offrit à Dieu. Mariés
en 1858, ils eurent neuf enfants,
dont quatre sont morts en bas
âge. Au décès d’Hélène, âgée de
5 ans, la maman écrit dans une
lettre :
« Quand Louis est rentré
et qu’il a vu sa pauvre petite fille
morte, il s’est mis à sangloter en
s’écriant : ‘ma petite Hélène, ma
petite Hélène !’ Puis nous l’avons
offerte ensemble au Bon Dieu ».
Dans toutes les difficultés, ils
s’efforçaient de faire confiance et
de s’en remettre au Bon Dieu. Ainsi
tout aussi bien dans les problèmes
d’éducation que leur posait Léonie,
que dans le travail ou l’épreuve de
la maladie : « Le mieux est de
remettre toutes choses entre les
mains du Bon Dieu et d’attendre
les évènements dans le calme et
l’abandon à Sa volonté. C’est ce
que je vais m’efforcer de faire ».
Zélie mourut à 46 ans des suites
douloureuses d'un cancer. Louis vit
ses filles entrer dans la vie religieuse
et vécut lui aussi l'épreuve de la
maladie jusqu'à sa mort à l'âge
de 71 ans. n
La canonisation
d’un couple exemplaire
« Joie dans le ciel pour cette famille, joie sur terre pour l’Egli\
se entière »
Louis et Zélie Martin avaient été déclarés
"vénérables" par Jean Paul II le 26 mars
1994, et béatifiés à Lisieux le 19 octobre
2008. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus disait
d'eux « Le Bon Dieu m’a donné un père et une
mère plus dignes du Ciel que de la terre »
(lettre 261 du 26 juillet 1897).
Quelques dates clés
22 mars 1957 : Ouverture à Bayeux
du procès pour Louis Martin.
10 octobre 1957 au 21 janvier
1959 : Instruction du procès pour
Zélie Martin, au diocèse de Séez.
3 juillet 2008 : Reconnaissance par
le pape Benoît XVI, de la guérison
miraculeuse du petit Pietro Schilirò,
né à Milan, en 2002.
19 octobre 2008 : Les parents
Martin sont proclamés Bienheureux
à Lisieux.
18 mars 2015 : Le pape François
ordonne la promulgation du
décret reconnaissant le miracle de
la guérison de la petite Carmen
(Valence, Espagne).
18 octobre 2015 : Canonisation du
couple Martin, à Rome.
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La Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts, à la fois \
séparées dans
le calendrier liturgique et en même temps articulées par leur enchaînement,
manifestent, d’une part avec tous les saints et de l’autre avec tous les fidèles
défunts, ce même Salut inauguré par le Christ mort et ressuscité.
La Toussaint et la Commémoration des fidèles défunts
La Toussaint
C
omme son nom l’indique,
la Toussaint est la fête de
tous les saints. Chaque 1
er
novembre, l’Église honore ainsi
la foule innombrable de ceux et
celles qui ont été de vivants et
lumineux témoins du Christ.
Si un certain nombre d’entre eux
ont été officiellement reconnus,
à l’issue d’une procédure dite
de «canonisation», et nous sont
donnés en modèles, l’Eglise sait
bien que beaucoup d’autres ont
également vécu dans la fidélité
à l’Evangile et au service de tous.
C’est bien pourquoi, en ce jour de
la Toussaint, les chrétiens célèbrent
tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion
de rappeler que tous les hommes
sont appelés à la sainteté, par
des chemins différents, parfois
surprenants ou inattendus, mais
tous accessibles. La sainteté n’est
pas une voie réservée à une élite :
elle concerne tous ceux et celles qui
choisissent de mettre leurs pas dans
ceux du Christ. La vie des saints
constitue une véritable catéchèse,
vivante et proche de nous. Elle
nous montre l’actualité de la Bonne
Nouvelle et la présence agissante
de l’Esprit-Saint parmi les hommes.
Témoins de l’amour de Dieu, ces
hommes et ces femmes nous sont
proches aussi par leur cheminement
– ils ne sont pas devenus saints
du jour au lendemain – par leurs
doutes, leurs questionnements…
en un mot : leur humanité.
La Toussaint a été longtemps
célébrée à proximité des fêtes de
Pâques et de la Pentecôte. Ce lien
avec ces deux grandes fêtes donne
le sens originel de la fête de la
Toussaint : goûter déjà à la joie de
ceux qui ont mis le Christ au centre
de leur vie et vivre dans l’espérance
de la Résurrection.
Le texte des Béatitudes, qui est
l’Evangile lu au cours de la messe
de la Toussaint, nous dit à sa
manière, que la sainteté est accueil
de la Parole de Dieu, fidélité et
confiance en Lui, bonté, justice,
amour, pardon et paix.
Quand Jésus vit toute la foule qui
le suivait, il gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples
s’approchèrent. Alors, ouvrant la
bouche, il se mit à les instruire. Il
disait :
Heureux les pauvres de cœur : le
Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront
la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils
seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif
de la justice: ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils
obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils
verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils
seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés
pour la justice : le Royaume des
cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l’on vous
insulte, si l’on vous persécute et
si l’on dit faussement toute sorte
de mal contre vous, à cause de
moi. Réjouissez-vous, soyez dans
l’allégresse, car votre récompense
sera grande dans les cieux !
(Matthieu 5,1-12a)
La commémoration
des fidèles défunts
Le 2 novembre, l’Église catholique
met tous les défunts au cœur de sa
prière liturgique.
Cette fête liturgique est à la fois
une journée de commémoration
et une journée d’intercession ; on
fait mémoire des défunts et on prie
pour eux. On prie pour les défunts
car ils ont besoin d’une purification
pour être pleinement avec Dieu.
Notre prière peut les aider dans
leur épreuve de purification, en
vertu de ce qu’on appelle "la
communion des saints".
La communion des saints, c’est
la communion de vie qui existe
entre nous et ceux qui nous ont
précédés. Il y a, dans le Christ, mort
et ressuscité, un lien mutuel et une
solidarité entre les vivants et les
morts.
Source : http://www.eglise.catholique.fr/ n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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L a P arole D ominicale
Dimanche 25 octobre 2015
Jérémie 31,7-9 • Ps 125 • Hébreux 5,1-6 • Marc 10,46-52
V
a, ta foi t’a sauvé. Telle fut la
réponse donnée par Jésus à
Bartimée l’aveugle présenté
dans l’Evangile de ce jour.
Frères et sœurs, fils et filles bien
aimés de Dieu, l’évangéliste Marc
nous présente un homme dans une
situation d’extrême fragilité. Cet
homme est aveugle et son handicap
le rend dépendant des siens, de
l’autre. Il ne peut rien par lui-même
et doit compter sur la providence
et la sollicitude de tout un chacun.
Cependant, Bartimée est aveugle
mais pas sourd. Son infirmité le
maintient, certes, en marge de tout.
Il est comme un exilé au bord de
la route. Mais il entend et sait ce
qui se passe. Il a entendu parler
de Jésus. Et son cri, Fils de David,
Jésus, prends pitié de moi,
est une
profession de foi !
Cet itinéraire de vie décrit dans
l’Evangile est celui de tout croyant.
Aujourd’hui, notre Seigneur nous
interpelle et nous dit : Qu’as-tu fait
de ton baptême ? Où est ta foi ?
La pédagogie du Seigneur est
toujours la même. Ce texte s’inscrit
juste après ceux des dimanches
précédents, c'est-à-dire, au moment
où Jésus, montant vers Jérusalem,
annonce pour la troisième fois à
ses disciples sa passion, sa mort et
sa résurrection.
L’Evangile de ce jour met le doigt
sur ce qui est la faille de l’existence
de l’Homme pour suivre Jésus, et
marcher à la suite des disciples.
Aujourd’hui encore, à travers cet
Evangile, nous entendons le Christ
nous dire, à l’instar du jeune homme
riche, une seule chose te manque, va,
vends tout ce que tu as et suis-moi.
Cependant, nous en sommes encore
dans notre petite Martinique avec
nos histoires de blancs, de noirs, de
békés, de nègres.
Qu’avons-nous fait de notre
baptême ? Où est notre foi ?
Sommes-nous prêts à soutenir notre
Eglise même quand le message
qu’elle donne nous dérange.
Sommes-nous prêts à nous déclarer
chrétiens face à des détracteurs de
l’Eglise catholique ? Sommes-nous
prêts à intervenir face à une injustice ?
ou disons-nous : ce n’est pas mon
problème, je ne veux pas avoir de
problèmes, j’en ai déjà assez.
En définitif, frères et sœurs, sommes-
nous prêts à renoncer à nous-mêmes,
à prendre notre croix et à suivre le
Christ ? Face à cette question nous
sommes tentés de dire OUI, mais
dans les faits que faisons-nous ?
Au cri d’appel de Bartimée, le Christ
va répondre en faisant appel à
l’autre : «appelez-le». Il renverse la
situation, et c’est la foule qui faisait
taire l’aveugle qui l’encourage
maintenant : confiance, lève-toi ; il t’appelle.
C’est là, dans ce genre
de situation, que le Seigneur a besoin
de chacun d’entre nous. Mais nous
avons peur. Quand le Seigneur nous
met dans le cœur d’aller faire une
correction fraternelle, nous avons
peur ; nous disons : mais si je vais
voir le frère ou la sœur, et qu’il me
fait honte devant tout le monde .
Nous avons peur de la honte.
Le Christ, quand il a été humilié,
avait-il peur ? Quand nous mettons
la destination sur notre GPS de la
foi comme étant le Christ, avons-
nous honte ? Avons-nous peur ?
On ne se met pas au service de la
communauté mais on sait faire des
«coups de gueule» sur les ondes.
Le plus simple aurait été d’aller
voir le frère ou la sœur. Mais nous
avons peur et nous n’affrontons pas
l’autre, notre frère.
Qu’avons-nous fait de notre
baptême ? Où est notre foi ?
Aujourd’hui encore le Seigneur
nous dit comme à Bartimée : Que
veux-tu que je fasse pour toi ? Il nous
rappelle que nous serons sauvés par
la foi que nous mettons en Jésus-
Christ.
Alors, frères et sœurs, gardons
fermement notre espérance en Dieu
notre Sauveur et prions le Maître de
la vie. Demandons-lui de renouveler
en chacun de nous son Esprit-Saint,
de renforcer en nous la foi, afin
que nous prenions conscience des
promesses de notre baptême, et que
nous acceptions les conséquences
qui en découlent. Amen.
Paul Rougon,
Diacre permanent
n
30 ème Dimanche du Temps Ordinaire Année B
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I
l se déroule en deux parties, où
l'on découvre des thèmes de
la doctrine sociale de l'Eglise.
La première est "La Boussole",
avec quatre thèmes, qui sont :
Acteur de la création, Pour
servir le Bien commun, Un usage
juste de la propriété, Une option
préférentielle pour les pauvres.
La deuxième partie "Le Compas"
propose quatre autres thèmes qui
sont :
Exercer l'autorité, Participer
à la communauté, Unité et liberté,
Un art de vivre chrétien.
Le Parcours m'a permis
d'accompagner des chrétiens qui,
ayant des responsabilités dans
la société, s'interrogent sur la
compatibilité de leurs décisions
avec l'Evangile…" Faut-il oublier
son baptême lorsque l'on doit
prendre des décisions qui auront
des conséquences sur la vie des
autres ?".
Il était important de réhabiliter
le travail qui, dans le livre de la
Genèse, est marqué du sceau
de la souffrance et la pénibilité
après le péché originel. Il fallait
également guérir notre mémoire
martiniquaise traumatisée par
le travail forcé des esclaves. Par
conséquent, l'objectif était d'aider
mes frères et sœurs chrétiens à
sortir d'une vision négative du
travail, en leur faisant écouter une
bonne nouvelle de Dieu au sujet de
l'activité humaine. Dans le projet
de Dieu au début de la création
avec Adam et Eve, "être au travail"
n'est donc pas une malédiction,
mais une bénédiction, un véritable
chemin de sainteté. \
A ce jour, j'ai lancé deux Parcours,
cela en collaboration avec la
communauté de l'Emmanuel et
sa responsable, Elise Rubal : le
premier en décembre 2011, sur
la paroisse de Saint-Esprit, avec
les encouragements du regretté
Mgr Gaston Jean-Michel, et
le second en mars 2013, sur la
paroisse de Rivière-Salée. Le
Parcours se déroule sur huit
mois. Les paroisses du Lorrain,
de Redoute et des Terres-Sainville
ont également accueilli un
Parcours Zachée.
Ceux qui ont suivi le Parcours
peuvent témoigner que celui-ci
a été pour eux une révélation.
Ils ont découvert que Dieu leur
donnait rendez-vous dans leur
activité, et qu'il ne fallait pas la
fuir mais, au contraire, le mettre
au cœur de celle-ci. Par le biais du
Parcours, la doctrine sociale de
l'Eglise (DES) est devenue pour les
Zachéens et les Zachéennes (ceux
et celles qui ont fait le Parcours)
un chemin vers Dieu, un parcours
de transformation personnelle,
mais également pour la société.
Le Parcours Zachée nous rappelle
l'urgence de mettre Jésus au cœur
de nos activités humaines, et
notamment au travail, de donner
un sens à nos actions et de les
orienter vers le bien. Se laisser
transformer par le Christ pour
ensuite transformer le monde,
enraciner nos décisions sur les
commandements de Dieu, évaluer
leurs conséquences en priorité
pour les plus fragiles d'entre nous,
c'est toute la pédagogie du Christ.
Au Parcours Zachée, les chants
de louange au début des
rencontres nous mettent dans de
bonnes dispositions pour accueillir
l'enseignement qui dure environ
une heure quinze. Quinze jours
après, nous nous retrouvons en
groupe de partage pour échanger
autour des exercices pratiques
proposés dans le manuel. Chaque
rencontre se termine par un
partage, qui permet de créer un
climat convivial et fraternel entre
les participants et créer ainsi une
vraie communauté. Le groupe des
participants a pu se connaître et
tisser des liens d'amitié, une vraie
expérience de vie communautaire.
Sur la paroisse de Rivière-Salée,
nous avons pour projet de garder
le lien entre Zachéens, avec la mise
en place du "Réseau Zachée" ,
afin de continuer l'évangélisation
à travers un site Internet.
Le Parcours Zachée est une porte
d'entrée vers une catéchèse, à
partir de la doctrine sociale de
l'Eglise (DSE), pour les chrétiens
qui s'interrogent sur la nécessité de
leur participation à la construction
de leur communauté en accédant
aux responsabilités, sociales,
économiques et politiques.
Au soir de notre vie, le Seigneur
nous dira : Qu'as-tu fait des talents
que je t'ai donnés ? Comme
dans : "La Parabole des talents"
(Mt 25,14-30), notre joie sera de
lui dire : " Maître, j'en ai gagné
d'autres". N'ayons pas peur, ne
cachons pas sous terre les talents
que Dieu nous a donnés, ayons
l'ambition de les faire fructifier,
soyons serviteurs là où le Seigneur
nous appelle.
\
P. Benjamin François-Haugrin
Curé de la paroisse de Rivière-Salée, Grand-Bourg et Petit-Bour
g n
Dossier : Le chrétien a-t-il le droit d'être ambitieux ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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Le Parcours Zachée est l'œuvre de Pierre-Yves Gomez, membre de la communauté
de l'Emmanuel. Je l'ai découvert, le 15 août 2011, dans la librairie du sanctuaire
Notre-Dame du Laus, à Gap, en France.
Le Parcours Zachée
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Dossier : Le chrétien a-t-il le droit d'être ambitieux ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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Marie-Alice Palcy
On apparente souvent, voire
toujours, l'ambition au désir
d'être le premier, ce qui dans
notre culture judéo-chrétienne
est très mal perçu.
Jésus lui-même ne nous
rappelle-t-il pas que nous
devons être des serviteurs ?
Que nous ne devons pas
chercher à être les premiers ?
Comment, dès lors, tolérer
l'idée même de l'ambition?
Mais n'avons-nous pas une
façon très restrictive de
comprendre les choses ? Nous
prenons peut-être le risque
d'un amalgame pernicieux
et… hypocrite !
En fait, si l'ambition consiste
à nuire aux autres pour être
sur un piédestal, si elle est
destructrice et se cantonne
à posséder pour paraître, elle
n'est pas de Dieu. La fin ne
justifie jamais les moyens.
Mais si nous ne confondons
pas service et servilité, nous
accepterons l'idée que le
chrétien est par vocation un
"être ambitieux". En effet,
il veut aller au ciel vivre
auprès de Dieu ! Il veut ETRE
PARFAIT ! Quelle ambition !
Dieu veut que nous
soyons "la tête et non la
queue". Impossible dans la
médiocrité...
Nous avons la mission de
"montrer Jésus" dans ce
monde imparfait.
Immense projet : c'est là notre
ambition !
Sabine Andrivon-Milton
L’ambition n’est pas
incompatible avec la foi
chrétienne. L’ambition est
insufflée par le Seigneur qui
te donne des idées, te guide
et t‘ouvre les portes pour
arriver à l’objectif qu’il t’a
fixé car, au fond, c’est lui qui
te donne l’intelligence pour
réussir. Lorsqu’on a atteint son
objectif, il faut rester humble.
Par contre, si tes ambitions
sont orientées vers des
choses malsaines (donc non
insufflées par le Seigneur),
ou qui ne sont pas à la gloire
de Dieu, il est certain que tu
n’y arriveras pas, et que tu
auras de nombreux obstacles
à affronter, et que tu ne
seras pas heureux même si
tu parviens
un jour à
assouvir
ton désir.
L’homme
peut désirer
quelque chose,
mais ce désir ne doit pas
devenir une obsession, car
l’obsession fait oublier ou
délaisser tout le reste (famille,
amis, Dieu…), et modifie
souvent les comportements.
On devient agressif, renfermé,
suspicieux et parfois méchant.
Le chrétien a le droit d’être
ambitieux, mais il ne doit pas
désirer une chose qui fera du
mal à quelqu’un ; au contraire,
cette chose doit lui permettre
de servir l’autre.
Lindsay Alcindor (16 ans)
Je pense que le chrétien a le droit d'être ambitieux comme toute autre personne,
car pour réussir sa vie, il faut croire en Dieu, en ses capacités, mais il faut aussi avoir
de l'ambition ; ce n'est pas parce qu'on est chrétien, qu’on n’a pas le droit d'être
ambitieux, sauf si cette ambition n'est pas dans le but de faire quelque chose de bien.
Marie-France
Delblond
L'ambition, selon
la définition du
monde, est le
désir de gloire, de
réussite sociale et de
tout ce qui peut honorer l'amour
propre. L'ambition du chrétien est
de mettre ses talents au service de
ses frères, et comme le Christ, servir
et non être servi. Le problème n'est
pas l'ambition, mais la "mondanité"
et tout ce qu'elle engendre. Le
pouvoir grise car l'ambition finit
toujours par prendre le dessus, et
détourner l'homme de ses bonnes
intentions. C'est la raison pour
laquelle, dans ses choix, le chrétien
doit faire preuve de discernement
et de bon sens. L'ambition pour
un chrétien, ce serait d'arriver à la
perfection pour plaire au Créateur,
et ainsi accéder à la vie éternelle.
Monique Idoménée (15 ans)
Je pense que le chrétien a le droit
d'être ambitieux, à condition que
ses ambitions soient au service de
ses frères, et qu’il se laisse éclairer
par Dieu ; car c'est Lui qui nous
guide et nous permet de réussir.
Cindy Doré (34 ans)
Le chrétien a le droit d’être
ambitieux. Nous sommes tous
« unique » et le Seigneur a donné
à chacun des dons, du charisme, et
la capacité d'accomplir les choses.
Comme l'a dit Mgr Macaire, arrêtons
d'être des chrétiens "tchòlòlò".
Maintenant il est important que
nos ambitions, nos désirs, soient
tournés vers Dieu, pour que sa
volonté seule s'accomplisse.
Témoignages…
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Erika du Lamentin (20 ans)
Je pense que si je veux me réaliser pleinement, il
me faut tirer le meilleur parti de tout ce que j’ai
reçu de mes parents, de ma famille élargie, des
personnes que j’ai rencontrées, des personnes
qui m’ont formée, dans le but de partager et
de me donner aux autres pour faire avancer
le monde. Avoir de l’ambition, dans ce cas, me
semble être une bonne chose surtout si j’ai une
conscience morale qui joue les gendarmes pour
m’empêcher de faire n’importe quoi, à n’importe
quel prix pour réussir, comme vendre de la
drogue, par exemple. Si c’est pour perdre mon
âme, la réussite n’a aucun intérêt pour moi. Mais
le respect de la Parole de Dieu et l’aide de l’Esprit-
Saint me permettent de discerner ce qui motive
mon ambition, et cela m’empêche de déraper.
Chantale Namilos
Parfaitement. Vu qu'il y a toutes sortes d'ambition,
il faudrait bien se situer et faire le bon choix pour
ne pas tomber dans la présomption.
Oui, dès qu'il s'agit d'une saine et sainte ambition
pour Jésus ou pour montrer Jésus ; ce qui n'a
rien à voir avec le "faire-voir" ou l'intention de
présenter un succès à titre personnel, ou de la
prétention d'être chrétien. Oui la bonne ambition
convient très bien au chrétien, dès l'instant où la
réussite est noble pour la glorification de l'Eglise,
pour la Gloire de Dieu et le Salut des âmes.
Toute ambition doit tendre vers l'Objectif de la
vie Éternelle ; c'est la Parole qui invite à l'être :
"Soyez parfaits comme votre Père Céleste est
Parfait". Et, ce que Dieu veut pour nous n'est-ce
pas notre sanctification ? (Thessal.). En quoi être
ambitieux pour atteindre le Royaume des cieux
serait-il incompatible avec le fait d'être chrétien,
puisque le monde et sa richesse appartiennent
à Dieu, et le chrétien est cohéritier du Royaume
avec le Christ. La petite Thérèse de Lisieux, dite
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, a eu l'ambition
d'être Missionnaire dans le monde, ou Apôtre de
l'Amour , "aimer Jésus et le faire aimer", n'a-t-elle
pas été proclamée docteur de l'Église en octobre
1997 (par le pape Jean Paul II) ? A mon humble
avis, c'est une ambition juste et c'est la seule que
tout chrétien devrait avoir, puisqu'au dernier
jour, toute autre ambition – hormis l'Amour
de Dieu et l'Amour du Prochain – se révélera
caduque. Vanité de vanité, dit le Quohélet,
tout est vanité, et j'ajouterais, sauf l'ambition
de gagner le Ciel par l'Amour : c'est un désir
ambitieux à cultiver, car c'est là l'Essentiel.
Mathurin Trobrillant (54 ans)
Qu’est-ce que l’ambition, sinon le désir
d’atteindre un but qu’on s’est fixé ? Tout
être humain doit être ambitieux. Que
l’on soit riche ou pauvre, on a le droit
d’être ambitieux. Cependant, l’ambition
ne doit pas être synonyme de pouvoir, de
domination de l’homme sur l’homme. Elle
ne doit pas être obsessionnelle au point de
faire oublier Dieu, et l’en écarter de son
projet. Il doit donc être au centre du projet
pour aider à atteindre le but fixé. Oui, je
suis un chrétien ambitieux. J’ai l’ambition
de voir mes enfants réussir dans la vie ; j’ai
l’ambition de gagner plus pour nourrir
correctement ma famille, j’ai l’ambition
d’avoir un jour une maison individuelle…
Oui, le chrétien a le droit d’être ambitieux.
Arnold Louison (24 ans)
On a le droit d'être ambitieux, sans trop pour cela laisser l'ambition prendre
le dessus sur la raison. Être ambitieux est une chose mais être dépendant de
ses ambitions en est une autre.
Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\
evue (n° 510) :
L'exode de notre jeunesse : Pensez-vous que les jeunes doivent obligatoirement quitter la Martinique pour réussir leur vie ?
Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 28 octobre 2015 au plus tard,
à egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
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Vie du diocèse
Le mardi 29 septembre, débute la visite épiscopale à la paroiss\
e Saint-Henri. Au
programme : rencontre avec les laïcs en responsabilité, célé\
bration eucharistique
le matin du mercredi 30 septembre, entretien avec le maire Eugène Lar\
cher
et son équipe municipale, visite des résidents de l’EPHAD Les Madrépores, et
échange avec les acteurs économiques de la ville.
Visites pastorales de Mgr Macaire
aux Anses d'Arlet…
C
’est une communauté en
adoration devant le saint-
sacrement, comme chaque
mardi, que Mgr Macaire a trouvée
à son arrivée, vers 18h. Il a alors
procédé au salut du saint- sacrement.
Après un bref échange, sur la
place de l’église, avec quelques
jeunes Arlésiens, il s’est rendu
à la salle paroissiale Saint-Jean-
Paul II, où l’attendaient les laïcs
en responsabilité et les religieuses
de la communauté.
Suite à la présentation de la
paroisse avec ses atouts, enjeux,
perspectives, souhaits, mais aussi
ses difficultés, s’installe un libre
échange entre l’évêque et les laïcs,
qui s’est poursuivi au cours d’un
«souper de l’amitié».
Une marche très matinale en
compagnie de quelques paroissiens
donne le « la » à la journée du
mercredi bien chargée.
La célébration eucharistique,
concélébrée à 6h30 dans une église
comble avec le curé, père Jean-
Michel Monconthour, s’acheva par
une petite balade sur le front de
mer, avant de partager le petit
déjeuner avec le maire et son
équipe municipale.
La visite s’est poursuivie à l’EHPAD
Les Madrépore s, où l’évêque a pu
rencontrer les pensionnaires, le
personnel soignant et administratif.
Il était heureux d’apporter sa
bénédiction et de l’espoir à nos aînés.
Il a également pris le temps de
bénir les marchands de l’Espace
«Man Jérôme», et rejoint quelques
marins pêcheurs du bourg pour
aborder avec eux la problématique
de la pêche.
Ensuite, cap sur Petite-Anse où
l’attendaient, en chansons, les
équipes du Rosaire et de nombreux
fidèles à la chapelle.
Un échange convivial s’installe.
Et c’est avec joie que les fidèles
sortirent de la chapelle, agitant
leurs fanions bleus et blancs.
L’émotion était intense, d’autant
plus qu’il s’est vu offrir une conque
de lambi.
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Mwen ka monté, sé sa mwen sav,
entonné par l’évêque, rythmait
ses pas jusqu’au port, où
l’attendaient les professionnels
de la pêche du quartier, entourés
de leur famille.
Les enfants présents près des
«cabanes de pêcheurs» bien
fleuries ont été les premiers à
l’accueillir, et ont reçu chacun
une bénédiction personnelle.
Les pêcheurs lui ont fait la
surprise d’une visite en bateau
des côtes de la commune, depuis
Petite-Anse jusqu’à l’Anse-Noire,
en passant par la grotte aux
chauves-souris ; il met pied à
terre à Grande-Anse et fait un
clin d’œil aux restaurateurs.
Il a partagé le déjeuner avec
les personnes en situation de
précarité, porteuses de handicap,
les séniors et les fidèles.
La journée s’est achevée par un
échange avec les candidats à la
confirmation du 17 octobre. Ce
passage trop rapide de notre
Evêque restera gravé dans les
cœurs de tous les fidèles. n
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Quid de la paroisse des Anses d’Arlet
Curé : P. Jean-Michel
Monconthour, nommé
en octobre 2014.
La majorité de la population est
catholique. Notre communauté
paroissiale vient de fêter ses 331
ans, le 13 juillet, fête de son saint
patron, Henri.
Elle dispose de deux chapelles
(Petite-Anse, dédiée à Notre-
Dame de la Salette et Mapou
dédiée à sainte Anne).
Nous avons la grâce d’avoir une
communauté de religieuses (les
sœurs de Saint-Paul de Chartres)
qui entretient des liens avec
l’ensemble de la communauté,
et nous accompagne sur le plan
spirituel.
Petite ville de pêcheurs de 3 984
habitants, à vocation touristique,
située au Sud Caraïbe, elle tient
son nom d’un chef caraïbe nommé
Arlet. La commune s'étend sur trois
anses principales sur la côte. Grande-
Anse au nord, le Bourg au centre et
Petite-Anse au sud, avec son bassin
d’eau ferrugineuse, réputée pour
calmer les douleurs articulaires.
Vingt-six quartiers constituent
l’ensemble du territoire arlésien.
Les deux grands secteurs
économiques sont la pêche et la
restauration.
Au niveau culturel, la ville possède
un patrimoine culturel et a vu
naître des artistes talentueux tels :
Alexandre Stellio, clarinettiste,
né à l’Anse Dufour, Espélisane
Sainte-Rose, figure du patrimoine
arlésien, avec le Bèlè lisid. La ville
des Anses d’Arlet est le berceau
du
Bèlè lisid.
Présentation de la catéchèse
Dix-neuf catéchistes, accompa-
gnateurs de cheminement et
de catéchuménat, pour cent
quarante-deux enfants et jeunes
catéchisés, et deux adultes qui
cheminent en vue des sacrements
de l’initiation chrétienne.
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Suivant les prévisions de son calendrier pastoral, notre Archevêqu\
e a séjourné à
la paroisse Saint-Michel du François, du 6 au 7 octobre dernier. Ce séjour venait
prolonger la visite qu’il avait récemment rendue à la communauté chrétienne
franciscaine, à l’occasion de la fête patronale.
… et au François
A
u cours de l’un et l’autre
passage, la remarquable
sollicitude du pasteur
diocésain et l’indéfectible
hospitalité franciscaine se sont
donné rendez-vous. Cependant,
à la différence de la précédente
visite, en plus d’une durée
légèrement plus longue, la
seconde a été rythmée par
diverses activités : découverte
de l’histoire de l’évangélisation du François, déjeuner avec
le personnel du presbytère,
moments de convivialité ouverts
à tous, activités sportives avec un
groupe de paroissiens, rencontre
des responsables de différentes
associations paroissiales,
participation à la rentrée du
catéchisme, visite de deux
établissements accueillant des
personnes âgées, rencontre avec
le monde politique communal, entretien avec le curé et avec
les paroissiens… Ce programme
révèle la vitalité de l’Église qui
est au François, et montre la
volonté de l’Archevêque de
prendre contact avec toutes les
réalités qui font le quotidien des
Franciscains. On retiendra de cette
visite, la proximité de l’Évangile à
l’ensemble des aspects de la vie
franciscaine. C’est un défi à relever
chaque jour…
n
Anne Majani
J'ai ressenti un homme de
Dieu au baptême rayonnant,
dont la soif d'évangéliser
est sans limite. Pour une
rentrée de catéchisme, c'était
vivifiant ! Je suis aussi très
sensible au respect particulier
de Mgr Macaire pour la
liturgie tellement sacrée
de l'Eucharistie. Que la très
Sainte Vierge le protège et le
bénisse !
Eric Raphose
Monseigneur dans nos eaux !
Celles de notre baptême, puisqu’il a été
surtout question d’une rencontre avec Dieu. Le
cheminement du chrétien prend sa source dans
une véritable rencontre avec Dieu, ont été ses
mots dans la chapelle, en présence des responsables
de mouvements, et de notre curé. Mgr Macaire
nous a donné un véritable espoir en l’avenir de
notre société et de notre Eglise, d’une Eglise plus
proche de ceux qui sont malades, ceux qui vivent
la solitude, et ceux qui sont rejetés, à l’exemple du
Christ pasteur et rassembleur dans l’amour, sans
abandonner la volonté de se convertir.
Merci, Monseigneur, pour la joie, la foi que vous
suscitez et votre bonne humeur.
Eliane Cenille
Après sa visite à la mairie,
Mgr Macaire s'est rendu à
l'EHPAD où il a été accueilli par
un chant de bienvenue ; certains
résidents attendaient avec
impatience sa venue. Il a pris le
temps de saluer un à un tous les
résidents.Ils étaient heureux, ils
se sont exprimés par des prières,
des souhaits, des demandes et
aussi par des chants. La visite de
Mgr Macaire s'est terminée par un
petit partage avec les résidents,
le personnel de l'établissement
et quelques visiteurs des malades.
La visite était courte mais remplie
d'émotion et de joie pour les
résidents. Il s’est ensuite rendu à la
maison de retraite Les Gliricidias .
Il a ensuite partagé le repas du
midi avec les religieuses, quelques
membres du personnel de la
paroisse, et bien sûr, le père Jacek,
notre curé. Moment très convivial.
Laissez venir à moi les petits enfants !
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Quid de la paroisse du François
Curé : Père Jacek
Ossowski
Modérateur du
district Grand Sud
Coresponsable des diacres
permanents de la Martinique
Mouvements et activités de
la paroisse
Equipe de retraités Laure Sabès,
Légion de Marie, Mouvement
Sacerdotal Marial, Scouts, Prière
des mères, Notre Dame du
Cénacle, Mouvement Chrétien des
retraités (MCR), Responsables de
la catéchèse, Equipe du Rosaire
adultes, jeunes et enfants,
Pastorale des jeunes, Laïcs associés
des Dominicains de Notre-Dame
de la Délivrande, Villa Madeleine
Delbrel, Conférence Saint-Vincent-
de-Paul, Fraternité Saint-François
d’Assise, Miséricorde Divine, atelier
de la Parole, groupe d’entretien
de l’église, groupe de préparation
aux baptêmes, équipe des
funérailles, groupe de retraités
de permanence de l’église,
Renouveau Charismatique,
Servants d’autel.Huit chorales :
Chorale du François, Christ en
Mélodie, Voix du Crépuscule,
Chœur d’une Sonate, Chorale
des Catéchumènes, Chorale
des Funérailles, Chorale
des jeunes et d’enfants , Voix
Divine.
Catéchèse : sept cent quarante
enfants, de l’éveil à la foi à la
5ème année de catéchisme, et
deux cent quatre-vingt-cinq
adolescents en cheminement.
Des documents sur la consécration de l'église Saint-Michel
et une clochette de l'église ont été remis à l'Archevêque\
.
Visite pastorale à la Maison de Retraite « Les Gliricidias »
L'Archevêque à l'écoute du conseil paroissial.
Rentrée de la catéchèse à l’église pour les enfants de\
3 ème et 4 ème années de catéchisme
Mgr Macaire a dédicacé le Livre d'or de la Mairie
en invoquant saint François et saint Michel
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Eglise en Martinique : Bonjour
père Manuel, pourquoi est-ce
si long pour qu'un jésuite
entre définitivement dans la
Compagnie ?
Manuel Grandin : ... Il faut avoir
en tête une chanson de variété des
années 70 : "pour faire un homme –
et donc pour un jésuite – mon Dieu,
que c'est long !" En fait, saint Ignace,
fondateur des Jésuites en 1540, a eu
très tôt l'intuition que pour faire un
homme libre et disponible à l'Esprit-
Saint, ça prend du temps ; et donc
il a voulu que la formation jésuite,
à la fois spirituelle, intellectuelle
et pastorale, dure une vingtaine
d'années. Dans les faits, je suis
jésuite depuis la fin du noviciat, mais
st Ignace a voulu poser quelques
étapes de cette formation, dont
l'ordination et ces derniers vœux
que je vais prononcer le samedi
31 octobre.
EenM. : Quand avez-vous fait vos
premiers vœux ?
MG : ... Comme n'importe quel
religieux ou religieuse, j'ai fait
vœux de pauvreté, chasteté et
obéissance à la fin de mon noviciat.
C'était il y a seize ans, et ces vœux
se font dans l'intimité, juste avec
la communauté et les parents. Les
"derniers vœux" sont également
appelés "vœux solennels", car
ils sont célébrés devant toute la
Congrégation et les amis. Je vais
donc redire, devant tous, mon
engagement comme au premier
jour, et je vais surtout rendre grâce
au Seigneur pour toutes ces années
où Lui... a été vraiment fidèle.
EenM. : Quelles sont les
principales étapes de la formation
suivie ?
MG : Après les deux ans de noviciat
où il y a des temps de retraite (les
fameux trente jours d'Exercices
Spirituels), de service (auprès de
personnes en grande fragilité)
et d'études, nous vivons un long
temps de formation intellectuelle
avec des études de philosophie
et de théologie, comme pour
tous ceux qui se préparent à être
prêtres.
Ensuite, nous avons deux ans de
stage pastoral ou professionnel.
Ce fut le cas pour moi qui n'avais
pas d'expérience professionnelle
avant d'entrer très jeune dans
la communauté. Ainsi j'ai été
éducateur auprès de jeunes en
difficulté à Toulouse. Puis, nous
avons ensuite d'autres études
en théologie ou dans d'autres
domaines, pour avoir une
spécialité.
Pour ma part, j'ai fait des études
en théologie morale sur un grand
homme, Xavier Thévenot, un
salésien. Puis vient l'ordination,
ensuite un premier temps de
mission en responsabilité (j'ai été
aumônier de collège-lycée pendant
quatre ans) avant, de nouveau, de
faire neuf mois de retraite et de
session pour préparer les derniers
vœux. Ces neuf mois, je les ai vécus au Chili, en découvrant une autre
aire culturelle et de nouvelles
manières missionnaires. C'est une
longue formation, mais se convertir
prend du temps, et vu encore tout
ce qui est encore à évangéliser en
moi, le travail sera encore long !
EenM. : Y a-t-il aujourd'hui
encore des vocations chez les
jésuites ? Est-ce variable selon
les pays et les continents ?
MG : Il y a chaque année trois ou
quatre nouveaux jésuites par an
en France depuis vingt ans, ce qui
est un beau chiffre en Europe.
Mais ces rentrées n'équilibrent
pas le décès des vingt-cinq ou
trente jésuites chaque année
en France. Les vocations les plus
nombreuses se trouvent en Inde,
et dans le reste de l'Asie. Dans
ma communauté sur Paris, il y a
plus d'étudiants jésuites Indiens
que de Français. C'est d'ailleurs
une certaine épreuve pour les
communautés plus anciennes de
Les derniers vœux jésuites de père Manuel Grandin
Le père Manuel Grandin sj, prononce ses derniers vœux, le samedi 3\
1 octobre
2015, à Saint-Denis. Il a accepté de répondre à nos question\
s au moment où
il s’engage définitivement dans la Compagnie de Jésus, fondé\
e par Ignace de
Loyola au XVI
ème siècle.
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sentir le désintérêt des jeunes
en Europe. Mais c'est un certain
humour de l'histoire et du Seigneur
que ceux qui ont été évangélisés
dans les siècles passés deviennent
les évangélisateurs des pays
européens. La volonté du Seigneur
est parfois bien incompréhensible.
EenM. : Le pape François trouve-
t-il dans la Compagnie un soutien
affirmé ? Les rapports avec lui
sont-ils différents des rapports des
jésuites avec ses prédécesseurs ?
MG : Clairement, les jésuites, nous
avons été les premiers à être surpris
de cette élection, car nous avons
toujours été à distance à propos
des responsabilités dans l'Eglise.
Saint Ignace pensait en effet que
la place des jésuites était une place
de conseiller et de soutien. On a eu
ce rôle auprès de tous les papes, et
on a bien sûr continué avec l'actuel.
Le pape François n'a pas toujours
eu de bonnes relations avec ses
compagnons jésuites d'Argentine
car – c'est fou de l'imaginer – c'était
un homme assez autoritaire et
présomptueux. C'est le contact
avec les plus pauvres et grâce à la
prière, qu'il est devenu cet homme
plein de bonté et d'ouverture.
Et sur des dossiers chauds (la
famille, l'écologie, l'économie), le
Pape n'hésite pas à faire appel à
des jésuites pour faire avancer la
réflexion et la pratique de l'Eglise.
EenM. :
Enfin, après votre entrée
définitive, quelles sont les missions
qui vous sont confiées par votre
provincial ? Sont-elles différentes
de celles que vous aviez reçues
précédemment ?
MG : Les derniers vœux ne sont pas,
comme à l'ordination, un moment
obligatoire de nouvelle mission.
Plus que jamais, je travaille avec
les 18-35 ans, à la fois en termes
d'accompagnement individuel ou
en groupe. On vient de terminer
une journée sur l'écologie avec
cent quatre-vingts jeunes, et on est
en ce moment dans la préparation
des JMJ.
EenM. : Avez-vous encore un
lien (formation ou autre) avec
l'Eglise en Martinique et avec
Mgr Macaire ?
MG : On se connaît bien avec
Mgr Macaire, même s’il est
dominicain ! En fait, nos familles
sont proches et notre démarche
d'entrée dans la vie religieuse en
métropole nous a rapprochés. Mon
lien avec notre Eglise en Martinique
est fait de liens personnels avec l'un
ou l'autre prêtre (dans le cadre de
Bèlé Légliz , par exemple), avec
votre revue, Radio Saint-Louis,
et avec les Antillais de Métropole.
EenM. :
Merci beaucoup, père
Grandin.
MG : Merci de votre prière et de
votre soutien.
Propos recueilli par Michel Déglise n
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Dimanche 25 octobre :
- Fin de la visite pastorale du secteur paroissial de Rivière-Pilote, Josseaud et La Régale
- Messe à Rivière-Pilote
- Confirmation à Josseaud
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Lundi 26 octobre : Conseil d’Administration de
l’Association Diocésaine de la Martinique
Mardi 27 octobre : Conseil épiscopal
Mardi 27 - mercredi 28 octobre : Visite
pastorale de la paroisse de Schœlcher
Mercredi 28 octobre, 18h : Catéchèse de
l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio
Saint-Louis
Du 29 octobre au 11 novembre : Voyage en
métropole à l’occasion de l’Assemblée Plénière des
Evêques de France.
Samedi 31 octobre, 16h : Messe des derniers
vœux du père Manuel Grandin, jésuite, à l’église Saint-
Denys-de-l’Estrée, à Saint-Denis (93)
Dimanche 1 er novembre :
- 11h : Messe à l’église Notre-Dame de Lorette (paroisse d’insertion de Jean-Jacques Sainte-Croix).
- 18h : Messe des Illuminations à l’église Notre-Dame de
la Croix de Ménilmontant (ancienne paroisse d’insertion
de Gaëtan Présent).
Lundi 2 novembre, à Lourdes : Rencontre des
évêques des départements et collectivités d’Outre-Mer
Du 3 au 8 novembre, à Lourdes : Assemblée
plénière des Evêques de France
Mercredi 11 novembre :
- 10h : Rencontre avec les envoyés et délégués diocésains de l’Aumônerie Antilles-Guyane
- 15h : Messe des Antillais et Guyanais à l’église Saint- Sulpice de Paris, précédée d’une catéchèse à 14h.
Agenda de l’Archevêque
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Vie du diocèse
C’est dans une atmosphère conviviale que les membres du CMT de la Martinique
se sont retrouvés, dans la matinée du dimanche 27 septembre 2015, au Relais
de Châteaubœuf, pour établir le programme d’activités de \
l’année 2015-2016.
Les Chrétiens dans
le Monde du Travail
ont fait leur rentrée
E
taient présentes les équipes
de Ducos, Lamentin, Fort-
de-France, Centre-Sud et
Sainte-Marie, soit une quarantaine
de personnes. Ceux qui rejoignent
le mouvement sont ceux qui sont
en lien avec le monde du travail,
soit parce qu’ils exercent une
activité, soit parce qu’ils sont à la
recherche d’un emploi. Les grands
axes de l’année à venir ont été
présentés par le président du CMT,
le président de la FEMAC, ainsi que
le secrétaire général du CMT et
discutés avec beaucoup de sérieux.
Ils se résument comme suit : le
respect de l’esprit du mouvement,
le thème de l’année, la nécessité
d’une formation spécifique pour
les nouveaux militants.
Respecter l’esprit du
mouvement.
L’objectif principal est de relancer
l’action sans pour autant écarter
la prière. En effet, le mouvement,
étant un mouvement d’action
catholique, doit respecter son
esprit. Cette fidélité à lui-même
autorise pourtant l’innovation.
Le thème de l’année
2015-2016 : la mission
Le thème choisi pour être
développé en réunions d’équipes
c’est la mission. Ce thème est aussi
celui de l’exhortation apostolique
du pape François, La joie de
l’Evangile. L’enjeu de ce thème est
d’être présent à soi-même et aux
autres, afin d’être présence de Dieu
dans notre univers quotidien. Car
c’est bien là que nous attend notre
mission. Il ne s’agit pas
de se contenter de
proposer des réponses
toutes faites, mais de
s’examiner soi-même
sous le regard de Dieu.
Un questionnaire en
sept points a été remis
aux membres présents,
pour les accompagner
dans la réflexion. Les
premiers commentaires
seront analysés lors de
la récollection du 8
novembre 2015.
Nécessité d’une formation
spécifique.
Pour y parvenir, l’accent a été mis
sur la formation, dans l’optique
d’associer la mission et l’action. Cette
formation n’a pas pour objectif de
concurrencer les diverses formations
que nous gratifie le diocèse, mais de
les compléter. Elle aidera à prendre
conscience de l’identité de membre
d’un mouvement d’action catholique
tel que le CMT, dont la devise est :
Voir - Juger - Agir. Cette formation
se déclinera sur plusieurs formes,
en concertation avec les équipiers.
Nous espérons qu’elle va préparer,
guider et soutenir les membres du
mouvement dans la mission.
Au cours de la matinée de travail,
d’autres sujets ont été abordés. Il
s’agit de :
- L’implication des membres du
mouvement dans la vie de la
paroisse
- La coopération des différentes
équipes entre elles
-
La Collectivité Territoriale de
Martinique, pour laquelle le
mouvement fera une conférence
qui fera office du Vo i r. (La
FEMAC/M prendra le relais pour
l’
Agir qui fera l’objet d’un autre
article).
La lettre que Mgr David Macaire
a adressée à l’ensemble des
responsables des mouvements
d’action catholique, a agréa-
blement surpris et touché les
membres du CMT qui ont procédé
à la lecture, puis au partage de
celle-ci. Tout au long de l’année,
les membres du CMT feront tout
pour porter l’information à tous
les niveaux du diocèse.
Nous prions l’Esprit-Saint pour qu’il
nous aide à répondre aux attentes
de notre Evêque, et surtout à
celles que Dieu a sur nous, pour
manifester la présence du Seigneur
dans notre vie de tous les jours.
Dominique C., Antoinette D., Micheline L. n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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Comme à l’accoutumée, le mardi 29 septembre, la paroisse du Fra\
nçois a connu
l’affluence des grands jours. En effet, le pèlerinage annuel de «la Saint-Michel»
(selon l’expression locale) a drainé une foule innombrable de fi\
dèles arrivés de
tous les horizons de notre île.
Fête de la Saint-Michel
au François
L
a veille, à 18h, une messe avait
été célébrée à l’intention des
paroissiens de la place, et des
pèlerins empêchés le lendemain
par le travail ou autre inconvénient.
Père Luciano, prédicateur du jour,
nous a d’ailleurs gratifiés d’une
homélie lumineuse sur les anges.
Le jour de la solennité, trois
célébrations eucharistiques ont
eu lieu : à 5h30, 7h30 et la messe
épiscopale à 10h, concélébrée avec
le curé, le père Jacek Ossowski,
présidée par Mgr David Macaire
accompagné des diacres.
Comme c’est la tradition, une
délégation de parachutistes, venus
rendre hommage à leur saint
patron, étaient présents.
L’assemblée, impressionnante,
a pris l’église d’assaut. Les
places manquaient, en dépit de
l’installation, sur le parvis, de
chapiteaux et de grands écrans
pour le confort du plus grand
nombre.
La chorale, sous la houlette de
Sr Jeanne de Chantal, a galvanisé
à sa suite les fidèles pour vivre
pleinement ce moment de
communion fervente.
Mgr Macaire, ne dérogeant pas à
ses qualités de prêcheur, a distillé
un enseignement sur les anges
teinté de son humour légendaire.
A la fin de l’office, avant la
bénédiction finale, un parachutiste
a fait lecture d’une lettre retrouvée
sur le corps d’un soldat tombé au
champ d’honneur.
La procession s’est déroulée au
rythme exaltant du Cantique à
saint Michel.
Sur le parvis se tinrent des
manifestations militaires avec les
parachutistes : discours, défilé et
dépôt de gerbe au monument aux
morts.
A l’initiative du curé de la paroisse,
des bouteilles d’eau ont été
distribuées aux fidèles à cause des
fortes chaleurs qui règnent sur
notre île depuis quelques semaines.
Honneur à notre Dieu par ses
saints archanges : Michel, Gabriel
et Raphaël.
Marie-Claire et Sr Marie-Bénédicte n
Mgr Macaire à l’entrée de la procession à l’église Sai\
nt-Michel
Comme chaque année, les pèlerins étaient venus en nombre de tou\
te la Martinique P. Claude Anglio, curé du Diamant, P. Jacek Ossowski, curé du François,
et l’aumônier militaire.
Selon la tradition, un parachutiste a lu la "prière du parachutiste"
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Vie du diocèse
Le Secours Catholique, faut-il le rappeler, est un service d’Eglise et non un simple
mouvement d’Eglise. Il agit au cœur de la charité de l’Eglis\
e.
Le Secours Catholique
vient en aide à nos frères
de La Dominique
Opération Collecte de vivres et produits divers
D
ans son Encyclique Deus
Caritas es
de 2007, le pape
émérite Benoît XVI attirait
l’attention des fidèles sur le fait
que, des trois missions de l’Eglise
(martyria, liturgia et diaconia) ,
la dernière citée était celle pour
laquelle il y avait encore des efforts
à faire. En effet
diaconia c’est le
service de la charité, le service du
frère.
L’action du Secours Catholique
s’inscrit résolument dans ce service.
C’est ainsi que, quand nous avons
appris avec émotion et une grande
douleur le malheur qui frappait
nos frères dominiquais, nous
avons voulu manifester le même
élan de solidarité que celui que
nous avons toujours eu envers nos
compatriotes au quotidien.
Nous nous sommes rapprochés des
associations qui œuvraient dans
ce domaine de la charité, et dans
le même temps, nous avons été
sollicités par la Croix-Rouge pour
une action solidaire en faveur de
La Dominique. Nous regrettons
que la collaboration avec la Croix-
Rouge n’ait pu se faire faute de
préparation, mais nous avons bon
espoir de pouvoir corriger cela dans
le futur.
Une rencontre s’est tenue au siège
du Secours Catholique, entre les
associations suivantes : Maison
du Cœur, Yéshua, Isaie, Urgences
Caraïbes et Secours Catholique.
Il convenait que nous agissions
ensemble pour être plus efficaces.
Nous voulions résister à la tentation
d’agir dans l’émotion des premiers
moments, où on se précipite
avec une quantité importante
de vivres sans trop bien savoir ce
qui est nécessaire. De plus, il nous
paraissait plus sage de nous investir
dans une action dans le long terme,
puisque de nombreuses initiatives
tant privées qu’institutionnelles se
mettaient en place dans l’urgence.
La conception que nous avons de
nos interventions, dans le cadre des
actions caritatives, voudrait que
nous fassions prioritairement des
"appels à dons" pour financer des
actions dans le pays destinataire.
Cela porte un petit plus à l’économie
de ce pays. Cependant, le rapport
que nous faisaient les médias, nous
laissait penser qu’il était urgent
de participer à une collecte, en
mobilisant tous les bénévoles qui
le pouvaient, sur des lieux où
ces opérations se dérouleraient
avec toutes les associations avec
lesquelles nous avions envisagé
de travailler. La réponse du public
a été massive et a dépassé nos
espérances. On peut regretter
que la collaboration n’ait pas été
permanente, et que le nombre
de personnes mobilisées en aval
de l’action était dérisoire pour la
somme de travail qu’occasionne
le conditionnement des produits
collectés, pour leur acheminement
vers les points d’embarquement. La relecture de ces actions nous
permettra de mieux nous organiser
à l’avenir, tant au départ des colis,
qu’à leur arrivée.
Appel à dons
Parallèlement à l’action de collecte
pour laquelle le Secours a mobilisé ses
bénévoles, en relation avec d’autres
associations, notre archevêque a
lancé un "appel à dons", en direction
des fidèles catholiques. Cela s’est fait
au cours des messes du week-end
qui a précédé la remise du Pallium.
Précisons que la quête réalisée au
cours de cette cérémonie a été
réservée pour l’action en faveur
de La Dominique. Nous pourrons,
alors, mieux travailler à venir en
aide en investissant dans l’économie
dominiquaise. Mais comme vous le
verrez plus tard, cette seule collecte
ne suffira pas à financer les aides que
nous voulons porter à nos voisins.
Vous pourrez vous rapprocher du
Secours Catholique pour contribuer
à cet effort.
Mission de reconnaissance
sur le terrain
Les Délégations de Guadeloupe
et de Martinique du Secours
Catholique ont été envoyées en
mission de reconnaissance à La
Dominique par l’équipe de l’Action
Internationale du siège national.
Nous sommes allés dans cette île,
du 18 au 21 septembre. Nous avons
été accueillis par l’équipe de Caritas
Dominique qui est l’équivalent
du Secours Catholique sur place.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Nous avons pu visiter les sites les
plus touchés. Le rendu des images
télévisées ne donne qu’une pâle
idée de la tragédie que ce peuple a
vécue. De simples ruisseaux se sont
transformés en fleuves de boue,
dévastant tout sur leur passage. Il
aurait pu y avoir beaucoup plus de
victimes que cela. Les dégâts sont
considérables.
Nous avons repéré des sites où
nous pourrions intervenir, et listé
des actions à mener auprès de
certaines familles. Nous avons fait le
rapport de notre mission au Bureau
National. Dans les prochains jours,
les délégations vont se rencontrer
pour affiner la stratégie.
Visite de l’Archevêque
à la Dominique
Notre archevêque, Mgr David
Macaire, s’est rendu à La
Dominique, le 12 octobre, pour
rencontrer l’évêque de ce Diocèse,
Mgr Gabriel Malzaire. Il était
accompagné de père Luc Philippon,
délégué à l’information, de Gilbert
Pollo, caméraman du service
multimédia diocésain, du diacre
Hervé Lordinot, économe diocésain,
et de moi-même, Président du
Secours Catholique. Nous avons
pu rencontrer les responsables de
l’Eglise à La Dominique. Mgr Gabriel
Malzaire nous a exposé les besoins
les plus immédiats pour les familles
et pour les enfants, surtout à
Petite-Savane. M me Dorothy Leevy,
coordinatrice de Caritas Dominique
nous a partagé les difficultés et les
projets concernant le milieu de vie
scolaire, même si la rentrée a pu
se faire. Nous avons entendu leurs
besoins, et nous verrons comment y
répondre selon nos moyens. Notre
visite a été très appréciée.
Nous avons confié tout cela au
Seigneur dans un moment de
prière inoubliable.
Eglise en Martinique a interrogé
l’Economat diocésain pour
connaître le montant des quêtes
organisées à la demande de
Mgr Macaire, dans les paroisses et
lors de la cérémonie de remise du
pallium à la cathédrale Saint-Louis,
le dimanche 6 septembre 2015 : ce
sont plus de 90 000 € qui ont été
donnés par les fidèles martiniquais,
et qui sont maintenant consacrés
à financer les projets retenus
par le Secours Catholique de la
Martinique, en partenariat avec
la Caritas de la Dominique.
Patrice Icheck, Président du Secours
Catholique Martinique
n
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ont la joie de vous inviter à la retraite qui se déroulera, du vendredi 30 octobre à 17 heures au dimanche 1 er novembre 2015, à 17 heures, au Foyer de Charité de Trinité.
Cette retraite est organisée par les Equipes Notre-Dame [Mouvement de\
spiritualité conjugale], à
l’intention des couples mariés et des fiancés qui désirent approfondir leur foi et rencontrer le Christ.
Le thème de la Retraite, prêchée par le Père Zonzon, Conseiller spirituel des Equipe Notre-Dame en Martinique, est : "A l'image de Dieu, Il les créa… !"
Renseignements et inscriptions : Serge et Léandre RACINE - Tél : 05 96 53 52 97 ou 06 96 92 18 33
L’équipe du Service Diocésain du Catéchuménat des Adultes organise une formation sur l’accueil des
catéchumènes, et les actes administratifs du catéchuménat, à l’attention de tous les accompagnateurs et animateurs du Catéchuménat des Adultes et des Adolescents sans exception.
Cette formation aura lieu
le samedi 7 novembre 2015 , de 8h à 12h, au relais paroissial de Châteaubœuf.
LES EQUIPES NOTRE-DAME ET L’ASSOCIATION DES CENTRES DE PRÉPARATION AU MARIAGE
SERVICE DIOCÉSAIN DU CATÉCHUMÉNAT Communiqué
Communiqué
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Vie du diocèse
40 ans ! Voilà déjà 40 ans que quelques frères chrétiens, très peu nombreux, se
sont réunis pour prier ensemble, d’une manière toute nouvelle, \
pour la grande
majorité d’entre nous. Il faut dire que cette pratique fut très\
diversement
accueillie, tant par les fidèles que par leurs pasteurs, à mesure \
qu’elle se
développait. La grâce du Renouveau touchait notre diocèse.
Le Renouveau Charismatique en Martinique
M
gr Maurice Marie-
Sainte a accueilli cela
et s’est donné le temps
d’observer et d’en voir les fruits.
Son successeur, Mgr Michel
Méranville, a adopté la même
démarche. Pendant tout ce temps,
le Renouveau était toléré. En 2009,
on a observé une évolution quand
l’Archevêque décida de provoquer
les Assises du Renouveau. Pendant
trois ans, une large réflexion fut
menée, au moyen d’une enquête,
auprès des participants aux
groupes de prières et des prêtres.
Le point culminant de cette affaire
c’était le grand Rassemblement
de Pentecôte 2012. Trois missions
furent confiées au Renouveau :
1.
Travailler pour la jeunesse
martiniquaise ;
2.
Travailler pour la société
martiniquaise ;
3. Travailler pour l’unité de l’Eglise.
Aujourd’hui, il existe encore de
nombreuses interrogations autour
du Renouveau, à charge pour
les responsables de continuer à
communiquer et de persévérer.
C’est dans cette optique que cet
article que vous avez le loisir de lire
paraît dans Eglise en Martinique .
Quand on s’intéresse au
Renouveau, on a envie de savoir
combien de fidèles constituent
son effectif, mais il est difficile
de répondre à cette question. Il
conviendrait d’abord de définir
le Renouveau pour mieux en
comprendre la spiritualité, et les questions trouveront tout
naturellement leurs réponses.
Le Renouveau ne se définit pas
comme un mouvement, mais
comme un courant qui traverse
l’Eglise. Les personnes qui sont
touchées par ce courant, ne restent
pas obligatoirement dans les
groupes qui constituent des lieux
de croissances spirituelles quand
ils sont bien gérés. Elles peuvent
continuer leur cheminement, dans
d’autres mouvements ou services
d’Eglise. On peut d’ailleurs mesurer
cela en voyant combien les grandes
célébrations voient leur animation
se faire autour de chants issus
des assemblées charismatiques, y
compris le mode d’animation.
Beaucoup de mouvements,
même ceux qui déclarent ne pas
appartenir au Renouveau, peuvent
être considérés comme ses enfants.
En effet, leurs inspirations viennent
de là. A un moment où l’Eglise
traversait une véritable crise de
vocations, et où les églises voyaient
une baisse de la fréquentation des
fidèles, l’influence des groupes de
prières a permis le retour d’un
grand nombre de nos frères et
sœurs à la pratique religieuse. De
plus, leur engagement au sein de
l’Eglise est remarquable.
Notre société attend beaucoup de
notre Eglise aujourd’hui. Je peux
en témoigner en ma qualité de
président diocésain du Secours
Catholique. Si le Renouveau a
permis ce retour massif à l’église
de nos compatriotes, l’Esprit de
Pentecôte continuant de souffler,
il faudra maintenant se préparer
à une nouvelle mission, en
répondant à l’appel du Saint-Père,
et aller vers les périphéries, vers
les plus pauvres. Cette pauvreté
n’est pas seulement matérielle,
elle est aussi morale et spirituelle.
Les souffrances sont nombreuses.
Il faudra, au terme d’un grand
discernement, prêter une oreille
attentive et porter une réponse
adaptée aux cris des malheureux.
Les quelque quatre-vingts groupes
de prières, répartis dans tout le
diocèse, sont regroupés au sein de
cinq secteurs (Nord Caraïbe, Sud
Caraïbe, Nord Atlantique, Centre
et Sud Atlantique).
Une coordination organisée en
quatre grands services (animation,
évangélisation, secrétariat, com-
munication) planifie les actions au
niveau diocésain. Elle est issue du
comité de pilotage des Assises du
Renouveau, qui se sont tenues,
au stade Pierre-Aliker, le lundi de
Pentecôte 2012.
La collaboration entre la
coordination et les secteurs est
essentielle pour la conduite des
activités d’évangélisation, et
l’accompagnement de nos frères
et sœurs. Puisqu’elle est effective,
alors larguons les amarres, hissons
les voiles et voguons vers les larges
horizons d’une grande fraternité.
Patrice Icheck , Coordinateur Diocésain n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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A la demande des évêques, des délégations des services de pastorale familiale des
trois diocèses de la province ecclésiastique Antilles-Guyane se so\
nt rencontrées,
les lundi 26 et mardi 27 septembre 2015, au Centre de Vie Spirituelle Sainte
Thérèse de Guyane.
Rencontre de la province ecclésiastique Antilles- Guyane sur la famille
M
gr Emmanuel Lafont,
évêque de Cayenne, ainsi
que Mgr Philippe Ballot,
évêque de Chambéry, ont animé
les échanges. Nous vous proposons
une synthèse de ces travaux qui
ont eu pour bases, d’une part,
le document
Instrumentum
Laboris
préparatoire au synode
d’octobre 2015 sur la famille,
exploitant les conclusions du
synode extraordinaire de 2014, et
d’autre part, les travaux réalisés
par notre province en 2009 sur ce
même thème.
Alors que nous échangions avec
nos enfants afin de les préparer
à cet appel de Mgr Macaire, l’un
d’eux nous a certainement rappelé
l’essentiel : « Vous allez aider les
familles à prier ».
Parmi les temps forts que nous
avons vécus, quelques points
saillants peuvent être mis en
exergue en guise de bilan :
• La communion spirituelle est le
fondement de l’Eucharistie et
non une consolation laissée aux
divorcés-remariés, nous a rappelé
avec conviction Mgr Ballot.
Nous devrions davantage
remercier les divorcés-remariés
qui nous le rappellent. Toute
famille chrétienne peut être
porteuse de la promotion du
sacrement du mariage, aucune
n’est disqualifiée. J’ai été très
sensible à cette intervention
car mes parents, alors qu’ils
étaient dans ce cas, nous ont
toujours amenés à la messe
dominicale en s’abstenant de
communion sacramentelle, mais vivant profondément
cette communion spirituelle.
Aujourd’hui, tous leurs enfants
sont mariés en église avec une
profonde reconnaissance pour
ce témoignage de communion
avec le Christ et l’Eglise.
•
Malgré un constat parfois
un peu négatif partagé sur la
famille dans nos trois diocèses
(augmentation des demandes
de séparation, particulièrement
venant des femmes, peur du
mariage chez certains jeunes,
violences intrafamiliales et
sexuelles importantes, taux d’IVG
bien plus élevé que la moyenne
française, infidélités récurrentes,
déficit de paternité…), les
échanges et les témoignages ont
permis d’encourager les équipes
présentes, de prendre conscience
de façon encore plus aiguë des
responsabilités partagées, et de
nous recentrer sur l’essentiel au
niveau de la pastorale familiale :
- nécessité vitale d’encourager
la prière avec la P arole de
Dieu en famille, de favoriser
la rencontre avec Jésus, afin
que les familles soient de vraies Eglises domestiques
et prennent conscience de la
façon dont Dieu entre dans le
concret de la vie familiale en
la rendant plus belle et vitale
;
- importance de prier avec
le s’il-te-plaît, le pardon et
le merci afin de restaurer
l’usage de ces mots dans nos
relations quotidiennes ;
- la famille comme sujet
d’évangélisation, c’est-à-dire
que toutes les familles soient
missionnaires et qu’elles
rayonnent de la présence
aimante de Dieu…
En conclusion, la pastorale familiale
traverse toutes les pastorales. Elle
doit être portée par les bergers des
communautés (évêque, curés…)
afin d’utiliser les lieux où les parents
et les familles sont naturellement
réunis (préparation au baptême,
catéchèse, accompagnement des
familles endeuillées, préparation
au mariage…) pour promouvoir
l'Evangile, la Bonne Nouvelle
de la famille, avec patience et
miséricorde.
Pour le Service Diocésain de la Pastorale
Familiale, Alain et Béatrice Arnaud
n
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Société
La méconnaissance persistante des soins palliatifs, soulignée dans\
tous les
rapports concernant la fin de vie, avait été largement pointée lors d\
es premières
Assises martiniquaises des soins palliatifs et de l’accompagnement qui se sont
déroulées en juin 2015. Une information adéquate du grand public est un
impératif pour une bonne diffusion de la culture palliative dans les établissements
de santé, les EHPAD
(1) et au domicile.
Les soins palliatifs,
une proposition d’avenir
L
a journée mondiale des
soins palliatifs et de
l’accompagnement est
une journée unitaire d’action
qui promeut et soutient les soins
palliatifs à travers le monde.
Le thème retenu, en 2015, par
l’ASPM-Réseau Wouspel
(2), en lien
avec l’ASP fondatrice, était :
«Les
soins palliatifs, une proposition
d’avenir».
L’objectif était de renforcer la
visibilité de ces soins en Martinique
et de faire prendre conscience au
grand public, du progrès médical
et sociétal majeur pour le XXI
ème
siècle, qu’ils constituent, tant
pour les personnes malades que
pour leurs proches. Cela s’avère
primordial à une période où les
évolutions législatives pourraient
bien conduire à des choix très
critiquables au niveau éthique, et
aboutir à une remise en question
des solidarités en fin de vie.
La pertinence d’une diversification
des outils de communication à
inciter à privilégier un contact direct
entre la population et les différents
acteurs des soins palliatifs, lors d’un
espace de rencontre dans un lieu
très fréquenté, toute la journée
de samedi.
Forma’SPA, cellule de formation
de l’ASPM-Réseau Wouspel, à
l’initiative du projet et maître
d’œuvre, a sollicité tous les acteurs
professionnels et bénévoles des
soins palliatifs qui ont, pour la
plupart, participé activement à
l’animation de l’espace-rencontre.
Le projet a été réalisé également
grâce au soutien de différents
partenaires. Un emplacement a ainsi
été mis à disposition gracieusement
par la Direction de la Galleria, de
9h à 21h, le samedi 10 octobre. La
SFAP a autorisé le libre usage de
leurs films «Vivre le temps qu'il nous
reste à vivre» et «J’ai pu parler à
cœur ouvert»
qui ont été diffusés
tout au long de la journée, grâce
au prêt de matériel audiovisuel
par les Ets Marie-Sainte. La CGSS
Martinique a contribué à la diffusion
de l’information en imprimant
1 000 documents, notamment
sur les droits des personnes en fin
de vie, les directives anticipées,
la personne de confiance... Les
boissons rafraichissantes offertes
par la Société Caraïbes de Fret ont
concouru à la grande convivialité
des rencontres.
L’espace-rencontre a reçu la visite
de deux-cent soixante et onze
visiteurs au profil hétéroclite.
Des échanges très libres ont
eu lieu entre les acteurs des
soins palliatifs, et un public très
diversifié qui a pu se renseigner
sur la loi concernant la fin de vie,
appréhender les soins palliatifs
dans leur réalité quotidienne,
se documenter sur les structures
existant en Martinique, et livrer
expériences et questionnements
personnels. Il a été aussi possible
de découvrir des approches non
médicamenteuses de la prise en
soin de la douleur globale : toucher-
détente, réflexologie plantaire,
aromathérapie… Plusieurs personnes ont transmis
leurs coordonnées afin d’être
tenues informées des prochaines
actions effectuées par l’ASPM.
D’autres se sont renseignées sur
le bénévolat d’accompagnement,
jusqu’à candidater. Neuf nouveaux
adhérents à l’ASPM ont manifesté
concrètement leur soutien à
cette association qui œuvre, avec
des moyens très limités, pour le
développement des soins palliatifs
en Martinique.
Des aidants ont tenu à
partager l’expérience d’un
accompagnement d’un proche,
effectué le plus souvent dans la
souffrance et l’isolement du fait
de l’ignorance des dispositions
législatives, et de l’offre de
soins et d’accompagnement en
Martinique. Une situation actuelle
problématique a donné lieu à un
signalement au Réseau Wouspel
pour un accompagnement à
domicile.
Dr Eliane Catorc n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
22
(1)
Etablissements d’Hébergement pour
Personnes Agées Dépendantes
(2) Association des soins palliatifs de la
Martinique
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Dimanche 1 er novembre 2015
Tous appelés à la sainteté !
Prions-nous pour les morts, faut-il le faire, et pourquoi d’ailleurs ? Et les morts ? Prient-ils pour nous ? Dans
quel but ? Et pourquoi nous prions pour les saints ? Comment s’y retrouver entre la fête des saints et la
commémoration des défunts ? En ce jour de la Toussaint,
Dieu m’est témoin pose toutes ces questions et
reçoit pour y répondre, le père Jean-François Lof. Prêtre à Marseille et aumônier des Antillais et Guyanais de
Métropole, il viendra donc nous éclairer et nous rappeler que les défunts sont près de nous, car ils sont près
du Christ.
Nous irons en Guadeloupe, à Morne-à-l’Eau, chez la famille Duport, qui a accepté de nous accueillir pour
cette fête familiale de la Toussaint.
Nous serons connectés avec Joël Caton, gardien du cimetière de Commune Prima à La Réunion ; il nous
racontera comment chacun a sa façon bien particulière de prier pour les défunts.
Nous irons également en Polynésie, où le père Abraham nous rappellera que les défunts sont très présents
dans la culture polynésienne.
Dimanche 8 novembre 2015
Seigneur, apprends-nous à prier !
Au-delà des automatismes que nous avons, des paroles que nous récitons, savons-nous encore vraiment prier ?
Et y a-t-il des méthodes pour apprendre à prier ? Notre prière évolue-t-elle avec l’âge et la foi, et comment
qualifier la qualité d’une prière ?
Cette semaine,
Dieu m’est témoin s’interroge sur la façon dont nous prions et pour cette leçon de prière,
reçoit le père Manuel Grandin, jésuite, Martiniquais, directeur du Réseau Jeunesse Ignatien ; il nous rappellera
l’importance de la prière et comment réapprendre à prier avec la Parole de Dieu.
Nous irons à La Réunion voir comment prier à l’école de saint Ignace ; en immersion avec le père Christophe
Kerhardy, jésuite, au sein d’un groupe de chrétiens en recherche ; une leçon concrète et magnifique !
Nous irons également en Guadeloupe, à l’Anse-Bertrand, rencontrer Francine Romil qui prie le Rosaire et
nous en rappellera la méthode.
Medias
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 25 octobre 2015 / n°509
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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut
se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
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Jésus, ma joie, c’est de T’aimer !
Il est des âmes sur la terre qui cherchent en vain le bonheur
mais pour moi, c’est tout le contraire : la joie se trouve dans mon c\
œur.
Cette joie n’est pas éphémère, je la possède sans retour \
comme une rose printanière, elle me sourit chaque jour.
Vraiment je suis trop heureuse, je fais toujours ma volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse et ne pas montrer ma gaieté ?
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance, je souris en versant des ple\
urs,
j’accepte avec reconnaissance les épines mêlées aux fleurs. \
Lorsque le Ciel bleu devient sombre et qu’il semble me délaisser,
ma joie, c’est de rester dans l’ombre, de me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte de Jésus mon unique Amour !
Ainsi je vis sans nulle crainte, j’aime autant la nuit que le jour.
Ma joie, c’est de rester petite aussi quand je tombe en chemin.
Je puis me relever bien vite et Jésus me prend par la main.
Alors le comblant de caresses, je Lui dis qu’Il est tout pour moi
et je redouble de tendresses lorsqu’Il se dérobe à ma foi.
Si parfois je verse des larmes, ma joie, c’est de les bien cacher.
Oh ! Que la souffrance a de charmes quand de fleurs on sait la voiler ! \
Je veux bien souffrir sans le dire pour que Jésus soit consolé.
Ma joie, c’est de Le voir sourire lorsque mon cœur est exilé.
Ma joie, c’est de lutter sans cesse afin d’enfanter des élus.
C’est le cœur brûlant de tendresse de souvent redire à Jé\
sus :
« Pour Toi, mon Divin petit Frère, je suis heureuse de souffrir,
ma seule joie sur cette terre c’est de pouvoir Te réjouir ».
Longtemps encore je veux bien vivre Seigneur,
si c’est là Ton désir dans le Ciel
je voudrais Te suivre si cela Te faisait plaisir.
L’amour, ce feu de la Patrie ne cesse de me consumer
que me font la mort ou la vie ?
Jésus, ma joie, c’est de T’aimer ! Ainsi soit-il.
Sainte Thérèse de Lisieux
(1873-1897)
