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ÉGLISE EN MARTINIQUE du18 décembre 2022 – n° 652 16
sauveur de tout homme. Accueillir le Mystère de l’Incarnation,
qui appelle à l’unité, à l’altérité, à la réconciliation, à l’amour, à
la paix, c’est un vrai chemin de sainteté pour la famille.
✮ Noël, c’est aussi rechercher à redonner aux familles
le goût de recevoir Jésus à Noël en famille.
A la lumière d’Amoris Laetitia, il s’agit pour nous de rejoindre
les couples et les familles à partir de leurs réalités, en étant
à l’écoute de ce qu’elles vivent, afin que chaque baptisé
expérimente à quel point il est aimé de Dieu. L’important est de
bâtir des familles qui accueillent les autres pour que les familles
accueillent Jésus présent dans nos vies telles quelles sont.
Alors Noël en famille, c’est
une pause bénie, c’est cadeau
de Dieu. « Ô la bonne nouvelle
» à partager et dire « Allez mon
voisin » car « Jézi Kri né jòdi ».
Jwayé Nwèl
Service Diocésain de la Pastorale Familiale ■
Le Pape François a dit le 18
décembre 2013 :
« Et le temps passait vite, très vite. Passés août où les manguiers pavoisent de toutes leurs
lunules, septembre l’accoucheur de cyclones, octobre le flambeur de cannes, novembre qui
ronronne aux distilleries, c’était Noël qui commençait ». (Aimé Césaire, Cahier d’un retour
au pays natal). Dans la Martinique de \b0\b\b, les traditions de Noël o\1nt bien évolué au fil des
décennies, les bases, toutefois, demeurent : le partage, les plats de Noël, la joie de vivre
des « chanté N wel », la messe et bien-sûr les cadeaux !
A
uparavant, Noël démarrait début
décembre, mais depuis quelques
années dès le lendemain de la fête
des défunts du 2 novembre, les Martiniquais se
lancent déjà avec frénésie dans les préparatifs de
Noël pour célébrer la naissance du Christ dans
une ambiance joyeuse et festive, encouragés par
le passage des cantiques sur les ondes.
An tan lontan, après avoir engraissé le cochon de
Noël une bonne partie de l’année, l’heure était
venue de l’abattre et de le partager en famille et
entre voisins pour que chacun puisse avoir de quoi
manger pour célébrer la venue du petit Enfant Roi.
Aujourd’hui, presque tout le monde achète une
plaquette de viande de porc en grande surface
pour le repas traditionnel de Noël. A l’occasion de
cette fête, le porc se retrouve à la base de nombreux
plats tels que le boudin, les pâtés salés, le ragoût
de porc, ou encore le fameux jambon de Noël (cuit
dans un bouillon épicé et doré au fer koko nèg avec
de l’ananas). Les accompagnements sont le plus
souvent les pois d’angole et l’igname.
Le dessert se résumait à des morceaux de
"chadec glacé" saupoudrés de sucre de canne.
Avant, en guise d’arbre de Noël, nous décorions
une branche de filao qui faisait alors office de
sapin, mais avec le temps nous avons fini par
préférer les sapins importés vendus dans les
commerces.
Le Shrub (fabriqué à base d’écorces d’oranges
macérées dans du rhum blanc, cannelle,
muscade et vanille) et le sirop de groseille
étaient et sont toujours préparés et dégustés
à Noël, mais aussi les punchs coco, punchs
cacahuète et autres liqueurs à base de fruits
macérés dans du rhum.
Lié au christianisme, le « chanté N wel »
consiste à se réunir, initialement en famille
ou entre amis, de plus en plus aujourd’hui
sur les places publiques, pour manger, boire
et surtout entonner les cantiques de Noël.
Ces derniers s'écartent parfois de la stricte
tradition religieuse et sont accompagnés
de clappements de mains et d’instruments
traditionnels comme le « ti-bwa » et le tambour.
Cependant, autour de toutes ces traditions,
Noël reste avant tout, bien sûr, la fête des
enfants et surtout une fête chrétienne. Le soir
du 24 décembre, les croyants catholiques
vont à la messe de minuit qui a lieu souvent à
19h, ensuite ils rejoignent leurs familles pour
commencer les festivités de Noël.
Mi Nowel, mi Nowel rivé lakay nou. Tout ti moun
an lari ka manjé paté cho ! chantent les enfants
d’aujourd’hui au lieu du traditionnel : Il est né
le divin enfant.
On peut s’interroger sur le sens que cette fête
revêt aujourd’hui tant elle est gangrénée par
la consommation à outrance de nourriture,
de biens de consommation, mais aussi de
traditions venues d’ailleurs en oubliant le
vrai sens de ce que nous célébrons dès le 1 er
dimanche de l’Avent : le Fils de Dieu s’est fait
homme ! Le Sauveur attendu et annoncé par
les prophètes est venu habiter parmi nous.
Bèlè Légliz Lanmanten ■
Alors Noël en famille, c’est Alors Noël en famille, c’est
une pause bénie, c’est cadeau
Le Pape François a dit le 18
une pause bénie, c’est cadeau
de Dieu. « Ô la bonne nouvelle
une pause bénie, c’est cadeau
de Dieu. « Ô la bonne nouvelle
une pause bénie, c’est cadeau
» à partager et dire « Allez mon
Alors Noël en famille, c’est Alors Noël en famille, c’est
une pause bénie, c’est cadeau
de Dieu. « Ô la bonne nouvelle
La présence de Dieu
au milieu de l’humanité
ne s’est pas réalisée dans un
monde idéal, idyllique, mais dans
ce monde réel, marqué par tant de
choses bonnes et mauvaises, par des
divisions, la méchanceté, la pauvreté,
la violence et les guerres. Il a choisi
d’habiter notre histoire comme
elle est, avec tout le poids de
ses limites.
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d’habiter notre histoire comme
elle est, avec tout le poids de
ses limites.
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Noël à travers nos traditions culturelles
sauveur de tout homme. Accueillir le Mystère de l’Incarnation,
DOSSIER MI NWEL KA RIVÉ !